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19 mars, jour de deuil national

Du général (2S) Roland Dubois pour le Salon beige:

Dans deux jours ce sera l’anniversaire de la signature des accords d’Evian, censés mettre fin à  la guerre d’Algérie. M. Macron commémorera l’événement. Soixante ans déjà ! Ce président qui a tant fait en cinq ans pour abaisser le pays dont il est le chef, finira « en beauté », flattant sans doute au passage une bonne partie des électeurs musulmans à 20 jours du premier tour de l’élection présidentielle ?

Rappelons qu’il y a eu plus de victimes après cette date que dans toute la durée du conflit. Rappelons aussi que nous avons laissé massacrer sous nos yeux ceux qui avaient été nos camarades de combat. Nous avions pourtant encore là-bas une armée de près de 400.000 hommes qui sont restés l’arme au pied, empêchés d’agir par les ordres indignes reçus du plus illustre de ses membres, le général de Gaulle, dont la responsabilité dans cette horreur et cette honte est écrasante.

Savez-vous que les jeunes officiers et sous-officiers qui encadraient les harkis, qu’ils regardaient dans les yeux tous les jours, qui couraient tous les risques avec eux, ont été contraints de les désarmer et de les laisser sur place, abandonnés aux représailles ? Et cela après avoir été exhortés à « s’engager au nom de  la France », toujours par le même. Savez-vous que la minorité de harkis, et leurs familles, qui a finalement pu être rapatriée l’a été grâce à la désobéissance d’officiers français qui, dans le désordre ambiant, ont réussi à les faire embarquer plus ou moins clandestinement ? Savez-vous qu’un grand nombre, à peine posé le pied sur le sol métropolitain, a été renvoyé en Algérie par le gouvernement français, les renvoyant ainsi aux bourreaux ? Ceux que l’on a finalement tolérés ont été parqués, parfois pendant des dizaines d’années, dans des camps insalubres qu’on n’oserait pas proposer aux fichés « S » actuels. Et il ne faut pas oublier que, dans cet immobilisme criminel, on a aussi regardé ailleurs quand c’était des civils, Pieds Noirs et Musulmans, qui étaient massacrés. La faute est inexpiable. Il faut dire que nous avions déjà « fait le coup », à une moindre échelle, en Indochine. Mais là au moins nous avions l’excuse de la défaite.

J’étais là-bas comme beaucoup; mais je n’ai pas été impliqué directement. Je vis cependant encore, si longtemps après, dans mon cœur et mon esprit, les affres de ceux qui ont dû subir ou assister à ça. Malgré les années, je ne peux m’empêcher d’y penser avec émotion. Nous avons abandonné les seuls envers qui nous avions une ardente obligation de secours. Quand les survivants, ou leurs descendants, assistent à l’invasion que nous subissons maintenant sans combat, ils doivent se demander s’ils ont alors fait le bon choix.

Une certaine amertume me vient quand j’entends parler de l’honneur de la France ; parfois je me dis qu’il est heureux que ce soit un honneur qui repousse.

Le 19 mars est fêté comme une victoire en Algérie. Depuis quand commémore t-on la victoire de l’ennemi ?

 

 

 

Les provocations de Zelensky décryptées par l’ancien conseiller de Trump

Le colonel Doug Macgregor fut le premier conseiller du Pentagone pendant les derniers mois de la présidence Trump. Lundi, il a déclaré :

En ce moment il est clair que ce qui reste d’actif dans les forces ukrainiennes est complètement encerclé, brisé, et isolé dans diverses villes. Les forces ukrainiennes sont incapables de quoi que ce soit en dehors d’attaques de piqûres d’épingle sur quelque chose qui ne paraît pas solide ou dangereux.

La question pour les Russes depuis le tout début a été : comment nous procédons sans tuer un grand nombre de civils et infliger beaucoup de dégâts matériels, et Poutine a donné des ordres très stricts dès le commencement qu’ils devaient éviter ces choses-là. Le problème est qu’en les évitant cela a ralenti la progression de l’opération au point que ça a donné un faux espoir aux Ukrainiens, mais a été saisi par l’occident pour tenter de convaincre le monde que la défaite est en vue alors qu’en réalité c’est le contraire.

La guerre elle-même à ce stade du jeu pourrait être terminée très rapidement et définitivement si Poutine donnait l’ordre à ses troupes d’ignorer le souci pour les civils et les dégâts matériels, mais il ne l’a pas fait, il continue de négocier même s’il reconnaît que les gens assis en face de lui ne sont pas en position de faire ce que l’on attend d’eux. On leur dit ce qu’ils doivent faire et il est évident que Washington veut que ça continue aussi longtemps que possible dans l’espoir que la Russie subira de terribles dommages. Mais je ne vois pas cela arriver.

Je pense que ce qui intéresse les Russes est ce que vous voyez sur la carte, ils sont allés vers les grandes villes, ils essaient d’éviter la partie centrale de l’Ukraine parce que c’est une zone agricole et on a demandé aux troupes russes de rester en dehors des champs. Les Russes savent qu’on est sur le point de semer en Ukraine, cela ne les intéresse pas de détruire les récoltes de blé et d’orge. Donc la question maintenant est que les Russes contrôlent tout ce qui était bon pour eux à contrôler. Vous entendez tout le temps qu’ils n’ont pas étendu leur contrôle du territoire. Mais cela ne les intéresse pas, toute l’opération depuis le premier jour est centrée sur la destruction des forces ukrainiennes, ce qui est largement accompli à l’exception de celles qui sont encerclées.

Ils ont un grave problème à Marioupol où il y a en gros 3.000 de ces fanatiques combattants du régiment Azov qui refusent de permettre aux civils de sortir de la ville. J’ai vu ce matin (14 mars) une vidéo de ces soldats d’Azov qui disaient à la population : Vous ne pouvez pas partir, même si les Russes ont ouvert un couloir humanitaire. Mais ces choses ne sont pas dites en occident parce qu’elles abîmeraient le récit.

Habituellement, ceux qui gagnent ne montent pas d’opérations sous faux pavillon, or aujourd’hui les Russes sont clairement vainqueurs sur le champ de bataille. Donc je ne vois pas de raison pour laquelle ils monteraient des opérations sous faux pavillon. Si les Ukrainiens veulent faire un ultime effort pour nous entraîner ils pourraient certainement en venir à utiliser les substances biochimiques des laboratoires s’ils peuvent en faire des armes et les utiliser, ou simplement lancer un missile d’origine russe en Pologne et prétendre que ce sont les Russes qui l’ont fait. Ça c’est une possibilité dont nous devons nous alarmer, mais je ne vois pas les Russes faire ce dont ils n’ont pas besoin.

Et donc, selon la presse, la Russie vient de se rendre coupable du bombardement du théâtre de Marioupol où s’étaient réfugiés « des centaines de civils ». Samedi 12 mars, c’était une mosquée turque qui avait soi-disant été bombardée par les Russes. Selon des informations venues des habitants de Marioupol, des néonazis d’Azov auraient rassemblé des femmes, des enfants et des personnes âgées de Marioupol dans le bâtiment du théâtre de Marioupol et allaient le faire exploser, accusant les victimes de “bombardements russes… Ce bombardement avait été annoncé le 12 mars…

Entretien avec Sébastien Meurant

Le sénateur LR Sébastien Meurant a annoncé son soutien à Éric Zemmour. Le Salon beige l’a interrogé:

Alors que vous êtes sénateur LR, vous avez choisi de soutenir Eric Zemmour. Pourquoi ?

Militant de droite depuis 30 ans, je souhaite que nous battions Emmanuel Macron en avril prochain. J’aurais pu envisager de soutenir Valérie Pécresse malgré ses positions macron-compatibles (je rappelle qu’elle a quitté LR quand Laurent Wauquiez a fait un tract appelant à ce que la France reste la France !). Mais tous les observateurs la donnent perdante. Et bon nombre d’élus LR parient si bien sur sa défaite qu’ils rejoignent Emmanuel Macron avant même le premier tour. Rien ne me retenait donc de faire campagne sur mes convictions – qui n’ont pas varié depuis le programme RPR-UDF de 1990, auquel Eric Zemmour se réfère lui aussi constamment.

En faisant ce choix, ne craignez-vous pas que LR vous fasse battre aux prochaines sénatoriales ?

Nous verrons bien. Les sénatoriales sont encore loin. J’ai été élu maire de Saint-Leu, puis sénateur du Val d’Oise sans le soutien du parti – qui avait préféré soutenir une ligne beaucoup plus centriste que la mienne – et j’ai une certaine expérience des combats politiques. En tout cas, il me semble qu’un mandat (ou un parti) n’est pas une fin en soi : notre but, c’est la grandeur de la France. Je préfère largement être battu sur mes idées que gagner sur celles des autres. Et je ne pourrais pas me regarder dans la glace si, pour un mandat, je détournais le regard quand mon pays s’enfonce dans le déclin. De toute façon, il faudra bien que toutes les droites apprennent enfin à travailler ensemble !

Christian Jacob, président des LR, a annoncé que vous étiez de fait exclu des Républicains…

J’ai effectivement vu son tweet. J’attends de voir le courrier qui devrait suivre et que je n’ai pas reçu. En toute hypothèse, un parti n’est pas une zone de non-droit. Il y a des règles. On ne peut pas exclure quelqu’un sans procédure. Jusqu’à plus ample informé, je considère donc que je suis toujours membre du groupe LR du sénat (d’autant que notre président Bruno Retailleau est, lui aussi, sur une ligne conservatrice et qu’il ne doit pas vraiment être convaincu par Valérie Pécresse !) et président de la fédération LR du Val d’Oise. Si les instances dirigeantes du parti veulent m’exclure, je verrai bien quels sont leurs arguments. Mais je serais surpris que cela arrive : comment pourrait-on exclure un sénateur qui se contente de rester fidèle à ses convictions, alors que tant de mes collègues ont rejoint Emmanuel Macron sans être inquiétés, que tant d’élus sont en infraction avec le règlement du parti en ne payant pas depuis des années leur propre cotisation, que la candidate LR elle-même nous critiquait copieusement voici quelques années à peine ?

Comment voyez-vous la fin de la campagne ?

D’abord, je pense que rien n’est joué. Emmanuel Macron ne pourra pas indéfiniment refuser de débattre et il faudra bien que la question de son bilan catastrophique soit posée. Après cinq ans, il laisse la France plus appauvrie, plus divisée, plus soumise à un Big brother technocratique, plus avilie aussi, qu’en 2017. Rien n’a été fait pour résorber le déficit, la dette de l’Etat, pour restaurer la sécurité, renforcer nos frontières, limiter l’immigration… Nous pensions qu’il serait impossible de faire pire que François Hollande. Cela a pourtant été fait ! Il faut marteler ce bilan. D’après les réactions de collègues parlementaires, d’élus, de militants à ma décision, je pense aussi que beaucoup d’électeurs de droite s’interrogent. Ils voient bien les changements de cap de Valérie Pécresse. Ils voient bien qu’Eric Zemmour n’est pas le candidat extrémiste caricaturé par les médias : il est vrai que, comme Vladimir Poutine voit en Volodimir Zelensky un juif nazi, nos médias de propagande sont prompts à dénoncer en Zemmour un autre « juif nazi » – étrange absurdité qui devrait faire hurler de rire tous les observateurs s’ils avaient une once de culture historique ! Surtout, la constance d’Eric Zemmour contraste avec les mensonges de tant de politiciens qui ont promis tout et le contraire de tout. Bref, traçons notre sillon : dénonçons le bilan d’Emmanuel Macron, proposons les solutions de la droite classique, accueillons toutes les bonnes volontés et préparons enfin l’union des droites et, au-delà, l’union de toutes les bonnes volontés au service de la France ! C’est à cela que je veux travailler et c’est à cela que j’invite tous mes amis.

