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Difficultés à Notre Dame d’Orveau?

Des parents d’élèves de Notre Dame d’Orveau nous alertent sur les problèmes qu’ils rencontrent avec la tutelle du collège (la congrégation de la Sainte Croix, désormais beaucoup plus active en Amérique du Nord, où elle dirige plusieurs universités, dont celle de Notre Dame, principale université catholique américaine, qu’en France).

Les problèmes se concentrent autour de deux sujets principaux. Le premier tient à la décision de mettre fin à la mission du directeur. Ce dernier serait accusé par la tutelle de n’avoir organisé aucun voyage… pendant la crise sanitaire ! Ce qui laisse supposer qu’il s’agit d’un simple prétexte – sans que l’on sache, à ce stade, quelles sont les véritables raisons de son éviction.

Le deuxième sujet concerne la volonté de la congrégation de la Sainte Croix de faire passer l’école primaire récemment créée sous contrat, contre l’avis de l’association gestionnaire qui souhaite garder une complète liberté éducative.

Nous commençons malheureusement à avoir l’habitude de voir les plus beaux établissements catholiques devenir le théâtre de crises plus ou moins graves – ce qui semble logique puisque la crise que traverse notre civilisation est fondamentalement une crise de la transmission et que, par conséquent, les familles et les écoles sont l’un des lieux du combat prioritaire.

Prions cependant pour que cette crise trouve une issue heureuse, dans le respect de la responsabilité éducative première des parents et de la mission de transmission de la foi de la congrégation.

Ce couple fait appel une mère porteuse… puis abandonne le bébé

Un couple d’Américains, ne parvenant pas à avoir un enfant, a décidé de faire appel à une mère porteuse. Ils pensaient que l’enfant serait biologiquement le leur, mais ce n’était pas le cas à la naissance, c’est pourquoi ils ont décidé d’abandonner le bébé. Le bébé avait des traits asiatiques, les cheveux noirs et des yeux marron, alors que lui et sa femme sont tous les deux blancs, blonds et avec des yeux bleus. Le couple décide alors de réaliser un test ADN, qui révèle que l’homme n’est pas le père biologique de l’enfant. La mère porteuse ne peut se permettre de garder le bébé car elle a déjà cinq enfants…

C’est avec ce type d’affaire que le lobby de la GPA tente d’expliquer qu’il faut une loi pour « encadrer » la vente d’enfants…

Donnez du sens à votre épargne en investissant au profit de l’abbaye de Lérins

Décrite comme l’antichambre du paradis, l’île Saint-Honorat est le lieu d’enracinement d’une des 1ère communauté monastique de l’occident : l’abbaye de Lérins. Aussi appelée l’île des Saints, son Histoire regorge de légendes, miracles et de faits avérés qui témoignent de sa singularité et de sa sacralité. Cette île majestueuse, située au large de Cannes, fut d’abord débarrassée de ses serpents par l’intercession à Dieu de Saint Honorat qui déclencha un raz de marée salvateur : il se protègera des eaux déchainés en grimpant sur un palmier, épisode qui donnera à la ville de Cannes son emblème ainsi qu’à son célèbre festival. Depuis lors, il ne se trouve plus un serpent sur l’île alors que sa jumelle, l’île Sainte Marguerite, à proximité, en compte. Un miracle permet également de profiter d’eau douce sur l’île Saint Honorat, élément introuvable sur sa jumelle pourtant plus proche du continent.

Sept chapelles entourent l’île et faisaient l’objet d’un pèlerinage très prisé, qui pour certains Papes valait procession en Terre Sainte : à noter le chiffre 7 , celui de la perfection et de la complétude. De nombreux évêques et Saints ont été engendrés par l’abbaye de Lérins dans ces 1600 ans d’histoire.

Aujourd’hui, 21 moines cisterciens poursuivent l’œuvre à travers leur vie de prière, de travail et d’accueil sur cette île inspirante. La production de vins, de liqueurs et d’huile d’olives ainsi que leur offre du gîte et du couvert avec le restaurant et l’hôtellerie procurent les ressources nécessaires à la pérennité de leur vie monastique. La restauration de la tour-monastère, lieu unique au monde, construite afin de faire face aux invasions sarrasines, où soldats et moines vivaient en promiscuité, est permise grâce aux subventions des collectivités territoriales séduites par le site et par l’appel à la générosité.

Pour préserver ce bijoux naturel, riche de sa biodiversité, et maintenir une atmosphère paisible, les moines ont décidé il y a quelques années de créer leur propre compagnie maritime composée de trois bateaux. Devant la pression touristique, la maîtrise des flux est stratégique et sa gestion aide à mieux accueillir. Un des trois bateaux doit être renouvelé en raison de son âge avancé : le coût de cet investissement programmé est de 2 500 000 €, financé à hauteur de 60% par un emprunt bancaire et de 40% par la levée de fonds orchestrée par CredoLending à laquelle nous vous proposons de participer.

Souhaitez-vous contribuer à l’acquisition d’un bien stratégique des moines de Lérins et plus largement à la préservation de ce petit paradis sur Terre à l’intersection de la terre, de la mer et du ciel ?

Plus de 50 investisseurs ont déjà répondu présent pour un montant collecté de près de 450 000 € sur un objectif de 1 000 000 €.

Pour toutes informations et donner du sens à votre épargne en contribuant à cette œuvre millénaire, cliquez ici : https://www.credofunding.fr/fr/abbaye-de-lerins

Vous pouvez contacter Edouard Vieilfault ([email protected]) pour toutes demandes de précisions si nécessaire.

Pour voter en connaissance de cause – 1. LR et les lois « sociétales »

Comme à chaque élection législative, grâce à l’aide d’amis lecteurs travaillant au parlement, nous allons évoquer le bilan des députés sortants en matière de principes non négociables et, tout spécialement, en matière de défense de la vie et de la famille. Rappelons que le bilan de la majorité LREM est particulièrement lourd en ce domaine. Voici quelques unes des principales mesures « sociétales » adoptées au cours du quinquennat qui vient de s’écouler:

Loi de bioéthique :

  • Extension de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules qui conduit à la PMA sans père au détriment de l’intérêt de l’enfant,
  • Suppression du caractère d’infertilité,
  • Remboursement de la PMA par la sécurité sociale,
  • Auto-conservation des gamètes sans raison médicale qui risque d’inciter des femmes à reporter leur grossesse à un âge plus risqué pour leur santé et celle du fœtus,
  • Suppression de la référence à un père qui devient un « donneur de gamètes »,
  • Levée programmée de l’anonymat du donneur qui risque d’accroître les risques de marchandisation,
  • Filiation par reconnaissance conjointe avant la naissance devant notaire fondée sur le projet parental, ce qui conduit à un bouleversement de la filiation biologique,
  • Passage du régime d’autorisation à un régime de déclaration pour la recherche sur les cellules souches embryonnaires, ce qui porte atteinte à l’embryon humain qui est détruit pour obtenir ces cellules souches,
  • Suppression de l’obligation de vérifier le consentement préalable du couple avant d’autoriser une recherche sur l’embryon humain,
  • Levée de l’interdit de créer des embryons transgéniques,
  • Levée de l’interdit de créer des embryons chimériques animal-homme, conduisant à une pente glissante de transgression des frontières entre l’espèce humaine et l’espèce animale.

Loi renforçant le droit à l’avortement :

  • Allongement des délais légaux d’accès de l’IVG de 12 à 14 semaines,
  • Ouverture de l’avortement chirurgical aux sages-femmes,
  • Suppression du délai de réflexion minimal entre la consultation d’information et le recueil du consentement de la femme pour effectuer une IVG,
  • Obligation de délivrance des contraceptifs par les pharmaciens.

Loi visant à réformer l’adoption :

  • Ouverture de l’adoption à deux personnes non mariées (pacsés ou concubins). Si l’adoption est une procédure qui a d’abord pour rôle de protéger l’enfant, la stabilité et le mode d’union choisi par les candidats à l’adoption ne sont pas anodins.
  • Abaissement de l’âge (26 ans) et de la durée de communauté de vie (2 ans)
  • Autorisation de la filiation de la mère d’intention à l’égard d’un enfant né d’une PMA à l’étranger, avant la loi bioéthique du 2 août 2021,
  • Interdiction faite aux organismes agréés pour l’adoption (OAA) de recueillir des enfants en France en vue de l’adoption, conférant ainsi un monopole à l’aide sociale à l’enfance (ASE),
  • Suppression du consentement des parents qui confient leur enfant à l’aide sociale à l’enfance (ASE) en vue de son admission au statut de pupille de l’Etat, mesure unanimemt dénoncée par les associations familiales, ATD Quart Monde et la Fédération française des organismes autorisés pour l’adoption (FFOAA),

Loi relative au choix du nom issu de la filiation :

  • Réforme globale des règles relatives au nom (nom d’usage et nom de famille) et aux conditions dans lesquelles il peut évoluer au sein des possibilités de choix qu’offrent les noms transmis par les ascendants, ce qui va conduire à un « état-civil à la carte » et à une nouvelle rupture anthropologique. Le consentement d’un enfant ayant plus de treize ans étant nécessaire, il y a un réel risque de ne plus avoir de cohérence de nom au sein d’une fratrie.

Loi relative au respect des principes de la République :

Encadrement contraignant de l’instruction en famille (IEF) alors que le choix de l’instruction en famille repose sur le droit des parents de choisir, pour les enfants, des méthodes éducatives alternatives à celles proposées par le système scolaire public. En aucun cas, la menace de radicalisation ne peut servir de prétexte à supprimer cette liberté.

