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Catholiques clandestins

Tout un symbole : en même temps, le diocèse de Paris ouvre une maison pour immigrés et supprime des messes.

Réaction de Juventus Traditionis :

Les chapelets en lieu et place des messes supprimées se mettent progressivement en place à Paris. Nous étions plus nombreux Dimanche à 18h00 au Rosaire à Notre Dame du travail ainsi qu’aujourd’hui une vingtaine au chapelet à la basilique Saint Clotilde à 12h45. Ceux qui viennent prier dans les Eglises ne sont pas des clandestins !

C’est après sa rencontre avec le Pape que Mgr Aupetit a évoqué pour la première foi la présence “d’actions clandestines” dans le diocèse de Paris.

Si il y a des actions clandestines dans le diocèse, quelles sont-elles ? Qui sont ces clandestins ? Et surtout pourquoi s’en prendre aux messes qui sont établies depuis des années dans les paroisses parisiennes, qui n’ont absolument rien de clandestines.

Surtout ce qui nous semble incompréhensible, c’est pourquoi depuis le mois de Juillet ainsi que dans publication de sa lettre aux prêtres l’archevêque de Paris n’a jamais fait mention de ces clandestins.

C’est pourquoi comme la semaine dernière où nous étions plus de 200 à suivre le Chapelet nous invitons tous ceux qui aiment la messe Saint Pie V et qui ne se sont pas clandestins à nous retrouver pour le chapelet de Mercredi à 19h45 à Saint François-Xavier.

« Abbé mousse papas »

Initiative intéressante :

À Flers, dans l’Orne, le père Christophe Peschet lance une soirée mensuelle pour retrouver de façon informelle des pères – mariés ou célibataires – pour discuter autour d’une bière. Son nom ? « Abbé mousse papas ». Un jeu de mots amusant pour une soirée qui se veut détendue. « On voit beaucoup les mamans à la paroisse, explique le père Peschet. Beaucoup moins les papas. »

Les soirées « Abbé mousse papas » ont été créées en 2013 à Paris, dans le sillage des débats sur la famille et du développement des pèlerinages des pères de famille, notamment vers Le Mont-Saint-Michel. Depuis, l’initiative a fait des émules. « Il y a une grande pression sur les épaules des pères, à la fois dans le monde du travail et à la maison », explique l’abbé Raphaël Cournault, qui a lancé l’initiative à Melun (Seine-et-Marne) en la complétant par un temps de prière et des conférences.

« Ils sont heureux de se trouver pour un moment fraternel, sans le regard du bureau, de leur épouse ou des enfants, poursuit l’abbé Cournault. Les pères ne sont pas obligés d’être parfaits ! » À Melun (Seine-et-Marne), les mères de famille ont aussi leur soirée dédiée.

À Flers, le père Peschet assure « ne pas chercher à convaincre quiconque de quoi que ce soit. Peut-être qu’on ne parlera même pas d’Église. Il s’agit surtout de tisser des liens ». Et les hommes sans enfant peuvent également venir. « On ne fait pas de test de paternité ! » promet-il.

Diocèse de Grenoble : des fidèles s’adressent à leur évêque

L’Association des Fidèles de Saint André et de Notre-Dame de l’Isle (AFSAN) lance une pétition pour la paix liturgique dans le diocèse de Grenoble. Alors que le diocèse compte vendre 3 églises,  Mgr de Kerimel a blessé les dynamiques communautés attachées à la messe traditionnelle :

Oui à la paix liturgique !

Oui au maintien de la Messe traditionnelle et des apostolats associés !

Suite aux communiqués et interviews donnés par Monseigneur de Kérimel, des blessures et de grandes inquiétudes ont été générées chez beaucoup de fidèles.

Nous souhaitons au plus vite le retour de la paix liturgique dans le diocèse de Grenoble-Vienne, c’est-à-dire le maintien de la Messe traditionnelle ainsi que des apostolats qui y sont associés, à la collégiale Saint André à Grenoble et à l’église Notre Dame de l’Isle à Vienne.

Nous souhaitons que notre voix soit entendue et que notre charisme propre puisse se perpétuer de manière paisible.

Eric Zemmour : “Les lobbys LGBT n’ont rien à faire à l’école”

Eric Zemmour était interrogé hier par Ruth Elkrief sur LCI.

Il a notamment défendu Viktor Orban dans a volonté de lutter contre le lobby LGBT :

Face à Alain Minc, il montre que le grand remplacement est une réalité :

Voici l’intégralité de l’émission :

Marche pour la vie en Pennsylvanie et nouvelles lois pro-vie en perspective

Le 27 septembre une marche pour la vie s’est déroulée en Pennsylvanie.

La Marche pour la vie s’est associée au Pennsylvania Family Institute pour organiser la toute première Marche pour la vie officielle de Pennsylvanie le lundi 27 septembre à Harrisburg, en Pennsylvanie. Le premier jour de la session de la Chambre des représentants de Pennsylvanie, les manifestants se sont rassemblés sur les marches de la capitale de l’État pour appeler les législateurs à protéger les enfants à naître. Jeanne Mancini, présidente de March for Life Defence and Education Fund, a souligné :

« Nous sommes honorés de nous associer à une organisation pro-vie de premier plan dans l’État, le Pennsylvania Family Institute, pour aider à inaugurer la toute première Marche pour la vie en Pennsylvanie. La marche donne aux Pennsylvaniens pro-vie l’occasion de façonner les politiques locales en encourageant les législateurs des États à respecter les droits des enfants à naître ». « Chaque vie humaine doit être la bienvenue et mérite une protection juridique. »

Michael Geer, président du Pennsylvania Family Institute, a déclaré :

Nous sommes ravis de nous unir avec des familles et des individus des communautés de toute la Pennsylvanie pour une démonstration exceptionnelle de soutien pro-vie à notre State Capitol. C’est une occasion opportune d’unir, d’éduquer et de mobiliser les Pennsylvaniens pro-vie pour influencer le débat public et envoyer un message fort de soutien à la protection de toutes les vies humaines innocentes, de la conception à la mort naturelle.

Parmi les personnes qui se sont adressées à la foule figuraient des dirigeants républicains: le chef de la majorité au Sénat Kim Ward et le président de la Chambre Bryan Cutler.

Ce dernier a déclaré :

“La vie commence à la conception et nous devons aux enfants à naître, aux sans voix, aux plus vulnérables d’entre nous de nous assurer que nous sommes leur voix et de défendre le droit à la vie à chaque occasion”.

Cutler a déclaré à la foule qu’il travaillait sur des projets de loi pro-vie supplémentaires au-delà de ceux qui avait déjà été adoptés. L’un interdirait les avortements provoqués après un diagnostic prénatal du syndrome de Down. L’autre exigerait des prestataires d’avortement qui manipulent les restes fœtaux, qu’ils organisent leur enterrement ou leur incinération ou donnent aux parents la possibilité de le faire à leurs propres frais.

Eric Zemmour menacé de mort : «C’est ce qui arrive à beaucoup de Français tous les jours, moi j’ai la chance d’être protégé»

Eric Zemmour a une nouvelle fois fait l’objet d’une agression. Ce lundi 27 septembre en début d’après-midi, le journaliste a été pris pour cible, boulevard de Clichy, dans le XVIIIe arrondissement de Paris.

Il a été reconnu par un homme qui a commencé à l’insulter, lui hurlant «sur le Coran de la Mecque je vais te fumer». Le policier de la SDLP [service de la protection] s’est alors interposé, mais l’individu «s’est excité», criant notamment «putain de raciste de merde». Eric Zemmour et le policier se sont alors dirigés vers le véhicule du journaliste afin de se mettre en sécurité. Une fois les deux hommes à l’intérieur de l’habitacle, la voiture a démarré et l’individu a «tapé sur le capot de la voiture».

ric Zemmour a déploré cette agression, «le quotidien de tant de Français».

Le départ de Merkel : sans regret

De Bernard Antony :

Du SPD (social-démocrate) Olaf Scholz ou du CDU (chrétien-démocrate) Armin Laschet, on ne sait pas encore qui succèdera à dame Merkel comme chancelier de l’Allemagne.

Cela m’est pour l’heure indifférent tant rien d’essentiel ne semble permettre a priori une préférence.

Ce n’est qu’à l’usage que l’on pourra s’apercevoir si pour nous Français le personnage désigné après les tractations qui vont s’engager et permettre son élection sera plus ou moins favorable que la chancelière à la cause de l’immigrationnisme, principalement turc.

Car ce n’était pas le moindre paradoxe de cette dernière que de prétendre diriger de fait, sur l’essentiel, à la schlague prussienne, la politique de l’Union Européenne, dans une sorte de partage obligatoire de repentance des crimes du nazisme par les autres pays des 27 !

Autrement dit, une sorte de transfert racialiste, à n’expliquer peut-être que psychanalytiquement, de la culpabilité vis-à-vis des peuples martyrisés du régime hitlérien, sur les masses de la tsunamigration islamiste.

Comme si l’islamisme n’avait pas été historiquement une mine de recrutement pour les divisions SS, bosniaques et autres, par le grand mufti de Jérusalem, Amal Hussein al Husseini, grand admirateur du chancelier Hitler. Et qu’importe si Erdogan, le néo-sultan ottoman, lui, ne veut rien savoir d’une repentance sur le génocide des Arméniens et autres chrétiens de Turquie.

Angela n’a jamais usé à son endroit que d’une indécente politique de soumission. Parfaitement continuée d’ailleurs, comme on l’a vu, au niveau de l’UE par Ursula Von der Leyen !

Certains politologues dénonçaient donc, non sans raison, avec Merkel, le retour d’une « Allemagne impériale ». Mais, somme toute, un impérialisme consistant à ainsi se manifester : « Nous sommes couchés, couchez-vous comme nous ! ».

Angela Merkel, certes prussiennement prude de comportement, a été en réalité ainsi sans cesse indécente politiquement, toujours demeurant dans la conception matérialiste de l‘humanité du régime communiste de la RDA dont elle avait été une zélée collaboratrice. Considérant que les peuples pouvaient être numériquement interchangeables. Et que dix millions d’européens peuvent bien être, sans difficulté, remplacés par dix millions de Turcs…

La vérité, c’est que « Angela », comme l’appelait suavement Nicolas Sarkozy, n’aura été qu’une triste gouvernante totalement matérialiste, mais idéale pour l’entrisme islamo-ottoman.