Qui va bénéficier du conflit russo-ukrainien ?

Interrogé dans Présent à propos de l’Ukraine, Bruno Mégret déclare :

Le crime ne profitera sans doute pas principalement à la Russie. Celle-ci se trouve en effet durablement diabolisée et marginalisée et subit des sanctions qui vont durement pénaliser son économie. Il n’est donc pas certain que les avantages que Poutine compte tirer de l’occupation de l’Ukraine compensent les inconvénients qui en résulteront pour la Russie. Cette guerre ne va pas non plus servir l’Europe, laquelle s’est révélée impuissante à l’empêcher par la voie diplomatique. De plus, les sanctions économiques majeures prises dans l’urgence à l’encontre de la Russie risquent par contrecoup d’affaiblir notre économie et d’obérer encore davantage le pouvoir d’achat des Français.

En revanche, les Américains vont quant à eux bénéficier des retombées géopolitiques de cette guerre. Leur ennemi russe est diabolisé, rejeté et isolé, du moins dans le monde occidental. Le fossé qui s’est creusé entre la Russie et l’Europe va empêcher durablement la constitution d’un pôle de puissance européen de l’Atlantique à l’Oural dont les Etats-Unis ne veulent à aucun prix. Enfin, cette guerre renforce l’Otan, l’organisation qui assure la domination américaine sur l’Europe. Laquelle apparaît de nouveau aux yeux de nombreux pays européens comme indispensable à leur sécurité.

On comprend mieux dès lors pourquoi les Etats-Unis ont refusé toute concession à Poutine tout en annonçant qu’ils n’enverraient pas un seul soldat américain défendre l’Ukraine, poussant ainsi les Russes à commettre l’irréparable, un peu comme ils avaient poussé Saddam Hussein à envahir le Koweït pour déclencher la première guerre d’Irak. Ajoutons bien sûr que, dans cette tragédie, c’est l’Ukraine, dont les dirigeants n’ont pas eu la sagesse d’adopter pour leur pays un statut de neutralité, qui va payer en morts, en blessés et en destructions le prix fort de cette guerre. […]

Grand Remplacement : Molenbeek

Bande annonce d’un reportage réalisé par Livre Noir, fruit d’une enquête de plusieurs semaines. Fadila, Nathalie se livrent face caméra et se mettent en danger avec ces témoignages. Régulièrement, elles sont menacées de mort pour leur combat contre l’islamisme et le salafisme.

Le cardinal Pell demande à la Congrégation pour la doctrine de foi de réprimander deux évêques

Le cardinal George Pell a appelé la Congrégation pour la doctrine de la foi à réprimander publiquement deux évêques d’Europe pour leur “rejet total et explicite” de l’enseignement de l’Église sur l’éthique sexuelle. Dans une déclaration publiée le 15 mars, le cardinal Pell a demandé à la congrégation « d’intervenir et de prononcer un jugement » sur les propos tenus par le cardinal Jean-Claude Hollerich, rapporteur général du synode vatican sur la synodalité, et l’évêque Georg Bätzing, président de la Conférence épiscopale allemande.

Le cardinal jésuite Hollerich du Luxembourg et l’évêque Bätzing de Limbourg ont tous deux appelé à des changements dans l’enseignement de l’Église sur l’homosexualité.

Le cardinal Hollerich a affirmé le mois dernier que l’enseignement actuel était “erroné” et que le “fondement sociologique et scientifique” de cet enseignement, sur ce que “l’on condamnait autrefois comme de la sodomie », n’était « plus correct ».

Mgr Bätzing a fait valoir dans un entretien du 4 mars que les relations homosexuelles étaient permises et non un péché et que le catéchisme devrait être modifié.

Le cardinal Pell a déclaré qu’un tel enseignement était “erroné”, car il

“rejette non seulement les anciennes doctrines judéo-chrétiennes contre l’activité homosexuelle, mais sape et rejette l’enseignement sur le mariage monogame, l’union exclusive d’un homme et d’une femme”.

Le cardinal australien a déclaré qu’il reconnaissait les défis auxquels est confronté le nombre décroissant de fidèles dans les pays germanophones et ailleurs, mais a il a souligné que la solution est “de ne pas suivre les diktats changeants de la culture laïque contemporaine”, ajoutant que, “comme le pape Paul VI l’a souligné il y a de nombreuses années, c’est une voie d’autodestruction pour l’Église”.

Le cardinal a également critiqué le “chemin synodal” de l’Église en Allemagne, où de tels changements controversés sont votés par des participants sélectionnés. Une récente lettre ouverte de la conférence des évêques nordiques à Mgr Bätzing exprimant de profondes inquiétudes quant au processus était “excellente”, a déclaré le cardinal Pell, ajoutant qu’il s’agissait “d’un exemple du rejet presque unanime par les évêques du monde entier de ces innovations”. L’Église catholique, a-t-il dit, n’est

“pas une fédération lâche où différents synodes ou rassemblements nationaux et des dirigeants éminents sont capables de rejeter des éléments essentiels de la tradition apostolique et de rester imperturbables”.

L’unité catholique autour du Christ et de son enseignement exige l’unité sur les éléments majeurs de la hiérarchie des vérités.

“Ce rejet est une rupture, non compatible avec l’ancien enseignement de l’Écriture et du Magistère, non compatible avec toute évolution doctrinale légitime”.

Le cardinal a conclu en réitérant sa demande d’intervention du Vatican.

En vue du prochain conclave, un mémorandum circule actuellement parmi les cardinaux. Il souligne notamment que le Pape ne doit pas forcément être le meilleur évangélisateur du monde, ni une force politique. Le successeur de Pierre joue un rôle fondamental pour l’unité et la doctrine. Le nouveau pape devra comprendre que le secret de la vitalité chrétienne et catholique vient de la fidélité aux enseignements du Christ et aux pratiques catholiques. Il ne vient pas de l’adaptation au monde ni de l’argent. A lire ici.

Ces femmes qui témoignent de leur regret d’avoir avorté

La militante pro-vie américaine Janet Morana explique dans La Croix que les remises en cause judiciaires et législatives de l’avortement par chaque Etat ne sont qu’une simple étape. Il faut encore changer l’opinion publique américaine.

« On n’aura pas gagné la bataille tant que l’avortement n’aura pas été rendu impensable ».

Cofondatrice de la campagne de sensibilisation Silent No More (« Fini le silence »), lancée en 2003, elle met en avant les témoignages de femmes (et de leurs conjoints) qui ont connu un avortement et le regrettent. Certaines sont devenues des piliers du mouvement, comme Alveda King, la nièce de Martin Luther King Jr, ou encore l’Afro-Américaine Toni McFadden, conférencière influente dans le domaine de l’éducation sexuelle. Georgette Forney, l’autre fondatrice de la campagne, explique :

« À l’occasion d’une manifestation il y a plusieurs années, je m’étais présentée à des militants pro-IVG avec une pancarte sur laquelle on pouvait lire “Je regrette mon avortement”. Au lieu de m’écouter, ils m’ont insultée. En colère, je me suis alors demandé comment je pouvais promouvoir la perspective de femmes dans ma situation ».

« Quand j’ai rejoint le combat contre l’avortement en 1998, je me suis sentie jugée. Mais nous sommes parvenus à convaincre les militants qu’il ne fallait pas seulement se concentrer sur le sort de l’enfant. Il faut aussi reconnaître que la femme est affectée aussi. Ils l’ont compris ».

Lors de la Marche pour la vie, fin janvier, certaines femmes ont témoigné des problèmes physiques, de la détresse psychologique et de la solitude rencontrés après avoir mis fin à leur grossesse.

« J’ai souffert d’un deuil profond, de colère, de rage, de dépression, d’épisodes de panique et de pulsions suicidaires »

Pour sa part, Della a décrit « la haine que j’ai ressentie envers moi-même » et les problèmes conjugaux qui ont suivi l’intervention.

« Je ne pensais pas que cette décision, prise il y a quarante-deux ans, laisserait des traces pour le restant de ma vie. »

Ethel Maharg, directrice d’une association pro-vie au Nouveau-Mexique, se présente à la primaire du Parti républicain pour le poste de gouverneur :

« Les femmes qui ont connu un avortement se battent plus férocement que les autres pour la défense de la vie, car leur existence a été bouleversée par leur expérience. Face à moi, personne ne peut remporter un débat sur l’IVG ! »

La Mairie de Paris Centre organise un colloque en faveur de la vente d’enfants, avec la complicité de LREM

Sans complexe, samedi 19 mars, la Mairie de Paris Centre abritera un colloque pro GPA dans ses locaux. L’association organisatrice propose notamment des rencontres avec des «professionnels de la GPA», afin de faire signer aux couples des contrats. Formée en histoire et en philosophie et diplômée de l’Essec, Céline Revel-Dumas, auteur de GPA, Le Grand Bluff répond au Figarovox. Extrait :

La Mairie de Paris Centre, qui rassemble les 1er, 2e, 3e et 4e arrondissements de la capitale semble avoir décidé de profiter de l’impéritie de l’État à faire appliquer la loi en matière de GPA pour participer à la diffusion de la pratique. C’est d’autant plus étonnant, et inacceptable, que les devoirs d’une mairie sont de respecter et de faire respecter la loi et de veiller au maintien de l’ordre public. Le maire, Ariel Weil, élu sous l’étiquette Parti socialiste, prend là les atours d’un militant et outrepasse les prérogatives qui sont les siennes. Exprimer des opinions politiques est une chose. Recourir aux moyens de l’État en mettant à disposition des locaux pour autoriser le contournement de la loi en est une autre.

Selon vous, il n’y a pas de volonté de débattre ?

L’association «Clara» a un objectif clair qui ne souffre aucune ambiguïté. Elle milite depuis plusieurs années en faveur de la légalisation de la GPA en France et œuvre pour aider des couples à parvenir à leur projet d’enfant grâce au recours d’une « mère porteuse ».

Lors du colloque prévu samedi, l’association fera intervenir par exemple un « porteur de cause » de La République en Marche, alors même que le gouvernement et le président de la République ont réaffirmé à plusieurs reprises que la GPA constitue une « ligne rouge ». […]

Des prières musulmanes dans une église de Montreuil samedi 19 mars ?

Après le scandale en l’église Saint-Sulpice, un nouveau scandale dans une église du diocèse de Saint-Denis ?

Le diocèse de Saint-Denis organise le samedi 19 mars prochain, pour la fête de Saint-Joseph, une “rencontre fraternelle, spirituelle et convivialeponctuée de prières entre chrétiens et musulmans dans l’église Saint-André de Montreuil.

Parmi les intervenants, on notera Mgr Delannoy, évêque de Saint-Denis, le curé de Saint-André de Montreuil l’abbé Pellet, l’imam de la mosquée de Stains Ali Bourouine, le responsable de l’union des associations musulmanes de Gagny Karim ben Yedder – qui est aussi directeur délégué aux formations professionnelles et technologiques dans un établissement de l’Enseignement public – ainsi que l’universitaire musulman Abdelkader al Andalusy Oukrid qui intervient aussi à l’Institut Catholique de Paris.

