France, Église catholique : état des lieux
De Bernard Antony :
· Reconquête, aujourd’hui comme hier !
Ayant toujours manifesté une grande sympathie pour lui – nous nous connaissons depuis longtemps – j’écrivais encore la semaine dernière (1° décembre) un communiqué titré : « Éric Zemmour reprend la main ».
Je me réjouis de son très grand succès hier à Villepinte, étant en accord avec l’essentiel de ses propos.
Cela dit, je comprends ceux de mes amis, surpris voire courroucés, de ce que ni Zemmour ni qui que ce soit dans son entourage, où plus d’un nous connaissent bien, n’aient eu la délicatesse de m’informer de ce que le parti zemmourien allait s’appeler « Reconquête ».
D’autres s’en réjouissent et plusieurs ont manifesté que c’était là une bonne preuve de notre influence. Je ne ferai évidemment pas un procès au camarade Zemmour pour son emprunt et je souhaite bon vent au parti Reconquête !
Cela dit, notre revue du centre Charlier et de Chrétienté-Solidarité, titrée « Reconquête » (depuis le mois d’avril 1989 !) continuera. Et évidemment, dans une absolue indépendance du parti zemmourien, tout comme d’ailleurs l’AGRIF, même si cela va sans dire…
Lors du dernier et bien amical entretien que j’ai eu avec lui il y a quelques mois à proximité du Figaro, Éric reconnut bien volontiers, malicieusement, que lisant mon blog une fois par semaine, il ne craignait pas d’en faire son miel…
Pour ma part, je crois pouvoir dire que je n’ai jamais puisé dans qui que ce soit sans indiquer la référence.
Mentionnons encore au passage que j’ai notamment lu avec intérêt le livre de Zemmour « Le suicide français », mais que je persiste à tenir comme plus adéquat à la réalité mon texte, certes plus court : « Le génocide français » (Itinéraires novembre 1980) publié plusieurs années antérieurement.
Je pense en effet toujours que le déclin de notre pays n’est pas principalement dû à un instinct suicidaire de notre peuple mais à une intentionnalité très réelle de certains personnages influents qui en détestent la civilisation et les valeurs, et inspirent ce que, prophétiquement, Jean-Paul II dénonça par l’expression de « culture de mort ».
· François et les migrants
En Grèce, à Chypre, le pape argentin qui, tout le monde le sait, n’aime guère l’Europe, a dénoncé le « mur de haine » qui, selon lui, serait dressé par l’Occident contre les migrants.
Il n’a pas eu des mots d’une pareille dureté contre la Turquie qui occupe la moitié de Chypre et dont le néo-sultan Recep Tayip Erdogan ne se contente pas de vouloir en finir avec l’Arménie mais ne cesse d’appeler à la reconstitution de l’empire ottoman qui engloba jusqu’avant 1918 la Grèce et toutes ses îles, et les Balkans.
François n’a pas non plus du tout évoqué, comme l’a fait le cardinal Sarah, combien les migrations, organisées, instrumentalisées, privaient dramatiquement l’Afrique d’élites indispensables à son développement.
François ne connaît pas grand-chose à la réalité d’un pays comme le nôtre dans lequel la tsunamigration de plus de trois cent mille étrangers chaque année est aussi principalement un phénomène d’islamigration. Nous, nous avons appris de la doctrine catholique du temps jadis que, en matière politique, la charité consistait à ne pas imposer à d’autres peuples les maux qui en ont dramatiquement frappé d’autres.
Ainsi de la tragédie libanaise.
Ce pape-là s‘occupe très ostentatoirement de faire recevoir en Italie quelques dizaines de migrants. Son devoir ne serait-il pas plutôt de se demander comment l’Europe peut accueillir chaque année sans risque pour sa paix civile plus d’un million de migrants ?
On aurait apprécié aussi qu’il manifeste un peu plus de sollicitude pour l’Arménie à nouveau menacée désormais d’un parachèvement du génocide perpétré au XX° siècle.
· Totalitarisme sanitaire
Le moins qu’on puisse dire, c’est que contrairement à ce qui avait été promis, juré, certifié par nos inénarrables Castex et Véran, et autres conseillers scientifiques de la guerre anticovid, la vaccination massive, gratuite, laïque et obligatoire ne nous aura pas épargné une 4° ou 5° vague, on ne sait plus, de déferlement des variants du virus chinois.
Et voici qu’il semble bien que c’est désormais vers une obligation de vaccination des enfants que l’on s’oriente.
Or, si l’argument en faveur de la vaccination, avec un bénéfice supérieur au risque encouru est recevable pour ce qui est des personnes âgées ou des adultes frappés de « comorbidités », il ne l’est pas du tout pour les enfants. Dans leur immense majorité, ces derniers ne sont pas en effet menacés.
Et plus globalement, ne faudrait-il pas enfin que les gouvernants se soucient de favoriser davantage les soins thérapeutiques dont on sait désormais l’efficacité, plus que les vaccinations aux effets trop souvent incertains voire nocifs et en certains cas semble-t-il désastreux voire mortels ?
Mais qu’attendre de gouvernants qui, fanatiquement idéologues de la déconnexion des lois de la République de la loi morale, acceptent sans ciller que l’on puisse désormais tuer les enfants à naître par l’écrasement de leurs crânes jusqu’à la 15° semaine de gestation ?
La culture de mort, ce n’est pas une formule, c’est la criminelle réalité.
A Paris, un marché de Noël réservé aux commerçants noirs financé par Valérie Pécresse
On attend avec impatience la réaction d’Eric Ciotti :
Sur les réseaux sociaux, des internautes ont fait part de leur incompréhension, voire de leur colère, à la vue d’un marché de Noël qui avait lieu ce week-end au Hasard Ludique, à Paris (18e arrondissement). Organisé par l’association «Je Consomme Noir», il rassemblait des produits de «créateurs africains et afro-descendants» (nourriture, alcool, prêt-à-porter, livres, produits de beauté…), indique la présentation de l’événement (…)
Cet événement, qui se tenait tout le week-end, est le tout premier organisé par l’association, créée en juin 2020 avec l’objectif d’«aider les entreprises de la communauté (noire) à améliorer leur façon de communiquer».
L’évènement était financé par la mairie de Paris (Anne Hidalgo) mais aussi par la région Ile de France (Valérie Pécresse) :

Marion Maréchal : “‘Si Éric Zemmour est candidat c’est qu’il y avait manifestement un vide, une envie, un besoin des électeurs qui ne se retrouvent ni dans Marine Le Pen ni dans LR”
Marion Maréchal était invitée de Sud Radio hier. Voici quelques citations mais l’émission à réécouter ci-dessous :
Le parcours de Valerie Pecresse reflète une forme d’incohérence et d’inconsistance. Elle avait appelé sans scrupules à voter pour Macron face à Marine Le Pen en 2017 et elle le refera en 2022 (…)
Si Eric Ciotti avait été le candidat investi des LR, j’aurais pu élargir cet appel pour une candidature unique à lui. Chacun est un peu prisonnier des postures de son Parti mais quand on regarde sur le moyen terme, il n’y a rien d’incohérent (…)
Si Éric Zemmour est candidat c’est qu’il y avait manifestement un vide, une envie, un besoin des électeurs qui ne se retrouvent ni dans Marine Le Pen ni dans LR (…)
Quand vous vous baladez à Barbès vous ne dites pas diantre je suis bouleversé mais plutôt diantre ma culture française est remplacée par d’autres cultures étrangères (…)
Je ne dis pas que la réforme constitutionnelle sur la question migratoire est inutile mais elle est insuffisante au regard du droit international et européen
Il est à noter qu’une proche de Marion Maréchal a rejoint Eric Zemmour lors du premier grand meeting à Villepinte. Il s’agit d’Agnès Marion, mère de famille et militante au FN puis au RN depuis de longues années. Elle faisait partie des cadres qui, à défaut d’avoir été purgés, avaient été écartée de certaines responsabilité du fait de cette proximité idéologique avec la ligne Marion Maréchal :
L’ex-délégué départemental du Rassemblement national dans le Rhône, Antoine Mellies, a été suspendu du parti pour un an à l’issue d’une convocation disciplinaire la semaine dernière. « Je suis atterré », a déclaré l’élu régional mardi (…) Antoine Mellies a été entendu le 27 octobre par la commission des conflits du parti avec une autre élue régionale du RN, Agnès Marion. Cette dernière a reçu un avertissement dans cette affaire qui a servi de « prétexte » pour régler des comptes, selon des sources internes au parti à Lyon (…)
Le parti reprochait officiellement aux mis en cause d’avoir maintenu, comme tête de liste d’arrondissement aux municipales à Lyon, un avocat qui fut candidat aux législatives en 2017, dans le Rhône, sous l’étiquette des « comités Jeanne » lancés par Jean-Marie Le Pen. De quoi « déstabiliser le mouvement », selon leurs détracteurs.

Annulé
Valérie Pécresse devait tenir son premier meeting samedi 11 décembre. Mais le président du parti Les Républicains Christian Jacob a annoncé :
“Compte tenu des conditions sanitaires évidentes, nous ne tiendrons pas le meeting en physique tel qu’il était prévu”.
Valérie Pécresse annonçait déjà, jeudi :
“Il n’est pas question de faire de meeting sans pass sanitaire”. “Jamais je ne mettrai la sécurité des Français en danger en raison de la campagne”.
Le Conseil constitutionnel avait estimé dans une décision rendue en mai dernier que le passeport sanitaire ne pouvait pas être exigé pour accéder à des réunions ou des activités politiques, dans un souci de préservation de la vie démocratique.
Cela évitera de comparer le meeting LR à celui tenu par Eric Zemmour…
Si vous voulez l’euthanasie, vous devez prouver que vous êtes en bonne santé
Lu sur IFN :
L’ère de la Covid-19 a produit de nombreux paradoxes. Et l’un des plus frappant est celui de l’obsession qui prévaut pour la santé, alors que dans le même temps et dans une totale indifférence, on tue quotidiennement des enfants dans le ventre de leur mère, les porteurs de handicaps simplement parce qu’ils sont jugés indignes de vivre, ou encore ceux qui souffrent, ceux qui sont gravement malades ou juste fatigués de la vie, au motif qu’ils en font la demande.
Mais il est tout aussi tragique de voir que ceux qui administrent la mort ne se rendent même plus compte à quel point ils sont ridicules.
Au 36 Schanzenstraße à Hambourg, en Allemagne, se trouve le siège de la Verein Sterbehilfe, ou « Association pour l’aide à la mort », bien que l’euthanasie que propose cette organisation soit à l’opposé du concept « d’assistance ».
Face au virus mère qui sévit dans le monde entier, et à ses variantes qui apparaissent constamment à chaque coin de rue, l’association qui donne la mort à ceux qui la cherchent a mis en place un protocole strict, qu’elle défend avec l’intransigeance teutonique. Pour réclamer la mort, vous devez d’abord prouver que vous êtes en bonne santé, c’est-à-dire que vous avez été vacciné contre le nouveau coronavirus en présentant votre “certificat de vaccination”. Sinon…. et bien rien : personne ne peut mourir.
Le site internet de l’Association indique clairement « Sterbehilfe nur noch für Geimpfte und Genesene » : l’euthanasie est réservée uniquement aux vaccinés et aux guéris. Bien sûr, vous ne voulez quand même pas que de malheureux “anti-vax” et/ou “anti-pass” infectent quelqu’un d’autre, ou risquent de le tuer…
C’est arrivé un 6 décembre…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Rappelons-nous :
- le 6 décembre : la Saint Nicolas.
Évêque de Myre (Asie Mineure) au IVe siècle, Nicolas aurait ressuscité des enfants mis au saloir par un méchant aubergiste. Ce saint est encore aujourd’hui très populaire en Russie, en Pologne, dans les pays germaniques ainsi qu’en Lorraine, en Alsace, en Belgique et aux Pays-Bas. Patron des enfants, il est connu dans ces pays sous les noms de Saint Nicolas, Sankt Niklaus, Saint Niclaus ou encore Sinter Klaas.
En Belgique francophone, la Wallonie, en Flandre et dans le Nord de la France, il est aussi le patron des passeurs d’eau et des bateliers.