Choisir la vie, le choix de la confiance

L’avortement est désormais légal à Saint-Marin. Au référendum qui a eu lieu dimanche, 77,3% des participants (la participation a été de 41%) ont dit oui à l’avortement jusqu’à la 12e semaine, et jusqu’à la naissance en cas de problème.

Choisir la vie communique :

“Avortement, les femmes décident” : tel est le slogan 2021 de la journée nationale du droit à l’avortement initiée par Marisol Touraine en 2014. Mais, les femmes décident-elles vraiment, sachant toute l’importance d’avoir examiné et pesé tous les éléments du problème que cela requiert ?

Dans ces situations, les femmes disent souvent avoir peur car cette grossesse “non désirée” vient perturber un présent et un avenir déjà bien organisés où l’imprévu n’a pas sa place. L’arrivée d’un enfant inattendu est bien de ceux-là.

Elles ont peur parce cet enfant annoncé préfigure un futur non maîtrisé et non maîtrisable, en raison de toutes les incertitudes matérielles, sociales, conjugales, professionnelles, familiales qu’il implique.

Et pourtant, cette décision guidée par la peur ou une certaine crainte, à laquelle s’ajoute un temps de discernement révolu depuis 2016, est-elle vraiment libre ?

Est-ce que notre société donne accès à un juste discernement au sujet de “cet imprévu” que traverse la femme ? Ce discernement ouvrant à un consentement éclairé que la loi du 4/03/2002 a rendu juridiquement obligatoire.

Notre société donne-t-elle donc réellement à la femme les moyens de prendre la bonne décision ?

Lorsqu’elles contactent l’antenne d’écoute “SOS femmes enceintes”, les femmes font part de leur difficulté à “choisir” ; souvent elles disent qu’elles préfèreraient ne pas avoir à le faire.
N’est-ce pas justement parce que ce choix n’en n’est pas un ?

Alors, si nous proposions un autre choix ? Celui d’oser la confiance ; celui, pour la femme, d’oser se faire confiance ? Il suffirait d’un simple pas….

L’expérience démontre qu’une fois ce pas franchi, tant de portes s’ouvrent, même si souvent, ce ne sont pas celles que l’on souhaiteraient ou qui sont programmées.

Ce choix de la confiance implique d’accepter les imprévus et incertitudes d’un avenir non contrôlé si difficile à accueillir dans notre culture occidentale.

Une fois de plus, Choisir la vie déplore et dénonce les manœuvres politiques et associatives qui bloquent l’accès à un juste discernement pour les femmes et espère, dans l’avenir, un peu plus d’honnêteté intellectuelle.

C’est arrivé un 27 septembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 27 septembre : fête de Saint Vincent de Paul, fondateur des Sœurs de saint Vincent de Paul.

Saint Vincent de Paul, ou Depaul naît à Pouys en 1581, dans une famille de paysans pauvres gascons. Berger dans sa jeunesse, il devient prêtre à dix-neuf ans, précepteur de la famille de Gondi, avant de renoncer à ses bénéfices pour aller évangéliser les campagnes paupérisées.

Curé de Châtillon-les-Dombes puis de Clichy, il devient ensuite Aumônier des Galères. Durant les années 1630, il fonde les Confréries de la Charité avec l’aide de Sainte Louise de Marillac, dont il est le père Spirituel, et la Congrégation de la Mission, les Lazaristes. Il se dévoue corps et âme aux malades, aux enfants abandonnés et aux pauvres et est soutenu par le Roi Louis XIII, la Reine Anne d’Autriche, et des familles princières telles que les Gondi ou la Duchesse de Longueville. « Monsieur Vincent » reçoit la confession du Roi Louis XIII dont il dit : « Je n’ai vu mourir personne plus chrétiennement ». (Voir la chronique du du14 mai).

A la mort du Roi, Anne d’Autriche, alors régente l’appelle pour présider le Conseil de Conscience. Grand ami de Saint-François de Sales, le Cardinal de Richelieu le consulte souvent pour avoir son avis.

Il s’éteint le 27 septembre 1660, veillé par la Reine-Régente Anne. Son corps repose dans la Chapelle des Lazaristes, rue de Sèvres à Paris. Voir les Chroniques du 24 avril, du14 mai, du 23 septembre. Lire aussi le livre de Geneviève Esquier (Ed. de l’Escalade) Ceux qui croyaient au Ciel.

  • le 27 septembre ou 7 octobre 52 av. JC. : capitulation de Vercingétorix à Alésia.

Vercingétorix ayant regroupé environ 80 000 soldats à Alésia, pour reconstituer ses forces et demander à des groupes alliés et autres peuples gaulois de lui venir en aide. Se voit encerclé par les légions de César, qui fait réaliser un énorme travail de doubles fortifications autour de la place forte.

Une première fortification face à la ville doit permettre de résister aux tentatives de sortie des 80 000 gaulois retranchés. La deuxième, à l’extérieur, interdit aux renforts demandés d’entrer dans l’enceinte. Un long siège commence qui finit par la reddition du chef gaulois.

  • le 27 ou 28 septembre  1066 : embarquement de Guillaume le Conquérant, pour le début de la conquête normande.

Guillaume débarque en Angleterre le 28 septembre 1066. Le 14 octobre, Guillaume défait Harold à la bataille d’Hastings et s’empare du trône. Le roi d’Angleterre devient vassal du Roi de France pour la Normandie.

  • le 27 septembre 1529 : début du siège de Turcs de Vienne par Soliman Ier.

Le Turc va subir sa première grande défaite face aux Chrétiens. Le Siège s’achève le 15 octobre.

  • le 27 septembre 1540 : le pape Paul III signe la bulle Regimini militantis qui fonde la Compagnie de Jésus.

La Compagnie de Jésus est un ordre catholique fondé par saint Ignace de Loyola. Ses membres s’appellent les Jésuites. En 1516, Ignace et six autres étudiants, dont François Xavier, se rencontrent à Montmartre, font vœu de pauvreté et de chasteté, et fondent la société de Jésus. (Voir la chronique du 15 aout).

La devise de la Compagnie : Ad majorem Dei gloriam ; Pour la plus grande gloire de Dieu », explique la diversité des tâches auxquelles s’adonnent les Jésuites. Outre l’enseignement, ils pratiquent la prédication, sont missionnaires, directeurs de conscience, étudient la théologie, effectuent des recherches scientifiques, etc.

  • le 27 septembre  1590 : décès du pape Urbain Vll, après 13 jours de règne.

Giovan Battista Castagna a été pape du 15 au 27 septembre 1590 sous le nom d’Urbain VII. Il décède de la malaria après un règne de 13 jours qui ne lui permet pas d’être couronné. C’est le règne le plus court pour un pape. Le dixième plus court étant celui de Jean-Paul 1er (Voir la chronique du 28 septembre.)

  • le 27 septembre  1601 : naissance de Louis XIII, Roi de France.

Le fils d’Henri IV et de Marie de Médicis voit le jour à Fontainebleau. Son père le fait participer à son premier conseil à l’âge de huit ans. Louis XIII grandit avec ses frères et sœurs au château de Saint-Germain-en-Laye.

À la mort d’Henri IV en 1610, Louis XIII monte sur le trône.il a neuf ans. Le pouvoir est alors assuré par sa mère Marie de Médicis, qui gouverne le royaume comme régente. La majorité du Roi est proclamée en 1614, mais Marie déclare que Louis est « trop faible de corps et d’esprit » pour assumer les devoirs de sa charge ; elle l’écarte du Conseil et laisse gouverner ses favoris Concino Concini et Léonora Galigaï qui accaparent les plus hautes charges de l’État.

C’est par un coup de force, le 24 avril 1617 que Louis XIII accède au pouvoir en ordonnant l’assassinat du favori de sa mère, Concino Concini. Il exile Marie de Médicis à Blois et prend enfin sa place de Roi, aidé par le Cardinal de Richelieu.

  • le 27 septembre  1627 : les oratoriens sont expulsés de La Rochelle.

Alors que le 5 février 1626 (voir la chronique du jour), le Roi a signé avec les Huguenots la paix de La Rochelle, une dernières places de sûreté et qu’en mars 1627, la France rompt avec l’Angleterre et signe un traité d’alliance avec l’Espagne. La ville, une des capitales huguenotes est aussi une des premières fondations oratoriennes malgré les persécutions que les huguenots font subir aux catholiques. Les oratoriens sont expulsés à plusieurs reprises, lors du siège de 1621, puis en 1625, lors de la reprise de la guerre mais reviennent à chaque fois.

Richelieu commence le siège de la ville le 10 décembre, après les échecs anglais pour s’emparer de l’ile de Ré. Le 27 septembre, les oratoriens sont expulsés de la ville.

  • le 27 septembre  1627 : naissance de Jacques Bénigne Bossuet, évêque de Meaux, prédicateur et écrivain.

Sorti d’une famille de magistrat, formé par les Jésuites de Dijon, il est ordonné prêtre et devient l’archidiacre de Sarrebourg en 1652, puis de Metz en 1654.

Il se fait rapidement à Paris une grande réputation pour ses sermons et ses panégyriques de saints, prêche un Avent et un Carême devant le Roi et la reine-mère. Sa sainteté et cet art oratoire lui permettent de convertir de nombreux Protestants parmi lesquels, Turenne et sa nièce Mademoiselle de Duras, ou de Dangeau, pour qui, il écrit l’Exposition de la doctrine de l’Église. (Voir la chronique du 11 septembre)

Beaucoup de ses discours sont improvisés et ont donc été perdus. En effet, quelques heures avant de monter en chaire, il médite son texte et le couche sur papier agrémenté de quelques passages des Pères de l’Eglises, puis se livre à l’inspiration du moment, et à l’impression qu’il produit sur ses auditeurs. Et seuls sont restés quelque deux cents des cinq ou six cents sermons prononcés. Le 21 septembre 1670, Charles-Maurice Le Tellier, archevêque de Reims, sacre Jacques Bénigne Bossuet évêque de Condom (Gers). En 1671, Bossuet devient le précepteur du Dauphin.