L’opposition à l’ensemble de ces mesures entraînant des ruptures anthropologiques majeures a été particulièrement modeste. Raison de plus pour soutenir les quelques députés sortants qui ont réalisé un « sans faute ». Nous évoquerons ici simplement les députés LR, qui constituent l’essentiel de cette opposition (et nous évoquerons dans un prochain article les autres députés ayant, eux aussi, refusé ces dérives libertaires). Sauf erreur de notre part (naturellement, si vous repérez une erreur, chers amis lecteurs, n’hésitez pas à nous la signaler), sur 100 députés LR (dont 5 apparentés), seuls 14 ont rejeté l’ensemble des mesures ci-dessus:

  • Julien AUBERT – Vaucluse
  • Nathalie BASSIRE – La Réunion
  • Thibault BAZIN – Meurthe et Moselle
  • Anne-Laure BLIN – Maine et Loire
  • Xavier BRETON -Ain
  • Josiane CORNELOUP – Saône et Loire
  • Marie-Christine DALLOZ – Jura
  • Fabien DI FILIPPO – Moselle
  • Annie GENEVARD – Doubs
  • Philippe GOSSELIN – La Manche
  • Patrick HETZEL – Bas-Rhin
  • Marc LE FUR – Côte d’Amor
  • Olivier MARLEIX – Eure et Loir
  • Nathalie SERRE – Rhône

Rappelons que ce petit noyau nous sera encore précieux dans le quinquennat à venir puisque les menaces « sociétales » sont encore nombreuses:

  • Légalisation de la gestation pour autrui (GPA) sur le territoire français,
  • Nombreuses revendications liées à la PMA :
    • PMA post-mortem,
    • Ouverture de la PMA aux personnes trans (c’est-à-dire possibilité pour une personne trans d’utiliser ses gamètes correspondant à son sexe de naissance pour concevoir un enfant, tout en étant identifiée sur l’acte de naissance de l’enfant dans le sexe opposé)
    • Ouverture de la technique de la ROPA, qui permet à une femme (mère biologique) de donner ses ovocytes à sa conjointe qui porte la grossesse,
    • Ouverture des activités de prélèvement, recueil et conservation des gamètes au privé à but lucratif (banque de gamètes),
    • « Indemnisation » (c’est-à-dire rémunération) des donneurs.
  • Risque pour la famille et la filiation :
  • Reconnaissance de la pluriparenté,
  • Partage de l’autorité parentale entre plus de deux adultes.
  • Et, « naturellement », l’euthanasie qui devrait être la « mesure phare » du quinquennat.

N’hésitez pas à soutenir ces députés (spécialement ceux qui sont le plus menacés pour les prochaines législatives). Et n’hésitez pas à diffuser abondamment cette liste autour de vous pour que tous les catholiques de conviction puissent voter en connaissance de cause.

Guillaume de Thieulloy

« Par erreur »

Ben voyons :

Une erreur d’étiquetage a conduit à l’injection de vaccins Moderna et Pfizer dont la date limite d’utilisation était dépassée de quelques jours, à la fin du mois de février au centre de Vaulx-en-Velin, d’après une information exclusive du Progrès. A priori, il n’y aurait pas de danger, mais une nouvelle injection a dû être réalisée pour ces patients.

Participez à la restauration de l’ostensoir du Saint-Sacrement à Bollène

« Rien n’est trop beau pour le Bon Dieu« , aimait à dire et vivre Saint Jean-Marie Vianney, curé d’Ars.

L’ostensoir de la chapelle du Saint-Sacrement à Bollène, a besoin de restauration. Nous ne comptons pas les dizaines de milliers d’heures où des âmes au long des deux derniers siècles sont venues prier, adorer Jésus, présent dans le Saint-Sacrement de l’autel. L’aimer pour le faire aimer. Vivre un coeur à Coeur. Entendre l’Appel à devenir prêtre, missionnaire, religieux, religieuse. Trouver réconfort dans l’épreuve… Confier une personne malade, pleurer de tristesse dans l’épreuve, pleurer de joie.

L’ostensoir a besoin de restauration : avec le temps il est très oxydé. Et l’or a presque disparu. C’est pourquoi, nous voulons ensemble, permettre que cet ostensoir retrouve une beauté… pour une plus grande et belle beauté des âmes.

Les travaux réalisés avec précision dureront 6 semaines. Le côut de la restauration est d’un peu plus de 6000€. Aider aujourd’hui à sa restauration permettra que les générations futures puissent trouver le plus beau pour Jésus ! C’est un travail qui se réalise très rarement. C’est un honneur pour nous que de participer à sa restauration !

Pour en savoir plus

En 2016, un laboratoire canadien avait recréé en six mois la variole du cheval

Lu ici :

En 2016, des biologistes canadiens ont pu, avec 100 000 dollars, recréer une souche équine de ce virus mortel, la variole du cheval ou horsepox. Ces recherches peuvent-elles avoir un rapport avec l’apparition de la variole du singe sur plusieurs continents ?

La soutane, encore

De Cyril Farret d’Astiès pour Le Salon beige :

Alors que les soutanes revenues du 40e pèlerinage de Chartres finissent de sécher, poursuivons nos réflexions suite à l’interdiction de l’archevêque de Toulouse faite aux séminaristes et aux diacres de porter la soutane. C’est un détail écrivent certains lecteurs du Salon Beige à ce sujet. Peut-être est-ce un détail, comme l’offertoire serait un détail, la communion sur les lèvres serait un détail, l’instauration de lectrices serait un détail. Cette accumulation de détails, qui vont tous dans le même sens, aboutit cependant à un petit détail qui est la perte de la foi en ce qu’est le prêtre et forcément également en ce qu’est la messe, en ce qu’est la Croix, en ce qu’est le catholicisme… Alors perdons encore un peu de temps pour évoquer ce détail.

Notons tout d’abord que cette interdiction est assez révélatrice d’un état de fait ; si l’archevêque a cru devoir agir, c’est donc que les cas sont nombreux. Réjouissons-nous que des séminaristes aient envie de ressembler à des prêtres, ce n’est pas toujours évident. Soit que les prêtres ne ressemblent plus beaucoup à des prêtres ; soit que certains séminaristes se destinent en réalité à du coaching personnel spirituel.

Pour résumer les faits et les idées déjà exposés sur le Salon Beige, rappelons que monseigneur de Kérimel a adressé le 2 juin un courrier à tous les séminaristes pour formuler très officiellement cette interdiction. Les motifs qui l’ont conduit à exprimer cet interdit sont les suivants : la soutane donnerait une image trop cléricale et créerait une distance avec les fidèles. Demander à des séminaristes de ne pas aspirer à l’état clérical et les forcer à se mélanger avec des laïques c’est véritablement tout mettre en œuvre pour faire avorter les vocations.

Michel Janva rappelait par la suite que canoniquement Mgr de Kérimel est dans son droit, quand bien même pastoralement sa décision est plus que saugrenue.

Quant à l’abbé Perrenx, distinguant “clerc” (à partir du diaconat) et “ecclésiastique” (à partir de “l’admission” parmi les séminaristes du diocèse), il faisait avancer la réflexion en précisant que l’on parle ici d’habit ecclésiastique et non clérical.

Proposons quelques idées complémentaires :

Il n’est probablement pas anodin que l’une des toutes premières mesures prise par la Révolution française contre l’Église en France aura été l’interdiction du port de l’habit clérical dès septembre 1790.

En 1962 fut autorisé dans le diocèse de Paris le remplacement de la soutane par le clergyman. En réalité, ce choix fut l’occasion de toutes les fantaisies et de tous les excès allant très vite jusqu’à l’absence totale d’habit et de signe religieux.

Par le motu proprio Ministeria quaedam du 15 août 1972 furent supprimés les ordres mineurs et la tonsure. La remise de la soutane, encore pratiquée ici ou là (en Pologne au moment de l’entrée en théologie comme le précise un lecteur du Salon Beige ou à la communauté Saint Martin par exemple), est à présent dans une zone grise.

À Rome même, elle ne semble plus avoir la cote. Rappelons-nous que l’un des premiers actes du Synode sur l’Amazonie a été de faire « voler » la soutane des participants comme le rapporte Jean Bernard dans le n° 319 de La Nef.

Le canon 284 indique que les clercs porteront un habit ecclésiastique convenable, selon les règles établies par la conférence des Évêques et les coutumes légitimes des lieux. Voilà une prescription typique du relativisme normatif de ces dernières années.

La soutane, nous l’avons dit, est davantage qu’un vêtement de travail. Elle est la livrée du Christ. Dans les communautés traditionnelles les années de séminaire sont l’occasion, année après année de revêtir cette livrée, depuis la tonsure et la vêture de la soutane jusqu’au joug de la chasuble au jour heureux de l’ordination sacerdotale. Une soutane, donc, qui n’est pas vêtue clandestinement, contre l’autorité de l’ordinaire ; prise, puis ôtée, puis reprise en cachette, mais conférée par le pouvoir de l’Église pour dire au monde le début de la transformation du jeune homme qui aboutira à la naissance d’un nouveau prêtre pour l’éternité selon l’ordre de Melchisédech. Ainsi, pourquoi s’en passer, pourquoi priver les séminaristes de cette aide surnaturelle offerte par l’Église, particulièrement dans le marasme actuel et les difficultés abyssales dans lesquelles se débattent non seulement les recteurs de séminaires mais les séminaristes eux-mêmes, pris en étau entre une Église qui ne sait plus les accueillir et un monde qui ricane. La réception de ces ordres les habitue et habitue les laïcs à cette hiérarchie consubstantielle à la nature de l’Église.

Et nous disons bien réception.

Ainsi la responsabilité des évêques est-elle grande de s’arcbouter sur ce refus de conférer la soutane aux séminaristes. C’est pousser ces jeunes gens à la désobéissance et à un certain relativisme (port clandestin et port à éclipse).

Finalement il en est de ce sujet comme de la communion dans la main ou du service de l’autel par les femmes. Après une phase de rappel de la discipline et de la saine pratique surviennent quelques autorisations spécifiques bientôt généralisées et qui aboutissent à l’interdiction de fait ou de droit à ce qui fut pendant des siècles et des siècles la louable pratique de l’Église.

Terminons sur la question de l’habit ecclésiastique en appelant, comme en bien d’autres sujets, à retrouver les anciens usages dont la cohérence et le succès ne sont plus à démontrer.

Enfin, suggérons aux candidats au sacerdoce dans le choix de leur séminaire de faire preuve de réalisme. En cet octave de la Pentecôte, il est plus que temps de demander pour eux les dons de sagesse, d’intelligence, de force, de science, de crainte de Dieu, de conseil et de piété.

Cyril Farret d’Astiès

La NUPES est l’expression d’un autre nihilisme ou miroir inversé du nihilisme macronien

De Maxime Tandonnet :

C’est un éternel problème: la mémoire courte. Quelques mois auparavant, M. Mélenchon et son parti des Insoumis étaient en pleine débâcle. L’homme était fustigé partout pour son « populisme » soupçonné d’antisionisme en raison de déclarations douteuses, les médias le dénigraient violemment et les sondages étaient catastrophiques. Tout le monde était à peu près certain qu’il était fini. Et soudain, à travers la NUPES, alliance des gauches, il a réussi à revenir au premier plan jusqu’à s’imposer comme leader de l’opposition. De même on disait la gauche disparue, morte et enterrée et la France devenue droitière menacée par la poussée d’extrême droite. C’était il y a quelques mois seulement. La vérité, c’est que la France n’est pas du tout en train de se réveiller mélenchonniste. Elle est juste en plein chaos politique. Après des présidentielles biaisées, un duel Le Pen/Macron imposé depuis 5 ans par le matraquage sondagier et médiatique qui devait, inévitablement, déboucher sur une réélection, le pays dans ses profondeurs ressent une terrible frustration. Il n’a qu’une idée en ce moment: exprimer son mécontentement et aussi son inquiétude. La NUPES est certes aux antipodes du bien de la France avec son fanatisme écologiste, « anti police » et communautariste. Mais elle a su créer une sensation de dynamique unitaire – il n’en fallait pas davantage – et incarner ainsi l’opposition la plus résolue au macronisme. Elle s’est imposée comme l’expression radicale d’un rejet et d’un refus d’une majorité absolue au service du pouvoir à l’occasion des législatives. La NUPES est l’expression d’un autre nihilisme ou miroir inversé du nihilisme macronien. L’électeur de la NUPES ne vote pas pour Mélenchon mais contre Macron. Ainsi, son électorat ne peut que déborder largement les frontières de la gauche extrême voire de la gauche tout court. La seule question qui se pose aujourd’hui est de savoir si cette poussée de la NUPES se traduira par l’échec d’une majorité absolue. Ensuite, son existence ne sera bien évidemment qu’un feu de paille.

