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La consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie, le schisme entre les orthodoxes russes et ukrainiens

Et le pape François avait répondu que ce n’était pas à l’ordre du jour. Le récit de l’affaire est relatée dans un article de juin 2021. Le pape François s’est rendu récemment à l’ambassade russe d’Italie, sans en parler au cardinal Parolin, Secrétaire d’Etat du Saint-Siège.

De son côté le clergé orthodoxe russe appelle à la réconciliation :

Nous, prêtres et diacres de l’Église orthodoxe russe, chacun en son nom propre, lançons un appel à tous ceux dont dépend la fin de la guerre fratricide en Ukraine, avec un appel à la réconciliation et à un cessez-le-feu immédiat. Nous adressons ce message après le dimanche du Jugement dernier et dans l’anticipation du Dimanche du pardon.

Le Jugement Dernier attend chacun d’entre nous. Aucune autorité terrestre, aucun médecin, personne ne nous l’évitera. Soucieux du salut de tous ceux qui se considèrent comme un enfant de l’Église orthodoxe russe, nous ne voulons pas qu’il comparaisse à ce Jugement, portant le lourd fardeau des malédictions proférées par les mères ayant perdu leurs enfants.

Nous pleurons l’épreuve à laquelle nos frères et sœurs ont été injustement soumis en Ukraine. Nous rappelons que la vie de chaque personne est un don inestimable et unique de Dieu, et c’est pourquoi nous souhaitons le retour de tous les soldats – russes et ukrainiens – chez eux et dans leurs familles, sains et saufs. Nous pensons avec amertume à l’abîme que nos enfants et petits-enfants en Russie et en Ukraine devront surmonter pour recouvrer l’amitié des uns avec les autres, pour se respecter et s’aimer mutuellement. Nous respectons la liberté de l’homme donnée par Dieu et croyons que le peuple ukrainien devrait faire son choix de manière indépendante et non sous la menace d’une arme, sans pressions de l’Occident ou de l’Orient.

Dans l’anticipation du Dimanche du pardon, nous rappelons que les portes du Paradis sont ouvertes à quiconque, même à une personne qui a péché lourdement, si elle demande pardon à ceux qu’elle a humiliés, insultés, méprisés, ou à ceux qui ont été tués par ses mains ou sur ses ordres. Il n’y a pas d’autre voie que le pardon et la réconciliation mutuelle. « La voix du sang de ton frère me crie de la terre ; et maintenant sois maudit et chassé de la terre qui a ouvert la bouche pour recevoir de ta main le sang de ton frère», dit Dieu à Caïn, qui était jaloux de son jeune frère. Malheur à toute personne qui se rend compte que ces paroles lui sont adressées personnellement. Aucun appel non violent à la paix et à la fin de la guerre ne devrait être réprimé de force et considéré comme une violation de la loi, car tel est le commandement divin : « Heureux les artisans de paix. »

Nous appelons toutes les parties en conflit au dialogue, car il n’y a pas d’autre alternative. Seule la capacité d’entendre l’autre peut offrir l’espoir d’une sortie de l’abîme dans lequel nos pays ont été jetés en quelques jours seulement. Permettez-vous et permettez-nous à tous d’entrer dans le Carême dans un esprit de foi, d’espérance et d’amour.

Arrêtez la guerre!

Les relations sont difficiles entre les orthodoxes russes et les orthodoxes ukrainiens. Après l’indépendance de l’Ukraine et la chute de l’Union soviétique en 1991, plusieurs courants « orthodoxes » ukrainiens indépendants ont formé des Eglises non reconnues par Moscou, un mouvement largement encouragé par les Etats-Unis… Fin 2018, à la suite de la décision du patriarcat œcuménique de Constantinople d’accorder aux orthodoxes d’Ukraine l’autocéphalie, les différents courants orthodoxes du pays se réunissent dans la cathédrale Sainte-Sophie de Kiev pour réaliser leur réunification. La création d’un nouveau mouvement autocéphale est actée le 15 décembre 2018. Une décision à travers laquelle le patriarcat de Moscou dénonce un risque majeur de « persécutions massives » contre ses fidèles en Ukraine. Le président ukrainien d’alors, Petro Porochenko, allié des Etats-Unis, y voit quant à lui la « véritable indépendance de l’Ukraine vis-à-vis de Moscou » et l’apparition d’une église « sans Poutine (…) et sans prière pour l’armée russe », ce dont il se félicite. Les marges de manœuvre de la nouvelle Eglise sont toutefois limitées par le patriarcat de Constantinople, car elle n’est qu’une métropole circonscrite au territoire ukrainien et dirigée par le métropolite de Kiev, dont la nomination dépend du patriarche de Constantinople.

Cependant, plus d’un cinquième des fidèles ukrainiens continue de demeurer fidèle au patriarcat de Moscou, qui craint une « persécution massive » de ses fidèles en Ukraine, crainte devenue réalité, selon les Russes. Et donc un motif d’intervenir militairement. Dans son discours du 21 février, visant à justifier l’invasion de l’Ukraine, Vladimir Poutine affirme que Kiev se prépare à la « destruction de l’Eglise orthodoxe ukrainienne rattachée au Patriarcat de Moscou ».

Pour la minorité uniate, principalement située à l’Est du pays, qui a fait le choix courageux de l’unité romaine en 1596, la guerre soulève également de nombreuses inquiétudes : « chaque fois que la Russie a pris, dans l’Histoire, le contrôle de l’Ukraine, l’Eglise catholique ukrainienne a été détruite », rappelle Mariana Karapinka, porte-parole de l’archiéparchie uniate de Philadelphie (Etats-Unis).

Le 27 février, au quatrième jour de l’invasion de l’Ukraine, le patriarche orthodoxe Cyrille de Moscou a évoqué les événements en cours dans une homélie prononcée à la cathédrale du Christ-Sauveur. Il y a notamment dénoncé des « forces du mal qui combattent l’unité de la Rus’ ». Le fond de cette homélie est un appel à prier pour la paix et pour l’unité de l’Eglise, et spécialement pour le métropolite Onuphre, primat de l’Eglise orthodoxe ukrainienne (EOU), dépendant du patriarcat de Moscou. Les mots du patriarche Cyrille ne peuvent se comprendre sans leur cadre. Celui-ci est d’ailleurs donné un peu plus loin :

« Que le Seigneur préserve la terre russe. Lorsque je dis “russe”, j’emploie l’antique expression de la “Chronique des temps passés” : “L’origine de la terre russe”. Une terre dont font partie aujourd’hui la Russie, l’Ukraine, la Biélorussie, d’autres tribus et d’autres peuples. »

Cette « terre russe », s’enracine dans le fait que la Russie et l’Ukraine sont issues des « mêmes fonts baptismaux » et unies par une même culture religieuse qui ne doit pas être brisée.Yves Daoudal a traduit un article de Giles Fraser, publié sur UnHerd, un pasteur anglican, président de “Inclusive Church” (qui milite pour l’inclusion des LGBT. Il écrit en effet :

[…] Beaucoup de gens ne mesurent pas à quel point l’invasion de l’Ukraine est une quête spirituelle pour lui. Le baptême de la Rus est l’événement fondateur de la formation de la psyché religieuse russe, l’église orthodoxe russe fait remonter ses origines jusque-là. C’est pourquoi Poutine n’est pas tellement intéressé par quelques districts à tendance russe à l’est de l’Ukraine. Son objectif, terrifiant, est Kiev lui-même.

Il est né à Leningrad – une ville qui a repris le nom de son saint d’origine – d’une mère chrétienne fervente et d’un père athée. Sa mère l’a baptisé en secret, et il porte toujours la croix de son baptême. Depuis qu’il est devenu président, Poutine s’est présenté comme le véritable défenseur des chrétiens du monde entier, le leader de la Troisième Rome. Son bombardement incessant de Daech, par exemple, a été présenté comme la défense de la patrie historique du christianisme. Et il utilisera typiquement la foi comme un moyen de frapper l’Occident, comme il l’a fait dans ce discours en 2013 :

« Nous voyons que de nombreux pays euro-atlantiques rejettent réellement leurs racines, y compris les valeurs chrétiennes qui constituent la base de la civilisation occidentale. Ils renient les principes moraux et toutes les identités traditionnelles : nationales, culturelles, religieuses et même sexuelles. Ils mettent en œuvre des politiques qui assimilent les familles nombreuses aux partenariats entre personnes de même sexe, la croyance en Dieu à la croyance en Satan.”

Poutine considère que son destin spirituel est la reconstruction de la chrétienté, basée à Moscou. […] Parlant du baptême de masse de Vladimir [au Xe siècle], Poutine a expliqué :

« Son exploit spirituel consistant à adopter l’orthodoxie a prédéterminé la base globale de la culture, de la civilisation et des valeurs humaines qui unissent les peuples de Russie, d’Ukraine et de Biélorussie. »

Il veut refaire la même chose. Et pour ce faire, il a besoin du retour de Kiev.

« Le choix spirituel fait par saint Vladimir détermine encore largement nos affinités aujourd’hui », écrivait encore Poutine l’année dernière. « Pour reprendre les mots d’Oleg le Prophète à propos de Kiev, “qu’elle soit la mère de toutes les villes russes”. »

À cette intensité religieuse, nous pouvons ajouter une hargneuse politique ecclésiastique. En 2019, la branche ukrainienne de la famille des Églises orthodoxes a déclaré son indépendance de l’Église orthodoxe russe – et le chef nominal de la famille orthodoxe, Bartholomée Ier de Constantinople, l’a soutenue. Le président ukrainien, Petro Porochenko, a décrit cette déclaration comme « une grande victoire de la pieuse nation ukrainienne sur les démons de Moscou, une victoire du bien sur le mal, de la lumière sur les ténèbres ».

