Lepénisation d’Arnaud Montebourg
Invité dimanche 7 novembre dans l’émission « Le Grand Jury LCI-RTL-Le Figaro », Arnaud Montebourg a proposé de bloquer les transferts d’argent privé vers les pays qui refusent de rapatrier leurs ressortissants visés par une mesure d’expulsion du territoire français.
« Pourquoi on n’arrive pas à intégrer ? Vous avez aujourd’hui 100 000 mesures d’obligation pesant sur des personnes qui doivent quitter le territoire qu’on n’arrive pas à exécuter. Ces personnes sont là et sont d’ailleurs souvent des délinquants. Donc, moi, je suis décidé à taper au portefeuille »
J’ai proposé ce midi dans #LeGrandJury de menacer de bloquer temporairement les transferts d’argent particuliers vers les pays qui ne coopèrent pas avec la France pour faire appliquer les Obligations de Quitter le Territoire Français pour résoudre la situation suivante ⤵️ pic.twitter.com/cWdclOy2sO
— ☰ Arnaud Montebourg (@montebourg) November 7, 2021
L’extrême-gauche a fait une apoplexie suite à cette déclaration. Eric Zemmour a, lancé :
« En panne d’idées, Montebourg a regardé en replay les vidéos de ma chaîne YouTube. Bravo Arnaud ! »
Le pressant appel de Notre-Dame à notre conversion et à la pénitence
Depuis 1830, la Sainte Vierge est venue délivrer des Messages aux hommes. La Communauté Notre-Dame de Fatima, auteur du présent ouvrage édité aux éditions Pierre Téqui, a pour mission de les diffuser dans leur intégralité et de montrer leur parfait accord avec les paroles de Jésus-Christ, par leur mise en parallèle avec des citations des Évangiles.
En effet, de nombreuses personnes récusent les interventions de Marie, objectant que « la Révélation est close ». Cela est vrai, et il est certain que la Mère de Dieu ne l’ignore pas. Pourquoi alors tant d’apparitions, de Messages, de demandes ? C’est Notre-Dame qui nous donne la réponse en son Message de La Salette : « Pour que je les conduise à mon Divin Fils… »
Les Messages de la Sainte Vierge ne sont pas un ajout à l’Évangile mais bien plutôt une supplique afin qu’en ce temps d’apostasie, on y revienne.
Ce livre, qui bénéficie de l’approbation de Mgr Aillet, se limite aux apparitions reconnues par l’Église et pour lesquelles les Messages donnés par la Très Sainte Vierge ont été rendus publics par l’autorité compétente :
- La chapelle de la Médaille Miraculeuse à Paris en 1830
- La Salette près de Grenoble en 1846
- Lourdes près de Tarbes en 1858
- Pontmain près de Laval en 1871
- Pellevoisin près de Bourges en 1876
- Fatima au Portugal en 1917
- Akita au Japon de 1973 à 1980.
L’ouvrage compare les messages de la Sainte Vierge et les Evangiles, insiste sur le pressant appel de Notre-Dame à notre conversion et à la pénitence, en raison de l’aggravation du combat entre la lumière et les ténèbres, le pouvoir du Prince des ténèbres et l’intensification de la lutte, les armes données par la Sainte Vierge…
Saint Ignace de Loyola
Aymeric Pourbaix et ses invités Véronique Jacquier et le Père Jean-François Thomas, jésuite, nous font (re)découvrir les grandes figures qui ont façonné la civilisation judéo-chrétienne. Cette semaine, saint Ignace :
Julie, un magazine Bayard Presse, propose aux fillettes une séance de spiritisme
Un délire dénoncé sur Boulevard Voltaire :
Qui ne connaît les Éditions Bayard Presse, ce champion des magazines pour enfants et adolescents ? Okapi, Astrapi, Je bouquine… les titres abondent, qui font le bonheur des parents soucieux d’offrir à leur progéniture une éducation teintée de bonne morale chrétienne. On y trouve ainsi, pour tous les âges, des « magazines d’éveil à la foi pour les curieux de Dieu ».
Dans ce lot bien fourni figure aussi le magazine Julie, qui s’adresse spécifiquement aux pré-adolescentes de 10-14 ans. On est encore « genré », chez Bayard, et les titres savent cibler leur public. En couverture du numéro d’octobre, on voit une fillette tendre les mains en demandant « Esprit, es-tu là ? »
On aurait pu s’attendre à ce qu’une publication chrétienne titre sur la Toussaint, mais non. Le matraquage d’Halloween portant ses fruits juteux, il faut dare-dare oublier la communion avec nos morts et le sens de cette fête chrétienne. En revanche, pousser des ados à s’immiscer dans l’au-delà par esprit de lucre, ça, c’est rigolo.
Pour résumer : la mort, non, les fantômes oui !
Le thème du dossier de Julie est « Les superstitions prennent le pouvoir ? » À la gamine qui ne s’est pas encore posé la question, on suggère : « Depuis quelque temps, tu cherches les trèfles à quatre feuilles, tu as élu ta culotte spéciale éval’ (sic), tu suspends tes décisions au passage du feu au vert… Bref, les superstitions prennent de la place dans ta vie. » Alors, jeune lectrice, « si tu veux comprendre ce qui t’arrive et si, comme Juju [l’héroïne du magazine, NDLR], cela te donne l’envie de jouer à te faire (un peu) peur, prépare une spooky party avec tes copines pour Halloween. Ce dossier te dit tout. »
De fait, en pages 14 et 15, le magazine propose aux fillettes toutes les recettes pour une soirée réussie : « Cette année, tu as décidé d’organiser une spooky party (une soirée effrayante et marrante). Voici des idées d’activités à mettre en place… en fonction de ton degré de flipette. »
Notez bien qu’on range ce qui suit dans les activités ludiques, quelque part sans doute entre la confection des pancakes et la course en sac… Pour les plus timorées jusqu’aux plus audacieuses, Julie propose donc :
« 20 % frissons : regardez un film de vampires (gratuit) – pour celles qui font genre mais qui ne veulent pas trop avoir peur, en fait. »
« 50 % frissons : pour celles qui veulent connaître leur avenir ou avoir un bon fou rire : tirer les cartes. »
« 70 % frissons : pour celles qui connaissent quelqu’un qui connaît quelqu’un à qui il est arrivé un truc horrible – se raconter des histoires qui font peur. »
« 100 % frissons : pour les plus téméraires – appeler les esprits. »
Suit la recette d’une séance de spiritisme en bonne et due forme […]
De deux choses l’une : soit les rédacteurs de ce dossier sont totalement inconscients, soit ils sont diaboliques.
J’entends d’ici leurs ricanements : ben quoi, ce n’est qu’un jeu ! Justement non, ce n’est pas un jeu. Mais éventuellement la porte d’entrée vers une spirale infernale, au vrai sens du terme. Quelque chose dont on a vu que cela conduisait parfois des esprits fragiles à la profanation des cimetières, voire au meurtre. « La plus grande malice du diable est de faire croire qu’il n’existe pas », disait Baudelaire. Serait-il confortablement installé chez Bayard ?
Janez Janša : « Le mouvement Antifa est une organisation terroriste mondiale »
Le Premier ministre slovène Janez Janša, qui préside le Conseil de l’Union européenne jusqu’au 31 décembre, vient de prendre position suite à des échauffourées ayant eu lieu à Nantes à l’occasion d’un meeting d’Éric Zemmour.
« [Le mouvement] Antifa est une organisation terroriste mondiale soutenue par le capital des spéculateurs financiers qui profitent du chaos provoqué par [ses] actions ».
Mgr Aupetit, ayez la délicate charité et la bienveillance pastorale de laisser continuer « l’expérience de la Tradition »
Voici une lettre envoyée à Mgr Aupetit au sujet de l’application du motu proprio à Paris :
Monseigneur,
Le motu proprio Traditionis Custodes du Pape François, publié le 16 juillet dernier, ne laisse pas indifférent. Vous l’écriviez en la Nativité de la Très Sainte Vierge Marie, il suscite notamment « des commentaires qui reflètent les inquiétudes ou les incompréhensions de leurs auteurs ». Effectivement, nous sommes nombreux à ne pas comprendre cette décision brutale du souverain pontife et encore moins son application autoritaire dans certains diocèses, en particulier le vôtre, celui de Paris.
Nous ne saisissons pas le bien-fondé de cette volonté clairement affichée de mettre au ban de l’Église la messe traditionnelle dont la fécondité à travers l’histoire n’est plus à prouver. Encore aujourd’hui, alors qu’en France la tendance est à la baisse continue du nombre de vocations et que les églises se vident de leurs fidèles, devons-nous rappeler que c’est tout l’inverse dans les communautés attachées au trésor liturgique que constitue l’usus antiquior ?
Nous vous le demandons bien humblement : laissez-nous continuer « l’expérience de la Tradition ». Vous assurez dans votre lettre du 8 septembre que par ce motu proprio : « Il ne s’agit pas de réveiller des querelles liturgiques mais d’assurer le bien des fidèles qui sont attachés à la forme ancienne » et qu’ainsi « l’évêque doit prendre des dispositions pour qu’ils puissent participer à ces liturgies sans craindre d’être mis à l’écart de la vie et de la foi de l’Église, c’est-à-dire sans subir ceux qui blessent la communion en augmentant les distances ou en construisant des oppositions ». Nous sommes bien d’accord, le temps de la « guerre liturgique » est passé. Il ne s’agit pas ici de la raviver. Nous ne doutons pas qu’en pasteur éclairé vous ayez pris connaissance des arguments de la foisonnante production intellectuelle de ces cinquante dernières années qui, au-delà de l’attachement sensible, conduisent à adhérer profondément à cette liturgie « vénérable et antique ».
Il serait de bien mauvaise foi et choquant de penser que les fidèles du rite tridentin ne cherchent pas le bien de l’Église. Malhonnête également de voir dans leur attachement au missel tridentin un unique signe de critique déguisée des autorités ecclésiastiques actuelles. Jusqu’à preuve du contraire, les messes célébrées selon le missel de Saint Pie V sont valides. Nous y récitons le même Credo que vous. « Nous croyons en l’Église, une sainte, catholique et apostolique ». Que nous reprochez-vous donc alors ? Nous avons peine à déceler ce que vous prétendez être « la sollicitude du pape et des évêques pour les fidèles attachés à l’ancienne forme liturgique » en réduisant drastiquement les conditions de sa célébration dans votre diocèse…
Quelles sont les raisons qui vous poussent à ne permettre la célébration selon le missel de 1962 seulement dans 5 églises ? Pourquoi avoir supprimé les messes du lundi midi à Sainte-Clotilde, du jeudi soir à Notre-Dame de l’Assomption de Passy, et celles du dimanche matin, du mercredi et jeudi soir à Saint-Georges de la Villette et du dimanche soir à Notre-Dame du Travail ?
Pourquoi avoir confisqué à la Fraternité Saint Pierre le droit de célébrer la messe des étudiants le mercredi soir ? Quelles idées motivent votre choix d’avoir déplacé le lieu de cette célébration – de l’église Saint François-Xavier à la chapelle Notre-Dame du Lys ? Pourquoi vouloir faire appel uniquement à des prêtres diocésains ? Les autres sont-ils des ecclésiastiques de seconde zone ? Y a-t-il dans votre esprit une « Église des purs », pour laquelle le concile Vatican II et le missel de Paul VI sont les seuls horizons indépassables et une « Église de brebis perdues » dont le crime serait de s’appuyer sur des siècles de dépôt de la Foi ?
Monseigneur, il est indubitable que tout ceci sème gravement la confusion. Vous ne le savez que trop bien, ces questions taraudent de nombreux fidèles qui ne sont pas forcément des habitués de la liturgie traditionnelle. Ayez, s’il vous plaît, la délicate charité et la bienveillance pastorale de laisser continuer « l’expérience de la Tradition ». Rétablissez, nous vous en supplions, ces oasis spirituels dont nous avons tant besoin et qui ont été supprimés sans que nous n’ayons l’once d’une explication de votre part. Ne soyez pas de ceux qui, selon vos propres mots évoqués plus haut, « blessent la communion en augmentant les distances ou en construisant des oppositions ».
Nous vous prions de ne pas nous laisser sans messe, sans réponse, et de bien vouloir daigner nous recevoir afin d’écouter nos requêtes.