Les miracles de Chartres

De Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique :

De mémoire de pèlerin jamais de telles conditions climatiques n’avaient dues être affrontées : tempêtes de grêle, violentes bourrasques, pluies diluviennes, etc. Avec pour conséquences des lieux de passage inondés et des bivouacs détrempés, voire submergés par les eaux. Face à ces difficultés le pèlerinage de Tradition, Chartres-Paris, a été annulé, suite à un arrêté préfectoral. Contrainte mais non vaincue une partie des pèlerins s’est retrouvée le lendemain pour une messe pontificale à Saint Nicolas du Chardonnet, alors que certains rejoignaient la colonne dans l’autre sens. De son côté le pèlerinage de Chrétienté, dont les bivouacs avaient été moins touchés par les intempéries, poursuivait sa marche vers Chartres après que les équipes de logistique eurent passé la nuit de samedi à dimanche à identifier et repérer les nouveaux itinéraires. Exploit remarquable, petit miracle, à mettre au crédit des responsables des 1 200 bénévoles qui assurent l’organisation et l’encadrement de ce pèlerinage. Dans un sens comme dans l’autre une jeunesse ardente et joyeuse a fait face à l’adversité dans la joie et la bonne humeur, ayant sans doute au cœur la célèbre maxime : « Les choses valent ce qu’elles coûtent ». Le père Danziec, chroniqueur religieux à Valeurs Actuelles et pèlerin vers Chartres exprimait le sentiment général des pèlerins rescapés dans un tweet remarqué « Grande compassion pour les organisateurs et union de prière avec ces pèlerins si courageux. Leurs sacrifices comptent ».

Un succès remarquable

A l’occasion de ce 40e pèlerinage de Pentecôte les pèlerins de Chrétienté furent charitablement accueillis dans les deux cathédrales, Mgr Aumônier, évêque émérite de Versailles, célébrant et prêchant à Paris et Mgr Christory, évêque de Chartres, présidant au trône et prêchant dans sa cathédrale. Ce dernier invita les pèlerins à refuser le consumérisme et à rester fidèles à leur vocation, ce qu’ils comptent bien faire. Mgr Rougé a, quant à lui, accueilli les pèlerins de Chrétienté à l’entrée dans son diocèse et Mgr Christory a rencontré les pèlerins de Tradition le samedi matin. Pour mémoire, lors du premier pèlerinage, en 1983 les deux cathédrales avaient été interdites aux pèlerins pour la célébration de la messe.

Quasiment un an après la publication du Motu Proprio Traditionis Custodes visant à restreindre de manière drastique la célébration de la messe traditionnelle les faits sont là : cette mesure n’a en aucune façon freiné la croissance du pèlerinage de Chrétienté qui rassemblait cette année 15 000 marcheurs, et environ 5000 non marcheurs (anges gardiens), répartis en 300 chapitres et accompagnés par 300 clercs (prêtres, séminaristes, religieux). L’encadrement ecclésiastique et laïc du pèlerinage de Chrétienté, en particulier le président Jean de Tauriers et l’aumônier général l’abbé Alexis Garnier, n’a cessé de rappeler durant ces trois jours que le diptyque Tradition et Église était indissociable et que l’usage par des « laïcs ordinaires » de la liturgie romaine traditionnelle de l’Église, dite un temps « extraordinaire » constituait un bien commun de l’Église et à ce titre un droit non négociable pour tous. Avec humour, le chanoine Benoît Merly, de l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre, a rappelé lors de sa vigoureuse prédication du dimanche de Pentecôte le caractère éminemment synodal de ce pèlerinage, synode désignant en grec « une marche commune ».

Un contexte toujours difficile

Au-delà des sujets « classiques » sur les difficultés climatiques, l’état des pieds et la durée de la prochaine halte les conversations des pèlerins revenaient régulièrement sur la suspension des ordinations dans le diocèse de Toulon et l’interdiction du port de la soutane, pour les séminaristes de Toulouse. Alors que nous en sommes, pour certains, à la troisième génération de pèlerins, les anciens qui avaient 25 ans en 1983 ont des enfants de 35 ans qui pèlerinent avec leurs enfants de 10 ans qui sont louveteaux ou louvettes, le combat pour la sauvegarde de la Tradition dans l’Église reste une nécessité. Peu à peu commencent à être rendus publics les rapports de certains synodes diocésains dans lesquels, de manière récurrente, des dames patronnesses au cheveux blancs et des vieillards chenus font le constat, douloureux, qu’ils n’ont pas transmis la foi à leurs enfants mais qu’ils se sentent néanmoins investis pour déterminer l’avenir de l’Église. Là-contre, les plus jeunes, comme l’a montré le rapport du synode du Morbihan, aspirent à une Église qui donne des réponses, et ne se contente pas de poser des questions, autour du triptyque : cohérence, exigence, transcendance.

Dans une Église en crise, alors que les quelques lumières un temps entrevues semblent s’éteindre les unes après les autres, ou du moins largement vaciller, les pèlerins de Pentecôte par leurs prières, leurs pénitences, leurs souffrances, leurs croix portées ensemble hâtent le triomphe inéluctable du Christ. Un jour, connu de Dieu seul, la Sainte Église sera restaurée dans sa splendeur et les nations se soumettront enfin au joug suave et léger du Christ. Honneur aux pèlerins de Pentecôte, qui unissent dans une indissoluble alliance la Tradition et la Chrétienté !

Une organisation lamentable pour les épreuves du Bac des élèves de l’enseignement libre

Communiqué d’Anne Coffinier :

L’association Créer son école dénonce les conditions de désorganisation et de mépris dans lesquelles se passent les épreuves du bac pour les élèves des lycées hors contrat.

C’est inouï ! Les centres d’examen ne sont pas prévenus, les candidats sont envoyés à deux heures d’intervalle passer des épreuves à l’autre bout de la capitale, les examinateurs se moquent du déroulé et de la durée règlementaires de l’épreuve et multiplient les remarques de dénigrement à l’égard des élèves. Les élèves des lycées hors contrat subissent déjà un bac différent des autres et autrement plus dur: ils passent toutes les épreuves en fin d’année tandis que les autres n’en passent que très peu et valident les 40 pour cent restants au contrôle continu.

Faut-il le rappeler? Le bac est un diplôme national. Il constitue le premier grade universitaire. Il incarne un symbole républicain. La moindre des choses est qu’il soit organisé pour tous de la même manière, sans discrimination, et dans la dignité.

D’ici là, n’hésitez pas à nous faire parvenir ici vos témoignages personnels sur la manière dont vos épreuves de bac se sont passées.

Ici ou par mail à [email protected]

La Louisiane vote un texte interdisant l’avortement

Les élus de Louisiane ont adopté une loi qui interdira immédiatement l’avortement dans l’Etat dès que l’arrêt Roe contre Wade sera annulé. Le texte ne fait d’exception qu’en cas de menace pour la vie de la mère.

Le 3 juin, 72 députés ont voté le texte, contre 24. 6 députés démocrates l’ont voté, et un député républicain a voté contre. Le 6 juin, le Sénat l’a voté à son tour, par 10 voix contre 2.

Le texte est désormais sur le bureau du gouverneur John Bel Edwards. Lequel est démocrate, mais pro-vie, comme il l’a déjà montré notamment en signant la « loi battement de cœur » en 2019. Et il a dit qu’il n’opposerait pas son veto même s’il aurait aimé qu’il y ait une exception pour le viol et l’inceste.

« Soyez fidèles à votre belle vocation »

Homélie de l’évêque de Chartres, Mgr Christory, lors de la messe de clôture du pèlerinage Notre-Dame de Chrétienté :

Mes amis,

Vos pas vous ont portés jusqu’auprès de Notre–Dame de Chartres, qui vous accueille en vous présentant son Fils Jésus. Ici, la relique de son voile est donnée comme un signe mais Marie est bien présente et vivante. Ce n’est pas une simple affirmation théorique et mystique. Jésus ne cesse de nous dire « voici ta mère ! ». Aussi en sa demeure ou autour de la cathédrale, installez–vous, certes confortablement mais avec la conscience que vous n’êtes pas seuls car elle est proche de chacun de vous.

Bravo pour votre enthousiasme qui a augmenté le rythme de vos pas, pour certains douloureux. Bravo pour votre fraternité si merveilleuse, permettant d’avancer ensemble en vous soutenant et en louant Dieu. Maintenant, fermons les yeux un instant afin de nous mettre en présence de Jésus, le fils bien–aimé du Père qui désire nous parler : Jésus est Dieu et offre sa vie pour nous sauver du péché et de la mort. Chacun et chacune de nous sera attentif, car l’Esprit désire déposer en nos âmes une grâce particulière, une parole de vie personnelle, un appel à nous donner pleinement.

Le thème de notre pèlerinage est le Sacré–Cœur. J’ai fréquenté dans ma lointaine jeunesse à Tourcoing un collège qui portait ce nom, de la 10ème à la terminale. Ne m’a–t–on jamais parlé du Sacré–Cœur ? Je n’en ai aucun souvenir. Est–ce pour cela que j’ai cessé toute pratique entre 15 et 26 ans ? En tout cas, l’image que j’en avais à l’époque était celle d’une simple expression catholique, un brin désuète, sans intérêt selon moi car je ne me sentais pas concerné, elle ne me parlait pas. Qu’en est–il pour vous aujourd’hui ? Il est vrai qu’en notre époque contemporaine, où Internet occupe une place grandissante, où les jeux vidéo deviennent des espaces de fraternisation, où beaucoup se parlent plus sur les réseaux sociaux qu’entre voisins et où le métavers fait une apparition encore timide mais ouvre des perspectives inexplorées, le langage change. C’est pourquoi une question se pose : que peut représenter le Sacré–Cœur pour chacun de nous aujourd’hui ?