L’Église orthodoxe russe a furieusement rejeté cette revendication d’indépendance, déclarant que l’Ukraine appartenait irrévocablement à son « territoire canonique ». Cela a entraîné une scission historique au sein de la famille orthodoxe, l’Église russe rejetant la primauté de Bartholomée et déclarant qu’elle n’était plus en communion avec le reste de la famille orthodoxe. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergei Lavrov, a dénoncé Bartholomée comme étant un suppôt des Américains. Kirill a même affirmé que la transformation de Sainte-Sophie – à l’origine le siège mondial de l’orthodoxie – en mosquée en 2020 était « une punition de Dieu ». L’Église russe a ensuite procédé à la création de ses propres diocèses dans le monde, notamment en Afrique. « Ils descendent dans la rue avec des affiches disant Merci, Poutine ! Merci, patriarche Kirill ! », c’est ainsi que la machine de propagande de l’Église russe décrit la situation.

Le caractère central de l’Ukraine en général, et de Kiev en particulier, est tel dans l’imagination de l’Église russe qu’elle est prête à rompre l’alliance séculaire de l’orthodoxie. Encore et toujours, il s’agit de l’Ukraine, le site imaginé de l’Église mère de la Rus. […]

Propriété privée et destination universelle des biens

L’Association des économistes catholiques, qui regroupe des acteurs de l’économie française voulant approfondir la réflexion sur l’ensemble des sujets économiques, en lien avec la doctrine sociale de l’Église, vient de publier aux éditions Téqui les actes d’un colloque concernant l’articulation entre propriété et destination universelle des biens.

Fondement de toute économie décentralisée, la propriété est questionnée à chaque époque en termes à la fois permanents et renouvelés, notamment par la doctrine sociale de l’Église. Le colloque tenu en mars 2021 par l’Association des économistes catholiques s’est penché sur cette question cruciale à travers des approches multiples : fondements éthiques et théologiques, relation avec le droit naturel, rôle dans la liberté des personnes ou la subsidiarité, jusqu’à la considération de ses limites et de son rapport avec la destination universelle des biens.

Quelles valeurs motivent les propriétaires – matérialistes ou moralement responsables – pour apprécier des réalités comme le profit ou les échanges ? Dans le cadre du capitalisme actuel, une attention particulière a été donnée à la question de la propriété de l’entreprise (droits et devoirs des actionnaires et des salariés – cf. la loi Pacte), sans oublier la question des biens communs et celles des relations avec l’État.

Evoquant les entreprises familiales, Bernard Largillier écrit que ces entreprises de taille moyenne sont, d’après des études, des structures plus favorables à l’humain, que des entreprises équivalentes à caractère non familial. Et il précise :

Lorsqu’on regarde d’un peu plus près qui sont ces familles (ce que ne font pas les études auxquelles cela n’était pas demandé), on constate qu’elles sont toutes sauf exceptions de culture chrétienne et bien souvent catholiques, le respect n’étant en définitive que la première étape de l’amour du prochain. On retrouve les racines chrétiennes de l’Europe dans nos entreprises familiales, et celles qui s’en écartent périclitent ou se vendent et perdent leur caractère sauf reprise par une autre famille.

A ce sujet, comme il faut choisir entre Dieu et l’argent, il faut choisir entre la priorité à l’humain qui reste au centre de la culture économique européenne et plus particulièrement française et reconnue comme telle, et la priorité à l’argent qui est tout de même la marque de la culture économique anglo-saxonne, plus court-termite avec son “make more money” maintes fois dénoncé et son “business is business”.

La quatrième guerre de Poutine, la plus incertaine, la plus risquée

D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

En envahissant l’Ukraine, Vladimir Poutine en a surpris plus d’un, à commencer par votre serviteur. Car l’enjeu est immense et les risques considérables pour le président russe comme pour la Russie elle-même.

Certains rappellent qu’il en est tout de même à sa quatrième guerre. C’est un peu exagéré et le contexte était, à chaque fois, bien spécifique, mais toujours en lien avec les frontières russes menacées.

Il y eut d’abord la guerre en Tchétchénie, à l’extrême sud de la Russie. Ce n’est pas lui qui la déclencha mais Boris Eltsine, son prédécesseur, en 1999. L’année suivante, Poutine fut élu président et dut continuer cette guerre difficile. L’armée russe – enfin, ce qu’il en restait – n’avait pu gagner la première guerre de Tchétchénie (1994-1996) sans toutefois la perdre tout à fait. Le traité qui suivit n’empêcha pas les islamistes tchétchènes de multiplier les attaques et attentats sanglants jusqu’à Moscou.

Eltsine, sur les conseils de l’armée, résolut de remettre la main sur cette province dont les islamistes rêvaient de proclamer l’indépendance. La capitale, Grozny, fut prise au bout de quelques semaines mais une longue guérilla s’ensuivit, alimentée notamment par des djihadistes venus de plusieurs pays. Poutine tira les leçons de cette guerre, ce fut le début de la modernisation de l’armée russe.

Puis il y eut la Géorgie, en 2008. Deux régions, l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud, rattachées à la Géorgie par les Soviétiques, proclamèrent leur autonomie avec le soutien de Moscou. Le président pro-occidental Saakachvili décida, en août 2008, de ramener ces deux petites régions dans l’orbite géorgienne et attaqua l’Ossétie, tuant les premiers combattants ossètes mais aussi plusieurs soldats russes. L’armée géorgienne, entraînée par les Américains, était bien plus nombreuse mais la réaction russe fut foudroyante.

Des milliers d’hommes et de nombreux chars furent envoyés par le tunnel de Roki et la contre-attaque russe mit l’armée géorgienne en déroute. L’Abkhazie et l’Ossétie ont ensuite proclamé leur indépendance, reconnue par Moscou. C’est à cette occasion que les États-Unis, par la voix de Condoleezza Rice, la secrétaire d’État de George Bush, avait évoqué les adhésions à l’OTAN de la Géorgie et de l’Ukraine.

Pendant ce conflit, les chefs d’État ukrainien, polonais et baltes se rendirent à Tbilissi, capitale de la Géorgie, pour soutenir le président Saakachvili, rien ne changea… Des rumeurs annoncèrent un assaut russe vers Tbilissi, mais ce ne fut pas l’option choisie par Poutine. L’armée russe, depuis 2008, protège l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud dont les habitants sont dotés d’un passeport russe.

La troisième guerre n’en n’est pas vraiment une, puisqu’elle ne fit aucun mort. C’était en 2014, en Crimée. Après la révolution de la place Maïdan, à Kiev, qui entraîna la fuite en Russie du président élu et le début de la guerre du Donbass, la Crimée, presque totalement russophone, saisit l’occasion pour proclamer son indépendance puis demander son rattachement à la Russie. Ce ne fut donc pas factuellement une annexion, soit dit en passant.

Une guerre de l’eau cuisante pour la Crimée s’ensuivit. Dépourvue de fleuve, elle dépend du Dniepr, qui coule en Ukraine à qui elle est reliée par un canal. Les autorités ukrainiennes l’ont alors fermé, mettant la Crimée en grande difficulté. Nul doute que la remise en marche de ce canal fera partie des objectifs russes, comme le démontre le spécialiste de la guerre de l’eau, Franck Galland, dans une tribune du Monde.

La quatrième guerre, celle d’Ukraine, est, comme on peut le constater, une suite chronologique assez cohérente de l’affrontement géopolitique entre les États-Unis et la Russie.

Mais la donne est toutefois nouvelle par son ampleur. L’Ukraine n’est ni la Géorgie ni la Crimée. Elle est le deuxième pays d’Europe par sa taille (600.000 km2) et compte 45 millions d’habitants. Certes, l’unanimité n’y règne pas et le pays est clairement coupé en deux, entre l’est et l’ouest. Mais l’incertitude est grande sur les objectifs militaires et politiques de cette invasion.

Poutine, d’une grande prudence depuis 22 ans, a clairement changé de stratégie.

Il faut sauver les femmes d’Ukraine, toutes les femmes d’Ukraine

Communiqué de La Manif Pour Tous :

Pierre, Manuela, Laura,… derrière ces prénoms qui s’affichent à la une de médias français, la honte. Et ils ne sont pas les seuls à se retrouver en Ukraine pour la GPA qu’ils ont payée et à se présenter en victimes. A l’heure où une guerre meurtrière s’abat sur ce pays, leur seule revendication est de récupérer le bébé qu’ils ont commandé et de rentrer se mettre à l’abri en France. Certains vont jusqu’à parler d’un « heureux dénouement », comme pour ces cinq couples argentins qui ont pu quitter l’Ukraine en flamme pour l’Argentine. Et les mères de ces enfants, que sont-elles devenues ?

La GPA exploite et asservit des femmes pauvres, réduites à leurs capacités reproductives, traitées comme une sous-humanité. Le comble de l’horreur est atteint avec le mépris vis-à-vis des mères de ces enfants qui va jusqu’à passer sous silence leur situation, leurs angoisses, leur avenir, elles qui sont restées coincées à Kiev en attendant de livrer les enfants à leurs commanditaires impatients. Pour les clients de ce business de la honte, le cynisme est sans limite. Les femmes qu’ils asservissent ne sont rien pour eux. Ils s’agitent auprès des médias pour rentrer en France sains et saufs, laissant les mères de ces enfants tout juste accouchées en pleine guerre. De leurs côtés, des journalistes naïfs ou militants de la GPA en profitent pour faire de ces commanditaires des victimes qui ont dû aller jusque là bas pour obtenir un enfant et qui attendent systématiquement « trop » longtemps pour obtenir des laissez-passer. Ces militants « oublient » que séparer un enfant de sa mère ne devrait même pas être toléré, pas plus que l’exploitation des femmes, que ce soit en Ukraine, en France ou n’importe où ailleurs.