Avec l’assurance de notre expression la plus filiale et notre prière,
- Collectif Paris Tradition 14 (Notre-Dame du Travail, Saint-Dominique, Saint-Pierre de Montrouge)
- Des paroissiens de Saint-Georges de la Villette
- Des paroissiens de Saint-François-Xavier / Notre-Dame du Lys
- Des paroissiens de Sainte-Clotilde
- Juventus Traditionis
- Soutien Saint-Eugène
Le pouvoir des papes : temporel ou spirituel ?
Dans l’émission En Quête d’esprit sur CNews, Aymeric Pourbaix reçoit Christophe Dickes, historien, Geoffroy Caillet, rédacteur en chef du Figaro Histoire, Benoit Schmitz, historien, Giovanni Maria Vian, journaliste :
C’est arrivé un 7 novembre…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Rappelons-nous :
- le 7 novembre 1373 : décès de Jean de Dormans.
Evêque de Lisieux en 1359, puis de Beauvais en 1360, créé cardinal en 1368, il fonde le collège de Beauvais à Paris deux ans plus tard. C’et lui qui représente la France lors de la signature du Traité de Brétigny. Il tient alors la fonction de garde des Sceaux du Roi Jean II «Le bon», fonction qu’il garde avec Charles V. Jean de Dormans meurt à Paris.
- le 7 novembre 1455 : début du procès de réhabilitation de Jeanne d’Arc.
Ce jour commence le second procès de Jeanne d’Arc. Après avoir été condamnée à mort en 1431, elle va être réhabilitée. Le pape Calixte III, récemment élu, saisit l’occasion de la reprise de Rouen en 1449 par les troupes royale du Roi Charles VII pour lancer ce nouveau procès.
Le premier jugement est cassé ; celle qui est une sainte aux yeux de tout le Royaume est réhabilitée officiellement.
- le 7 novembre 1603 : Pierre de Gua, sieur de Monts, obtient la concession pour l’Acadie.
Le Roi Henri IV accorde à Pierre de Gua la concession pour l’Acadie, où il va fonder Port-Royal en 1604.
- le 7 novembre 1659 : signature du traité des Pyrénées.
C’est au milieu de la Bidassoa, rivière du pays basque qui sur une partie de son cours marque la frontière entre la France et l’Espagne, que Mazarin et Luis de Haro signent le traité franco-espagnol. Cela se passe sur l’île des faisans. Le traité met fin à 24 ans d’hostilités entre les deux pays. Il est scellé par le mariage de Louis XIV avec l’infante Marie-Thérèse d’Autriche, fille aînée du roi d’Espagne Philippe IV. En dot, la France reçoit le Roussillon, la Cerdagne, l’Artois et quelques places fortes de Flandres et de Lorraine et 50 000 écus d’or. Le Grand Condé se voit pardonner ses trahisons.
- le 7 novembre 1733 : premier Pacte de famille.
La France et l’Espagne s’allient contre l’Autriche par le Traité de l’Escurial, lors de la guerre de succession de Pologne. En échange de son aide militaire, l’Espagne reçoit la promesse de récupérer Naples et la Sicile que détient l’Autriche.
- le 7 novembre 1787 : édit de Versailles.
Signé par le Roi Louis XVI ce jour, il est enregistré au parlement le 29 janvier 1788. Il est aussi appelé « édit de tolérance », car il donne aux non catholiques de France un statut juridique et civil. Le catholicisme reste la religion d’État du Royaume.
- le 7 novembre 1801 : Alessandro Volta fait, devant le général Bonaparte la démonstration de sa pile électrique.
Bonaparte demande à ce qu’une médaille d’or soit décernée à l’inventeur, il le fait comte et le pensionne. Les volts, unités de tension électrique, tirent leur nom de celui de Volta.
- le 7 novembre 1815 : une ordonnance royale rend obligatoire l’enseignement primaire.
- le 7 novembre 1852 : Louis Napoléon proclamé empereur des Français.
- le 7 novembre 1880 : la république met en œuvre sa haine de l’Eglise catholique : expulsion des Congrégations.
Le 7 novembre 1880 est un dimanche. Pour saluer la foule venue les soutenir, les assiégés lancent un ballon : les militaires abattent l’engin.
Tiré de Quand les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia (éditions Perrin pages 8 et 9)
Voir les chroniques du 5, 6 et 8 novembre.
- le 7 novembre 1894 : le Suprême Conseil de France donne l’autonomie à ses loges.
La Grande Loge de France naît de là.
- le 7 novembre 1918 : une délégation allemande vient négocier à Rethondes.
- le 7 novembre 1920 : pose de la première pierre de la future Basilique du Sacré-Cœur nouvelle église à Marseille.
Elle est construite dans le quartier du Prado, pour commémorer la peste de 1720 et servir de mémorial de la Première Guerre mondiale.
- le 7 novembre 1921 : ouverture du procès d’Henri Désiré Landru.
- le 7 novembre 1933 : le premier tirage de la Loterie nationale.
Un certain Paul Bonhoure emporte cinq millions de francs.
- le 7 novembre 1932 : naissance de Vladimir Volkoff, écrivain français.
- le 7 novembre 1961 : la France réalise son premier essai nucléaire souterrain.
- le 7 novembre 1964 : création de la CFDT.
Un congrès décide de déconfessionnaliser la CFTC. La scission provoque la création de la CFDT (Confédération Française Démocratique du Travail).
- le 7 novembre 2000 : le Sénat adopte la proposition de loi reconnaissant le génocide arménien de 1915.
Et le génocide Vendéen, alors ?
- le 7 novembre 2001 : relaxe de DSK.
Dominique Strauss-Kahn est relaxé dans le cadre de l’enquête sur la gestion de la Mutuelle nationale des étudiants de France (MNEF).
- le 7 novembre 2005 : premier mort des émeutes de 2005.
Un homme de 61 ans est frappé mortellement à Stains (Seine-Saint-Denis). Au bas de son immeuble il essayait d’éteindre un feu de poubelles.
Clôture de l’Année saint Joseph le 8 décembre : consécration des diocèses à saint Joseph
Pour clôturer une “Année saint Joseph” riche en temps forts, le diocèse de Fréjus-Toulon a choisi Cotignac, lieu d’apparition de saint Joseph, pour marquer l’événement : le 8 décembre, Monseigneur Dominique Rey re-consacrera le diocèse à saint Joseph, Père, Protecteur et saint Patron de l’Église universelle.
Une soirée sous le signe de la sainte famille
Les pèlerins sont invités à se réunir à 18h30 devant le lieu d’apparition de saint Joseph au Bessillon où ils pourront écouter quelques témoignages de grâces reçues par l’interception de l’époux de Marie avant de vivre la cérémonie de re-consécration du diocèse à saint Joseph. Une procession lumineuse, avec saint Joseph, rejoindra ensuite Notre-Dame de Grâces et l‘Enfant Jésus.
À 21h00, la messe solennelle de l’immaculée Conception, présidée par Monseigneur REY et animée par Magnificat sera retransmise en direct sur CNews.
En cette solennité de l’Immaculée Conception, l’ensemble de la sainte famille sera ainsi mise à l’honneur, dans ce lieu qui lui est particulièrement dédié.
Une invitation au peuple chrétien et aux évêques de France
Le comité “Patris Corde France”, composé de prêtres et de laïcs, s’est constitué durant cette “Année saint Joseph” pour inviter plus largement le peuple chrétien et les évêques de France à œuvrer pour la consécration de leur diocèse à saint Joseph, soit ce 8 décembre comme un fruit de “l’Année st Joseph”, soit le 19 mars 2022, dans l’élan de cette année à l’occasion de la fête de saint Joseph. Le site Internet du comité “Patris Corde France” propose une série d’outils pratiques pour se préparer à cette démarche de consécration.
Pourquoi une consécration ?
À la suite du Pape François, afin d’encourager les chrétiens, en particulier les familles, les époux, les pères, les pauvres, les mourants, les prêtres, les consacrés, les travailleurs et ceux qui recherchent un emploi … En cette période de grande instabilité pour notre pays …
Il s’agit de nous tourner vers saint Joseph, le Gardien de la Sainte Famille et le Protecteur de l’Eglise universelle, pour lui demander secours et protection !
Cet évènement de piété populaire sera spirituel et enraciné dans la Foi. Il n’est ni politique, ni identitaire. Il veut répondre à l’ultime prière de Jésus : « Que tous soient un ! »
Avec saint Joseph, revenons à la source de l’Evangile et du Salut ! Apprenons à vivre saintement le quotidien de nos vies avec Jésus et Marie !
16e manifestation devant la nonciature
Communiqué de Paix Liturgique :
Nous étions nombreux ce samedi 6 novembre, à prier et protester devant la nonciature apostolique.
Les manifestants étaient encouragés par le beau succès du pèlerinage Summorum Pontificum, qui s’est déroulé à Rome la semaine dernière.
Samedi dernier, la messe était célébrée dans la Basilique Saint-Pierre, à l’autel de la Chaire. Cet événement qui providentiellement a pu avoir lieu malgré le présent contexte, était déjà une réponse à nos supplications et à nos prières : la messe traditionnelle a été paisiblement célébrée au cœur de la chrétienté.
Avec la même force tranquille, à Paris, notre chapelet et ceux récités devant les bureaux de l’archevêché, rue du Cloître-Notre-Dame, à Saint-François-Xavier/Notre-Dame-du-Lys, à Notre-Dame-du-Travail, à Saint-Georges-de-la-Villette, continuent à affirmer que la messe tridentine continuera à vivre.

TV Libertés : La messe dans ma vie
Eglise universelle : La messe dans ma vie
Après le succès de la série “Carême 40”, la Fraternité Saint Vincent Ferrier propose, à partir du 28 novembre, pour l’Avent 2021, une série de vidéos, de 10 minutes chacune, à regarder chaque jour sur le thème : “La messe dans ma vie”. L’objectif est de permettre à chacun de mieux vivre de la réalité sublime que constitue le saint Sacrifice de la messe. Le père Augustin-Marie Aubry présente cette nouvelle initiative apostolique.
Eglise en France : Consécration des diocèses de France à Saint Joseph
Le père Hubert-Marie, recteur du sanctuaire Notre-Dame de Grâces à Cotignac, dans le diocèse de Fréjus-Toulon, est le maître d’œuvre d’une proposition de consécration des diocèses de France à Saint Joseph, à l’occasion de la clôture de l’année saint Joseph, le 8 décembre prochain, en la fête de l’Immaculée Conception. Il nous présente le sens de cette démarche.
Eglise en Marche : Brother. Un film sur les franciscains du Bronx
A partir du 18 novembre sera disponible en salle un très beau film, “Brother”, mettant en scène les Franciscains du Bronx que le livre de Luc Adrian, “Des fleurs en enfer”, avait fait connaître du grand public. La joie et la paix franciscaines sont au rendez-vous de cette rencontre avec la pauvreté et la misère, que nous propose Claire de Lorgeril, de Saje distribution.
Prières du chapelet
Nous venons de clore le mois d’octobre qui est le mois du Rosaire, cette belle prière méditative récitée à partir du chapelet. Si le rosaire est la prière la plus spontanément associée au chapelet chez les catholiques, il existe pour autant de nombreuses autres prières à réciter à l’aide de ces petits grains. Cette façon de prier en égrenant un chapelet est très ancienne et se retrouve dans de nombreuses traditions. Quelle que soit la prière, le principe reste le même : réciter une prière ou une invocation à chaque grain. Cette répétition permet de rentrer dans l’oraison, notamment en recentrant la pensée, en calmant le mental et en disposant ainsi son cœur à la méditation et à la contemplation. Voici quelques exemples de belles prières qui peuvent être récitées à l’aide d’un chapelet :
- Bien sûr la prière du rosaire ! En quatre tours de chapelet -qui peuvent être répartis sur la semaine – et grâce à la récitation de dizaines de Je vous salue Marie, nous méditons vingt mystères associés à la vie du Christ : mystères joyeux, mystères lumineux, mystères douloureux et mystères glorieux.
- Le chapelet à l’Esprit-Saint permet également de méditer des mystères en invoquant le Saint Esprit sur chaque grain. Chaque dizaine est dédiée à un mystère correspondant à une action du Saint-Esprit dans l’Evangile et dans notre vie. La prière entière en contient 10.
- Il existe également des chapelets pour prier avec les saints : notamment le chapelet de saint Joseph ou celui de sainte Thérèse de Lisieux. Ce dernier a un format qui lui est propre puisqu’il ne contient que 24 graines, correspondantes aux 24 années de sa vie.
