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Qui suis-je ? Dumézil

Aristide Leucate

La collection « Qui suis-je ? » des éditions Pardès s’enrichit d’une biographie de Georges Dumézil.

Le grand universitaire, spécialiste des Indo-Européens, fut notamment l’inventeur de la répartition tripartite dans les sociétés indo-européennes (ceux qui prient, ceux qui combattent et ceux qui produisent).

Mais il fut d’abord un prodigieux spécialiste des langues anciennes et des textes fondateurs de nos civilisations.

Son œuvre promène le lecteur des dieux de l’Inde à ceux de la Scandinavie en passant par ceux de la Rome antique.

En ces temps où les universités semblent saisies par la frénésie « woke » et effacent toute trace du passé, rencontrer un tel chercheur est une découverte passionnante !

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Paru dans les 4 Vérités hebdo

Patrick Buisson : Comment disparaît une religion?

Conférence de l’Université d’été 2021 de Renaissance catholique, avec pour thème: Naissance d’une religion, l’écolo-hygiénisme.

Après le temps des religions transcendantes semble venu des religions séculières: nazisme, communisme, écologisme puis maintenant hygiénisme. Comme le catholicisme en son temps les discours écologistes et hygiénistes ont vocation à structurer l’organisation de la société et à codifier les moindres détails de la vie quotidienne. La pandémie du coronavirus a été l’occasion pour l’Etat de distinguer, les besoins essentiels de l’homme de ceux qui ne l’étaient pas. Intrusion inouïe dans les consciences allant jusqu’à l’interdiction du culte public. Ces religions séculières annoncent la fin du monde, l’Apocalypse, la Rédemption après le péché. Elles ont leurs prophètes: Al Gore, Greta Thunberg, Jean-François Delfraissy. Leurs credos et leurs exclusives: hors du confinement point de salut! Leurs dieux: la nature, la vie nue. Leurs litanies: le bon docteur Salomon égrenant chaque soir le nombre de décès de la journée. Son clergé: les journalistes et les experts auto-proclamés ralliés à la pensée unique du sanitairement correct. Le débat est interdit: le Pr Raoult est ostracisé au même titre que les climato-sceptiques. Une dictature implacable a succédé à un totalitarisme plus sournois. C’est à la découvert des origines et des principes, mais aussi des modes d’action et des pratiques de cette nouvelle religion que nous vous convions.

L’abbé Perrot, un martyr des communistes

Après l’imposante biographie (plus de 500 pages) publiée fin 2017, Youenn Caouissin publie une nouvelle biographie de l’abbé Yann-Vari Perrot, une âme pour la Bretagne, préfacé par Mgr Centène, plus courte, évoquant l’une des plus éminentes figures spirituelles et intellectuelles de la Bretagne, à partir des archives de son père, secrétaire de l’abbé. Enfance, vocation précoce, création du Bleun Brug (pour promouvoir histoire, traditions, culture et langue celtiques), héroïsme du brancardier de la Grande Guerre, quarante années de sacerdoce de ce chantre exceptionnel de l’Évangile et des patries charnelles. Yann-Vari Perrot apparaît dans la lumière de son rayonnement de prédicateur, d’écrivain, de poète et chroniqueur à l’origine du renouveau de l’académie de Bretagne, du relèvement des chapelles bretonnes, de Landévennec et de la codification de sa langue natale. Cet amour de l’Eglise et de sa patrie charnelle lui a valu la haine tenace de certaines franges de l’Eglise. L’abbé Perrot explique :

On me reproche mes insistances sur l’amour que l’on doit à sa patrie ! De tout temps à Feiz ha Breiz notre programme a été double comme les Tables de la Loi : nos revendications religieuses sur la première, mais nos revendications bretonnes sur la seconde, car nous avons pensé que la Patrie Céleste ne devait pas non plus nous faire oublier la Partie terrestre. Si nous avons l’amour de notre Patrie terrestre, vécu dans l’amour du Christ, cet amour ne peut que nous mener à l’amour de notre Patrie céleste.

Le Christ lui-même, s’incarnant dans un peuple, a aimé sa patrie terrestre, nous montrant ainsi que nous avions un devoir d’amour envers notre patrie, et notre patrie à nous Bretons s’appelle la Bretagne.

Et l’auteur dénonce cette fraction anti-bretonne de l’Eglise :

Encore minoritaire, du moins dans les campagnes, cette fraction très agissante se revendiquait d’un “christianisme démocratique et social”, cette fameuse démocratie chrétienne promotrice des idées “modernistes” développées dans le courant dit du “Sillon” de Marc Sangnier. Ce courant s’avéra très efficace pour procéder également à une “mutation” du clergé breton en un clergé gallican qui séduit bien trop de mes confrères avides de se démarquer de leur “particularisme breton”.

Le quotidien Ouest-France a publié le 11 septembre un article sur ce livre puis l’a supprimé du site internet du quotidien, et à la place on pouvait lire un texte qui pourrait être un communiqué du parti communiste, le parti qui assassina l’abbé Perrot :

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L’abbé Perrot était pourtant une « figure intellectuelle et spirituelle », et il est mort en martyr, en revenant de sa messe. L’assassin voulait même le tuer durant la messe mais la Sainte Providence en a décidé autrement. Sur ses “liens troubles avec l’occupant nazi”, le livre de Youenn Caouissin répond de façon claire et étayée. L’abbé Perrot n’a pas été tué par la « Résistance » mais assassiné par un militant communiste sur ordre de l’appareil communiste. Quant au « tristement célèbre Bezen Perrot », il n’a jamais été si célèbre que par la propagande communiste. Et ceux qui liront la biographie comprendront que l’abbé Perrot aurait évidemment condamné, comme tout paganisme qu’il rejetait.

Près de 20 000 embryons humains dans les laboratoires concentrationnaires

Trouvé dans Le Quotidien du Médecin :

L’Association catholique des infirmières et des médecins donne des nouvelles de Philippines

L’ACIM (Association catholique des infirmières et des médecins/France) et l’A.M.E.P. (Association de Mission et d’Entraide aux Philippines/Suisse) s’unissent pour vous donner des nouvelles des Philippines !

La mission au Nord-Est de l’île de Mindanao continue et nos volontaires philippins nous livrent quelques anecdotes qui montrent l’immense pauvreté dans laquelle vivent ces populations.

  • Une femme demande des antalgiques pour soulager les douleurs musculaires dues à son travail. Elle transporte des arbres jusqu’à une station de pesée avant de les charger dans un camion. Elle ne gagne que 40 pesos/jour soit environ 70 centimes d’euros. Pourquoi une si misérable paie pour un travail si lourd ? Elle est illettrée et ignorante, pas d’autre alternative pour elle…
  • Un homme souffrant de tuberculose explique qu’il vit avec 12 personnes dans une maison de 4 mètres sur 6 mètres : 3 familles, des enfants, des personnes âgées. Yolly et son équipe lui ont donné quelques explications sur le risque de transmission et des mesures de prévention. Ces familles ne pouvaient pas vivre séparément : impossible pour eux de construire d’autres maisons !
  • Accompagnées chez un ophtalmologue, deux dames ont beaucoup ri lorsqu’au moment d’une pause, elles ne savaient comment boire avec une paille !
  • Une famille s’est retrouvée démunie lorsqu’un agent du gouvernement leur a annoncé que leur maison serait détruite dans trois jours pour construire une école ! Après s’être confiée à la Providence, quelle joie pour cette famille de recevoir de l’argent du maire. Cela aura permis de payer quelqu’un pour déplacer leur maison ! Grâce à vos dons, la famille recevra également de quoi construire des sanitaires !

Lors du travail sur place, la mission a distribué diverses graines et semences (légumes, fruits, bamboos) avec des explications sur leur utilisation. Certains habitants demandèrent également comment utiliser leurs plantes déjà existantes : la ville étant éloignée, cela ne valait pas la peine de vendre le manioc. Le staff leur a alors fourni des explications sur son utilisation, comment faire de la farine et ne pas perdre la récolte. Actuellement, la junk food (malbouffe) s’empare même des villages les plus pauvres et la population a besoin de recevoir des explications sur l’hygiène alimentaire. Si Dieu le veut, la prochaine mission permettra d’exercer plus de prévention et par exemple de fournir des recettes pour utiliser les produits locaux.

Une des grandes préoccupations de nos volontaires est également d’améliorer le réseau en eau potable. Grâce à vos dons, une pompe à eau a ainsi pu être installée dans le village. Cependant, faute de moyens humains, l’installation n’est pas optimale. Les analyses faites sur l’eau ont révélé une présence importante de bactéries. Ces résultats ont alarmé le gouvernement local qui s’est engagé à améliorer rapidement le réseau en eau potable de la région !

Les prochaines étapes sont :

  • Améliorer la gestion des déchets en installant un compost dans le village et en construisant une sorte d’incinérateur pour les déchets contaminés !
  • Planter des arbres pour fournir à la population du bois pour les constructions et pour faire du feu.

Simultanément à l’aide matérielle, la mission apporte également une aide spirituelle. Les volontaires ont mis en place des groupes de prières, de catéchisme, etc. Les villageois aidés et soignés, viennent assister aux instructions ou prier, heureux de retrouver un cadre religieux, perdu depuis longtemps. Certains viennent simplement déposer des fleurs devant la statue de la Sainte Vierge. Beaucoup sont baptisés, mariés, mais sans avoir reçu d’instruction religieuse. La visite régulière de Fr Tim permet aux habitants de recevoir les sacrements. Par la grâce de Dieu, le village verra peut-être s’ériger une petite chapelle dans le futur !

Nous tentons de nous préparer et d’organiser la mission médicale 2022, qui devrait se dérouler du 6 au 13 février 2022. Elle reste encore très incertaine et il est fort probable que le vaccin soit nécessaire pour s’y rendre. Comme chaque année, nous recherchons tout particulièrement des médecins et des pharmaciens et nous vous encourageons à en parler autour de vous ! Toute personne intéressée peut nous écrire à l’adresse suivante : [email protected]

Le travail est immense, mais nous sommes reconnaissants envers les volontaires philippins qui œuvrent sur place avec grand dévouement malgré les difficultés d’accès et les grandes restrictions dues au COVID ! Nous sommes également extrêmement reconnaissants envers vous, tous nos amis et bienfaiteurs ! Sans votre soutien financier, sans vos prières, la mission ne serait pas possible ! Un immense merci !

Vous trouverez plus de photos en suivant le lien suivant: Lettre aux amis et bienfaiteurs n°4/Blog ou A.M.E.P./Blog

1er Grand Rendez-vous de la Finance intégrale

Vendredi 15 octobre s’est déroulé le 1er Grand Rendez-vous de la Finance intégrale initié par la société CredoLending. Cet évènement annuel a rassemblé divers acteurs du monde de la finance : investisseurs, trésoriers de fondation et d’entreprise, sociétés de gestion et institutionnels.

