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Appel pour la construction d’une chapelle dans une école à Libreville

L’Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre est présent à Libreville depuis une quinzaine d’années et reprend une petite école.

Le projet consiste à construire une chapelle au milieu de l’école avec les élèves, à la place de ce préau :

Il manque encore 2000€ pour boucler le budget.

Il est possible de faire un don en ligne ici.

Neuvaine 9 jours pour 9 mois

Des veillées pour la vie :

Chaque année, à la veille de l’Avent, auront lieu partout en France et dans le monde, des veillées de prière pour la vie. Il s’agit de demander au Seigneur « sa grâce et sa lumière pour la conversion des cœurs et donner un témoignage ecclésial commun pour une culture de la vie et de l’amour. »  Si la place de la prière est essentielle pour soutenir la vie, celle de la méditation et de la formation n’en est pas moins importante.

La réflexion de l’Eglise sur la vie humaine ne pèche pas par défaut. Abondante, elle est seulement peu connue, ou du moins approximativement. Pourtant son enseignement n’est pas une option et il est dommage  de voir qu’il est bien trop souvent un prêche dans le vide…

S’atteler à la lecture des discours de l’Eglise peut nous rebuter. Et c’est pourquoi nous vous proposons une neuvaine qui a pour seule ambition d’ouvrir quelques encycliques et de méditer sur la parole de Dieu ; le but étant d’entamer une réflexion qui, nous l’espérons, se poursuivra après votre veillée, dans les cœurs de chacun, pour le renouveau de la culture de Vie dans notre société.

Tous les jours nous suivrons le développement d’un bébé dans le sein maternel (à chaque jour un mois) et tous les jours, nous aborderons un thème important de bioéthique sous le regard du magistère de l’Eglise, en concluant par un temps de prière.

Ces 9 jours sont une occasion de laisser l’Esprit Saint agir dans nos cœurs, pour qu’Il féconde ce qui est stérile et redonne vie à tout ce qui est mort dans nos mentalités. Une manière en somme de faire renaître la Vie de Dieu en nous.

S’inscrire.

Une proposition de loi visant à renforcer le droit à l’avortement va être discutée à partir du lundi 29 novembre dans l’hémicycle.

Elle a été cosignée par des membres de différents groupes politiques (MODEM, GDR, LFI, PS, LREM, LT).

Elle a été examinée en commission des affaires sociales le 11 février 2021 (Notre-Dame de Lourdes).

Elle devait être examinée en séance dans le cadre d’une « niche » du groupe politique EDS le jeudi suivant. Nota bene : Depuis ce groupe politique a disparu.

Des parlementaires de l’opposition, principalement LR mais aussi UDI et aussi Mme Ménard et Mme Lhoro avaient déposé en tout 482 amendements. Cela a évidemment été considéré comme une manœuvre d’obstruction.

Il est vrai que, comme c’était la première des propositions de loi devant être examinée dans le cadre de la niche, le groupe EDS avait alors décidé de retirer la proposition de l’examen en séance.

Depuis un grand nombre de parlementaires de la majorité demande qu’elle soit à nouveau inscrite à l’ordre du jour.

Castaner, contre la volonté du gouvernement, a décidé de l’inscrire au premier créneau disponible. Dans une interview au Parisien, Castaner déclarait : « il est nécessaire d’allonger les délais de l’IVG »

Elle va donc être examinée du lundi 29 au vendredi 2 décembre.

Malgré les 482 amendements, les parlementaires ne tiendront pas dans l’hémicycle jusqu’au vendredi.

Elle est composée de 8 articles comprenant deux demandes de rapports.

Les trois articles importants sont :

  • Allongement des délais légaux d’accès à l’IVG de douze à quatorze semaines.
  • Ouverture de l’avortement chirurgical aux sages-femmes
  • Suppression de la clause de conscience spécifique à l’IVG

L’Académie de médecine estime que l’allongement « risque de consacrer une fuite en avant vers des délais toujours plus retardés qui ne peuvent être sans conséquences physiques et psychologiques intimes » et s’est opposé à la suppression de la double clause de conscience.

Pour le CCNE, « la pratique d’une IVG ne peut être considérée comme un acte médical ordinaire ». Toutefois, il a considéré « qu’en axant sa réflexion sur les principes d’autonomie, de bienfaisance, d’équité et de non malfaisance à l’égard des femmes, le CCNE considère qu’il n’y a pas d’objection éthique à allonger le délai d’accès à l’IVG de deux semaines, passant ainsi de 12 à 14 semaines de grossesse. »

Le CCNE s’oppose aussi à la suppression de la double clause de conscience.

Le Président de la République a dit qu’il n’était pas favorable à cette réforme.

Il faut donc commencer une neuvaine de prières dimanche 21 novembre avec pour ceux qui le peuvent une journée de jeûn pain et eau.

Il faut demander de transmettre cette neuvaine et ces prières à toutes les communautés, couvents, monastères, paroisses….

Action : Allongement du délai de l’avortement en seconde lecture à l’assemblée nationale

Communiqué de Choisir la vie :

La proposition de loi Gaillot sur le délai d’allongement de l’IVG à 14 semaines revient à l’Assemblée nationale les 29 et 30 novembre prochains.

Il est plus que jamais temps de nous mobiliser !

Pourtant, en 2020, ce ne sont pas moins de 222 000 avortements qui ont été réalisés en France en 2020 soit plus de 600 par jour !

Fin septembre, nous vous avions déjà sollicités pour diffuser notre campagne de sensibilisation intitulée « le choix de la confiance », aujourd’hui, nous vous demandons d’agir :

  • En envoyant une lettre à votre député dénonçant la dangerosité de cet allongement.
    Pour écrire à votre député, vous pouvez vous inspirer de la lettre de Choisir la Vie que vous trouverez en ci-desous.
    Pour connaître votre député ainsi que ses coordonnés : https://www2.assemblee-nationale.fr/deputes/liste/regions
    Pour envoyer un mail : [email protected] (exemple pour le député de l’Ain : [email protected])
  • En diffusant au maximum cette courte vidéo de sensibilisation

Objet : PPL Gaillot en seconde lecture les 29 et 30/11/2021

Madame, Monsieur le Député,

La proposition de loi initiée par le député Albane Gaillot en octobre 2020 sur le délai d’allongement de l’IVG de 12 à 14 semaines, reviendra à l’Assemblée Nationale les 29 et 30 novembre prochains.

Madame Gaillot argue du fait qu’elle aurait « été alertée par de nombreuses femmes ainsi que par le Planning familial sur les difficiles conditions d’accès à l’IVG pendant l’épidémie de Covid-19 ».
Pourtant, en 2020, ce ne sont pas moins de 222 000 avortements qui ont été réalisés en France en 2020 soit plus de 600 par jour !

Dans le même temps, et à l’heure où s’ouvre progressivement la campagne en vue des présidentielles d’avril prochain, tous les candidats déclarés ou potentiels conviennent à déplorer la décroissance démographique de notre pays avec un taux de natalité en baisse, et s’accordent à vouloir mettre en place une véritable politique de relance de la natalité.

Quelle est donc cette obstination du gouvernement à promouvoir toujours davantage ce recours à l’IVG pourtant unanimement reconnue comme un drame, ainsi que le déclarait elle-même Simone Veil en 1974, refusant son extension au-delà de 10 semaines et le justifiant ainsi ? : « …Tout d’abord, l’interruption de grossesse ne peut être que précoce, parce que ses risques physiques et psychiques, qui ne sont jamais nuls, deviennent trop sérieux après la fin de la dixième semaine qui suit la conception pour que l’on permette aux femmes de s’y exposer…. »

Cet entêtement gouvernementale à promouvoir toujours plus d’avortements s’apparente à un véritable déni du principe de réalité qui peut se résumer ainsi : la difficulté supposée d’accès à l’IVG pour la femme s’explique par une pénurie de médecins de plus en plus nombreux à refuser de pratiquer des IVG à 12 semaines.

En effet, avec les progrès liés au développement de l’imagerie médicale en 3D, les médecins voient bien la réalité de l’acte d’aspiration dont l’effet entraîne la mise en lambeau du fœtus par broyage de ses organes.

Faut-il ici rappeler qu’à 14 semaines, la tête du fœtus étant ossifiée à ce stade de croissance, il sera nécessaire de l’écraser instrumentalement au préalable avant de procéder, dans un second temps à l’aspiration. On imagine à quel point le geste sera terrible pour celui qui le fait comme pour la patiente (sans compter le fœtus!) ?

Madame, Monsieur le député, je vous demande donc de vous opposer fermement à l’extension du délai légal de l’IVG de 12 à 14 semaines qui précipiterait notre pays, déjà particulièrement fragilisé par la crise sanitaire que nous rencontrons, vers une souffrance physique et psychologique toujours plus grande des femmes qui y ont recours mais aussi des praticiens et du corps médical, particulièrement inquiets des atteintes à leur clause de conscience, mais au contraire, de promouvoir une politique d’accueil de la vie, d’aide aux femmes enceintes en difficulté et de développement de la prise en charge des personnes en situation de handicap, seule à même de garantir un regain du taux de natalité et un respect inconditionnel de la vie.

Nous vous remercions de l’attention que vous porterez à cette lettre informative et espérons que vous pourrez, en conséquence, orienter votre vote librement et en pleine conscience.

Nous vous assurons, Madame, Monsieur le Député, de nos respectueuses salutations.

Odile GUINNEPAIN
Présidente de Choisir la Vie

120 veillées pour la vie à naître

A une semaine de l’entrée en avent nous comptons à peine 120 veillées pour la vie et toujours aucune veillée à : Rennes, Lyon, Tours, Nantes, Quimper, Reims, Aix, Bordeaux déclarée sur le site des Veillées pour la Vie…

Pouvons-nous considérez que le témoignage ecclésial commun pour demander à Dieu sa grâce pour le renouveau de la culture de la vie et de l’amour dans notre société, voulu par le pape en 2010, n’est plus d’actualité ?

Le 27 novembre, vigile du premier dimanche de l’Avent, c’est deux jours avant l’examen en seconde lecture de la proposition de loi d’Albane Gaillot prévoyant l’extension du délai d’avortement à 14 semaines.

Il est encore temps de se mobiliser car un kit d’organisation prêt à l’emploi est librement téléchargé le sur le site www.veilleespourlavie.life

I-Média – Bataclan : le laxisme criminel

L’Image de la semaine

Jean-Yves Le Gallou réagit propos odieux de Raquel Garrido, qui prétend qu’Eric Zemmour a rendu difficile la “réconciliation” entre les familles des victimes du Bataclan et les terroristes.

Bataclan : F. Hollande criminel ?

La vérité éclate au grand jour ! François Hollande savait que des terroristes empruntaient les routes des réfugiés en Europe, il n’a pourtant pas décidé d’y mettre un terme en protégeant nos frontières. Un aveu criminel et insoutenable dans le cadre du douloureux procès des terroristes du Bataclan. Jean-Yves Le Gallou revient sur des années de mensonges médiatiques et politiques, car l’histoire lui a donné raison.

Revue de presse

Médias et savants fous : ils veulent vacciner nos enfants !

Alors que la troisième dose de vaccin obligatoire est adoptée par le gouvernement, certains médecins et journalistes rêvent d’ouvrir la boîte de Pandore de la vaccination des enfants. La semaine fut riche en déclarations alarmistes et ubuesques. Jean-Yves Le Gallou oppose à ces prophéties de malheur des arguments calmes et concrets et compte bien en finir avec cette folie.

La destruction des secrets

De Pierre-Antoine Pontoizeau, consultant, pour le Salon beige:

Est-ce un hasard si, en même temps, le parti En Marche et le gouvernement attaquent de manière très coordonnée les trois détenteurs des secrets qui font l’intimité et la dignité humaines dans une société civilisée ? Depuis deux ans déjà, le secret médical a été bafoué, obligeant chacun à des conversations sur sa vaccination. Le rapport Sauvé sur les violences sexuelles dans l’Eglise a donné l’occasion au ministre de l’Intérieur de remettre en cause le secret le plus précieux de celui qui veut confesser ses péchés. Aucune loi au-dessus de celles de la République, nous dit-il. Très récemment, le bâtonnier et doyen de l’ordre des avocats de Paris, Pierre-Olivier Sur s’est ému du projet de loi brisant le secret de la défense. Médecins, prêtres et avocats seront demain des délateurs zélés en macronie.

