Quelle aristocratie pour demain ?
La République est un régime aristocratique qui donne le pouvoir à ceux qui semblent être les meilleurs aux yeux des électeurs, pourtant nous peinons à y voir des chefs dans lesquels avoir réellement confiance. Pour restaurer une société qui soit ordonnée au Bien Commun, question cruciale est celle de savoir à qui nous confions la tâche de décider. L’expérience moderne nous a montré que la seule science politique ne suffit pas à former une élite capable de remplir cette fonction. Il nous faut des chefs. De véritables chefs naturels qui, à tous les échelons de la société, sauront être les serviteurs d’un projet commun et tirer le meilleur de chacun pour le réaliser. Mais comment les identifier afin de donner à chacun la place qui lui convient et par laquelle il pourra s’épanouir au service de tous ? Comment recréer une authentique aristocratie qui saura servir bien mieux qu’être servie.
Le temps des chefs est venu, découvrons-le maintenant avec François Bert.
Pourquoi Bolloré les inquiète
Vivendi, le groupe de Vincent Bolloré, qui détient déjà Editis, numéro deux de l’édition française, projette de racheter la maison mère d’Hachette Livre, pour créer un groupe qui regrouperait Hachette, donc des maisons comme Grasset, Fayard, Stock, Calmann-Lévy, Le Livre de poche, JC Lattès, Dunod, Larousse, Hatier et d’importantes filiales aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en Espagne, et Editis, qui englobe Julliard, Plon, Bouquins, Robert Laffont, Bordas, Le Cherche Midi, Nathan, Perrin, La Découverte, 10/18 ou Pocket.
Voilà de quoi inquiéter les milieux de gauche, dont Le Monde se fait le porte-parole.
Juste avant de prendre sa retraite et de passer la main à ses enfants, le 17 février, jour du bicentenaire de l’entreprise familiale, comme il l’a promis à plusieurs reprises, l’homme d’affaires breton investirait-il dans l’édition par fidélité familiale et pour la passion de la littérature ?
Les conjectures vont bon train et trois hypothèses prévalent :
- La première est celle d’une cession d’Editis au groupe espagnol Prisa, qui permettrait d’obtenir sans difficulté l’aval de la Commission européenne pour conserver tout le groupe Hachette, en France et à l’échelle internationale.
- la cession des actifs français d’Hachette, tandis que Vivendi conserverait les filiales internationales.
- Le troisième scénario : l’acquisition pure et simple d’Hachette par Editis, entraînant à nouveau un découpage chirurgical des deux groupes et de multiples cessions de maisons d’édition pour que Bruxelles donne son feu vert. Une fusion entre Hachette et Editis donnerait au nouveau groupe une position dominante dans l’édition scolaire (74 % de part de marché), le parascolaire (83 %), la littérature en poche (78 %) ou encore les livres pratiques et de loisirs (50 %).
Antoine Gallimard, PDG du groupe Madrigall, Françoise Nyssen, présidente du directoire d’Actes Sud, le Syndicat national du livre et de l’édition CFDT, première organisation syndicale du secteur de l’édition, s’opposent à l’opération.
Vincent Bolloré voudra-t-il façonner ses maisons d’édition pour promouvoir des convictions, comme il l’a fait sur CNews, où il a consolidé la notoriété d’Eric Zemmour, et comme il semble vouloir le faire sur Europe 1 ?
Le 4 janvier, le Syndicat national de l’édition (SNE), présidé par Vincent Montagne, le patron du groupe d’édition Média Participations, a publié un communiqué dans lequel il écrit :
« Alors que s’annonce le rapprochement des deux plus grands groupes français de l’édition à l’initiative d’un seul groupe de médias, et avec lui la menace d’une concentration telle que le marché français du livre n’en a jamais connu ».
Le syndicat enjoint aux autorités chargées de la concurrence « de prévenir tout risque d’abus de position dominante et toute dissymétrie portant atteinte au libre jeu de la concurrence et à la diversité culturelle ».
La diversité culturelle… alors que l’intelligentsia de gauche règne depuis des années sur le monde de l’édition, du cinéma, de la publicité, des médias… Ces gens n’ont aucun scrupule.
Mis en examen pour avoir qualifié la ville de Trappes de « République islamique »
Alors qu’une journaliste de M6 est sous protection policière pour avoir réalisé un reportage sur l’islamisation à Roubaix, on apprend que Jordan Bardella, président du RN, est mis en examen pour avoir osé qualifier la ville de Trappes de « République islamique » :
J'ai reçu hier la notification de ma mise en examen pour avoir qualifié la ville de Trappes de « République islamique ». Je déplore que la Justice française poursuive aujourd'hui le même but que les islamistes : faire taire ceux qui décrivent le réel. pic.twitter.com/07sYUhw5Sw
— Jordan Bardella (@J_Bardella) February 2, 2022
Sur Trappes, vous pourrez revoir cette émission de TV Libertés, ce témoignage de Didier Lemaire, ce reportage de Présent…
Islamo-centrisme : LR pédale dans la choucroute
L’attitude de Valérie Pécresse et de ses conseillers à l’égard de l’islam éclate au grand jour :
« On ne voile pas les fillettes » @vpecresse ? 😏#Islamodroitisme #Pecresse2022pic.twitter.com/c4HwSSAN5N
— Damien Rieu (@DamienRieu) February 2, 2022
A tel point que LR s’est obligé à tenir une conférence de presse pour tenter d’éteindre l’incendie. L’équipe Pécresse a dénoncé ainsi l'”Islamo-fascination d’Eric Zemmour”… Ils ont même pris la défense de l’islamiste Henniche. La stratégie de défense de Patrick Karam, c’est d’expliquer qu’il n’est pas le seul à avoir pactisé avec l’islamiste ayant relayé la fatwa contre Samuel Paty mais qu’ils l’ont tous fait et qu’il était un incontournable du 93. Ce qui est très rassurant, en effet…
🔴 EN DIRECT | Suivez la conférence de presse de @MontbrialAvocat, @FloPortelli et @karampatrick sur l'islamofascination d'Éric Zemmour.
🗳️Les 10 et 24 avril, je vote #Pecresse2022 ! https://t.co/GJ2REomJ4x
— les Républicains (@lesRepublicains) February 2, 2022
#Karam et Montbrial racontent n'importe quoi, L'UAM93 pro niqab décortiquée dès 2010 quand parut ce livre. Tous les spécialistes les connaissaient : pic.twitter.com/apqUSjpqcA
— Observ islamisation (@islamisationfr) February 2, 2022
Sophie Broyet, une journaliste de France 2 en flagrant délit d’infiltration de mouvements catholiques ?
Résumé des faits par Breizh info :
- Le 18 janvier dernier, le cercle parisien d’Academia Christiana organise une conférence sur le bien commun. La journaliste infiltrée y est présente bien qu’il lui soit énoncé que cette formation est réservée aux étudiants et jeunes professionnels, elle indiquera aux formateurs vouloir rejoindre Academia Christiana. Elle retourne assister à une conférence le 25 janvier.
- Puis le 27 janvier, elle se présente à une conférence donnée par l’Abbé Raffray et Baptiste Marchais dans laquelle elle indique venir de la part d’Academia Christiana.
- Le vendredi, le lendemain donc, Sophie Broyet débarque à Sées, en Normandie, ville où se situe l’école catholique hors contrat Institut Croix-des-Vents. Elle a pris rendez-vous avec le supérieur de l’Institut, pour soi-disant y inscrire son fils, pour la rentrée prochaine. Le supérieur pense distinguer une caméra de type Go-Pro, mais n’en est pas certain. Elle demande à pouvoir visiter les bâtiments et les salles de classe, ce qu’elle fait avec l’autorisation du supérieur.
- Le vendredi soir, alors que les élèves internes rentrent dans leur famille par le train, voici notre infiltrée qui se présente à la gare, et qui se met à questionner des jeunes collégiens et lycéens. Sont-ils racistes demande-t-elle ? Les prêtres sont-ils violents ? Connaissent-ils Academia Christiana ? Certains, sentant l’entourloupe, lui répondent avec impertinence et moqueries. Elle interroge une jeune fille qui découvre sa caméra cachée, et lui indique ne pas vouloir lui répondre. Une fois les lycéens placés dans le train, la voici qui filme et prend des photos une fois le train en marche. Un jeune lycéen, extérieur à l’établissement, lui dit qu’elle n’a pas le droit de filmer comme cela. Elle lui sort alors…. une carte de presse.
