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Terres de Mission : Le rapport Sauvé en question

“Terres de Mission” reçoit Nicolas Tardy-Joubert, président de la Marche pour la vie, pour parler à la fois de la traditionnelle mobilisation pro-vie de janvier prochain et des attaques contre la vie innocente au parlement (notamment avec la proposition de loi Gaillot qui revient en débat fin novembre).

Puis, l’abbé Claude Barthe évoque le rapport Sauvé et les suites que lui prépare la Conférence des évêques de France – avec de fortes réserves sur le choix fait par les évêques d’affirmer une “responsabilité institutionnelle” qui semble rendre tous les diocèses et toutes les paroisses solidairement responsables des crimes de quelques-uns.

Enfin, Charles Vaugirard présente son ouvrage sur la pensée politique de Frédéric Ozanam.

C’est arrivé un 21 novembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.

Rappelons-nous:

  • le 21 novembre (?)…avant Jésus Christ: Présentation au Temple de la Vierge Marie, la mère du Christ.

Aujourd’hui l’Eglise Catholique honore la Vierge Marie et célèbre la Présentation au Temple.

La fête de la présentation de la Vierge Marie au Temple, célébrée en Orient depuis le VIe siècle, semble liée à la dédicace de l’église de Sainte-Marie-la-Neuve à Jérusalem (543). Elle est devenue une des douze grandes fêtes de la liturgie byzantine : « Après ta naissance, divine Fiancée, tu fus présentée au Temple du Seigneur pour être élevée dans le Saint des Saints comme une Vierge sanctifiée » (Lucernaire). Rome montra plus de réserve à l’égard de la tradition suivant laquelle, Marie, à l’âge de trois ans, aurait été présentée au Temple de Jérusalem pour y prier et servir Dieu et se préparer ainsi à sa grande vocation. Cette hypothèse est proposée dans l’Evangile apocryphe intitulé le Protévangile de Jacques, composé probablement en Egypte au milieu du IIe siècle. L’Eglise n’a pas retenu cet ouvrage comme canonique, en raison de sa datation tardive et du merveilleux qui y foisonne.

Introduite en Avignon au XIVe siècle, la fête de la Présentation est reconnue par le pape Grégoire XI en 1372. Elle n’est cependant inscrite au calendrier liturgique d’Occident qu’en 1585, par le pape Sixte V, eu égard à l’interprétation symbolique qu’on peut en donner : Marie est le modèle de l’Eglise, qui comme elle, se consacre au service de son Dieu par un don total de tout son être. La Vierge est aussi le véritable Temple où Dieu établit sa demeure au moment de l’Annonciation, préfigurant ainsi la Jérusalem céleste dont l’Agneau qui demeure en son milieu, est l’unique flambeau (Ap 21,23). Cette fête établit ainsi un lien entre le Temple ancien de pierre, et l’Arche de la Nouvelle Alliance, le sein très pur de la Vierge, sur laquelle descendra bientôt la shekinah, la gloire du Dieu vivant.

  • le 21 novembre : saints du jour français ou de France.
  • Bx Roméo de Llivia, prêtre dominicain († 1261)

Roméo de Llivia, naît dans le dernier tiers du 12ème siècle à Llivia près de Puigcerdà en Catalogne. Il entre chez les dominicains en 1217 et reçoit l’habit des mains de saint Dominique. En 1218, avec Arnaud de Toulouse, il fonde le couvent de Lyon, dont il est prieur de 1223 à 1228, avec de remarquables dons pour gouverner. Il sera aussi prieur à Bordeaux.

De 1232 à 1236 il est provincial de la province de Toulouse. C’est un remarquable prédicateur. Il est accompli en toutes sortes de vertus. « On ne pouvait voir un religieux plus observant, plus mortifié, plus modeste, plus doux et plus humble », dit son biographe. Le secret de cette haute sainteté était sa dévotion à la Vierge Marie. C’est grâce à Elle qu’il entra dans l’Ordre dominicain, où elle est grandement honorée.

Il dit l’Ave Maria au moins 1000 fois par jour, en utilisant une corde à nœuds comme rosaire. Il est un grand propagateur du rosaire comme dévotion populaire. Le mystère de l’Incarnation est l’objet de sa contemplation assidue. Il ne peut se passer de parler du fils de Dieu fait homme, et de sa mère, dans ses sermons ou ses entretiens.

Il se retire au couvent de Carcassonne, où il meurt très âgé, le 21 novembre 1261, jour de la Présentation de Marie au Temple. En 1285, 24 ans après sa mort, à cause des nombreux miracles sur son tombeau, son corps est exhumé, trouvé incorrompu et transféré dans l’église, devant l’autel de la Vierge, avec cette inscription : Hac sunt in fossa / fratris venerabilis ossa / dicti Romei, / qui fuit arca Dei. / Hic Iesum, atque piam / dilexit valde Mariam.

On le représente tenant une couronne de roses au milieu de laquelle brille le chiffre de l’Ave Maria. Bernard Gui, qui rédigea sa biographie, dit qu’on lui attribue des miracles, qui le rendirent populaire et admiré. Il est vénéré comme bienheureux dès le moment de sa mort et surtout après la translation.

On le fête le 21 novembre, date de sa mort; mais avant 1969, la fête était le 4 mars.

Un goig (poème populaire catalan) dit :
En la plana de Cerdanya
hi ha de Llívia el poble antic,
partint-se França i Espanya
lo seu camp, hermós i ric;
Sant Romeu allí naixia,
bella flor del Pirineu:
Feu-nos amics de Maria,
feu-nos amics del Fill seu,
oh Sant Romeu.

  • le 21 novembre 235 : élection du pape saint Antère, 19ème

Il succède à saint Pontien qui, emprisonné en Sardaigne par l’empereur Maximin le Thrace, vient de renoncer au trône de Saint Pierre. Il meurt martyr le 3 janvier 236, victime lui aussi de la persécution impériale.

  • le 21 novembre 1430 : décès du pape saint Gélase 1er.
  • le 21 novembre 1430 : Jean de Luxembourg vend Jeanne d’Arc aux Anglais.

Par l’intermédiaire de Jean de Luxembourg, les Bourguignons remettent Jeanne d’Arc aux Anglais. Ce dernier l’avait lui-même capturée à Compiègne. Il la remet contre une somme de 10 000 livres. Les Anglais la confient eux-mêmes à la justice de l’Eglise en assurant qu’ils la reprendront si elle n’est pas accusée d’hérésie.

  • le 21 novembre 1763 : Louis XV, par édit, ordonne un cadastre général.
  • le 21 novembre 1783 : premier voyage humain en montgolfière.

Le 21 novembre 1783, François Pilâtre de Rozier et le marquis d’Arlandes s’envolent à bord d’un ballon à air chaud. Ils sont les premiers hommes qui échappent à la pesanteur terrestre.

Le 4 juin 1783, devant les notables d’Annonay, Joseph Montgolfier lâche un ballon de 11 mètres de diamètre chauffé par un feu de paille et de laine. Le 19 septembre 1783, les choses se corsent. Étienne Montgolfier lâche un ballon à air chaud dans la cour du château de Versailles avec des animaux, Voir la chronique du 19 septembre.

Sous le regard bienveillant du Roi Louis XVI et de la cour, la nacelle emporte un canard, un coq et un mouton, premiers passagers aériens de l’Histoire. Elle monte à 480 mètres et retombe en douceur dans la forêt de Vaucresson, à 1700 mètres de son lieu de départ. Les animaux, sauf le coq, survivent à l’aventure.

Devant les membres de l’Académie des Sciences, Pilâtre de Rozier, professeur de physique et chimie à Reims, et son compagnon d’aventure s’élèvent jusqu’à 960 mètres au-dessus du château de la Muette, à l’ouest de Paris. Après un vol de vingt minutes, leur ballon atterrit paisiblement sur la Butte-aux-Cailles.

  • 21 novembre 1806 : décret de Berlin sur le « Blocus continental ».

Le 21 novembre 1806, par un décret signé à Berlin, Napoléon 1er organise le « Blocus continental » contre l’Angleterre.

Faute de pouvoir battre militairement l’Angleterre, l’empereur tente de l’étouffer économiquement en empêchant ses commerçants de vendre à leurs clients habituels. Il interdit à tous les pays européens de commercer avec elle. A deux doigts de réussir, ce blocus sera finalement cause de la fin de l’empire. C’est ainsi qu’il sera entraîné dans deux expéditions fatales, en Espagne et en Russie.

  • le 21 novembre 1818 : le congrès d’Aix-la-Chapelle met fin à l’occupation militaire de la France.

Le Congrès d’Aix-la-Chapelle s’achève sur un bilan plutôt positif pour la France. Celle-ci dépasse son statut de paria européen hérité de la Révolution et de l’Empire pour rejoindre le concert de l’Europe. Cette intégration à la Sainte Alliance négociée par le duc de Richelieu traduit un retour à la sérénité dans la politique intérieur française. Elle s’accompagne du retrait des troupes d’occupation installée en France.

  • le 21 novembre 1831 : révolte des canuts à Lyon, dont l’immense majorité vient du quartier de la Croix Rousse.

Les tisserands de soie lyonnais, appelés canuts, s’insurgent contre le salaire minimum. Ils déclarent la grève générale et très vite l’insurrection prend la forme d’une révolte. Le tarif minimum avait été négocié entre les fabricants de soie, les chefs d’atelier et les canuts. Mais une centaine d’entre eux ont refusé de l’appliquer. Les ouvriers se révoltent contre leurs patrons dans tous les quartiers de Lyon. Les soldats se joignent aussi à leur mouvement. Le général Roguet qui gouverne la ville est contraint d’abandonner Lyon aux insurgés. La révolte des canuts sera réprimée dans le sang par le fils du roi Louis-Philippe, le Duc d’Orléans, au mois de décembre.

  • le 21 novembre 1852 : restauration de l’Empire.

Le Sénat convoque les Français aux urnes en organisant un plébiscite sur le rétablissement de l’Empire. Le “oui” l’emporte très majoritairement, mais près de 2 millions d’électeurs se sont abstenus. Le Second Empire sera officiellement proclamé le 2 décembre. Louis-Napoléon Bonaparte deviendra le nouveau souverain des Français sous le nom de Napoléon III

  • le 21 novembre 1892 :scandale de Panama dont Clemenceau, parmi d’autres, fait partie.

En 1892, le scandale de Panama, affaire de corruption, éclate en France. La source se trouve dans le financement de la société de Ferdinand de Lesseps, en charge de percer le canal de Panama. En difficulté financière, l’entreprise fait appel à l’argent public mais certains fonds sont détournés au profit du banquier Jacques de Reinach, qui soudoie journalistes et politiciens. L’entreprise en faillite ruine les épargnants tandis que le 21 novembre 1892 Reinach est retrouvé mort. Beaucoup d’hommes politiques français sont impliqués dans ce scandale, dont Clémenceau.

  • le 21 novembre 1916 : mort d’empereur François-Joseph 1er au château de Schönbrunn.

Le 21 novembre 1916, en pleine guerre mondiale, s’éteint le vieil empereur d’Autriche, François-Joseph 1er (86 ans), après 68 ans de règne et beaucoup de malheurs familiaux.

Son neveu et successeur Charles 1er lui succède et essaie sans tarder de retirer l’Autriche-Hongrie du conflit qui l’entraîne vers sa perte Le vieil empereur décède le 21 novembre 1916, à Vienne. Il entame des négociations secrètes par l’intermédiaire de son épouse Zita, de ses beaux-frères et du pape Benoît XV…

Ces négociations échoueront à cause du plan maçonnique visant à profiter de la première guerre mondiale pour détruire les dernières monarchies catholiques.

