Joyeux Anniversaire Notre-Dame de La Salette ?
Par Antoine Bordier
« Ne pleurez plus…Vos enfants vont se convertir, ils vont, bientôt, retourner en masse honorer le Jour du Seigneur. Ils vont, bientôt, cesser de blasphémer, de jurer, de mentir. Les avortements, les euthanasies, les manipulations génétiques, vont, bientôt, cesser. Vos fils et vos filles, qui ‶ sont devenus des cloaques d’impureté ″, vont, bientôt, se purifier. Les couples divorcés, séparés, vont, bientôt, se retrouver. Les liens sacramentaux vont, bientôt, se ressouder… »
Ne pleurez plus Notre-Dame de La Salette ?
Etonnante cette diatribe, cette déclaration de ce jeune Arthur, 18 ans, qui risque de faire du bruit et qui semble atteindre dans le mille, la cible des maux actuels. Quelle maturité. Il se rend pour la première fois dans le sanctuaire, le bac en poche. Il vient du nord de la France. Il n’a toujours pas décidé de son orientation future. Exagère-t-il ? Autour de nous, ne serait-ce pas le collapse généralisé ? « Il y a plus de 400 conflits, actuellement, dans le monde, nous n’en parlons que d’une quarantaine », disait il y a quelques semaines un confrère d’une grande chaîne de télévision. Certes, les guerres sont les plus visibles, et, font la une des médias, qui recherchent le scoop de la « bad news ». En 2017, il y avait près d’une centaine de conflits armés, selon l’UCDP, un programme de recherche de l’université Uppsala en Suède. C’est l’une des meilleures universités d’Europe. Elle existe depuis le 15è siècle. Son programme fait référence. A cela, il faudrait, peut-être, rajouter les conflits climatiques, les conflits sociaux, les famines et les persécutions religieuses. Dans nos contrées encore épargnées (tant mieux, mais pour combien de temps ?) par les guerres, les famines et les persécutions religieuses, les conflits sont ailleurs. Ils sont politiques, sociaux et familiaux. En France, la désintégration du lien social est en marche. Les banlieues, pour ne citer que cet exemple, sont devenues des lieux de non-droit. Pas toutes ! Et, la séquence des gilets jaunes n’est toujours pas, totalement, derrière-nous, au moment où défilent, encore, des centaines de milliers de manifestants contre le « pass sanitaire ».
Les familles et l’Eglise en danger ?
Du côté des familles, elles s’effondrent. Elles qui faisaient le ciment des fondations de la société. Selon plusieurs sources croisées, comme celles de l’Express, du Figaro et de l’Insee, 55% des mariages se termineraient en divorce. Et, un mariage, en moyenne, durerait moins de 13 ans. En Suisse, selon l’OFS, il dure 15 ans et des poussières. Et, en Espagne 20. Il y a 5 ans, un article de Madame Figaro, Divorce : l’amour dure cinq ans pour les couples mariés, plantait ce décor mortuaire. Collapse familial, donc. Jusqu’à quand ? A quand la « remontada » ?
Du côté de l’avortement, sainte Mère Teresa avait prévenu :
« Le plus grand destructeur de la paix aujourd’hui est le crime commis contre l’innocent enfant à naître. Si une mère peut tuer son enfant, dans son propre sein, qu’est-ce qui nous empêche, à vous et à moi, de nous entretuer ? ».
Que dirait-elle aujourd’hui de l’euthanasie, des manipulations génétiques et des lois mortifères ?
Et l’Eglise ? En France, « la fille-aînée de l’Eglise » n’a plus que 3 à 4% de pratiquants fidèles au jour du Seigneur – chiffres les plus optimistes. Ils sont les plus bas d’Europe ! Le nombre de prêtres ordonnés chaque année est passé de plus de 1000 en 1950 à 130 en 2021. Les scandales des prêtres accusés de pédophilie (il y a plusieurs milliers de dossiers en souffrance au Vatican) n’a rien arrangé à cette chute.

Une déchristianisation en marche
Existera-t-il bientôt un « pass-sacramentel » obligatoire pour les Français qui veulent aller à la messe ? Ce qui est certain, déjà, c’est qu’il n’y a plus d’eau-bénite dans les églises. Pour quelle raison ? Pour des raisons sanitaires. « L’eau bénite expulse les démons, mais pas la Covid-19 », confie le jeune Arthur, qui se pose la question de la vocation à 1 800 mètres d’altitude. C’est certain ! Il faut, aussi, chercher les raisons de cette déchristianisation dans les ravages de l’entre-soi, et, du « poison mortel de la comparaison et de la jalousie », comme le rappelait un jeune prêtre de Saint-Sulpice, à Paris, lors de la messe de rentrée des étudiants. Les fumées de l’apostasie, de l’indifférence et du relativisme s’épaississent de plus en plus dans l’Eglise. Il est, d’ailleurs, étonnant, la plupart du temps, hormis les exceptions, de voir les églises de France, en semaine, soit fermées, soit vides !
Arthur s’est amusé à le faire : « J’ai fait beaucoup de balades à vélo cet été, et, je m’arrêtais souvent pour prier dans une église. Les églises étaient la plupart du temps fermées. Sauf, dans quelques régions comme la Bretagne, le sud-ouest, et, le Var. Mais, quand elles sont ouvertes. Elles sont vides ! » Vides d’évêque, de prêtres et de fidèles ? Paris et sa couronne restent des exceptions.
Arthur feuillette les pages de sa Bible. Il tente une explication de ce phénomène de déchristianisation, avec saint Jean, qui relate une parole du Christ, au sujet de l’amour fraternel entre les chrétiens : « À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » Pour Arthur, cet amour est « une des clefs de voûte de l’Eglise. »
Il rejoint le pape François, lorsque ce-dernier affirme en juin 2018 :
« L’amour fraternel, c’est la plus grande évangélisation. C’est beau de voir une communauté qui avance unie, dans laquelle les membres prient et s’aiment ; l’amour fraternel, c’est la plus grande évangélisation… Le monde, tout comme l’Eglise, a besoin de toucher cet amour fraternel nonobstant la diversité ».
La montagne de Dieu et de Marie
Une question taraude Arthur : « pourquoi la Vierge est-elle apparue en montagne, si haut ? Peut-être a-t-elle voulu imiter son Fils, qui se retirait des nuits entières dans la montagne. La montagne est le lieu de Dieu par excellence. Dans l’Exode, combien de fois est citée la « montagne de Dieu, la montagne de l’Eternel » ? Et, le Sinaï n’est-il pas un mont ? Arthur ouvre, de nouveau, sa Bible. Dans le chapitre 22 de la Genèse, Abram, devenu Abraham est mis à l’épreuve. Dieu lui dit : « Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac, va au pays de Moriah, et là tu l’offriras en holocauste sur la montagne que je t’indiquerai ». Moïse, lui-même, se rend sur la montagne de Dieu, à l’Horeb. Puis, il se rend sur la montagne du Sinaï. Dans la Bible, le mot montagne est cité plus de 300 fois. Elle fait, la plupart du temps, référence à Dieu qui invite l’homme, l’humanité toute entière, à Le rencontrer. Dans l’Apocalypse, elle est citée 3 fois.
Arthur trouve que « la montagne de La Salette ressemble au mont Horeb, au mont Sinaï, au mont Sion ». Il a peut-être raison. Dès lors, l’apparition et le message de la Vierge Marie serait à prendre très au sérieux. Ce qui est certain c’est qu’elle succède, en France, à celles de Lourdes (1858) et de Paris (1830). Elle précède celles de Pontmain (1871) et de L’Ile-Bouchard (1947). Et, elle a une résonnance particulière indéniable avec celles de Fatima (1917), d’Akita (Japon, 1973) et de Kibeho (Rwanda, 1981). Marie y pleure des larmes de sang.
Ce 19 septembre 1846

Le recteur du sanctuaire, le père Antoni Skalba, est inquiet. Il parle des violences contre la vie, contre la nature, contre l’humanité, contre la famille, contre l’Eglise. Il évoque la pédophilie, la crise dans l’Eglise. Il parle de ses divisions. Il explique :
« le monde rejette de plus en plus Dieu, à cause des catastrophes. Alors que c’est lui-même qui en est le responsable. C’est pour cela que Marie est apparue ici en 1846, le 19 septembre. Les hommes travaillaient sept jours sur sept. Ils ne venaient plus à la Messe le dimanche. Sur les routes mal-entretenues, il y avait des ornières et le foin tombait souvent de leurs charrettes. Ils injuriaient alors le Bon Dieu. Marie se plaint de tout cela, en pleurant, devant deux enfants ignorants : Maximin et Mélanie. Et, aujourd’hui, pensez-vous que les choses se soient améliorées ? Non, c’est pire. »
Plus loin, sur l’esplanade du sanctuaire, le père Michel Faillon attend ses pénitents. A la suite d’une longue maladie, il découvre le sanctuaire en 1974. Il vient de Cambrai. Pendant 30 ans, il passera toutes ses vacances au service du sanctuaire. En 2003, il entre définitivement dans la communauté. Il raconte ce 19 septembre :
« Ce samedi après-midi, Maximin voit une Dame qu’il prend pour quelqu’un venant du village voisin, de Valjouffrey. Il ne sait pas qui Elle est. Elle est habillée comme une villageoise de l’époque. Avec Mélanie, ils font paître leurs vaches. Ils ont pris peur car Elle leur apparaît dans une boule de lumière. Marie leur dit : avancez mes enfants, n’ayez pas peur. Ils descendent le vallon et se retrouve près de la Dame. Ensuite, Elle pleure et Maximin essaye de La consoler, en disant : ne pleurez plus Madame, on va vous aider. Mélanie voit aussi les larmes qui coulent, pendant quinze à vingt minutes. »
Maximin et le message

« Le 19 septembre 1846, nous avons vu une belle Dame. Nous n’avons jamais dit que cette Dame fut la Sainte Vierge, mais nous avons toujours dit que c’était une belle Dame…Voilà ce que cette Dame m’a dit : ‶Si mon peuple continue, ce que je vais vous dire arrivera plus tôt, s’il change un peu, ce sera un peu plus tard. La France a corrompu l’univers, un jour elle sera punie. La foi s’éteindra dans la France : trois parties de la France ne pratiqueront plus de religion, ou presque plus, l’autre la pratiquera sans bien la pratiquer. Puis, après cela, les nations se convertiront, la foi se rallumera partout. Une grande contrée dans le nord de l’Europe, aujourd’hui protestante, se convertira : par l’appui de cette contrée, toutes les autres contrées du monde se convertiront. Avant que tout cela arrive, de grands troubles arriveront, dans l’Eglise, et partout. Puis, après cela, notre Saint-Père le pape sera persécuté. Son successeur sera un pontife que personne n’attend. Puis, après cela, une grande paix arrivera, mais elle ne durera pas longtemps. Un monstre viendra la troubler. Tout ce que je vous dis là arrivera dans l’autre siècle, au plus tard aux deux mille ans. ″
Ce message, Maximin Giraud l’a adressé au pape Pie IX, le 3 juillet 1851.
Le message à Mélanie
« Mélanie, je vais vous dire quelque chose que vous ne direz à personne : Le temps de la colère de Dieu est arrivé ! Si, lorsque vous aurez dit aux peuples ce que je vous ai dit tout à l’heure, et ce que je vous dirai de dire encore, si, après cela, ils ne se convertissent pas, (si on ne fait pas pénitence, et si on ne cesse de travailler le dimanche, et si on continue de blasphémer le Saint Nom de Dieu), en un mot, si la face de la terre ne change pas, Dieu va se venger contre le peuple ingrat et esclave du démon. Mon Fils va faire éclater sa puissance ! Paris, cette ville souillée de toutes sortes de crimes, périra infailliblement. Marseille sera détruite en peu de temps. Lorsque ces choses arriveront, le désordre sera complet sur la terre. Le monde s’abandonnera à ses passions impies. Le pape sera persécuté de toutes parts : on lui tirera dessus, on voudra le mettre à mort, mais on ne lui pourra rien, le Vicaire de Dieu triomphera encore cette fois[-là]. Les prêtres et les religieuses, et les vrais serviteurs de mon Fils seront persécutés, et plusieurs mourront pour la foi de Jésus-Christ. Une famine règnera en même temps. Après que toutes ces choses seront arrivées, beaucoup de personnes reconnaîtront la main de Dieu sur elles, se convertiront, et feront pénitence de leurs péchés. Un grand roi montera sur le trône, et règnera pendant quelques années. La religion refleurira et s’étendra par toute la terre et la fertilité sera grande, le monde content de ne manquer de rien recommencera ses désordres, abandonnera Dieu, et se livrera à ses passions criminelles. [Parmi] les ministres de Dieu, et les Epouses de Jésus-Christ, il y en a qui se livreront au désordre, et c’est ce qu’il y aura de [plus] terrible. Enfin, un enfer règnera sur la terre. Ce sera alors que l’Antéchrist naîtra d’une religieuse : mais malheur à elle ! Beaucoup de personnes croiront en lui, parce qu’il se dira venu du ciel, malheur à ceux qui le croiront ! Le temps n’est pas éloigné, il ne se passera pas deux fois 50 ans. Mon enfant, vous ne direz pas ce que je viens de vous dire. (Vous ne le direz à personne, vous ne direz pas si vous devez le dire un jour, vous ne direz pas ce que cela regarde), enfin vous ne direz plus rien jusqu’à ce que je vous dise de le dire ! »
175 ans, déjà !

Pour fêter les 175 ans de l’apparition de la Vierge Marie à La Salette, le père général de la communauté, Silvano Marisa, a fait le déplacement. Il sera entouré des évêques des diocèses avoisinants. Basé à Rome, il vient au moins une fois par an à La Salette, chaque 19 septembre.