En réalité, il nous dévoile le plus grand mystère d’amour. Celui de Dieu, créateur de cet univers aux milliards de galaxies, qui acréé l’homme et la femme à son image et les a placés sur une petite planète bleue, très probablement la plus belle. Pour comprendre comment le cœur de Jésus révèle le Mystère insondable de l’amour divin, repartons du verset de saint Jean : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. » Notre foi révélée par Jésus nous apprend qu’en Dieu, il y a la vie en premier, qui émane de cet Amour parfait et incessant, la vie échangée entre les trois personnes de la sainte Trinité. Celle–ci déborde hors de Dieu pour inonder l’univers qui nous entoure. Là Dieu a façonné sa plus belle œuvre : l’être humain. Il a placé son chef d’œuvre au centre d’une création magnifique, reflet de sa bonté divine et parfaite, pour faire de nous des cocréateurs en la faisant fructifier.

Quelle merveille en réalité que ce projet. Quelle responsabilité incroyable que celle qui nous est confiée, à savoir celle defavoriser la communion entre tous nos frères et sœurs les hommes, celle d’être en harmonie avec la nature. Celle de prendre soin de la maison commune qui est comme un navire voguant sur les grandes eaux, parfois calmes et parfois en

pleine tempête. Surtout celle d’aimer Dieu lui–même qui nous offre notre liberté en vue du bien. Notre cité se trouve dans les Cieux. L’homme est destiné à vivre en présence de la Gloire céleste. Nous avons tous et toutes vocation à entrer dans l’intimité divine.

Malheureusement, depuis l’origine, par orgueil, nous usons de notre liberté pour faire le mal et brisons ainsi notre relation avec Dieu. Cependant, alors que ce péché aurait dû entraîner la suppression de l’humanité, Dieu le Père a choisi d’envoyer son divin Fils pour nous sauver en partageant notre condition, nous enseigner patiemment puis offrir sa vie jusqu’à mourir en croix. Il donne tout, il nous plonge avec lui dans sa mort et il nous ressuscite avec lui pour une vie éternelle. C’est la preuve que Dieu a tant aimé le monde, qu’il n’a pas limité la puissance de sa grâce. Il l’a étendue à tous les hommes. Jésus n’est pas venu juger le monde, ni les chrétiens ni les autres. Il vient, dit saint Paul, pour que tous les hommes soient sauvés.

Afin de faire connaître ce mystère d’amour, Jésus révèle son cœur aimant et sensible. En premier lieu, auprès des pauvres et des malades. Ceux–ci ne sont–ils pas ses bien– aimés ? Ensuite envers celles et ceux qui se font enfants, c’est–à–dire ceux qui lui font confiance et qu’il bénit. Puis il y a les disciples qu’il enseigne sans se lasser, même quand ils ne comprennent pas où il les conduit. Enfin, il se tourne vers chacun de nous et nous invite à sa suite, éliminant par son pardon le fardeau si lourd du péché. Son cœur est transpercé lorsque, cloué sur le bois de la Croix, et agonisant, il remet son esprit à Dieu le Père. Alors de son cœur coulent du sang et de l’eau, le sang de sa vie offerte pour que nous ayons la vie, l’eau comme prémisse de la grâce que nous recevons par les sacrements. Avec lui nous avons la vie en abondance.`

Ainsi le Sacré–Cœur de Jésus n’est pas un simple objet de piété. Il est l’amour transpercé et toujours vivant qui déverse les grâces préparées par le Père pour ses enfants. Il exprime parfaitement l’amour divin offert pour chacun de nous. Néanmoins, là même où il montre son divin cœur tel un brasier ardent, sous les voutes du couvent de la Visitation à Paray–le–Monial, Jésus exprime une plainte à sainte Marguerite–Marie : « voici ce cœur qui a tant aimé le monde et qui ne reçoit qu’ingratitude » ! Le cœur de Jésus est comme une porte ouverte sur le feu brûlant de son amour. Alors pourquoi sommes–nous si indifférents ? Sommes–nous attentifs à cet amour ? Sommes–nous dans une authentique gratitude, nous qui pêchons chaque jour et qui bénéficions de son inlassable remise de peine ? Combien de personnes baptisées ont oublié leur premier amour, celui qui a animé leur âme dès le sein maternel, et ont aujourd’hui renié leur créateur en prenant le risque de perdre l’essentiel : la vie éternelle ?

Depuis le buisson ardent au désert du Sinaï dans lequel Dieu se révéla à Moïse, Il n’ade cesse de donner ses grâces aux saints et aux saintes qui le suivent et lui font confiance. La vie de saint Charles de Foucault exprime si bien comment l’Esprit l’a saisi hors de la fosse aux lions pour le conduire à l’écart du monde, en haut de la montagne du Hoggar, dans son ermitage,l’Assekrem, où, dépouillé de tout attachement aux biens matériels, il s’est fait l’ami de tous pour être toujours plus celui duSeigneur. Pourtant parmi nous, chrétiennes et chrétiens, il y a tant d’ingratitude, de refus, de médiocrité. Si nous pouvions comprendre ce que veut dire « Dieu est amour » ! Cela ne mérite–t–il pas notre conversion ? Une volonté radicale de le choisir et de le suivre ?

Chers amis, voulez–vous décider de marcher à la suite de Jésus  jusqu’à lui donner votre vie ? Ne craignez pas une générosité excessive ! En effet, comment celui qui a tout donné par amour pourrait–il vous ôter la vie ? « Le Christ donne tout mais il n’enlève rien » comme l’a si merveilleusement exprimé le pape Benoît XVI.

Nous sortons du temps pascal. Nous avons relu les Actes des Apôtres. Nous entendions à l’instant le récit de la conversion de Corneille, un romain païen, et de toute sa famille. Saint Pierre lui–même est bouleversé et affirme aux disciples « ne fallait–il pas donner le baptême à ceux qui avaient déjà reçu le saint Esprit ? » Il est vrai que le Saint Esprit souffle où il veut comme le vent va où il veut, dit Jésus. Notre monde est en désarroi. Les craintes sont nombreuses face à une instabilité politique et économique, face aux idéologies qui veulent tordre notre histoire et notre culture.

Fondée sur le Christ, notre vie ecclésiale est le rempart face aux vagues rugissantes de l’athéisme et du consumérisme. Le cœur de Jésus n’est pas un refuge. Il est une source pour recevoir la force d’en–haut et accueillir notre vocation propre afin de contribuer au développement d’une société promotrice de justice et de paix. Voulez–vous y participer activement ? Voulez–vous y participer de tout votre cœur ?

Mes amis, votre marche a fait étape ce jour à Chartres où je vous accueille avec joie. Désormais, cette marche ne s’arrêtera plus et se poursuivra demain et les jours suivants en portant sur vos cœurs la bannière inaltérable du Sacré–Cœur.

Soyez fidèles à votre belle vocation. Amen.

Bruno Mégret : « L’Union européenne devrait se désolidariser des États- Unis pour imposer la désescalade »

Le site Polémia publie une tribune de Bruno Mégret sur l’Ukraine :

Organisant la mobilisation générale contre la Russie, les Américains jettent de l’huile sur le feu. Accuser Poutine des pires ignominies, le traiter de boucher, parler de crimes de guerre et de génocide, le menacer de la Cour pénale internationale, c’est se couper de toute négociation possible avec lui. Ensuite, soutenir l’armée ukrainienne en s’engageant massivement à ses côtés au point de planifier maintenant des livraisons d’armes pour vingt milliards de dollars, c’est prolonger, voire étendre le conflit avec les pertes matérielles et principalement humaines qui en résultent. Enfin, c’est surtout s’engager ouvertement dans la guerre contre les Russes avec la volonté de les battre militairement.

Un projet dont on peut d’ailleurs se demander s’il ne s’inscrit pas dans une stratégie conçue de longue date. Tout se passe en effet comme si les Américains avaient cherché à piéger le maître du Kremlin en refusant toute négociation avec lui sur la sécurité en Europe et en annonçant ensuite que pas un soldat américain ne viendrait défendre l’Ukraine. À la manière dont ils avaient poussé Saddam Hussein à l’invasion du Koweit, ils auraient ainsi délibérément créé les conditions de la réaction agressive des Russes pour, dans un deuxième temps, organiser contre eux une mobilisation générale de tout le monde occidental.

L’erreur dramatique des Américains est que Poutine n’acceptera jamais de subir une défaite militaire. Et, s’il n’est pas question ici de défendre l’intéressé et de nier sa responsabilité première dans le conflit et dans les drames, voire les exactions qui en résultent, le devoir des dirigeants confrontés au chef d’État russe n’est pas d’aller pleurer dans les médias comme certains responsables américains mais d’agir lucidement en tenant compte des contraintes géopolitiques comme des réalités psychologiques.

A cet égard, il est clair que si Poutine est acculé à subir une défaite militaire, il utilisera l’arme nucléaire. On peut penser et espérer que ce sera, dans un premier temps au moins, l’arme nucléaire tactique sur le théâtre du champ de bataille, mais personne ne peut prévoir ce qu’il adviendra après une telle escalade de la violence guerrière.

L’Ukraine doit mener une guerre qu’elle aurait pu éviter…

Alors pourquoi prendre un tel risque ? S’agit-il de la souveraineté de l’Ukraine ? Un pays ne cesse pas d’être souverain si ses dirigeants, en sages politiques, tiennent compte des contraintes géopolitiques auxquels il est soumis. Faute d’avoir voulu le faire, les Ukrainiens ont été entraînés dans la guerre d’une façon pour le moins paradoxale : ils subissent une invasion russe pour avoir voulu se protéger d’une invasion russe (en cherchant à adhérer à l’Otan) ! Le président Zelensky porte donc sa part de responsabilité dans cette guerre en n’ayant pas accepté pour son pays un statut de neutralité, statut qui n’a rien au demeurant de déshonorant. Aussi est-il mal placé pour exiger aujourd’hui de tous les pays occidentaux qu’ils s’engagent sans réserve à ses côtés dans une guerre qu’il aurait peut-être pu éviter par une attitude plus prudente. Une guerre dans laquelle lui et son peuple sont d’ailleurs de surcroît instrumentalisés par les États-Unis.