Et il écrit lui-même les livres de classe pour son royal élève, parmi lesquels se trouve le Traité de la connaissance de Dieu et de soi-même. Il prononce douze oraisons funèbres qui sont des chefs-d’œuvre d’éloquence, inédits depuis l’Antiquité. Il est élu membre de l’Académie française en 1671.

En 1681, une fois l’éducation du dauphin achevée, il est nommé évêque de Meaux ; rédige le célèbre Catéchisme de Meaux et pour les religieuses de son diocèse les Méditations sur l’Évangile et les Élévations sur les Mystères.

Il dirige la rédaction des Quatre articles de 1682 qui sont selon Bernard Basse à la source des deux funestes évolutions de la monarchie française légitime et tempérée : le gallicanisme et l’absolutisme.

Parmi ces œuvres les plus célèbres se trouvent :

  • Réfutation du catéchisme du Sr Paul Ferry, ministre de la religion prétendue reformée
  • Oraison funèbre d’Henriette-Marie de France
  • Exposition de la doctrine de l’église catholique sur les matières de controverse.
  • Discours sur l’Histoire universelle
  • Histoire des variations des Églises protestantes
  • Défense de la Tradition et des saints Pères
  • Maximes et réflexions sur la comédie
  • Explication de la prophétie d’Isaïe
  • La Politique tirée des propres paroles de l’Écriture sainte (publié à titre posthume)
  • Traité de la connaissance de Dieu et de soi-même (publié à titre posthume)
  • Sermons (publié à titre posthume)
  • Traité de la concupiscence (publié à titre posthume)

Bossuet meurt à Paris le 12 avril 1704 de la maladie de la pierre. Voir la chronique du 12 avril. Des Statues de Bossuet se trouvent encore dans de nombreux endroits comme dans l’enceinte de l’Académie française, à Paris, sur la fontaine Saint-Sulpice, place Saint-Sulpice à Paris, dans la Cathédrale Saint-Étienne de Meaux ; ville où il fut évêque, ce monument a été fait en 1911.

  • le 27 septembre  1660 : mort de «Monsieur Vincent».
  • le 27 septembre 1700 : le pape Innocent XII meurt à Rome.

C’est Innocent XII qui apaise la querelle entre le Roi Louis XIV et la papauté suite à Déclaration des quatre articles de 1682. Louis XIV renonce aux « propositions gallicanes », et le pape reconnait les évêques nommé par le roi depuis 1673, date du début des tensions.

  • le 27 septembre 1748 : suppression des galères en France.

Par une ordonnance, Louis XV rattache les corps des galères à la Marine Royale, afin de permettre à celle-ci de disposer d’une main-d’œuvre peu onéreuse. Désormais, les forçats des galères sont hébergés à terre dans des bagnes portuaires. La peine des galères, prononcée seulement en temps de guerre, apparaît, en tant que condamnation, seulement vers le début du XVIe siècle.

La galère a été le principal navire de combat sur la Méditerranée pendant des millénaires.

La galère est un navire fin qui craint les coups de vent. Il ne peut donc être utilisé qu’en période de beau temps. Elle est propulsée par des rameurs, prisonniers de guerre, renégats, esclaves ou hommes libres, selon les pays. Le navire a très peu évolué depuis l’antiquité.

Les guerres de Louis XIV terminées, l’entretien de la flotte ne nécessitait plus des équipages si nombreux : les condamnés aux travaux forcés seront désormais en majorité envoyés au bagne et employés à des travaux de construction des ports et des forts.

Le dernier grand combat de galères est la bataille de Lépante.

  • le 27 septembre  1778 : mort de Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne, architecte français.

Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne est un architecte français né en 1711 et mort en 1778. Après avoir été mousquetaire au service du Roi, il devient architecte en 1733 et est admis à l’Académie royale d’architecture. En 1750, il réalise le château d’Asnières-sur-Seine, de style rocaille. Mais il finit ruiné lorsque le style rocaille passa de mode et meurt misérablement.

  • le 27 septembre  1783 : décès d’Étienne Bézout, mathématicien français.

Etienne Bézout est un mathématicien français né en 1730. Nommé examinateur des gardes de la marine en 1763, il rédige son “Cours de mathématiques à l’usage des gardes du pavillon et de la marine“, puis un Cours complet de mathématiques à l’usage de la marine et de l’artillerie“, utilisé pour le concours d’entrée à Polytechnique. Auteur de plusieurs autres ouvrages théoriques, il entre à l’Académie des Sciences en 1758 et meurt en 1783.

  • le 27 septembre  1808 : début de l’entrevue entre Napoléon Ier et le tsar Alexandre à Erfurt.
  • le 27 septembre  1810 : bataille de Buçaco.

Cette bataille marque l’arrêt de l’offensive de Masséna vers le Portugal.

Ne dites pas de Mme Von der Leyen qu’elle est tapissière : elle se croit présidente de la Commission européenne

Elle fait tapisserie quand elle est face à M.Erdogan et à Poltron (M.C.Michel)

En vraie professionnelle, ce qu’elle trouve grandiose à Paris, c’est le drapé de Christo :

Une vraie chance pour l’Europe !

Une église victime de deux incendies en quatre jours

Deux incendies se sont déclarés en quatre jours dans la même église, à Saint-Loup-Hors près de Bayeux.

Deux plaintes ont été déposées après un premier feu sans gravité dimanche et un deuxième plus conséquent mercredi.

Ne pas croire, ce n’est pas déclarer le ciel vide : c’est le déconstruire pour le remplir d’idoles

Dans Valeurs Actuelles, le père Danziec revient sur le sondage montrant qu’une majorité de Français ne croit plus en Dieu :

Les résultats du sondage réalisé tout récemment par l’Ifop pour l’Association des journalistes d’information sur les religions (Ajir) sont terribles. Sont-ils seulement surprenants ? Ainsi, parmi les Français sondés, il n’y en aurait plus que 49% à se déclarer croyants. Ils étaient 66% en 1947. Implacablement, le lent glissement spirituel occidental se poursuit. Et, à vue humaine, l’on peine à déceler comment un renversement de vapeur serait possible quand la crise existentielle liée à la crise sanitaire, elle-même, n’a pas su aiguiser l’appétit du religieux : 91% des sondés estiment que la pandémie mondiale ne les a pas rapprochés de la pratique religieuse. Le constat est accablant et s’ajoute à la longue liste des faits qui appellent à un examen de conscience collectif. Peut-on vivre raisonnablement sans sacré, sans visée, sans au-delà ?

L’apostasie silencieuse : figure de proue de la déconstruction

Avec Paul Valéry, nous avions appris que les civilisations étaient mortelles. Voici venu le temps, désormais, de découvrir comment une religion s’éteint lentement. Le pape Jean XXIII avait annoncé la venue d’un printemps pour l’Eglise à l’ouverture du dernier concile, l’esprit de Vatican II a plongé l’écosytème catholique dans un grand hiver. La fameuse exchristianisation d’une masse importante de fidèles évoquée par Patrick Buisson dans La fin d’un monde (Albin Michel), le néocléricalisme progressiste ayant été une véritable machine à exclure les petites gens et les pauvres. Les acteurs de Mai 68, quant à eux, nous avaient promis la plage sous les pavés. Ils nous auront finalement légué un désert. Celui des amertumes et de la déconstruction, jusqu’à entendre la candidate EELV Sandrine Rousseau se dire « hyper heureuse » de vivre en couple avec un homme déconstruit… Si cette disparition des repères élémentaires et d’une transcendance spontanée devrait nous interroger quant à ses causes, elle doit nous alerter aussi quant à ses conséquences. Ce que la chrétienté avait construit de meilleur depuis deux millénaires se trouve sinon balayé, au moins remis en cause. Indochine et Nicola Sirkis, en 1990, ne croyaient pas si bien dire dans leur titre Punishment Park : « On s’est construit et j’ai tout détruit / On s’est détruit, on a reconstruit / On s’est construit, on a tout détruit / Je m’suis détruit, on a tout détruit / On s’est puni. » Oui, l’apostasie silencieuse déconstruit et punit ce qui a fondé pendant des siècles les espaces de paix et de sociabilité établis avec soin par un Occident imbibé d’Evangile.

Chefs-d’œuvre et génie du christianisme

Si pour Socrate, « toute sagesse commence dans l’émerveillement », on serait tenté d’en déduire que toute folie commence dans le reniement. Comment ne pas voir dans cette négation de nos racines, l’avilissement en marche de nos propres permanences. Les chefs d’œuvre et le génie du christianisme ? On les retrouve en tout. En littérature, de la légende arthurienne à l’amour flamboyant, parce qu’oblatif, de Cyrano pour sa Roxane. En peinture, des Christ grossiers, et pourtant si touchants, que l’on découvre au hasard des retables de chapelles de montagne aux tableaux colorés dont nos cathédrales sont ivres. En musique, du bouleversant Cantique de Jean Racine aux complaintes religieuses des marins bretons exilés sur leur terre-neuvas. En convivialité, de la gastronomie au vêtement : du festin de Babeth au casoar du Saint-Cyrien. Dans la façon d’être, de penser, d’organiser la cité : des hôtels-Dieu aux moines copistes en passant par saint Louis rendant la justice sous son chêne. Dans la manière de vivre nos relations : de la place de la femme au rôle de la virilité, de celles qui furent nos premières reines et nos premières saintes à l’amour courtois, chevaleresque qui deviendra plus tard la galanterie française. Dans le rapport enfin à la nature et à la création, de la chartreuse à la bénédictine, de l’huile des monastères aux petits sablés des religieuses.

Du fait même de cette identité, c’est naturellement que l’amour du vrai, du beau et du bien étreint l’âme française. Avec le progressisme ambiant, chacun est prié de remiser ce triptyque suranné au placard. Finies les permanences éternelles, place désormais au développement durable ! L’audace de la charité, trop connotée, préférez-lui les gestes barrières. Dans cette atmosphère sans âme, la perpétuation de la civilisation importe peu. Le nouveau mantra porte un nom : la protection de l’environnement. Sans que l’on perçoive très bien du reste, de quel environnement il s’agit. L’environnement du laisser-aller qui saccage notre capitale, la ville lumière ? L’environnement du trafic qui ensauvage les quartiers ? L’environnement de la pornographie qui avilit la jeunesse ? Ou l’environnement fait de courage et de sacrifices, de robes de bure et de fleurs de lys, qui permit à la France de devenir la mère des armes, des arts et des lois ?