« Pour nous, ces 175 ans sont très importants, car ils vont permettre de diffuser davantage le message. Le message de Notre-Dame de La Salette est un message d’espérance. Ici, Elle pleure pour toute l’humanité, qui oublie son Fils. Son message est très actuel et très moderne. Aujourd’hui, Elle pleurerait plus qu’en 1846. La Vierge Marie aime particulièrement la France. Avec l’Année Mariale nous redoublons de prières et d’intentions. Et, cette année ne concerne pas que la France. Les festivités ont lieu dans les 32 pays où nous sommes présents. Nous sommes 950 frères, et, 300 sœurs. Et, les vocations sont nombreuses, notamment à Madagascar. »
Les diocèses d’Annecy, de Gap, et de Grenoble, principalement, organisent un pèlerinage pour fêter ce 175è anniversaire. Plusieurs milliers de pèlerins sont attendus. Arthur ne sera pas seul pour consoler Notre-Dame !
Reportage réalisé par Antoine Bordier, consultant et journaliste Copyright photos Antoine Bordier
Passeport sanitaire obligatoire, l’analyse du Club des Hommes en Noir
Le Club des Hommes en Noir avec l’abbé de Tanouärn, le Père Viot, le Père Thomas sj et Jean-Pierre Maugendre, sous la direction de Philippe Maxence revient sur la mise en place du passeport sanitaire.
Une nef de fous désamarrée du réel
Lu sur Le Glaive de la colombe :
Deux ans bientôt que nous sommes embarqués sur une nef de fous désamarrée du réel. Le temps est venu pour ceux qui veulent raison garder de regagner le plancher des vaches et de faire le point sur l’affaire covid-19. Autant commencer par cette histoire, éclairante à plus d’un titre, survenue parmi mes connaissances telle que me l’a racontée le petit-fils d’un monsieur de 94 printemps. Veuf, il menait sa vie sans encombre, sa famille n’étant jamais loin en tant que de besoin. Fin octobre 2020, il fait une chute. Fracture de la hanche. Il est hospitalisé pour recevoir les soins ad hoc puis transféré dans un établissement de convalescence. Il va y passer décembre puis janvier. Mais les « jours d’avant » ne reviennent pas et des douleurs persistantes nécessitent l’administration de morphine. Ses proches autorisés à lui rendre quelques visites, covid obligeant, constatent qu’il est très déprimé. Décision est alors prise de le transférer dans un EHPAD (Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes). La chose est fixée au 22 janvier. Sa fille, venue l’assister, apprend que son père est trop mal en point pour le transporter et aussi, surprise ! qu’il a été vacciné la veille contre la covid-19. Le 26, il est dans le coma. Il meurt le 28, de la covid, selon le certificat de décès. Sur simple conjecture ? Test PCR à l’appui ? Lequel « revisité » et utilisé d’une manière délibérément dévoyée, donne des choses aussi absurdes que les « faux positifs » et les malades en bonne santé (dits « asymptomatiques »). Et l’injection dans tout ça ? Passez muscade. Chose curieuse, dans l’affaire covid, les autopsies qui permettraient d’en savoir plus sur un virus inédit ou sur l’injection d’un produit expérimental (aux USA il a fallu 11000 décès consécutifs à la « vaccination » pour que l’on y recourt, selon Dr Ryan Cole, intervenant au White coats summit en juillet dernier). L’histoire rapportée ici s’achève comme toutes les autres dans l’affaire covid19, par la remise à la famille d’un cercueil scellé avec obligation de procéder à une crémation qu’elle ne souhaitait pas.
En l’espèce quiconque garde une aptitude à penser même modeste butte sur des anomalies flagrantes. A l’ordinaire, l’incubation de la covid-19 demande 3 à 5 jours. Soignée convenablement, l’infection dure 2 semaines, les formes graves sont exceptionnelles et au final la létalité est de 0,05%. Le vieux monsieur, jugé transportable – et vaccinable – le 21, ne l’est plus le 22 et décède le 27. Si coronavirus il y a, soit il est exceptionnellement foudroyant, soit il est déjà déclaré le jour de l’injection. Les soignants sont-ils passés à côté des symptômes ? Sont-ils passés outre, beaucoup semblant fanatiques de cette vaccination ? Je sais un monsieur âgé miné par un lymphome qui nécessite une chimiothérapie tous les 12 jours ; malgré quoi ceux qui le soignent le pressent de tâter d’une injection, là aussi sans rapport avec son état. Outre qu’on ne vaccine pas en période d’épidémie, nommer le produit indifféremment vaccin ou « thérapie génique » en raison de son mode d’action signe l’embrouille. Un vaccin n’est pas une thérapie, il ne soigne pas. Il ne vise qu’à éviter aux bien-portants d’attraper une maladie que l’on sait mal soigner voire pas du tout ; or, les deux personnes dont il est question ici ne sont pas bien portantes. Reste que le dossier médical du grand-père communiqué à la demande de sa famille affirme qu’il a donné son consentement… Pour tout de bon ???
Pour mémoire, à la suite des méfaits du Dr Mengele, l’Association Médicale Mondiale (1964) a posé dans la Déclaration d’Helsinki le principe que tout acte médical doit être soumis au « consentement libre et éclairé » du patient, principe réitéré par la Convention d’Oviedo (1997) et l’article L1111-4 du Code de la santé publique. Il est douteux que celui dont il est question ici, âgé, physiquement diminué, moralement abattu et de plus sous morphine, vivant depuis 4 mois dans l’obéissance aux autorités médicales, ait joui de toute la liberté d’esprit souhaitable. Il répond bien plutôt à ce que dit le Code pénal sur l’extorsion dont la victime est « une personne dont la particulière vulnérabilité due à son âge, à une maladie, à une infirmité, à une déficience physique ou psychique » (article 312-2 al. 2). Quant a être éclairé loyalement, ça commence mal quand on baptise vaccin un produit qui techniquement n’en est pas un. Un vaccin est une préparation contenant des germes inactivés d’une maladie afin de mettre l’immunité naturelle d’un organisme sain en défense contre ladite maladie. Sa mise au point demande 15 ans en moyenne et passe impérativement par plusieurs phases dont l’essai sur l’homme est la 3e. Les 4 « vaccins » contre la covid élaborés en un temps record expérimentent quant à eux des techniques inédites. Les producteurs sont peu prolixes sur les résultats des phases 1 et 2. Selon les documents officiels, ils ne donneront ceux de la phase 3 en cours qu’en 2023. Sur ce dernier point, Véran affirme avec son aplomb habituel, que c’est une « fake news » (en français un bobard). On voit par là que l’obligation d’éclairer le patient, le ministre de la Santé s’en tamponne. Ses fonctionnaires aussi. Preuve en est cette fiche d’information rédigée par des médecins honnêtes et que les candidats à l’injection au centre de vaccination de Quimper devaient signer. L’Agence régionale de santé Bretagne a fait retirer ce document. Le patron « maître des horloges » est aussi maître des seringues.
Les anomalies s’enchaînent. Les bistrots sont réputés dangereux mais être hospitalisé pour une jambe cassée – ce qui peut arriver à n’importe qui – expose donc au risque de finir dans une housse en plastique, victime présumée de la covid, « vacciné » de surcroît. A ce qu’il semble l’établissement dans lequel il se trouvait ne jugeait pas utile de protéger ses pensionnaires en misant sur l’immunité naturelle contrairement à ces médecins en EHPAD de ma connaissance qui ont administré des vitamines C et D, comme du zinc. Leurs patients sont sortis indemnes de la « crise ». Ainsi fit le Dr Bourgeon à La Réunion. Il faut croire que la prévention ne figure plus dans la panoplie de l’art médical car il a été convoqué à ce sujet par l’Ordre des médecins. La médecine a donc changé de paradigme. Elle a aussi changé de main. Naguère encore, pour prévenir ou traiter, on consultait son médecin qui auscultait, diagnostiquait et prescrivait librement ce qui lui paraissait approprié. C’est désormais l’affaire des Agences de santé, des « Hautes autorités » de ceci, de cela, du Conseil de défense (et le « secret défense » qui va avec), du Conseil scientifique (muet sur ses activités contrairement aux dispositions légales), de l’Ordre des médecins et autres machins hors de contrôle qui ne voient jamais de patients. Ils fonctionnent en mode post-hippocratique et jugeant la prévention inutile et la covid sans remède, ont imposé la « distanciation sociale » avec un souci du détail qui force l’admiration. Conviés au réveillon Papy et Mamie seront isolés à la cuisine. Gestes barrières pour gagner les toilettes dans un café (le virus attaque les gens debout). Formulaire d’auto-ausweis pour sortir dans les limites autorisées… Officiellement il s’agit d’éviter d’engorger bêtement les hôpitaux dans lesquels la liquidation des lits – et des soignants qui vont avec – se poursuit (1800 depuis janvier 2021). Les offres de service des cliniques privées sont ignorées mais des TGV sont affrétés à grand bruit pour transférer des malades de ci de là. Sauf à oublier la leçon des défunts régimes totalitaires, une bureaucratie proliférante et omnipotente carbure fatalement au mélange Kafka/Ubu.
Ceux qui persistent à imputer ce bazar à l’incompétence – pour se rassurer peut-être ? la bêtise est si banale – s’égarent. A preuve la tragédie-bouffe – ici la bouffonnerie tue – de l’hydroxychloroquine (HCQ). Le Pr Raoult, une sommité mondiale, imité à ce titre en d’autres pays, obtenait d’excellents résultats en soignant la covid 19 avec cette molécule connue de longue date associée à un antibiotique. Utilisée précocement, elle évite l’hospitalisation. Les médias rameutèrent alors des puristes (?) pour condamner ce traitement qui guérissait sans être passé par « des études randomisées ». Seront donc lancées les études Recovery, Discovery (fin mars2020) et Hycovid (avril). Recovery, menée à Oxford en administrant le cocktail Raoult tardivement et à des doses telles (une étourderie sans doute…) qu’elles tuaient, le réputa inefficace et dangereux. Discovery fit long feu. Hycovidportait sur des patients déjà en phase d’hospitalisation au CHU de Nantes mais n’en constatait pas moins l’efficacité du traitement puis s’arrêta là. Enfin, le 22 mai la prestigieuse revue médicale The Lancet publia une étude à charge contre la HCQ. L’escroquerie était si grossière qu’il fallut la retirer. Telle quelle, elle plut à Véran qui pourtant est médecin, neurologue certes, mais flanqué d’un Conseil de défense et d’un Conseil scientifique. Dès le 27 mai, s’associant de facto à des fraudeurs reconnus comme tels, il interdit de prescrire la HCQ. Ce qui pourrait s’appeler mise en danger de la vie d’autrui en bande organisée (article 450-1 du Code pénal). Le 9 février 2021, malgré 193 études en faveur de l’hydroxychloroquine (60 en faveur de l’ivermectine, autre traitement qui a fait massivement ses preuves en Inde, au Mexique, au Japon…), il affirmait encore à l’Assemblée que la covid 19 ne se soigne pas. Un bobard en appelle forcément d’autres. En Martinique où la dengue saisonnière sévit de juin à décembre, il a été décidé qu’elle débutait en décembre. Place au covid et gare aux Martiniquais réfractaires à la « vaccination ». Et pour verrouiller la situation, confiscation des stocks d’ivermectine des pharmacies. Honni soit bien sûr celui qui se rappellerait que la validation d’un traitement pour une pathologie donnée par une agence du médicament rend tout vaccin obsolète.
L’utilité du bobard « y-a-pas-de-traitement » fut de permettre d’incarcérer la population à domicile avec du paracétamol pour tout remède. Et quand survient la suffocation appeler le 15. Terminus dans un service de réanimation où un patient sur deux décède. Dans les EHPAD, du Révotril larga manu en solution finale. Sur l’air de « Méfiez vous les uns des autres », la chorale politico-médiatique va alors interpréter d’époustouflantes « Variations » alternant allegro furioso et moderato cantabile. Confinement, déconfinement, reconfinement, couvre-feu, fermeture des lieux de sociabilité, « jauges ». La messe, le travail, l’enseignement, les réunions en mode 2.0. Et s’il faut affronter un congénère en chair et en os, porter un masque (dont l’emballage précise qu’il ne protège ni des microbes ni des virus), se tenir à 1 mètre et se désinfecter. Nous a-t-on assez répété que c’était bon pour nous que soient restreints l’exercice, indispensable à la santé physique, et les interactions avec nos semblables en chair et en os non moins indispensables à la santé psychique. Simple échantillon des effets induits, une étude menée auprès d’écoliers de Vichy et de Riom constate que leur indice de masse corporelle a augmenté de 2 à 3 points et leurs capacités cognitives diminué de 40%. Les « psys » s’alarment de la recrudescence des troubles psychologiques, des dépressions, des suicides (même « à l’âge où on joue au pokémon », du jamais vu, dit Marie-Estelle Dupont psychiatre). Comment ne pas en conclure que les bénéfices d’une action qui fabrique des névrosés zombifiés, supprime des libertés élémentaires, extermine la classe moyenne et les travailleurs indépendants, sont politiques ? D’autant qu’ils font sens quand on constate l’attrait manifeste de la nomenklatura pour la façon dont le parti communiste chinois contrôle son cheptel humain. « La stratégie chinoise est une grande réussite » selon un rapport du Sénat (3 juin) intitulé « Crises sanitaires et outils numériques ». Ces gens élus pour voter les lois y préconisent le recours aux portails sonores, bracelets électroniques, boitiers autour du cou et autres joyeusetés pour débusquer, tracer, traquer (et bien sûr punir les désobéissants). Là-dessus le site américain BuzzFeed signale que le ministère de l’Intérieur et les services de police français usent du logiciel de reconnaissance faciale ClairviewAI. Le « passe sanitaire » préfiguration du crédit social sauce chinoise…
Que la covid19 ait été qualifiée de pandémie, invite à étendre l’examen. D’autres anomalies sautent alors aux yeux. D’abord les mesures infligées n’ont jamais figuré dans aucun plan de lutte contre les épidémies. Rien de scientifique ne les fonde. Les courbes attestent que le confinement, par exemple, n’a aucune incidence sur l’évolution de l’épidémie. Ce que les promoteurs confirment en affirmant que la situation ne cesse pas pour autant d’être préoccupante . Ces mesures, observe-t-on, ont été promues lorsqu’en mars 2020 Neil Ferguson, modélisateur à l’Imperial College de Londres, a prédit des millions de morts. La simultanéité de leur adoption presque partout intrigue au vu des disparités évidentes en termes de santé de la population, de moyens hospitaliers, de modes de vie, de climat etc., entre le Chili, les Etats-Unis ou la Bulgarie. Autre singularité : quand d’estimables scientifiques osèrent objecter, ils déchaînèrent une hystérie sans rapport avec un débat scientifique fut-il vif. Ceux qui ne furent pas victimes d’une omerta rigoureuse (Pr Ioannidis, Dr Yeadon…), furent proprement lynchés (Montagnier ? un gâteux ; Raoult ? un charlatan, voire un criminel). Les médias à gages (outre les subventions publiques, Le Monde reçoit des gâteries de Bill Gates) sortirent de l’anonymat des confrères souvent plombés par des conflits d’intérêt (8,8 millions € au total pour 96 d’entre eux ) pour jouer les procureurs au nom d’un consensus scientifique inventé pour l’occasion car le dissensus est le carburant du progrès scientifique. BIG GAFAM censura sans pitié tout ce qui sur internet tenait lieu de samizdat. Fait notable, quand l’oracle Ferguson se ravisa, annonçant que l’épidémie ne ferait pas plus de morts que la grippe saisonnière (chiffre officiel 2020 de létalité 0,5% essentiellement des personnes âgées) la narrative débitée partout – et les coercitions qui vont avec – ne cessa nulle part. En toute hypothèse suivrait-elle un script ? Le moment est venu de faire la connaissance du Dr Fauci.