Promoteurs d’une finance au service de l’Homme, les intervenants engagés ont développé leurs convictions et proposé des moyens d’actions concrêtes :

Eric Didio et Edouard Vieilfault pour CredoLending ont présenté leurs opportunités d’investissement qui allient circuits courts entre le financeur & le financé et ses fortes fécondités analysées sous le prisme de la Doctrine Sociale de l’Eglise.

Don Pascal-André Dumont, Écomone de la Communauté Saint-Martin et Président du comité de pilotage du fonds Poclero, a rappelé la nécessité de rediriger une partie de cette épargne aujourd’hui abondante vers l’épanouissement de l’Homme et de tout Homme.

Marc-Antoine Noiret, Président de Noiret Patrimoine, a exposé leurs conseils patrimoniaux basés sur la finance solidaire et la finance du partage.

Nicolas Gautier, Directeur de la Distribution de Meeschaert Amilton, a développé leur offre de fonds de partage ainsi que leur expérience dans l’analyse extra financière de leurs actifs sous gestion.

Tous souhaitent amplifier cette lame de fonds qui regarde l’investissement d’abord par ce qu’il apporte avant de voir ce qu’il rapporte. Cette vision intégrale exigée par cette responsabilité morale de l’investisseur engage à agir pour le Bien Commun. Accueilli chaleureusement par son propriétaire Charles Beigbeder, cette première édition a eu lieu dans le cadre inspirant de l’Hôtel de Bourrienne.

Eric Zemmour, le “mariage” pour tous et les girouettes de LR

La lecture du dernier livre d’Eric Zemmour est pleine d’anecdotes qui en disent long sur les “valeurs” et les “convictions profondes” de LR (ex UMP). Voici un extrait du paragraphe intitulé “Un mec de gauche” concernant Jean-François Copé. La scène se passe le 29 juin 2012, peu de temps après l’élection de François Hollande et la défaite de Nicolas Sarkozy :

“(…)  Jean-François Copé me reçoit dans son bureau de secrétaire général du parti. Il affiche une décontraction à l’américaine. On a l’impression qu’il tente d’adopter une attitude qui ferait la synthèse entre Chirac et Sarkozy (…) Le sort du président déchu occupe peu nos esprits (…)

Mais la conversation achoppe sur un sujet inusité. Je ne sais pourquoi, je lui reproche sa décision d’avoir expulsé quelques mois plus tôt le député Christian Vanneste. Je lui affirme que celui-ci a raison, que la déportation en France d’homosexuels en raison de leur « orientation sexuelle », comme on dit aujourd’hui, est « une légende ». Je lui rappelle que Serge Klarsfeld a confirmé ses dires. Je suis surpris de sa réaction pleine d’émotion. Le rationnel et cynique Copé a laissé la place à un Copé sensible et empli de délicatesse. Il qualifie Vanneste de « sale con » et me certifie que « [lui] vivant, l’homophobie ne passera pas ». Il embraye de lui-même sur le « mariage homosexuel », promesse de campagne de Hollande. Il défend cette mesure et me traite de rétrograde et de ringard quand je ne partage pas son enthousiasme. Je découvrirai bien plus tard que deux de ses principaux conseillers, les fameux protagonistes de l’affaire Bygmalion, vivent ensemble.

Sur le moment, je ne comprends pas son emportement. Je laisse passer l’orage. Après avoir repris mes esprits, je m’esclaffe et, un brin méprisant : « En fait, tu es un mec de gauche ! »

Quelques mois plus tard, je le verrai, ceint de sa belle écharpe tricolore, au premier rang des manifestations contre « le mariage pour tous ».

C’est arrivé un 18 octobre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 18 octobre 629: décès du Roi Clotaire II.

Son fils Dagobert lui succède. Il sera un très grand Roi.

  • le 18 octobre 662: décès du Roi Childebert III.
  • le 18 octobre 707 : mort du pape Jean VII, début du pontificat de Sisinnius. 
  • le 18 octobre 1009 : destruction de l’église du Saint Sépulcre.

Par suite des persécutions des Juifs et des Chrétiens dans l’empire fatimide, l’église du Saint-Sépulcre à Jérusalem est détruite sur ordre d’al-Hakim bi-Amr Allah, calife fatimide du Caire. 1000 ans plus tard les musulmans avec l’Etat islamique appliquent toujours le Coran, détruisant toute trace de ce qui n’est pas leur religion, quand le rapport de forces le leur permet.

  • le 18 octobre 1405 : naissance du pape Pie II.

Enea Silvio Piccolomini, généralement connu dans la littérature sous son nom latin de Æneas Sylvius est le 210ème pape de l’Église catholique.

  • le 18 octobre 1503 : décès du pape Pie III.
  • le 18 octobre 1619 : naissance de Jean Armand de Maillé-Brézé, duc de Brézé, duc de Fronsac, pair de France, grand-maître de la navigation.

Jean Armand de Maillé-Brézé naît le à Milly-le-Meugon. Il meurt le 14 juin 1646 à la bataille d’Orbetello (voir la chronique du jour), à l’âge de 27 ans. Colonel à 15 ans, général des galères à 20 ans, grand-maître de la navigation à 24 ans, il participe à huit campagnes de guerre, au cours desquelles il remporte un nombre impressionnant de victoires, qui assurent à la marine de Louis XIII la maîtrise de la Méditerranée occidentale : Barcelone en 1642, cap de Gate, près de Carthagène en 1643, une double victoire, les 9 août et 4 septembre, lors de la bataille de Carthagène la même année.

  • le 18 octobre 1701 : naissance de Charles Le Beau, historien français.
  • le 18 octobre 1622 : la paix de Montpellier.

Elle met fin à un soulèvement des Huguenots, qui ne conservent que deux places-fortes : La Rochelle et Montauban. Le Roi Louis XIII signe à Montpellier avec Rohan, chef des huguenots, un édit : il confirme l’édit de Nantes, impose le démantèlement des fortifications de Montpellier, Nîmes et Uzès. Le Roi et le cardinal Richelieu mettent, peu à peu, fin à l’existence d’un Etat dans l’Etat avec un certain nombre de zone de non droit où la loi française ne s’appliquait plus sous prétexte de religion. Les défauts de l’Edits de Nantes sont ainsi peu à peu corrigés (sans l’usage de la force cela n’eût pas été possible), pour que l’unité du Royaume soit enfin respectée. Voir les chroniques des 10,19 et 20 octobre.

  • le 18 octobre 1646 : décès d’Isaac Jogues, martyr français canadien.

Isaac Jogues, naît le 10 janvier 1607 et meurt le 18 octobre 1646. Ce missionnaire jésuite, après avoir été ordonné prêtre, est envoyé en Nouvelle-France pour évangéliser les Premières Nations. Il est capturé par les Iroquois en 1642, alors en guerre avec la France. Après avoir été torturé et réduit à l’esclavage, il est envoyé dans un village près d’Albany. Des marchands calvinistes hollandais l’aident à s’échapper. De retour en France, il demande une autre mission au Canada, et reprend le bateau au printemps de 1644. Vivant alors parmi les tribus iroquoises à Ossernenon dans l’État de New York, il finit assassiné par ces dernières ; sa tête scalpée est mise sur une palissade et son corps est jeté dans la rivière Mohawk. Jean de La Lande subit un sort semblable le lendemain. Il a été canonisé en 1930 par le Pape Pie XI.

  • le 18 octobre 1681 : la Régence d’Alger déclare la guerre à la France.

Alors que plusieurs navires français ont été attaqués et capturés par les maures, la régence déclare la guerre à la France. La mansuétude royale de Louis XIV s’arrête et ce dernier confie à Duquesne la mission de bombarder Alger. À la tête d’une flotte d’une quarantaine de bâtiments, Duquesne quitte Toulon et se présente devant Alger, en juillet 1682, fortement retardé en raison de mauvaises conditions de navigation. Bombardée à plusieurs reprises au mois d’août, la ville subit des dégâts considérables. La paix que le Dey est amené à demander ne peut se concrétiser… Voir les chroniques du 26 juin et du 28 juillet.

  • le 18 octobre 1685 : le Roi Louis XIV signe l’édit de Fontainebleau, révoquant l’Édit de Nantes.

A Fontainebleau, le Roi Louis XIV révoque l’édit de tolérance signé à Nantes par son grand-père, Henri IV, le 13 avril 1598. Cette décision est souvent critiquée mais le contexte n’est jamais expliqué. Jean Guiraud, dans Histoire Partiale, Histoire Vraie – Tome 3, page 42 à 47 le rappelle :

« 1). Les protestants avaient voulu se servir de l’Édit de Nantes pour reprendre l’avantage sur les catholiques ; ils s’étaient constitués, au sein de la monarchie française, en un parti puissant, ayant ses assemblées, ses armes, ses chefs politiques et militaires, toujours prêt à se soulever pour revendiquer la suprématie beaucoup plus que la liberté. L’Édit de Nantes qui, dans la pensée d’Henri IV, était un acte de pacification, était devenu en leurs mains une arme de guerre contre les catholiques. Continuant les traditions de leurs pères du XVIe siècle, sous Louis XIII, ils avaient été en négociations constantes avec l’étranger qu’ils appelaient perpétuellement à leur secours dans leurs révoltes contre le gouvernement royal.

2). Richelieu avait compris le danger qu’une pareille attitude faisait courir non seulement à la paix publique, mais encore à l’unité nationale et à l’intégrité de la Patrie. Aussi avait-il poursuivi avec énergie et persévérance la destruction du parti huguenot. En agissant ainsi, il avait obéi non aux suggestions du fanatisme religieux, mais aux nécessités de la défense nationale dont il avait la garde ; et ce qui le prouve, c’est que, après avoir vaincu les protestants, alliés des ennemis de la France, il n’exerça contre eux aucunes représailles, leur laissant la pleine liberté de conscience et se contentant de leur enlever les privilèges que leur avait accordés l’édit de Nantes et qui les avait dressés menaçants contre la paix religieuse et l’unité française.

3). Les protestants ne voulurent pas se contenter de la liberté qui leur était laissée, et se résigner à n’être plus un parti ayant son organisation propre. Ils voulurent profiter des conspirations fomentées par Gaston d’Orléans contre Richelieu, des troubles de la Fronde, de la longanimité de Mazarin pour reprendre les privilèges qui leur avaient été enlevés. De 1630 à 1660, ils ne cessèrent de préparer des révoltes, de se tenir sur le pied de guerre en face des catholiques et du gouvernement et de négocier avec l’étranger, particulièrement avec l’Angleterre. Parfois même, ils prirent les armes, essayant de recommencer ces guerres de religion qu’Henri IV avait voulu supprimer à jamais par l’Édit de Nantes.

4). Bien loin de céder à la moindre animosité contre les protestants, le cardinal Mazarin montra à leur endroit une condescendance et une douceur beaucoup plus grandes encore que celles de Richelieu. Feignant d’ignorer les négociations de leurs chefs avec l’Angleterre, il les accabla de prévenances ; et toujours, les révoltes protestantes furent pour lui une occasion nouvelle d’affirmer son intention de faire régner en France la liberté religieuse et de respecter toutes les dispositions de l’édit de Nantes la garantissant aux réformés :

5). Et ainsi, du règne de Henri IV au gouvernement personnel de Louis XIV, nous voyons, d’une part, les huguenots sans cesse en opposition ou en révolte contre la royauté et en négociations avec l’étranger pour préparer l’écrasement du catholicisme en France par de nouvelles guerres de religion, et d’autre part, les divers gouvernements qui se succédèrent leur garantir la liberté de conscience, même quand ils leur enlevaient, après leurs défaites, leurs privilèges politiques.