On aurait tort de ne pas voir dans le déclin religieux français, un drame lourd de conséquences. Ne pas croire, ce n’est pas déclarer le ciel vide : c’est le déconstruire pour le remplir d’idoles. L’impiété finit toujours par produire des révolutionnaires. Chesterton le disait déjà, à force de ne croire en rien, on finit par croire en n’importe quoi. Et à n’importe qui.

Le sénateur LR Sébastien Meurant pourrait soutenir Eric Zemmour

Sébastien Meurant membre de LR et sénateur du Val-d’Oise explique dans L’Incorrect pourquoi ceux qui se présentent comme les héritiers du gaullisme doivent cesser d’occulter la réalité du grand remplacement, et que dans le cas contraire, il pourrait apporter son soutien à Éric Zemmour :

Je crois qu’il faut dire ce qu’on voit, et surtout vouloir voir ce que l’on voit, pour reprendre la formule de Péguy. Je suis sénateur du Val-d’Oise, j’y ai toujours habité : il suffit de visiter certains sites pour se rendre compte que ce n’est plus qu’une simple théorie. Je ne vois pas ce qu’il y a de honteux à décrire un phénomène qui est visible et qui s’accentue de plus en plus rapidement. Lorsqu’il y a des années de cela, Valls déclarait qu’il voulait des « blancos » à Evry, lorsqu’il nous dit qu’il faudrait raser et changer de population, qu’est-ce que c’est, sinon le même constat que celui du grand remplacement ?

Quand on est chez LR et qu’on hérite du gaullisme, parler du grand remplacement ne devrait pas choquer, mais plutôt faire réagir ceux qui nous gouvernent, qui refusent de voir la réalité de ce changement de population. On peut appeler ça comme on veut, c’est simplement la réalité, et le président Macron, qui a signé le pacte de Marrakech en 2018, contribue à cela. C’est une loi sur l’immigration qui a élargi le regroupement familial aux « mineurs isolés » (qui ne sont souvent ni l’un ni l’autre soit dit en passant). L’année dernière, malgré la pandémie, le stock de titres de séjour provisoires a augmenté et se trouve autour des 3 millions et demi de personnes. Le gouvernement contribue donc à ce changement de population : notre France est remplacée dans un grand nombre de quartiers. […]

L’apocalypse climatique selon Mélenchon : y croit-il vraiment ?

De Bernard Mitjavile :

Depuis pas mal d’années, on nous ressasse lors d’innombrables journaux télévisés, dans les médias, sur Internet, le crédo de base du réchauffement climatique : les émissions de dioxyde de carbone dans l’atmosphère d’origine humaine sont la cause du réchauffement dit anthropique pour faire distingué, qualifié de spectaculaire ou unique dans l’histoire de la terre etc..

Dans le débat récent sur BFM entre Jean-Luc Mélenchon et Eric Zemmour, Mélenchon nous a expliqué que « si on ne fait rien d’ici 2050 » pour réduire ces émissions de CO2, Bordeaux sera sous l’eau, Dunkerque menacé etc..

A une autre époque, Al Gore, candidat démocrate malheureux à la présidentielle US face à George W. Bush, avait fait le tour du monde avec ce genre de prédictions. Selon lui, « si on ne fait rien.. », New-York serait sous l’eau autour de 2040, ce qui bien sûr pour les Américains serait beaucoup plus grave que Bordeaux.

La formule « si on ne fait rien » souvent utilisée par les écologistes de tous bords, a quelque chose de totalitaire. Dans la vie, il ne s’agit pas de faire ou ne pas faire quelque chose mais de prendre les bonnes décisions, ce qui demande une réflexion intelligente et là, c’est une autre paire de manches.

Pour revenir à Bordeaux et Dunkerque, le « si on ne fait rien » en France n’a pas grand sens. En effet, la France émettant moins de 1% des émissions de CO2 mondiale, pourcentage qui a tendance à diminuer à cause de sa désindustrialisation, quoique l’on fasse, cela aura un impact minime sur ces émissions : il y aura peut-être un ou deux centimètres d’eau de moins à Bordeaux, selon les prophéties de Mélenchon, mais de toutes les façons les bordelais auront les pieds dans l’eau.

On peut noter que les agences immobilières de la région bordelaise n’ont pas l’air de trop s’inquiéter et les prix de l’immobilier dans la région continuent à monter, un signe clair que pas grand monde ne prend les prophéties de Mélenchon au sérieux.

Alors que faire ? Bon, au fil des ans les gouvernements ont fait pas mal de choses. Choses bonnes ou mauvaises, c’est une autre question. Ces choses pour l’environnement se traduisent en général par une augmentation des impôts et autres taxes. Ainsi les Français peuvent s’en rendre compte chaque fois qu’ils reçoivent leur facture d’électricité, un pourcentage élevé de cette facture étant versé « pour la transition énergétique » et le prix du KWh ne cessant d’augmenter.

Cette hausse des prix du KWh a poussé nombre de Français à abandonner l’électricité comme moyen principal de chauffage et à se tourner vers d’autres sources d’énergie comme le mazout, le gaz ou les granulés de bois.

Ces derniers granulés sont des résidus de l’industrie du bois et le gouvernement incite fortement à s’équiper en poêle à granulés au moyen d’aides considérables.

Ces sources d’énergie alternatives à l’électricité majoritairement d’origine nucléaire ont un point commun : c’est que contrairement à l’énergie d’origine nucléaire, elles produisent des milliers de tonnes de CO2 qui vont dans l’atmosphère, ce qui va à l’encontre du Crédo cité plus haut.

Bien sûr, il y a le solaire et l’éolien mais leur contribution dans le « mix » énergétique reste assez faible (moins de 10%) bien que leur coût soit loin d’être négligeable pour l’Etat et bien sûr les contribuables.

On peut passer du niveau des particuliers au niveau d’une grande nation dans son ensemble : l’Allemagne. Cette dernière, première nation industrielle d’Europe, a décidé sous la pression des écologistes sensiblement plus puissants politiquement qu’en France, d’abandonner l’énergie nucléaire. Du coup, elle a rouvert des mines de charbon à ciel ouvert très polluantes sur son territoire et couvert le pays d’éoliennes à l’esthétique très discutable. Au final, elle est largement championne d’Europe en matière d’émissions de CO2 avec environ 22% des émissions devant le Royaume Uni (autour de 11%) et la Pologne suivi de la France autour de 10%.

En passant, les ressources en pétrole, gaz et charbon de la terre dont on nous a à de multiples reprises prévu l’épuisement, sont toujours loin d’être épuisées. Ainsi le « pic de pétrole » ou l’épuisement de cette ressource que l’on nous annonce très régulièrement depuis plus de 50 ans est régulièrement repoussé.

La France qui a un bilan exemplaire pour un pays de sa taille, bilan rarement cité par les partis écologiques qui par contre présentent souvent l’Allemagne comme un exemple, a fait beaucoup moins d’efforts ces dernières décennies que son voisin pour la « transition énergétique » : pour l’essentiel elle a perdu nolens volens au fil des ans des emplois industriels et laissé augmenter son taux de chômage, ce recul d’activité diminuant les émissions de CO2, mais surtout, elle a modérément réduit la part d’énergie nucléaire dans sa consommation d’énergie évitant une transition brutale vers le charbon (on parle de relancer quelques unités de production à charbon) évitant ainsi d’augmenter trop sensiblement ses émissions de « gaz à effet de serre ».

Bien sûr, le nucléaire est présenté par certains comme l’horreur absolue. On pourrait discrètement rappeler que l’industrie nucléaire a causé beaucoup moins de morts (de l’ordre de 100 fois moins) que l’industrie du charbon et du pétrole mais cela semble être une considération subalterne.

Cette réflexion ne se base pas sur des informations cachées mais largement connues aussi, on peut sérieusement se demander si les écologistes qui ne sont pas moins intelligents que les autres Français, croient vraiment à leur crédo du réchauffement anthropique ou s’il ne s’agit pas avant tout de mettre fin à l’industrie nucléaire française.

Si c’est le cas, ce serait mieux de le dire clairement.

Achraf Hakimi : “Comme à la maison”

Ce n’est pas un montage, c’est vraiment une publication de L’Equipe sur Facebook.

Le latéral droit du PSG se confie dans un entretien sur son parcours et évoque ses ambitions :

L’entretien est paru dans L’Equipe Mag du 25 septembre :

Succès pour la 4ème édition du Pèlerinage « Feiz e Breizh »

Ce pèlerinage Feiz e Breizh, « Foi en Bretagne », repose sur l’esprit de tradition et de chrétienté, dans un esprit d’enracinement, au rythme de la liturgie tridentine.

Bénédiction des bannières au départ :

300 pèlerins ont cheminé ce week-end de Guenin à Sainte-Anne d’Auray, où le père abbé du Barroux a célébré une messe pontificale devant un millier de fidèles.

Rosaire devant l’église Notre-Dame du Travail à Paris 14e

Le collectif Paris Tradition 14e communique :

Les fidèles étaient à nouveau au rendez-vous ce dimanche 26 septembre pour réciter leurs trois chapelets sur le parvis de l’église Notre-Dame du Travail à la place de la messe traditionnelle (missel de 1962) supprimée par l’archevêque de Paris Mgr Aupetit. Le rosaire était récité pour l’unité de l’Eglise catholique et pour les prêtres et fidèles dans le monde qui souffrent de l’interdiction de la messe traditionnelle suite à la publication du Motu proprio Traditionis custodes du pape François. Fait notable, la messe moderne (Paul VI) célébrée en latin qui a été imposée à 18h dans la paroisse en remplacement de la messe traditionnelle a déjà perdu les 2/3 de sa fréquentation, signe que les catholiques préfèrent l’original à la copie.

Prochain rosaire dimanche 3 octobre à 18h devant Notre-Dame du Travail.

Le collectif invite les fidèles à se rendre ou à s’unir par la prière aux chapelets organisés pour la défense de la messe traditionnelle à la Basilique Ste-Clotilde lundi 27 septembre à 12h45, en l’église St-François-Xavier mercredi 29 septembre à 19h45, ainsi qu’à la manifestation devant la nonciature apostolique samedi 2 octobre à 12h.

