Le RN présente un candidat islamo-droitiste contre Philippe Vardon (ex-RN) à Nice !
Incroyable mais visiblement vrai :
🔴 PENDANT QUE JE COMBATTAIS L’ISLAMISME À #NICE06, BENOIT KANDEL EN ÉTAIT LE COMPLICE !
Installation de mosquées radicales, subventions, liens avec des imams sulfureux : toutes les preuves dans cette vidéo.
❌Comment le RN peut-il envoyer ce candidat contre moi !?#circo0603 pic.twitter.com/yCjPjpNQWL
— Philippe Vardon (@P_Vardon) June 3, 2022
L’évêque de Chartres marche avec les pèlerins
Mgr Christory vient marcher avec les pèlerins de Notre-Dame de Chrétienté.


« Nous sommes des catholiques ordinaires voulant pratiquer la forme extraordinaire »
De Jean de Tauriers, président de l’association Notre-Dame de Chrétienté, ce matin avant la messe de Pentecôte :
Chers amis pèlerins,
Quelle joie de vous retrouver aujourd’hui, en ce dimanche de Pentecôte, au pèlerinage de chrétienté !
Quelle joie de fêter avec vous notre quarantième anniversaire !
L’aventure du pèlerinage a traversé les années, les générations se sont succédées depuis 1983. Les anciens ont connu les persécutions puis la paix liturgique sous les papes Jean-Paul II et Benoît XVI. Les jeunes pèlerins découvrent avec stupeur la dureté glaciale du motu proprio Traditionis Custodes, les réponses de la Congrégation pour le culte divin, avec sa panoplie de restrictions, punitions, précisions bureaucratiques, menaces.
Il suffit de vous regarder, chers pèlerins :
Cela se voit : vous êtes nostalgiques d’une époque révolue !
C’est évident : vous voulez vivre en marge de l’Eglise dans des ghettos !
Soyons sérieux, la moitié d’entre vous a moins de 20 ans. Vos grands-parents n’ont même pas connu la période avant Vatican II.
Il faudra bien un jour que nos autorités regardent la réalité, celle toute simple qui saute aux yeux.
Nous sommes des catholiques ordinaires voulant pratiquer la forme extraordinaire.
Pèlerins de chrétienté, vous venez faire une retraite spirituelle de conversion pendant ces 3 jours de Pentecôte. Il s’agit de votre salut éternel et rien dans votre vie n’est plus important. Vous venez prier et vous voulez prier dans la liturgie tridentine, dans la forme traditionnelle d’où votre présence à ce pèlerinage. Vous venez également pour écouter et rencontrer les prêtres, religieux, religieuses et séminaristes en charge de l’accompagnement spirituel. Vous venez rencontrer la grâce de Dieu pendant ces 3 jours et « crier l’Evangile » comme le demandait Saint Charles de Foucauld.
Est-ce si compliqué de le comprendre ?
Les restrictions récentes qui ont empêché certains clercs diocésains de venir au pèlerinage sont désolantes et nous attristent profondément. Nous sommes en union de prières avec tous les interdits de pèlerinage de chrétienté.
Chers pèlerins, vous n’êtes pas responsables de la crise actuelle dans l’Eglise, de la disparition de la pratique religieuse, des séminaires vides, des catéchismes inconsistants, du relativisme ambiant.
Vous n’êtes pas responsables des compromissions avec la morale catholique, du désastre de l’enseignement. Vous n’êtes pas responsables des interdictions des messes publiques, des ordinations, des sacrements et même des interdictions de soutanes que ce soit pour cause de Covid ou Traditionis Custodes.
Vous avez hérité de cette société sans Dieu. Vous devez élever vos enfants et transmettre la foi pour leur salut ce qui engage le vôtre.
Comment dans la situation actuelle peut-on vous reprocher de choisir des paroisses, des prêtres, des catéchismes et écoles traditionnels ?
Nous supplions le Saint Père de regarder la vie quotidienne des catholiques.
Nous ne sommes pas des théologiens subtils, de grands exégètes des intentions cachées de Vatican II ni des liturgistes raffinés. Nous sommes de simples familles catholiques voulant rester catholiques dans un monde qui ne l’est plus.
Tous les pèlerins, marcheurs et anges gardiens, prieront aux intentions du Saint Père, de nos évêques et de l’Eglise afin que nous ne soyons pas privés des sacrements et que nos prêtres puissent exercer leurs apostolats dans la paix.
En cette belle fête de Pentecôte, je sais que vous ne manquez pas de cette espérance qui, comme nous le dit Saint Paul, « ne déçoit pas, parce que l’amour de Dieu a été répandu en nos cœurs par le Saint-Esprit ».
Nous avons choisi cette année, si importante pour nous, de célébrer le Sacré Cœur, espoir et salut des nations. Le Sacré Cœur est une dévotion pour notre temps, il est le cœur de Dieu qui se penche sur l’homme, une descente de Dieu pris de compassion pour l’humanité.
En 2023, l’année prochaine, nous fêterons le 150ème anniversaire de la loi déclarant d’utilité publique la construction du Sacré-Cœur de Montmartre, sanctuaire de l’adoration eucharistique et de la miséricorde divine. Nous fêterons également le 100ème anniversaire de l’achèvement de sa construction en 1923.
Tout n’était pas mieux avant mais nous aimons ce temps où la République encourageait la construction d’églises et mettait Dieu au-dessus des lois humaines.
Nous comprenons mieux combien les mots de Saint Jean-Paul II étaient justes quand il nous disait qu’« une démocratie sans valeurs se transforme facilement en un totalitarisme déclaré ou sournois ».
Comme le Saint Père vient de nous en donner l’exemple avec la consécration de la Russie et de l’Ukraine au Cœur Immaculée de Marie.
Pourquoi les évêques de France ne consacreraient-ils pas l’année prochaine en la fête de l’Assomption leurs diocèses au Sacré Cœur ?
Rien ne semble plus urgent.
Je voudrais terminer en vous parlant de votre association, Notre-Dame de Chrétienté, qui organise le pèlerinage de Chartres.
Nous avons besoin d’abord de vos prières mais aussi de bras, de cerveaux et de soutiens financiers.
Chers pèlerins marcheurs, je m’adresse d’abord à vous. Pensez à remercier les formidables jeunes (et les moins jeunes d’ailleurs aussi) des différents services Soutiens qui permettent le pèlerinage.
Chers pèlerins de la Direction des Soutiens et des autres services de NDC, pensez, vous aussi, à remercier les pèlerins de leurs prières. Ce sont vos successeurs de demain, soyez de bons sergents recruteurs !
Soutenez Notre-Dame de Chrétienté. Suivez nos activités tout au long de l’année : retraites, formations, récollections, universités.
Soyez présents le 8 octobre à la messe d’action de grâce à l’église St Roch dans Paris pour notre quarantième anniversaire.
Engagez-vous comme évangélisateur au chapitre Emmaüs. Allez avec eux aux périphéries ! Vous ne serez pas seuls, 20 000 pèlerins prieront avec vous. Avec Saint Charles de Foucauld cet après-midi, prions pour qu’ils sachent toucher les cœurs.
Parmi les nombreuses intentions de cet après-midi, je vous demande de prier pour une maman, grande amie du pèlerinage très malade, pour Gaultier.
N’oubliez pas nos amis, très proches de NDC, récemment rappelés à Dieu : Madame Pozzetto, le Commandant Beth, Eric Angier de Lohéac, Christine Rudent, Dominique Neveu, Eric Van Rie, Jean-Pierre Hachard, Didier Raynal, Agnès Artur, Hervé et Herrade Pinoteau. Pardon pour ceux que j’aurais oubliés.
