Qui finance les experts de l’ONU ?
Quelles sont les ressources de ces personnes qui produisent des rapports pour défendre les droits de l’homme dans le monde ? Certains experts reçoivent beaucoup d’argent de fondations privées, ce qui met gravement en cause leur statut d’experts « indépendants »… Le rapport complet de l’ECLJ
Jean-Paul Belmondo, RIP
L’acteur s’est éteint à l’âge de 88 ans, a annoncé ce lundi son avocat.
Ce n’est pas parce que 38 millions de mecs font la même connerie que c’est pas une connerie
Valérie Pécresse aime brasser du vent
Un article d’Economie Matin souligne le militantisme pro-éolien de Valérie Pécresse, présidente de la région Ile de France et candidate à la candidature LR pour la présidentielle :
Le rôle déterminant de Valérie Pécresse dans la politique actuelle de pollution éolienne lors de son passage au gouvernement a été souligné récemment dans une enquête fouillée du magazine l’Incorrect, qui a publié en juillet 2021 un article édifiant dévoilant son rôle essentiel non seulement dans la mise en place des projets de centrales éoliennes aux large des côtes françaises mais aussi dans la commande d’éoliennes pour ces projets à Alstom Renouvelable puis GE Renouvelable dont le patron des deux entités successives n’était autre que Jérôme Pécresse, son mari.
Le quotidien souligne que son rôle ne compte pas se limiter au passé :
Lors de son déplacement récent à St Brieuc pour aborder la question de la centrale éolienne prévue au large des côtes bretonnes, celle-ci indiquait que ce projet était mal ficelé et devait être repris depuis le début sans envisager le moins du monde la décision désormais attendue par les Français de l’arrêt définitif des centrales éoliennes au larges des côtes françaises et dans les terres. Sa position pro éolien est parfaitement incompatible non seulement avec l’aspiration des Français à voir s’arrêter le saccage de la France mais aussi au vu des enjeux géopolitiques majeurs de guerre économique entre la transition énergétique allemande et le modèle industriel décarboné nucléaire français que le monde nous envie.
Or, Valérie Pécresse l’affirme : « Elle veut sortir du nucléaire », répétant à l’envie les éléments de langages des promoteurs éolien et des ONG environnementales. Dans une dépêche de l’AFP, la Président de la région IDF devait s’engager en Ile de France à mettre en place 40% d’énergies renouvelables d’ici 2030 et 100% en 2050 dans le souci de répondre à la décarbonation de la région par les énergies renouvelables. Elle devait préciser vouloir « tendre vers une région zéro carbone”, avec la promesse qu’en 2050, “on sera à 100% d’énergie renouvelable, on sera sorti du nucléaire … ».
GPA : le député Hetzel attend toujours une réponse à sa question posée en août
Le gouvernement est resté muet. Pourtant, la question semble simple :
M. Patrick Hetzel alerte M. le garde des sceaux, ministre de la justice sur la promotion et commercialisation illégale de la gestation pour autrui en France. En effet, les 4 et 5 septembre 2021, une opération commerciale appelée « Désir d’enfant » convie une nouvelle fois les entreprises étrangères du business de la fertilité à venir proposer aux Français leurs prestations pourtant interdites en France : achat de gamètes avec sélection du fournisseur de sperme ou de la vendeuse d’ovocytes en fonction de ses caractéristiques physiques, de sa personnalité, de ses centres d’intérêt, etc. ; fécondation in vitro sans limite d’âge et avec détermination du sexe de l’enfant, diagnostic préimplantatoire élargi et bien sûr Gestation pour autrui, c’est-à-dire exploitation reproductive du corps de la femme et remise d’enfants contre argent. Sur les 5 pages énumérant les partenaires de cette opération commerciale, on peut compter pas moins de 8 entreprises de GPA. On trouve aussi 3 banques de gamètes et même un transporteur spécialisé dans l’acheminement de sperme, ovules et embryons à travers la planète.
Pourtant, lors des débats précédant l’adoption de la loi de bioéthique, le Premier Ministre et son ministre de la justice affirmaient haut et fort que de GPA il ne saurait être question en France, et que la « bioéthique à la française » tenait fermement l’absence de patrimonialisation du corps humain, de ses éléments et de ses produits. Patrick Hetzel souhaite donc savoir ce que le gouvernement qui a, au cours des débats parlementaires, été informé à de nombreuses reprises sur l’organisation de cette manifestation illégale en France, compte prendre comme mesures afin que le droit soit respecté. D’autant plus que Parlement européen a inclus le sujet de la GPA dans la stratégie nécessaire pour « l’éradication de la traite des êtres humains » et a reconnu que « l’exploitation sexuelle à des fins de gestation pour autrui et de reproduction (‘) est inacceptable et constitue une violation de la dignité humaine et des droits de l’homme [Résolution du 21 janvier 2021]». En effet, on ne saurait admettre que l’Etat français collabore par son silence et son inertie à une violation aussi caractérisée du droit et de la dignité de la personne humaine.
“Il est conforme au sens catholique de prier pour l’abrogation de Traditionis custodes”