- Dans la foulée, elle se rend toujours le vendredi du côté de l’école des filles. Où elle interroge une jeune femme qui découvre sa caméra cachée, et lui indique ne pas vouloir répondre à une journaliste.
- Le dimanche 30 janvier, toujours à Sées, notre infiltrée se présente devant l’Institut Croix-des-Vents. Elle y croise Victor Aubert, président d’Academia Christiana, qu’elle ne reconnait manifestement pas, en lui demandant où a lieu la messe. Il lui indique le chemin de l’Église, elle s’y rend. Assiste à la messe, prend des photos, pose des questions notamment sur… Victor Aubert et sur les possibilités de rejoindre Academia Christiana et de s’investir dans la vie politique locale.
- Curieux de voir cette nouvelle arrivante poser autant de questions, et s’informer sur des organisations aussi diverses qu’Academia Christiana, institut de formation, ou que l’Institut de la Croix des Vents, école hors contrat, certains se mettent à faire des recherches et tombent… sur une interview de BFM TV où ils reconnaissent formellement la dame… qui se révèle être une journaliste de France 2, Grand reporter, en la personne de Sophie Broyet.
- Mis au courant de cette infiltration (hé oui, tout se sait !), nous avons contacté d’abord Amandine Loramar par téléphone pour savoir quelles étaient ses motivations à infiltrer ces deux organisations. Puis en lui indiquant savoir qu’il s’agissait de Sophie Broyet. Manifestement surprise, sa réponse aura été de « ne pas savoir de quoi nous parlions », avant de botter en touche devant les informations que nous avions et de nous souhaiter une bonne journée.
Avortements par les sages-femmes : l’expérimentation sera menée à son terme
Lors de la séance d’hier de questions au gouvernement, après diverses questions dont une sur le massacre de dauphins, le député Delphine Batho a interrogé le gouvernement sur les avortements réalisés par les sages-femmes :
Je remercie le service de la séance de me permettre de poser la question de notre collègue Delphine Bagarry, atteinte en effet par le covid-19, qui souhaitait interroger le Gouvernement sur le décret no2021-1934 du 30 décembre 2021 relatif à l’expérimentation relative à l’exercice des interruptions volontaires de grossesse instrumentales en établissements de santé par des sages-femmes.
Pris en application de l’article 70 de la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2021, cette expérimentation doit concourir à améliorer l’accès à l’IVG dans les territoires concernés. Rappelons que cet acte médical participe de l’exercice d’un droit fondamental pour les femmes : celui de disposer librement de leur corps. Or cet acte est affecté par le déficit de l’offre de soins qui caractérise l’ensemble des professions médicales.
Toutefois, la proposition de loi visant à renforcer le droit à l’avortement, déposée par notre collègue Albane Gaillot et dont nous discuterons le 9 février prochain en séance publique – il s’agit d’un texte transpartisan et qui rassemble très largement –, prévoit, dans son article 1er bis , de faire rentrer dans le droit commun l’exercice des IVG instrumentales en établissements de santé par des sages-femmes.
Si cet article était adopté, il s’agirait d’une disposition plus ambitieuse que la mesure prévue par le décret du 30 décembre 2021 puisque l’ensemble du territoire national serait concerné, sans limite de temps. Cette disposition contribuerait, en outre, à la montée en compétence et à la reconnaissance du travail accompli par les sages-femmes.
Notre collègue Delphine Bagarry demande au Gouvernement de bien vouloir clarifier sa position. Si la proposition de loi visant à renforcer le droit à l’avortement – un texte ambitieux pour l’accès à l’IVG – était adoptée, a-t-il toujours l’intention de publier un décret définissant les règles de mise en œuvre de l’exercice des IVG instrumentales en établissements de santé par les sages-femmes sur l’ensemble du territoire national ?
Réponse de Brigitte Bourguignon, ministre déléguée chargée de l’autonomie :
Je souhaite tout d’abord un prompt rétablissement à Mme Delphine Bagarry. L’expérimentation permettant l’exercice des IVG instrumentales par les sages-femmes en établissements de santé, engagée depuis fin 2021, représente un pas important en faveur de l’amélioration de l’accès à l’IVG, laquelle constitue une préoccupation majeure du Gouvernement. Elle permettra de faciliter l’organisation des équipes hospitalières pour répondre à la demande et d’apporter aux femmes un nouvel interlocuteur possible dans leur parcours.
Avec la parution du décret et de l’arrêté du 30 décembre 2021, qui précisent, d’une part, la formation et l’expérience requises pour les sages-femmes et l’organisation spécifique exigée des établissements de santé expérimentateurs, et, d’autre part, l’organisation de l’appel national à candidatures, la démarche qui conduira à la sélection d’une cinquantaine d’équipes et au démarrage des tout premiers projets à la fin du premier semestre 2022 est désormais lancée.
L’intérêt de cette expérimentation est réel. Elle permettra de préciser les conditions qui pourraient être retenues en matière de formation et d’expérience des sages-femmes dans la perspective d’une généralisation de cette pratique, ainsi que les conditions d’organisation des établissements de santé. Aussi faut-il envisager comme complémentaires l’expérimentation actuelle et la généralisation éventuelle de cette pratique si l’article 1er bis de la proposition de loi devait être adopté.
Vous le savez, le calendrier parlementaire a été adapté pour permettre à la proposition de loi de parvenir au terme du processus parlementaire grâce à l’action conjointe du Gouvernement et des groupes de la majorité mais aussi d’autres groupes politiques. Je ne peux évidemment pas préjuger de l’issue des débats des prochains jours. Ce que je peux vous dire, en revanche, c’est que les premiers retours de l’expérimentation nous permettront de sécuriser cette généralisation et de faire éventuellement évoluer les conditions de la pratique dans le nouveau décret à paraître. Cette étape préalable est donc essentielle pour préfigurer la généralisation de l’expérimentation et assurer un meilleur accès à l’IVG dans les conditions de sécurité et de confidentialité requises.
Personnes âgées en sursis : Retrait de l’amendement sur le “suicide assisté” au Parlement britannique
Lu sur IFN :
Après un long débat à la Chambre des Lords, (qui forme avec la Chambre des Communes le parlement du Royaume-Uni), Lord Michael Bruce Forsyth, président de la commission des affaires économiques de cette même Chambre, membre du Parti Conservateur, a décidé de retirer l’amendement qui aurait introduit le “suicide assisté” dans le texte du projet de loi sur la santé et les soins.
Plusieurs collègues du Baron Forsyth, issus de l’ensemble du spectre politique, se sont opposés à l’amendement, qui aurait obligé le gouvernement à soumettre au Parlement un projet de loi sur le “suicide assisté” dans l’année suivant l’adoption du projet de loi sur lasanté et les soins.
La raison procédurale à laquelle il est fait allusion est en fait double. D’une part, il existe déjà un texte en cours d’examen par le Parlement, spécifique sur le sujet, à savoir le “projet de loi sur l’aide à mourir”. Ce projet, proposé par la baronne Molly Christine Meacher, a déjà suscité la controverse et a été au centre de nombreux affrontements, à l’intérieur et à l’extérieur des Chambres.
D’une autre manière, comme l’a contesté Lord Daniel Michael Gerald Moylan, également un collègue du Parti de Forsyth, “[…] l’idée que nous puissions imposer au gouvernement quelque chose qu’il ne veut pas faire, pour lequel il n’a pas de mandat électoral et qui ne figure pas dans son programme politique, semble être un abus.”
Au-delà de la simple question de procédure, le débat entre les pairs a toutefois soulevé d’importantes questions de fond. Par exemple, la relation entre l’”aide à mourir” et les soins palliatifs est toujours inversement proportionnelle : là où il y a accès à l’”aide à mourir” au Royaume-Uni, on constate que les soins de fin de vie sont moins bien considérés et offrent moins de qualité qu’ailleurs.
À son tour, Lord Robert Thomas William McCrea, du Parti Unioniste Démocratique, a ajouté lors du débat à la Chambre Haute ‘”[…] qu’un projet de loi sur le suicide assisté, aussi bien intentionné soit-il, modifierait l’attitude de la société à l’égard des personnes âgées, des personnes gravement malades et des personnes handicapées, en envoyant le message que le suicide assisté est une option qu’elles devraient envisager.”
