Valérie Pécresse : 1ère victime collatérale du conflit ukrainien ?
La dégringolade dans les sondages l’emmène même derrière Jean-Luc Mélenchon. Les électeurs macron-compatibles de LR préfèrent visiblement Emmanuel Macron qui gagne en stature dans cette crise ukrainienne. Que pourrait proposer Valérie Pécresse ? Rien d’autre que ce que Macron propose :


La chute est brutale et la remontée risque d’être impossible. Battue largement au 2ème tour, le vote soi-disant utile pour battre Macron n’a plus aucun sens. Valérie Pécresse n’y croit plus elle-même. Cette vidéo la montre auprès d’un agriculteur qui a bien du mal à l’intéresser et elle ne fait même plus semblant :
Valérie #Pécresse (candidate LR à l’élection présidentielle) visite les extérieurs du Gaec Noury à Ryes (Calvados) pic.twitter.com/gjqq10z5Co
— Ouest-France 14 (@OuestFrance14) February 26, 2022
Et sur cette vidéo, elle semble éteinte en attendant qu’Eric Zemmour ait fini de s’exprimer. A-t-elle compris que c’est lui qui sera au 2ème tour ?
😂 Quand tu veux être présidente de la République mais que tout le monde s’en moque. #PecresseDetresse pic.twitter.com/LQNuG7fiLv
— Damien Rieu (@DamienRieu) February 28, 2022
Un document de 1991 prouverait que l’OTAN ne devait pas s’élargir vers l’est
L’hebdomadaire allemand Der Spiegel vient de publier des éléments concernant un document datant de 1991 tendant à prouver que les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne et la France s’étaient engagés vis-à-vis de la Russie à ne pas élargir l’OTAN vers les pays de l’Est :
Le magazine allemand confirme, en effet, les accusations de la Russie concernant l’élargissement de l’OTAN vers l’est en violation d’un accord datant d’après la chute du mur de Berlin. Un document écrit, prouvant un accord sur le non-élargissement de l’OTAN vers l’est, a été trouvé dans les archives britanniques (…)
Un document découvert dans les archives confirme la version du Kremlin selon laquelle l’OTAN ne devait pas s’élargir vers l’est après avoir obtenu l’accord de Moscou sur l’unification de l’Allemagne. La découverte de ce document écrit tombe alors que le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a soutenu et continue d’affirmer que personne n’a fait de telles promesses à l’Union soviétique. Le document écrit, selon Der Spiegel, a été découvert dans les archives nationales britanniques par le politologue américain Joshua Shifrinson, professeur à l’université de Boston. Auparavant, le document était classé «secret», mais il a ensuite été déclassifié.
«L’OTAN ne devrait pas non plus s’étendre formellement ou informellement vers l’Est». Il est question du procès-verbal de la réunion des directeurs politiques des ministères des Affaires étrangères américain, britannique, français et allemand, tenue à Bonn le 6 mars 1991, où ils ont discuté de la sécurité en Europe centrale et orientale. A ce moment-là, l’organisation du pacte de Varsovie était en train de disparaître et les politiciens des pays du bloc soviétique signalaient aux pays occidentaux leur désir de rejoindre l’OTAN.
Cependant, comme le note Der Spiegel, il ressort clairement du document que les Britanniques, les Américains, les Allemands et les Français ont convenu que l’adhésion à l’OTAN de candidats d’Europe de l’Est est inacceptable. Selon la note, le directeur politique du ministère allemand des Affaires étrangères, «Jürgen Chrobog a déclaré que nous avions besoin de nouvelles idées sur la manière d’assurer la sécurité de l’Europe centrale et orientale des pays. Nous avions clairement indiqué lors des négociations 2 plus 4 que nous ne prolongerions pas l’OTAN au-delà de l’Elbe (sic). Nous ne pouvions donc pas proposer l’adhésion à l’OTAN, à la Pologne et aux autres». Les participants à la réunion ont décidé de renforcer la stabilité et la sécurité de l’Europe centrale et orientale par des accords bilatéraux avec les pays de la région et dans le cadre de la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE).
Le document trouvé dans les archives confirme la position russe. Le président russe, Vladimir Poutine, a souligné à plusieurs reprises que pendant des négociations sur l’unification de l’Allemagne, l’Union soviétique s’est vu promettre que l’OTAN ne s’élargirait pas. Il l’a notamment dit lors d’une conférence de presse en décembre 2021 : « Pas un pouce vers l’est, nous disait-on dans les années 90. Et alors ? Ils ont triché. Ils ont simplement trompé de manière flagrante : cinq vagues d’expansion de l’OTAN, et maintenant, s’il vous plaît, en Roumanie, des systèmes correspondants apparaissent maintenant en Pologne ».
Selon le président russe, la Russie s’est opposée à plusieurs reprises à l’expansion de l’OTAN vers l’est, se référant aux promesses correspondantes des pays occidentaux. Durant ses déclarations lors de sa traditionnelle grande conférence de presse en décembre 2021, il a déclaré: «Et ils nous disent : «Où est-ce écrit ?» ; «Sur un bout de papier ?» ; «Il n’existe pas ?» ; «Eh bien, c’est tout !» ; «Tu t’en vas !» ; «On s’en moquait de tes soucis». «Et ainsi d’année en année. Chaque fois que nous avons essayé d’empêcher quelque chose, exprimé des inquiétudes», [Ils nous ont dit] «Non – vous partez avec vos préoccupations, nous ferons ce que nous pensons nécessaire».
Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a, donc, encore menti sur le fait que l’Alliance de l’Atlantique Nord «n’a jamais promis de ne pas s’étendre [à l’est]». Dans un entretien avec Der Spiegel, qui porte le titre «La Russie est l’agresseur», en date de janvier 2022 Jens Stoltenberg avait encore déclaré que les affirmations russes auraient été fausses: «Ce n’est tout simplement pas vrai, aucune promesse de ce genre n’a jamais été faite, il n’y a jamais eu un tel accord en coulisses. C’est tout simplement faux».
Les affirmations de Jens Stoltenberg à la lumière de la découverte du document dans les archives britanniques prouvent qu’il ment. Cela est un comportement grave car aujourd’hui les Etats-Unis colportent à travers le monde par l’intermédiaire de leurs médias que la Russie est l’agresseur alors que c’est l’inverse, comme le prouve le document historique découvert dans les archives britanniques.
Le document publié par Der Spiegel permet d’affirmer qu’ il est temps de remettre ces menteurs qui agissent au sein de l’OTAN et de la politique occidentale à leur place et de rétablir rapidement la justice historique afin de protéger la paix rapidement.

La Commission européenne profite de la crise ukrainienne pour faire reculer la démocratie
Profitant de la crise ukrainienne, Ursula Von der Leyen a fait deux annonces qui sont de véritables scandales qui devraient faire réagir les dirigeants des pays de l’Union européenne. Cette femme n’a aucune légitimité démocratique car non élue.
Tout d’abord, Ursula Von der Leyen a décrété toute seule que l’Ukraine devait entre dans l’Union européenne, ce qui est contraire à tous les principes démocratiques. Depuis quand, une personne seule et non élue, peut décider de qui entre ou pas dans l’Union européenne ?