… et se trouve instrumentalisée par les Américains pour détruire la puissance russe

Si les Américains prennent le risque d’une escalade militaire avec la Russie, c’est en effet pour un enjeu à leurs yeux bien supérieur à celui du devenir de l’Ukraine. Il s’agit pour eux d’en finir avec la puissance russe. Une puissance qu’ils ne contrôlent pas et dont ils détestent les valeurs politiquement incorrectes. Mais cet acharnement américain contre la Russie montre en tout cas combien les États-Unis peinent à prendre en compte les réalités nouvelles du monde actuel. Après leur victoire sur l’URSS ils ne sont pas devenus en effet les maîtres du monde car ce dernier n’est pas passé d’une organisation bipolaire à une structure unipolaire mais à une planète structurée en plusieurs pôles de puissance. Leur ennemi, ou leur adversaire, comme le nôtre, n’est donc pas la Russie mais bien plutôt les puissances émergentes qui veulent prendre leur revanche sur l’Europe et le monde occidental qui les ont dominées pendant plusieurs siècles. Les Américains seraient donc bien avisés de comprendre ce grand basculement et d’en tirer les conséquences : pour faire face à ces nouvelles puissances comme la Chine et dont beaucoup sont animées par le ressentiment ou l’esprit de vengeance, les États-Unis gagneraient à avoir à leur coté une vraie puissance européenne autonome et une Russie forte qui reste européenne.

L’Union européenne devrait se désolidariser des États- Unis pour imposer la désescalade

D’ici là, et pour en revenir à la guerre en Ukraine et au risque majeur d’une escalade nucléaire, je considère qu’il est de la responsabilité historique de l’Union européenne de se désolidariser officiellement des États-Unis et, forte de cette nouvelle légitimité, de se positionner avec autorité comme une puissance d’apaisement et de désescalade, écartant les Américains et poussant les deux parties à la négociation. Telle est l’initiative que devrait prendre rapidement l’actuel président de l’Union européenne, Emmanuel Macron. Et peu importe si certains pays comme la Pologne s’opposent à une telle prise de position, l’enjeu est trop important pour ne pas passer outre. Il s’agit en effet d’éviter le risque d’une guerre qui d’ailleurs ne serait pas mondiale. Car cette guerre n’embraserait que l’Europe et l’Amérique du nord. Elle conduirait au suicide du monde européen et chrétien, ce serait le crépuscule de l’Occident.

 

Décès de S.E. le Lieutenant de Grand Maître Fra’ Marco Luzzago

Communiqué de l’Ordre de Malte :

Le Grand Magistère annonce, avec une profonde tristesse, le retour à la maison du Père de Son Excellence le Lieutenant du Grand Maître, Fra’ Marco Luzzago, décédé soudainement aujourd’hui à Villa Ciccolini, Sforzacosta (Macerata en Italie). Conformément à l’article 17 de la Constitution de l’Ordre Souverain de Malte, le Grand Commandeur, Fra’ Ruy Gonçalo do Valle Peixoto de Villas-Boas a assumé les fonctions de Lieutenant intérimaire et restera à la tête de l’Ordre Souverain de Malte jusqu’à l’élection du nouveau chef de l’Ordre.

Fra’ Marco Luzzago a été élu à la tête de l’Ordre souverain de Malte le 8 novembre 2020.

Né à Brescia en 1950, Fra’ Marco Luzzago a étudié la médecine à l’Université de Padoue et de Parme avant d’être appelé à diriger l’entreprise familiale.

Il avait été admis dans l’Ordre Souverain de Malte en 1975 au Grand Prieuré de Lombardie et de Venise et prononcé les vœux religieux solennels en 2003. Il avait participé à de nombreux pèlerinages internationaux de l’Ordre de Malte à Lourdes ainsi qu’aux pèlerinages nationaux à Assise et à Lorette. Depuis 2010, il s’était entièrement consacré à l’Ordre de Malte, s’installant dans la région des Marches pour s’occuper de l’une des Commanderies de l’Ordre, celle de la Villa Ciccolini. Depuis 2011, il était Commandeur de Justice au Grand Prieuré de Rome, où il occupait le poste de délégué des Marches du Nord et de responsable de la bibliothèque. Entre 2017 et 2020, il a été conseiller de l’association italienne de l’Ordre de Malte.

Des informations sur les funérailles seront annoncées dans les prochaines heures.

Nominations en vue du conclave et survivalisme catholique

Les abbés Benoit, Guelfucci avec Guillaume de Thieulloy sont les invités de Philippe Maxence dans le Club des Hommes en Noir. Après une parenthèse sur la nomination de 21 nouveaux cardinaux par le Pape François, les membres du Club se sont penchés sur le survivalisme catholique. Est-il sain ? Nécessaire ? Et le communautarisme ? Dans un monde qui se complexifie n’est-il pas un moyen nécessaire pour protéger les générations futures afin qu’elles portent du fruit ?

Il n’est pas trop tard

Au mois de mai, suite au massacre d’une jeune nigériane chrétienne, lapidée et brûlée, le député au Parlement européen Jean-Paul Garraud avait demandé un débat sur la persécution des chrétiens. Le Parlement européen le lui avait refusé.

Le 6 juin, suite au massacre de la Pentecôte au Nigéria, le Parlement européen accepte enfin de débattre de la persécution des chrétiens au Nigéria.

Deux martyrs franciscains béatifiés au Liban

Les frères capucins Thomas Saleh ofm et Léonard Melki ofm ont été béatifiés ce 4 juin, au couvent de la Croix de Ja El Dib, en banlieue de Beyrouth. Ils morts en martyrs en Turquie en 1915 et 1917.

C’est en décembre 1914, dans ce contexte particulièrement difficile pour les chrétiens, que les deux Capucins décident de partir en mission. Alors que les autres religieux de la communauté cherchent refuge dans des lieux plus sûrs, le bienheureux Léonard choisit de rester dans le couvent de Mardine pour continuer à prendre soin d’un confrère âgé. Le 5 juin 1915, il est arrêté et torturé, avant d’être tué, avec d’autres compagnons, à coup de pierres, puis de poignards.

Le bienheureux Thomas fut accueilli en décembre 1914 avec d’autres confrères dans le couvent d’Orfa. Emprisonné avec eux, il fut enfermé dans différents cachots et subit plusieurs marches de la mort et des tortures terribles destinées à le faire apostasier.

Portugal : Rejet d’une mesure qui aurait récompensé les médecins de famille ayant réussi à éviter l’avortement

Lu sur IFN :

Le fait que le recours à l’avortement et le diagnostic des maladies sexuellement transmissibles figurent parmi les indicateurs utilisés pour évaluer les équipes médicales a suscité une vive controverse au Portugal. Si nombreux, que l’hypothèse a été annulée.

Le 10 mai, la ministre de la Santé, Marta Temido, avait déclaré qu’elle s’engageait à évaluer “[…] de nouveaux critères sur lesquels établir d’éventuels salaires supplémentaires pour les médecins de famille des unités de “type B”, c’est-à-dire des centres du système de santé publique, reconnus comme mieux structurés et plus efficaces.” Selon cette évaluation, des incitations financières seraient prévues pour les équipes de prestataires de soins de santé qui n’enregistreraient pas les patientes ayant eu recours à une interruption volontaire de grossesse ou ayant contracté des maladies sexuellement transmissibles. La prévention de l’un et de l’autre aurait été considérée comme un succès, le signal d’une planification familiale et d’une prévention appropriées, pour lesquelles les médecins responsables pouvaient être récompensés.

Des groupes féministes portugais se sont levés, accusant le législateur de vouloir nier le “droit” des femmes à l’avortement, et des associations de médecins de famille se sont également levées, notamment l’Association Portugaise de Médecine Générale et Familiale (APMGF), qui a qualifié de discriminatoire un critère fondé sur le comportement personnel à la discrétion des patients, le qualifiant en outre d’”inacceptable” et de “recul de civilisation”. La Fédération Nationale des Médecins (FNAM) a déclaré par l’intermédiaire d’un porte-parole que la mesure constituerait une “discrimination salariale, fondée sur des décisions individuelles des patients” et pourrait conduire “[…] à des formes de pression sur les femmes qui envisagent une interruption de grossesse.”

Par la suite, le coordinateur du groupe de travail sur la réforme des soins de santé primaires, João Rodrigues, a retiré les deux indicateurs relatifs au recours à l’avortement et aux maladies sexuellement transmissibles

Terres de Mission : Le message de la Vierge sur l’antéchrist

Le 5 juin, fête de la Pentecôte, « Terres de mission » reçoit Damian Sanchez, auteur du livre « Je viens vous préparer », ouvrage sur les apparitions mariales contemporaines, pour évoquer les messages de ces apparitions et leur relation avec les Saintes Ecritures, notamment sur le sujet du conflit eschatologique avec l’Antéchrist.

Puis, Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique, et ancien président du Mouvement de la Jeunesse catholique de France (MJCF), présente l’album que les éditions Contretemps viennent de publier sur les 50 ans du MJCF.

Erdoğan menace d’une prochaine attaque en Syrie

D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

Le sultan n’a pas l’intention de laisser passer l’occasion. Alors que le monde entier a les yeux rivés sur l’Ukraine, Erdoğan a annoncé le prochain lancement d’une opération militaire en Syrie. Les plans ont même été présentés au Conseil de sécurité, qui les a approuvés le 26 mai.

La Turquie occupe déjà, dans l’indifférence générale, la province d’Idleb, au nord-ouest, ainsi que les environs d’Affrin, dans la continuité d’Idleb, et, enfin, une bande de territoire au nord prise aux Kurdes en 2019, une conquête appelée « Source de paix »… Entre cette bande et Affrin, les Kurdes se sont installés avec l’accord de la Syrie. Le projet d’Erdoğan consiste à relier ces territoires puis à s’étendre vers l’est jusqu’à Qamishli afin de chasser l’ensemble des forces kurdes tout à fait à l’est de la Syrie où des troupes américaines sont présentes (en toute illégalité, bien entendu, puisque l’occupation américaine est unilatérale sans mandat de qui que ce soit et s’est imposée malgré les protestations de la Syrie, État souverain).

Lors de la dernière intervention turque, les Américains avaient abandonné leur allié kurde et laissé les mains libres à Erdoğan, dont le poids dans l’OTAN est trop important pour se fâcher avec lui. Ce sont les Russes qui avaient arrêté les ambitions turques : ils étaient alors les maîtres absolus du jeu. Erdoğan avait dû s’incliner et interrompre la progression de ses troupes tout en conservant le terrain conquis.

Mais les rapports de force évoluent avec la guerre en Ukraine. Les Russes ont envoyé sur le champ de bataille une partie de leurs soldats stationnés en Syrie et ne comptent de toutes façons pas s’opposer militairement à Erdoğan.

Les objectifs du sultan sont clairement affichés. Il veut tout d’abord chasser les Kurdes présents sur sa frontière, y compris de Kobané où les troupes kurdes avaient repoussé les combattants de Daech à l’issue de combats sanglants en 2014-2015. L’appui aérien américain avait permis la victoire, mais il est vrai que les fantassins kurdes s’étaient courageusement comportés.