En dehors du Parlement, Catherine Robinson, porte-parole de Right To Life UK, une organisation caritative pro-vie et point de contact de l’Intergroupe Parlementaire pour la Vie, qui regroupe plusieurs partis, s’est exprimée avec force. M. Robinson a déclaré : “Les pairs ont eu raison de critiquer l’amendement de Lord Forsyth sur le suicide assisté, qu’ils considèrent comme non conforme à la procédure, et fondamentalement dangereux dans sa tentative évidente d’assurer la légalisation du suicide assisté. Comme cela a été souligné à plusieurs reprises au cours du débat […], le Parlement examine déjà le projet de loi sur la mort assistée de la baronne Meacher, et a rejeté des centaines d’amendements démontrant à quel point il est peu pratique et peu judicieux.”
La bataille est gagnée, mais pas la guerre : Lord Forsyth a en effet exprimé son intention de présenter à nouveau l’amendement lors de la phase de rapport du projet de loi, prévue entre février et mars.
Lettre d’un père à sa fille sur les élections
Un ami lecteur nous adresse cette lettre qu’il a préparée pour sa fille aînée qui votera pour la première fois en avril prochain. Une bonne synthèse de ce que sont la gauche et la droite.
A télécharger ici:
Il n’y aura jamais de christianisme sans culture
Le séjour de plusieurs romanciers à l’abbaye de Lagrasse a suscité une polémique. Le père Emmanuel Marie, abbé des chanoines de Lagrasse, signe une tribune dans La Croix pour défendre la démarche des écrivains :
« L’Église doit être prête à soutenir ce dialogue avec tous les hommes de bonne volonté, qu’ils soient au-dedans ou au-dehors de son enceinte. » À l’abbaye de Lagrasse, nous avons voulu prendre au sérieux ces mots de saint Paul VI. Le dialogue n’est pas qu’une idée, mais un risque à prendre. Nous avons souhaité courir ce risque, inviter au cœur de notre monastère des écrivains qui voulaient tenter l’expérience. Chacun d’eux a ensuite écrit ce que ce séjour lui a inspiré en un chapitre de ce qui est devenu un livre : Trois jours et trois nuits. Ni sélection à l’entrée, ni censure à la sortie. La règle du dialogue est la liberté.
Il y avait là un enjeu théologique. Nous le savons : « À l’origine du fait d’être chrétien, il n’y a pas une décision éthique ou une grande idée, mais la rencontre avec un événement, avec une Personne : Jésus-Christ. (1) » Nous savons aussi que cette rencontre ébranle la culture, se diffracte en beauté et se dit en un discours. Le Verbe s’est fait chair. Dieu entre charnellement dans la culture de son temps qui devient ainsi le terrain de son dialogue avec l’humanité. Selon les mots du Cardinal Ravasi, « le Verbe s’est fait culture ».
Dès lors, il n’y aura jamais de christianisme sans culture. Elle est l’onde de choc de la rencontre avec le Verbe incarné. Il est des hommes et des femmes qui découvrent la culture chrétienne avant de rencontrer le Christ. Faut-il s’en scandaliser ? Attention aux puritanismes qui excommunient trop vite ces « chrétiens du seuil », ceux qui ne voient que la cathédrale et pas encore la présence divine dont elle est l’écrin.
Qui sommes-nous pour juger un Simon Liberati, narrant dans ce livre son expérience de paix au cœur d’une église plongée dans la nuit, alors que lui-même s’est abîmé dans l’alcool ? Qui sommes-nous pour juger les larmes de Frédéric Beigbeder pendant la liturgie de la messe, lui qui raconte ses débauches nocturnes dans son dernier roman ? Émotion esthétique et superficielle ou début d’une secrète rencontre avec le Christ ? Que celui qui n’a jamais péché jette la première pierre.
Devons-nous juger un Pascal Bruckner s’il pense pouvoir écrire :
« L’abbaye s’inscrit dans une Église post-Vatican II, quand Rome, après un vaste réexamen de sa doctrine, accepte de revenir à une certaine tempérance dans la propagation de la foi. Cette inflexion est capitale : l’abandon de la conversion violente a constitué une formidable avancée et explique pourquoi le christianisme est devenu synonyme de douceur » ?
Qui sommes-nous pour juger de l’incompréhension de l’athée de culture musulmane Boualem Sansal devant le Concile ou des interrogations de Frantz-Olivier Giesbert devant le magistère pontifical ? Quelle attitude adopter : l’écoute, l’explication bienveillante ou la condamnation méprisante et cléricale ?
Faut-il rejeter Louis-Henri de La Rochefoucauld, lorsqu’il remarque, toujours dans cet ouvrage :
« J’ai du mal à me reconnaître dans les catholiques actuels. Ils font de plus en plus de politique, se replient sur des discours identitaires, se passionnent pour la morale… On mobilise de plus en plus le christianisme comme un porte-avions patrimonial dans la bataille civilisationnelle et culturelle. Le christianisme vient du Christ et on l’en évacue comme quelque fâcheux. C’est un comble. »
Pour d’autres, au contraire, comme Sylvain Tesson, c’est le christianisme comme art de vivre qui est touchant. L’écrivain critique le dogme catholique, mais s’émerveille devant « l’ordre des jours anciens ». Certains se scandalisent. Mais nul n’est maître des conditions de la rencontre avec Jésus. On devrait, c’est une sage recommandation du pape François, se méfier d’une forme de pharisaïsme qui consisterait à décerner des brevets de christianisme aux uns et à jeter l’anathème sur les autres parce qu’ils n’ont pas encore découvert la personne de Jésus, mais seulement la culture qu’il a fait naître.
Des adversaires du pape François ?
On comprend que les héritiers anticléricaux de l’idéologie de Mai 68 puissent considérer la culture comme leur « jardin réservé » et refuser a priori qu’un homme de lettres puisse écrire à propos d’une expérience religieuse. On s’étonne en revanche de lire sous la plume de frères chrétiens des accusations gratuites : « intégriste », « adversaires du pape François », « Anti-Vatican II ». N’a-t-on pas vu une tribune sur le site de La Croix affirmer que l’admiration du « passé catholique » par ces écrivains irait forcément naviguer dans les eaux d’un Maurras, voire d’un Éric Zemmour ?
Gardons-nous donc de la tentation puritaine. Prenons au sérieux l’enseignement de Vatican II : « L’Église fait route avec l’humanité et partage le sort terrestre du monde. (2) » Gustave Thibon nous y invitait déjà, lui qui affirmait que partout où le christianisme s’était implanté il y avait eu « alliage » : « Refuser l’alliage, refuser l’ambiguïté, c’est refuser la vie, c’est refuser les contradictions qui sont inhérentes à ce monde, et qui ne se dénouent que dans l’Éternel. » Dialoguer avec le monde de la culture revient à prendre le risque de cet alliage, celui-là même couru par Jésus prenant notre chair.
Dialoguer n’est pas approuver tout ce que dit l’interlocuteur. Mais « dans le dialogue on découvre combien sont divers les chemins qui conduisent à la lumière de la foi » (Paul VI).
Nombreux sont ceux qui vivent loin du point d’impact où Dieu a touché la terre. Avec ces hommes placés aux périphéries de l’onde de choc, le pape François nous invite à dialoguer. Nous croyons que l’enjeu est vital.
(1) Benoît XVI, Deus caritas est, 1.
(2) Concile Vatican II, Gaudium et spes, 40.
Le cardinal Marx défend l’ordination d’hommes homosexuels
Le cardinal Reinhard Marx a tenu une conférence de presse à Munich. Il a affirmé que la synodalité était « la condition de base pour une nouvelle Eglise » et que l’homosexualité ne devrait pas être une restriction à la « capacité de devenir prêtre ».
« Comment faire face à l’homosexualité des prêtres ? » « Tout le monde n’est pas obligé de déclarer [aux autres] son propre penchant sexuel, qu’il soit hétérosexuel ou homosexuel. C’est à lui de décider.
« Mais s’il le fait, alors cela doit être respecté et il ne s’agit pas d’une restriction de sa capacité à devenir prêtre. C’est ma position et nous devons la défendre. »
Ces commentaires font suite au coming-out par plus de 120 prêtres, employés d’église et autres laïcs allemands, dans un documentaire télévisé en début de semaine. Le groupe de pression “OutinChurch” cherche à renverser l’enseignement catholique sur l’immoralité des actes homosexuels.
L’appel du cardinal Marx à l’ordination d’hommes homosexuels est en contradiction avec les déclarations répétées du Saint-Siège interdisant le séminaire et les ordres sacrés aux personnes qui « pratiquent l’homosexualité, manifestent des tendances homosexuelles profondes ou soutiennent la soi-disant “culture gay” ».