Le 3 octobre 2004, Charles 1er est béatifié par Jean Paul II ; extraits de son l’homélie :

« Sa principale préoccupation était de suivre la vocation du chrétien à la sainteté également dans son action politique.” -.”…La mémoire liturgique du Bienheureux Charles est fêtée le 21 octobre, soit la date de son mariage avec la princesse Zita de Bourbon Parme. Ce n’est pas un usage courant dans l’Église qui fête généralement un bienheureux le jour de sa mort ou de sa naissance au ciel. Cette date montre l’attachement de l’Eglise à la sanctification des époux dans le mariage…  »..

Sur son lit de mort, il répéta la devise de toute sa vie :

Je m’engage toujours, en toutes choses, à connaître le plus clairement possible la volonté de Dieu et à la respecter, et cela de la manière la plus parfaite”.

  • le 21 novembre1922 : le Sénat rejette le droit de vote des femmes.
  • le 21 novembre 1991 : Gérard d’Aboville, premier à avoir traversé le Pacifique nord à la rame (10000km).

Après avoir été le premier homme à traverser l’océan Atlantique à la rame et en solitaire, Gérard d’Aboville réitère l’exploit en parcourant l’océan Pacifique nord. Parti le 10 Janvier du Japon, il arrive sur les côtes californiennes. Cette traversée d’environ 10 000 km sur un bateau long de huit mètres lui aura pris 134 jours

  • le 21 novembre 2007 : mise en examen de Jacques Chirac.

L’ancien Président de la République Jacques Chirac est mis en examen pour « détournement de fonds publics » lorsqu’il siégeait à la mairie de Paris.

Les Français rêveraient d’être agressés par des statues…

Dans un entretien accordé à L’Express, Rama Yade, désormais installée à Washington, et visiblement déconnectée des réalités, fait l’apologie du «wokisme».

Elle affirme notamment avoir vécu comme une «micro-agression» de devoir «passer à Paris devant la figure de Colbert, ce grand ennemi de la liberté, dont la statue est devant l’Assemblée nationale». Elle se réjouit également que des mouvements tels que «Black lives matter» et «Me too», profondément «républicains», «redonnent vie à un transatlantisme moribond».

Les Français obligés de baisser les yeux dans les transports, de se méfier des voyous dans la rue, qui évitent de traverse certains quartiers coupe-gorge, rêvent de n’avoir comme seules menaces des statues inoffensives.

Mais pour Rama Yade, ancienne secrétaire d’Etat de Nicolas Sarkozy, «le racisme est partout» en France : contrôle au faciès, violences policières, «privilège blanc».

En France, il vaut mieux être un dauphin qu’un enfant

La même semaine

La loi Gaillot allongeant le délai de l’avortement revient à l’Assemblée nationale.

Et la loi interdisant les animaux sauvages dans les cirques et parcs aquatiques a été votée.

Aucune lignée cellulaire foetale humaine n’a été utilisée dans le développement du vaccin de Valneva

Les lecteurs du Salon beige sont formidables. Voici la réponse du laboratoire Valneva à propos de son vaccin à virus inactivé, qui est une très bonne nouvelle pour les catholiques et ceux qui refusent les produits expérimentaux développés avec des lignées cellulaires issus de foetus humains avortés. La question posée était celle-ci: y a-t-il, à quelque phase que ce soit, utilisation de lignées cellulaires de foetus humain dans ce vaccin? La réponse est non: ni dans la phase de développement, ni dans celle de la production, ni dans celle de l’expérimentation. En outre, il s’agit d’un vrai vaccin, et pas d’un produit expérimental à ARN messager.

page 2 :

Voir ici le lien mentionné.

Journée pour tous les prêtres ce lundi 22 novembre “Au service de la Vie et de la Chasteté”

En ce 40e anniversaire de l’exhortation apostolique Familiaris Consortio, et suite au choc du rapport Sauvé, voilà une journée que l’épiscopat devrait promouvoir activement.

Pour la 12 année. Les prêtres qui sont déjà venus sont les bienvenus, le programme est renouvelé.

  • Témoignages de couples sur la vie conjugale et leur adhésion à Humanae Vitae
  • Jérôme Lejeune, serviteur du Verbe incarné, par Aude Dugast, postulatrice de la cause de canonisation

à Viroflay (78) ; ou bien à distance via Zoom

Détails et programme :

https://fecondite.org/evenements/journee-pretres-lundi-22-novembre/

Il est encore possible de s’inscrire !

Nouvelle manifestation devant la nonciature : toujours pas de dialogue des autorités

De Paix Liturgique :

Nous étions toujours  nombreux, ce samedi 20 novembre, devant la nonciature apostolique.

C’était l’occasion de commenter les dernières nouvelles. La décision prise par le Vicariat du Pape, à Rome, qui interdit la célébration des sacrements traditionnels autres que l’Eucharistie (confession, confirmation, extrême-onction) et qui interdit la célébration du Triduum pascal, avec les cérémonies du jeudi saint, du vendredi saint et de la vigile pascale, a été immédiatement reprise par l’archevêque de Strasbourg, Mgr Ravel. Quels seront les prochains diocèses à prendre ces mesures qui aggravent le motu proprio Traditionis custodes ?

A Paris, Juventus Traditionis est allé déployer une banderole devant l’église Saint-Sulpice, où Mgr Aupetit, archevêque de Paris célébrait la messe des étudiants, le mercredi 10 novembre : « Non à la guerre liturgique ! », et a fait demander à l’archevêque de dialoguer avec eux. Fin de non-recevoir : l’archevêque ne pouvait les entendre ni ce jour-là, ni un autre, car il est très occupé…

Un père à qui ses fils demandent du pain, pour paraphraser saint Matthieu, 9, 10, peut-il avoir le cœur de les traiter par le mépris ? La bonne traduction de Traditionis custodes, nous dit l’abbé de Tanoüarn, est : « Les geôliers de la Tradition »…

Notre-Dame de Chrétienté prépare les 40 ans du pèlerinage de Chartres

En prévision de son 40e anniversaire, en 2022, le site internet de Notre-Dame de Chrétienté fait peau neuve, fortement enrichi dans son contenu et laissant une large part aux photos.

On y trouve notamment une présentation du pèlerinage, son histoire, ses principes, ses bénévoles (rejoindre les équipes soutiens), le motu proprio Summorum Pontificum (celui sur Traditionis custodes – les geôliers de la Tradition comme le dit l’abbé de Tanoüarn – méritant d’être abrogé), une page pédagogique sur la messe traditionnelle, le patrimoine du pèlerinage (homélies, photos, vidéos de formation…), …

Notre-Dame de Chrétienté lance aussi des produits dérivés à son image, qui trouveront toute leur utilité pendant les 3 jours de pèlerinage : ces produits seront déclinés annuellement sous forme de collection limitée. Les pré-ventes seront ouvertes en même temps que les inscriptions, aux Rameaux, et les livraisons assurées par voie postale une semaine avant le pèlerinage.

Le 40e pèlerinage de Paris à Chartres aura lieu les 4, 5 et 6 juin sur le thème Sacré Coeur Espoir et Salut des nations. En attendant, une neuvaine au Sacré Coeur est proposée, du 25 novembre au 3 décembre.

Enfin, pour couronner ce 40e anniversaire, un évènement exceptionnel aura lieu le 8 octobre 2022. Réservez votre date. Pour l’occasion, une bande dessinée en cours de réalisation sera publiée.

C’est arrivé un 20 novembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.

Rappelons-nous :

  • le 20 novembre : saints du jour français ou de France.
    • St Sylvestre, évêque († entre 520 et 530)

Saint Silvestre, évêque de Chalon sur Saône, monte au Ciel dans la quarante-deuxième année de son sacerdoce, plein de jours et de vertus.

  • le 20 ou le 22 novembre 284 :Dioclétien empereur.

Le 20 novembre 284, Dioclétien accède à la dignité impériale. Cet empereur est originaire d’Illyrie (les rives de l’Adriatique) comme ses prédécesseurs immédiats. Il va restaurer pour un temps la puissance romaine et instaurer un gouvernement original à quatre, la tétrarchie.

  • le 20 novembre 496 : mort du pape saint Gélase 1er.

Voir la chronique du 1er mars.

  • le 20 novembre 1316: Jean Ier meurt, à 5jours, le régent Philippe devient Roi.

Jean Ier de France, dit « le Posthume », Roi de France et Roi de Navarre, était fils posthume de Louis X le Hutin et de Clémence de Hongrie. Né dans la nuit du 14 au 15 novembre 1316, il ne vit que cinq jours. Il est enterré dans la basilique de Saint-Denis. Le comte de Poitiers, alors régent, est proclamé Roi de France sous le nom de Philippe V.

La mort prématurée de Jean Ier amène le premier problème de succession de la dynastie capétienne. Quand Louis X le Hutin, son père, meurt sans fils pour lui succéder, c’est la première fois, depuis Hugues Capet, que la succession de père en fils des Rois de France s’interrompt. On décide alors d’attendre que la reine Clémence, qui était enceinte, mette son enfant au monde. Le frère du Roi, Philippe, est donc chargé de la régence du royaume contre son oncle Charles de Valois. La naissance d’un enfant mâle était donc très attendue pour donner à la France son Roi.

Le problème de succession demeure, quand le nourrisson, proclamé Roi de France sous le nom de Jean Ier, meurt cinq jours après sa naissance. C’est son oncle qui monte alors sur le trône, aux dépens de sa demi-sœur de cinq ans Jeanne, fille de Louis le Hutin et de Marguerite de Bourgogne, en application de la loi salique ou loi de masculinité. Cette loi est aussi une conséquence de la loi de sacralité, car les femmes ne sont pas admises au sacerdoce, or au moment du sacre le Roi de France reçoit les trois ordres : sous diaconat, diaconat et la prêtrise. Ce n’est pas une quelconque incapacité féminine qui est en cause, car elles peuvent gouverner le pays, et le feront souvent, mais un statut religieux.

Rappelons quelle est la loi de sacralité est une des lois fondamentales du Royaume :

Détenteur d’un pouvoir venant de Dieu, par la vertu du sacre à Reims sa personne devient sacrée. Il est oint d’une façon particulière, à la manière d’un évêque. Le rite est réservé au Roi, la reine n’est pas sacrée de la même façon. Il revêt les mêmes vêtements sacerdotaux que les évêques et communie sous les deux espèces, chose réservée à l’époque, aux prêtres. On parle souvent de huitième sacrement pour le sacre des Rois de France. Le Roi est le lieutenant de Dieu ; c’est dire le « tenant lieu » de Dieu sur la terre. Il exerce sa fonction comme un sacerdoce. C’est pourquoi, seuls les Rois de France pouvaient signer : « Louis, Par la grâce de Dieu, Roi de France ». Tous les Rois de France, jusqu’à Louis XVI, ont été sacrés avec l’huile sainte qui servit pour Clovis. Cette onction donne au Roi un sceau religieux indélébile. Il ne peut pas abdiquer. Il n’y a pas d’âge pour être sacré ; Reims n’est pas le lieu obligatoire. Les Rois de France tire aussi de ce sacre leur don de guérir les écrouelles : « le Roi te touche, Dieu te guérit ».

Cette prééminence de la personne du Roi de France sur tous les autres souverains chrétiens a été rappelée par maints et maints écrits des Papes, et manifestée diplomatiquement par la prééminence des ambassadeurs de France (qui marchaient un mètre en avant) sur ceux des autres nations pendant de long siècle.

A la base de cette loi, se trouve l’idée religieuse que tout pouvoir vient de Dieu (Saint Paul « Epitre aux Romains XIII-1). Il n’y a pas de souveraineté qui ne procède de Dieu. La source de tout pouvoir temporel est en Dieu. Ce n’est pas la royauté qui est d’institution divine, mais le pouvoir. La royauté franque, par le baptême de Clovis, a officiellement reconnue qu’elle recevait ce pouvoir de Dieu. Depuis, les Rois de France ont toujours eu une double mission temporelle et spirituelle. Rien n’empêche le système républicain actuel de se « convertir » et de fonder ses structure sur la même réalité spirituelle. Avant la France, seuls les celtes et le peuple juif avaient cette conception du pouvoir politique. Il y a donc bien une conception religieuse du pouvoir en France qui a prévalue jusqu’après la révolution.