La destruction des secrets

Il est difficile de croire au hasard. Le viol du secret médical a encore été souhaité concernant l’état de santé des enfants à l’école. Le Conseil constitutionnel a temporairement préservé ce secret pour quelques temps. Toutefois, la macronie a bien eu l’intention de faire de l’état de santé et de cette vaccination le moyen de briser le tabou du secret médical jusque dans l’école au profit des responsables d’établissement. Et le laisser-passer sanitaire entame la descente aux enfers du traçage permanent, violant le secret de l’état de santé de chacun qui subordonnera de plus en plus des droits.

Il est difficile de croire au hasard quand, à l’occasion du rapport Sauvé, le ministre stigmatise les prêtres et la confession. La République ne cohabite pas avec les cultes. Non. Elle les supervise et sa loi s’impose sans aucun respect pour les dogmes et les pratiques religieuses. Le temple du secret qui permet au criminel et à bien d’autres pécheurs de soulager leur conscience n’existerait plus. Le prêtre devra dénoncer celui qui se confesse, mélangeant les affaires de César et de Dieu pour cette fois, alors que tous professaient : rendons à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu pour défendre une laïcité n’ayant plus de compte à rendre à l’Eglise. Maintenant, c’est à l’Eglise de rendre des comptes à la République et aux prêtres de trahir le secret de la confession sous la menace des lois de la République.

Il est difficile de croire au hasard quand le bâtonnier se sent obligé d’écrire pour demander au ministre de l’Intérieur d’expliquer ce qu’il en est de ce projet de loi. Il obligerait de trahir le secret de la défense que l’avocat doit à son client : autre confession s’il en est. La loi prévoit des exceptions au secret qui, de fait, n’en sera plus un. En effet, le financement du terrorisme, la corruption et la fraude fiscale feraient exception. Le premier pas franchit, qui déterminera alors les limites du secret ? La République.

Ecorner les secrets au nom de la pureté, de la transparence et de l’efficacité

La macronie et le parti En Marche dévoilent là leur vrai visage, celui d’un authentique parti totalitaire qui veut briser toutes les libertés, tous les secrets, tout ce qui fait l’intimité, la dignité et la primauté de l’être humain sur l’Etat. En brisant le secret médical, en attaquant le secret de la confession, en légiférant pour des exceptions au secret de la défense, la macronie montre ce qu’elle est : un parti totalitaire qui veut imposer sa pureté, sa transparence absolue, comme au bon temps de Robespierre, au nom de l’efficacité et de toutes sortes de luttes qui légitimeraient de violer nos libertés.

Il n’y a que les régimes totalitaires dans l’histoire de l’Occident qui ont pratiqué de la sorte pour se donner tous les pouvoirs, pour briser toutes les résistances, pour faire de chacun un individu quelconque, propriété de l’Etat. L’homme nu, dénudé, violé, sans défense, totalement vulnérable face à un Etat tout puissant. Voilà le progrès, voilà le rêve étatique de la toute-puissance de la technocratie macronienne contre chacun.

Que faut-il de plus pour entrer en lutte contre un mouvement stalino-nazi ?

Le hasard n’existe pas. Comment pouvons-nous accepter que toute notre civilisation humaniste soit de nouveau attaquée, comme dans les années trente, sans réagir ? Les motifs sont les mêmes. Être efficace, lutter contre des extrémistes et des terroristes, isoler les porteurs de maladies. On se rappellera les juifs isolés dans leur ghetto parce qu’ils étaient porteurs du typhus ! (CQFD). Ce fut le début du cauchemar. Jusqu’où les Français peuvent-ils être aveuglés et manipulés, retournés dans leur conscience et leurs valeurs profondes pour accepter qu’on dise à un médecin de refuser des soins, de dénoncer un bien portant, de violer son serment au quotidien ? Jusqu’où peuvent-ils accepter que la République devienne la religion d’Etat, avec rien au-dessus. Antigone faisant valoir les lois sacrées de nouveau assassinée. Quel symbole quand nous savons que des milliers de personnes n’ont pas eu de sépulture digne de ce nom. Et les prêtres seront comme les popes sous Staline qui devaient collaborer, dire, dénoncer. La macronie, demain, c’est un pouvoir où rien ne sera plus jamais intime. Jusqu’où les avocats pourront-ils accepter de devoir eux aussi trahir leur client ?

Comprenons-nous bien ce que fait la macronie en cette fin de quinquennat ? Il serait important que les élus visibles : Zemmour, les Le Pen, Dupont-Aignan, Philippot mais aussi à cette occasion les humanistes de droite et de gauche se rejoignent pour dire non à la destruction du secret. Les prétextes fallacieux sont des pures manipulations. Sans secret, chacun devra rendre des comptes de tout pour tout selon les caprices d’un Etat qui décidera seul de ce qui est bien ou non. Le secret est au centre de la dignité de la personne humaine. Il est capital pour une civilisation de liberté. Il est tellement crucial que ces attaques coordonnées ne laissent planer aucun doute sur le projet autoritaire-totalitaire de ceux qui nous gouvernent. Le secret est absolu, il n’a pas d’exception.

Alors, soyons au clair dans nos têtes. L’avocat doit-il dénoncer son client, le prêtre doit-il dénoncer son paroissien, le médecin son patient ? Pensez une seconde qu’il suffit de changer le motif pour que tout cela devienne instantanément une vraie dictature. Dénoncer ceux qui pensent ceci, dénoncer ceux qui pratiquent cela, dénoncer les libres penseurs, les chrétiens, les récalcitrants de toute sorte, les non-vaccinés aujourd’hui, les consommateurs d’alcool demain. Qui veut faire l’ange fait la bête, disait Pascal. Il faut redouter cette quête de la société pure et parfaite qui nous a conduits, déjà, à la Terreur révolutionnaire, au Goulag et aux camps de concentration.

 

 

C’est arrivé un 18 novembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 18 novembre : saints du jour français ou de France.
    • St Maudez, ermite en Bretagne († VIe s.)

En Bretagne, au VIe siècle, saint Maudez, abbé mène la vie monastique dans une île déserte, où, maître de vie spirituelle, il rassemble des disciples, dont plusieurs deviennent des saints

  • St Patrocle, prêtre et ermite missionnaire (500-576)

Né près de Bourges, ce jeune homme au nom de héros grec est appelé par sa mère sur Paris pour entrer dans la cour de Childéric Ier. En fait sa mère cherche à le marier jusqu’à ce qu’il ait quarante ans. Là, il retourne à Bourges demander à l’évêque d’entrer parmi ses clercs. Recherchant une vie toujours plus austère, il descend vers le Sud, mais son renom de sainteté dû à des guérisons miraculeuses le suit partout. Il se fait alors ermite.

  • St Théofrède, abbé et martyr († ca. 752)

Saint Théofrède a vécu dans la région de Velay en Aquitaine, où il a été abbé et martyr.

  • St Odon de Cluny, abbé (857-942)

Odon, fils d’un noble seigneur, est, dès le berceau, consacré à saint Martin. À l’âge de dix-neuf ans, il reçoit la tonsure et est nommé à un canonicat de l’Église de Tours. Après de brillantes et solides études, où il montre, une vertu extraordinaire, couchant sur une natte et ne prenant qu’un peu de nourriture, il est séduit par la lecture de la Règle de saint Benoît et se décide dès lors à embrasser la vie monastique.

Elu abbé de Cluny, où il fait fleurir toutes les vertus religieuses : le silence, l’obéissance, l’humilité et le renoncement à soi-même. Ses exemples vont de pair avec ses conseils ou ses ordres. Il donne tout aux pauvres, sans s’inquiéter du lendemain. Les enfants sont surtout l’objet de sa prédilection.

Un jour, Dieu le récompense de sa ponctualité. La Règle de Saint-Benoît demande qu’au son de la cloche on laisse même une lettre à demi formée. Odon, corrigeant un livre avec un de ses religieux, laisse dehors, au son de la cloche, le livre ouvert. Il pleut toute la nuit abondamment ; le lendemain, le livre, malgré les flots de pluie, se trouve intact. Il en rapporta toute la gloire au glorieux saint Martin, dont la vie était écrite en ce volume.

  • Ste Rose-Philippine Duchesne, religieuse de la Société du Sacré-Cœur  (1769-1852)

Rose-Philippine Duchesne naît à Grenoble le 29 août 1769. Son éducation commence au couvent de la Visitation de Sainte-Marie-d’en-Haut ; attirée par la vie contemplative des religieuses, elle entre comme novice au monastère à dix-huit ans.

À l’époque de la révolution la communauté est dispersée ; et Philippine retourne dans sa famille ; elle se dévoue alors à soulager les prisonniers, les malades et les pauvres. Après le Concordat de 1801, elle tente avec quelques compagnes de faire revivre le monastère de la Visitation, mais en vain.

En 1804 Philippine apprend la fondation d’une nouvelle Congrégation : la Société du Sacré-Cœur de Jésus et elle offre son monastère à la fondatrice, Madeleine-Sophie Barat ; elle est prête à entrer dans la Congrégation. Peu après Mère Barat arrive à Sainte-Marie et accueille Philippine et ses compagnes comme novices dans la Société.

Après sa profession religieuse, en même temps que son désir de vie contemplative, un appel pour les missions, entendu dès l’adolescence, devient plus pressant. Dans une lettre à Mère Barat elle confie l’expérience spirituelle qu’elle vient de vivre au cours de la nuit d’adoration du Jeudi saint devant l’Eucharistie : « Toute la nuit j’ai été dans le nouveau continent […] je portais partout mon trésor (le St Sacrement)… J’avais bien à faire aussi avec tous mes sacrifices à offrir : une mère, des sœurs, des parents, une montagne … Quand vous me direz ‘Voici que je vous envoie, je répondrai vite : je pars’ ». Elle attendra encore douze ans.

En 1818 son rêve se réalise : elle part pour répondre à la demande de l’évêque de la Louisiane qui cherchait une congrégation éducatrice pour l’aider à annoncer l’Évangile aux Indiens et aux jeunes français de son diocèse. À Saint-Charles, près de Saint-Louis (Missouri) elle fonde la première maison de la Société hors d’Europe. Ce n’est qu’une cabane en bois. Là elle rencontre toutes les austérités d’une vie de pionnier : l’extrême froid, la dureté du travail, le manque d’argent. Elle a aussi beaucoup de difficulté à apprendre l’anglais ; le courrier est lent, les lettres de sa chère France souvent n’arrivent pas ; mais elle s’efforce d’être fidèle en demeurant très unie à la Société en France.

Philippine Duchesne meurt à Saint-Charles le 18 novembre 1852 à l’âge de quatre-vingt-trois ans. Elle est canonisée, le 3 juillet 1988, par Saint Jean-Paul II.

  • le 18 novembre 1504 :pour la seconde fois, Anne de Bretagne est couronnée Reine de France à la basilique de St-Denis.

La défaite du 28 juillet 1488, infligée aux Bretons par Louis de La Trémoille, à la tête de l’armée française d’invasion, sonne le glas de l’indépendance bretonne. Par le traité signé au château du Verger, près d’Angers le 19 août, le duc François II s’engage, notamment, à ne pas marier ses filles (Anne et Isabeau) « sans l’avis et le consentement du Roi de France». François II meurt le 9 septembre 1488. Sa fille Anne, âgée de 12 ans, lui succède le 14 octobre avec le titre de duchesse de Bretagne.