Une instruction de 2005 de la Congrégation pour l’éducation catholique stipule que
« si un candidat pratique l’homosexualité ou présente des tendances homosexuelles profondes, tant son directeur spirituel que son confesseur ont le devoir de le dissuader en conscience de procéder à l’ordination », et qu’« il serait gravement malhonnête de la part d’un candidat de dissimuler sa propre homosexualité afin de procéder, malgré tout, à l’ordination ».
Publiée sous le pontificat de Benoît XVI, cette instruction a été réitérée dans un document de 2016 de la Congrégation pour le clergé sur la formation des prêtres.
Le cardinal Marx, dont la renonciation a été refusée par le pape, est-il en communion avec l’Eglise ? Un prêtre de son diocèse peut-il concélébrer avec cet évêque ?
Chronique des cinglés
Des entreprises, des universités et des gouvernements bienveillants se sont pliés en quatre pour satisfaire les demandes insatiables du lobby transgenre radical. Entre autres choses, ils ont autorisé les hommes biologiques qui s’identifient comme des femmes, même si ces hommes n’ont pas reçu de diagnostic de dysphorie de genre ou décident de conserver leur anatomie masculine, de concourir dans des équipes sportives féminines, d’utiliser des vestiaires, des douches et des toilettes féminins, et de séjourner dans des refuges pour femmes victimes de violence domestique.
La folie de ces politiques peut être observée dans le cas de Lia Thomas, un homme biologique qui s’identifie comme une femme tout en conservant son anatomie masculine. Thomas a été autorisée à faire partie de l’équipe de natation féminine de l’université de Pennsylvanie et a déjà battu plusieurs records féminins. Dans le même temps, les autorités universitaires ont ignoré de manière flagrante les préoccupations légitimes de ses coéquipières en matière de respect de la vie privée, car elles devaient partager les vestiaires et voir son anatomie masculine. Le monde est vraiment sens dessus dessous.
Aujourd’hui, Apple, l’une des entreprises les plus ” woke ” du monde, a décidé de faire monter les enchères en s’inclinant devant les dieux radicaux du transgenre et en dénigrant encore plus les femmes. Comme le rapporte Fox Business, Apple a maintenant produit un emoji “personne enceinte” et un emoji “homme enceinte” pour les utilisateurs d’IPhone.
François Hollande, un caillou dans la chaussure de Macron ?
La vengeance est un plat qui se mange froid :
L’ancien président s’est, en effet, réjoui en petit comité de la victoire de Christiane Taubira et, surtout, du mauvais score d’Anne Hidalgo arrivée derrière Yannick Jadot, Jean-Luc Mélenchon et même Pierre Larroutourou, nantie de la mention passable…
D’ici quelques jours, le Parti socialiste devrait donc débrancher la maire de Paris, Anne Hidalgo, qui ne dépasse pas 4% dans les sondages, et se chercher un remplaçant capable de sauver les meubles. Autrement dit, faire plus de 5% pour obtenir le remboursement des frais de campagne et être en mesure de sauver suffisamment de sièges de députés aux prochaines législatives pour former un groupe. Ce sauveur de la dernière heure ne serait autre que François Hollande, dont le titre du dernier livre, « Affronter », était largement prémonitoire. Que diable irait-il faire dans cette galère ? Deux choses, selon ses proches : sauver la gauche de gouvernement qui risque la disparition pure et simple ; et accessoirement, chiper assez d’électeurs à Emmanuel Macron pour l’empêcher de réussir un bon premier tour. La vengeance reste un ressort puissant en politique et un plat qui se mange parfois très, très froid.
La culture de mort des Jeunes avec Macron
Parce que c’est notre projet. Voilà l’intitulé du livret de propositions présenté hier par l’équipe dirigeante des Jeunes avec Macron (JAM).
Outre la légalisation du cannabis, ils proposent d’autoriser l’euthanasie.
Donner le droit à mourir dans la dignité. Reconnaissant que “le sujet de la fin de vie est éminemment difficile et intime”, et sensible au sein de la majorité, les JAM plaident pour “aller plus loin et légiférer” via l’adoption d’une “loi sur une fin de vie libre et choisie”, soit le nom de la proposition déposée par le député (LT) de Charente-Maritime Olivier FALORNI et soutenue par une large partie des députés REM mais jamais réinscrite à l’ordre du jour.
Sans oublier l’adaptation aux changements de genre, qu’ils voudraient rendre possible dès l’âge de 15 ans avec l’accord des parents.
Ils en profitent pour proposer l’instauration d’un « passe écologique » : une aide financière (d’un montant inconnu) destinée aux jeunes de 18 à 25 ans afin d’acheter des fruits et des légumes bio, de réparer un vélo ou s’offrir un véhicule propre.
Ils veulent interdire la chasse à courre. Mais pas le massacre des petits d’homme.
Les JAM proposent que les partis ne respectant pas la parité soient interdits de se présenter aux législatives. S’il suffit de changer de genre pour respecter la parité…
Le vote par correspondance figure aussi dans leur projet.
Ces jeunes économistes proposent d’instaurer un « héritage citoyen » : un prêt octroyé aux jeunes défavorisés. Un geste qui pourrait coûter jusqu’à la coquette somme de 50 000 euros.
Dans le monde du travail, ils prônent rien de moins que la « syndicalisation obligatoire » de tous les salariés.
L’Ordre de Malte : désormais une ONG ?
De Bernard Antony :
« Tous ensemble, avec l’aide de Dieu et l’intervention directe du Saint-Père, nous trouverons la voie juste pour accomplir la réforme de notre ordre aimé ».
Autrement dit, par delà l’aide de Dieu, le pape se chargera en personne de régler l’affaire !
Cette phrase, plutôt stupéfiante, vient en conclusion du courrier du Cardinal Silvano Tomasi aux principaux responsables de l’ordre de Malte.
Ce dernier est l’homme auquel François a donné en 2021 tous les pouvoirs pour réformer l’ordre de Malte, dans une ligne de totale transformation et soumission au Saint-Siège actuel.
Néanmoins, ce samedi, l’article sur la question de l’éminent chroniqueur religieux du Figaro Jean-Marie Guénois était sous-titré :
« l’annexion de l’ordre de Malte par le Vatican évitée in extremis ».
Guénois commençait ainsi son papier :
« Le spectre de la décapitation de l’ordre de Malte s’éloigne mais le couperet n’est pas passé loin. »
Hélas, ce mardi, changement de décor : sous le titre « Le pape reprend en main l’ordre de Malte », l’annonce qu’ « il aura fallu moins de 24 heures pour que l’ordre de Malte replonge dans la crise ».
Mais quelle est donc la teneur de cette crise ? Une opposition entre des dirigeants de l’ordre de Malte qui seraient des conservateurs et un pape progressiste ? Que nenni !
La vérité c’est que la majorité des dirigeants de l’ordre et au premier chef son grand chancelier Albert Freiherr von Boeselager souhaitent une réforme visant notamment à permettre un plus large recrutement et un rajeunissement de ses plus hauts responsables : une réforme, pas une révolution !
Or François, toujours « un poco furbo » (« rusé ») selon son propre aveu en début de pontificat a bel et bien vu dans la nécessité d’une réforme de l’Ordre l’occasion d’une véritable révolution selon les principes qui sont les siens, non seulement de gouvernement autocratique de l’Eglise, mais même « jacobin » pourrait-on dire analogiquement avec l’idéologie politique.
Depuis mille ans, depuis la fondation de l’ordre de Malte, le Saint Siège en respectait la « souveraineté » conforme à sa vocation chrétienne chevaleresque et caritative. Et l’ordre de Malte, bien sûr, demeurait en tout de qui touchait à la foi et aux mœurs entièrement soumis au Saint Siège.
Mais, quels que soient ses discours, François a une fois encore agi comme « le pape dictateur » décrit sous ce titre dans l’ouvrage d’Henry Sire. (Presses de la Délivrance) Et son couperet est tombé !
On sait aussi, selon ses dires, combien il est attaché à la valeur et à l’usage de la praxis, mot spécifique du vocabulaire marxiste-léniniste. Dans cette affaire de ce qu’il faut bien appeler « la déconstruction » de l’ordre de Malte, il a en moins de 24 heures ainsi usé du mode léniniste d’avancée révolutionnaire (une marche en avant, puis un recul tactique puis une nouvelle avancée).
Bref, dans l’affaire de l’ordre de Malte, le pape Bergoglio a usé une fois encore de ce que Guénois qualifie de « passage en force ».
Ce que préconise Lénine dans « les 24 conditions de Moscou » lorsque le moment n’est plus aux « louvoiements et aux compromis tactiques ».