De jeunes catholiques parisiens, dont le collectif Juventus Traditionis qui relaie l’initiative sur sa page Facebook, appellent “à réciter le chapelet pendant cette rencontre [de 15 à 17 h] afin de montrer notre désaccord“.

Le 11ème pèlerinage Ad Petri Sedem se déroulera les 28, 29 et 30 octobre prochains à Rome

Réservez vos dates, voici déjà le programme :

  • Vendredi 28 octobre 2022, traditionnelles vêpres au Panthéon ;
  • Samedi 29 octobre 2022, procession vers saint-Pierre, précédée d’un temps d’adoration, pour la célébration à l’autel de la Chaire à 11h 30 ;
  • Dimanche 30 octobre 2022, messe du Christ-Roi à 11h, à la Trinité des Pèlerins.

A l’occasion de ce pèlerinage, Oremus-Paix liturgique organisera comme lors de chaque année une rencontre à l’Augustinianum durant la journée du vendredi 28 au cours de laquelle interviendront l’Abbé Claude Barthe, Trinidad Dufourq, don Nicola Bux, Peter Kwasniewski, Ruben Pereto et Christian Marquant.

Convoi humanitaire pour les civils en Ukraine

Me Frédéric Pichon organise une cagnotte pour financer un convoi humanitaire à destination des réfugiés de la guerre en Ukraine.

S’il existe déjà à la frontière polonaise de nombreuses organisations humanitaires, la situation est plus compliquée en amont. Avant de franchir la frontière, de très nombreux civils se trouvent dans un grand dénuement avant d’êter pris en charge.

L’idée de ce convoi est donc d’aller auprès de ces populations pour leur apporter des vivres et des médicaments en attendant de passer les postes frontières.

Marine Le Pen et le “en même temps”

Il faut suivre l’évolution de Marine Le Pen :

Damien Rieu a épinglé le propos de Marine Le Pen, hier soir dans l’émission Face à Baba, face à Jean Messiah :

 

En même temps, elle n’a pas lu le Coran :

 

Sur Twitter, les musulmans se réjouissent :

Nicolas Dupont-Aignan : “Nous ne sommes plus en démocratie”

Nicolas Dupont-Aignan, candidat à l’élection présidentielle réagit à son absence du débat sur France 2 et sur le ralliement de Florian Philippot à sa candidature :

RN, LR et PS : des partis plombés par des millions d’euros de dettes

La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques a publié les comptes des partis pour l’année 2020. Plusieurs médias ont étudié le rapport :

Marine Le Pen encore plus endettée

Les finances du Rassemblement national ne vont pas mieux. Malgré le grand emprunt qui a fonctionné auprès de ses adhérents (7,8 millions récoltés), Marine Le Pen a terminé l’année 2020 avec une dette de 23.782.530€, soit près d’un million de plus que fin 2019. Entre temps, la patronne du parti a remboursé son père : elle devait 4,3 millions au micro-parti Cotelec. Elle a également commencé à rembourser son prêt russe (9 millions), dont l’échéancier court jusqu’en 2028. Pour assainir un peu ses finances, elle a supprimé sept postes, soit 600.000€ de salaires en moins. Le RN compte 42 temps plein, et récolte autant d’adhésions que Les Républicains (1,3 millions)

[Pour mémoire, malgré son remplacement par Jordan Bardella, marine le Pen perçoit toujours une indemnité de 5 000€ mensuels]

Les Républicains, de moins en moins de fans

Le parti a beau avoir, lui aussi, vendu son siège de la rue de Vaugirard, qu’il loue désormais, les comptes restent préoccupants. Vingt millions d’euros de dette. Des dons en chute libre : 600.000€ de moins après la claque des Européennes et le départ de Laurent Wauquiez. Les adhésions vont dans le même sens.

Les communistes plus sereins que les socialistes

La vente de Solférino était indispensable, mais pas suffisante pour passer au vert. Avec ses 162 salariés, le PS termine l’année 2020 sur un déficit de plus de 3 millions d’euros. Les législatives seront cruciales.

Tandis que Macron montre ses muscles face à la Russie, il baisse les bras face à la Corse

L’agression contre Yvan Colonna a réveillé la Corse, tandis que le gouvernement négocie une autonomie de l’île :

[…] Des milliers de manifestants n’hésitant pas à provoquer des confrontations des plus violentes avec les forces de l’ordre. On déplore de nombreux blessés parmi les gendarmes attaqués au cocktail molotov, à la bombe artisanale et au plomb. A Bastia, ce sont 350 cocktails Molotov qui ont été saisis, « on sert de tampon » protestent en colère les forces de l’ordre.

L’autre donnée de ce drame, c’est l’exécutif. Après avoir vu Macron se démener sous les projecteurs européens prétendant stopper la guerre à lui tout seul, on peine à le voir sur les émeutes corses, bien plus proche de Paris que Kiev et autrement plus française. Pourtant la réaction de l’Etat s’est fait attendre.

« Nous n’avons pas les moyens de faire face à ces émeutes, s’exaspère un haut gradé de la police bastiaise. A ce rythme, on ne va pas tenir longtemps. Il n’y a aucune réaction de l’Etat. On a l’impression que le gouvernement attend un drame pour se préoccuper de la situation. »

C’est dans ce contexte que Darmanin est arrivé en Corse et c’est dans ce contexte que l’exécutif s’est proprement aplati devant la violence insulaire. Dans une interview à Corse-Matin, le locataire en fin de bail de la place Beauvau a assuré que le gouvernement était prêt à aller jusqu’à l’autonomie de l’île. Tout cela dans un contexte de négociation entre l’Elysée et les nationalistes corses afin de s’assurer du soutien affiché de ces derniers à la réélection d’Emmanuel Macron.

L’arrière-goût est âcre pour les défenseurs d’une République indivisible. Après avoir passé son mandat à écraser sans hésitation les manifestations des Gilets jaunes et des anti-passe, après avoir éborgné, tabassé et blessé, l’exécutif s’aplatit devant les revendications corses. Fort avec les faibles, faible avec les forts. Le mantra macronien semble respecté. Tout cela au nom d’un détenu coupable d’avoir assassiné un Préfet.

« Dans un Etat de droit, on ne tue pas les préfets, on respecte les lois, on engage le dialogue dans le respect, on s’interdit d’ajouter de la confusion à une crise ouverte qui nécessite de la part des élus responsabilité, hauteur de vue et dignité » s’est indigné Olivier Biscaye, directeur de la rédaction du Midi libre.

On ne saurait mieux dire. Oui l’agression de Colonna s’apparente à un acte terroriste. Oui la violence de l’Etat depuis cinq ans est hautement condamnable. Oui les violences commises par les manifestants corses sont indignes. Oui l’aplatissement de l’exécutif devant les Corses est une indignité de plus.

En tournée en Corse en octobre, Eric Zemmour déclarait :

“Le nationalisme corse n’est pas une maladie. C’est un symptôme d’une France qui n’est plus à la hauteur des attentes des Corses. Le nationalisme se résoudra quand la France redeviendra grande”, “les Corses voulaient retrouver le goût d’être Français.”

La France sous pilule, origine et perspective du mal démographique 2/2

Suite de l’article de Jacques Duverger (partie 1) :

4. Norme contraceptive, interceptive, contragestive

Il nous faut ici bien différencier la pilule contraceptive des autres pilules dites « du lendemain » ou « du surlendemain ».

Si elle se veut « une norme de fait », la contraception doit assumer « une solution de rattrapage face aux échecs de contraception » (rapport IGAS, p. 37) : « Oubli de pilule, rupture de préservatif, rapport imprévu non protégé… diverses circonstances exposent au risque d’une grossesse non désirée. Dans ces cas, où la prévention primaire que constitue la prise d’une contraception régulière a été mise en échec, la contraception dite d’urgence constitue une solution de rattrapage qui s’apparente à une forme de prévention secondaire, et permet d’éviter le recours éventuel à l’interruption volontaire de grossesse. La forme la plus connue de la contraception d’urgence est la « pilule du lendemain ». Actuellement seules deux spécialités contenant du lévonorgestrel dosé à 1,5 mg sont commercialisées (Le Norlevo et, depuis 2007, le Lévonorgestrel-Biogaran). Conditionné et administré sous forme d’un comprimé en prise unique, le lévonorgestrel empêche la nidification de l’embryon dans la paroi utérine quand le rapport a été fécond. Il doit être pris dans les 72 heures qui suivent un rapport non ou mal protégé. Son efficacité est d’autant meilleure qu’il est pris précocement après le rapport. »

Le laboratoire HRA Pharma[1] (passé sous le contrôle du fond d’investissement Astorg Partner en 2016[2]) qui fabrique le Norlevo déclarait en commercialiser plus de 1 200 000 boîtes en 2006 (rapport IGAS, p. 43).

Le fonctionnement de la pilule du lendemain est différent de celui de la pilule. Le principe actif du lévonorgestrel est de créer une tempête chimique qui perturbe les communications chimiques entre l’embryon qui veut s’implanter et le tissu endométrial de la mère. Cette perturbation des intégrines, ces hormones de communication, brouille le dialogue chimique embryon-mère et provoque un avortement en phase pré-implantatoire. Elle perturbe les communications par les intégrines qui permettent à l’embryon de se nider dans la muqueuse de l’endomètre.

La pilule du lendemain fait appel à une technique interceptive. On n’observe pas de modification de l’endomètre si la femme n’est pas déjà sous pilule. Le temps est trop court pour faire cette observation.

Dans une publication[3] de juillet 2013, les docteurs Justo Aznar et Julio Tuleda de l’observatoire bioéthique de l’Université catholique de Valence font une synthèse des études s’intéressant à l’action du lévonorgestrel, plus communément appelé contraception d’urgence, contraception post-coïtale ou pilule du lendemain. Son nom commercial est le Norlevo ; son nom scientifique ou le principe actif est le lévonorgestrel, nom utilisé en mode générique.

En passant en revue une soixantaine de publications internationales sur le sujet, ils mettent en évidence le mécanisme abortif de l’action du lévonorgestrel dans un certain nombre de prises possibles. En fonction du jour de prise par rapport à l’ovulation, l’effet peut être anovulatoire ou interceptif, c’est-à-dire abortif d’un embryon en phase préimplantatoire.

La Haute Autorité de Santé dans son rapport Contraception d’urgence : Prescription et délivrance à l’avance[4] d’avril 2013 confirme (p. 25) que le nombre de pilules du lendemain vendues a plus que doublé en 10 ans, passant de 570 000 en 2000 à 1 200 000 en 2010. L’augmentation semble cependant avoir atteint un plateau depuis 2009.

En posant l’hypothèse d’un effet abortif dans 20% des prises de pilules du lendemain, on approche un nombre d’avortement en phase préimplantatoire de 240 000. La mentalité contraceptive et la contraception de masse provoquent des avortements de masse.

Pour donner une autre échelle de grandeur, il est utile de souligner que le Norlevo[5] (1500 μg de lévonorgestrel) contient 50 fois la dose de lévonorgestrel contenue dans la pilule Microval[6] (30 μg).

Pour terminer sur la misère contraceptive française, il nous faut parler du dernier filet/verrou de la norme contraceptive, les pilules du surlendemain EllaOne (Acétate d’ulipristal, 30 mg) et RU486 (mifépristone, 600 mg). L’effet abortif de ces pilules est mieux connu. Il s’agit d’anti-progestatifs qui bloquent les communications hormonales entre l’embryon déjà nidé et le tissu endométrial, provoquant la mort de l’embryon qui ne peut plus se développer.