Le Dr Anthony Fauci est directeur de l’Institut de recherche sur les maladies infectieuses (NIAID) rattaché à l’Institut national de la santé (NIH). Depuis Bush père, il est le conseiller santé de la Maison blanche. A son actif, en 1983, lorsque débuta le sida, il lança une OPA sur les recherches, les biaisa pour imposer un traitement à l’AZT qui causa une hécatombe et tenter de priver le Pr. Montagnier du prix Nobel. Les mails publiés récemment laisse deviner son influence à travers le nombre et la qualité des correspondants. Ainsi le Pr Delfraissy, président du conseil scientifique macronien, lui adresse-t-il un quasi rapport dans lequel il l’assure de son indéfectible opposition à l’hydroxychloroquine « malgré la pression ». Robert Kennedy jr, (neveu du président Kennedy, avocat et président de l’ONG Défense de la santé des enfants,) dresse le portrait dans son livre Le vrai Anthony Fauci. Interviewé à ce propos, il déclare : « Anthony Fauci est la personne la plus puissante en matiére de santé publique dans le monde d’aujourd’hui … il a fait [de l’agence de régulation du médicament US] une filiale de l’industrie pharmaceutique … Toutes les contre-mesures [contre le covid 19] que nous avons eues aux Etats-Unis et qui se sont répandues dans le monde entier, le confinement, la distanciation sociale, les masques, la suppression des médicaments thérapeutiques et des traitements précoces, la promotion de médicaments sans valeur comme le Remdesivir, toutes ces choses viennent directement de Toni Fauci ». La source de son pouvoir est un budget de US $ 6,1 milliards (plus 1 milliard de l’armée car « il développe des armes biologiques » auxquelles Big Pharma s’intéresse beaucoup). Bob Kennedy pousse ici une porte qui commence à s’entrebâiller. Les recherches que l’armée américaine menait à Fort Detrik sur « le gain de fonction» (autrement dit comment rendre un virus animal dangereux pour l’homme) ayant été interdites par Nixon, ont été délocalisées notamment à Wuhan, un laboratoire P4 que Fauci a subventionné et où, devinez quoi, se retrouvent l’Institut Pasteur, le laboratoire Merck, Bio Mérieux (dont le PDG Stéphane Bancell est aujourd’hui PDG de Moderna… dans lequel Fauci a des participations, ce monde-là est petit…). M. Kennedy décrit ensuite comment Fauci contrôle la recherche médicale aux USA – et par suite au-delà – et corrompt les politiques des pays africains. L’étendue de ce pouvoir sidère d’abord mais il faut pourtant bien y ajouter foi puisque Bill Gates, lui, y croit. En 2000, cet informaticien multimilliardaire reconverti dans la médecine, a invité Fauci dans sa demeure de Seattle en vue d’un partenariat. Aujourd’hui il est devenu le financeur et donc le patron de l’OMS et l’UNICEF. En 2019 il a alloué 100 millions de $ US au NIAID de Fauci. En gros l’affaire covid19 peut se définir comme un sac de nœuds qui dégage une forte odeur d’oseille.
La cargaison de la nef des fous s’avère être un vrac de contradictions, incohérences, mensonges, invraisemblances. Bref des insanités à ne savoir qu’en penser. Les investigations ne peuvent évidemment se mener que sur internet. L’information est en France un monopole d’Etat, relayé par l’AFP qui abreuve tous les journalistes. Bien qu’il soit question d’une pandémie, cette information dépasse rarement l’hexagone. Faudrait pas qu’on apprenne qu’en Australie, un des laboratoires du monde de demain, la ville de Sidney (près de 5 millions d’habitants) est confinée pour 1 cas de covid, qu’on ouvre des lieux de « rétention » et qu’on abat les chiens, ça pourrait donner à penser. Aussi quand Me DiVizio sur un plateau télé demande pourquoi en Jordanie où peu sont vaccinés tout va bien alors qu’en Israël, où tout le monde l’est, rien ne va, la journaliste lui intime : « Restons en France ! ». Manifestement la vérité est ailleurs. Eparpillée façon puzzle, elle abonde sur internet au point que, donner, comme il est d’usage, les références pour chaque fait, chaque nom cités dans cet article remplierait des pages. Nous nous limiterons à renvoyer aux sites « généralistes » où se retrouvent les voix autorisées de la dissidence de France et d’ailleurs (*).. Reste que parmi tant de questions en suspens, la plus intrigante est la docilité avec laquelle des populations entières ont embarqué sur la nef des fous. Retour sur la mort subite de ce grand-père qui ouvre ce billet. La famille indignée a certes osé demander le dossier médical qui n’a pas dissipé ses soupçons. Néanmoins, persuadée de son impuissance, elle a « tourné la page » m’a dit son petit-fils : « C’est leur parole contre la notre ». Convaincre de l’inutilité de toute résistance est une des ficelles courantes des fabricants de consentement.
Persécution sanitaire
Je vous livre ce témoignage reçu d’un lecteur :
20h30. Après ma journée de travail au cabinet, je sors marcher quelques minutes pour apaiser toutes les tensions accumulées dans la journée… et pour prier.
Je croise Manon*, une connaissance qui habite à deux rues de chez moi. La conversation s’engage :
« Bonsoir Manon, ça va ?
Non, ça ne va pas. Ça ne va pas. Ils m’ont enlevé Inès et Véronique. »
Inès et Véronique, ce sont deux femmes hébergées en famille d’accueil chez Manon et Thomas. Inès est arrivée il y a 3 ans, depuis l’hôpital psychiatrique du coin. Elle a 26 ans. Elle ne parlait pas en arrivant, elle était prostrée toute la journée. La MDPH (Maison départementale des personnes handicapées) avait conclu pour elle à une orientation de vie en FAM (foyer d’accueil médicalisé). Après 3 ans passés chez Manon et Thomas, Inès parle, chante ; il faut la motiver pour tout, mais elle a fait de gros progrès. Elle fait partie de la famille, elle connaît la maison par cœur, et les enfants de Thomas et Manon. Véronique est arrivée il y a 15 jours. La cinquantaine, elle a sombré dans l’alcool après avoir eu des déboires conjugaux. Une femme marquée par la vie, qui vient vivre le quotidien d’une famille toute simple… et quitter ainsi les quatre murs de l’hôpital psychiatrique.
« Ils nous les ont enlevées, parce qu’on n’a pas voulu se faire vacciner contre le Covid. Hier soir une infirmière m’appelle : ̎ Je ne devrais pas vous appeler, mais sachez qu’on vient d’avoir une réunion de service ; ils vont venir chercher Inès et Véronique ce soir, comme vous n’êtes pas vaccinés ̎. Je suis en panique. Comment est-ce possible ? Je ne m’y attendais pas. Je ne suis pas soignante, je ne suis pas concernée par l’obligation vaccinale de ce 15 septembre. Je ne mets jamais les pieds à l’hôpital ; d’ailleurs l’hôpital ne m’a jamais donné de formation pour être famille d’accueil. Et les personnes que j’héberge, je les reçois chez moi, en lieu privé ! J’appelle mon mari : ̎ Qu’est-ce qu’on fait ? – Tu les emmènes avec toi, allez-vous balader ; il n’est pas question qu’elles partent comme ça en une minute ! Et imagine le choc pour elles… et je dis à l’infirmière que ce n’est pas la peine de venir les chercher ce soir, elles ne sont pas à la maison. ̎ On avait bien reçu une lettre recommandée avec AR en début de semaine, nous parlant de la vaccination, mais on avait répondu par une lettre R/AR qu’on n’était pas soignants, et qu’on n’était pas concernés par l’obligation vaccinale. On espérait une discussion, une réponse à notre lettre… Ce matin, rebelote ; l’ambulancier nous appelle : ̎ Préparez leurs affaires, on vient les chercher. ̎ Préparer leurs affaires, en 30 minutes ? Alors qu’Inès a passé 3 ans chez nous ? Mon mari prend le combiné : ̎ Je ne vous les laisse pas si vous n’avez pas d’ordre de mission ; elles sont sous notre responsabilité, on ne les laisse pas à n’importe qui sans ordre de mission. ̎ Dans la journée, il appelle le directeur de l’hôpital, qui ne l’écoute pas et lui raccroche au nez. Toute la journée, la mort dans l’âme, je les ai préparées au départ. Il faut motiver Inès, qui rechigne pour tout faire. Et lui dire, les larmes aux yeux, sans les lui laisser voir : ̎ Mais tu verras, tu auras une super vie, sans doute ; ce n’est pas le chemin que tu pensais, on pensait t’accompagner jusqu’à ce que tu aies trouvé un endroit où passer ta vie… Mais ça sera différent… ̎ Il faut soutenir le regard de Véronique, qui nous en veut parce qu’on n’est pas vaccinés, et qu’à cause de cela, elle doit repartir à l’hôpital… Et ce soir, à contre-cœur, les voir repartir dans l’ambulance. Inès chante : ̎ Chacun sa route, chacun son chemin ̎… Je viens de perdre mon travail, et du même coup deux femmes fragiles voient s’écrouler ce qu’elles construisaient tout juste… »
Je quitte Manon en colère, triste, démunie. Tant de souffrances… tant de déchirements. Et comme toujours, ce sont les plus petits qui font les frais des remous de notre société. Je rentre chez moi soucieuse. Le clocher de l’église sonne 21h. En passant, je regarde le crucifix de fer forgé : « Ô Crux Ave, spes unica »… Le Juste a souffert l’injustice pour tous les autres justes ;« Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes… » (Is 53, 11)
Je suis médecin ; je ne vous écris pas pour vous donner mon avis sur ce fameux vaccin. Je n’écris pas au nom de Manon et Thomas, qui ne m’ont rien demandé. Je vous partage, le cœur serré, les injustices de notre monde ; je parle au nom de ces petits dont nous sommes tous responsables, « maltraité[s], il[s] s’humilie[nt], il[s] n’ouvre[nt] pas la bouche » (Is 53, 7), ces petits que je vois chaque jour dans mon cabinet, et qui souffrent, qui ont peur, ces petits qui sont perdus.
« Ô Crux Ave, spes unica »… Voilà la grande espérance, comme une ancre à laquelle je m’accroche chaque jour.
*Pour des raisons de confidentialité, les prénoms ont été changés.
Pierre-Alexandre Bouclay prend la tête de Radio Courtoisie
Communiqué de Radio courtoisie :
Ce vendredi 17 septembre, Pierre-Alexandre Bouclay a été élu président de Radio Courtoisie, où il succède à Dominique Paoli.
Pierre-Alexandre Bouclay a fait ses premiers pas à Radio Courtoisie en 2000. Il a dirigé durant cinq ans le Libre journal de l’Identité. Directeur de la communication, il a amorcé, il y a un an et à la demande du Conseil d’administration, une réforme de fond de la radio, notamment en la dotant d’une tranche matinale.
Pierre-Alexandre Bouclay a mené une carrière de journaliste au cours de laquelle il a été rédacteur en chef de la revue Histoire du Christianisme magazine, de l’hebdomadaire Minute et du mensuel Le Choc du mois. Il a également été grand reporter à Valeurs actuelles.
Parallèlement, il s’est spécialisé dans la communication et les levées de fonds pour des associations caritatives. Il dirige notamment la communication de SOS Chrétiens d’Orient.
Son ambition est de « poursuivre le redressement de Radio Courtoisie et, à l’approche d’une année d’élection présidentielle, d’en refaire un carrefour des droites et un outil de combat au service de nos idées ».
Le sacrifice humain était essentiel dans la religion aztèque
La Nef a traduit la lettre du politologue et historien argentin, Marcelo Gullo Omodeo, professeur à l’Université nationale de Rosario, au président du Mexique, Andrés Manuel López Obrador, qui avait adressé une lettre au roi d’Espagne demandant la repentance pour la Conquête de l’Amérique. Extrait :
[…] Comme je suis d’accord avec vous pour dire que certains points doivent être clarifiés, je voudrais vous rappeler que l’archéologue mexicain Alfonso Caso, ancien recteur de l’Université nationale autonome du Mexique, affirme que « le sacrifice humain était essentiel dans la religion aztèque ». C’est pourquoi en 1487, pour célébrer l’achèvement de la construction du grand temple de Tenochtitlán – dont vous avez inauguré une maquette monumentale le 13 août – les victimes sacrificielles ont été rassemblées en quatre rangées qui s’étendaient le long de la chaussée reliant les îles de Tenochtitlán. On estime que pendant ces quatre jours de fête, les Aztèques ont tué entre 20 000 et 24 000 personnes.