Qui ne le voit ? Que ce soit dans l’ordre de son immigrationnisme islamophile, dans celui de sa bienveillance pour des personnalités militantes de la ramification LGBTQ, dans celui de sa fascination pour la Chine rouge, dans celui de sa complaisance pour l’avorteur Biden, François est hélas, à sa manière et à son si haut niveau, un adepte de la révolution « woke ».
Et pour ce qui est de l’évolution culturelle de l’Eglise Catholique, ne l’est-il pas de la « cancel culture » ?
Mais cet autocrate n’appuie t-il pas aussi le totalitarisme vaccinocratique en préconisant sans nuance la vaccination obligatoire et multiple de l’humanité entière ?
Quant à l’ordre de Malte, ne va-t-il pas devenir avec lui, désormais, une moderne et très idéologique ONG ?
Combien de temps encore, ce pape, nuisible en tant de domaines, continuera t-il dans son triste apostolat de déconstructionniste ?
La députée européenne Maxette Pirbakas (RN) rejoint Eric Zemmour
C’est le Figaro qui annonce ce nouveau ralliement :
“(…) Avec ses quelque 2,6 millions de compatriotes, représentant à eux seuls près de 4% du corps électoral, les outre-mer sont pourtant loin d’être à négliger (…) Selon nos informations, Eric Zemmour devrait se rendre à La Réunion à la fin du mois de février. Pour porter sa voix dans les douze territoires ultramarins et travailler à des propositions spécifiques, le candidat de Reconquête! peut d’ici là compter sur une nouvelle prise de guerre: Maxette Pirbakas.
L’eurodéputée Rassemblement national, dont le nom circulait déjà depuis plusieurs jours, officialise au Figaro sa rupture avec le parti de Marine Le Pen et son ralliement à Éric Zemmour :
«C’est quelqu’un qui n’est pas politicien. Je me retrouve en lui. Il est à l’écoute, il ne prétend pas parler à la place des Ultramarins», confie l’agricultrice guadeloupéenne de 46 ans (…)
Quatre élus marseillais quittent le groupe RN pour rejoindre…Marine le Pen
Rien ne va plus au RN et cela devient très compliqué à suivre. A Marseille, Stéphane Ravier soutient Sophie Grech qui a donné son parrainage de conseiller régional à Eric Zemmour mais souhaite qu’elle reste au sein du groupe municipal RN qu’il dirige. Il veut réaliser l’union en vue du deuxième tour :
Quatre élus, Franck Allisio, Eléonore Bez, Gisèle Lelouis et Arezki Selloum, annoncent quitter le groupe RN, après que l’élue Sophie Grech a apporté son parrainage à Eric Zemmour.
“Stéphane Ravier a refusé que Sophie Grech quitte le groupe“, a déclaré Franck Allisio, vice-président du groupe RN Paca et conseiller municipal de Marseille, lors d’une conférence de presse.
“Notre position est simple : nous ne pouvons pas cohabiter dans un groupe RN avec une élue qui a apporté son parrainage à Eric Zemmour.(…) Y rester ça serait cautionner”.
“Je ne suis pas au courant” , a réagi Stéphane Ravier.
“On ne peut pas être pris en otage. On veut que Stéphane nous entende. On quitte le groupe mais on le réintègre s’il le souhaite, dès qu’on a clarifié la situation“.
Après les événements d'hier, je réunis ce soir les élus de mon groupe municipal où tous les patriotes marseillais ont leur place. Sophie Grech, comme les autres, peut compter sur mon amitié. Le rassemblement contre le macronisme se fera par la discussion. pic.twitter.com/Xt506diBEt
— Stéphane Ravier (@Stephane_Ravier) February 1, 2022
La France prie : plus de 2210 chapelets dans toute la France
Cette initiative de laïcs catholiques souhaite promouvoir et multiplier la récitation du chapelet pour la France dans l’espace public pour confier ainsi cet espace à la Sainte Vierge et obtenir d’Elle le retour de la paix et de la liberté dans le respect du droit naturel dans la société française.
Cliquez sur un point de la carte pour voir le jour et l’heure. Si aucun jour n’est précisé, alors le chapelet a lieu le mercredi.
- De quoi s’agit-il ? Récitation du chapelet sur la place publique, au mieux avec des cierges bénis laissés sur place.
- Quand ? De préférence le mercredi soir à 18 heures, en union avec de nombreux groupes à travers le monde.
- Où ? Dans chaque quartier de nos villes, dans chaque village de France, devant un calvaire, une église, une statue dont notre pays est parsemé.
- Qui ? Toutes les personnes de bonne volonté qui souhaitent réciter le chapelet. Que l’on soit seul, en famille, avec des amis, avec ou sans prêtre, chacun dans son village ou son quartier.
- Comment ? Debout, à genoux, chacun comme il le souhaite et comme la météo le permet, à voix haute sans haut-parleur. Si un prêtre est présent, il lui est réservé de faire une petite intervention à caractère purement religieux et de bénir les participants en fin de chapelet. On peut aussi chanter quelques chants et prier Saint-Joseph. Durée conseillée : au total environ 30 minutes.
- Pourquoi ? Pour confier notre pays qui subit actuellement une crise sociétale des plus graves de son histoire à la Très Sainte Vierge Marie et l’implorer pour qu’elle vienne en aide à ses habitants.
- Dans quel but ? Il s’agit de poser un acte public de prière et de témoignage de notre Foi et donc de réciter ce chapelet en public partout en France pour ainsi mettre le domaine public sous la protection de la Sainte Vierge.
- Jusqu’à quand ? Jusqu’à ce que la crise actuelle se soit résolue de manière pacifique et que la paix et la liberté soient revenues dans notre société
La France de Macron veut instrumentaliser la présidence de l’Union Européenne
ONE OF US, un collectif de citoyens de tous les pays européens connu pour avoir réussi l’Initiative Citoyenne Européenne la plus importante à ce jour (1,7 million de citoyens signataires), lance une nouvelle campagne pour demander à l’UE de prioriser comme valeur la protection des êtres humains au tout début de leur vie.
Il y a urgence car dans certains pays la vie des enfants à naitre est ouvertement menacée par l’avortement jusqu’à 9 mois et les expérimentations de programmes de recherche.
Parce que cette année l’Europe lance une réflexion sur ses valeurs et que la France vient de prendre la présidence de l’UE, One Of Us a créé des cartes de vœux. Ces cartes ont pour vocation de célébrer 2022 sous le sceau de l’amour, de l’espérance, de la sagesse et du respect des autres, surtout des plus fragiles.
Réveillez les consciences en diffusant des cartes ONE OF US :
Selon Ouest-France, les milices antifas sont des “spectateurs”
Arrivée mouvementée pour Marine Le Pen au commissariat de Brest, ce mardi.
La candidate à la présidentielle a été chahutée par des spectateurs. pic.twitter.com/jLJfzDPEla
— Ouest-France (@OuestFrance) February 1, 2022
Comment @OuestFrance ?
Vous osez qualifier 17 punks à chiens qui vivent dans le squatt près du commissariat de Police de "spectateurs" ?
Vous devriez vous indigner de leur volonté d'empêcher ( en vain..) une candidate à la Présidentielle de faire campagne!!#Brest @MLP_officiel https://t.co/xX4cE2Cpt3— Gilles Pennelle (@GillesPennelle) February 1, 2022
La fuite de Trudeau : panique chez les élites ?
Edito de François Billot de Lochner :
Le jeune Trudeau, Premier ministre du Canada, répond à toutes les caractéristiques des mondialistes libertaristes : il déconstruit à tour de bras, affiche un profond mépris pour les classes populaires, exhibe sans complexe son homosexualité, vénère Macron et réciproquement, professe à tour de bras l’idéologie gay, maintient une dictature sanitaire impitoyable etc.
Pour résumer simplement les choses, Trudeau adhère en profondeur au macronisme le plus pur, si l’on peut accoler le mot « macronisme » et le mot « pureté ». Sous son impulsion, le Canada se range dans la catégorie des pays les plus répressifs en termes de lutte contre le covid.
Les Canadiens n’ont pas réagi comme les Français : alors que la résistance française à la dictature sanitaire n’a jamais faibli depuis janvier 2021, sous l’impulsion, notamment, du courageux Florian Philippot, les Canadiens ont semblé accepter les restrictions considérables de liberté concoctées par Trudeau.
La contestation a commencé à émerger depuis plusieurs mois, et son point d’orgue a donc consisté à organiser d’immenses convois de poids-lourds convergents vers Ottawa, afin d’organiser le blocage de cette ville.