Le jour de sa fête, Saint Nicolas rencontre les enfants et distribue des bonbons aux plus sages… Les garçons reçoivent des cartes de Saint Nicolas (tout comme les filles ont pu recevoir des cartes de Sainte Catherine quelques jours plus tôt).
En Pologne, les enfants déposent la veille leurs chaussures à la porte de leur chambre. À leur lever, ils trouvent de petits cadeaux, surtout des bonbons et du chocolat. Ils reçoivent aussi un petit diable en fourrure de lapin, attaché à une fine branche dorée, symbole de punition. En Lorraine, dont il est le patron, ainsi qu’en Alsace, Saint Nicolas a coutume de parcourir les rues le jour de sa fête avec le père Fouettard. Le premier récompense les enfants sages, l’autre menace d’emporter dans sa hotte les enfants désobéissants. À Fribourg, en Suisse romande, la Saint Nicolas donne lieu à un grand défilé. Ces traditions ont pris aux États-Unis la forme du Père Noël (Santa Claus pour les Américains).
- le 6 décembre 884 : décès du Roi des Francs Carloman II.
- le 6 décembre 1420 : les « Etats généraux » confirment Henry V dans ses prérogatives.
Philippe le Bon, duc de Bourgogne, et Henry V d’Angleterre briguent la Couronne de France. Au terme du traité de Troyes, signé le 21 mai 1420, le dauphin Charles, abandonné par son père Charles VI, qui a sombré dans la folie, et par sa mère, Isabeau de Bavière, est tout bonnement déshérité, au profit de l’Anglais qui a épousé sa soeur, Catherine de France. Toutes les élites intellectuelles, politiques, religieuses, militaires françaises ont renié et vendu leur Nation à l’étranger. Ce sont d’eux que parlera dans moins de dix ans une jeune lorraine, sainte Jeanne d’Arc, quand elle parlera des « Français reniés »Le peuple dans son immense majorité est impuissant et sans réaction. Une très faible minorité reste attachée au prince légitime, qui doit, selon les lois fondamentales du Royaume, hériter du Trône de France.
Depuis le printemps 1418, le Royaume de France est occupé, divisé, est en guerre contre l’étranger et en guerre civile. A Paris, le duc de Bourgogne Jean sans Peur, allié de la reine Isabeau de Bavière, tient en son pouvoir le fol et faible Charles VI. A Bourges, le dauphin Charles, qui a fui la capitale au mois de mai et refuse d’abdiquer devant la force bourguignonne, a constitué un “contre-gouvernement” et revendique la régence du Royaume. Enfin, les troupes d’Henry V d’Angleterre occupent la Normandie d’où leurs chevauchées s’élancent jusqu’à Pontoise. Quant au duc de Bourgogne, Philippe le Bon, après le meurtre de son père, Jean sans Peur, à Montereau, le 10 septembre 1419, voir la chronique du jour, il s’est allié à l’Angleterre.
- le 6 décembre 1491 : Charles VIII épouse Anne de Bretagne.
La défaite du 28 juillet 1488 à Saint-Aubin-du-Cormier (voir la chronique du jour) a sonné le glas de l’indépendance bretonne. Par le traité signé au château du Verger, près d’Angers le 19 août, le duc François II s’engage, notamment, à ne pas marier ses filles, Anne et Isabeau, « sans l’avis et le consentement du Roi de France». François II meurt le 9 septembre 1488 et Anne, alors âgée de 12 ans, lui succède et reçoit le 14 octobre le titre de duchesse de Bretagne. Après quelques péripéties elle consent à épouser le Roi de France.
Le contrat de mariage stipule qu’ils se font réciproquement cession et donation de leurs droits sur la Bretagne ; que si Anne meure la première, le Roi de France devient automatiquement duc de Bretagne et la Bretagne est alors unie à la France. Si le Roi, meurt le premier, Anne reste duchesse de Bretagne, mais son fils aîné hérite du duché de Bretagne. Et s’il n’a pas de fils, au moment du décès de Charles VIII, la reine ne peut se remarier qu’avec le Roi suivant.
Pour ceux que cela intéresse rappelons la chronique du 18 novembre dernier qui aborde le second mariage de la duchesse avec Louis XII.
- le 6 décembre 1685 : naissance de Marie-Adélaïde de Savoie.
Marie-Adélaïde de Savoie, princesse de Savoie et duchesse de Bourgogne, naît le 6 décembre 1685. Elle épouse Louis de France (petit-fils de Louis XIV) et devient ainsi Dauphine de France. De cette union naissent trois enfants, dont Louis de France qui deviendra Roi de France sous le nom de Louis XV. Elle meurt de la rougeole à l’âge de 27 ans.
- le 6 décembre 1778 : naissance de Louis Joseph Gay-Lussac, chimiste et physicien français
Louis Joseph Gay-Lussac est un chimiste et physicien. Il est connu pour ses travaux sur les propriétés des gaz. Diplômé des Ponts et Chaussées, il effectue en 1805 un voyage d’exploration scientifique dans les Alpes, la Suisse, l’Italie et l’Allemagne, avant d’être nommé membre de l’Académie des Sciences en 1806. Par ses travaux il est de ceux qui ouvrent la voie à la chimie atomique. Il est inhumé au Père-Lachaise en 1850 et a son nom inscrit sur la Tour Eiffel.
- le 6 décembre 1792 : procès du Roi Louis XVI.
Sur proposition de Marat, la Convention vote que tous les scrutins du procès de Louis XVI auront lieu par appel nominal et à voix haute. Ou comment étouffé toute opposition au plan de destruction de la Monarchie légitime tempérée.
- le 6 décembre 1808 : Madrid se rend aux armées de Napoléon.
- le 6 décembre 1848 : première adoration nocturne à Paris.
Près de l’autel Saint augustin, dans la basilique Notre Dame des victoires, une plaque de marbre est fixée sur un pilier :
« L’œuvre de l’exposition et de l’adoration nocturne du très Saint Sacrement, à Paris, a pris naissance dans cette église le 6 décembre 1848, par les soins du RP Hermann et de Mr François de la Bouillerie, évêque de Carcassonne, alors vicaire général du diocèse de Paris. »
- le 6 décembre 1917 : explosion d’Halifax.
Le navire français Mont-Blanc entre en collision avec un navire norvégien nommé Imo à Halifax en Nouvelle-Écosse (Canada). Le Mont-Blanc transportait des munitions. Il prend feu et explose, tuant près de 2 000 personnes, et provoquant en outre des milliers de blessés. La déflagration engendre également un tsunami et une onde de choc d’une puissance terrible. L’accident de Halifax est jusqu’en 1945 avec le premier essai atomique, la plus grande explosion jamais créée par l’activité humaine.
- le 6 décembre 1936 : disparition de Jean Mermoz
Jean Mermoz disparaît à bord de son hydravion “La Croix du Sud” à 700 kilomètres des côtes africaines, avec ses trois équipiers. Partis au petit matin du Sénégal, les 4 hommes devaient rallier Dakar à Natal au Brésil. La dernière trace de “la Croix du Sud” est un message radio émis à 10h47: “Coupons moteur arrière droit.” Deux jours plus tard Mermoz allait avoir 32 ans.
- le 6 décembre 1950 : le général De Lattre de Tassigny est nommé Général en chef et haut-commissaire en Indochine.
Le « Roi Jean », comme le surnommait ses subordonnés, entame son commandement par un coup de poker qui redonne confiance à un corps expéditionnaire découragé par l’incohérence de la chaine de commandement : il dégarnit entièrement le front pour faire défiler la majeure partie des troupes et leur faire prendre conscience de leur puissance. Lors du rassemblement d’officiers à la Maison de France, il leur dit :
« Je suis venu pour vous, les lieutenants et les capitaines. Je vous apporte la guerre, mais aussi la fierté de cette guerre. Désormais, vous serez commandés ! ».
Son fils mourra en Indochine sous ses ordres.
- le 6 décembre 1947 : les obsèques nationales du maréchal Leclerc ont lieu à Paris.
- le 6 décembre 1978 : une constitution est adoptée par référendum en Espagne.
- le 6 décembre 1992 : par référendum, les Suisses rejettent l’adhésion de la Suisse à l’Espace Economique Européen.
Quelques mois plus tôt, la Suisse avait pourtant adhéré au FMI (Fond monétaire international) et à la Banque mondiale. Cet événement souligne le peu de confiance qu’inspire déjà l’UE.
- le 6 décembre 1994 : occupation de l’avortoir de l’hôpital Saint Jacques de Nantes.
Pour la première fois, un évêque, Monseigneur Loucheur, participe à l’occupation de l’avortoir de l’hôpital Saint Jacques de Nantes en compagnie de 10 sauveteurs. (Voir les chroniques du 24 octobre, du 10 novembre, du 10 juin, et du 4 juillet.)
Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 420)
- le 6 décembre 2012 : le ministre Cahuzac dépose une plainte en diffamation contre Médiapart pour les révélations qu’il qualifie de “délirantes”.
Plus c’est gros, plus cela passe !
Ça tangue déjà chez LR : Eric Ciotti crée son propre mouvement politique et Guillaume Peltier pas “insensible” à Zemmour
Suite au “mauvais message” envoyé par Valérie Pécresse aux électeurs d’Eric Ciotti, ce dernier a fait savoir son mécontentement et vient de créer son propre mouvement politique au sein de LR : A Droite !
Moins de 24 heures après sa défaite au second tour du Congrès des Républicains, Éric Ciotti a annoncé, sur Twitter, dimanche 5 décembre, sa décision de lancer son propre mouvement : « A droite ! » Une épine dans le pied de la désormais candidate des Républicains pour l’élection présidentielle d’avril 2022, Valérie Pécresse.
Selon les informations du Figaro, Eric Ciotti et Valérie Pécresse se sont parlé près de 45 minutes pour « mettre les choses au clair » après le passage de Valérie Pécresse sur le plateau du 20h de TF1, samedi 4 décembre. Il y avait urgence à accorder les violons après que le député des Alpes-Maritimes a estimé devant quelques journalistes que la candidate désignée du parti n’avait pas envoyé « le bon message. »
Avec vous et pour la France, je lance mon mouvement : “À DROITE !”
Je ne vous trahirai pas, ce que nous avons construit est puissant, je continuerai de porter votre voix.
Pour adhérer : https://t.co/2juVpeaUy0
— Eric Ciotti (@ECiotti) December 5, 2021
Toujours du côté de LR, Guillaume Peltier (ex-FN, ex-MNR, ex-MPF, ex-UMP, ex sarkzozyste, ex soutien de Xavier Bertrand, ex-soutien d’Eric Ciotti) vient de publier un tweet troublant :
Comment rester insensible au discours pour la France d’@ZemmourEric ? Avec mon ami @ECiotti, je persiste et je signe.
Un seul adversaire, Emmanuel Macron ; un seul objectif, réparer la France ; un seul moyen, unir tous les électeurs de droite, avec @lesRepublicains.#Villepinte pic.twitter.com/y5CtnzKpXv— Guillaume Peltier (@G_Peltier) December 5, 2021
Eric Zemmour part à la Reconquête de la France
Grand succès pour le premier meeting d’Eric Zemmour à Villepinte, avec près de 15 000 personnes, malgré les menaces et provocations de l’extrême-gauche (pas mal pour un rassemblement organisé par des amateurs…). Eric Zemmour a dévoilé le nom de son parti : Reconquête (un clin d’oeil à Chrétienté-Solidarité ?…). Jean-Frédéric Poisson (Via), Laurence Trochu (Mouvement Conservateur), Agnès Marion (ex-RN) ont introduit le discours d’Eric Zemmour. Etaient également présents Christine Boutin, Jean Messiah, Paul-Marie Coûteaux, le député Joachim Son-Forget…

Jean-Frédéric Poisson :
La candidature d‘Eric Zemmour est le résultat de 40 années de renoncement de la droite.

Aujourd’hui si nous les conservateurs nous engageons aux côtés de, ce n’est pas pour pleurer ensemble un déclin ou déplorer un suicide. C’est pour réaffirmer la nation dans sa liberté, son autorité et son identité.”
Agnès Marion :
“Aujourd’hui je retrouve l’enthousiasme militant de mes 20 ans!”


Revoici le discours :
Nous chasserons des classes de nos enfants l’idéologie LGBT.