Cette loi de masculinité, une conséquence de la loi de sacralité, est aussi appliquée en 1322, le Roi Philippe le Long n’a que des filles, c’est son frère Charles IV qui devient Roi ; en 1328 quand ce dernier meurt sa fille est aussi écartée du pouvoir. Mais la loi écarte aussi les hommes descendants des Rois de France par les femmes ; c’est pourquoi Edouard III d’Angleterre ne pourra jamais être Roi de France et commencera la guerre de 100 ans.

  • le 20 novembre 1687:mort d’Olivier Charbonneau.

Olivier Charbonneau, né vers 1613, pionnier de la Ville-Marie (Montréal) et le premier à s’installer sur l’Île Jésus. En effet, dans l’espoir d’un avenir meilleur, il décide avec son épouse et sa fille, de se rendre en Nouvelle-France et embarque sur le Saint-André. Par la suite, la famille s’installe sur l’île de Jésus et le 29 octobre 1675, il obtient la première concession de terre sur ce territoire. Il meurt le 20 novembre 1687 à la Pointe-aux-Trembles.

  • le 20 novembre 1753:naissance de Louis-Alexandre Berthier.

Le 20 novembre 1753 naît Louis-Alexandre Berthier, à Versailles. Destiné à une carrière militaire, il obtient le grade de colonel lors de la Guerre d’indépendance américaine. Il devient plus tard l’un des généraux de Napoléon Bonaparte, qui le nomme ministre de la Guerre sous le Consulat et Maréchal de France en 1804. Après avoir obtenu la principauté de Neuchâtel en 1806, et celle de Wagram en 1809, il meurt le 1er juin 1815.

Major général de la Grande Armée, Berthier participe à toutes les campagnes de l’Empire sans jamais toutefois assurer de commandement sur le champ de bataille, il est pour l’Empereur plus qu’un vaillant soldat ; c’est un ami fidèle et obéissant dont les capacités d’organisation sont précieuses à l’Empereur. Chef d’état-major de la Grande armée en Russie, en Allemagne, en France, c’est lui qui transmet les ordres de Napoléon, veille à leur bonne exécution, surveille le ravitaillement et les services annexes, collecte les renseignements, etc. Il réorganise entièrement le service d’état-major. Rentré chez sa famille à Bamberg, il y meurt défenestré (accident, suicide,) le 1er juin 1815. Sa mort survenue peu avant la bataille de Waterloo affecte Napoléon qui dira de lui : « Nul autre n’eût pu le remplacer. »

  • le 20 novembre 1759:défaite de la flotte française face aux Anglais, « Bataille des Cardinaux »

Le 20 novembre 1759, la Royal Navy remporte l’une de ses plus grandes victoires lors de la Guerre de Sept ans, en battant l’escadre de Brest dans la bataille des Cardinaux. La marine française, déjà très affaiblie en raison du manque d’argent et de différentes épidémies, est facilement battue par la flotte britannique, et subit de très larges pertes dans la baie de Quiberon, incapable de disputer la maîtrise des mers aux Anglais. La “Guerre de sept ans”, qui oppose la France, la Russie et l’Autriche à l’Angleterre et la Prusse a débuté en 1756.

  • le 20 novembre 1761 : naissance de Francesco SaverioCastiglioni, futur, pape Pie VIII.
  • le 20 novembre 1807 : la France envahit le Portugal.
  • le 20 novembre 1815 :Traité de Paris et fin de l’Empire.

Le traité de Paris, du 20 novembre 1815, sanctionne le retour de Napoléon de l’île d’Elbe et sa défaite à Waterloo…Tremblants de frayeur rétrospective, les Alliés se montrent beaucoup plus durs dans la renégociation du traité avec la France. Celle-ci perd des terres qui étaient siennes depuis longtemps. Notamment le duché de Bouillon, Philippeville, Marienbourg, Sarrelouis et Sarrebrück, Landau, le pays de Gex et la Savoie. Elle doit aussi payer une indemnité de 700 millions de francs et subir l’occupation étrangère pendant trois ans.

Le gouvernement de Louis XVIII applique néanmoins à la lettre les termes du traité, ce qui lui vaut de réintégrer le concert des nations européennes trois ans plus tard. Quant à l’empereur déchu, il échange la principauté tranquille de l’île d’Elbe contre la prison lugubre de Sainte-Hélène.

  • le 20 novembre 1845 : Bataille de la Vuelta de Obligado.

Les marines française et anglaise écrasent la flotte de Rosas, le dictateur argentin, à la bataille de la Vuelta de Obligado. Les flottes se livrent à un combat naval sur le fleuve Parana, dans la région de Buenos Aires, une fois bloqué le port de la ville. L’Argentine de Juan Manuel de Rosas est facilement vaincue par les alliés européens qui établissent un blocus jusqu’en 1848.

  • le 20 novembre 1873: naissance du septennat déjà en catimini.

Le 20 novembre 1873, en France, l’Assemblée nationale vote une loi qui confie la Présidence de la République au maréchal de Mac-Mahon pour sept ans. Cette mesure prise à titre conservatoire sera appelée à durer… 127 ans…

  • le 20 novembre 1907 :naissance d’Henri-Georges Clouzot.

Henri-Georges Clouzot naît à Niort le 20 novembre 1907. À la fois réalisateur, scénariste, dialoguiste et producteur, il est très connu pour ses thrillers comme le Salaire de la peur ou les Diaboliques. Il est l’un des trois seuls réalisateurs, avec Robert Altman et Michelangelo Antonioni, à avoir reçu le Lion d’or, la Palme d’or et l’Ours d’or.

  • le 20 novembre 1917 :début de la bataille de Cambrai.

Les forces britanniques affrontent l’armée allemande à proximité de la commune de Cambrai. La ville du Nord-Pas-de-Calais est, à l’époque, un point clé pour le ravitaillement de la position Siegfried, partie intégrante de la ligne Hindenburg. Les combats s’achèvent le 7 décembre sur une impasse. Pour la première fois, les Britanniques font usage en masse de leurs chars d’assaut, les Mark IV.

  • le 20 novembre 1942 : arrestation du général Weygand.

Les Allemands arrêtent le général, à qui l’on doit la reconstruction de l’armée française en Afrique du Nord. Les Américains le libèrent le 5 mai 1945 ; mais il est aussitôt arrêté le 7 à Lindau, par le général de Lattre de Tassigny sur ordre de De Gaulle, qui le fait incarcérer. Le général Weygand attendra jusqu’au 6 mai 1948 une ordonnance de non-lieu qui le libère.

A sa mort De Gaulle lui refuse les Invalides…

  • le 20 novembre 1953Dien Biên Phu.

Dans le cadre de “l’opération Castor”, 2 bataillons de parachutistes français des commandants Bigeard et Bréchignac et s’emparent de Dien Biên Phu. L’objectif était d’attirer le corps de bataille Viet et de le détruire par une bataille classique, comme l’armée française l’avait brillamment réussi peu de temps avant.

  • le 20 novembre 1971 : le MLF fait défiler 3000 femmes à Paris pour l’avortement et la contraception libres et gratuits.
  • le 20 novembre 2012 : les cendres du général Bigeard sont transférées “au milieu de ses soldats” au mémorial des Guerres d’Indochine de Fréjus (Var).

Commentaires : on peut aimer ou détester cet homme qui a servi la France toute sa vie comme soldat ou comme homme politique ; on ne peut pas rester indifférent. Etant donné le tombereau d’insultes déversées par la gauche lors de sa mort le général Bigeard mérite de recevoir l’hommage de tous les vrais patriotes.

Violence dans l’islam et contextualisation : dialogue asynchrone avec Islamologues-de-France

Un article récent du Salon beige, intitulé « L’islam, les juifs, l’égorgement et le talent arabo-musulman pour la négation du réel » avait fait appel, à fins de démonstration, à plusieurs sources complémentaires, dont un article publié en 2016 par le site islamologues-de-france.com. Cet article de 2016 corrigeait Michel Onfray qui

« aurait décelé une sourate qui vous explique qu’il faut égorger des juifs ». 

L’article du Salon beige a, de façon un peu inattendue mais néanmoins intéressante, provoqué une réaction du-dit site islamologues-de-France. L’occasion nous a donc paru excellente d’avancer dans un dialogue, même asynchrone, pour affiner notre compréhension des rapports entre islam et violence, d’autant plus que ce site nous apprenait que l’article de 2016 n’était qu’un sous-ensemble d’un livret plus détaillé :

« il semble que votre auteur n’a pas saisi que l’article sur notre site n’était qu’un chapitre d’une analyse bien plus longue (à télécharger gratuitement ici : https://www.islamologues-de-france.com/produit/ebook-le-coran-lislam-michel-onfray/) ».

Le courriel envoyé par islamologues-de-France a, il faut le reconnaître, beaucoup insisté sur les incapacités et insuffisances supposées de l’auteur de l’article du Salon beige : références jugées inexistantes [en réalité, incluses dans un autre article du Salon beige cité dans le nouvel article] ; incapacité à démêler antisémitisme et antisionisme [avouons n’avoir pas bien compris quelle application de cette distinction pouvait être faite pour cette analyse ; ou alors faudrait-il comprendre que l’antisionisme légitime toute violence ? ] ; « bêtise inouïe » d’affirmer que le CFCM aurait inventé le hadith suivant « Celui qui fait du mal injustement à un juif ou à un chrétien me trouvera en adversaire le jour du jugement dernier» et promesse de le démontrer dans le livret cité en référence ; manque de jugement enfin car « ce qui est bien le plus risible est qu’il utilise l’acte de quelques terroristes musulmans pour prouver que l’égorgement fait partie de l’islam. C’est comme si nous disions que rouler en état d’ivresse fait partie de la législation française, car il y a certains conducteurs qui roulent en état d’ivresse » ; le tout enrobé dans un aveuglement par la haine.

Ceci étant, la tonalité générale du message n’était pas antipathique.

Partons donc à la découverte de l’opuscule de 28 pages dont la lecture nous était recommandée. Il se présente comme une contre-argumentation opposée aux affirmations de M.Onfray qui sont rappelées :

« Émerveillé, le public applaudit à nouveau chaleureusement le philosophe éclairé qui, fier comme un pou, cite alors une série de versets qui prouveraient que le Coran incite à tuer les non- musulmans : « Exterminez les incrédules jusqu’au dernier », « Frappez-les sur leurs cous, frappez-les aux jointures », « Ce n’est pas vous qui les avez tués, mais Dieu les a tués », « Combattez jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de sédition », « Ô Prophète encourage les croyants au combat » ».

Notre commentaire de l’opuscule s’organisera autour de deux parties :

  • L’examen du reproche général de manque de contextualisation porté par islamologues-de-France dans la prise en compte de certains versets du Coran et sa pertinence. Rappelons que la contextualisation est l’action de mettre en relation une action, un fait avec les circonstances historiques, sociales… dans lesquelles ils se sont produits.
  • Quelques remarques plus générales sur l’islam tel qu’il apparaît dans l’ensemble du document.

Critique majeure : M.Onfray ne contextualiserait pas les citations extraites du Coran. Trois exemples sont fournis dans le texte :

Premier exemple à propos de la sourate 8 : « Frappez-les sur leurs cous, frappez-les aux jointures » (8, 12). Les auteurs rappellent que cet extrait est issu de la sourate n°8, appelé « Le Butin » :

« L’ensemble des versets abordés par Michel Onfray pour décrire la religion musulmane comme belliqueuse, barbare et cruelle s’avèrent tous révélés dans des situations spécifiques de combat. En effet, la sourate ‘Le Butin’ fut révélée durant l’événement historique de Badr où les musulmans obtinrent leur premier butin de guerre après un combat féroce contre les polythéistes arabes. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la sourate s’intitule ‘Le Butin’… Avec seulement 300 hommes et 70 chameaux, les musulmans furent confrontés à l’armée polythéiste de Qoreych qui comptait plus de 1000 combattants avec 200 chevaux.  Malgré  leur  petit  nombre,  Allah  leur promit la victoire en les assistant durant le combat par des anges ».

