Blogs avec images

Patrick Karam à propos des électeurs bidon de la primaire LR : “Je sais ce que j’ai fait, mais je ne le dirai pas”

Patrick Karam (LR) est un des plus proches conseillers de Valérie Pécresse et était responsable de ses réseaux “communautaires” pour la primaire :

Arnaud Murgia, maire LR de Briançon rejoint Emmanuel Macron (encore un!)

Après Renaud Muselier (voir ici), c’est au tour du maire LR de Briançon, Arnaud Murgia, de rallier Emmanuel Macron et LREM :

Mardi 1er mars, l’élu a en effet annoncé sur BFMTV qu’il se rangeait derrière Emmanuel Macron pour l’élection présidentielle d’avril, et ce dès le premier tour. Le conseiller départemental affirme « ne plus se reconnaître dans sa famille politique ». Surtout, il porte un coup sévère à Valérie Pécresse, donnée troisième dans la plupart des sondages. S’il lui a donné son parrainage, Arnaud Murgia juge qu’elle « n’est plus en mesure d’être au second tour de l’élection présidentielle ».

Le 10 avril à 20h02, Valérie Pécresse appellera à voter Emmanuel Macron…

Ukraine : plus de télé à Kiev, les Russes avancent toujours à l’est et au sud du pays

De Nicolas Hellemme :

Ce 1er mars, le front ukrainien à l’est du pays et au sud a continué à s’effondrer, tandis que les Russes ont pris le contrôle de presque toutes les côtes de la mer d’Azov (sauf la ville de Marioupol encerclée), et poursuivi leur progression vers Odessa et le centre du pays. Après avoir prévenu les civils, l’armée russe a détruit la tour TV de Kiev d’une seule frappe, bloquant la diffusion des principales chaînes télévisées ukrainiennes.

Ce 1er mars à midi, la mer d’Azov était devenue une mer intérieure russe, avec une poche ukrainienne à Marioupol. Autour, les forces de la république de Donetsk (DNR) et russes s’étaient rejointes, et l’armée DNR avançait aussi dans le bourg de Volnovakha où des unités ukrainiennes étaient cernées depuis la veille.

Au sud de l’Ukraine, les Russes ont pris dans la nuit et la matinée le contrôle de l’aéroport de Kherson, puis dans la journée du centre-ville et de la gare. Deux convois blindés russes ont aussi dépassé Kherson, l’un pour aller vers le centre industriel de Krivoj Rog, l’autre dans la direction de Nikolaiev puis d’Odessa.

A l’est du pays, les combats se sont poursuivis dans Kharkov. Une frappe, dont on ne sait encore si elle est ukrainienne ou russe, a eu lieu sur la préfecture qui abritait les civils armés de roquettes antichar et fusils d’assaut. Au sud-ouest de Kharkov, les forces russes ont poursuivi leur avance vers le Donbass en approchant d’Izioum et de Lozovaya – un groupe armé ukrainien important est retranché et presque cerné dans l’agglomération de Slaviansk et Kramatorsk.

Tout à fait à l’est, les forces de la république de Lougansk (LNR) ont libéré le nord de la région de Lougansk et encerclé les ukrainiens à Svatovo. Elles sont aussi en train de compléter l’encerclerclement de près d’un millier de soldats ukrainiens retranchés dans l’agglomération de Lisitchansk – Severodonetsk, où des positions blindées ont été établies dans des immeubles d’habitation et entre eux.

A 15h30 ce 1er mars, la Russie annonce avoir détruit 1325 objectifs militaires ukrainiens, dont, cette nuit, un dépôt de munitions dans la région de Tcherkassy, une station radar militaire près de Kiev, la tour de contrôle d’un aéroport militaire près de Nikolaiev, un site de lancement de missiles DCA près d’Izmail, sur le Danube. Depuis le début de l’opération, 395 chars ukrainiens ont été détruits, 286 canons autoportés, 59 lances-roquettes multiples, 179 chars et obusiers.

Un premier échange de prisonniers a eu lieu entre les belligérants dans la région de Sumy – un officier russe a été échangé contre 5 soldats et officiers ukrainiens. Plus d’un millier de soldats ukrainiens de diverses unités se sont rendus aux troupes russes ou du Donbass depuis le début des hostilités, et plusieurs milliers d’autres ont déserté – ainsi, les frontières de l’Ukraine avec la Biélorussie et la Russie ne sont quasiment plus gardées.

Général (2S) Desportes : “L’OTAN est une menace. Elle nous donne une illusion de défense et fait baisser nos budgets militaires”

Démonstration du général (2S) Desportes qui laisse pantois les journalistes :

 

Eric Zemmour, Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan obtiennent plus de 500 parrainages

Ils peuvent donc tous les trois concourir à la présidentielle. Le décompte final se fera vendredi prochain et le nombre de parrainage va donc encore augmenter. A ce jour, Marine Le Pen obtient de justesse 503 signatures d’élus, Nicolas Dupont-Aignan 532 et Eric Zemmour réalise l’exploit d’atteindre 620.

Eric Zemmour est dans une véritable dynamique sur les derniers décomptes en passant de 41 le 19/02, 59 le 22/02, 65 le 24/02 et surtout 205 le 1er mars.

Le ralliement de Stéphane Ravier, la décision de François-Xavier Bellamy et de 6 sénateurs LR de lui apporter leur parrainage ont sans doute été déterminants.

Les adhérents du parti de Florian Philippot se prononcent à plus de 40% en faveur d’Eric Zemmour

Florian Philippot s’étant retiré de la course à la présidentielle faute du nombre suffisant de parrainages avait annoncé qu’il consulterait ses adhérents :

L’ancien numéro 2 du Front National avait alors instauré une consultation interne pour savoir si ses militants (36 500, officiellement) souhaitaient apporter leur soutien à un candidat, et lequel. Deux semaines plus tard, les adhérents des Patriotes se sont majoritairement prononcé en faveur d’Éric Zemmour. Selon le communiqué du mouvement, les résultats du vote accordent 40.46 % à l’option d’un soutien à Zemmour, 28,65 % à Nicolas Dupont-Aignan, 15,81 % à aucun candidat et 6.57 % à Marine Le Pen. Les instances nationales des Patriotes devraient prochainement se réunir pour tirer les leçons de cette consultation.

Le résultat ne paraît guère surprenant, même si le candidat de Reconquête n’a jamais proposé de sortir de l’Union Européenne dans son programme, là où Philippot se présente comme un chantre du Frexit. Zemmour a déjà attiré plusieurs ralliements de la part des déçus de Marine Le Pen, dont fait assurément partie Florian Philippot. En novembre 2021, l’Express annonçait d’ailleurs que son propre frère, Damien Philippot, officiait comme expert des sondages pour l’ancien polémiste.

Même si l’ancien député européen ne représente qu’1 % des voix selon les sondages, ce ralliement est une nouvelle victoire symbolique pour Éric Zemmour.

Crise ukrainienne : analyse du général (2S) Lalanne-Berdouticq

Voici un document rédigé par le général (2S) Lalanne-Berdouticq le 25 février dernier. Ancien directeur de stage à l’Institut des Hautes Études de la Défense nationale (IHEDN), ce général est l’auteur de plusieurs ouvrages mais aussi de plusieurs interventions de haute volée dans le cadre de ses fonctions.

Chers amis, Quelques-uns parmi vous m’ont demandé de leur faire part de mes premières estimations concernant la guerre qui vient d’être déclenchée en Ukraine par l’offensive de l’armée russe le 24 février à 4 heures du matin. Je les remercie de m’avoir conservé leur confiance car je faisais partie de ceux qui, nombreux, ne croyaient pas à une offensive massive sur l’Ukraine tant ses aléas sont grands vus sur le long terme.

Nous verrons rapidement les causes lointaines, les causes proches et ce qu’il me semble important des causes immédiates de cette offensive aux développements et aux imprévisibles conséquences.

*Les causes lointaines*

Nul ne peut contester que l’Ukraine et la Russie, si elles ne sont pas strictement le même pays, sont indissolublement liées par l’histoire. La Russie fut créée à Kiev au IXe siècle après les invasions mongoles et l’on parla d’abord de « Russie kiévienne », des siècles avant de parler de « Russie moscovite ». Un Ukrainien est chez lui en Russie, comme un Russe l’inverse. C’est un fait et Poutine, comme tout Russe pénétré de patriotisme en est convaincu, avec raison.