L’historien nord-américain, Williams Prescott, peu suspect d’hispanophilie, donne cependant un chiffre encore plus effrayant. « Lorsque le grand temple de Mexico fut dédié à Huitzilopochtli en 1486, les sacrifices durèrent plusieurs jours et 70 000 victimes périrent ». Dans son livre Historia de América, l’uruguayen Juan Zorrilla de San Martín explique que « Lorsqu’ils prenaient les enfants pour les tuer, s’ils pleuraient et versaient des larmes, ils se réjouissaient davantage car c’était pour eux le signe qu’ils auraient beaucoup d’eau dans l’année ». « Le nombre de victimes sacrifiées chaque année était immense, admet Prescott, bien qu’il soit l’un des historiens les plus critiques de la conquête espagnole et l’un des plus fervents défenseurs de la civilisation aztèque. Pratiquement aucun auteur ne l’estime à moins de 20 000 par an, et il y en a même qui l’élèvent à 150 000. Dans son célèbre ouvrage Cannibales et Monarques. Essai sur l’origine des cultures, l’anthropologue nord-américain, Marvin Harris, écrit : » Les prisonniers de guerre, montant les marches des pyramides, […] étaient tenus par quatre prêtres, étendus sur le dos sur l’autel de pierre et ouverts de part en part de la poitrine avec un couteau […]. Ensuite, le cœur de la victime – généralement décrit comme battant encore – était arraché […]. Le corps était enfin roulé sur les marches de la pyramide ».
Que devenaient les morts sacrifiés ? Où étaient emmenés les corps de ces êtres humains dont le cœur avait été arraché au sommet des pyramides ? Que faisait-on du corps de la victime ? Quel était le sort de ces corps sacrifiés aux dieux jour après jour ? L’anthropologue Michael Harner, qui a analysé cette question avec plus d’intelligence et de courage que beaucoup d’autres spécialistes, répond : « il n’y a vraiment aucun mystère sur ce qui arrivait aux cadavres, puisque tous les récits des témoins oculaires concordent largement : les victimes étaient mangées ».
Les nombreux travaux scientifiques – thèses de doctorat, livres publiés par des chercheurs de renommée mondiale – dont nous disposons aujourd’hui ne laissent pas de place au doute sur le fait qu’en Mésoamérique il y avait une nation oppresseur, les Aztèques, et des centaines de nations opprimées, auxquelles les Aztèques arrachaient non seulement leurs matières premières – comme l’ont fait tous les impérialismes de l’histoire – mais aussi leurs enfants, leurs frères et leurs sœurs… pour les sacrifier dans leurs temples et distribuer ensuite les corps démembrés des victimes dans leurs boucheries, comme s’il s’agissait de côtelettes de porc ou de cuisses de poulet, afin que ces êtres humains servent de nourriture substantielle à la population aztèque.
La noblesse se réservait les cuisses alors que les entrailles étaient laissées à la population. Les preuves scientifiques dont nous disposons aujourd’hui ne laissent pas de place au doute. Le nombre de sacrifices humains pratiqués parmi les peuples asservis par les Aztèques était tel qu’ils construisaient avec les crânes les murs de leurs bâtiments et de leurs temples.
C’est pourquoi, le 13 août 1521, les peuples indiens de Mésoamérique ont célébré la chute de Tenochtitlan. […]
L’importance des écoles libres
L’Abbé Cartier (FSSPX), directeur de l’école Saint-François-de-Sales à Rouen, est interrogé sur TVNC, à l’heure où l’État, dans une tentation jacobine, tend à restreindre toutes les libertés individuelles, notamment celles du choix de l’école pour les enfants.
L’abbé Cartier explique l’importance des écoles libres, en cette période où l’enseignement libre est de plus en plus attaqué sous-couvert des lois prétendument “anti-séparatistes”.
Dans ces écoles catholiques, les enfants sont les mêmes que dans les autres écoles, “seulement ils essayent de progresser aux yeux de Dieu […] et aux yeux du prochain”. Ainsi, pendant que l’enseignement public rabâche les oreilles des enfants avec leurs droits qu’ils devraient réclamer, les petites écoles catholiques enseignent à leurs élèves leurs devoirs. Sans parler de la propagande sur le gender et la sexualité pervertie.
“En revanche il y a, dans les écoles indépendantes, des spécificités et la principale spécificité que nous pouvons donner, c’est que nous ne prenons pas les enfants pour des cobayes ; à savoir que leur intelligence étant toute fraîche, toute pure, nous ne nous amusons pas à vouloir essayer des inventions ou des nouveautés comme l’a été la méthode globale.”
A regarder sur Youtube.
Crise des sous-marins : l’incompétence torpille la France
Après l’échec de la vente du Rafale en Suisse, pourtant donnée gagnant, au profit d’un avion américain, l’Australie annule avec la France un énorme contrat pourtant déjà signé pour la vente de sous-marins, là encore au profit des Etats-Unis.
Zemmour et la peine de mort à la lumière du père Bruckberger
De Bernard Antony :
La ménagerie croassante et jacassante de toute la chienlit médiatique s’est à nouveau livrée ces dernières heures à un concert de vertueuse indignation contre Eric Zemmour, coupable une fois encore d’avoir enfreint les lignes jaunes du politiquement correct.
L’excellent chroniqueur, victime de l’inquisition du CSA (Censure Sans Appel ?) a en effet émis l’offense à la bienpensance obligatoire de dire que s’il ne se prononçait pas pour le rétablissement de la peine de mort il en avait regretté l’abolition. Et d’ajouter qu’il était « philosophiquement pour » ; ce que je partage et je vais y venir.
Mais en rappelant tout de suite combien j’ai encore apprécié hier dans l’émission de Pascal Praud les pertinents et incisifs propos de Gilles-William Goldnadel, le président d’ « avocats sans frontières ». Ce dernier a évoqué l’incongruité des idéologues abolitionnistes ne disant mot de la pression des fanatiques de l’avortement pour que la vie des enfants à naître puisse être supprimée jusqu’au… neuvième mois de grossesse ! Autrement dit, la légalisation de l’infanticide.
La seule objection, compréhensible, de Gilles-William Goldnadel à la peine de mort est le risque d’erreur judiciaire. Soit. Mais il y a des cas où il n’y a aucun risque d’erreur ! Ainsi de celui d’Eichman dont il a d’ailleurs rappelé la légitimité de l’exécution !
Et il n’y eut par exemple aucun risque d’erreur dans la condamnation à la plus haute peine de Pierre Bodein, l’assassin tortionnaire de la petite Jeanne-Marie Kegelin.
Par avance donc, j’admets que dans l’éventualité (peu plausible en ce moment, mais tout peut changer !) d’un rétablissement de la peine capitale, il faudrait qu’elle ne puisse être prononcée que dans pareils cas de culpabilité irréfutable ne souffrant aucune objection.
Puisqu’en effet, mieux vaut mille fois ne pas condamner que de risquer de tuer un innocent.
En entendant Eric Zemmour évoquer son adhésion de nature philosophique à la peine de mort, je me suis remémoré le grand et poignant témoignage d’un des grands écrivains, penseurs et religieux du siècle dernier que j’admire le plus, malgré, disons, ses originalités : le père dominicain Raymond-Léopold Bruckberger.
« Bruck », comme l’appelaient familièrement ses proches, fut souvent nommé aussi « l’aumônier de la Résistance ».
Mais avant cela, il s’illustra dans la guerre, au sein d’un Corps franc sous les ordres du magnifique combattant Joseph Darnand, fantastique héros de la I° guerre en 1918, qui devient -à la vie à la mort- son ami. Blessé à Chantilly, fait prisonnier, Bruck s’évade tout comme Darnand qu’il retrouvera à Nice. C’est alors que les deux frères de combat vont tragiquement se séparer. « Bruck » qui est rentré dans la Résistance va, en vain, essayer de dissuader Darnand qui, à l’appel du Maréchal, va s’engager dans la Milice naissante dont il deviendra le chef.└
À son ami, devenant désormais son ennemi, Bruck, dans une encore fraternelle et déchirante séparation, va dire prophétiquement : « Si vous continuez dans cette voie, vous passerez en Haute Cour pour trahison, vous serez fusillé et je serai assez con pour vous défendre ».
Et c’est ce qui se passa.
Mais en 1942, Bruck, arrêté par la Gestapo, ne va pas bien comprendre comment il ne va être condamné qu’à cinq mois de prison. Ce n’est qu’après la Libération, comme il le raconte dans son livre poignant, « Nous n’irons plus au bois » qu’il apprendra que ce fut sur l’intervention de Darnand.
Mais ce dernier, jusqu’à sa mort au poteau, eut à l’honneur de ne jamais lui en dire mot.
C’est le général de Gaulle qui avait tenu à doter la Résistance d’un aumônier général et voulu que ce soit le père Bruckberger alors dans la clandestinité.
Bruck fut alors officiellement nommé « aumônier des Forces françaises de l’intérieur » : et c’est lui qui, en octobre 1945, vint parler en Haute Cour pour Darnand, comme il le lui avait promis, et qui vint chaque jour le visiter et prier avec lui dans sa cellule et qui l’accompagna, tel sainte Catherine de Sienne auprès de Nicolas Tuldo, jusqu’à sa dernière minute.
S’il y eut donc un homme, et un chrétien à côtoyer la mort, la tragédie de la peine de mort, ce fut bien le père Bruckberger. Et c’est lui encore qui, dans l’appendice III de “Nous n’irons plus au bois” démolit alors, avec tout son talent, tous les arguments usuels en faveur de la peine capitale : celui de la juste vengeance, la théorie de l’exemple…
Et pourtant, c’est lui qui écrira en 1985 un livre allant totalement à l’encontre de la doxa abolitionniste tout simplement titré « Oui à la peine de mort ! ».
Les arguments du père Bruckberger ne relèvent pas exactement de ceux qu’il démolissait en 1948 dans son sublime « Nous n’irons plus aux bois ». Sans doute a-t-il évolué. À la Libération il est vrai, lui, le grand résistant qui avait échappé à la peine capitale, eut le cœur soulevé non seulement par les insupportables scènes de lynchage, par les vengeances atroces, par les règlements de compte mais aussi par les condamnations à mort. Il est alors totalement hostile à la peine de mort. Mais déjà, alors qu’il a donné le meilleur de lui par son témoignage pour que soit épargné le peloton d’exécution à son ennemi malgré tout demeuré son ami, il n’invoque pas l’injustice de la peine capitale, il émet simplement alors qu’elle devrait être appliquée selon que les criminels aient agi par passion ou misérablement par intérêt.
Mais au fil des ans, la réflexion de Bruck l’a conduit à prendre une position radicalement contraire de celle du Garde des Sceaux, l’abolitionniste Badinter.
Par philosophie, dirait Zemmour.
Pas exactement, pas vraiment. Tout simplement, nous le verrons, par méditation de l’Évangile !
Mais d’abord, il assène ceci à Badinter : « …Vous transférez instinctivement sur la société la responsabilité de tout ce que les hommes peuvent faire de mal ou de criminel. Le paradoxe d’un gouvernement socialiste est qu’il veut amender, éventuellement punir la société au lieu d’amender et de châtier les hommes qui commettent des crimes».
Mais c’est dans l’exemplarité évangélique que le père Bruckberger a puisé non seulement la légitimation en certains cas de la peine capitale mais même la réflexion sur sa grandeur.
Il nous amène à la Passion du Christ, à la Crucifixion, au comportement des deux brigands crucifiés avec lui.
Extrayons ces lignes : « … L’un des malfaiteurs, qui étaient crucifiés avec Jésus, l’insultait : « N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même et nous avec toi ! ». Mais l’autre brigand éleva la voix pour le faire taire : « Tu n’as donc aucune crainte de Dieu, toi qui endures le même supplice ? Pour nous, justice est faite : nos actes ont mérité le châtiment que nous subissons. Mais lui, il n’a rien fait de mal… ! ».
Et il dit à Jésus : « Souviens-toi de moi quand tu viendras dans l’éclat de ton Royaume ! ».
JÉSUS – « En vérité, je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis ! ».
Il s’adresse ensuite à son ami Albert Camus profondément abolitionniste : « Voyons, mon cher Camus, s’il y a des chrétiens abolitionnistes de la peine de mort, ils doivent avoir un patron dans l’Évangile. Je crois avoir trouvé ce patron, c’est le mauvais larron. Que veut le mauvais larron ? Avant tout et uniquement, sauver sa peau, sa misérable peau temporelle. Il a la chance d’être crucifié avec un type qui a fait des miracles. Qu’attend-il pour en faire un de plus, il y a urgence. « Puisque tu es Christ et messie, sauve-toi, sauve-nous ! ». La justice ? Il n’y pense pas. L’essentiel est pour lui d’échapper au châtiment, d’échapper une fois de plus. Il est bien mal tombé. »
Extrayons ensuite, plus loin, ces lignes : « Voici le bon larron. Ce fut un bandit redoutable, le voici parvenu au terme de son destin, il ne menace plus personne, pour lui tout finit comme il se devait : « Justice est faite, dit-il. Nos actes nous ont valu le supplice que nous subissons !».
Le père Bruckberger poursuit : « Cet homme rejeté par la Cité de Dieu ; cet excommunié devient le concitoyen du peuple innombrable des saints, seul et unique saint canonisé par Jésus-Christ ; cet homme sans toit va mourir sous l’aile des chérubins ; cette nuque sans lit va se reposer sur le sein de la miséricorde divine. Une main essuiera sur son visage la sueur de la mort et une voix dira à son oreille : « Enfant, souris ! Je suis ton Père ! ».
Naturellement, dans une société laïque, à la manière de la nôtre, la raison tirée de l’Évangile ne saurait suffire pour fonder le rétablissement de la plus haute des peines.
Du moins, son rappel devrait-il suffire à prouver l’inconsistance du raisonnement prétendument évangélique pour en justifier le refus. Le fait que le pape François ait fait supprimer du catéchisme de l’Église catholique la mention de la légitimité de son application par les États pour punir les crimes les plus atroces n’y change rien. Cela n’a pas valeur de dogme !