Pour la Turquie, ce sont des terroristes regroupés autour du PKK, ce parti qui veut obtenir l’autonomie kurde en Turquie. C’est d’ailleurs à cause de ce sujet qu’Erdoğan bloque l’entrée dans l’OTAN de la Suède et de la Finlande, coupables d’avoir accueilli (surtout la Suède) de nombreux militants du PKK, parti interdit en Turquie et très actif en Irak et en Syrie.

Puis, une fois les Kurdes chassés, l’idée est d’installer à leur place une partie des réfugiés syriens présents sur le sol turc. Le chiffre d’un million a été évoqué (Le Monde, 27 mai 2022). Les Syriens ne voient pas cela d’un bon œil car il y aura certainement nombres d’islamistes parmi eux, mais sans l’appui russe, ils ne pourront pas faire grand-chose.

Une autre raison, non avouée, tient à la situation intérieure turque. La crise est plus profonde que jamais et, avec une inflation à 70 %, le pouvoir d’achat de la population s’effondre. Le mécontentement est profond et une opération militaire réussie permettrait de faire jouer la corde nationaliste, toujours très forte en Turquie.

Pour Erdoğan, les élections de juin 2023 s’annoncent difficiles et, malgré répression et intimidations, l’opposition qui a conquis Istanbul et Ankara aux dernières élections municipales se sent pousser des ailes.

Les Américains ont fait part de leur préoccupation à la suite des annonces d’Erdoğan. Ils ne bougeront donc pas si l’opération a lieu. Car l’ennemi, c’est la Russie, pas la Turquie, et tant pis pour les alliés kurdes.

Dômes & Minarets affiche la couleur. Le Coran aussi

Le site Dômes & Minarets, qui a 21 000 inscrits, se présente comme le « Journal des Mosquées de France : Actualités, Islamophobie, Histoire, Chroniques, Education, Spiritualité ». Il n’hésite pas à donner dans le bas de gamme :

Et, au sujet des discussions à propos des tenues de plus en plus islamistes (kamis et abayas viennent encore enrichir ( !) notre vocabulaire arabo-musulman…), voilà le futur souriant que nous propose ce site (souligné en rouge) :

Vous aurez certainement aussi remarqué que ce tweet se termine par une citation du Coran (sourate 8 –Le butin, verset 30). Comme d’habitude, il est intéressant de regarder les versets proches des citations proposées par les propagandistes musulmans. Voilà les versets 36 à 39 de cette même sourate (comprendre pour les « associateurs » : les chrétiens). Et voilà le verdict :

« Combattez-les jusqu’à ce qu’il ne subsiste plus d’association et que la religion soit entièrement à Allah ».

Par contre, les soumis seront pardonnés.

Nous ne pourrons pas dire que nous n’avons pas été prévenus !

Rassemblement de 30 000 Scouts Unitaires de France à Chambord pour les 50 ans du mouvement

Samedi, suite à l’orage, les scouts ont été accueillis dans le château.

La messe de Pentecôte a été célébrée par Mgr Rougé, évêque de Nanterre :

Voici l’homélie de Mgr Rougé :

Chers amis, chers frères et sœurs, par le baptême et par le scoutisme. Quelle joie d’être réunis pour célébrer le jubilé d’or de votre mouvement et pour célébrer la Pentecôte ! La Pentecôte n’est pas seulement l’événement de la naissance de l’Eglise il y a plus de deux mille ans. La Pentecôte, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit. Non seulement parce que vous avez fait face hier à « un violent coup de vent » digne des Actes des Apôtres mais parce que Jésus nous l’a promis : « Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux », par mon Esprit. Nous ne sommes pas deux ou trois mais plus de 30.000 et Jésus est bel et bien au milieu de nous par son Esprit, l’Esprit de la Pentecôte.

Mais qui donc est l’Esprit Saint ? L’Esprit Saint est celui qui nous permet de dire, comme nous l’avons fait le jour de notre promesse : « Sur mon honneur et avec la grâce de Dieu… », c’est-à-dire avec la force de Dieu, avec l’amour de Dieu, avec l’Esprit de Dieu. Repensez au jour de votre promesse. La mienne, c’était à la fin de mon premier camp de Pâques en 1978, au milieu des volcans d’Auvergne. Il avait tellement neigé la veille qu’il avait fallu différer les promesses au lendemain matin. Et c’est encore sous quelques flocons que j’ai prononcé avec émotion ces paroles qui nous réunissent : « sur mon honneur et avec la grâce de Dieu ». La grâce de Dieu, l’Esprit de Dieu, nous permet de dépasser nos peurs et nos découragements, nous donne la force et le goût de l’engagement et du service. Voilà à quoi nous sommes appelés : vivre, comme dit saint Paul, « sous l’emprise de l’Esprit », avec la force de l’Esprit.

L’Esprit Saint, nous dit aussi Jésus dans l’évangile, nous fait « nous souvenir de toutes ses paroles », nous rappeler ce qu’il a fait pour nous. Aujourd’hui, c’est l’Esprit qui nous fait nous rappeler les bienfaits vécus dans le scoutisme pour en rendre grâce à Dieu. Comme vous tous, j’ai de grands et beaux souvenirs d’orages et de levers de soleil, de fatigue de la marche et de joie des sommets, de concours de cuisine gagné et de grand jeu perdu… Mais ce que l’Esprit me donne de percevoir comme essentiel, c’est la joie et le goût de l’engagement et de la responsabilité, de ma première intendance d’aide-cuisinier, à l’émotion de devenir CP, jusqu’à ma vie d’évêque aujourd’hui ; c’est aussi le prix de la fraternité et d’amitiés indestructibles après plus de quarante cinq ans, si précieuses pour traverser les choix et les épreuves de la vie ; c’est peut-être surtout l’expérience de Dieu par la beauté des Messes au camp, la disponibilité fraternelle d’un aumônier, la veille nocturne solitaire près du feu de veillée finissant et sous les étoiles pendant que tous dorment, avec le sentiment d’être comme seul avec Dieu.

Mes amis, vous le savez, sur notre honneur et avec la force de Dieu, avec son Esprit Saint, nous ne sommes pas engagés seulement ni d’abord dans le cadre scout mais pour la vie : « sur mon honneur et avec la grâce de Dieu, je m’engage à servir de mon mieux Dieu, l’Eglise et la patrie… ». Le scoutisme, dans la force de l’Esprit, est une école de l’engagement et du service, une école de la consécration de nos vies à Dieu et aux autres. Je vous invite tous à vous demander aujourd’hui, dans les circonstances exceptionnelles de ce jubilé : comment servir « de mon mieux » ? Non pas de manière seulement convenable mais « de mon mieux ». Dans la vie, contrairement à l’adage bien connu, le mieux n’est pas l’ennemi bien, il en est la condition. Le mieux est la condition du vrai bonheur. Comment servir « de mon mieux » Dieu, par la foi et l’espérance persévérante, l’Eglise, par telle ou telle forme d’engagement, mariage, sacerdoce, vie religieuse, la patrie, par le service courageux des autres et de la cité. Posez-vous ces deux questions. Laissez l’Esprit vous aider à y répondre.

Chers amis, chers frères et sœurs, nous voici réunis face à un des plus beaux châteaux qui soit. Grâce au don de l’Esprit, que nos vies soient à son image : belles de notre foi et de notre disponibilité aux appels de Dieu, belles de notre fidélité à la prière et à l’eucharistie, belles de notre désir et de notre goût de servir, belles de notre fraternité. N’ayons peur ni du présent ni de l’avenir : vivons de la force de l’Evangile et de l’Esprit !

+ Matthieu Rougé
Evêque de Nanterre

L’avortement est plus facile en Espagne si vous êtes mineure

La réforme que vient de promulguer le gouvernement dirigé par Pedro Sánchez prévoit l’élargissement de la loi sur la santé sexuelle et reproductive et l’interruption volontaire de grossesse approuvée en 2010.

Le changement le plus radical est la possibilité pour les mineures de 16 ans et moins de se faire avorter sans le consentement de leurs parents. Le délai d’attente de trois jours avant de décider de procéder ou non à la suppression de l’enfant et l’obligation de recevoir des informations sur l’avortement sont également supprimés.

Autres points : la distribution gratuite des pilules du lendemain par le système de santé et l’éducation sexuelle obligatoire dans les écoles dès la petite enfance.

Les députés de Vox veulent faire appel de la nouvelle loi, une fois qu’elle aura été adoptée par le Parlement.

Massacre de chrétiens au Nigéria, le jour de la Pentecôte

Des hommes armés ont fait irruption à la fin de la messe de la Pentecôte dans l’église Saint-François Xavier d’Owo dans l’Etat d’Ondo au Nigéria et ont mitraillé les fidèles.

Il y a eu 35 morts sur le coup, et au moins 15 blessés sont morts depuis lors dans les hôpitaux.

L’Etat d’Ondo, au sud du pays, était calme jusqu’ici, par rapport aux Etats du Nord ravagés par les hordes islamistes et les brigands.

Le gouverneur a déclaré :

« Néanmoins, nous allons engager toutes les ressources disponibles pour traquer ces assaillants et les faire payer ». « Nous ne céderons jamais aux machinations d’éléments sans cœur dans notre volonté de débarrasser notre État des criminels. »

Fécamp : la relique du Précieux Sang a été volée

La relique du Précieux Sang de Fécamp, dans le diocèse du Havre, a été volée dans la nuit du 1er au 2 juin dernier par des voleurs qui se seraient laissés enfermer dans l’abbatiale, puis ont forcé la sacristie avant de forcer la porte d’un simple placard verrouillé qui abritait les deux fioles de la relique miraculeuse et des objets liturgiques anciens qui ont eux aussi été pillés.

Très précieuse, inestimable même, la relique du Précieux Sang se serait échouée sur la grève à Fécamp en 658 et a motivé la construction d’une église, puis de l’abbatiale actuelle. Cinq miracles y seraient aussi liés.

Une messe de réparation lors de la fête du Précieux Sang le 14 juin prochain a été annoncée.

« Aujourd’hui, même dans la Sainte Eglise de Dieu, il semble que les ténèbres obscurcissent le plan du Créateur »

Homélie du chanoine Merly, prêtre de l’Institut du Christ-Roi, le dimanche de Pentecôte, devant les pèlerins du chapitre adultes de Notre-Dame de Chrétienté, au bivouac de Choisel :

Chers amis pèlerins,

Je vous déteste, je vous méprise, je vous hais, je vous abhorre.

Oui, je vous écrase sous ma haine, car je vous vois, quittant vos douillets foyers pour cheminer de nouveau vers ce sanctuaire, tandis qu’au milieu des difficultés de la marche, au milieu des sacrifices que vous avez consentis pour venir ici, à l’appel de Notre-Dame, vous lui présentez tout ensemble l’hommage de vous-mêmes, et aussi vos prières à toutes les intentions que vous portez, les vôtres, et celles qui vous ont été confiées.