De façon tout à fait extraordinaire, le Premier ministre a disparu : une fuite en bonne et due forme, digne de celle de de Gaulle, en mai 68, à Baden-Baden. Pourtant, Ottawa n’était menacée que par des poids-lourds, quand de Gaulle, lui, affrontait une véritable révolution.
Cette peur panique du jeune Trudeau est un signe intéressant : les élites mondialisées ont une apparence d’extrême dureté, mais peuvent être totalement déstabilisées par des mouvements populaires qu’ils ne peuvent comprendre, puisqu’ils les méprisent absolument.
Question subsidiaire : comment le Premier ministre d’un grand pays, doté d’une armée solide et de forces de l’ordre puissantes, peut-il avoir paniqué au point de fuguer comme un gamin irresponsable ? Cette fuite est assez significative : elle montre la faiblesse de ceux qui apparaissent forts mais ne le sont pas autant qu’ils apparaissent, et la force de ceux qui sont considérés, sans doute trop rapidement, comme faibles. Ce qui peut ouvrir des perspectives intéressantes, à l’avenir.
Pie XII a sauvé 15 000 juifs et averti les Américains, qui ne l’ont pas cru, du génocide juif
L’archiviste en chef du Bundestag (la chambre basse du Parlement allemand), Michael Feldkamp, participe depuis plusieurs années à des recherches historiques sur le Pape Pie XII. Michael Feldkamp collabore avec l’archiviste du Vatican Johannes Icks. Il est interrogé sur Radio Vatican :
Michael Feldkamp, vous avez récemment été dans les archives du Vatican et avez vu des documents jusqu’ici inconnus sur Pie XII, avant et après son élection au trône de Pierre. Selon vous, qu’y a-t-il de nouveau dans la recherche sur Pie XII que le grand public ne connaît pas encore ?
Tout d’abord, nous, en Allemagne, ne sommes pas les seuls à faire des recherches sur Pie XII. Il n’y a pas que des historiens dans ce domaine, mais aussi des journalistes – dont nous avons également besoin comme multiplicateurs. Ce qui est nouveau maintenant, et ce que nous avons toujours su jusqu’à présent, c’est qu’Eugenio Pacelli, c’est-à-dire Pie XII, était au courant de l’Holocauste très tôt.
En ce qui concerne l’extermination systématique des juifs d’Europe, Pie XII a envoyé un message au président américain Roosevelt en mars 1942 – deux mois après la conférence de Wannsee. Il l’a averti que quelque chose se passait en Europe dans les zones de guerre. Ces messages n’ont pas été considérés comme crédibles par les Américains. Nous savons aujourd’hui (…) que Pie XII était confronté à la persécution des juifs presque quotidiennement. Tous les rapports lui ont été présentés et il a créé son propre bureau au sein de la deuxième section de la Secrétairerie d’État, où le personnel doit s’occuper exclusivement de ces questions. Il y avait Mgr Domenico Tardini – qui devint plus tard un cardinal important lors du Concile Vatican II – et il y avait Mgr Dell’Acqua, lui aussi plus tard cardinal. Il est également considéré comme l’un des principaux auteurs de la Constitution du Concile Vatican II sur la réconciliation avec les juifs (Nostra Aetate).
Pendant la Seconde Guerre mondiale, ces dirigeants étaient en contact très étroit avec Pie XII, lui rendant compte quotidiennement des persécutions et des déportations de masse, ainsi que du sort individuel des personnes qui s’adressaient à eux. Et ce qui est passionnant aujourd’hui, c’est que nous pouvons estimer que Pie XII a personnellement sauvé environ 15 000 juifs grâce à ses propres efforts: ouverture de monastères, transformant les cloîtres afin que des personnes puissent y être cachées, etc. Tout ceci est une énorme sensation ! Les pièces d’archives que j’ai trouvées maintenant au Vatican me montrent avec quelle précision Eugenio Pacelli a été informé.
Vous affirmez que ce que Pie XII a dit sur le sort des juifs n’était pas considéré comme crédible par la partie américaine, pour ainsi dire. Comment a réagi le Saint-Siège, mais aussi le Pape Pie XII ?
Il s’agit de correspondance diplomatique, seules les lettres qu’ils ont reçues sont confirmées. Il est toutefois intéressant de noter que le président des États-Unis ou ses collaborateurs du département d’État ont contacté Pie XII à plusieurs reprises pour obtenir des informations sur des cas individuels…
Le soutien du Pape Pacelli aux juifs est allé si loin que la Garde palatine papale, une sorte de garde du corps du Pape comme la Garde suisse d’aujourd’hui, a été impliquée dans des combats avec les Waffen-SS, avec des soldats de la Wehrmacht, pour cacher des juifs dans la basilique romaine de Sainte-Marie-Majeure. Maintenant, vous pouvez voir et prouver tout cela. Je suis reconnaissant que nous ayons ouvert ces archives au Vatican. De cette façon, nous pouvons maintenant corriger beaucoup de ces vagues suppositions ou même accusations.
Par-dessus tout, il y a l’accusation selon laquelle Pie XII n’a rien fait et est resté silencieux. Le problème du silence est toujours là, bien sûr. Mais maintenant, on peut considérer que c’est raisonnable, étant donné qu’ici, il a conduit des gens à se cacher dans des opérations secrètes. À cette époque, il ne pouvait pas attirer davantage l’attention du public sur lui en organisant des manifestations ou en rédigeant des notes de protestation, mais pour détourner l’attention, il a mené des négociations avec l’ambassade d’Allemagne et la police italienne, voire avec Benito Mussolini et le ministre italien des Affaires étrangères, etc. Il a toujours essayé d’obtenir le plus possible par la négociation. […]
Une société qui rembourse mieux l’avortement que l’accouchement, pourrait-elle se prétendre experte en humanité auprès des plus âgés ?
Dans Valeurs Actuelles, le père Danziec revient sur le livre choc Les Fossoyeurs (Fayard) concernant le traitement de nos anciens dans les maisons de retraite :
De Marcel Jullian, l’histoire se souvient, qu’après avoir été nommé directeur des programmes de l’ORTF suite à l’élection de Valéry Giscard d’Estaing en 1974, il devint le fondateur d’Antenne 2. D’un tempérament libre et indépendant, habité par un amour tout romantique de la monarchie, il n’était pas seulement un homme de télévision. Il fut aussi un homme de plume. Écrivain, dialoguiste, féru de poésie. À l’ombre du réalisateur de génie Gérard Oury, beaucoup ignorent ainsi que le rédacteur des scénarios de La Grande Vadrouille, du Corniaud ou de La Folie des grandeurs, c’était lui.
En 1995, à l’automne de sa vie, Marcel Jullian entreprit de rédiger une Lettre ouverte à son grand-père qui avait le tort d’avoir raison (Albin Michel). Les phrases sont courtes et alertes. Elles ont le parfum de la nostalgie et la saveur de caresses fugaces. On sent chez l’auteur le besoin de reprendre contact avec un être cher qui portait, au-delà de sa personne, tout un univers avec lui. En guise d’avertissement, Marcel Jullian explique sa démarche :
« En douce, à l’âge tendre, avec une grande économie de phrases et une bonté lucide, il m’a mis bien des choses précieuses dans la tête. Et à sa mort, trop tôt venue, il m’a légué sa canne pour marcher droit. Aujourd’hui, je lui adresse cette lettre ouverte. Pour lui dire merci. »
Il y a toujours noblesse à faire œuvre de piété filiale. Albert Camus s’y était attelé à l’endroit de son maître d’école lorsqu’il reçut son prix Nobel de littérature. Rendre hommage aux humbles, aux fragiles et à ceux que l’histoire oublie trop vite participe d’une forme de droiture. Si la vieillesse est un naufrage, il est juste et doux de secourir les naufragés.
Société individualiste versus esprit évangélique
Mais alors, qu’avons-nous fait pour en arriver là ? La récente publication de l’enquête atomique Les Fossoyeurs (Fayard) révèle, une fois encore, le mal-être d’une société individualiste qui peine, à défaut d’en construire de nouveaux, à maintenir des espaces de paix et de sociabilité. Son auteur, Victor Castanet, dénonce en 400 pages les importantes dérives lucratives des établissements pour personnes âgées dépendants du groupe Orpea. On y découvre le rationnement des produits de santé et de nourriture subi par certains résidents, les combines autour de l’utilisation des dotations publiques pour effectuer des économies à tout prix ou encore la dissimulation vis-à-vis des familles des pensionnaires qui croient offrir à leurs proches un quotidien sinon agréable au moins décent et qui, en réalité, se trouvent dupées quant aux services réellement fournis.
