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Prisonnier, croyant, combattant : Infidel, un thriller inspiré de faits réels

Un journaliste américain chrétien, qui travaille pour le gouvernement, est invité au Caire par une chaîne de télévision égyptienne. Mais il déclenche la fureur des musulmans lorsqu’il se met à prêcher en direct pendant l’émission. Kidnappé, il se retrouve alors prisonnier et torturé en Iran pour espionnage. Oublié par le gouvernement américain, son épouse décide de prendre les choses en mains : elle se rend au Moyen Orient, déterminée à le faire sortir de là…

Depuis des décennies, des Américains sont régulièrement retenus dans des prisons en Iran. Lors de la « crise des otages » dans les années 80, plus de 50 diplomates américains se retrouvent prisonniers. De nos jours, les relations entre les Etats-Unis et l’Iran restent très tendues. Le film INFIDEL s’inspire de tous ces faits réels, et nous livre un excellent suspense aux nombreux rebondissements.

Entre terrorisme, islamisme, foi chrétienne, espionnage et torture, INFIDEL explore le totalitarisme religieux de certains pays islamiques, ainsi que l’opposition entre l’Occident, tenu par les “Infidèles”, et les fervents Musulmans.

Réalisé par Cyrus NOWRASTEH (Le Jeune Messie), INFIDEL est d’autant plus troublant et réaliste que son propre père Daryush Nowrasteh a lui-même été arrêté et retenu prisonnier lors d’un voyage en Iran. Les scènes au Moyen-Orient ont été tournées en Jordanie dans le plus grand secret et sous haute sécurité, par crainte de la réaction du gouvernement iranien.

Thriller d’action explosif et palpitant, INFIDEL bénéfice d’une réalisation impeccable : l’image est soignée, les lieux de tournage variés, mettant parfaitement en valeur l’opposition entre 2 mondes très différents.

Au casting, on retrouve Jim CAVIEZEL, inoubliable Jésus dans La Passion du Christ. A ses côtés, c’est l’actrice australienne Claudia KARVAN qui interprète le rôle de sa femme. Reconnue et récompensée, elle a obtenu l’Astra Awards de la meilleure actrice pour la série Love My Way, et joué dans le film Daybreakers aux côtés de Ethan Hawke.

Controversé et même critiqué par certains, INFIDEL est pourtant plébiscité par de nombreux spectateurs. 22% des notes IMDb lui donnent 10/10 : le film ne laisse personne indifférent ! Sa sortie DVD en France est l’occasion de découvrir ce thriller au scénario captivant, sur un sujet passionnant.

Sortie le 15 septembre 2021

Langues : Français et Anglais 5.1 et stéréo Sous-titres : Français

Disponible en DVD au prix public conseillé de 19,99 € TTC Et en VOD sur la plupart des plateformes. Séance du 13 septembre à réserver en ligne.

La Cour Suprême du Mexique bafoue la constitution et supprime le droit à la vie dès la conception

Lu sur IfamNews :

La Cour Suprême de justice de la nation du Mexique a déclaré jeudi 9 que l’article 4 de la Constitution de Sinaloa, qui protège le droit à la vie dès la conception, devait être annulé.

L’argument est que la Cour Suprême ne peut pas définir le moment où commence la vie humaine et que, par conséquent, les congrès locaux ne peuvent pas non plus le faire dans leurs constitutions.

Mais posons-nous la question : si les juges de la Cour Suprême ne peuvent pas lire les preuves scientifiques, cela signifie-t-il que personne ne le peut ?

Y a-t-il un débat scientifique sur le début de la vie humaine ? Aucun ! Il existe un consensus clair selon lequel la vie humaine commence au moment de la conception, affirmant même qu’à cet instant commence une vie humaine unique et irremplaçable, différente de toutes les autres, avec une empreinte digitale unique, dont le cœur commencera à battre dans un temps très court.

Tous les diplômés de première année de médecine peuvent attester de cette preuve scientifique, qui est approuvée par 100 % des écoles de médecine du monde entier. La Cour Suprême ne sait-elle donc pas lire ?

Il y a quelque chose de pire que l’incapacité professionnelle, c’est l’ activisme judiciaire. L’arrêt de la Cour – on ne saurait mieux dire – viole le premier des droits : le droit à la vie. L’organe judiciaire des Droits de l’homme viole-t-il le premier de ces droits ?

Mais il y a plus : la Cour Suprême – #SupremaInjusticia comme elle a été rebaptisée sur les réseaux – a violé le pacte fédéral et la souveraineté des États. Il s’avère que 23 États mexicains ont protégé le droit à la vie dès la conception dans leurs constitutions locales.

Eh bien, maintenant la #SupremeInjusticia revient sur ces décisions, en ignorant la souveraineté exprimée dans les congrès. Quel beau respect institutionnel !

Les progressistes du monde entier ont applaudi – même à l’avance – avec beaucoup d’enthousiasme.

Mais nous n’abandonnons pas. Il y a encore une bataille à mener : Celle de la rébellion des Etats qui soulèvent des questions d’inconstitutionnalité car la décision de la Cour Suprême viole le pacte fédéral et la souveraineté des Etats.

CitizenGO fournira aux congrès locaux les signatures recueillies dans le cadre de sa campagne afin qu’ils puissent accompagner leurs appels du soutien populaire face à un tel outrage de la #SupremeInjustice.

Vingt ans après le 11 septembre

De Bernard Antony :

New York, le 11 septembre 20211 : ce fut le jour des illusions perdues pour ceux qui, après les horreurs du nazisme, heureusement disparu, après celles du communisme, toujours dévoreur, ne voulaient pas voir que depuis la révolution khomeiniste en Iran, un troisième grand totalitarisme, né il y a 12 siècles, reprenait vigueur et allait propager ses incendies et ses conquêtes sur tous les continents.

Ils étaient légion dans les médias du politiquement correct ceux qui, pour la plupart ne l’ayant même pas ouvert, ne professaient que mépris pour l’ouvrage du professeur à l’université d’Harvard, Samuel Huntington : « Le Choc des civilisations ».

Certes, on pouvait disputer sur le titre : ce Choc n’était-il pas aussi celui des barbaries ?

Ou plus exactement, notre civilisation occidentale menacée et agressée ne recélait-elle pas également son lot de barbarie avec toutes les avancées en son sein de la « culture de mort » ?

Pour ce qui en était du nazisme, au moins y avait-il eu, pour en juger et condamner, le procès de Nuremberg. Tribunal entaché hélas par le fait qu’en faisaient partie des hommes de Staline !  Somme toute, la peste appelée à juger du choléra.

En vain, le grand Soljenitsyne appela-t-il à ce que soit jugé le système déjà coupable en son temps de l’extermination, selon sa magistrale démonstration, de plus de cent cinquante millions de victimes. Pour notre part, le 9 novembre 1997, cent ans après la révolution bolchevique d’octobre/novembre, au Palais de la Mutualité à Paris, nous organisâmes avec Chrétienté-Solidarité, sous la présidence du grand héros de la guerre et de la résistance Jean-Baptiste Biaggi, une journée exemplaire de ce que devrait être le long procès pour l’histoire de plus de cent ans désormais de crimes contre l’humanité des régimes communistes : ce fut la procès du traître Georges Boudarel, le commissaire politique et tortionnaire du camp 113 où la proportion des morts était la même qu’à Auschwitz.

Mais du moins le nazisme et le communisme, d’ailleurs alliés pendant des années, ont-ils été partiellement jugés, au moins par l’histoire, même si, pour ce qui est du second, il continue de la Chine à Cuba à opprimer près de deux milliards d’hommes. Et que chez nous, ses partisans et collabos, et les propagateurs de ses virus mutants dominent encore sans vergogne le monde de la « culture », de « l’éducation » et des « médias » et reçoivent encore sous différents étiquettes un trop large soutien électoral.

Le 3° totalitarisme sanguinaire : les États confédérés de l’islam jihâdiste et du racisme « anti-blanc »

Le procès codifié V13 des assassins islamistes du bataclan et autres lieux de massacres vient de s’ouvrir à Paris et devrait se dérouler pendant des mois.

Il est pourtant à craindre que l’énorme organisation, sans précédent, mise en place pour son déroulement ne soit comme une montagne judiciaire qui ne serait dressée que pour n’accoucher que d’une souris de condamnation ; certes, celle à la détention à perpétuité du massacreur Abdeslam et, à de moindres peines, des quelques comparses jugés avec lui.

Mais, d’ores et déjà, tout indique que tout sera fait, judiciairement, politiquement, médiatiquement, pour que V13 ne soit surtout pas le procès de l’idéologie de l’islam dans la radicalité de sa charia, dans le mimétisme avec le modèle de son prophète, dans l’exemplarité de ses hâdiths.

On continuera à supplier de ne surtout pas confondre « l’islam politique » avec l’islam qui n’est qu’une religion de paix, de tolérance et d’amour. Sans jamais dire que pour qu’il en soit ainsi, il faudrait que l’imitation en toutes choses de Mahomet puisse n’être pas un dogme sacré.

Ce à quoi ne consentiront jamais mesdames Houria Bouteldja et Assa Traoré qui ajoutent à leur islamisme la haine du « blanc » (qui n’est modélisée ni dans le Coran ni dans les hâdiths) ou plus précisément la haine du blanc non soumis, du blanc non repenti.

C’est ainsi que l’islamisme et sa variante indigéniste et décoloniale, et l’islamo-gauchisme, se sont en quelque sorte confédérés, provisoirement au moins, avec la révolution universitaire « woke » et « Black lives matter » aux États-Unis, sécrétant ainsi, comme je l’ai précédemment analysé, une sorte de 5° internationale unie dans la haine de la civilisation blanche.

En quoi, à bien observer les choses, l’on retrouve le fondamental mythe rousseauiste du « bon sauvage ». On connaît l’anecdote de Napoléon I° méditant à Ermenonville sur la tombe de Jean-Jacques Rousseau. On lui demanda à quoi il songeait. « Je pensais », répondit-il, « que pour le bien de l’humanité, il eût peut-être mieux valu que ni lui ni moi n’ayons jamais existé… ».

Rousseau n’avait jamais rencontré les bons sauvages tout droit sortis de son imagination. Mais il s’en était servi pour exprimer, avant nos indigénistes « racialistes », sa détestation de la civilisation, suscitant d’ailleurs les impitoyables sarcasmes de Voltaire.

L’embêtant, de nos jours, c’est que d’Houria et Traoré à Mélenchon, le nouveau prophète de la « créolisation » (mot qu’il emploie pour dire « métissage » dans son utopie d’un métissage généralisé), la gauche néo-marxiste qui a abandonné l’idéologie de la lutte des classes pour celle de la lutte des races, n’a que complaisance devant l’avancée islamiste. Et peu importe les dégâts collatéraux du terrorisme ; la Révolution n’alla pas sans terrorisme !

Quant aux zigottos macroniens et autres, qui continuent à ne vouloir refuser l’islamisme que parce qu’il serait un « séparatisme », combien de temps leur faudra-t-il pour s’aviser de ce que le danger le plus grave n’est pas là ?

Le danger de l’islamisme, c’est qu’il est conquérant, c’est que loin d’être un « séparatisme », il est un « englobisme ».

Convertissez-vous, l’oumma vous tend les bras !

Attentats du 13 novembre et peine capitale

A l’occasion du procès des attentats du 13 novembre 2015, Sylvie et Erick Pétard, petits commerçants à Chailles dans le Loir-et-Cher, publient leur témoignage. Leurs seules filles, Marion et Anna, ont été fauchées par les balles des terroristes à la terrasse d’un café, dans la nuit d’horreur des attentats de Paris. Sylvie et Erick sont condamnés à la peine perpétuelle du chagrin et de l’injustice. Ils racontent ces heures terribles du vendredi noir et des jours d’après. Et pourtant, du creux de leur blessure a pu sourdre une source de Vie et l’espérance chrétienne de retrouver un jour leurs filles. Ils nous confient le cheminement qui les a conduits de prières en lectures et en rencontres à cette paisible certitude.

Au lendemain de l’assassinat de ses filles, Erick est animé par la colère envers l’Etat :

L’Etat n’a pas pris les mesures nécessaires pour empêcher un tel carnage. Gabegie, incurie, ineptie. Pourquoi faut-il que nous fassions les frais d’une politique que je dénonce depuis tant d’années ? Pourquoi faut-il que ce soit de pauvres citoyens qui paient pour la faute des grands ? […]

Nous entrons dans un hall. Dans une pièce à droite j’aperçois la garde des Sceaux, Mme Christiane Taubira. Elle fuit mon regard, tourne la tête l’air de rien, et regarde par la fenêtre. Incapacité à gérer la souffrance des familles ? Peur d’affronter leur jugement ? Prise de conscience des conséquences d’une politique laxiste ? Ses péchés d’omission, qui les jugera ?