Oui, je vous déteste. Ainsi parle le Démon, aujourd’hui, comme hier, alors que le Cœur adorable de Notre-Seigneur était transpercé par la lance du soldat.

Deux ans déjà que nous ne nous sommes pas revus sur les routes de Chartres. Deux ans que les aléas du temps et les œuvres démoniaques secondées par nos gouvernants, nous ont contraints à nous éloigner de la sainte habitude de nous retrouver, ensemble, pour cheminer vers Notre-Dame, chacun pour des raisons qui lui sont propres, qui sont le secret de son cœur : l’action de grâce, une requête à adresser à notre mère céleste, et, pourquoi pas, exploit sportif ou, malheureusement aussi, mondanité, petit frisson sentimental en assistant, deux trois jours par ans, à une liturgie définitivement traditionnelle et catholique …sinon à la messe, tout simplement !

Quel que soit le motif, humain ou surnaturel, l’un n’étant pas exclusif de l’autre, un point demeure : nous sommes de nouveau sur les routes de Chartres, nous faisons – puisque le mot est à la mode, pourquoi se priver de l’utiliser ! – un vrai « synode », une marche commune. Mais vers quel but ?

Notre-Dame de Chartres. Certes, quoique d’une manière différente de celle Notre-Seigneur, Notre Dame est partout. Elle est donc à Chartres comme elle est à Paris, Tombouctou, Beyrouth, ou Washington. D’ailleurs, les années passées, n’avez-vous pas cheminé vers tel ou tel de ces sanctuaires vénérables qui peuplent nos diocèses, à défaut de vous retrouver ici, sur cette route tant de fois parcourue ? Pour autant, il bon que nous nous retrouvions spécialement sur cette route, ensemble, dans l’accomplissement de ce pèlerinage.

Après l’épreuve, le manque, la solitude, il est bon que les chrétiens se retrouvent ensemble ; après l’épreuve, le manque et la solitude, il est bon que nous rendions ensemble, à Dieu, le culte vraiment digne qui lui est dû, et que les forces occultes, en dehors, mais aussi, au-dedans de l’Eglise, ont la volonté de nous arracher.

L’Eglise, précisément. Nos Pères ont vu dans la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres, une naissance de l’Eglise. Et avec raison. Pour autant, cette Eglise était plus qu’annoncée, elle était déjà confiée à Pierre depuis quelques temps déjà. Ce Pierre qui trois fois renia son Maître, malgré ses impétueuses réflexions quand le Christ évoquait sa Passion et sa mort.

Des mots, toujours des mots, comme dit la chanson. Et pourtant, c’est bien à lui que l’Eglise fut confiée.

Léon XIII, en 1899, dans l’encyclique bien connue Annum Sacrum, sur la consécration du genre humain au Sacré-Cœur, rappelle les droits souverains de Dieu, et, partant du Sacré-Cœur, non seulement sur les hommes régénérés par l’eau du baptême et qui appartiennent de ce fait à la juridiction de l’Eglise, non seulement sur les peuples, trop peu nombreux d’ailleurs, qui professent en « corps constitués » si l’on peut dire, la foi catholique, non pas seulement non plus sur ceux qui par leurs erreurs et leurs dissentiments ont rompu le lien de la charité avec l’unique Eglise fondée par le Christ.

Dieu étend son empire même sur ceux qui n’ont pas encore reçu le bonheur de la Vérité révélée, en un mot comme en cent, l’empire de Dieu, de Son Fils, et de son Sacré-Cœur s’étend sur l’entièreté du genre humain.

Fils unique de Dieu, de même substance que lui, « splendeur de sa gloire empreinte de sa substance »[1], il s’ensuit nécessairement que ce que l’on dit du Père peut être dit du Fils, et ce qui est dit du Fils peut ainsi être dit – en raison de cette union qui unit la divinité et l’humanité dans l’unique personne du Christ, cette union proprement appelée « hypostatique » –, du Cœur sacré de Notre-Seigneur. Ce dernier est donc roi. Par droit de nature, parce qu’il est Dieu, par droit acquis, parce qu’il est mort sur la Croix pour racheter le genre humain tout entier.

Mais cette réconciliation du genre humain avec son créateur, accomplie dans le sang de Jésus-Christ, ne connaît malheureusement pas, semble-t-il, le succès que l’on pouvait espérer. Non pas tant en raison d’une impuissance de Dieu, qu’à cause d’une persistance de cet orgueil qui, hier, perdait des myriades d’anges et nos premiers parents eux-mêmes, et qui, aujourd’hui, fait obstacle à ce règne de Dieu, séparant les hommes, et les sociétés qu’ils forment, de leur unique fin.

Désormais, nous le savons, nous le constatons – et depuis longtemps – l’organisation des Etats, leur administration, mais aussi, en raison de l’influence que les premiers exercent sur les seconds,  les individus qui les composent, prétendent dresser un mur entre l’Eglise et la société civile, refusant que la salutaire influence du Christ et de son Eglise s’étende jusqu’aux lois qui régissent la société, prétendant la limiter à la sphère privée – pour l’instant – l’objectif avoué étant, vous l’aurez deviné, de faire disparaître la foi.

Pourtant, nous l’avons célébrée il y a 50 jours maintenant : le Fils de Dieu, deuxième personne de la Sainte-Trinité, vrai Dieu et vrai homme, s’est incarné, a souffert sa Passion, a été crucifié, est mort, mais, conformément aux Ecritures, est sorti victorieux de son sépulcre.

Son Cœur a été transpercé par la lance du soldat afin que la mort du divin supplicié soit assurée et certaine. Pourtant, l’eau et le sang qui en coulèrent sont, aujourd’hui encore, le gage de la victoire sur la mort et le péché. Ils irriguent le corps mystique du Christ vivant, c’est-à-dire son Eglise, accordant à ceux qui se plient sous le joug si aimable de de Notre-Seigneur, quant à la puissance, mais aussi quant à l’exercice de cette puissance, la grâce, la foi, la sainteté.

Pour accomplir l’Ecriture, Il envoya l’Esprit au soldat qui brandissait la lance. Celui-ci, d’un coup violent perça le côté de Jésus. Et il sortit du sang et de l’eau. Quelle réponse, Dieu d’amour, au dernier crime de l’homme, commis directement contre le corps du Christ, jusques après sa mort ; de la plaie sacrée un flot éternellement fécond se mit à couler, de sang et d’eau, symboles de sacrements[2].

Vous vous plaignez de la dureté des temps, vous pleurez après le paradis perdu, vous gémissez après la paix de l’âme. Quelle est donc la cause de votre trouble, de vos angoisses, de vos souffrances ? « Vers vous, Seigneur, j’élève mon âme, que je ne sois point confondu ! [3] ».

« Pourquoi les nations s’agitent-elles en tumulte, et les peuples méditent-ils de vains projets ? Les rois de la terre se soulèvent, et les princes tiennent conseil ensemble, contre Dieu et contre son Christ. »

« Quelle époque n’eut jamais, disait en son temps le vénérable pape Pie XII, plus grand besoin que la nôtre de ces bienfaits ? Quelle époque fut plus que la nôtre tourmentée de vide spirituel et de profonde indigence intérieure, en dépit de tous les progrès d’ordre technique et purement civil ? Ne peut-on pas lui appliquer la parole révélatrice de l’Apocalypse : “ Tu dis : je suis riche et dans l’abondance et je n’ai besoin de rien ; et tu ne sais pas que tu es un malheureux, un misérable, pauvre, aveugle et nu (Apoc., 3, 17)’’ » ?

Vous avez voulu placer ce pèlerinage sous le thème du « Sacré-Cœur, salut des Nations ».

N’est-ce pas là une manière d’envisager les choses datant d’un autre âge, comme celui du Vœu national qui conduisit à l’érection de la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre ?

Passe encore cet attachement, sans doute sentimental et excusable, au Sacré-Cœur, dévotion si peu moderne.

Mais le « salut des nations ». Quelle sornette ! Quel attachement à des notions que l’on sait, l’histoire l’a montré et le montre encore, sont fautrices de guerre et de désunion ! Alors même que l’on doit rechercher la concorde, l’union des cœurs, et des volontés, « quoi qu’il en coûte », selon une expression bien connue.

Pourtant, « les nations en se développant et en se différenciant selon les diverses conditions de vie et de culture, ne sont pas destinées à mettre en pièces l’unité du genre humain, mais à l’enrichir et à l’embellir par la communication de leurs qualités particulières et par l’échange réciproque des biens, qui ne peut être possible et en même temps efficace que quand un amour mutuel et une charité vivement sentie unissent tous les enfants d’un même Père et toutes les âmes rachetées par un même sang divin[4]. »

L’autorité de Dieu et l’empire de sa loi étant ainsi reniés, le pouvoir civil, par une conséquence inéluctable, tend à s’attribuer cette autorité absolue qui n’appartient qu’au Créateur et Maître suprême, et à se substituer au Tout-Puissant, en élevant l’État ou la collectivité à la dignité de fin ultime de la vie, d’arbitre souverain de l’ordre moral et juridique, et en interdisant, de ce fait, tout appel aux principes de la raison naturelle et de la conscience chrétienne.

Le résultat nous le voyons tous les jours, c’est une société toujours plus mortifère, toujours plus disharmonieuse, engendrant la mort et la laideur, tous les deux, fruits et indices du péché, du démon, de l’absence de Dieu.

Aujourd’hui, même dans la Sainte Eglise de Dieu, qui est aussi et très réellement, une nation, la nation sainte voulue de Dieu, il semble que les ténèbres obscurcissent le plan du Créateur, il semble que le temple saint est déserté, même si ses contempteurs s’obstinent, comme les menteurs cités par le prophète Jérémie, à vous crier à l’envi : « C’est le Temple du Seigneur, c’est le Temple du Seigneur ! [5] », alors même qu’ils méprisent Dieu, son temple, sa loi, ses commandements, le culte qui lui est dû, qu’ils prétendent ramener au bercail, à l’unicité duquel, d’ailleurs, bien souvent, ils ne croient plus, les brebis égarées qui s’obstinent à croire que dans et par l’Eglise l’on trouve l’unique voie qui mène au Ciel, ces menteurs qui ne croient plus, non plus, horresco referens, en la miséricorde et l’amour qui s’écoulent à grands flots de la plaie du côté de Jésus, lumière pour éclairer les nations et gloire d’Israël[6]. Le prophète continuait d’ailleurs, prêtant sa bouche au Très-Haut[7] :

Voici le commandement que je leur ai donné : Ecoutez ma voix, Et je serai votre Dieu, Et vous serez mon peuple ; Marchez dans toutes les voies que je vous prescrirai, afin que vous soyez heureux.