Ces conclusions, Louis XIV les avait déjà tirées lorsque, à la mort de Mazarin, il décida de gouverner lui-même. Il était persuadé que les protestants ne seraient jamais des sujets soumis et que, sans cesse, ils prépareraient contre lui de nouvelles révoltes. Il pensait encore que l’élément huguenot ne se laisserait jamais assimiler dans l’unité française et que toujours il formerait un parti irréductible appelant de ses vœux l’intervention de ses coreligionnaires étrangers, ennemis de la France. C’est cette conviction fortement enracinée dans son esprit qui lui inspira le dessein bien arrêté d’en finir non seulement avec le parti protestant, mais avec le protestantisme lui-même. Estimant que les protestants ne seraient des sujets fidèles et de loyaux Français que lorsqu’ils seraient catholiques, il voulut les ramener à l’Église. L’unité religieuse par le catholicisme lui apparaissait comme l’unique moyen d’établir définitivement l’unité politique et nationale.

Il conçut ce projet dès les premières années de son gouvernement personnel. Il l’exposait lui-même à son fils dans un passage de ses Mémoires, rédigé en 1671, dans lequel il définissait la conduite qu’il tenait à l’égard des protestants depuis 1661. « Je crus, mon fils, que le meilleur moyen pour réduire peu à peu les huguenots de mon royaume était, en premier lieu, de ne les point presser du tout avec une rigueur nouvelle contre eux, de faire observer ce qu’ils avaient obtenu de mes prédécesseurs, mais de ne leur rien accorder au delà et d’en renfermer même l’exécution dans les plus étroites bornes que la justice et la bienséance pouvaient permettre. Mais quant aux grâces qui dépendaient de moi seul, je résolus, et j’ai assez ponctuellement observé depuis de ne leur en faire aucune ; et cela par bonté, non par aigreur, pour les obliger par là à considérer de temps en temps, d’eux-mêmes et sans violence, si c’était par quelque bonne raison qu’ils se privaient volontairement des avantages qui pouvaient leur être communs avec tous mes autres sujets ».

Quand il écrivait ainsi, Louis XIV était encore jeune (33 ans) et il définissait une politique qu’il avait mise en pratique dès l’âge de 23 ans. Alors, moins que jamais, « il n’avait pas le tempérament d’un persécuteur ». […]

Il est juste aussi d’ajouter 1° à la décharge du roi, que beaucoup de cruautés furent l’effet, non de sa volonté, mais de fonctionnaires courtisans croyant plaire à leur maître en exagérant ses instructions ; 2° à la décharge de l’Église, que plusieurs prélats, et non des moindres, blâmèrent la conversion par la force des huguenots et que presque tous les protégèrent contre les violences des officiers royaux.

L’un des moyens les plus violents qui aient été imaginés pour convertir de force les huguenots fut les dragonnades. Il consistait à loger les troupes de passage chez les protestants et à fermer les yeux sur les excès qu’elles commettraient chez eux, avec l’espoir que pour éviter à l’avenir les désagréments de ces logements, les plus entêtés des réformés finiraient par se convertir ; les missionnaires bottés (c’est ainsi qu’on appelait les soldats logés chez les protestants) commirent en effet des cruautés abominables. Mais il ne faut pas oublier que ces excès furent non seulement désavoués, mais punis par le roi, dès qu’il en eut connaissance.

Les dragonnades avaient été inaugurées en Poitou par l’intendant Marillac en 1681 ; les protestants s’en étaient plaints ; […] Les plaintes ayant été renouvelées, Louvois mandait, le 23 août, à Marillac : « Il n’y a rien de si contraire aux intentions de Sa Majesté que les violences qui sont énoncées (dans les plaintes des protestants) ; elle m’a ordonné de vous les adresser et de vous recommander de prendre de telles mesures qu’elles cessent absolument, désirant même que vous fassiez faire des exemples des cavaliers qui les ont commises, si vous pouvez en avoir des preuves ». Marillac n’ayant pas tenu compte de ces lettres fut révoqué en février 1682. […]

Assurément, l’histoire impartiale ne saurait approuver ni la Révocation de l’édit de Nantes, ni les mesures persécutrices qui la suivirent. En les décrétant, Louis XIV ordonna une série d’actes de violence que la charité chrétienne réprouve ; et l’expérience démontra, une fois de plus, que la foi catholique ne tire pas grand profit de ces moyens répressifs. En forçant un grand nombre de protestants à s’expatrier, le roi appauvrit la France au profit des États protestants ― l’Angleterre, la Hollande et le Brandebourg ― qui reçurent les réfugiés. Historiens protestants, libres penseurs et catholiques ont fait valoir souvent ces considérations ; nous n’y contredirons pas, car elles semblent définitivement scientifiques. »

  • le 18 octobre 1687 : les troupes françaises débarquent au Siam.
  • le 18 octobre 1748 : signature du traité d’Aix-la-Chapelle.

La France, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas signent le traité à Aix-la-Chapelle qui met un terme à la guerre de succession d’Autriche. Il aboutit à la restitution quasi-totale des territoires conquis. La Prusse garde la Silésie. Les duchés de Parme et de Plaisance reviennent au gendre de Louis XV, don Philippe. L’Angleterre redonne à la France Louisbourg, en Nouvelle-Écosse (Canada).

  • le 18 octobre 1793 : le pardon de Bonchamps.

Suite à la défaite de la seconde bataille de Cholet (voir la chronique de la veille) face aux troupes républicaines, les Vendéens commandés par Maurice d’Elbée, Henri de La Rochejacquelein et Jean-Nicolas Stofflet, réussissent tout de même à passer sur la rive gauche (sud) de la Loire, avec femmes et enfants. Presque toute l’Armée Catholique et Royale se regroupe à Saint-Florent-le-Vieil avec environ 5 000 prisonniers conventionnels, que la troupe veut exécuter. Or, le Marquis de Bonchamp, mortellement blessé a été transporté à Saint-Florent, où se trouvent 5 000 prisonniers renfermés dans l’église et il s’écrie :

« Grâce ! Grâce aux prisonniers ! Bonchamps le veut, Bonchamps l’ordonne ! ». L’ordre est finalement respecté mais les anciens prisonniers républicains recevront l’ordre de nier le geste du chef vendéen.

François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et de mœurs note, page 81 :

Charles de Bonchamps rend l’âme après avoir reçu les derniers sacrements, le 18 octobre. Voici ce qu’écrit son épouse sur l’événement :

« La religion avait jusqu’alors préservé les Vendéens de représailles sanguinaires ; mais lorsqu’on leur annonça que mon infortuné mari était blessé mortellement, leur fureur égala leur désespoir ; ils jurèrent la mort des prisonniers. Monsieur de Bonchamps avait été porté chez Monsieur Duval, dans le bas de la ville. Tous les officiers de son armée se rangèrent à genoux autour du matelas sur lequel il était étendu, attendant avec anxiété la décision du chirurgien. Mais la blessure ne laissait aucune espérance ; monsieur de Bonchamps le reconnut à la sombre tristesse qui régnait sur toutes les figures. Il chercha à calmer la douleur de ses officiers, demanda avec instance que ses derniers ordres fussent exécutés, et aussitôt il prescrivit que l’on donnât la vie aux prisonniers ; puis se tournant, vers d’Autichamp, il ajouta : « Mon ami, c’est sûrement le dernier ordre que je vous donnerai, laissez-moi l’assurance qu’il sera exécuté ». En effet, cet ordre, donné sur son lit de mort, produisit tout l’effet qu’on en devait attendre ; à peine fut-il connu des soldats que de toutes parts ils s’écrièrent : « Grâce ! Grâce ! Bonchamps l’ordonne ! ». Et les prisonniers furent sauvés.

Parmi les prisonniers, se trouvait le père du graveur et sculpteur républicain Pierre-Jean David (à ne pas confondre avec le peintre révolutionnaire Jacques-Louis David). En remerciement ce dernier lui sculptera le tombeau Bonchamps dans l’église de Saint-Florent, en 1825.

  • le 18 octobre 1797 : traité de Campoformio.

Il met fin à la Campagne d’Italie et partage la république de Venise : l’Autriche récupère l’Istrie, la Dalmatie et les bouches de Cattaro, Venise et ses possessions jusqu’à l’Adige, reconnaît l’indépendance de la République cisalpine; la France conserve les îles Ioniennes (Corfou, Zante, Céphalonie), la Lombardie et la Belgique par un article secret, l’Autriche concède également la rive gauche du Rhin.

  • le 18 octobre 1810 : Napoléon ordonne que les marchandises anglaises soient brûlées dans les ports de l’Empire.
  • le 18 octobre 1831 : la révolte des Canuts, dernière corporation selon la forme pré révolutionnaire va éclater.

Les chefs d’atelier des soieries demandent au préfet du Rhône Bouvier-Dumolart de réinstaurer un tarif minimum pour les travaux à façons des Canuts. Le tarif fixé n’est pas appliqué et le 21 novembre la révolte éclate.

  • le 18 octobre 1860 : convention de Pékin.

Après avoir occupé Pékin, Français et Anglais imposent à l’empereur manchou la signature de la convention de Pékin. Par ce traité, qui met fin à la « Seconde guerre de l’opium », le gouvernement impérial accorde des indemnités aux Occidentaux, ouvre à leurs commerçants le bassin du Yang Jikiang, concède un agrandissement de la colonie de Hong-Kong et instaure notamment la liberté de culte en Chine, afin de permettre aux missionnaires catholiques français de s’y installer.

  • le 18 octobre 1893 : décès de Charles Gounod, à 75 ans.

Charles Gounod est un compositeur français né à Paris le 17 juin 1818 et mort à Saint-Cloud le 18 octobre 1893. Animé d’un profond sentiment religieux, il laisse plusieurs Messes, et surtout son célèbre Ave Maria, d’après un prélude de Bach. Charles Gounod est surtout celui qui a écrit la Musique, acceptée par Pie IX, de l’Hymne Pontifical. Il a aussi composé une vingtaine de Messes et 3 Requiem.

 

  • le 18 octobre 1945 : création du Commissariat à l’énergie atomique.

Le CEA est institué par le GPRF, sur la proposition de Joliot et Dautry. Le but est alors de poursuivre la recherche nucléaire. Le CEA a notamment pour mission de développer les énergies nucléaires et des méthodes de retraitement, ainsi que de participer aux programmes de Défense nationale.

  • le 18 octobre 1988 : le Français Maurice Allais, reçoit le prix Nobel d’économie pour ses travaux sur la théorie des marchés.
  • le 18 octobre 2000 : un homme politique condamné.