Nous redonnerons aux enseignants les moyens de travailler, nous rétablirons leur autorité, nous interdirons l’usage de l’écriture inclusive et nous bannirons toute forme de discrimination positive.
Je suis le seul à établir sans fausse pudeur le lien évident entre l’immigration venue de l’autre côté de la Méditerranée, et les menaces qui pèsent chaque jour davantage sur les femmes françaises, sur leur liberté et parfois sur leur vie.
Je suis le seul à défendre la liberté de penser, la liberté de parole, la liberté de débattre, la liberté de mettre les mots sur la réalité, pendant qu’ils rêvent tous d’interdire nos meetings et de me faire condamner.
Addendum
Bernard Antony communique:
Je précise que la revue Reconquête que j’ai lancé en avril 1989 et qui en est à son numéro 383 n’est pas et ne sera pas la propriété du parti qu’a lancé Eric Zemmour sous le même nom.
Esotérisme : la prison des esprits ?
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent le père Jean-Christophe Thibaut, spécialiste des courants ésotériques, et Grégory Lacroix, ancien patron de discothèque :
Eric Ciotti : “Le message lancé hier par Valérie Pécresse n’est pas un bon message”
Il n’aura pas fallu plus d’une nuit pour que les incohérences au sein de LR éclatent au grand jour :
L’unité mise en avant par Les Républicains est-elle déjà en train de s’émailler? À l’issue d’une réunion publique à Nice, Éric Ciotti a estimé ce dimanche que “le message lancé hier [samedi, NDLR] par Valérie Pécresse n’est pas un bon message“.
Interrogée sur son programme samedi par nos confrères de TF1, la gagnante du congrès Les Républicains a affirmé qu’elle ne changerait pas son programme pour l’adapter à la ligne d’Éric Ciotti, arrivé second de ce deuxième tour avec 39% des suffrages.
“Je pense qu’aujourd’hui nous devons former un programme de rassemblement. Le message qu’elle a lancé hier soir a étonné beaucoup des gens qui me soutiennent”, a réagi le député des Alpes-Maritimes.
Les candidats d’extrême droite Marine Le Pen et Éric Zemmour ont appelé les soutiens d’Éric Ciotti à les rejoindre. La cheffe du Rassemblement national a appelé samedi les électeurs qui veulent sortir d’une orientation “Macron-compatible” à “participer à (sa) campagne”.
“Je suis dans ma famille, je suis solidement ancré, je sais où je suis mais je l’ai dit à Valérie Pécresse: elle ne pourra pas gagner l’élection si elle n’a pas une droite forte. J’entends prendre toute ma place dans cette campagne”, a rétorqué Éric Ciotti.
Nantes : chapelet public pour la liberté de la messe traditionnelle
Un second chapelet de Foi, d’espérance et d’unité a été organisé pour la liberté de la messe traditionnelle et des sacrements dans le rite tridentin en Loire-Atlantique par l’association Foi et Tradition.
“La situation s’est quelque peu apaisée à St Clément mais nous devons rester vigilants. En revanche pour les messes [d’été] sur la côte et les sacrements, nous devons montrer notre unité et notre détermination”.
L’avenir des messes de la Madeleine de Guérande et du Clion sur Mer près de Pornic n’est en effet pas acquis, Mgr Percerou, questionné à ce sujet par un fidèle, ayant déclaré qu’il ne s’agissait pas de groupes stables, bien qu’elles soient organisées depuis des années par les curés en poste dans les paroisses voisines, et que nombre de leurs paroissiens estivaux vivent désormais sur la côte à l’année.
Par ailleurs le décret d’application de Traditionis Custodes dans le diocèse édicté par Mgr Percerou conduit à réserver les sacrements dans le rite tridentin à la seule église St Clément et donc au refus des sacrements dans le rite tridentin partout ailleurs dans le diocèse.
Les fidèles prient aussi pour le repos de l’âme de l’abbé Pilniere, le diocèse, l’évêque Mgr Percerou, “et pour que notre communauté reste unie”.
D’autres chapelets auront lieu tous les dimanches de l’Avent à 11h30.
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Terres de Mission : Les associations LGBT en échec !
Eglise universelle : La voie de l’éducation intégrale
Ancien directeur du groupe scolaire Saint Jean de Passy, François-Xavier Clément n’est pas un théoricien de l’éducation. C’est un homme d’expérience, et de culture qui nous livre les fruits de ses réflexions et de son observation de la réalité dans un passionnant ouvrage : “La voie de l’éducation intégrale – En famille et à l’école : des enfants heureux, libres et responsables”. Un travail qui comblera tous les éducateurs.
Eglise en France : La liberté d’enseignement de l’Eglise sur le mariage sauvegardée
Le 23 novembre, la XVIIème chambre du tribunal correctionnel de Paris a relaxé Renaissance catholique poursuivi par trois associations LGBT pour “provocation à la discrimination à l’égard d’un groupe de personnes à raison de leur orientation sexuelle”. Défendu par maître Jérôme Triomphe, Jean-Pierre Maugendre n’avait fait que reproduire un texte dans lequel deux cardinaux et trois évêques rappelaient que l’Eglise réprouve toute forme d’union civile entre personnes homosexuelles. Une grande victoire pour la liberté de l’Eglise.
Eglise en Marche : St François de Fatima : une classe pour enfants avec un déficit de l’intelligence
Dans le cadre du Groupe scolaire saint Dominique, au Pecq, Alexandrine d’Anselme est en charge de la classe saint François de Fatima qui accueille des enfants porteurs d’une maladie de l’intelligence, essentiellement des trisomiques. Alexandrine nous présente les raisons de cette initiative, le fonctionnement de cette classe, ainsi que l’ampleur des résultats déjà obtenus.
A propos des nouvelles traductions liturgiques
L’évènement liturgique de cette nouvelle année concerne les nouvelles traductions pour le missel réformé de 1969, avec notamment le retour du consubstantiel dans le Credo et la nouvelle traduction de l’Orate fratres. Dans L’Homme Nouveau, l’abbé Thierry Blot, prêtre du diocèse de Belley-Ars, ancien secrétaire de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements, souligne toutefois certaines insuffisances :
la plus sérieuse, à mon avis, est la traduction, dans le confiteor (« Je confesse à Dieu ») de « Beatam Mariam semper Virginem » par « la Bienheureuse Vierge Marie ». Notons que, par rapport à l’ancienne traduction, l’adjectif « beatam » a été introduit, mais, hélas, on n’est pas allé jusqu’au bout : l’adverbe « semper » (« toujours ») a été omis. On aurait dû traduire par : « la Bienheureuse Marie toujours Vierge ». Ne pas mentionner la virginité perpétuelle de Notre-Dame nous éloigne gravement de la foi de l’Église. […] Voici un autre exemple de nature différente : pour l’introduction de la Prière sur les offrandes, Orate fratres, le célébrant aura la possibilité de choisir entre les deux formules, longue de la nouvelle traduction ou brève de l’ancienne traduction. Ce choix est aberrant pour les raisons suivantes : 1) L’absence de choix dans l’édition typique, puisque bien évidemment celle-ci n’en comporte qu’une seule qui correspond à la nouvelle formule longue. 2) Toutes les traductions dans les langues vernaculaires comportent la formule « longue » (traduction fidèle) et aucune n’a bien évidemment prévu une telle alternative. 3) Et aussi les conséquences prévisibles désastreuses de ce choix sur le plan pastoral (confusion, peut-être même choix de nature « idéologique »…) même si, dans le nouveau Missel, la formule brève est précédée d’un « f », qui signifie : « spécificité de la version française du Missel ».
Pour l’occasion, un missel Laudate, dont l’édition a été dirigée par D. Thomas Diradourian et D. Jean-Xavier Salefran, de la communauté Saint-Martin, et par Bruno Nougayrède, présente aux fidèles, en un volume unique, les textes liturgiques pour toute l’année. Ce missel a été composé en premier lieu à l’usage des fidèles et des communautés qui participent à la liturgie de la messe célébrée en chant grégorien, suivant le Missel romain de 2002. Il s’adresse à tous les catholiques de langue française, auxquels il offre les textes du Missel romain et du Lectionnaire romain (Dimanche A,B,C et Semaine paire et impaire) dans leur dernière traduction française approuvée, ainsi que de riches commentaires liturgiques, une introduction à la vie sacramentelle de l’Église, un guide de la prière personnelle et de la Liturgie des heures, et un choix de prières et de chants.
Toutefois, Yves Daoudal estime qu’
une bonne traduction d’un mauvais texte est pire que la mauvaise traduction d’un mauvais texte. Avec celle-ci on sait que c’est mauvais, avec celle-là on fait croire que c’est bon, alors que le texte est toujours aussi mauvais.
Sa critique porte notamment sur les nouvelles collectes, qui ont été fabriquées et imprégnées d’idéologie dominante, ou les psaumes défigurés et censurés, ou ces péricopes de la Sainte Ecriture modifiées et expurgées. Dans son étude, l’abbé Cekada soulignait que
Sur les 1182 oraisons que comporte le Missel traditionnel, environ 760 furent entièrement supprimées. Sur les 36% environ qui restaient, les réformateurs modifièrent plus de la moitié avant de les réintroduire dans le nouveau Missel. Par conséquent, seulement 17% des oraisons de l’ancien Missel parvinrent, intactes, dans le nouveau Missel.
Voici la postcommunion du 2e dimanche de l’Avent, dans le missel de 1962 :
Repléti cibo spirituális alimóniæ, súpplices te, Dómine, deprecámur: ut, hujus participatióne mystérii, dóceas nos terréna despícere et amáre cæléstia.
Rassasiés de cet aliment de nourriture spirituelle, suppliants, Seigneur, nous te prions de nous apprendre, par la participation à ce mystère, à mépriser les choses de la terre et à aimer les choses du ciel.
La fin a été ainsi modifiée dans le nouveau missel :
…terrena sapienter perpendere, et caelestibus inhaerere.
Le fabricant en chef des nouvelles oraisons, le bénédictin Antoine Dumas, a expliqué :
« Le besoin d’adaptation s’est révélé nécessaire dans le cas de nombreuses oraisons, par souci de vérité. Par exemple, plusieurs textes, depuis longtemps trop connus, mettaient en opposition radicale la terre et le ciel ; d’où le couple antithétique, souvent répété dans l’ancien Missel : terrrena despicere et amare caelestia qu’il est possible de bien comprendre mais très facile de mal traduire. Une adaptation s’imposait donc qui, sans nuire à la vérité, tenait compte de la mentalité moderne et des directives de Vatican II. Ainsi, la prière après la communion du 2me dimanche de l’Avent dit très justement : sapienter perpendere, au lieu du mot : despicere, si souvent mal compris. »
En bref, toujours selon Yves Daoudal, on a supprimé une expression qui parcourait toute l’année liturgique et qui était ancrée dans toute la tradition patristique et dans l’évangile et les épîtres, pour faire correspondre les oraisons à la « mentalité moderne ». Le mot « perpendere » ne se trouve nulle part dans la Vulgate ni dans la liturgie traditionnelle. (C’est ce qu’ils osent appeler « restaurer la liturgie »). Dom Dumas proposait comme traduction française :
… évaluer sagement les choses terrestres et adhérer aux choses célestes.
La traduction officielle jusqu’à maintenant disait :
… (apprends-nous) le vrai sens des choses de ce monde et l’amour des biens éternels.
La nouvelle traduction officielle est en effet « meilleure », c’est-à-dire plus proche du texte fabriqué par dom Dumas :
… (apprends-nous) à évaluer avec sagesse les réalités de ce monde et à nous attacher aux biens du ciel.
On a donc fini par prendre le mot « évaluer » de dom Dumas. On ne sait pas si le fidèle est censé chercher un bureau d’évaluation des réalités de ce monde, pour obtenir un audit. Toujours est-il que le mot latin inconnu de la liturgie n’avait pas ce sens chez les pères de l’Eglise, qui l’utilisent très peu. Le seul qui l’utilise vraiment est saint Grégoire le Grand, surtout dans sa Règle, et essentiellement pour dire qu’on doit considérer avec soin, avec attention, nos actions (et non les choses). Et surtout considérer attentivement à quel point telle action ou telle attitude est répréhensible. Et non pas « évaluer avec sagesse les réalités ».