Suite au communiqué d’une douzaine de supérieurs de communautés « Ecclesia Dei », Anne Le Pape a interrogé pour Présent le père Augustin-Marie, de Chéméré, dont le supérieur général, le père Louis-Marie de Blignières, est l’un des signataires :
Avez-vous été surpris par le contenu du motu proprio Traditionis Custodes ?
Oui, mais au risque de vous surprendre, je vous dirai que je l’ai reçu dans la joie. Non dans la joie d’une bonne nouvelle, mais dans cette « joie parfaite » dont parle saint François d’Assise, quand vous sentez que tout s’écroule et que le cœur ne tient plus que par une grâce puissante du Saint-Esprit. J’ai médité sur le sort de Job, j’ai rendu grâce à Dieu de pouvoir connaître l’amertume de celui à qui on retire ce qui lui est le plus cher : le culte divin, la sainte liturgie. Et j’ai prêché en ce sens : souvenez-vous de la fin, gardez la paix du cœur, battez-vous dans l’honneur et la dignité pour transmettre ce que vous avez reçu.
Reconnaissez-vous vos fidèles dans le portrait de catholiques méfiants, tournés uniquement vers le passé ?
La réalité est souvent plus intéressante que la caricature (même si j’apprécie les dessins humoristiques, ceux de Chard par exemple). Quand je pense par exemple aux fidèles qui fréquentent notre couvent, je ne vois pas des membres d’une association de reconstitution historique, mais des hommes et des femmes, des jeunes et des anciens, qui veulent vivre avec sérieux et profondeur leur vie chrétienne. Sur ce chemin, le grand nombre a découvert la liturgie traditionnelle et y a trouvé la source rafraîchissante et toujours abondante pour pèleriner jusqu’au Ciel. Un élément qui échappe à la discussion sur le motu proprio, c’est l’immense vertu apostolique de la liturgie traditionnelle : elle attire et convertit.
La liturgie traditionnelle constitue-t-elle le cœur de votre vie religieuse ?
Vous touchez un point important. La liturgie traditionnelle met en lumière, plus nettement que le nouvel ordo, la dimension sacrificielle de la messe. La vie religieuse, c’est-à-dire l’état de vie constitué par les vœux publics de pauvreté, de chasteté et d’obéissance, est pour une grande part un renoncement, une offrande, un sacrifice. La messe et l’office divin qui l’entoure comme un écrin enchâsse sa perle ont donc une profonde affinité avec la finalité de notre vie. Nous nous sommes offerts à Dieu, pour son service, et cette offrande est incorporée à la grande offrande du Christ, « le grand-prêtre des biens à venir » (Hb 9, 11). Notre sacrifice d’hommes dans son sacrifice d’homme-Dieu. Le Royaume de Dieu, dit l’Evangile (Mt 13, 46), c’est comme celui qui trouve une perle fine et qui vend tout ce qu’il possède pour l’acheter. Comme religieux, nous avons tout donné pour la messe.
Avez-vous déjà la certitude de recevoir une visite apostolique disciplinaire, visant à mettre en œuvre les déclarations du motu proprio ?
Dans cette affaire du motu proprio, qui a vu le jour le 16 juillet dernier, mais qui s’élaborait dans les officines et les coulisses depuis des années, nous n’avons aucune certitude. Le texte est tombé comme un aérolithe et n’est pas particulièrement le fruit d’un dialogue bilatéral.
Qu’en sera-t-il des décrets d’application ? Il serait hélas dans la logique du texte de l’été de favoriser tout ce qui peut permettre d’empêcher que vive et se développe la liturgie traditionnelle, il serait dans la logique du texte de stopper les entrées des candidats aux séminaires et noviciats, il serait dans la logique du texte de bloquer les ordinations. Cette logique de mort programmée est-elle la logique de l’Evangile ?
Quel peut être le rôle des laïcs dans les circonstances actuelles ?
D’abord, vivre toujours plus profondément de la liturgie traditionnelle. Il faut faire mentir ceux qui estiment à tort qu’elle est un objet mort, une curiosité de musée. C’est en vivant de cette liturgie que l’on manifeste qu’elle est vivante, et qu’elle est la vie de nos vies. Donc, pas de paresse à la messe, mais adoration, louange, action de grâces et joie spirituelle de vivre les mystères du Christ. S’édifier de sa présence et de son sacrifice et le faire rayonner dans nos vies, notamment par les œuvres de miséricorde envers le plus démunis.
Ensuite, adopter la juste attitude dans le combat qui commence : dignité et fermeté. Fermeté, car on défend un bien commun de toute l’Eglise ; dignité, car un noble combat ne souffre pas des âmes viles. Il est capital en l’occurrence de fuir le zèle amer, de garder le respect des personnes et de cultiver le sensus Ecclesiæ.
Enfin, manifester par tous les moyens compatibles avec la foi et les bonnes mœurs notre attachement aux « pédagogies traditionnelles ». Il sera important dans les prochains jours et semaines que les laïcs fédèrent leurs actions autour des associations et mouvements qui vont œuvrer pour que le trésor de la liturgie traditionnelle reste accessible à tous les fidèles.
À tous les fidèles ?
Oui, la messe pour tous. Les Instituts érigés depuis le motu proprio Ecclesia Dei, qui forment des prêtres pour le rite antique, doivent pouvoir continuer sans entrave leur mission, non pour une « réserve d’Indiens », mais pour le bien de tous, dans la paix de l’Eglise. C’est le sens du communiqué des supérieurs daté du 31 août. A un niveau plus fondamental, la liturgie traditionnelle est un élément indisponible du patrimoine de l’Eglise. Sa légitimité, reconnue canoniquement en 1988 après une période de déni et renforcée en 2007 par Summorum Pontificum, est d’abord un fait ecclésial et une donnée théologique. Personne n’a le pouvoir de la supprimer. En ce sens, il est conforme au sens catholique de prier pour l’abrogation de Traditionis custodes.