Je ne peux m’attarder plus à la dévisager : on nous invite à nous rendre dans une autre salle. A sa porte se tient le ministre de l’Intérieur, M. Bernard Cazeneuve. Alors que je le foudroie du regard, il tourne carrément la tête. Heureusement pour lui qu’il est entouré de sa garde rapprochée, sinon je crois bien que je l’aurais frappé. […]

J’aimerais que nos politiques ne fassent pas que se souvenir, surtout lorsque les souvenirs s’émoussent à l vitesse grand V. J’aimerais qu’ils ne fassent pas que fleurir des plaques une fois par an, mais qu’ils s’agissent. Commémorer et se remémorer ne sert à rien si, au lieu d’être un aiguillon pour l’action, ce n’est qu’un moment pour verser sa petite larme et chanter la Marseillaise pour se donner bonne conscience. Se souvenir et agir doivent être étroitement liés, l’un menant à l’autre. Ce n’est qu’une question de volonté politique. Se souvenir sans agir revient à être une tête sans bras, agir sans se souvenir, à deux bras sans tête. […]

Poursuivant ses réflexions, il ne comprend pas les revirements de l’Eglise sur la peine de mort :

De ce que je vois, l’Eglise a changé dans sa position concernant la peine de mort. Dans son catéchisme de 1983, elle l’autorisait dans des cas extrêmes, dans celui de 1997, elle ne l’excluait pas dans le principe mais dans la pratique, les cas d’absolue nécessite étant désormais rares sinon inexistants, et, en 2018, le pape François s’y est opposé de manière catégorique, faisant inscrire dans le catéchisme qu’elle était “inadmissible”. Mais je n’arrive pas à comprendre pourquoi ce qui a été considéré pendant si longtemps comme une réponse adaptée à la gravité de certains crimes ne le serait plus. Quand il n’y a aucun risque de condamner un innocent, quand le crime concerne la mort d’innocents, quand il vise la destruction de notre société, de nos valeurs, pourquoi ne pas condamner le coupable à la peine capitale ? […]

Traditionis custodes, analyse du Club des Hommes en Noir

Le Club des Hommes en Noir avec l’abbé de Tanouärn, le Père Viot, le Père Thomas sj et Jean-Pierre Maugendre, sous la direction de Philippe Maxence revient sur le dernier motu proprio du Pape François : Traditionis Custodes.

C’est arrivé un 11 septembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 11 septembre : saints du jour français ou en France.
    • St Patient : évêque de Lyon († V. 480)

À Lyon, vers 480, saint Patient, évêque. Poussé par la charité, il fit distribuer une grande quantité de blé aux cités le long du Rhône et de la Saône, pour venir en aide aux populations affamées et consacra largement son apostolat à convertir les hérétiques et à prendre soin des indigents.

  • St Sacerdos : évêque de Lyon († 552)

À Paris, en 552, le trépas de saint Sacerdos, évêque de Lyon, qui vécut dans l’amour et la crainte de Dieu et mourut en arrivant dans cette ville pour participer à un concile.

  • St Adelphe abbé de Remiremont († V. 670)

Au monastère de Luxeuil en Bourgogne, vers 670, le trépas de saint Adelphe, abbé de Remiremont, qui racheta par une profusion de larmes un bref moment de discorde.

  • St Leudin dit Bodan : évêque de Toul († AVANT 680)

À Toul avant 680, saint Leudin, dit Bodon, évêque. D’abord marié, il embrassa la vie monastique, sa femme Odile prenant en même temps la même décision, et mourut peu de temps après avoir été ordonné évêque.

  • Bx François Mayaudon : prêtre et martyr († 1794)

Sur l’île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux François Mayaudon, prêtre de Soissons et martyr. Sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, il fut déporté, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier, et mourut d’une maladie putride.

  • St Jean-Gabriel Perboyre : prêtre de la Congrégation de la Mission Martyr en Chine († 1840)

Jean-Gabriel Perboyre naît à Mongesty, près de Cahors, dans la France méridionale, le 6 janvier 1802. Il est l’aîné d’une famille de paysans assez aisés dont six des huit enfants entreront en religion.

On le destinait à reprendre la ferme, mais il accompagne son frère Louis, âgé de neuf ans, qui doit continuer ses études à Montauban, afin de l’aider à s’acclimater à la vie du pensionnat. L’école avait été fondée et est dirigée par son oncle Jacques, lazariste, qui avait traversé la tourmente révolutionnaire comme prêtre réfractaire. Devant ses aptitudes, on lui demande de rester aussi au pensionnat.

À la fin de ses études, il suit une mission prêchée par un lazariste et il entre dans la Compagnie de la Mission en 1818. Justement son oncle vient de créer un séminaire, car il n’y en avait plus depuis la Révolution ; Jean-Gabriel est son premier élève.
Il prononce ses vœux en 1820 et en 1823, avant même d’être ordonné, il est nommé professeur à Montdidier, près d’Amiens, où il réussit très bien auprès des jeunes, créant un comité de classe, organisant la visite des pauvres.

Il est ordonné prêtre en 1826 à la Rue du Bac. On l’envoie alors à Saint-Flour dans le Cantal comme professeur de théologie, où il réussit si bien que son évêque le demande comme directeur du Séminaire. Notons qu’il avait suivi les idées de La Mennais sur l’éducation, mais quand celui-ci est condamné (1832), il s’incline. Il est nommé en 1832 assistant du Directeur du Séminaire interne de Paris, c’est le noviciat des Lazaristes. C’est l’époque où l’on ramène les reliques du bienheureux François-Régis, martyrisé en Chine. Cela fait naître en lui le désir de le suivre sur cette voie, d’autant plus que son frère Louis est mort avant d’arriver en Chine.

En 1835, on accepte enfin de le laisser partir pour la Chine. (Le médecin qui s’y était opposé revient sur son verdict…après une nuit blanche!). Son long et pénible voyage dure de mars 1835 à la mi-août 1836, où il arrive à son Poste dans la Province du Ho Nan. Il accomplit plusieurs missions sur ce territoire très vaste. L’année suivante il est Curé dans la Province du Hou Péi.

En 1839, il est livré par un catéchumène. Il subit plusieurs séances de torture qui font de lui un être pantelant, mais il refuse de piétiner la croix. Ses bourreaux sont impressionnés par sa politesse et son calme. Condamné, il doit attendre encore longtemps la confirmation du verdict par l’Empereur. Il meurt par strangulation sur un gibet en forme de croix, le vendredi après-midi 11 septembre 1840. Les chrétiens réussissent par un subterfuge à prendre son corps et l’enterrent à côté du bienheureux François-Régis qui avait été martyrisé 20 ans auparavant.

Jean-Gabriel Perboyre a été béatifie le 10 novembre 1889 par le pape Léon XIII et canonisé, à Rome, par saint Jean-Paul II le 2 juin 1996.

  • le 11 septembre 813 : sacre de Louis le Pieux à Aix-la-Chapelle.

Le Roi Louis le Pieux, est sacré du vivant de Charlemagne. Louis le Pieux est son troisième fils et est roi des Aquitains depuis 781. Il est le seul héritier survivant des 19 enfants de Charlemagne. Le 5 octobre 816, il est couronné et sacré par le pape Étienne IV à Reims. C’est le premier monarque sacré à Reims, après Clovis ; cette pratique est suivie par presque tous les Rois de France ensuite.

  • le 11 septembre 1217 : signature du traité de Lambeth.

Par ce traité, Louis VIII de France renonce à ses prétentions à la couronne d’Angleterre.

  • le 11 septembre 1226 : première Adoration eucharistique.

Cette cérémonie est organisée, à la demande du Roi de France, Louis VIII, pour rendre grâce et célébrer la victoire sur les Albigeois dans le cadre de la croisade proclamée par l’Église catholique contre l’hérésie. A Avignon, le Roi demande que le Saint-Sacrement soit exposé. Devant l’afflux de fidèle, l’évêque décide de poursuivre l’adoration nuit et jour. L’initiative, confirmée par la papauté, se poursuit jusqu’en 1792 ! Voir les chroniques du 12 et du 14 septembre.

  • le 11 septembre 1611 : naissance d’Henri de la Tour d’Auvergne, connu sous le nom de vicomte de Turenne, maréchal de France, maréchal général des camps et armées du Roi.

Henri de la Tour d’Auvergne-Bouillon naît le 11 septembre 1611 au château de Sedan ; il meurt à la bataille de Salzbach, le 27 juillet 1675. Vicomte de Turenne, fils du duc de Bouillon et prince de Sedan, il est plus connu sous le nom de Turenne. Maréchal de France en 1643 et maréchal général des camps et armées du Roi en 1660, il est l’un des meilleurs généraux de Louis XIII, puis de Louis XIV.

Élevé dans la religion réformée, il se convertit au catholicisme en 1668, sous l’influence de Bossuet, notamment après la lecture de son livre Histoire des variations des Églises protestantes. Le fait d’être témoin d’un miracle eucharistique lors d’un incendie incontrôlable au Louvre. Le vent et le feu tombent et s’arrêtent devant la présence réelle. Turenne, témoin de la scène en est profondément touché. Il en témoigne devant la Cour en disant : « Je l’ai vu, je n’en saurai douter, je l’ai vu. »

Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs. De François Marie Algoud (Ed de Chiré, page 58)

Pendant la Guerre de Trente Ans, il lève un régiment d’infanterie en 1625 qui porte son nom. La même année, il fait ses premières armes dans l’armée hollandaise, sous les ordres de son oncle, le stathouder Frédéric-Henri d’Orange-Nassau. Il s’illustre notamment au siège de Bois-le-Duc, contre les Espagnols. Cependant, il choisit en 1630 de passer au service de la France,

A la mort du Roi Louis XIII, c’est Anne d’Autriche, régente de France qui le fait maréchal de France. Turenne n’a alors que 32 ans. Il est envoyé en Alsace où les armées françaises sont en position délicate. Il participe aux sièges de Mayence et de Philippsburg et aux batailles de Fribourg en 1644 et Nördlingen l’année suivante. Il remporte d’innombrables victoires : de Zusmarshausen, de Bléneau (Voir la chronique du 7 avril), du faubourg Saint-Antoine (voir la chronique du 2 juillet), d’Arras (voir la chronique du 25 août), de la bataille des Dunes (voir la chronique du 14 juin), de la bataille de Sinsheim, de la bataille d’Entzheim, conquiert les villes de Belfort et Mulhouse avant de battre les Impériaux à la bataille de Turckheim (voir la chronique du 5 janvier). En 1672, il est nommé capitaine général par Louis XIV.

Il connaît à l’occasion de la Fronde un de ses rares revers militaires en étant vaincu lors de la bataille de Rethel le 15 décembre 1650 par l’armée royale (voir la chronique du jour).

Il est tué par un boulet à la Bataille de Salzbach (voir la chronique du 27 juillet). La France entière le pleure, Le retour du corps de Turenne vers Paris, est une marche à la fois triomphale et funèbre. Il connait un hommage posthume qui rappelle celui qui fut adressé à Du Guesclin, lorsque du château de Randon il fut conduit à Paris. A Paris, les obsèques de Turenne sont célébrées avec une magnificence royale. Louis XIV lui accorde l’honneur posthume d’être enseveli à la basilique Saint-Denis, avec les Rois de France. Lors de la mise à sac et la profanation de la nécropole des Rois de France, par les révolutionnaires, son tombeau est ouvert et son corps est trouvé dans un parfait état de conservation, puis exposé plusieurs mois à la foule. Bonaparte le fait transférer à l’église Saint-Louis des Invalides. Napoléon Ier dira qu’en toutes circonstances il aurait pris les mêmes décisions que lui. La 160° promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr (1973-1975) porte son nom. Voir aussi la chronique du 5 avril et du 23 octobre.

  • le 11 septembre 1702 : combat de Champ-Domergue contre les Camisards.

C’est là qu’à lieu le premier combat sérieux des Camisards, dont Cavalier, contre les troupes royales. Voir les chroniques du 20 mars, des 1er et 16 avril.

  • le 11 septembre 1709 : bataille de Malplaquet, au cours de la Guerre de Succession d’Espagne.

L’Armée Royale de Louis XIV ne connait que des défaites face aux Impériaux du Prince Eugène de Carignan-Savoie, aux Anglo-Hanovriens de John Churchill de Malborough et à leurs alliés Bataves (à Ramilies, Turin, Audenarde, Lille…).

Suite à l’Appel à son peuple, voir la chronique du 12 juin (1709), lu dans les diocèses et paroisses, le Roi Louis XIV réussit à mobiliser ses sujets. Bien qu’épuisé par de nombreuses années de guerres, de disettes aggravées par le Grand Hiver de 1709, le Royaume répond en masse. Louis XIV confie le commandement de cette armée au Maréchal Claude Louis Hector de Villars, chef de guerre, haï de la cour mais adoré de ses soldats.

A la tête de 80 000 Français, face aux 100 000 soldats d’Eugène et de Malborough, Villars établit des positions retranchées au lieu-dit Malplaquet entre Mons et Maubeuge.