5. Le regard de la démographie historique

L’étude de démographie historique The Decline of Fertility in Europe since the Eighteenth Century d’Ansley Coale (Princeton, 1986) s’intéresse à la fécondité des Françaises comparée à celle des autres populations d’Europe à partir des années 1750. Elle nous rappelle un enseignement bien connu des démographes et historiens des XVIIIème et XIXème siècles. La fécondité des Françaises chute dès la Révolution. Cette révolution démographique, qualifiée de « transition » démographique, se produit près d’un siècle avant les autres pays européens.

Cette comparaison met en évidence une mentalité et une pratique contraceptives qui se répandent massivement en France dès la fin du XVIIIème. Vers la fin de l’Ancien Régime, la fécondité des Françaises se rapproche encore de la fécondité des Huttérites, population de référence pour l’indice de fécondité naturelle maximale. Si les Anglais ont théorisé la mentalité et la pratique contraceptives avec le malthusianisme, c’est bien la France révolutionnaire qui a été la grande praticienne de la contraception[8].

Vers 1750 les taux de fécondité des femmes françaises et allemandes[9] sont voisins. Elles ont entre 5 et 6 enfants en moyenne. Mais dès la fin du XVIIIème, la limitation des naissances se répand en France et la fécondité recule de 5,4 enfants par femme dans la décennie 1750 à 4,4 dans la décennie 1800, avant de descendre à 3,4 dans la décennie 1850. L’Allemagne, elle, maintient son taux de natalité jusqu’à la fin du XIXème (Source INED, Population & Société, Mars 2012, France-Allemagne : histoire d’un chassé-croisé démographique).

On comprend mieux le lien entre le phénomène révolutionnaire et le développement de la mentalité contraceptive : « La révolution est l’application politique de l’incroyance » (Groen Van Prinsterer).

Cette mentalité contraceptive trouvera une traduction politique lorsque la pilule sera mise au point.

De Gaulle, pourtant réticent au départ, en sera le promulgateur. S’il déclarait en 1965 à Alain Peyrefitte : « La pilule ? Jamais ! (…) On ne peut pas réduire la femme à une machine à faire l’amour ! (…) Si on tolère la pilule, on ne tiendra plus rien ! Le sexe va tout envahir ! (…) C’est bien joli de favoriser l’émancipation des femmes, mais il ne faut pas pousser à leur dissipation (…) Introduire la pilule, c’est préférer quelques satisfactions immédiates à des bienfaits à long terme ! Nous n’allons pas sacrifier la France à la bagatelle ! », il finira par l’autoriser en 1967 sous l’influence de sa femme et de Lucien Neuwirth.

Évelyne Sullerot, co-fondatrice du Planning familial en France, résume l’enjeu : « la véritable révolution de mai 68 est la dissociation de la sexualité et de la procréation » (La Croix, 3 mai 2008).

Pierre Simon, ancien président de la Grande Loge de France, le disait à sa façon dans son maître ouvrage de 1979, De la vie avant toute chose : « Pour inverser une formule célèbre : nous avions gagné la guerre (sur la contraception), il ne nous restait qu’à livrer une bataille (sur l’avortement) ».

6. Une génération de survivants

Le chercheur et psychiatre Philip G. Ney, fin analyste du syndrome des survivants[10] dans les sociétés pratiquant l’avortement, écrivait dans un article publié en 1998, A Consideration of Abortion Survivors[11] : « Depuis des temps immémoriaux, il était tabou de s’attaquer à une personne sans défense, blessée ou à celle qui porte la vie. Même en temps de terrible agression déchaînée ou de guerre, attaquer des enfants était une atrocité. Aujourd’hui, la société sanctionne légalement et paie pour la destruction, à grande échelle, de la vie sans défense. Ce tabou a été brisé par tant de personnes qu’elles ont une réaction réprimée pour protéger les enfants à naître et les nouveau-nés. La rupture de ce tabou ne suscite plus de protestation sociale. Face à une menace qui peut mettre en danger l’espèce, la société est devenue de plus en plus passive et inefficacement permissive.

Il est prouvé que dans les pays où les avortements sont libres depuis longtemps, la croissance négative de la population n’est pas arrêtée par une restriction des lois sur l’avortement. (…) Même lorsque des incitations financières ont été utilisées dans les pays communistes, le désir d’avoir des enfants diminue. La survie de notre espèce pourrait être menacée car l’avortement interrompt la mutualité parent-enfant et dévalorise les enfants.

Avec la mise au point de prostaglandines, le souhait de certaines féministes s’est réalisé. Chaque femme peut désormais pratiquer son propre avortement à domicile et le tenter à n’importe quel stade de la grossesse. Il y aura de nombreuses complications médicales, mais plus encore de troubles psychiatriques découlant du conflit impossible d’une femme essayant de décider si elle doit jeter le nourrisson vivant qui se débat dans les toilettes ou se précipiter à l’hôpital pour le réanimer.

Si environ 50% des femmes en âge de procréer se procurent des avortements, cela signifie probablement que 50% des hommes fertiles contraignent les femmes ou sont de connivence avec l’avortement. Lorsque les avortements sont pratiqués sous les draps chirurgicaux par un professionnel, la plupart des gens peuvent croire qu’il ne s’agit que d’un « tissu ». Lorsque les gens subiront des avortements à la prostaglandine chez eux, ils verront que ce qu’ils viennent d’achever a vraiment l’air humain. Les conflits intenses, l’ambivalence et le chagrin peuvent affecter la santé des parents et influencer la façon dont ils interagissent avec leurs enfants survivants. »

7. Jusqu’à la troisième et la quatrième génération

La reconstitution transgénérationnelle des conflits non résolus résultant d’un traumatisme est un mécanisme d’adaptation par lequel l’esprit force l’individu à affronter le problème subconscient. Or la mentalité contraceptive et sa logique abortive ont construit un subconscient de survie et de sacrifices humains profondément incrusté dans le psychisme des nouvelles générations. Le nombre d’avortements dans le monde est en constante augmentation, et il y a maintenant des millions d’enfants qui ont survécu à l’avortement d’un frère ou d’une sœur. Il est de plus en plus évident que même les très jeunes enfants peuvent être au courant des avortements maternels, malgré les tentatives de la famille de maintenir le secret[12]. Les faits sont d’une telle ampleur qu’on parle d’aborted sibling factor, de facteur de la fratrie avortée

Philip G. Ney rappelait qu’ « il existe une corrélation significative entre la femme (ou son partenaire) ayant avorté sa première grossesse et sa mère (ou celle de son partenaire) ayant avorté sa première grossesse. Il existe des corrélations significatives entre le sujet (ou le partenaire du sujet) qui a interrompu sa première et sa deuxième grossesse et sa mère (ou celle de son partenaire) qui a interrompu sa première et sa deuxième grossesse. Nous avons constaté que les femmes dont la mère a avorté ont tendance à avorter elles-mêmes. Le nombre total d’avortements pour le sujet ou le partenaire du sujet présente la meilleure corrélation avec la négligence pendant l’enfance et les avortements de leurs mères. Kent, Greenwood et Nicholls[13] ont constaté que les femmes qui avortaient réalisaient souvent le souhait inconscient de leurs parents de les faire avorter. »

Conclusion

Cette intense guerre chimique, guerre hormonale, livrée aux femmes et à leur corps se double d’un autre bombardement, celui-ci mental et culturel au travers des programmes de l’Éducation nationale qui dès la puberté superposent les méthodes contraceptives à la présentation du cycle sexuel féminin.

Ce conditionnement n’est pas que théorique puisque depuis décembre 2000 la loi sur les modalités de la délivrance de la contraception d’urgence par les infirmeries scolaires aux élèves mineures et majeures – œuvre législative personnelle de Ségolène Royal – stipule que la pilule du lendemain n’est plus soumise à prescription médicale. Lorsque la jeune femme est mineure, le consentement parental est supprimé. Les infirmières scolaires acquièrent le droit de l’administrer. Lorsque les établissements scolaires sont fermés, les pharmaciens sont obligés de la délivrer gratuitement aux mineures. Dans ce contexte, le nombre de boîtes délivrées aux mineures est en constante augmentation (en 2009, plus de 305 000).

On constate en parallèle une augmentation du nombre d’IVG chez les mineures. Le Rapport d’information sur l’application de la loi du 4 juillet 2001 relative à l’IVG et à la contraception[14] de la députée UMP Bérengère Poletti publié en 2008 déclare (p. 9) : « Le développement de la contraception d’urgence n’a donc pas eu d’impact significatif sur le recours à l’IVG. En effet, chez les mineures de 15 à 17 ans le recours à l’IVG croît régulièrement : + 8,9 % par rapport à 2005. ».

Ce lavage de cerveau sera consolidé auprès des étudiants par la mise en place en 2009 du Pass contraception par la même Ségolène Royal.

Nous récoltons ainsi les fruits d’une longue déconstruction de la métaphysique et de son inséparable morale biblique. L’abolition de la pensée complexe et téléologique a favorisé le développement d’une vision tronquée du corps, incapable d’articuler sexualité et procréation sur le même plan. La réduction du corps et de sa biologie, lieu de la procréation, à une topologie infrahumaine, offre un champ d’expérimentation à la technologie. La technique intervient alors comme un moyen de libération de la chair, la sexualité étant vue principalement comme un simple espace de jouissance. Dans ce contexte, les méthodes de régulation naturelle des naissances, non pas méthodes biologiques, mais méthodes naturelles au sens d’être ordonnées à la nature de l’homme, deviennent non seulement inaudibles mais répulsives – infrahumaines. La maîtrise de son corps par la technique remplace la maîtrise de soi par l’éducation.

La mentalité contraceptive devient ainsi le verrou fondamental de la pensée anti-généalogique.

En étudiant la naissance et la mort de 86 civilisations dans son étude magistrale de 1934, Sex and Culture[15], l’anthropologue social Joseph D. Unwin (1895-1936) nous permet de construire une perspective sur l’onde de choc transgénérationnelle de cet embryocide chimique.

Les relâchements de la morale sexuelle déploient l’intégralité de leurs effets décadents au bout de trois ou quatre générations. La première génération amorce les premiers changements mais ils sont ralentis par l’inertie culturelle de la génération précédente qui continue d’exercer son influence morale et traditionnelle. Les changements s’accentuent, se confirment et se renforcent à la deuxième génération, mais c’est à partir de la troisième génération que les freins moraux sont vraiment affaiblis. Les changements de morale sexuelle réalisent leur pleine potentialité à la troisième et quatrième génération et aboutissent à un effondrement social, cet effondrement intérieur laissant place à une autre société conquérante plus disciplinée.

Si nous situons la première génération à celle des années 1965-1970, nous avons la deuxième génération autour de 1990-1995, la troisième en 2015-2020 et la quatrième à horizon 2040-2045. Ce que nous vivons est donc bien une crise historique majeure, celle de notre société qui s’effondre.