Qu’est-ce qui, d’après cette même sourate, avait provoqué ce combat ? Regardons les deux versets suivants :

Il faudrait donc avec bonne volonté [pourquoi pas ?] interpréter alors ces trois versets (12 à 14) un peu comme on lit certains livres de l’Ancien Testament. Citons par exemple la bataille de Josué face aux armées de différents rois des alentours qui

« entrèrent en campagne avec toutes leurs armées, peuple innombrable comme le sable du littoral… Le Seigneur dit à Josué « Ne les crains pas, car demain, à cette heure-ci, je les jetterai là, tout pantelants devant Israël. … Le Seigneur les livra aux mains d’Israël qui les battit et les poursuivit jusqu’à Sidon-la-Grande, aux eaux de Masréphot et au val de Mispa vers l’orient. Il les frappa jusqu’à ce qu’il n’en restât plus un seul ». (Josué, 11, 1-8).

Nous ne nous lancerons pas ici dans une grande comparaison exégétique entre Bible et Coran. Nous nous contenterons de rappeler que le Livre de Josué a été écrit plus d’un millénaire avant le Coran ; qu’entre ces deux dates avait eu lieu la vie du Christ et la rédaction des Evangiles annonçant « la Bonne Nouvelle » ; que la Bible se présente comme un récit et le Coran comme une longue liste d’aphorismes en mode Commandements ; que les récits de bataille dans l’Ancien Testament (comme l’extrait ci-dessus du Livre de Josué) sont rédigés au passé alors que les aphorismes coraniques sont au présent et peuvent donc être crédités d’un sens impératif.

Deuxième exemple à propos de la sourate 2 : la citation « Exterminez les incrédules jusqu’au dernier » est rapportée aux versets 190 et 191 de la sourate 2 (dite de « La Vache » ; les noms des sourates sont un peu énigmatiques mais on pourrait sans doute trouver des informations pour les contextualiser…).

Là encore, islamologues-de-France plaide pour la contextualisation :

« En isolant le verset de son contexte, on peut faire croire aux personnes non instruites qu’il s’agit d’un appel au carnage. Or, le lecteur qui maitrise des notions de base de l’histoire islamique connaîtra bien entendu la période qui est traitée dans ce passage. Après que le Prophète  et ses compagnons furent persécutés à la Mecque par les polythéistes, ils émigrèrent à Médin pour pouvoir pratiquer librement leur religion. Avant leur émigration (Hijra) de la Mecque, les musulmans furent ordonnés de patienter, de s’abstenir et de ne pas s’engager dans un combat avec l’ennemi. Mais à Médine les choses changèrent. Ayant obtenu suffisamment de force pour pouvoir repousser  les agressions polythéistes, Allah  leur accorda la permission de se défendre, comme dans les sourates ‘Le Pèlerinage’ et ‘La Vache’ qui appellent les musulmans à combattre « ceux qui vous combattent », c.-à-d. les hommes polythéistes qui cherchent à les tuer. »

Troisième exemple à propos de la sourate 9  (« le désaveu » ou « le repentir ») et son verset 5 :

A nouveau, l’auteur du livret argue d’un contexte d’hostilité et de guerre après une période de quatre mois de trêve conclue lors de l’arrivée de Mahomet à Médine.

A partir de ces trois exemples, contextualisons à notre tour un peu ces citations en les rapprochant d’autres versets proches dans les mêmes sourates :

Pour ce qui concerne la sourate 8, sautons légèrement du verset 14 aux versets 38 et 39.

Même avec beaucoup de bonne volonté, on a l’impression d’avoir dépassé le cadre historique précis, daté soulevé par nos contradicteurs et d’être entré en quelque sorte en phase de généralisation (« à l’exemple de leurs devanciers »).

Pour ce qui concerne la sourate 2, juste après le verset 191 contextualisable, on remarque ce verset 196 qui parle de l’Umra [Pratique rituelle de l’Islam. La ‘umra est une forme de pèlerinage à la ville sainte de La Mecque, elle est aussi appelée petit pèlerinage de façon à la différencier du Hajj, le grand pèlerinage, l’un des cinq piliers de l’Islam.]

Or, aussi loin que nous sachions, ce pèlerinage, présenté seulement cinq versets après celui sur le fait de tuer les mécréants, est toujours d’actualité. Il serait donc lui décontextualisé et à portée générale et pas le contenu du verset 191 qui le précède juste ?

Pour ce qui concerne la sourate 9, nous avons vu que le verset 5 doit être contextualisé et réservé à l’année d’installation à Médine. Mais alors pourquoi l’auteur donne-t-il au verset 6 (même sourate, bien sûr) une portée universelle

« Le verset d’après ne fait que confirmer que l’islam est une religion de clémence et d’indulgence : « Et si l’un des associateurs te demande asile, accorde-le- lui, afin qu’il entende la parole d’Allah, puis fais-le parvenir à son lieu de sécurité. Car ce sont des gens qui ne savent pas. » [9/6] » ?

On voit donc que l’argument de la contextualisation ne peut exonérer le texte coranique d’une portée universelle.

D’autant plus que nous pouvons ajouter un élément supplémentaire concernant la violence de l’islam en reprenant une autre argumentation de fond de l’opuscule concernant cette fois la sourate 4 (« Les femmes »). On y traite beaucoup d’hypocrites en particulier dans les versets 88 et 89 et la justification apportée à la violence à leur égard est encore liée à la notion de « situation de guerre ».

Les hypocrites ici décrits, explique le livret, seraient des mécréants qui se font passer pour des musulmans afin de mieux pouvoir combattre l’islam. Et le texte de préciser encore :

« Les hypocrites ne pouvaient donc pas être pris comme alliés, car ils constituaient, en tant qu’ennemi intérieur, la plus grande menace pour les musulmans. Voilà pourquoi le verset mentionne que s’ils tournent le dos (c.-à-d. s’ils se détournent de la Hijra [l’émigration conseillée au musulman qui vit dans un pays où il ne peut pas pratiquer son culte librement]), les musulmans ont ordre de les tuer… Le Créateur parle clairement du sujet des hypocrites dans une situation de guerre ».

Mais qu’est-ce qui crée cette situation de guerre légitimant ainsi la violence à l’égard des hypocrites ? C’est simplement le fait de ne plus suivre l’obligation islamique. Voilà une définition bien large. On retrouve d’ailleurs un raisonnement assez identique deux versets plus loin de la même sourate :

Ajoutons encore pour faire bonne mesure cette note très intéressante de bas de page de l’opuscule  (note n°30) à propos de ces hypocrites de la catégorie susceptible d’être tuée :

« Ce type de personnes existe jusqu’à nos jours et est actuellement très en vogue auprès des autorités françaises qui les exploitent dans leur politique de l’acculturation des musulmans. Le rôle de ces hypocrites est de calomnier, stigmatiser et diaboliser les musulmans non assimilés à la culture et aux « valeurs » républicaines. Sous couvert d’une prétendue égalité, ils mettent tout en œuvre pour que les musulmans se convertissent, tout comme eux, à la laïcité. C’est d’ailleurs une des caractéristiques types des hypocrites mentionnées dans le verset suivant : « Ils aimeraient vous voir mécréants,  comme ils ont mécru : alors vous seriez tous égaux ! » [4/89] ».

Où l’on comprend, en clair, que tous les soi-disant islamophobes pourraient bien relever de la jurisprudence du verset 89 !

Deuxième partie du commentaire : ce que ce document nous dit de l’islam en général et qui paraît bien inquiétant pour la France.

Une partie du texte est consacrée à une hagiographie de Mahomet :

« Mohammed,  le  dernier  des  messagers, fut loin d’être la personne belliqueuse et vengeresse que tentent de nous faire croire les  islamophobes. Il fut un homme honnête, juste et clément qui pardonna à celui qui lui fit du mal et à ceux qui tentèrent de l’assassiner. Jamais ne s’est-il, hors combat, comporté de façon violente, comme l’en témoigna son épouse Aicha. Chez beaucoup d’érudits, une lecture objective de la vie du Prophète aboutit à la conclusion qu’il fut l’exemple le plus parfait à ne jamais avoir foulé la surface de la terre… Il participait aux tâches ménagères, il recousait ses vêtements, réparait ses chaussures et fit la course avec son épouse. Voici comment se comportait l’exemple de tous les musulmans envers les femmes…  La  demeure  du  Prophète, ses vêtements et sa nourriture étaient caractérisés par une rare simplicité. Il fut pauvre à tel point qu’il ne possédait souvent plus de nourriture pour cuisinier et cela parfois durant plusieurs mois d’affilée. Reconnaissants envers son Seigneur, lui et son épouse se contentaient alors de manger des dattes avec de l’eau. Bien qu’il vécût dans l’indigence, il fut l’homme le plus doux, patient et généreux parmi les Arabes, le peuple le plus connu pour sa générosité ».

Sans doute pourrions-nous recommander aux islamologues-de-France une légère contextualisation de la personne de Mahomet…

Summum de la démonstration qui, bien sûr, jette comme un léger doute sur la crédibilité de l’ensemble :

« Parmi les nombreuses calomnies de Michel Onfray à l’égard de la religion musulmane, se trouve encore son accusation de « religion misogyne ». Y a-t-il une calomnie plus ignoble que celle-ci ? Onfray ignore-t-il réellement que le Prophète  a dit: « Les femmes sont les égaux des hommes. »? ».

Vient ensuite un passage sur le vivre ensemble en islam et c’est là que naît véritablement l’inquiétude. Car, dans tout le texte, comme on le sait bien sûr mais c’est ici démontré avec clarté, l’islam est présenté comme une société beaucoup plus qu’une religion :

« En Occident, les gens ont du mal à se faire une idée de la généralité et de l’universalité de l’islam et, de là, ne comprennent pas qu’il puisse diriger la vie des individus et des sociétés dans leur totalité. L’islam est une religion parachevée qui aborde tous les sujets dont a besoin l’être humain : Tawhid, adoration, croyance, Histoire, récits des prophètes, sagesse, gouvernance, lois, transactions, sciences, relations sociales, mœurs, etc. Ainsi, les musulmans possèdent une religion qui leur enseigne aussi bien comment manger que comment diriger des nations. L’islam est une religion qui prône une société juste avec une gouvernance saine et un système social et économique équitable ».

Avec, là encore, une petite note de bas de page (n°52) bien révélatrice :

« Qui sait, peut-être une réforme de la laïcité doit être envisagée avec l’introduction de valeurs islamiques au sein des constitutions occidentales. Les sociétés séculaires pourront ainsi se défaire de leur épouvantable système politique qui permet la montée de racisme, islamophobie, antisémitisme, etc »

Et de cette société se dégagent tout à la fois une impression belliqueuse et une mentalité (paranoïaque ?) d’assiégés.