Et Isaïe écrivait[8] :

Vos villes saintes sont devenues un désert ; Sion est devenue un désert, Jérusalem une solitude. Notre maison sainte et glorieuse, où nos pères célébraient vos louanges, est devenue la proie des flammes, et tout ce qui nous était cher a été dévasté. En face de ces maux, vous contiendrez-vous, ô Dieu ? Vous tairez-vous et nous affligerez-vous à l’excès ?

Oui, nos nations, dans l’ordre naturel ou surnaturel, nous semblent un champ de ruines : guerres, séditions, mépris de la loi naturelle, transgressions toujours plus grandes et funestes pour les individus, les familles, et l’existence même des Etats.

Dans l’Eglise elle-même, sans parler des scandales moraux qui l’avilissent, la Foi en Jésus-Christ, Fils de Dieu et Sauveur du Monde, Roi universel, n’est plus enseignée partout, le culte divin est réduit, au-mieux à la portion congrue, quand il n’est pas purement et simplement interdit. Oui, Sion semble désertée, et sa solitude, sa vacuité se reflètent dans les Nations.

Pour autant, comme Chateaubriand ou Corneille le faisaient dire à Sertorius[9], « Dieu n’est pas anéanti parce que le temple est désert ! » De fait, « le salut pour les nations ne vient pas des moyens extérieurs, de l’épée, qui peut imposer des conditions de paix, mais ne crée pas la paix[10]. »

Croyez-le bien : votre fidélité à vous trouver aujourd’hui, aux pieds de Notre-Dame, sur la route de Chartres, votre fidélité à vous unir à la liturgie pérenne de l’Eglise, votre souhait ardent de vous unir au Sacré-Cœur, signe patent de l’amour que porte Jésus-Christ à sa faible créature, voilà ce que Dieu attend de vous. Si Jésus-Christ est roi de la Création, comme nous l’avons dit, ce n’est au seul titre de sa suzeraineté naturelle, ou au titre de celle qu’il a acquise au sommet de la Croix, qui est aussi le sommet de son amour. Il est aussi roi à un autre titre ! Il l’est aussi « par le libre et joyeux suffrage de notre amour[11] ». Il nous faut donc, pour continuer de l’aimer, cultiver en nous-aussi cet esprit de vraie liberté chrétienne : celle du cœur, de l’intelligence, de la volonté, qui nous fait « obéir à Dieu, plutôt qu’aux hommes ! [12]»

La nation sainte qu’est l’Eglise est une arche de vérité. Par elle, nous appartenons à la Vérité incarnée, Jésus-Christ, et avec lui, nous entrons dans cette famille incréée de la sainte Trinité[13].

Or, n’est-ce pas là, précisément, la fin à laquelle nous sommes, individuellement, mais aussi collectivement, par notre appartenance à une famille humaine, à une nation, ce à quoi nous devrions aspirer ? : l’union à Dieu, qui se réalise pleinement dans la vie de la grâce en chacune de nos âmes. Un « commencement de la vie éternelle » dit S. Thomas[14].

Précisément. Sur cette route qui vous mène aux pieds de la créature pleine de grâces, de celle qui a formé le cœur de chair de Notre-Seigneur, de celle qui lui a uni le sien, si pur, douloureux et immaculé, ne manquons pas de renouveler notre confiance en Dieu, en sa puissance, dans la puissance des sacrements qu’il a voulus, dans la puissance de la grâce qu’il a méritée pour tous et chacun d’entre nous.

Renouvelons notre foi dans l’Eglise, une, sainte, catholique et apostolique, celle que Jésus-Christ a fondée et dont il est le chef véritable.

Renouvelons nos actes d’humilité, car ce que Dieu veut, c’est un cœur contrit et humilié, plus que des sacrifices ou des holocaustes. Alors, il rendra nos cœurs semblables au sien, remplis de charité, l’autre mot pour parler du Paradis. « L’amour n’est pas aimé » s’écriait S. François d’Assise, ou plutôt : « Amor amandus est » – « Il faut aimer l’Amour ».

Cela est la mission qui nous revient : il faut aimer l’Amour, Jésus-Christ. Et cet Amour continue de brûler dans ce Cœur sacré. D’ailleurs, mis à part le Démon et ses satellites, « qui n’aimerait ce Cœur royal, si paternellement maternel envers nous ? » selon le mot de S. François de Sales. Qui ne l’aimerait ce « Cœur de Jésus, fournaise ardente de charité[15] » ?

Alors, Ô Dieu, « à ceux qui implorent votre miséricorde, accordez avec bienveillance le pardon au nom de ce même Jésus-Christ, votre Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec vous, dans l’unité du Saint-Esprit, pour les siècles des siècles[16]. »

Ainsi soit-il.

[1] He. 1, 3

[2] Charmot (F.), En retraite avec le Sacré-Cœur, Ed. du Cèdre, Paris, 1958, p. 71.

[3] Ps. 25.

[4] Pie XII, enc. Summi pontificatus, 20 octobre 1939.

[5] Jer. 7, 4.

[6] Lc. 2, 32.

[7] Jer. 7, 23

[8] Is. 64, 9-11.

[9] Chateaubriand (de) (F.-R.), Mémoire d’outre-tombe, Ed. Garnier, Paris, 1910, t. 3, p. 532.

[10] Pie XII, enc. Summi pontificatus, 20 octobre 1939.

[11] Delatte (Dom P.), Contempler l’invisible, Ed. Alsatia, Paris-Colmar, 1964, p. 61.

[12] Ac. 5, 29.

[13] Delatte (Dom P.), Contempler l’invisible, op. cit., p. 64.

[14] S. Thomas d’Aquin, Summa theologiae, IIa– IIae, q. 24, a. 3, ad 2um : « Gratia nihil aliud est quam quaedam inchoatio gloriae in nobis. »

[15] Litanies du Sacré-Cœur.

[16] Collecte de la Messe du Sacré-Cœur.

Changement d’aumônier général à Notre Dame de Chrétienté

Aumônier du pèlerinage depuis 7 ans, l’abbé Alexis Garnier passera la main à l’abbé de Massia, à l’occasion des 40 ans de l’association.

Gay Pride en Lozère : Reconquête 48 dénonce une guerre désormais déclarée au monde traditionnel enraciné

Samedi 11 juin aura lieu la première Gay Pride en Lozère avec l’aide du Planning Familial. Le délégué départemental adjoint de Reconquête! Lozère (48) nous a envoyé cette tribune, rédigée pour la presse locale. Nous la relayons volontiers :

Nous y voila !! Aucune parcelle de territoire ne sera épargnée. Le saupoudrage woke LGBTQ doit imprégner chaque surface, le moindre recoin du globe. Toute aspérité restante de la société traditionnelle honnie devant être pourchassée, harcelée. La promesse de ce nouveau monde sec et violent, infertile, atteignant le summum de l’individualisme hédoniste doit se répandre de toute urgence afin de ne laisser aucun répit, aucune espèce de chance d’organiser une quelconque résistance, qui, de toute façon, devrait tomber sous le coup de la loi pénale !

Le message est clair depuis bien longtemps : la guerre est déclarée au monde traditionnel enraciné aux termes d’une critique confondant d’ailleurs fallacieusement le « patriarcat » et la « misogynie ». Non content d’avoir déjà usurpé l’arc en ciel, signe de l’alliance de Dieu avec les Hommes, l’affiche du défilé lozérien placarde malignement aujourd’hui le tracteur, symbole paysan s’il en est. A bon entendeur de la mascarade, salut ! Ce défilé des « fiertés » accouchées des grands-parents de 68, révèle une société terriblement dépressive, incapable d’émerveillement pour l’intelligence supérieure qui a créé l’Etre humain, homme et femme, dignes et prospères dans leur complémentarité.

Comment en sommes-nous arrivés là ?

Quelle « fierté » peut-on trouver à détruire l’humanité et rejeter sa propre condition humaine ?  Casser les codes ? Mais pour retrouver quel autre code que le QR code ? Briser les tabous ? Mais pour s’entraver dans l’idéologie consumériste ? Honorer des minorités ? Mais pour travailler quel lien humain et social ?

En réalité, ces défilés prétentieux se révèlent être de purs produits d’un marketing des lobbys internationalistes les mieux financés du monde (suivez mon regard du côté Gates ou Soros). Ces réseaux organisés comme des mafias supplantant les institutions démocratiques, instrumentalisent à souhait la science et la recherche pour créer de « nouveaux modes familiaux » qui composeront les consommateurs serviles de demain. Les identités alternatives sont un merveilleux débouché commercial, voyez-vous. Mortellement décadent ? On s’en fout. Business is business !

Le corps humain soumis aux lois du marché ? Bah… normal non ? Puisque l’animal sur patte ou en morceaux peut bien être vendu, lui ! L’humanité achève donc ici sa course dans un trou noir. Une vraie tolérance saurait-elle désagréger l’humanité ? Oser faire de l’intolérance à l’autre sexe, à l’altérité, un marqueur social et une pseudo-libération, devient le symbole amer d’une volonté suicidaire qui ne fait suite qu’aux violentes destructions du XXème siècle (boucheries des guerres mondiales, Auschwitz, Hiroshima,goulags…)

Que l’on ne vienne pas larmoyer hypocritement sur l’absence de considération des personnes homosexuelles, car celles-ci sont très loin de toutes partager ce type de défilés et d’affichages vulgaires.  Par lâcheté et par peur (les deux vont malheureusement fort bien ensemble) de l’accusation « d’homophobie », l’immense majorité de la population qui réprouve…. semble en apparence s’être soumise misérablement au diktat homosexualiste.

Majorité silencieuse et pudique où es-tu ?

Pour peu que vous ayez l’outrecuidance de mettre en relief la recherche de cohabitation politique de la « minorité » arabo-musulmane et donc de ses mœurs et pratiques autrement appelées charia (l’homosexualité est souvent punie de mort) avec celle du monde LGBTiste…. Et vous obtenez un mélange plutôt explosif, très apprécié des esprits malades, jouissant de tout ce qui est en rapport avec la violence et la mort. On devrait pouvoir encore rire, faire preuve de finesse et de truculence ?

Mesdames et messieurs de la Gaypride, « toutes-et-tous et celles-et-ceux », avons-nous un destin commun sur cette vieille planète qui se réchauffe au point de nous brûler vifs ?

Ennemis de de la Vie, de l’Espérance, de la Joie et de l’Amour, amis des ténèbres….. bon défilé !  Mais sachez que cette transhumance ne conduit pas aux verts pâturages !