La cour de cassation confirme la condamnation de l’ancien président du conseil général de l’Essonne, Xavier Dugoin, à un an d’emprisonnement ferme et trente-huit mille euros d’amende pour avoir soustrait mille deux cents bouteilles d’alcool dans les caves du conseil général et les avoir revendues pour deux cent cinquante mille francs (trente-huit mille euros). Le Conseil Constitutionnel décide donc, le 18 janvier 2001, sa déchéance en tant que Sénateur.

Un exorciste : Malheureusement, la prière d’exorcisme du rituel du baptême a été supprimée dans le nouvel ordo

À 25 ans, Grégory Lacroix se retrouve à la tête d’une discothèque au bord du dépôt de bilan. Chaque samedi soir, ses clients défient la mort par l’alcoolisation excessive, le sexe débridé, l’hyperviolence, la consommation de stupéfiants, des comportements suicidaires. Les repères moraux de Grégory vacillent. Un soir, dans une détresse complète, il crie vers Dieu. Soudain, la fréquentation de sa discothèque explose. Mais les calamités s’enchaînent et des phénomènes inexpliqués surviennent. Y aurait-il un lien avec son ancienne compagne dont l’entourage pratique l’occultisme ? Un nouveau combat spirituel commence alors, conduisant Grégory à recourir aux exorcismes pour vaincre une malédiction palpable. C’est pour lui le début d’une nouvelle vie, un chemin de rédemption. Il témoigne de son parcours dans un ouvrage sur Le Monde de la nuit, comment j’ai échappé à la pègre, à la drogue et à la sorcellerie.

Rencontrant un prêtre exorciste, celui-ci lui explique :

Il y a des liens maléfiques qui se transmettent de génération en génération. Il est important de les casser au nom de Jésus-Christ, comme on casse les éventuelles malédictions par une prière de libération. Malheureusement, la prière d’exorcisme du rituel du baptême a été supprimée après Vatican II. C’est dommage, car il y a des liens générationnels qui demeurent et perturbent la vie de certaines personnes. Quand la médecine ne peut pas les soigner, je vérifie s’il n’y a pas de blocages, comme cela arriver chez des personnes stériles. Rétablir l’harmonie par l’amour en suppliant Notre Seigneur de laver dans son très précieux sang les péchés de nos ancêtres et de lever leurs conséquences en réparation anéantit des influences diaboliques sur une famille et ses descendants.

Journée européenne contre la traite des êtres humains : et la pornographie ?

Le 18 octobre a lieu la 15e Journée européenne contre la traite des êtres humains. Pour le chercheur Nicolas Bauer, certains excès de la pornographie pourraient l’assimiler à une forme de traite, laquelle est interdite par le droit international. Il écrit dans Le Figaro :

La production pornographique est souvent critiquée lorsqu’elle est accessible aux enfants ou génère des addictions. Il est en revanche plus rare que l’on s’intéresse de près à la condition de ceux que l’on appelle maintenant les «travailleurs du sexe». En avril 2021, le leader français du «porno» Dorcel a cherché à promouvoir une «Charte déontologique de la production X», visant à fixer un cadre protégeant ces personnes. Il s’agissait alors de faire oublier la mise en examen de producteurs et collaborateurs de Dorcel pour viol, proxénétisme aggravé et traite d’êtres humains aggravée, trois mois après une enquête similaire visant le site «Jacquie et Michel».

Au-delà de ces plaintes d’actrices, des associations féministes comme le Mouvement du Nid dénoncent l’existence d’un problème systémique de traite d’êtres humains dans l’«industrie du sexe». Pour lutter contre la traite, un cadre juridique complet s’est développé ces deux dernières décennies, au niveau international, puis européen. Néanmoins, son potentiel contre les excès de la pornographie est largement sous-exploité, car il se heurte à un tabou. Il n’est pas exagéré d’affirmer que la pornographie est la grande oubliée de la réflexion juridique et politique sur la traite des êtres humains.

Les premiers efforts internationaux contre la traite visaient à protéger les femmes de la prostitution. Ainsi, en 1910, une convention internationale réprimant la «traite des blanches» était signée à Paris. D’autres ont suivi durant les décennies suivantes, élargissant peu à peu la question à toutes les formes de trafic sexuel, puis à partir de 2000 à toutes les situations de traite d’êtres humains. Pour autant, le cas de traite le plus répandu dans le monde occidental reste le trafic sexuel et c’est toujours sur la prostitution que se focalise la lutte contre la traite. Il faut dire que le droit international interdit explicitement «l’exploitation de la prostitution d’autrui» (proxénétisme).

Il existe une profusion de rapports des instances des Nations unies et du Conseil de l’Europe sur la traite des êtres humains, en particulier la prostitution, mais aucun ne s’intéresse de près à la pornographie. Pourtant, prostitution et pornographie ont plusieurs points communs. Dans les deux cas, les corps sont loués, en échange d’argent, pour le plaisir d’autrui. Pornographie vient du grec πόρνη [pórnê], qui veut dire « prostituée » ; il n’est d’ailleurs pas rare que les actrices pornographiques se prostituent ou aient été prostituées par le passé. Certaines activités, comme celle des «camgirls», correspondent à la fois à de la prostitution et à de la pornographie. Le sociologue Sonny Perseil va jusqu’à qualifier la pornographie en général de «prostitution filmée».

Quoi qu’il en soit, au moins pour une part, l’industrie de la pornographie pratique la traite d’êtres humains, au sens du droit international. En effet, la définition de la traite est large et inclut de nombreuses situations. Recruter une personne, en abusant de sa position de vulnérabilité ou en lui offrant des paiements, dans le but de l’exploiter sexuellement, cela correspond à de la traite. C’est courant dans le commerce du sexe et, en ce sens, le producteur pornographique ne se distingue pas du proxénète. Le premier est pourtant mieux perçu que le second, car la pornographie a gagné la bataille de l’image : ce serait un genre cinématographique, avec des acteurs.

La «Charte déontologique de la production X», précitée, vise à moraliser la pornographie. Elle tente de prendre en compte les nombreux témoignages d’anciennes actrices pornographiques, victimes d’humiliations, de violences et de viols, et gardant des séquelles physiques et psychotraumatiques. Le respect du consentement et de l’«intimité» des acteurs pornographiques est au cœur de cette Charte. En particulier, le contrat signé par l’acteur doit lister précisément les prestations sexuelles à fournir. Cette approche du «consentement» est toutefois douteuse, car le principe même du contrat implique que le producteur puisse se retourner contre l’acteur qui refuserait une pratique sexuelle acceptée d’avance.

De tels principes déontologiques ne suffisent pas à garantir l’élimination de toute traite d’êtres humains dans la pornographie. De fait, les moyens de la traite que nous avons cités – abus d’une situation de vulnérabilité ou offre de paiements – visent justement à obtenir un consentement de la personne. Or, le droit international est très clair : le consentement d’une victime de la traite aux pratiques qu’elle subit n’a aucune valeur. Autrement dit, consentir à être l’objet de la traite ne supprime pas la traite elle-même, et celle-ci reste donc interdite par les traités internationaux.

Plus fondamentalement, le consentement n’est pas la garantie que la personne soit réellement libre, ni que sa dignité soit respectée. Même à notre époque où l’autonomie individuelle est sacralisée, il est admis que lorsqu’une personne consent à un acte objectivement contraire à sa dignité, la société a le devoir de la protéger en l’empêchant de se dégrader. Lorsqu’en France le Conseil d’État a approuvé l’interdiction du lancer de nains, en 1995, les «nains volants» étaient consentants à cette pratique, contre rémunération. C’est au nom du respect pour la dignité humaine que le lancer de nains a été interdit et personne n’envisage aujourd’hui de le réintroduire dans les bars et discothèques.

Au-delà du consentement, il y a ainsi la dignité de chaque personne, de chaque corps, que la société doit protéger. Le consentement est propre à chaque individu, subjectif, alors que la dignité est objective, intrinsèque, inhérente à la personne humaine parce qu’elle est humaine.

Lutte contre la fraude aux prestations sociales : la majorité présidentielle cherche à enterrer le sujet

Mercredi 13 octobre, en commission des finances de l’Assemblée nationale, plusieurs députés ont déploré que le gouvernement ainsi que sa majorité parlementaire, restaient très inertes par rapport à la question des fraudes aux prestations sociales alors même que le rapport rendu dans le cadre de la commission d’enquête, présidée par Patrick Hetzel à ce sujet, en fin d’année 2020, faisait de nombreuses propositions pour lutter efficacement contre ces fraudes.

Patrick Hetzel a ainsi interpellé les deux rapporteurs du projet de loi de finances de la sécurité sociale à ce sujet. Il leur a demandé pourquoi systématiquement tous les amendements qui abordent cette question sont déclarés irrecevables et ne peuvent donc même pas être débattus. De même, il leur a demandé à quel moment la majorité présidentielle comptait enfin traiter de cette question loin d’être anodine pour nos finances publiques.

Eric Zemmour : “Certains m’accusent de vouloir provoquer une « guerre civile ». Mais la violence aveugle est déjà là”

Retrouvez l’intervention d’Eric Zemmour à Nîmes, un an exactement après l’assassinat de Samuel Paty :

Certains m’accusent de vouloir provoquer une « guerre civile ». Mais la violence aveugle est déjà là : un professeur. Décapité. En pleine rue. En France !

En France, on doit vivre à la française. Ce n’est pas la France qui doit faire des accommodements raisonnables avec l’islam. C’est l’islam qui doit faire des accommodements raisonnables avec la France.

Nos adversaires nous reprochent d’être obsédés par le passé ? Ils se trompent. C’est bien l’avenir qui nous inquiète.

Nos dirigeants de droite veulent des mesures concrètes ? Qu’ils commencent par avoir du courage !

Primum non nocere – Le Film (continuité documentaire Hold-up)

Le film documentaire qui fait suite à Hold-up.

Prostitution et pornographie : des formes de traite d’êtres humains ?

Le 18 octobre est la journée européenne contre la traite des êtres humains. Le mode de traite le plus répandu dans le monde occidental est le trafic sexuel et c’est souvent sur la prostitution que se focalise la lutte. Qu’est-ce que la traite du point de vue juridique ? Est-ce que la prostitution est toujours une forme de traite ? Qu’en est-il des autres formes de marchandisation du corps, comme la pornographie ? Emission de RCF avec Nicolas Bauer, chercheur associé à l’ECLJ.

18 consulats algériens en France

Mercredi 13 octobre, lors du Forum du journal El Moudjahid consacré au massacre imaginaire du 17 octobre 1961, l’ambassadeur d’Algérie en France, Mohamed Antar Daoud, s’est adressé à la diaspora algérienne. Il a estimé que posséder plusieurs nationalités devait « constituer un atout » pour le peuple. 

« Il nous appartient de faire en sorte que ceux qui veulent investir en Algérie ne soient pas confrontés à un parcours du combattant ». 