Et ce n’est pas un cas isolé. Lauren Pristas, dans « The collects of the Roman Missals », a comparé les oraisons des dimanches de l’Avent selon l’ancien missel et le nouveau :
Les verbes de mouvement des deux ensembles décrivent des mouvements exactement opposés : dans les collectes de 1962, le Christ vient à notre rencontre ; dans celles de 1970, nous allons à la rencontre du Christ, nous arrivons, nous sommes amenés à, etc.
Les prières de 1970 ne contiennent aucune référence au péché ni à ses dangers ; aux ténèbres ou à l’impureté de l’esprit; à la faiblesse humaine ou au besoin de miséricorde, de pardon, de protection, de délivrance, de purification. En outre, l’idée que nous devons subir une transformation pour entrer au ciel n’est évoquée que par le mot eruditio, instruction ou formation, dans la collecte du deuxième dimanche. (…)
Ceux qui prient les collectes de 1970 ne cherchent pas l’assistance divine pour survivre aux périls ou pour commencer à faire du bien. En effet, ils n’expriment aucun besoin de telles aides. Ils demandent plutôt à entrer au paradis à la fin. En revanche, ceux qui prient les collectes de 1962 ne cherchent pas explicitement le ciel, mais exigent – les verbes à l’impératif – une aide quotidienne immédiate et personnelle sur le chemin. (…)
Par ces trois différences, nous arrivons à un constat très délicat. En termes simples, la foi catholique considère que toute bonne action qui nous fait progresser vers le salut dépend de la grâce divine. Cette doctrine est formellement définie et elle ne peut être modifiée de façon à en inverser la portée. Chaque nuance des collectes de l’Avent de 1962 exprime sans ambiguïté cette doctrine catholique de la grâce, à la manière assez subtile et non didactique propre aux oraisons. Bien que les collectes de l’Avent de 1970 ne contredisent pas explicitement l’enseignement catholique sur la grâce, elles ne l’expriment pas et, plus inquiétant, elles ne semblent pas l’assumer.
20e manifestation devant la nonciature
Communiqué de Paix Liturgique :
Nous ne lâchons rien !
Ce samedi 4 décembre, malgré le froid, les rhumes et les angines, nous étions toujours nombreux devant la nonciature apostolique.
On a parlé de la dernière Lettre de Paix liturgique, n. 837 : « La feuille de route de Mgr Roche, Préfet du Culte divin : liquider la liturgie traditionnelle. » L’un de nous a rappelé, en comparaison, les paroles du cardinal Castrillón, qui était alors en charge de la liturgie traditionnelle : « Et même lorsqu’il n’y a pas de demande spécifique, ni de requête, ils [les évêques] devraient la rendre accessible, afin que chacun puisse avoir accès à ce trésor de la liturgie ancienne de l’Eglise. Là est l’objectif primordial du Motu proprio : une richesse spirituelle et théologique. Le Saint-Père veut que cette forme de la Messe devienne normale dans les paroisses afin que, de cette manière, des communautés jeunes puissent aussi se familiariser avec ce rite » (entretien d’introduction au DVD pour apprendre à pratiquer la messe selon la « forme extraordinaire » du rite romain, édité par la Fraternité Saint-Pierre aux Etats-Unis).
C’était en 2008, il y a seulement treize ans. Aujourd’hui, le Préfet Roche estime que cette liturgie ancienne de l’Eglise est devenue nuisible pour le peuple chrétien.
L’objectif primordial de Summorum Pontificum était « que chacun puisse avoir accès à ce trésor de la liturgie ancienne de l’Eglise » ; cette messe, dite alors extraordinaire devait devenir « normale dans les paroisses afin que, de cette manière, des communautés jeunes puissent aussi se familiariser avec ce rite. »
Nous ne demandons pas plus. Mais pas moins.

Pour une crèche vivante
Nous sommes rentrés dans le temps de l’Avent, temps de préparation à la fête de Noël. C’est le moment de l’année où nous décorons nos maisons et installons une crèche. Traditionnellement, elle est installée à partir du premier dimanche de l’Avent et jusqu’au 2 février, date à laquelle nous commémorons la présentation de Jésus au Temple.
Les premières crèches, à l’instar de la toute première réalisée par saint François d’Assise lors de la nuit de Noël de 1223, étaient des crèches vivantes. Alors cette année, que notre crèche soit vivante et prenons le temps de la contempler, de l’habiter, de rentrer véritablement dans la joie de Bethléem !
- Installons la Sainte Famille dans notre quotidien. Notre crèche n’a pas besoin d’être la plus belle, la plus grande mais elle a besoin d’être au centre de notre maison, au cœur de notre espace de vie, pour être vue, regardée. Et, à chaque coup d’œil, nous pouvons en profiter pour imaginer Joseph et Marie dans leur quotidien ou pour leur confier la tâche que nous allons faire, le moment que nous passons. Invitons-nous chez eux et invitons-les chez nous …
- Cheminons avec les santons. La crèche est une bonne occasion de prier en famille, le matin ou le soir. Faisons-en un temps de jeu et de méditation ! Chacun peut avoir son santon et lui donner vie et corps, pour mieux ressentir avec lui la joie immense de cette fameuse nuit où Dieu vint à nous. Quels sont les sentiments qui ont traversé ce berger durant ces quelques semaines ? Qu’est-ce qu’ont pu se dire les rois mages avant de se mettre en chemin ?
- Suivons l’étoile. L’étoile du berger nous rappelle que le Seigneur nous guide. Pendant toute la durée de l’Avent, soyons attentifs aux signes que Dieu laisse dans notre vie et pour chacun d’eux, dessinons une étoile de plus au-dessus de notre crèche.
- Chantons avec les anges. C’est le moment de donner de la voix ! Chaque jour de l’Avent, redécouvrons un chant de Noël.
Pour habiter encore davantage ce temps joyeux de l’attente, rejoignez le parcours En Avent pour Noël sur Hozana et vivez un Avent dans la joie en découvrant chaque jour une petite vidéo pour booster votre foi !
Diversité des rites
Extrait du discours du pape François à Nicosie, jeudi 2 décembre, devant les prêtres, religieux, diacres, catéchistes, associations et mouvements ecclésiaux de Chypre :
Dans l’Eglise catholique, n’y a pas de murs et, s’il vous plaît, qu’il n’y en ait jamais ! Elle est une maison commune, le lieu des relations, la coexistence des diversités. Tel rite, tel autre rite… untel voit les choses de cette manière, telle sœur les voit ainsi, telle autre les voit autrement… C’est la diversité de chacun et, dans cette diversité, la richesse de l’unité. Et qui fait l’unité ? L’Esprit Saint. Comprenne qui pourra. C’est lui l’auteur de la diversité et le créateur de l’harmonie. Saint Basile le disait : « Ipse harmonia est ». C’est lui qui permet la diversité des dons et l’unité harmonique de l’Eglise. […]
Chers frères et sœurs, nous avons besoin d’une Église fraternelle qui soit un instrument de fraternité pour le monde. Ici à Chypre, il y a beaucoup de sensibilités spirituelles et ecclésiales, des histoires d’origine variées, des rites, des traditions différentes. Mais nous ne devons pas percevoir la diversité comme une menace pour l’identité, ni nous jalouser ou nous soucier de nos espaces respectifs.
Alors pourquoi restreindre le droit de célébrer la messe selon la forme traditionnelle ?
C’est arrivé un 5 décembre…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Rappelons-nous:
- le 05 décembre 1154: élection du pape Adrien IV.
- le 05 décembre 1360 : naissance du franc.
Le 19 septembre 1356, Jean le Bon est battu et fait prisonnier à la bataille de Poitiers. La rançon de Jean le Bon est fixée à trois millions d’écus d’or.
Le 5 décembre 1360, à Compiègne, le Roi Jean II crée une nouvelle monnaie, le «franc», de même valeur que la monnaie existante, la livre tournois. La pièce représente, sur la face, Jean II le bon à cheval, galopant, l’épée haute, coiffé d’un heaume couronné sommé d’un lis, portant par-dessus sa cotte de mailles une cotte d’armes fleurdelisée ; le caparaçon du cheval est également brodé de fleurs de lys. Figure une inscription circulaire : IOHANNES DEI GRATIA • FRANCORV REX, traduit « Jean, par la grâce de Dieu, Roi Franc (Rois Libre) ».
Sur le revers, on y trouve une croix feuillue avec quadrilobe en cœur, dans un quadrilobe orné de palmettes et cantonné de quatre trèfles évidés. Figure une inscription circulaire : XPC VINCIT • XPC REGNAT • XPC INPERAT qui veut dire « le Christ vainc, le Christ règne, le Christ commande.
Cette création est une réponse ironique à l’attitude méprisante des Anglais. Il reste que la situation financière du royaume devient tellement catastrophique que l’on battra monnaie sur du cuir pendant un certain temps.
Le franc a perduré comme monnaie de référence de la France jusqu’au 31 décembre 2001, dernier jour avant l’euro. Il subsiste dans les anciennes colonies françaises d’Afrique et du Pacifique ainsi qu’en Suisse (vestige de l’Union latine)…
- le 05 décembre 1484 : le pape Innocent VIII promulgue la bulle “Summis desiderantis”: il organise la lutte contre la sorcellerie.
Par une bulle du 5 décembre 1484, le pape Innocent VIII fait enquêter sur les sorciers, les sorcières et la sorcellerie, en vue de définir les signes auxquels on peut reconnaître le pacte d’un individu avec le démon !
Comme l’atteste cet acte, c’est bien à la fin du Moyen Âge, tandis que la foi médiévale recule au profit de la philosophie gréco-romaine, que les prétendues sorcières sont désignées à la vindicte publique ! Quand la foi recule se développent les superstitions.
Au Moyen Âge, on ne brûle pas les sorcières, mais on les expose et on les traite en pauvres folles. Tout change à partir du moment où disparaît l’Inquisition, en France et dans les pays germaniques : les tribunaux civils héritent des procès en sorcellerie et les juges, à la différence des inquisiteurs, croient volontiers au pouvoir maléfique des sorcières. Ils les font en conséquence brûler à l’égal des hérétiques.
C’est un bon exemple de la désinformation actuelle qui fait passer l’Inquisition pour un pouvoir judiciaire injuste. La plus part des criminels de l’époque préféraient être jugés par l’Inquisition que par un tribunal civil. Cette dernière était bien plus clémente que des tribunaux expéditifs.
Relire le chapitre du livre de Jean Sévillia Historiquement incorrect, qui traite de ce sujet, s’impose.
- le 05 décembre 1560 : mort du Roi François II.
La mort prématurée à 16 ans du chétif François II amène sur le trône de France son frère cadet. Celui-ci, à peine âgé de 10 ans, devient Roi sous le nom de Charles IX.
François II, fils aîné du Roi Henri II et de Catherine de Médicis, succède à son père le 10 juillet 1559. Il n’a que 15 ans. C’est un garçon chétif, marié quelques mois plus tôt à la reine d’Écosse Marie Stuart, du même âge que lui. Le Roi de France devient ainsi roi consort d’Ecosse.
L’oncle de la reine n’est autre que François II de Guise, farouche catholique, dont l’influence est grande à la Cour.
Cela ne plaît ni à Antoine de Bourbon, roi de Navarre (et père du futur Henri IV), ni à son frère Louis 1er de Condé, princes du sang tenus à l’écart du fait de leur appartenance à la religion calviniste. Ils organisent la conjuration d’Amboise en vue de soustraire le Roi à l’influence des Guise. C’est un échec sanglant et un avant-goût des guerres de religion.
Désireuse d’apaiser les tensions, la reine mère Catherine de Médicis confie le 20 mai 1560 la charge de chancelier de France à Michel de l’Hospital, qui accorde aux protestants la liberté de conscience mais pas la liberté de culte. Il réunit en décembre les états généraux à Orléans pour tenter de calmer les esprits. Au même moment, meurt le malheureux François II après une douloureuse maladie. Il n’aura régné que 17 mois !
Voir les chroniques du 19 janvier, du 24 avril et du 18 septembre.
- le 05 décembre 1591 :élection du pape Grégoire XIV.
- le 05 décembre 1629 : retour de Champlain.
Alors qu’une guerre entre la France et l’Angleterre a éclaté en 1627, les Anglais conquièrent Québec après la signature de la paix.