’Ukraine fut indépendante au sens juridique du terme pendant très peu de temps de sa longue histoire et je me rappelle ce général ukrainien nous faisant à Kiev un exposé sur ses forces armées, alors que je participais à un voyage militaire en 1994. Il nous dit : « Depuis 1991 c’est la troisième fois que l’Ukraine est indépendante. Je ne sais combien de temps elle le restera ; nous verrons ». De fait elle le fut entre 1918 et 1921 suite à une décision de Lénine, une autre fois, nommément, dans les années 1941-43 après l’attaque allemande, et enfin depuis 1991 après la chute de l’URSS. Il se peut donc que cette troisième indépendance ait pris fin le 24 février 2022.

Toujours est-il que, vu de Moscou, Kiev n’est pas une capitale nationale mais la capitale de la première Russie et celle d’une sorte d’État-province intrinsèquement lié à la Russie.

Dernière des causes lointaines de cette guerre : l’effondrement de l’URSS en 1991 conséquence de la chute du Rideau de fer en novembre 1989.

1991 fut vécu par tous les patriotes soviétiques qui pour beaucoup n’étaient en fait que des patriotes russes, comme la plus grande catastrophe du siècle. La « Deuxième puissance du monde », militairement et diplomatiquement parlant, était rayée de la carte et ne comptait plus sur l’échiquier mondial. Cet immense ensemble eurasiatique (qui, ne l’oublions jamais, s’étend sur ONZE fuseaux horaires, de Kaliningrad sur la Baltique au détroit de Behring) allait s’enfoncer dans une crise dont nous n’avons pas mesuré l’insondable profondeur et la dramatique intensité pour les populations russes et associées.

L’Occident de son côté se réjouissait avec raison. En effet, comment ne pas avoir été euphorique, en voyant enfin « l’Europe respirer de ses deux poumons » (selon Jean-Paul II), libérée de l’occupation ou de la tutelle soviétique et renouer avec l’Ouest qui avait quant à lui préservé sa liberté. Polonais, Hongrois, Tchèques et Slovaques, Roumains et Bulgares rejoignirent ensuite plus ou moins rapidement l’Union européenne. Cependant les vainqueurs, tout enivrés de leur succès qui était plus dû à l’effondrement de leur adversaire qu’à leurs propres efforts, se montrèrent incapables de dominer leur sentiment de victoire et humilièrent leur ancien ennemi, Moscou. Tragique erreur.

*Les causes proches*

Sans entrer dans le détail car nous manquons de temps, il convient de se souvenir des conditions de la réorganisation de la nouvelle Europe. Me trouvant à l’École de guerre à cheval sur la « Chute du mur » (89) et les débuts de cette période, j’en ai un souvenir précis.

La terreur des alliés de l’OTAN vainqueur était alors le devenir des moyens de la puissance nucléaire russe déliquescente. Que deviendraient les centaines de missiles sol-sol russes stationnés au Kazakhstan et en Ukraine ? Que deviendraient les centaines de missiles mer-sol des Flottes du Nord et du Pacifique si le pouvoir moscovite s’effondrait complètement ? Il s’agissait de plus de trois mille têtes nucléaires, dont des centaines mégatonniques (puissance de la bombe d’Hiroshima : 20 000 tonnes d’équivalent TNT. Les Russes possédaient en 1991 certaines têtes d’une puissance de 20 MILLIONS de tonnes d’équivalent TNT). Or, si les missiles et leurs têtes étaient stationnés pour certains hors de la nouvelle Confédération des États indépendants, le système de déclenchement et de contrôle des frappes résidait heureusement à Moscou.

C’est donc bien avec Moscou qu’il fallait traiter avant que tout s’effondre (Il se révéla que jamais le contrôle des missiles n’échappa au pouvoir central et qu’aucune tête ne tomba entre des mains indésirables, par exemple des trafiquants internationaux voulant monnayer sa matière fissile. Toute mise en œuvre de ces têtes étant techniquement impossible, la matière fissile aurait pu être utilisée pour confectionner un « bombe sale » irradiant une région après dispersion de cette matière hautement radioactive).

Il fut donc convenu avec Gorbatchev, mais sans qu’un traité en bonne et due forme soit signé, que s’il acceptait de rapatrier ses têtes nucléaires et de démanteler sur place les missiles stationnés à l’extérieur, les Alliés n’étendraient pas ensuite l’OTAN jusqu’aux frontières de la Russie ou de son « Étranger proche », autrement dit de son « glacis vital » tel que conçu par Moscou. Ce glacis vital comprend : les pays baltes, la Biélorussie, l’Ukraine et la Transcaucasie dont entre autres la Géorgie. Il fut de plus convenu que les Occidentaux gratifieraient la Russie d’une sorte de Plan Marshall pour l’aider à se reconstruire.

Or, profitant de l’état de faiblesse extrême de la Russie, les Alliés ne tinrent pas parole et, non contents de leur victoire, ils allèrent jusqu’à humilier gravement leur ancien adversaire et en quelques années tous ces pays sauf l’Ukraine et la Géorgie rejoignirent l’alliance.

Gorbatchev passa la main à Boris Eltsine qui assista à la dissolution de la puissance soviétique redevenue russe. Les industries passèrent entre les mains de bandits sans scrupules, la population creva de faim, l’Armée rouge n’était plus que l’ombre d’elle-même après avoir évacué en bon ordre et sans incidents la totalité de l’Europe orientale anciennement occupée. De retour en Russie, les divisions qui avaient échappé à la dissolution campaient parfois en pleine nature, sans casernement, et devaient nourrir leurs hommes grâce aux potagers et autres culture vivrières organisées par les soldats. Les officiers, seigneurs de l’ancien régime, devaient subsister en vendant leur matériel et parfois leur équipement personnel (J’ai souvenir, lors de ce même voyage en Ukraine de 1994, des officiers et soldats de la Garde venant juste de terminer devant nous une belle démonstration d’ordre serré, puis proposant de nous vendre leurs bottes, leurs ceinturons et autres casquettes de parade. Dramatique !).

La grande Russie était à terre et les Américains ainsi que leurs alliés la frappaient du pied. Aucune aide financière ou économique ne fut organisée. L’ambassadeur américain à Moscou faisait passer des notes comminatoires au ministère russe des Affaires étrangères plusieurs fois par semaine afin que la politique du Kremlin soit favorable aux intérêts de Washington (Témoignage d’un diplomate russe devenu ambassadeur ultérieurement).

En 2000 Vladimir Vladimirovitch Poutine, ancien officier supérieur du KGB arriva au sommet du pouvoir et succéda donc à Eltsine, après que ce dernier eut courageusement résisté à une tentative de coup de force d’une partie de la garnison de Moscou, excédée par la faiblesse de l’État et sa corruption. Les anciens membres des « Organes de force » de l’ex-URSS prirent donc en mains les destinées du pays. Ils étaient, c’est un fait, les seuls à posséder la discipline, la volonté et le patriotisme nécessaires pour mettre un terme à cette chute vers le néant. De plus ils étaient les seuls à connaître la vérité sur la situation de leur pays et celle de l’étranger, vérité inconnue du grand public du temps de l’URSS.

S’en suivit une remise en ordre, lente mais méthodique, menée sans pitié pour certains « oligarques » qui s’étaient trop visiblement enrichis au détriment du bien public. D’autres furent épargnés et retournés, rendus raisonnables à la vue du sort réservé à ceux qui se croyaient suffisamment puissants pour résister aux nouvelles autorités. La prison, le « camp à régime sévère » du côté d’Arkhangelsk, voire la mort « accidentelle » étaient alors le lot des récalcitrants.

Hébétée de souffrances et de privations, la population russe, consultée à plusieurs reprises lors d’élections qui n’avaient pas besoin d’être truquées pour se montrer favorables au pouvoir, se rallia dans ses grandes masses à Poutine et Medvedev, son Premier ministre.

Cependant, non contents d’avoir terrassé le géant, les Alliés mais surtout les Américains, non seulement favorisèrent l’entrée dans l’OTAN des anciens membres extérieurs du Pacte de Varsovie mais s’engagèrent dans le démantèlement de la Yougoslavie. Le pire fut commis en 1999 lors de la campagne du Kosovo sur laquelle nous reviendront car elle est la matrice de la contrattaque russe.