- D’autres prières du chapelet nous ont été transmises à travers des apparitions de Jésus. C’est le cas du chapelet de la miséricorde divine, dicté à sainte Faustine. Il est récité pour le salut des âmes. C’est également le cas du chapelet des saintes plaies de Jésus, transmis par sœur Marie Marthe Cambon. Ce chapelet invite à méditer les souffrances du Christ à travers les différentes blessures de son corps.
C’est arrivé un 6 novembre…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Rappelons-nous :
- le 6 novembre 1003 : mort du pape Jean XVII.
- le 6 novembre 1406 : mort du pape Innocent VII.
- le 6 novembre 1603 : le Roi Henri IV impose une taxe de 30% sur les marchandises en provenance ou à destination des pays de la monarchie espagnole.
- le 6 novembre 1613 :mort de Martin Ruzé de Beaulieu.
Martin Ruzé de Beaulieu, seigneur de Beaulieu, de Longjumeau et de Chilly, naît à Tours vers 1526. C’est un homme politique français qui sert successivement les Rois Henri III, Henri IV et Louis XIII. Il reçoit, entre autres fonctions, celle de Secrétaire d’État de la Maison du Roi. D’une fidélité et d’une probité exceptionnelles, il meurt à Paris le 6 novembre 1613.
- le 6 novembre 1659 :mort de Jérôme Le Royer, seigneur de La Dauversière.
Né à La Flèche, le 18 mars 1597, il est le fondateur de la congrégation des religieuses hospitalières de Saint-Joseph de La Flèche en 1636 et un des fondateurs de Ville-Marie, la future Montréal.
D’une famille bretonne, il est admis au Collège royal de La Flèche, tenu par les Jésuites en 1608. C’est là, qu’il découvre la Nouvelle France. Le 2 février 1630, après la messe de la Purification et alors qu’il prie devant la statue de Notre-Dame-du-Chef-du-Pont de l’ancienne chapelle du château des Carmes, Jérôme Le Royer de La Dauversière se sent appelé à fonder une congrégation religieuse hospitalière au service des pauvres et des malades et à établir un Hôtel-Dieu sur l’île de Montréal, en Nouvelle-France.
Avec l’abbé Jean-Jacques Olier, il décide la création d’une société d’associés, la Société Notre-Dame de Montréal. Jérôme Le Royer et ses associés font l’acquisition de l’île de Montréal, qui appartient alors à l’intendant du Dauphiné et conseiller d’état Jean de Lauzon. Voir la chronique du 7 août. Le 27 février 1642, à Notre-Dame de Paris, les Associés choisissent de nommer la future colonie de l’île de Montréal « Ville-Marie », en l’honneur de la Sainte Vierge (Voir la chronique du jour).
Ils vont confier le gouvernement civil et militaire de la future colonie à Paul Chomedey de Maisonneuve, qui débarque sur l’île le 17 mai 1642, date de la fondation de Ville-Marie.
Jérôme Le Royer de La Dauversière rentre à La Flèche, où il meurt le 6 novembre 1659. Sa cause de béatification est ouverte à Rome et Benoit XVI l’a proclamé Vénérable.
- le 6 novembre 1792 : victoire française de Jemmapes.
L’armée révolutionnaire Française, constituée de 40 000 volontaires, remporte une victoire contre l’Autriche en Belgique. Le Duc de Saxe-Tesch doit évacuer le pays et le général Dumouriez en prend possession pour la France. La première bataille « républicaine » puisque la monarchie a été abolie le 21 septembre précédent.
Le dogme des frontières naturelles commence ses ravages ; il fait partie, avec la déchristianisation de la France, des fameux « acquis de la révolution ».
Député de Paris à la Convention, Georges Danton ébauche le dogme des «frontières naturelles» (aussi appelé des «grandes limites») pour justifier les conquêtes de la république française après la victoire de Jemmapes. Il déclare à la tribune de l’assemblée, le 31 janvier 1793 :«Les limites de la France sont marquées par la nature. Nous les atteindrons dans leurs quatre points : l’Océan, au Rhin, aux Alpes, aux Pyrénées». Lazare Carnot récidive le 14 février 1793 : «Les limites anciennes et naturelles de la France sont le Rhin, les Alpes et les Pyrénées».
Cette politique va provoquer la formation contre la France d’une première coalition européenne et se solder, 23 ans plus tard, par la défaite de Waterloo et l’affaiblissement irrémédiable du pays.
- le 6 novembre 1793 : Philippe-Egalité meurt sur l’échafaud.
Louis-Philippe Joseph d’Orléans, dit Philippe-Egalité, est guillotiné à Paris. Il est accusé de vouloir restaurer la monarchie à son profit, ce dont il ne s’était jamais caché. Grand maître du Grand Orient de France, il est considéré comme étant à l’origine des problèmes d’approvisionnements en nourriture de Paris à la fin des années 1780 ; et comme celui qui financera les bas fonds de Paris pour attaquer la Bastille. Fervent révolutionnaire, le Duc d’Orléans est cousin de Louis XVI. Lors du procès du Roi de France il n’hésite pas à voter sa mort. En 1792, il décide de prendre le nom de Phillippe-Egalité. Mais la Convention ne le jugeant pas digne de confiance le fait incarcérer à Marseille au mois d’avril. Son fils deviendra roi des Français, et non Roi de France, en 1830 sous le nom de Louis-Philippe Ier.
- le 6 novembre 1804 : les résultats officiels du plébiscite en faveur de l’Empire sont inscrits au “Bulletin des Lois”.
L’Empire est adopté par un vote dit « national » (seuls 1/5 des Français ont eu le droit de voter).
- le 06 novembre 1836 : mort de Charles X.
Mort de Charles X, en exil depuis son abdication le 2 août 1830, emporté par le choléra à Graffemberg, en Autriche, âgé de 69 ans alors qu’il était en exil. Sa dépouille n’a jamais été transférée dans la crypte des Bourbons de la basilique Saint-Denis.
- le 6 novembre 1880 : la république met en œuvre sa haine de l’Eglise catholique : expulsion des Congrégations.
Expulsion des moines de l’abbaye Saint-Michel de Frigolet, suite :
« Suite au refus de la veille, un capitaine et un gendarme sont dépêchés afin de demander une nouvelle fois l’ouverture des portes. Ils essuient un nouveau refus. » […]
« Le 6 novembre, le sous-préfet de Sablé fait faire les sommations devant le monastère de Solesmes. Faute de réponse, la troupe enfonce les portes du jardin, de la cour et du cloître. Quinze bénédictins sont tirés de leur cellule. 70 autres, enfermés dans le choeur de l’abbatiale, récitent le rosaire en compagnie de leur supérieur, Dom Couturier. Les forces de l’ordre pénètrent dans l’église, puis s’attaquent à la grille du choeur. Alors que le cérémoniaire se couche devant l’autel, les gendarmes s’en emparent. Le sous-préfet se tourne vers Dom Couturier : « Je vous en supplie, sortez maintenant sans résister davantage. » « Je ne reconnais à aucun pouvoir humain le droit de m’arracher du poste que Dieu m’a confié », répond le bénédictin. Un par un, les moines sont emmenés. Le père abbé reste seul, agenouillé dans sa stalle. Il prie et pleure. Quand on l’emporte, la tension est trop forte pour lui : il s’évanouit. »
Tiré de Quand les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia (éditions Perrin pages 8 et 45)
Voir les chroniques du 5, 7 et 8 novembre.
- le 06 novembre 1917 : début de la “révolution d’octobre” en Russie.
Dans la nuit, 10 000 bolcheviks commandés par le chef du comité militaire révolutionnaire, Léon Trotski, s’emparent des centres névralgiques de Petrograd (ancienne Saint Petersbourg). Lénine et ses hommes pénètrent dans le palais d’hiver où siège la Douma et renversent la monarchie. Selon le calendrier Julien en cours en Russie, nous sommes alors le 25 octobre.
- le 6 novembre 1941 : le général Weygand fait célébrer avec éclat le centenaire de la création des troupes indigènes.
Sur le champ de course des Caroubiers à Alger se déploient les fastes de leur épopée. Il fait reconstituer devant les Allemands de la commission d’armistice, totalement médusés, un fait d’armes qui value en 1918, la croix de la légion d’honneur au drapeau du VII RTA. Il fait ensuite défiler les 3000 musulmans d’Alger décorés de la médaille militaire.
Un italien de cette commission écrira dans son rapport :
«Je viens de voir cette armée d’Afrique qui a l’orgueil d’une armée qui n’a pas été vaincue ! »
Weygand témoignages et documents inédits, éditions Résiac, page 64
- le 6 novembre 1941 : mort de Marie Émile Maurice Leblanc.
Marie Émile Maurice Leblanc est un écrivain français, auteur de nombreux romans policiers et d’aventures ; c’est lui qui crée le personnage d’Arsène Lupin, le gentleman-cambrioleur. Né le 11 décembre 1864, à Rouen il meurt le 6 novembre 1941, à Perpignan.
- le 06 novembre 1955 : la France renonce au Maroc.
Le président du Conseil Edgar Faure, reconnaît Mohammed Ben Youssef comme sultan du Maroc. Le gouvernement français renonce ainsi au protectorat instauré dans le pays depuis 1912. Tiraillée entre les premiers signes de guerres d’indépendance en Afrique du nord, la France préfère consacrer ses forces armées pour l’Algérie. Le sultan Mohammed V rentre au Maroc le 16 novembre et l’indépendance est officiellement proclamée le 2 mars 1956.
- le 06 novembre 1956 : les Britanniques, les Français et les Israéliens acceptent le cessez-le-feu réclamé par l’ONU.
- le 06 novembre 2004 : Gbagbo agresse l’armée française
L’aviation ivoirienne effectue un raid contre les troupes françaises à Bouaké (9 morts, 34 blessés). Les forces de l’opération Licorne répondent par la destruction des moyens aériens ivoiriens.
Responsabilité institutionnelle, kézako? [Add.]
Alors que nos évêques sont réunis à Lourdes pour leur assemblée plénière, nous avons appris par l’AFP qu’ils avaient reconnu une “responsabilité institutionnelle” de l’Eglise de France dans les abus sexuels sur mineurs. Voici ce que dit exactement la dépêche AFP:
Les évêques de France, réunis à Lourdes, ont décidé vendredi de “reconnaître la responsabilité institutionnelle de l’Église” dans les agressions sexuelles subies par des milliers de victimes [au passage, je note que l’AFP n’assume pas le chiffre de 216 000 victimes, que tout le monde ressasse sans trop comprendre d’où il sort, note de GT] et la “dimension systémique” de ces crimes, a annoncé vendredi leur représentant, Mgr Eric de Moulins-Beaufort.
Et, un peu plus bas, l’AFP ajoute que Mgr de Moulins-Beaufort aurait précisé que ces actes pédocriminels “ont été rendus possible par un contexte général, des fonctionnements, des mentalités, des pratiques au sein de l’Église”.
Disons-le tout net: je butte sur cette “dimension systémique” et cette “responsabilité institutionnelle”. J’avoue que je ne comprends pas ce que cela signifie – ou plutôt que j’ai peur de trop bien comprendre!
Si l’on entend par là, que tous les diocèses et paroisses de France seraient collectivement responsables des crimes commis par moins de 2% des clercs, ce serait évidemment à la fois absurde et monstrueux. Comment rendre responsable une écrasante majorité d’innocents de crimes aussi abominables? La justice consiste à condamner les coupables et à réparer le préjudice subi par les victimes, pas à condamner en bloc des innocents – et trop de prêtres amis ou inconnus m’ont dit leur douleur d’être ainsi cloués au pilori par une opinion publique manipulée par des personnes profondément hostiles à l’Eglise (dont le moins que l’on puisse dire est que le souci des victimes n’est pas toujours la priorité).
De façon générale, je crois beaucoup plus à la responsabilité personnelle qu’à la responsabilité “systémique”. Ce sont les idéologies totalitaires, notamment nazie ou communiste, qui voyaient des culpabilités collectives de race ou de classe, pas les gens civilisés!
Alors que peut-on vouloir dire par cette “responsabilité institutionnelle”? Peut-être veut-on dire par là que la fraternité sacerdotale a empêché un certain nombre de dénonciations et donc empêché de mettre un terme aux agissements criminels de certains clercs. Pour le coup, c’est bien possible. Encore que ma petite expérience de séminariste me laisse supposer que la charité sacerdotale peut aussi s’accompagner d’une profonde détestation: dans tous les milieux où des hommes sont proches les uns des autres, ils nouent des amitiés très profondes, rendant psychologiquement difficile une dénonciation, mais aussi parfois de solides animosités. Et j’ai peine à croire qu’un prédateur, qui aurait bénéficié de protections de la part de ses confrères ou de ses supérieurs, n’ait jamais rencontré un confrère beaucoup moins amical… Si M. Sauvé se souvient de son expérience de noviciat, je doute qu’il soit dupe de cette présentation qu’il entretient d’une sorte de “corporation ecclésiastique” totalement unie et formant un bloc soudé face au monde extérieur!