« La douleur du peuple ukrainien raisonne d’autant plus fort dans nos cœurs que le business sordide et inhumain de la GPA méprise profondément ces femmes. Plus que jamais, nous devons affirmer haut et fort que la dignité des femmes n’a pas de frontière ni de couleur de peau. Nous devons aider les femmes ukrainiennes victimes de la GPA et cela passe par l’abolition universelle de cette pratique infâme » déclare Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous.

Notre foi est eschatologique

Du père Jean-François Thomas, en ce mercredi des cendres :

Les deux pieds dans la septuagésime qui nous a préparés au carême, nous voici sur le seuil de ce dernier, jetant timidement un regard par la porte entrebâillée, pas très enthousiastes pour nous y engager, comme toujours. L’invitation à la prière, à la pénitence et aux œuvres de charité ne nous refroidit pas tant qu’elle nous force surtout à faire face à la réalité de notre vie et à jeter sur le monde un regard glaçant. Saint Bernard de Clairvaux, qui ne prenait guère de pincettes pour nous secouer de notre torpeur d’ancêtres, nous apostrophe ainsi : « Le Seigneur, irrité par nos crimes, semble en quelque façon avoir jugé l’Univers avant le temps dans toute la rigueur de sa justice, comme s’il avait oublié sa miséricorde. » (De consideratione, II. Chap. I ) Nous avons du mal à avaler notre salive lorsque nous entendons cet avertissement. Il est vrai que, contrairement aux hommes de foi du XIe siècle, nous ne sommes guère habitués à être admonestés dans nos habitudes. Soulagés de ne pas vivre dans un siècle de barbarie, baignés par les Lumières qui ont enveloppé notre berceau dès notre premier vagissement, nous sommes cependant assez assurés sur nos jambes la plupart du temps. Les prédicateurs de malheur comme ce moine illuminé n’ont plus cours, nous rassurons-nous à peu de frais. Les hommes d’Église de notre temps ont depuis longtemps abandonné leurs leçons spirituelles pour nous inviter plutôt à faire amis avec ce monde qui nous ouvre les bras. La grande réussite de l’Antéchrist est similaire à celle de son Maître l’Adversaire, à savoir de faire oublier qu’il existe et qu’il est à l’œuvre, parfois sous plusieurs visages à la fois. L’Apôtre que Jésus aimait a bien vu que tous les habitants de la terre, dont le nom n’est pas inscrit dans le livre de vie de l’Agneau, s’agenouilleront devant lui et l’adoreront (Évangile selon saint Jean, XIII. 4, 8).

Au risque de lasser, il est bon de répéter que notre foi est eschatologique, qu’elle ne peut être qu’ainsi et que, si elle évite de l’être, elle tourne le dos à Dieu et sert nécessairement celui qui prétend régner à sa place. Il ne faut point attendre que résonnent à nos oreilles les trompettes du Jugement pour s’en soucier. Des hommes comme Leonardo Castellani ou René Girard ont noté combien la singerie divine de l’Antéchrist est un attrape-nigaud très efficace car elle nous persuade que nous sommes tous des victimes et des innocents. Une des pierres angulaires de l’édifice occidental actuel est bien celle-là : adoration de l’homme par l’homme — mais un homme désormais sur la voie du transhumain et du non « genré » — conduisant à une charité universelle de pacotille. Érick Audouard met le doigt sur cette dérive mondialiste maquillée de christianisme vérolé : « On peut l’observer partout : qu’elles soient étatiques ou terroristes, c’est au nom des victimes que les guerres se font et se justifient ; c’est au nom des victimes que se font non seulement les nouvelles représailles, les nouvelles chasses aux sorcières et les nouveaux lynchages, mais aussi le recyclage de toutes sortes de superstitions et d’idolâtries, de toutes sortes de rites et de coutumes que nous pensions relégués sans retour dans l’ignoble vestiaire des féeries archaïques, tels que l’euthanasie, l’infanticide, l’effacement de la différence sexuelle, etc. » (Comprendre l’Apocalypse ) De mauvaises fées se sont penchées sur nous et « réenchantent » le monde avec ces horribles sortilèges que des siècles de christianisme avaient maîtrisés. La Bête se réveille et il semble bien que la plupart des hommes soient prêts à courber la tête, à s’accommoder de ce règne de soufre.

Nous sommes tous sous barbituriques puissants, acceptant sans broncher d’être pucés, surveillés, enfermés, piqués, surpiqués, masqués, démasqués, au bon vouloir des princes de ce monde mis en place par le vote démocratique des peuples déjà acquis à la cause. Les urnes se remplissent et les dépouillements respectueux des règles ne font que confirmer la victoire éclatante de celui qui mène la danse. Nous avons pris l’habitude d’être dépendants de toutes ces drogues administrées largement et sournoisement par des décennies — maintenant plusieurs siècles — de gavage officiel et organisé. Philippe Muray avait dénoncé en son temps — sans toujours les références chrétiennes — la mise en place d’une société fermée sur elle-même, d’une dictature d’autant plus maléfique qu’elle n’utilise plus les armes classiques et émoussées de la tyrannie. Tout doit être indifférencié, mélangé, « mixisé », tourneboulé, empêchant peu à peu toute pensée claire, toute possibilité de réflexion, toute distinction, tout jugement. Il vaut la peine de citer cette litanie eschatologique d’Armand Robin, mort mystérieusement en 1961 alors qu’il combattait l’hydre communiste :

« On supprimera la Foi/ Au nom de la Lumière,/ Puis on supprimera la lumière.
On supprimera l’Âme/ Au nom de la Raison, / Puis on supprimera la raison.
On supprimera la Charité/ Au nom de la Justice/ Puis on supprimera la justice.
On supprimera l’Amour/ Au nom de la Fraternité,/ Puis on supprimera la fraternité.
On supprimera l’Esprit de Vérité/ Au nom de l’Esprit critique,/ Puis on supprimera l’esprit critique.
On supprimera le Sens du Mot/ Au nom du sens des mots,/ Puis on supprimera le sens des mots.
On supprimera le Sublime/ Au nom de l’Art,/ Puis on supprimera l’art.
On supprimera les Écrits/ Au nom des Commentaires,/ Puis on supprimera les commentaires.
On supprimera le Saint/ Au nom du Génie,/ Puis on supprimera le génie.
On supprimera le Prophète/ Au nom du Poète,/ Puis on supprimera le poète.
On supprimera l’Esprit,/ Au nom de la Matière,/ Puis on supprimera la matière.
Au nom de rien on supprimera l’homme ;/ On supprimera le nom de l’homme ;/ Il n’y aura plus de nom ;/ Nous y sommes. » (Le Programme en quelques siècles)

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La lettre de soutien du cardinal Pell au au chef de l’Église gréco-catholique ukrainienne

Dans une lettre du 28 février à l’archevêque Sviatoslav Shevchuk, le cardinal australien écrit :

Avec ces quelques mots et la promesse de mes prières, je vous écris pour vous exprimer mon soutien à vous et à tout votre peuple, et en fait à tout le peuple ukrainien, au moment de cette invasion russe illégale et féroce. Je me joins à vos protestations contre cette injustice, et je regrette également l’absence de soutien pour vous tous dans votre souffrance. Unis par notre foi en Christ le Seigneur, par notre amour de Marie la mère de Dieu, et par notre fraternité en Notre Sainte Mère l’Église catholique.

Depuis le 24 février, Mgr Shevtchouk a envoyé des messages quotidiens depuis Kiev, où il s’abrite avec d’autres sous la cathédrale gréco-catholique de la Résurrection.

Irresponsable

Interrogé sur France Info, Bruno Le Maire a joué les va-t-en guerre :

Nous allons livrer une guerre économique et financière totale à la Russie“. “Nous voulons viser le cœur du système russe, nous visons Vladimir Poutine, nous visons les oligarques, mais nous visons aussi toute l’économie russe. Et le peuple russe en paiera aussi les conséquences. On ne sait pas faire autrement.”

“Les sanctions doivent frapper vite, frapper fort et on en voit déjà les effets”, “le rouble s’est effondré de 30%”, “les réserves de change russe sont en train de fondre comme neige au soleil”. “Le fameux trésor de guerre de Vladimir Poutine est déjà réduit à presque rien. Nous allons donc provoquer l’effondrement de l’économie russe”. “Les sanctions sont efficaces, les sanctions économiques et financières sont mêmes d’une efficacité redoutable”.

Dimitri Medvedev, vice-président du Conseil de sécurité de la Fédération de Russie, a rétorqué sur Twitter :

En début d’après-midi, Bruno Le Maire a corrigé son propos : 

“Le terme de guerre était inapproprié et ne correspond pas à notre stratégie de désescalade. (…) Nous ne sommes pas en conflit contre le peuple russe”.

Les faucons doivent apprendre où il faut savoir s’arrêter pour ne pas finir dans une apocalypse nucléaire. Il ne s’agit pas ici de la Libye, de la Syrie ni du Mali…

L’Ukraine est devenue le foyer improbable pour les dirigeants de l’Etat Islamique fuyant le califat

Intéressant fil sur Twitter, très bien sourcé, qui révèle notamment que le président ukrainien Volodymyr Zelenskiy ne rate aucune fête islamique pour chanter les louanges de la communauté musulmane. Depuis qu’il est au pouvoir, les islamistes se sentent pousser des ailes et intensifient les actions de l’islamisation de la société. Est-il réellement prudent d’accueillir des réfugiés ukrainiens ?

 

Patrick Karam à propos des électeurs bidon de la primaire LR : “Je sais ce que j’ai fait, mais je ne le dirai pas”

Patrick Karam (LR) est un des plus proches conseillers de Valérie Pécresse et était responsable de ses réseaux “communautaires” pour la primaire :

Arnaud Murgia, maire LR de Briançon rejoint Emmanuel Macron (encore un!)