Notre Dame de la Sainte Espérance, convertissez-nous, Notre-Dame de Paris, priez pour nous, Notre-Dame de Chartres, priez pour nous,
Jean de Tauriers
⛪️ Début de la messe de #Pentecôte sur le bivouac de Choisel. Venez Saint-Esprit, descendez dans le cœur de vos fidèles ! #NDC2022 pic.twitter.com/5oC8W9AWpT
— ⚜️ Notre-Dame de Chrétienté (@ndchretiente) June 5, 2022
Chartres-Paris : pèlerinage annulé et messe pontificale à Saint-Nicolas du Chardonnet
Le pèlerinage de Tradition de Chartres à Paris a dû être annulé ce samedi 4 juin 2022. Grêle, orages, inondations ont rendu le trajet et surtout le bivouac impraticables. La Providence a d’une certaine façon décuplé les sacrifices des pèlerins mais a limités ces offrandes au premier jour.
La messe pontificale qui devait avoir lieu sur le parcours de pèlerinage sera donc célébrée par Mgr Bernard Tissier de Mallerais ce dimanche 5 juin à 10h30 à Saint-Nicolas du Chardonnet.
La messe de lundi place Vauban est également annulée.
Quand et comment invoquer l’Esprit Saint ?
Aussi souvent qu’on le souhaite bien sûr !
Mais nous pouvons prendre de bonnes et saines habitudes pour en faire notre compagnon quotidien. Un geste simple, que nous avons (ré)-appris pendant cette pandémie, est d’aérer, d’ouvrir régulièrement la fenêtre. Cela paraît évident mais avons-nous le même sain(t) réflexe quand il s’agit d’aérer, de purifier, de renouveler l’atmosphère de notre cœur ? Invoquer l’Esprit-Saint c’est ouvrir grand nos fenêtres intérieures.
- Chaque matin, au saut du lit, au moment d’ouvrir la fenêtre de notre chambre et de sentir l’odeur de ce nouveau jour, ouvrons également notre cœur au souffle de vie. “Viens Esprit-Saint, viens me renouveler !”. Nous pouvons caler l’invocation sur le rythme de notre respiration pour s’offrir corps et âme à ce renouveau.
- Avant une nouvelle tâche, une réunion, une discussion, prenons une minute pour faire rentrer le souffle vivifiant, pur et apaisant de l’Esprit de Dieu. Qu’il souffle ainsi sur la fatigue, les idées toutes faites, le stress … toute cette poussière intérieure qui empêche écoute et créativité. “Viens Esprit-Saint, Viens nous inspirer !”
- Au moment d’un choix, d’une prise de décision, prenons le temps de renouveler entièrement l’air de notre cœur. Laissons l’Esprit de Vérité chasser ce qui nous hante, assouplir ce qui nous bloque, soigner ce qui est blessé afin de pouvoir réellement discerner le chemin à prendre. “Viens Esprit-Saint, viens m’éclairer”
- Dans les moments difficiles, les épreuves, pensons à laisser la fenêtre toujours suffisamment entrebâillée, afin que le consolateur vienne, tout doucement, nous apaiser, nous rafraîchir, nous réchauffer … Dans nos tristesses, nos colères, nos douleurs, laissons nous toucher par la divine caresse. “Viens Esprit-Saint, viens me consoler”
Alice Ollivier pour Hozana.org
Dimanche de la Pentecôte
Le Temps Pascal a commencé le Samedi saint et ne se terminera que le samedi après la Pentecôte. La Fête de la Pentecôte en fait donc partie.
Le site Introibo vous procurera d’intéressants commentaires de Dom Guéranger, Dom Baron, Dom Schuster…
Introït : Spiritus Domini
La fête du dimanche de la Pentecôte célèbre, on le sait, la descente du Saint Esprit sur les Apôtres sous la forme de langues de feu, cinquante jours après Pâques, et après une retraite de dix jours au Cénacle sous la conduite de la Vierge Marie, faisant d’eux les témoins de la résurrection du Christ et du salut apporté à tous les hommes jusqu’aux extrémités de la terre.
Les chants du propre de la messe expriment admirablement cette invasion du monde par l’Esprit Saint. Le texte de l’Introït est tiré de l’Ancien Testament, et plus précisément du livre de la Sagesse dont c’est un des premiers versets.
Spiritus Domini replevit orbem terrarum, et hoc quod continet omnia scientiam habet vocis.
L’Esprit du Seigneur emplit l’univers, et lui, qui fait tenir ensemble toutes choses, a la connaissance de toute parole.
A noter que le pronom hoc se rapporte à Spiritus, qui est pourtant masculin, mais on a gardé le neutre du grec Pneuma. Dans l’Ancien Testament l’Esprit du Seigneur ne désignait pas une personne distincte, puisqu’on n’avait pas encore reçu la révélation du mystère de la Sainte Trinité ; Spiritus, c’est le souffle créateur, c’est une manière de désigner Dieu qui est pur esprit, qui est présent partout, fait exister toute chose dans une cohésion parfaite. Il sait tout, il voit tout, il entend tout même nos moindres paroles. Dans la liturgie de la Pentecôte ce texte s’applique au Saint Esprit, troisième personne de la Sainte Trinité, qui envahit en ce jour tous les cœurs, assurant l’unité des esprits dans la diversité des langues. La mélodie exprime à merveille ce souffle impétueux de l’Esprit s’élevant comme un vent violent, nous dit l’Écriture. Elle part mystérieusement du grave, puis monte progressivement en un immense crescendo jusqu’à l’extrême aigu, et y revient une deuxième fois avant de s’apaiser lentement sur les trois derniers Alléluias. Cet Introït est accompagné du premier verset du psaume 67, acclamation triomphale dont nous avions déjà trouvé des extraits dans la messe de l’Ascension, au deuxième Alléluia et à la Communion, et dont nous allons retrouver un passage dans l’Offertoire de ce jour.
Exsurgat Deus, et dissipentur inimici eus : et fugiant qui oderunt eum a facie ejus.
Dieu se lève et ses ennemis sont dispersés, et ceux qui le haïssent s’enfuient devant sa face.
Alléluia : Emitte Spiritum
Pour la dernière fois de l’année, puisque ce dimanche de la Pentecôte est le dernier du temps pascal, il n’y a pas de Graduel mais deux Alléluias, et comme les dimanches précédents ces deux Alléluias sont assez différents, le deuxième étant nettement plus long. Le premier utilise exactement la même mélodie que le premier Alléluia de la fête de l’Ascension, une mélodie type qui revient assez souvent au cours de l’année. Le texte du verset est tiré du psaume 103, grand cantique de louange et d’action de grâces pour les merveilles de la création.
Emitte Spiritum tuum et creabuntur, et renovabis faciem terræ.
Envoyez votre Esprit et ils seront créés, et vous renouvellerez la face de la terre.
” Ils ” ce sont tous les êtres vivants, mais dans le psaume le verbe est à l’indicatif, c’est une affirmation. Après avoir dit au Seigneur ” Vous retirez votre souffle et tous tombent dans le néant ” le psalmiste ajoute : ” Vous envoyez votre souffle et ils sont créés de nouveau. ” La liturgie de la Pentecôte en mettant le verbe à l’impératif fait de ce verset une prière, et le souffle que l’on supplie Dieu d’envoyer c’est le Saint Esprit ; c’est lui qui fera toute chose nouvelle. La mélodie assez douce et calme convient bien à une prière suppliante.