En tout cas, de toute évidence, la plupart des chacals médiatiques ont compris la notion de “responsabilité institutionnelle” comme un engagement solidaire à dédommager les victimes. Mais cela pose au moins deux problèmes.
Le premier, c’est de savoir comment nous saurons que telle personne a réellement été victime de tel clerc. Dans la situation actuelle, je ne vois que la justice pénale séculière qui soit à même de trancher ce genre de questions. Mais ladite justice ne connaît pas de “responsabilité institutionnelle”: elle connaît des victimes, des coupables et éventuellement des complices. Pour ma part, je trouve plus que normal que les coupables paient pour leurs crimes. Je ne vois pas davantage d’inconvénient à ce que les clercs qui auraient dissimulé les crimes de leurs confrères ou subordonnés soient condamnés pour complicité. Mais je ne peux pas imaginer une situation où n’importe qui se disant victime pourrait demander réparation à n’importe quel diocèse ou paroisse. Je dis: “se disant”, non pour minimiser le préjudice subi par les véritables victimes, mais parce que, sans le passage de la justice, nous ne pouvons pas savoir si une personne est réellement victime ou affabulatrice ou encore détestant l’Eglise et voulant la faire “cracher”! Je rappelle que, parmi les innombrables problèmes méthodologiques du rapport Sauvé, figure le fait que les quelques 3000 victimes que l’on présente comme avérées se sont, pour la plupart, auto-déclarées. Cela ne signifie pas qu’elles ne soient pas victimes; cela signifie juste que nous n’avons que leur parole – sans rien savoir de la parole de la défense (qui peut même ignorer totalement être ainsi accusée). Comme disait l’abbé Viot dans une émission que j’animais récemment sur TV Libertés, il ne suffit pas de balancer des nombres, il faudra bien donner des noms (de coupables et de victimes) et des faits.
Le deuxième problème, c’est que les biens de l’Eglise n’appartiennent pas aux clercs. Si l’on admettait – quod Deus advertat! – qu’il soit juste que les innocents paient pour les coupables, on ne pourrait se tourner, que je sache, que vers deux sources de financement: le denier du culte ou le patrimoine de l’Eglise. Mais le denier du culte, comme son nom l’indique, sert à permettre aux clercs de nous donner les sacrements. Il permet que le prêtre vive de l’autel, selon la plus antique tradition, non seulement chrétienne, mais même juive et païenne. Il serait insensé de priver des prêtres innocents de leurs moyens de vivre pour dispenser des coupables de répondre de leurs actes criminels! Au passage, je puis sans grand risque prophétiser que l’Eglise de France, qui a déjà un grave problème de denier du culte en ce moment (les recettes se sont effondrées avec la crise sanitaire), connaîtrait un effondrement pire encore. Pour ce qui me concerne, il est clair que, si, demain, j’apprenais que mon denier servait à financer les conséquences des turpitudes de certains clercs, je ne le donnerais plus et le transformerais en dons directs à certains prêtres de confiance – et évidemment, c’est mon diocèse qui en serait instantanément pénalisé. L’autre source de financement serait le patrimoine de l’Eglise. Ou plutôt ce qu’il en reste après les spoliations révolutionnaires et républicaines, notamment celles de 1790 et de 1905. D’abord, je doute que cela suffise. Je suis d’ailleurs étonné que personne ne parle d’ordre de grandeur: si l’on admet le chiffre de 216 000 victimes et en supposant que la moitié soit encore vivantes, et même si l’on admettait que l’indemnité moyenne soit de 15 000 euros, ce qui semble l’ordre de grandeur des réparations obtenues devant la justice civile, cela impliquerait des dépenses de réparation de l’ordre de 1,6 milliard d’euros. Croit-on vraiment que les diocèses de France disposent d’un tel patrimoine, alors que la moitié sont déjà en faillite ou proches de la faillite? Au passage, je rappelle aussi que la commission Sauvé, qui fut si généreuse sur le nombre de victimes, n’a fait que 22 signalements à l’autorité judiciaire – le chiffre a assez peu circulé, mais il me semble très significatif du nombre de cas réellement avérés que la commission a eu entre les mains. Mais, même si l’on admettait que les diocèses avaient les moyens financiers de payer de telles sommes à un tel nombre de victimes, il y a un droit: le patrimoine de l’Eglise a été légué en vue d’une fin cultuelle, charitable ou autre. Si l’on détourne le leg de sa fin, la justice exige qu’il revienne aux héritiers du légataire.
En un mot, il serait sage de dire au plus vite que l’interprétation médiatique commune de cette “responsabilité institutionnelle” est infondée. Sans quoi nous nous avançons vers des problèmes sans fin. En tout cas, chers amis, prions pour nos prêtres, ils en ont grand besoin – de façon générale, mais tout spécialement en ce moment! Et prions pour que notre Sainte Mère l’Eglise (même ainsi défigurée par les péchés de ses enfants et les crachats de ses ennemis, elle reste sainte!) sorte purifiée de cette effroyable épreuve.
Guillaume de Thieulloy
Add.: Un lecteur me fait remarquer que les 22 signalements correspondent aux “nouveaux cas” repérés par la CIASE au cours de son travail de recherche. Cette remarque me fait songer d’abord que mon texte n’était pas clair. Je ne pense évidemment pas que la commission n’a eu que 22 cas avérés entre les mains. De toute évidence, il y a eu des centaines de cas avérés étudiés. Je considère cependant comme très significatif qu’un nombre assez faible ait été transmis au parquet. Cela implique logiquement, me semble-t-il, que la plupart des cas avérés soit sont déjà entre les mains de la justice, soit sont prescrits (et donc remontent loin dans le temps, ce qui contredit l’idée que certains ont tenté de mettre en circulation que la situation était aussi grave aujourd’hui que dans les années 1970), soit encore sont insuffisamment étayés pour être transmis à la justice. Mais j’en ai profité pour regarder de plus près ce que disait le rapport sur le sujet. J’avais noté le chiffre de 22 de la bouche de Jean-Marc Sauvé lui-même (voir par exemple ici). En réalité, ce n’est pas tout à fait ce que dit le rapport. Le §0135 affirme: “Au total, il a été procédé à 21 signalements aux parquets et 42 à l’Église.”
Add. 2: Un meilleur connaisseur que moi de la situation financière de l’Eglise me dit que, contrairement à ce que j’écris, le denier du culte a progressé de 10% en 2020 par rapport à 2019. J’avais en tête, en écrivant cela, les 90 millions de recettes perdues par l’Eglise pendant le confinement, mais je n’avais pas réfléchi à la part respective de la quête, du casuel, du denier et des autres recettes. Mea culpa pour cette erreur (mais qui, hélas, ne change rien à la pointe de mon raisonnement: s’il y a le moindre soupçon que le denier soit détourné de sa fin, son montant s’écroulera).
Sodome détruite par une explosion cosmique ?
Un article publié le 20 septembre par Nature décrit la destruction d’une ville située dans la vallée du Jourdain, près de la Mer Morte, par une formidable explosion. Il semble bien que ce site puisse être identifié avec la ville biblique de Sodome. L’article de Nature est intitulé
« Une explosion cosmique de la taille de Toungouska a détruit Tell el-Hammam, une ville de l’âge du bronze moyen située dans la vallée du Jourdain, près de la mer Morte ».
Toungouska est situé en Sibérie centrale. Le 30 juin 1908, une onde sonore d’une énergie équivalent à 1000 fois la bombe d’Hiroshima a dévasté la forêt sur un rayon de 20 km, ses dégâts se faisant ressentir jusqu’à 100 km.
La publication de Nature présente des preuves qu’une ville antique prospère a été instantanément détruite par une explosion cosmique vers 1650 avant J.-C., ce qui pourrait correspondre à l’histoire biblique de la destruction de Sodome. L’article a été rédigé par 21 professionnels de différents domaines, dont des archéologues, des géologues, des géochimistes, des géo-morphologues, des minéralogistes, des paléobotanistes, des sédimentologues, des experts en influence cosmique et des médecins.
« Nous considérons qu’il est possible que les traditions orales concernant la destruction de cette ville urbaine par un objet cosmique soient la source de la version écrite de Sodome dans la Genèse ». « Nous considérons également que les détails relatés dans la Genèse correspondent raisonnablement aux détails connus d’un événement d’impact cosmique. »
Les résultats de la recherche sont cohérents avec l’histoire bien connue de la destruction de Sodome, dans laquelle le Seigneur punit la ville par le feu et le soufre à cause du péché de sodomie auquel elle a donné son nom.
D’après les scientifiques, des roches venant du cosmos ont explosé à une distance de 1 à 5 kilomètres de la surface de la terre. La température au cœur de l’explosion a atteint plus de 300 000°C et a rapidement fait fondre tout ce qui était en céramique, en argile et en plâtre. La température de la surface de la terre à Sodome a pu dépasser 1 850 °C. Après l’explosion, une rafale de vent de 900 à 1200 km/h a balayé toute la ville et a tout détruit sur son passage. La puissance de l’explosion était 1 000 fois supérieure à celle de la bombe d’Hiroshima.
Au cours des fouilles, les chercheurs ont mis au jour des restes de céramique dans le sédiment, et des sphères de métaux fondus tels que le platine, l’iridium, le nickel, l’or, l’argent, le zircon, la chromite et le quartz, ainsi que des grains de zircon épars. Des restes humains ont été trouvés, présentant des fragmentations osseuses complètes et des dislocations articulaires.
Les scientifiques affirment que la catastrophe a mis fin à une civilisation et, compte tenu de l’emplacement de Tell el-Hammam, de son contexte temporel et de son mode de destruction, certains spécialistes pensent qu’il s’agit très probablement de Sodome, la ville biblique. Le responsable du projet de fouilles, Steven Collins, soutient cette idée et explique qu’en raison de la géographie, de la taille de la ville et de son ancienneté, les preuves sont indiscutables et tout correspond parfaitement aux descriptions bibliques.
47 paroisses personnelles pour la Fraternité Saint-Pierre. Zéro en France
La Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre vient de publier ses ‘statistiques annuelles’. Elle compte 526 membres dont 341 prêtres (dont 98 français incardinés), 185 séminaristes (dont 17 diacres). Les prêtres desservent 147 diocèses pour 259 lieux de cultes dont 47 paroisses personnelles. En France, aucun diocèse n’a érigé une paroisse personnelle pour la Fraternité Saint-Pierre. Une bizarrerie déjà évoquée dans nos colonnes par l’abbé Benoît Paul-Joseph, supérieur du district de France de la FSSP.
En septembre malgré le motu proprio Traditionis Custodes, plus de 50 jeunes ont fait leur entrée dans les séminaires de la Fraternité. Avec 185 séminaristes (168 séminaristes et 17 diacres), les effectifs des deux séminaires (et de la maison de discernement de Sydney) sont au plus haut depuis la fondation en 1988.
Et ces rentrées ne se font pas au détriment des autres instituts traditionalistes, qui connaissent également une croissance ininterrompue. 63 personnes sont entrées dans les séminaires de la FSSPX et 26 à l’Institut du Christ-Roi.
Traditionis custodes : une opération ‘sauve-qui-peut’ qui fragilise l’autorité du chef de l’Eglise
Dans la revue de Renaissance catholique, Côme de Prévigny analyse la violence du motu proprio anachronique Traditionis custodes. Extraits :

[…]

Vous pouvez commander ou vous abonner à Renaissance catholique ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.
Anecdote monastique : Notre-Dame des coquilles Saint-Jacques
Pour cette petite anecdote monastique de Divine Box, nous sommes à l’abbaye Saint-Guénolé de Landévennec, en Bretagne, sur la presqu’île de Crozon. L’été dernier, en 2020, frère B. a fait ses premiers pas au sein de la communauté de Landévennec. Dans sa culture vietnamienne, il a l’habitude de tout recycler, que ce soit pour un bricolage pour la maison, ou pour faire une magnifique crèche avec les “restes” du garage. Plus récemment, il a donc fabriqué une statue de la Vierge recouverte de coquilles Saint-Jacques, trouvées en contrebas de l’abbaye, qui est dans la rade de Brest, au borde la mer. Installée ensuite dans l’abbaye, ou plutôt dans les jardins de l’hôtellerie, cette statue a naturellement été baptisée “Notre-Dame des coquilles Saint-Jacques”. Amusant, non ?