[1] https://www.hra-pharma.com/about-us/leadership

[2] https://capitalfinance.lesechos.fr/deals/lbo/hra-pharma-sallie-a-astorg-partners-et-a-goldman-sachs-111780

[3]https://www.researchgate.net/publication/256706596_Comment_on_the_decision_of_the_german_bishops_regarding_the_use_of_emergency_contraception_in_rape_victims/

[4] https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2013-04/contraception_durgence_-_argumentaire_2013-04-30_14-24-25_321.pdf

[5] https://www.vidal.fr/medicaments/gammes/norlevo-12745.html

[6] https://www.vidal.fr/medicaments/gammes/microval-6137.html

[7] New Estimates of Nuptiality and Marital Fertility in France, 1740-1911, David R. Weir, Population Studies, Vol. 48, No. 2 (Jul., 1994), pp. 307-331 (25 pages).

[8] https://www.ined.fr/fichier/s_rubrique/18719/pop_et_soc_francais_346.fr.pdf

[9] https://www.ined.fr/fichier/s_rubrique/19155/487.fr.pdf

[10] https://www.heartbeatservices.org/pdf/Post-Abortion_Survivor_Syndrome.pdf

[11] http://www.mattes.de/buecher/praenatale_psychologie/PP_PDF/PP_10_1_Ney.pdf

[12] Anita H. Weiner & Eugene C. Weiner, The aborted sibling factor: A case study, Clinical Social Work Journal volume 12, pages209–215(1984)

[13] Kent I, Greenwood RD, Nicholls W. Emotional sequelae of elective abortion. BC Med J 1978.

[14] https://www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/rap-info/i1206.pdf

[15] https://archive.org/details/b20442580

La France sous pilule, origine et perspective du mal démographique 1/2

Article de Jacques Duverger, paru dans Liberté Politique en 2021 (n°88) :

Considérez les perspectives différentes sur la vie et le monde que nous donnent les expressions descriptives du processus d’engendrement de la vie. L’Israël antique accentuant l’idée de la transmission de la vie du père au fils, utilisait le verbe « engendrer ». Les Grecs, accentuant le surgissement de la vie nouvelle dans un processus cyclique de génération et d’extinction, parlaient de genesis, d’une racine signifiant « venir à l’existence ». Le monde chrétien prémoderne parlait de pro-création, mettant l’accent sur un Dieu créateur du monde. Notre société parle de « re-production », une métaphore de l’ère industrielle tirée de l’usine. Toward a More Natural Science, p. 48, Leon R. Kass.

Sommaire

  1. La pilule contraceptive
  2. L’usage de la pilule en France
  3. Evaluations statistiques de l’effet abortif de la pilule
  4. Norme contraceptive, interceptive, contragestive
  5. Le regard de la démographie historique
  6. Une génération de survivants
  7. Jusqu’à la troisième et la quatrième génération

Conclusion

1.             La pilule contraceptive

La contraception orale se présente sous la forme de comprimés à prise quotidienne communément appelés « pilules contraceptives », ou plus simplement « pilule ». Il existe deux types de pilules contraceptives, la pilule combinée, qui contient de l’œstrogène et de la progestérone, et la pilule progestative, qui ne contient que le progestatif.

Au début des années 2020, environ 60% des femmes françaises âgées de 20 à 44 ans utilisent cette forme de contraception. Cette place prédominante occupée en France par la contraception orale n’a pas d’équivalent à l’étranger, le stérilet étant le premier choix contraceptif au niveau mondial et notamment en Chine.

La pilule agit à différents niveaux.  Elle cherche à bloquer l’ovulation en trompant les mécanismes de retro-contrôles exercés par le cerveau entre les hormones de l’axe hypothalamo-hypophysaire FSH, LH et les hormones des organes cibles, l’œstrogène et la progestérone.

Elle épaissit la glaire cervicale sécrétée par le col de l’utérus, rendant très difficile le passage des spermatozoïdes.

Elle empêche le développement du tissu endométrial, rendant la muqueuse utérine atrophiée impropre à la nidation.

Elle diminue le péristaltisme des trompes utérines, retardant l’arrivée de l’enfant embryonnaire éventuel dans l’utérus.

Enfin elle perturbe chez la jeune fille le fonctionnement du cycle menstruel et le développement de ses cryptes cervicales, favorisant une hypofertilité en raison de la mauvaise qualité de glaire qu’elle produira même si les cycles sont ovulatoires.

La progestérone épaissit le mucus cervical et forme une certaine barrière à l’ascension des spermatozoïdes. A côté du frein à l’ovulation certains auteurs considèrent cet effet comme « l’effet contraceptif principal »” (Lauritzen[1], 1989).

Mais les expériences de Chang et Hunt[2] avec des lapins parlent contre un tel « deuxième effet principal ». Les autopsies ont montré qu’on trouvait chez les lapins traités avec des hormones gestagènes artificiels – des progestatifs comme le norgestrel ou le norethynodrel – des milliers de spermatozoïdes dans les trompes chez les femelles traitées. Ceci prouve que – au moins lors des essais avec animaux – le mucus cervical épaissi ne représente pas de barrière absolue.

Et le professeur Rudolph Ehmann de rappeler : « D’autre part, dans ces réflexions il n’a pas été pris en considération que lors de ces ovulations d’échappement les œstrogènes formés dans les follicules qui se développent peuvent influencer le mucus dans le sens d’une fluidification, de sorte que le cervix devient perméable pour le spermatozoïde. Ceci est prouvé par les grossesses survenues sous pilule, qui ont augmenté en nombre les dernières années à cause du dosage progressivement abaissé des préparations, car sans ascension de sperme, pas de fécondation. »

Il apparaît que si la pilule a un effet contraceptif, elle n’a pas que cet effet. Elle peut également avoir un effet contragestif en cas d’ovulation d’échappement fécondée.

2.            L’usage de la pilule en France

Le rapport de l’IGAS (Inspection générale des affaires sociales) de 2009 intitulé La prévention des grossesses non désirées : contraception et contraception d’urgence[3] publie les statistiques suivantes (p. 87) : « parmi les Françaises entre 15 et 49 ans (14 410 079), 71% utilisent une méthode contraceptive (10 231 156), et 57,4% d’entre elles prennent la pilule (soit 5 872 684). ».

On y apprend également (p. 88) que la fréquence des oublis de pilules est de 21% au moins une fois par mois, 21% au moins une fois tous les trois mois, 11% une fois tous les 6 mois et 11% une fois par an.

On y apprend (p. 8) que sur 100 couples utilisant la contraception, 47% sont sous pilule en France, contre 27% au Brésil, 20% aux Etats-Unis, 19% au Canada, 4% au Japon et 2% en Chine. Les autres pays ayant massivement recours à la stérilisation (Canada, Brésil, Etats-Unis, Chine) ou au stérilet (Chine).

Ce rapport présente la contraception comme « une norme de fait » (p. 9), tout en soulignant le décalage entre l’efficacité théorique de la pilule (0,1% de grossesse sur 12 mois) et la réalité (6 à 8% de grossesses en pratique courante, données source OMS). Ces grossesses sous pilule s’expliquent par les ovulations d’échappement qui peuvent conduire à une fécondation.

Selon les pilules et le métabolisme des femmes qui la prennent, cet effet d’échappement peut être plus ou moins grand. Il peut être renforcé par les oublis de pilules. L’indice de Pearl[4], du nom du médecin américain qui l’a proposé, calcule le nombre de grossesses observées pour cent femmes sous contraception pendant une année. Les laboratoires indiquent pour chaque type de pilule l’indice de Pearl théorique et l’indice de Pearl pratique (intégrant les oublis de pilule et la prise en condition de vie réelle). Prenons deux exemples :

  • La pilule combinée Yaz (Ethynylestradiol 0,02 mg, Drospirénone). Elle indique un indice de Pearl théorique de 0,41 et de 0,80 si on y inclut l’échec de la patiente ;
  • La pilule progestative Cerazette (Désogestrel 0,075 mg). La fréquence d’ovulation d’échappement observée est de 1% (1/103).

Ces statistiques peuvent ne pas sembler significatives dans l’esprit du lecteur. Mais il convient de les mettre en perspective avec les données de l’OMS qui annonce 6 à 8 grossesses sous pilule.

Le rapport IGAS (p. 12) déclare que « les données de l’enquête COCON permettent d’éclairer le paradoxe contraceptif français, à savoir la relative stabilité du recours à l’IVG dans un contexte de diffusion massive des méthodes médicalisées de contraception, dont l’efficacité est très élevée (…) On a ainsi montré que les échecs de contraception restent fréquents : aujourd’hui encore une grossesse sur trois est qualifiée de « non prévue » (contre près d’une sur deux en 1975), qui donnera lieu, dans 60% des cas, à une IVG. Deux grossesses non prévues sur trois surviennent chez des femmes qui déclarent utiliser une contraception au moment de la survenue de ladite grossesse. Cette couverture contraceptive reposait dans près de la moitié des cas sur une méthode de contraception médicalisée présentant une efficacité théorique très élevée (pilule ou stérilet) ce qui ne manque pas d’interroger. »

Le Dr Christian Jamin, gynécologue-endocrinologue, déclarait en 2012 : « Aucune personne, si elle est amenée à prendre 8000 comprimés (nombre moyen de pilules contraceptives pris par une femme au cours de sa vie), ne peut dire qu’elle n’oubliera jamais une seule fois ! Le hiatus contraceptif est inéluctable au cours de la vie ! ».

L’oubli de pilule fait partie de la pilule, et renforce mécaniquement le nombre d’ovulations d’échappement. La clef chimique de la pilule qui cherche à tromper les mécanismes hormonaux du cerveau ne fonctionne pas à 100%, cet effet étant variable selon le type de pilule, son dosage (microdosée ou non, progestative ou combinée) et le métabolisme de la femme qui la prend. Chaque cas reste particulier.

3. Evaluations statistiques de l’effet abortif de la pilule

Au regard de ces chiffres, nous pouvons donner des statistiques d’encadrement de l’effet abortif de la pilule contraceptive en France, effet ignoré de la grande majorité des Français.

Il y a plusieurs raisons à cette ignorance, à commencer par des changements de définition. L’effet abortif est masqué par l’expression : « modification de l’endomètre[1] ».

La pilule empêche l’implantation du blastocyste (embryon de 5/6 jours). Mais dans le contexte positiviste dans lequel nous sommes plongés où toute pensée métaphysique est niée, cette vie humaine est invisibilisée. On ne peut prouver son existence juridique que si l’on peut prouver son existence biologique. Or cette implantation de l’embryon dans l’endomètre ne s’observe chimiquement qu’au moment des premiers échanges de beta-HCG. Il a donc été défini que le début de la grossesse – ce qui n’est pas le début de la vie humaine – commence avec l’implantation. Avec cette définition, les techniques qui empêchent l’implantation échappent à la qualification de technique abortive, interceptive ou contragestive, et sont qualifiées abusivement – mensongèrement – de techniques contraceptives.

Mais ce n’est pas tant la réalité de l’effet abortif de la pilule qui est nié que son occurrence.

Posons quelques calculs. Nous savons que 5 872 684 femmes prennent la pilule en France.

Nous savons qu’une année compte 13 cycles menstruels.

Nous savons que la pilule indique un chiffre théorique de 1% d’ovulation d’échappement, lequel chiffre observé en condition de protocole de laboratoire est irréaliste, en contradiction avec le nombre de grossesses sous pilule observées par l’OMS – 6 à 8% – et en décalage avec la fréquence réelle d’oubli de pilule (au moins 1 fois par mois pour 21% des femmes).

Posons plusieurs hypothèses.