  • A preuve, cet extrait du texte : « Si l’islam ne possédait pas de manière légiférée et contrôlée pour défendre les peuples, territoires et intérêts de ses adhérents, il s’agirait d’une religion incohérente caractérisée par une déficience inhérente, car les musulmans pourront alors être persécutés et exterminés à tout moment. »
  • A preuve, cet autre extrait, assez savoureux : « L’exposition du Coran présentée par Onfray n’est qu’une incitation à la haine dans laquelle il a voulu perpétuer le mythe qui veut que l’islam approuve et encourage l’usage de la violence aveugle de manière totalement non-légiférée» ! On comprend que pour la violence légiférée, pas de problème ! Cela nous rappelle ce jeune imam qui était contre la mise à mort de l’apostat, précisant « de façon injuste ».
  • A preuve, cette obsession du «pacte » (mot cité 23 fois), mais aussi de la bataille (cité 25 fois), de la guerre (cité 46 fois) et du combat (« combat » ou « combattre » ou « combattant », cité 90 fois.
  • A preuve, cette critique quasi-naïve faite dans le courriel au précédent article du Salon beige, se moquant d’une origine du cri « Allah Akbar » jugée erronée : « si l’auteur avait pris 5 minutes pour effectuer une petite vérification, il aurait su que le cri avait été lancé dans toutes les batailles précédentes»
  • A preuve, cet autre extrait du livret : : « C’est avec un zèle ardent que Michel Onfray s’oppose au fait que les musulmans ont un livre sacré qui leur permet de se défendre contre les agresseurs non-musulmans. Il préférait voir les musulmans non- laïcisés se faire massacrer sans offrir la moindre résistance aux invasions occidentales. Voilà pourquoi Onfray s’enflamme en lisant ce type de versets. Sans résistance armée, les armées séculaires de l’Occident peuvent facilement envahir des pays musulmans, maintenir leur occupation militaire, massacrer la population indigène et exploiter les richesses naturelles. C’est d’ailleurs ainsi que la sainte laïcité, tant promue par Onfray, s’est instaurée de fil en aiguille en terre musulmane au long des derniers siècles…»

Le lecteur aura remarqué que nous n’avons pas pris parti sur une question qui est pourtant de fond et discutée : le Coran, texte incréé, révélé, peut-il contenir des prescriptions circonstancielles strictement liées à la vie de celui qui en aura été le messager ? Nous avouons attendre avec une certaine impatience les commentaires additionnels d’islamologues-de-France.

Il restera aussi la question du réel : comment expliquer si cette religion est si bienveillante et tolérante que tant d’assassins déclarent agir en son nom ? Serait-ce un manque de capacité à la contextualisation ?

Et puis, terminons par une déception : nous n’avons pas trouvé dans le livret l’origine du fameux haddith utilisé par le CFCM.

Rome interdit la messe St Pie V pour le Triduum et les évêques se déresponsabilisent à Lourdes

Le Vatican interdit la célébration du Triduum Pascal dans la forme extraordinaire du rite au sein du diocèse de Rome, dans le même temps les évêques de France se sont réunis à Lourdes où ils ont décidé à la majorité de reconnaitre la responsabilité institutionnelle de l’Eglise et le caractère systématique des abus sexuels.

Pour en parler dans ce Club des Hommes en Noir : le docteur Philippe de Labriolle, les abbés Benoit, Barthe et Tanouärn, sous la direction de Philippe Maxence.

Cry Macho de Clint Eastwood

De Bruno de Seguins Pazzis :

Texas, 1979. Mike Milo est une ancienne star de rodéo, devenu éleveur de chevaux après une grave blessure. Alors qu’il vient d’être remercié par le patron du ranch où il travaille, il est recontacté par Howard Polk un ancien patron. Celui-ci lui demande de se rendre au Mexique pour ramener son jeune fils Rafael qui vit là-bas avec sa mère alcoolique. Un long et mouvementé voyage l’attend… Avec : Clint  Eastwood (Mike Milo), Dwight Yoakam (Howard Polk), Minett (Rafael « Rafo » Polk), Natalia Traven (Marta), Horacio Garcia Rojas (Aurelio), Fernanda Urrejola (Leta, l’ex épouse de Hoxard Polk). Daniel V. Graulau (le douanier mexicain), Amber Lynn Ashley, Brytnee Ratledge et Alexandra Ruddy (les filles hyppies), Jorge-Luis Pallo (le sherif adjoint), Rocko Reyes (le capitaine Garcia), Paul Lincoln Alayo (le sergent Perez). Scénario : Nick Schenk et N. Richard Nash, d’après le roman « Cry Macho » de N. Richard Nash. Directeur de la photographie : Ben Davis. Musique : Mark Mancina.

Le cycle de la rédemption… Le thème de la rédemption est présent dans une grande partie de la filmographie de Clint Eastwood mais trois films, du moins jusqu’à ce jour, constituent indubitablement un cycle qui lui est spécialement consacré, Gran Torino (2008), La Mule (2018) et Cry Macho (2021). Il est d’ailleurs intéressant de noter avant d’aller plus loin dans ce qui justifie cette affirmation que dès 1988, Clint Eastwood montre un intérêt pour adapter a cinéma, « Cry Macho » le roman de N. Richard Nash, mais il est à cet époque engagé dans d’autres projets. En 1991, le tournage d’une adaptation est entrepris, mais le film ne sera jamais achevé. Et donc, en octobre 2020, Clint Eastwood reprend le projet comme producteur, réalisateur et interprète du rôle principal. Il se base sur le scénario original écrit par N. Richard Nash lui-même et qui, à l’époque, n’avait intéressé aucun studio. N. Richard Nash étant décédé entre temps en 2000, Clint Eastwood fait retravailler le scénario par Nick Schenk, qui a déjà collaboré avec lui pour Gran Torino et La Mule. Ainsi le lien entre les différents films est déjà bien établi !

Répétitions thématiques

Suggérons, sans exhaustivité car ceci nous amènerait à écrire un ouvrage important, quelques parentés visuelles ou scénaristiques entre ces trois oeuvres. Immédiatement après la séquence d’ouverture et avant son départ en voiture pour le Mexique, un plan nous montre Mike Milo assis au crépuscule sur une chaise longue devant sa maison. Ce plan nous renvoie directement à Walt Kowalski, le héros de Gran Torino se balançant sur son fauteuil sur le pas de la porte de sa modeste demeure.

Mike Milo comme Walt Kowalski et comme Earl Stone, personnage central de La Mule, sont des hommes murs, avancés en âge et relégués en marge de la société pour des raisons diverses. Ils ont tous les trois un passé lourd qu’ils portent non sans un certain désabusement, mais surtout avec un regret que l’histoire qu’ils vont vivre va leur permettre de transformer en contrition. Dans Gran Torino, Walt Kowalski va « confesser » sa faute à Thao, le jeune voisin Hmong. Ici, dans Cry Macho, Clint Eastwood nous sert une « confession » très comparable de Mike au jeune Rafo dans une séquence centrale, splendide et d’une simplicité fulgurante,  qui se déroule dans un petit sanctuaire dédié à la Vierge Marie.

Le « road movie » initiatique que vivent Mike (un chemin de rédemption) et Rafo (un chemin de l’adolescence vers une majorité) est à mettre en parallèle avec celui de La Mule mais aussi avec la relation que connaissent Walt Kowalski et Thao dans Gran Torino.

Il n’y a également pas beaucoup d’effort à faire pour faire un parallèle entre les séquences qui ont lieu à Mexico dans Cry Macho et celles qui se déroulent également au Mexique chez le chef du cartel de la drogue dans La Mule.

Enfin, les trois films, chacun d’une manière on ne peut plus originale, traitent de l’importance de l’amour conjugal et filial, de la famille, de la transmission, du temps qui passe et de la vieillesse.

Autoportraits

Cet angle d’approche de l’analyse de Cry Macho nous amène à nous interroger sur l’intérêt qu’il y a à raconter toujours la même histoire ou presque. Considérons d’abord  que les grands réalisateurs de cinéma comme les grands artistes dans les autres disciplines, racontent la plus part du temps toujours la même chose. Ici, ce qui vient se greffer en plus, c’est que Clint Eastwood se met lui-même en scène dans ces trois films. Il n’est donc pas stupide de supposer qu’il utilise les personnages de Walt Kowalski, Earl Stone et Mike Milo pour porter un regard sur sa propre vie, imprimant une allure métaphorique à ces trois films, se questionnant sur l’époque, sur le temps et sur ses fautes, le faisant devenir du même coup ses films les plus personnels. Réalisons qu’il a 78 ans lors de la sortie de Gran Torino, 88 ans lors de celle de La Mule et qu’aujourd’hui il en a 91 !

Sur l’époque, dans ces trois films,  Clint Eastwood observe et jette un regard critique (sur l’immigration et la crise économique dans Gran Torino, sur la violence, la drogue et leurs ravages dans La Mule et Cry Macho).

Sur le temps, celui qui passe, il l’évoque au travers de ces trois personnages dont l’avenir est derrière eux.

Sur ses fautes, le cinéaste n’a évidemment ni crime comme dans GranTorino, ni quelconque forfait à se reprocher ni à avouer, mais certainement des épreuves plus ou moins douloureuses, des regrets à cicatriser. Ainsi, ces trois films ont une allure de catharsis.

Ce qui par contre différencie Cry Macho, C’est une approche mélodramatique et sentimentale sensiblement plus prononcée et un final plus optimiste que les fins dramatiques et radicales des deux opus précédents. Souvenons-nous de Walt qui s’offre en sacrifice dans Gran Torino et  de Earl qui n’assure pas sa défense au tribunal pour se laisser enfermer en prison dans La Mule, un final offrant au spectateur  un magnifique dernier plan général du jardin de la prison montrant Earl qui traverse l’écran du coin supérieur à droite au coin inférieur à gauche avant de disparaître hors-champ. Image qui pouvait laisser penser que Clint Eastwood ne réapparaîtrait plus à l’écran, mais seulement derrière la caméra. Il n’en a rien été et fort heureusement car le cinéaste est toujours un grand comédien, ici dans les sommets de son art. 

Un aboutissement dans l’art de la mise en scène et dans l’esthétique

Le cinéaste est également toujours au sommet de son art de la mise en scène qui se fait d’une discrétion impressionnante, s’effaçant devant le fond pour le servir du mieux possible. Le découpage est ferme, ne laissant la place à aucun plan inutile. Le premier quart d’heure du film qui plante le décor et l’intrigue est d’une concision remarquable, exigeant une attention particulière du spectateur et lui indiquant qu’il n’est pas là pour un simple divertissement au demeurant parfaitement réglé tout du long avec un dosage subtil des rebondissements. Cette mise en scène virtuose est servie par la très belle photographie du britannique Ben Davis (Three Billboards : les panneaux de la vengeance de Martin McDonagh en 2017) qui passe avec une aisance remarquable de plans aux tonalités crépusculaires à ceux d’une grande luminosité. Nous sommes face à un équilibre parfait qui permet d’atteindre un très large public avec un divertissement de grande qualité qui procure de l’émotion et permet une réflexion.

Toujours aussi américain, intelligent  et sensible, Clint Eastwood nous livre ici un troisième testament cette fois-ci plus mélancolique et plus tendre.

Bruno de Seguins Pazzis

Sables d’Olonne : les laïcistes en guerre contre une statue de saint Michel archange

Suite à une plainte des laïcards de la Fédération de Vendée de la Libre Pensée contre la mairie, le rapporteur public a préconisé au tribunal administratif de Nantes, jeudi 18 novembre, d’ordonner à la ville des Sables d’Olonne de démonter la statue de Saint-Michel qu’elle avait fait installer sur le parvis de l’église éponyme suite à la destruction de l’école Saint-Elme (ex-Saint-Michel).

Pour sa défense, la commune met en avant la « pluralité de significations » de cette statue : Saint-Michel est « le saint patron des troupes aéroportées ». Un « détachement de parachutistes » avait d’ailleurs été convié lors de l’inauguration de la statue en octobre 2018.

L’avocat de la commune, Me Vincent Horeau, a déclaré :

« Jusqu’où va-t-on aller ? La Fédération de la Libre Pensée ne s’attaque plus seulement aux statues, mais désormais aussi à leurs socles »

L’association avait déjà attaqué en justice la crèche de Noël installée dans le hall du conseil départemental de la Vendée.