Après le projet avorté, car contraire au traité du Verger, d’un mariage avec Maximilien d’Autriche, Anne épouse, le Roi de France Charles VIII. Le 2 décembre 1491. Le contrat de mariage stipule qu’ils se font réciproquement cession et donation de leurs droits sur la Bretagne ;  que si Anne meure la première, le Roi de France devient automatiquement duc de Bretagne et la Bretagne est alors unie à la France. Si le Roi, meurt le premier, Anne reste duchesse de Bretagne, mais son fils aîné hérite du duché de Bretagne. Et s’il n’a pas de fils, au moment du décès de Charles VIII, la reine ne peut se remarier qu’avec le Roi suivant. Aucune mention n’est faite ni des enfants ni des privilèges de la Bretagne. Le 8 février 1492, a lieu, à Saint-Denis, le sacre et couronnement de la duchesse et reine. Des quatre enfants qu’ils auront, aucun ne survivra. Charles VIII, quant à lui, meurt le 7 avril 1498.

Pour assurer la paix de sa nation, Anne se lie avec le Roi Louis XII, le 8 janvier 1499, mais cette fois à Nantes, où résidait la cour des ducs, dans la chapelle du château ducal. Le contrat de mariage entre Louis XII et Anne de Bretagne ne constitue pas l’union de la Bretagne à la France, mais plus réellement une alliance entre deux pays, la Bretagne n’étant liée à la France que par un hommage simple et non pas un hommage lige. D’ailleurs, dans ce contrat, Louis XII reconnaît et garantit solennellement à la Bretagne le maintien de tous ses privilèges. Il est prévu pour l’avenir qu’à défaut d’héritier mâle, les droits se reportent sur le deuxième enfant à naître. En effet, la Bretagne n’applique pas la loi salique, et une fille y succède avec les mêmes droits qu’un héritier mâle.

Ce rappel historique est important, car il explique la révolte des Bonnets Rouges sous Louis XIV ; il explique pourquoi aujourd’hui les autoroutes payantes  s’arrêtent aux portes de la Bretagne.

C’est sous François Ier que s’effectue l’union véritable de la Bretagne à la France. En effet, du mariage de Louis XII et d’Anne de Bretagne, naissent deux filles, Claude Renée. Après bien des péripéties, la reine Anne doit consentir au mariage de Claude avec François, duc d’Angoulême et héritier du trône de France, mariage célébré le 18 mai 1514. C’est dès cette année-là que le duc d’Angoulême montre sa volonté d’unir définitivement la Bretagne à la France.

Le 27 octobre 1514, Louis XII concède l’administration du duché breton, lequel appartient à sa fille Claude, à François d’Angoulême. Toutefois, il préserve les droits de sa seconde fille, Renée de France. Le 18 novembre 1514, François obtient d’être déclaré duc de Bretagne. Les événements se précipitent quand Louis XII meurt le 1er janvier 1515, laissant le trône au duc d’Angoulême, qui devient alors François Ier.

Le 22 avril 1515, le nouveau Roi obtient de sa femme le don du duché de Bretagne en usufruit, et le 28 juin 1515, pour éviter dit-il, « que le duché ne tombe aux mains de prince ou seigneur étranger » il se voit attribuer le duché à perpétuité. Le 6 août 1532, un traité a été conclu au parlement de Bretagne : la Bretagne est unie et jointe à perpétuité à la France. Il ne doit plus y avoir de guerres, de désunions ou d’inimitié entre les deux pays. François, le Dauphin de France est fait duc et prince de Bretagne, à Rennes le 13 août 1532 par Yves Mahyeuc, mais il ne gouvernera jamais le duché le Roi François 1er en ayant l’usufruit jusqu’à sa mort. A sa mort,  c’est son frère, le futur Henri II, qui reçoit le titre de duc de Bretagne.

Mais la Bretagne entend cependant conserver ses droits et ses libertés. A la demande des états, le Roi, par l’édit du Plessis-Massé promulgué au mois de septembre 1532, accorde à la Bretagne le maintien de ses privilèges concernant quatre domaines particuliers :

  • concernant les finances, le Roi promet que, comme au temps des ducs, aucun impôt ne pourra être perçu en Bretagne sans le consentement des états. Il ajoute que l’attribution du produit de certains impôts sera réservée exclusivement à la Bretagne ;
  • sur le plan militaire, les Bretons auront le droit de ne pas faire de service militaire hors de Bretagne ;
  • la justice, quant à elle, sera « entretenue en la forme et la manière accoutumée », et les Bretons ne pourront être « tirés hors » pour être jugés par d’autres tribunaux que ceux de la province ;
  • enfin dans le domaine religieux le Roi assure de ne nommer aux bénéfices ecclésiastiques de la province que des Bretons, exception faite des personnes distinguées de sa cour. Nul changement ne pourra être apporté dans la législation, les institutions, les coutumes, sans le consentement des états de Bretagne, le Roi s’y engage personnellement.

Cette union ne provoque pas de grands bouleversements économiques. En effet, bien avant le traité, la Bretagne est déjà un pays riche. Le XVe siècle constitue l’âge d’or de la Bretagne, qui est alors le pays le plus riche d’Europe. En matière de commerce, les nombreux ports attirent depuis des siècles marins et trafiquants de tous les horizons. La Bretagne entretient aussi un important trafic commercial avec la Hanse et la Galice. Elle y a des comptoirs florissants, exporte ses toiles et le fameux sel de Guérande.

Il n’y a pas non plus de conséquences sociales particulières, l’art, la langue et les mœurs ont déjà traversé les frontières. Il n’y a donc pas de réels bouleversements économiques et sociaux suite au traité de 1532. Et la France ne veut quant à elle s’unir à la Bretagne que pour des raisons politiques. Convoitée par de nombreux pays, en particulier la toute proche Angleterre, la Bretagne est unie à la France dans le seul but d’agrandir le territoire et d’éviter qu’elle ne tombe aux mains d’autrui.

En 1790, sous la Révolution, le traité qui unit la Bretagne à la France est annulé, dans son fond et dans sa forme, par le nivellement des provinces. Les états de Bretagne supprimés, les députés renoncent, sans pourtant en être habilités, à ce traité. Comme toutes les provinces de France, la Bretagne est divisée en départements : le Finistère et le Morbihan, les Côtes-du-Nord (actuelles Côtes-d’Armor), l’Ille-et-Vilaine et la Loire-Atlantique.

  • le 18 novembre 1548 :le parlement de Paris interdit la représentation des Mystères.

Les Confrères de la Passion sont interdits de représentation par le Parlement de Paris, ce qui marque le début du déclin des Mystères au profit du théâtre Renaissance. Les Mystères représentaient généralement la Passion du Christ, en se nourrissant également de légendes et d’histoires populaires. Ils étaient écrits pour plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de personnes qu’ils mettaient en scène.

  • le 18 novembre 1626 :consécration de Saint Pierre de Rome.

Le pape Urbain VIII consacre la nouvelle basilique Saint-Pierre de Rome, 1300 ans après la consécration de la première basilique par l’empereur Constantin…

  • le 18 novembre 1738 :le traité de Vienne met fin à la guerre de la Succession de Pologne.

Cinq ans plus tôt, Stanislas Leszczynski a été élu pour la deuxième fois roi de Pologne. Ce système électif met le pays à la merci  des querelles nobiliaires et des États voisins ne se font pas faute de s’immiscer dans ces querelles pour en tirer parti.

C’est ainsi que, désavouant le choix de la Diète polonaise en faveur de Stanislas, la tsarine de Russie Anna Ivanovna et l’empereur d’Allemagne Charles VI de Habsbourg envoient des troupes contre le roi élu. Stanislas a un allié de choix en la personne de son gendre, rien moins que le Roi de France Louis XV, qui a épousé sa fille Marie. La guerre se prolonge plus que de raison et, pour en finir, le cardinal Fleury, Premier ministre de Louis XV, impose sagement à Stanislas de renoncer à la Pologne. Selon les clauses du traité de Vienne, il recevra en échange les duchés de Bar et de Lorraine qui reviendront à sa fille Marie Leszczynska à sa mort, c’est-à-dire à la France.

  • 18 novembre 1764 : dissolution par décret de Louis XV de l’ordre des Jésuites dans le Royaume.

Les jésuites subiront de douloureuses épreuves (en particulier des expulsions) qui se finiront souvent par de lents renversements.

Ainsi, en 1595, un attentat contre Henri IV par un élève des jésuites provoque leur expulsion de France, mais en 1604, Henri IV abroge cette loi et leur confie le collège de la Flèche, qui est devenu par la suite l’actuel Prytanée militaire, prenant lui-même un confesseur jésuite (Coton). Louis XIII et Louis XIV ont également un confesseur jésuite.

En Angleterre, les jésuites restent longtemps clandestins et parfois martyrisés (Edmund Campion est torturé et exécuté en 1581).

En France, les jésuites s’opposent aux jansénistes sur la question de la grâce. Quelques années avant la fin de la guerre de Sept Ans, les jésuites commencent à être la cible d’attaques formulées par le parti philosophique (les philosophes estiment que la Compagnie de Jésus est le principal obstacle à la destruction de l’Eglise à laquelle ils travaillent). En outre, la richesse des jésuites attirent de nombreuses jalousies. Ces derniers, possédant de nombreuses terres et biens immobiliers, travaillent en tant que banquiers ou enseignants (une grande partie de la jeunesse française est passée sur les bancs des jésuites). Enfin, aux yeux de leurs détracteurs, la Compagnie de Jésus représente l’obéissance à Rome et la voie intransigeante du christianisme.

Suite à une banqueroute en Martinique, le Parlement rend un acte de dissolution en 1762. En 1764, Louis XV déclare qu’ils n’existent plus en France. En 1769, les bourbons font pression pour l’élection d’un pape qui s’engage à supprimer la compagnie de Jésus. Clément XIV résiste jusqu’en 1773 où il signe un bref de dissolution. Le général Laurent Ricci finit ses jours en prison.

La compagnie ne subsiste qu’en Pologne et en Russie. Jusqu’en 1799, où le pape Pie VI donne son accord pour l’ouverture d’un noviciat en Italie. Pie VII veut rétablir la Compagnie mais il est emprisonné par Napoléon. La Compagnie est rétablie après l’abdication de Napoléon.

En France, on les accuse d’être royalistes sous la république et révolutionnaires sous la restauration. En 1828, ils sont expulsés de l’enseignement, brièvement expulsés de France en 1830, expulsés de Suisse de 1848 à 1973, à nouveau expulsés de l’enseignement en France par Jules Ferry en 1880 ainsi que d’autres ordres ; mais les jésuites seront les seuls à ne pas bénéficier de tolérance. En Espagne, ils sont tués, bannis, pourchassés 7 fois entre 1820 et 1936. En Allemagne, ils sont chassés en 1848, et exilés de 1872 à 1917. Leurs écoles seront fermées par les nazis en 1938.

Voir la chronique du 6 août.

  • le 18 novembre 1793 :ouverture du musée du Louvre, dans l’ancien palais des Rois de France.

Le 10 août précédent, pour fêter le premier anniversaire de la chute de la royauté, l’assemblée révolutionnaire de la Convention avait décidé la création d’un « Museum de la République », dans l’ancienne résidence des Rois de France, de François Ier à jusqu’à Louis XIV, où seraient mis à disposition du peuple collections royales et œuvres d’art confisquées aux émigrés et aux églises.

  • le 18 novembre 1839 :l’émir Abd el-Kader annonce, par lettre, la reprise des combats.
  • le 18 novembre 1852 :ouverture du Bon Marché à Paris.

C’est rue de Sèvres que s’ouvre en ce jour à l’enseigne du Bon Marché un magasin qui va bouleverser le commerce français. Aristide Boucicaut, le fondateur, a choisi de casser les prix en limitant ses marges bénéficiaires. Les prix ne peuvent plus être négociés. Les grands magasins sont nés. Ce nouveau type de magasin est une véritable révolution pour les parisiens. Ils peuvent se promener à travers les rayons sans être obligés d’acheter et être remboursés s’ils sont mécontents. La grande distribution est née. 13 ans plus tard le Printemps ouvrira à son tour.

  • le 18 novembre 1917 :le président Poincaré nomme Clémenceau pour diriger le gouvernement et amener la France à la victoire.

Ce dernier donne son mot d’ordre : « La guerre, rien que la guerre »

le 18 novembre 1944 : une ordonnance crée une Haute Cour de justice chargée de juger les dirigeants politiques pendant la période du gouvernement de Vichy.