Mieux, les Alliés imaginèrent de changer le régime politique de certains des pays du « glacis vital » russe au nom du « devoir d’ingérence » pour étendre leur propre vision de la démocratie. C’est ainsi que furent favorisées, voire organisées, par les services spéciaux américains et britanniques, les « révolutions de couleur » qui virent arriver au pouvoir, à Kiev mais aussi ailleurs, des hommes favorables à Washington et plutôt hostiles à Moscou. Ainsi, un pouvoir très favorable à l’ouest fut-il élu à la tête de ce pays en 2013 après les « événements de la place du Maïdan » après la « Révolution orange ».

Pour Moscou, les choses ne pouvaient pas durer longtemps ainsi sans réaction.

*Les causes immédiates*

Il se trouve que, saisis du complexe commun aux grandes puissances s’aveuglant elles-mêmes, les États-Unis et leurs alliés ne tinrent pas compte de plusieurs avertissements pourtant clairs et qu’avaient bien distingués de nombreux observateurs, dont l’auteur de ces lignes.

En 2007 le président Poutine avertit le monde en disant au cours d’un discours solennel que la Russie avait terminé de reculer et qu’il faudrait de nouveau compter avec elle.

Malgré des finances encore précaires mais s’appuyant sur ses grandes ressources en gaz, pétrole (la Russie est le troisième producteur mondial depuis la destruction de l’Irak par les Américains) et métaux rares, la Russie, qui avait remis en ordre ses forces armées, commença de mettre en œuvre un ambitieux effort de réarmement. Une nouvelle classe de sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) fut, par exemple, mise en chantier. De même des avions de combat de cinquième génération furent-ils mis au point puis construits tandis que les forces terrestres recevaient des matériels de haute qualité, pour certains parfaitement innovants. C’est le cas du système de défense antiaérien S-400, actuellement sans équivalent dans le monde.

Parallèlement, et forts de leur victoire supposée, les alliés, dont la France, baissèrent la garde et désarmèrent (en application de l’irresponsable incitation de M. Fabius à « engranger maintenant les dividendes de la paix », l’armée française se trouva réduite de 350 000 hommes à moins de 120 000, c’est-à-dire la moitié des effectifs dont disposait le roi Louis XV trois siècles auparavant et alors que le pays était passé de 22 millions d’habitants à 65), tout en réduisant drastiquement les budgets consacrés à la recherche et au développement (R&D) d’armements nouveaux. Les Américains, qui avaient « besoin d’ennemis pour faire survivre l’OTAN », s’étaient lancés dans leurs « Guerres folles ». Des Balkans (1995 puis 1999) à l’Afghanistan (2001) ou l’Irak (2003) et malgré les 750 milliards de dollars consacrés chaque année à leurs moyens militaires, ils s’engluèrent sur ces théâtres d’opération où aucune victoire n’était possible.

Ces « guerres folles » leur coûtèrent 6000 milliards de dollars sans parler des pertes humaines chez eux et surtout chez leurs adversaires, chez lesquels ils semèrent une haine inextinguible. Dans le même temps toujours, ils abandonnèrent de facto l’Europe, n’y laissant que 30 000 hommes sur les 220 000 qu’ils y maintenaient en 1991. Leur souci les portait vers l’océan Pacifique et les ambitions chinoises.

*La « jurisprudence Kosovo » (d’après le titre d’un article signé par l’auteur de ces lignes)* C’est là qu’il faut revenir sur l’affaire du Kosovo. Je me rappellerai jusqu’à la fin de mes jours cet entretien avec un colonel serbe de Bosnie en avril 1999, tandis que les avions de la coalition otanienne bombardaient la Serbie et le Kosovo, sans mandat de l’ONU, sans que la Serbie ait attaqué l’un des membres de l’alliance et au motif fallacieux d’un génocide inexistant (pendant 78 jours, avec parfois 800 sorties quotidiennes, avant une invasion terrestre forte de 46 000 hommes. Le dirigeant serbe Milosevic fut ensuite arrêté puis traduit devant une cour de justice internationale qui le condamna à la prison à vie. Il mourut en prison).

J’assumais alors des responsabilités importantes en Bosnie. Ulcéré par ce qui se passait dans son propre pays cet officier avec lequel j’entretenais des relations courtoises malgré nos positions respectives, me dit d’un air où pointait la commisération : « Vous n’avez aucune idée, j’insiste, aucune idée de la manière dont nous, les orthodoxes, allons vous faire payer cette guerre du Kosovo ! Un jour vous allez la payer au centuple ».

Démontrons combien il avait raison.

En août 2008, s’appuyant sur le fait qu’en Géorgie les Ossètes du sud et les Abkhazes, majoritairement russophones, demandaient leur rattachement à la Russie, l’armée de Poutine prit en mains ces deux provinces, déclarées indépendantes et qui demandaient le secours de la Russie. Sans l’intervention du président Sarkozy, certainement décisive, les chars russes auraient pris Tbilissi.

L’OTAN ni aucune autre nation ne réagit militairement à ce coup de force qui s’appuyait sur les mêmes principes que ceux excipés à propos du Kosovo. Ils protestèrent alors violemment au nom des principes qu’ils avaient eux-mêmes violés neuf ans auparavant, mais évidemment sans succès.

En 2014 les Russes récupérèrent la Crimée, dont le port de Sébastopol, siège de leur Flotte de la Mer Noire, leur était vital. Cette province n’avait été cédée par Khrouchtchev à l’Ukraine qu’en 1955 dans le cadre d’une URSS triomphante et sure d’elle-même. La Crimée n’avait jamais été ukrainienne puisqu’avant d’être devenue russe par la conquête de Catherine II, elle était ottomane depuis des siècles. Un referendum organisé par Moscou obtint une majorité écrasante pour son rattachement à la Russie, 85% de la population y étant russophone. La consultation avait été contrôlée sur place par des observateurs étrangers. Jurisprudence Kosovo toujours mais sans effusion de sang cette fois.

Simultanément des partisans séparatistes des deux provinces du Donbass en Ukraine déclenchaient une insurrection dans cette partie du pays très majoritairement peuplée de russophones. Moscou leur apporta un soutien direct, au nom des principes du Kosovo et envoyèrent même des « volontaires civils » appuyer les insurgés.

Les réactions de la « Communauté internationale » ne furent une nouvelle fois que de principe, occupée qu’elle était par des débats internes sybaritiques, et elle se cantonna aux grands principes de droit tel qu’elle le concevait pour les autres.

Des accords de cessez-le-feu furent signés à Minsk en 2014 puis 2020 qui disposaient que les deux soi-disant républiques du Donbass disposeraient d’une autonomie importante par rapport à Kiev, qui y autoriserait entre autres le russe comme langue officielle. Kiev refusa de ratifier ces accords mort-nés et le front se gela autour d’accrochages sporadiques et de tirs d’artillerie de harcèlement qui occasionnèrent des centaines, peut-être des milliers de tués (On parle de 14 000 morts, chiffre absolument invérifiable, comme ceux de nombreux autres conflits).

Devant l’impuissance de la « communauté internationale » à employer la force quand elle l’aurait dû selon ses propres critères, devant le « deux poids deux mesures » des jugements moraux portés sur l’action de la Russie restaurée dans sa puissance, Poutine comprit qu’il avait le champ libre et qu’au demeurant l’OTAN ne ferait pas tuer un soldat pour entraver son action dans son « étranger proche ».

Le 29 septembre 2015 le monde fut stupéfait des événements de Syrie. La Russie y frappa brusquement certaines positions islamistes de toute la puissance de ses missiles (y compris tirés de submersibles à la mer) et de ses avions d’arme. En quelques jours cette action renversa la situation qui prévalait à Damas dont le régime, à bout de souffle, fut sauvé. Non seulement Assad, épuisé, fut conforté, mais l’espoir changea de camp et aussi bien Daech que les islamistes de toute sorte, y compris les soi-disant « modérés » se trouvèrent rapidement en infériorité, voire écrasés. En quelques semaines l’armée et la détermination russes avaient changé le cours de l’histoire. Avec de petits moyens (4000 hommes et moins de 50 avions), les Russes donnaient une leçon de stratégie appliquée aux Américains et à leurs alliés qui étaient engagés sur ce théâtre depuis quatre ans sans résultat décisif. Par ailleurs la marine russe revenait en Méditerranée de manière significative.

Militairement et donc diplomatiquement, la Russie était victorieusement de retour et démontrait de nouveau sa puissance et son intelligence de situation.