“On peut venir de n’importe où dans le monde et devenir Français. Cela s’appelle l’assimilation”

Eric Zemmour était l’invité du Grand Rendez-vous Europe 1 Cnews. Il a répondu aux questions de Sonia Mabrouk sur la présidentielle 2022, l’immigration, la sécurité et d’autres thématiques :

Le Mouvement conservateur bouscule la primaire LR

Le Mouvement conservateur organisait aujourd’hui La Journée du conservatisme, avec un ensemble de table-rondes et d’interventions. Mouvement associé à LR, l’un des invités est … Eric Zemmour, que les caciques du parti souhaitent écarter. La présidente du mouvement, Laurence Trochu, a prévenu (Valérie Pécresse ?…) :

Les candidats à la primaire LR DenisPayre, Philippe Juvin et Eric Ciotti sont venus s’exprimer.

Une table-ronde a traité de la liberté d’expression :

Alexandre Del Valle a évoqué l’Union européenne et la mondialisation :

Et Eric Zemmour :

Organiser une veillée pour la vie

Petit mode d’emploi :

“Organiser une veillée, oui, mais comment ?”. Voici les étapes clés pour organiser une veillée dans votre paroisse ou au sein de votre groupe de prière.

1- Si je suis laïc , je prends contact avec ma paroisse, mon groupe de prière, mon aumônerie et je leur propose de prier pour la Vie en union avec des milliers de croyants à la veille de l’Avent  le 27 novembre 2021 (ou quelques jours en décalé selon les possibilités).

2-Je créé un compte qui me permettra de modifier les informations de ma veillée si besoin. Nota: le compte est facultatif mais sans compte il vous sera impossible de modifier votre veillée, il est donc vivement conseillé d’en créer un. https://www.veilleespourlavie.life/compte-dadherent/niveaux-dadhesion/

3- J’’inscris la veillée sur le site des Veillées pour la Vie à l’adresse suivante afin que celle ci soit répertoriée sur la carte : https://www.veilleespourlavie.life/veillees/communaute/add

3- je créé une équipe (animation, instruments, décoration, communication…).

4- je télécharge le kit d’organisation: feuille de la veillée, affiche… tout est prêt ! Bien sûr je suis libre de créer ma propre feuille de veillée ou ma propre affiche.

https://www.veilleespourlavie.life/liste-des-documents-du-kit-des-organisateurs/

5- je communique autour de l’événement.

6- je peux proposer de prier la neuvaine 9 jours pour 9 mois en amont de la veillée.

7- jour J de la veillée !

Par ailleurs, pour le bon développement du mouvement des Veillées pour la Vie, l’association des veillées pour la vie recherche des délégués locaux… :

En bref, vous devenez un référent local pour l’association des Veillées pour la Vie, le premier contact auprès de votre curé pour l’organisation de la veillée et un membre à part de l’association : un service simple mais essentiel pour le bon développement du renouveau de la culture de Vie !

De même, nous recherchons toujours des infographistes et des chroniqueurs pour la partie blog de notre site…

N’hésitez pas à nous contacter sur : [email protected] pour nous proposer votre aide !

En Quête d’esprit : Les anges sont-ils de retour ?

Aymeric Pourbaix reçoit Père Jean-Pascal Duloisy, prêtre et exorciste du diocèse de Paris, Anne Bernet, historienne, ainsi que Véronique Jacquier :

La résistance à Traditionis Custodes – Terres de Mission

“Terres de Mission” reçoit Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique, association de fidèles qui, avec d’autres organisations, a pris l’initiative de lancer une lettre ouverte aux catholiques du monde entier pour s’opposer au motu proprio Traditionis Custodes, prévoyant de supprimer à terme la messe traditionnelle.

Puis, l’abbé Renaud de Sainte-Marie vient présenter sa thèse de philosophie récemment publiée sous le titre “Le désir du bien”.

Enfin, Brigitte Lundi évoque “L’imagier de la reine”, roman pour les enfants, qu’elle a éditée.

C’est arrivé un 26 septembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 26 septembre 46 av. J.-C. : triomphe de Jules César et assassinat de Vercingétorix.

Vercingétorix est le fils du chef gaulois de la tribu des Arvernes. Il réussit à unifier les nombreuses tribus gauloises contre l’envahisseur romain. Battu à Alésia, Vercingétorix se rend à César. Il se constitue prisonnier et offre sa vie en échange de celle des 80 000 habitants, hommes, femmes et enfants d’Alésia. Jules César l’emmène comme trophée de sa longue guerre des Gaules, pour son triomphe à Rome

Au dernier jour de la célébration de son triomphe, César procède à la dédicace du Forum Julium et du temple de Vénus Genitrix. Il donne aussi l’ordre d’étrangler le chef gaulois Vercingétorix dans la prison Mamertine.

  • le 26 septembre 1143 : élection du pape, Célestin II, 165e pape de l’Église catholique.

Célestin II succède à Innocent II en 1143 et est pape de 1143 au 8 mars 1144. Il met fin aux querelles intérieures de l’Église. Le nom de Célestin II a déjà été choisi le 15 décembre 1124 par un pape nouvellement élu, mais celui-ci dut renoncer sous la contrainte dès le lendemain et, pour cette raison, il n’apparaît pas dans les listes de papes. C’est Célestin II qui relève la France de l’interdit de trois ans après l’absolution du Roi Louis VII, excommunié par Innocent II en 1141.

  • le 26 septembre 1350 : sacre à Reims de Jean II dit « Le Bon », Roi de France.

A la mort de Philippe de Valois, le roi Edouard III d’Angleterre tente de tirer profit de l’occasion pour débarquer en France et se faire couronner Roi de France, mais la flotte espagnole l’en empêche. Edouard III ne peut se faire couronner. De toute façon il n’a aucun droit à la couronne. Les lois fondamentales du royaume désignent Jean II de France, qui est finalement sacré Roi de France avec sa femme Jeanne d’Auvergne le 26 septembre 1350.

  • le 26 septembre 1423 : victoire française sur les Anglais à la bataille de la Brossinière, aussi appelée bataille de La Gravelle.

La guerre de Cent Ans vient juste de reprendre, et les Français de Charles VII écrasent les Anglais de William de la Pole, Comte de Suffolk, lors de la bataille de la Gravelle, aussi appelée bataille de la «besoigne» de la Brossinière (Mayenne).

A la fin de la journée, 1 200 à 1 400 cadavres d’Anglais jonchent le sol, dont William de la Pole. Peu de pertes sont à dénombrer du côté français.

  • le 26 septembre 1525 : naissance de Jacques II de Goyon de Matignon, Maréchal de France, Gouverneur de Guyenne, maire de Bordeaux.

Jacques II de Goyon, seigneur de Matignon, militaire et un homme politique français, qui nait à Lonrai, en Normandie, et meurt le 27 juillet 1598 au château de Lesparre, dans le Médoc. Maréchal de France suite à sa capture de Gabriel de Montgomery à l’occasion du complot des Malcontents de 1579, Chevalier de l’Ordre du Saint-Esprit, lieutenant-général de Normandie, maire de Bordeaux où il succède à son ami Michel de Montaigne, et gouverneur de Guyenne.

Il réussit, lors des guerres de Religion, à maintenir l’autorité royale de Charles IX, tout en se faisant apprécier tant des catholiques que des protestants qu’il combat avec succès. Il rétablit la paix en Normandie, y bat les Anglais se distingue à Jarnac et à Moncontour en 1569. C’et un des rares gouverneurs royaux qui exécute parfaitement les ordres de Charles IX en protégeant les protestants à Saint-Lô et à Alençon pendant la Saint-Barthélemy. En 1586 et 1587 il bat à plusieurs reprises le Huguenots avant de se rallier au Roi Henri IV.

  • le 26 septembre 1653 : Turenne prend Mouzon [Pont-à-Mousson], au nom du Roi de France.

C’est la fin d’un siège commencé le 9 septembre.

  • le 26 septembre 1791 : naissance de Théodore Géricault, peintre français.

Né le 26 septembre 1791 à Paris, Théodore Géricault grandit dans le milieu équestre normand. Le cheval inspire constamment ses peintures. Son œuvre la plus célèbre est le “Radeau de la Méduse”, représentant le naufrage d’une frégate française, La Méduse, au large des côtes sénégalaises. Toute sa carrière, Géricault choisit en effet de privilégier les thèmes de la vie quotidienne qu’il porte au rang de hauts faits héroïques. Il voyage en Angleterre, appréciant les tableaux de Turner et Constable. Il meurt en janvier 1824, à la suite d’une chute de cheval. Il est l’un des chefs de file des peintres romantiques.

  • le 26 septembre 1799 : Masséna bat les Austro-Russes près du Lac de Zurich, évitant au Directoire une invasion de la France.
  • le 26 septembre 1809 : décret de Schönbrunn.

Ce décret supprime les sociétés missionnaires : Lazaristes, Missions étrangères, Missionnaires du Saint-Esprit. Le 24 septembre 1809 : Napoléon a écrit à Fouché :

“Je veux la religion chez moi, mais je n’ai envie de convertir personne. Je viens d’effacer du budget des cultes les fonds que j’avais accordés pour les missions étrangères”.

  • le 26 septembre  1815 : création de la Sainte Alliance.

L’Autriche, la Prusse et la Russie forment la Sainte Alliance pour sauvegarder le traité de Vienne, qui a modifié la carte de l’Europe. Après la chute de Napoléon, les grandes puissances européennes se réunissent à Paris pour signer le “pacte de la Sainte Alliance”. Elles se protègent ainsi de toute nouvelle offensive révolutionnaire ou libérale, au nom de “la Très Sainte et Indivisible Trinité des trois puissances orthodoxe, catholique et protestante”. Le pacte va devenir une quadruple alliance après ralliement de l’Angleterre. En 1818, la France y est incorporée. Grâce à cette entente, l’Europe va pouvoir vivre dans une paix relative pendant près de 50 ans.

  • le 26 septembre 1850 : limitation de la liberté de la presse en France.

Il faut rappeler ce qu’écrira, plus tard, l’écrivain soviétique Kuzmichev dans Problème du journalisme :

« Toutes les dissertations sur « l’information objective et complète » sont de l’hypocrisie libérale. Le but de l’information ne consiste pas à commercialiser les nouvelles, mais à éduquer la grande masse des travailleurs, à les organiser sous la direction exclusive du Parti pour des buts nettement définis. Cet objectif ne sera pas atteint par un compte rendu objectif des événements. La liberté et l’objectivité de la presse ce sont des fictions. L’information est un moyen de lutte des classes, non pas un miroir pour refléter objectivement les événements ».