L’Angleterre mandate David Kirke, natif de Dieppe, pour conquérir Québec et la Nouvelle-France canadienne. Prenant progressivement le contrôle du fleuve Saint-Laurent, les frères Kirke envoient une délégation à Québec et somment Samuel de Champlain, alors commandant en poste, de livrer la colonie.
Pour Champlain, il ne saurait être question de se rendre à l’ennemi. Il consulte tout d’abord François Gravé du Pont, son proche collaborateur depuis 1603, et d’autres personnes en autorité. Il répond ensuite aux Kirke : les habitants ont amplement ce qu’il faut – armes et vivres – pour se battre pour leur patrie.
Ce bluff astucieux dissuade les Kirke d’attaquer, mais ils reviennent l’année suivante. Pendant ce temps, la disette s’installe à Québec. En 1628 et durant l’année suivante, la capture des navires par les Kirke empêche l’arrivée de plusieurs centaines de colons ainsi forcés de retourner en France, ce qui cause des pertes de centaines de milliers de livres à la Compagnie des Cent-Associés.
Au printemps 1629, les habitants de Québec manquent de vivres depuis l’été précédent et souffrent de la faim sans en voir l’issue. Et voilà que les Kirke réapparaissent sur le fleuve, aux commandes d’une flotte plus imposante que celle de 1628. Ils ordonnent une seconde fois à Champlain de céder Québec.
À court de munitions et de vivres, Champlain décide de mettre fin à un siège de plus en plus intenable et risqué pour les colons. Le 19 juillet 1629, il cède la ville aux Anglais, 21 ans après la fondation de Québec.
Comme la plupart des Français qui sont à Québec au moment de la capitulation, Champlain est ramené en Angleterre, puis rapatrié en France. Là-bas, il apprend tout d’abord que non seulement Québec, mais aussi Port-Royal, Pentagouet et Cap-Breton, sont sous domination anglaise. Les premiers assauts contre l’Acadie ont en effet été donnés par d’autres commandants anglais dès 1626. On l’informe ensuite que la guerre entre la France et l’Angleterre avait pris fin trois mois avant que les Kirke s’emparent de Québec en 1629. Conséquence : la prise de la colonie est illégale et l’Angleterre doit la rendre aux Français.
Le 29 mars 1632, en vertu du traité de Saint-Germain-en-Laye, le conflit prend fin officiellement : Québec de même que les colonies et les terres d’Acadie doivent être rétrocédées à la Couronne française.
Les Français organisent aussitôt des expéditions de ravitaillement et de transport pour regagner Québec. À Québec, en 1632, tout ou presque est à rebâtir et à redémarrer.
- le 05 décembre 1766 : départ de Bougainville pour un tour du monde.
Le comte Louis-Antoine de Bougainville prend le commandement d’une expédition autour du monde. Le départ est donné en rade de Brest. Louis XV charge l’expédition, composée de deux frégates royales “La Boudeuse” et “l’Etoile”, de restituer officiellement la colonie des îles Malouines (îles Falklands) au gouvernement espagnol. Le 6 avril 1768, Bougainville arrive à Tahiti et procède à l’observation scientifique de la Polynésie.
- le 5 décembre 1804 : Napoléon 1er distribue les
Le 5 décembre 1804, trois jours après son couronnement à Notre-Dame, l’empereur Napoléon 1er distribue les Aigles à la Grande Armée.
L’étudiant Faure, durant la cérémonie militaire au Champ-de-Mars, à Paris, perce la foule et se précipite vers le trône de Napoléon en criant : “La liberté ou la mort“. Il est arrêté.
Cette cérémonie met en avant les fondements militaires de la nouvelle dynastie. La survie de celle-ci sera liée aux succès militaires. Les premiers revers entraîneront son effondrement. Napoléon, ne pouvait pas fonder son régime sur une assise politique solide. La révolution avait bouleversé en profondeur la société française lui retirant le socle solide et cohérent fournit par la doctrine de l’Eglise catholique. L’armée, après la destruction des corps intermédiaires de la société française, restait la seule structure solide avec l’Eglise. Plus que les revers militaires c’est la volonté de fonder une dynastie héréditaire sur un socle politique par essence instable qui a raison de Napoléon. Les guerres qu’il mène, souvent initiées par les intrigues britanniques, cherchent à garantir son régime et le dogme révolutionnaire des frontières naturelles auquel Louis XIV avait renoncé par sagesse.
- le 5 décembre 1828 : Caillié devant la société de Géographie.
La Société de Géographie fait fête à Caillié, en présence de Cuvier, et lui remet la somme de 10 000 francs, promise au 1er Européen qui ramènerait une description de Tombouctou.
- le 5 décembre 1831 : répression de la révolte des canuts à Lyon
Le duc d’Orléans et le Maréchal Soult entrent dans Lyon avec 20000 soldats pour mater la révolte. Le Gouvernement révoque le préfet, licencie la garde nationale, abroge le tarif et décide la construction d’un fort, pour séparer la ville de Lyon au carrefour de la Croix-Rousse. 90 ouvriers sont arrêtés et 11 sont poursuivis.
- le 5 décembre 1995 : la France réintègre le Comité militaire de l’OTAN.
Contrairement à ce que les médias français, dont l’inculture pourrait être une marque de fabrique, affirmaient souvent, la France a toujours fait partie de l’OTAN. De Gaulle n’avait quitté que le volet militaire, marquant par là sa volonté de préserver la souveraineté française, tant il est vrai qu’une armée est un outil régalien. Les tendances hégémoniques américaines poussaient le général à préserver cet outil de la grandeur de la France.
Louis XIV, convaincu de cette réalité, avait fait graver sur ses canons la devise : « Ultima ratio regum » (dernier argument du Roi).
Déception des adhérents LR de droite : “Elle a fait un hold-up sur LR. On a été trahis”
Les adhérents LR partisans d’une vraie politique de droite viennent de comprendre qu’ils ont été floués et roulés dans la farine de la primaire savamment organisée par Christian Jacob et Gérard Larcher, qui ne se sont jamais remis du départ de François Baroin. Le média 20 Minutes a entendu ces adhérents au siège de LR :
“(…) Près de l’entrée du parti, c’est une autre ambiance pour Monique et Anne-Marie, militantes LR depuis 41 ans et 15 ans. Leur candidat, c’était Eric Ciotti : « Nous sommes des personnes de conviction, nous sommes pour un candidat qui porte des valeurs. » Elles ne sont pas convaincues par le ralliement à LR de Valérie Pécresse, qui avait quitté le parti en juin 2019 avant de reprendre sa carte il y a un peu plus d’un mois et demi : « Elle a fait un hold-up sur LR. On a été trahis. »
La division, voilà bien l’image que voulait éviter de donner LR ce samedi. Photo de famille avec les cinq candidats à la primaire, rejoints par le président du parti, Christian Jacob, et le président du Sénat, Gérard Larcher, remerciements envers les uns et les autres… Les élus multiplient les marques de considération pour effacer le souvenir des divisions de la primaire de 2016.”
Eric Zemmour et Marine Le Pen ont également entendu ces adhérents déçus et trahis auxquels il faut désormais ajouter les centaines de milliers d’électeurs et sympathisants LR qui ne se retrouvent pas avec cette candidature du centre-droit macro-compatible.

Quant à Marine Le Pen, elle s’est aussi exprimée assez rapidement:
“Je suis malheureuse pour les électeurs LR“» car Valérie Pécresse, qui a remporté la compétition interne face à Eric Ciotti au second tour, est « la plus macroniste » des prétendants de la droite dans la course
Selon elle, Valérie Pécresse a « quasiment exactement le même profil qu’Emmanuel Macron » et a « très certainement sur un nombre considérable de sujets les mêmes positions », à tel point que se posait la question qu’elle devienne son Premier ministre, a-t-elle accusé.
« C’est triste pour les électeurs LR » qui « ont exprimé leur souhait de sortir de ce côté Macron compatible » et « n’auront pas réussi à faire cela », d’après la candidate du Rassemblement national. « Ils ont toujours la possibilité de venir participer à ma campagne où ils trouverons une défense assumée, décomplexée, de la Nation, de l’identité, des frontières », a-t-elle enchaîné.
« Le positionnement qu’a exprimé Eric Ciotti sur beaucoup de points correspond à la fermeté que nous souhaitons voir mettre en œuvre dans le domaine de l’insécurité et de l’immigration »,
Le Mouvement Conservateur, associé à LR, choisit de soutenir officiellement Éric Zemmour
Laurence Trochu, présidente du Mouvement Conservateur (ex-Sens Commun), communique :
Après consultation de ses instances, le Mouvement Conservateur choisit de s’engager pleinement aux côtés d’Eric Zemmour pour la campagne présidentielle. Sa présidente, Laurence Trochu, interviendra au meeting du candidat ce dimanche à Villepinte.
Le Mouvement Conservateur avait clairement indiqué qu’il choisirait un candidat à même d’assurer la continuité historique de notre Nation et la préservation de notre civilisation judéo-chrétienne, un candidat qui ferait des choix écologiques réalistes et cohérents, un candidat qui serait un patriote, qui redonnerait à la France les moyens de son indépendance et de sa souveraineté économique, mais aussi juridique et politique. Un candidat dont les propositions seraient en somme cohérentes avec le Manifeste du Conservatisme publié au printemps dernier.
« Avec Eric Zemmour, nous partageons un diagnostic lucide et grave, qui crève les yeux et le coeur, et nécessite un engagement sans faille au service de la France, souligne Laurence Trochu, Présidente du Mouvement Conservateur ; nous partageons aussi des priorités et des solutions, qui conditionnent le destin de notre pays, son mode de vie et sa place dans le monde ; et nous partageons enfin un état d’esprit, qui bannit le politiquement correct pour mettre des mots sur les véritables problèmes quotidiens des Français ».
Le Mouvement Conservateur met dès à présent ses forces militantes, son organisation sur l’ensemble du territoire national et son réseau au service de la campagne d’Eric Zemmour.
Laurence Trochu, Présidente du Mouvement Conservateur, s’adressera ce dimanche aux milliers de partisans d’Eric Zemmour qui seront réunis à Villepinte, pour les exhorter à tout mettre en œuvre afin de faire gagner le seul candidat capable de remettre la France debout.
Laurence Trochu sera présente à Villepinte et s’en explique dans Valeurs actuelles. Extraits :
C’est à la lumière du Manifeste du conservatisme que nous avons examiné les projets portés par les candidats au congrès Les Républicains. Nous les avons invités à la Journée du conservatisme en septembre dernier pour les entendre sur ce point précis : « En quoi votre projet pour la France est il conservateur? ». Valérie Pécresse a annulé sa participation initialement prévue en visio par refus d’être associée à un événement qui accueillait aussi Eric Zemmour. Michel Barnier n’a pas pu se rendre disponible et la réunion qui s’est tenue avec lui ensuite était en réalité un dialogue de sourds. Les trois autres candidats sont venus à la rencontre des 800 participants qui se reconnaissent dans l’état d’esprit conservateur. Ils ont d’ailleurs été très bien accueillis et nous avons tous apprécié que le choc des idées puisse contribuer au débat démocratique (…) Philippe Juvin a revendiqué une approche progressiste et Éric Ciotti, seul candidat à n’avoir pas voté Emmanuel Macron en 2017, a montré un réel courage face au politiquement correct, révélant ainsi qu’il était, à ce jour, le moins éloigné des priorités des conservateurs. Toutefois, ses prises de position en faveur du passe sanitaire et son abstention lors du vote de la loi bioéthique (« ses convictions sur le sujet ont évolué », a t’il déclaré) montrent qu’il n’a pas pris la mesure de l’enjeu civilisationnel de ces questions fondamentales qui concernent pourtant la défense des libertés et la préservation de l’espèce humaine.
Maintenant que le processus de désignation du candidat des Républicains est achevé, allez-vous participer à la campagne de Valérie Pécresse ?
Le Mouvement conservateur a fait un autre choix. Avec nos instances nous avons pris la décision, après avoir consulté nos adhérents et sympathisants, de nous engager aux côtés d’Éric Zemmour et de mettre toutes les forces de notre mouvement dans sa campagne : nos responsables départementaux et régionaux sont en ordre de marche, les jeunes conservateurs sont en lien avec Génération Z, notre pôle études vient apporter ses contributions à l’équipe programmatique, notre équipe communication apporte sa pierre à l’édifice pour que le Mouvement Conservateur soit un relais efficace et notre pôle élus prépare activement les législatives pour contribuer à la construction d’une nouvelle force politique authentiquement de droite.