Alléluia : Veni Sancte Spiritus
Le deuxième Alléluia du dimanche de la Pentecôte est nettement différent du premier. Ici nous n’avons ni mélodie type, ni texte scripturaire, c’est une composition originale. Elle est attribuée au roi de France Robert le Pieux, fils d’Hugues Capet, qui vivait au début du XIe siècle. Cela n’a rien d’étonnant : le roi de France à cette époque était un personnage liturgique, c’était l’évêque du dehors. Le sacre était considéré comme un sacrement, et lorsque le roi avait reçu, comme c’était le cas de Robert le Pieux, une éducation soignée dans un monastère, il remplissait volontiers la fonction de chantre. Le texte de cet Alléluia est devenu très célèbre. C’est la prière type au Saint Esprit que l’on récite souvent pour l’invoquer au début d’une réunion importante.
Veni Sancte Spiritus, reple tuorum corda fidelium ; et tui amoris in eis ignem accende.
Venez Saint Esprit, emplissez les cœurs de vos fidèles, et allumez en eux le feu de votre amour.
La mélodie très développée est vraiment expressive et suppliante. Cet Alléluia se chante à genoux.
Séquence : Veni Sancte Spiritus
Le verset du deuxième Alléluia de la messe du dimanche de la Pentecôte est suivi immédiatement d’une Séquence, qui en développe les thèmes littéraires et musicaux, mais qui est postérieure. En effet elle est généralement attribuée à Étienne Langton, archevêque de Cantorbery, qui vivait au début du XIIIesiècle. Elle comporte dix strophes, dont les mélodies se répètent deux par deux, et dont chacune est composée de trois petits vers de sept pieds. Le texte en est très poétique et la mélodie, assez lyrique, et inspirée de celle de l’Alléluia, le met parfaitement en valeur.
Veni Sancte Spiritus, Et emite cælitus Lucis tuæ radium. Veni pater pauperum, Veni dator munerum, Veni lumen cordium.
Consolator optime, Dulcis hospes animæ, Dulce refrigerium. In labore requies, In æstu temperies, In fletu solatium.
O lux beatissima, Reple cordis intima tuorum fidelium. Sine tuo numine, Nihil est in homine, Nihil est innoxium.
Lava quod est sordidum, Riga quod est aridum, Sana quod est saucium. Flecte quod est rigidum, Fove quod est frigidum, Rege quod est devium.
Da tuis fidelibus, In te confidentibus, Sacrum septenarium. Da virtutis meritum, Da salutis exitum, Da perenne gaudium.Venez Esprit Saint, envoyez du ciel un rayon de votre lumière, venez père des pauvres, venez dispensateur des dons, venez lumière des cœurs.
Consolateur très bon, doux hôte de l’âme, doux rafraîchissement, repos dans le labeur, modération dans la chaleur, consolation dans les larmes.
O lumière bien heureuse, emplissez jusqu’au fond les cœurs de vos fidèles ; sans votre secours il n’y a rien en l’homme, rien qui soit sans défaut.
Lavez ce qui est souillé, arrosez ce qui est sec, guérissez ce qui est blessé, assouplissez ce qui est raide, réchauffez ce qui est froid, redressez ce qui est tordu.
Donnez à vos fidèles qui ont confiance en vous vos sept dons sacrés. Donnez-leur la récompense de leurs vertus, le salut final et la joie éternelle.
Offertoire : Confirma hoc
Le texte de l’Offertoire du dimanche de la Pentecôte est tiré du psaume 67, dont nous avons trouvé le premier verset à l’Introït et qui figurait déjà deux fois dans la messe de l’Ascension. C’est un cantique triomphal d’action de grâces pour les victoires accordées par le Seigneur à son peuple, évoquant notamment la conquête de la terre promise depuis le Sinaï jusqu’à Jérusalem. Nous sommes ici vers la fin du psaume, lorsque le peuple, arrivé sur la montagne sainte, demande au Seigneur de confirmer les merveilles qu’il a accomplies en établissant son règne sur toutes les nations.
Confirma hoc, Deus quod operatus es in nobis : a templo tuo quod est in Jerusalem tibi offerent reges munera.
Confirmez, ô Dieu, ce que vous avez accompli en nous. En votre temple, qui est à Jérusalem, les rois vous offriront des présents.
Ces rois qui offrent des présents font évidemment penser à l’Épiphanie ; ce n’est pas fortuit. Il y a entre Noël et l’Épiphanie le même rapport qu’entre Pâques et la Pentecôte, entre le mystère qui s’accomplit dans le secret et sa manifestation à tous les peuples. Le mystère de la Rédemption qui s’est accompli à Pâques est aujourd’hui manifesté par les apôtres, à qui la descente du Saint Esprit a donné la lumière pour comprendre enfin ce qui s’était passé et la force pour le proclamer. En chacun de nous ce mystère s’est accompli par la grâce du baptême, et c’est le sacrement de confirmation qui le parachève par les dons du Saint Esprit en faisant de nous des apôtres et des témoins. Il y a ainsi un rapport entre ce mot de ” confirmation ” et le premier mot de l’Offertoire Confirma. La mélodie médite calmement les richesses de ce texte en ce style contemplatif qui est le plus souvent celui des Offertoires. Elle ressemble beaucoup en particulier à celle de l’Offertoire de la messe de minuit de Noël.
Communion: Factus est repente
Le texte de la Communion du dimanche de la Pentecôte est tiré du récit des Actes des Apôtres.
Factus est repente de cælo sonus advenientis spiritus vehementis, ubi erant sedentes, et repleti sunt omnes Spiritu Sancto, loquentes magnalia Dei.
Il arriva soudain du ciel un bruit comme celui d’un vent violent, envahissant le lieu où ils étaient assis, et tous furent remplis de l’Esprit Saint, racontant les merveilles accomplies par Dieu.
Ce texte se passe de commentaires. La mélodie très mouvementée en suit parfaitement les différentes inflexions. Les grands intervalles du début évoquent l’arrivée impétueuse du vent ; un crescendo enthousiaste s’élève au début de la deuxième phrase, puis la mélodie s’étale avec complaisance pour annoncer les merveilles de Dieu.
Paris-Chartres : décalage de la messe du dimanche
🔴 Les pèlerins de Chartres arrivent au bivouac après une journée passée sous des pluies diluviennes ! BRAVO à eux ! #NDC2022 pic.twitter.com/zdSCRK1J6X
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Après un orage douchant, les pèlerins de Chartres sont arrivés au bivouac de Choisel.
En raison des intempéries qui ont endommagé une partie du bivouac, l’ensemble des chapitres enfants et familles ont été mis à l’abri. En revanche les adultes campent bien à Choisel.

La messe dominicale sera célébrée à 7h00 sur le bivouac de Choisel avant le départ, pour les adultes. Les enfants et familles auront leur messe à Ablis.
Il n’y a donc plus de messe à la halte des Courlis.
Mgr Rougé accueille les pèlerins de Chartres
Lors du passage des milliers de pèlerins de Chartres dans son diocèse, Mgr Rougé est venu les bénir :

🙏🏻 La messe à Igny : c'est le départ des milliers de pèlerins des chapitres Enfants et Familles ! #NDC2022 pic.twitter.com/2zg68MuL4N
— ⚜️ Notre-Dame de Chrétienté (@ndchretiente) June 4, 2022
Habit ecclésiastique ou habit clérical?