Une note positive pour finir. Le drame du 16 juillet a été l’occasion d’une belle manifestation de charité ecclésiale. Une partie notable de l’épiscopat et du peuple chrétien a été stupéfaite de ce motu proprio. Une vague d’intérêt pour le rite traditionnel, et de solidarité pour les prêtres qui le célèbrent, s’est manifestée. Des fidèles pratiquants du rite de Paul VI ont rejoint les communautés où se célèbre la liturgie traditionnelle. Cela traduit, dans une société individualiste qui fait naufrage, l’étonnante vitalité du corps ecclésial.
“Laissons les théologiens commenter sans se lasser les textes et interprétations de Vatican II et son fameux esprit printanier”
Entretien de Jean de Tauriers, président de Notre-Dame de Chrétienté
Quelle est l’ambiance pour cette rentrée de Notre-Dame de Chrétienté ?
Une ambiance particulière et studieuse en raison du motu proprio Traditionis Custodes du 16 juillet 2021. Après réflexion, ne représente-t-il pas exactement ce que pense le monde catholique progressiste, aujourd’hui à la tête de l’Eglise ? Les traditionalistes attachés à la messe tridentine sont durement sanctionnés mais ils avaient été épargnés de manière providentielle depuis le motu proprio Summorum Pontificum de 2007. L’Eglise a-t-elle, pendant ces temps de paix, condamné les erreurs doctrinales, liturgiques, pastorales commises ces dernières décennies ? L’enseignement magistériel de Jean-Paul II et Benoît XVI, largement utilisé dans les différents enseignements du pèlerinage de Chartres, a bien rectifié certains sujets mais peut-on dire que les « expériences » des années soixante ont été clairement condamnées par la plus haute autorité de l’Eglise ? Les catholiques s’indignent à juste titre de Traditionis Custodes mais la déclaration d’Abu Dhabi du 4 février 2019, où le Pape justifie la diversité des religions, n’est-elle pas encore plus inquiétante ?
Quelles conséquences aura ce motu proprio sur Notre-Dame de Chrétienté ?
Nous avons reçu de nombreux messages d’encouragement après ce motu proprio. Je remercie encore une fois tous nos amis, clercs et laïcs, de tous les bords de l’échiquier, pour tous ces soutiens que je vois comme les fruits de Summorum Pontificum.
Le pèlerinage de Chartres est né en 1983, a grandi très régulièrement avec les années pour atteindre des chiffres de participation extrêmement élevés en 2019. La période Covid a montré l’attachement au pèlerinage de milliers de familles qui ont su organiser des pèlerinages locaux. Le pèlerinage réunit ainsi aujourd’hui des catholiques dits traditionalistes pour la plus grande part, mais la croissance de ces dernières années vient des milieux « observants » selon la dénomination de Yann Raison du Cleuziou. Je ne crois pas que Traditionis Custodes arrêtera ce mouvement.
Cet été, dans une paroisse du sud de la France lors d’une messe en forme ordinaire concélébrée par un évêque et son curé à l’occasion d’une manifestation régionale réunissant beaucoup de monde, pas toujours catholique et pour certains, manifestement éloignés de la pratique religieuse. Aucun enseignement sur la Sainte Eucharistie, aucun avertissement, aucune précaution avant la communion où les fidèles ont tous été invités ! Devant de tels scandales, comment voulez-vous qu’il n’y ait pas de réaction traditionaliste au sein de l’Eglise ?
Faire de tous ces sujets autour de la tradition à la suite de Traditionis Custodes une histoire de réception ou non des textes de Vatican II éloigne du sujet de fond qui est, je le répète, la foi. Laissons les théologiens commenter sans se lasser les textes et interprétations de Vatican II et son fameux esprit printanier. Nous sommes des catholiques de base, nous vivons en 2021 dans une Eglise que nous aimons et voulons servir. L’étude des différentes interprétations de Vatican II ne sont vraiment pas utiles à la vie spirituelle des pèlerins de Notre-Dame de Chrétienté qui vivent dans le monde post-chrétien et post-conciliaire (églises vides, séminaires vides, ignorance religieuse des catholiques, société déchristianisée, cathophobie, scandales au sein de l’Eglise, lois contre nature).
Certes, il est vrai qu’un pèlerin de NDC devrait se renseigner, se cultiver, lire les textes du Concile et aussi beaucoup d’autres livres. Cela va de soi. Il serait bien aussi de faire un doctorat de théologie (avec thèse sur les bienfaits de Vatican II, évidemment) pour pouvoir en parler avec la science requise.
Mais il se trouve que notre pèlerin de NDC a charge de famille, quelques enfants, un travail, divers engagements associatifs (dont le pèlerinage de Chartres). Il est un peu occupé en fait et puis aussi légèrement inquiet. Quand notre pèlerin a trouvé pour sa famille une paroisse, de bons prêtres, un catéchisme solide, une école catholique, des troupes scouts, des activités spirituelles enrichissantes, le plus souvent : il est dans une paroisse traditionaliste (pas uniquement Dieu soit loué !) et pour tout ce dont il bénéficie, il remercie le Bon Dieu et les prêtres qui se dévouent. Le problème est que ce catholique de terrain vient d’apprendre avec Traditionis Custodes qu’il faisait partie d’une espèce en voie d’extermination et que cette entreprise était souhaitée et encouragée par le Pape François. Il est devenu très perplexe.