Qu’est-ce qui rend difficile sinon impossible que vous souteniez Valérie Pécresse ?
(…) Elle n’a eu aucun état d’âme pour s’afficher à la fête de l’Humanité avec les héritiers du communisme sanglant et les complices actifs de l’islamisme ; mais elle se pince le nez à l’idée de côtoyer Éric Zemmour. Elle revendique une droite des valeurs mais son itinéraire politique nous montre que ses valeurs sont relatives et fluctuantes, soumises aux diktats de la gauche la plus sectaire. Elle joue une campagne électorale, tantôt à la droite de la droite avant de la quitter pour mieux y revenir. C’est se moquer des français ! (…)
En quoi la candidature d’Éric Zemmour répond-elle aux attentes de votre mouvement ?
Nous avons en commun la conviction que la France ne mourra pas, pour peu que l’instinct vital de conservation l’anime toute entière. Un instinct de résistance et de courage qui se traduit par la volonté politique d’Eric Zemmour, une volonté portée par un amour inconditionnel de la France. Loin d’une approche passéiste et nostalgique dans laquelle nos adversaires voudraient l’enfermer, Eric Zemmour est le seul candidat à même de réenchanter l’engagement politique qui sort les Français de la morosité et du défaitisme (…)
Quand Valérie Pécresse appelait à voter Macron par “intérêt supérieur du pays” et voulait exclure Christine Boutin
C’était le 23 avril 2017, jour du 1er tour de l’élection présidentielle…32 petites minutes après l’annonce du résultat. Valérie Pécresse appelait à voter Emmanuel Macron contre Marine Le Pen et le justifiait de la sorte dans le communiqué ci-dessous publié …et désormais supprimé de son site.
“(…) Pour faire barrage à Marine Le Pen je voterai Emmanuel Macron au second tour de l’élection présidentielle. Ce choix est dicté par l’intérêt supérieur du pays que nous devons avant tout protéger du péril des extrêmes”
Triste et déçue, pour faire barrage à M. Le Pen je voterai E. Macron mais je me battrai pour nos idées aux législatives #Presidentielle2017 pic.twitter.com/jH65rRsnda
— Valérie Pécresse (@vpecresse) April 23, 2017
Dans une interview accordée au Figaro le 27 avril 20217, Valérie Pécresse envisageait même une cohabitation avec Macron. Se voyait-elle déjà premier ministre de Macron ?
Il faut battre Marine Le Pen et viser la cohabitation
Le même jour, Valérie Pécresse demandait l’exclusion de Christine Boutin qui avait fait le choix courageux et démocratique d’appeler à votre Marine Le Pen :
Les Républicains doivent exclure tous ceux qui comme Christine Boutin appellent à voter pour le FN. C’est le pacte fondateur du parti. C’est une ligne rouge que l’on ne peut pas franchir […]
Je souhaite que la règle soit claire. Quelqu’un qui laisse la possibilité du vote FN n’a rien à faire chez LR. En tout cas, ceux qui font partie de ce courant minoritaire sur la question du FN ne peuvent pas prétendre diriger le parti. Par ailleurs, nous devons mettre un terme à notre alliance avec la formation de Christine Boutin [le Parti chrétien démocrate] qui votera, elle, pour Marine Le Pen
Va-t-elle demander l’exclusion d’Eric Ciotti qui a déclaré à plusieurs reprises qu’il votera Zemmour contre Macron ?
Les belles figures de l’Histoire : Saint Nicolas
Aymeric Pourbaix et ses invités Véronique Jacquier et l’abbé Amar, prêtre du diocèse de Versailles
Victoire de Valérie Pécresse au second tour du Congrès LR avec 61% des voix
En janvier 2010, Valérie Pécresse signait avec Christiane Taubira un appel “pour une République multiculturelle et postraciale” lancé par Rokhaya Diallo et d’autres figures indigénistes…
Hystérique de l’avortement (c’est elle qui a rebaptisé l’hémicycle du Conseil régional “Simone Veil”), ses convictions familiales relèvent du double-jeu.
Son côté girouette est impressionnnant :
J’ai décidé en femme libre de quitter Les Républicains. J’ai acquis la conviction que la refondation de la droite ne pourra pas se faire à l’intérieur du parti. #20hF2 pic.twitter.com/RjfrLTvzc9
— Valérie Pécresse (@vpecresse) June 5, 2019
C’est un boulevard pour Eric Zemmour.
Une maladie bénigne : comment ils surfent sur la peur
Nos politiques, qui accusent le RN et Eric Zemmour de surfer sur les peurs, sont les premiers à tenter de nous faire peur : peur du Covid, peur du changement climatique, peur de la sortie de l’UE, etc.
Exemple avec cet article de La Dépêche, dont le titre est visiblement destiné à nous inquiéter :

Tout l’article nous explique que ce nouveau variant est très contagieux puisqu’aucune immunité ne lui résiste. Bref : nous allons tous être malades (je n’écris pas “nous allons tous mourir”, car, en effet, nous mourrons tous un jour, n’en déplaise aux transhumanistes).
Et puis à la fin de l’article, pour les plus courageux, on découvre cette déclaration du Dr Angelique Coetzee, présidente de l’Association médicale d’Afrique du Sud :
ce variant du Covid-19 ne provoquerait que de légers symptômes : “Les symptômes étaient différents, plus légers que ceux traités auparavant”, décrit celle-ci dans les colonnes du Telegraph, un quotidien britannique. La présidente va même jusqu’à parler d’une maladie “bénigne”.
La présidente précise pour autant que les personnes infectées faisaient l’objet d’une importante fatigue, qui dure un à deux jours. De nombreux patients se sont plaints de muscles “endoloris”. “Nous avons aussi vu une enfant de six ans avec une température élevée, et un pouls élevé”, a-t-elle également constaté. “Mais deux jours plus tard, elle allait beaucoup mieux”, affirme le Dr Angelique Coetzee.
Libération démonte de son côté les mensonges de Karine Lacombe, qui cherche à nous faire peur :
Lors d’une intervention devant une commission du Sénat, l’infectiologue a expliqué que «80 % des personnes qui arrivent à l’hôpital avec une Covid-19 ne sont pas vaccinées». Un chiffre aujourd’hui largement caduc. […]
Concernant les hospitalisations conventionnelles, les non-vaccinés représentent désormais 43 % des entrées, contre 57 % pour les vaccinés. Pour les entrées en soins critiques, les proportions sont équivalentes (50 % de non-vaccinés et 50 % de vaccinés). Et pour les décès, enfin, les non-vaccinés, là aussi, deviennent minoritaires (46 %).
Trop à gauche pour être catholique ou trop catholiques pour être à gauche
Yvon Tranvouez, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université de Brest, membre du Centre de recherche bretonne et celtique, vient de publier L’ivresse et le vertige. Vatican II, le moment 68 et la crise catholique (1960-1980).
Le concile Vatican II, qui espérait réconcilier l’Église et le monde moderne, a très vite suscité des remous chez les clercs comme chez les fidèles. Ses décisions commençaient tout juste à être mises en oeuvre quand survint l’onde de choc de Mai 68, qui plongea plus encore le catholicisme français dans une période de fortes turbulences jusqu’à la fin des années 1970.
Certains pensent que l’Église ne s’en est pas remise, emportée depuis lors dans une spirale de déclin. D’autres estiment que cette agitation n’a fait que précipiter une reconfiguration qui serait advenue de toute manière, du fait de la sécularisation de la société contemporaine et de la montée de l’individualisme.
Revenant à la fois sur quelques questions révélatrices de ce qui s’est joué alors et sur certains acteurs qui furent au coeur de cette crise catholique, ce livre se propose d’éclairer une scène ecclésiale souvent complexe et parfois confuse, dans une période cruciale – excitante et vertigineuse à la fois – dont l’héritage est aujourd’hui fortement controversé.
L’auteur montre la dérive politique de nombreux catholiques de cette période, qui sombrent dans le gauchisme jusqu’à abandonner toute foi catholique. Il cite un texte révélateur de cette apostasie, publié par des militants de cette gauche catholique des années 1970 :
Chrétiens menant un combat révolutionnaire nous avons constaté que les chrétiens qui mènent cette lutte abandonnent tôt ou tard la foi chrétienne. Il semble qu’il y ait une incompatibilité de fait entre la foi telle qu’elle est vécue dans l’Eglise et toute entreprise de transformation radicale de la société. Nombreux sont les chrétiens qui résolvent ou ont résolu la contradiction en laissant tomber un des termes. Pour notre part, nous vivons aussi cette contradiction et il ne nous semble pas qu’elle constitue une alternative.
Pesons bien ces mots : les militants de la gauche catholique vivent dans la contradiction, mieux, ils vivent de la contradiction, cultivant plus ou moins longtemps leur conscience fausse et leur identité malheureuse, trop à gauche pour être catholiques ou trop catholiques pour être à gauche.
Des lettres transportées à pieds pour toucher le cœur du pape François
Nous avons interrogé Mme Diane Sévillia, mère d’un prêtre attaché à la messe traditionnelle, qui, dans le cadre de l’initiative lancée par La Voie romaine, va marche jusqu’à Rome pour présenter au pape les lettres des catholiques (à écrire avant la fin du mois) choqués par le motu proprio restreignant l’usage de la messe traditionnelle.
Vous allez porter au pape des lettre de chrétiens attachés à la messe traditionnelle. Quelle est l’utilité de porter ces lettres à pied jusqu’à Rome ?
Le fait de porter ces lettres à Rome revêt une portée symbolique puisque la Ville éternelle est le berceau et la capitale de la catholicité, siège de la papauté, et que c’est donc de Rome que viendra notre salut. Par ailleurs, y aller à pied a une portée militante, au sens de ce mot dans l’Eglise. Mères de prêtres, nous ne nous contentons pas d’écrire au pape : nous voulons prouver, par cette marche de deux mois, à quel point nous sommes désarçonnées par le Motu proprio Traditionis Custodes. Faire l’effort physique de se rendre à pied à Rome a un côté un peu exceptionnel. Il nous semble que c’est un bon moyen de nous faire entendre et, peut-être, de toucher le cœur du pape François. Pendant cette marche, nous allons prier intensément. Nous croyons que la prière peut tout. C’est pourquoi nous espérons être écoutées à Rome.
Concrètement, une fois arrivées à Rome, comment comptez-vous faire ?
Pour l’instant, la question n’est pas encore réglée. C’est encore dans cinq mois… mais nous espérons bien que nous serons reçues par le Saint Père!
Lors des visites ad limina, le pape a demandé aux évêques d’appliquer le nouveau motu proprio de façon paternelle. Faut-il aussi envoyer une copie des lettres à nos évêques ? Lors de votre pèlerinage, comptez-vous vous manifester auprès des évêques des diocèses traversés ?
Les lettres que nous allons transporter sont destinées au pape. Nous n’allons donc pas les communiquer à d’autres alors que leur destinataire ne les aura pas encore reçues. En revanche, cela pourrait être une bonne idée d’écrire également aux évêques afin de les informer de la démarche de la Voie romaine et d’en expliquer le sens. Nous partageons tous un amour et une fidélité sans faille à l’Eglise, et nous espérons que les évêques en tiendront compte en n’empêchant pas les prêtres ordonnés pour le rite tridentin et attachés à cette liturgie d’exercer leur ministère en parfait accord avec l’Eglise, comme cela était le cas avec le Motu proprio de Benoit XVI. Dans tous les cas, nous comptons nous manifester auprès des évêques dans les diocèses traversés, et nous espérons recevoir un bon accueil et être encouragées.
Omerta dans l’Eglise en France : peut-on questionner le rapport Sauvé ?
L’Homme Nouveau publie dans son numéro 1748 du 4 décembre huit pages exceptionnelles sur les décisions prises par les évêques de France lors de leur assemblée à Lourdes. Pour analyser ces décisions il était nécessaire de revenir sur le rapport de la Commission Indépendante sur les Abus Sexuels dans l’Eglise (CIASE) qui est à l’origine d’une grande partie des décisions sus-mentionnées.