De l’abbé Perrenx pour le Salon beige:
Précisions à propos de l’Addendum de M. Michel Janva : « Canoniquement, selon le nouveau Code de droit canonique, la cléricature n’est aujourd’hui acquise qu’avec le diaconat. Et donc Mgr de Kérimel est dans le vrai ». Je crois cette affirmation erronée pour la seconde partie : 1. En effet, la cléricature est reçue au diaconat; 2. Mgr n’est pas dans le vrai: il confond « clerc » (à partir du diaconat) et « ecclésiastique » (à partir de « l’admission » parmi les séminaristes du diocèse – équivalent actuel de l’ancienne tonsure; c’est aussi à partir de l’admission que les séminaristes sont déclarés auprès des Organismes d’Etat pour la Sécurité Sociale, la retraite). Or, on parle ici d’habit ECCLESIASTIQUE, non clérical. Cette distinction est confortée par le Décret de saint Jean-Paul II imposant à Rome le port de la soutane à toute Messe et le recommandant pour toute action pastorale aux Prêtres, diacres ET séminaristes à partir de l’admission. Le saint Pape espérait que ce décret serait étendu dans toute l’Eglise (par la Congrégation du Clergé) et par les bons Evêques, ce qui n’eut pas lieu à cause de la désobéissance générale. On semble oublier aussi que quelqu’un a horreur de la soutane et l »a souvent dit dans les exorcismes: le démon. Il ne parle pas du clergyman… En tant qu’ancien médecin hospitalier, j’ai pu constater souvent la différence dans le sourire d’un mourant quand il voit arriver le Prêtre… en soutane. En civil ou clergy, il n’y avait rien.
Abbé Perrenx, Docteur d’Etat en médecine, Docteur en Théologie (Grégorienne, Rome), sanctionné dans mon diocèse pour avoir porté la soutane. Saint Jean-Paul II m’avait dit: « Il faut porter la soutane en France ».
Une supplique au Pape à propos de la crise dans le diocèse de Toulon
On nous signale le lancement de cette supplique par des catholiques du diocèse de Toulon:
Très Saint Père,
Nous, fidèles de l’Église en France, avons appris avec stupeur et douleur les interdictions qui pèsent sur Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon et ne comprenons pas ses motivations.
Cette décision qui a été prise nous interroge profondément, et nous choque, en premier lieu pour les séminaristes privés d’ordination qui doivent y faire face.
Si nous l’accueillons dans l’obéissance en l’Église, nous ne la comprenons pas, notamment au vu de ce que nous connaissons de Mgr Rey, de sa personnalité et de son action dans son diocèse depuis 22 ans.
C’est un évêque qui a donné, par son action mais aussi par sa personnalité, beaucoup d’Espérance pour le renouveau de l’Église de France.
Nous nous inquiétons avec gravité des conséquences durables sur les relations entre Rome et le peuple chrétien de France, déjà brutalement secoué.Le diocèse de Toulon est unifié autour de son évêque dans un élan missionnaire, comme en témoigne le succès des nombreuses initiatives nées dans ce diocèse, en particulier celles qui touchent les plus défavorisés, ou encore la moyenne d’âge de 55 ans des prêtres ; ce sont des signes d’espérance pour l’ensemble de notre Eglise.
Bien sûr Mgr Rey n’est pas parfait, nul ne l’est, mais c’est un créatif, un audacieux. Par son action Mgr Dominique Rey essaie de servir l’unité de l’Eglise et fait en sorte que chacun y trouve une place. nous sommes nombreux à avoir senti sa bienveillance. Ils peuvent en témoigner : les mendiants, les exclus en tout genre, les citoyens des périphéries du monde, ils sont ses amis. Il a été celui qui au plus près du prochain, est parti chercher la brebis perdue, accueillir le fils prodigue.
Très Saint Père, sans doute la décision qui a été prise à l’encontre des séminaristes et du diocèse est justifiée par des motifs, mais ce que nous savons c’est tout le mal immense que les interdictions qui pèsent sur Monseigneur Rey, vont faire à l’Eglise en France.
Ne laissons pas les inquiétudes des chrétiens en France se multiplier. Soyons dans un esprit de fraternité, de vérité, d’écoute et de paix. Dans l’Espérance, nous prions.
Vous pouvez vous y associer ici.
Les gens n’ont même plus le courage de se révolter
De Philippe Mesnard dans Politique Magazine :
[…] Le Crédit municipal de Rennes a vu les demandes de prêt sur gage augmenter de 17 % en un an (Ouest-France, 18 mai 2022). « Cela m’est arrivé de faire des prêts de 8 € pour un sandwich ou un paquet de cigarettes », dit son responsable, qui n’a pas dû saisir que le bon président Macron était le président du pouvoir d’achat. Certains produits ont déjà augmenté de 10 %. Sabrina, cliente de l’Intermarché de Saint-Amand-Montrond, mère de cinq enfants, explique qu’elle est passée des raviolis au cassoulet. Pourquoi ? « Les raviolis que je laisse aux enfants quand je ne suis pas là sont passés à 2,70 euros. Je n’en ai pas pris. J’ai pris du cassoulet [à 2,80 € la boîte] parce que mes enfants aiment moins ça. Ils mangeront juste ce qu’il faut, sans se resservir par gourmandise. » (franceinfo, 19 mai). Voilà où en sont les Français. « C’est autre chose que les gilets jaunes, commentent les gérants du supermarché. Les gens n’ont même plus le courage de se révolter. » Les électeurs de Macron ne nourrissent pas leurs enfants avec une boîte de cassoulet à 2,80€ en espérant qu’il en reste. Ils mangent copieusement tout en exigeant que les démunis travaillent gratuitement et en souhaitant que l’État finance leurs euthanasies confortables. Le préfet Lallement et ses compères seront chargés d’étouffer les cris de ceux qui meurent de faim, de froid, de misère et de solitude, et Élisabeth continuera, imperturbable, à parler vrai aux vrais Français, ceux qui votent Macron.
Chartres 2022 : c’est parti !
Durant ce week-end de Pentecôte, des milliers de pèlerins marcheront en direction de #Chartres. Trois jours pour se tourner plus vers Dieu et vers son prochain. #NDC2022 ⛪️✝️ pic.twitter.com/s7Plwoegvw
— Église Catholique (@Eglisecatho) June 3, 2022
⛪️ MERCI à Mgr Aumônier, évêque émérite de Versailles, qui a célébré la messe de départ de ce 40e pèlerinage de Chartres ! #NDC2022 pic.twitter.com/gCSBUxoMxd
— ⚜️ Notre-Dame de Chrétienté (@ndchretiente) June 4, 2022
En route vers Chartres avec plus de 15 000 pèlerins !#NDC2022 🙏 pic.twitter.com/TRaOtcNZE0
— EL ЯAFA ن (@IsrafilElRafa) June 4, 2022
⛪🔥 Le pèlerinage de Chartres, c'est PARTI ! #NDC2022 pic.twitter.com/t6YOcOrw2M
— ⚜️ Notre-Dame de Chrétienté (@ndchretiente) June 4, 2022
🙏🏻 Ecce panis angelorum ! #NDC2022 pic.twitter.com/aVZ24kVZzl
— ⚜️ Notre-Dame de Chrétienté (@ndchretiente) June 4, 2022
« Chartres sonne ! Chartres t’appelle ! Gloire, honneur au Christ Roi ! »#NDC2022 pic.twitter.com/Uku0LX7nyo
— Jeune Dissident (@jeunedissident) June 4, 2022
Deux mauvaises nouvelles pour un espoir
De Cyril Farret d’Astiès pour Le Salon beige :
Deux bien mauvaises nouvelles ont éclaté jeudi 2 juin.