Perles de Culture : Le ralliement de Léon XIII ou le début des malheurs contemporains de l’Eglise

Anne Brassié reçoit le fondateur de « Politique Magazine », Hilaire de Crémiers, pour son article essentiel sur le ralliement de l’Eglise de 1892, dans le numéro 206. Le pape pensait que le sens du bien commun allait prévaloir si des députés catholiques investissaient le Parlement. On a vu ! Expulsions des congrégations, interdictions des écoles religieuses puis lois diverses et variées sur l’euthanasie, l’avortement etc. Pie IX et Saint Pie X étaient plus lucides sur les joies du modernisme…

 

Bientôt un délit d’entrave à l’idéologie du gender

Lu dans L’Incorrect :

Après le délit d’entrave à l’IVG, on risquait de s’ennuyer : viendra bientôt un délit d’entrave à l’identité sexuelle. Il devient interdit d’informer, d’accompagner, pire encore de soigner une personne qui s’interrogerait sur son identité sexuelle. Sous prétexte d’une plus grande liberté, accroissons encore un peu la confusion des mineurs. Professionnel de la santé ou parent, attention dorénavant à vos propos qui pourraient vous coûter cher.

[…] Le 5 octobre, une proposition de loi interdisant les « thérapies de conversion » a été adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale. Le texte prévoit de sanctionner d’une peine de deux ans d’emprisonnement assortis de 30 000 euros d’amende « les pratiques, les comportements ou les propos répétés visant à modifier ou à réprimer l’orientation sexuelle ou l’identité de genre, vraie ou supposée, d’une personne et ayant pour effet une altération de sa santé physique ou mentale ». Si la victime est mineure, la peine monte à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. […]

Voilà à quoi mène l’idéologie du gender (qui n’existait pas il y a peu de temps…).

De son côté, Le Robert a introduit fin octobre le pronom « iel » dans son édition en ligne du dictionnaire au nom de l’inclusivité… iel Robert ?

Des demandeurs d’asile se seraient convertis au christianisme afin d’éviter d’être expulsés

Un chauffeur de taxi héroïque a sauvé de nombreuses vies après avoir enfermé un terroriste à l’intérieur de son taxi quelques instants avant que le véhicule n’explose à l’extérieur d’un hôpital, le Liverpool Women’s Hospital. Le passager, qui avait demandé à se rendre à la cérémonie du souvenir organisée à la cathédrale anglicane de Liverpool, à moins d’un kilomètre de là, où 1 200 militaires, anciens combattants et familles de soldats morts au combat s’étaient rassemblés, a été la seule personne tuée.

Ce terroriste était demandeur d’asile syrien, converti au christianisme. Enzo Almeni, 32 ans, aurait souffert de problèmes de santé mentale et a été interné vers 2014 après avoir été arrêté pour avoir brandi un couteau dans le centre de Liverpool.

Il était soutenu par des bénévoles chrétiens d’un réseau qui aident les demandeurs d’asile. Le nom de naissance d’Almeni est Emad Jamil Al-Swealmeen et il aurait passé une grande partie de sa vie en Irak, d’où sa mère était originaire. Enzo Almeni s’est converti au christianisme dans la cathédrale anglicane de Liverpool en mars 2017, l’endroit même où il a demandé à M. Perry de le conduire, et que l’on soupçonne d’être sa cible initiale. Mais la circulation et les fermetures de routes ont fait qu’Almeni n’a pas pu se rendre à la cathédrale.

Quatre hommes âgés de 20, 21, 26 et 29 ans ont été interpellés dans le cadre de cette enquête.

L’Église anglicane d’Angleterre a fait l’objet de critiques, y compris de la part du ministère de l’Intérieur, à la suite d’informations selon lesquelles des demandeurs d’asile se seraient convertis au christianisme afin d’éviter d’être expulsés. Le ministère de l’Intérieur estime que la conversion est une “pratique courante” parmi ceux qui tentent de contourner et d’exploiter les règles de l’asile. Faire partie de la communauté chrétienne permet à un demandeur d’asile de se dire persécuté s’il devait retourner dans son pays d’origine. Sam Ashworth-Hayes, directeur d’études à la Henry Jackson Society, basée à Londres, a ajouté :

“Nous savons que les gens sont prêts à mentir pour obtenir l’asile, jusqu’à simuler des conversions religieuses. (…) Alors que le ministère de l’Intérieur doit débusquer les faux convertis qui demandent l’asile, l’Église d’Angleterre a fait preuve d’une naïveté désespérante en acceptant tant de convertis issus de l’immigration et en leur offrant si facilement un soutien dans leurs demandes d’asile.”

L’Espagne s’enfonce dans la marchandisation du corps humain

Lu sur IFN :

“Oui à la procréation assistée pour les femmes célibataires, lesbiennes et trans. C’est dit et fait. L’annonce faite le mois dernier par Pedro Sánchez, Président du gouvernement espagnol, est désormais une réalité. Après la France, le pays ibérique a adopté une loi étendant la possibilité de procréation médicalement assistée aux femmes célibataires et aux lesbiennes. En outre, l’Espagne a décidé de faire participer des femmes transsexuelles.

“Élargir nos valeurs

La ministre de la Santé, Carolina Darias, a signé l’arrêté balayant les enjeux de l’identité sexuelle et de l’état civil des demandeurs. “Aujourd’hui est un jour de restitution de droits qui n’auraient jamais dû être abolis”, a déclaré Mme Darias, tel que l’a rapporté EuropaToday, ajoutant qu’”il s’agit de protéger et de développer les droits, nos valeurs et un engagement clair en faveur de la solidarité. Notre intention est de poursuivre le recouvrement des droits par la santé publique universelle”.

Une bataille depuis 2014

Le projet de loi étendu sur la procréation médicalement assistée est un cheval de bataille du parti d’extrême gauche Podemos, qui fait partie de l’actuelle coalition gouvernementale en Espagne. […]

L’obligation vaccinale des soignants pose problème dans les communes rurales

Les médecins non-vaccinés donnent du fil à retordre aux communes, surtout lorsque celles-ci sont touchées par la désertification médicale.

Depuis le 15 octobre, les praticiens libéraux qui refusent la vaccination se voient suspendus par l’agence régionale de santé (ARS), comme le prévoit la loi. Dernier exemple en date dans la commune de Sourdeval, dans la Manche. L’un des médecins généralistes, le Dr Joël Guibet, a cessé son activité et vient d’afficher un courrier de l’ARS sur la porte de son cabinet. La lettre indique que le généraliste a été suspendu « après constat de non-respect de l’obligation vaccinale ». Sophie Laurent, le maire de Sourdeval, a adressé un courrier à l’ARS pour lui demander de revenir sur sa décision, en vain. Le bourg de 3 250 habitants n’a plus qu’une généraliste depuis la suspension du Dr Guibet, et ce médecin ne prend plus de nouveaux patients.

À Vémars (Val-d’Oise), 2 400 habitants, le seul médecin a cessé d’exercer mi-septembre après avoir décidé de ne pas se faire vaccine. Le maire, qui avait bataillé pendant trois ans pour trouver un médecin, a écrit au ministre de la Santé.

En Indre-et-Loire, 6 médecins ont été suspendus pour cause de non-vaccination.

En Bretagne, la possible suspension de l’une des trois médecins de Pleudihen-sur-Rance (Côtes-d’Armor), non vaccinés, a suscité l’émoi. Craignant de se retrouver sans médecin, 1 500 patients ont lancé une pétition pour que la généraliste continue d’exercer.

“Assimiler l’immigration et l’islam à des menaces” : Gérald Darmanin va-t-il dissoudre les partis de droites, voire les candidats LR ?

Le Conseil des ministres a acté la dissolution de l’Alvarium, association caritative et identitaire à Angers et «appelant à la violence et à la discrimination», a été dissous mercredi en Conseil des ministres. Le sinistre de l’Intérieur Gérald Darmanin a publié sur Twitter le projet de décret de dissolution

Cette dissolution est donc justifiée parce que l’association propage notamment

«depuis 2018 un discours et des idées assimilant l’immigration et l’islam à des menaces que les Français doivent combattre».

A ce niveau-là, Darmanin peut dissoudre tous les partis à droite de LREM, y compris les 5 candidats LR, en plein exercice de zemmourisation.

Créée en janvier 2018, l’association se définit comme «un centre communautaire d’actions sociales et culturelles en Anjou». Elle a occupé un immeuble vacant en 2020, sur la façade duquel avaient été accrochées des banderoles «La France aux Français» et «Logement : appliquons la préférence nationale».

Interrogé par l’AFP, Jean-Eudes Gannat, le porte-parole et cofondateur de l’Alvarium, a évoqué les attentats commis sur le sol français avant d’ajouter :

«La seule réaction du ministre de l’Intérieur est de dissoudre l’Alvarium». «La France va à sa perte et tout se paiera un jour».

La réalité c’est que le maire d’Angers, Christophe Béchu, confronté aux agressions des antifas locaux, venus régulièrement en découdre contre les locataires de l’Alvarium, a préféré demander la dissolution de l’Alvarium plutôt que de s’en prendre aux miliciens du régime.

Sur Facebook, Jean-Eudes Gannat a réagi en citant ces vers :

« Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou, perdre d’un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;
Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre
Et, te sentant haï sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;
Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leur bouche folle,
Sans mentir toi-même d’un seul mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;
Si tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n’être qu’un penseur ;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage
Sans être moral ni pédant ;
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,
Alors, les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un Homme, mon fils ! »
Rudyard Kipling

Faux “mineurs isolés” immigrés : les associations subventionnées tentent de faire taire Zemmour

Le parquet a requis mercredi 10 000 euros d’amende, avec possibilité d’emprisonnement en cas de non paiement, à l’encontre d’Eric Zemmour, jugé devant le tribunal correctionnel de Paris pour ses propos sur les migrants mineurs isolés, lors d’un débat en septembre 2020 sur CNews après un attentat devant les ex-locaux de Charlie Hebdo. Le chroniqueur avait déclaré:

“ils n’ont rien à faire ici, ils sont voleurs, ils sont assassins, ils sont violeurs, c’est tout ce qu’ils sont, il faut les renvoyer et il ne faut même pas qu’ils viennent”.

« Tous les mineurs isolés ne sont pas des violeurs » avait-il ensuite tempéré, sur demande de la présentatrice Christine Kelly.

« Mais la responsabilité de la France et du gouvernement c’est de ne pas prendre le risque (…) Dans le doute il ne faut laisser rentrer personne ».

Une vingtaine d’avocats représentaient les parties civiles, parmi lesquelles SOS Racisme, la Licra et la Ligue des droits de l’Homme. L’avocat d’Eric Zemmour, Me Olivier Pardo, a demandé la relaxe, estimant que la citation pour provocation à la haine raciale ne tenait pas:

“Les mineurs isolés ne sont ni une race, ni une nation, ni une ethnie”.

La décision du tribunal a été mise en délibéré et sera rendue le 17 janvier. Eric Zemmoiur a réagi :

Rejet de son pourvoi : Jacques Bompard se tourne devant la CEDH

Maire d’Orange depuis 1995, Jacques Bompard voit le rejet de son pourvoi en cassation par la cour de Nîmes mercredi 17 novembre. Celle-ci confirme le jugement en appel condamnant le maire à cinq ans d’inéligibilité, 30 000 euros d’amende, et un an de prison avec sursis pour prise illégale d’intérêts. Le maire d’Orange devra donc céder son siège, et une nouvelle élection, au sein du conseil municipal actuel, devra être organisée pour lui trouver un successeur.

La justice reproche au maire d’Orange la vente par la ville d’un bien immobilier à sa fille et à son gendre. Il était également mis en cause pour avoir acheté avec son épouse deux terrains à bâtir dans un lotissement de la commune via une société civile immobilière.

Réaction du maire :

BlackFriday de la GPA : femmes et enfants en solde

Lu sur IFN :

” Un bébé comme une machine à laver : on peut l’acheter à prix réduit “. C’est d’Ukraine, le Disneyland de la grossesse pour autrui, que nous vient le dernier coup de génie marketing : un Black Friday pour les couples qui n’attendaient que cette incitation pour aller chercher un laboratoire criminel hors de leurs frontières, là où les lois se plient à la logique du marché.”