NDC a-t-elle des initiatives en préparation ?
Le pèlerinage 2022, bien sûr. Il faudra peut-être davantage craindre les foudres administratives anti-Covid que l’autoritarisme clérical !
Nous aurons rapidement à décider de la poursuite ou non des pèlerinages régionaux, immenses succès en 2021. Nos pèlerins doivent bien comprendre que l’association NDC engage sa responsabilité dans l’organisation de tels pèlerinages et doit donc rester vigilante.
L’édition 2022 sera particulière : notre quarantième anniversaire ! Les églises seront-elles ouvertes ou fermées aux pèlerins ? Nous verrons bien mais je reste optimiste. Les pèlerins seront là et s’adapteront aux contraintes Covid et vaticanes.
Le 8 octobre 2022, notez bien la date, NDC organisera un grand événement où tous nos amis seront invités, comme je vous l’avais annoncé le dernier dimanche de Pentecôte. Une grande personnalité de l’Eglise, fidèle ami du pèlerinage, sera avec nous à Dieu ne plaise.
Avez-vous une dernière demande particulière ?
Dans ces moments délicats nous devons faire un triple effort spirituel, intellectuel et de pédagogie. D’abord, spirituel car sans vie intérieure, nos actions perdent leur sens. Mais aussi intellectuel car même si nous manquons de temps, nous devons par l’effort de l’intelligence comprendre nos choix liturgiques, pastoraux, doctrinaux, qui forment un tout. Nous devons aussi savoir expliquer nos choix. Cet effort pédagogique est très exigeant et réclame beaucoup de qualités ; elles peuvent s’acquérir. Apprenons à faire aimer ce que nous croyons.
Notre-Dame de la Sainte Espérance, convertissez-nous,
Saint Joseph, protégez l’Eglise,
Notre-Dame de Chartres, protégez-nous.
Jean de Tauriers
Président NDC
Supplique au Pape pour la messe traditionnelle
Un supplique au pape a été lancée sur Change par des catholiques de tous horizons :
Très Saint-Père,
Chrétiens de tous horizons, nous aspirons à voir l’Eglise que nous aimons cheminer toujours plus avant, dans la paix ; nous savons combien celle-ci est un bien précieux et fragile. Tout comme est précieuse et fragile sa petite sœur qu’est l’unité.
Aussi, nous n’avons pas compris.
Nous n’avons pas compris comment le motu proprio « Traditionis custodes » pouvait nous faire avancer ensemble sur ce chemin de l’unité et de la paix.
Nous n’avons pas compris comment le trouble profond, né dans le cœur des prêtres, des séminaristes, des fidèles attachés aux célébrations liturgiques selon le Missel romain de 1962 – trouble qui va bien-au-delà des communautés « traditionnelles » et touche de nombreux chrétiens, abasourdis par la rigueur implacable du texte – pouvait faire grandir la paix.
Nous n’avons pas compris comment le droit de cité drastiquement restreint, pour cette liturgie et tous ceux qui y sont attachés, pouvaient faire grandir l’unité.
Dans la maison commune, tous sont égaux, tous sont frères. L’église est trop maternelle pour qu’il y ait en son sein des citoyens de seconde zone, des enfants mal aimés – soumis à un strict régime de restrictions draconiennes, permissions minimales, disparition déjà programmée.
Le peuple de Dieu n’a pas été consulté pour cette grave décision ; mais le peuple de Dieu, avec sa simplicité et sa franchise, avec tout son filial respect et son amour, vient à vous, très Saint-Père, pour vous dire son incompréhension et sa peine, et pour vous demander d’y remédier, comme un père. Pour que, dans la saine et légitime diversité des mille visages de l’Eglise, continuent de grandir la paix et l’unité. « Conservons l’unité de l’esprit par le lien de la paix ! » (Eph, 4,3) : tel est notre vœu le plus cher.
Alors, les Talibans afghans : musulmans ou islamistes ? Musulmans, bien sûr !
Les talibans afghans ont repris le pouvoir en Afghanistan suite à la prise de Kaboul le 15 août 2021. Unanimement, les medias parlent de « talibans », d’ « islamistes » mais, bien sûr, jamais, de « musulmans » encore moins d’ « islam ».
Il a donc paru intéressant de retrouver les termes employés par des entités ou des individus répertoriés comme musulmans à l’égard de cet événement pour en qualifier ses acteurs : musulmans ou islamistes ? Nous nous sommes concentrés sur quelques comptes Twitter pendant les huit jours qui ont suivi la prise de Kaboul. Dans un premier temps, nous collectons les réactions. Nous essaierons dans un deuxième temps d’en tirer quelques conclusions.
Notons d’abord qu’un certain nombre d’entités en France n’ont pas spécifiquement réagi :
Rien sur le compte Twitter officiel du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), union d’associations gestionnaires de lieux de culte musulman (13 000 abonnés).
Quasi-rien sur le site de la Fondation de l’Islam de France, à vocation éducative, culturelle et sociale, et qui indique 5 500 abonnés. Seule manifestation liée à l’actualité, deux messages publiés le 16 août et de portée générale, faisant explicitement référence à l’islam comme l’un des enjeux des événements :