Mohamed Antar Daoud a appelé ses ressortissants installés en France à « intervenir » dans la politique française :

 « Il est inadmissible que l’Algérie, qui possède la plus grande communauté étrangère en France avec dix-huit consulats, ne puisse pas constituer un levier de commande pour intervenir non seulement dans la politique algérienne, mais (aussi) au niveau de la politique française. »

Une logique de colonisation ?

Etre dans une logique de connexions, de réseau, de mutualisation des forces et des expériences

Olivier Bault a interrogé Marion Maréchal pour le Visegrád Post le 1er octobre à Varsovie. Extraits :

Vous dites que l’Institut de sciences sociales, économiques et politiques (ISSEP), que vous avez fondé à Lyon et que vous dirigez, est un pôle de résistance  intellectuelle où se pratique la liberté d’expression. Cela ressemble beaucoup à la revendication du Collegium Intermarium, cette nouvelle université d’Europe centrale créée en Pologne et où vous êtes venue participer à la conférence d’inauguration, pour sa première rentrée universitaire. Peut-on dire que l’ISSEP et le Collegium Intermarium sont deux îlots de liberté intellectuelle dans des sociétés connaissant une dérive totalitaire ?

Oui, on peut le dire, et l’objectif affiché de nos deux écoles est d’être une réponse et une alternative à un phénomène malheureusement de plus en plus prégnant dans le monde universitaire, que ce soit en Pologne ou en France. Cela se manifeste premièrement par une homogénéité intellectuelle, un conformisme intellectuel plus exactement, et deuxièmement par un sectarisme qui frôle parfois le terrorisme intellectuel. Il est en effet rare qu’une semaine ne passe en France sans qu’il y ait une polémique sur des enseignants menacés, marginalisés, ou mis au ban, ou des conférences perturbées voire annulées, ou encore des syndicats étudiants qui mettent la pression sur des universités pour faire avancer un agenda militant souvent très radical. On voit de nombreux établissements – pas tous, heureusement – se faire les relais zélés d’un certain nombre d’idéologies. Je pense notamment aux idéologies LGBT, néo-féministes, de la cancel culture, du wokisme, et, en France, de l’immigrationnisme. Parfois, comme à Sciences Po et à la Sorbonne, on crée même des programmes dédiés à ces idéologies, notamment sur les gender studies.

Il y a une véritable prise en otage des étudiants qui, la plupart du temps, n’osent même pas manifester une contradiction parce qu’ils pourraient être l’objet au mieux d’une critique et au pire de menaces. Ainsi, par exemple, à l’Université Lumières Lyon 2, un étudiant en études politiques qui avait dénoncé sur les réseaux sociaux le politiquement correct et l’absence totale de contradiction et de différences de points de vue dans ses cours a été insulté et physiquement menacé sans que jamais la direction ne prenne position et ne prenne son parti.

Face à cela, et face à la baisse du niveau – car les deux vont de pair malheureusement –, je pense en effet que le Collegium Intermarium et l’ISSEP ont voulu créer un petit îlot de résistance, un sanctuaire dans lequel on renoue avec le rôle historique de l’université qui est d’abord la recherche de la vérité et la transmission du savoir.

En Pologne, le Collegium Intermarium a obtenu un financement privé pour son lancement, il a derrière lui l’Institut pour la Culture du droit Ordo Iuris, qui est une association d’avocats et juristes à sensibilité conservatrice très connue et très active dans ce pays, il a le soutien au moins moral du gouvernement, à défaut pour le moment d’un soutien financier, et il y aura même aujourd’hui à la conférence d’inauguration plusieurs secrétaires d’État, dont l’un est rattaché au ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur. En France, en revanche, l’ISSEP semble plutôt ostracisé par les pouvoirs publics et le monde de l’enseignement supérieur…

La première différence notable entre nos deux pays, c’est que les conservateurs ne sont pas au pouvoir en France. J’imagine que le gouvernement polonais regarde avec bienveillance ce type d’initiatives. Ce serait d’autant plus logique que l’actuel ministre de l’Éducation polonais devait au départ, avant d’être appelé à rejoindre le gouvernement Morawiecki, participer à ce projet. J’imagine donc qu’il y a une certaine synergie, ce que je leur souhaite.

Dans notre cas, pour dire les choses simplement ce sont les libéraux-progressistes qui sont au pouvoir. Notre école n’est évidemment pas regardée d’un bon œil par la gauche et par le pouvoir en place. Nous n’avons pas de subventions publiques, mais après quatre ans d’existence notre corps enseignant comprend une cinquantaine d’intervenants dont un nombre significatif enseigne à l’université publique et n’a pas peur d’assumer et revendiquer le fait d’être aussi à l’ISSEP, ce qui montre que les choses bougent un peu. Nos enseignants enseignent uniquement dans une matière, d’où leur nombre, et comme nous formons à la fois aux sciences politiques et au management, il y a aussi parmi eux des chefs d’entreprises, des journalistes, des hauts fonctionnaires, des officiers, des juristes, des avocats, sans parler des contributeurs du Centre d’analyse et de prospective, qui est notre centre de recherche à l’origine de nos publications.

Nos étudiants progressent et nous arrivons petit à petit à une crédibilité académique. Cela a certes été plus compliqué pour nous au départ mais je constate aujourd’hui que nos étudiants arrivent tous à trouver des stages, parfois même dans des grandes entreprises françaises, et tous se sont insérés professionnellement sans difficulté notable. Il y a autour de l’ISSEP tout un écosystème d’associations, d’entreprises, de collectivités, qui sont aussi un soutien et qui sont les réceptacles prioritaires. Avec cette logique de réseau, nous avons très largement compensé les difficultés qu’on pouvait avoir en n’étant pas soutenus par le pouvoir en place, et nous formons aujourd’hui une centaine d’étudiants chaque année dont une trentaine en master et environ soixante-dix en formation continue.

[…]

Pensiez-vous, avant d’avoir entendu parler du Collegium Intermarium, que la Pologne aussi avait besoin d’un îlot de résistance intellectuelle dans l’enseignement supérieur ? Cela vous surprend-il ?

Non, cela ne me surprend pas tellement parce qu’on se rend compte que, même dans les pays où les conservateurs sont au pouvoir, l’éducation en général et l’enseignement supérieur en particulier restent malgré tout la chasse gardée de la gauche. Le combat culturel a été pendant longtemps perdu. Chez nous, auparavant c’étaient les trotskistes qui tenaient tout cela, aujourd’hui c’est partout une forme de néo-marxisme puisqu’on a remplacé la lutte des classes par la lutte des races ou la lutte des sexes. On a changé la nature des dominants et des dominés, mais la dialectique, le raisonnement et, à certains égards, les méthodes, restent les mêmes : on ne débat pas, on guillotine.

Face à cette gauche néo-marxiste, chez la jeune génération de conservateurs – l’équipe du Collegium Intermarium est jeune, elle aussi, ce sont des gens âgés de 30 ou 40 ans, comme à l’ISSEP –  on voit cette volonté de travailler ensemble en dépassant nos éventuelles divergences afin d’être dans une logique de connexions, de réseau, de mutualisation des forces et des expériences. C’est très intéressant parce que c’est nouveau et cela prend de l’ampleur. Quand j’avais été au CPAC, cette grand-messe des conservateurs américains, j’avais été frappée par la logique de réseau de ces milieux outre-Atlantique, dans toute leur diversité. Il y a chez eux cette logique de solidarité et cette volonté de chasser en meute comme le fait très souvent la gauche. En France, nous n’avons pas du tout cette culture-là, mais il me semble que c’est moins vrai ailleurs en Europe.

[…]

Vous avez fondé l’ISSEP dans une perspective de long terme. Cependant, à Budapest, vous avez fait part de vos craintes liées à l’immigration de masse et à l’islamisation de la France. Ne craignez-vous pas que, avant que votre école puisse avoir un impact positif sur la composition et l’état des élites françaises, il ne soit déjà trop tard pour la France ?

Il est évident que le combat culturel et éducatif est un combat de long terme. Nous ne sommes pas dans l’instantanéité médiatique. C’est d’ailleurs pour cela que beaucoup s’en détournent : on veut des résultats tout de suite. Je pense que c’est une erreur. L’histoire est écrite par les minorités agissantes. Par conséquent, il faut la former, cette minorité. Il n’est jamais trop tard pour essayer. La philosophe Simone Weil affirmait que le déracinement détruit tout sauf le besoin de racines. Des écoles comme les nôtres répondent à ce besoin de racines. Et puisque nous répondons à un besoin, je pense que nous allons nous développer très vite. Je suis plutôt optimiste de ce point de vue-là même si nous en sommes encore à un stade où nous semons les graines. Nous verrons les fruits d’ici quelques années. […]

La mobilisation se poursuit devant Notre-Dame du Travail (Paris 14e) pour le retour de la messe traditionnelle

Le collectif Paris Tradition 14e communique :

En ce 21ème dimanche après la Pentecôte, les fidèles étaient à nouveau au rendez-vous devant l’église Notre-Dame du Travail pour égrener leurs trois chapelets en lieu et place de la messe traditionnelle (missel de 1962) supprimée par décision de Mgr Aupetit suite à la publication du Motu proprio Traditionis custodes du pape François. Ce Rosaire était récité pour l’unité de l’Eglise catholique et la restauration de la messe traditionnelle dans le diocèse de Paris.

A l’issue du Rosaire, les fidèles ont pu échanger sur les dernières initiatives, notamment l’extension des chapelets devant les bureaux de l’archevêché de Paris 10 rue du Cloître Notre-Dame. Des veilleurs prieront désormais les lundis, mardis et jeudis entre 13h et 14h.

St-Georges de La Villette

Les fidèles ont aussi évoqué la visite de Mgr Thibault Verny à la paroisse St-Georges de La Villette (19e) où la messe traditionnelle était célébrée 3 fois par semaine avant son interdiction en septembre. Fait notable, Mgr Verny a accepté de rencontrer les paroissiens après la messe d’installation du nouveau curé. Les fidèles attachés à la forme extraordinaire ont saisi l’occasion pour demander au prélat le rétablissement des célébrations dans la paroisse. Ce à quoi Mgr Verny a dit qu’il en parlerait à Mgr Aupetit. Les fidèles de l’est parisien ont apprécié l’attitude cordiale de Mgr Verny lors de sa visite. Rappelons qu’il y a deux semaines, lors de l’installation du curé de la paroisse St-Eugène – Ste-Cécile, Mgr Verny était resté confiné 45 minutes dans la sacristie avant de fuir par une porte dérobée afin d’éviter de rencontrer les fidèles. Un comportement qui avait stupéfait et consterné au-delà du cercle des paroissiens de St-Eugène.

Rosaire dimanche 24 octobre

La récitation du Rosaire sera reconduite à Notre-Dame du Travail dimanche 24 octobre à 18h. Les fidèles parisiens attachés à la Tradition sont invités à se joindre aux paroissiens de Notre-Dame du Travail pour un, deux ou trois chapelets selon leur possibilité.