A Kiev, comme dans la moitié des capitales européennes, il existe un centre spécialisé dans la reproduction assistée et la maternité de substitution appelé BioTexCom. Pendant le lockdown de 2020, ce centre avait placé plus de 60 enfants nés de mères porteuses dans un hôtel, en attendant de les vendre. C’est cette même société qui propose aujourd’hui “une réduction de 3 % sur les “forfaits””, mais “il faut se dépêcher : le contrat doit être signé entre le 15 et le 26 novembre”.

Il s’agit d’une violence sans précédent contre l’individu, d’un crime contre l’humanité et d’une violation odieuse des droits de l’homme. Pourtant, aucun parlement, aucune organisation supranationale, pas plus que l’Union Européenne, l’ONU où encore les ONG ne descendent dans la rue, ne font de bruit et n’empêchent cette abomination.

David Lisnard élu président de l’Association des maires de France

N’en déplaise à Renaud Muselier et son camarade Christian Estrosi, David Lisnard a été élu président des maires de France avec 62% des suffrages contre 38% pour Philippe Laurent, maire UDI de Sceaux (soit 6913 suffrages sur 11577 exprimés par les plus de 34000 membres de l’association). Le maire LR de Cannes succède à François Baroin, qui la présidait depuis sept ans.

Revoir son face à face avec Eric Zemmour en janvier dernier :

 

Objectif 300kg de pâtes de fruits pour l’abbaye de la Trappe de Soligny

L’atelier de pâte de fruits des frères trappistes de la Trappe de Soligny, en Normandie, s’est pris un coup dans l’aile avec le Covid, par manque de débouchés.

Pour les aider à relancer la machine, Divine Box leur propose un relai par le web, en lançant une “opération pâtes de fruits”, dont l’objectif est de vendre au moins 300 kg avant dimanche minuit. Infos et précommandes ici :  https://divinebox.fr/operation-pates-fruits-abbaye-soligny/

A l’abbaye de la Trappe de Soligny, toutes les pâtes de fruits sont faites artisanalement par les moines :

  • des fruits et du sucre, sans aucun colorant, conservateur ou arôme ajouté
  • certains fruits proviennent directement du verger des frères trappistes, notamment : cassis, prune, pomme, poire
  • avec 500g de pulpe de fruit minimum pour 1kg de produit fini (ce qui donne la sensation de croquer du fruit !)

Plus concrètement, pour cette Opération Pâtes de Fruits :

  • Les pré-commande ferment dimanche 21 novembre à minuit
  • Au choix : des boîtes de 225g à 800g, avec entre 4 et 12 parfums différents
  • Livraison à domicile du 6 au 10 décembre (par La Poste)

C’est arrivé un 17 novembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous:

  • le 17 novembre : saints du jour français ou de France.
    •     St Aignan d’Orléans, évêque († v. 453)

Saint Aignan, alors évêque, mettant sa confiance en Dieu seul, obtient de lui, par des prières et des larmes répétées que la ville d’Orléans assiégée par les Huns soit délivrée.

  • St Namaise, évêque de Vienne († 569)

D’abord gouverneur de la cité il finit par occuper le siège épiscopal de Vienne en Gaule, qu’il honore par la rectitude de ses décisions.

  • St Grégoire de Tours, évêque († 594)

Il succède à ce siège à saint Euphrone et écrit l’histoire des Francs et les vertus des saints dans une langue simple et un récit plein de vérité. Voir ci-dessous.

  • Bx Loup-Sébastien Hunot, prêtre et martyr († 1794)

Prêtre de Sens et martyr de la révolution anti catholique et anti française, avec son frère Jean et son cousin François, il prête serment à la Constitution civile du Clergé, se rétracte, et est déporté sur un bateau négrier, où il subit les conditions atroces de la captivité et, épuisé par la faim, meurt avec joie.

Pour un approfondissement, lire :
>>> Les Martyrs des pontons de Rochefort (1794-1795)

 

  • le 17 novembre 594 : l’évêque de Tours, Grégoire, y meurt.

Si saint Grégoire de Tours est connu actuellement, c’est grâce à son œuvre, en particulier à son « Histoire des Francs », composée de dix livres d’histoire, mais aussi de sept livres de Miracles, principalement sur saint Julien et saint Martin.

Cette « Histoire des Francs » (Historia Francorum) ou « Geste des Francs » (Gesta Francorum) fait de Grégoire de Tours le père d’une « histoire nationale » des Francs, le principal historien des Mérovingiens et la source majeure, dont nous disposons sur leurs règnes. C’est à travers l’Histoire des Francs de Grégoire de Tours que nous est parvenue l’histoire du vase de Soissons.

Cette histoire universelle du monde et de l’Église est écrite dans une perspective eschatologique, de la Genèse aux règnes des Rois francs.

Ardent défenseur de la doctrine chrétienne, saint Grégoire de Tours combat toute sa vie les hérésies, dont l’arianisme, hérésie chrétienne répandue par Arius et ses disciples, qui nie la consubstantialité du Fils avec le Père et qui est condamnée au Concile de Nicée en 325. Bâtisseur, trouvant la basilique Saint-Martin détruite dans un incendie en 559, il la fait reconstruire plus vaste et plus haute, puis il la dédie à Saint-Martin, pendant la dix-septième année de son épiscopat (Guy-Marie Oury, dans La ville de Tours, page 24). Il fait aussi restaurer de nombreuses églises et y apporte des reliques pour en faire des lieux de pèlerinage. Il exalte la mémoire de tourangeaux, comme saint Mexme, disciple de saint Martin, saint Ours de Loches, saint Venant, sainte Monegonde, les saintes Maure et Britta… Il déclare bienheureux l’abbé Senoch qui accomplit de nombreux miracles de son vivant. Il développe le culte de saint Martin et pour faire de la ville une sorte de « Lourdes des temps mérovingiens ». Saint Martin est le protecteur de la ville de Tours qui devient alors capitale religieuse de la Gaule. Grégoire proclame que saint Martin est l’égal des apôtres. Il disposait d’une énorme puissance temporelle et influençait énergiquement les décisions du peuple. (Charles LELONG, Grégoire de Tours, pages 59 et 60).

  • le 17 novembre 1293 : naissance de Philippe V, Roi de France.

Deuxième fils du Roi Philippe IV et de Jeanne de Navarre, Philippe est le frère cadet de Louis X. A la mort de ce dernier c’est lui qui monte sur le trône de France, à la faveur de la loi de sacralité et de la loi de masculinité qui découle de la première. Il est sacré à Reims le 11 janvier 1317, voir la chronique du jour, ainsi que celle du 3 janvier.

  • le 17 novembre 1667: Racine présente « Andromaque ».

Le poète Jean Racine offre à la Cour de Louis XIV la première représentation d’ « Andromaque ». Il enlève à Molière l’une de ses meilleures actrices, la Du Parc, pour lui offrir le rôle-titre. La pièce est caractéristique de son œuvre. Il entre à l’Académie française en 1673.

  • le 17 novembre 1755: naissance de Louis Stanislas Xavier de France, futur Louis XVIII.

Le comte de Provence ne se fera jamais sacrer ; terrorisé par les révélations de Martin de Gallardon lui ayant annoncé la sanction divine qui le frapperait s’il le faisait. Il ne rendra pas le trône à son neveu comme Martin le lui demanda pourtant. (voir la chronique du 2 août).

  • le 17 novembre 1767: naissance de Nicolas Appert, père de la conserve.

Nicolas Appert naît à Châlons-en-Champagne. Alors grossiste et président de la Section des Lombards, il met au point un procédé permettant la mise en conserve des aliments en 1795. Fort de sa découverte, il lance à Massy la première usine de conserves au monde. En 1809, il publie “L’Art de conserver pendant plusieurs années toutes les substances animales et végétales“. En hommage à sa découverte, le procédé de mise en conserve porte le nom d’appertisation.

  • le 17 novembre 1787: Louis XVI.

Louis XVI commande à Malesherbes un rapport sur la situation des Juifs de France en vue d’améliorer leur situation : “Mr. de Malesherbes vous vous êtes fait Protestant, moi maintenant je vous fais Juif”.

  • le 17 novembre 1797: cathédrale de Strasbourg.

Le maire Monet annonce que la Cathédrale de Strasbourg servira à la célébration du culte national et portera désormais le nom de “Temple de la Raison”.

Commentaire : Suivant l’adage, « on ne détruit bien que ce que l’on remplace… » Encore faut-il se fonder sur la réalité et non sur des utopies, des idéologies, ou des chimères comme l’ont fait les révolutionnaires.

  • le 17 novembre 1797: anéantissement de l’armée autrichienne à Arcole.

L’armée française est victorieuse, après deux jours de combats, et reste solidement accrochée dans le nord de la péninsule italienne. Le siège de Mantoue continue, et la campagne aboutit courant 1797 à l’éviction des Autrichiens d’Italie.

  • le 17 novembre 1808: Napoléon, en Espagne, se plaint des technocrates parisiens qui paralysent son armée.

Napoléon écrit à Dejean :

Mon armée manque de tout. Je suis obligé d’avoir recours à des moyens extraordinaires, ce qui produit toujours un mauvais effet. Votre bureau d’habillement est composé d’imbéciles“.

  • le 17 novembre 1811: le pape Pie VII refuse d’investir les évêques des États pontificaux annexés à l’Empire.
  • le 17 novembre 1812: la Grande Armée de Napoléon fait sauter les murailles et quitte Smolensk.
  • le 17 novembre 1858: la France annexe l’atoll inhabité de Clipperton, pour sa position stratégique dans le Pacifique face à l’isthme de Panama.
  • le 17 novembre 1869: inauguration du canal de Suez.
  • Le 17 novembre 1869, le canal de Suez est inauguré en présence de l’impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III, et de l’empereur d’Autriche François-Joseph.

Au terme des travaux, le canal, d’une longueur de 162 km, sur 54 mètres de largeur et 8 mètres de profondeur, traverse l’isthme de part en part.

Des villes nouvelles naissent dans le désert : Port-Saïd sur la Méditerranée (ainsi nommée en l’honneur du khédive) et Suez sur la mer Rouge, ainsi qu’Ismaïla, entre les deux…

Il a fallu surmonter l’opposition du gouvernement anglais, qui craint pour sa domination sur le trafic Europe-Asie et pour son propre projet d’un chemin de fer entre la Méditerranée et l’Océan Indien. Ferdinand de Lesseps a renoncé à solliciter les banquiers, car ils réclamaient une part de la future société d’exploitation du canal en échange de leurs prêts. Il a fait appel à l’épargne publique et multiplié les conférences en Angleterre et en France en vue de séduire les futurs souscripteurs.

Le khédive (vice-roi en arabe), qui gouverne l’Égypte au nom du sultan de Constantinople souscrit lui-même au projet et achète près de la moitié des actions. Il va aussi engager le crédit de l’Égypte dans la construction du canal… Ses emprunts, à des taux d’intérêt prohibitifs, vont contribuer à ruiner le pays et finalement le faire passer sous la tutelle anglaise.

En attendant, avec l’appui de la jeune impératrice des Français, Eugénie de Montijo, à laquelle sa famille est apparentée, Ferdinand de Lesseps obtient le 25 novembre 1854 une concession de 99 ans. Il fonde le 19 mai 1855 la Compagnie de Suez dont le nom est encore porté par un groupe industriel (Suez Lyonnaise des Eaux).

Ferdinand de Lesseps tentera de renouveler dix ans plus tard son exploit à Panama mais n’aboutira qu’à un désastre financier et politique… (cf. la chronique du 25 avril)

  • le 17 novembre 1917 : Clemenceau forme un gouvernement de choc.

Devenu président du Conseil la veille, le 17 novembre 1917, Georges Clemenceau (76 ans) forme un gouvernement pour poursuivre et intensifier la guerre avec l’Allemagne. Son discours d’investiture, devant la Chambre des députés souligne sa volonté de conduire une guerre intégrale et de vaincre.