Enfin, la déconfiture absolue de l’évacuation de Kaboul par les Américains le 15 août 2021, avec l’abandon en rase campagne de l’armée afghane, d’un matériel énorme, de son gouvernement « démocratiquement élu » et de ses alliés otaniens ou non, finirent de convaincre Poutine que la puissance américaine n’était plus qu’une apparence et que leurs dirigeants étaient dénués du nerf de toute action : le courage, la détermination dans la vision de long terme et l’absence de crainte des pertes humaines.

*La guerre en Ukraine*

Au petit matin du 24 février 2022, le président russe passa outre les avertissements et les menaces de sanctions. Il savait qu’aucun soldat occidental ne viendrait verser son sang pour défendre Marioupol ou même Kiev et ne s’était pas laissé impressionner par les légitimes tentatives d’apaisement prodiguées par le président Macron qu’il humilia au travers d’un protocole digne de la Chine impériale du XVIIe siècle.

Après un discours d’une rare clarté il engagea ses forces sur trois directions stratégiques et avec trois buts concomitants, le centre de gravité du conflit se trouvant à Kiev.

Ses objectifs semblent les suivants :

– Détruire l’appareil militaire ukrainien en vue de « finlandiser » ultérieurement ce pays puisque l’OTAN et les Chancelleries occidentales refusent depuis des années de s’engager à ce que l’Ukraine ne rejoigne pas l’alliance.

– Soutenir les républiques séparatistes du Donbass, dont il a reconnu l’indépendance et qui l’ont « appelé à l’aide », légitimant ainsi en droit international cette intervention, selon une conception cette fois plus solide que la « jurisprudence Kosovo » appliquée jusqu’alors dans le Caucase et en Crimée.

– Enfin et surtout, défaire le pouvoir politique de M. Zelenski, dont il considère qu’il est issu des suites du « coup de force de Maïdan » de 2013, plus ou moins organisé par les services occidentaux.

Il promet également une « dénazification » de l’appareil politique ukrainien, s’appuyant sur le fait que certains des partisans de M. Zelenski appartiendraient à des groupes se réclamant de « l’extrême droite à sympathies nazies » (il y a là une contradiction quand on sait que M. Zelenski est lui-même juif). Ce dernier but sous-entendrait le projet d’une longue occupation du pays et d’une épuration de ses élites.

*L’avenir ?*

Comme le disait un auteur non dénué d’humour, « il est difficile de prévoir l’avenir, surtout quand il s’agit du futur ». Néanmoins on peut s’y risquer.

Nul doute que l’armée russe vaincra la résistance des forces militaires ukrainiennes car le déséquilibre est trop grand entre elles.

Il est encore trop tôt pour être certain que les buts politiques de Poutine seront atteints et qu’il réussira à installer un pouvoir à sa main en Ukraine, dont les sentiments antirusses ont explosé dans toute la partie du pays située à l’ouest du Dniepr.

Enfin il est probable que les « républiques populaires du Donbass » seront durablement détachées de l’Ukraine ne serait-ce que par le poids des Russophones en leur sein.

Quant à savoir si Poutine, qui pourrait bien avoir été saisi de paranoïa suite à ses succès et à la restauration de la puissance russe en vingt ans, n’a pas commis une erreur terrible et mal calculé les conséquences à long terme de cet énorme coup de force en plein continent européen, c’est une autre histoire.

Je pensais quant à moi qu’une invasion violant si outrageusement le droit international et les principes westphaliens et issus des traités post 1945 (que l’affaire du Kosovo violait tous également !) n’aurait pas lieu et qu’il se contenterait d’un appui militaire officiel aux provinces du Donbass en application du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ». Le coup de semonce me semblait suffisant pour réveiller nos chancelleries qui avaient oublié le tragique de l’histoire et la vertu de la force.

Ce n’est pas le cas et l’on est passé de la semonce au tir direct.

Poutine, homme d’État sans équivalent sur le continent depuis De Gaulle ou Thatcher, sera-t-il un nouveau tyran qu’il faudra un jour abattre au prix d’immenses souffrances, tel un Hitler, ou bien reprendra-t-il ses esprits ?

Ou bien encore, ayant gagné sur tous les plans, la sagesse le saisira-t-elle et se contentera-t-il d’assister aux renoncements d’une Europe désarmée, repentante, envahie de peuples allogènes qui la haïssent, qui se meurt de dénatalité et de consumérisme sans espoir ?

L’avenir le dira. Il a rarement été aussi incertain et peut se révéler très dangereux, voire mortel, si quelque affreux dérapage comme l’histoire en a connus se terminait en échange nucléaire.

Participez à la chaîne de messes pour la France

 

La Fraternité Saint-Pierre lance une grande chaîne de messes pour la France :

À quelques semaines des échéances électorales, il convient de recentrer le débat et ne pas oublier l’essentiel.

Car la défense des valeurs de l’Évangile doit rester une priorité dans le débat public : la question politique ne peut s’affranchir du respect des valeurs humaines, morales et sociales qui doivent gouverner notre société.

Par ailleurs il faut se souvenir des grands Saints qui ont fait la France afin qu’elle reste fidèle aux promesses de son baptême.

Pour cela, et en se souvenant que « toutes les bonnes œuvres réunies n’équivalent pas à la sainte messe car elles sont les œuvres des hommes, et que la messe est l’œuvre de Dieu », la Fraternité Saint-Pierre lance une grande chaîne de messes pour la France.

Afin de confier notre pays à Dieu, en présentant la prière la plus parfaite, afin d’obtenir les grâces dont notre pays a besoin,

Associez-vous à la chaîne de messes pour la France !

Offrir une messe pour la France.

Les valeurs qui nous distinguent de Poutine…

Selon le chef du MI6  (Secret Intelligence Service) :

Avec la tragédie et la destruction qui se déroulent de manière si pénible en Ukraine, nous devons nous souvenir des valeurs et des libertés durement acquises qui nous distinguent de Poutine, rien de plus que les droits LGBT+. Reprenons donc notre série de tweets pour marquer #LGBTHM2022. “J’ai dû déménager pour le boulot quand j’ai rejoint le #MI6, donc j’ai été soulagé d’apprendre qu’il y avait un groupe du réseau LGBT+. Grâce au groupe, je me suis fait de très bons amis au bureau, et c’est rassurant de savoir qu’il est là pour me soutenir si j’en ai besoin.

Le pèlerinage de Chartres aura bien lieu à la Pentecôte

Message de Jean de Tauriers, président de l’association Notre-Dame de Chrétienté :

Les pèlerins pourront s’inscrire à partir des Rameaux.

Ceux qui souhaitent faire le pèlerinage dans les équipes soutiens peuvent écrire dès maintenant à [email protected] pour s’inscrire dans les équipes logistique, service d’ordre, clergé-cérémonies ou santé, nécessaires à la réussite de ce 40e pèlerinage de Pentecôte.

Appel du Saint-Synode de l’Église orthodoxe ukrainienne du 28 février

Lu ici :

Bien-aimés en Christ, Évêques, Pères, Frères et Sœurs !

Cher peuple Ukrainien !

C’est avec chagrin et douleur que nous voyons la guerre arrivée sur notre sol ukrainien natal. De dures épreuves nous ont tous frappés. Les combats entre les troupes de la Fédération de Russie et les Forces armées ukrainiennes se poursuivent presque dans toute l’Ukraine, des soldats et des civils meurent, le nombre de réfugiés s’accroît. Placer les armes nucléaires en un état d’alerte élevé remet en question le futur de l’humanité. Dans une situation aussi difficile, nous vous appelons tous à être courageux, à prier et à s’unir pour la défense de notre Patrie.

En nous adressant aujourd’hui à tous , nous voulons témoigner que nous vous respectons et prions pour vous car en risquant votre vie vous témoignez de la façon dont vous pouvez accomplir les paroles de notre Seigneur Jésus-Christ : Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis (Jean 15:13).

Pour notre part, nous confirmons une fois de plus que l’Église orthodoxe d’Ukraine a toujours soutenu et continue de soutenir la souveraineté de l’État et l’intégrité territoriale du pays. Nous partageons pleinement la douleur et la souffrance de notre peuple. En ces jours difficiles des prières intenses s’élèvent dans toutes les églises et monastères de notre Église pour la fin de la guerre et le rétablissement de la paix en Ukraine.

Avec la bénédiction de Sa Béatitude le Métropolite Onuphre les diocèses et les monastères apportent toute l’ assistance possible aux réfugiés et à tous ceux qui ont souffert des hostilités. Nos temples sont ouverts 24 heures sur 24 pour ceux qui ont besoin d’être protégés des bombardements. L’Église orthodoxe d’Ukraine suit sa mission : aider constamment tous ceux qui en ont besoin.