Claude Louis Hector de Villars

Les positions françaises résistent à tous les assauts, puis se retirent en très bon ordre. 11 000 soldats du Roi sont tombés, dont 6 000 tués. L’ennemi de son côté, a perdu entre 20 000 et 25 000 tués dans le camp adverse. Le Maréchal de Villars blessé au genou lors d’une charge de cavalerie qu’il dirige, aurait dû être amputé, mais il a ordonné à son chirurgien de soigner sa blessure et l’opération réussit.

Marlborough dira: « Avouez que les Français ont été heureux ce jour-là ».

Boufflers écrit au Roi dans la soirée du 11 septembre:

« Sire, la suite des malheurs arrivés depuis quelques années aux armes de Votre Majesté avait tellement humilié la nation française que l’on n’osait quasi plus s’avouer Français. J’ose assurer Sire que le nom français n’a jamais été plus estimé ni plus craint qu’il l’est présentement dans toute l’armée des alliés. »

Villars dira à quant à lui au Souverain : « Si Dieu nous fait la grâce de perdre encore une pareille bataille, Votre Majesté peut compter que ses ennemis sont détruits. »

Car en effet, tactiquement, Malplaquet peut être considéré comme une défaite française mais stratégiquement, au vu des pertes chez les Impériaux et de la bonne retraite française c’est un immense succès du Roi de France, d’où sortira la chanson encore fredonnée de nos jours :

« Malbrouk s’en va-t-en guerre,

Mironton, Mironton, Mirontaine! »

  • le 11 septembre 1758 : victoire du Duc d’Aiguillon sur les Anglais à Saint-Cast.

La victoire de Saint-Cast-le-Guildo est remportée par les miliciens bretons et les soldats du Roi commandés par Emmanuel Armand de Vignerot du Plessis-Richelieu duc d’Aiguillon, petit neveu du Cardinal. Emmanuel de Richelieu est alors Gouverneur du Duché de Bretagne.

Les 10 000 fantassins Anglais de Bligh échouent à s’emparer de Saint-Malo en débarquant trop à l’Ouest. Ils sont ensuite repoussés par les bretons et rembarquent en abandonnant 4 000 tués et blessés et entre 600 et 800 prisonniers.

  • le 11 septembre 1802 : annexion du Piémont par la France.
    • le 11 septembre 1855 : prise de Sébastopol en Crimée.

Le 10 septembre, le général Pelissier prend la ville. Cet épisode est le début de la déroute russe.

  • le 11 septembre 1915 : la Royale commence à sauver des milliers d’Arméniens en Turquie.

Du 11 au 13 septembre, l’opération navale sauve 4 092 personnes, dont 8 blessés. Les bateaux français qui viennent au secours des chrétiens persécutés sont : le croiseur cuirassé amiral Charner  qui recueille 347 Arméniens, le croiseur cuirassé Desaix en recueille 303, le croiseur de 3e classe D’Estrées : 459, le croiseur auxiliaire Foudre : 1 042, le croiseur de 1re classe Guichen : 1 941. Tous ces réfugiés vont être placés dans des camps situés à proximité de Port-Saïd, grâce à l’accord des autorités anglaises qui les accueillent le 14 septembre. Parmi ces réfugiés se trouvent des combattants dont certains rejoindront la légion arménienne du général français Julien Dufieux, en 1920.

Pour en savoir plus lire le roman de Franz Werfel : Les 40 jours de Musa Dagh 

La lecture des mémoires des amiraux des escadres du Levant e souligne le décalage entre leurs actions de protection des chrétiens d’Orient et le recul (pour ne pas dire l’abandon) de la diplomatie française en 1922 et 1923 (désastreux traité de Lausanne).

Ce sera la dernière fois que la France viendra au secours des chrétiens persécutés en tant que tels. Après cette date, la France cessera d’être la nation protectrice des chrétiens, titre que la Russie revendiquait déjà en 1915 et qu’elle est seule à revendiquer de nouveau et à mériter désormais. Tiré du Point du 27/12/2011. Voir aussi les chroniques du 27 avril et du 10 septembre.

  • le 11 septembre 1963 : ouverture du tombeau du frère André par les autorités religieuses, afin de vérifier l’intégrité des restes, pour sa béatification future.

On trouve alors celui-ci intact. Le 12 juin 1978, le pape Paul VI le déclare «vénérable». Après un premier miracle reconnu par Rome, le frère André est béatifié le 23 mai 1982, par le pape Jean-Paul II, puis canonisé le 17 octobre 2010 par le pape Benoît XVI.

  • le 11 septembre 1984 : voyage du pape Jean Paul II au Canada ; discours fait aux femmes et béatification de bienheureuse sœur Marie-Léonie Paradis.

Le pape, à Montréal, leur donne Sainte Marguerite Bourgeoys en exemple ; une champenoise, laïque consacrée partie évangéliser le nouveau monde qu’il a canonisée le 31 octobre 1982 :

«  Portez au cœur de cette société les qualités humaines et chrétiennes dont Dieu a doué votre féminité. […] Les femmes qui veulent justement leur promotion ont intérêt à contempler cette femme forte qui a voulu rendre les femmes de son temps dignes de leur vocation ».

Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l’Escalade, page 267)

Au cours d’une messe célébrée devant près de 400 000 fidèles au parc Jarry, le pape procède à la première béatification en terre canadienne en élevant au rang de bienheureuse Mère Marie-Léonie Paradis, fondatrice de la congrégation des Petites Sœurs de la Sainte-Famille.

  • le 11 septembre 2001 : « attentats » (?) terroristes à New York.

Les attentats du 11 septembre sont une série d’attentats-suicides terroristes menés par 19 pirates de l’air ayant détourné simultanément quatre avions de ligne. Le mardi 11 septembre 2001, ces pirates de l’air ont ainsi précipité deux avions dans le World Trade Center à Manhattan, New York, un dans chacune des deux tours les plus grandes, puis un troisième avion dans le Pentagone, et un quatrième avion s’est écrasé dans un champ dans le comté de Somerset, en Pennsylvanie. Dans un délai de près de deux heures, les deux tours se sont effondrées. Le bilan officiel est de 2 986 décès lors des attentats, incluant les 19 terroristes…

Voir la chronique du 28 juillet, qui raconte comment un bombardier américain percute frappe l’Empire State Building en 1945, n’y faisant un gros trou et tuant 14 personnes…

  • le 11 septembre 2007 : le député F. Hollande demande, à l’Assemblée nationale, une loi de réparation pour les Pieds noirs et les Harkis

Il affirme que les crimes postérieurs au 19 mars doivent être reconnus par la Nation par une loi. « Cette reconnaissance implique nécessairement et juridiquement une loi de réparation. »

Voir les chroniques des 19 et 26 mars, des 13, 17, 25 septembre, du 05 juillet, du 30 octobre.

Variants complotistes

Les complotistes sur le COVID se multiplient, tels des variants incontrôlables contre lesquels le régime macroniste cherche en vain des vaccins.

Ainsi, à Toulouse, un enseignant soupçonné de « complotisme » a été suspendu. Il est accusé d’avoir diffusé, devant plusieurs classes, une vidéo trouvée sur le site Francesoir.fr.

Autre variant complotiste : le directeur de l’OMS en Europe, qui s’est montré pessimiste sur la capacité d’un taux élevé de vaccination à stopper à lui seul la pandémie. Hans Kluge a appelé lors d’une conférence de presse à «anticiper pour adapter nos stratégies de vaccination», notamment sur la question des doses supplémentaires. En mai, il onusien avait affirmé que «la pandémie sera(it) terminée lorsque nous aurons atteint une couverture vaccinale minimale de 70%» de la population mondiale. Interrogé sur le fait de savoir si cet objectif valait toujours ou s’il devait être relevé, Hans Kluge a souligné que les nouveaux variants plus contagieux, principalement Delta, avaient changé la donne.

Selon des épidémiologistes, il semble désormais illusoire d’atteindre l’immunité collective uniquement grâce aux vaccins.

Autre variant :

le 4 septembre 2021

Madame, Monsieur,

Je vous remercie vivement pour cette invitation à faire vacciner mon enfant. C’est beaucoup plus appréciable qu’une obligation vaccinale comme se permettent d’en envoyer certains employeurs du privé. Je retrouve là tous les motifs de mon attachement au service public qui sait raison et décence garder.

Je répondrais volontiers favorablement à votre invitation car si cela ne tenait qu’à moi, il y aurait bien longtemps que mon enfant serait vacciné. Hélas cet adolescent refuse catégoriquement cette vaccination salvatrice. Je suis désemparé quand il m’affirme que le vaccin n’en est pas un, qu’il est toujours en phase expérimentale, qu’il ne protège ni de la transmission, ni de la contamination et que la balance bénéfices/risques est défavorable pour sa tranche d’âge. Je me demande où il va chercher tout ça !

Il ose prétendre que ces données sont disponibles sur enfance-libertés.fr ou sur d’autres sites complotistes comme toutvabien44.fr ou Réinfocovid. Il a même lu un article sur anthropo-logiques.org qui démontre que la Suède qui n’a ni confiné, ni imposé le port du masque à son peuple s’en trouve très bien aujourd’hui.

Je trouve très grave que des jeunes soient exposés à des informations aussi dangereuses, mais en tant que parent je n’arrive pas à contrôler les risques d’internet.

Je vous l’ai dit, je suis désemparé. L’ambiance à la maison est devenue infernale.

Quand je tente de le raisonner en disant que ce qu’il avance, c’est tout l’inverse de ce que je vois à la télévision, il ricane. J’ai bien essayé de le menacer concernant le risque d’éviction scolaire si un petit camarade choppe un rhume avec PCR positif, ou bien se retrouve avec ce même test positif en dépistage avant une sortie scolaire…Mon adolescent est intraitable ! Il ose rétorquer que sur le plan juridique il s’agit de discrimination ! Et que c’est un crime qui est puni par la loi.

Alors j’ai besoin de votre aide en urgence pour régulariser sa situation. Je ne souhaite qu’une chose, qu’il accepte le vaccin et rentre dans le rang.

Pourriez-vous m’adresser les documents scientifiques qui permettent de démentir le délire complotiste de mon enfant ? Je ne trouve pas ces informations dans le courrier cosigné par Monsieur le Recteur et Monsieur le Directeur de L’ARS.

C’est regrettable. Je n’ai aucun argument solide pour faire obéir cet adolescent qui est si exigeant sur le plan intellectuel. Seuls des documents scientifiques sourcés et indépendants sauraient le convaincre.

Dans l’attente anxieuse de votre réponse, je vous d’agréer Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

Un parent au bord de la crise de nerf

«Le Trump français, c’est vous»

Alors que Le Monde consacre un article aux défections au sein du Rassemblement National (fuite des cadres, démissions de responsables départementaux, implantation en berne), L’Incorrect diffuse un sondage de l’Ifop montrant une nette dynamique ne faveur d’Eric Zemmour.

À la question « seriez-vous prêt à voter pour Éric Zemmour s’il était candidat à la prochaine élection présidentielle de 2022 ? », 19 % des Français interrogés répondent « Oui », soit près d’un électeur sur cinq.

Ce chiffre, déjà considérable en soi, l’est encore pour deux autres raisons :

• il est en progression de quasiment 50 % par rapport à la précédente enquête du même type (Ifop/Valeurs actuelles des 9-10 février 2021), qui ne lui accordait un potentiel électorat « que » de 13 % ;

• il rend désormais crédible l’hypothèse d’une qualification d’Éric Zemmour… pour le second tour de l’élection présidentielle !

[…]

Autre enseignement majeur de cette étude d’opinion, les électeurs qui avaient voté, à la présidentielle de 2017, pour Marine Le Pen ou pour François Fillon se disent massivement prêts à se reporter sur lui : ce sont, à 29 %, des électeurs de la présidente du Rassemblement national et, à 27 %, de ceux de l’ancien premier ministre qui envisagent de voter pour Eric Zemmour ! Pas besoin d’être grand clerc pour comprendre qu’Éric Zemmour bénéficie à la fois du manque de crédibilité des candidats qui réclament le soutien de LR, que ce soit Valérie Pécresse ou Xavier Bertrand, et du « marino-scepticisme » qui fait que plus grand-monde ne croit à la possibilité que Marine Le Pen accède à la présidence de la République. […]

Dans son livre à paraître, Eric Zemmour raconte :

 Je l’ai laissée attendre dans le hall du Figaro un long moment, mais elle me sourit sans un reproche quand j’arrive enfin, me faisant honte de ma goujaterie. C’est une vieille dame apprêtée avec soin. Elle ressemble à ces Américaines des années 1950, avec bigoudis dans les cheveux au volant d’une grosse voiture. Elle est française pourtant, mais a longtemps été mariée à un riche américain. Elle m’explique qu’elle était responsable des sections féminines pour l’élection de Trump. Elle l’appelle drôlement «le Donald».