Après Renaud Muselier (voir ici), c’est au tour du maire LR de Briançon, Arnaud Murgia, de rallier Emmanuel Macron et LREM :

Mardi 1er mars, l’élu a en effet annoncé sur BFMTV qu’il se rangeait derrière Emmanuel Macron pour l’élection présidentielle d’avril, et ce dès le premier tour. Le conseiller départemental affirme « ne plus se reconnaître dans sa famille politique ». Surtout, il porte un coup sévère à Valérie Pécresse, donnée troisième dans la plupart des sondages. S’il lui a donné son parrainage, Arnaud Murgia juge qu’elle « n’est plus en mesure d’être au second tour de l’élection présidentielle ».

Le 10 avril à 20h02, Valérie Pécresse appellera à voter Emmanuel Macron…

Ukraine : plus de télé à Kiev, les Russes avancent toujours à l’est et au sud du pays

De Nicolas Hellemme :

Ce 1er mars, le front ukrainien à l’est du pays et au sud a continué à s’effondrer, tandis que les Russes ont pris le contrôle de presque toutes les côtes de la mer d’Azov (sauf la ville de Marioupol encerclée), et poursuivi leur progression vers Odessa et le centre du pays. Après avoir prévenu les civils, l’armée russe a détruit la tour TV de Kiev d’une seule frappe, bloquant la diffusion des principales chaînes télévisées ukrainiennes.

Ce 1er mars à midi, la mer d’Azov était devenue une mer intérieure russe, avec une poche ukrainienne à Marioupol. Autour, les forces de la république de Donetsk (DNR) et russes s’étaient rejointes, et l’armée DNR avançait aussi dans le bourg de Volnovakha où des unités ukrainiennes étaient cernées depuis la veille.

Au sud de l’Ukraine, les Russes ont pris dans la nuit et la matinée le contrôle de l’aéroport de Kherson, puis dans la journée du centre-ville et de la gare. Deux convois blindés russes ont aussi dépassé Kherson, l’un pour aller vers le centre industriel de Krivoj Rog, l’autre dans la direction de Nikolaiev puis d’Odessa.

A l’est du pays, les combats se sont poursuivis dans Kharkov. Une frappe, dont on ne sait encore si elle est ukrainienne ou russe, a eu lieu sur la préfecture qui abritait les civils armés de roquettes antichar et fusils d’assaut. Au sud-ouest de Kharkov, les forces russes ont poursuivi leur avance vers le Donbass en approchant d’Izioum et de Lozovaya – un groupe armé ukrainien important est retranché et presque cerné dans l’agglomération de Slaviansk et Kramatorsk.

Tout à fait à l’est, les forces de la république de Lougansk (LNR) ont libéré le nord de la région de Lougansk et encerclé les ukrainiens à Svatovo. Elles sont aussi en train de compléter l’encerclerclement de près d’un millier de soldats ukrainiens retranchés dans l’agglomération de Lisitchansk – Severodonetsk, où des positions blindées ont été établies dans des immeubles d’habitation et entre eux.

A 15h30 ce 1er mars, la Russie annonce avoir détruit 1325 objectifs militaires ukrainiens, dont, cette nuit, un dépôt de munitions dans la région de Tcherkassy, une station radar militaire près de Kiev, la tour de contrôle d’un aéroport militaire près de Nikolaiev, un site de lancement de missiles DCA près d’Izmail, sur le Danube. Depuis le début de l’opération, 395 chars ukrainiens ont été détruits, 286 canons autoportés, 59 lances-roquettes multiples, 179 chars et obusiers.

Un premier échange de prisonniers a eu lieu entre les belligérants dans la région de Sumy – un officier russe a été échangé contre 5 soldats et officiers ukrainiens. Plus d’un millier de soldats ukrainiens de diverses unités se sont rendus aux troupes russes ou du Donbass depuis le début des hostilités, et plusieurs milliers d’autres ont déserté – ainsi, les frontières de l’Ukraine avec la Biélorussie et la Russie ne sont quasiment plus gardées.

Général (2S) Desportes : “L’OTAN est une menace. Elle nous donne une illusion de défense et fait baisser nos budgets militaires”

Démonstration du général (2S) Desportes qui laisse pantois les journalistes :

 

Eric Zemmour, Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan obtiennent plus de 500 parrainages

Ils peuvent donc tous les trois concourir à la présidentielle. Le décompte final se fera vendredi prochain et le nombre de parrainage va donc encore augmenter. A ce jour, Marine Le Pen obtient de justesse 503 signatures d’élus, Nicolas Dupont-Aignan 532 et Eric Zemmour réalise l’exploit d’atteindre 620.

Eric Zemmour est dans une véritable dynamique sur les derniers décomptes en passant de 41 le 19/02, 59 le 22/02, 65 le 24/02 et surtout 205 le 1er mars.

Le ralliement de Stéphane Ravier, la décision de François-Xavier Bellamy et de 6 sénateurs LR de lui apporter leur parrainage ont sans doute été déterminants.

Les adhérents du parti de Florian Philippot se prononcent à plus de 40% en faveur d’Eric Zemmour

Florian Philippot s’étant retiré de la course à la présidentielle faute du nombre suffisant de parrainages avait annoncé qu’il consulterait ses adhérents :

L’ancien numéro 2 du Front National avait alors instauré une consultation interne pour savoir si ses militants (36 500, officiellement) souhaitaient apporter leur soutien à un candidat, et lequel. Deux semaines plus tard, les adhérents des Patriotes se sont majoritairement prononcé en faveur d’Éric Zemmour. Selon le communiqué du mouvement, les résultats du vote accordent 40.46 % à l’option d’un soutien à Zemmour, 28,65 % à Nicolas Dupont-Aignan, 15,81 % à aucun candidat et 6.57 % à Marine Le Pen. Les instances nationales des Patriotes devraient prochainement se réunir pour tirer les leçons de cette consultation.

Le résultat ne paraît guère surprenant, même si le candidat de Reconquête n’a jamais proposé de sortir de l’Union Européenne dans son programme, là où Philippot se présente comme un chantre du Frexit. Zemmour a déjà attiré plusieurs ralliements de la part des déçus de Marine Le Pen, dont fait assurément partie Florian Philippot. En novembre 2021, l’Express annonçait d’ailleurs que son propre frère, Damien Philippot, officiait comme expert des sondages pour l’ancien polémiste.

Même si l’ancien député européen ne représente qu’1 % des voix selon les sondages, ce ralliement est une nouvelle victoire symbolique pour Éric Zemmour.

Crise ukrainienne : analyse du général (2S) Lalanne-Berdouticq

Voici un document rédigé par le général (2S) Lalanne-Berdouticq le 25 février dernier. Ancien directeur de stage à l’Institut des Hautes Études de la Défense nationale (IHEDN), ce général est l’auteur de plusieurs ouvrages mais aussi de plusieurs interventions de haute volée dans le cadre de ses fonctions.

Chers amis, Quelques-uns parmi vous m’ont demandé de leur faire part de mes premières estimations concernant la guerre qui vient d’être déclenchée en Ukraine par l’offensive de l’armée russe le 24 février à 4 heures du matin. Je les remercie de m’avoir conservé leur confiance car je faisais partie de ceux qui, nombreux, ne croyaient pas à une offensive massive sur l’Ukraine tant ses aléas sont grands vus sur le long terme.

Nous verrons rapidement les causes lointaines, les causes proches et ce qu’il me semble important des causes immédiates de cette offensive aux développements et aux imprévisibles conséquences.

*Les causes lointaines*

Nul ne peut contester que l’Ukraine et la Russie, si elles ne sont pas strictement le même pays, sont indissolublement liées par l’histoire. La Russie fut créée à Kiev au IXe siècle après les invasions mongoles et l’on parla d’abord de « Russie kiévienne », des siècles avant de parler de « Russie moscovite ». Un Ukrainien est chez lui en Russie, comme un Russe l’inverse. C’est un fait et Poutine, comme tout Russe pénétré de patriotisme en est convaincu, avec raison.

’Ukraine fut indépendante au sens juridique du terme pendant très peu de temps de sa longue histoire et je me rappelle ce général ukrainien nous faisant à Kiev un exposé sur ses forces armées, alors que je participais à un voyage militaire en 1994. Il nous dit : « Depuis 1991 c’est la troisième fois que l’Ukraine est indépendante. Je ne sais combien de temps elle le restera ; nous verrons ». De fait elle le fut entre 1918 et 1921 suite à une décision de Lénine, une autre fois, nommément, dans les années 1941-43 après l’attaque allemande, et enfin depuis 1991 après la chute de l’URSS. Il se peut donc que cette troisième indépendance ait pris fin le 24 février 2022.

Toujours est-il que, vu de Moscou, Kiev n’est pas une capitale nationale mais la capitale de la première Russie et celle d’une sorte d’État-province intrinsèquement lié à la Russie.

Dernière des causes lointaines de cette guerre : l’effondrement de l’URSS en 1991 conséquence de la chute du Rideau de fer en novembre 1989.

1991 fut vécu par tous les patriotes soviétiques qui pour beaucoup n’étaient en fait que des patriotes russes, comme la plus grande catastrophe du siècle. La « Deuxième puissance du monde », militairement et diplomatiquement parlant, était rayée de la carte et ne comptait plus sur l’échiquier mondial. Cet immense ensemble eurasiatique (qui, ne l’oublions jamais, s’étend sur ONZE fuseaux horaires, de Kaliningrad sur la Baltique au détroit de Behring) allait s’enfoncer dans une crise dont nous n’avons pas mesuré l’insondable profondeur et la dramatique intensité pour les populations russes et associées.