La Providence ayant le goût du clin d’œil, l’hebdomadaire France catholique – qui gagne à être connu – vient de proposer, dans l’un de ses numéros de janvier, tout un dossier consacré à la vieillesse. On y lit notamment le récit d’une immersion dans une maison religieuse atypique : un monastère contenant en son sein un Ehpad. L’abbaye bénédictine de Faremoutiers (Seine-et-Marne) accueille en effet depuis 1980 des religieuses âgées et diminuées. La communauté compte sept religieuses valides pour dix-huit qui bénéficient de soins médicaux prodigués par une infirmière coordinatrice entourée de six aides-soignantes, deux personnes de ménage et une cuisinière. Un lieu de paix, de recueillement et de hauteur loin des turbulences du monde. Les religieuses vaquent à la prière et à la lecture et, entre les deux, rient comme des enfants. L’une des sœurs se confie :
« Le vieillissement est un détachement : dans cette progressive inadaptation aux choses humaines, je vois une désadaptation au monde… pour s’adapter à une autre réalité. C’est comme le papillon dans sa chrysalide qui se prépare à s’envoler… »
Transmission et complémentarité : l’importance de nos anciens
Hélas, la déchéance physique devient inaudible pour notre monde hédoniste qui fonde le bonheur sur les seules vertus de la matière. À propos de la question du grand âge, le contraste se fait saisissant entre les contradictions d’une morale laïque désincarnée et la cohérence de la sagesse antique et chrétienne sur les fins dernières. « Quand un homme a fini, c’est alors qu’il commence », trouve-t-on dans les Écritures (Si 18,6). Sophocle ne dit pas autre chose en mettant dans la bouche d’Œdipe, pauvre et aveugle : « C’est quand je ne suis plus rien que je deviens vraiment un homme. » La période du Covid aura été révélatrice des limites d’un humanisme sans Dieu – à tout le moins sans transcendance – apparaissant incapable de devenir aussi humain qu’il l’ambitionne. Autant l’inédit du premier confinement pouvait excuser en partie la difficulté des responsables politiques à trouver l’attitude la plus ajustée pour prendre en compte les aînés reclus dans leur Ehpad. Autant le deuxième confinement n’a fait que confirmer ce traitement dramatique des personnes âgées. Sous couvert de les protéger de la mort, nos anciens souffraient en réalité d’un manque cruel de considération. Isolés dans leur chambre, prisonniers dans leur chair, ils étaient finalement victimes d’un égoïsme qui ne dit pas son nom. Comment s’en étonner ? Une société qui rembourse mieux l’avortement que l’accouchement (100 % contre 70 %), pourrait-elle se prétendre experte en humanité auprès des plus âgés ?
L’enquête réalisée auprès des établissements Orpea rappelle à juste titre une vérité que notre société ferait mieux de ne pas oublier : la gratuité, le don, l’attention ne peuvent être l’objet de calculs ou de rentes. Certes le mélange des trois générations dans les chaumières d’autrefois avait sa part d’inconfort et de sacrifices. Mais il possédait aussi ses vertus. De ses grands-parents, on apprenait l’économie des paroles et des gestes, on se rassurait de leur calme si propre à celui des vieilles troupes, on goûtait leur recul quant aux défis de l’existence. L’ancien reste celui qui temporise, qui jugule, qui conseille. Celui qui peut se prévaloir d’être, par son âge, synonyme de sage.
Difficile de ne pas regarder avec ironie l’énergie dépensée pour un vivre-ensemble idéal quand dans le même temps la logique de la postmodernité se satisfait de l’archipellisation des générations. Comme un symbole, la loi « grand âge », promesse d’Emmanuel Macron, a disparu de l’agenda présidentiel. La transmission, la complémentarité, la fusion si favorables à la pacification des mœurs et de la vie se trouvent remises au placard. Même dans le monde ecclésiastique, il peut y avoir une certaine méprise. La pastorale qui se focalise sur la jeunesse (messe des jeunes, rassemblements étudiants…) sectorise le peuple des âmes et fait perdre de vue que la nef des fidèles doit conserver ce charme unique de rassembler sur ses bancs jeunes et moins jeunes, riches et pauvres, ouvriers de la première comme de la dernière heure. Le prêtre lui-même, je peux en témoigner, trouve dans la visite des personnes âgées souvent plus de réconfort pour son âme et d’enthousiasme pour son ministère qu’un « caté pizza » pour lycéens. Pourquoi ? Parce que, comme le chante Moustaki, les anciens nous aident à « remettre au présent tout ce qui s’est passé », quand tous les autres écoutent, eux entendent.
Marcel Jullian ignorait sans doute revêtir la tunique d’un prophète lorsqu’il fustigeait il y a trente ans les institutions qui manquaient à leur devoir :
« Aujourd’hui, moins par le jeu des moralités qui déclinent que par celui des institutions finalement délétères, on ne sait plus ce que vaut la main qu’on vous tend et ce qu’elle vous veut. Une aumône, un bakchich, une trahison ou une amitié. »
Un grand-père, un ancien, un aîné, ça sert justement à y voir clair. Et c’est justement de se passer d’eux dont notre société meurt.
Une organisation bien huilée
Jeanne Smits a traduit les observations, analyses et commentaires de la Canadienne, Hilary White, qui s’émerveille devant l’organisation, le calme, la parfaite gestion d’un événement de grande envergure qui a mobilisé des milliers et des milliers de camions en vue de bloquer le centre d’Ottawa pour reconquérir les libertés ravies au Canadiens sous prétexte de lutter contre la « pandémie du COVID » – en particulier la liberté vaccinale.
Voici le reportage de LifeSiteNews :
Bernard Antony votera Zemmour
Le président de l’Agrif a fait son choix :
J’ai redis ce mercredi dernier dans mon émission de la Réplique sur Radio Courtoisie mon choix en faveur d’Éric Zemmour pour la prochaine élection présidentielle. Et j’ai répété aussi ma formule : « Je suis zemmourophile, pas zemmourolâtre », signifiant mon adhésion à la plupart de ses positions mais nullement que je les approuvais toutes et pour certaines, non sans nuances.
Je suis ainsi très heureux de l’article de Michel Léon qui sera publié dans le prochain numéro (384) de Reconquête et titré « Zemmour et les patriotes doivent comprendre que le réflexe jacobin n’est ni national ni intégrateur ».
J’ai éprouvé ces jours-ci une certaine commisération pour Marine Le Pen lâchée ou risquant de l’être par nombre de ses cadres et élus. Marine, jadis, m’avait méchamment prêté des propos à son encontre que je n’avais nullement tenus. Et il m’arriva aussi de répondre à quelques de ses jugements incohérents sur le catholicisme dans un petit livre titré « Devoir de réponse » sous-titré « Marine Le Pen sur la foi catholique et la République », et consistant en un entretien avec Cécile Montmirail (19 euros franco de port. À commander au Centre Charlier : 01 40 51 74 07).
J’ai pardonné à Marine.
Comme je soutiens Zemmour, je ne souhaite évidemment pas qu’elle soit en compétition pour le deuxième tour de l’élection. Mais si tel était le cas, en considération de l’intrinsèque perversion de la politique totalitaire de Macronéron, je voterais et appellerais à voter pour elle ; et si elle était par bonheur élue, alors, ne lui en déplaise, je prierais le Saint Esprit pour qu’Il l’assiste.
Zéro conviction
« Être dans le vent : une vocation de feuille morte. » Gustave Thibon
Invitée dans l’émission Mission Convaincre sur LCI, la candidate LR à la présidentielle a précisé sa position sur des sujets sur lesquels elle a retourné sa veste.
Elle affirme ne pas vouloir revenir sur la loi Taubira ni la PMA, à condition que l’enfant puisse connaître son origine. Elle s’est dite en revanche fermement opposée à la GPA. Pour l’instant.
Au fil des années, ses engagements ont en effet semblé fluctuer : elle avait notamment défendu une “union civile” plutôt qu’un mariage pour les homosexuels avant le passage de la loi, puis a refusé de revenir sur ce texte.
Interrogée quant à ses changements de position par une adhérente du Mouvement Conservateur, Valérie Pécresse a répondu que “la vie vous fait évoluer”.
“Je suis humaine aussi, je rencontre des gens et cela me fait évoluer. Ceux qui n’évoluent jamais ont de la chance qu’elles n’évoluent pas, moi ce n’est pas mon cas, mes convictions évoluent avec celles de la société”. “Il faut me croire”.