Elle a un message à me délivrer et est pressée de s’exécuter. Je m’assois en face d’elle sur le canapé sans dossier. Elle débite son discours de son ton aigu auquel j’ai décidément du mal à m’habituer: «Voilà, il faudrait en France la même chose que chez nous. Il vous faudrait le même que le Donald pour donner un grand coup de balai. Cela fait des mois qu’on y pense. On a cherché en France parmi les grands patrons qui pourraient tenir le rôle qu’a tenu le Donald. Mais on n’en a pas trouvé

Je m’apprête a lui asséner des banalités sur le rapport différent que nous entretenons en France avec l’argent, les patrons, le capitalisme, mais aussi la politique, la littérature, lorsqu’elle me coupe de sa voix stridente: «Cela fait des mois qu’on a étudié la situation en France. On a bien vu les différences avec l’Amérique. On a tout compris. Le Trump français, c’est vous

« Quelques » manifestations contre le passeport sanitaire

Voici la liste (non exhaustive) des manifestations prévues ce samedi 11 septembre :

 • Aix-en-provence – samedi 11 – 10h – La Rotonde

 • Ajaccio – samedi 11 – 14h – à la gare

 • Alençon – samedi 11 – 14h – La Halle Aux Blés

 • Angers – samedi 11 – 15h – Place du Ralliement

 • Angoulème – samedi 11 – 14h – place new york

 • Annecy – samedi 11 – à partir de 12h00 ( pique nique ) avant le grand rassemblement de 14h00 – Soignants et Pompiers, nous nous retrouverons sur le Pâquier  https://fb.me/e/QQyUQqj7

 • Autun – tout les samedis – 15h -Devant le kiosque à musique Place du champs de Mars

 • Avignon – samedi 11 – 14h – Place de l’Horloge

 • Bastia – samedi 11 – 18h – Préfecture

 • Bayeux – samedi 11 – 18h – Rond-Point Eisenhower

 • Bayonne – samedi 11 – 14h – Place de la Liberté

 • Bedarieux – samedi 11 – 9h30 – Devant la Mairie (Place Pablo Neruda)

 • Belfort – samedi 11 – 16h – Maison du Peuple

 • Besançon – samedi 11 – 14h – Place de la Révolution

 • Bordeaux – samedi 11 – h ? – lieu ?

 • Bourg-en-Bresse – samedi 11 – Square Joubert 12h – Préfecture 14h

 • Bourgoin (38) – samedi 11 – 14h – devant la médiathèque – Pique nique à 12h30 place travot

 • Brest – samedi 11 – 14h – Place de Strasbourg

 • Brest – samedi 11 – 14h30 – BREST : Place de la Liberté (Rejoint par Place de Strasbourg)

 • Brignoles (83) – samedi 11 – 15h00 – rue du 8 mai 1945

 • Cahors – samedi 11 – 9h30 – Place Mitterrand

 • Cahors – samedi 11 – 14h – Palais de Justice (2e manif)

 • Cambrai – samedi 11 – 13h – Place Aristide Briand

 • Cannes : samedi 11 – 10h30 – Rassemblement Mairie Rassemblement Statique

 • Cannes – samedi 11 – 14h – kiosque à musique de cannes https://fb.me/e/1YtPaPE6W

 • Carcassonne – Samedi 11 – 14h30 – Square André Chenier

 • Challans – samedi 11 – 14h – Devant la Mairie

 • Chambéry – samedi 11 – 14h – Palais de Justice

 • Chazelles-sur-Lyon – samedi 11 – 13h – Place de la Poterne

 • Cholet – samedi 11 – 14h30 – place travot

 • Clermont-Ferrand – samedi 11- 14h – Place De Jaude

 • Colmar – samedi 11 – 14h – Place Rapp

 • Dijon – samedi 11 – 14h – devant le chu ? Place de la République ?

 • Douai – samedi 11 – 11h – place du barlet https://fb.me/e/191iXvCUH

 • Dourdan – samedi 11 – 10h – Place du Chariot Biliothèque pour finir Place Mairie

 • Ferney-Voltaire – samedi 11 – 16h – Parking du Bijou

 • Frejus – samedi 11 – 14h – Base Nature

 • Grenoble – samedi 11 – 14h – Place de Verdun

 • Kingersheim – samedi 11 – 7h30 – Rond-Point Kaligone (Kalijaune)

 • La rochelle – samedi 11 – 11h30 – quai louis prunier https://fb.me/e/2LOSKUJ2y

 • La Rochelle – samedi 11 – 13h – Devant l’Aquarium

 • Le Mans – samedi 11 – 14h – Place Henri Vaillant (Marché quartier PONTLIEUE)

 • Le Puy-En-Velay – samedi 11 – 14h – Place du Breuil

 • Le Rouget-Pers (15290) – Samedi 11 – 12H – Mairie (Picnic)

 • Lille – samedi 11 – 11h ? 13h ? – place de la république https://fb.me/e/VvvcZau5

 • Limoges – samedi 11 – 11h – place jourdan ( manif a 14h )

 • Lyon – samedi 11 – 14h – place guichard

 • Lyon – samedi 11 – 14h – Grand cortège au départ de la Mairie de Villeurbanne (place Lazare Goujon) + pique-nique géant à l’arrivée et fin de la manifestation, moment de rencontres et partages – Manifestation déclarée

 • Marseille – samedi 11 – 14h – vieux port

 • Metz – samedi 11 – 14h – Place de la République

 • Montceau-les-Mines – samedi 11 – 10h – Place de la Mairie

 • Montpellier – samedi 11 – 14h – place de la comédie

 • Morlaix – samedi 11 – 10h – mairie

 • Mulhouse – samedi 11 – 14h – Square de la Bourse

 • Nancy – samedi 11 – 14h – place Maginot

 • Nantes – samedi 11 – 14h – Croisée des Trams

 • Nice – samedi 11 – 14h – Place Garibaldi

 • Nice – samedi 11 – 14h30 – Place Masséna ( politique )

 • Nîmes – samedi 11 – 10h – Rond-Point Delta

 • Nîmes – samedi 11 – 10h – Rond-Point Jardiland

 • Nîmes – samedi 11 – 16h – préfecture

 • Orléans – samedi 11 – 14h30 – Place de la République

 • Palaiseau – samedi 11 – 10h – Gendarmerie

 • Paris – samedi 11 – 10 h – place Wagram ( départ 13h ) https://fb.me/e/NNuZmVzE

 • Paris – samedi 11 – 12h – Hôpital Cochin.

Départ Manif 13h30 vers Conseil Constit.

 • Paris 7ème – samedi 11 – 13h – manifestation inter professionnelle devant le ministère de la santé

 • Paris – samedi 11 – 14h – chatelet https://fb.me/e/XuckrDxv ( annulé ? )

 • Paris – samedi 11 – 14h – Porte Dauphine (Place du Paraguay) ( politique )

 • Pau – samedi 11 – 10h – Place Verdun

 • Périgueux – samedi 11 – 10h – Palais de Justice puis pic-nic Place Montaigne

 • Perpignan – samedi 11 – 14h – Place de Catalogne

 • Pertuis – samedi 11 – 14h – Place Jean Jaurès

 • Ploërmel – tous les samedis – 10h00 à 12h00 – Place de la Mairie

 • Poitiers – samedi 11 – 14h – Hôtel de Ville

 • Poitiers – samedi 11 – 14h30 – Rond-Point Poitiers Sud

 • Pontivy – samedi 11 – 14h – Sur la Plaine

 • Quimper – samedi 11 – 10h – Casino Ergue-Armel

 • Quimper – samedi 11 – 11h – Place de la Résistance + Pic-Nic

 • Rennes – samedi 11 – 14h – Place de la République

 • Rodez – samedi 11 – 14h – cinéma

 • Rouen – samedi 11 – 14h – Place de l’Hôtel de Ville

 • Royan – samedi 11 – 15h – place charle de gaulle

 • Saint-Dié-des-Vosges – samedi 11 – 14h30 – place du général de gaulle ( politique )

 • Saint-Etienne – samedi 11 – 14h ? 15h30 ? – rassemblement sitting place de l’hôtel de ville

 • Saint-Germain-en-Laye – Samedi 11 – 11h – Place Charles de Gaulle

 • Saint-Quentin (02 Aisne) – samedi 11 – 14h – place du centre ville

 • Saint-Pierre (Réunion) – samedi 11 – 12h – Marché Forain

 • Strasbourg – samedi 11 – 14h – Place Kléber

 • Tarbes – samedi 11 – 14h – Devant la Mairie

 • Terrasson – samedi 11 – 13h45 – place de la libération

 • Thonon-Les-Bains – samedi 11 – 14h30 – Place des Arts

 • Toulon – samedi 11 – 14h – Place de la Liberté

 • Toulouse – samedi 11 – 12h – assemblé populaire – métro jean jaurès https://fb.me/e/ErGUnQiE

 • Toulouse – samedi 11 – 12h – jean – jaurès manif https://fb.me/e/1f6EpgLEz

 • Tours – samedi 11 – 14h – place jean jaures

 • Valence – samedi 11 – 14h – Devant Préfecture

 • Vannes – samedi 11 – 14h – Esplanade du Port

 • Versailles – samedi 11 – 11h – mairie

 • Vienne – samedi 11 – 16h – Jardin de Cybèle

 • Villefranche-sur-Saône – samedi 11 – 10h – mairie

 • Voiron – samedi 11 – 14h – Devant la Cathédrale

Cardinal Wilton Gregory : “Joe Biden ne respecte pas l’enseignement catholique”

Suite à l’entrée en vigueur de la loi pro-vie au Texas, Joe Biden avait promis « une réponse immédiate » de son gouvernement et avait sommé celui-ci de trouver

« des mesures pour assurer que les femmes du Texas aient accès à l’avortement en toute sécurité et légalité ».

Le ministre de la Justice Merrick Garland a annoncé qu’il déposait une plainte contre l’Etat du Texas, parce que la loi qui interdit l’avortement au premier battement de cœur est « clairement inconstitutionnelle » :

« Les États-Unis ont l’autorité et la responsabilité de veiller à ce qu’aucun État ne puisse priver des individus de leurs droits constitutionnels par le biais d’un régime législatif spécifiquement conçu pour empêcher la défense de ces droits. Le ministère de la Justice a pour responsabilité de défendre la Constitution des États-Unis et l’État de droit, aujourd’hui nous accomplissons ce devoir en déposant plainte. »

Pourtant la Cour suprême, chargée de défendre la Constitution, n’a pas jugé anticonstitutionnelle la loi texane.

Merrick Garland devait être nommé en 2016 par Obama à la Cour suprême en remplacement d’Antonin Scalia. Mais les républicains du Sénat avaient refusé de l’auditionner peu avant l’élection présidentielle. Et en janvier 2017 Donald Trump nommait Neil Gorsuch, qui a refusé de déclarer la loi texane anticonstitutionnelle… Le gouverneur du Texas, Greg Abbott, se dit confiant.

Néanmoins, cette sortie pro-avortement de Jo Biden perturbe les évêques qui le soutenaient encore, comme le cardinal Wilton Gregory, archevêque de Washington. Vendredi 3 septembre, Joe Biden a déclaré qu’il n’était pas « d’accord » avec le fait que la vie commence à la conception.

« J’ai été et je reste un fervent partisan de Roe v. Wade ». « Je les respecte – ceux qui croient que la vie commence au moment de la conception – je respecte cela. Je ne suis pas d’accord, mais je le respecte ».

En 2008, comme candidat à la vice-présidence, puis lors d’un débat en 2012, M. Biden avait déclaré qu’il pensait que la vie commençait au moment de la conception.

Le cardinal Gregory a été au centre de discussions portant sur l’admission à la communion des politiciens catholiques favorables à l’avortement. L’année dernière, il avait déclaré à un journaliste qu’il ne refuserait pas la communion dans de tels cas.

En janvier, le président de la conférence des évêques américains, Mgr José Horacio Gómez, a publié une longue déclaration le jour de l’investiture de M. Biden, avertissant notamment que certaines de ses politiques proposées feraient « progresser les maux moraux ». Le cardinal Gregory avait estimé que cette déclaration était « inopportune ».

Au cours de la réunion de printemps des évêques américains en juin, l’archevêque de Washington Gregory a mis en garde contre la rédaction d’un document d’enseignement sur l’Eucharistie qui inclurait un passage sur l’aptitude à recevoir la communion, en particulier parmi les personnalités publiques catholiques.

L’archevêque de Washington a clarifié mercredi l’enseignement de l’Eglise sur le moment où la vie commence :

« L’Eglise catholique enseigne, et a enseigné, que la vie humaine commence à la conception ». « Donc, le président ne respecte pas l’enseignement catholique ».

« Notre Eglise n’a pas changé sa position sur l’immoralité de l’avortement, et je ne vois pas comment nous pourrions, parce que nous croyons que toute vie humaine est sacrée. Chaque vie humaine est sacrée ».