Tout d’abord la suspension des ordinations du diocèse de Toulon. Voilà un des diocèses les plus dynamiques de France, dont l’évêque accomplit depuis des années un travail admirable dans la continuité de son prédécesseur, dont les fruits sont profus, beaux, savoureux, qui démontre jour après jour que dans notre monde déprimé et déprimant qui prétend vivre sans Dieu et contre Lui, le catholicisme a encore toute sa place et que sa vitalité demeure aujourd’hui comme hier. Est-ce ce succès paisible qui pose problème ?
En fin d’après-midi c’est de Toulouse que parvenait une nouvelle moins funeste mais très révélatrice de la crise actuelle. Monseigneur de Kérimel interdit par un courrier lunaire à ses séminaristes le port de la soutane. Est-ce cette jeunesse qui pose problème ?
Profitons-en pour dire deux mots du vêtement ecclésiastique. La soutane est un sacramental ; dans la liturgie traditionnelle elle est remise par l’Église au cours d’une cérémonie. Contrairement au clergyman ou à la croix du veston, elle est bien plus qu’un signe d’identité ; elle est déjà une consécration. Le cardinal Siri disait en 1972 que :
« la défense de la soutane, c’est la défense de la vocation et des vocations. Mon devoir de pasteur m’oblige à regarder au loin. Je dois constater que l’introduction du clergyman est une cause, probablement première, de la grave décadence de la discipline ecclésiastique. »
Quant à Dom Delatte, il prévenait déjà à la fin du XIXe siècle :
« L’ennemi des âmes sait bien ce qu’il fait lorsqu’il s’efforce de proscrire l’habit ecclésiastique religieux. Je ne sais si l’habit fait le moine, mais il le garde et c’est un premier pas vers l’esprit séculier que d’être séculier par l’habit. »
Deux bien mauvaises nouvelles donc, de nature et de portée très différentes mais emblématiques de l’état calamiteux de notre Mère l’Église, sans péché mais pas sans pécheurs.
Nous avons ressenti tout d’abord de la colère qui a très vite laissé place à une très grande tristesse. Mais après quelques heures, un espoir prend le dessus : que la violence, l’outrance, la méchanceté et la mesquinerie de ces décisions ecclésiastiques qui semblent poursuivre d’une effroyable haine tout ce qui reste de catholicisme dans notre pauvre Église aboutisse demain par la réunion des forces vives du catholicisme authentique à un sursaut, à une prise de conscience et à une véritable et profonde réforme liturgique, morale, spirituelle, doctrinale.
Alors que débute dans quelques heures le pèlerinage de Chartres de Pentecôte, prions avec ferveur pour le pape, les cardinaux, les évêques et le clergé. Supplions le Saint Esprit :
Venez, Esprit-Saint, en nos cœurs, et envoyez du haut du ciel un rayon de votre lumière.
Venez en nous, père des pauvres, venez, dispensateur des dons, venez, lumière de nos cœurs.
Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur.
Dans le labeur, le repos ; dans la fièvre, la fraîcheur ; dans les larmes, le réconfort.
O lumière bienheureuse, remplissez jusqu’à l’intime le cœur de tous vos fidèles.
Sans votre puissance divine, il n’est rien en aucun homme, rien qui ne soit perverti.
Lavez ce qui est souillé ; arrosez ce qui est aride ; guérissez ce qui est blessé.
Assouplissez ce qui est raide ; réchauffez ce qui est froid ; rendez droit ce qui est faussé.
Donnez à vos fidèles qui se confient en Vous, vos sept Dons sacrés.
Donnez mérite et vertu ; donnez le salut final ; donnez la joie éternelle.
Ainsi soit-il.
Addendum de Michel Janva :
Canoniquement, selon le nouveau Code de droit canonique, la cléricature n’est aujourd’hui acquise qu’avec le diaconat. Et donc Mgr de Kérimel est dans le vrai. Ou presque puisqu’il interdit le port de la soutane aux diacres également.
Mais historiquement, spirituellement et selon la tradition de l’Eglise, les séminaristes sont considérés comme devant se dévouer totalement au service de Dieu dès les premiers moments de leur formation de séminariste. La cléricature était d’ailleurs donnée par l’Eglise au cours de la cérémonie de la tonsure, qui se pratique encore avec l’autorisation de Rome.
Ce dévouement et la séparation du monde qu’il implique, est spécialement marquée par l’habit clérical, qui est la soutane depuis plusieurs siècles. Elle marque également le détachement de toutes choses et la consécration à Dieu, tout comme l’habit religieux et la tonsure monacale.
Mais dans le contexte actuel, et comme précisé par l’archevêque de Toulouse qui craint visiblement ce qui serait « trop clérical », le futur prêtre doit surtout bien comprendre que l’autorité liée au sacerdoce est du cléricalisme, c’est-à-dire un abus, et doit chercher à s’en préserver comme d’une peste.
Addendum 2 – un prêtre nous écrit que Mgr de Kerimel n’est pas dans le vrai :
1. En effet, la cléricature est reçue au diaconat; 2. Mgr confond « clerc » (à partir du diaconat) et « ecclésiastique »
Nouveau départ
Une semaine après avoir été nommé directeur de cabinet du ministre des Sports Amélie Oudéa-Castéra, l’ancien préfet du Finistère, Philippe Mahé, quitte cette nouvelle fonction. Selon l’entourage du ministre, « la greffe n’a pas pris ».
Il a pris exemple sur Matignon…
Paris : il rattrape les voleurs de son sac et se fait jeter dans la Seine
On dira que c’est la faute des supporters anglais…
Un homme a été jeté dans la Seine par deux malfaiteurs alors qu’il tentait de récupérer son sac dérobé quelques minutes auparavant dans le quartier de Saint-Michel. Sa tête ayant percuté un poteau, il a été conduit à l’hôpital avec un pronostic vital engagé.
Le gars est aggressé à Paris, se fait voler son sac, tombe ou est jeté dans la Seine… et Le Figaro lui crache dessus en disant qu’il a participé à « une rixe ». C’est odieux.
Remarques sur le port de la soutane
Un lecteur prêtre (en soutane, précise-t-il!) nous adresse ce commentaire:
Je me permets de réagir à l’article : « Mgr de Kérimel a peur de la soutane » publié par Michel Janva le 3 juin.
Si je ne suis pas tout à fait en ligne avec Mgr de Kérimel, je ne crois pas qu’il ait l’intention que vous lui prêtez.
Il demande aux séminaristes (et seulement aux séminaristes) de ne pas porter la soutane. Il fonde son argumentaire sur le droit : le séminariste est un laïc, il ne peut donc porter d’habit ecclésiastique. Il donne la permission aux séminaristes « admis » de porter le clergyman. Il exige que les prêtres et diacres portent « l’habit ecclésiastique » convenable. Il considère de manière raisonné (même si on a le droit de ne pas être d’accord) que le diacre en formation est soumis à la même règle que les séminaristes (ce qui ne s’oppose pas au droit de l’Église).
Dans les instituts tradis, il est interdit aux séminaristes non-tonsurés de porter la soutane… sauf dans le cas du service de l’autel. C’est équivalent.
Je trouve intéressant l’argument spirituel qu’il donne car il a fondamentalement raison. Ce n’est pas la soutane qui fait le bon prêtre. Mais la soutane peut aider le bon prêtre (les exemples en faveur de la soutane que vous montrez ensuite sont d’ailleurs des réponses de prêtres.