L’Occident de son côté se réjouissait avec raison. En effet, comment ne pas avoir été euphorique, en voyant enfin « l’Europe respirer de ses deux poumons » (selon Jean-Paul II), libérée de l’occupation ou de la tutelle soviétique et renouer avec l’Ouest qui avait quant à lui préservé sa liberté. Polonais, Hongrois, Tchèques et Slovaques, Roumains et Bulgares rejoignirent ensuite plus ou moins rapidement l’Union européenne. Cependant les vainqueurs, tout enivrés de leur succès qui était plus dû à l’effondrement de leur adversaire qu’à leurs propres efforts, se montrèrent incapables de dominer leur sentiment de victoire et humilièrent leur ancien ennemi, Moscou. Tragique erreur.

*Les causes proches*

Sans entrer dans le détail car nous manquons de temps, il convient de se souvenir des conditions de la réorganisation de la nouvelle Europe. Me trouvant à l’École de guerre à cheval sur la « Chute du mur » (89) et les débuts de cette période, j’en ai un souvenir précis.

La terreur des alliés de l’OTAN vainqueur était alors le devenir des moyens de la puissance nucléaire russe déliquescente. Que deviendraient les centaines de missiles sol-sol russes stationnés au Kazakhstan et en Ukraine ? Que deviendraient les centaines de missiles mer-sol des Flottes du Nord et du Pacifique si le pouvoir moscovite s’effondrait complètement ? Il s’agissait de plus de trois mille têtes nucléaires, dont des centaines mégatonniques (puissance de la bombe d’Hiroshima : 20 000 tonnes d’équivalent TNT. Les Russes possédaient en 1991 certaines têtes d’une puissance de 20 MILLIONS de tonnes d’équivalent TNT). Or, si les missiles et leurs têtes étaient stationnés pour certains hors de la nouvelle Confédération des États indépendants, le système de déclenchement et de contrôle des frappes résidait heureusement à Moscou.

C’est donc bien avec Moscou qu’il fallait traiter avant que tout s’effondre (Il se révéla que jamais le contrôle des missiles n’échappa au pouvoir central et qu’aucune tête ne tomba entre des mains indésirables, par exemple des trafiquants internationaux voulant monnayer sa matière fissile. Toute mise en œuvre de ces têtes étant techniquement impossible, la matière fissile aurait pu être utilisée pour confectionner un « bombe sale » irradiant une région après dispersion de cette matière hautement radioactive).

Il fut donc convenu avec Gorbatchev, mais sans qu’un traité en bonne et due forme soit signé, que s’il acceptait de rapatrier ses têtes nucléaires et de démanteler sur place les missiles stationnés à l’extérieur, les Alliés n’étendraient pas ensuite l’OTAN jusqu’aux frontières de la Russie ou de son « Étranger proche », autrement dit de son « glacis vital » tel que conçu par Moscou. Ce glacis vital comprend : les pays baltes, la Biélorussie, l’Ukraine et la Transcaucasie dont entre autres la Géorgie. Il fut de plus convenu que les Occidentaux gratifieraient la Russie d’une sorte de Plan Marshall pour l’aider à se reconstruire.

Or, profitant de l’état de faiblesse extrême de la Russie, les Alliés ne tinrent pas parole et, non contents de leur victoire, ils allèrent jusqu’à humilier gravement leur ancien adversaire et en quelques années tous ces pays sauf l’Ukraine et la Géorgie rejoignirent l’alliance.

Gorbatchev passa la main à Boris Eltsine qui assista à la dissolution de la puissance soviétique redevenue russe. Les industries passèrent entre les mains de bandits sans scrupules, la population creva de faim, l’Armée rouge n’était plus que l’ombre d’elle-même après avoir évacué en bon ordre et sans incidents la totalité de l’Europe orientale anciennement occupée. De retour en Russie, les divisions qui avaient échappé à la dissolution campaient parfois en pleine nature, sans casernement, et devaient nourrir leurs hommes grâce aux potagers et autres culture vivrières organisées par les soldats. Les officiers, seigneurs de l’ancien régime, devaient subsister en vendant leur matériel et parfois leur équipement personnel (J’ai souvenir, lors de ce même voyage en Ukraine de 1994, des officiers et soldats de la Garde venant juste de terminer devant nous une belle démonstration d’ordre serré, puis proposant de nous vendre leurs bottes, leurs ceinturons et autres casquettes de parade. Dramatique !).

La grande Russie était à terre et les Américains ainsi que leurs alliés la frappaient du pied. Aucune aide financière ou économique ne fut organisée. L’ambassadeur américain à Moscou faisait passer des notes comminatoires au ministère russe des Affaires étrangères plusieurs fois par semaine afin que la politique du Kremlin soit favorable aux intérêts de Washington (Témoignage d’un diplomate russe devenu ambassadeur ultérieurement).

En 2000 Vladimir Vladimirovitch Poutine, ancien officier supérieur du KGB arriva au sommet du pouvoir et succéda donc à Eltsine, après que ce dernier eut courageusement résisté à une tentative de coup de force d’une partie de la garnison de Moscou, excédée par la faiblesse de l’État et sa corruption. Les anciens membres des « Organes de force » de l’ex-URSS prirent donc en mains les destinées du pays. Ils étaient, c’est un fait, les seuls à posséder la discipline, la volonté et le patriotisme nécessaires pour mettre un terme à cette chute vers le néant. De plus ils étaient les seuls à connaître la vérité sur la situation de leur pays et celle de l’étranger, vérité inconnue du grand public du temps de l’URSS.

S’en suivit une remise en ordre, lente mais méthodique, menée sans pitié pour certains « oligarques » qui s’étaient trop visiblement enrichis au détriment du bien public. D’autres furent épargnés et retournés, rendus raisonnables à la vue du sort réservé à ceux qui se croyaient suffisamment puissants pour résister aux nouvelles autorités. La prison, le « camp à régime sévère » du côté d’Arkhangelsk, voire la mort « accidentelle » étaient alors le lot des récalcitrants.

Hébétée de souffrances et de privations, la population russe, consultée à plusieurs reprises lors d’élections qui n’avaient pas besoin d’être truquées pour se montrer favorables au pouvoir, se rallia dans ses grandes masses à Poutine et Medvedev, son Premier ministre.

Cependant, non contents d’avoir terrassé le géant, les Alliés mais surtout les Américains, non seulement favorisèrent l’entrée dans l’OTAN des anciens membres extérieurs du Pacte de Varsovie mais s’engagèrent dans le démantèlement de la Yougoslavie. Le pire fut commis en 1999 lors de la campagne du Kosovo sur laquelle nous reviendront car elle est la matrice de la contrattaque russe.

Mieux, les Alliés imaginèrent de changer le régime politique de certains des pays du « glacis vital » russe au nom du « devoir d’ingérence » pour étendre leur propre vision de la démocratie. C’est ainsi que furent favorisées, voire organisées, par les services spéciaux américains et britanniques, les « révolutions de couleur » qui virent arriver au pouvoir, à Kiev mais aussi ailleurs, des hommes favorables à Washington et plutôt hostiles à Moscou. Ainsi, un pouvoir très favorable à l’ouest fut-il élu à la tête de ce pays en 2013 après les « événements de la place du Maïdan » après la « Révolution orange ».

Pour Moscou, les choses ne pouvaient pas durer longtemps ainsi sans réaction.

*Les causes immédiates*

Il se trouve que, saisis du complexe commun aux grandes puissances s’aveuglant elles-mêmes, les États-Unis et leurs alliés ne tinrent pas compte de plusieurs avertissements pourtant clairs et qu’avaient bien distingués de nombreux observateurs, dont l’auteur de ces lignes.

En 2007 le président Poutine avertit le monde en disant au cours d’un discours solennel que la Russie avait terminé de reculer et qu’il faudrait de nouveau compter avec elle.

Malgré des finances encore précaires mais s’appuyant sur ses grandes ressources en gaz, pétrole (la Russie est le troisième producteur mondial depuis la destruction de l’Irak par les Américains) et métaux rares, la Russie, qui avait remis en ordre ses forces armées, commença de mettre en œuvre un ambitieux effort de réarmement. Une nouvelle classe de sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) fut, par exemple, mise en chantier. De même des avions de combat de cinquième génération furent-ils mis au point puis construits tandis que les forces terrestres recevaient des matériels de haute qualité, pour certains parfaitement innovants. C’est le cas du système de défense antiaérien S-400, actuellement sans équivalent dans le monde.

Parallèlement, et forts de leur victoire supposée, les alliés, dont la France, baissèrent la garde et désarmèrent (en application de l’irresponsable incitation de M. Fabius à « engranger maintenant les dividendes de la paix », l’armée française se trouva réduite de 350 000 hommes à moins de 120 000, c’est-à-dire la moitié des effectifs dont disposait le roi Louis XV trois siècles auparavant et alors que le pays était passé de 22 millions d’habitants à 65), tout en réduisant drastiquement les budgets consacrés à la recherche et au développement (R&D) d’armements nouveaux. Les Américains, qui avaient « besoin d’ennemis pour faire survivre l’OTAN », s’étaient lancés dans leurs « Guerres folles ». Des Balkans (1995 puis 1999) à l’Afghanistan (2001) ou l’Irak (2003) et malgré les 750 milliards de dollars consacrés chaque année à leurs moyens militaires, ils s’engluèrent sur ces théâtres d’opération où aucune victoire n’était possible.

Ces « guerres folles » leur coûtèrent 6000 milliards de dollars sans parler des pertes humaines chez eux et surtout chez leurs adversaires, chez lesquels ils semèrent une haine inextinguible. Dans le même temps toujours, ils abandonnèrent de facto l’Europe, n’y laissant que 30 000 hommes sur les 220 000 qu’ils y maintenaient en 1991. Leur souci les portait vers l’océan Pacifique et les ambitions chinoises.