On notera avec un léger étonnement la mention de l’Afghanistan comme « berceau de la civilisation islamique », qualificatif que se disputent déjà le monde arabe, le monde persan et le monde turc.
Quasi rien également sur IslamMag.fr, « chroniqueur qui parle de la réalité des musulmans et répond aux nombreuses problématique rencontrées dans leur quotidien », qui a 12 000 abonnés. En fait, un seul tweet sur lequel nous reviendrons plus loin.
Faisons un détour par un compte significatif de la réalité mondiale musulmane ; le compte Twitter de la Ligue islamique mondiale (LIM) dont le siège est à La Mecque et affiche 615 000 abonnés :
La LIM a publié sur son compte deux textes (Un communiqué, puis une invitation pour le bien de l’Afghanistan et de son peuple) et a enfin fait référence à un texte publié suite à une réunion de l’OCI (Organisation de la coopération islamique).
Prenons d’abord le communiqué en date du 18 août :

Le secrétaire général de la LIM, qui est aussi Président de l’Organisation des savants musulmans, y « a exprimé son espoir pour la stabilité de la situation en Afghanistan et appelle le peuple afghan à s’unir pour le bien de sa patrie ». Il a ajouté que
« la LIM, au nom de tous les muftis et savants membres de ses comités, conseils et organismes internationaux ainsi que ceux de la Haute Commission de la Charte de La Mecque, se tient aux côtés du peuple afghan, soutient ses choix et son droit à une vie décente dans le cadre des conditions de la foi et de la fraternité nationale. Toute personne doit avoir une conscience religieuse et nationale… l’Afghanistan est une partie importante du monde musulman ».
L’invitation, du 21 août, reprend des éléments identiques : l’Afghanistan fait partie du monde musulman ; la LIM réaffirme son soutien au peuple et son plein droit à vivre une vie digne et appelle à concrétiser la fraternité avec le bon discernement religieux ; elle appelle tous les décisionnaires à œuvrer en cohésion avec le monde musulman. Enfin, la LIM soutient les résultats de la réunion exceptionnelle de l’OCI (« La voix collective du monde musulman »)