De plus, le collectif invite les fidèles à se rendre ou à s’unir par la prière aux chapelets organisés pour la défense de la messe traditionnelle à la Basilique Ste-Clotilde (7e) lundi à 12h45, devant l’archevêché 10 rue du Cloître Notre-Dame (4e) entre 13h et 14h (L-M-J), mercredi au départ de l’église St-François-Xavier (7e) à 19h15, et samedi devant la nonciature apostolique (16e).

Ad Majorem Dei gloriam.

Collectif Paris Tradition 14e (Le collectif Paris Tradition 14 rassemble les fidèles attachés à la liturgie traditionnelle de l’Eglise Catholique des paroisses Notre-Dame du Travail, St-Dominique, St-Pierre de Montrouge.)

Éric Zemmour doit rencontrer en début de semaine Jean-Frédéric Poisson pour discuter des contours d’une possible alliance

Jean-Frédéric Poisson a été interrogé dans Le Point :

Avez-vous formellement décidé de retirer votre candidature, et de soutenir Éric Zemmour ?

Il faut d’abord qu’il soit candidat, et j’ai émis deux souhaits sur lesquels nous devons nous entendre de manière formelle : la prise en compte des fragilités, et la constitution de cette formation politique que nous appelons de nos vœux. Nous devons nous voir en début de semaine. Je ne doute pas que ces deux points seront satisfaits.

Les candidatures antérieures, adoptant une ligne conservatrice similaire, ont rassemblé dans le passé très peu d’électeurs. Qu’est-ce qui vous fait penser que ce sera différent cette fois ?

Les circonstances ont évolué depuis 2017. À l’époque, les Français ont manifesté une forte volonté de changer de têtes, de voir le paysage politique renouvelé. Ça explique le succès de François Fillon à la primaire de la droite, mais aussi le retrait de François Hollande et le sort qu’a connu Emmanuel Macron. Mais ce vent de dégagisme a aussi balayé les grandes questions qui se posaient alors à la société française, et qui ont été très peu abordées pendant la campagne présidentielle. La question européenne n’a quasiment pas été évoquée. Le traitement de la pauvreté non plus, puisque le candidat socialiste qui devait la porter s’est retrouvé dans le trou. Or ces questions, pour moi, demeurent essentielles – j’ai été le premier à porter, et depuis dix-huit ans, la question du revenu universel. Ce qui fait le succès d’Éric Zemmour aujourd’hui, par contraste, c’est justement qu’il prend à bras-le-corps des sujets dont les Français considèrent qu’ils sont importants, et que les autres candidats ont abandonnés, ou s’apprêtent à ne pas traiter : l’insécurité, l’immigration, la place de la France dans le monde et en Europe, les relations étrangères… Il impose ces thèmes dans le débat, et ça plaît.

Il n’est pourtant pas le seul à porter ces sujets, qui sont au cœur des discours des candidats à la primaire de la droite, et de Marine Le Pen…

Mais quelle crédibilité ont des candidats qui ont porté toute leur vie l’idée que l’Europe est formidable et que la France ne connaîtra jamais d’autre horizon ? Le discours de LR s’adapte aux circonstances. Valérie Pécresse et Michel Barnier se sont récemment convertis à une maîtrise des flux migratoires et une fermeture des frontières, mais aucun d’entre eux ne remet en cause les accords de Schengen, aucun ne remet en cause des quotas de la Commission européenne. Comment feront-ils ? Cela pose un problème de cohérence. À l’inverse, Éric Zemmour donne l’impression, sinon l’assurance, qu’il n’oubliera pas de traiter les sujets une fois qu’il sera arrivé aux affaires.

Quant à Marine Le Pen, elle a abandonné certains de ses points forts. Elle ne veut plus que la France sorte de la Cour européenne des droits de l’homme, ni de l’euro, ni de Schengen… Je ne vois pas comment elle pourrait appliquer son programme sans remettre tout cela en cause.

Marine Le Pen veut inscrire dans la Constitution la supériorité du droit français sur le droit international. Éric Zemmour, qui n’entend pas non plus sortir de l’euro, dit exactement la même chose…

Ça me paraît moins clair… Il me semble que la réflexion sur une monnaie commune est indispensable. On ne peut pas faire autrement que d’imaginer l’existence de deux devises, des économistes très sérieux y travaillent. Reste que je comprends que ce sujet paraisse aujourd’hui secondaire. Éric Zemmour accorde la priorité aux enjeux de civilisation, qui sont LA question posée à la France aujourd’hui. Les Français ont le sentiment d’être dépossédés, et redoutent de voir disparaître ce qu’ils ont aimé. Cela ne peut pas être ignoré, et ce n’est pas avec des mesures de gestion qu’on réglera ce problème ! Même si, je tiens à le souligner, fermer les frontières et mieux contrôler les flux migratoires ne suffira pas à rendre les gens plus heureux. Car ça ne règle pas les conditions de travail qui fabriquent des burn-out en série ; ça ne règle pas la non-prise en compte des personnes handicapées ou autistes là où elles ont besoin d’aide ; ça ne règle pas la confortation des familles comme socle de la vie sociale, quelles qu’elles soient ; ça ne règle pas la question de l’absence des parents du phénomène scolaire ; ça ne règle pas la question de la répartition des richesses… Rien de tout cela n’est lié au phénomène de l’immigration. Or ce sont aussi des questions de civilisation.

Eric Zemmour a très peu développé ces thèmes. Pensez-vous qu’il pourra les porter ?

Je pense qu’il est prêt à le faire, même si ces sujets ne font pas forcément partie de sa vision spontanée de la France, et de ce qu’il faut en faire. Il confie d’ailleurs assez honnêtement avoir besoin d’aide pour réfléchir et comprendre le monde du travail, par exemple. Nous partageons, Éric et moi, des origines modestes, et le fait d’avoir connu la précarité. Nous savons ce que c’est. Le temps viendra où cela devra s’incarner dans des visions et des mesures concrètes.

Lorsque vous concouriez à la primaire de la droite en 2016, vous promettiez la fin du mariage pour tous et la division par deux du nombre d’avortements, des positions très minoritaires dans la société française. Attendez-vous d’Éric Zemmour qu’il les soutienne ?

Non, il y a d’autres priorités pour la France aujourd’hui, et cela ne me paraît pas susceptible de mobiliser. Mes convictions n’ont pas changé, mais d’autres voies peuvent être explorées : revoir les aides financières accordées aux familles, soutenir les parents dans le cadre de leur responsabilité d’éducateurs, repenser l’organisation sociale et économique à travers le prisme de la vie quotidienne des familles, en termes de transport, d’organisation du travail…

En 2017, vous aviez tenté, avec Nicolas Dupont-Aignan et Emmanuelle Ménard, de construire cette « union des droites » qu’Éric Zemmour espère réaliser. Cela s’est soldé par un échec cuisant. Aujourd’hui, Nicolas Dupont-Aignan refuse cette alliance. Qui allez-vous rassembler ?

Si les partis politiques hésitent, il y a des millions de Français qui le veulent ! Notre électorat attend cela depuis longtemps. Personne ne peut forcer le président de Debout La France, mais je constate que ses cadres nous rejoignent. Aujourd’hui, le terme « union des droites » ne me semble d’ailleurs plus approprié. Est-ce que les Gilets jaunes étaient un mouvement de gauche ou de droite ? Les syndicalistes aujourd’hui, que sont-ils ? Ce qui m’intéresse, c’est de rassembler les personnes qui ont la volonté de redresser le pays. […]

La musique sacrée adoucit-elle les moeurs ?

Aymeric Pourbaix reçoit, pour parler du chant grégorien, l’abbé Guillaume Antoine, vicaire de la paroisse de Granville et organiste, président de l’association Collegium Jubilans (promotion de la musique et des arts sacrés et liturgiques au sein de la liturgie), Anne Guyard, organisatrice des rencontres grégoriennes, Vianney Chatillon, directeur de l’Académie Musicale de Liesse, et Véronique Jacquier :

C’est arrivé un 17 octobre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 17 octobre : fête de Sainte Marguerite-Marie Alacoque.

Née le 22 juillet 1647 à Verosvres en Bourgogne, Marguerite Alacoque est attirée par la vie religieuse dès l’âge de cinq ans et dès neuf ans, elle s’inflige de sévères mortifications avant d’être paralysée. Pendant son adolescence, le Christ lui apparaît. Malgré sa santé fragile elle entre au Monastère de la Visitation de la Très Sainte Vierge Marie, ou Visitandines, ordre fondé par Saint François de Sales et Sainte Jeanne de Chantal.

En 1689, le Christ lui apparaît et lui délivre ce message :

«Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et les mépris qu’ils ont pour moi dans ce sacrement d’amour. »

  • Le premier message s’adresse au Roi :

Il [le Christ] désire entrer avec pompe et magnificence dans la maison des princes et du Roi, pour y être honoré, autant qu’il y a été outragé, méprisé et humilié en sa passion ” Mais plus spécifiquement à Louis XIV :<< Fais savoir au fils aîné de mon Sacré-Cœur que, comme sa naissance a été obtenue par la dévotion aux mérites de ma sainte enfance, de même il obtiendra sa naissance de grâce et de gloire éternelle par la consécration qu’ il fera de lui-même à mon cœur adorable qui veut triompher du sien et, par son entremise, de celui des grands de la terre. “

  • Le deuxième message : ” Le Père Éternel voulant réparer les amertumes et angoisses que l’adorable Cœur de son divin Fils a reçues dans la maison des princes de la terre veut établir son empire dans le cœur de notre Grand monarque, duquel il veut se servir pour l’exécution de ses desseins. “

Le Roi est fils aîné du Sacré-Cœur en qualité de chef d’État de même que la France est fille aînée de l’Église.

  • Le troisième message demande au Roi : “d’être peint sur ses étendards et gravé sur ses armes pour le rendre victorieux de tous ses ennemis, en abattant à ses pieds les têtes orgueilleuses et superbes, afin de le rendre triomphant de tous les ennemis de la Sainte-Eglise “.
  • Le quatrième message est : de “faire construire un édifice où sera le tableau de ce divin Coeur, pour y recevoir la consécration et les hommages du Roi et de toute la cour. Dans cet édifice le chef de la nation française reconnaîtra l’empire du divin Coeur sur lui-même et la nation, il proclamera sa royauté, se dira lieutenant du Christ “.

Elle est aidée par Saint Claude de La Colombière (cf. les chroniques des 15 février et 17 juin) pour faire connaître la dévotion au Sacré Cœur. Elle meurt épuisée par les mortifications, le 17 octobre 1690 et est béatifiée en 1864 par le Bienheureux Pape Pie IX, puis canonisée en 1920 par Benoît XV.

  • le 17 octobre 532 : décès du pape Boniface II.

Il est enterré à St-Pierre de Rome.

  • le 17 octobre 1037 : dédicace de la Cathédrale de Chartres.

Il s’agit de la cathédrale romane qui avait été commencée par l’évêque Fulbert en 1020.

« La dédicace d’une église est une cérémonie liturgique particulièrement importante qui voue un édifice aux rencontres sacrées de l’Alliance en Dieu et l’Humanité. Elle se fait en présence de la quasi-totalité de la communauté ecclésiale, soit tous les fidèles possibles autour de l’évêque, de ses prêtres et de ses diacres.