*La « jurisprudence Kosovo » (d’après le titre d’un article signé par l’auteur de ces lignes)* C’est là qu’il faut revenir sur l’affaire du Kosovo. Je me rappellerai jusqu’à la fin de mes jours cet entretien avec un colonel serbe de Bosnie en avril 1999, tandis que les avions de la coalition otanienne bombardaient la Serbie et le Kosovo, sans mandat de l’ONU, sans que la Serbie ait attaqué l’un des membres de l’alliance et au motif fallacieux d’un génocide inexistant (pendant 78 jours, avec parfois 800 sorties quotidiennes, avant une invasion terrestre forte de 46 000 hommes. Le dirigeant serbe Milosevic fut ensuite arrêté puis traduit devant une cour de justice internationale qui le condamna à la prison à vie. Il mourut en prison).

J’assumais alors des responsabilités importantes en Bosnie. Ulcéré par ce qui se passait dans son propre pays cet officier avec lequel j’entretenais des relations courtoises malgré nos positions respectives, me dit d’un air où pointait la commisération : « Vous n’avez aucune idée, j’insiste, aucune idée de la manière dont nous, les orthodoxes, allons vous faire payer cette guerre du Kosovo ! Un jour vous allez la payer au centuple ».

Démontrons combien il avait raison.

En août 2008, s’appuyant sur le fait qu’en Géorgie les Ossètes du sud et les Abkhazes, majoritairement russophones, demandaient leur rattachement à la Russie, l’armée de Poutine prit en mains ces deux provinces, déclarées indépendantes et qui demandaient le secours de la Russie. Sans l’intervention du président Sarkozy, certainement décisive, les chars russes auraient pris Tbilissi.

L’OTAN ni aucune autre nation ne réagit militairement à ce coup de force qui s’appuyait sur les mêmes principes que ceux excipés à propos du Kosovo. Ils protestèrent alors violemment au nom des principes qu’ils avaient eux-mêmes violés neuf ans auparavant, mais évidemment sans succès.

En 2014 les Russes récupérèrent la Crimée, dont le port de Sébastopol, siège de leur Flotte de la Mer Noire, leur était vital. Cette province n’avait été cédée par Khrouchtchev à l’Ukraine qu’en 1955 dans le cadre d’une URSS triomphante et sure d’elle-même. La Crimée n’avait jamais été ukrainienne puisqu’avant d’être devenue russe par la conquête de Catherine II, elle était ottomane depuis des siècles. Un referendum organisé par Moscou obtint une majorité écrasante pour son rattachement à la Russie, 85% de la population y étant russophone. La consultation avait été contrôlée sur place par des observateurs étrangers. Jurisprudence Kosovo toujours mais sans effusion de sang cette fois.

Simultanément des partisans séparatistes des deux provinces du Donbass en Ukraine déclenchaient une insurrection dans cette partie du pays très majoritairement peuplée de russophones. Moscou leur apporta un soutien direct, au nom des principes du Kosovo et envoyèrent même des « volontaires civils » appuyer les insurgés.

Les réactions de la « Communauté internationale » ne furent une nouvelle fois que de principe, occupée qu’elle était par des débats internes sybaritiques, et elle se cantonna aux grands principes de droit tel qu’elle le concevait pour les autres.

Des accords de cessez-le-feu furent signés à Minsk en 2014 puis 2020 qui disposaient que les deux soi-disant républiques du Donbass disposeraient d’une autonomie importante par rapport à Kiev, qui y autoriserait entre autres le russe comme langue officielle. Kiev refusa de ratifier ces accords mort-nés et le front se gela autour d’accrochages sporadiques et de tirs d’artillerie de harcèlement qui occasionnèrent des centaines, peut-être des milliers de tués (On parle de 14 000 morts, chiffre absolument invérifiable, comme ceux de nombreux autres conflits).

Devant l’impuissance de la « communauté internationale » à employer la force quand elle l’aurait dû selon ses propres critères, devant le « deux poids deux mesures » des jugements moraux portés sur l’action de la Russie restaurée dans sa puissance, Poutine comprit qu’il avait le champ libre et qu’au demeurant l’OTAN ne ferait pas tuer un soldat pour entraver son action dans son « étranger proche ».

Le 29 septembre 2015 le monde fut stupéfait des événements de Syrie. La Russie y frappa brusquement certaines positions islamistes de toute la puissance de ses missiles (y compris tirés de submersibles à la mer) et de ses avions d’arme. En quelques jours cette action renversa la situation qui prévalait à Damas dont le régime, à bout de souffle, fut sauvé. Non seulement Assad, épuisé, fut conforté, mais l’espoir changea de camp et aussi bien Daech que les islamistes de toute sorte, y compris les soi-disant « modérés » se trouvèrent rapidement en infériorité, voire écrasés. En quelques semaines l’armée et la détermination russes avaient changé le cours de l’histoire. Avec de petits moyens (4000 hommes et moins de 50 avions), les Russes donnaient une leçon de stratégie appliquée aux Américains et à leurs alliés qui étaient engagés sur ce théâtre depuis quatre ans sans résultat décisif. Par ailleurs la marine russe revenait en Méditerranée de manière significative.

Militairement et donc diplomatiquement, la Russie était victorieusement de retour et démontrait de nouveau sa puissance et son intelligence de situation.

Enfin, la déconfiture absolue de l’évacuation de Kaboul par les Américains le 15 août 2021, avec l’abandon en rase campagne de l’armée afghane, d’un matériel énorme, de son gouvernement « démocratiquement élu » et de ses alliés otaniens ou non, finirent de convaincre Poutine que la puissance américaine n’était plus qu’une apparence et que leurs dirigeants étaient dénués du nerf de toute action : le courage, la détermination dans la vision de long terme et l’absence de crainte des pertes humaines.

*La guerre en Ukraine*

Au petit matin du 24 février 2022, le président russe passa outre les avertissements et les menaces de sanctions. Il savait qu’aucun soldat occidental ne viendrait verser son sang pour défendre Marioupol ou même Kiev et ne s’était pas laissé impressionner par les légitimes tentatives d’apaisement prodiguées par le président Macron qu’il humilia au travers d’un protocole digne de la Chine impériale du XVIIe siècle.

Après un discours d’une rare clarté il engagea ses forces sur trois directions stratégiques et avec trois buts concomitants, le centre de gravité du conflit se trouvant à Kiev.

Ses objectifs semblent les suivants :

– Détruire l’appareil militaire ukrainien en vue de « finlandiser » ultérieurement ce pays puisque l’OTAN et les Chancelleries occidentales refusent depuis des années de s’engager à ce que l’Ukraine ne rejoigne pas l’alliance.

– Soutenir les républiques séparatistes du Donbass, dont il a reconnu l’indépendance et qui l’ont « appelé à l’aide », légitimant ainsi en droit international cette intervention, selon une conception cette fois plus solide que la « jurisprudence Kosovo » appliquée jusqu’alors dans le Caucase et en Crimée.

– Enfin et surtout, défaire le pouvoir politique de M. Zelenski, dont il considère qu’il est issu des suites du « coup de force de Maïdan » de 2013, plus ou moins organisé par les services occidentaux.

Il promet également une « dénazification » de l’appareil politique ukrainien, s’appuyant sur le fait que certains des partisans de M. Zelenski appartiendraient à des groupes se réclamant de « l’extrême droite à sympathies nazies » (il y a là une contradiction quand on sait que M. Zelenski est lui-même juif). Ce dernier but sous-entendrait le projet d’une longue occupation du pays et d’une épuration de ses élites.

*L’avenir ?*

Comme le disait un auteur non dénué d’humour, « il est difficile de prévoir l’avenir, surtout quand il s’agit du futur ». Néanmoins on peut s’y risquer.

Nul doute que l’armée russe vaincra la résistance des forces militaires ukrainiennes car le déséquilibre est trop grand entre elles.

Il est encore trop tôt pour être certain que les buts politiques de Poutine seront atteints et qu’il réussira à installer un pouvoir à sa main en Ukraine, dont les sentiments antirusses ont explosé dans toute la partie du pays située à l’ouest du Dniepr.

Enfin il est probable que les « républiques populaires du Donbass » seront durablement détachées de l’Ukraine ne serait-ce que par le poids des Russophones en leur sein.

Quant à savoir si Poutine, qui pourrait bien avoir été saisi de paranoïa suite à ses succès et à la restauration de la puissance russe en vingt ans, n’a pas commis une erreur terrible et mal calculé les conséquences à long terme de cet énorme coup de force en plein continent européen, c’est une autre histoire.

Je pensais quant à moi qu’une invasion violant si outrageusement le droit international et les principes westphaliens et issus des traités post 1945 (que l’affaire du Kosovo violait tous également !) n’aurait pas lieu et qu’il se contenterait d’un appui militaire officiel aux provinces du Donbass en application du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ». Le coup de semonce me semblait suffisant pour réveiller nos chancelleries qui avaient oublié le tragique de l’histoire et la vertu de la force.

Ce n’est pas le cas et l’on est passé de la semonce au tir direct.

Poutine, homme d’État sans équivalent sur le continent depuis De Gaulle ou Thatcher, sera-t-il un nouveau tyran qu’il faudra un jour abattre au prix d’immenses souffrances, tel un Hitler, ou bien reprendra-t-il ses esprits ?

Ou bien encore, ayant gagné sur tous les plans, la sagesse le saisira-t-elle et se contentera-t-il d’assister aux renoncements d’une Europe désarmée, repentante, envahie de peuples allogènes qui la haïssent, qui se meurt de dénatalité et de consumérisme sans espoir ?

L’avenir le dira. Il a rarement été aussi incertain et peut se révéler très dangereux, voire mortel, si quelque affreux dérapage comme l’histoire en a connus se terminait en échange nucléaire.

Participez à la chaîne de messes pour la France

 

La Fraternité Saint-Pierre lance une grande chaîne de messes pour la France :

À quelques semaines des échéances électorales, il convient de recentrer le débat et ne pas oublier l’essentiel.