Le communiqué final à l’issue de cette réunion publié le 22 août explique :
« 1° La réunion a exprimé sa solidarité avec le peuple afghan et a réitéré l’engagement des États membres de l’Organisation de Coopération Islamique (OCI) à l’aider à instaurer la paix, la sécurité, la stabilité et le développement en Afghanistan… 4° En application des principes islamiques de tolérance et de la Déclaration universelle des droits de l’homme, la réunion a souligné la nécessité de protéger et de respecter le droit à la vie, à la sécurité et à la dignité du peuple afghan… 10° La réunion a réaffirmé l’engagement total de l’OCI à soutenir un processus de paix mené et dirigé par les frères afghans pour la réconciliation inclusive en vue de parvenir à une solution politique inclusive et durable ».
Revenons à d’autres sites français qui ont été plus réactifs à la prise de pouvoir des talibans.
Le site Dômes et minarets se veut le journal des mosquées de France et a presque 20 000 abonnés. Ci-dessous, un échantillon de ses tweets :

Le compte Twitter du site Islametinfo veut apporter L’information parle musulman pour le musulman. Il a 40 000 abonnés. Les tweets les plus explicites reproduits ci-dessous avaient disparu de ce compte lors d’une nouvelle consultation le 2 septembre… :

Le message ci-dessous reste lui encore accessible :

Consultons aussi le site d’Elias d’Imzalène : un peu plus de 5 000 abonnés quand même (comme la Fondation de l’islam de France). Elias d’Imzalène se définit comme artiste-interprète-compositeur. Les lecteurs du Salon beige l’avaient déjà rencontré à la faveur d’un article « Guerre culturelle : paroles de musulmans en France ». Il est l’un des fondateurs du site islametinfo et un orateur apprécié dans certaines mosquées. Il réagit dès le 15 août, puis à nouveau le 23 août :

M.Idriss Sihamedi a un compte suivi par 44 000 personnes. Il s’y définit comme « humanitaire, défenseur des droits humains, film-maker, journaliste ». Il est surtout connu comme fondateur de Barakacity, organisation dissoute en 2020 par le gouvernement français et qui du coup a déménagé son siège en Turquie.