On vient en procession jusqu’à l’édifice que l’on doit consacrer ; les portes en sont ouvertes solennellement. L’évêque bénit l’eau destinée à l’aspersion du peuple présent, des murs intérieurs et de l’autel de l’église : c’est comme un baptême. Après le Gloria et la Collecte, l’évêque prend un lectionnaire, le montre au peuple en disant : « Que toujours résonne en cette demeure la Parole de Dieu ; qu’elle vous révèle le Mystère du Christ et opère votre salut dans l’Eglise ».

Après le Credo, les litanies des Saints tiennent lieu de Prière universelle : l’Église de la terre se joint à l’Église du ciel. Des reliques de martyrs et d’autres saints sont alors scellées dans l’autel, en signe de l’unité du Corps mystique dans le Christ. Suit la grande prière de dédicace, admirable condensé de tout le mystère de l’Église et de la liturgie. Comme pour une confirmation, vient le rite de l’onction des cinq croix de l’autel ainsi que de toute la table d’autel, puis des douze (ou quatre tout au moins) croix de consécration de l’église ; cette onction se fait avec le saint chrême.

On fait alors flamber de l’encens sur l’autel, en signe de la prière qui devra continuer à monter vers Dieu dans cette église, la remplissant de la bonne odeur du Christ (2 Co, 2, 14-16) ; l’on encense l’assemblée, temple vivant dont l’autre est le signe. Des nappes sont mises sur l’autel, manifestant qu’il est la table du sacrifice eucharistique ; on allume des cierges, auprès de l’autel ou sur l’autel, et devant chacune des croix de consécration, puis toutes les lampes possibles, en symbole du Christ qui est la Lumière du monde (Jn 8, 12 ; 9, 5). Le sacrifice eucharistique est finalement le rite essentiel de la dédicace. Après la communion, l’évêque inaugure solennellement la réserve eucharistique : rendu présent par le sacrifice de la messe, le Christ va désormais demeurer parmi les siens.» *

* Tiré du site internet : liturgiecatholique.fr.

  • le 17 octobre 1244 : défaite des chevaliers Croisés à Forbie.
  • le 17 octobre 1260 : consécration de la Cathédrale de Chartres.

L’incendie de 1194 a détruit les trois quarts de la ville. A partir de 1210, et grâce à de nombreux dons, la reconstruction a commencé, et en 1260, la cathédrale est consacrée.

  • le 17 octobre 1404 : élection du pape Innocent VII.
  • le 17 octobre 1534 : affaire des placards.

Dans la nuit du 17 au 18 octobre, des protestants posent, à Paris et à Amboise, jusque sur la porte de la chambre royale, des placards attaquant la conception catholique de l’eucharistie et de la messe.

Voici comment rectifie Jean Guiraud dans Histoire Partiale, Histoire Vraie (Editions Beau-Chesne-Croit, Tome 2 Page 205 et 206)

« Cette confiance [accordée par le Roi François 1er] poussa les protestants à de nouvelles violences. «Fort maladroitement, dit un de leurs amis, M. Lemonnier, ils reprirent l’offensive. Il y avait en effet en France un parti de religionnaires très passionnés qui n’admettaient plus aucune transaction avec le catholicisme. Ils correspondaient avec les exaltés de Strasbourg et de Bâle ; ils accusaient de défection les modérés de France et d’Allemagne ; ils déclaraient n’avoir aucune confiance dans le roi et ils étaient devenus incapables d’écouter un conseil de prudence. Peut-être aussi, quelques-uns voulaient-ils empêcher les tentatives de conciliation entre les deux religions dont le bruit courait toujours ».

Ces fanatiques recommencèrent la série des provocations protestantes. Dans la nuit du 17 au 18 octobre, ils affichèrent à Paris et en province des placards violents contre les catholiques. Ils y traitaient de menteurs et blasphémateurs « le pape et toute sa vermine de cardinaux, d’évêques et de prêtres, de moines et autres cafards, diseurs de messes et tous ceux qui y consentent », et annonçaient « que leur règne serait détruit à jamais ». Les pamphlétaires huguenots prêchaient la destruction du catholicisme et demandaient à François 1er de la proscrire, à l’exemple de princes luthériens de l’Allemagne ses alliés.

En l’eaue, en l’eaue, ces fols sédicieux !

Le roy leur est un peu trop gracieux ;

Que n’a-t-il mis à bas ces sectes folles

En l’eaue ?

Viens voir, viens voir la bête sans raison (l’Église catholique).

Viens tôt la voir avec sa triple crête (tiare)

Non chûte (tombée) encor, mais de tomber bien prête.

Ainsi s’exprimait Marot sur le catholicisme ! De son côté, Calvin, le fondateur du protestantisme français, dédiait à François 1er lui-même l’ouvrage qu’il venait de composer pour combattre la doctrine catholique et définir la doctrine protestante, les Institutions de la religion chrétienne.

Quel but poursuivait le grand réformateur en dédiant au roi très chrétien le manifeste et la confession de la nouvelle religion, et quelle était son intention ? Voulait-il le braver hardiment ? Le ton respectueux de la dédicace ne permet pas de le croire. Les auteurs de la France protestante prétendent que Calvin a voulu répondre aux calomnies dont sa doctrine avait été l’objet de la part des catholiques et dont François 1er s’était fait l’écho dans ses lettres à ses alliés, les princes réformés d’Allemagne. Dans ce cas, Calvin aurait écrit une apologie comme celles que saint Justin et les apologistes chrétiens du IIe et du IIIe siècle adressaient aux empereurs païens. Que Calvin ait poursuivi cet objet, rien de plus naturel ; mais une étude, même superficielle du livre VIII de l’Institution chrétienne nous prouve qu’il avait un dessein encore plus précis.

Dans cette partie de son livre, en effet, il démontre à François 1er que la juridiction ecclésiastique, l’immunité et tous les autres privilèges de l’Église étaient des usurpations et que le roi devait avoir toute autorité sur elle : « Les Empereurs chrétiens, alléguait-il, ont toujours usé, sans contredit de leur puissance sur le clergé ». Et ce qu’il dit de la juridiction du clergé, il le dit aussi de ses terres et de ses principautés. L’Église les a usurpées, disait-il, et elles doivent revenir toutes avec ses biens au roi. Qu’est-ce à dire sinon que Calvin cherchait à éveiller la jalousie du roi contre l’Église catholique et son clergé et sa convoitise de leur puissance et leurs possessions ? D’autre part, il écrit que les rois régnant au nom de Dieu et pour le servir, doivent mettre leur glaive au service de la vérité et de la religion et les faire triompher dans leurs états, à l’exemple des rois d’Israël qui n’hésitaient pas à punir des plus graves châtiments les ennemis de Dieu. Qu’est-ce à dire encore sinon qu’après avoir soumis entièrement le clergé au pouvoir civil, l’avoir séparé de Rome et dépouillé de toute influence et de tous biens, Calvin voulait faire du roi, devenu un adepte de la doctrine qu’il lui prêchait, le bras séculier du protestantisme ?

Calvin prônait donc en France la tactique qui, dans ces mêmes années, réussissait si bien aux protestants d’Angleterre, d’Allemagne et des pays scandinaves. Il voulait lancer le gouvernement royal contre l’Église catholique par l’appât alléchant des richesses du clergé, et après avoir élevé l’absolutisme royal sur les ruines de la puissance ecclésiastique, l’amener à établir, par la rigueur des lois, ce qu’il croyait la vraie doctrine chrétienne, c’est-à-dire le protestantisme. Ce que faisaient en Angleterre Henri VIII ; en Allemagne, les princes des maisons de Saxe, de Brandebourg et de Brunswick ; en Suède et Norvège, les Wasa, Calvin le suggérait, par l’Institution chrétienne, à François 1er.

Cette tactique de Calvin fut suivie par les protestants. Lorsqu’ils refusèrent de prendre part au concile de Trente convoqué pour la réforme de l’Église, ils déclarèrent que cette réforme devait se faire, en dehors du pape et des siens, par le roi. C’est ce qu’ils écrivaient, en 1557, à Henri II : « Le vrai office du roi est de vaquer à la connaissance des différents religieux, comme avaient fait les rois Ezéchias, Josias et autres… Le vrai et seul remède, Sire, est que vous fassiez tenir un saint et libre concile où vous présideriez et non pas le pape et les siens »

Et lorsque, par des colloques comme celui de Poissy, où prélats catholiques et prédicants protestants argumentaient sous la présidence de la société civile, les protestants faisaient de celle-ci l’arbitre des croyances ils essayaient encore de faire proclamer par des lois civiles la destruction de l’Église et l’avènement du protestantisme. C’est encore le but qu’ils poursuivaient lorsque, avec le chancelier de l’Hôpital, leur complice inconscient, ils essayaient de faire imposer par l’autorité politique à la France une doctrine commune chrétienne qui, provenant du pouvoir civil et non plus de l’Église romaine, ne pouvait être que le protestantisme. »

  • le 17 octobre 1610 : sacre du Roi Louis XIII à Reims.

Les évêques de Laon et de Beauvais, accompagnés des chanoines rémois en procession, viennent chercher le jeune Roi dès cinq heures du matin selon la coutume, et le portent, allongé sur un lit de parade, jusqu’à la cathédrale, où le peuple commence à se réunir. Les six pairs laïcs s’avancent : le prince de Condé, le prince de Conti, le comte de Soissons, représentant respectivement les ducs de Bourgogne, de Normandie et d’Aquitaine, ainsi que les ducs de Nevers, d’Elbeuf et d’Epernon, représentant pour leur part les comtes de Flandre, de Champagne et de Toulouse.

Le cardinal de Joyeuse, qui, après avoir accueilli le Roi, présente à l’assistance la Sainte Ampoule. Le Roi se lève pour la “vénérer avec dévotion“, selon Godefroy Hermant, chanoine de Beauvais. Suit le serment du sacre :

“Je vous promets et octroie que je vous conserverai en vos privilèges canoniques comme aussi vos Eglises, et que je vous donnerai de bonnes lois et ferai justice et vous défendrai, ayant Dieu par sa Grâce, selon mon pouvoir, ainsi qu’un Roi en son Royaume doit faire par droit et raison à l’endroit des évêques er de leurs Eglises”.

Je promets au nom de Jésus Christ ces choses aux chrétiens mes sujets. Premièrement, je mettrai peine que le peuple chrétien vive paisiblement avec l’Eglise de Dieu. Outre je tâcherai faire qu’en toutes vocations cessent rapidement et toutes iniquités. Outre je tâcherai à mon pouvoir en bonne foi de chasser de ma juridiction et terres de ma sujétion tous les hérétiques dénoncés par l’Eglise, promettant par serment tout ce qu’il a été dit. Ainsi Dieu m’aide et les Saints Evangiles de Dieu”.