Car la défense des valeurs de l’Évangile doit rester une priorité dans le débat public : la question politique ne peut s’affranchir du respect des valeurs humaines, morales et sociales qui doivent gouverner notre société.

Par ailleurs il faut se souvenir des grands Saints qui ont fait la France afin qu’elle reste fidèle aux promesses de son baptême.

Pour cela, et en se souvenant que « toutes les bonnes œuvres réunies n’équivalent pas à la sainte messe car elles sont les œuvres des hommes, et que la messe est l’œuvre de Dieu », la Fraternité Saint-Pierre lance une grande chaîne de messes pour la France.

Afin de confier notre pays à Dieu, en présentant la prière la plus parfaite, afin d’obtenir les grâces dont notre pays a besoin,

Associez-vous à la chaîne de messes pour la France !

Offrir une messe pour la France.

Les valeurs qui nous distinguent de Poutine…

Selon le chef du MI6  (Secret Intelligence Service) :

Avec la tragédie et la destruction qui se déroulent de manière si pénible en Ukraine, nous devons nous souvenir des valeurs et des libertés durement acquises qui nous distinguent de Poutine, rien de plus que les droits LGBT+. Reprenons donc notre série de tweets pour marquer #LGBTHM2022. “J’ai dû déménager pour le boulot quand j’ai rejoint le #MI6, donc j’ai été soulagé d’apprendre qu’il y avait un groupe du réseau LGBT+. Grâce au groupe, je me suis fait de très bons amis au bureau, et c’est rassurant de savoir qu’il est là pour me soutenir si j’en ai besoin.

Le pèlerinage de Chartres aura bien lieu à la Pentecôte

Message de Jean de Tauriers, président de l’association Notre-Dame de Chrétienté :

Les pèlerins pourront s’inscrire à partir des Rameaux.

Ceux qui souhaitent faire le pèlerinage dans les équipes soutiens peuvent écrire dès maintenant à [email protected] pour s’inscrire dans les équipes logistique, service d’ordre, clergé-cérémonies ou santé, nécessaires à la réussite de ce 40e pèlerinage de Pentecôte.

Appel du Saint-Synode de l’Église orthodoxe ukrainienne du 28 février

Lu ici :

Bien-aimés en Christ, Évêques, Pères, Frères et Sœurs !

Cher peuple Ukrainien !

C’est avec chagrin et douleur que nous voyons la guerre arrivée sur notre sol ukrainien natal. De dures épreuves nous ont tous frappés. Les combats entre les troupes de la Fédération de Russie et les Forces armées ukrainiennes se poursuivent presque dans toute l’Ukraine, des soldats et des civils meurent, le nombre de réfugiés s’accroît. Placer les armes nucléaires en un état d’alerte élevé remet en question le futur de l’humanité. Dans une situation aussi difficile, nous vous appelons tous à être courageux, à prier et à s’unir pour la défense de notre Patrie.

En nous adressant aujourd’hui à tous , nous voulons témoigner que nous vous respectons et prions pour vous car en risquant votre vie vous témoignez de la façon dont vous pouvez accomplir les paroles de notre Seigneur Jésus-Christ : Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis (Jean 15:13).

Pour notre part, nous confirmons une fois de plus que l’Église orthodoxe d’Ukraine a toujours soutenu et continue de soutenir la souveraineté de l’État et l’intégrité territoriale du pays. Nous partageons pleinement la douleur et la souffrance de notre peuple. En ces jours difficiles des prières intenses s’élèvent dans toutes les églises et monastères de notre Église pour la fin de la guerre et le rétablissement de la paix en Ukraine.

Avec la bénédiction de Sa Béatitude le Métropolite Onuphre les diocèses et les monastères apportent toute l’ assistance possible aux réfugiés et à tous ceux qui ont souffert des hostilités. Nos temples sont ouverts 24 heures sur 24 pour ceux qui ont besoin d’être protégés des bombardements. L’Église orthodoxe d’Ukraine suit sa mission : aider constamment tous ceux qui en ont besoin.

Conscients de notre responsabilité spirituelle, nous nous tournons aujourd’hui vers Sa Sainteté le Patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie. Votre Sainteté! Nous vous demandons d’intensifier votre prière pour le peuple ukrainien qui souffre depuis longtemps, de vous prononcer sur la cessation des effusions de sang fratricides sur le sol ukrainien et d’appeler les dirigeants de la Fédération de Russie à arrêter immédiatement les hostilités qui menacent déjà de se transformer en guerre mondiale.

Nous lançons également un appel au président ukrainien Volodymyr Zelensky et au président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine. Au nom de plusieurs millions de fidèles de l’Église orthodoxe d’Ukraine nous vous demandons de faire tout votre possible pour mettre fin à l’affrontement armé entre nos deux peuples frères et lancer un processus de négociations. Cette terrible guerre a déjà porté un coup dur aux relations entre les peuples ukrainien et russe. Si l’effusion de sang n’est pas arrêtée, le gouffre entre nos peuples pourrait subsister à jamais.

Peuple ukrainien, frères et sœurs ! Nous espérons que le bon sens prévaudra et que cette guerre se terminera bientôt. Nous demandons à chacun de vous de maintenir la paix et de ne pas céder aux provocations. Aidez-vous les uns les autres, prenez soin les uns des autres. Il est également important de ne pas attiser l’hostilité. Ce n’est que dans l’unité que réside notre force. Nous prions le Seigneur d’éclairer les dirigeants avec la lumière de Sa grâce. Nous croyons que le Seigneur entendra notre prière et nous pardonnera nos péchés.

Et dans un avenir proche, la paix de Dieu régnera à nouveau sur notre terre ukrainienne bénie !

De la guerre juste

L’opération militaire russe en Ukraine nécessite d’évoquer le fameux concept de guerre juste.

Il n’est nullement question ici de débattre du bien-fondé de l’offensive russe, de l’origine du conflit, de la motivation de tel ou tel pays, des provocations internationales, etc… Il s’agit seulement de passer cette actualité brute (la Russie attaque l’Ukraine) au crible de la notion de guerre juste inscrite dans la doctrine de l’Eglise et dont voici les quatre conditions nécessaires :

    1. Que le dommage infligé par l’agresseur à la nation ou à la communauté des nations soit durable, grave et certain.
    2. Que tous les autres moyens d’y mettre fin se soient révélés impraticables ou inefficaces.
    3. Que soient réunies les conditions sérieuses de succès.
    4. Que l’emploi des armes n’entraîne pas des maux et des désordres plus graves que le mal à éliminer. Ce principe de proportionnalité ne paraît pas être respecté par la Russie. Poutine semble appliquer la maxime du communiste stalinien Vaillant-Couturier : “Pour un œil, les deux yeux, pour une dent, toute la gueule“. Le principe de proportionnalité ne se limite pas seulement à la seule proportion entre l’agression et la réplique, mais surtout sur la proportion entre le mal causé par la guerre et le bien qui peut raisonnablement en être attendu.

Un festival d’intox

Les fausses nouvelles volent en escadrille sur les réseaux concernant la guerre en Ukraine et certains “gros” médias les rediffusent parfois sans aucun recul. Sans parler des faits que les médias n’évoquent jamais, comme les violences dans la région du Donbass depuis au moins 8 ans (votre blog en a parlé ici, et encore ici et ). En voici quelques pépites :

 

France Info évoque l’utilisation de vieilles images de parades et d’exercices militaires russes, de jeux vidéos, de photos de Crimée (2014), d’explosion en Chine datant de 2015,

Romain Bressonnet : “On a laissé faire le régime de Kiev et on va le payer très cher”

Le conflit russo-ukrainien commenté par Romain Bessonnet, secrétaire général du Cercle Aristote et auteur de « Poutine par lui-même » :

Pour mémoire cet article du 19 février dernier, quelques jours avant l’offensive russe :

Depuis qu’il écrit en cyrillique, M.Macron n’a plus besoin du masque

Le compte Twitter de M.Macron, ce 28 février 2022. Il est passé à un deuxième terrain d’exercice de son goût pour la gesticulation.

La diplomatie par tweet. Traduction :

Hier soir, j’ai demandé à Alexandre Loukachenko d’assurer le retrait des troupes russes du territoire de son pays. La fraternité entre les peuples biélorusse et ukrainien devrait pousser la Biélorussie à refuser de devenir un vassal et un véritable complice de la Russie dans la guerre contre l’Ukraine.

La Pologne est une fois de plus dans le collimateur de l’Union Européenne pour ses politiques pro-vie

Le Forum Parlementaire Européen pour les Droits Sexuels et Reproductifs (EPF), qui regroupe une douzaine de pays membres du Parlement Européen, a publié ces dernières semaines le premier rapport sur le respect des droits reproductifs en Europe. Les paramètres de recherche comprennent l’accès aux fournitures contraceptives, aux conseils connexes et aux informations des gouvernements nationaux.

Dans le classement de l’accès aux services de contraception, la Pologne arrive en dernière position, avec une couverture de 33,5%. En premier lieu, les pays d’Europe occidentale se confirment, enregistrant un écart de plus en plus fort avec l’ancienne zone communiste.

Saluant les conclusions du rapport, le secrétaire de l’EPF, Neil Datta, avance la théorie selon laquelle une plus grande utilisation de la contraception entraînerait moins de grossesses non désirées, et donc moins d’avortements, ce qui est une intox désormais connue, puisque la France, qui a une très large couverture contraceptive bat les records de taux d’avortements.

L’année dernière, le record d’utilisation de la contraception était détenu par la Belgique, qui conserve cette année la tête du classement, à égalité (91,1%) avec la France et le Royaume-Uni. Viennent ensuite le Luxembourg (85,2%), la Suède (82,9%), l’Estonie (81,6%), les Pays-Bas (81,1%) et l’Allemagne (75,1%). Parmi les pays qui mettent largement en œuvre ces services figure la France, où les femmes de moins de 25 ans bénéficient du remboursement intégral des contraceptifs.