Conscients de notre responsabilité spirituelle, nous nous tournons aujourd’hui vers Sa Sainteté le Patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie. Votre Sainteté! Nous vous demandons d’intensifier votre prière pour le peuple ukrainien qui souffre depuis longtemps, de vous prononcer sur la cessation des effusions de sang fratricides sur le sol ukrainien et d’appeler les dirigeants de la Fédération de Russie à arrêter immédiatement les hostilités qui menacent déjà de se transformer en guerre mondiale.

Nous lançons également un appel au président ukrainien Volodymyr Zelensky et au président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine. Au nom de plusieurs millions de fidèles de l’Église orthodoxe d’Ukraine nous vous demandons de faire tout votre possible pour mettre fin à l’affrontement armé entre nos deux peuples frères et lancer un processus de négociations. Cette terrible guerre a déjà porté un coup dur aux relations entre les peuples ukrainien et russe. Si l’effusion de sang n’est pas arrêtée, le gouffre entre nos peuples pourrait subsister à jamais.

Peuple ukrainien, frères et sœurs ! Nous espérons que le bon sens prévaudra et que cette guerre se terminera bientôt. Nous demandons à chacun de vous de maintenir la paix et de ne pas céder aux provocations. Aidez-vous les uns les autres, prenez soin les uns des autres. Il est également important de ne pas attiser l’hostilité. Ce n’est que dans l’unité que réside notre force. Nous prions le Seigneur d’éclairer les dirigeants avec la lumière de Sa grâce. Nous croyons que le Seigneur entendra notre prière et nous pardonnera nos péchés.

Et dans un avenir proche, la paix de Dieu régnera à nouveau sur notre terre ukrainienne bénie !

De la guerre juste

L’opération militaire russe en Ukraine nécessite d’évoquer le fameux concept de guerre juste.

Il n’est nullement question ici de débattre du bien-fondé de l’offensive russe, de l’origine du conflit, de la motivation de tel ou tel pays, des provocations internationales, etc… Il s’agit seulement de passer cette actualité brute (la Russie attaque l’Ukraine) au crible de la notion de guerre juste inscrite dans la doctrine de l’Eglise et dont voici les quatre conditions nécessaires :

    1. Que le dommage infligé par l’agresseur à la nation ou à la communauté des nations soit durable, grave et certain.
    2. Que tous les autres moyens d’y mettre fin se soient révélés impraticables ou inefficaces.
    3. Que soient réunies les conditions sérieuses de succès.
    4. Que l’emploi des armes n’entraîne pas des maux et des désordres plus graves que le mal à éliminer. Ce principe de proportionnalité ne paraît pas être respecté par la Russie. Poutine semble appliquer la maxime du communiste stalinien Vaillant-Couturier : “Pour un œil, les deux yeux, pour une dent, toute la gueule“. Le principe de proportionnalité ne se limite pas seulement à la seule proportion entre l’agression et la réplique, mais surtout sur la proportion entre le mal causé par la guerre et le bien qui peut raisonnablement en être attendu.

Un festival d’intox

Les fausses nouvelles volent en escadrille sur les réseaux concernant la guerre en Ukraine et certains “gros” médias les rediffusent parfois sans aucun recul. Sans parler des faits que les médias n’évoquent jamais, comme les violences dans la région du Donbass depuis au moins 8 ans (votre blog en a parlé ici, et encore ici et ). En voici quelques pépites :

 

France Info évoque l’utilisation de vieilles images de parades et d’exercices militaires russes, de jeux vidéos, de photos de Crimée (2014), d’explosion en Chine datant de 2015,

Romain Bressonnet : “On a laissé faire le régime de Kiev et on va le payer très cher”

Le conflit russo-ukrainien commenté par Romain Bessonnet, secrétaire général du Cercle Aristote et auteur de « Poutine par lui-même » :

Pour mémoire cet article du 19 février dernier, quelques jours avant l’offensive russe :

Depuis qu’il écrit en cyrillique, M.Macron n’a plus besoin du masque

Le compte Twitter de M.Macron, ce 28 février 2022. Il est passé à un deuxième terrain d’exercice de son goût pour la gesticulation.

La diplomatie par tweet. Traduction :

Hier soir, j’ai demandé à Alexandre Loukachenko d’assurer le retrait des troupes russes du territoire de son pays. La fraternité entre les peuples biélorusse et ukrainien devrait pousser la Biélorussie à refuser de devenir un vassal et un véritable complice de la Russie dans la guerre contre l’Ukraine.

La Pologne est une fois de plus dans le collimateur de l’Union Européenne pour ses politiques pro-vie

Le Forum Parlementaire Européen pour les Droits Sexuels et Reproductifs (EPF), qui regroupe une douzaine de pays membres du Parlement Européen, a publié ces dernières semaines le premier rapport sur le respect des droits reproductifs en Europe. Les paramètres de recherche comprennent l’accès aux fournitures contraceptives, aux conseils connexes et aux informations des gouvernements nationaux.

Dans le classement de l’accès aux services de contraception, la Pologne arrive en dernière position, avec une couverture de 33,5%. En premier lieu, les pays d’Europe occidentale se confirment, enregistrant un écart de plus en plus fort avec l’ancienne zone communiste.

Saluant les conclusions du rapport, le secrétaire de l’EPF, Neil Datta, avance la théorie selon laquelle une plus grande utilisation de la contraception entraînerait moins de grossesses non désirées, et donc moins d’avortements, ce qui est une intox désormais connue, puisque la France, qui a une très large couverture contraceptive bat les records de taux d’avortements.

L’année dernière, le record d’utilisation de la contraception était détenu par la Belgique, qui conserve cette année la tête du classement, à égalité (91,1%) avec la France et le Royaume-Uni. Viennent ensuite le Luxembourg (85,2%), la Suède (82,9%), l’Estonie (81,6%), les Pays-Bas (81,1%) et l’Allemagne (75,1%). Parmi les pays qui mettent largement en œuvre ces services figure la France, où les femmes de moins de 25 ans bénéficient du remboursement intégral des contraceptifs.

Parmi les autres pays qui progressent rapidement sur la voie du contrôle des naissances, citons la Lituanie, qui met à la disposition des jeunes femmes une forme de contraception réversible à action prolongée, tandis qu’au Royaume-Uni, les pilules contraceptives ont été reclassées pour les rendre plus accessibles.

Inévitablement, la tirade de Neil Datta vise une série de pays d’Europe de l’Est qui “ont mal fait” et “continuent de mal faire” : il s’agit de la Slovaquie (49,7%), de la Grèce (49%), de la Croatie (44,3%), de la Hongrie (44,9%) et, bien sûr, de la Pologne. Ce dernier, en plus de confirmer sa position en bas de la liste, aurait des chiffres encore plus bas que l’année dernière.

Pourtant, malgré la tendance galopante de la contraception en Europe occidentale, certains craignent que “ce qui se passe en Pologne pourrait se produire ailleurs.” C’est ce qu’affirme l’eurodéputé française Irène Tolleret :

“Ces choses arrivent à cause de politiciens populistes qui ont décidé de se maintenir au pouvoir en s’attaquant aux LGBT+ mais aussi aux droits des femmes, et en particulier aux droits sexuels et reproductifs.”

Il y a même ceux, comme Ilona Kikbusch, fondatrice du Global Health Center, qui craignent “des répercussions sur la santé des femmes” et une diminution de leurs droits, en raison de politiques perçues comme “autoritaires et religieuses”.

La Pologne est en fait le pays européen où les services de contraception sont les moins répandus et où, par exemple, la pilule du lendemain n’est disponible que sur prescription médicale. Le score de 33,5 % montre une baisse de 1,6 point par rapport à l’enquête précédente. Cette situation contraste avec la quasi-totalité du reste de l’Europe et s’accompagne de l’introduction d’une interdiction de l’avortement pour cause de malformation de l’enfant à naître : ce dernier type d’avortement couvrait auparavant 90% de tous les avortements légaux en Pologne.

Rappelons que, entre autres, le gouvernement polonais, dès son arrivée au pouvoir en 2015, a réduit le financement public de l’insémination artificielle, promouvant plus tard, une loi scolaire qui évince l’éducation sexuelle, ainsi que les organisations idéologiques qui la promeuvent.