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré, dimanche 27 février, durant un entretien pour Euronews, souhaiter que l’Ukraine rejoigne l’Union européenne. «Ils sont des nôtres», a-t-elle assuré.
Ensuite, cette même Ursula Von der Leyen a décidé de censurer deux médias, certes de sensibilité russe, RT Russia et Sputnik, mais libres et participant à la pluralité des opinions, caractéristique des démocraties. Elle fait ce que l’occident reproche à Poutine :
Par la voix de la présidente de la Commission Ursula van der Leyen, l’Union européenne a annoncé le 27 février son intention de censurer les médias publics russes RT et Sputnik sur son territoire. Au-delà des légitimes questions légales que posent cette annonce – sur quelle base juridique repose cette mesure et de quel pouvoir dispose l’UE pour l’imposer aux Etats membres ? (…)
Prendre une décision qui contrevient aux principes fondateurs sur lesquelles s’est bâtie l’Union européenne – précisément à l’article 11 de la Charte des droits fondamentaux de l’UE qui garantit la liberté «de communiquer des informations ou des idées sans qu’il puisse y avoir ingérence d’autorités publiques» et le respect du pluralisme des médias –, mériterait donc un peu plus qu’une accusation lancée en l’air. Sans quoi le renoncement à ces principes serait assumé, et il deviendrait pour le moins difficile pour l’UE de se présenter comme un parangon de démocratie.
A un moment majeur de l’histoire de l’Europe et du monde, dont les conséquences représentent un séisme géopolitique, censurer des médias sous un prétexte fallacieux pose question.
Dans le cas du conflit en Ukraine, il n’est nul besoin de partager le point de vue russe sur la situation pour prendre conscience de l’indispensable nécessité de l’entendre — tout comme il importe de pouvoir consulter le point de vue de l’Ukraine et de ses alliés. Et pour cause, ne pas avoir accès aux éléments permettant d’analyser les causes de cette crise, c’est se priver de toute chance d’arriver un jour à la paix. Or quels médias évoquent régulièrement dans leur analyse le coup d’Etat de 2014, appuyé par les nationalistes ukrainiens dont des groupes ouvertement nazis ? Quels médias évoquent les bombardements qui durent depuis 8 ans dans le Donbass, cette région à majorité russophone, qui constituent selon Moscou des «crimes de guerre» ? Quels médias prennent le temps d’évoquer l’ultime tentative de négociation de Moscou fin décembre, demandant la neutralité de l’Ukraine, et comme cela avait été le cas pour Cuba en 1962, le non-déploiement de missiles sur des bases de l’OTAN, à proximité des frontières russes ? Comme toute histoire, la crise ukrainienne a deux facettes. Et de l’incident du golfe de Tonkin aux «armes de destructions massives» en Irak, l’histoire récente n’a de cesse de rappeler l’importance de la pluralité de l’information. A la lumière de ces exemples, une question s’impose : priver les citoyens européens de cette pluralité présage-t-il quoi que ce soit de bon ?
RT France est, par exemple, un des rares médias à avoir rétabli la vérité sur la fable de l’Île des Serpents…
Ukraine : premiers pourparlers de paix, l’armée russe continue d’avancer à l’est
De Nicolas Hellemme :
Ce 27 février 2022 à midi, l’armée russe continuait son offensive à travers l’Ukaine en prenant Kherson et Kakhovka. Toujours au sud, l’armée russe était à 50 km au sud de Zaporojie, et avait coupé la route Zaporojie-Donetsk
Au nord-est l’armée russe avait coupé les routes Kharkov-Slaviansk et Kharkov-Izioum, voies de retraite des forces ukrainiennes actuellement face au Donbass, était entrée dans Kharkov.
Dans le Donbass, l’armée de la République de Lougansk (LNR) n’était plus qu’à 6 km de Lisitchansk (axe nord-est) et des combats avaient lieu à Volnovakha et Marioupol sur le front de la République de Donetsk
Des unités ukrainiennes entières, pourvues de moyens lourds, commençaient à se rendre dans leur ensemble. Selon l’état-major ukrainien, l’armée ukrainienne a perdu 80% de ses moyens lourds au sud et à l’est du pays, face au Donbass et à la Crimée, où ils étaient concentrés.
Dans la soirée, un nombre croissant de pays européens ont annoncé qu’ils aideraient l’Ukraine en armes et en munitions – mais des quantités très limitées. Ainsi l’Ukraine va recevoir cinq avions de chasse, et quelques milliers de fusils en provenance de chaque pays européen, qui dépouillent les stocks de leurs armées respectives. La France a prévu d’envoyer des fusils de précision et du carburant – nombre d’unités ukrainiennes arrivent à court, après que les raffineries se soient arrêtées et que les dépôts pétroliers aient été bombardés.
Dans la matinée du 28 février, alors que des pourparlers de paix ont commencé entre l’Ukraine et la Russie, les armées russes ont poursuivi leur avance, notamment au sud-ouest de Kharkov en direction du Donbass (Izioum, Lozovaya, Balakleia), à l’est de Kiev où elles ont coupé la route Kiev – Tchernigov et entre Berdiansk, pris la veille par l’armée russe, et Marioupol, presque encerclé par les armées du Donbass et russe.
Le front ukrainien face au Donbass est en voie de dislocation, avec la liberation du nord rural de l’ancienne région de Lougansk par la LNR (République de Lougansk), de premiers combats face à Lisitchansk et Kramatosk au nord-est et l’encerclement des troupes ukrainiennes à Volnovakha et Marioupol.
Dans un certain nombre de grandes villes ukrainiennes, dont Kiev, Kharkov, Zhitomir, Rovno, Krivoj Rog, Vinnitsa et d’autres, les pillages et les exécutions sommaires de civils continuent après la distribution de dizaines de milliers de fusils d’assaut, de roquettes anti-char et de millions de munitions aux civils.
Le 27 février au soir, la Russie a indiqué avoir détruit 1067 sites militaires ukrainiens, 254 chars, 31 avions de chasse au sol, 149 canons et lance-roquettes multiples. Le 28 février dans la matinée la Russie a précisé que les forces ukrainiennes avaient 4500 « pertes irréparables » (morts, blessés graves, disparus).
Les ukrainiens de leur côté revendiquent 4300 morts russes – mais n’apportent la preuve que pour une cinquantaine, 27 avions de chasse – jusque là, les russes n’en ont perdu qu’un seul, sur erreur de pilotage, qui s’est éjecté en Russie, 26 hélicoptères – les preuves n’existent que pour deux, 146 chars, 49 canons, 706 VAB, 30 véhicules, 60 camions citernes et deux navires de guerre.
L’invasion de l’Ukraine commandée par le président russe sert-elle nos intérêts ?