Enfin, il demande aux séminaristes de respecter le droit. Dont il est le garant dans son diocèse. Et au jour de leur diaconat, les séminaristes lui promettront obéissance. Celui qui ne peut obéir sur les petites choses (car on ne parle ni de foi ni de mœurs et on ne s’oppose pas au droit de l’Église; on parle de la tenue des séminaristes dont l’évêque est maitre)…
Messe pour la reine d’Angleterre?
De Denis Crouan pour le Salon beige:
A l’occasion du jubilé de la Reine d’Angleterre, on apprend qu’une « messe » est célébrée à la cathédrale Saint-Paul de Londres. Une messe ? Dans l’Eglise anglicane, la messe n’existe pas. Mais il est vrai que même les catholiques sont devenus incapables de faire la différence entre une messe et une autre cérémonie religieuse. On voit à quel niveau d’inculture religieuse nous sommes tombés à force de tolérer n’importe quoi dans nos églises.
Tsunami de violence en Amérique : causes et remèdes
Lu sur IFN :
La fusillade du 24 mai par un tireur de 18 ans à l’école primaire Robb d’Uvalde, au Texas, a été d’une telle ampleur – 19 élèves et deux enseignants tués ainsi que 17 autres blessés – qu’elle rappelle les tragédies de Columbine, Sandy Hook et Marjory Stoneman Douglas. Mais ces calamités très médiatisées ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Dans la semaine qui a suivi les meurtres d’Uvalde, selon les Gun Violence Archive, l’Amérique a connu 18 autres fusillades de masse.
Une action rapide et définitive est certainement nécessaire pour sécuriser nos écoles et protéger nos enfants de la violence armée. Mais le lendemain de la fusillade d’Uvalde, le sénateur de l’Utah Mike Lee nous a demandé de réfléchir aux causes profondes possibles.
À chaque fois qu’une de ces tragédies se produit, je pense que, pendant trop longtemps, nous avons négligé de nous pencher sur les causes profondes de la violence sauvage. Pourquoi notre culture produit-elle soudain tant de jeunes hommes qui veulent tuer des innocents ? Elle soulève des questions telles que : l’absence de père, l’éclatement des familles, l’isolement de la société civile ou la glorification de la violence peuvent-ils être des facteurs contributifs ?
Deux jours plus tard, l’ancien président Donald Trump déclarait :
“Nous devons nous attaquer au problème des familles brisées, car aucune loi ne peut guérir les effets d’un foyer brisé. Il n’y a pas de substitut à une mère forte et à un père formidable.”
Attention aux trains pour ce week-end de Pentecôte
Une amie nous demande de rappeler aux pèlerins de Pentecôte que les trains pour Chartres ne circulent pas ce week-end. Pour le pèlerinage Paris-Chartres de Notre-Dame de Chrétienté, des trains spéciaux sont affrêtés à la fin du pèlerinage. Pour le pèlerinage Chartres-Paris, vous avez tous les renseignements ici.
Malaise au Quai d’Orsay
De Thomas Flichy de La Neuville :
La crise actuelle des services diplomatiques français est l’aboutissement d’une longue maladie interne au quai d’Orsay mettant aux prises une technocratie opportuniste pilotée depuis l’extérieur et un corps de serviteurs de l’État enraciné dans une expertise linguistique et culturelle de premier plan.
Si l’on considère la longue durée historique, ce qui fit la force de la diplomatie française fut de réussir à combiner la puissance des armes à celle des lettres afin de perpétuer l’influence française vers l’étranger. A cet art si singulier se sont substituées différentes impasses prétendant transformer les diplomates en commis voyageurs aptes à vendre de la pacotille outre-mer ou bien en simples relais idéologique d’une diplomatie morte transposant les divagations intellectuelles abstraites de la métropole aux cinq continents.
Au cours de la dernière décennie, tout débat interne a été soigneusement évacué au sein des services diplomatiques.
Or la numérisation du monde rend plus que jamais nécessaire l’existence d’une voix réfléchie, en contact direct avec les pays étrangers, connaissant à la fois leur langue, leur histoire et surtout leur vision du monde afin d’éviter les maladresses inhérentes aux prises de position irréfléchies. En effet, la nature a horreur du vide et sitôt que la diplomatie officielle échoue fleurissent inévitablement les diplomaties secondes, qu’elles soient économiques, universitaires ou marines, désireuses de renouer les liens permettant d’irriguer avec efficacité les relations internationales dans la longue durée.
D’un point de vue historique, l’on sait en effet que la naissance d’un État bureaucratique et cloisonné favorise l’émergence d’une diplomatie parallèle. La stratégie de cabinet, instituée à compter de 1674, permet par exemple à Louvois de pratiquer une diplomatie secrète sur ordre du Roi. Un demi-siècle plus tard (1722) nait le secret du Roi, service encadrant la diplomatie parallèle. Celui-ci mise alors sur l’Autriche et la Russie alors que la France se déclare officiellement pour la Prusse et l’Angleterre. Pour Albert de Broglie, Louis XV déguise le meilleur de sa politique. Mettant en miroir la diplomatie officielle et officieuse, l’historien note :
« D’un côté régneront presque sans partage la légèreté et l’imprévoyance, de l’autre de sages inconnus feront entendre tout bas un langage sévère qui devance le jugement de la postérité. Une frivolité licencieuse s’étale sur le devant de la scène, le bon sens, la moralité et le patriotisme paraîtront souvent réfugiés dans les coulisses ».
Au cours du XVIIIe siècle, les usages conjugués de la diplomatie officielle et officieuse, se perfectionnent.
Un diplomate comme Guillaume Bonnecarère (1754-1825) appartient par exemple aux agents qui effectuent des missions de diplomatie secrète au Pays-Bas et en Allemagne. En 1786, le système de la tenaille diplomatique – dotée d’une pince apparente et d’une pince invisible – s’est perfectionné. Son équilibre est néanmoins subtil, si l’une des branches l’emporte, l’instrument diplomatique s’effondre.
Opacité pré-électorale : le gouvernement ne dépose pas le projet de loi de règlement de budget et d’approbation des comptes de l’année passée
Le nouveau gouvernement vient d’enfreindre l’article 46 de la loi organique relative aux lois de finances (Lolf) qui l’oblige à déposer avant le 1er juin le projet de loi de règlement de budget et d’approbation des comptes de l’année passée.
La commission des Finances du Sénat fustige une décision qui empêche
«la représentation nationale de prendre connaissance des éléments d’exécution budgétaire et d’informer les Français sur le bon usage de leurs impôts et l’efficacité de l’action publique».
Au ministère du Budget, on indique que «ce texte sera déposé après les législatives à cause des contraintes de la réserve liée à cette année électorale». Sic.
Au Sénat, Claude Raynal, le président de la commission des Finances, dénonce :
«En aucune façon, ce texte n’est concerné par la période de réserve, il s’agit juste de sauter les législatives. Rien ne les empêcherait de le présenter aujourd’hui.»