C’est en effet un alignement sur ce que notre ami le professeur de droit Jean-Louis Harouel a nommé un « humanitarisme anti-pénal » dans son ouvrage « Libres réflexions sur la peine de mort ». Comme il le développe, la peine capitale constituait en effet « la clé de voûte d’un système pénal fondé sur l’idée de responsabilité. Au lieu de quoi, sa suppression a frayé la voie à une perversion de la justice – l’imposture de la perpétuité de vingt ans ! – au profit des criminels et au détriment de la sécurité des innocents ».
Car, bien sûr, la peine de mort ne saurait s’appliquer qu’à des êtres qui, par l’horreur de leurs crimes, se sont eux-mêmes dépossédés de leur droit à la vie.
Ajoutons enfin qu’aujourd’hui, au-delà des divers aspects de la justification philosophique ci-avant rappelée, mentionnée par Éric Zemmour, elle devrait s’imposer en considération d’une nécessité de bon sens de défense des personnes.
En effet, la détention à perpétuité étant fort peu prononcée et encore moins appliquée, et le nombre des terroristes incarcérés devant être libérés un jour allant grandissant, ce sont toujours plus des récidivistes du terrorisme que va sécréter notre système judiciaire. Un prétendu humanisme ne sert en fait qu’à multiplier les assassins qui, eux, n’aboliront pas la peine de mort !
Unplanned : Une diffusion polémique devant le CSA
L’histoire d’Abby Johnson a déjà porté de nombreux fruits. Son ancienne clinique, à Bryan au Texas, a fermé en 2013 et ses locaux sont aujourd’hui ceux d’un centre accueillant les femmes enceintes, géré par des « pro-vie ». À l’entrée, un magnifique mémorial a été édifié ; il est dédié à tous les enfants morts avant leur naissance dans ce lieu. Abby Johnson a par ailleurs créé une association ayant permis à plus de 430 salariés de cliniques d’avortements de démissionner et de se reconvertir. Enfin, la bonne nouvelle de ce mois de septembre est l’interdiction des avortements après six semaines de grossesse au Texas.
Une telle dynamique montre que l’avortement n’est pas une fatalité. Comme pour certains États de l’ex-URSS, il est tout à fait possible que les pays occidentaux reviennent sur cette pratique monstrueuse.
Un bilan de compétence à la rentrée ?
Pour tous les consultants des Bilans Ephata, à peine rentrés d’une session fin août à l’abbaye de Sept-Fons, on s’active déjà pour préparer la session suivante. Rencontre.
Vous proposez une session de bilan de compétences du 4 au 8 octobre à Fontgombault. Pourquoi ces dates si proches de la rentrée ?
Les derniers 18 mois, entre confinements et télétravail, n’ont pas été de tout repos. Pour beaucoup d’entre nous ces vacances d’été furent l’occasion de récupérer un peu et de prendre du recul. En cette rentrée, beaucoup reviennent au travail insatisfaits, ayant pris conscience de difficultés dans leur emploi.
Début octobre est une excellente période pour commencer un bilan de compétences. Les principaux stress de la rentrée sont passés et le rythme habituel reprend le dessus. Par ailleurs, un bilan de compétences dure entre 2 et 4 mois au total, ce qui signifie que sa fin coïncide avec le début de l’année 2022. Or, les débuts d’année sont souvent des tournants décisifs ou des moments de nouveaux départs.
Commencer un bilan de compétences en septembre/octobre, c’est tout simplement préparer la nouvelle année civile.
Un bilan de compétences en 2 à 4 mois mais essentiellement lors d’une session de 5 jours en abbaye, voilà une de vos spécificités. Qu’est-ce qui distingue également Bilan Ephata des autres bilans de compétences ? En somme, qu’est-ce que Bilan Ephata ?
Le Bilan EPHATA est avant tout un bilan de compétences réalisé avec un consultant expérimenté. Il vous accompagne tout au long de votre démarche pour atteindre avec vous l’objectif fixé. Ce point sur vos compétences s’articule en trois phases : phase préliminaire, le bilan proprement dit et une phase de mise en œuvre.
La spécificité de Bilan Ephata réside dans le fait d’aborder toutes les dimensions liées à votre personne et de vous aider à élaborer un projet professionnel à la lumière de leur foi.
Pour cela, nous puisons ensemble dans la richesse de l’Evangile et le recueillement pour discerner chacun notre vocation. Dans une perspective chrétienne du travail et d’inspiration ignacienne, le temps fort de votre Bilan EPHATA se déroule lors d’une session de 5 jours organisée dans une abbaye ou un monastère. Cette session s’appuie sur un travail individuel, en lien avec le consultant et sur des exposés en groupe. Une large part est laissée au silence et à la réflexion personnelle. C’est l’occasion aussi pour vous de rencontrer un moine pour un entretien spirituel.
Concentrer le cœur du bilan sur une session de 5 jours est d’ailleurs ce qui permet au bilan Ephata de s’étaler sur une période plus courte que d’autres, sans bien sûr perdre en qualité. Prendre 5 jours pour soi, sortir de son quotidien, se ressourcer dans une abbaye, c’est presque devenu un luxe de nos jours.
Pouvez-vous nous rappeler où et quand auront lieu vos prochaines sessions ?
La session du 4 au 8 octobre, pour laquelle il reste encore quelques places, se tiendra à l’abbaye de Fontgombault. Pour vous tenir au courant des dates suivantes, le plus simple est de vous rendre sur notre site.
Eric Zemmour : « Je suis imprégné du christianisme […] pour devenir français, il faut s’imprégner du catholicisme»
Intéressant entretien d’Eric Zemmour dans France catholique :
Comme vous l’abordez dans votre livre, j’ose vous poser la question de votre rapport personnel au christianisme et à votre judéïté. Vous insistez sur le côté rituel juif, et vous vous dites de culture catholique. Qu’est-ce que ça veut dire ?
Il faut comprendre d’abord que le judaïsme n’est pas le christianisme. C’est-à-dire qu’il repose avant tout sur des rites. C’est une orthopraxie, quand le catholicisme est une orthodoxie, fondée sur le contenu de la foi. Je pense aussi que le judaïsme a été refondé. À partir du moment où les Romains ont détruit le Temple, en l’an 70 ap. J-C, les Juifs ont reconstruit une religion qui reposait sur l’étude du texte et sur les rituels. Talmud d’un côté, et rituels familiaux de l’autre. C’était pour défendre la famille, et réguler le temps. J’ai été élevé dans cette tradition-là. Mes parents étaient traditionalistes, mon père était très pratiquant. D’ailleurs on dit « pratiquant ». Chez les Juifs on ne parle pas d’avoir la foi.
À partir de là, je suis en France, je suis Français. Mes parents adulent la France, ils lui portent une véritable vénération, et mes grands-parents aussi. Rien d’original chez les Juifs d’Algérie. Alors que ceux de Tunisie ou du Maroc se moquent du patriotisme passionné de leurs coreligionnaires d’Algérie.
Ensuite, pour devenir français, il faut s’imprégner du catholicisme. Jadis, quand la nation reposait sur la religion, on se convertissait à la foi catholique, de gré ou de force. Aujourd’hui cela repose sur la culture, l’histoire, le passé – ce sont les mots de Renan. On s’imprègne donc de ces valeurs chrétiennes. Par exemple, de la beauté des églises. C’est concret. De l’universalisme chrétien aussi, de la pompe de l’Église, de la laïcité née dans l’Église, de cette histoire, de cette compassion pour les faibles. Même si je m’en méfie…
Je suis donc un homme de l’Ancien Testament qui a reçu une culture du Nouveau. Sur l’existence de Dieu je suis dubitatif, je n’en sais rien. N’ayant pas été élevé dans le catholicisme, sans la foi il m’est difficile d’adhérer au Credo. Les rites de mon enfance, c’est autre chose. Quand je veux y replonger, évoquer mes parents défunts, je vais à la synagogue. En revanche, je sens bien que toute ma culture, c’est le christianisme, j’en suis imprégné. […]
10e manifestation devant la nonciature
Communiqué de Paix Liturgique :
Samedi 18 septembre 2021 se déroulera à midi précise et jusqu’à 12h45, devant le 14bis avenue du président Wilson, notre dixième manifestation pour la défense de la messe traditionnelle et des prêtres qui la célèbrent devant la nonciature apostolique en France.
Le nombre des manifestants est en croissance. La continuité dans ce genre d’action hautement symbolique est toujours payante.
C’est aussi occasion pour les militants que nous sommes d’échanger des informations. Elles sont alarmantes en ce qui concerne la situation parisienne : deux messes dominicales sont supprimées (ND du Travail ; St-Georges-de-la-Villette) et des messes de semaine importantes qui étaient célébrées en dehors des cinq lieux autorisés sont également supprimées (Saint-François-Xavier, Sainte-Clotilde). En outre, seuls les prêtres bi-ritualistes et expressément autorisés par l’archevêque peuvent célébrer. Tout cela, disions-nous, nécessite des actions spécifiques, comme ces chapelets dans les églises où la messe n’est plus célébrée qui se mettent actuellement en place.
Je compte sur vos prières et si possible sur votre présence : nous avons à montrer au Saint-Père et à l’archevêque de Paris qui fait du zèle dans l’application de Traditionis cultodes notre attachement à la foi catholique et à la liturgie traditionnelle.
Par ailleurs :
Chers tous, un chapelet sera récité devant l’église ND du Travail à Paris (14e arr.) dimanche 19 septembre à 18h en lieu et place de la messe traditionnelle (rite St-Pie V) qui y était célébrée jusqu’au 05 septembre dernier.
Ce chapelet sera récité pour l’unité de l’Eglise catholique et la reprise des messes dans la paroisse et dans le Monde où elles ont été injustement supprimées suite à la parution du MP du pape François.
Venez nombreux, n’hésitez pas à partager.
En union de prières.
Agression contre la procession commémorant les martyrs de la Commune : procès renvoyé en juin 2022
Un homme devait être jugé mercredi 15 septembre à Paris pour répondre de l’agression contre la procession commémorant le 150e anniversaire de la mort de prêtres et religieux pendant la Commune. Deux pèlerins avaient été blessés le 29 mai.
L’homme de 38 ans était convoqué devant le tribunal correctionnel pour des faits d’« entrave concertée par violences à la liberté de manifestation », « violation de la liberté de culte », « violences aggravées », « dégradations en réunion » et « vol ». L’AGRIF est partie civile dans ce procès. Mais le parquet a malencontreusement oublié de viser la circonstance aggravante anti-catholique…
Le procès a été renvoyé au 22 juin, l’avocat du prévenu plaidant également dans le procès des attentats de Paris.
La lettre ouverte du prieur de la Sainte-Baume aux pasteurs
Un lecteur me signale la lettre ouverte aux pasteurs écrite par le prieur de la Sainte-Baume, dans la ligne de celle de Mgr Aillet sur la politique sanitaire. Elle date du mois d’août et m’avait échappé (vive les vacances…). Elle me semble importante pour l’Eglise :
Depuis la fin du premier confinement, les règles sanitaires mises en place par le gouvernement ne mettent pas tout le monde d’accord. Les divisions que cela engendre atteignent aujourd’hui leur sommet avec l’obligation du pass sanitaire, tant dans l’Eglise que dans la société. Certains épousent au nom de l’Evangile la raison altruiste de la vaccination, d’autres, à l’inverse, sont prêts à tout (même à quitter leur métier) pour éviter ce même vaccin. Il devient très difficile dans un sanctuaire ou une église d’être le pasteur de ceux qui sont pour un vaccin obligatoire et ceux qui refusent même de porter un masque.
Pour lever ce clivage qui devient insupportable, il serait nécessaire d’élever le débat. Qui peut mieux le faire que l’Eglise ? Or, beaucoup de fidèles sont déçus car, selon eux, les autorités ecclésiales n’ont pas apporté à la situation un éclairage évangélique de qualité et ont épousé sans grandes nuances les directives gouvernementales. Il me semble qu’une méfiance vis-à-vis de l’institution pointe doucement son nez. Par cette lettre, et dans la continuité de celle de Mgr Aillet, j’aimerais soutenir ces fidèles en rappelant que des questions se posent.
Commençons par la question de l’utilisation de cellules d’embryons avortés. Fausse question ou question résolue me dira-t-on étant donné le caractère très indirect de la participation à l’avortement qu’il comporte. Peut-être, mais cela reste un argument pour beaucoup et il serait souhaitable de les encourager dans leur détermination à lutter contre ce fléau plutôt que de l’ignorer en « encourageant à la vaccination ». Et puis il faut rappeler que le Vatican indique que L’utilisation de vaccins conçus à partir de fœtus avortés est “acceptable” en cas de “grave danger”. Je ne sais pas ce que l’on appelle grave danger mais on peut légitimement se poser la question à propos d’une pandémie dont le taux de mortalité est extrêmement faible.
Il y a la question des vaccins à ARNm. Nous avons d’un côté le corps médical qui affirme son efficacité et sa non dangerosité et de l’autre côté des voix discordantes, dont une généticienne spécialiste de l’ARN pour qui il s’agit d’une « injection de code génétique »i. Pourquoi leurs avis diffèrent-ils autant ? Comment faut-il lire cette introduction de matériel génétique dans nos cellules. Comment faut- il interpréter ce nouveau type de vaccin qui n’introduit pas un corps étranger dans les cellules, mais qui fait produire à ces mêmes cellules ce contre quoi elles vont lutter ? Détenteur d’une maîtrise en biologie cellulaire je sais pertinemment que l’étude de la génétique est plus motivée par l’utilisation du matériel génétique que par la compréhension profonde du fonctionnement cellulaire. Je ne vous fatiguerai pas avec des exemples car nous sommes bombardés d’informations difficilement compréhensibles. Mais quand la loi d’un pays permet de faire des chimères pour ses recherches, je doute de la capacité de ses dirigeants à discerner la justesse éthique d’une telle opération. En utilisant si facilement un ARNm, accompagne-t-on la nature pour la porter à sa perfection ou bien ne risque-t-on pas de jouer avec le vivant en lui faisant violence ? Nous devons prendre à cœur notre rôle de gardiens de la création en la portant à son accomplissement, et non nous considérer comme maîtres et propriétaires de ce don de Dieu.