Non, selon Yann Baly, porte-parole de Chrétienté-Solidarité :
Il est à craindre qu’elle va, au contraire, accélérer les phénomènes que nous combattons, voire rendre possible ce que nous pensions difficilement réalisable ou largement freiné ces derniers temps, à savoir :
- Unification de la diplomatie européenne et soumission de pays jusque-là réfractaires au nouvel ordre européen (Pologne, Hongrie …)
- Mise en place d’une défense unifiée de l’UE
- Résurrection et légitimation de l’OTAN, dont même Macron avait pu affirmer qu’elle était en état de « mort cérébrale »
- Et, phénomène aggravant pour la France : reconstitution de la puissance militaire allemande (Olaf Scholz annonce un effort financier de 100 milliards d’euros). Ce qui aura très rapidement comme conséquence de faire de l’Allemagne la première puissance militaire européenne, au détriment de la France qui n’aura pas les moyens de suivre, au vu de l’état catastrophique de ses finances publiques.
Et ne parlons pas de la puissance chinoise qui risque fort d’être la seule à profiter de cette crise.
Concernant l’Ukraine : comment condamner les tentatives d’asservissement par l’UE de pays comme la Pologne et la Hongrie après s’être opposé à l’invasion dévastatrice de l’Irak par les États-Unis et aujourd’hui applaudir des deux mains l’annexion par les armes de l’Ukraine par Poutine ? La menace de l’OTAN, les erreurs diplomatiques et les attitudes hostiles voire méprisantes des occidentaux à l’égard de la Russie n’ont été, pour ce dernier, que des prétextes bienvenus pour justifier une invasion de l’Ukraine, préparée de longue date afin de mettre la main sur le potentiel industriel et économique très important de ce pays, tout en permettant d’étendre les frontières d’un empire russe que Poutine, nostalgique de la puissance soviétique, veut faire renaître.
La France a-t-elle encore les moyens de répondre aux défis du monde qui vient ? Son salut ne viendra pas d’un quelconque homme fort étranger, qu’il soit russe ou américain. Le peuple français détient, seul, les clés de son avenir.
Avec ce quinquennat, on observe un glissement institutionnel, vers des privations de libertés individuelles et publiques
Le prince Jean d’Orléans a été interrogé dans Valeurs Actuelles. Extrait :
Avec le quinquennat, le modèle de la Ve République ne colle plus. Soit on revient au septennat pour avoir deux rythmes qui cohabitent et collaborent : le rythme long du président de la République qui gère les affaires importantes et qui donne les directions, s’occupe de la cohésion nationale. Et le gouvernement, avec un rythme différent, qui peut être d’un parti opposé et qui joue sa partition et gère le quotidien. Avec ce dernier quinquennat, on observe un glissement institutionnel, vers une vision égoïste des choses et des privations de libertés individuelles et publiques. Ce n’est pas un bon système. S’ajoute à cela l’élection qui favorise le clientélisme. Une fois élu, il faut une année pour se mettre en place, trois ans pour exercer et une année pour préparer les prochaines élections. Que peut faire un président de la République ? A côté de cela, il n’y a plus de contre-pouvoir. Les syndicats ont disparu, l’Eglise est empêtrée dans ses difficultés, les hautes chambres et les ministres sont pris dans des liens d’intérêts économiques et financiers. La chose publique n’intéresse les politiques que pour ce qu’elle peut leur apporter. Des groupes de pression se constituent et cannibalisent toute issue démocratique. L’Etat a besoin de retrouver une stature que lui donnait le septennat. Une autre solution serait un passage à la monarchie !
Sées : un médecin pro-vie ciblé
Ce médecin refuse de prescrire la pilule contraceptive, ce qui est son droit :
Agression contre un prêtre à Bordeaux
La cathophobie ambiante ne faiblit pas. A Montpellier, la paroisse Sainte-Bernadette a été la cible d’un tag malveillant dans la nuit de jeudi à vendredi : « l’église qui illumine c’est celle qui brûle ». Une plainte a été déposée. Ce n’est pas la première fois que la paroisse est prise pour cible, il y a à peine un mois la grotte dédiée à Notre Dame de Lourdes avait été profanée. L’autel avait été vandalisé.
Hier, c’est un prêtre a Bordeaux qui a été la cible d’insultes et de crachat :
Ce dimanche 27 février, à la sortie de la messe, devant l’église Saint Michel de Bordeaux, le prêtre s'est fait cracher dessus alors qu'il bénissait le parvis pic.twitter.com/VAsKFamDPg
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) February 27, 2022
Allongement du délai d’avortement : le triste bilan du quinquennat d’Emmanuel Macron
Communiqué des AFC :
Mercredi 23 février, l’Assemblée nationale a définitivement adopté la proposition de loi de Madame Albane Gaillot qui encourage et banalise le recours à l’avortement à travers diverses mesures :
- l’allongement des délais légaux d’accès à l’IVG de douze à quatorze semaines
- l’allongement des délais légaux d’IVG à domicile de 5 à 7 semaines de grossesse
- la pratique de l’IVG chirurgicale par les sage-femmes jusqu’à 10 semaines de grossesse
- la suppression du dernier délai de réflexion de 48 heures entre les deux consultations d’IVG pour les mineures.
Allonger à nouveau des délais, déjà prolongés de 15 jours en 2001, ne résoudra pas le drame que constitue cet acte. Une politique de prévention active et développée, fondée sur les facteurs de risque de recourir à l’avortement, aurait dû être mise en place pour répondre à ce qui constitue un véritable problème de santé publique.
L’acharnement du gouvernement et des députés de la majorité à faire passer ce texte la veille de la fin de la législature n’est que le triste, mais prévisible, point final d’un mandat marqué par des réformes qui ont sacrifié la prudence, le respect de la vie humaine et le souci des plus fragiles sur l’autel d’un soi-disant progressisme destructeur et aveugle.
À quelques jours des élections présidentielle et législatives, alors que la légalisation de l’euthanasie est proposée par plusieurs candidats, il revient aux Français attachés au respect de la vie de son commencement à sa fin naturelle, de voter en conscience.
La Commission européenne censure RT et Sputnik en Europe
Tout le monde ignorait que la Commission avait cette compétence et ce n’est pas rassurant qu’elle profite de cette crise pour étendre son champ d’actions.
Malgré les nombreux attentats islamistes en Europe, la chaine AL-Jazeera, sous le contrôle de l’Emir du Qatar, qui depuis des années relaie la propagande des Frères Musulmans, n’a jamais eu à subir de censure.
Comme l’écrit Sonia Mabrouk :
Le fait de fermer des chaînes de TV,des sites internet,des comptes Twitter sous influence russe permet-il de lutter efficacement contre la désinformation et la propagande ou nourrit-il, paradoxalement, davantage le complotisme en ne faisant pas le pari du discernement?
— Mabrouk Sonia (@SoMabrouk) February 27, 2022
Réaction de RT :
La décision de bannir notre chaîne, dans laquelle travaille 176 salariés, dont plus de 100 journalistes, est une violation de l'Etat de droit et va à l’encontre des principes mêmes de la liberté d'expression. Rien ne peut justifier cette censure.