Avortement : l’inquiétude des gynécologues
De Anne Isabeth dans Présent :
La profession avait déjà fait part de ses craintes lors des discussions autour de l’allongement de 12 à 14 semaines des délais pour avorter en France. Dans un article publié le 24 mai, le site Gènéthique rapporte que, durant le congrès Pari(s) Santé Femmes, le Collège national des gynécologues et des obstétriciens français a redit son inquiétude quant à l’allongement de ces délais. Outre l’aspect technique du côté du praticien, qui n’est pas le même entre un avortement à 12 et un à 14 semaines, du côté de la femme, l’opération est encore moins anodine. Si l’avortement est médicamenteux, il est synonyme de « mini-accouchement ». Lorsqu’il s’agit d’un avortement chirurgical, il est nécessaire de dilater davantage le col, l’enfant étant plus gros. Or cela peut provoquer de « potentielles faiblesses ou béances cervicales » ce qui favoriserait, par la suite, des fausses couches tardives ou des accouchements prématurés.
Zone de non-droit
Il faut vraiment bouter les Anglais hors du 93. L’entreprise « Vente privée » est installée à Saint-Denis. Regardez les précautions que doivent prendre ses salariés et visiteurs :
L'entreprise Vente Privée prévient ses clients et ses salariés du 93 : attention, vous entrez dans une zone de non-civilisation… pic.twitter.com/xfTst6ULkc
— Eric Zemmour (@ZemmourEric) June 2, 2022
Saint-Denis est la preuve que tous les plans gouvernementaux ne servent à rien. On y a a construit un stade, une zone d’activité dans laquelle on a installé de grosses entreprises, des transports, des jeux olympiques… St Denis et ses alentours ont reçu depuis 2017 plus de 5,6 milliards d’euros pour la rénovation urbaine … Aucun coin en France n’a été autant aidé, c’est un laboratoire et la ville continue à s’enfoncer. On y a déménagé une université (Paris 8) : il y a quelques années on y a découvert des tags antiblancs et la gale s’y est déclarée.
Autre information concernant le chaos au Stade de France (à partir de 4’40) cet homme accuse des stadiers à l’entrée du stade de délibérément déclarer « faux » des billets valides pour les confisquer puis les revendre. On n’en aura sans doute jamais le coeur net, puisque Macron ne veut surtout pas aller au fond de ce qui s’est passé.
🗣💬 "Je n'ai jamais eu aussi peur de ma vie qu'en sortant du Stade de France samedi"
💥 Le combattant UFC Paddy Pimblett, venu au SDF en tant que fan de Liverpool raconte les incidents. Il résume tout en une phrase : "au moins dans une cage c'est un contre un". pic.twitter.com/E3jF5qAWl8
— RMC Sport Combat (@RMCSportCombat) June 2, 2022
«N’allez pas aux JO à Paris» : des supporters anglais écœurés racontent leur soirée cauchemar au stade de France pic.twitter.com/UfmVfjC2Fw
— Le Parisien (@le_Parisien) June 2, 2022
Mais le gouvernement reste dans le déni :

I-Média – Stade de France, la racaille en direct
L’image de la semaine
Un militant écologiste travesti a tenté d’entarter le tableau de la Joconde au musée du Louvre. Michel Geoffroy revient sur une dérive idéologique dangereuse qui jouit de tous les passe-droits, y compris médiatiques.
Stade de France : la racaille en direct
Si les yeux du gouvernement et des médias à la solde du pouvoir étaient rivés sur les supporters anglais, l’horreur de la soirée du 28 mai au Stade de France a été longuement décrite sur les réseaux sociaux et dans quelques interviews. Le récit qui est fait de la finale (dysfonctionnements, pannes, grèves et manque de préparation) camoufle une réalité bien plus sordide et violente.
Revue de presse
Libre-circulation des armes à feu : un combat médiatique
Nos contributeurs ont souligné des répétitions et redondances dans les JT de 20H de TF1 et France 2 la semaine passée. Il s’agit en réalité d’une véritable campagne de propagande intérieure visant à interdire les citoyens de se défendre eux-mêmes.
Mgr de Kérimel a peur de la soutane
Le nouvel archevêque de Toulouse n’a rien trouvé de mieux à faire en arrivant dans son diocèse que d’y interdire la soutane :

Pourtant la soutane est un formidable moyen d’évangélisation. L’abbé Montarien racontait ainsi que les gens ont besoin de voir un prêtre : avec sa soutane, on venait lui parler, comme cette jeune femme que sa vue dissuada de se jeter sous une rame de métro. Un témoin raconte :
« Il est venu donner les derniers sacrements à mon beau-frère à 2 heures du matin : ʺje ne peux pas aller à l’hôpital dans la journée, car on m’arrête à tous les lits… Tous les gens ont besoin de prêtresʺ
L’interdiction de la soutane nous ramène aux années 70-80 :
« Dans les années 80 le débat sur l’habit ecclésiastique battait son plein, et il était question que la conférence épiscopale de France décide qu’il pouvait être réduit au port d’une simple petite croix. L’abbé affirma que si la conférence en décidait ainsi, il porterait une croix… Stupéfaction… Avant d’ajouter en souriant : ʺsur ma soutaneʺ… Fou-rire général ! ».
Un prêtre parisien raconte :
« On dit que la soutane ferme des portes, moi, ça m’en ouvre. C’est un prétexte pour engager une discussion. Avec mon habit décalé qui symbolise une tenue de service, les gens m’abordent plus facilement. Si je veux être tranquille quand je prends le train, je range ma soutane dans la valise ! »
Harcèlement
L’homme, comme avocat de Pierre Bergé puis du GODF, a harcelé judiciairement Le Salon beige. Mais, selon Libération, le harcèlement est une habitude :
Dans une enquête publiée par Libération en février 2021, une vingtaine de personnes ayant travaillé auprès de l’avocat avaient décrit un climat de peur, d’injures et de mépris exercé par leur patron, et des faits pouvant s’apparenter à du harcèlement. Une source proche du dossier a indiqué que l’ordre avait ouvert début novembre 2021 cette procédure disciplinaire pour des soupçons de «manquements» de Me Pierrat à «tous les principes essentiels de la profession», mais aussi pour un «mode de management» pouvant «s’apparenter à du harcèlement».
Une telle procédure donne lieu à la nomination d’un instructeur qui prononce à l’issue de son enquête le renvoi du dossier devant la formation de jugement du Conseil de l’ordre. Celle-ci peut relaxer l’avocat ou prononcer des sanctions allant jusqu’à l’interdiction d’exercer ou la radiation.
L’avocat, également romancier, essayiste et collectionneur d’art, a défendu plusieurs personnalités du monde de la culture, dont les écrivains Gabriel Matzneff, accusé de pédocriminalité, et Edouard Louis ou encore le plasticien Claude Lévêque, soupçonné de viols sur mineurs. Il a aussi défendu l’ex-écologiste Denis Baupin, accusé de violences sexuelles.