« Cette statue a été installée dans le quartier Saint-Michel, que tous les Sablais connaissent, à côté de l’auditorium Saint-Michel, sur la place Saint-Michel, qui est le parvis de l’église éponyme ».

« C’est un symbole local important, et en aucun cas un acte de prosélytisme de la commune. »

L’avocat a considéré que la place Saint-Michel constitue bel et bien une « dépendance » de l’église Saint-Michel, et que la statue peut donc être légalement installée sur son parvis.

Le maire Yannick Moreau ne semble pas intimidé :

Un catholique qui rejette sciemment et obstinément les doctrines définies de l’Eglise doit s’abstenir de communier

Les évêques américains ont donc voté très largement, avec 222 voix pour, 8 contre et 3 abstentions, un texte sur l’Eucharistie.

Avec le document, les évêques ont approuvé un plan stratégique pour une campagne de relance eucharistique de trois ans, qui comprendra

  • l’élaboration de nouveaux matériels pédagogiques,
  • la formation des responsables diocésains et paroissiaux,
  • le lancement d’un site web consacré au renouveau
  • le déploiement d’une équipe spéciale de 50 prêtres pour prêcher sur l’Eucharistie.

La campagne culminera avec un Congrès eucharistique national en juillet 2024 à Indianapolis. Ce congrès sera le premier du genre aux Etats-Unis depuis près de 50 ans.

Bien que le document ne fournisse aucun critère pour refuser le sacrement à une personne qui n’est pas en communion avec l’enseignement de l’Eglise, le texte donne certaines indications.

« Comme l’Eglise l’a toujours enseigné, une personne qui reçoit la sainte communion alors qu’elle est en état de péché mortel non seulement ne reçoit pas la grâce du sacrement, mais commet le péché de sacrilège en ne montrant pas la révérence due au corps et au sang du Christ ».

Le document réaffirme le texte du document des évêques de 2006 sur les catholiques dans la vie publique, puis ajoute :

« Si un catholique, dans sa vie personnelle ou professionnelle, devait rejeter sciemment et obstinément les doctrines définies de l’Eglise, ou répudier sciemment et obstinément son enseignement définitif sur les questions morales, dans un cas comme dans l’autre, il diminuerait gravement sa communion avec l’Eglise ».

« La réception de la Sainte Communion dans une telle situation ne serait pas en accord avec la nature de la célébration eucharistique, et l’on devrait s’abstenir ».

Il n’est pas certain que cela dissuade le pro-avortement Joe Biden d’aller communier…

Mobilisations de la Génération Pro Vie contre l’extension de l’avortement

Samedi 13 novembre, devant les avortoirs d’Angers, Paris, Lyon, Nantes, Compiègne, La Roche sur Yon, se sont réunis les membres de la Génération Pro Vie. En cette semaine dédiée aux morts pour la patrie, ces jeunes ont souhaité à leur tour rendre hommage aux victimes de l’avortement, ces grands oubliés de la Nation. Chaque année, l’avortement n’élimine pas moins de 220 000 français au nom du droit de la femme à disposer de son corps.

Parmi ces victimes, de nombreux Français ne voient pas le jour au nom de leur handicap, de leur père qui refuse de les assumer, du fait des médecins, des familles, qui exercent une pression sur les jeunes femmes qui souhaiteraient garder leur enfant.

Ils ont également voulu rendre hommage à ces centaines de milliers de femmes qui les contactent depuis 75 pour témoigner de la difficulté de cet acte qu’une grande majorité regrettent, qui font part de la détresse qu’elles ont vécue, et de la pression subie pour qu’elles éliminent leur propre enfant.

A cette occasion, les jeunes de la Génération Pro-Vie ont déposé des gerbes de fleurs, des bougies, mais ont également, à Angers et Nantes, déposé de petits cercueils symbolisant ces quelques centaines de milliers de vies éliminées avant leur naissance. Cette action, plus symbolique que militante, visait à ce que ces enfants sans nom, ne tombent pas dans l’oubli, et pour que leur mémoire reste à jamais gravée dans nos esprits.

Le film Brother toujours au cinéma

Le film BROTHER est sorti au cinéma jeudi, et ce sur 3 dates, en SAJE EVENT, les 18, 21 et 22 novembre.

Il est important de se mobiliser sur les 2 dernières dates, après ce sera trop tard pour voir le film en salle. Et ce reportage que nous avons évoqué vaut vraiment le coup d’être vu au cinéma, sur grand écran.

“Nous sommes en guerre”

Mais ni contre les islamistes, ni contre l’extrême-gauche.

Après la guerre contre le Covid, on découvre que l’on a été en guerre contre le Sida :

Le Conseil de Paris par ailleurs a adopté à l’unanimité la création d’une “place des combattantes et combattants du sida” dans le Marais (tout un symbole), pour rendre hommage aux morts et malades du VIH mais aussi au personnel soignant et aux militants. A partir du début des années 1980, Paris fut “la ville européenne la plus touchée avec Londres”, rappelle la mairie, qui chiffre à 10 000 le nombre de ses administrés morts des suites du virus entre 1989 et 1996, soit “près d’un décès sur 10 sur cette période”.

Mais l’actualité nous rappelle que cette guerre n’est pas terminée :

En Belgique, le VIH continue de toucher de manière disproportionnée les hommes gays et bisexuels (aussi appelés HSH, pour hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes). Ceux-ci représentaient encore près de la moitié des nouvelles contaminations en 2019″, rappelle l’association.

Il n’y a que 2 possibilités :

  • soit le VIH est homophobe
  • soit le comportement sexuel des LGBT est totalement irresponsable

Les accusations de collusion entre Moscou et Donald Trump étaient totalement fantaisistes

Cinq ans après le début de l’enquête sur le “RussiaGate”, John Durham, du Federal Bureau of Investigation, révèle que toutes les accusations étaient parfaitement bidon. “Fake news” comme disait Trump.

Etats-Unis : Echec aux Black Lives Matter

Le jeune Américain Kyle Rittenhouse, 18 ans, qui a tué par balle deux personnes et blessé une troisième en marge de manifestations Black Lives Matter en août 2020 à Kenosha, a été acquitté vendredi à l’issue d’un procès très suivi aux États-Unis.

Les douze jurés l’ont déclaré «non coupable» des cinq chefs d’accusation qui pesaient sur lui, dont meurtres, au quatrième jour de leurs délibérations. Le jeune homme de 18 ans, qui encourait la réclusion à perpétuité, avait plaidé la légitime défense.

Aucun appel ne sera possible de la part des deux parties.

Par précaution, le gouverneur du Wisconsin a demandé à 500 soldats de la Garde nationale de se tenir prêts à intervenir à Kenosha.

La Manif Pour Tous lance une grande campagne nationale pour défendre les droits de l’enfant et dénoncer l’idéologie du genre

50.000 affiches sont collées partout en France depuis cette nuit et jusqu’au 20 novembre. De Lille à Montpellier, de Nantes à Lyon en passant par Paris, des milliers de colleurs ont pavoisé des centaines de villes.

Les mots ont un sens. La polémique et la vive émotion, bien légitime, provoquée par l’apparition de « iel » dans Le Robert le confirme. Avec une campagne de très grande ampleur, La Manif Pour Tous veut marquer les esprits en dénonçant avec détermination le détournement du langage au service d’une idéologie. Le lancement de cette campagne intitulée « l’idéologie ça ose tout, et c’est à ça qu’on la reconnait » intervient à l’occasion de la journée internationale des droits de l’enfant, célébrée chaque année le 20 novembre. Cette journée mondiale nous appelle aussi à mettre en œuvre la Convention Internationale des Droits de l’Enfant qui stipule, à son article 7, que « L’enfant est enregistré aussitôt sa naissance et a dès celle-ci le droit à un nom, le droit d’acquérir une nationalité et, dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents et d’être élevé par eux. » Ce texte a été rédigé en 1989, soit il y a plus de 30 ans, dans une société où il était évident que le sens donné au mot « parents » par les rédacteurs désigne le père et la mère de l’enfant.

Ludovine de La Rochère résume

« En voulant réécrire et changer la définition des mots, des idéologues radicaux brouillent l’identité d’enfants et d’adolescents et menacent leurs droits les plus élémentaires pour obtenir la mise en œuvre d’un droit à l’enfant. Voilà pourquoi, il est nécessaire de remettre l’église au milieu du village et de retrouver le sens des mots. Non, un « homme enceint » n’existe pas, contrairement à ce que véhiculent des militants déconnectés du réel : ce sont les femmes qui peuvent être enceintes. Non, un enfant n’a pas un « parent 1 » et un « parent 2 », comme le stipulent des formulaires de plus en plus nombreux : il a un père et une mère. Non, il n’existe pas de « troisième sexe » et « le genre », notion fluctuante et subjective, ne définit pas une identité, au contraire de l’identité sexuelle qui concerne chacun et contribue à sa construction. Et la PMA « pour toutes » n’est qu’un slogan, qui maquille la réalité d’une PMA en l’absence de père pour l’enfant. C’est pourquoi la légalisation de la PMA sans père ne sera jamais une loi d’amour ni de fraternité ».

En l’espace de quelques jours (et quelques nuits !), ce sont 50.000 affiches qui sont collées partout en France par des milliers de sympathisants engagés au service des droits de l’enfant. A titre de comparaison, la dernière campagne des Jeunes avec Macron annonce 15.000 affiches collées dans 20 départements pendant un mois.

C’est arrivé un 19 novembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 19 novembre : saints du jour français ou de France.
    • Sts Séverin, Exupère et Félicien, martyrs († 170)

À Brennier près de Vienne en Gaule, a lieu la translation des corps des saints martyrs Séverin, Exupère et Félicien.

  • St Eudes, Ier abbé du Monastier saint Chaffre en Auvergne († v. 720)

Saint Eudes est abbé dans le diocèse du Puy, vers 720.

  • le 19 novembre 461 : Saint Hilaire est élu pape.

Saint Hilaire, né en Sardaigne, devient pape le 19 novembre 461. Son pontificat dure jusqu’au 29 février 468, soit 7 ans, trois mois et dix jours. Il défend et structure l’orthodoxie chrétienne en confirmant les conciles de Nicée, d’Ephèse et de Chalcédoine. Il confirme ainsi la condamnation des hérésies telles que le monophysisme, réaffirmant la double nature humaine et divine du Christ, ou telles que l’arianisme.

  • le 19 novembre 498 : mort du pape saint Anastase II.
  • le 19 novembre 1212 (date incertaine) : entrevue de Vaucouleurs entre Frédéric II et le prince royal Louis, fils de Philippe Auguste.

Est en jeu, la couronne du saint Empire germanique.

  • le 19 novembre 1316 : mort de Jean 1er le Posthume.

Voir la chronique du 15 novembre.

  • le 19 novembre 1350 :le Roi Jean II fait arrêter puis exécuter Raoul de Brienne, comte de Guînes et connétable de France.

Il est accusé de trahison, après la prise de Caen par les Anglais. Il est décapité à Paris.

  • le 19 novembre 1523 : élection du pape Clément VII.

Le cardinal Jules de Médicis, qui succède à Adrien VI sous le nom de Clément VII, est le fils de Laurent le Magnifique. Jules de Médicis naît le 26 mai 1478 à Florence et décède le 25 septembre 1534 à Rome. Durant son règne, il s’oppose à Charles Quint, roi d’Espagne et Henri VIII, roi d’Angleterre.

  • le 19 novembre 1617 : naissance d’Eustache Le Sueur, peintre français.

Son art reflète une volonté de dépouillement fort rare pour l’époque. Il est aujourd’hui considéré comme un des peintres les plus personnels du XVIIe siècle, car il a su échapper, en partie, à l’influence de l’académisme issu du baroque italien.

  • le 19 novembre 1665 : décès de Nicolas Poussin, peintre français.