Le rôle joué par Malte dans le rapport se distingue pour différentes raisons. En fait, le petit archipel méditerranéen se classe dans la moyenne en ce qui concerne l’utilisation de la contraception (65,4 %). L’avortement reste toutefois illégal et cette condition a fait l’objet de pressions de la part du commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Dunja Mijatović, tandis que l’ONG “Abortion Support Network” affirme avoir aidé 269 femmes maltaises à rassembler des informations pour avorter à l’étranger.

L’impensable devient de nouveau probable : le retour d’un conflit de haute intensité

Il y a quelques jours, j’ai évoqué un rapport parlementaire sur la possibilité du retour d’un conflit de haute intensité, auquel la France doit se préparer. C’était avant l’offensive russe en Ukraine. Depuis, de nombreuses réflexions sur le net concernent le fait qu’un conflit de haute intensité n’est plus impensable.

Les « précédents » étaient sans commune mesure. L’invasion de la Géorgie par la Russie en 2008 avait mobilisé environ 15 000 militaires russes. Le conflit en cours a fait un saut de magnitude : il est dix fois plus important dans son ampleur et son intensité. L’Ukraine est un pays de 44 millions d’habitants, d’une superficie plus grande que la France. Les effectifs cumulés mobilisés par les deux parties dépassent les 500 000 hommes et les pertes des premiers jours semblent très importantes, plusieurs milliers de tués et blessés et des centaines de véhicules détruits en 24 heures. Des chiffres inédits en Europe depuis 1945.

Cela signifie que pour les observateurs et les analystes, ce genre de scénario n’est plus « extrême improbable » sur la grille d’analyse. Je le confesse bien volontiers, c’était mon cas. J’écrivais précédemment sur ce même site que le cas le plus probable était la prise d’une nouvelle « tranche de salami » par Vladimir Poutine. En clair, une attaque localisée pour prendre un nouveau gage territorial tout en accroissant la pression sur l’OTAN. La décision du président russe « renverse la table ».

L’impensable devient donc de nouveau probable : attaquer un autre État européen, de manière massive, avec tout le spectre des moyens conventionnels et en agitant ouvertement la menace nucléaire. Pour les pays européens non membres de l’OTAN et qui sont situés dans l’étranger proche de la Russie, notamment la Suède et la Finlande, c’est un revirement de l’histoire assez rude. […]

C’est une leçon importante pour les Occidentaux, qui commence à être comprise depuis quelques années : au-delà de la course à la technologie, il faut réapprendre la rusticité, augmenter les effectifs et les volumes disponibles, de matériels comme de munitions, d’active comme de réserve. L’époque où l’arme principale de nos navires était leur drapeau est révolue. L’époque où nous pouvions nous contenter d’une force professionnelle, légère et projetable est terminée. De manière simplifiée et toutes choses étant égales par ailleurs, il faut sortir du format d’armée actuel proche « du Second Empire » pour revenir à celui « de la IIIe république » avant qu’il ne soit trop tard. […]

L’Ukraine doit être le réveil des consciences de l’Europe : notre liberté et notre prospérité sont consubstantielles d’un ordre international qui aujourd’hui s’érode sous nos yeux. Les imprécations et les directives européennes ne suffiront pas à le sauver. Il faut bien entendu tenter de préserver ce qui peut l’être, mais avec lucidité. Sur le temps long, la France a grosso-modo, toujours dépensé autour de 3 % de sa richesse pour assurer sa défense. Nous sommes aujourd’hui à peine à 2 %. L’horizon de « l’assurance vie de la Nation sur elle-même » est là : dans un effort accru de défense et d’adaptation de notre société, de transformation de notre mode de vie, un effort de sobriété et de cohésion sociale. Pas dans la recherche de « licornes 2.0 ».

Démission de Laurent Bigorgne, directeur de l’Institut Montaigne, très proche de Macron

Economiste en vue de 47 ans, M. Bigorgne faisait partie d’un comité de 34 hauts fonctionnaires, personnalités politiques et du monde économique désignés à la fin de 2017 par le premier ministre Edouard Philippe, pour dessiner la réforme de l’administration.

Laurent Bigorgne, qui dirige l’Institut Montaigne, a remis, dimanche 27 février, sa démission. Il est soupçonné d’avoir drogué à son insu une collaboratrice lors d’une soirée. Selon une expertise toxicologique de la plaignante, elle était alors positive à la MDMA, une drogue de synthèse de la famille des amphétamines aussi appelée « ecstasy ». La MDMA est consommée pour la sensation d’énergie et d’euphorie qu’elle procure et pour son effet désinhibiteur. Elle provoque notamment l’augmentation du rythme cardiaque, des palpitations, des bouffées de chaleur et abaisse la vigilance. Selon la plaignante, M. Bigorgne aurait pris de la cocaïne.

Il est proche d’Emmanuel Macron, un « ami de longue date ». Sa compagne, Véronique Bolhuis, figure initialement dans les mentions légales du site en-marche.fr. Il le soutient lors de l’élection présidentielle de 2017, et apparaît dans les courriels piratés de son équipe de campagne dans l’entre-deux-tours. Une fois élu, il est cité par certains observateurs comme potentiel ministre, sans toutefois être nommé au gouvernement. Il a participé à la réunion du groupe Bilderberg de 2015.

Journée de prière pour la paix en Ukraine

À l’issue de l’audience générale de mercredi 23 février, le pape a lancé un appel pour la paix en Ukraine, invitant à jeûner et à prier pour la paix mercredi 2 mars :

Mon cœur se serre énormément face à l’aggravation de la situation en Ukraine. Malgré les efforts diplomatiques des dernières semaines, des scénarios de plus en plus alarmants s’ouvrent. Comme moi, beaucoup de gens partout dans le monde ressentent de l’angoisse et de l’inquiétude. Une fois de plus la paix de tous est menacée par des intérêts partisans. Je voudrais lancer un appel aux responsables politiques pour qu’ils examinent sérieusement leur conscience devant Dieu, qui est le Dieu de la paix et non de la guerre ; qui est le Père de tous, pas seulement de quelques-uns, qui veut que nous soyons frères et non ennemis. Je prie pour que toutes les parties concernées s’abstiennent de toute action qui causerait encore plus de souffrances aux peuples, déstabiliserait la coexistence entre les nations et jetterait le discrédit sur le droit international.

Et maintenant, je voudrais lancer un appel à tous, croyants et non-croyants. Jésus nous a enseigné que l’absurdité diabolique de la violence est répondue par les armes de Dieu, par la prière et le jeûne. J’invite chacun à faire du 2 mars prochain, Mercredi des Cendres, un Jour de Jeûne pour la Paix. J’encourage particulièrement les croyants à se consacrer intensément à la prière et au jeûne ce jour-là. Que la Reine de la Paix préserve le monde de la folie de la guerre.

Renaud Muselier officialise son soutien à Macron

Pauvre Eric Ciotti qui a appelé à voter pour Renaud Muselier contre Thierry Mariani lors des régionales en PACA :

Renaud Muselier soutiendra le candidat potentiel de la République en Marche. Dans une interview accordée au Journal du Dimanche, Renaud Muselier estime que la candidature de Valérie Pécresse va entériner la mort des Républicains, parti (LR) qu’il avait quitté en novembre dernier (…)

Pour l’élu marseillais Renaud Muselier, la réponse est toute trouvée. Aucun candidat n’est “au niveau pour ces élections”. C’est pourquoi il affirme soutenir et voter “pour Emmanuel Macron, après mûre réflexion et sans aucune hésitation” estimant que “son expérience est un atout”.[source]

Valérie Pécresse : 1ère victime collatérale du conflit ukrainien ?

La dégringolade dans les sondages l’emmène même derrière Jean-Luc Mélenchon. Les électeurs macron-compatibles de LR préfèrent visiblement Emmanuel Macron qui gagne en stature dans cette crise ukrainienne. Que pourrait proposer Valérie Pécresse ? Rien d’autre que ce que Macron propose :

La chute est brutale et la remontée risque d’être impossible. Battue largement au 2ème tour, le vote soi-disant utile pour battre Macron n’a plus aucun sens. Valérie Pécresse n’y croit plus elle-même. Cette vidéo la montre auprès d’un agriculteur qui a bien du mal à l’intéresser et elle ne fait même plus semblant :

Et sur cette vidéo, elle semble éteinte en attendant qu’Eric Zemmour ait fini de s’exprimer. A-t-elle compris que c’est lui qui sera au 2ème tour ?