Les congrégations protestantes enregistrent de fortes chutes de fréquentation suite à leur adhésion à l’idéologie LGBT

Ce sont les Evangéliques qui constatent ce phénomène, qui n’a rien d’étonnant :

«Les confessions protestantes principales qui ont adapté leur théologie aux idéologies LGBT ont accéléré leur perte d’adhésion», rapporte Evangelical Focus, dans un article du 6 septembre. Si les tendances sociétales prônent «une foi qui a bien compris la réalité sociale», la fréquentation des Eglises protestantes chute fortement, surtout depuis les années 2000. Il est possible d’expliquer ce phénomène par le déclin général et  progressif de la fréquentation des Eglises, mais les idéologies LGBT adoptées ont également un impact important, selon Evangelical Focus.

Ainsi, l’Eglise évangélique luthérienne d’Amérique a perdu plus de deux millions de membres en l’espace de 30 ans, et ces croyants ont pour la plupart intégré d’autres congrégations, selon Evangelical Focus. L’Eglise anglicane du Canada, «toujours considérée comme la plus libérale des congrégations», a par exemple vu partir plus de 280 000 fidèles depuis 2001.

D’autres communautés protestantes importantes ont été touchées de manière significative: l’United Church of Christ, grande congrégation américaine, a dû fermer près de 1300 Eglises depuis 1995, et 670 000 fidèles sont partis. l’Eglise d’Ecosse, presbytérienne, est passée quant à elle de 607 000 membres à 325 000 en l’espace de 20 ans.

Ces congrégations ont toutes ordonné et marié des prêtres, des pasteurs et des croyants homosexuels à partir des années 2000. «Les Eglises protestantes théologiquement conservatrices, [pour] la plupart, se développent dans les pays du Sud et dans les pays occidentaux, ou bien restent stables avec des taux de fréquentation élevés», constate finalement Evangelical Focus.

Le rapport de l’ECLJ sur le financement des experts de l’ONU provoque un traumatisme

Le rapport de l’European Center for Law and Justice (ECLJ), évoqué début septembre, sur le financement de certains experts de l’ONU, a provoqué un trouble à l’ONU. Au point que des experts concernés par ces pratiques ont attaqué, non pas le contenu du rapport, mais l’ECLJ et son directeur, Grégor Puppinck.

Les Rapporteurs spéciaux Philip Alston et Martin Scheinin ont publié des articles multipliant les accusations ad hominem, relayés par d’autres experts, en particulier par le français Olivier de Frouville et par Ahmed Shaheed, qui ont en commun d’avoir été précédemment critiqués par l’ECLJ pour leurs prises de positions en faveur d’un droit à l’avortement au titre du droit à la vie pour le premier, et en faveur de la reconnaissance juridique de la notion d’islamophobie pour le second.

Le vendredi 3 septembre, à l’occasion de la réunion annuelle des Procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme, au siège des Nations unies, à Genève, Grégor Puppinck présenta le rapport. Le Rapporteur spécial Fionnuala Ní Aoláin, qui fut l’une des principales dirigeantes de l’Open society entre 2011 et 2018, a dénoncé le rapport comme une « attaque furieuse » contre les droits de l’homme et « l’intégrité des Procédures spéciales ». Elle fut soutenue et relayée par le rapporteur Clément Voule, et par quelques ONG : le Center for Reproductive Rights (un lobby pro-avortement), l’International lesbien & gay association (ILGA), ou encore par la Commission internationale des juristes (CIJ). Tous ont en commun d’être financés par l’Open society de Soros.

Fionnuala Ní Aoláin avait versé en 2017 100 000 dollars à une organisation féministe radicale (le CWGL) dans le but explicite « d’influencer » un autre Rapporteur spécial. La même année, elle est devenue rapporteur spécial tout en conservant son poste à l’Open Society. Encore en 2017, le CWGL avait lui-même recruté une autre experte officielle de l’ONU, Mme Melissa Upreti, pour faire du lobbying à l’ONU, c’est-à-dire pour influencer les autres experts de l’ONU, après avoir précédemment travaillé pour le Center for Reproductive Rights.

Plusieurs ONG – non financées par Soros – sont intervenues pour soutenir le rapport et demander une plus grande transparence financière.

En 1976, lettre d’un catholique du bout du banc à son évêque : Nihil novi

Voici la lettre de Louis Fontaine (+), écrite en 1976 et adressée à son évêque (Créteil). Elle avait été publiée sous pseudonyme (Victor Marc) le 2 août 2003 dans le quotidien “Présent”. À l’heure de “Traditionis custodes”, elle présente une triste analogie avec la situation présente. Un affligeant retour à la “case départ”: semper idem !

Est-il encore possible, à notre époque, qu’un catholique de la foule, père de famille, s’adresse à vous pour dire : “Monseigneur, je n’y comprends plus rien !”

Par-delà les anathèmes qu’avec certains de vos confrères vous proférez au sujet de Monseigneur Lefebvre, j’ai bien du mal à transposer les arguments théologiques. Car, voyez vous, moi le catholique du bout du banc, je ne suis ni théologien ni canoniste. (Mais le droit canon existe-t-il encore ?)

Existe-t-il en France quelqu’un qui sache combien de personnes ont pris connaissance directement des actes du concile Vatican II ? Un pour 1000, un pour 10 000 ? La réponse serait intéressante. Entre ce concile et nous il s’est toujours trouvé un “spécialiste”, un “exégète” pour en donner une interprétation, une paraphrase. Et j’ai même tout lieu de croire que mon curé de paroisse n’a pas été plus loin que les commentaires de l’Abbé Laurentin.

Depuis plus de dix ans que je m’efforce de m’adapter à la mode conciliaire, j’entends, il est vrai, un vocabulaire nouveau dont j’ai retenu comme beaucoup les mots clefs : “aggiornamento, recherche, ouverture, dialogue, œcuménisme, liberté, justice”… C’est par ces mots décisifs, répétés à satiété, un peu comme on le fait dans les réunions idéologiques, que sont venus les changements et les retournements impensables quelques années avant.

Pourquoi s’attacher à la soutane ? Pourquoi regretter le latin ? Le nouveau Notre Père n’est-il pas plus près de nous ? Tant de génuflexions pour une commémoration ! Rien ne semble plus nécessaire, tout apparaît superflu. Bientôt, à l’instar de Clovis, nous brûlerons ce que nous avons adoré pour adorer ce que nous brûlions !

Ici et là, il s’est bien trouvé quelques nostalgiques, voire quelques puristes, qui avaient étudié Vatican II et l’enseignement des derniers papes. Ils s’étonnaient et ils tentaient de nous faire passer un message : “Savez-vous que le Pape Jean XXIII était un partisan fidèle du latin, qu’en plein concile il en recommandait l’usage à toute la chrétienté ? Avez-vous lu les articles 35, 54 et 116 de la Constitution sur la liturgie ? Paul VI a pris soin d’éditer pour l’année sainte un petit volume appelé Jubilate Deo qui contient le minimum de chants latins que tous les fidèles doivent savoir.”

Ce genre de “message” n’est pas perçu par les chrétiens de notre temps, à l’écoute de leurs frères en lutte pour une plus grande justice sociale. Ils n’ont que faire du texte du concile, nous sommes maintenant en marche dans une période post-conciliaire… J’en passe et des plus graves.

Voyez-vous, Monseigneur, pour un père de famille, la liturgie et le latin ne sont pas, effectivement, toujours le principal de leurs problèmes. Chaque jour que Dieu fait, dans ce “monde de notre temps”, c’est pour l’éducation de ses enfants que le père tente de se battre. Il lui faut à tout moment trouver le contrepoison nécessaire à tout l’environnement perverti qui nous assaille sans relâche. C’est sur sa responsabilité de père de famille qu’il sera jugé au dernier moment. Ni par vous, Monseigneur, ni par le Pape.

    • Combien t’ai-je confié d’âmes, dira le Seigneur. Et d’ajouter immédiatement :
    • Qu’en as-tu fait ?
    • Mais, Seigneur, j’écoutais mon évêque !
    • Cette affaire n’est pas entre ton évêque et toi mais entre le Maître et le serviteur.

Pour tout vous dire, Monseigneur, depuis dix ans, nous les pères de famille catholiques nous n’avons pas la tâche facilitée car, derrière notre dos, on tente implicitement de dévoyer nos enfants. Vous arrive-t-il encore de faire des visites pastorales ? Avez-vous questionné les enfants du catéchisme ? Ils ne doivent pas manquer de vous entourer maintenant que votre soutane ne les effarouche plus ! Vous savez alors combien leur niveau religieux est nul, inconsistant, sans fondement. La rampe est savamment ensavonnée pour que ces malheureux soient rapidement happés par l’environnement morbide de ce temps.

Il y a bien pire et j’ai en mémoire les comités de classe auxquels j’ai été confronté dans l’institution religieuse fréquentée par ma fille ou les aumôniers du lycée de mes garçons qui remettaient en cause les principes de notre religion et de la Vérité. J’ai dans l’oreille un sermon tout récent justifiant la quête entreprise par des jeunes pour trouver une réponse à leur angoisse et qui, faute d’un prêtre, étaient devenus bouddhistes. Je connais des exemples d’incitation à la liberté sexuelle ou au laisser-aller pervers. J’ai assisté à des conférences de recyclage pour parents et professeurs d’écoles chrétiennes où j’ai entendu s’exprimer, sous la direction d’un “père” réputé, les idées les plus étonnantes sur la foi.

De la sorte, j’assiste comme tout le monde et tout comme vous Monseigneur à la dérive d’une jeunesse qui nous est chère et qui n’attendait de nous qu’un peu de foi, justement, et d’autorité. Alors, quand j’entends parler de scandale à propos de droit canon ou de théologie… N’est-ce donc pas scandale que d’envoyer dans la vie ces petits enfants sans bagage spirituel ?

Est-il naturel que des “jocistes” chantent L’Internationale sous les nez de trois évêques et d’un cardinal sans une petite mise au point ? N’est-ce pas encore un scandale ces cérémonies profanatoires retransmises par la télévision sans un regret de l’épiscopat ? Et ces exégètes, encore, de la Bible, qui publient (dans un périodique spécialisé vendu avec autorisation) des commentaires libidineusement syndicalistes. Jusqu’à ce prêtre d’une chapelle Saint-Bernard, où l’on peut assister à la messe couché sur des coussins, n’a-t-il pas scandalisé nos enfants avec son livre Les Fils dépossédés ? La liste serait trop longue pour dénoncer tous ces scandales qui, malheureusement, ne sont pas des faits isolés mais le syndrome d’une maladie généralisée qui ronge l’âme même de notre Eglise.

Alors, Monseigneur, avouez-nous franchement que, le dialogue, vous le réservez de préférence aux protestants, aux musulmans ou à n’importe qui, mais pas à vos frères catholiques si par malheur pour eux ils montrent le bout d’une oreille un tant soit peu traditionaliste. L’ouverture, vous la concevez pour ceux qui s’infiltrent dans l’Eglise avec leur poison moderniste ou matérialiste. La liberté religieuse, vous l’avez fait inscrire, à tort ou à raison, dans les textes conciliaires, mais vous prétendez empêcher la célébration d’une messe millénaire. Le libéralisme, vous le prônez avec et pour les athées que vous recevez dans vos évêchés, mais en ce qui concerne les familles catholiques atterrées par la liquéfaction de l’enseignement de l’Eglise, vous préférez les menacer des foudres médiévales dont, hier encore, vous ridiculisiez l’emploi.

En somme, Monseigneur, tout est permis, même de dénoncer ou de déformer le dernier concile, sauf de respecter la Tradition. Pour nous, les pères de famille du fond de l’église, qui avons reçu une instruction religieuse peu poussée mais solide, malgré nos défauts et notre indignité, nous sommes tentés de nous rappeler la phrase de l’Evangile et de juger un arbre à ses fruits. Hélas pour vous et pour nous, les séminaires sont dramatiquement vides et ni les “engagements de notre temps” ni les “approches pour une nouvelle pastorale” n’ont l’air d’y changer quoi que ce soit. Voilà dix ans que nous évitons votre nouveau catéchisme, vos aumôniers, vos mouvements de jeunesse et jusqu’à vos écoles et, nous devons l’avouer tristement, certaines de vos “célébrations” pour simplement transmettre le flambeau de la foi légué par nos ancêtres.

Alors, Monseigneur, le caporalisme d’une sanction, les remontrances faussement indignées, nous les catholiques de base qui venons d’en voir tant, nous n’y comprenons rien et “schisme” ou pas, nous tiendrons pour l’honneur de l’Eglise et de nos familles.

Louis Victor Marc Fontaine (+)

Emoi dans Landerneau, le principal accusé du procès des attentats du 15 novembre brise l’omerta : il est musulman !

Forte tension à l’ouverture du procès des attentats du 15 novembre 2015 à Paris, ouvrait le journal de FR3. Pensez donc : non seulement Salah Abdeslam, seul terroriste ayant participé aux tueries a parlé dès le tout début de son procès, mais en plus il a commencé par ces premiers mots :

« Tout d’abord, je tiens à dire qu’il n’y a point de divinité à part Allah et Mohamed est son serviteur ».