Par ses visites sur le front, il redresse le moral des troupes. Sa détermination lui vaut les surnoms de « Tigre » et « Père de la Victoire ». Avec affection, les poilus qui combattent dans les tranchées l’appellent plus simplement « Le Vieux »… Il choisira les chefs parmi les gens compétents  et non en fonction des opinions politiques : Foch devient rapidement généralissime.

  • le 17 novembre 1942 : le «frère» Laval « reçoit» les pleins pouvoirs.

Un quotidien proche de Pierre Laval, Le Moniteur, va titrer la une du 18 novembre 1942 les “Pleins pouvoirs”, et explique :

“En raison des circonstances exceptionnelles Et pour lui permettre de faire rapidement Face aux difficultés Le Maréchal Pétain, chef de l’Etat A décidé de donner les pleins pouvoirs Au président Laval.”

(Source : Le docteur Ménétrel, Ed. Perrin, 2001, p. 212-213, écrit par Bénédicte Vergez-Chaignon. Note rédigée par Paul Marion, secrétaire d’Etat à l’Information, et destinée à être publiée dans la presse).

Après l’avoir découvert, Pétain laisse éclater sa colère et va même exiger la démission de Marion. Selon Angelo Tasca Vichy 1940-1944, archives de guerre, CNRS, 1986,

Le garde des sceaux Joseph Barthélemy s’est aussi manifesté ce 17 novembre :

“En vérité, Barthélemy, à la demande du Maréchal qui cherchait tous les moyens et prétextes pour refuser ces pouvoirs à Laval (franc-maçon), avait rédigé un mémorandum où, juridiquement, il prouvait que le maréchal Pétain ne pouvait valablement transmettre de tels pouvoirs à Laval, ce qui avait exaspéré Laval contre le Maréchal et Barthélemy dont il avait dit : “qu’il n’avait fait qu’un papier d’avocat”.” (Marc Ferro, Pétain, Hachette, 2009, p. 451).

L’appropriation des pouvoirs de Laval va marquer un changement important dans la manière de collaborer vis-à-vis de l’Allemagne. C’en est fini de la Révolution Nationale, commencée par P. Pétain. Désormais, le Régime de Vichy ne va plus collaborer avec une volonté d’obtenir des contreparties, mais avec une volonté d’adhésion avec le Reich, qui apparaissait davantage comme une nécessité et non comme un souhait aux yeux des collaborationnistes français. Les principales victimes de ce changement vont être les pétainistes et les juifs de France.

Pour approfondir, suivre ce lien :

ou encore lire ce livre l’héritage de Vichy, où l’auteur, qui ne cache pas sa malveillance à l’égard de Vichy, doit bien reconnaître la pertinence de cette centaine de mesures législatives qu’il présente. Ouvrage agrémenté d’une abondante et excellente iconographie.

Si on prend en compte le fait que ces cent mesures ne représentent qu’une partie de l’œuvre de Vichy, et si l’on prend en compte les conditions dans lesquelles cela fut réalisé, on constate que Vichy est bien autre chose que ce qu’en racontent les médias.

  • le 17 novembre 1986 : assassinat de Georges Besse.

Le PDG de la Régie Renault, Georges Besse, est assassiné devant son immeuble du boulevard Quinet à Paris, par Action Directe, au nom de la lutte contre l’impérialisme capitaliste.

  • le 17 novembre 2013 : commémoration des noyades de Nantes.

Un crime organisé, une Shoah avant l’heure, ne touchant que des catholiques ou des personnes refusant les “bienfaits” de la révolution, une organisation volontaire de la destruction de personnes telle qu’elle ne s’était jamais vue dans l’Histoire de la France !

Il est bien de dénoncer les crimes commis contre les Chrétiens de Syrie, d’Egypte, du Viêt-Nam, de Chine, etc… Mais quel système politique a donné l’exemple ?

Inquiétant, vraiment ?

Par rapport à 2020, la consommation de télévision par les Français a reculé de plus de 30 minutes.  Cette chute de ferveur cathodique inquiète Le Figaro. On se demande bien pourquoi. Crise en vue pour la propagande ?

Muselier contre Lisnard

L’inénarrable Renaud Muselier, président macron-compatible de la région Provence Alpes Côte d’Azur (après avoir naguère dragué le FN, toujours dans la même logique électoraliste), vient d’écrire une lettre aux maires de France pour dénoncer la candidature de David Lisnard, maire LR de Cannes, à la présidence de l’Association des maires de France:

On y lit notamment:

Voilà pourquoi je crois profondément qu’une telle charge, une telle responsabilité, ne peut être “léguée” arbitrairement comme à l’époque féodale, mais doit faire l’objet d’un consensus clair qui transcende nos clivages territoriaux, sociaux et politiques.

Voilà pourquoi je suis convaincu qu’une telle fonction ne peut pas et ne doit pas être assumée par un Maire qui n’a jamais su appeler à voter en faveur des forces politiques républicaines lors des élections régionales de juin dernier, en dépit du consensus qui s’était créé face au Rassemblement National.

Voilà pourquoi je vous affirmer que le maire de Cannes, du haut de son tapis rouge, niché dans son Palais des festivals, ne pourra jamais comprendre ce que vous et vos concitoyens vivez au quotidien dans vos territoires, dans le monde réel auquel nous sommes tous quotidiennement confrontés.

Il est vrai que le très fortuné Muselier (qui s’enrichissait naguère en organisatn l’évasion fiscale de Français à l’île Maurice, tout en étant ministre!) est extrêmement bien placé pour parler du “monde réel”! Et il est vrai qu’Emmanuel Macron a tellement manifesté son amour de la France périphérique que l’on ne saurait imaginer pourquoi un maire rural pourrait être tenté de voter pour un candidat macron-compatible! En tout cas, David Lisnard pouvait difficilement espérer un meilleur attaché de presse pour sa candidature!

La liturgie romaine traditionnelle, trésor de l’Église latine

Editorial de l’abbé Benoît Paul-Joseph, supérieur du District de France, paru dans le numéro d’hiver de Tu es Petrus (n°XXXII) :

Dans la symphonie de prières qui montent quotidiennement vers le Ciel pour chanter la gloire de Dieu, publier ses bienfaits ou implorer son pardon, la prière liturgique tient une place de choix, n’étant rien d’autre que la prière du Verbe Incarné, continuée et prolongée par l’Église de la terre. Le pape Pie XII la définit ainsi dans  l’encyclique Mediator Dei :

« La sainte liturgie est le culte public que notre Rédempteur rend au Père comme Chef de l’Église ; c’est aussi le culte rendu par la société des fidèles à son chef et, par lui, au Père éternel : c’est, en un mot, le culte intégral du Corps mystique de Jésus-Christ, c’est-à-dire du Chef et de ses membres. »

De là son immense dignité et, pour tout dire, son éminence intrinsèque : il s’agit de la prière de Jésus-Christ s’adressant à son Père, portée et perpétuée par les hommes qui, régénérés par son Sang, forment cette société nouvelle, extension de son humanité et débordement de sa vie divine. Authentique participation à la prière du Rédempteur rendue possible par le saint baptême, la liturgie vient préalablement sanctifier les deux ordres dans lesquels se meut la créature matérielle : l’espace et le temps.

Par la consécration du temple chrétien, une portion de l’univers créé est soustraite au monde profane pour devenir un territoire sacré, un périmètre saint, réservé au culte divin.

Par l’année liturgique, le temps lui-même devient un temps sacré, déjà hors du temps, rythmé non plus par les cycles saisonniers mais par les étapes de l’histoire du Salut, lesquelles se succèdent au cours d’une année complète, image de la totalité du temps, en tant qu’il est ordonné au Christ.

La liturgie comprend donc d’inévitables et fréquentes répétitions : tant au niveau des fêtes elles-mêmes que dans les textes des offices ou, pour les prêtres et les religieux, dans le renouvellement quotidien de la célébration de la messe et de la récitation de l’Office divin. Or, cette répétition que d’aucuns jugeront inutile et pesante, est en réalité constitutive de la réalité liturgique : celle-ci tend à nous introduire dans le monde de l’Éternité, un monde où il n’y a pas de place pour les nouveautés ordinaires ou sensationnelles. La splendeur inaltérable de la beauté et de la sainteté éternelles de Dieu, la proximité éternellement nouvelle de l’homme-Dieu sont toujours également opportunes, également pertinentes. Dans la liturgie, il n’est pas nécessaire d’adresser à Dieu de nouvelles prières, mais simplement de répéter les paroles éternellement adéquates, éternellement valables, de la prière de l’Église, et d’y participer d’une manière toujours plus profonde et plus authentique. Comme le disait le Cardinal Journet lors d’une conférence, il s’agit de notre côté « d’avancer en profondeur ». Et parce qu’elle nous fait accéder au monde de Dieu, la liturgie est toujours empreinte d’une certaine gravité, d’une noble solennité, d’un bienfaisant hiératisme. Ce serait donc une erreur grave, voire un détournement, de chercher à banaliser l’acte liturgique, à le « profaner » en édulcorant sa dimension sacrée pour le rapprocher de nous, le rendre plus familier, plus ajusté à nos intérêts et à nos soucis quotidiens. Car, justement, dans la prière liturgique, nous échappons à l’emprise de nos intérêts et de nos soucis, de la préoccupation de nos travaux, des objectifs immédiats de la vie pratique, pour tourner nos regards vers les grandes choses qui sont éternellement et invariablement importantes, vers le mystère de la divinité, le mystère de l’incarnation, le mystère de la miséricorde et de la grâce, vers le mystère du Christ souffrant, le mystère de l’Eucharistie. Le Cardinal Robert Sarah le disait en des termes fort dans une interview au journal Famille Chrétienne en mai 2016 :

« En cherchant à inventer des liturgies créatives ou festives, nous courons le risque d’un culte trop humain, à la hauteur de nos désirs et des modes du moment. Mais la liturgie est la porte de notre union à Dieu. »

Or il est manifeste que la liturgie romaine ancienne, justement appelée « traditionnelle », puisqu’elle prend sa source dans les sacramentaires romains des premiers siècles, pour ensuite s’enrichir au contact des liturgies gallicanes et germaniques sous les empires Carolingiens et Ottoniens, avant d’être fixée à Rome au XIIIe siècle, puis finalement universalisée par saint Pie V après le Concile de Trente, cette liturgie représente une forme d’aboutissement de l’écrin rituel, propre à exprimer adéquatement la grandeur et la puissance de l’acte liturgique. Par la densité de ses prières, le développement de ses rites et la richesse de son symbolisme, la liturgie romaine ancienne nous maintient en communion avec la longue chaîne des conciles et des saints, artisans de ce chef d’œuvre spirituel de l’Église latine. Sans heurts ni secousses, sans ruptures ni revirements, la liturgie romaine s’est lentement édifiée au cours des siècles, à travers des enrichissements et des purifications, qui toujours furent apportés avec un infini respect et une grande précaution, tant il est redoutable de toucher à ce que la sagesse et la sainteté des anciens a lentement élaboré.

A ce point de vue, il est indéniable que la réforme liturgique qui a succédé au Concile Vatican II a représenté une cassure dans le processus d’évolution homogène et organique de la liturgie romaine. Par ailleurs, les modifications apportées ont été si générales et si profondes, que le Préfet de la Doctrine de la foi adressait une lettre au Saint-Père en 1969, pour le mettre en garde contre ce qu’il appelait un mouvement de « rupture », lequel pourrait

« renforcer et changer en certitude le doute, qui malheureusement s’insinue dans de nombreux milieux, selon lequel des vérités toujours crues par le peuple chrétien pourraient changer ou être passées sous silence sans qu’il y ait infidélité au dépôt sacré de la doctrine auquel la foi catholique est liée pour l’éternité [1]».