 

Un document de 1991 prouverait que l’OTAN ne devait pas s’élargir vers l’est

L’hebdomadaire allemand Der Spiegel vient de publier des éléments concernant un document datant de 1991 tendant à prouver que les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne et la France s’étaient engagés vis-à-vis de la Russie à ne pas élargir l’OTAN vers les pays de l’Est :

Le magazine allemand confirme, en effet, les accusations de la Russie concernant l’élargissement de l’OTAN vers l’est en violation d’un accord datant d’après la chute du mur de Berlin. Un document écrit, prouvant un accord sur le non-élargissement de l’OTAN vers l’est, a été trouvé dans les archives britanniques (…)

Un document découvert dans les archives confirme la version du Kremlin selon laquelle l’OTAN ne devait pas s’élargir vers l’est après avoir obtenu l’accord de Moscou sur l’unification de l’Allemagne. La découverte de ce document écrit tombe alors que le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a soutenu et continue d’affirmer que personne n’a fait de telles promesses à l’Union soviétique. Le document écrit, selon Der Spiegel, a été découvert dans les archives nationales britanniques par le politologue américain Joshua Shifrinson, professeur à l’université de Boston. Auparavant, le document était classé «secret», mais il a ensuite été déclassifié.

«L’OTAN ne devrait pas non plus s’étendre formellement ou informellement vers l’Est». Il est question du procès-verbal de la réunion des directeurs politiques des ministères des Affaires étrangères américain, britannique, français et allemand, tenue à Bonn le 6 mars 1991, où ils ont discuté de la sécurité en Europe centrale et orientale. A ce moment-là, l’organisation du pacte de Varsovie était en train de disparaître et les politiciens des pays du bloc soviétique signalaient aux pays occidentaux leur désir de rejoindre l’OTAN.

Cependant, comme le note Der Spiegel, il ressort clairement du document que les Britanniques, les Américains, les Allemands et les Français ont convenu que l’adhésion à l’OTAN de candidats d’Europe de l’Est est inacceptable. Selon la note, le directeur politique du ministère allemand des Affaires étrangères, «Jürgen Chrobog a déclaré que nous avions besoin de nouvelles idées sur la manière d’assurer la sécurité de l’Europe centrale et orientale des pays. Nous avions clairement indiqué lors des négociations 2 plus 4 que nous ne prolongerions pas l’OTAN au-delà de l’Elbe (sic). Nous ne pouvions donc pas proposer l’adhésion à l’OTAN, à la Pologne et aux autres». Les participants à la réunion ont décidé de renforcer la stabilité et la sécurité de l’Europe centrale et orientale par des accords bilatéraux avec les pays de la région et dans le cadre de la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE).

Le document trouvé dans les archives confirme la position russe. Le président russe, Vladimir Poutine, a souligné à plusieurs reprises que pendant des négociations sur l’unification de l’Allemagne, l’Union soviétique s’est vu promettre que l’OTAN ne s’élargirait pas. Il l’a notamment dit lors d’une conférence de presse en décembre 2021 : « Pas un pouce vers l’est, nous disait-on dans les années 90. Et alors ? Ils ont triché. Ils ont simplement trompé de manière flagrante : cinq vagues d’expansion de l’OTAN, et maintenant, s’il vous plaît, en Roumanie, des systèmes correspondants apparaissent maintenant en Pologne ».

Selon le président russe, la Russie s’est opposée à plusieurs reprises à l’expansion de l’OTAN vers l’est, se référant aux promesses correspondantes des pays occidentaux. Durant ses déclarations lors de sa traditionnelle grande conférence de presse en décembre 2021, il a déclaré: «Et ils nous disent : «Où est-ce écrit ?» ; «Sur un bout de papier ?» ; «Il n’existe pas ?» ; «Eh bien, c’est tout !» ; «Tu t’en vas !» ; «On s’en moquait de tes soucis»«Et ainsi d’année en année. Chaque fois que nous avons essayé d’empêcher quelque chose, exprimé des inquiétudes», [Ils nous ont dit]  «Non – vous partez avec vos préoccupations, nous ferons ce que nous pensons nécessaire». 

Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a, donc, encore menti sur le fait que l’Alliance de l’Atlantique Nord «n’a jamais promis de ne pas s’étendre [à l’est]». Dans un entretien avec Der Spiegel, qui porte le titre «La Russie est l’agresseur», en date de janvier 2022 Jens Stoltenberg avait encore déclaré que les affirmations russes auraient été fausses: «Ce n’est tout simplement pas vrai, aucune promesse de ce genre n’a jamais été faite, il n’y a jamais eu un tel accord en coulisses. C’est tout simplement faux».

Les affirmations de Jens Stoltenberg à la lumière de la découverte du document dans les archives britanniques prouvent qu’il ment. Cela est un comportement grave car aujourd’hui les Etats-Unis colportent à travers le monde par l’intermédiaire de leurs médias que la Russie est l’agresseur alors que c’est l’inverse, comme le prouve le document historique découvert dans les archives britanniques.

Le document publié par Der Spiegel permet d’affirmer qu’ il est temps de remettre ces menteurs qui agissent au sein de l’OTAN et de la politique occidentale à leur place et de rétablir rapidement la justice historique afin de protéger la paix rapidement.

La Commission européenne profite de la crise ukrainienne pour faire reculer la démocratie

Profitant de la crise ukrainienne, Ursula Von der Leyen a fait deux annonces qui sont de véritables scandales qui devraient faire réagir les dirigeants des pays de l’Union européenne. Cette femme n’a aucune légitimité démocratique car non élue.

Tout d’abord, Ursula Von der Leyen a décrété toute seule que l’Ukraine devait entre dans l’Union européenne, ce qui est contraire à tous les principes démocratiques. Depuis quand, une personne seule et non élue, peut décider de qui entre ou pas dans l’Union européenne ?

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré, dimanche 27 février, durant un entretien pour Euronews, souhaiter que l’Ukraine rejoigne l’Union européenne. «Ils sont des nôtres», a-t-elle assuré.

Ensuite, cette même Ursula Von der Leyen a décidé de censurer deux médias, certes de sensibilité russe, RT Russia et Sputnik, mais libres et participant à la pluralité des opinions, caractéristique des démocraties. Elle fait ce que l’occident reproche à Poutine :

Par la voix de la présidente de la Commission Ursula van der Leyen, l’Union européenne a annoncé le 27 février son intention de censurer les médias publics russes RT et Sputnik sur son territoire. Au-delà des légitimes questions légales que posent cette annonce – sur quelle base juridique repose cette mesure et de quel pouvoir dispose l’UE pour l’imposer aux Etats membres ? (…)

Prendre une décision qui contrevient aux principes fondateurs sur lesquelles s’est bâtie l’Union européenne – précisément à l’article 11 de la Charte des droits fondamentaux de l’UE qui garantit la liberté «de communiquer des informations ou des idées sans qu’il puisse y avoir ingérence d’autorités publiques» et le respect du pluralisme des médias –, mériterait donc un peu plus qu’une accusation lancée en l’air. Sans quoi le renoncement à ces principes serait assumé, et il deviendrait pour le moins difficile pour l’UE de se présenter comme un parangon de démocratie.

A un moment majeur de l’histoire de l’Europe et du monde, dont les conséquences représentent un séisme géopolitique, censurer des médias sous un prétexte fallacieux pose question.

Dans le cas du conflit en Ukraine, il n’est nul besoin de partager le point de vue russe sur la situation pour prendre conscience de l’indispensable nécessité de l’entendre — tout comme il importe de pouvoir consulter le point de vue de l’Ukraine et de ses alliés. Et pour cause, ne pas avoir accès aux éléments permettant d’analyser les causes de cette crise, c’est se priver de toute chance d’arriver un jour à la paix. Or quels médias évoquent régulièrement dans leur analyse le coup d’Etat de 2014, appuyé par les nationalistes ukrainiens dont des groupes ouvertement nazis ? Quels médias évoquent les bombardements qui durent depuis 8 ans dans le Donbass, cette région à majorité russophone, qui constituent selon Moscou des «crimes de guerre» ? Quels médias prennent le temps d’évoquer l’ultime tentative de négociation de Moscou fin décembre, demandant la neutralité de l’Ukraine, et comme cela avait été le cas pour Cuba en 1962, le non-déploiement de missiles sur des bases de l’OTAN, à proximité des frontières russes ? Comme toute histoire, la crise ukrainienne a deux facettes. Et de l’incident du golfe de Tonkin aux «armes de destructions massives» en Irak, l’histoire récente n’a de cesse de rappeler l’importance de la pluralité de l’information. A la lumière de ces exemples, une question s’impose : priver les citoyens européens de cette pluralité présage-t-il quoi que ce soit de bon ?