Remplacez « Parti » par « maçonnerie » et « lutte des classes » par déchristianisation et vous avez le même schéma d’action.

Par ailleurs, François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (Editions de Chiré, page 376) rapporte les propos de John Swinton, rédacteur en chef du New York Time lors d’un banquet donné en son honneur au dernier semestre 1991, à l’occasion de son départ en retraite, alors qu’un des convives propose de porter un toast à la liberté de la presse :

«  Quelle folie de porter un toast à la presse indépendante ! Tous ceux qui sont ici ce soir savent qu’il n’y a pas de presse indépendante. Vous le savez. Je le sais. Personne parmi vous n’oserait publier ses vraies opinions et, s’il était tenté de le faire, vous savez à l’avance qu’elles ne seraient jamais imprimées. On me paie 250 dollars par semaine pour tenir pour tenir mes vraies opinions en dehors du journal. Certains parmi vous reçoivent la même somme pour le même travail. Si j’autorisais la publication d’une opinion sincère sur n’importe quel numéro de mon journal je perdrais ma place dans les 24h00 comme Othello. Un homme assez fou pour publier une opinion sincère se trouverait vite à la rue, à la recherche d’un autre emploi.

Le rôle d’un journal de New York est de détruire la vérité de mentir radicalement, de perverti, d’avilir, de ramper aux pieds de Mammon, de se vendre, de vendre son pays et son peuple pour son pain quotidien. Vous savez cela et moi aussi. Alors quelle folie de porter un toast à la presse indépendante. Nous sommes des ustensiles et les vassaux d’hommes riches qui commandent dans la coulisse. Nous sommes leurs pantins : ils tirent les fils et nous dansons. Notre temps, nos talents, nos vies sont la propriété de ces hommes. Nous sommes des « prostituées intellectuelles ».

  • le 26 septembre 1897: naissance du pape Paul Vl, futur 260 pape.

Giovanni Battista Montini, alors archevêque de Milan, succède à Jean XXIII sur le trône de Saint Pierre. Paul VI est le premier pape de l’époque contemporaine à voyager hors d’Italie. Son premier voyage est pour Jérusalem, en janvier 1964 (Voir la chronique du 5 janvier). Sa béatification est prévue pour le 19 octobre 2014. Voir aussi les chroniques du 6 aout, 26 septembre et du 21 juin

  • le 26 septembre 1939 : dissolution du PCF.

En riposte au pacte germano-soviétique, le président du Conseil Édouard Daladier dissout le Parti communiste français.

  • le 26 septembre 1963 : le Maroc reprend les terres des colons français.
  • le 26 septembre 2000 : la France laïque et anti chrétienne à l’œuvre en Europe…

A la demande de la France, le préambule de la Charte européenne des droits fondamentaux est modifié : le “patrimoine religieux” devient le “patrimoine spirituel et moral“.

  • le 26 septembre 2003 : assassinat de Vincent Humbert.

Le Français, Vincent Humbert, tétraplégique, aveugle et muet depuis trois ans, est décédé après que sa mère Marie Humbert a versé un produit toxique dans sa perfusion, deux jours plus tôt. Un débat national s’ensuit sur l’euthanasie. Ce débat continue aujourd’hui.

  • le 26 septembre 2003 : la France honore du bout des lèvres ses Morts des guerres coloniales.

Un décret institue une journée nationale d’hommage aux “Morts pour la France” pendant la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie, le 5 septembre de chaque année.

Hongrie, Motu Proprio, liturgie… un voyage du pape analysé par le Club des Hommes en Noir

Le Club des Hommes en Noir avec l’abbé Celier, l’abbé Guelfucci, le Père Viot et Guillaume de Thieulloy, sous la direction de Philippe Maxence revient sur le voyage du pape en Hongrie et en Slovaquie :

La prochaine Marche pour la vie, c’est le dimanche 16 janvier 2022 à Paris

Contre l’avis du chef de l’État, des députés pro-mort comme Albane Gaillot et des associations subventionnés et extrémistes se mobilisent pour faire voter l’allongement du délai d’avortement avant la fin du mandat de Macron. Ce texte, qui comprend l’allongement du délai du crime de l’enfant à naître de 12 à 14 semaines ou encore la suppression de la double clause de conscience pour les médecins, avait été voté en première lecture par les députés en octobre 2020, mais il n’a pas survécu à l’examen des sénateurs, qui l’ont rejeté. Revenue entre les mains de l’Assemblée nationale en février, la proposition est bloquée par la quantité d’amendements déposés par Les Républicains. Aujourd’hui, le texte ne figure tout simplement plus à l’ordre du jour. Le ministre de la Santé Olivier Véran a jugé qu’il était prématuré d’allonger le délai légal de l’IVG. Quant au président de la République lui-même, il n’y est pas favorable. Au cours d’un entretien au magazine Elle, Emmanuel Macron a insisté en juillet dernier sur “le traumatisme que c’est pour une femme d’avorter”. 

Hier une centaine de personnes seulement ont manifesté pour l’avortement à Paris. Mais cela mérite tout de même un article de BFM.

Aux Etats-Unis, les députés ont adopté par 218 députés contre 211 une loi qui permet l’avortement jusqu’à la naissance et interdit aux Etats de subordonner l’avortement à des exigences en matière d’échographie, de périodes d’attente, de consentement éclairé, de privilège d’admission des avorteurs dans des hôpitaux, et elle interdit d’interdire l’avortement par démembrement. Si cette loi était adoptée elle interdirait toute loi restreignant les avortements dans tous les Etats. Elle n’a pour le moment, aucune chance de passer au Sénat. Mais cela montre l’acharnement des partisans de la culture de mort, et leur extrémisme.

En Belgique, le rapport bisannuel 2018-2019 de la Commission nationale d’évaluation relative à l’IVG a été présenté en Commission santé de la Chambre des représentants. Il en ressort que, depuis 2012, le nombre d’avortements en Belgique est globalement stable, avec une légère baisse : 19.155 pratiquées en Belgique en 2012 et 18.027 en 2019. Et la Suisse fait face à une pénurie de médecins pratiquant ce crime. À l’heure actuelle, seule l’Université Libre de Bruxelles propose une formation de trois ans aux techniques d’avortement et ce, uniquement sur base volontaire.

La Marche pour la vie vous donne rendez-vous pour une mobilisation exceptionnelle, en pleine période présidentielle, pour mettre la défense de la vie sur la table du débat politique.

Mgr Vitus Huonder, évêque émérite de Coire, ne veut plus célébrer avec le nouveau missel

Mgr Vitus Huonder, évêque émérite de Coire (Suisse), à célébré son jubilé sacerdotal dans une église de la Fraternité Saint-Pie X.

En 2019, Mgr Vitus Huonder, ancien évêque de Coire, s’était retiré de sa charge diocésaine en s’installant en l’école de Wangs, dans le district de Suisse de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X. Celui qui avait choisi comme devise épiscopale celle du pape saint Pie X, Instaurare omnia in Christo (tout restaurer dans le Christ) avait, à l’époque, reçu l’approbation du pape François pour rejoindre l’oeuvre fondée par Mgr Lefebvre.

Célébrant ses 50 ans de sacerdoce, l’évêque confie sur sa nouvelle résidence :

« J’y suis très heureux. J’ai tout un environnement religieux qui me soutient vraiment, qui m’aide à vivre la foi de manière intense, même en tant qu’évêque émérite ».

Insistant sur le fait que son choix en faveur de la Fraternité Saint-Pie X doit être considéré comme un témoignage, le prélat exhorte les jeunes prêtres à ne

« pas avoir peur, même s’il leur faut peut-être se heurter dans la situation actuelle à bien des désagréments. Mais il ne faut pas qu’ils se laissent décourager, car ce faisant, ils posent un acte qui sera payant dans peut-être 50, 60 ou 70 ans. »

Mgr Huonder ajoute qu’il ne veut plus célébrer le missel nouveau :

« Je sens simplement que je ne pourrais plus le faire, car lorsque l’on plonge dans la messe traditionnelle, on en arrive tout simplement à un point où l’on sent qu’on ne peut plus faire autre chose. […] Le rite tel que nous l’avons est aussi une profession de foi, et une profession de foi ne peut pas être simplement mise de côté. »

Daniel-Ange, un « prophète » pour le monde ?

De notre envoyé spécial Antoine Bordier

C’est dans son ermitage situé dans les montagnes de l’arrière-pays niçois, que le père Daniel-Ange après ses deux heures d’adoration quotidienne écrit la plupart de ses livres. Sa plume ne s’arrête pas quand il redescend de sa montagne divine, et, retourne dans son école Jeunesse-Lumière. Là, dans sa cabane en bois, il y consacre sa demi-journée. Fin de notre trilogie sur le moine écrivain-ermite-évangélisateur, que certains appellent « le prophète ».

« En ce moment, je travaille sur un livre, sur lequel je suis depuis 40 ans. 40 ans, vous imaginez. J’écris sur le mystère du Samedi Saint. Sur la descente du Christ aux enfers. Pour l’écrire, je travaille en collaboration avec un frère moine, que j’aime beaucoup, du mont Athos. C’est un orthodoxe, il s’agit du père Macaire. »

Il bondit presque de sa chaise en osier en prononçant son nom, comme si l’ivresse des montagnes le reprenait. Sa vie pourrait s’écrire ou se résumer à partir du Livre du Cantique des cantiques :

« J’entends mon bien-aimé, oui, le voici, il vient, sautant sur les montagnes et bondissant sur les collines. »

Le comble, c’est que le père Daniel-Ange s’est rendu dernièrement au mont Athos.