Nicolas Poussin naît à Andelys le 15 juin 1594, voir la chronique du jour. Il commence à peindre sous l’influence de Quentin Varin et contre l’avis de ses parents. Il fait partie du mouvement classique. Nicolas Poussin apprend à peindre par de brefs séjours dans les ateliers de d’autres peintres. Il ne suit pas de cours académique et est considéré comme un autodidacte. On lui attribue de nombreuses œuvres comme “L’Enlèvement des Sabines“, aujourd’hui exposée au Musée de Louvre à Paris. Il décède le 19 novembre 1665 à Rome.

Louis XIII et Richelieu lui demandent de superviser les travaux du Louvre ; il est nommé premier peintre du Roi et directeur général des embellissements des maisons royales.

  • le 19 novembre 1700 :naissance de Jean Antoine Nollet.

Jean Antoine Nollet est un physicien, né le 19 novembre 1700 à Pimprez, qui se consacre à la popularisation de la physique expérimentale en France. Il découvre l’osmose en 1748 et effectue également des travaux en électricité, notamment sur l’origine de la foudre. En 1770, il publie “L’Art des expériences”, un ouvrage dans lequel il décrit la fabrication d’instruments avec précision, ce qui fait de lui un précurseur de l’enseignement technique.

  • le 19 novembre 1703 : mort du “Masque de fer”.

Un prisonnier, dont personne ne connaît l’identité, meurt à la Bastille, où il est enfermé depuis 1698. Nul n’a jamais pu voir son visage caché par un masque de velours noir (et non de fer). Pourquoi ? Personne ne le sait. L’identité de ce prisonnier provoque bien des hypothèses. C’est sous le nom de Marchiali qu’il est enterré quelques jours plus tard au cimetière Saint-Paul. L’homme au masque de fer était en fait emprisonné pour avoir révélé des informations confidentielles concernant Louis XIV. Emprisonné, d’abord à Pignerol, puis à Sainte-Marguerite et enfin à Paris ; il passe 25 ans dans cette condition. Il garde l’anonymat tout au long de sa captivité grâce à un masque de velours qui lui cache le visage. Ce déguisement lui vaut d’être surnommé le “masque de fer”. De nombreuses rumeurs concernant sa véritable identité ont circulé et circulent encore.

Huit ans après sa mort, la princesse Palatine, belle-sœur du Roi de France, le fait sortir de l’anonymat en le présentant dans sa correspondance comme un milord anglais qui aurait comploté contre la France…

  • le 19 novembre 1787 : la création d’impôts nouveaux est une nouvelle fois refusée par le Parlement.

Un lit de justice contraint à les enregistrer. Devant la résistance de la noblesse qui paie de moins en moins l’impôt du sang le Roi est contraint de convoquer les états-généraux.

  • le 19 novembre 1798 :les foires et marchés doivent faire disparaître toute référence religieuse.

Neutre sur le plan religieux la révolution française ? Qui peut encore croire cela.

  • le 19 novembre 1803 :Haïti chasse les Français.

Le 19 novembre 1803, les débris de l’armée française capitulent devant les indépendantistes. L’île devient le premier État noir indépendant. Saint-Domingue reprend ensuite le nom que lui donnaient ses premiers habitants, les indiens Arawaks, Haïti.

  • le 19 novembre 1809 : les Français battent les Espagnols à la bataille d’Ocaña et occupent toute l’Andalousie, à l’exception de Cadix.
  • le 19 novembre 1946 : affrontement dans le port de Haïphong entre une jonque chinoise et la douane française.

Les militaires français exploitent cet incident pour tenter de reconquérir le Nord du Vietnam, où les communistes de Hô Chi Minh ont pris le pouvoir après le retrait des Japonais, à la fin de la deuxième guerre mondiale.

  • le 19 novembre 1978 :le pape Jean-Paul II reçoit Mgr Lefebvre, chef de file des traditionalistes, fondateur de la Fraternité Saint Pie X.

Prions pour l’unité de l’Eglise sous l’autorité du Magistère.

  • le 19 novembre 1990 : les pays de l’OTAN et du Pacte de Varsovie mettent fin à la guerre froide.
  • le 19 novembre 1996 : rencontre historique entre le souverain pontife et Fidel Castro.
  • le 19 novembre 2012 :Moody’s abaisse la note de la dette de long terme de la France de AAA à AA1.

Elle est tombée bien bas notre nation, dont la réputation financière dépend d’une entreprise privée. Où est notre souveraineté dans tout cela ?

Nouvelle proposition de loi pro-vie en Slovaquie

D’Olivier Bault dans Présent :

Une nouvelle proposition de loi visant à limiter un peu l’avortement était examinée en seconde lecture le 5 novembre au parlement monocaméral slovaque. Si les avortements sont en baisse dans ce pays d’Europe centrale de 5,4 millions d’habitants, dont 62 % de catholiques ou supposés tels, les tentatives précédentes de la présente coalition de droite pour protéger un peu mieux le droit à la vie, conformément aux promesses faites avant les élections, ont jusqu’ici échoué. Pourtant, les propositions avancées sont beaucoup plus modestes que quand ceux qui gouvernent aujourd’hui étaient dans l’opposition et demandaient l’interdiction de l’avortement.

En Slovaquie, l’IVG, c’est-à-dire l’avortement sur simple demande, est autorisée jusqu’à la 12e semaine de grossesse, tandis que l’IMG est autorisée jusqu’à la 24e semaine. La proposition déposée par un groupe de députés du parti majoritaire de la coalition au pouvoir, le parti des gens ordinaires et des personnalités indépendantes (OL’aNO), prévoit simplement d’allonger le délai de réflexion de 48 heures à 72 heures pour les IVG et pour les IMG et d’obliger les médecins à fournir aux femmes demandant à se faire avorter des informations non seulement médicales mais aussi concernant les aides sociales, financières et psychologiques qu’elles peuvent obtenir si elles conservent leur enfant. La proposition de loi prévoit aussi la mise en place de nouvelles aides pour les familles avec enfants.

Ce n’est peut-être pas grand-chose, mais, si cette proposition est votée, cela irait dans le bon sens. Il y a un an, une proposition allant dans le même sens avait été rejetée de justesse.

Zemmour et Ciotti : l’alliance des Eric ?

Lors de la polémique provoquée par les propos d’Éric Zemmour devant la salle martyre du Bataclan à Paris, le seul à ne pas hurler avec la meute a été le député Les Républicains des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti :

« Je n’ai pas à juger. Qu’est-ce qui est indigne là-dedans ? »

Une sortie qui a valu au candidat à l’investiture LR pour la présidentielle un coup de fil de remerciement d’Éric Zemmour. Plusieurs militants issus du parti Les Républicains se sont donnés pour mission de faire passer à tous les sympathisants d’Eric Zemmour encartés chez LR une consigne de vote en faveur d’Éric Ciotti.

Lors d’une rencontre à huis clos en marge du congrès des Maires de France, Eric Zemmour a même avoué :

« Évidemment, à LR, le seul avec qui on a une proximité idéologique, c’est Ciotti ».

Sébastien Meurant, sénateur LR du Val-d’Oise, soutient le député des Alpes-Maritimes pour le congrès LR. Et Éric Zemmour pour la présidentielle, si Ciotti n’était pas désigné le 4 décembre.

L’hebdomadaire Valeurs Actuelles de cette semaine relève qu’Eric Ciotti est le seul candidat LR à rejoindre les aspirations des électeurs de droite :

La majorité des médecins hostiles à l’allongement du délai légal d’avortement

Dans Valeurs Actuelles, Blanche Streb publie une tribune contre la proposition de loi Gaillot visant à allonger le délai légal d’avortement. Extrait :

«Tout le monde n’a pas cette noblesse d’âme»​

Les élèves officiers chanteurs de l’Académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan ont été envoyés directement en finale grâce au golden buzzer de Karine Le Marchand, animatrice de l’émission de M6, La France a un incroyable Talent. Elle a appuyé alors que les membres du jury – Marianne James, Hélène Ségara, Sugar Sammy et Éric Antoine – ont donné un oui pour l’accession à la prochaine étape. Karine Le Marchand a expliqué :

« On a des jeunes de 20 à 24 ans qui s’engagent pour la France, moi j’aime les militaires, j’aime la police, j’aime la gendarmerie et je vous vois en finale »​.

« Je trouve qu’en ce moment il faut faire passer des valeurs sur les missions que vous vous donnez de sauver et de nous sauver aussi. Donc mon cœur est avec vous »​.

Les militaires ont interprété Les larmes d’ivoire.

« Un enfant ne comprend pas que son père est mort au combat. Le chœur des soldats lui répond, le réconforte et lui explique les raisons de son sacrifice. » « Nous dédions ce chant à tous ceux qui sont morts pour la France et à leur famille »​.

Hélène Ségara réagit :

« Quand je vous regarde et que je vous vois aussi jeunes, je me demande comment vous avez pu grandir en vous disant « Mon but dans la vie c’est de protéger ma patrie ». Tout le monde n’a pas cette noblesse d’âme. Vous n’êtes pas des soldats de guerre, vous êtes des soldats de paix »​.

Puis Sugar Sammy :

« On voit de plus en plus des traditions qui se perdent à travers les générations. Alors bravo de perpétuer ces traditions et on sent votre fraternité »​.

Lors de la finale, courant décembre, le chœur de Saint-Cyr retrouvera huit qualifiés issus des demi-finales et cinq golden buzzers des auditions. À qui la victoire de l’édition 2021 et les 100 000 € ? Ce sont les votes du public qui décideront lors de l’émission qui sera en direct.

Pas nos enfants

De François Billot de Lochner, président de Liberté politique :

Jamais la question du rapport bénéfice-risque n’est posée lorsque l’on évoque la vaccination des mineurs.

Jamais les drames directement liés à la vaccination d’enfants ne sont relayés par les grands médias.

Le journaliste indépendant Armel Joubert des Ouches est parti à la rencontre de proches de victimes et de professionnels de santé.

Ils témoignent face caméra, pour que nous ne puissions pas dire : « Nous ne savions pas ».

Le documentaire en ligne Pas nos enfants vous aide à discerner et à faire le bon choix pour vos enfants.

Liberté Politique vous invite à soutenir cette œuvre de salubrité publiqueen effectuant un don et à partager auprès du plus grand nombre l’adressesuivante :

http://www.pasnosenfants.fr

Quel synode pour l’Eglise de demain ?

De Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique :

Peut-être a-t-il échappé à certains catholiques que l’Eglise entière était entrée en synode depuis le 10 octobre 2021. En effet le synode des évêques sur la synodalité, dont le document final est prévu pour octobre 2023, sera précédé d’une phase de synodes diocésains dont la date de clôture vient d’être prolongée de mars à août 2022. Il s’agit, selon la constitution apostolique Episcopalis communio (EC) du 15 septembre 2018, de se mettre à

« l’écoute du peuple de Dieu (…) jusqu’à entendre avec Lui (l’Esprit-Saint) le cri du peuple ; écoute du peuple jusqu’à y respirer la volonté à laquelle Dieu nous appelle ».

Qui participera au synode ?

Pour ce faire, des rencontres locales sont prévues dont j’ai sous les yeux le déroulé-type et la liste des thèmes proposés pour le diocèse des Yvelines. Sans aborder la question de fond de la légitimité et de l’opportunité de cette démarche la première question à se poser est de savoir qui va participer à ces réunions. Certainement, au premier chef, les « permanents de la foi » : catéchistes, responsables liturgiques, animateurs pastoraux, etc. que chacun a pu voir se dandiner et trémousser, lors de la dernière Assemblée plénière des évêques de France à Lourdes, dans une chenille pathétique et prétendument festive, parfaitement inconvenante dans ce contexte.