Percée de la droite populiste au Portugal
Le populiste André Ventura, du nouveau parti de droite décomplexée Chega, avait obtenu aux législatives de 2019 un score de 1,3%. Lors de l’élection présidentielle de janvier 2021, il avait obtenu environ 12%.
Aux élections législatives du 30 janvier qui ont vu la victoire d’un socialiste, Chega a obtenu la 3e place avec plus 7% des voix. Il passe ainsi de un à 12 députés.
Chega se revendique contre l’avortement et l’euthanasie, contre l’enseignement public et pour la disparition du Ministère de l’Éducation, contre le politiquement correct, pour un État limité aux fonctions régaliennes, pour un retour de la prison à vie et de la castration chimique des pédophiles, contre le marxisme culturel et l’idéologie du genre…
De la rémunération des membres du Conseil Constitutionnel
Thierry Benne, docteur en droit public, diplômé d’expertise-comptable, publie une lettre ouverte à Emmanuel Macron sur l’illégalité des indemnités perçues par les membres du Conseil constitutionnel. C’est assez long et bien documenté. Extrait :
À l’automne 2020, Maître Delsol, Président de l’IREF, a intenté auprès du Conseil d’État un recours en annulation des suppléments de rémunérations contraires à la Constitution. Ce recours fut rejeté en contestant, malgré la flagrance, la capacité juridique de l’Association à attaquer la prévarication alléguée. Il ne semble pas pour autant que les juges du Palais Royal aient, en dépit de l’urgence et l’intérêt évident du pays, jugé utile de signaler au Parquet les faits dont ils avaient eu ainsi connaissance.
Cependant le requérant avait simultanément pris la précaution d’adresser une lettre recommandée avec avis de réception au Ministre des Comptes publics pour l’alerter sur la gravité et l’importance des irrégularités constatées, mais ce nouvel avertissement n’a apparemment pas eu l’heur de retenir son attention, ni de l’inciter – lui non plus – à remettre de l’ordre dans son ministère ou au moins à saisir le Parquet (article 40 alinéa 2 du Code de procédure pénale).
En novembre 2020, les recherches entreprises par le Député Naegelen, rapporteur spécial de la Commission des Finances au titre des pouvoirs publics, confirment le caractère persistant et irrégulier des sur-rémunérations accordées.
Au début du mois de février 2021, on a assisté au retrait dans des circonstances particulièrement troubles d’une proposition de loi organique de la Députée Untermaier qui, après avoir pourtant obtenu l’accord unanime de la Commission spéciale, visait à régulariser (mais uniquement pour l’avenir) les rémunérations litigieuses du Conseil constitutionnel.
Enfin de septembre 2020 à octobre 2021, le site de l’IREF a publié pas moins de sept études, lettres ouvertes et articles successifs traitant de manière détaillée les différents aspects et les multiples enjeux des rémunérations abusives du Conseil constitutionnel.
Depuis cette date et sauf erreur ou omission, aucune annonce, aucune publication officielle, aucune nouvelle loi n’est venue indiquer que les rémunérations du Conseil constitutionnel étaient redevenues ou allaient enfin redevenir conformes à … la Constitution. Rien non plus n’a filtré comme quoi, les juges constitutionnels auraient spontanément renoncé, par exemple en la consignant, à la partie inconstitutionnelle de leur rémunération…
Le Cercle algérianiste et les 3 millions de pieds-noirs et leurs descendants ne se laisseront pas duper à quelques semaines des élections présidentielles
Communiqué de Suzy Simon-Nicaise, Présidente nationale du Cercle algérianiste :
Le Cercle algérianiste n’a pas participé à la rencontre organisée par le Président de la République ce 26 janvier, car il n’oublie pas et ne pardonne pas à Emmanuel Macron l’injure qu’il a faite aux Français d’Algérie en février 2017 à Alger où il déclarait : ” [La colonisation est un acte de barbarie]…[c’est un crime, c’est un crime contre l’humanité, c’est une vraie barbarie]… ” .
Ce 26 janvier 2022, Emmanuel Macron, Président de la République, dans un long discours compassionnel et parfois larmoyant, a reconnu la responsabilité de l’Etat dans la fusillade du 26 mars 1962, rue d’Isly à Alger, le massacre du 5 juillet 1962 à Oran, les conditions innommables de l’arrachement des Français d’Algérie à leur terre natale et l’accueil désastreux que leur réservât la Métropole. Si l’émotion et parfois les larmes que de telles paroles ont provoquées chez certains de nos compatriotes après soixante ans d’attente vaine, force est de constater que le Président de la République n’a fait que le service minimum !
Service minimum, en reconnaissant la responsabilité de la France dans la fusillade du 26 mars à Alger : “les soldats français, déployés à contre-emploi, mal commandés, ont tiré sur des Français“. A l’entendre, il s’agissait d’une fausse manœuvre.
- Pourquoi ne pas avoir annoncé la création d’une commission d’enquête pour faire la lumière sur toutes les zones d’ombre de cette sinistre journée ?
Service minimum pour le massacre du 5 juillet à Oran, où le Président de la République passe volontairement sous silence la responsabilité du chef de l’Etat d’alors, le Général de Gaulle, pas plus qu’il ne désigne les auteurs des enlèvements et tueries barbares : les bourreaux de l’ALN.
- Pourquoi là encore ne pas avoir exigé l‘ouverture des archives algériennes sur cette tragédie ?
- Pourquoi ne pas avoir exigé la reconnaissance par l’Algérie de l’existence de charniers près d’Oran qui renferment des centaines de corps de victimes françaises ?
- Pourquoi ne pas avoir exigé la restitution et l’identification des restes de ces charniers ?
« La vérité doit être de mise et l’histoire transmise », « Toutes les vérités doivent être dites sur la guerre d’Algérie », « il n’y a aucun déni qui grandisse la République » autant de phrases prononcées par le Président de la République qui en disent long sur ses intentions. Quelle histoire ? Quelles vérités ? Quel déni ? Une histoire paralysée, des vérités passées sous silence, des victimes mais pas de coupables, et ce au motif de réconciliation coûte que coûte et de repentance envers l’Algérie.
A l’approche du soixantième anniversaire de la signature du « Cessez le feu » unilatéral, le 19 mars prochain, le Cercle algérianiste invite tous les Français d’Algérie et les défenseurs de l’Histoire sans filtre, à rester mobilisés pour rendre hommage à toutes les victimes françaises de la guerre d’Algérie et non pas à leurs bourreaux comme le fera à n’en pas douter le Président-candidat.
A n’en pas douter, le « en même temps » macronien n’a pas fini de nous mépriser ! Le Cercle algérianiste et les 3 millions de pieds-noirs et leurs descendants ne se laisseront pas duper à quelques semaines des élections présidentielles.
La tempête apaisée
Un lecteur nous envoie ce petit exercice réalisé sur l’évangile de dimanche dernier (Mt 8, 23-27) Les mots soulignés ont été remplacés par leurs traductions symboliques respectives sous la plume des Pères de l’Eglise. Ce qui, dans le contexte pénible de la crise que traverse l’Eglise, permet de retrouver l’espérance et de se rappeler que la Providence de Dieu gouverne l’histoire, même quand le mal et l’erreur semblent triompher:
texte d’origine :
En ce temps-là, Jésus étant monté dans une barque, ses disciples le suivirent. Et voilà qu’une grande tempête se leva sur la mer, de sorte que la barque était couverte par les vagues ; lui-même cependant dormait. Ses discipless’approchèrent de lui et l’éveillèrent, disant : « Seigneur, sauvez-vous, nous périssons. » Jésus leur dit : « Pourquoi craignez-vous, hommes de peu de foi ? » Alors, se levant, il commanda aux vents et à la mer, et il se fit un grand calme. Tous furent saisis d’admiration et disaient : « quel est celui-ci, que les vents et la mer lui obéissent ? »
texte changé :
En ce temps-là, Jésus étant entré dans l’Eglise, ses fidèles le suivirent. Et voilà qu’un grand fléau se leva sur le monde, de sorte que l’Eglise était couverte par les erreurs ; lui-même cependant dormait. Ses fidèles s’approchèrent de lui et l’éveillèrent, disant : « Seigneur, sauvez-vous, nous périssons. » Jésus leur dit : « Pourquoi craignez-vous, hommes de peu de foi ? » Alors, se levant, il commanda aux mauvais esprits et au monde, et il se fit un grand calme. Tous furent saisis d’admiration et disaient : « quel est celui-ci, que les mauvais esprits et le monde lui obéissent ? »