Puis Louis XIII est conduit à l’autel pour recevoir l’onction. Avec une aiguille d’or, le cardinal de Joyeuse prélève un peu de la liqueur de la Sainte Ampoule pour la mêler au saint chrême, l’en oint sept fois, autant que de sacrements, au sommet de la tête, sur l’estomac, entre les épaules, sur chacun des deux bras et à leurs jointures. Dans ses prières, il demande à Dieu “la conservation de la France par le secours de sa grâce”. Le Roi revêt ensuite la tunique, le manteau royal et la dalmatique, reçoit une dernière onction sur les paumes. Le cardinal bénit l’anneau royal qu’il glisse au doigt de “Sa Majesté pour lui faire épouser son royaume”, lui remet le sceptre, marque de sa puissance souveraine, et la verge de justice surmontée d’une main d’ivoire, signe qu’en lui est la source de toute justice.

Ensuite, les pairs du royaume, laïcs et ecclésiastiques, sont convoqués pour assister l’évêque pendant le couronnement. A l’issue, le cardinal, tête nue, s’incline en une profonde révérence et s’exclame : “Vive le Roi! Vive le Roi! Vive éternellement le Roi!” Les pairs font de même, et leurs acclamations se mêlent aux cris de joie de la foule.

Voir les chroniques du 10 février, du 14 mai et du 27 septembre.

  • le 17 octobre 1793 : défaite des Vendéens à Cholet.

Les Vendéens, par un calcul tactique erroné, abandonnent la ville de Cholet, il est vrai plutôt favorable aux idées de la révolution. Ils pensent pouvoir reprendre la ville facilement une fois les républicains revenus.

Le 17 octobre à l’aube, sans attendre la réponse de Charrette, appelé à l’aide, l’armée Catholique et Royale s’ébranle vers Cholet. Elle est forte de 35000 hommes. Sauf Charrette, tous les chefs sont là : d’Elbée. Bonchamps. Stofflet. Marigny. La Rochejaquelein, Royrand. Ils vont affronter 32000 Républicains. Chez eux aussi, sont présents les principaux généraux : Kléber, Chalbos. Muller. Westermann. Marceau, Vimeux. Haxo. L’affrontement, sans doute le plus important de la guerre de Vendée, se déroule dans les landes de la Papinière au nord de Cholet.

Les combats sont si violents que sentant le désastre proche Carrier s’enfuit du champ de bataille ! C’est avec la nuit tombante, que la gauche de l’armée républicaine toujours pas attaquée, s’engage. Les Vendéens se croient attaqués de flanc par des troupes fraiches et sont saisis de panique. Les grands chefs vendéens qui sont là rallient les braves et essaient d’arracher la victoire en se jetant sur les rangs républicains. Bonchamps et d’Elbée sont grièvement blessés. Mais les Royalistes échouent… La Vendée, le dernier rempart de la France chrétienne et capétienne est battue !

  • le 17 octobre  1849 : décès du compositeur Frédéric Chopin, à 39 ans.

Son nom de naissance est Fryderyk Franciszek Chopin, il adopte ses prénoms francisés Frédéric-François lorsqu’il quitte définitivement la Pologne pour Paris. Chopin, qui est tuberculeux, voit sa santé se dégrader, il meurt à Paris, le 17 octobre 1849.

  • le 17 octobre 1893 : décès de Patrice de Mac-Mahon, duc de Magenta, maréchal de France, président français.
  • le 17 octobre  1912 : naissance du pape Jean-Paul Ier.

Albino Luciani naît le 17 octobre 1912 à Canale d’Agordo, dans la province de Belluno, en Italie. Il est élu pape le 26 août 1978, dès le premier jour du conclave ce qui est une surprise. Il prend le nom de Jean-Paul Ier. Son pontificat ne dure que 33 jours et six heures.

  • le 17 octobre  1950 : naissance de Philippe Barbarin, cardinal et archevêque de Lyon.
  • le 17 octobre  1979 : le prix Nobel de la paix est attribué à Mère Teresa.

En 1948, elle obtient du pape l’autorisation de quitter son couvent pour se mettre au service des “plus pauvres parmi les pauvres”. Elle fonde en 1950 la Congrégation des missionnaires de la charité pour s’occuper des enfants abandonnés, leur trouver des parents adoptifs, créer des écoles. Aujourd’hui, 330 communautés constituent son ordre, réparties dans 76 pays.

  • le 17 octobre  1982 : mort du Général Antoine Béthouart.
  • le 17 octobre  1983 : décès de Raymond Aron, philosophe, historien et essayiste.
  • le 17 octobre  1995 : attentat à la bonbonne de gaz, sur la ligne-C du RER entre les stations Musée d’Orsay et Saint-Michel à Paris.

C’est le huitième en peu de temps ; il fait cinq blessés graves.

  • le 17 octobre  2010 : canonisation du frère André, premier saint québécois.

Le pape Benoît XVI procède à la canonisation de l’humble religieux québécois, dont les dons de guérisseur ont fait courir les foules au siècle dernier. Il s’agit du premier homme québécois, né en terre d’Amérique, à être déclaré saint. Marguerite d’Youville, fondatrice des Sœurs grises, avait ouvert la voie en 1990. Environ 60 000 personnes sont rassemblées sur la place saint Pierre.

14e manifestation devant la nonciature pour la liberté de la messe traditionnelle

Devant la nonciature apostolique, ce samedi 16 octobre, nous étions de nombreux  manifestants.

Le refus de dialogue se confirme : à Saint-Eugène, le dimanche 3 octobre, Mgr Thibaud Verny, évêque auxiliaire, avait filé à l’anglaise pour ne surtout pas rencontrer les fidèles de la paroisse qui voulaient lui parler des restrictions des célébrations traditionnelles à Paris, y compris dans leur paroisse du fait de l’interdiction faite aux prêtres « exclusivistes » de célébrer dans le diocèse. Et à Saint-Dominique, le dimanche 10 septembre, le dialogue entre Mgr Aupetit et les paroissiens de Notre-Dame-du-Travail s’est borné à la réitération de son diktat par l’archevêque, qui a utilisé la classique « défense Nuremberg » : il obéit au pape. Étrange « gardien de la tradition »…

Le curé de Saint-François-Xavier, Mgr Lefèvre-Pontalis, a été touché de l’émotion suscitée par la disparition de la messe des jeunes le mercredi. Mais le diocèse s’est contenté d’une sorte de « geste barrière » en rétablissant cette messe, non à Saint-François-Xavier, mais à Notre-Dame-du-Lys, pour s’en tenir à la règle diocésaine : limiter la « contagion » de la messe traditionnelle.

Mais le plus grave est qu’interviennent de scandaleuses interdictions de catéchismes traditionnels, au Havre, à Grenoble, à Tours. On est au-delà de l’application du texte du motu proprio du pape : il y a désormais un « esprit du motu proprio », comme il y a un « esprit du Concile ». C’est surtout l’aspect missionnaire de ces catéchismes qui est visé : ils regroupent non seulement des enfants de familles qui assistent à la messe traditionnelle, mais aussi des enfants de familles qui pratiquent selon le NOM et qui sont effrayés du néant de la catéchèse des paroisses. Ici encore, la consigne est de limiter la « contagion ».

  • Dimanche à 18 h Rosaire devant Notre-Dame du Travail ,59 rue Vercingétorix, Paris 14eme
  • Lundi/Mardi et jeudi Chapelet à 13 h  devant l’Archevêché de Paris 10 rue du Cloitre Notre-Dame
  • Mercredi à 17 h chapelet à Saint-Georges-de-la -Villette, 114 rue Simon Bolivar, Paris 19éme

Terres de Mission : Ombres et lumières du rapport Sauvé

Eglise universelle : Peut-on douter du Concile Vatican II ?

Dans le motu proprio Traditionis custodes, le pape François stigmatise ceux qui en viennent à « douter du Concile Vatican II ». Après avoir rappelé ce qu’est un concile et le degré d’autorité de ses textes, le père Jean-François Thomas analyse les rapports du pape et du concile ainsi que le caractère particulier du Concile Vatican II qui s’est voulu pastoral.

Eglise en France : Le rapport de la commission Sauvé

Le 5 octobre, Jean-Marc Sauvé, président de la CIASE (Commission Indépendante sur les Abus Sexuels dans l’Eglise) présentait, après 32 mois de travaux, aux évêques de France, le rapport de sa commission. Jeanne Smits livre quelques éléments de réflexion sur ce copieux document de 2 500 pages où se mêlent faits incontestables, projections surprenantes et propositions inacceptables.

Eglise en Marche : Une âme pour la Bretagne : Yann-Vari Perrot

Tout récent biographe de l’abbé Perrot, Youenn Caouissin présente le portrait attachant de l’abbé Yann-Vari Perrot, chantre de la Bretagne catholique et défenseur passionné de ses traditions, de sa langue, de ses coutumes, etc. Assassiné en 1943 par un maquisard communiste, l’abbé Perrot fut aussi un modèle de prêtre : excellent prédicateur, zélé, pauvre et charitable.

Les Belles figures de l’Histoire : sainte Catherine de Sienne

Aymeric Pourbaix et ses invités Véronique Jacquier et l’Abbé Vincent de Mello, prêtre à Paris nous font (re)découvrir les grandes figures qui ont façonné la civilisation judéo-chrétienne : sainte Catherine :

 

Action de Génération Provie devant l’Assemblée Nationale

Action de Génération Provie devant l’Assemblée Nationale pour s’opposer à la délirante proposition de loi d’Albane Gaillot sur l’avortement à 14 semaines.

N’oubliez pas de signer la pétition en ligne et de réserver votre 16 janvier pour la manifestation contre l’avortement.

Collectivisme

Le ministre du Logement Emmanuelle Wargon a dénigré les maisons individuelles.

Les maisons individuelles, « ce rêve construit pour les Français dans les années 1970 », « ce modèle d’urbanisation qui dépend de la voiture pour les relier », sont un « non-sens écologique, économique et social ». « Le modèle du pavillon avec jardin n’est pas soutenable et nous mène à une impasse ».

Le pôle Habitat de la Fédération française du bâtiment (FFB) a « déploré la stigmatisation persistante de l’habitat individuel, à contresens des aspirations des Français », tandis que la Fédération des constructeurs de maisons individuelles s’est dite « révoltée contre de tels propos tenus par une élite parisienne dite écologique et pourtant très loin des territoires, des habitants et de leurs préoccupations ».

Dans un communiqué vendredi soir, le ministère de la Transition écologique affirme qu’

« Emmanuelle Wargon l’a dit très clairement : il n’est pas question d’en finir avec la maison individuelle. Elle regrette la caricature faite de ses propos, qui ne reflète pas la teneur de son discours prononcé ». « Oui, de nombreux Français rêvent de la maison individuelle, car c’est une promesse de confort, d’espace et de tranquillité. Personne ne veut les en empêcher ni les en dissuader. Ils sont aussi en demande de services de proximité. Pourtant, les lotissements en périphérie des villes ne permettent pas toujours d’accéder à ces services et contribuent à un sentiment d’exclusion. Il faut donc repenser nos modèles d’urbanisme ».

Emmanuelle Wargon possède une maison de 150 m² à Saint-Mandé, dans le Val-de-Marne, selon sa déclaration de patrimoine.

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