— Xenia Fedorova (@xfedorova) February 27, 2022
Récompenser BAC Nord était impossible car il montre la vérité du lien entre immigration, violence et insécurité
Dans une tribune publiée dans Le Point, Pascal Praud dénonce l’absence de récompenses pour Bac Nord lors de la cérémonie des césars. Pour lui, ce n’est pas une surprise tellement le milieu cinématographique français est prévisible et politiquement correct :
Comme convenu, le film BAC Nord n’aura reçu aucun césar. Rien pour Cédric Jimenez qui a réalisé le film, rien pour Gilles Lellouche qui concourait dans la catégorie du meilleur acteur, rien pour François Civil nommé pour un second rôle. BAC Nord était sept fois nommé au commencement de la cérémonie. BAC Nord est reparti bredouille. Personne n’est surpris. Ce n’est pas un hasard.
À sa sortie en août dernier, le journal Libération, qui est le bulletin paroissial des gens de culture en France, avait parlé d’un film « démago et viriliste ». BAC Nord « n’est pas que fasciste. Tendance cinquante nuances de droite, il déplie l’éventail complet, en fidèle portrait de son pays : non pas de sa réalité, mais du discours qui le décrit partout où la police vous parle ».
La messe était dite. Libé donnait le la. Il n’était pas question de primer un film qui montre une réalité contraire à la doxa. La doxa exige un catéchisme : l’insécurité est une plaie, mais elle est une conséquence de la pauvreté ; l’immigration crée cette insécurité, mais les enfants des quartiers sont des victimes ; la créolisation des banlieues est une richesse ; les chaînes infos donnent une image déformée de la réalité, elles parlent des dealers, elles oublient l’énergie, la diversité, la jeunesse qui traversent la vie de ces quartiers. Voilà ce qu’il eut fallu dire aux votants de l’Académie pour qu’ils récompensent un film qui répondait à leurs critères idéologiques.
Je fais le pari que les gens du cinéma ont aimé BAC Nord. Je fais le pari qu’ils ne se sont pas ennuyés une seconde, qu’ils ont aimé cette histoire, qu’ils ont découvert Gilles Lellouche comme jamais ils ne l’avaient vu dans un autre film, qu’ils ont kiffé comme ils disent François Civil, Karim Leklou ou Kenza Fortas. Je fais le pari qu’ils ont aimé les scènes de poursuite, les scènes d’action et celles ébouriffantes d’opposition entre flics et voyous dans la cité. Mais récompenser BAC Nord était impossible à leurs yeux. BAC Nord est un documentaire. BAC Nord rapporte une vérité : le lien entre immigration et violence, le lien entre immigration et insécurité, le lien entre immigration et drogue. Ces liens-là qui sont une partie du film – mais pas tout le film ! –, ces liens-là ne sauraient être cautionnés par l’Académie.
Il existe un prêt-à-penser qui irrigue tous les arts en France. Malheur à ceux qui dévient de la ligne. Les iconoclastes rasent les murs ou vivent cachés.
Les gens de cinéma, mais aussi les écrivains, chanteurs, musiciens et plus généralement les artistes, ne brillent ni par leur anticonformisme, ni par leur originalité, ni par leur courage ces derniers temps. Il existe un prêt-à-penser qui irrigue tous les arts en France. Malheur à ceux qui dévient de la ligne. Les iconoclastes rasent les murs ou vivent cachés. En tout cas, ils ne raflent pas les prix.
La sortie en salle de BAC Nord est un miracle dans la production 2022. Le film a dépassé les deux millions d’entrées en 2021. Il est classé parmi les dix premiers films qui ont fait le plus d’entrées l’année passée. Le public a tranché. L’Académie a rejeté. Appelons ça une illusion perdue.
Deux conseillères régionales RN de PACA rejoignent Eric Zemmour
Ce sont deux proches de Stéphane Ravier qui ont fait le pas vers Reconquête! lors du meeting qui avait lieu au Palais des congrès du Parc Chanot à Marseille ce week-end :
Une soirée marquée par l’annonce de nouveaux ralliement d’élus locaux, venus du Rassemblement national : Nathalie Chevillard et Laure Chevalier, conseillères régionales et respectivement conseillères municipales d’Aix-en-Provence et de Gignac-la-Nerthe. En aparté, Nathalie Chevillard confie que c’est surtout « par amitié et par soutien à Stéphane Ravier », qu’elle a franchi le pas. Avec quatre élus désormais dans l’hémicycle, cela reste toutefois insuffisant pour créer le premier groupe Reconquête au conseil régional. Eric Zemmour se voit également rejoint par Françoise Gaunet-Escarras et Guy Nicolaï, anciens adjoints de l’équipe municipale de Jean-Claude Gaudin.
Selon l’Express, d’autres élus RN devraient suivre, notamment Philippe Vardon :
L’ancien candidat du Rassemblement national aux élections municipales à Nice, ami et collaborateur du député européen Nicolas Bay (…), n’est pas encore parti chez Eric Zemmour. Une question de timing. Selon nos informations, le conseiller régional attendrait le “bon moment” pour quitter le navire lepéniste avec certains élus niçois et une poignée de conseillers régionaux – ainsi que l’arrivée de Marion Maréchal dans les rangs du parti Reconquête.
Les conseillers régionaux “en embuscade” ont été priés par les équipes d’Eric Zemmour de patienter : les transfuges du RN sont jugés trop nombreux par rapport aux ralliés des Républicains, au risque d’apparaître seulement comme un “FN Bis” et non un parti d’union des droites…
On ne va pas pleurer
Des lesbiennes françaises venues en Ukraine pour acheter des bébés se retrouvent bloquées par la guerre. Et BFM voudrait que l’on pleure sur leur sort ?
Des familles françaises venues chercher leurs enfants nés de mère porteuse et bloquées en Ukraine pic.twitter.com/GwtYUBdbA7
— BFMTV (@BFMTV) February 27, 2022
La politique a-t-elle besoin de Dieu ?
Aymeric Pourbaix reçoit, avec Véronique Jacquier, Michel de Jaeghere et Jean-Christian Petitfils.
Actualité en Ukraine
Certains lecteurs trouvent que les faits relatés par nos contacts en Ukraine et en Russie, publiés sous le nom de Nicolas Hellemme, sont trop partisans, trop « pro-russes ».
Je vous propose donc aujourd’hui d’avoir quelques faits relatés très officiellement par les forces ukrainiennes :

Et pour les lecteurs pas trop pressés, nous invitons à lire cette analyse qui date certes de l’an passé mais qui a le mérite de remettre ce conflit dans son contexte.
Terres de mission : L’abbaye de Pontigny toujours en vente
Eglise universelle : Traditionis custodes (suite)
Par décret du 11 février 2022, le pape François a confirmé l’usage, accordé à la Fraternité Sacerdotale Saint Pierre, des livres liturgiques de 1962. Cet usage avait été interdit par le motu proprio Traditionis custodes du 16 juillet 2021. L’abbé Barthe, vaticaniste reconnu, commente ce nouvel épisode de la guerre liturgique qui sévit dans l’Eglise.
Eglise en France : L’abbaye de Pontigny toujours en vente ou le retour de la laïcité de combat
Propriétaire de l’abbaye cistercienne de Pontigny, la région Bourgogne-Franch
Eglise en Marche : Que pensent les Français de l’homélie ?