Tout d’abord, on s’étonne de l’étonnement : car ce qu’a énoncé M.Abdeslam, c’est simplement la shahada, la profession de foi du musulman. Le site religion de l’islam explique :

« Le premier pilier de l’Islam est d’accepter et déclarer la foi en prononçant la Shahada (le « témoignage »), connu sous le nom de Kalimah. « LA ILAHA ILLA ALLAH ; MUHAMMAD RASUL ALLAH ». IL N’Y A PAS DIEU AUTRE QU’ALLAH ; MUHAMMAD EST LE MESSAGER D’ALLAH ».

Exactement ce qu’a proclamé M.Abdeslam. On redécouvre donc, apparemment avec une certaine stupeur, que le terroriste est musulman !

Il faut dire qu’on a fait, et qu’on continue de faire des efforts pour s’aveugler : ce même 8 septembre, Christine Kelly interrogeait M.Noumouké Sidibé, ancien directeur adjoint de la sécurité au Bataclan et présent le jour de la tuerie. Mme Kelly le fait parler sur ce qu’il a entendu des terroristes :

CK : Allahou Akbar ?

NS : Quelque part.

CK : Pourquoi vous n’osez pas le dire ?

NS : Ce n’est pas que je n’ose pas le dire ; tout simplement je ne peux pas assimiler l’islam à ces attentats parce que l’islam et toutes les religions consacrées, chrétiens, juifs et caetera, pour moi ce sont des religions de paix. Donc je ne peux pas, dans ma tête, je ne l’imagine même pas assimiler la religion à ce genre d’acte.

CK : Vous êtes musulman ?

NS : Tout à fait.

CK : Et pour vous, qu’est-ce qu’ils représentent par rapport à la religion musulmane ?

NS : C’est le diable, des fous. Pour moi, c’est même plus des hommes.

Apparemment, le fou lui se revendique musulman selon la forme la plus commune. Comment dit-on changement de paradigme en arabe ?

Zemmour : “La Seine-Saint-Denis est l’emblème de ce grand remplacement qui n’existe pas”

Le Figaro publie des extraits du nouveau livre d’Eric Zemmour, La France n’a pas dit son dernier mot. Voici un passage sur la Seine-Saint-Denis :

La Seine-Saint-Denis est l’emblème de ce grand remplacement qui n’existe pas. Ce département est le cœur historique de la France, avec la basilique Saint-Denis, ou reposent les tombeaux de nos rois. On recense aujourd’hui dans ce département que deux tiers des naissances viennent d’au moins un parent né à l’étranger et que plus de 60 % des jeunes de moins de 18 ans sont d’origine étrangère. Dans la liste des dix prénoms les plus donnés aux enfants, tous sont musulmans (Mohamed) ou affiliés (Ryan, Ines). Un rapport parlementaire avait signalé en mai 2018 que «l’État ignore le nombre d’habitants» qui résident en Seine-Saint-Denis, que le nombre d’étrangers clandestins, alimenté par l’aéroport Charles-de-Gaulle, tout proche, y est inconnu: «150.000, 250.000, voire 400.000, soit entre 8 % et 20 % de la population du département.» En Seine-Saint-Denis, 40 % de la population a moins de 29 ans, et 26,1 % de ces jeunes sont au chômage, chiffre qui monte à 40 % dans de nombreuses cités. […]

Le paysage urbain de la Seine-Saint-Denis est dévasté, les petits commerces traditionnels des villages français ont disparu pour laisser place aux grandes surfaces à l’extérieur des villes, et aux commerces estampillés hallal (boucheries, mais aussi librairies ou encore kebabs), sans oublier les agences de la Western Union, qui transfèrent le produit des allocations sociales françaises ou des divers trafics vers les familles restées au bled. La plupart des cafés sont réservés aux hommes par une loi non écrite mais appliquée avec rigueur, les femmes voilées, de plus en plus nombreuses, y compris celles vêtues du niqab les couvrant de la tête aux pieds, prohibés par la loi du 11 octobre 2010, interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public que personne n’ose faire respecter, les hommes se rendent à la mosquée en djellaba. Cette colonisation religieuse entraîne une colonisation visuelle qui entraîne une colonisation des âmes. C’est le but. […]

Ces enclaves étrangères vivent sous le règne d’Allah et des caïds de la drogue qui assurent l’ordre et la vie de tous les jours. Après le massacre du Bataclan, en novembre 2015, un commando du Raid, pourchassant un des djihadistes jusque dans son repaire de Saint-Denis, eut la surprise de subir, pendant leur siège, les insultes, voire les coups, de badauds et de voisins solidaires des djihadistes fuyards.

[…] Cette situation paradoxale et explosive – un département riche avec des habitants pauvres – n’a pas empêché le président Emmanuel Macron de comparer la Seine-Saint-Denis à la «Californie sans la mer»! Plus lucide, et en même temps bien plus lâche, son prédécesseur François Hollande avait confié à des journalistes, quelques années plus tôt: «Tout cela finira par une partition.»

I-Média : Belmondo, un coup de poing dans la bien-pensance

L’image de la semaine

La mort du celèbre et charismatique Jean-Paul Belmondo a provoqué un grand émoi médiatique. Jean-Yves Le Gallou revient sur la mort de l’acteur et l’hypocrisie de certains qui lui rendent hommage…

Le Procès des attentats du Bataclan :“Il n’y a de Dieu qu’Allah” dit Abdeslam

Le procès des terroristes du Bataclan et de leurs complices s’est ouvert cette semaine. Beaucoup attendaient que Salah Abdeslam se confie et fasse preuve d’émotion. Il n’en est pas question pour lui.

Revue de presse 

Covid : entre censure et dévoilement 

Patrick Cohen dit la vérité sur les vaccins dans son édito “C à Vous”, la chaîne supprime l’émission. Dans ce deuxième sujet, Jean-Yves Le Gallou démasque les censeurs qui souhaitent juguler la libre expression quant aux politiques vaccinales.

C’est arrivé un 10 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 10 septembre : saints du jour français ou en France.
    • St Salvi : évêque d'Albi († 584)

À Albi, en 584, saint Salvi, évêque. Retiré du cloître, il fut malgré lui ordonné à ce siège; quand survint une épidémie de peste, en bon pasteur, il ne voulut pas s'éloigner de la ville, mais prescrivit des prières publiques et organisa les secours.

  • St Aubert : évêque d'Avranches († V. 725)

Aubert, originaire de Genêts (Basse Normandie), était évêque d'Avranches lorsque, selon la tradition, l'archange saint Michel lui-même serait venu lui faire en songe la demande de fonder un lieu de culte sur le Mont Tombe. Ce n'était pas un lieu commode que cette pointe rocheuse à peine rattachée au continent, couverte de broussailles et seulement habitée, outre les bêtes sauvages, par quelques ermites.

Aubert, une fois réveillé, préféra penser que ce rêve venait du Malin… Et quand, quelques nuits plus tard, le rêve se répéta, l'évêque Aubert, campant sur ses positions, redoubla de prières et de jeûnes pour faire disparaître cette idée désastreuse…. L'Archange alors se fâcha : il apparut une troisième fois à Aubert, lui réitérant sa demande, en la lui enfonçant dans le crâne, au sens propre puisque, une fois réveillé, l'évêque portait sur son os pariétal cette marque en creux que l'on peut encore constater sur ses reliques. Aubert comprit alors qu'il fallait s'exécuter. Il entreprit aussitôt de faire bâtir un petit sanctuaire dédié à saint Michel.

Des événements providentiels le guidèrent dans sa tâche : un rond de rosée, un matin de septembre, lui indiqua la forme de l'oratoire, un taureau attaché en montra l'emplacement. Une source fut trouvée, un puit creusé. Il fallut encore arracher une pierre cultuelle païenne.

En 708 environ, Aubert envoya des moines chercher au sanctuaire du Mont Gargano en Italie, dédié à saint Michel, des reliques du lieu. Puis, le 16 octobre 709, l'évêque fit la dédicace de l'église et y installa un chapitre de douze chanoines : le Mont Saint-Michel était né.

  • Bx Jacques Gagnot : prêtre et martyr († 1794)

Sur l'île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jacques Gagnot, prêtre carme et martyr. Déporté sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier, il mourut, atteint d'une maladie putride.

  • le 10 septembre 422 : élection de saint Célestin Ier, 43e pape

Célestin Ier succède à Boniface Ier comme pape. Pape énergique il précise les règles à suivre pour les élections épiscopales, afin d'éviter les querelles qui ont envenimé les débuts du règne de son prédécesseur. Il condamne le nestorianisme et le pélagianisme.

  • le 10 septembre 872 : canonisation du Roi Dagobert II.

Le Roi Dagobert, très certainement assassiné en forêt de Woëvre, le 23 décembre 679, est canonisé le 10 septembre 872, par Hincmar de Reims, Bernard de Verdun et d'autres évêques en présence du Roi Charles II le Chauve. Il est le dernier Roi mérovingien du royaume d'Austrasie.

  • le 10 septembre 954 : décès de Louis IV d'Outremer, Roi de France de 936 à 954.

Voir la chronique du 19 juin.

  • le 10 septembre 1066 : Guillaume de Normandie échoue à franchir la Manche.

Après avoir échoué à conquérir le Maine en 1063 et la Bretagne en 1064, mais réussi à s'emparer du Mans et de la Mayenne en 1063, le turbulent Guillaume duc de Normandie, s'attaque à l'Angleterre. Sa flotte prend la mer, mais le temps tourne, et elle est repoussée le long de la côte à St-Valery, avec des pertes, où elle attend que le vent se montre favorable à la traversée de la Manche.

  • le 10 septembre 1419 : assassinat de Jean sans Peur, duc de Bourgogne, à Montereau.

Après la catastrophe d'Azincourt, Jean sans Peur est l'homme fort du Royaume, puisqu'il domine le conseil royal de Charles VI. Comme il se méfie de la puissance des Anglais, il cherche à rapprocher du Dauphin.

Mais Jean, duc de Bourgogne, à l'occasion d'une entrevue avec le Dauphin Charles, à Montereau, est assassiné par quelques hommes de main des Armagnacs. Son fils Philippe le Bon prend le parti du roi Henri V d'Angleterre, et prive le Dauphin Charles d'une potentielle réconciliation avec le Duché de Bourgogne. Les Armagnac vengent l'assassinat de Louis d'Orléans de 1407. Voir la chronique du 23 novembre.

L'affaire est confuse. Jean Sans Peur se serait agenouillé devant Charles mais pour se relever, il se serait appuyé sur le pommeau de son épée. Juste à ce moment, Robert de Loire compagnon de Tanneguy du Chastel, et ce dernier l'auraient tué. Les conséquences sont catastrophiques pour le Royaume : non seulement, le nouveau duc de Bourgogne s'allie aux Anglais, mais Isabeau de Bavière conduit le Roi Charles VI à signer le Honteux de Traité de Troyes de 1420, qui déshérite Charles de la couronne de France, au profit du roi anglais.

  • le 10 septembre 1468 : traité d'Ancenis.

Le Roi de France, Louis XI, et le Duc de Bretagne, François II de Bretagne, signent un traité à Ancenis : François renonce à l'alliance anglo-bourguignonne et prépare le rattachement de la Bretagne au Royaume de France.

  • le 10 septembre 1487 : naissance de Giovanni Maria Ciocchi del Monte, futur pape Jules III, à Rome.

Cf. les chroniques du 23 mars et du 7 février.

  • le 10 ou 11 septembre 1524 : naissance de Pierre de Ronsard, poète fondateur du groupe de la Pléiade.

Pierre de Ronsard naît au Château de la Possonnière, en Vendômois et meurt le 27 décembre 1585 au Prieuré de Saint-Cosme en Touraine. « Prince des poètes et poète des princes », il est un des poètes français les plus importants du XVIe siècle.

Imitant les auteurs antiques, Ronsard emploie d'abord les formes de l'ode telles que « Mignonne, allons voir si la rose… » ; et de l'hymne, considérées comme des formes majeures, mais il utilise de plus en plus le sonnet introduit en France par Clément Marot en 1536.

  • le 10 septembre 1622 : les 55 martyrs de Nagasaki.

23 chrétiens sont brûlés au poteau et 22 sont décapités, dont 9 jésuites, parmi lesquels le Père Spinola et le Père japonais Kimura.

L'arène que persécuteur a voulue vaste et bien en vue, afin d'effrayer non seulement les chrétiens de la ville, mais encore ceux des païens qui seraient tentés de se convertir à la religion perverse de Jésus accueille plus de 100 000 spectateurs. Cet holocauste a été appelé le grand Martyre, tant pour le nombre que pour la qualité des victimes.