Notre-Dame des coquilles Saint-Jacques, construite par frère B. – © Divine Box
Pour la voir de plus près, le mieux est d’aller un jour dans l’hôtellerie de l’abbaye de Landévennec pour une petite retraite. Dans le jardin, en longeant le mur intérieur, vous y trouverez Notre-Dame des coquilles Saint-Jacques ! Ce sera l’occasion aussi poru vous de rencontrer les dix-huit moines bénédictins de Landévennec, et de partager
- leurs offices (le premier office de la journée commence à 5h20, et six autres offices ont lieu ensuite jusqu’au coucher des moines)
- leur travail manuel (les moines sont connus pour leurs pâtes de fruits, et leur caramel au beurre salé. Par ici pour acheter en ligne les produits de l’abbaye de Landévennec)
Parallèle
Dans les camps soviétiques, les détenus de droit commun étaient chargés de persécuter et de surveiller les détenus politiques.
Le gouvernement néo-zélandais fait appel actuellement à des gangs de criminels pour prôner la vaccination contre le Covid-19.
En France, on marche vers une autre solution (qui nous rappelle etc.) :
🚨Christophe Barbier (BFMtv)🚨
« La bonne solution, c’est de transformer le passe sanitaire en passe vaccinal »
« On peut demander à ceux qui ont les noms des non vaccinés de donner ces fichiers à des brigades, à des agents , à des équipes, qui vont aller frapper à leur porte » pic.twitter.com/xptVnvqnpr
— BalanceTonMedia (@BalanceTonMedia) November 5, 2021
Parvis Jean-Paul II à Tours : la plaque déboulonnée
En janvier 2020, devant le parvis de la basilique Saint Martin de Tours, le maire Christophe Bouchet et l’archevêque monseigneur Jordy avaient dévoilé une plaque qui rebaptisait le parvis au nom du pape Jean-Paul II.
Le diocèse a appris mardi 2 novembre, le lendemain de la Toussaint, que la plaque avait été déboulonnée. Les sœurs bénédictines de la basilique n’avaient pas constaté cette absence.
Cette plaque était posée en hauteur, il a fallu une échelle et un tournevis pour l’enlever.
Brice Droineau, ancien conseiller municipal, a déclaré :
S’il s’agit d’un déboulonnage, ce que tout porte à croire, cela montre que les auteurs n’ont pas compris le message de Jean-Paul II venu rencontrer à Tours des blessés de la vie.
Cette plaque marquait la venue d’un pape pour la première fois depuis 800 ans à Tours. Dans son discours resté célèbre, il avait évoqué les blessés de la vie, des malades, des handicapés, des personnes les plus fragiles de la société, humbles. Ce voyage en France marquait aussi l’anniversaire du baptême de Clovis à Reims.
Le catholicisme culturel peut-il sauver le catholicisme cultuel ?
Alors qu’un dossier va paraitre sur le sujet dans L’Homme Nouveau, les membres du Club des Hommes en Noir : les abbés Guelfucci et Celier ainsi que Guillaume de Thieulloy sous la direction de Philippe Maxence, essayent de répondre à la question suivante : le catholicisme culturel peut-il sauver le catholicisme cultuel ?
Benoît XVI au cardinal Pell : “Je crains que vous ne deviez maintenant payer pour votre catholicisme inébranlable”
Le cardinal Pell a présenté à Rome le premier tome de son « Journal de prison » (dont le second tome va sortir ces jours-ci en langue anglaise) lors d’une conférence de presse organisée au Sénat italien à l’initiative d’un député de Forza Italia. En marge de son récit, et des circonstances qui l’ont conduit à passer 404 jours dans les geôles australiennes avant d’être lavé de toute culpabilité, le prélat révèle que l’auteur d’une lettre dont il cite le texte était Benoît XVI (ce qu’il ne dit pas dans le livre parce qu’elle lui est parvenue en photocopie non signée). Traduction par Benoît-et-moi :
« Dans ce moment difficile, depuis le début, je suis resté proche de vous avec mes prières et mon soutien spirituel (…). Vous avez aidé l’Église catholique en Australie à sortir d’un libéralisme destructeur, en la guidant à nouveau vers la profondeur et la beauté de la foi catholique… Je crains que vous ne deviez maintenant payer pour votre catholicisme inébranlable, mais vous serez ainsi très proche du Seigneur« .
Tout le monde se demande maintenant pourquoi Benoît XVI n’avait pas signé cette lettre envoyée à la prison du cardinal.
Colonel Louis Assier de Pompignan, RIP
Communiqué de SOS Tout-Petits :
Nous venons d’apprendre le décès du Colonel Louis Assier de Pompignan, militant de SOS Tout-Petits avec son épouse, aux côtés du Docteur Dor et du Docteur Perrel depuis des dizaines d’années. Il venait fidèlement à nos Rosaires, modèle d’efficacité discrète et de chaleureuse amitié. Il a tenu aussi très longtemps notre site internet, extrêmement documenté.
Nous exprimons à sa famille toutes nos condoléances et nous nous associons à la prière de ses proches. Il nous a donné un grand exemple de fidélité et d’absolue détermination dans la défense de la Vie humaine.
Voici le message que nous avons reçu :
Nous tenons à vous faire part du rappel à Dieu
du Colonel Louis Assier de Pompignan
pieusement décédé le 3 novembre à Marly le Roi.La messe de funérailles aura lieu à Couloutre ( Nièvre)
au prieuré Notre Dame de l’Espérance
suivie de l’inhumation à Courcelles.Il est possible de se recueillir auprès de lui cet après-midi (5 novembre)
Maison Ste Philomène, 7 chemin des Maigrets 78160 Marly le Roi.
En union de prière
C’est arrivé un 5 novembre…
Puisque l’Etat socialiste veut nous couper de nos racines et qu’Otto de Habsbourg a écrit :
“Celui qui ne sait pas d’où il vient ne peut savoir où il va car il ne sait pas où il est. En ce sens, le passé est la rampe de lancement vers l’avenir”
Rappelons-nous :
- le 05 novembre 1757 : Soubise vaincu à Rossbach
L’année précédente a débuté la guerre de Sept Ans. D’aucuns la considèrent comme la première guerre mondiale car elle s’est déroulée sur tous les continents. Frédéric II a conclu avec le roi d’Angleterre George II, également Prince-Électeur du Hanovre, un traité de «neutralité». Du coup, l’impératrice Marie-Thérèse et le roi de France Louis XV ont enterré officiellement une rivalité de 250 ans et négocié un «renversement des alliances». Ils se sont alliés à la tsarine Élisabeth, fille de Pierre le Grand, ainsi qu’à la Suède, la Saxe et l’Espagne.
Dans un premier temps, l’armée anglaise du duc de Cumberland est défaite par le duc de Richelieu. Le roi de Prusse ne peut plus compter que sur lui-même. Il remporte deux premières batailles sur les Impériaux, les troupes de Marie-Thérèse, à Lobositz et Prague. Mais le sort des armes se retourne et il perd successivement les batailles de Kolin, contre les Autrichiens (18 juin 1757) et Gross Jägersdorf, contre les Russes (30 août 1757). Le 5 novembre 1757, Frédéric II vainc, à Rossbach, en Saxe, les Français et les Autrichiens commandés par le maréchal de Soubise et le feld-maréchal Joseph Friedrich von Sachsen-Hildburghausen. La manière dont le roi de Prusse a retourné en sa faveur une situation désespérée pendant la guerre de Sept Ans lui vaudra d’être appelé Frédéric le Grand…
- le 05 novembre 1854 : victoire franco-britannique à Inkerman
Les Russes emmenés par l’Amiral Menchikov, s’inclinent face aux armées française et anglaise alors qu’ils tentent une contre-attaque sur la ville d’Inkerman en Crimée. La Russie capitulera un an plus tard après la prise par Mac-Mahon de la tour de Malakoff, le 8 septembre 1855.
- le 05 novembre 1898 : première transmission sans fil en France
Eugène Ducretet offre une démonstration publique de transmission sans fil avec l’aide de l’ingénieur Ernest Roger. Situé au troisième étage de la Tour Eiffel, il émet jusqu’au Panthéon, où le message est reçu en morse.
- le 05 novembre 1906 : Marie Curie devient professeur à la Sorbonne
A 39 ans, la physicienne française d’origine polonaise, Marie Curie devient la première femme professeur à la Sorbonne. Elle succède en fait à son mari, Pierre Curie, mort prématurément au mois d’avril, à la chaire de physique.
- le 05 novembre 1914 : après la Russie, la France et l’Angleterre déclarent la guerre à la Turquie, qui s’était alliée aux empires centraux le 28 octobre.
- le 05 novembre 1956 : les parachutistes franco-britanniques sautent sur Suez
Le tintamarre russo-américain provoqué par cette expédition de type colonial aura permis à l’URSS de réprimer au même moment une révolte populaire en Hongrie.
Halloween, culture de mort et inversion de la vie : nos modèles civilisationnels sont les héros et les saints
Les encarts publicitaires et la propagande médiatique enjoignant à célébrer Halloween, à grimer nos enfants en zombies et autres monstres devraient nous interroger sur le message de vie que propose notre société. Plus que les vampires, le père Danziec rappelle dans Valeurs Actuelles que nos modèles civilisationnels sont les héros et les saints.
« Tous les hommes meurent un jour, mais peu parmi eux vivent vraiment ». Cette sentence, je la cite quasiment à chaque homélie d’obsèques. Son auteur n’est pourtant pas un auteur mystique ou un père de l’Eglise des premiers siècles. C’est William Wallace qui l’adresse, avant de mourir, à la belle Sophie Marceau dans le film Brave Heart de Mel Gibson. Mourir, issue en effet inéluctable pour nous tous. Et le mois de novembre s’attache justement à nous le rappeler en nous invitant durant ces prochains jours à honorer nos anciens déjà entrés dans leur éternité. Fiché entre l’automne et l’hiver, entre un froid qui devient plus mordant et un soleil qui, par contraste, nous offre un éclat nouveau, l’Eglise ne s’est pas trompée en choisissant cette saison pour nous maintenir dans cette vérité crue : un jour, il s’agira de notre tour. « J’ai été ce que vous êtes, vous serez ce que je suis », « Aujourd’hui moi, demain toi » insistent certaines épitaphes dans les cimetières. A cet égard, dans La Fin d’un Monde (Albin Michel), livre fouillé, précis – et qui est appelé à devenir majeur – Patrick Buisson souligne bien que l’expansion du christianisme fut d’autant plus rapide que les mentalités païennes, tournées vers le culte de l’au-delà, familiarisées avec la résurrection cyclique de la vie et rompues à la toute-puissance d’une divinité protectrice, formaient un sol propice à recevoir la semence chrétienne.
La dictature de l’utile a pris le pas sur la civilisation de la gratuité.
Mais qu’est-ce que veut dire “vivre vraiment” en 2021 quand l’étalage de la laideur envahit notre quotidien ? La dictature de l’utile a pris le pas sur la civilisation de la gratuité. Sans que le commun n’y prête attention, alors qu’un tel changement le mériterait, c’est notre rapport à la vie lui-même qui se trouve profondément bouleversé. Les vertus du don, du beau et de l’oblation se sont étiolées en se conjuguant inexorablement à une volonté mercantile prête à piétiner, sans scrupules, les repères et les valeurs qui ont pourtant fondé notre identité. Mettre en parallèle les photographies des nouveaux palais de justice qui ont fleuri dans plusieurs grandes villes de France ces dernières années avec les anciens qu’ils ont remplacés, ou celles des bancs parisiens à la Belle Epoque avec ceux de la consternante mandature d’aujourd’hui, permet en un coup d’œil de mesurer le changement de paradigme. Antoine de Saint-Exupéry avait bien raison :
« Rien qu’à entendre un chant villageois du 15ème siècle, on mesure la pente descendue ».
Comme toujours, les premières victimes du drame de la laideur et de la marchandisation de la vilénie, sont les simples et les purs. Parmi eux, au premier chef, on trouve évidemment les enfants. La fête d’Halloween, avec son escalade dans le morbide, cristallise à elle seule toutes les incohérences d’une société en perte de vitesse parce qu’en perte de repères. Alors que le discours officiel tend à faire de l’enfant l’objet de toutes les protections, de la condamnation de la fessée à la défense exacerbée de la diversité, comment ne pas voir la tartufferie d’une démarche qui ne va pas jusqu’au bout ? Les marques en tout genre, se fichant pas mal du développement harmonieux des plus innocents et de leur élévation spirituelle, n’hésitent pas à profiter d’une fête, quoiqu’étrangère et initialement bon enfant, pour plonger nos têtes blondes dans un univers de laideur. Si pour Balzac, « le vrai, c’est le beau bien habillé » alors oui, on comprend mieux que notre époque se plaise à célébrer Halloween avec un tel faste de disgrâces.