En mars 2021, Alban Hachard et Luc Desroche, de la société Eloquence à la française ont mené une grande enquête auprès des catholiques pratiquants afin de savoir ce qu’ils pensaient de leurs homélies. 10 000 réponses ont été formulées. C’est le résultat de cette passionnante enquête qui nous est ici livré.
Méditations du chemin de croix
A l’approche du carême, l’abbé Patrick Troadec (FSSPX) vient de publier deux petits guides spirituels, dont l’un pour enfants :
« Laissez venir à moi les petits enfants » : voilà une parole de l’Évangile propre à encourager les enfants à s’approcher de Jésus ! L’un des moyens les plus touchants pour y parvenir consiste à leur présenter sa douloureuse Passion. Les six chemins de croix de ce livret ont été composés dans ce but. Les cinq premiers s’adressent à des enfants de huit à treize ans, le dernier à des jeunes de quatorze à dix-huit ans. Ils différent les uns des autres par leur longueur et par les sujets abordés. Des illustrations ont été insérées avant chaque station du premier chemin de croix pour capter l’attention des enfants et leur permettre de s’imprégner de la scène correspondante. En les parcourant, ils seront amenés à mieux aimer Jésus et sa sainte Mère. Ils y puiseront des forces spirituelles pour affronter sereinement les épreuves de la vie.
L’autre livret présente sept chemins de croix pour chaque vendredi de cette période liturgique. Deux d’entre eux commentent les Évangiles, trois ont pour thème respectivement : la Rédemption, l’espérance et la charité, un autre la famille, et enfin le dernier a pour objet de prier pour les prêtres. Chaque station est présentée en une page. Elle commence par une citation de la sainte Écriture, se poursuit par une méditation et s’achève par une prière. En les méditant, les fidèles se sentiront encouragés à mieux aimer le divin Sauveur et à porter courageusement leur croix à sa suite.
Ukraine : Kiev à feu et à sang après une distribution massive de fusils d’assaut à la population
De Nicolas Hellemme :
Au troisième jour de l’opération Z, des combats sont en cours sur la mer d’Azov et au nord-ouest de Lougansk où les armées des républiques du Donbass ont percé le front en plusieurs endroits.
A Kiev de nombreux pillages et fusillades ont eu lieu partout en ville dans la nuit du 25 au 26 février après une distribution massive et sans contrôle de fusils d’assaut par les autorités.
Au lieu de défendre la ville que 70% de ses habitants ont quittée, l’armée ukrainienne doit y maintenir l’ordre face aux pillards et aux règlements de comptes entre groupes armés. A minuit il y avait 60 pillards et 20 civils dont deux familles entières tués en ville, bilan probablement provisoire et très loin d’être complet, d’autant que ni les policiers ni les secours ne vont en banlieue.
De nombreux tirs ont eu lieu la nuit dernière et en soirée, mais contrairement aux annonces du gouvernement de Kiev, ce n’était pas contre l’armée russe que résistaient les défenseurs de Kiev, mais contre ceux à qui ils ont distribué des fusils d’assaut et des munitions – jusqu’à 1000, quelques heures plus tôt. Des tirs fratricides ont aussi tué plusieurs policiers, pompiers et membres des services secrets.
Le bilan a continué à s’alourdir durant la journée, à Kiev mais aussi Kharkov, Rovno, Vinnitsa et d’autres localités où les pillards font ravage – les denrées alimentaires manquent désormais dans les supermarchés de Kiev pillés ou vidés et barricadés.
Les autorités de Kiev ont signé un décret qui permet de libérer et d’armer les bandits de droit commun et ont aussi distribué des lances roquettes aux civils… Qui s’en sont servis pour attaquer des véhicules militaires ukrainiens. Un autre décret, signé ce soir, permet de confisquer tout moyen de transport au profit des forces armées, à n’importe qui et sous n’importe quel prétexte.
Au sud de Kiev l’armée russe a pris la base aérienne de Vasilkov et coupé la route vers Uman’. Des forces spéciales tchétchènes chargées de maintenir l’ordre face aux pillards ont aussi été envoyées sur la base aérienne de Gostomel au nord-est de Kiev en fin de journée.
Au sud du pays, les forces russes étaient à 15h à Tokmak et Energodar (ville où se trouve une grande centrale nucléaire et thermique) d’où elles ont continué à progresser vers l’est – elles ont atteint Tchernihovka avec comme objectif Volnovakha et Donetsk, vers le nord (Zaporojie) et le nord-ouest (Krivoj Rog).
Au sud le long de la côte les russes avancent vers Berdiansk et ont dépassé cette ville à 17h, se trouvant à moins de 70 km à l’ouest de Marioupol. Les forces armées ukrainiennes ont aussi confirmé la perte de la base aérienne de Berdiansk.
Côté République de Donetsk (DNR) le front a été percé entre Donetsk et Mariupol, l’armée DNR a coupé la voie ferrée et est à moins de 8 km du centre de Marioupol. Douze localités ont été libérées et les combats ont lieu dans le nord-est et l’est de Marioupol, délaissé par une partie de ses défenseurs et des policiers qui ont déserté. Le port industriel est revendiqué par la DNR et était sous contrôle ukrainien depuis l’été 2014.
Au nord de Lugansk le front nord est percé aussi sur le Siverski Donets vers Lisitchansk où 5 localités ont été libérées et au nord de Lugansk, où la ville satellite de Sjatsje, puissamment fortifiée par l’armée ukrainienne installée au milieu des habitations, a été libérée. L’armée ukrainienne évacue sans combattre le nord rural de la région de Lougansk.


Vers la canonisation des carmélites de Compiègne massacrées par la Révolution
Le 17 juillet 1794, les 16 carmélites sont condamnées à mort puis guillotinées à 20h sur la place du Trône (Nation). Elles montent à l’échafaud en chantant pour la paix.
La Conférence des évêque de France a reçu ce 10 février le courrier officiel par lequel le Saint Père autorise la procédure de canonisation par équipollence (sans nécessité de miracle) des Bienheureuses Carmélites martyres de Compiègne.
La liturgie traditionnelle sera à la base de la renaissance de la mission
Communiqué de Paix Liturgique :
Pour la trentième fois, nous nous sommes retrouvés devant la nonciature apostolique, de 12h à 12h 45, ce samedi 26 février 2022.
Nous nous sommes réjouis de l’exception qui a été faite pour la Fraternité Saint-Pierre et, semble-t-il, pour les autres instituts Ecclesia Dei, d’utiliser le rituel et le pontifical traditionnels dans leurs églises propres et, avec la permission de l’évêque, en d’autres lieux.
Mais nous n’acceptons pas que l’ensemble des prêtres diocésains et religieux disposés à célébrer traditionnelleme
Le but recherché est de réduire la liturgie traditionnelle à des lieux réservés et à des communautés spécialisées (parmi lesquelles la FSSPX), mais d’éviter qu’elle ne se répande dans les diocèses, dans les paroisses, dans les maisons religieuses. On a voulu bloquer l’immense élan de croissance qui avait été permis par Summorum Pontificum.