La question sanitaire et la politique sont extrêmement liées aujourd’hui, mais qu’attend-on d’un gouvernement qui, pour certains, « entre dans une dérive extrêmement dangereuse ii » ? Faut-il faire une confiance radicale ou invoquer le complot à chaque fois qu’il ne répond pas à nos attentes ? Pour l’instant la juste attitude entre ces deux excès est difficile à tenir. Peut-être peut-on se poser la question de la capacité et de la légitimité d’un gouvernement à nous sauver d’une maladie, ainsi que de la pertinence d’attendre cela de lui. La question de la confiance est redoublée pour les chrétiens qui ont maintes fois été persécutés par l’institution civile. Le complot de l’Ennemi se manifeste-t-il dans un complot terrestre ? Jusqu’où pouvons-nous aller dans cette identification ?
Ces quelques considérations prennent leur source dans une question plus profonde qui anime cette histoire depuis le début. Il me semble que nous devons véritablement nous poser la question du sens de la vie et quelle place y tient la mort. Tous les problèmes que pose le Coronavirus et toutes les mesures prises pour trouver une solution partent de l’idée que toutes les vies se valent et que notre vie biologique est sacrée. Qu’en est-il de cette surenchère de la santé qui anime autant les pros vaccins que les antis qui craignent les effets secondaires ? Faut-il parler d’une « idolâtrie de la vie » ? iii Faut-il dire que la crise que nous vivons est un déni de la mort et que « la mort devient un ennemi à abattre et non une réalité à assumer »iv ? Que faut-il penser de cette situation dans laquelle l’état prend des moyens démesurés pour guérir une personne de plus de 90 ans et qui nous emmène par ailleurs vers l’euthanasie. Ou encore que faut-il penser de la culpabilisation que l’on fait porter aujourd’hui à une femme enceinte qui ne veut pas être vaccinée, alors que ce même état prône l’avortement ? Quelle différence paradoxale entre le fait de défendre une stérilité écologique, pour protéger la planète et le fait d’être scandalisé parce que des personnes âgées meurent ! Qu’est-ce que c’est que cette vie biologique que l’on veut défendre de manière aussi irrationnelle ? Respectons-nous la vie que Dieu nous a donné ou bien cédons nous inconsciemment à une idée transhumaniste qui nous veut immortel ? Nous croyons au Dieu des vivants, non au Dieu des gens en bonne santé.
On peut avoir l’impression que le caractère uniquement terrestre de notre existence nous pousse à s’agripper à cette dernière de manière totalement démesurée. La mort exige cette recherche de sens et il est dommage de ne penser qu’à la repousser. Il y a 50 ans, le philosophe Jacques Maritain rappelait l’urgence pour l’Eglise de prêcher sur les fins dernières. La crise actuelle me semblait être l’occasion rêvée de rappeler le sens de la mort et l’enjeu de ce passage vers cette vie véritable qu’est la vie éternelle dont nous parlons peu, reconnaissons-le ! Nous n’avons rien entendu dans l’Eglise à propos de cela, et c’est regrettable !
La crise sanitaire remue en profondeur toutes ces questions. Alors que de nombreuses têtes pensantes, chrétiennes ou non, ont critiqué cette situation, j’avoue avoir été déçu par notre peu de réactions. On ne nous demande pas d’être pour ou contre le vaccin ou le pass sanitaire, encore moins d’être pour ou contre Emmanuel Macron, mais nos fidèles espèrent des repères puisés dans l’Evangile comme l’exigence de conversion devant la précarité et la fragilité de notre vie biologique, ou encore la venue du Royaume dans une période où le monde semble s’écrouler. Pour ma part je souhaite vivement nous entendre prêcher en prenant de la hauteur car l’Evangile tranche en apportant la vérité mais ne clive pas le peuple de Dieu sur des critères sanitaires.
Fr. Patrick-Marie Bozo o.p.
Recteur du Sanctuaire de la Sainte-Baume
i Alexandra Henrion-Caude : « Ce n’est ni un vaccin, ni une thérapie génique… C’est une injection de code génétique, sur des gens sains qu’on veut reprogrammer… Moderna appelle ça le ‘software of life’… »
ii Natacha Polony
iii Olivier Rey, L’idolâtrie de la Vie, Tracts Gallimard, 2020
iv Marie de Hennezel, Le Monde, 5 Mai 2020
Nicolas Bay : “il existe une convergence d’opinion profonde entre une partie de l’électorat LR et l’électorat RN”
Au lendemain du Conseil National du RN à Fréjus, le député européen et membre du bureau exécutif du parti Nicolas Bay est interrogé dans Valeurs Actuelles. Extraits :
Quel regard portez-vous sur Eric Zemmour ? Pensez-vous qu’il va se présenter et, si oui, quel impact peut avoir sa candidature sur le scrutin à venir ?
Je n’en sais pas davantage que vous sur les intentions d’Eric Zemmour. Je comprends qu’il puisse éprouver l’envie de mener le combat ailleurs, autrement, comme il l’a exprimé ces derniers mois, qu’il veuille défendre ses idées et placer les thématiques qui lui sont chères au coeur du débat. Le courage intellectuel dont il fait preuve depuis tant d’années doit l’inciter à réfléchir en conscience au nécessaire rassemblement du camp anti-mondialiste et à la manière la plus efficace d’éviter de reconduire Emmanuel Macron cinq années de plus à la tête du pays.
Eric Zemmour continue d’exprimer son désir d’union des droites à laquelle appartiendraient le RN et une partie de LR. Que vous inspire cette envie d’union ?
Vous savez, le principe même des élections est de chercher à rassembler, à additionner. Oui, bien sûr, il semble évident qu’il existe une convergence d’opinion profonde entre une partie de l’électorat LR et l’électorat RN. Mais au-delà, sur les thématiques que l’on dit « identitaires » – attachement aux valeurs de civilisation, rejet d’une immigration massive qui conduit à un changement de population, refus de voir les normes islamiques se diffuser et s’imposer – on constate que même dans une partie de l’électorat macroniste et de l’électorat de gauche, il existe des préoccupations auxquelles le camp national est le seul à apporter des réponses.
Marine Le Pen présente le scrutin de 2022 comme « un choix de civilisation ». Pensez-vous que la France sera perdue si elle n’est pas élue ?
Je vais vous répondre très simplement : je considère que nous sommes engagés dans une course contre la montre, démographique en particulier. Chaque journée où n’est pas menée une politique de redressement national est une journée qui nous rapproche d’un chaos que nous voyons tous se dessiner. Ce n’est pas l’avenir que je veux pour mes enfants. […]
La peur est un puissant anesthésiant politique
Interrogée sur Boulevard Voltaire, Marion Maréchal compare le passeport sanitaire au crédit social chinois :
[…] Je pense, en effet, que nous assistons à un glissement vers une forme d’« autoritarisme doux » exercé par un État qui voudrait faire notre bien malgré nous, y compris par la contrainte s’il le juge nécessaire. Un État qui voudrait nous garder en bonne santé à tout prix, même si cela implique de restreindre nos libertés fondamentales sans notre consentement. Je trouve cette dérive très inquiétante.
Il y a à peine quelques années, tout le monde était horrifié par la mise en place du crédit social chinois. Ce système qui attribue des points à chaque citoyen en fonction de ses bonnes ou mauvaises actions – un retard de paiement d’impôt entrant dans cette catégorie, notamment – et qui leur interdit certaines activités en fonction de leur crédit, par exemple de prendre l’avion.
Selon moi, il n’y a pas de véritable différence de nature entre le crédit social chinois et le passe sanitaire, simplement une différence de degrés. Certains diront que j’exagère, mais la logique n’est pas très éloignée. Vous êtes un bon citoyen vacciné, alors vous avez le droit à une vie normale. Vous êtes un mauvais citoyen non vacciné, eh bien, vous serez privé de sport, de culture, de vie sociale au bar ou au restaurant et vous serez suspendu de votre emploi sans indemnités. Certains me rétorqueront que l’État français fait cela pour notre bien et la santé de tous ; le gouvernement chinois justifie aussi sa politique pour le bien du pays.
Certains voient dans cette numérisation de la société et ce laissez-passer sanitaire sous forme de QR code les prémices de la mise en place d’une identité numérique qui, à moyen terme, fusionnerait les différentes données bancaires, fiscales, sociales, de santé, professionnelles, permis de conduire, etc., de chaque personne et donnerait accès à différents services gouvernementaux. Des données dont disposent déjà l’État mais qui, une fois, pourraient potentiellement permettre à l’État de sanctionner un individu en le privant d’accès aux autres services. Par exemple, une amende impayée pourrait entraîner le blocage de votre carte bancaire.
Dans certaines régions des États-Unis, le déploiement des identités numériques est déjà en cours. La Floride lance le permis de conduire numérique et le Queensland, en Australie, a mis à l’essai une licence numérique de l’État. Cette année, l’Union européenne a fait un pas vers un projet d’identité numérique pour l’ensemble des citoyens, résidents et entreprises européennes, avec un objectif de 80 % en 2030. Cette ID permettrait, via le téléphone, d’avoir accès à de nombreux services gouvernementaux et de justifier l’identité des individus. Si cela facilitera certainement les démarches, il faudra être extrêmement vigilant à l’usage qui en sera fait, vu la piste glissante dans laquelle nous sommes engagés. Chacun se souvient quand nos gouvernants proclamaient que jamais ils ne mettraient en place le passe pour les activités du quotidien. Or, nous y sommes.
Chaque citoyen doit avoir conscience des dangers que peut engendrer cette numérisation de la société. Cela implique d’avoir des exigences très fortes sur le plan de la souveraineté numérique, du cadre juridique et technique de protection des données et je dirais même de la moralité des gouvernants. En Afghanistan, une base de données biométriques, HIIDE, développée par les Américains, ainsi que les dizaines de milliers de caméras installées à cette fin sur le territoire sont aujourd’hui dans les mains des talibans. Tout cela pour dire que des technologies formidables tombées entre de mauvaises mains pourraient, demain, être le fossoyeur de nos libertés démocratiques si nous n’y prenons garde.
Alors certes, contrairement à une dictature, les opposants politiques et les journalistes dissidents ne sont pas jetés en prison, mais l’autocensure et la peur de la mise au ban social suffisent souvent à faire taire les voix dissidentes. Le bannissement des opinions politiquement incorrectes sur les réseaux sociaux fait le reste.
De même, il n’y a pas de « propagande officielle » proprement dite, dont la dénonciation entraînerait une condamnation, mais il y a néanmoins les prémices d’une vérité médicale d’État. Alors que le débat sanitaire a toujours été libre dans la société civile et la médecine indépendante, pour la première fois, l’État a établi une interdiction de prescrire un médicament pourtant autorisé. C’est le gouvernement qui décide de la liste (très limitée) des contre-indications au vaccin et non plus les médecins qui sont pourtant à même d’évaluer les risques courus par leurs patients au cas par cas. Les médecins qui émettent une opinion divergente sur la vaccination ou décident de soigner leurs patients atteints du Covid avec autre chose que Doliprane™ sont rappelés à l’ordre, voire interdit d’exercer par l’Ordre des médecins.
Or, la plupart de ces médecins n’ont fait que poser une réflexion médicale sur le fait que l’injonction du « Faites-vous vacciner pour protéger les autres » est infondée, tout simplement parce que les vaccinés contaminent autant ou presque, comme l’affirme, par exemple, le CDC, l’agence de santé publique américaine. Ce qui rend, de fait, la justification du passe sanitaire caduque.
Comment expliquer que, malgré l’existence de contre-pouvoirs (les deux chambres, le Conseil d’État, le Conseil constitutionnel…), rien ne semble pouvoir contredire l’action de ce gouvernement ?
La peur est un puissant anesthésiant politique. Sous la présidence d’Emmanuel Macron, l’exercice du pouvoir a été particulièrement solitaire. Cette situation politique doit nous conduire à interroger non seulement le fonctionnement de nos institutions, excessivement centrées autour de la présidence, mais aussi nos modes de scrutin. Nous vivons, aujourd’hui, dans un système de démocratie non représentative, de manière évidente, encore amplifié par l’abstention massive qui tend à devenir chronique. Le Conseil constitutionnel est un organe dont la composition est excessivement politique, cette situation ne peut que nuire à l’impartialité de cette juridiction suprême. Or, il est indéniable que le passe sanitaire, obligation vaccinale déguisée, viole non seulement plusieurs dispositions de notre droit, de notre Constitution mais aussi du droit international.
Cette crise de confiance entre le politique et le citoyen peut-elle être résorbée par l’élection présidentielle à venir ?
Malheureusement, je crains que l’élection ne se joue pas sur les sujets essentiels, elle sera verrouillée autour de la question du Covid et du passe sanitaire. Le Premier ministre semble déjà vouloir prolonger le passe sanitaire après le 15 novembre. Chose invraisemblable : le gouvernement n’a donné aucune indication sur les conditions de sa levée ! L’état d’urgence qui devait durer trois mois dure depuis près d’un an et demi et suspend le fonctionnement normal de notre démocratie. L’immigration, sujet vital, l’Union européenne et la souveraineté, l’indépendance industrielle et militaire, même les réformes économiques resteront au second plan. Bref, on va sacrifier la discussion autour de l’avenir de la France, qui doit être le grand débat de chaque élection présidentielle, au profit d’une discussion cadenassée et hystérisée autour de l’actualité sanitaire. […]
La liturgie traditionnelle redonne vie au Carmel
Alors que des carmels ferment un peu partout et que certain, comme celui, emblématique, de Lisieux où vécut saint Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face, ne survivent que grâce aux vocations venues d’ailleurs, le Carmel d’Alençon connaît une croissance inédite :
De dix, en 2019, elles passeront à 17 sœurs carmélites en janvier 2022. La jeune postulante de 20 ans, arrivée il y a huit jours, sera bientôt suivie de quatre autres, à peine plus âgées, des françaises et une allemande. Au XXIe siècle, ce choix de vie radicale étonne autant qu’il émerveille. Un phénomène que la mère Prieure attribue à la fois à l’actualité du charisme de l’ordre carmélitain ainsi qu’à la décision prise en 2007 par sa communauté d’adopter la liturgie traditionnelle.