Attaché à sa colonne, le P. Spinola prend la parole et, s'adresse d'abord aux Espagnols et aux Portugais, il leur dit : « Ne croyez pas que la persécution va cesser : elle ne fait que commencer. Que ceux donc qui n'auraient pas la force de mourir s'en retournent dans leur pays. Le temps va venir où, désirant quitter le Japon, on trouvera les issues fermées et la fuite sera impossible. S'adressant ensuite aux fidèles japonais, il les encourage dans les termes les plus touchants à persévérer dans la foi, jusqu'à la mort, s'il le fallait. Enfin s'adressant au gouverneur et à son entourage : C'est votre âme, leur dit-il, et celles de tous vos compatriotes que nous sommes venus chercher pour les sauver. En témoignage de nos paroles nous sacrifions notre vie. Mais vous, qui n'avez point accueilli le don précieux que nous vous avons offert, vous en rendrez compte au Juge suprême, et nous serons alors vos accusateurs. Et, faisant allusion à la rigueur inhabituelle du supplice en préparation : Ne soyez point surpris, ajoute-t-il, si quelques uns de nous sont sensibles à la douleur : ce serait merveille qu'il en fût autrement. N'étant qu'une chair faible et fragile, affectée par la moindre peine, combien plus serons-nous sensibles à une épreuve aussi douloureuse, encore aggravée dans l'occasion présente. Mais j'ai confiance en la toute puissance de notre Créateur, et j'en attends la force de tout souffrir pour sa gloire et pour son amour. »

La persécution ne fait effectivement que commencer : voir la chronique du 4 décembre.

  • le 10 septembre 1627 : début du Siège de La Rochelle.

Le cardinal de Richelieu saisit l'occasion du pacte entre La Rochelle et l'Angleterre pour assiéger la ville et détruire la puissance protestante, véritable Etat dans l'Etat. Voir les chroniques du 28 octobre, du 6 et du 20 mars, les chroniques sur les capitulations des villes protestantes d'Alès (le 17 juin 1629) et de Privas (cf. les chroniques du 19 et du 28 mai) et sur la Paix d'Alès, le 28 juin.

Les hostilités commencent à cause des Rochelais qui tirent sur l'armée royale, le siège de La Rochelle est déclenché.

  • le 10 septembre 1755 : début de la déportation des Acadiens.

peinture de Claude Picard de Saint-Basile intitulée "L'Embarquement" réalisée pour Parcs Canada. Elle fait partie d'une série de six peintures qui sont exposées en permanence à la Chapelle Saint-Charles de Grand-Pré, en Nouvelle-Écosse.

Le 10 septembre, les familles acadiennes sont rassemblées par 315 miliciens afin d'être acheminées, sur 16 bateaux réquisitionnés pour la circonstance, vers les territoires de la Nouvelle-Angleterre, une grande partie au Massachusetts. Sur une population d'environ 13 500 Acadiens, on estime que plus de 12 600 sont déportés. Les autres réussissent à atteindre le Québec et la partie de l'Acadie demeurée française : la Gaspésie, l'île Royale ou l'île Saint-Jean. Voir les chroniques du 28 juillet, 11 août et du 5 septembre.

  • le 10 septembre 1915 : des unités de la Royale aperçoivent plusieurs milliers d'Arméniens acculés à la mer fuyant la barbarie des Turcs.

En 1915, des Arméniens de la région du mont Moïse, sur le golfe d'Alexandrette (aujourd'hui Iskenderun), sont acculés par les Turcs. Leur salut viendra de la mer et de la marine française. Depuis fin 1914, l'empire ottoman a rejoint les Allemands.

La 3e escadre de la flotte de combat française en Méditerranée, commandée par l'amiral Gabriel Darrieus patrouille le long des côtes de Syrie. Le 10 septembre, le croiseur Guichen aperçoit des groupes d'hommes descendant de la montagne vers la plage: plusieurs milliers d'Arméniens acculés à la mer fuient la barbarie des Turcs qui les pourchassent dans le cadre du génocide décidé par les autorités ottomanes. Ils brandissent un pavillon de la Croix-Rouge, des pavillons français, et un drap sur lequel a été dessinée la croix du Christ. La décision est prise par l'amiral Dartige du Fournet, avant de quitter son escadre : « Il faut sauver ces Arméniens chrétiens (combattants, femmes, enfants, vieillards) du joug des bachi-bouzouks, les Turcs, nos ennemis. »

L'accord demandé aux autorités françaises de Paris n'arrive pas. Tiré du Point du 27/12/2011. Voir aussi les chroniques du 27 avril et du 11 septembre.

Avortement, contraception : la fuite en avant

230 000 avortements par an en France, ce n’est pas suffisant. Les Françaises ont le record contraceptif mondial, mais c’est insuffisant.

A partir du 1er janvier 2022, la contraception sera gratuite pour toutes les femmes jusqu’à 25 ans, a annoncé le sinistre Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé. La gratuité de la contraception était déjà accordée depuis 2013 aux jeunes filles de 15 à 18 ans. Cela devrait coûter 21 M€, une bagatelle.

Côté avortement, le député (NI) du Val-de-Marne Albane Gaillot met la pression, espérant la ré-inscription à l’ordre du jour de la proposition de loi visant à élargir l’avortement de 12 à 14 semaines :

Il faut que le gouvernement et la majorité présidentielle prennent leurs responsabilités. C’est une priorité absolue” avant la fin du quinquennat.

Absolue. Rien que ça.

En attendant, la Marche pour la vie se réjouit de l’actualité au Texas :

Le Texas a du cœur pour la vie humaine à naître !

La loi dite “Texas Hearbeat Act”, loi “battement cardiaque” en français, est entrée en vigueur mercredi 1ier septembre dernier au Texas.

Elle interdit l’avortement au-delà de la sixième semaine de grossesse, soit le moment où les premiers battements de cœur du fœtus sont perceptibles.

Selon l’organisation de planning familial texan, 85% des femmes ont recours à l’avortement au-delà de ce délai.

La loi prévoit également d’encourager les citoyens à porter plainte contre les personnes qui aideraient les femmes à recourir à l’avortement passé ce délais nouvellement fixé.

La Cour suprême des Etats-Unis, plus haute autorité juridique fédérale du pays, a immédiatement été saisie. Elle a voté à 5 voix contre 4 le rejet de l’appel demandant la suspension de la loi, et ne s’est pas encore prononcée sur la constitutionalité de cette nouvelle loi, qui reste en application tant qu’elle n’a pas été examinée.

Pour rappel, la Cour suprême des Etats Unis est composée d’une majorité de juges conservateurs, dont la juge Amy Coney Barret, qui ne cache pas son engagement en faveur de la vie, nommée à la Cour suprême des Etats-Unis le 21 octobre 2020 par Donald Trump.

La Marche pour la vie se félicite de cette grande avancée pour la vie, dans la première puissance mondiale. La Cour suprême des Etats-Unis s’approche peu à peu du moment fatidique où elle reviendra définitivement sur l’arrêt qui légalise l’avortement dans ce pays. La vie humaine gagnera toujours.

La Marche pour la vie se tient à disposition des médias pour commenter cette décision majeure au Texas et en mesurer les implications pour le monde en général, et la France en particulier.

« En France, comme dans toute l’Europe, tous nos problèmes sont aggravés par l’immigration »

En première instance, le chroniqueur avait été condamné à une peine de 10.000 euros d’amende. La cour d’appel de Paris a relaxé mercredi Eric Zemmour, qui était poursuivi pour injure et provocation à la haine après une diatribe contre l’islam et l’immigration prononcée en 2019 lors de la convention de la droite à Paris.

Voici des extraits de ce que l’on peut dire :

« En France, comme dans toute l’Europe, tous nos problèmes sont aggravés par l’immigration, école, logement, chômage, déficits sociaux, ordre public, prisons (…) et tous nos problèmes aggravés par l’immigration sont aggravés par l’islam. C’est la double peine. »

« Dans la rue, les femmes voilées et les hommes en djellabas sont une propagande par le fait. Une islamisation de la rue, comme les uniformes d’une armée d’occupation rappellent aux vaincus leur soumission. Au triptyque d’antan “immigration, intégration, assimilation”, s’est substitué “invasion, colonisation, occupation”. »

« La question qui se pose à nous est la suivante : les jeunes Français vont-ils accepter de vivre en minorité sur la terre de leurs ancêtres ? »

Néanmoins, le CSA a pris le relais de la persécution :

Lettre de l’abbé Pellabeuf au pape pour l’abrogation de “Traditionis Custodes” : “On ne peut pas se réclamer de Vatican II et approuver sans réserve le missel récent”

Célébrant quotidiennement la messe selon le missel de 1969, l’abbé Pellabeuf demande au nom même de Vatican II que Traditionis Custodes soit abrogé, car il estime que le nouveau missel ne correspond pas à ce que les Pères Conciliaires disaient de la réforme liturgique qu’ils appelaient de leurs vœux. Extrait :

[…] En effet, on ne l’a pas assez remarqué, le missel promulgué par Saint Paul VI ne suit pas les recommandations du paragraphe 23 de Sacrosanctum Concilium, particulièrement ceci :

on ne fera des innovations que si l’utilité de l’Église les exige vraiment et certainement, et après s’être bien assuré que les formes nouvelles sortent des formes déjà existantes par un développement en quelque sorte organique.

Ce passage de Sacrosanctum Concilium est fondamental, car ce qu’il dit s’enracine dans un des tout premiers principes de la science liturgique, qui était rappelé avec force par votre vénéré prédécesseur, le Pape Benoît XVI : la liturgie est reçue, non construite. Et ce principe découle lui-même de l’attitude de Saint Paul : « je vous ai transmis ce que j’ai moi-même reçu. » C’est une leçon de profonde sagesse qu’ont donnée là les Pères Conciliaires, valable pour toute réforme liturgique à quelque époque qu’elle se situe. Si les réformateurs de la liturgie avaient été réceptifs à cette leçon, on n’aurait sans doute pas eu de dissidence au sujet du missel ; en tout cas elle n’aurait pas eu l’ampleur qu’on lui connaît. Or malheureusement dans le missel promulgué par Saint Paul VI, l’offertoire ou le lectionnaire, pour ne citer que deux exemples, ne sont pas conformes à cette exigence.

C’est pourquoi on ne peut que s’accorder avec Benoît XVI quand il affirmait la nécessité d’une « réforme de la réforme ». Refuser cela, c’est rejeter un point fondamental de Vatican II. Pour autant que je puisse le discerner, Benoît XVI voyait bien que cette réforme de la réforme ne pouvait pas se décréter, il voulait qu’elle se fasse par une influence réciproque – ou un enrichissement mutuel – des deux formes du missel l’une sur l’autre. Ici il a été mal interprété. Les uns disaient qu’il voulait un retour pur et simple à l’ancienne forme, et que s’il avait parlé de réciprocité, c’était pour des raisons diplomatiques ; les autres affirmaient au contraire que ce qu’il voulait, c’était la disparition progressive de l’ancien missel, et que s’il ne le disait pas ouvertement, c’était pour des raisons diplomatiques inverses (notamment son souhait d’une réconciliation avec la Fraternité Saint Pie X). Ces supputations sont absolument contraires à ce qu’on sait de la très grande simplicité de cœur de votre prédécesseur, qui n’avait rien d’un furbo, comme je crois qu’on le dit dans votre langue maternelle.

Comment donc cet indispensable enrichissement mutuel pourrait-il avoir lieu si l’un des deux missels est cantonné comme vous voulez qu’il le soit ? Tant qu’on ne sera pas arrivé à un missel conforme aux vœux des Pères Conciliaires, il est indispensable que subsiste sans entrave l’usage de l’ancien missel. D’où la nécessité d’abroger Traditionis Custodes. On ne peut pas se réclamer de Vatican II et approuver sans réserve le missel récent, pas plus qu’on ne peut se réclamer de l’ancien pour contester la validité des réflexions des Pères Conciliaires sur la nécessité d’une réforme du missel qu’ils utilisaient.

“Là où on brûle des livres, on finit par brûler des hommes” (Heinrich Heine)

Certains ouvrages, jugés dévalorisant pour les autochtones canadiens, ont été brûlés lors d’une “cérémonie de purification par la flamme” dans un établissement scolaire.

Quelque 5000 ouvrages, dont des albums de Tintin et Astérix, ont été retirés par une commission scolaire au Canada. Ces livres évoquaient et dressaient un portrait jugé néfaste des autochtones. Le Conseil scolaire catholique providence, un organisme regroupant une trentaine d’écoles dans la région de Windsor au sud-ouest de l’Ontario, décide alors d’instaurer une “cérémonie de purification par la flamme” dans l’un de ses établissements. Le Conseil scolaire déclarait dans une vidéo à destination des élèves :

“Nous enterrons les cendres du racisme, de la discrimination et des stéréotypes dans l’espoir que nous grandirons dans un pays inclusif où tous peuvent vivre en prospérité et en sécurité”.