RT France est, par exemple, un des rares médias à avoir rétabli la vérité sur la fable de l’Île des Serpents…

Ukraine : premiers pourparlers de paix, l’armée russe continue d’avancer à l’est

De Nicolas Hellemme :

Ce 27 février 2022 à midi, l’armée russe continuait son offensive à travers l’Ukaine en prenant Kherson et Kakhovka. Toujours au sud, l’armée russe était à 50 km au sud de Zaporojie, et avait coupé la route Zaporojie-Donetsk

Au nord-est l’armée russe avait coupé les routes Kharkov-Slaviansk et Kharkov-Izioum, voies de retraite des forces ukrainiennes actuellement face au Donbass, était entrée dans Kharkov.

Dans le Donbass, l’armée de la République de Lougansk (LNR) n’était plus qu’à 6 km de Lisitchansk (axe nord-est) et des combats avaient lieu à Volnovakha et Marioupol sur le front de la République de Donetsk

Des unités ukrainiennes entières, pourvues de moyens lourds, commençaient à se rendre dans leur ensemble. Selon l’état-major ukrainien, l’armée ukrainienne a perdu 80% de ses moyens lourds au sud et à l’est du pays, face au Donbass et à la Crimée, où ils étaient concentrés.

Dans la soirée, un nombre croissant de pays européens ont annoncé qu’ils aideraient l’Ukraine en armes et en munitions – mais des quantités très limitées. Ainsi l’Ukraine va recevoir cinq avions de chasse, et quelques milliers de fusils en provenance de chaque pays européen, qui dépouillent les stocks de leurs armées respectives. La France a prévu d’envoyer des fusils de précision et du carburant – nombre d’unités ukrainiennes arrivent à court, après que les raffineries se soient arrêtées et que les dépôts pétroliers aient été bombardés.

Dans la matinée du 28 février, alors que des pourparlers de paix ont commencé entre l’Ukraine et la Russie, les armées russes ont poursuivi leur avance, notamment au sud-ouest de Kharkov en direction du Donbass (Izioum, Lozovaya, Balakleia), à l’est de Kiev où elles ont coupé la route Kiev – Tchernigov et entre Berdiansk, pris la veille par l’armée russe, et Marioupol, presque encerclé par les armées du Donbass et russe.

Le front ukrainien face au Donbass est en voie de dislocation, avec la liberation du nord rural de l’ancienne région de Lougansk par la LNR (République de Lougansk), de premiers combats face à Lisitchansk et Kramatosk au nord-est et l’encerclement des troupes ukrainiennes à Volnovakha et Marioupol.

Dans un certain nombre de grandes villes ukrainiennes, dont Kiev, Kharkov, Zhitomir, Rovno, Krivoj Rog, Vinnitsa et d’autres, les pillages et les exécutions sommaires de civils continuent après la distribution de dizaines de milliers de fusils d’assaut, de roquettes anti-char et de millions de munitions aux civils.
Le 27 février au soir, la Russie a indiqué avoir détruit 1067 sites militaires ukrainiens, 254 chars, 31 avions de chasse au sol, 149 canons et lance-roquettes multiples. Le 28 février dans la matinée la Russie a précisé que les forces ukrainiennes avaient 4500 « pertes irréparables » (morts, blessés graves, disparus).

Les ukrainiens de leur côté revendiquent 4300 morts russes – mais n’apportent la preuve que pour une cinquantaine, 27 avions de chasse – jusque là, les russes n’en ont perdu qu’un seul, sur erreur de pilotage, qui s’est éjecté en Russie, 26 hélicoptères – les preuves n’existent que pour deux, 146 chars, 49 canons, 706 VAB, 30 véhicules, 60 camions citernes et deux navires de guerre.

L’invasion de l’Ukraine commandée par le président russe sert-elle nos intérêts ?

Non, selon Yann Baly, porte-parole de Chrétienté-Solidarité :

Il est à craindre qu’elle va, au contraire, accélérer les phénomènes que nous combattons, voire rendre possible ce que nous pensions difficilement réalisable ou largement freiné ces derniers temps, à savoir :

  • Unification de la diplomatie européenne et soumission de pays jusque-là réfractaires au nouvel ordre européen (Pologne, Hongrie …)
  • Mise en place d’une défense unifiée de l’UE
  • Résurrection et légitimation de l’OTAN, dont même Macron avait pu affirmer qu’elle était en état de « mort cérébrale »
  • Et, phénomène aggravant pour la France : reconstitution de la puissance militaire allemande (Olaf Scholz annonce un effort financier de 100 milliards d’euros).  Ce qui aura très rapidement comme conséquence de faire de l’Allemagne la première puissance militaire européenne, au détriment de la France qui n’aura pas les moyens de suivre, au vu de l’état catastrophique de ses finances publiques.

Et ne parlons pas de la puissance chinoise qui risque fort d’être la seule à profiter de cette crise.

Concernant l’Ukraine : comment condamner les tentatives d’asservissement par l’UE de pays comme la Pologne et la Hongrie après s’être opposé à l’invasion dévastatrice de l’Irak par les États-Unis et aujourd’hui applaudir des deux mains l’annexion par les armes de l’Ukraine par Poutine ? La menace de l’OTAN, les erreurs diplomatiques et les attitudes hostiles voire méprisantes des occidentaux à l’égard de la Russie n’ont été, pour ce dernier, que des prétextes bienvenus pour justifier une invasion de l’Ukraine, préparée de longue date afin de mettre la main sur le potentiel industriel et économique très important de ce pays, tout en permettant d’étendre les frontières d’un empire russe que Poutine, nostalgique de la puissance soviétique, veut faire renaître.

La France a-t-elle encore les moyens de répondre aux défis du monde qui vient ? Son salut ne viendra pas d’un quelconque homme fort étranger, qu’il soit russe ou américain. Le peuple français détient, seul, les clés de son avenir.

Avec ce quinquennat, on observe un glissement institutionnel, vers des privations de libertés individuelles et publiques

Le prince Jean d’Orléans a été interrogé dans Valeurs Actuelles. Extrait :

Avec le quinquennat, le modèle de la Ve République ne colle plus. Soit on revient au septennat pour avoir deux rythmes qui cohabitent et collaborent : le rythme long du président de la République qui gère les affaires importantes et qui donne les directions, s’occupe de la cohésion nationale. Et le gouvernement, avec un rythme différent, qui peut être d’un parti opposé et qui joue sa partition et gère le quotidien. Avec ce dernier quinquennat, on observe un glissement institutionnel, vers une vision égoïste des choses et des privations de libertés individuelles et publiques. Ce n’est pas un bon système. S’ajoute à cela l’élection qui favorise le clientélisme. Une fois élu, il faut une année pour se mettre en place, trois ans pour exercer et une année pour préparer les prochaines élections. Que peut faire un président de la République ? A côté de cela, il n’y a plus de contre-pouvoir. Les syndicats ont disparu, l’Eglise est empêtrée dans ses difficultés, les hautes chambres et les ministres sont pris dans des liens d’intérêts économiques et financiers. La chose publique n’intéresse les politiques que pour ce qu’elle peut leur apporter. Des groupes de pression se constituent et cannibalisent toute issue démocratique. L’Etat a besoin de retrouver une stature que lui donnait le septennat. Une autre solution serait un passage à la monarchie !

Sées : un médecin pro-vie ciblé

Ce médecin refuse de prescrire la pilule contraceptive, ce qui est son droit :

Agression contre un prêtre à Bordeaux

La cathophobie ambiante ne faiblit pas. A Montpellier, la paroisse Sainte-Bernadette a été la cible d’un tag malveillant dans la nuit de jeudi à vendredi : « l’église qui illumine c’est celle qui brûle ». Une plainte a été déposée. Ce n’est pas la première fois que la paroisse est prise pour cible, il y a à peine un mois la grotte dédiée à Notre Dame de Lourdes avait été profanée. L’autel avait été vandalisé.

Hier, c’est un prêtre a Bordeaux qui a été la cible d’insultes et de crachat :

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Paramètres de confidentialité sauvegardés !
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services