Parmi les autres pays qui progressent rapidement sur la voie du contrôle des naissances, citons la Lituanie, qui met à la disposition des jeunes femmes une forme de contraception réversible à action prolongée, tandis qu’au Royaume-Uni, les pilules contraceptives ont été reclassées pour les rendre plus accessibles.

Inévitablement, la tirade de Neil Datta vise une série de pays d’Europe de l’Est qui “ont mal fait” et “continuent de mal faire” : il s’agit de la Slovaquie (49,7%), de la Grèce (49%), de la Croatie (44,3%), de la Hongrie (44,9%) et, bien sûr, de la Pologne. Ce dernier, en plus de confirmer sa position en bas de la liste, aurait des chiffres encore plus bas que l’année dernière.

Pourtant, malgré la tendance galopante de la contraception en Europe occidentale, certains craignent que “ce qui se passe en Pologne pourrait se produire ailleurs.” C’est ce qu’affirme l’eurodéputé française Irène Tolleret :

“Ces choses arrivent à cause de politiciens populistes qui ont décidé de se maintenir au pouvoir en s’attaquant aux LGBT+ mais aussi aux droits des femmes, et en particulier aux droits sexuels et reproductifs.”

Il y a même ceux, comme Ilona Kikbusch, fondatrice du Global Health Center, qui craignent “des répercussions sur la santé des femmes” et une diminution de leurs droits, en raison de politiques perçues comme “autoritaires et religieuses”.

La Pologne est en fait le pays européen où les services de contraception sont les moins répandus et où, par exemple, la pilule du lendemain n’est disponible que sur prescription médicale. Le score de 33,5 % montre une baisse de 1,6 point par rapport à l’enquête précédente. Cette situation contraste avec la quasi-totalité du reste de l’Europe et s’accompagne de l’introduction d’une interdiction de l’avortement pour cause de malformation de l’enfant à naître : ce dernier type d’avortement couvrait auparavant 90% de tous les avortements légaux en Pologne.

Rappelons que, entre autres, le gouvernement polonais, dès son arrivée au pouvoir en 2015, a réduit le financement public de l’insémination artificielle, promouvant plus tard, une loi scolaire qui évince l’éducation sexuelle, ainsi que les organisations idéologiques qui la promeuvent.

Le rôle joué par Malte dans le rapport se distingue pour différentes raisons. En fait, le petit archipel méditerranéen se classe dans la moyenne en ce qui concerne l’utilisation de la contraception (65,4 %). L’avortement reste toutefois illégal et cette condition a fait l’objet de pressions de la part du commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Dunja Mijatović, tandis que l’ONG “Abortion Support Network” affirme avoir aidé 269 femmes maltaises à rassembler des informations pour avorter à l’étranger.

L’impensable devient de nouveau probable : le retour d’un conflit de haute intensité

Il y a quelques jours, j’ai évoqué un rapport parlementaire sur la possibilité du retour d’un conflit de haute intensité, auquel la France doit se préparer. C’était avant l’offensive russe en Ukraine. Depuis, de nombreuses réflexions sur le net concernent le fait qu’un conflit de haute intensité n’est plus impensable.

Les « précédents » étaient sans commune mesure. L’invasion de la Géorgie par la Russie en 2008 avait mobilisé environ 15 000 militaires russes. Le conflit en cours a fait un saut de magnitude : il est dix fois plus important dans son ampleur et son intensité. L’Ukraine est un pays de 44 millions d’habitants, d’une superficie plus grande que la France. Les effectifs cumulés mobilisés par les deux parties dépassent les 500 000 hommes et les pertes des premiers jours semblent très importantes, plusieurs milliers de tués et blessés et des centaines de véhicules détruits en 24 heures. Des chiffres inédits en Europe depuis 1945.

Cela signifie que pour les observateurs et les analystes, ce genre de scénario n’est plus « extrême improbable » sur la grille d’analyse. Je le confesse bien volontiers, c’était mon cas. J’écrivais précédemment sur ce même site que le cas le plus probable était la prise d’une nouvelle « tranche de salami » par Vladimir Poutine. En clair, une attaque localisée pour prendre un nouveau gage territorial tout en accroissant la pression sur l’OTAN. La décision du président russe « renverse la table ».

L’impensable devient donc de nouveau probable : attaquer un autre État européen, de manière massive, avec tout le spectre des moyens conventionnels et en agitant ouvertement la menace nucléaire. Pour les pays européens non membres de l’OTAN et qui sont situés dans l’étranger proche de la Russie, notamment la Suède et la Finlande, c’est un revirement de l’histoire assez rude. […]

C’est une leçon importante pour les Occidentaux, qui commence à être comprise depuis quelques années : au-delà de la course à la technologie, il faut réapprendre la rusticité, augmenter les effectifs et les volumes disponibles, de matériels comme de munitions, d’active comme de réserve. L’époque où l’arme principale de nos navires était leur drapeau est révolue. L’époque où nous pouvions nous contenter d’une force professionnelle, légère et projetable est terminée. De manière simplifiée et toutes choses étant égales par ailleurs, il faut sortir du format d’armée actuel proche « du Second Empire » pour revenir à celui « de la IIIe république » avant qu’il ne soit trop tard. […]

L’Ukraine doit être le réveil des consciences de l’Europe : notre liberté et notre prospérité sont consubstantielles d’un ordre international qui aujourd’hui s’érode sous nos yeux. Les imprécations et les directives européennes ne suffiront pas à le sauver. Il faut bien entendu tenter de préserver ce qui peut l’être, mais avec lucidité. Sur le temps long, la France a grosso-modo, toujours dépensé autour de 3 % de sa richesse pour assurer sa défense. Nous sommes aujourd’hui à peine à 2 %. L’horizon de « l’assurance vie de la Nation sur elle-même » est là : dans un effort accru de défense et d’adaptation de notre société, de transformation de notre mode de vie, un effort de sobriété et de cohésion sociale. Pas dans la recherche de « licornes 2.0 ».

Démission de Laurent Bigorgne, directeur de l’Institut Montaigne, très proche de Macron

Economiste en vue de 47 ans, M. Bigorgne faisait partie d’un comité de 34 hauts fonctionnaires, personnalités politiques et du monde économique désignés à la fin de 2017 par le premier ministre Edouard Philippe, pour dessiner la réforme de l’administration.

Laurent Bigorgne, qui dirige l’Institut Montaigne, a remis, dimanche 27 février, sa démission. Il est soupçonné d’avoir drogué à son insu une collaboratrice lors d’une soirée. Selon une expertise toxicologique de la plaignante, elle était alors positive à la MDMA, une drogue de synthèse de la famille des amphétamines aussi appelée « ecstasy ». La MDMA est consommée pour la sensation d’énergie et d’euphorie qu’elle procure et pour son effet désinhibiteur. Elle provoque notamment l’augmentation du rythme cardiaque, des palpitations, des bouffées de chaleur et abaisse la vigilance. Selon la plaignante, M. Bigorgne aurait pris de la cocaïne.

Il est proche d’Emmanuel Macron, un « ami de longue date ». Sa compagne, Véronique Bolhuis, figure initialement dans les mentions légales du site en-marche.fr. Il le soutient lors de l’élection présidentielle de 2017, et apparaît dans les courriels piratés de son équipe de campagne dans l’entre-deux-tours. Une fois élu, il est cité par certains observateurs comme potentiel ministre, sans toutefois être nommé au gouvernement. Il a participé à la réunion du groupe Bilderberg de 2015.

Journée de prière pour la paix en Ukraine

À l’issue de l’audience générale de mercredi 23 février, le pape a lancé un appel pour la paix en Ukraine, invitant à jeûner et à prier pour la paix mercredi 2 mars :

Mon cœur se serre énormément face à l’aggravation de la situation en Ukraine. Malgré les efforts diplomatiques des dernières semaines, des scénarios de plus en plus alarmants s’ouvrent. Comme moi, beaucoup de gens partout dans le monde ressentent de l’angoisse et de l’inquiétude. Une fois de plus la paix de tous est menacée par des intérêts partisans. Je voudrais lancer un appel aux responsables politiques pour qu’ils examinent sérieusement leur conscience devant Dieu, qui est le Dieu de la paix et non de la guerre ; qui est le Père de tous, pas seulement de quelques-uns, qui veut que nous soyons frères et non ennemis. Je prie pour que toutes les parties concernées s’abstiennent de toute action qui causerait encore plus de souffrances aux peuples, déstabiliserait la coexistence entre les nations et jetterait le discrédit sur le droit international.

Et maintenant, je voudrais lancer un appel à tous, croyants et non-croyants. Jésus nous a enseigné que l’absurdité diabolique de la violence est répondue par les armes de Dieu, par la prière et le jeûne. J’invite chacun à faire du 2 mars prochain, Mercredi des Cendres, un Jour de Jeûne pour la Paix. J’encourage particulièrement les croyants à se consacrer intensément à la prière et au jeûne ce jour-là. Que la Reine de la Paix préserve le monde de la folie de la guerre.

Renaud Muselier officialise son soutien à Macron

Pauvre Eric Ciotti qui a appelé à voter pour Renaud Muselier contre Thierry Mariani lors des régionales en PACA :

Renaud Muselier soutiendra le candidat potentiel de la République en Marche. Dans une interview accordée au Journal du Dimanche, Renaud Muselier estime que la candidature de Valérie Pécresse va entériner la mort des Républicains, parti (LR) qu’il avait quitté en novembre dernier (…)

Pour l’élu marseillais Renaud Muselier, la réponse est toute trouvée. Aucun candidat n’est “au niveau pour ces élections”. C’est pourquoi il affirme soutenir et voter “pour Emmanuel Macron, après mûre réflexion et sans aucune hésitation” estimant que “son expérience est un atout”.[source]

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