Pour accueillir ces nouvelles vocations, il a fallu hâter les travaux du Carmel qui a déménagé en 2019 du centre d’Alençon à 8km de la ville, plus au calme, transformant les dépendances (écuries) en lieux conventuels et entamer la construction d’une chapelle plus grande ! Les soeurs lancent un appel :
Saint-Germain-en-Laye : Didier Rouxel quitte le RN
Didier Rouxel, conseiller municipal RN de Saint-Germain-en-Laye depuis 2014 (allié au PCD lors des dernières élections), a décidé de quitter le Rassemblement National. Il explique :

En France, il est interdit de débattre de l’avortement. Sauf sur CNews.
Parmi les sujets abordés hier dans Face à l’info sur CNews, Charlotte d’Ornellas évoque longuement l’avortement, alors que des députés français veulent encore prolonger le délai légal pour avorter et que, au Texas, l’avortement est devenu quasiment interdit :
Vous prendrez bien une troisième dose
Aujourd’hui, vendredi 17 septembre, a lieu l’audition prévue de Pfizer par la FDA (Food and Drug Administration, administration américaine des denrées alimentaires et des médicaments). Pour mémoire, la FDA a approuvé le vaccin Pfizer le 23 août.
Selon le document soumis et accessible en ligne, Pfizer demande à ce que toutes les personnes âgées de plus de 12 ans reçoivent une 3e dose de vaccin. En effet, selon ce document, les récentes reprises épidémiques, par exemple en Israël, ne sont pas dues au variant mais à la perte d’efficacité du vaccin. Pfizer montre une étude, menée par ses soins, qui montre que, 4 mois après la 2e dose, le vaccin n’a plus que 53% d’efficacité. Israël a d’ailleurs réduit la durée de validité de son pass sanitaire à 6 mois après la 2e dose, contre 12 auparavant.
Benoît XVI: De la pilule au « mariage gay », un bouleversement anthropologique
Benoît-et-moi vient de traduire le nouveau texte du pape émérite Benoît XVI :
Avec la légalisation du « mariage homosexuel » dans seize États européens, la question du mariage et de la famille a pris une nouvelle dimension qui ne peut être ignorée. Nous sommes témoins d’une distorsion de la conscience qui a manifestement pénétré profondément dans certains secteurs de la population catholique. Nous ne pouvons pas répondre à cela par un peu de moralisme ou même des références exégétiques. Le problème est profond et doit donc être abordé en termes de fond.
Tout d’abord, je pense qu’il est important de noter que le concept de « mariage homosexuel » est en contradiction avec toutes les cultures de l’humanité qui se sont succédé jusqu’à présent, et signifie donc une révolution culturelle qui s’oppose à toute la tradition de l’humanité jusqu’à aujourd’hui. Il ne fait aucun doute que la compréhension juridique et morale du mariage et de la famille diffère extraordinairement dans les cultures du monde. On peut y voir non seulement la différence entre la monogamie et la polygamie, mais aussi d’autres différences profondes. Et pourtant, la communauté de base, le fait que l’existence de l’homme – en tant que mâle et femelle – est ordonnée à la procréation, et le fait que la communauté du mâle et de la femelle et l’ouverture à la transmission de la vie déterminent l’essence de ce qu’on appelle le mariage, n’ont jamais été remis en question. La certitude fondamentale que l’être humain existe en tant que mâle et femelle ; que la transmission de la vie est une tâche assignée à l’homme ; que c’est précisément la communauté du mâle et de la femelle qui remplit cette tâche ; et que c’est là, en dehors de toute différence, l’objet essentiel du mariage – est une certitude originelle qui a été jusqu’à présent une évidence pour l’humanité.
Un bouleversement fondamental de cette certitude humaine originelle a été introduit lorsqu’avec la pilule, il est devenu possible en termes de principe de séparer fertilité et sexualité. Il ne s’agit pas d’une question de casuistique, de savoir si et quand, le cas échéant, l’utilisation de la pilule peut être moralement justifiée, mais de la nouveauté fondamentale qu’elle signifie en tant que telle : à savoir la séparation de principe entre sexualité et fertilité. Cette séparation signifie en effet que de cette manière toutes les formes de sexualité sont désormais équivalentes. Il n’y a plus de critère de base. Ce nouveau message, contenu dans l’invention de la pilule, a profondément transformé la conscience des gens, lentement d’abord, puis de plus en plus clairement.
Une deuxième étape suit : tout d’abord, si la sexualité est séparée de la fécondité, alors, à l’inverse, la fécondité peut naturellement aussi être pensée sans sexualité. Il semble donc juste de ne plus confier la procréation de l’homme à la passion occasionnelle du corps, mais de planifier et de produire l’homme rationnellement. Ce processus, par lequel les hommes ne sont plus générés et conçus mais faits, est pendant ce temps en plein essor. Mais cela signifie alors que l’homme n’est plus un don reçu, mais un produit planifié par notre action. D’autre part, ce qui peut être fabriqué peut aussi être détruit. En ce sens, la tendance croissante au suicide comme fin programmée de la vie fait partie intégrante de la tendance décrite.
De cette façon, cependant, il est clair que, en ce qui concerne la question du « mariage homosexuel », il ne s’agit pas d’être un peu plus large et plus ouvert. La question fondamentale est plutôt : qui est l’homme ? Et avec elle, la question de savoir s’il existe un Créateur ou si nous ne sommes pas tous les produits d’un processus. Cette alternative se pose : soit l’homme est la créature de Dieu, l’image de Dieu, le don de Dieu, soit l’homme est un produit que lui-même sait créer. Quand on renonce à l’idée de création, on renonce à la grandeur de l’homme, on renonce à son indisponibilité et à sa dignité, qui est au-dessus de toute planification.
Cela peut également être exprimé à partir d’une autre perspective. Le mouvement écologique a découvert les limites de ce qui peut être fait et a reconnu que la « nature » nous impose une norme que nous ne pouvons ignorer impunément. Malheureusement, l’ « écologie de l’homme » ne s’est pas encore concrétisée. L’homme aussi a une « nature » qui lui a été donnée, et la violer ou la nier conduit à l’autodestruction. C’est précisément ce dont il est question dans le cas de la création de l’homme en tant que mâle et femelle, qui est ignorée dans le postulat du « mariage homosexuel ».
Il me semble qu’il est important de réfléchir à la question selon cet ordre de « grandeur » [grandezza]. C’est seulement ainsi que nous rendrons justice devant Dieu du devoir qui nous a été confié pour l’homme.
Chronique de la dictature LGBT
Un certain nombre de députés LREM ont déposé une proposition de loi interdisant les pratiques visant à modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne. C’est la suite des annonces contre les fameuses “thérapies de conversion” visant à empêcher de sortir des griffes du lobby LGBT.
Or dans cette proposition de loi, à l’article premier, il est proposé de sanctionner les parents qui voudraient éviter à leurs enfants d’être des invertis, avec retrait de l’autorité parentale !

Cette mesure est à rapprocher de la confiscation de l’éducation parentale au profit de l’éducation nationale, qui promeut désormais dans toutes les classes, dès la maternelle, l’idéologie du genre.
C’est le moment d’inscrire la veillée pour la vie dans l’emploi du temps de la paroisse
De retour de son dernier voyage, voici les propos du pape sur l’avortement:
“C’est plus qu’un problème, c’est un meurtre. Qui pratique l’avortement tue, sans demi-mesure. Prenez n’importe quel livre sur l’embryologie pour les étudiants en médecine. La troisième semaine après la conception, tous les organes sont déjà là, même l’ADN. C’est une vie humaine, cette vie humaine doit être respectée, ce principe est tellement clair!
À ceux qui ne peuvent pas comprendre, je poserais cette question: est-il juste de tuer une vie humaine pour résoudre un problème? Est-il juste d’engager un tueur à gages pour tuer une vie humaine? Scientifiquement c’est une vie humaine. Est-il juste de la supprimer pour résoudre un problème? C’est pourquoi l’Église est si dure sur cette question, car si elle accepte cela, c’est comme si elle acceptait le meurtre au quotidien. Un chef d’État m’a dit que le déclin démographique avait commencé parce qu’à l’époque, la loi sur l’avortement était si forte que six millions d’avortements furent pratiqués, ce qui a entraîné une baisse des naissances dans la société de ce pays.
Que doit faire le pasteur? Être un pasteur, ne pas condamner. Être un pasteur, car celui qui est pasteur l’est aussi pour les excommuniés. Des pasteurs avec le style de Dieu, dans la proximité, la compassion et la tendresse.”
Rappelons ce que disait le pape Jean-Paul II dans Evangelium Vitae :
Il est urgent de se livrer à une mobilisation générale des consciences et à un effort commun d’ordre éthique, pour mettre en œuvre une grande stratégie pour le service de la vie. Nous devons construire tous ensemble une nouvelle culture de la vie: nouvelle, parce qu’elle sera en mesure d’aborder et de résoudre les problèmes inédits posés aujourd’hui au sujet de la vie de l’homme; nouvelle, parce qu’elle sera adoptée avec une conviction forte et active par tous les chrétiens; nouvelle, parce qu’elle sera capable de susciter un débat culturel sérieux et courageux avec tous.
On doit commencer par renouveler la culture de la vie à l’intérieur des communautés chrétiennes elles-mêmes.
Une grande prière pour la vie, qui parcourt le monde entier, est une urgence. Que, par des initiatives extraordinaires et dans la prière habituelle, une supplication ardente s’élève vers Dieu, Créateur qui aime la vie, de toutes les communautés chrétiennes, de tous les groupes ou mouvements, de toutes les familles, du cœur de tous les croyants !
Retrouvez tous les outils pour organiser une veillée pour la vie.
C’est arrivé un 17 septembre…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 17 septembre 821 : le Roi de France accorde sa protection à l’Abbaye Sainte Marie d’Arles sur Tech.
Une charte de Louis Ier le Pieux ou le Débonnaire accorde la protection royale à Castellanus et à sa communauté de l’Abbaye Sainte Marie d’Arles sur Tech, dans le Roussillon reconquis sur les Sarrasins par son père Charlemagne.
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. le 17 septembre 879 : naissance de Charles III de France, dit le Simple, Roi de France.
Charles III, dit le Simple, Roi de France, par Georges Rouget, musée national du Château et des Trianons de Versailles.
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le 17 septembre 1549 : le pape Paul III suspend le Concile de Trente après l’intervention de Charles Quint.
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le 17 septembre 1562 : la 22è session du Concile de Trente adopte le décret sur le sacrifice de la messe De sacrificio missae.
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le 17 septembre 1577 : signature de la paix ou traité de Bergerac.
Protestants et catholiques signent le traité de Bergerac pour mettre un terme à la sixième guerre de Religion, déclenchée. Vaincus à la bataille de la Charité-sur-Loire, puis à Issoire, les protestants n’ont d’autres choix que de signer un traité diminuant considérablement les avantages qu’ils avaient acquis. Cependant, ils obtiennent la liberté de culte pour un bourg par bailliage et leurs huit places de sûreté ne restent valables que temporairement. En octobre, le traité est confirmé par l’édit de Poitiers.
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le 17 septembre 1793 : vote de la Loi des suspects pendant la terreur, sous l’instigation de Merlin.
Suite à l’instauration du régime de la Terreur, le 5 septembre, les Montagnards votent une loi visant à arrêter le maximum de contre-révolutionnaires ; elle leur permet de rendre les procédures judiciaires plus expéditives et d’élargir les catégories de crimes contre- L’arbitraire règne en maître.
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le 17 septembre 1822 : Champollion révèle sa découverte du sens des hiéroglyphes.
L’Egyptologue français, Jean-François Champollion, présente à l’Académie des Inscriptions et Belles-lettres de Paris son mémoire sur l’écriture égyptienne, où il révèle le sens des hiéroglyphes. Ses découvertes lui valent l’admiration de tous les scientifiques de l’époque. En 1824, il publie son célèbre “Précis du système hiéroglyphique”.
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le 17 septembre 1836 : décès d’Antoine-Laurent de Jussieu, botaniste français.
Antoine-Laurent de Jussieu, célèbre botaniste français, nait le 12 avril 1748 à Lyon, où il débute ses études avant que son oncle Bernard de Jussieu le convainque de venir finir ses études de médecine à Paris. En 1770 il prend la suite de Louis-Guillaume Le Monnier au poste de démonstrateur au Jardin du Roi. Trois ans plus tard, il est élu membre de l’Académie des sciences ; puis en 1794 il est nommé directeur du Muséum national d’histoire naturel Il meurt le 17 septembre 1836 à Paris.
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le 17 septembre 1863 : décès d’Alfred de Vigny, poète français.
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le 17 septembre 1871 : inauguration du tunnel ferroviaire du Fréjus reliant la France à l’Italie.
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le 17 septembre 1922 : naissance d’Agnès de La Barre de Nanteuil, une Chouanne du XXème siècle
Née le 17 septembre 1922 à Neuilly sur Seine Agnés de La Barre de Nanteuil compte dans ses ancêtres directs Alfred, Laurent, Justin, de La Barre de Nanteuil, tué sous les ordres du général de Lamoricière commandant les Zouaves Pontificaux, le 18 septembre 1860, lors de l’ultime combat de Castelfidardo.
En 1940, la famille se réfugie à Vannes, où dès 1941, Agnès de La Barre de Nanteuil participe à un réseau d’évacuation des pilotes anglais tombés en Bretagne fondé par sa mère. Sa fonction de cheftaine de Louveteaux lui sert de couverture pour camoufler ses activités et déplacements : transmission de messages, opérations de balisage de terrain, réception de parachutages, fausses cartes d’identité, soutien médical. Au retour d’un balisage dans la nuit du 12 au 13 mars 1944, pour un parachutage d’armes à destination du maquis de Saint-Marcel, elle assiste à la messe matinale chez les Frères Mineurs de Vannes. A l’issue, chez elle, elle trouve la Gestapo.