On peut, de plus, s’interroger sur la légitimité de ces personnes, à d’une part représenter « le peuple de Dieu », et d’autre part à ouvrir des perspectives pour l’avenir de l’Eglise. En effet, comme le rappelle Guillaume Cuchet dans un nouveau et passionnant ouvrage (« Le catholicisme a-t-il encore un avenir enFrance ? ») :

« Les milieux qui ont joué le plus franchement et avec le plus d’enthousiasme le jeu de l’ouverture sont aussi souvent ceux qui ont connu, paradoxalement, les plus faibles taux de conservation et de transmission intergénérationnelle de la foi ».  

Analyse corroborée par ce témoignage :

« Un journaliste me disait récemment que sur les nombreux enfants (sept) d’André Mandouze, grande figure du catholicisme de gauche s’il en est, un seul était resté chrétien et aucun de ses petits-enfants ».

Disons le tout net l’avis d’André Mandouze, décédé en 2006, n’aurait été intéressant, dans le cadre du synode en cours, que pour témoigner de ce qu’il ne faut pas faire si l’on souhaite transmettre la foi à ses enfants. Yvon Tranvouez fait le même constat dans son récent livre : « L’ivresse et le vertige. Vatican II, le moment 68 et la crise catholique ». Il y cite le cas du commissaire Trochu, très actif auprès de l’évêché de Quimper et du Léon dans les années 1970, « qui se rapprocha du courant traditionaliste ». Aujourd’hui défunt, ce père de six enfants dont une religieuse dominicaine dans la communauté de Fanjeaux et grand-père de vingt-et-un petits-enfants dont une religieuse dominicaine à Brignoles, serait certainement hors des écrans radar du synode actuel pour cause de traditionalisme même si, avec la grâce de Dieu, mais pas seulement, tous ses enfants et petits-enfants sont restés chrétiens et, pire, traditionalistes. Comment ceux qui ont échoué dans l’apostolat de la transmission et de la maintenance seraient-il légitimes à traiter de celui de la conquête et de la mission ? Les participants au synode du diocèse de Limoges, dont la moyenne d’âge est de cinquante-huit ans, s’interrogent honnêtement après avoir noté « la désaffection massive des jeunes » : Qu’avons-nous raté ?

Marcher ensemble. Certes, mais vers où ?

Le leitmotiv de ces synodes et des documents préparatoires afférents est de « marcher ensemble », « côte à côte sur la même route ». La destination envisagée n’est pas précisée. La logique semble être : « Peu importe où l’on va. L’important c’est d’y aller ensemble ». Cette image pérégrine aurait pu être l’occasion de rappeler que le Christ affirme, lui, être « La voie, la vérité et la vie » (Jn XIV,6). Christ dont, notons-le, il n’est pas une seule fois fait mention dans les dix thèmes proposés dans les Yvelines. Il est beaucoup question de s’écouter, « en particulier les femmes et les jeunes ». Qu’en pensent les paroissiens de Saint-Germain en Laye, souvent de jeunes ménages, qui demandent depuis des années à pouvoir assister à la messe traditionnelle dans leur ville et qui sont condamnés à assister à cette messe, sous la pluie et dans le vent, devant une église vide et…fermée ? « Quel espace y-a-t-il pour la voix des minorités ? » Effectivement on se le demande alors que l’on semble être mieux considéré, dans l’Eglise du pape François, comme homosexuel ou divorcé-remarié que comme fidèle laïc attaché à la messe dite de Saint Pie V. « Comment sont abordées les divergences de vision, les conflits et les difficultés ? » Il semble que François vienne de répondre très clairement à cette question par le motu proprio Traditionis custodes : Les divergences d’appréciation sur les bienfaits du Saint concile et de la réforme liturgique sont traitées sous mode d’oukazes et d’interdictions péremptoires et blessantes. Comment « écouter l’ensemble du peuple de Dieu ? » Pour qui connaît un peu l’histoire de l’Eglise en France ces cinquante dernières années cette question est soit le fait d’un technocrate ecclésiastique hors-sol, soit celle d’un Martien tout juste débarqué sur la terre.  Quand, « en même temps », le pape François en appelle à « célébrer devant le peuple de Dieu qui nous regarde en face et nous dit la vérité » et restreint brutalement les possibilités de célébrer la messe traditionnelle, mode de célébration plébiscité par la partie la plus jeune et la plus active du peuple chrétien on ne peut que s’interroger sur la cohérence intellectuelle de tout cela à moins qu’il ne s’agisse d’une simple opération de manipulation de l’opinion publique. Qu’en pense Mgr Aupetit, archevêque de Paris, qui depuis des mois refuse de recevoir les paroissiens dont il a supprimé la messe dominicale traditionnelle ?

Quels objectifs pour ce synode ?

L’objectif affiché de ce synode est de « porter des fruits de communion, de participation et de mission ». En d’autres temps, et peut-être dans une autre religion, il se serait agi de grandir dans la foi, l’espérance et la charité. On comprendra cependant qu’avec de tels objectifs il soit peu fait mention des prières ferventes et de l’ascèse nécessaire pour obtenir l’assistance du Saint-Esprit. Celle-ci semble considérée comme un dû. Un signe de croix, une brève lecture, une petite prière et le Saint-Esprit est là, parmi nous, qui parle par la bouche de chacun. On peut être saisi de perplexité devant ce processus. Enfin, notons que ce chemin synodal arrive au plus mauvais moment pour l’Eglise de France. Quelle est la crédibilité, pour animer ce synode, des équipes qui ont géré ce qui aurait constitué la « défaillance systémique » de l’Eglise de France dans le traitement des abus sexuels dans l’Eglise ? Cette formule ayant, pour le personnel ecclésiastique en place, l’immense mérite de le dédouaner de ses responsabilités personnelles. Habile, mais indigne, transfert de responsabilité.

Tout cela pourrait être un peu désespérant. Un terrible constat avait déjà été dressé il y a cinquante ans par un historien protestant, Pierre Chaunu, dans les dernières pages de son maître-livre, « De l’histoire à la prospective » :

« La médiocrité intellectuelle et spirituelle des cadres en place des églises occidentales au début des années 1970 est affligeante. Une importante partie du clergé de France constitue un sous-prolétariat social, intellectuel, moral et spirituel ; de la tradition de l’Eglise, cette fraction n’a souvent su garder que le cléricalisme, l’intolérance et le fanatisme. Ces hommes rejettent un héritage qui les écrase parce qu’ils sont intellectuellement incapables de le comprendre et spirituellement, incapables de le vivre ».

C’était en 1975. Qui, alors, osait parler, à propos de certains clercs, d’un sous-prolétariat moral ? Ce constat semble toujours d’actualité. Néanmoins l’Eglise est toujours là. Notre espérance, intacte, aussi. Car l’Eglise est belle. Belle surtout de ses faiblesses surmontées et de sa persévérance à ne jamais renoncer à s’amender de ses fautes, même aux pires moments de son histoire.

La fermeté du gouvernement polonais paie : plus de 400 immigrés déjà rapatriés en Irak

Il est donc possible de renvoyer les envahisseurs chez eux.

Un avion irakien parti de Minsk (Biélorussie) avec à son bord 431 immigrés a atterri à l’aéroport d’Erbil, au Kurdistan d’Irak, jeudi 18 novembre.

Ce rapatriement est le premier depuis le début de la crise migratoire à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne. Ces Kurdes d’Irak faisaient partie d’un groupe de plusieurs milliers d’immigrés, originaires principalement du Moyen-Orient, qui ont tenté de franchir la frontière polonaise, dans l’espoir de gagner l’UE.

Selon la présidence de la Biélorussie, “environ 7 000” immigrés se trouvent actuellement dans ce pays, dont plus de 2 000 à la frontière avec la Pologne.

Le vote électronique : contre l’abstention ou contre les ‘populistes’ ?

Élu dans le 16e arrondissement parisien et ancien conseiller politique, Gilles Mentré a cofondé l’association pour le vote électronique Electis. Il explique dans L’Express :

Ce système de vote électronique serait aussi une réponse à la menace populiste?

C’est la meilleure voire la seule façon d’endiguer le risque populiste, si par populisme on entend un mouvement qui cherche à miner les fondements mêmes de la démocratie comme les médias, le débat public ou la justice. C’est en ne votant pas qu’on se radicalise. Car on ne se confronte plus au débat. Il est vital pour notre démocratie de cesser de concentrer tous les sujets en un seul rendez-vous, et de voter plus fréquemment pour permettre à chacun de s’exprimer au plus près de ses convictions. Sur l’immigration par exemple, on ne peut pas traiter cette question au moment de l’élection présidentielle. C’est là que le risque d’amalgame est le plus fort, n’en déplaise à un Eric Zemmour. Il faut dissoudre les candidats monoprogrammes dans le vote électronique.

Bref, le vote électronique est une façon d’endiguer le risque que le peuple puisse s’exprimer. Ou comme disait Coluche

Si voter changeait quelque chose il y a longtemps que ça serait interdit

Les bébés à naître ressentent bien la douleur

Dans un article publié dans National Review, Maureen Condic, professeur de neurobiologie de l’Université de l’Utah, révèle que les scientifiques en savent beaucoup plus sur le développement des bébés à naître qu’en 1973, lorsque la Cour suprême des États-Unis a statué sur l’arrêt Roe vs Wade.

Il est désormais clair que les bébés dans l’utérus peuvent ressentir la douleur dès la douzième semaine de grossesse et très certainement dès la dix-huitième semaine.

« Il existe désormais des preuves solides que les fœtus, dès la douzième semaine, ont un comportement conscient et intentionnel et qu’ils font activement la distinction entre des expériences sensorielles similaires ».

Elle a cité les recherches de Stuart Derbyshire, un chercheur en cartographie cérébrale très respecté, que les militants de l’avortement avaient l’habitude de désigner comme « une voix de premier plan contre la probabilité de la douleur fœtale ». En 2020, Derbyshire a déterminé que ses conclusions précédentes étaient erronées, et il croit maintenant que « même sans un cortex entièrement formé, les connexions neuronales du thalamus à la sous-plaque pourraient être suffisantes pour la perception de la douleur ». Selon les nouvelles recherches de Derbyshire, « … une lecture équilibrée de ces preuves indique une expérience immédiate et irréfléchie de la douleur, médiée par la fonction en développement du système nerveux, dès la douzième semaine. »

Condic poursuit :

Il existe un accord scientifique de longue date et pratiquement universel selon lequel les connexions entre la moelle épinière du fœtus et la région du thalamus du cerveau se forment entre 12 et 18 semaines. Et les preuves croissantes que les connexions au cortex qui se développent plus tard ne sont pas nécessaires pour une expérience consciente de la douleur ont radicalement modifié notre compréhension du développement neurologique du fœtus et ont conduit à la conclusion que le fœtus peut ressentir et ressent effectivement la douleur dès le début du deuxième trimestre.

… De multiples études démontrent que les animaux et les humains font preuve de conscience et de souffrance même si le cortex du cerveau est altéré, immature ou absent.

Chercheuse associée à l’Institut Charlotte Lozier, elle signale que les observations faites à l’aide d’ultrasons 4D et de bébés très prématurés nés dès 21 semaines de grossesse fournissent également des preuves visuelles que les bébés à naître ressentent la douleur au cours du deuxième trimestre.

« De plus, bien que le cerveau humain n’atteigne pas sa maturité avant l’âge de 25 ans environ, la perception humaine de la douleur tend à rester constante tout au long de la vie, ce qui signifie que l’expérience de la souffrance ne dépend pas de la maturité des circuits corticaux ».

D’autres études montrent que les bébés à naître, dès l’âge de 14 semaines, peuvent faire la différence entre la musique et les vibrations, et que les bébés à naître, à l’âge de 23 semaines, peuvent reconnaître des comptines, ce qui suggère un développement cérébral complexe et un certain niveau de conscience.

En 1984, déjà, le film Le Cri silencieux (à voir ici) montre le déroulement par ultrason d’un avortement sur un fœtus humain âgé de 12 semaines. Ce film montre l’avortement ainsi que les réactions du fœtus grâce à l’échographie.

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