Joachim Son-Forget : « tous les partis se ressemblent, ce sont les mêmes sociologies et les mêmes abrutis »
Extraits d’un entretien avec le député de la 6e circonscription des Français établis hors de France, Joachim Son-Forget, qui a quitté la macronie en 2018pour devenir un électron libre :
[…] La politique politicienne est décevante, je ne suis pas un homme de parti et je le sais encore plus après avoir eu ce regard curieux sur l’ensemble du paysage politique français ces dernières années. Tous les partis se ressemblent, ce sont les mêmes sociologies et les mêmes abrutis, il n’y a pas beaucoup de gens intelligents. Je suis content d’avoir tenu bon, d’être resté indépendant, d’avoir développé mes idées. Des idées qui peuvent être considérées de gauche sur certains sujets humanitaires ou d’intégration, et peut-être « trop de droite » sur les aspects sécuritaires et sociétaux. Quand bien même, on a beaucoup caricaturé ce que je pense. Ce que je pense ne se réduit pas du tout à un « c’était mieux avant ». J’ai développé de nouveaux concepts comme le bio-conservatisme, comme « le vol du temps » et le fait de pouvoir redonner du temps aux gens, diminuer la charge administrative, judiciaire, morale qui pèse sur eux. […]
On a voulu me faire passer pour fou. Je me souviens d’une députée, qui avait un peu de mordant, racontant en off au Parisien que j’avais des problèmes psychiatriques. Ce sont des méthodes incroyables ! On a voulu faire croire que j’étais homophobe ou raciste. On a même voulu que je sois antisémite. Je suis un peu sioniste excessif, je parle hébreu en partie, je vais en Israël très souvent et je suis vice-président du groupe d’amitié parlementaire France-Israël, et mes enfants ont des prénoms hébreux. On a voulu me prêter des tas de choses horribles, les gens ont compris que ce n’était pas vrai. […]
Ordinations à Toulon: désastreuse nouvelle
C’est avec stupéfaction et consternation que j’ai pris connaissance du communiqué de Mgr Rey, évêque de Toulon, annonçant que Rome lui demandait de surseoir aux ordinations prévues à la fin de ce mois de juin. Ce communiqué est trop laconique pour que le lecteur puisse déterminer tous les tenants et aboutissants et, simple fidèle du rang, je me garderais bien d’entrer dans une douloureuse controverse entre un évêque et le Vatican, dont je ne connais qu’une toute petite partie du dossier.
Mais je puis tout de même dire nettement que cette nouvelle est catastrophique.
D’abord pour les ordinands. Il faut vraiment n’avoir pas de coeur pour priver des jeunes gens, qui se sont préparés pendant 6 ou 7 ans, de l’ordination qu’ils attendent avec tant d’impatience aussi brutalement et aussi près de la date fatidique – sans manifestement leur proposer la moindre « solution de rechange ». Il faut croire aussi que l’Eglise de France peut se permettre de refuser de nouveaux prêtres. Les vocations se portent tellement bien dans notre beau pays, n’est-ce pas?
La nouvelle est aussi calamiteuse pour la charge épiscopale elle-même. Une nouvelle fois, nous constatons que les enseignements les plus clairs de Vatican II sont allègrement piétinés par ceux-là mêmes qui veulent à toute force nous faire adhérer aux doctrines fumeuses du « concile médiatique ». Si l’évêque n’a pas la plénitude du sacerdoce pour gouverner, enseigner et sanctifier dans son diocèse, on se demande bien ce qu’a voulu dire la constitution sur l’Eglise Lumen gentium! En l’occurrence, que certains de ses confrères – et même certains apparatchiks des dicastères romains – n’aient pas apprécié la « stratégie » d’évangélisation de Mgr Rey ne donne aucune légitimité à priver ce dernier de sa liberté et de sa responsabilité apostoliques. Nous avons besoin, cruellement besoin, d’évêques libres et courageux – et de tous les bords. Mgr Rey est l’un d’eux et c’est sans doute l’une des raisons, peut-être même la principale, de cette douloureuse sanction. C’est, répétons-le encore une énième fois, le principal problème que posent les conférences épiscopales: elles poussent à la tiédeur, au plus petit dénominateur commun ou, si l’on préfère, à des motions insipides de congrès radical-socialiste. Mais les conférences épiscopales ne font pas partie de la structure divinement instituée de l’Eglise, au contraire de la papauté ou de l’épiscopat. Après une telle sanction, qui donc, dans l’épiscopat, osera prendre des décisions courageuses? Si toutes les têtes qui dépassent sont condamnées à être coupées, nous nous condamnons à la tyrannie de la bureaucratie cléricale!
Mais il y a, s’il est possible, pire encore. Mgr Rey est le type même de l’évêque « tradismatique », accueillant volontiers toutes les communautés nouvelles, des charismatiques aux traditionalistes en passant par la communauté Saint-Martin. Il est le berger des « forces vives » du catholicisme français. Et, de toute évidence, les syndics de faillite de l’Eglise de France vont triompher à l’occasion de cette « condamnation ». Je l’ai déjà dit, lesdites « forces vives », aussi éloignées soient-elles les unes des autres par la liturgie, les règles canoniques ou la « sensibilité », ont partie liée. Ce que haïssent les modernistes, ce n’est pas la soutane ou le latin, c’est la Messe, la confession, l’adoration eucharistique, en un mot la foi orthodoxe (ayant été séminariste dans un important séminaire de France, je peux en donner un témoignage personnel). Et donc, à la lecture du motu proprio Traditions Custodes, il était évident qu’après les prêtres Summorum Pontificum, les chacals allaient s’en prendre à la communauté Saint-Martin (comme ils s’en étaient pris naguère à la communauté Saint-Jean), puis à la communauté de l’Emmanuel, et ainsi de suite de proche en proche. D’ores et déjà, les hyènes médiatiques, considérant que le « job » est fait pour les « tradis », ont commencé à dénoncer la communauté Saint-Martin comme trop « identitaire ». Je crains fort que cette décision d’interdire à Mgr Rey d’ordonner n’accélère cette chasse aux sorcières et n’accélère donc l’effondrement des vocations et, plus largement, l’effondrement de l’Eglise de France.
Dernier élément (et, pour nous, laïcs, ce n’est pas le moindre): Mgr Rey a courageusement pris la parole dans le passé pour défendre les principes non négociables. Cela aussi a dû gêner (parmi certains de ses confrères et parmi les politiciens). Or, tout le monde pressent que la GPA et l’euthanasie sont au menu du nouveau quinquennat Macron. Pour l’oligarchie libertaire, un bon évêque est, sinon un évêque mort, du moins un évêque larbin. Ce que n’est certainement pas l’évêque de Toulon. J’ignore s’il y eut des pressions politiques pour que Rome le fasse taire. Cela s’est déjà vu dans l’histoire. En tout cas, il est certain que la décision romaine vient de porter un rude coup aux catholiques de conviction et à notre capacité à mener un combat pro-vie efficace et cohérent dans ce contexte.
Cependant, il vaut mieux que personne ne se fasse d’illusion: cela ne nous empêchera pas de nous battre – et de dire toute l’admiration que nous avons pour le remarquable travail qui a déjà été effectué dans le diocèse de Toulon. Accessoirement, j’attends avec beaucoup d’intérêt l’attitude prochaine de certains de ceux qui se réjouissent aujourd’hui de la décision romaine: la lutte que va bientôt nous imposer la culture de mort devrait marquer assez nettement la ligne de fracture avec les faux frères, tandis que l’on pourra sans doute constater qu’il en faudrait plus pour faire taire un évêque courageux comme Mgr Rey!
Guillaume de Thieulloy
PS: Encore un mot pour dire que les accusations que j’entends pour expliquer la décision romaine ne tiennent pas la route. Il paraîtrait que Mgr Rey soit sanctionné parce que la formation dans son séminaire « poserait des problèmes ». Mais alors il faudrait fermer tous les séminaires de France – pratiquement aucun ne respectant la ratio studiorum romaine! Il paraîtrait aussi qu’il accueillerait trop de prêtres et de communautés étrangères, mais c’est se moquer quand on sait que, dans la plupart des diocèses, une bonne partie des prêtres de moins de 65 ans viennent d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique du Sud! Qu’il y ait des choses à améliorer dans le séminaire ou le diocèse de Toulon, cela ne fait aucun doute. Que la bonne façon d’améliorer soit de tout casser est nettement plus contestable…