A sa maman et à sa sœur qui manifestent leur émotion elle dit :”On ne pleure pas devant ces gens là”. A
Emmenée à la prison de Vannes, puis à celle de Renne où elle est torturée, Agnès de La Barre de Nanteuil ne parle toujours pas. Elle est même pour ses codétenues un exemple de joie et de Foi. L’arrivée des Américains pousse les Allemands à embarquer dans des trains à bestiaux plus de 2000 prisonniers, parmi lesquels Agnès et sa jeune sœur Catherine. A Langeais, des avions anglais mitraillent le train qui va en Allemagne.et le 3 août Agnès de La Barre de Nanteuil est grièvement blessée ; hospitalisée à Tours, les Allemands la réembarquent pour l’Allemagne. Le 13 mars…en gare de Paray Le Monial elle rend son âme à Dieu, elle n’a pas encore 22 ans. Dans le wagon, le médecin de la Croix rouge découvre trente cinq jeunes femmes à genoux, sales, entourant le corps d’Agnès et priant. Or il y avait dans ce wagon des femmes qui se disaient incroyantes.
En 2002, elle est choisie comme marraine de promotion de l’EMCTA (Ecole Militaire du Corps Technique et Administratif*) des Ecoles de Saint Cyr-Coëtquidan.
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le 17 septembre 1926 : naissance de Jean-Marie Lustiger, né Aaron Lustiger, archevêque de Paris, cardinal et académicien français.
Aron Lustiger [Jean-Marie] naît à Paris 12è, fils de Charles et Gisèle Lustiger, bonnetiers juifs venant de Pologne. Voir la chronique du 5 aout.
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le 17 septembre 1986 : attentat à la bombe rue de Rennes, à Paris.
Depuis le 4 septembre, une série d’attentats meurtriers terrorisent la capitale. Le dernier et le plus tragique est celui de la rue de Rennes devant le magasin “Tati”. Revendiqués par le CSPPAC qui réclame la libération du chef libanais Georges Ibrahim Abdallah, ces attentats ont causé la mort de 11 personnes entre le 4 et le 17 septembre. Celui du jour fait 7 morts et 51 blessés.
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le 17 septembre 1997 : le pape Jean-Paul II érige la Basilique du Sacré-Cœur de Marseille au rang de basilique mineure.
Construite par les Marseillais pour commémorer le vœu des Echevins lors de la peste de 1720 (voir la chronique du 25 mai), qui fait 30 à 40 000 morts à Marseille et plus du double dans toute la Provence, la basilique, dont la première pierre en est posée le 7 novembre 1920, lors du second centenaire du vœu de Mgr de Belsunce, voit tous les ans
la Chambre de commerce et d’industrie Marseille-Provence reprendre le vœu solennel de l’époque d’aller entendre à chaque date anniversaire la messe au monastère de la Visitation et d’offrir « un cierge ou flambeau de cire blanche, du poids de quatre livres, orné de l’écusson de la ville pour le brûler ce jour-là devant le Saint-Sacrement ». Et cela sans qu’il n’y ait plus eu d’interruption jusqu’à aujourd’hui.
I-Média – Zemmour – Raoult : les rebelles anti-médias
Le Pr Raoult sur France 3 : un échange explosif !
Le professeur Raoult était invité sur le journal du soir de France 3 PACA la semaine dernière. Il a coupé court à l’entrevue à la suite d’un échange explosif !
Zemmour persécuté par le CSA
La décision du CSA de décompter le temps de parole de l’essayiste Eric Zemmour a fait le buzz. Zemmour a donc décidé de prendre le taureau par les cornes et d’asssurer sa propre communication.
Revue de presse
Entre démonisation et démonétisation, la chasse aux sorcières a commencé !
Le service public grassement financé par vos impôts s’occupe de faire la chasse aux fake news. Retour sur un épisode de délation qui a marqué la semaine passée.
Changement de lieu pour la manifestation de SOS Tout-Petits
Communiqué de SOS Tout-Petits :
Le Rosaire prévu le 18 septembre à 14 h. 30 au croisement du boulevard du Montparnasse et de l’avenue de l’Observatoire est déplacé par décision de la Police pour des raisons de sécurité.
Il aura lieu à la même heure place Denfert Rochereau, au débouché de l’avenue Denfert-Rochereau.
Nous commencerons un peu en retard pour que les personnes qui se rendraient boulevard du Montparnasse, prévenues sur place, puissent nous rejoindre.
La Germalyne de l’abbaye de Sept-Fons : un des produits monastiques les plus connus
En 2020 on fêtait ses 90 ans ! Fabriquée dans la mythique abbaye de Sept-Fons (fondée en 1132 !), la Germalyne Tradition est peut-être un des produits les plus connus du paysage monastique ! Cette poudre/farine 100% germe de blé est pleine de bonnes choses : vitamines et autres minéraux, et agit ainsi comme un complément alimentaire. Dans cet article, Divine Box vous en dit un peu plus sur cette poudre magique des moines trappistes !
Petit historique de la Germalyne
Son origine vous est peut-être connue : la Germalyne vient de l’abbaye de Sept-Fons, produite sur place depuis 1930 par les moines. Mais pour comprendre son origine, il faut remonter à 1887…
Dom Sébastien, alors abbé de Sept-Fons, décide d’ouvrir une brasserie pour renflouer les caisses de l’abbaye qui ne sont pas au beau fixe. Et c’est plutôt prometteur, avec des médailles d’or reçues à plusieurs concours ! Mais dans la région, c’est plutôt le vin qui fonctionne… Alors malheureusement, malgré le savoir-faire trappiste, les ventes ne décollent pas et la brasserie devient un gouffre financier. Les finances de l’abbaye sont dans le rouge…
Mais heureusement, la Germalyne pointe bientôt le bout de son nez ! Au début du 20e siècle, l’abbé Dom Chautard s’inquiète alors des dettes de l’abbaye ! Le frère meunier lui propose donc un jour de lancer un produit avec les germes du blé. En effet, ce frère en prenait tous les jours et avait une santé de fer ! Cette intuition apparaît comme la providence pour l’abbé. Alors en avant pour produire de la Germalyne, tout commence en 1930 !
Mais avait de parler du produit en tant que tel, on ne résiste pas à vous dire un petit mot sur la situation actuelle de l’abbaye. Elle compte aujourd’hui 85 moines, jeunes et énergiques, qui viennent des quatre coins du monde. Ils sont “trappistes” et suivent donc la règle de saint Benoît :
- prière, avec huit offices par jour (le premier à 3h30 !)
- et travail, avec leurs vaches laitières, leurs céréales, leurs ruches, et leur grand potager !
… un beau succès de vocations monastiques, comme on les aime !

Dom Chautard, illustre père abbé de Sept-Fons, et initiateur de la Germalyne © Abbaye de Notre-Dame Sept-Fons
En quelques mots, qu’est-ce que la Germalyne ?
La Germalyne (ou Germalyne Tradition pour les puristes) de l’abbaye de Sept-Fons est une fine poudre composée à 100% de germe de blé non germé. Riche en vitamines, en minéraux, en oligo-éléments (phosphore, fer, et magnésium) et en protéines, elle agit comme un complément alimentaire. Elle se consomme ponctuellement ou en cure, que ce soit dans une salade, un yaourt, une soupe ou encore dans des recettes de gâteaux !
Pleine de vertus, la Germalyne est donc davantage reconnue pour ses qualités nutritives que gustatives (même si les habitués apprécient beaucoup ses petites notes de noisette !). Certains disent même qu’elle aide les cheveux et les ongles à repousser, qu’elle permet d’augmenter la musculature du corps (plutôt en période de sèche) et qu’elle facilite les efforts sportifs ! Et oui rien que ça, un produit monastique de taille !

La fameuse Germalyne ! © Divine Box
Où acheter la Germalyne ?
En temps ordinaire (c’est-à-dire sans petit virus…) vous pouvez vous rendre sur place à la boutique de l’abbaye : 87 Rte de Sept Fons, 03490 Diou. Sinon, vous pouvez par exemple cliquer ici pour acheter en ligne la Germalyne !
Unplanned : quelles suites après la saisine du CSA ?
Gènéthique a demandé à Nicolas Bauer, chercheur associé à l’European Centre for Law and Justice (ECLJ) et doctorant en droit à l’université de Strasbourg, de faire le point :
Pourquoi la diffusion d’Unplanned a-t-elle suscité la polémique ?
La force du film est qu’il est fondé sur une histoire vraie, celle d’Abby Johnson qui a été directrice d’une clinique du Planning familial américain. Elle a elle-même avorté à deux reprises et a coopéré à 22 000 avortements, convaincue qu’elle aidait ainsi les femmes. Une sonde échographique lui révèle un jour la réalité in utero d’une IVG par aspiration. Elle découvre alors, concrètement, ce qu’une femme qui avorte ne voit pas. Ce sera pour elle une expérience bouleversante qui l’amènera à changer radicalement de point de vue et… de métier.
Au-delà cette expérience, Unplanned montre l’engrenage qui conduit des femmes à envisager l’avortement, sans jamais juger ces personnes. Il met sur le devant de la scène des communautés et des associations qui œuvrent pour sortir les femmes de cette spirale en leur proposant l’aide concrète qu’elles demandent. En France, ce discours n’est pas vraiment dans l’air du temps. Cela a conduit des personnalités politiques et médiatiques à demander, vainement, la censure de ce film.
La diffusion sur C8 d’Unplanned entre-t-elle dans le cadre de la loi du 20 mars 2017 qui a étendu le délit d’entrave ?
En 1974, Simone Veil avait décidé de maintenir un délit d’incitation à l’avortement, en considérant que « l’incitation à l’avortement par quelque moyen que ce soit […] reste inadmissible ». En 2001, ce délit a été abrogé et il est devenu légal de pousser une femme à avorter. Désormais, c’est uniquement l’ « incitation à ne pas avorter » qui est sanctionnée pénalement, au titre du délit d’entrave à l’IVG. Ce dernier, créé en 1993, a été étendu à deux reprises par des lois de 2004 et 2017, si bien qu’il est aujourd’hui très difficile pour les associations d’exercer leur rôle de prévention des avortements.
Concernant Unplanned, Élisabeth Moreno, ministre déléguée à l’Égalité femmes-hommes, a affirmé que C8 « se rend coupable du délit d’entrave condamné dans notre pays ». À ce jour, le délit d’entrave ne pénalise pourtant pas la diffusion de toutes les opinions ou informations remettant en cause l’avortement. En 2017, le Conseil constitutionnel a très clairement indiqué que la diffusion d’une opinion ou information « à destination d’un public indéterminé » n’était pas constitutive d’un délit d’entrave. Il est donc légal, en France, de diffuser un film comme Unplanned. Aucun juriste n’a de doute sur ce point.
A contrario, C8 est protégée par l’existence d’un autre délit, celui d’entrave à la liberté de la diffusion de la création artistique. Il est réprimé par une peine maximale d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende (article 431-1 du Code pénal).
Elisabeth Moreno parle d’un « outil de propagande anti-avortement abject » au sujet de ce film. Peut-on encore avoir une opinion en France sur l’avortement ?
Une autre polémique concernant C8, en octobre 2018, est très révélatrice de l’attitude de certains face au débat. Cyril Hanouna, l’animateur de « Touche pas à mon poste ! », avait voulu initier un débat sur le sujet « pour ou contre l’IVG en France ? » (cf. « La France ne devrait-elle protéger que les femmes faisant le choix d’avorter et pas les autres ? »). Les réactions politiques ont été comparables à celles contre Unplanned : l’IVG est une question qui ne se discute pas en France. En tout état de cause, plus de 300 000 téléspectateurs ont regardé Unplanned le 16 août dernier ; des milliers d’autres l’avaient visionné l’année dernière grâce aux séances de e-cinéma proposées par SAJE Distribution et suivies de débats participatifs.
La question de l’IVG interpelle en réalité de nombreux Français. À chaque grossesse, les parents peuvent voir leur bébé in utero. À six semaines de grossesse, on vous dit : « votre bébé est magnifique, regardez sa tête, ses oreilles, ses petits bras,… écoutez son cœur, il bat très vite » ; et à dix semaines de grossesse : « le foie, les reins, les poumons de votre enfant sont bien formés ». Les parents vivent en général avec enthousiasme cette rencontre avec leur enfant chez leur gynécologue. Il est difficile ensuite de rester indifférent à l’IVG.
Quelles peuvent être les suites données par le CSA aux plaintes contre Unplanned ?
Le CSA va visionner Unplanned. S’il considère que sa diffusion peut avoir constitué un délit d’entrave à l’avortement, il en informera le procureur de la République. C’est très peu probable. Dans tous les cas, si jamais C8 était poursuivie pénalement pour délit d’entrave, la chaîne ne serait pas condamnée : la loi et les réserves émises par le Conseil constitutionnel sont claires et protègent la diffusion d’Unplanned.
Le CSA s’assurera ensuite que la diffusion d’Unplanned respecte la convention qu’il a signée avec C8 et dont les obligations sont principalement issues d’une loi de 1986. La diffusion d’Unplanned ne viole aucune stipulation de ce contrat. Aucune procédure de sanction ne devrait donc être engagée.
En revanche, il est tout à fait possible que, pour des raisons politiques, le CSA désapprouve publiquement la diffusion d’Unplanned. Dans ce cas, il enverra une simple lettre à C8, rappelant de grands principes tels « l’égalité femmes-hommes » ou la « lutte contre les préjugés sexistes ». Une telle lettre pourrait donner lieu à des réactions politiques mais, sur le fond, n’entraînerait aucune conséquence réelle pour la chaîne.
À l’issue de l’examen de ces plaintes par le CSA, C8 devrait ainsi avoir la confirmation qu’elle peut proposer de nouvelles dates de diffusion d’Unplanned.