Jean de Brem et son testament
A force d’habituer les âmes à la médiocrité, on finit par leur faire perdre le goût de la grandeur. Comme l’écrivait Jean de Brem dans son Testament d’un européen (La Table Ronde) :
« Des géants nous précèdent, des héros et des savants, des explorateurs de la terre et des explorateurs de l’âme, des César et des Antoine, des monarques et des capitaines, des silhouettes sévères en robe de bure, de belles courtisanes ou des brutes implacables. Tout un cortège de grandes figures, resplendissantes de splendeur et de puissance, se déroule à nos yeux, immense fardeau pour nos contemporains dérisoires ».
Faute de transmission, et en raison d’un renoncement qui ne dit pas son nom, les petits garçons ne rêvent plus de Bayard ou de Duguesclin mais de Stromae ou de Benzema. De Blanche de Castille à Geneviève de Gallard, nous sommes passés à Ursula von der Leyen et Greta Tunberg. Les lycéennes s’envisagent davantage en Nabilla qu’en Mère Teresa. Et nous devrions nous réjouir d’un tel spectacle ? Rester les bras ballants et ne rien dire ?
Halloween, avec ses vampires et ses zombies, participe de ce déclin et de cette culture de mort. La culture de la vie, c’est Rolland à Roncevaux ou Arnaud Beltrame à Trèbes. C’est Blanche de la Force dans Le dialogue des carmélites ou Thomas More emprisonné dans la Tour de Londres mais moralement libre dans sa demeure intérieure. La civilisation véritable fournit les armes morales qui empêchent la décadence et protègent la vertu d’espérance. Plus que des starlettes qui seront vite oubliées, et plutôt que des zombies propres à polluer le sommeil des enfants, nos héros et nos saints sont en mesure de redonner à notre quotidien la plénitude qu’il mérite. Ils nous donnent l’appétit de la vie et le sens de la mort. Ils nous disent que ce pourquoi nous sommes capables de mourir, c’est cela seul dont nous pouvons vivre. Vivre, vraiment.
La justice protège les milices antifas
La solidarité entre gauchiste ne se dément pas. Le tribunal correctionnel de Lyon a relaxé, jeudi 4 novembre, trois des sept militants de l’ultragauche poursuivis pour « violences en réunion » pour le passage à tabac de militants du groupe Civitas, lors d’une manifestation contre le passe sanitaire, le 28 août à Lyon. Les quatre autres ont été condamnés à de simples amendes de 300 euros.
La décision a été accueillie par une salve d’applaudissements, dans une salle où une centaine de sympathisants des milices antifas suivaient les débats.
Le ministère public avait requis des peines de deux mois avec sursis à deux ans d’emprisonnement dont un an avec sursis, mais le tribunal a annulé la quasi-totalité de la procédure. Le tribunal, présidé par Brigitte Vernay, a annulé des réquisitions de saisie et d’exploitation de la vidéosurveillance, pour cause de réquisition trop tardive, ainsi que des réquisitions de téléphonie, estimant qu’elles portaient atteinte à la vie privée de manière disproportionnée. Sic.
A l’audience, le procureur a détaillé les trois minutes de scène de lynchage en pleine rue : un était frappé au sol, à coups de poing et de pied.
Parmi les prévenus, Mehdi H., 36 ans, onze mentions à son casier, pour outrages, refus d’obtempérer, menaces.
Léo B., 22 ans, étudiant en master de droit des libertés, a été pris en photo, sur laquelle on le voit s’acharner sur un homme à terre. L’homme veut devenir avocat. La boucle est bouclée.
L’islam, les juifs, l’égorgement et le talent arabo-musulman pour la négation du réel
Il y a toujours un déclencheur. Là, ça a été le titre d’un article publié le 15 octobre 2021 par le site oumma.com. « Oumma », cette communauté des musulmans transcendante à toute autre, y compris nationale, comme si parfaitement démontré par cette réponse d’un boucher halal à Drancy, en réponse à l’animateur de CNews M.Morandini qui récemment lui demandait si sa boucherie était une boucherie française : « musulmane » a-t-il répondu.
Le titre de l’article ? « Pourquoi n’y a-t-il pas eu de shoah en terre d’islam ? »
Attirant pour goûter à l’historiographie musulmane, il est écrit par Malik Bezouh, dont des éléments biographiques indiquent que, ayant quitté les Frères musulmans fréquentés pendant un temps, il est physicien de formation, spécialiste de la question de l’islam de France, président de l’association Mémoire et Renaissance « qui travaille à une meilleure connaissance de l’histoire de France à des fins intégrationnistes ». Il a aussi publié un livre France-Islam : le choc des préjugés, pour mieux comprendre aujourd’hui en France pourquoi l’islam est à ce point un sujet passionnel et de crispation. Bref, du structuré.
Quelques recherches pour étoffer notre commentaire nous font prendre connaissance d’un autre entretien du même auteur toujours sur oumma.com : « Je vais dire à tout le monde que tu es juif », d’un entretien (« Le Juif est méprisé dans les terres arabes mais pas persécuté au nom de la race ») à RadioJ (radio communautaire juive) et également d’un article plus anciennement (2015) paru dans FigaroVox : « Pourquoi l’islam est malade. » Enfin, ces menus travaux nous ont ramenés à une citation de M.Onfray parue dans son livre « Penser l’islam » publié en 2016 (et déjà citée dans un article du Salon beige, qui fait référence à divers commandements chariatiques dont celui-ci : « Tout juif qui vous tombe sous la main, tuez-le ». Et, ceci entraînant cela, nous sommes tombés sur deux autres sites ayant publié des réfutations sévères de M.Onfray, Islamologues de France et Islam et Culture.
C’est à la suite de ces lectures que se cristallise en quelque sorte une évidence : le talent de ces différents auteurs, que nous pensons tous de culture arabo-musulmane, pour nier le réel ; des affirmations grossièrement contraires soit aux textes écrits (et on sait que, gros avantage, le Coran est considéré comme immuable), soit à la réalité des choses.
Mais revenons d’abord à l’historiographie musulmane appliquée aux juifs. Pourquoi n’y a-t-il pas eu de shoah en terre d’islam ? Nonobstant le tragique du sujet, nous serions un brin farceur, nous répondrions du tac au tac que c’est parce qu’il y avait longtemps qu’il n’y avait plus de juifs en terre d’islam. Ce qui est assurément approximatif, quoique cohérent avec le récit de l’installation de Mahomet à Médine en 622 et la disparition concomitante et rapide (exil ou exécution, spoliation des biens) des trois tribus juives qui y étaient installées.
D’ailleurs, il est aussi raconté que le premier qui aurait lancé le cri Allah Akbar (cet hymne à la paix comme chacun sait, bien popularisé maintenant en France grâce à l’usage tantôt du couteau comme pour le Père Hamel, tantôt de la kalachnikov comme au Bataclan) a été Mahomet, lors de son attaque contre une tribu juive appelée Khaibar :
« Un hadith rapporté par Anas dit : « Le prophète récita la prière du Fajr aux environs de Khaibar, quand la nuit fût tombée. Il leur dit : « Allah Akbar ! Khaibar est détruite. A chaque fois que nous approcherons d’une natio –ennemi à combattre, alors malheur à ceux qui le matin ont été avertis. ». Puis les habitants de Khaibar s’enfuirent sur les routes en courant. Le prophète tua leurs guerriers, leurs progénitures et fit captives leurs femmes. Depuis ce jour, Mahomet cria Allah Akbar en attaquant tous ceux qu’il considéraient comme infidèles. Allah Akbar en décapitant, Allah Akbar en se faisant exploser, Allah Akbar au cours des raids. Allah Akbar devint la marque du terrorisme. »
Mais nous ne sommes pas que farceurs. Les principales idées de M.Bezouh sont les suivantes :
- Les chrétiens ont longtemps considéré que le peuple juif avait tué le Christ, ce dernier n’étant pour les musulmans qu’un prophète. Les musulmans ne considèrent donc les Juifs au pire que comme des « prophéticides » [sic].
- D’où cette différence substantielle à l’égard du peuple juif :
« la religion musulmane, contrairement au christianisme, n’a pas, dans son essence primordiale, vis-à-vis de la judaïté, ce rapport dramatiquement conflictuel porteur des germes d’une hostilité irréductible envers les juifs non considérés comme un « peuple déicide » ».
- Le monde chrétien, lui, est selon l’auteur par essence et continuellement antisémite, pour la raison vue plus haut. L’auteur ne lésine pas sur une
« impressionnante massification du sentiment anti-juif en Occident qui s’est diffusé dans toutes les strates de la société chrétienne. Tous les canaux de propagation furent sollicités. Au premier rang desquels les caricatures, diatribes, et autres libelles populaires qui se répandirent à la faveur de l’imprimerie naissante à la Renaissance, tout comme les écrits talmudophobes, abondants du reste. Sans parler des prêches enflammés, de la prédication quotidienne dans les campagnes et des théâtres religieux qui, au 14ème siècle, commencèrent à distiller une catéchèse typiquement anti-judaïque. À quoi, il convient d’ajouter l’iconographie médiévale qui, à la lisière du 13ème siècle, fit de l’affrontement entre les juifs et l’Eglise le combat décisif, ultime. En somme, ce fut toute une culture tant populaire qu’élitiste qui, des siècles durant, allait imbiber les esprits chrétiens de sentiments anti-juifs ».
Voilà l’Occident chrétien rhabillé pour l’hiver. A se demander comment il restait effectivement des juifs en Europe au sortir du Moyen-Âge. Mais notre sujet n’est pas d’argumenter à rebours, mais plutôt d’avoir en tête les schémas historiques qui existent chez un auteur musulman qui réfléchit et qui, au gré de l’un de ses entretiens, plaide pour un islam soufi (« Car oui, l’islam, déployé dans sa dimension spirituelle ou soufie, est, sans conteste, une religion de paix »), ce mysticisme qui paraît aimanter tant d’intellectuels mais qui rassemble dans le monde musulman un pourcentage de croyants sans doute inférieur même au pourcentage d’intentions de votes pour Mme Hidalgo à la prochaine présidentielle ; c’est vous dire à la fois la bonne volonté de l’auteur et le caractère utopique de la chose.
- L’auteur reconnaît néanmoins un antijudaïsme musulman, soigneusement circonscrit soit à des écrits du 11ème siècle soit à un égyptien du 20ème siècle, Sayyid Qutb. Avec aussi une sorte de propagation contemporaine à travers ce que l’auteur appelle l’islamisme, le néo-wahhâbisme et le jihadisme et donc « une judènodiumie [néologisme de l’auteur dont nous ne comprenons pas la différence substantielle avec le mot antisémitisme, sauf à permettre de circonscrire l’antisémitisme à l’Occident] qui fut des plus virulente, voire hystérique, dans le seconde moitié du 20ème siècle». Mais, d’après l’auteur, le responsable de cet antisémitisme musulman, ce sont les Occidentaux eux-mêmes : à part « l’antijudaïsme islamique traditionnel, d’essence religieuse et porté par la frange dévote du monde arabo-musulman », les deux autres facettes de l’antisémitisme musulman sont dues d’une part à la « reprise des thèses antisémites virulentes, qui firent souche dans l’Europe du 19ème siècle, assaisonnées, à des fins de justifications, d’un soupçon d’antijudaïsme religieux ; d’autre part à la création de l’Etat d’Israël, cause profonde de cette judènodiumie qui se déchaîne dans l’Orient arabe, également « marqué par une profonde crise de conscience du monde arabo-musulman ». Et il en va de même pour l’antijudaïsme violent de l’Arabie saoudite : « cela est évident, ce radicalisme religieux, irrigué par le wahhâbisme, se conjugue inéluctablement avec l’antijudaïsme dans ce qu’il a de plus véhément. Il est important donc de rappeler que le terrorisme et sa violence aveugle sont une conséquence de ce soutien inconditionnel de l’Occident à l’Arabie saoudite », l’auteur y voyant comme preuve que « près de 90% des personnes tuées par ces hordes jihadistes, à l’échelle mondiale, sont de confession islamique. Les populations civiles, musulmanes ou pas, paient donc un lourd tribut à ces politiques occidentales marquées au coin du cynisme ».