Hypothèse 1 : un taux de 5% d’ovulations d’échappement

Dans ce cas, nous avons :

  • 365 / 28j = 13,03 cycles en moyenne par an.
  • Pour 100 femmes sur une année (100 A-F), nous avons 100 x 13,03 x 5% = 65 ovulations d’échappement.
  • Si nous supposons que 25% de ses ovulations sont fécondées, nous obtenons : 65 x 0,25 = 16,25 fécondations.

L’OMS nous déclare un IP (Indice de Pearl) compris entre 6 et 8. Ceci signifie que nous aurions entre 8 et 10 destructions d’embryons en phase très précoce pour 100 femmes sous pilule sur un an, donc un IDE (Indice de Destruction Embryonnaire) de 8 à 10 (16,25 – 6 à 8).

Plaçons-nous dans l’hypothèse d’un IDE de 8. Qu’est-ce que cela signifie à l’échelle de la France ?

Pour 5 872 684 de femmes, cela signifie 469 815 avortements par an.

Si à l’échelle individuelle, l’Indice de Pearl nous semble anecdotique, nous comprenons immédiatement qu’à l’échelle macro-statistique, ce chiffre est tout sauf insignifiant.

Mais ce chiffre est-il aussi insignifiant qu’il y paraît au plan individuel ? Plaçons-nous dans l’optique d’une femme qui prend la pilule pendant 20 ans. En maintenant notre hypothèse d’un taux d’ovulations d’échappement de 5%, nous obtenons les résultats suivants :

  • Hypothèse 1 : 5% d’ovulations d’échappement.
  • 365 / 28j = 13,03 cycles par an.
  • 13,03 x 0,05 = 0,65 ovulation d’échappement par an.
  • 20 x 0,65 = 13 ovulations d’échappement en 20 ans.
  • Si 25% sont fécondés : 13 x 0,25 = 3,25 fécondations.

La fécondité moyenne des femmes étant de 1,8 enfants[2], on en déduit que cette femme aura vécu entre 1 et 2 avortements très précoces – sans nécessairement le comprendre ou le réaliser – durant sa vie féconde.

A ce stade, est-il utile de parler des nouvelles pilules microdosées progestatives de plus en plus répandues ? La combinaison du faible dosage avec une charge uniquement progestative maintient la dégradation de la muqueuse utérine tout en favorisant les ovulations d’échappement.

Si nous nous plaçons dans l’hypothèse d’un taux d’ovulation d’échappement de 20%, nous obtenons sur une durée de 20 ans de prise de pilule les résultats suivants :

  • Hypothèse 2 : 20% d’ovulations d’échappement.
  • 13,03 (nb de cycles) x 0,2 (20% d’échappement) = 2,6 ovulations par an.
  • 20 x 2,6 = 52 ovulations d’échappement sur 20 ans.
  • Si 25% sont fécondées : 52 x 0,25 = 13 fécondations.

On se rapproche d’un avortement tous les deux ans en moyenne. Ceci reste une statistique d’approximation mais elle donne une indication. Ces pilules ont un effet premièrement contraceptif, mais dans un nombre significatif de cycles elles ont aussi un effet abortif.

Ces chiffres aussi effrayants que surprenants, ne sont pourtant pas totalement nouveaux.

Dans une étude publiée en 1994 dans la revue Contraception, fertilité sexualité intitulée « L’activité antinidatoire des contraceptifs oraux », le Docteur Benoît Bayle avait posé un modèle statistique en partant d’un autre mode de calcul. La difficulté de ce type d’évaluation statistique est que l’on ne peut pas faire d’étude épidémiologique pilule par pilule ou femme par femme. On est obligé de faire des macro-statistiques.

Son modèle construisait un ratio entre le nombre d’embryons qui s’implantent sous pilule par rapport au nombre d’embryons dont la nidation échoue en raison de la dégradation de l’endomètre sous progestérone. Il établit ainsi un IDE, Indice de Destruction Embryonnaire, de la même façon qu’il existe un Indice de Pearl.

Son calcul était le suivant : l’Indice de Pearl (IP) réel est de 1 à 2 grossesses. Pour 1 embryon qui s’implante sous pilule, de 4 à 6 embryons seraient statistiquement nécessaires. Par conséquence, de 4 à 12 embryons sont conçus pour 1 à 2 grossesses observées. Dans ce cas de figure, de 3 à 10 embryons sont éliminés. Son IDE est donc compris entre 3 et 10 embryons pour 100 A-F (Année-Femme).

En 1994 il y avait 4,3 millions d’utilisatrices de la pilule en France. En adoptant un IDE à 4, il obtenait 4 300 000 x 4/100 (IDE) = 172 000 échecs de nidation par année.

Ce chiffre situe le nombre d’avortements très précoces par la pilule dans le même ordre de grandeur que l’IVG. La destruction d’embryons oscille autour du nombre annuel d’avortements provoqués déclarés officiellement.

On obtient par deux méthodes statistiques différentes des modèles d’approximation du nombre d’avortements par la pilule contraceptive qui s’inscrivent dans la même échelle de grandeur, celle du nombre d’IVG annuel.

A suivre

[1] https://www.vidal.fr/infos-pratiques/id12992-id12992.html

[2] https://www.insee.fr/fr/statistiques/5012724

[1] Lauritzen, C., Fragen aus der Praxis, Die Pille : (auch) ein Abortivum ?, Deutsche Medizinische Wochenschrift (1989) 114, 14, 567.

[2] Chang, M.C., Hunt, D.M., Effects of various progestins and oestrogen on the gamete transport and fertilization in the rabbit, in: Fertiliy and Sterility (1970) 21, 683–686.

[3] https://www.vie-publique.fr/sites/default/files/rapport/pdf/104000049.pdf

[4] https://fr.wikipedia.org/wiki/Indice_de_Pearl

1 145 chrétiens morts en martyrs durant la Guerre de Corée

La Commission « vérité et réconciliation » de Corée du Sud a publié, le 22 février, un rapport indiquant que 1 145 chrétiens, parmi lesquels 119 catholiques, ont été systématiquement anéantis par les forces nord-coréennes à partir du 26 septembre 1950.

Des massacres de religieux perpétrés après que la Corée du Nord a émis un ordre visant à « éliminer les forces réactionnaires » avant son retrait du Sud, selon le rapport officiel qui se base sur des recherches documentaires, des témoignages directs de témoins encore en vie, et des enquêtes dans les paroisses d’origine des victimes.

La Commission « vérité et réconciliation » a ainsi permis de résoudre l’énigme entourant le sort de Mgr Francis Hong Yong-ho (photo). Le prélat, né en 1906, ordonné prêtre en 1933 alors que la Corée était sous occupation japonaise, a été sacré évêque en 1944 afin de prendre la tête du vicariat apostolique de Pyongyang. Emprisonné dans les geôles communistes en 1949, on perd définitivement sa trace à cette date. En 2013, l’annuaire officiel du Saint-Siège accolait encore à son nom la mention laconique « disparu », mais l’année suivante, le prélat était présumé mort, car il aurait été âgé de 108 ans s’il avait survécu : le rapport publié il y a quelques semaines par les autorités de Séoul confirme pour la première fois de façon officielle la mort de Mgr Hong, qui s’ajoute à l’épais livre noir des victimes du communisme dans la péninsule.

Gouvernée pendant plusieurs siècles – de 1392 à 1897 – par la dynastie Joseon, de confession bouddhiste, le pays du matin calme est devenu par la suite un protectorat japonais, jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, où la péninsule a été le théâtre d’un affrontement par procuration entre les Etats-Unis d’une part, et l’Union soviétique et la Chine, d’autre part. Entre 1950 et 1953, le conflit, d’une brutalité extrême, a causé la mort de quelques quatre millions de personnes, et le déplacement d’environ dix millions de familles.

Pour le père Francis Cho Han-geon, directeur de l’Institut coréen de recherche sur l’histoire de l’Eglise, le rapport publié par « vérité et réconciliation » revêt une grande importance pour l’Eglise, faisant enfin justice aux nombreux catholiques massacrés en haine de la foi par l’hydre communiste.

Place d’Armes organise la Grande Marche de la fierté française le 26 mars

Ancien officier de Gendarmerie passé par l’infanterie, Jean-Pierre Fabre-Bernadac, est diplômé de criminologie et de criminalistique. Écrivain et chroniqueur, il est à l’origine de la célèbre « Lettre à Macron » des militaires français, dont de très nombreux généraux, et il est le Président-fondateur de Place d’Armes, qui organise la Grande Marche de la fierté française le 26 mars prochain à Paris : https://www.place-armes.fr/

Le Salon Beige lui donne aujourd’hui la parole afin qu’il nous présente cette initiative.

L’association Place d’Armes que vous avez fondée est la suite logique de la fameuse « Lettre des généraux » qui a provoqué tant d’émois en France au printemps dernier. Pouvez-vous rapidement nous reparler de cette lettre, de sa médiatisation hallucinante et des suites de cette affaire nationale ?

Cette lettre qui en réalité s’appelait “Lettre aux gouvernants” nous a permis de recueillir à travers deux sites : “Place d’Armes” et “Les amis de Place d’Armes” plus de 120 000 signatures ! Or ce nombre élevé n’a pas plu à tout le monde. Ainsi Mélenchon puis certains membres du gouvernement nous ont traité de factieux et ont même voulu, comme Mélenchon, porter plainte contre nous. Hélas pour eux le Procureur de Paris a indiqué qu’il n’y avait pas matière à poursuivre. Suite à ces insultes et à la non réponse de l’actuel président nous avons créé “L’Association Place d’Arme”. C’est cette association qui appelle le 26 mars à Paris à un rassemblement pour la 1re “Marche de la Fierté Française”.

Le 26 mars prochain, date de sinistre mémoire pour tous les patriotes, vous allez donc organiser une grande Marche de la fierté française à Paris, dont l’objectif est une fois encore d’interpeller le Président en poste, sans doute les candidats à sa succession, et tous les médias. Présentez-nous cette Marche et vos objectifs.

Cette marche est une première tentative d’union “Armée Nation” utilisant pour cela la mobilisation des anciens militaires additionnée à celle les civils. Le défilé se passera de la manière suivante : Les anciens militaires (tout grade confondu) avec drapeaux, blessés en opération, fils et filles de harkis défileront en premier. Les civils suivront derrière avec une banderole explicative. Les seuls drapeaux tolérés pour cette marche sont nos trois couleurs et les emblèmes régionaux. Nous avons proposé à la Préfecture un parcours qui va de Denfert-Rochereau (avec le lion symbole de la résistance de Belfort en 1870) jusqu’aux Invalides (face au tombeau de Napoléon).

Horaire de départ : 14h, arrivée vers 15h30. Podium avec plusieurs discours et enfin des questions précises touchant le domaine militaire mais aussi civil aux candidats à l’élection présidentielle.

Nous attendons beaucoup de militaires, mais aussi beaucoup de civils et nous les incitons fortement à nous rejoindre. N’oublions pas qu’un militaire est un civil à qui l’Armée a remis pour un temps plus ou moins long un uniforme pour une mission.

L’Europe est en état d’alerte maximum face à une guerre dans laquelle les USA tentent de nous entraîner, malgré nous, et la crise ukrainienne nous montre dramatiquement que la France ne serait sans doute plus en état de se défendre, comme vous le déploriez dans votre lettre. Quel est votre sentiment face à ce conflit qui a explosé aux portes de l’Europe, et que pourrait-on ou devrait-on faire aujourd’hui ?