En parallèle de la sortie de ce numéro, huit membres de l’Académie catholique de France ont rédigé une note divulguée dans la presse et mettant en doute la méthodologie du rapport Sauvé. Face à ce travail de fonds Mgr Emmanuel de Moulin-Beaufort a annoncer démissionner de cette instance, sans répondre sur le bien-fondé de cette note. Est-ce à dire qu’il n’est plus possible de dialoguer dans et avec l’Eglise ?
Philippe Maxence recevait pour parler de ce sujet : le Père Michel Viot, l’abbé Celier, l’abbé Guelfucci et Guillaume de Thieulloy.
Des ténèbres d’une boite de nuit à la lumière du christ : la conversion de Grégory Lacroix
À 25 ans, Grégory Lacroix se retrouve à la tête d’une discothèque au bord du dépôt de bilan. Chaque samedi soir, ses clients défient la mort par l’alcoolisation excessive, le sexe débridé, l’hyperviolence, la consommation de stupéfiants, des comportements suicidaires. Les repères moraux de Grégory vacillent. Un soir, dans une détresse complète, il crie vers Dieu. Soudain, la fréquentation de sa discothèque explose. Mais les calamités s’enchaînent et des phénomènes inexpliqués surviennent. Y aurait-il un lien avec son ancienne compagne dont l’entourage pratique l’occultisme ? Un nouveau combat spirituel commence alors, conduisant Grégory à recourir aux exorcismes pour vaincre une malédiction palpable. C’est pour lui le début d’une nouvelle vie, un chemin de rédemption. Il a témoigné dans un ouvrage évoqué ici.
Nantes : chapelet tous les dimanche pour la pérennité des messes diocésaines traditionnelles
A Nantes, l’association Foi et Tradition organise – après le chapelet du 28 novembre qui a réuni 70 fidèles – un nouveau chapelet d’espérance dans le jardin de la Psalette, sur le flanc sud de la cathédrale de Nantes, ce 5 décembre à 11h30. Une collation chaude aura lieu à l’issue.
L’initiative sera répétée tous les dimanches de l’Avent, à la même heure. On peut accèder au jardin de la Psalette par l’impasse Saint-Laurent, depuis la place de la cathédrale, ou par les cours Saint-Pierre.
Dans le diocèse de Nantes, la pérennité des messes diocésaines traditionnelles organisées l’été à la Madeleine de Guérande et au Clion-sur-Mer (Pornic) depuis des années n’est pas assurée. Par ailleurs, les fidèles de la messe traditionnelle dénoncent aussi la quasi-interdiction des sacrements dans le rite traditionnel, ailleurs qu’en l’église Saint-Clément, qui résulte d’un décret d’application du motu proprio Traditionis Custodes particulièrement restrictif édicté par Mgr Percerou.
Nous, Latins, respirons-nous vraiment à deux poumons? (Partie 3)
Du P. Daniel-Ange pour le Salon beige (voir les parties précédentes ici et là):
Du côté de Rome
Au niveau de Rome, de beaux gestes pourraient être dès à présent posés. Par ex :
– La suppression du Filioque dans le Credo. Sans être hérétique, du point de vue latin, cela reste une pierre d’achoppement : c’était inadmissible de toucher au Credo, de plus en dehors de tout Concile effectivement œcuménique (Orient-Occident). S.Jean-Paul II a d’ailleurs déclaré que le seul valide est l’original de Nicée Constantinople. Ce mot est d’ailleurs effectivement supprimé dans les célébrations œcuméniques à Rome, comme à Chevetogne et Bose, ainsi que par les greco-catholiques.
– Pour l’unique date de Pâques : pourquoi ne pas simplement s’aligner sur le comput oriental ?
– Eviter toute décision personnelle du Pape pouvant heurter les Orthodoxes (je pense à ce motu proprio si brutal « Traditionis custodes » annulant le trait de génie de Benoit XVI donnant au rite de S.Jean XXIII le statut de seconde forme du même rite romain, décision applaudie par les orthodoxes). Dans le même et unique rite byzantin, n’y a-t-il pas deux formes différents de célébrer la divine liturgique (S. Jean Chrysostome et S. Basile)
– Célébrer des canonisations communes pour nos martyrs contemporains. C’était la proposition audacieuse de Jean-Paul II dans son chef d’œuvre d’Orientale Lumen. (Etant au Patriarcat de Moscou le jour où arrivait de Rome la traduction russe, le métropolite chargé des relations extérieures m’a demandé de présenter cette lettre apostolique à un congrès international d’une trentaine d’évêques. Quand je me risque à évoquer cette proposition, l’un d’eux réagit en soupirant : « oh, mais votre Pape est trois siècles en avance ! » Pourquoi, par ex. le 14 février ne pas commémorer liturgiquement les 21 martyrs coptes égorgés en Lybie, en murmurant la prière de Jésus, et canonisés une semaine plus tard par Tawadros II.(Alors qu’à Rome on béatifiait un évêque martyr arménien, …un siècle plus tard !) Le Pape a d’ailleurs manifesté toute sa compassion à cette occasion, de même que les Orthodoxes l’ont fait lors du martyre de notre frère Jacques Hamel, comme pour les trois victimes innocentes de Nice.
D’ailleurs, le premier lieu où se vit déjà la pleine communion de nos différentes Eglises-sœurs, ce sont les pays et régions où orthodoxes et catholiques, mais aussi et surtout évangéliques, sont massacrés ou brimés pour leur Foi. Toutes nos Eglises ont des martyrs, d’ailleurs plus vénérés en Orient qu’en Occident.
Les deux autres lieux où se tissent déjà une splendide fraternité : le service des pauvres – (l’Acat, les Arches de Jean Vanier, je les ai visitées en Georgie, Arménie et Ukraine – et surtout les monastères, de manière privilégiée. Nos racines ne sont-elles pas identiques ?
Quelques évocations personnelles
Pour clore, je voudrais rendre grâces pour tous les liens fraternels que le Seigneur me donne de vivre avec des orthodoxes : que ce soient des familles, prêtres ou évêques : en Angleterre, Canada, Russie, Liban, Grèce, Egypte, Arménie, comme en France ou Belgique. Avec des Hiéromoines comme P. Placide, P.Macaire de l’Athos, Mgr Syméon de S.Silouane. Avec des théologiens comme Olivier Clément, Michel Evdokimov, Aleksandr Siniakov , Vladimir Zelinsky, P. Breck, avec des moniales comme celles de Drama, Mère Hypandia de Solan et combien d’autres.. Toutes les rencontres que j’ai eu la grâce de vivre avec évêques ou même patriarches, en Turquie Albanie, Arménie, Roumanie, Liban, même Kazakhstan. Ces visitations en tant de ferventes communautés monastiques : Solan, Buisson ardent, Bussy-en-Othe, S.Silouane, La Faurie, pour ne parler que de la France. Pour tous ces pèlerinages à Sarov, Cronstadt, Sergueï Possad, Athos, Sinai, Deir el Makarios et Deir el-Souriani, etc[1]… Et encore ces missions communes, telle celle-spectaculaire- sur la Volga,de Valaam sur le lac Ladoga jusqu’à la Caspienne. Avec cette inoubliable conférence donnée à bord ou moi-même, prêtre catholique, j’initie mes frères luthériens et évangéliques, aux saints orthodoxes russes, cela sur la demande des passagers orthodoxes.
Autre événement marquant : avec mon cher frère Maxym Lysack de la paroisse orthodoxe de Montréal, prêcher ensemble aux futures épouses de prêtres dans leur séminaire de Smolensk.
Mais la plus bouleversante de toutes ces rencontres : Ce 9 septembre, nous avons commémoré avec émotion le martyre du Père Aleksander Men voici 30 ans, tué à coup de hache à l’aube du dimanche en allant célébrer la Divine Liturgie. (j’ai eu la grâce indicible de vivre une journée avec lui dix jours avant son martyre, et dix jours plus tard d’en parler à 6OOO prêtres de 125 pays, dans l’aula Paul VI au Vatican). Et depuis son départ, de demeurer en lien étroit avec son épouse ainsi qu’avec la paroisse de son si cher disciple, P. Aleksander Borisov.
Trois mots en finale. Le premier de ce Père Boris Bobrinskoy tant aimé :
« C’est du fond du calice eucharistique que l’unité est vécue et proclamée, c’est autour de l’autel ou de la table de la sainte Cène que cette unité se manifeste dans sa plus grande mesure. C’est enfin dans l’impossibilité de l’intercommunion que le drame de la division des chrétiens est ressenti dans sa plus grande intensité. Voilà pourquoi l’Eucharistie est un défi à la situation actuelle de l’Eglise, à son installation dans la division. Elle est un défi à la division des chrétiens, parce que le Christ ne peut être divisé, parce que son Corps, l’Eglise est un par nature, par promesse, par vocation. La division est donc une absurdité et un scandale, l’acceptation de celle-ci comme une règle est une contradiction et une trahison à la volonté du Seigneur. Il faut donc prier avec plus d’ardeur pour que le scandale de la division soit surmonté à la base et à l’origine[2]. »
Le second celui d’Olivier Clément, dans sa préface de Ton Nom de Braise : « Pour cette union du cœur oriental et de la quête occidentale, figure planétaire aujourd’hui de l’union hésychaste de la conscience et du cœur, permettez-moi de vous dire humblement merci. »
Le troisième de Jean-Paul II : « Puisse le Seigneur “raccourcir le temps” pour hâter le jour béni de notre pleine communion ecclésiale, buvant au même saint Calice Eucharistie ». (Orientale Lumen) !
Daniel-Ange
Ce 21 octobre, Anniversaire du 7e Concile œcuménique sur la vénération des saintes icônes
[1] Plusieurs de mes livres ont été préfacés par : P.Boris Bobrinskoy, Olivier Clément, Vladimir Zelinsky, métropolite Joseph de Roumanie, au nom de ce sa Béatitude Daniel qui a traduit en roumain mon ouvrage sur l’icône de la Trinité sainte par Saint Andrey Rubliov.
[2] B. Bobrinskoy, Communion du Saint Esprit, Ed. Abbaye de Bellefontaine, coll. Spiritualité orientale, 56, 1992, p 432-433.
C’est arrivé un 4 décembre…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Rappelons-nous :
- le 04 décembre : saints du jour français ou en France.
- Ste Adrehilde, abbesse au Mans (VIIe s.)
Sainte Adrehilde (Ada ou Adnette), abbesse du monastère de Sainte-Marie meurt au Mansau VIe siècle.
- le 04 décembre 771 : Charlemagne devient seul Roi des Francs.
Carloman et Charles se sont partagé le royaume de France à la mort de Pépin le bref. Carloman meurt, à son tour, à Samoussy. Son frère Charles Ier, devient dès lors le seul Roi des Francs.
C’est Frédéric 1er Barberousse qui obtient de l’anti-pape Pascal III la canonisation de Charlemagne, le 29 décembre 1165. Le pape Alexandre III, ni aucun successeur ne vont aller à l’encontre de cette décision. Charlemagne a un culte local à Aix-la-Chapelle, où ses reliques sont enchâssées. Le peuple l’a reconnu comme saint. Une tolérance s’installe autour de la Saint Charlemagne. Charles V, Roi de France, veut faire de l’empereur, à côté de saint Louis, le saint patron de la maison royale. Jeanne d’Arc a dit à Charles VII : “Saint Louis et saint Charlemagne sont à genoux devant Lui, faisant sa prière pour vous “. Louis XI fait de la Saint-Charlemagne un jour férié (célébré comme un dimanche sous peine de mort). C’est au XVIe siècle que Charlemagne disparaît de l’ordo et du Bréviaire. Son culte n’est plus intégré dans la liturgie. En 1661, la Sorbonne le choisit comme patron. En 1734, le futur Benoît XIV écrit :
“Rien ne s’oppose, semble-t-il, à ce que le culte de Charlemagne soit célébré dans les Eglises particulières.”
Dans un traité, il précise que cette tolérance assure à Charlemagne le titre de bienheureux. Le pape Pie IX en 1850, dans une lettre au Cardinal de Geissel, archevêque de Cologne, prohibe l’extension du culte. Les pèlerins viennent donc l’honorer et le prier à Aix-la Chapelle et à Metten. En France, la solennité est maintenant purement civile. Dom Guéranger mentionne très longuement Charlemagne dans son année liturgique.