- Autre point majeur de la réflexion de M.Bezouh : si la situation des juifs en terre musulmane a été si bien protégée, c’est parce que les juifs avaient tout simplement accepté le statut de dhimmis :
« La deuxième raison [la première étant donc ce caractère uniquement prophéticide des juifs] réside dans la gestion des minorités religieuses, nombreuses et variées, au sein de l’immense Califat musulman d’antan. Soumis aux rigueurs de la dhimma, discriminante mais garante de droits intangibles car prescrits par la loi islamique, les juifs ne furent pas traités différemment des chrétiens, des zoroastriens et autres sabéens. Ce facteur « diversitaire » protégea, de fait, les communautés juives perçues par les musulmans comme une minorité parmi tant d’autres ». Et de continuer : « perçu comme un vulgaire [sic] dhimmi à l’instar du chrétien, le Juif, dont on ne souciait guère, ne pouvait susciter de passion théologique haineuse s’auto-entretenant, tout en se renouvelant, comme ce fut le cas dans la Chrétienté médiévale puis dans l’Europe de la Renaissance ».
- En guise de conclusion pas totalement inintéressante, issue de sa tribune de 2015 :
« C’est un fait. L’islam, déchiré entre une lecture réformiste et une lecture littéraliste, ne va pas bien et tente, cahin-caha, de frayer un chemin dans une modernité occidentale qu’il subit de plein fouet et qui l’effraie au plus haut point… Il nous appartient donc, citoyens musulmans de France, d’expliquer que l’islam, convalescent depuis le XIIIe siècle, est en train de basculer, malgré lui, dans une nouvelle ère, tout comme l’Ancien Régime de Bossuet jadis, celle d’une modernité exogène qu’il n’a pas créée mais qui lui est imposée de l’extérieur: l’Occident. Cela lui est d’autant plus pénible. D’où ces résistances spectaculaires. L’une d’elles, la pire, s’appelle le djihadisme…».
- Et pour revenir au judaïsme, M.Bezouh terminait ainsi un entretien accordée à RadioJ; « Les Musulmans et les Juifs ont tout pour s’aimer, mais aujourd’hui ce n’est pas le cas, ce qui me désole. ».
M.Bezouh est sans doute de bonne volonté, mais peut-être mal informé. On rappellera seulement, pour donner une autre perspective à ce paysage quasi idyllique, le procès intenté à Georges Bensoussan pour avoir dit, en citant un auteur arabe :
« C’est une honte de maintenir ce tabou à savoir que dans les familles arabes en France, l’antisémitisme on le tète avec le lait de la mère ».
Bref, au niveau historiographique et réconciliation des mémoires, comme dirait le faussaire national qui nous sert de Président, il y a encore du boulot. On pourrait peut-être faire appel à M.Benjamin Stora …
Quant aux références aux textes sacrés, notre deuxième partie, c’est presque encore plus étonnant.
Reconnaissons néanmoins tout d’abord que la réduction en dhimmitude des minorités est parfaitement conforme à beaucoup de versets du Coran, par exemple :
« Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n’interdisent pas ce qu’Allah et Son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu’à ce qu’ils versent la capitation par leurs propres mains, après s’être humiliés » (9-29).
Le Juif (ou toute autre minorité) n’est effectivement a priori pas en danger en terre d’islam à condition d’accepter un statut inférieur et de payer l’impôt qui va avec.
Est-ce que cela empêche les pogroms ou même les actes d’extermination ? Pas forcément mais on a l’impression qu’en général, ils ont concerné plutôt les chrétiens (ces « associateurs ») comme en témoignent tant le génocide arménien que le sort des Chrétiens d’Orient. Nous reviendrions au côté taquin, nous dirions qu’il n’y a pas eu de shoah en terre d’islam parce que les musulmans avaient les chrétiens à disposition, mais ça frôle le mauvais goût.
Pour le reste, M.Bezouh affirme donc « une vérité qui atteste au grand jour que la religion musulmane, dans son essence, n’est pas hostile aux juifs » et aussi que « l’islam n’a pas de lien organique avec l’antisémitisme ». Et à l’appui de sa thèse, il cite le Coran et c’est, si nous osons dire, pain béni. Parce que, comme il faut le faire à chaque fois qu’on vous extrait une citation du Coran, c’est l’occasion d’aller lire autour du texte, et vous serez très souvent (toujours ?) ébahis par les distorsions. Voilà ce qu’écrit M.Bezouh :
« Chacun, en islam, devra rendre des comptes à Dieu, le Jour du Jugement Dernier. Il est donc totalement infondé de considérer les juifs coupables à vie. Nous devons nous défaire de ces interprétations religieuses vitrifiées et anti-judaïques, s’écartant sensiblement de l’esprit fondamental du Coran. Rappelons, d’ailleurs, ce verset 62 de la Sourate 2 du Coran : « Certes, ceux qui ont cru, ceux qui se sont judaïsés, les Nazaréens et les sabéens, quiconque d’entre eux a cru en Dieu au Jour dernier et accompli de bonnes œuvres, sera récompensé par son Seigneur ; il n’éprouvera aucune crainte et il ne sera jamais affligé ». »
Or que dit le Coran ? Ci-dessous, ce verset 62 de ladite sourate :

Où l’on découvre que le verset parle du judaïsé mais qui, au Jour dernier, a cru en Allah, c’est-à-dire qu’il était devenu musulman…. Celui-là n’éprouvera aucune crainte et ne sera jamais affligé ; c’est bien le moins, il n’est plus juif !
Mais continuons de nous intéresser à cette sourate 2 et aux versets qui suivent. Au verset 96, les judaïsés, sont considérés comme « pires que les Associateurs » (encore une fois, tant qu’ils ne se sont pas soumis). Or, les associateurs, les chrétiens, c’est le pire pour les musulmans (à part sans doute les apostats ; l’islam, à certains égards, c’est un peu comme une gradation des pires…) :

Voilà ce qui, dans cette même sourate, verset 191, est promis aux associateurs :

Au final, nous affirmerons que l’islam n’est pas plus hostile aux juifs qu’aux autres mécréants. Et qu’il admet très volontiers les juifs soumis.
Passons aux islamologues de France (leur compte Twitter, peu suivi -3000 abonnés-, les présente comme « Observatoire des islamologues de France.Articles islamologie, histoire coloniale, actu et islamophobie ») et à leur commentaire de l’affirmation de M.Onfray..
« Michel Onfray aurait décelé « une sourate qui vous explique qu’il faut égorger des juifs. »… Or, cette thèse « séduisante » impliquerait que le Prophète lui-même ne respectait pas les commandements du Coran. En effet, les Hadiths mentionnent clairement que le Messager rendait visite aux juifs, qu’il allait manger chez eux et qu’il commerçait avec eux. Dans le recueil d’al-Bukhari, par exemple, on lit que le Prophète rendait visite à un garçon juif qui fut malade. Aurait-il oublié de l’égorger en sortant ? ».
Suit une étude sur les occurrences des mots égorger et égorgement dans le Coran dont il ressort que « le verbe « égorger » (dhabaha) et le terme « égorgement » (dhabh) apparaissent précisément sept fois dans le Coran…. Voici tous les versets coraniques qui mentionnent l’égorgement. Il n’y a pas de commandement divin qui ordonne d’égorger des juifs. Il s’agit tout simplement d’une prescription coranique qui impose d’immoler des bêtes.
Tout ceci est certainement intéressant, mais M.Onfray n’a pas cité le Coran spécifiquement comme source de sa citation mais des écrits chariatiques (il y a le Coran et tous les commentaires qui ont suivi plus les récits de la vie de Mahomet). D’autre part, et soyons taquin jusqu’au bout, on rappellera que c’est le CFCM (Conseil français du culte musulman) lui-même qui a cité un hadith (« Celui qui fait du mal injustement à un juif ou à un chrétien me trouvera en adversaire le jour du jugement dernier ») opportunément inventé pour démontrer sa sollicitude au moment de l’égorgement du Père Hamel).
La conclusion d’Islamologues de France ne laisse pas d’être légèrement étonnante :
« L’égorgement d’hommes ou de femmes, de juifs ou de goys, ne peut donc être considéré comme une pratique islamique ».
Nous parlons d’étonnement parce que à force d’entendre les histoires de musulmans armés de couteaux et attaquant aux cris de Allah Akhbar, figurez-vous qu’on avait bêtement fini par y croire : on a déjà rappelé l’égorgement du Père Hamel ; on pourrait rappeler aussi les trois égorgements dans la cathédrale de Nice, celui de la policière égorgée à son domicile à Magnanville, l’égorgement d’une policière à Rambouillet, ceux pratiqués par M.Harpon à la préfecture de police de Paris ou même la décapitation de M.Paty…. On peut même rappeler cette citation extraite du rapport de novembre 2000 [il y a déjà 21 ans !] du Haut conseil à l’intégration :
« dans le collège Edgar Quinet, dans le centre-ville de Marseille, les élèves qui sont tous musulmans, suivent dans leur quasi-totalité le ramadan et si un enfant mange dans un coin, le principal adjoint rapporte qu’il se trouve toujours un camarade pour lui faire le signe de l’égorgement ».
Le site Islam et Culture s’est aussi intéressé à l’affirmation de Michel Onfray et ses commentaires sont un peu différents. En effet, il ne conclut pas que M.Onfray aurait inventé la citation parce Islam et Culture envisage le fait que la citation soit exacte et provienne de la Sira (la vie de Mahomet telle que relatée par ses compagnons) :
« Michel Onfray cite la Sîra mais occulte de quel livre il s’agit, ce qui n’aidera pas le lecteur. Des livres de Sîra, il y en a beaucoup et des plus fidèles aux plus faibles… …. La Sîra est une Source, mais elle est composée de milliers de textes qui ne sont pas tous authentiques, et tous ont été vérifiés par les savants Musulmans spécialistes des chaînes de transmission. Nous avons donc des mentions qui accompagnent ces textes comme bon, faux, authentique, inventer, à délaisser, etc ».
Et l’auteur de la réfutation de continuer :
« Je précise que, même si ce récit « Tout juif qui vous tombe sous la main, tuez-le » était authentique, ce qui est possible, qu’il n’a rien de choquant car le Prophète l’a obligatoirement dit dans un contexte d’affrontement brutal et frontal à l’épée… Rien dans le Coran ou dans la Tradition Prophétique n’invite à tuer les juifs ou les chrétiens, tout ceci n’est que pur mensonge, n’en déplaise aux islamophobes…. Le Prophète rendait visite aux juifs et commerçait avec eux… Le récit abordé par Michel Onfray évoque forcément un contexte d’affrontement brutal avec des juifs belliqueux ce qui n’est nullement inconnu de qui étudie la Sîra, c’est-à-dire la vie du Prophète car oui en effet des juifs à l’époque du Messager d’Allah Mohammed tentèrent de le tuer et à plusieurs reprises ».
On aura donc compris : dans l’éventuelle confrontation entre musulmans et juifs, ce sont les juifs qui sont belliqueux. On comprend mieux pourquoi les musulmans ont tous quitté les banlieues de la Seine-Saint-Denis…
Le temps d’écrire cet article, nous apprenions que, le 1er novembre, des agents de sécurité de la Gare Saint Lazare à Paris avaient ouvert le feu sur un homme qui brandissait un couteau aux cris de « Allahu Akbar » et qu’à Plaisance, en Italie, un migrant avait poignardé un policier et un éboueur au cri de « Allah Akbar ». Les écrits sont têtus, les faits aussi.
Nous ne nous complaisons pas dans le sordide ni dans l’aigreur. Nous attendons simplement plus de clairvoyance et plus d’honnêteté de la part des institutions musulmanes et de leurs représentants.
Au fait, nous parlions de négation du réel ? Il y a des complices dans l’aveuglement :

I-Média : Zemmour face aux antifas
L’image de la semaine
Emmanuel Macron a rencontré Joe Biden à Rome en marge du G20. Cette rencontre, pavée de bonnes intentions de réconciliation, s’est soldée pour Macron par une véritable humiliation. Retour en image sur ce fiasco diplomatique.
Zemmour face aux antifas
Eric Zemmour a pris la parole face à un large public au Zénith de Nantes. Les antifas en ont profité pour organiser une manifestation sauvage dont la violence s’est dirigée sur la police. L’AFP (Agence France Propagande !) parle de manière mensongère de heurts entre pros et anti-zemmour. Jean-Yves Le Gallou rétablit la vérité sur cet épisode d’actualité.