Suzy Kies, coprésidente de la Commission des peuples autochtones du Parti libéral et auteure de la vidéo à Radio Canada, déclare :

“Les gens paniquent avec le fait de brûler des livres, mais on parle de millions de livres qui ont des images négatives des personnes autochtones, qui perpétuent des stéréotypes, qui sont vraiment dommageables et dangereux”.

Ce sont 155 œuvres qui ont été retirées des bibliothèques de ces écoles parmi lesquelles des numéros de Tintin (Tintin en Amérique et Le Temple du Soleil), l’album du film Astérix et les Indiens ou encore trois numéros du cowboy Lucky Luke. Des romans et des encyclopédies ont également été enlevés de ces établissements.

Brexit ou pandémie ?

Les médias nous expliquent que les pénuries au Royaume-Uni sont dues au Brexit.

MAIS… les médias nous expliquent aussi que les pénuries en France sont dues au Covid.

Double-jeu ou grand écart ? En campagne, Valérie Pécresse se souvient de la famille

Un collectif d’élus et d’anciens élus de droite dénonce le double-jeu de Valérie Pécresse sur la question de politique familiale :

À huit mois des présidentielles, les candidats essayent d’élargir leur socle électoral. Valérie Pécresse ne fait pas exception puisqu’elle a produit une tribune dans le Figaro, afin de défendre une nouvelle politique familiale. L’intention est louable. Relancer la natalité, avec des prestations familiales universelles, et faciliter l’accueil du jeune enfant est indispensable. Encourager le service d’aidants familiaux pour des personnes âgées ou en situation de handicap est important. Proposer diverses mesures pour accompagner les adolescents dans leur vie quotidienne et pour faciliter leur insertion professionnelle sera bénéfique. Tout cela est bon sur le plan du soutien financier, mais cela est-il suffisant ? Pour être crédible, il faut aussi assurer un soutien appuyé aux valeurs fondamentales de la famille. Il est donc nécessaire de rafraîchir les mémoires sur l’action de Madame Pécresse comme présidente de région. Sur le sujet de protection de la famille, il n’y a pas, hélas, de cohérence d’ensemble. Valérie Pécresse fait le grand écart : parler de la politique familiale et en-même temps virer tous les élus emblématiques promouvant la défense de la famille.

Il fut par exemple, un temps où Valérie Pécresse assistait aux Manifs Pour Tous et proposait de « démarier les couples homosexuels quand la droite reviendrait au pouvoir ». L’afflux de manifestants dans la rue avait convaincu à l’époque Madame Pécresse de s’emparer de ce sujet afin d’amadouer une bonne partie de l’électorat de droite, qui s’était fortement mobilisé contre le mariage pour tous. Elle a depuis changé totalement d’avis. « Si la droite revient au pouvoir, elle n’abrogera jamais le mariage pour tous, parce que c’est impensable humainement », a-t-elle ainsi affirmé en 2017. Pendant son premier mandat comme présidente de région, elle a largement soutenue les actions pro-LGBT en Île-de-France. C’est une politique assumée et revendiquée, qui va pourtant à l’encontre des valeurs familiales traditionnelles. En 2021, Valérie Pécresse a choisi de faire élire sur sa liste Catherine Michaud, présidente de Gaylib, « Rôle modèle LGBT 2020 », comme nouvelle conseillère régionale. Le positionnement de Valérie Pécresse a été parfaitement synthétisé par le porte-parole de son mouvement Libres au moment de la campagne pour les Régionales : « Qui peut croire aujourd’hui qu’elle est homophobe ou anti-avortement, alors que la région n’a jamais fait autant pour les associations LGBT ou le Planning familial ? »

Malgré des inquiétudes légitimes soulevées sur la baisse de la natalité, elle ne remet pas en cause son soutien très actif à l’IVG et ses conséquences désastreuses en matière démographique, puisque nous enregistrons dans notre pays un avortement pour un peu plus de trois naissances. […]

Et ce n’est pas en favorisant toujours plus l’implantation de l’islam dans nos pays qu’on fera reculer l’islamisme et donc l’islamo-terrorisme

De Bernard Antony à propos des attentats du Bataclan :

Bien évidemment je suivrai avec un grand intérêt les compte-rendus médiatiques du procès des assassins du Bataclan.

Je note pour le moment, une fois de plus, la regrettable utilisation par quelques chroniqueurs de l’expression « islam politique » pour qualifier l’islamisme terroriste et le différencier d’un islam qui ne serait que religion. Chose qui n’existe pas ! Car l’islam, de ses origines à nos jours est une perfection totalitaire, avec le modèle de son prophète qui fut simultanément un gouvernant, fixant la loi et le droit, un chef politique donc, et simultanément un chef religieux, un chef de guerre, le modèle à suivre en toutes choses avec l’instauration de la quintessence du totalitarisme qu’est la charia.

J’espère avoir convenablement développé cela avec mes trois livres sur le sujet (« L’islam sans complaisance », « Dieu et les hommes dans le Coran », « L’islam ou la soumission au prophète »).

Je crois en revanche que notre grand ami Mohammed Christophe Bilek a rendu un grand service à la vérité en mettant en avant la distinction d’un « islam patte blanche » et d’un « islam mains rouges » et leur subtil jeu dialectique : le méchant « islam mains rouges », légitimant le gentil « islam patte blanche » qu’on laisse progresser sans cesse et partout puisqu’il n’est pas méchant !

Certes, l’islam n’est pas fait que de terroristes et certes la plupart des musulmans ne veulent que la paix. Mais comment ne pas observer que, sous le couvert de « l’islam patte blanche » s’étendent en bien des pays les ramifications de l’islam jihadiste, de l’islam terroriste ? Car, aucune part, l’islamisme ne nait hors de l’islam. C’est un truisme que de le rappeler, mais il semble hélas que ce soit toujours nécessaire.

Je lis ce jour, dans le Figaro, sous la plume de Thibault de Montbrial : « La violence terroriste est le fruit d’une idéologie politique, pas d’une folie ».

C’est déjà un bon début d’appréciation de la réalité à condition de nommer l’idéologie. Cette idéologie, c’est tout simplement l’islamisme,  et l’islamisme dans sa radicalité terroriste.

Et ce n’est pas en favorisant toujours plus l’implantation de l’islam dans nos pays qu’on fera reculer l’islamisme et donc l’islamo-terrorisme.

Espérons que le procès « V13 » fera au moins surgir cette vérité.

D’emblée d’ailleurs, en ouverture du procès, le tueur Sabah Abdeslam y aura pour sa part contribué en récitant, ont rapporté les médias, la Chahada.

Libertés ?

Marine Le Pen a décidé d’axer sa campagne présidentielle sur le thème de la liberté. Elle qui a voté pour l’extension du passeport sanitaire dans les territoires d’outre-mer, ne se prononce pas en faveur du retour des libertés rongées par les différents régimes d’état d’urgence, ni de la liberté d’expression grignotée par les lois liberticides. Elle explique pourtant dans Le Figaro :

Je parle de toutes les libertés. Les premières à défendre sont les libertés collectives. En premier lieu la liberté du peuple de choisir. Ce fondement démocratique auquel je souhaite rendre sa pleine mesure en instaurant la proportionnelle et en créant un référendum d’initiative populaire. La sécurité est une autre grande liberté sur laquelle nous avons déjà fait un travail considérable: deux livres blancs, dont le contenu sera intégralement repris dans mon programme présidentiel et mis en œuvre, dès mon élection, grâce à deux lois de programmations. Une troisième liberté collective est celle de pouvoir protéger notre lieu de vie. Ce qui inclut toute la problématique de l’environnement. Les premiers des écologistes sont les enracinés. Les nomades préfèrent, eux, partir ailleurs lorsque leur environnement est dégradé. Je suis la candidate de ceux qui veulent maintenir leurs racines en France. Ceux qui se doivent de préserver leur environnement afin de le transmettre à leurs enfants et petits-enfants.

Qu’en est-il des libertés individuelles?

C’est une catégorie extrêmement large qui n’a cessé de se restreindre au fil du temps. Cela passe, par exemple, par la liberté syndicale. Chacun doit pouvoir créer un syndicat et soumettre aux salariés de son entreprise le projet de ce syndicat. Comme être considéré comme représentatif s’il recueille par exemple 5 % du vote des salariés. Il y a également la liberté de fonder une famille. La famille a été victime depuis une dizaine d’années d’attaques en règle. La chute libre de notre dynamisme démographique démontre à quel point les familles vivent mal. C’est pourquoi, inspirée par le modèle hongrois, je propose un prêt aux jeunes parents qui se transformerait en dotation budgétaire dès la naissance du troisième enfant. Enfin, s’il est une liberté capitale, c’est celle de jouir des fruits de son travail et donc de ne pas voir son pouvoir d’achat dégradé. […]

Supprimer le passe éducatif

Jean-Baptiste et Marie Maillard ont trois enfants instruits en famille depuis plus de 10 ans. Jean-Baptiste est secrétaire général de Liberté éducation, une association membre de l’inter-association nationale de l’instruction en famille. Observateur privilégié, il a été auditionné à l’Assemblée et au Sénat sur cette question, dans le cadre de la loi séparatisme. Ils viennent de publier un ouvrage sur L’Ecole à la maison, une liberté fondamentale.

Peu coûteuse, laboratoire d’innovations pédagogiques, l’école à la maison donne de surcroît d’excellents résultats à faire pâlir l’Éducation nationale : le recul et l’expérience démontrent en effet que les enfants sont sociables, très curieux intellectuellement, en mesure de pratiquer toutes sortes d’activités artistiques ou sportives‚ tout en ayant le niveau scolaire attendu par les contrôles d’académie. C’est désormais un phénomène en constante croissance au niveau mondial. Jean-Baptiste et Marie Maillard brossent un portrait fidèle de ces familles et de leurs motivations, de nombreux témoignages à l’appui. Ils décrivent les méthodes alternatives et expliquent pourquoi cette liberté consacrée par Jules Ferry dès 1882 (l’instruction est obligatoire mais non l’école) ne peut être soumise à un régime d’autorisation préalable. Avec l’aide de nombreux chercheurs, ils démontrent qu’elle n’est pas le fer de lance de l’islamisme ou du séparatisme. Respect du rythme de l’enfant, absence de devoirs le soir, enfants aux profils atypiques ou qui échappent au harcèlement, etc., autant d’arguments pertinents ou de situations humaines qui méritent que cette liberté essentielle soit défendue, préservée et, si besoin, reconquise.

Extrait :

L’instruction en famille n’est pas une pratique figée mais dynamique, qui suit les évolutions de la société. Elle fait preuve d’une réelle capacité d’innovation : dans différents pays, on assiste ainsi à l’avènement de modèles hybrides, par exemple lorsque des écoles publiques deviennent des partenaires de l’école à la maison. Cette hybridation de l’enseignement reste à inventer en France. Spécialiste de l’éducation numérique et professeur associé à l’université de Poitiers, membre du laboratoire de recherche Techné, Bruno Devauchelle affirme : “Il est temps que l’Education nationale fasse son aggiornamento par rapport au modèle présentiez complet, pour développer des modèles plus souples, hybrides, pour qu’apprendre ne soit plus seulement le monopole de l’école”.

La France, qui vient d’interdire l’instruction en famille, n’est pas sorti de ce modèle jacobin, uniforme, centralisé, qui a pourtant fait la preuve de son échec. Cette liberté des parents de choisir l’instruction de leur enfant, principe non négociable de la doctrine sociale de l’Eglise, mérite d’être défendue contre l’Etat Léviathan.

La fraternité selon Mgr Aupetit

Dans une lettre pastorale intitulée “La Fraternité au service de la mission”, l’archevêque de Paris écrit notamment :

C’est avec vous tous que je souhaite approfondir et mettre en œuvre ces deux visions pastorales – les fraternités missionnaires et l’accueil inconditionnel de tous – qui restent profondément liées.

Au nom de cette fraternité et de l’accueil inconditionnel, Mgr Aupetit vient d’envoyer cette lettre aux prêtres du diocèse, supprimant des messes et conditionnant leur célébration :

L’Eglise semble être devenue le monde de Georges Orwell : l’accueil c’est l’exclusion, la fraternité c’est le rejet…

Des jeunes fidèles de la paroisse Saint-François Xavier, où la FSSP assurait depuis 13 ans une messe pour les étudiants le mercredi soir, ont réagi : un appel à se rassembler pour un chapelet à Saint-François Xavier a été lancé par le collectif Juventus Traditionis, qui entend fédérer toutes les énergies pour défendre la liberté de la messe traditionnelle.

Nous sommes un mouvement de jeunes et souhaitons réaffirmer fermement notre indéfectible attachement à la Messe Saint Pie V.

Rejoignez la mobilisation pour défendre la messe !

Au vu des restrictions des messes qui semblent arriver à Paris, nous décidons de passer à l’action ! Il est urgent de faire comprendre aux autorités ecclésiastiques que nous ne sommes pas de vieux grincheux nostalgiques mais des jeunes rempli d’espérance et de l’amour du Seigneur ! Mais surtout déterminés et que nous ne nous laisserons pas faire.

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