Arguant que le nouveau missel s’éloignait « de façon impressionnante, dans l’ensemble comme dans le détail, de la théologie catholique de la Sainte Messe [2] », le Préfet de la Doctrine de la foi demandait que l’usage du missel de Saint-Pie V puisse perdurer. S’en suivaient des années tragiques et douloureuses au cours desquelles Mgr Marcel Lefebvre et les membres de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, mais aussi d’autres prêtres courageux, acceptaient d’être ostracisés pour continuer à célébrer la messe romaine ancienne, l’usage du missel tridentin demeurant abusivement interdit. Sous le pape saint Jean-Paul II, des permissions étaient successivement accordées, puis vint en 2007 le Motu Proprio du pape Benoît XVI permettant à tout prêtre de rit latin d’utiliser le missel romain ancien, rappelant alors que celui-ci n’avait jamais été juridiquement abrogé, et pouvait donc toujours être utilisé. Sans porter un regard idéaliste sur les années qui en ont suivi la parution de la lettre de Benoît XVI, force est de reconnaître que Summorum Pontificum a magistralement contribué à apaiser le conflit liturgique qui persistait depuis 1969, en rendant justice aux fidèles attachés à l’antique tradition latine, sans remettre en cause la légitimité de la liturgie postconciliaire.

Aussi le dernier Motu Proprio du Pape François, Traditionis Custodes, qui va à rebours des efforts des souverains pontifes depuis plus de trente ans, ne peut que provoquer stupeur et incompréhension. Le prochain numéro de Tu es Petrus reviendra largement sur la décision et le texte du Saint-Père, permettons-nous simplement trois remarques. Tout d’abord, les griefs formulés dans la lettre d’accompagnement du Motu proprio, lesquels sont présentés comme les motifs qui justifient la promulgation de Traditionis Custodes, sont peu recevables par les fidèles catholiques français attachés à la liturgie romaine ancienne, provoquant ainsi un malaise et un inévitable sentiment d’injustice. Ensuite, comme d’autres instituts fondés à la même période, la Fraternité Saint-Pierre a reçu du Saint-Siège l’assurance que « toutes les mesures seront prises pour garantir [son] identité dans la pleine communion de l’Église catholique [3] » : la remise en cause de ces paroles, sur lesquelles se sont appuyés les 360 prêtres aujourd’hui membres de notre congrégation ne peut être que profondément déstabilisante. Enfin, de façon plus générale, résonnent toujours les paroles du pape Benoît XVI, alors Cardinal Ratzinger :

«  Une communauté qui déclare soudain strictement interdit ce qui était jusqu’alors pour elle tout ce qu’il y a de plus sacré et de plus haut, et à qui l’on présente comme inconvenant le regret qu’elle en a, se met elle-même en question. Comment la croirait-on encore ? [4]».

[1] Cardinaux Ottaviani et Bacci, Bref examen critique du nouvel Ordo Missæ, 1969.

[2] Ibid

[3] Note d’information du 16 juin 1988, in Documentation Catholique, n° 1966, p. 739.

[4] Cardinal Joseph Ratzinger, Le Sel de la terre, Editions du Cerf, 1998.

Le néant de l’Union européenne face au chantage aux migrants

D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

Furieux des sanctions européennes prises à la suite de sa réélection controversée, le président biélorusse Loukachenko a décidé de suivre le sillon tracé par Erdoğan. Ce sillon a un nom : le chantage aux migrants.

C’est en effet le néo-sultan turc qui avait instauré ce concept d’une haute valeur morale consistant à réclamer de l’argent à l’Union européenne en échange de sa gestion des migrants stationnés sur son sol. Ils sont plusieurs millions – trois ou quatre, on ne sait pas très bien – et viennent de partout. D’abord de Syrie et d’Irak, mais aussi d’Afghanistan, du Pakistan, du Yémen, du Soudan, d’Érythrée, etc. La liste est très longue.

L’Union européenne a choisi de céder à Erdoğan. Elle aurait pourtant pu lui rappeler que c’est lui qui a soufflé sur les braises pendant des années en Syrie, qu’il a laissé transiter sur son sol des dizaines de milliers d’islamistes partis faire le djihad en Syrie, qu’il occupe illégalement toute une province syrienne, mais ce serait contraire à la doxa en vigueur : le méchant c’est Bachar, pas Erdoğan. Et puis les Américains eux-mêmes occupent une partie de la Syrie.

Les Européens auraient pu aussi dire à la Turquie : c’est votre problème, pas le nôtre. Mais la lâcheté ayant remplacé le bon sens, l’Union européenne s’est couchée et paye. Plusieurs milliards, au moins trois jusqu’à présent. Et quand les négociations traînent ou que le chèque se fait trop attendre, Erdoğan organise l’envoi de quelques milliers de migrants vers la frontière grecque où de graves incidents se sont produits à plusieurs reprises. Dans ces cas-là, l’Union européenne laisse la Grèce se débrouiller et regarde pudiquement ailleurs.

Encouragée par la réussite totale de cette stratégie, la Biélorussie s’est lancée à son tour. Vengeance ou chantage, on ne sait, mais pourquoi se gêner, puisque ça marche ? Depuis cet été, plusieurs milliers de migrants ont emprunté des avions, en payant des fortunes à des passeurs, depuis Damas, Beyrouth, Istanbul et même Dubaï. Destination Minsk, capitale de la Biélorussie. De là, les migrants sont envoyés le long de la frontière polonaise. Les nombreuses images disponibles montrent l’agressivité de ces migrants utilisant sans cesse la violence pour tenter de passer en force.

L’Union européenne est, une fois de plus, bien embarrassée. Elle serait tentée de donner ses habituelles leçons de morale à la Pologne, mais là, c’est tout de même plus délicat : car si elle la somme d’ouvrir ses frontières, c’est contraire au droit, et puis les Polonais se feront ensuite une joie d’envoyer ces gentils migrants en Allemagne. Alors, on laisse la situation pourrir et on sanctionne les compagnies aériennes coupables de complicité dans cette affaire. Que ne l’a-t-on fait plus tôt.

Il est évidemment plus difficile de sanctionner la Syrie à qui on a déjà tout fait et qui ne doit pas être trop fâchée de se débarrasser de quelques milliers de Kurdes ou de Syriens au pedigree incertain. Quant au Liban, son aéroport est quasiment sous contrôle du Hezbollah, également sous sanctions.

Ces sanctions, qui constituent l’alpha et l’oméga de la politique extérieure américano-européenne, se retournent une fois de plus contre leurs initiateurs. La Biélorussie est déjà sous sanctions et l’Europe, au lieu d’ouvrir le dialogue avec Loukachenko, menace de les renforcer. Voilà qui est intelligent et qui va sûrement aider à la résolution de la crise. Tout le monde sait que seule la Russie a de l’influence sur la Biélorussie. Une intervention de sa part pourrait être salutaire dans ce contexte. Mais est-il bien raisonnable de demander l’intervention d’un pays que l’on a également sanctionné ?

Et si les complotistes avaient raison ?

Prédictions étonnantes, réunions inquiétantes, décisions étranges… En dépit de ses extrapolations et de son manque de cohérence, le discours complotiste s’appuie sur de nombreux événements sur lesquels il est difficile de faire l’impasse. Dans Politique Magazine, Louis Forbel analyse :

«Il ne fait pas de doute qu’il y aura un challenge pour la prochaine administration dans la sphère des maladies infectieuses. À la fois sur les maladies infectieuses chroniques déjà en cours […] mais il y aura aussi une éclosion surprise ». Ces phrases ont été prononcées quelques jours avant la prise de fonction de Donald Trump, le 10 janvier 2017, à l’Université Georgetown (États-Unis). Le forum était consacré à la préparation aux pandémies, et le prédicateur n’était autre qu’Antony Fauci, le « Monsieur épidémies » des présidents américains. L’homme affirmait se fonder sur sa longue expérience : il dirige depuis 1984 l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIH). La mission affichée de cette agence gouvernementale au budget sans cesse croissant (6,1 milliards de dollars en 2021) est de financer la recherche pour mieux comprendre et traiter les maladies infectieuses et les allergies.

Un passeport vaccinal envisagé dès septembre 2019

Les NIH ont joué un rôle particulier dans cette crise, et pas seulement en raison des nombreuses conférences de presse durant lesquelles Antony Fauci contredisait Donald Trump durant les premiers mois de l’épidémie : ils sont les principaux financeurs de la recherche sur les coronavirus. Mieux : le Dr Fauci a fermement défendu, il y a dix ans, la pratique des « gains de fonction », ces manipulations génétiques en laboratoire destinées à améliorer l’efficacité des virus pour mieux en comprendre l’évolution future. Dans le Washington Post, en décembre 2011, il avait plaidé pour « un risque de virus grippal qui vaut la peine d’être pris », ajoutant que « des informations importantes peuvent provenir d’un virus potentiellement dangereux généré en laboratoire ». L’institut public dirigé par Anthony Fauci a par exemple déversé des dizaines de millions de dollars au laboratoire d’un certain Ralph Baric, spécialiste dans la création de coronavirus “augmentés”, et principal partenaire de l’Institut de Virologie de Wuhan. Ensemble, Baric et son partenaire chinois ont publié des articles relatant leurs recherches dans des revues spécialisées comme PLOS Pathogens, en 2015 ou encore en 2017.

Avant la pandémie, d’autres parties prenantes ont fait preuve de capacités d’anticipation étonnantes. Dans son dernier livre, Philippe de Villiers a révélé qu’un « exercice de simulation d’une épidémie planétaire » avait été mené à New-York, le 18 octobre 2019, sous le patronage du Forum économique de Davos et de la Fondation Bill et Melinda Gates. Celui-ci est visionnable sur internet. Cet exercice se basait sur un scénario précis : la propagation d’un coronavirus de porc provoquant des symptômes pulmonaires. Il anticipait la mort de 65 millions de personnes dans les dix-huit premiers mois, prévoyait des restrictions commerciales, anticipait de gigantesques plans de relance économiques par les gouvernements, et discutait de l’émergence des fausses informations. La présidente de séance, la directrice-adjointe du centre Johns-Hopkins sur le risque sanitaire, conclut l’exercice en affirmant que « ces dernières années, le monde a connu un nombre croissant de pandémies […]. Des experts s’accordent à dire que ce n’est qu’une question de temps pour que ces épidémies locales deviennent une menace globale ». Les intervenants poursuivaient l’argumentation avec une rhétorique quelque peu téléphonée : « Sommes-nous, en tant que communauté globale, prêts à travailler dur et à faire le nécessaire pour se préparer à la prochaine pandémie ? ».

La Covid, cygne noir de la présidence Trump

Philippe de Villiers remarque que les États étaient absents de cet exercice de simulation. En revanche, « on y retrouve des puissances privées, qui viennent de l’entre-soi du capitalisme mondialisé : Big Pharma, Big Data, Davos, Bill Gates ». Les révélations de l’ancien député européen ne s’arrêtent pas là. Ainsi, le 12 septembre 2019, un Global Vaccination Summit réunit la Commission européenne et l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Il y fut notamment discuté d’un « passeport vaccinal » pour tous les européens en cas d’épidémies. Le déroulé programmatique est présenté dans une roadmap officielle publiée en octobre.

« Tout avait été prévu : le calendrier, avec une date butoir en 2022, les sondes eurobaromètres pour prendre le pouls de l’opinion et mesurer la ‘vaccine hesitancy’. Les commissaires ont même inventé une action dite ‘numéro 9’ qui appelle à traquer la ‘vaccine misinformation’. Ainsi la résolution est-elle déjà prise de lutter ‘contre les informations erronées et trompeuses, notamment en intervenant sur les plateformes des médias sociaux et auprès des entreprises technologiques’ ».

Il est un fait indéniable, c’est que la pandémie a provoqué des changements majeurs en très peu de temps. Le principal étant peut-être le plus oublié : la crise économique aura fragilisé Donald Trump dans l’élection présidentielle américaine à venir. « Ce coronavirus a décidément tout bouleversé, y compris la course à la Maison-Blanche. Sans lui […], Donald Trump n’aurait pas sur les bras une crise sanitaire, une crise économique, et maintenant une crise sociale », notait la banque Oddo en juin 2020. Avant le Covid, l’homme était considéré comme quasiment imbattable par la plupart des observateurs, en raison notamment d’une économie florissante. Mais six mois plus tard, les prédictions s’étaient « retournées en faveur de Joe Biden ». Celui qui, dans les mots comme dans les actes, avait ouvertement déclaré la guerre aux pouvoirs économiques transnationaux et aux activistes de la centralisation politique mondiale[1], perdra finalement la présidence des États-Unis lors d’une élection contestée.