Charlemagne doit être considéré comme un grand bienfaiteur de l’Eglise et de la civilisation. Il arrête pour toujours l’invasion des Barbares et assure une paix durable. En 799, il sauve le pape Léon III. Il s’inspire de la Cité de Dieu de saint Augustin pour concevoir la loyauté et le service de chacun. Il fait passer la réforme des mœurs avant celle des lois. Les marchés publics et les foires coïncident avec des fêtes religieuses, ce qui développe le commerce. Il décide la création d’un hôpital, à côté de chaque monastère, ainsi que la création d’une école gratuite dans chaque paroisse, pour serfs et hommes libres.
Devenu empereur d’Occident, Charlemagne sait respecter le principe naissant de l’indépendance du pouvoir temporel et du pouvoir spirituel. Il s’intitule ” le défenseur et l’auxiliaire de la sainte Eglise dans tous ses besoins “. Il rend aux papes les plus grands honneurs, respecte leur autorité venant de la foi et cherche à transmettre la foi dans la société.
” Nous savons, dit un capitulaire de Charlemagne, que, suivant la tradition des saints Pères, les biens d’Eglise, don de la piété des fidèles et prix de la rédemption de leurs péchés, sont les patrimoines des pauvres. Nous statuons donc que jamais, ni sous notre règne, ni sous celui de nos successeurs, il ne sera permis de rien soustraire, de rien aliéner de ces biens sacrés. “
Charlemagne est aussi le protecteur des Lieux saints. Le calife de Bagdad, Haroun-Al-Raschid, lui envoie les clefs du Saint-Sépulcre et l¹étendard de Jérusalem.
Il n’a ni barbe fleurie, ni la voix de tonnerre, ni le regard terrible, mais le ventre proéminent, une voix perçante et grêle pour son corps robuste. Charlemagne est un souverain chrétien dont l’apport à la civilisation européenne est indéniable et encore visible aujourd’hui.
Tiré du livre ” Les Saints de souches royales ” (collection Des chrétiens Bienheureux du Seigneur) d’Etienne Lelièvre Edition Le Sarment FAYARD
- le 04 décembre 963 : élection du pape Léon VIII.
- le 04 décembre 1259 : entrée en vigueur du traité de Paris, Saint Louis fait la paix avec l’Angleterre.
Le 28 mai 1258 (voir la chronique du jour), le roi d’Angleterre Henri III Plantagenêt signe avec Louis IX, le traité de Paris, par lequel il se reconnait le vassal du Roi de Rance. Le traité est ratifié le 4 décembre 1259 avec l’hommage d’Henri III à Louis IX.
Louis IX rétrocède à Henri III la suzeraineté sur le Limousin, le Périgord, la Guyenne, le Quercy, l’Agenais et la Saintonge au sud de la Charente. Mais le roi d’Angleterre s’engage, pour ces possessions, à rendre au Roi de France l’hommage féodal dû au suzerain.
Le Roi de France conserve par ailleurs la Normandie et les pays de Loire (Touraine, Anjou, Poitou et Maine). Ces riches provinces ont été confisquées par son aïeul Philippe Auguste au père d’Henri III, le Roi Jean sans Terre. Par ce traité équitable, tissé de concessions réciproques et appuyé par les victoires des armées françaises à Saintes et Taillebourg, le Roi de France apparaît comme le monarque le plus puissant d’Occident.
Le traité de Paris met fin à ce que l’on appelle parfois la première guerre de Cent Ans. Ce conflit entre la France et l’Angleterre avait débuté au siècle précédent avec le mariage d’Aliénor d’Aquitaine et du futur roi d’Angleterre Henri II Plantagenêt.
- le 04 décembre 1334 : le pape Jean XXII meurt à Avignon.
- le 04 décembre 1370 : bataille de Pontvallain.
Les Anglais ruinés par leur participation à la première guerre civile de Castille, n’ont plus les moyens que se lancer dans des chevauchées qui ont le mérite de s’autofinancer. Édouard III lance donc Robert Knowles dans le nord de la France. Espérant détourner des troupes Française pour soulager la Guyenne et leur infliger une défaite similaire à Crécy ou Poitiers grâce à la supériorité tactique conférée par l’arc long anglais.
Charles V n’est pas dupe et applique la stratégie de la terre déserte: Robert Knolles et Granson ne trouvent que le vide devant eux et des villes solidement défendues et portes closes. Après avoir pillé le nord de la France et la Beauce, l’armée anglaise arrive dans le Maine. Mais les pillages ne laissent pas les français indifférents. Le 1er décembre, après avoir levé une armée en Bretagne et en Normandie, du Guesclin se lance à l’attaque de l’armée anglaise. Le connétable dirige ses troupes vers le Mans, aux mains des Anglais. La ville ouvre ses portes à l’arrivée des Français. Du Guesclin se dirige ensuite sur Viré-en-Champague où il y reçoit un héraut d’armes envoyé par Grantson. Le soir même, par une pluie battante, il franchit à marche forcée les quarante huit kilomètres qui le séparent de l’ennemi et arrive le lendemain matin dans la plaine du Rigalet, près du bourg de Pontvallain.
Du Guesclin sait qu’il ne faut pas laisser les archers se retrancher, sinon ils seront en mesure de décimer leurs assaillants. À l’aube du 4 décembre, après une heure de repos donné à ses soldats, Bertrand du Guesclin et ses compagnons chargent, à pied et par surprise, le camp anglais (les chevaux non protégés sont des cibles faciles particulièrement vulnérables aux flèches de l’arc long) et mettent en déroute les troupes de Knolles et Granson. Les Anglais se replient au château de Vaas.
Bertrand du Guesclin fait soigneusement enterrer ses morts et plaçer sur leur tombe une croix de bois que les habitants ont toujours renouvelée jusqu’en 1828, époque à laquelle M. Dubignon d’Angers fait élever un obélisque en pierre qui porte l’inscription suivante :
« Ici, après le combat de Pontvallain, en novembre 1370, Bertrand du Guesclin de glorieuse mémoire, fit reposer ses fidèles Bretons. Un ormeau voisin, sous lequel on éleva une cabane pour les blessés, une croix de bois plantée sur les morts ont donné à ce lieu le nom d’Ormeau ou de Croix-Brette. Français, que les dissensions intestines, que les invasions étrangères ne souillent plus désormais le sol de notre belle France. »
Le 5 décembre, du Guesclin rejoint les Anglais retranchés au château de Vaas et leur inflige une nouvelle défaite, faisant un grand nombre de prisonniers. Granson lui-même est pris par Olivier de Clisson. Le 6, il enlève Saumur : le Maine est libéré.
Source : Georges Minois, La Guerre de Cent Ans, Perrin.
- le 04 décembre 1563 : fin du concile de Trente.
Ouvert par le pape Paul III, le 13 décembre 1545 (voir la chronique du jour), son résultat est capital pour l’Histoire de l’Eglise : affirmation de la Vérité doctrinale, fixation du canon des Ecritures, du péché originel, de la justification, des 7 sacrements, baptême, eucharistie, pénitence, confirmation, ordre, mariage et extrême-onction; de la messe; de l’ordre; du mariage; du Purgatoire et du culte des saints.
- le 04 décembre 1623 : 50 Chrétiens sont brûlés vifs à Edo (Japon).
Depuis 1614, la persécution des Chrétiens et des Jésuites fait rage au Japon. Le fils de Tokugawa Hidetada, Iyemitsu, arrive au pouvoir et instaure une persécution de plus en plus violente et sévère. Son gouvernement commence à offrir des récompenses monétaires pour la dénonciation d’un chrétien. A Edo; le 4 décembre, 50 chrétiens sont brûlés vifs, notamment Jérôme de Angelis, HaraMondo, un chrétien japonais, et le franciscain François Galvez. Le 25 décembre, 37 personnes sont exécutées, dont 24 chrétiens.
Dans certaines régions, à partir de 1623, chaque foyer devait se présenter dans un temple ou devant un magistrat pour déclarer son appartenance à une secte bouddhiste.
- le 4 décembre 1642 : mort du cardinal de Richelieu.
Son Éminence Armand Jean du Plessis Cardinal de Richelieu, Duc et Pair de France s’éteint à Paris après avoir prononcé ces mots : « Je n’ai d’autres ennemis que ceux de l’Etat ». Ce jour là disparait certainement le plus grand homme d’Etat de la France Moderne ; c’est un grand serviteur de la Couronne de Louis XIII qu’il conseilla jusqu’au bout, qui s’éteint.
Né le 9 septembre 1585 à Paris, ou dans le Poitou, ce diffère selon les historiens, fils du Grand Prévôt du Roi Henri III, François du Plessis de Richelieu et de Suzanne de la Porte, Armand-Jean songe d’abord à la carrière des armes ; mais sa famille le force à prendre la barrette et la crosse épiscopale du diocèse de Luçon, dont elle est propriétaire. Il se fait notamment remarqué lors d’un discours éloquent pendant les Etats-Généraux de 1614. En 1624, il réconcilie Louis XIII et Marie de Médicis et se consacre au service du Roi. Son programme vise un but : restaurer l’autorité royale en abaissant la puissance de ses ennemis : les Huguenots, les grands du Royaume, les ennemis de l’extérieur, les Habsbourg.
Il apaise les tensions religieuses grâce à l’édit de Grâce d’Alès (1629), met au pas les Grands du Royaume (édit de 1626 sur l’interdiction du duel, démantèlement des forteresses…), vainc toutes les cabales et conjurations (du Chalais, Thou, Soissons, le Maréchal Louis de Marillac, Cinq-Mars), réforme l’État (création des Intendants de Police, Justice et Finances).
La Journée des Dupes, voir la chronique du 10 novembre, voit le Roi lui accorder définitivement sa confiance et écarter sa mère, Marie de Médicis. Unifiée et pacifiée à l’intérieur la France entre alors dans la Guerre de Trente Ans contre l’hégémonie des Habsbourg aux côtés de la Suède de Gustave-Adolphe (Traité de Ratisbonne de 1631) et des Princes Protestants d’Allemagne.
Enfin, Richelieu fait poursuivre la colonisation du Canada Français entreprise dès le règne d’Henri IV. Il fonde donc la Compagnie des Cent-Associés ou Compagnie de la Nouvelle France qui détient le monopole du commerce des fourrures.
Sur le plan religieux, le Cardinal de Richelieu installe durablement la Réforme du Concile de Trente dans le clergé de France. La moralisation du clergé s’accélère, les ordres réguliers sont réformés, des séminaires sont fondés à Paris comme en province. Le ministre voit son action appuyé par un grand nombre de religieux qui finiront sur les autels : Saint Vincent de Paul, Sainte Jeanne de Chantal, saint Jean Eudes …
En 1635, il fonde l’Académie française et devient son premier protecteur. Il fait construire la ville de Richelieu en Touraine, qui a aussi inspiré Versailles, le Palais-Royal, la Chapelle de la Sorbonne, où il est inhumé. Mais son tombeau est saccagé en 1793.
- le 04 décembre 1851 : répression de Louis-Napoléon Bonaparte.
Deux jours après son Coup d’Etat, le président Louis-Napoléon Bonaparte organise une sanglante répression contre les insurgés (en majorité des ouvriers) s’opposant à sa prise de pouvoir. Les barricades qui se sont élevées depuis la veille sur les boulevards parisiens sont prises d’assaut par l’armée. Les fusillades font environ 400 morts. En deux jours, la police du prince-président procède à plus de 25 000 arrestations. En province, 32 départements sont mis en état de siège, mais la résistance des paysans sera elle aussi écrasée.
- le 4 décembre 1923 : mort de Maurice Barrès.
- le 4 décembre 1993 : monseigneur Lustiger lance un appel à la jeunesse de France.
Sur TF1 le cardinal lance aux jeunes Français :
« Tachez de réussir ce que la génération précédente à manqué. Réhabilitez l’amour, prouvez à vous-mêmes que la fidélité est possible. Vous devez montrez que la chasteté est possible. Etre chaste c’est une manière d’aimer et de respecter son corps»


Après consultation de ses instances, le Mouvement Conservateur choisit de s’engager pleinement aux côtés d’Eric Zemmour pour la campagne présidentielle. Sa présidente, Laurence Trochu, interviendra au meeting du candidat ce dimanche à Villepinte.