Revue de presse
Renaud Camus sur CNews, du jamais vu !
Renaud Camus était l’invité d’Ivan Rioufol sur CNews. Il a parlé de ses thèmes sans langue de bois, ce qui n’a pas manqué de susciter l’ire des tartuffes, Caroline Fourest en tête …
Vladimir Poutine : les progressistes occidentaux doivent tirer les leçons des échecs soviétiques
De Rob Siedlecki sur IFN :
Il y a plus de 60 ans, le premier ministre soviétique Nikita Khrushchev a déclaré :
“Nous prendrons l’Amérique sans tirer un seul coup de feu. Nous n’avons pas besoin d’envahir les États-Unis. Nous vous détruirons de l’intérieur.”
Si l’Amérique et l’Occident ont pu survivre à l’Union Soviétique, qui s’est effondrée en 1991, et semblaient donc avoir défié la prédiction, il semble qu’aujourd’hui, en 2021, les paroles de Khrouchtchev se réalisent dans les faits. Et c’est un autre Russe, le président Vladimir Poutine, qui a osé dire la vérité que les “élites progressistes” d’Amérique et d’Occident ne veulent pas entendre, à savoir que les idéologies néo-marxistes de la politique sur l’identité et de l’agenda LGBT font vraiment ce que le communisme soviétique n’a pas pu faire : détruire l’Occident de l’intérieur.
Dans un discours prononcé devant le club de discussion Valdai le 22 octobre 2021, le président Poutine a souligné que le “progressisme” détruisait l’Occident et que les actions des “progressistes” ressemblaient étrangement à celles des bolcheviks après leur prise de pouvoir en Russie en 1917. Il a déclaré :
“Nous regardons avec stupéfaction les processus en cours dans les pays qui ont été traditionnellement considérés comme les porte-étendards du progrès… Certaines personnes en Occident croient qu’une élimination agressive de pages entières de leur propre histoire, une “discrimination inversée” à l’encontre de la majorité dans l’intérêt d’une minorité, et l’exigence d’abandonner les notions traditionnelles de mère, de père, de famille et même de genre, ils croient que tout cela constitue les bornes kilométriques sur le chemin du renouveau social.”
Alors que les progressistes occidentaux peuvent croire qu’ils font quelque chose de vraiment nouveau, M. Poutine a fait remarquer qu’ils ne font que répéter les mêmes erreurs que les communistes ont faites il y a plus de 100 ans :
“Les partisans du soi-disant “progrès social” croient qu’ils introduisent l’humanité dans une sorte de nouvelle et meilleure conscience. Bon vent, hissez les drapeaux comme on dit, allez-y. La seule chose que je veux dire maintenant est que leurs prescriptions ne sont pas du tout nouvelles. Cela peut surprendre certaines personnes, mais la Russie est déjà passée par là. Après la révolution de 1917, les bolcheviks, s’appuyant sur les dogmes de Marx et d’Engels, ont également déclaré qu’ils changeraient les us et coutumes existants, et pas seulement sur le plan politique et économique, mais sur la notion même de moralité humaine et les fondements d’une société saine. La destruction des valeurs séculaires, de la religion et des relations entre les personnes, jusqu’au rejet total de la famille (nous avions cela aussi), l’encouragement à dénoncer ses proches, tout cela était proclamé progrès et, soit dit en passant, était largement soutenu dans le monde entier à l’époque et était tout à fait à la mode, tout comme aujourd’hui. D’ailleurs, les bolcheviks étaient absolument intolérants aux opinions autres que les leurs.”
M. Poutine a ensuite évoqué la manière dont le politiquement correct et les politiques sur l’identité conduisent à des absurdités insensées :
“En observant ce qui se passe dans un certain nombre de pays occidentaux, nous sommes stupéfaits de voir les pratiques domestiques que nous avons heureusement laissées, je l’espère, dans un lointain passé. La lutte pour l’égalité et contre la discrimination s’est transformée en un dogmatisme agressif qui frise l’absurdité lorsque les œuvres des grands auteurs du passé – comme Shakespeare – ne sont plus enseignées dans les écoles ou les universités, car leurs idées sont considérées comme arriérées. Les classiques sont déclarés arriérés et ignorants de l’importance du genre ou de la race. À Hollywood, des mémos sont distribués sur la façon de raconter une histoire et sur le nombre de personnages de telle couleur ou de tel sexe qu’il doit y avoir dans un film. C’est encore pire que le département d’agit-prop du Comité Central du Parti communiste de l’Union Soviétique.”
Il a ensuite fait remarquer que la politique sur l’identité pervertit le travail des leaders des droits civiques tels que Martin Luther King, Jr :
“Contrer les actes de racisme est une cause nécessaire et noble, mais la nouvelle “cancel culture” l’a transformée en “discrimination inversée”, c’est-à-dire en racisme inversé. L’accent obsessionnel mis sur la race divise encore plus les gens, alors que les vrais combattants pour les droits civils rêvaient justement d’effacer les différences et de refuser de diviser les gens par la couleur de la peau. J’ai spécifiquement demandé à mes collègues de trouver la citation suivante de Martin Luther King : “Je fais le rêve que mes quatre petits enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés sur la couleur de leur peau mais sur leur caractère”. Telle est la vraie valeur. Cependant, les choses se passent différemment là-bas. À propos, la majorité absolue des Russes ne pensent pas que la couleur de la peau ou le sexe d’une personne soit une question importante. Chacun d’entre nous est un être humain. C’est cela qui compte”.
Il a ensuite commenté la façon dont l’idéologie radicale du transgendérisme conduit l’Occident sur la voie de la destruction :
“Dans un certain nombre de pays occidentaux, le débat sur les droits des hommes et des femmes s’est transformé en une parfaite fantasmagorie. Écoutez, prenez garde de ne pas aller là où les bolcheviks avaient prévu d’aller, c’est-à-dire non seulement communautariser les poulets, mais aussi communautariser les femmes. Un pas de plus et vous y serez. Les zélateurs de ces nouvelles approches vont même jusqu’à vouloir abolir complètement ces concepts. Quiconque ose mentionner que les hommes et les femmes existent réellement – ce qui est un fait biologique – risque d’être ostracisé. On parle de “parent numéro un” et de “parent numéro deux”, de “parent accoucheur” au lieu de “mère” et de “lait humain” au lieu de “lait maternel” parce que cela pourrait déranger les personnes qui ne sont pas sûres de leur propre sexe. Je le répète, ce n’est pas nouveau. Dans les années 1920, les “Kulturtraegers” soviétiques ont également inventé un certain jargon en croyant créer une nouvelle conscience et changer les valeurs de cette manière. Et, comme je l’ai déjà dit, ils ont fait un tel gâchis qu’on en frémit encore parfois.”
Tragiquement, il a noté comment les progressistes ciblent le transgendérisme chez les jeunes :
“Les choses vraiment monstrueuses c’est lorsqu’on apprend aux enfants, dès leur plus jeune âge, qu’un garçon peut facilement devenir une fille et vice versa. En fait, les enseignants leur imposent un choix que nous sommes tous censés avoir. Ils le font en excluant les parents du processus et en forçant l’enfant à prendre des décisions qui peuvent bouleverser toute sa vie. Ils ne prennent même pas la peine de consulter des psychologues pour enfants – un enfant de cet âge est-il capable de prendre une telle décision ? Appelons un chat un chat, cela frise le crime contre l’humanité, et cela se fait au nom et sous la bannière du progrès”.
Si l’Occident ne tire pas les leçons de l’expérience communiste en Russie, et ne rejette pas ces idéologies sur la politique de l’identité et le programme radical des LGBT, a fait remarquer M. Poutine, il risque de suivre le même chemin ruineux :
“Encore une fois, pour nous en Russie, il ne s’agit pas de postulats spéculatifs, mais des leçons de notre histoire difficile et parfois tragique. Le coût des expériences sociales mal conçues est parfois inestimable. De telles actions peuvent détruire non seulement les fondements matériels, mais aussi spirituels de l’existence humaine, laissant derrière elles une épave morale où rien ne peut être construit pour la remplacer avant longtemps.”
Dans son discours devant le Valdai Discussion Club, le président russe Vladimir Poutine a exprimé ce que de nombreux conservateurs occidentaux disent depuis des années : les idéologies néo-marxistes progressistes de la politique sur l’identité et de l’agenda LGBT sont en train de détruire l’Amérique et l’Occident tout comme le communisme a détruit la Russie durant le 20ème siècle. Si les élites progressistes occidentales considèrent les remarques de Poutine comme de la simple propagande, cela ne signifie pas que ses propos sont faux ; même un messager imparfait peut voir la vérité avec perspicacité. Espérons que les Américains et les Occidentaux tiendront compte des avertissements de Poutine et ne répéteront pas les mêmes erreurs tragiques que les bolcheviks ont commises en Russie et qui ont fini par détruire ce pays “de l’intérieur”.
Mgr Centène : “nous sommes invités à prendre conscience de notre responsabilité missionnaire dans la défense de la vie”
Le 26 octobre 2021, Monseigneur Centène, évêque de Vannes a rédigé une lettre de soutien aux veillées pour la vie. Voici l’intégralité de son courrier:
A l’occasion des veillées de prière pour la vie naissante et de l’entrée dans le temps de l’Avent, le 27 novembre 2021
Dans un discours prononcé à l’occasion du 150e anniversaire de la proclamation de saint Alphonse Marie de Liguori comme docteur de l’Église, le Pape François disait :
« Aller à la rencontre des plus fragiles permet de lutter contre la logique “de la compétitivité et de la loi du plus fort” qui “considère l’être humain en soi comme un bien de consommation que l’on peut utiliser et jeter”, ouvrant la voie à “la culture du déchet ”. […] Seule la véritable fraternité «sait regarder la grandeur sacrée du prochain, qui sait découvrir Dieu dans tous les êtres humains, [qui] sait supporter les tracas de la vie ensemble en s’accrochant à l’amour de Dieu, [qui] sait ouvrir son cœur à l’amour divin pour chercher le bonheur des autres comme le cherche leur Père qui est bon » (EG, n. 92) ».
En cette nouvelle mobilisation des Veillées pour la Vie, nous sommes invités à prendre conscience de notre responsabilité missionnaire dans la défense de la vie, dont nous sommes responsables de par notre humanité et de par notre baptême. En ces temps d’épreuves et de crises, habités par l’Espérance, nous sommes conduits par l’Esprit à devenir témoins de l’amour du Père pour toute personne, amour qui donne à chacun une dignité admirable et inaliénable, de sa conception à sa fin ultime.
Saint Jean-Paul II, appelant à édifier la civilisation de l’amour, « à la base de laquelle se trouve la reconnaissance de la souveraineté universelle de Dieu le Père en tant que source intarissable d’amour », exhortait ainsi les hommes et femmes du troisième millénaire :
« Acceptez que je vous confie mon espérance : vous devez être ces bâtisseurs. Vous êtes les hommes et les femmes de demain ; dans vos cœurs et dans vos mains est contenu l’avenir. À vous, Dieu confie la tâche, difficile mais exaltante, de collaborer avec Lui pour édifier la civilisation de l’amour. Vous comprenez bien que l’on n’est “le sel de la terre” et “la lumière du monde” que si l’on tend à la sainteté. L’humanité du troisième millénaire a besoin de jeunes forts dans la foi et généreux dans le service de leurs frères.
Elle a besoin de jeunes aimant le Christ et son Évangile. Toute existence tire sa valeur de la qualité de l’amour : “Dis-moi quel est ton amour et je te dirai qui tu es” ».
Dans nos paroisses, dans nos quartiers, dans nos villes et nos villages, dans nos communautés et nos familles, quelle réponse allons-nous donner à cet appel ? Quelle civilisation voulons-nous : celle fondée sur le Christ ou celle basée sur la confiance en nous-même, en nos facultés, en nos techniques, en notre génie ? Osons témoigner en actes et en vérité de la vie que Dieu nous donne. Sachons aller relever le faible, consoler l’affligé, secourir le désespéré, défendre l’opprimé, particulièrement ceux qui, parmi nous, n’ont pas la possibilité de faire entendre leur voix.
Veillons et prions : laissons la grâce sanctifiante de Dieu pénétrer nos cœurs, nous permettant d’accueillir la vie, notre vie comme celle de notre prochain, puisons en Dieu foi et espérance pour faire grandir en nous et autour de nous la civilisation de l’amour.
Raymond Centène
Evêque de Vannes