La divine Providence ne permet le mal que pour qu’advienne finalement un plus grand bien. Traditionis custodes, déclaration de guerre à la lex orandi traditionnelle de l’Eglise, a paradoxalement montré qu’elle était d’importance centrale. Nous savons pour notre part que la liturgie traditionnelle sera à la base de la renaissance de la mission, de la résurrection des vocations, du renouveau de l’enseignement du catéchisme. Devant la nonciature apostolique, et dans toutes les pieuses manifestations parisiennes, les « veilleurs » que nous sommes ne demandent rien d’autre pour la liturgie traditionnelle que la liberté !


Prévenir l’avortement
L’ECLJ diffuse la vidéo complète en français, de la conférence organisée au Parlement européen à Strasbourg le 16 février.
Nous vous invitons à écouter tout particulièrement la déclaration introductive du député européen ayant parrainé l’événement, Mme Margarita de la Pisa Carrión. Elle synthétise le fondement de son engagement, l’empathie réelle qui l’anime et qui nous anime ; et dévoile l’idéologie qui se cache derrière le discours pro-avortement.
Le combat pour l’avortement est réellement la mise en œuvre d’une idéologie mortifère qui ne s’arrêtera jamais d’elle-même, mais contre laquelle il faut lutter fermement. Alors que l’avortement est autorisé dans presque toute l’Europe, cela ne suffit pas : Emmanuel Macron veut en faire un droit fondamental. Alors que l’avortement à la demande est légal jusqu’à 12 semaines en France, cela ne suffit pas : Olivier Véran a fait passer le délai jusqu’à 14 semaines. Pour les enfants handicapés, cela ne suffit pas : il faut pouvoir les avorter jusqu’à la veille de leur naissance. Et pourquoi pas juste après leur naissance d’ailleurs ? Cela se pratique depuis longtemps aux Pays-Bas, sous le nom du Protocole de Groningen, et le Gouvernement français, par le Pacte Simone Veil, rêve d’« harmoniser » toutes les législations européennes sur le pays le plus favorable à l’avortement.
Cet acharnement pour favoriser l’avortement sans limite est particulièrement visible à la Cour européenne des droits de l’homme à l’égard de la Pologne. Alors que des milliers de victimes dans toute l’Europe attendent généralement plusieurs années avant que la Cour ne prenne leur affaire en compte, dans le cas de l’avortement, il suffit de quelques mois et il n’est pas nécessaire d’être réellement une victime pour que la Cour se penche sur l’affaire.
En effet, ces derniers mois, la Cour européenne des droits de l’homme a admis plus d’une dizaine de requêtes contre la Pologne et plus précisément contre la décision du Tribunal constitutionnel interdisant l’avortement eugénique. Ces requêtes sont en réalité rédigées par des associations pro-avortement au nom de femmes qui ne sont pour la plupart même pas enceintes, mais qui se plaignent in abstracto, de l’anxiété que leur cause la décision du Tribunal, si jamais elles tombaient un jour enceinte et qu’elles découvraient que leur enfant à naître venait à être handicapé.
Claves, le site de formation de la Fraternité Saint-Pierre
Avec le site www.claves.org, le district de France de la Fraternité Saint-Pierre propose d’apporter sa petite pierre au service de la Vérité. “Des clefs pour comprendre”, par exemple le temps de la Septuagésime avec cet article de l’abbé de Massia :
Le temps de la Septuagésime couvre les trois semaines qui précèdent l’entrée en Carême. Période liturgique méconnue et même supprimée du nouveau calendrier, elle fait cependant partie de la tradition liturgique de l’Église, tant en Orient qu’en Occident[1], et appelle le chrétien à méditer sur les grandes vérités du Salut pour se préparer au Carême.
D’où vient le nom « Septuagésime » ?
Les trois dimanches de ce temps sont appelés dimanches de la Septuagésime (70), de la Sexagésime (60) et de la Quinquagésime (50). Si le Carême (quadragesima en latin) évoque bien les 40 jours qui précèdent Pâques, en souvenir des 40 jours de jeûne du Christ au désert, il n’est pas besoin d’être un grand mathématicien pour savoir qu’une semaine dure 7 jours et non 10, et qu’ainsi le dimanche de la Septuagésime ne tombe pas 70 jours avant Pâques. Alors, pourquoi ce nom ?
Pour le comprendre il faut se référer à l’habitude qu’avait nos anciens de compter les « dizaines » de jours ou décades. Si le dimanche de Septuagésime ne tombe pas 70 jours mais bien 63 jours avant Pâques (9 semaines), il est cependant toujours dans la 7èmedécade avant la fête de la Résurrection ; celui de la Sexagésime est 56 jours avant Pâques, soit dans la 6ème décade ; celui de Quinquagésime est 49 jours avant Pâques, soit dans la 5ème décade. Ainsi, plutôt que de parler du dimanche de la Septuagésime, il faudrait dire – comme d’ailleurs le fait le missel romain – dimanche dans la Septuagésime (in Septuagesima), et de même pour les autres dimanches.
Un temps pour contempler les grandes vérités du salut
Le chiffre 70 évoque directement le temps de l’exil babylonien : pendant 70 ans le peuple hébreu demeurera dans un pays étranger, à la suite de ses fautes, dans l’espoir d’un libérateur qui les conduira vers leur vraie patrie. Ainsi, c’est toute notre vie terrestre, vie d’exil dans l’attente du retour à Dieu, qui est symbolisée par le temps de la Septuagésime. Nous sommes donc invités pendant ce temps à méditer avec attention et gravité sur les grandes vérités du salut : notre destinée éternelle, le drame du péché, la confiance dans la miséricorde de Dieu qui vient nous sauver.
L’âme chrétienne est appelée à prendre conscience de sa précarité et de sa condition de pécheur, non pour s’en décourager mais pour s’élancer avec plus d’ardeur vers Dieu par la prière, la pénitence et la charité, lorsque viendra le temps du carême.
Particularités liturgiques de ce temps
Ainsi, dans l’office des matines, l’Eglise nous fait revenir aux origines même de l’histoire humaine, et nous fait contempler les trois grandes figures de l’Ancien Testament (Adam, Noé, Abraham), qui annoncent toutes le Christ.
Les textes de la messe de la Septuagésime sont également emprunts de cette gravité, comme en témoigne l’introït (« Les gémissements de la mort m’ont environné »), la collecte (« afin que, justement affligés pour nos péchés, nous soyons miséricordieusement délivrés pour la gloire de votre nom »), ou le trait (« Du fond de l’âbime, j’ai crié vers vous, Seigneur »)…
Si le jeûne n’est pas encore de rigueur, certains éléments liturgiques manifestent le « changement d’esprit » de ce temps :
-
- La couleur violette sert à l’Office et à la Messe du Temps pour tous les vêtements et ornements liturgiques.
- L’Alleluia est supprimé jusqu’au jour de Pâques. (En savoir plus sur la signification de cette tradition liturgique)
- À l’Office, l’Alleluia qui accompagne le Deus, in adjutorium du début, est remplacé par Laus tibi, Domine, Rex aeternae gloriae. À la fin de Matines, le Te Deum est remplacé par un répons à l’Offîce du Temps.