« Oui, j’ai été invité par l’higoumène du monastère de Simonos Petras, il y a quelques mois, lors du déconfinement. Ils m’ont accueilli royalement. Lors des repas, j’étais à la table de l’higoumène, là où normalement ne s’assoient que les évêques orthodoxes. »

Le mont Athos, la « Sainte-Montagne » ? Pour les mystiques, ce mont est emblématique. Il représente le cœur de l’orthodoxie orientale dans le monde. Avec ses vingt monastères, et, ses plus de 2 000 moines, il se situe à l’extrémité de la Péninsule de la Chalcidique, dans le nord-est de la Grèce. Son mont culmine à plus de 2 000 mètres altitude avec une vue époustouflante sur la mer Egée. Tout au long du 1er millénaire, des ermites s’y rendent par dizaines. Puis, saint Athanase décide d’y bâtir le premier monastère, de Lavra (de la Grande Laure), en 963. « Ils m’ont invité, explique Daniel-Ange, pour parler de l’Islam. » Avec humour, il utilise un jeu de mots et ajoute :

« Ils ont le vertige devant l’islamisation galopante de l’occident. Ils savent ce que c’est. Ils ont vécu 4 siècles sous l’Empire ottoman. De plus, ils sont épouvantés par la génération montante qui préfère les sex-shops aux églises. Leur grande question, et, en Russie c’est pareil : comment rejoindre ces jeunes ? »

Là, devant des moines en noir, avec leur barbe qui n’en finit plus de pousser, il témoigne de son école d’évangélisation, Jeunesse-Lumière. Dans les prochaines semaines, ils vont lancer la leur. Avec lui, Daniel-Ange a apporté toute la documentation de l’école. Il ne restait plus qu’à les traduire en grec.

« Le monde est très malade »

Alors que des évêques français ne voient pas, encore (?), l’urgence de fonder des écoles d’évangélisation, Daniel-Ange a été bouleversé par cette invitation et cette rencontre avec ceux qu’il appelle désormais « mes frères grecs-orthodoxes. » En pleine pandémie, en plein motu proprio, en pleine crise planétaire, climatique, économique, politique et sociale, la question que l’on aimerait poser c’est : où est Dieu ?

« Eh bien, paradoxalement à tout ce qui se passe en France, en Europe et dans le monde et qui va à l’encontre de Dieu, de l’Eglise et de Son Œuvre, Dieu est là. Il donne le courage à beaucoup d’entrer en résistance. Nous devons nous émerveiller de voir dans ces ténèbres des petites lumières s’allumer. Ce sont ces jeunes qui rentrent au séminaire, pour embrasser la vocation du sacerdoce. A l’heure actuelle, c’est héroïque. En France, par exemple, dans la Communauté Saint-Martin, ils sont 120 séminaristes. Ils ont eu 25 ordinations cette année. C’est magnifique. Et, ce n’est qu’un exemple. Dans le monde, il y a d’autres oasis, au milieu de cet immense désert qui avance de plus en plus. »

Le mot « apocalypse » est prononcé pour décrire ce temps où les calamités semblent se multiplier. Pour Daniel-Ange, cette accélération incessante des mauvaises nouvelles ressemblent « aux temps de la fin ». Il se souvient de ses 12 années vécues au Rwanda, entre 1958 et 1971.

Il se souvient des appariations de Kibeho, qui ont eu lieu de 1981 à 1989, et, qui annonçaient le génocide des Hutus contre les Tutsis. Ce génocide aura lieu en 1994, faisant en 3 mois plus de 800 000 victimes. Pour le père : « Le monde est au bord du gouffre, dont parle la Vierge dans ses apparitions à Alphonsine. Aucun doute. » Il connaît bien la voyante, Alphonsine, qui est la seule survivante. Il ne veut pas dire où elle vit. Il la protège. Certains proches disent qu’elle vit, actuellement, à Rome, dans une Communauté de Sainte Claire, sous le nom de sœur Mutima. Mystère.

L’Apocalypse

Toujours avec son humour et son habileté à jouer avec les mots, Daniel-Ange reparle de la pandémie. Pour lui, c’est clair,

« c’est un doux avertissement du Seigneur, pour éviter l’opération chirurgicale sur l’humanité. Mais, peut-être, qu’il devra la faire cette opération, parce qu’Il y aura été obligé par nos divisions, nos méchancetés, nos reniements, nos trahisons. Paradoxalement, il y a de belles choses, comme ces personnes qui s’étaient éloignées de Dieu, parce qu’elles se donnaient à fond dans leur travail. Avec le confinement, elles ont redécouvert Dieu. »

Auteur prolixe, il a écrit plus de 80 livres. Il a écrit sur la jeunesse, sur l’Eglise, sur la vocation, sur la sexualité, sur la société, sur les prophètes, sur les saints de l’an 2000, sur sainte Thérèse, sur le pape Jean-Paul II, sur la femme, sur Paul VI…Impossible de citer tous les sujets abordés. Ce sont comme des petites pierres déposées avec délicatesse sur le bord du chemin. Ses derniers livres ? D’abord son autobiographie au titre évocateur : « Serviteur du très-beau, Bonheur en crescen-Deo ». La même année, en 2019, il publie : « Rwanda, au fond de l’enfer le Ciel ouvert ». Pour l’année Saint-Joseph, il lui consacre, également, sa plume. Le 19 mai 2021 sort son livre : « Les 8 voyages de saint Joseph – De la nuit à l’enCiellement ». Et son dernier livre ? « Prophètes de la lumière », paru en juillet dernier.

Il se défend d’être un prophète, mais pourtant sa vie colle à ces prophètes bibliques. Le 17 octobre prochain, il fêtera ses 89 ans. Il continuera son œuvre entre prières (il prie en moyenne 5 heures par jour), cours, écritures, conférences, évangélisations. Son port d’attache reste Jeunesse-Lumière. Il y retrouve une nouvelle promotion, les anciens et son ermitage. A travers toutes les crises qu’il a vécu, de la guerre civile du Liban, en passant par la chute de l’ex-URSS, il reste pétri d’espérance.

« Oui, il faut espérer, car c’est Dieu qui a le dernier mot. Toute l’histoire du monde est dans les mains de Dieu. C’est incroyable, mais en même temps vous avez de la souffrance et des oasis d’espérance. »

Il parle des fruits de grâces qui abondent à Medjugordjé. Il évoque « le scoutisme véritable école de sainteté. » Il parle, aussi, des persécutions. De la Belgique et de ses églises où il était interdit d’avoir plus de 30 personnes. De la France, de son confinement et de ses messes interdites. Il parle des supermarchés ouverts.

Le gender et le motu proprio

Mais le pire, pour lui, c’est le gender.

« Le pape François a le courage de le dénoncer comme pire que la bombe atomique, et, comme pire que les idéologies totalitaires du siècle dernier, nazisme et communisme. C’est pire, parce que cela atteint l’humanité dans sa source même. Cela détruit l’amour, cela détruit les familles. Tu peux changer, soi-disant, d’identité sexuelle comme tu veux, avec les cliniques spécialisées. C’est effrayant. »

Face à tout cela, le « prophète » estime que le temps du monde est compté : celui de sa conversion urgente. « Les évêques ne disent pas un mot du gender, alors que c’est la première menace », répète-t-il comme dans une litanie. Il dénonce cette hystérie collective et ce manquement grave à la liberté qui tournent autour de la vaccination obligatoire, de plus en plus décriée par ses effets secondaires, mortels dans certains cas. « Monseigneur Aillet vient d’écrire un très beau document sur le sujet. »
Il conclut en parlant du motu proprio.

« Je suis effondré. Je n’arrive pas à m’en remettre. C’est scandaleux, parce que les jeunes ont droit, le strict droit en tant que baptisés, d’aller là où ils sont fortifiés. Tous ces jeunes du Barroux et ces Missionnaires de la Miséricorde Divine, que vont-ils devenir ? Il y a beaucoup de vocations chez eux. Je ne comprends pas ce motu proprio qui manque de compassion et de charité. C’est d’une dureté. Et, en plus faire cela du vivant de Benoît XVI, c’est un coup de poignard. Il va en mourir. »

Le père Daniel-Ange est à la fois en colère (une sainte). Il est triste. Il sort respirer l’air pur des Monts-Voiron, et, se dirige, ensuite, de l’autre-côte de son ermitage, là où se trouve sa chapelle. Il y célèbre la Messe. En septembre, il est redescendu vers son école Jeunesse-Lumière. Là, il continue à accueillir la jeunesse du monde entier.

« Nos jeunes sont nos puissances de vie, nos raisons d’espérer face à cette culture de mort qui envahit tout. Il ne faut pas les décourager. »

Fin de notre trilogie, Daniel-Ange, le « prophète » ?

Reportage réalisé par Antoine Bordier, consultant et journaliste indépendant

Copyright des photos A. Bordier, Daniel-Ange, Jeunesse-Lumière, Mont Athos

Nouvelle manifestation devant la nonciature et bientôt devant l’archevêché de Paris

Ce samedi 25 septembre, de 12h à 12h 45, de nombreux manifestants se sont à nouveau rassemblés devant la résidence de Mgr Celestino Migliore, nonce apostolique, avenue du Président Wilson à Paris.

Les nouvelles sont mauvaises, ou en tout cas alarmantes, en divers diocèses de France : Le Havre, Grenoble, Tours. Globalement, c’est l’existence prospère d’une vie catholique complète (catéchismes, œuvres) autour de la messe traditionnelle que certains évêques ne supportent plus, et qu’ils veulent entraver. Écarter les prêtres « spécialisés » des communautés Ecclesia Dei, interdire les catéchismes traditionnels qui attirent aussi beaucoup d’enfants dont les parents ne pratiquent pas la encore messe traditionnelle, sont leurs objectifs mortifères.

Concernant Paris, où l’archevêque veut contenir le monde traditionnel, les manifestants ont pu échanger sur les divers rassemblements pieux qui s’organisent pour durer :

  • Dimanche : ND du Travail, 18h.
  • Lundi : Ste-Clotilde, 12h 45
  • Mercredi : St-François-Xavier, 19h
  • Samedi : manifestation à la nonciature, 12h

Mais une aussi des veilleurs réciteront le chapelet devant le 32 rue Barbet de Jouy, archevêché de Paris où réside Mgr Aupetit, avec une première réunion mardi 28 septembre à 13h.

A quoi on peut ajouter, pour le diocèse de Versailles, la « messe hors les murs », célébrée tous les dimanches, à 11h, sur le parvis de la chapelle Saint Louis de l’hôpital de Saint-Germain-en-Laye, devant la porte fermée de la chapelle.