« Une période révolutionnaire » (George Soros)

Selon Pierre Hillard, observateur de longue date des réseaux mondialistes et souvent classé dans les analystes complotistes, « la Covid-19 avec ses répercussions politiques, économiques, sociales et sanitaires n’est que l’outil pour parachever un idéal ancien d’unité planétaire doublée d’une spiritualité bien définie ». Si la crise n’a pas encore incité les grandes puissances à créer une entité mondiale contraignante pour gérer la crise, par exemple en imposant une vaccination universelle, elle a néanmoins accéléré la centralisation des pouvoirs dans nombre de pays en augmentant de manière inédite la dépendance auprès des banques centrales et de leurs États, et en renforçant le poids des géants du numérique. « Déjà avant la pandémie, j’avais réalisé que nous étions dans une période révolutionnaire où les choses impossibles ou même inconcevables en temps normal étaient devenues non seulement possibles, mais probablement absolument nécessaires. Puis est venu le Covid-19, qui a totalement rompu la vie des gens et nécessité un comportement très différent », semble se réjouir George Soros, le milliardaire d’extrême-gauche qui combat ouvertement les frontières et les identités nationales[2]. « La pandémie représente une rare mais étroite fenêtre d’opportunité pour réimaginer et réinitialiser notre monde », écrivait quant à lui le fondateur du Forum économique de Davos, Klaus Schwab, quelques mois après le début de la crise. Dans des livres et des vidéos très officiels publiés ces dernières années, l’homme a plusieurs fois affiché un désir de planification mondiale et de contrôle des populations.

Vers une ère des pandémies ?

Cet internationalisme, on le retrouve aussi chez les scientifiques qui ont joué un rôle trouble durant cette pandémie. Il est visible chez Anthony Fauci, le principal financeur des travaux sur les gains de fonction de coronavirus (« l’erreur que tant de personnes ont faite, c’est une peur de regarder au-delà de nos propres frontières concernant la globalité des questions de santé », peut-on entendre dans le discours du 10 janvier 2017 déjà cité). Il est évident dans la prestigieuse revue Nature, celle-là même qui a volontairement étouffé le débat sur l’origine du virus tout au long de l’année 2020 (« Les efforts déployés par M. Trump pour fermer les frontières, limiter l’immigration et décourager la coopération internationale – en particulier avec les chercheurs chinois – sont à l’opposé de ce qui est nécessaire si le monde veut réussir à relever les défis mondiaux auxquels nous sommes confrontés » écrivait-elle en octobre 2020 dans un éditorial virulent).

Un faisceau de présomptions ne fait pas une preuve, mais il légitime le questionnement : y a-t-il eu complot pour centraliser les pouvoirs au niveau mondial en profitant de la pandémie ou, pire, en la suscitant ? L’avenir nous le dira peut-être. Depuis le début de la crise, deux représentants assumés des réseaux globalistes ont, eux aussi, eu d’étonnantes prémonitions. En décembre 2020, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, activiste revendiqué de la vaccination tous azimuts, affirmait qu’il y aurait d’autres pandémies, et que seule une « all-of-government approach » touchant à la « Santé Unique » pouvait permettre d’y faire face, citant au passage « le changement climatique » comme facteur aggravant. En janvier dernier, c’est le richissime Bill Gates, deuxième contributeur au budget de l’OMS et principal financeur de l’alliance de vaccins GAVI, qui assurait sur MSNBC : « il faut s’assurer que nous soyons prêts car il y aura une autre épidémie ». Bien que ce type d’événement soit jugé rare et imprévisible par les virologues, le milliardaire avait fourni un calendrier précis lors d’une interview donnée en avril 2020, estimant qu’une éclosion virale pourrait survenir « tous les vingt ans environ ». Un planning susceptible d’être remis en cause, car l’ancien co-fondateur de Microsoft dit s’inquiéter de l’émergence possible du « bioterrorisme ». Nous sommes prévenus…

Dîner de charité de SOS Chrétiens d’Orient au profit de l’Arménie

SOS Chrétiens d’Orient poursuit son action en faveur de l’Artsakh, enclave arménienne envahie par l’Azerbaïdjan en septembre 2020. Cette année, le traditionnel dîner de charité de SOS Chrétiens d’Orient aura lieu le 2 décembre prochain au Cercle National des Armées.

Les fonds récoltés lors de la soirée permettront de financer la reconstruction de la maison spirituelle et culturelle de Martakert, en Artsakh, durement touchée par le conflit.

En 1999, ce bâtiment fut offert au diocèse d’Artsakh et devint une annexe de l’église Saint- Karpet de Martakert. Il a d’abord accueilli de nombreux jeunes au titre de foyer de formation spirituelle. Par la suite, il fut réaménagé pour permettre aux jeunes Arméniens de suivre des cours artistiques. Cet édifice joue un rôle majeur dans la ville de Martakert. Il renforce l’esprit de cohésion entre les anciennes et les nouvelles générations. Il permet aux jeunes de poursuivre une éducation chrétienne et culturelle. Hélas, à la suite du conflit qui opposa l’Arménie à l’Azerbaïdjan en 2020, des explosions d’obus dans le jardin l’ont rendu inutilisable. C’est la raison pour laquelle, outre l’aide d’urgence que nous apportons régulièrement, nous avons décidé de le réhabiliter.

Le jeudi 2 décembre prochain, à partir de 19h30, Charles de Meyer, président de SOS Chrétiens d’Orient, et Benjamin Blanchard, directeur général, ont le plaisir de vous convier au traditionnel dîner de charité 2021, dont les fonds récoltés permettront de financer la reconstruction de ce foyer important pour les jeunes de Martakert.

Placé sous le Haut-Patronage de Son Éminence Monseigneur Vrtanès Abrahamyan, Primat du Diocèse d’Artsakh, cet évènement caritatif exceptionnel aura lieu au Cercle national des Armées, 8, place Saint-Augustin, Paris 8ème.

Toutes les informations de réservation sont disponibles ici.

Une crise de la foi attire inévitablement une crise de la raison

Grzegorz Kucharczyk, historien et professeur des Humanités polonais spécialisé dans l’étude de la pensée politique des XIXe et XXe siècles, ainsi que dans l’histoire de l’Allemagne, vient de publier un livre intitulé Chrystofobia: 500 lat nienawiści do Jezusa i Kościoła (« Christophobie : 500 ans de haine envers Jésus et l’Eglise »). Il a donné un entretien téléphonique à Sébastien Meuwissen. Extraits :

Pourquoi choisir un titre pareil pour votre livre ? Pourquoi ne pas avoir préféré, par exemple, le terme christianophobie ?

Parce que la christianophobie n’est qu’une manifestation d’un processus plus profond, qu’on appelle christophobie. On peut l’observer sous la forme de manifestations d’hostilité à l’encontre de Chrétiens ou du christianisme, que nous appelons christianophobie. Mais en réalité, il s’agit d’une hostilité à l’encontre du fondateur et chef de notre Eglise lui-même, c’est-à-dire de Jésus Christ, et c’est cela, la réalité à laquelle nous avons été confrontés, par exemple l’année dernière, dans les rues de nos villes. Les manifestations dites de la « foudre rouge » [une série de manifestations pro-avortement organisée en Pologne à l’automne 2020 – n.d.l.r.] débordaient d’hostilité à l’encontre de Jésus Christ. Des slogans blasphématoires ont été gribouillés sur des façades d’églises, et il y a même eu des interruptions de messes. Il s’agissait vraiment d’exprimer une haine spécifique de Jésus, et tel est le cas depuis des temps anciens. Ce qu’on appelle la persécution des Chrétiens et de l’Eglise n’est que l’épiphénomène d’une persécution et d’une haine initiales à l’encontre de Jésus. […]

Votre livre commence sur la Réforme Protestante. Quelle fut la signification de cette Réforme ? Vous rappelez au lecteur que de nombreux lieux de dévotion ont été non seulement vandalisés, mais aussi soumis à toutes sortes d’actes blasphématoires et profanatoires. Quelle fut la réaction des sociétés affectées par cette révolution ?

Contrairement à la propagande dominante dans les milieux où l’on ne voit la Réforme que comme un progrès historique, la Réforme ne s’est pas produite seulement de bas en haut. Ce n’est pas le peuple qui réclamait un évangile purifié et l’abolition de la Sainte Messe, du latin, du culte des Saints, la destruction de l’art sacré, et ainsi de suite. Les « gens du commun » n’ont jamais rien réclamé de tel.

Dès le début, la Réforme Protestante a été un projet révolutionnaire, né dans le cœur et l’esprit de certains des dignitaires de l’Eglise catholique. Martin Luther était prêtre avant de devenir un « réformateur ». Tout cela était essentiellement un programme révolutionnaire très complet. Une révolution qui rejetait l’Eglise en tant que telle.

Le fond du problème, ce n’était pas la vie dissolue de tel ou tel pape : le caractère scandaleux de ce qui se passait à la curie de Rome constituait un lieu commun au sein de l’Eglise.

Il s’agissait avant tout de rejeter l’Eglise en tant qu’institution créée par Dieu lui-même, et investie par Lui de la mission de conduire le peuple au salut. C’est cela que Martin Luther et les autres ont rejeté, avec toutes les conséquences qui s’ensuivent.

L’une de ces conséquences a été le vandalisme culturel dont vous venez de parler : destruction de monuments de l’art sacré, actes de profanation des Saints Sacrements. Ce fut tout particulièrement le cas des régions où la faction calviniste montait en puissance. Dans ces régions, cette activité destructrice a été particulièrement violente : aux Pays-Bas, en Allemagne et en Angleterre. Les peuples s’y sont opposés. En Angleterre comme en Suède, toute une série de soulèvements paysans a montré que les peuples n’étaient pas en faveur de ce genre de changements révolutionnaires.

Le facteur décisif a été l’implication de l’Etat – c’est-à-dire des souverains en personne, qui avaient un intérêt matériel direct à se rendre complices de la confiscation des propriétés de l’Eglise. Le slogan en faveur de « l’Eglise pauvre » dérivait généralement du fait que certaines personnes – à savoir le souverain et un certain nombre de magnats issus de la bourgeoisie ou de la noblesse – y trouvaient l’occasion de s’enrichir. C’est de cette façon qu’a été créée une communauté d’intérêts qui, détenant les instruments du pouvoir, a fini par avoir le dessus sur les soulèvements populaires qui s’opposaient à la Reforme. […]

Vous considérez la génération dite « génération de 1968 », qui représente la majorité du Parlement européen, comme les héritiers de cette idéologie du relativisme, élevant même ce relativisme au rang de dogme. Peut-on, pour autant, les appeler « dogmatiques » ?

Je vais citer le cardinal Gerhard Müller, qui a affirmé que personne n’est aussi dogmatique qu’un relativiste dont le relativisme est contesté. C’est là le schéma qu’on voit se reproduire encore et encore. A l’époque de la Révolution française, le slogan, c’était « pas de liberté pour les ennemis de la liberté ». Aujourd’hui, on entend dire qu’il n’y a « pas de tolérance pour les ennemis de la tolérance. » Etrangement, les défenseurs de la liberté d’expression n’ont rien dit quand le Président Trump a été banni de tous les réseaux sociaux. Tous ceux qui, d’ordinaire, nous parlent tant de liberté, de tolérance et de liberté d’opinion, pour une raison ou une autre, n’ont pas cru bon de réagir.

Le droit positif inspiré par le relativisme a pris le dessus sur la loi naturelle. Mais de nos jours, on va encore plus loin. De nos jours, on ne se contente pas de remettre en cause la loi naturelle et la nature elle-même. Il suffit de s’intéresser à la redéfinition en cours de choses comme le mariage, la famille, le genre… Autant de confirmations de cette ancienne vérité selon laquelle une crise de la foi attire toujours et inévitablement aussi une crise de la raison. Récemment encore, on aurait jugé absurde le remplacement sur les formulaires de catégories comme « nom du père » et « nom de la mère » par « parent A » et « parent B », ou encore d’éliminer les toilettes pour hommes et pour femmes, en faveur de nouveaux termes exotiques. […]

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