La première des choses est de tout faire pour que la paix intervienne le plus vite possible. Si la France était neutre et non liée à l’OTAN elle aurait pu organiser une vraie grande  conférence pour la paix dans laquelle son rôle majeur aurait été affirmé.

La deuxième chose est de faire très attention aux va-t-en-guerre irresponsables, style BHL. Certes la Russie a envahie l’Ukraine mais d’une part, les intérêts géostratégiques et politiques de la France ne sont pas concernés dans ce conflit, et d’autre part, n’oublions pas que l’Armée russe c’est plus de 6 000 chars alors que notre armée en a peine 400 qui souvent sont loin d’être en bon état. De la même manière, l’effectif total des opérationnels de l’Armée de Terre peut tenir dans le stade de France (80 000 personnes). On voit bien la disproportion des forces. De plus les pays de l’Union Européenne ne possèdent pas d’autres armées efficaces en dehors de l’Armée française.

Croyez-vous que les plus de 100 milliards que les Allemands vont allouer à leur Armée sont prévus pour une défense européenne commune ? Bien évidemment que non, elle concerne avant tout la protection du peuple allemand.

Combien attendez-vous de participants à votre Marche et, concrètement, quelles sont les consignes que vous souhaitez donner pour tous nos lecteurs qui voudront vous rejoindre à Paris le 26 mars ?

Difficile de donner un chiffre car “Place d’Armes” n’existe que depuis peu de temps, et n’est pas particulièrement médiatisé. Mais nous en espérons plusieurs milliers. Surtout n’oubliez pas que ce sera la première fois depuis la Libération que des ex militaires vont défiler dans les rues sans avoir pour but de rejoindre un monument aux morts. Ce sera un témoignage historique et symbolique de la plus haute importance.

A un mois du premier tour d’une élection présidentielle vitale pour la France, quel est votre message aux futurs candidats à l’élection présidentielle et aux futurs députés ?

Nous sommes très sceptiques, comme une majorité de Français, sur les partis et leurs représentants. Comme je vous l’ai annoncé, nous allons, à la fin de cette marche, poser des questions essentielles aux principaux candidats à l’élection présidentielle, et nous attendrons et exigerons de la part de ces politiques des réponses claires.

En conclusion je voudrais souligner que mourir pour son pays fait partie des risques pris par les militaires. Ainsi suite à la guerre d’Indochine, à la guerre d’Algérie et dans une moindre mesure aux guerres livrées en Afghanistan et au Sahel par l’armée française, ce sont près de 70 000 soldats qui sont tombés pour le drapeau français. Or ces morts sont dus aussi à des atermoiements des politiques ou à des changements d’orientation diplomatiques obligeant à des changements tactiques non prévus dans la manœuvre rendant préjudiciables la bonne marche des opérations. C’est aussi en leur mémoire et au nom de leur sacrifice que nous marcherons le 26 mars prochain.

Nouvelle loi pro-vie dans l’Idaho

Lu sur le blog d’Yves Daoudal :

L’Idaho a adopté une loi « battement de cœur » similaire à celle du Texas. C’était une proposition de loi sénatoriale, qui a été votée par le Sénat le 3 mars (28 voix contre 6 et 1 abstention) et hier par les députés (51 voix contre 14 et 5 abstentions). Il ne manque plus que la signature du gouverneur Brad Little pour que l’avortement soit en fait interdit après la sixième semaine de grossesse.

Toutefois, à la différence de la loi texane qui permet à tout citoyen de porter une affaire d’avortement en justice, celle de l’Idaho ne le permet qu’aux membres de la famille de l’enfant à naître.

L’Idaho attendait de voir ce que la loi texane allait donner pour s’engager à son tour. Cela montre que la loi texane est désormais un fait acquis.

L’Idaho a déjà adopté une loi qui interdira complètement l’avortement dès que l’arrêt Roe contre Wade sera annulé.

Il y a cinq avortoirs dans l’Etat, qui pratiquent 0,1% des avortements des Etats-Unis.

SOS Chrétiens d’Orient déploie ses équipes d’urgence en Ukraine

Communiqué de SOS Chrétiens d’Orient :

Face à l’urgence humanitaire causée par la guerre en Ukraine, SOS Chrétiens d’Orient a envoyé des équipes en Ukraine et dans les pays limitrophes afin de porter secours aux déplacés victimes du conflit. Donations de biens de première nécessité, de matériel pour les centres de réfugiés : l’association, présente sur place, propose à tous de soutenir les Ukrainiens dans cette épisode, en participant à leur action.    

Quelques jours après le déclenchement du conflit en Ukraine, SOS Chrétiens d’Orient a envoyé deux équipes d’urgence aux frontières de l’Ukraine, en Moldavie et en Hongrie, qui se rendent également à l’intérieur du pays pour des opérations ponctuelles.

Aux frontières de l’Ukraine, les équipes de SOS Chrétiens d’Orient viennent en aide aux réfugiés qui affluent dans le froid, souvent sous la neige. Les familles sont essentiellement constituées des femmes, enfants, et personnes âgées. Les hommes étant restés pour défendre leur pays et leurs biens.

Les équipes de SOS Chrétiens d’Orient viennent en aide à ces familles en effectuant des donations de biens de première nécessité : lait infantile, couches, pates, conserves, mais aussi de matériel pour doter les centres de réfugiés (lave-linge, sèche-linge, aspirateur…).  Ils acheminent des denrées alimentaires vers des associations qui préparent et servent des repas chauds aux déplacés, en Moldavie, en Hongrie, mais également à l’intérieur de l’Ukraine.

Les membres de l’ONG basés en Hongrie rayonnent vers le nord de l’Ukraine en effectuant des opérations ponctuelles de donations à Léopol (Lviv) et Kiev. Tandis que ceux qui sont basés en Moldavie se rendent vers le sud de l’Ukraine, à Odesse (Odessa) et ses environs.

L’association appelle chacun à confier toutes les victimes du conflit dans ses prières, et propose de les soutenir en participant à son action. Une page de dons dédiée à l’action d’urgence pour les Ukrainiens est accessible ici :https://jedonne.soschretiensdorient.fr/urgence/ukraine/~mon-don  

Les degrés d’autorité du magistère : Distinguer pour mieux recevoir

Est-ce que le pape est toujours infaillible quand il s’exprime ? Un texte du magistère peut-il contenir des ambiguïtés, voire des erreurs ? Un concile « pastoral » est-il non « dogmatique » ? Un catholique peut-il refuser un concile ? Dans cet article de Claves, l’abbé Bernard Lucien rappelle l’équilibre délicat de la doctrine catholique sur ce sujet crucial et termine par le cas du Concile Vatican II :

[…]

Nous pouvons maintenant aborder de façon objective la question de la qualification du concile Vatican II.

Tout d’abord ce concile, dans son enseignement, est l’œuvre du Magistère suprême possédé et exercé par le Magistère universel (ensemble des évêques avec le pape). Quand on dit que l’acceptation du concile Vatican II est absolument requise pour la pleine communion avec l’Église, c’est cette reconnaissance de principe que l’on demande, et non pas une acceptation indifférenciée et absolue de chacune des propositions contenues dans les documents promulgués.

Ensuite le concile Vatican II contient des textes formellement doctrinaux. Deux arguments ont été avancés en sens contraire.

1) Vatican II se serait proclamé pastoral par opposition à doctrinal. Mais bien que diverses personnalités aient parlé en ce sens[13], les déclarations les plus autorisées affirment le contraire.

  • Jean XXIII, discours d’ouverture du Concile Gaudet mater Ecclesia[14] :

 Ces choses étant dites, vénérables frères, il est possible de voir avec suffisamment de clarté la tâche qui attend le Concile sur le plan doctrinal. Le XXIe Concile œcuménique […] veut transmettre dans son intégrité sans l’affaiblir ni l’altérer, la Doctrine Catholique.

Ce qui est nécessaire aujourd’hui, c’est l’adhésion de tous, dans un amour renouvelé, dans la paix et la sérénité, à toute la doctrine chrétienne dans sa plénitude, transmise avec cette précision de termes et de concepts qui a fait la gloire particulièrement du Concile de Trente et du Ier Concile du Vatican. Il faut que […] cette doctrine soit plus largement et hautement connue […]. Il faut que cette doctrine certaine et immuable, qui doit être respectée fidèlement, soit approfondie et présentée de la façon qui répond aux exigences de notre époque.

  • Paul VI, reprenant et précisant des indications données pendant le concile :

Étant donné le caractère pastoral du concile, il a évité de prononcer d’une manière extraordinaire des dogmes comportant la note d’infaillibilité, mais il a muni ses enseignements de l’autorité du Magistère ordinaire suprême : ce magistère ordinaire et manifestement authentique doit être accueilli docilement et sincèrement par tous les fidèles, selon l’esprit du concile concernant la nature et les buts de chaque document. [15]

Il est donc certain qu’en poursuivant un but pastoral, le concile Vatican II n’a absolument pas renoncé à être formellement doctrinal.

2) L’autre argument concède que le concile Vatican II a été en quelque manière doctrinal ou dogmatique. Mais, nous dit-on : matériellement dogmatique et non formellement. On concède que certains documents parlent de dogmes. Mais on ajoute qu’ils le font sans autorité magistérielle propre, et surtout sans autorité magistérielle infaillible. Cette argumentation cloche doublement. D’abord, elle minimise le magistère simplement authentique. Même s’il n’y avait aucun exercice de l’infaillibilité à Vatican II, il faudrait en de nombreux cas reconnaître l’exercice du magistère simplement authentique au sens strict. Et ainsi on voit déjà que le concile Vatican II a été formellement doctrinal en de nombreux textes.

Mais l’erreur s’accroît par la confusion entre exercice infaillible du magistère et jugement solennel (définition dogmatique). Alors l’argument nie l’infaillibilité parce que son exercice extraordinaire n’a pas eu lieu. C’est banalement la négation de l’existence de l’infaillibilité selon le mode ordinaire. Nous avons vu que cette thèse était contraire à la foi catholique.

Laissant de côté ces erreurs, on peut aborder sereinement la discussion autour du concile Vatican II, en appliquant les normes classiques sur les degrés d’autorité du magistère.

On s’aperçoit alors que certaines affirmations sont effectivement garanties par l’infaillibilité, mais ne contredisent pas la doctrine irréformable de l’Église bien qu’elles puissent receler quelques ambiguïtés que le Magistère devra lever[16]. D’autres passages, affirmés directement mais de façon simplement authentique, peuvent contenir quelque erreur à rectifier : l’examen est légitime, mais il est très probable qu’on trouvera peu de cas, si tant est qu’on en trouve. Les passages litigieux, là encore, relèvent plus de l’équivoque que de l’erreur formelle[17]. Enfin on pourra observer que la plus grande partie des textes conciliaires relève du domaine du magistère seulement pédagogique (explications, illustrations, argumentations) : il suffira alors de rappeler fermement que ces parties ne sont pas imposées avec autorité[18] et que toute liberté est laissée à ceux qui le peuvent de « faire mieux ». C’est précisément dans ces parties que l’on trouve les affirmations conciliaires les plus discutables[19].

Ainsi, par la simple mise en œuvre de la doctrine catholique sur les degrés d’autorité du magistère, on pourrait résoudre dans la paix, la charité et la vérité les problèmes suscités par le concile Vatican II et artificiellement entretenus de nos jours par le Diable (le Diviseur) pour le plus grand malheur de l’Église et des fidèles.