- À la Messe du Temps, même le dimanche, le Gloria in excelsis est toujours omis.
- En semaine, le graduel est dit seul ; le dimanche et les jours de fête, il est suivi d’un trait qui remplace l’Alleluia.
- L’usage de l’orgue est autorisé et l’autel peut être orné de fleurs.
Media Vita, « au milieu de la vie »
Cette époque liturgique est donc un prélude du Temps du Carême et une préparation éloignée à la fête de Pâques. Elle sert de transition à l’âme qui doit passer des joies du cycle de Noël à l’austère pénitence du Carême. Entre Noël et Pâques, elle caractérise bien le « milieu de la vie », comme l’indique le magnifique répons grégorien du « Media Vita » :
℟. Au milieu de la vie, nous sommes dans la mort : quel secours chercher, sinon toi, Seigneur ? toi qui à bon droit es irrité de nos péchés : * Saint Dieu, Saint fort, Saint Sauveur miséricordieux, ne nous livre pas à la mort amère. ℣. En toi ont espéré nos pères: ils ont espéré et tu les as libéré. ℣. Vers toi ont crié nos pères: ils ont crié et ne furent pas confondus. ℣. Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit.
Petit guide de la cathédrale de Chartres
Thérèse Leclercq, diplômée du master Patrimoine et Musées de Troyes, vient de publier aux éditions Téqui un petit guide pour petits et grands concernant la cathédrale Notre-Dame de Chartres, l’un des édifices les plus visités de France. Au-delà de son aspect patrimonial, c’est d’abord un monument de spiritualité dédié à la Vierge.
Ce petit guide pratique, aux magnifiques photographies et à la construction didactique, permet aux parents et aux enfants de découvrir ce sanctuaire marial et de suivre pas à pas l’histoire de Marie à travers sculptures et vitraux. Sur les pas de Marie, l’auteur nous fait visiter les vitraux représentant la nativité de la sainte Vierge, la sculpture des fiançailles avec saint Joseph, le vitrail de l’Annonciation, les sculptures de la Visitation et de Noël…
Les pèlerins de Chartres, dont certains ne parviennent pas à entrer dans la cathédrale le lundi de Pentecôte, trouveront dans cet ouvrage une autre façon de visiter l’une des plus belles cathédrales de notre pays.

Ukraine : les forces russes et du Donbass avancent tous azimuts, le front percé au Donbass
De Nicolas Helleme :
Ce 25 février avait lieu le second jour de l’opération Z de démilitarisation de l’Ukraine, Sur tous les fronts, les troupes russes et du Donbass engagées ont continué d’avancer, Ce soir, des combats ont lieu à au nord de Kiev et à Kharkov.

Tôt ce matin, les forces russes blindées parties de Biélorussie ont fait la jonction avec le groupe de parachutistes qui tenait depuis la veille la base aérienne de Gostomel, 27 km au nord-nord-ouest de Kiev. Des renforts aéroportés ont ensuite été envoyés, ainsi que des véhicules et des munitions, par plusieurs avions de transport venus de Biélorussie. Par la suite les forces russes ont continué leur avance, jusqu’à entrer dans les faubourgs nord de Kiev et bloquer les axes au nord, à l’ouest et au sud-ouest de Kiev, à 15 km environ du centre-ville, déserté et en proie, par endroits, à des exactions et des pillages, après la distribution de milliers de fusils automatiques sans contrôle.
Une tentative de médiation a été faite par le Pape qui s’est déplacé lui-même à l’ambassade russe près le Saint-Siège et qui, selon des sources russes spécialisées dans le suivi des actualités romaines, aurait été mis en relation avec le président Poutine. Une autre médiation a été faite par la Biélorussie, mais les autorités ukrainiennes, après avoir refusé toute capitulation, ont exigé que les pourparlers se fassent à Varsovie plutôt qu’à Minsk, avant de rompre tout contact.
Pendant ce temps, la Suède a annoncé l’envoi d’une mission d’assistance technique en Ukraine, la Pologne aurait livré une importante quantité de munitions – et des militaires nationalistes voire néo-nazis ont déployé, à Kiev, mais aussi Marioupol et Kharkov, des canons et des chars au milieu des quartiers d’habitation, de façon à ce que les forces russes ne puissent répondre à leurs tirs sans mettre en danger la vie des civils.
Au sud du pays, les forces armées russes ont vaincu les militaires ukrainiens qui empêchaient d’étendre la tête de pont près de Kherson, et ont poursuivi vers Nikolaiev à l’ouest, avec comme objectif Odessa. L’armée russe est aussi entrée dans Melitopol d’où sont parties deux convois – un vers Marioupol, à l’est, qui était à 17h à moins de 110 km de cette dernière ville, en suivant la route côtière le long de la mer d’Azov, un autre vers Zaporojie qui en était à moins de 40 km en fin d’après-midi.
Dans le Donbass, les forces des républiques de Donetsk (DNR) et Lugansk (LNR) ont fini par percer le front ukrainien et sa défense en profondeur en plusieurs endroits – ainsi les forces de la LNR ont avancé de 25 km vers le nord-est en direction de Lisitchansk où l’évacuation des fonctionnaires ukrainiens aurait débuté, et celles de la DNR ont avancé de 20 km vers le sud-ouest et étaient ce soir à l’entrée de Volnovakha, sur la grande route reliant Donetsk à Marioupol.
Dans plusieurs villes du Donbass encore sous contrôle ukrainien, la résistance de l’armée ukrainienne faiblit, les redditions de soldats se multiplient et les habitants enlèvent les drapeaux ukrainiens qui flottent sur les bâtiments publics. D’autres soldats ukrainiens se livrent à des pillages – plusieurs d’entre eux, cagoulés, ont fait irruption dans une église orthodoxe de Marioupol pendant la consécration, ont tabassé des prêtres, avant de voler deux voitures et des denrées alimentaires, selon l’éparchie orthodoxe de Donetsk.

Xavier Moreau : il était possible d’éviter la guerre en Ukraine
Xavier Moreau, fondateur du centre d’analyse politico-stratégique Stratpol, déclare sur Sputnik :
“Il faut revenir sur l’histoire de ce conflit, et surtout des accords de Minsk. Ceux-ci ont été signés il y a maintenant sept ans, quasiment jour pour jour, et ont été validés par une résolution du Conseil de sécurité de l’Onu. Or, dans ces accords, il y avait une date de péremption, c’est-à-dire que tout ce qui était exigé vis-à-vis de Kiev –qui a signé ces accords après avoir perdu la guerre, notamment lors de la bataille de Debaltseve– devait être exécuté d’ici à décembre 2015.
Cela fait donc sept ans que la Russie patiente et demande à Kiev de respecter les accords de Minsk, réclame à la France et à l’Allemagne de les faire respecter par Kiev puisqu’elles en étaient garantes. En outre, comme il y a une décision du Conseil de sécurité de l’Onu, personne ne peut en sortir. Ni l’Ukraine, ni même la France, les États-Unis ou l’Angleterre et les membres des Nations unies qui étaient signataires de cette résolution et qui devaient obliger l’Ukraine à les appliquer. Cela n’a pas été fait!