En parcourant Traditionis custodes. Une question de sémantique

De Cyril Farret d’Astiès :

Comment nommer ce missel mis à l’index (tiens…) par le pape François ? La question est-elle superflue ou byzantine ?

Nous ne le croyons pas un instant. Nommer les choses est de la plus haute importance, les Écritures en témoignent à de nombreuses reprises. Le nom c’est l’être et comme le disait Camus : mal nommer les choses c’est ajouter du malheur au monde. Comment donc faut-il nommer ce missel qui est au centre de la question religieuse depuis plus de cinquante ans ? Missel tridentin, de saint Pie V, de saint Jean XXIII, ancien missel, missel traditionnel, missel grégorien, missel en latin, missel de 1962… Écartons immédiatement les appellations de forme ordinaire et extraordinaire que le pape François a biffé de sa plume même s’il serait instructif de revenir sur ce sujet spécifique d’une double forme du rit romain.

Plus que de missel, il convient de parler de messe et plus largement de liturgie. Quel que soit le respect que l’on porte et que l’on doive à l’objet que le prêtre embrasse, le missel n’est jamais qu’un support alors que la messe est la réalité sacramentelle. On pourrait se passer du livre, pas des prières qu’il renferme (j’ai souvenir d’un chanoine pyrénéen aveugle qui célébrait par cœur la messe votive à la sainte Vierge et nombreux sont les témoignages de prêtres qui ont célébré mentalement dans les camps de tous les totalitarismes dont la modernité est profuse). Quant à la liturgie, elle recouvre des réalités plus vastes puisqu’elle englobe dans une même cohérence cultuelle non seulement la messe, mais encore l’Office divin, les autres sacrements, les sacramentaux et qu’elle va jusqu’à façonner la civilisation.

C’est donc globalement de liturgie dont nous parlons tous, le pape comme nous autres ; et au fond de cette question s’affrontent deux approches liturgiques.

Deux approches divergentes de la liturgie.

L’une, héritière du mouvement liturgique qui inspira la réforme demandée par le concile Vatican II, menée à bien par ses principaux théoriciens, est visible partout. Cette conception liturgique fait du rit un enjeu pastoral. La liturgie est le rassemblement de la communauté qui prie ensemble, fait mémoire et célèbre. Partant de l’idée neuve que la liturgie doit être accessible immédiatement, elle doit faire ressentir l’appartenance à une communauté, elle doit répondre aux attentes concrètes des situations de vie incarnée des participants, elle fait cercle. Pour parvenir à ses fins, elle doit donc user des artifices des modes du temps. Elle assume d’être du monde et de s’en inspirer pour mieux toucher les hommes de ce temps. Tout ceci est demandé textuellement par le concile Vatican II dans Sacrosanctum concilium : révision des livres liturgiques en faisant appel à des experts (n°25) ; promotion de la participation active en favorisant acclamations, actions, gestes et attitudes corporelles (n°30) ; simplicité, brièveté, suppression des répétitions, rites adaptés à la capacité de compréhension des fidèles (n°34) ; utilité de la langue du pays dans toute la liturgie (n°36) ; adaptation des rites à la diversité des assemblées, des régions, des peuples… (n° 38) ; efficacité pastorale (n°40) ; adaptations des rites aux nécessités de notre temps (n°62)… Pour respecter ces principes il est donc nécessaire de réviser continuellement, d’adapter et de dater. Cette compréhension de la liturgie est par nature progressiste et vouée à d’incessantes évolutions puisqu’elle veut répondre aux attentes des hommes du jour.

L’autre approche, traditionnelle en ce sens que c’est celle constante et ininterrompue de l’Église jusqu’à aujourd’hui compris (même si c’est de manière limitée et restreinte depuis 1969) comprend la liturgie comme le culte public que l’Église rend à Dieu par diverses expressions, artifices et moyens (sens, objets, temps, espace…) car tout vient de Dieu et que tout est pour Dieu. La liturgie c’est la manière concrète pour les hommes de répondre à la première table du décalogue et à la première demande du Pater. Elle est verticale car elle relie le Ciel et la terre, hiérarchique comme toute la création, orientée vers notre source et notre fin. La liturgie c’est la « joie de Dieu » (Alcuin), c’est la lumière du monde ; comment prétendre aménager la lumière ? Comment vouloir l’adapter ? Je ne peux m’empêcher de songer à cette réflexion de Sylvain Tesson sur un sujet pas si éloigné de notre réflexion : « Il fallait que les hommes fussent drôles pour s’imaginer qu’un paysage eût besoin qu’on l’aménageât. D’autres parlaient d’augmenter la réalité. Un jour peut-être s’occuperaient-ils d’éclairer le soleil ? (Sylvain Tesson, Sur les chemins noirs, 2016, Gallimard). La liturgie n’est pas une invention, une création, elle ne nous appartient pas et ne peut être le fruit de notre créativité. Elle n’est pas le fruit d’une volonté mais un héritage. La liturgie est l’expression de la foi catholique, elle s’est longuement sédimentée, sans autre but précis que de rendre gloire à Dieu ; elle est l’aboutissement de 2000 ans de christianisme non sans quelques apports du culte de l’ancienne alliance. Si la codification et la normalisation ont connu des étapes importantes (la Réforme Grégorienne ou le concile de Trente par exemple), le rit ancien est le fruit de la longue et lente maturation spirituelle de tous ceux qui nous ont précédés et avec qui nous sommes en relation par la communion des saints. La liturgie par essence se méfie de la nouveauté et des idées personnelles. La liturgie qui englobe tous les mystères de notre foi et qui rend Dieu présent (par la réunion des baptisés en son nom, par sa Parole et plus encore dans l’Eucharistie), n’est que lentement pénétrable bien qu’elle soit immédiatement aimable. La liturgie, en cachant, possède la paradoxale particularité de désigner : c’est entre autre tout l’usage liturgique des voiles qui attirent l’attention sur ce qu’ils dissimulent par la majesté, la délicatesse et la beauté dont ils usent ; on pourrait en dire autant de la langue sacrée et de l’orientation. Il faut accepter humblement et patiemment cette difficulté à saisir certains aspects des rites, c’est la condition d’un enthousiasme inlassable, d’un émerveillement sans cesse renouvelé et d’un progrès spirituel véritable. De même qu’on ne devient pas saint Jean de La Croix ou sainte Catherine de Sienne un petit matin en laçant ses souliers, on ne peut approcher les réalités insondables que renferme l’écrin liturgique d’un coup de baguette magique ou par une invention de l’équipe d’animation pastorale.

Rit « anthropologique » ou « théologique » ?

Constatant ces différences, certains (je pense par exemple à Guillaume Tabard, Latin or not latin. Comment dire la messe, Seuil, 2007, ou au père François Cassingena-Trévedy, Te igitur, Ad Solem, 2007), souhaitant prouver une complémentarité, ont écrit que le nouveau rit est « anthropologique » alors que l’ancien missel est « théologique », que la nouvelle liturgie est plutôt « sociale » que « mystérique ». Nous ne disons pas autre chose, cependant nous en refusons l’égale dignité. N’est-ce pas précisément le fond du problème ? Un groupe de théologiens écrivait dans le n°122 de la Pensée Catholique dans les années 1970 : On est fondé à craindre que, ne mettant plus en évidence le Sacrifice de Jésus, l’Ordo Missæ ne le voue en fait à l’oubli ; car ce Sacrifice est une réalité trop surnaturelle pour que l’homme puisse, sans signe, s’en souvenir et en vivre.

Pour conclure il me semble donc juste et conforme à son génie et à son identité d’associer à la liturgie réformée un nom propre ou un événement : Paul VI, car c’est bien ce pontife qui a conduit les travaux de réforme menés de fond-en-comble pour aboutir à la réforme liturgique (du rituel de baptême au calendrier, du pontifical à l’Office divin) ; éventuellement Vatican II car le concile a lui-même confié le mandat de cette vaste réforme et en a donné les grandes orientations.

Quant à la liturgie dont le pape François souhaite l’éradication définitive, même si on souhaiterait ne l’affubler d’aucune épithète tant elle se suffit à elle-même, il me paraît sage pour la nommer de ne jamais l’associer à un homme ou un événement (Pie V, Jean XXIII, tridentine) car c’est ontologiquement contraire à sa nature, mais de lui adjoindre un adjectif qui dise un peu de sa majesté et de son antiquité : rit ancien, usus antiquor ou rit traditionnel.

Cyril Farret d’Astiès

Les caciques de LR veulent écarter Eric Zemmour… et ses électeurs potentiels

Les petites manoeuvres électoralistes se déploient au sein des Républicains, effrayés parce que l’équipe d’Éric Zemmour veut s’inviter à la primaire.

Dans les modifications des statuts, soumises au vote des adhérents LR, un nouveau paragraphe permet au parti de décider qui peut – ou ne peut pas – participer à la désignation du candidat, qu’il s’agisse d’une primaire ouverte ou d’un congrès réservé aux militants.

Le 3e alinéa de l’article 37 des statuts est une sorte de clause anti-Zemmour :

« une instance de contrôle, nommée par le Bureau Politique sur proposition du Président du mouvement, sera chargée de la validation du corps électoral, de la recevabilité des candidatures au regard notamment de leur compatibilité aux valeurs de la droite et du centre et de la sincérité des résultats ».

Aurélien Pradié, secrétaire général LR, explique :

« C’est notre famille politique qui valide elle-même le fait que les candidats appartiennent à nos valeurs et à nos convictions ». « Eric Zemmour est favorable au rétablissement de la peine de mort, ce qui atteste qu’il n’a rien à voir avec notre famille politique et nos valeurs ». « Nous n’avons pas vocation à être le nid de tous ceux qui sont des orphelins. Les LR ne sont pas une maison d’accueil pour personnes égarées ». « Il n’y a aucune espèce de raison pour qu’il participe à notre système de départage. Et si Zemmour se cherche une famille, qu’il aille voir chez Marine Le Pen… ». « Chez nous, on ne s’invite pas. On est invité. Les LR, ce n’est pas le parti des écolos. Il y a quelques règles. Et s’ils ne l’ont pas compris, ils vont le comprendre ».

Ce sont surtout les électeurs qui vont le comprendre. Si c’est pour avoir le choix entre quelques robinets d’eau tiède, Pécresse, Le Maire ou Bertrand, la fuite des électeurs risque de devenir massive.

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