Et si vous organisiez une projection de LA PASSION DU CHRIST au cinéma pour la Semaine Sainte ?

Pourquoi ne pas le revoir sur grand écran cette année à la date et à l’heure de votre choix ? SAJE dispose désormais des droits cinéma de ce chef d’œuvre. Si donc un petit groupe souhaite organiser en tel ou tel lieu une projection de LA PASSION au cinéma (le mercredi saint, le jeudi saint, le vendredi saint ou le samedi saint par exemple), en y conviant son église, c’est tout à fait possible.

Il suffit de contacter Joséphine ([email protected]) pour cela. Il vous reste tout juste un mois pour mobiliser un petit groupe d’au moins cinquante personnes. N’hésitez pas !

Mgr Rey et le discernement des catholiques dans l’isoloir

Quelle est la place de l’Eglise dans la vie politique ? Quels critères un chrétien doit-il prendre en compte une fois face à l’isoloir ? Pour Monseigneur Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, interrogé sur RCF Anjou, c’est un devoir pour le chrétien de s’engager en politique, mais il faut faire attention à ne pas réduire cet engagement à un vote.

« On ne peut pas s’abstraire du bien commun de la société qui passe par nos engagements dans la vie civique, associative et aussi démocratique ».

« Ce n’est pas le rôle de l’Eglise de prendre position pour un candidat, c’est le rôle des chrétiens ».

« Il me semble que l’Eglise, pour ne pas perdre sa liberté, doit se situer d’abord dans une relecture au-dessus des débats politiciens. »

« L’Eglise fait de la Politique ! Elle a cette responsabilité de ne pas quitter le monde mais l’habiter et de l’animer de l’intérieur. Seulement, pour rester libre, elle ne prend pas parti, elle prend un regard transcendant sur les choses politiques et invite les chrétiens à faire leurs choix librement, en conscience. »

« Il ne faut pas circonscrire l’engagement politique aux élections, c’est là qu’il y a une responsabilité des chrétiens pour que comme chrétiens engagés en politique, ils puissent en dehors des élections, prendre des engagements divers et variés dans le monde politique et associatif. »

« Je pense que l’Église est amenée à prendre de la hauteur, je fais la distinction entre la position de l’Eglise et l’implication des chrétiens. L’Eglise comme institution ne peut pas prendre des dispositions de consignes de vote, par contre, les chrétiens doivent s’engager. Pie XI désignait d’ailleurs la politique comme la forme éminente de la charité. »

Quand vient le moment de rentrer dans l’isoloir, le chrétien doit poser un choix libre.

« Garder en tête des repères anthropologiques contre l’instrumentalisation de l’humain qui se développe de plus en plus avec l’avortement ou l’euthanasie. Le respect de l’altérité, du relationnel et de la vulnérabilité dans une société parfois éclatée. La promotion d’un bien commun qui transcende les intérêts particuliers et qui favorise un vrai dialogue social. »

 

Le nonce apostolique du Nicaragua expulsé

Mgr Waldemar Stanislaw Sommertag, nonce apostolique au Nicaragua, a été expulsé par le régime du président Daniel Ortega, qui a qualifié les évêques nicaraguayens de « putschistes » et qui les accuse d’être les complices de forces internes et de groupes internationaux qui agissent pour le renverser.

Le Saint-Siège a souligné que cette décision « est incompréhensible » car, durant sa mission diplomatique, Monseigneur

« a travaillé sans relâche pour le bien de l’Eglise et du peuple nicaraguayen, en particulier pour les plus vulnérables ». « Sa participation en tant que témoin et accompagnateur de la Table de dialogue national entre le gouvernement et l’opposition politique, en vue de la réconciliation nationale et de la libération des prisonniers politiques, mérite une mention particulière ».« Convaincu que cette décision unilatérale grave et injustifiée ne reflète pas les sentiments du peuple profondément chrétien du Nicaragua, le Saint-Siège souhaite réaffirmer sa pleine confiance dans le représentant pontifical ».

Le nonce est arrivé à Managua en 2018, année au cours de laquelle des manifestations antigouvernementales ont secoué le pays et déclenché la répression du régime du président Daniel Ortega.

Le 30 juillet 2019, le gouvernement Ortega a fermé la table de négociation qu’il tenait avec l’Alliance civique pour trouver une issue à la crise que connaît le pays depuis avril 2018, malgré les appels de l’Organisation des Etats américains (OEA), de l’Union européenne, des évêques nicaraguayens, de l’armée et d’autres secteurs.

Ortega, qui a été réélu lors des élections de novembre dernier sur fond de questions de légitimité et alors que ses principaux rivaux étaient en prison, a commencé sa campagne le 4 octobre dernier en qualifiant de « terroristes » les évêques nicaraguayens qui ont joué le rôle de médiateurs.

Eric Zemmour a séduit la France de La Manif Pour Tous

Gabrielle Cluzel a été interrogée dans Monde & Vie sur les catholiques et la présidentielle. Extrait :

Vous pouvez commander ou vous abonner à Monde et vie ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.

Le Grand Remplacement vu du ciel à Creil

Vidéo complotiste ou réalité ?

 

Gilles Platret : “Le conseil d’Etat est infiltré par l’entrisme islamiste”

Gilles Platret, maire de Chalon-sur-Saône et vice-président de LR, s’est opposé à la présence d’une femme voilée sur une affiche du planning familial. Le tribunal administratif et le Conseil d’Etat lui ont donné tort.

“(…) Le Vice-Président des Républicains a évoqué une affiche réalisée par le planning familial, à l’occasion de la Journée internationale des Droits des femmes, qui organisait un rassemblement samedi dernier. Sur le dessin, on voit notamment une femme voilée.

“J’avais donné dans un premier temps l’autorisation au planning familial de se réunir sur l’espace public de Chalon. Deux jours après cette autorisation, ils nous sortent cette affiche dont je considère qu’elle contrevient à la loi du séparatisme. J’ai retiré l’autorisation et le planning est allé au tribunal administratif. Il a gagné car le juge a estimé que ça ne favorisait pas le repli communautarisme. J’ai fait appel au Conseil d’Etat. La décision est tombée jeudi soir : il donne raison au planning familial et me donne tort“, a-t-il débuté.

Et d’ajouter : “On sait très bien qu’aujourd’hui le planning est infiltré par des mouvements qui veulent relativiser tout, qui pensent que toutes les cultures se valent. C’est la première fois que le contrat d’engagement républicain est soumis au juge”. “Je respecte les femmes qui sont sous le voile mais je condamne les hommes qui sont derrière le voile et qui obligent les femmes à se voiler. Le combat continue. On voit bien que le Conseil d’Etat est complétement infiltré. Ce n’est pas la première décision qu’il prend dans ce sens là. Il est infiltré par l’entrisme islamiste, c’est très clair. Je l’affirme. C’est une évidence (…) A chaque fois, il protège le voile“.

A ce jour, Gilles Platret n’a toujours pas décidé de rejoindre Eric Zemmour. La décision courageuse du sénateur LR Sébastien Meurant l’aidera-t-il à franchir le pas également ?

Robert Ménard n’a plus de lien avec la rédaction de Boulevard Voltaire

En raison des changements de position de plus en plus centristes de Robert Ménard, la rédaction de Boulevard Voltaire est obligée e rassurer ses lecteurs, nombreux à s’émouvoir des déclarations du maire de Béziers. Extraits de la mise au point de Gabrielle Cluzel : :

Chers amis lecteurs,

Depuis quelques jours, voire quelques semaines, vous êtes nombreux à vous étonner des prises de position de Robert Ménard. Certains en font grief à Boulevard Voltaire. Une mise au point est donc nécessaire : si Robert Ménard est bien cofondateur, avec son épouse Emmanuelle, de Boulevard Voltaire, tous deux ont quitté la rédaction dès l’instant où ils ont été élus (mars 2014 pour l’un, juin 2017 pour l’autre). Toute autre décision aurait été évidemment contraire à la déontologie journalistique la plus élémentaire.

S’il fait partie de l’histoire de Boulevard Voltaire, Robert Ménard n’a donc plus aucun lien opérationnel avec la rédaction, ni formel, ni informel (…)  Ses prises de position n’engagent donc en aucun cas Boulevard VoltairePas plus que la ligne, désormais, de Boulevard Voltaire ne l’engage.

À titre personnel, je suis en profond désaccord sur plusieurs de ses déclarations. J’ai eu, du reste, l’occasion de le lui dire de vive voix et en face, il y a quelque semaines, sur un plateau de CNews où il était question de drapeau européen sous l’Arc de Triomphe, de migrants et de passe vaccinal.

Certains d’entre vous m’écrivent pour me demander avec étonnement ce qui a pu susciter un tel revirement, forment l’hypothèse de tel ou tel calcul de sa part. Je ne sonde pas les cœurs et les reins mais, pour bien le connaître, je dirais simplement qu’il n’est pas homme de calcul. Je crois donc Robert Ménard pleinement sincère, il fait simplement partie de ces hommes affectifs à sincérités successives qui expriment sans fard ce qu’ils pensent au moment où ils le pensent, au gré de ce qu’ils ressentent. Je rajouterais, par ailleurs, qu’il est un pragmatique. Qui aime agir et se retrousser les manches, et ne peut supporter de rester trop longtemps dans le camp de ceux qui, faute d’être aux affaires, doivent se contenter de brasser des idées et de critiquer ; bref, le camp de l’opposition (…)”

Victoire de la liberté d’expression : Stéphane Ravier relaxé dans l’affaire qui l’opposait à Samia Ghali

Heureusement qu’il existe encore des juges qui considèrent que l’humour, même de mauvais goût, est permis en France dans le cadre de la liberté d’expression. Ironie de l’agenda politique, Stéphane Ravier était alors encore au RN mais recevait Eric Zemmour ce jour-là :

La cour d’appel d’Aix-en-Provence a relaxé mardi le sénateur (ex-RN rallié à Zemmour) Stéphane Ravier qui avait fait appel de sa condamnation pour injure publique sexiste envers la maire-adjointe de Marseille Samia Ghali.

L’élu avait été condamné le 11 mai 2021 par le tribunal correctionnel de Marseille à une amende de 1500 euros à la suite d’une plainte avec constitution de partie civile de l’ex-sénatrice socialiste. Le 18 avril 2019, lors d’une conférence-débat à laquelle M. Ravier avait invité le polémiste d’extrême droite Eric Zemmour, l’élu avait provoqué l’hilarité en lançant: “la sénatrice de Marseille, Madame Samia G., le point G. de Marseille”.

Les juges d’appel ont estimé que ce “jeu de mots douteux visant à faire rire l’auditoire (…) n’assimile pas Samia Ghali à un objet ou à un symbole sexuel et ne fait en rien référence à sa sexualité“.

Les propos de M. Ravier ne “revêtent pas le caractère d’une injure, ajoutent-ils, sans qu’il y ait lieu à porter quelque appréciation que ce soit sur le bon ou le mauvais goût de cette saillie qui s’inscrit dans un débat d’idées” (…)

De son côté, Stéphane Ravier avait invoqué “un trait d’humour qui s’inscrit dans la liberté d’expression”. Dans un communiqué, M. Ravier a jugé que “cette procédure insensée n’honore ni la politique, ni celle qui l’a intentée. La Justice a su la remettre à sa place. J’attends avec impatience qu’elle me présente ses excuses publiques après avoir sali mon nom et mon honneur pendant trois ans“.

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