Je pense que Vladimir Poutine avait un plan B et que ce plan B est ce à quoi nous assistons. Lorsque Vladimir Poutine a commencé à négocier il y a quatre mois, à proposer des garanties de sécurité, lorsqu’il a accepté de relancer il y a quelques semaines le format Normandie avec les conseillers diplomatiques qui se sont réunis à Paris et à Berlin, lorsqu’il a rencontré Emmanuel Macron, lorsqu’il a eu un entretien avec Scholz et a rencontré Blinken, il était possible d’éviter que la Russie passe à ce plan B.
Malheureusement, cela n’a absolument rien donné. On a même eu des situations totalement grotesques, comme lors de la conférence de presse à Kiev avec Volodymyr Zelensky où Emmanuel Macron a apporté son soutien aux combattants ukrainiens qui étaient sur le front depuis 2014. Je pense que là, Vladimir Poutine a compris que jamais ni Paris ni Berlin ne feraient pression sur l’Ukraine pour qu’elle applique les accords de Minsk.
Dans la mesure où, une fois de plus, Kiev se mettait à bombarder toute la ligne de front dans le Donbass, ils ont décidé de passer au plan B. Je ne vous cache pas quelle a été ma surprise. Je pensais que la riposte russe serait plus proportionnée. Désormais, l’objectif est annoncé: c’est dénazification et démilitarisation. C’est-à-dire que si cela continue ainsi, dans trois jours, il n’y aura plus que des lance-pierres en Ukraine.
[…] Pour moi, il y a bien sûr la responsabilité du gouvernement ukrainien. Cela dit, lorsque Zelenski s’est fait élire Président, il est arrivé sur un programme de réconciliation avec la Russie et de réconciliation avec les russophones. Il a fait exactement comme son prédécesseur Porochenko qui, lui aussi, en 2014, est arrivé avec un programme de réconciliation. Il a au contraire fait un programme de persécution de la langue russe, de persécution des Russes, de mise en avant des soi-disant héros de la Deuxième Guerre mondiale qui étaient des collaborateurs nazis, comme Stepan Bandera ou Roman Choukhevytch. Il a fait absolument le contraire de ce pour quoi il a été élu.
Malgré tout, si la France et l’Allemagne avaient fait leur travail, c’est-à-dire de faire pression sur Kiev pour l’application des accords de Minsk, il n’y aurait pas eu d’autre alternative pour Kiev que d’obéir à ces injonctions sous peine de perdre l’aide européenne. Même les plus radicaux de l’entourage de Zelenski auraient dû se soumettre et enfin appliquer les accords de Minsk. Donc, je pense que la responsabilité est partagée.
[…] Rendez-vous compte qu’Emmanuel Macron est rentré de Kiev sans même un échange de prisonniers, ce qui avait été le cas il y a quelques années. Par ailleurs, à aucun moment dans cette conférence de presse il n’évoque avec Zelenski les points des accords de Minsk. Ils sont pourtant très précis, avec une chronologie. Il doit y avoir un échange de prisonniers, une amnistie, un changement dans la Constitution ukrainienne, la prise d’un statut d’autonomie du Donbass, des élections locales et ensuite seulement la restitution à l’Ukraine de ses frontières. Emmanuel Macron n’a évoqué aucune de ces questions!
Je pense qu’il porte une responsabilité particulière, davantage que Scholz, qui vient d’arriver et qui récupère les dossiers au débotté. Le grand perdant, celui qui a provoqué cet échec –parce que le recours à la force militaire est un échec–, c’est incontestablement Emmanuel Macron.
Pour compléter cette analyse du même Xavier Moreau en vidéo :
La déconnexion des parlementaires sur l’avortement
Lu dans Valeurs Actuelles :
Les gynécologues sont consternés par la déconnexion des parlementaires qui sont loin d’imaginer ce qu’est une IVG à 14 semaines. Israël Nisand confie avoir demandé plusieurs fois aux parlementaires de venir voir de leurs propres yeux une IVG à 14 semaines, « tous ont refusé».
La proximité entre Emmanuel Macron et les dirigeants de la CEDH pose problème
Valeurs Actuelles révèle, concernant l’appel de Zemmour devant la CEDH, que
En pleine campagne présidentielle, le gouvernement français a demandé à la CEDH d’appliquer à Éric Zemmour un traitement exceptionnel, en considérant son discours comme une menace pour la démocratie.
Et aussi :
En 2017, devant les juges de la Cour, il prononça un discours enflammé pour saluer l’« œuvre visionnaire » de la CEDH et « réaffirmer l’importance pour la France de l’obligation d’exécution inconditionnelle des arrêts de la Cour », et promit que « la France n’acceptera[it] aucune critique des droits de l’homme destinée à camoufler un agenda ». Les juges ont bonne mémoire : en octobre dernier, ils retoquaient 18 000 requêtes déposées par des citoyens contre les mesures sanitaires du gouvernement, une démarche « abusive » selon eux…
Au-delà de ce soutien politique et idéologique, Emmanuel Macron a aussi une affinité personnelle avec l’homme qui compte à la Cour européenne des droits de l’homme : l’influent chef de cabinet de son président, Patrick Titiun. Les dirigeants de l’institution se succèdent à Strasbourg mais lui demeure à leurs côtés depuis la fin des années 2000 : il dirige les services, gère la communication sur les questions sensibles et assure la direction politique de la Cour.
Valérie Pécresse : “Je suis une cheffe de bande version Mère Teresa”
Après avoir déclaré vouloir “ouvrir davantage les établissements scolaires au lobby LGBT“ [source] et renié sa participation aux Manif pour Tous [source], Valérie Pécresse ne sait plus quoi inventer pour draguer l’électorat catholique dans une interview à…Closer:
Et d’ajouter en riant : “Les gens pensent que je suis froide, alors que je suis plutôt du genre hyperbouillante ! Disons que je suis une cheffe de bande version Mère Teresa“. De quoi voir Valérie Pécresse sous un autre jour, qui continue d’ailleurs de raconter son adolescence plutôt particulière. “J’ai visité l’Asie en sac à dos avec des copains. Dès 16 ans, je partais en Russie dans les camps de jeunesse communiste“.
“Celui qui ne s’informe pas et qui regarde uniquement 20 minutes d’infos le soir est endoctriné depuis des années”
Amusante déclaration de Cécile Vaissié, spécialiste de la Russie, sur RTL :
“le travailleur russe qui ne s’informe pas et qui regarde uniquement 20 minutes d’infos le soir en rentrant du travail est endoctriné depuis des années. Il n’est ni pour, ni contre, mais il croit la télévision et le conflit est donc légitime à ses yeux. Il est nourri de cette propagande mensongère, de haine”
Nous le croyons volontiers. D’autant que cela nous rappelle le service public de France Télévision…
Malika Sorel : “Les Américains déversent de l’argent pour influer sur les banlieues françaises”
Ecouter notamment après la 32e mn :