M.Sihamedi ajoute le 19 août :

Et puis, il y a les comptes Twitter d’observateurs avertis, même si parfois controversés, et d’origine arabo-musulmane : ils ont l’énorme avantage de parler et lire l’arabe, sans que nous ayons par ailleurs d’information sur le fait que ces personnes confessent ou non une foi musulmane.
Le premier est Mohamed Sifaoui, né en Algérie, journaliste-écrivain et réalisateur, dont le compte revendique 56 000 abonnés https://twitter.com/Sifaoui. Il est engagé dans la lutte contre ce qu’il appelle l’islamisme. Sa notice Wikipedia précise qu’il est protégé par la police. Voilà ses tweets principaux à propos de cet événement :

Mohamed Louizi est, quant à lui, un ancien adepte des Frères Musulmans. « Ingénieur, essayiste », il est maintenant un des meilleurs décrypteurs des radicalités et des radicalisations au sein de l’islam. Son compte Twitter a une diffusion plus confidentielle : près de 5 000 abonnés.

Il ajoute un message faisant référence à une lettre de « félicitations » adressée aux talibans par l’Union internationale des savants musulmans (source citée en arabe seulement sur le site qu’il référence) :

Que peut-on en conclure :
- Aucun des sites consultés représentant soit des institutions musulmanes soit des acteurs musulmans et présentés comme tels ne condamne la prise de pouvoir par les talibans.
- Aucun de ces sites ne qualifie les talibans d’islamistes.
- Ces sites d’une façon générale condamnent la guerre menée par les Occidentaux.
- Ces sites prônent une sorte de bienveillance (et même parfois relaient des félicitations), ou en tout cas une sorte d’œcuménisme musulman dans dequel tous les musulmans, quels qu’ils soient, doivent se retrouver et travailler ensemble en frères.
- Une incidente concernant l’allusion aux principes islamiques de tolérance: rappelons-nous que nous avons affaire à des experts puisque l’Arabie Saoudite, à l’origine de la réunion exceptionnelle de l’OCI, est membre de la commission de la condition de la femme de l’ONU au même titre d’ailleurs que l’Irak, et que… l’Afghanistan (celui-ci, désigné jusqu’en 2025 !!!!)
- Ces sites resituent le nouvel Afghanistan dans l’ensemble plus vaste du monde musulman, sans exclusive.
- On aura aussi remarqué la subtilité de ces institutions musulmanes qui n’hésitent pas à utiliser le vocabulaire occidental et répètent à l’envi le mot inclusif…
- Une confirmation claire de ce soutien aux talibans, considérés comme faisant partie du monde musulman, et de la critique des Occidentaux est fournie par les messages consacrés par ces sites à la condition féminine. Ce sont des tweets d’Islam&Info du 18 août :

- C’est aussi l’unique tweet d’IslamMag.fr consacré à ces événements, également du 18 août :

- C’est peut-être surtout un tweet d’Elias d’Imzalène qui publie un montage photo : le bas du personnage est pris à la Statue de la Liberté. Le haut est le buste d’une femme en burka entourée de colombes. Légende : « Qui peut se dire libre ? Qui est le plus libre ? Et qu’est-ce que la liberté ?».

Alors, faisons un détour par des extraits d’un entretien avec Alexandre del Valle, géopolitologue averti du monde musulman, publié le 21 août dans Valeurs Actuelles :
« Tout est une question d’interprétation de la charia elle-même. Cette dernière est une jurisprudence qui reprend des dispositions du Coran, temporelles et spirituelles, et qui ajoute à cela la tradition des hadiths, qui sont également des sortes de jurisprudences, puisque ce sont les commentaires des propos qu’aurait tenus Mahomet. La charia ne veut donc rien dire seule. Elle peut être interprétée de mille manières.… Si elle est appliquée de manière un peu plus “douce”, vous vous retrouvez avec le Qatar, qui a le même islam que les wahhabites de l’Arabie Saoudite, mais qui l’applique de manière rigoriste mais moins fanatique. Et encore une fois, la tendance idéologique [des talibans] qui a négocié avec les Américains à Doha est celle qui prétend appliquer une version dite classique de la charia, qui se rapprocherait de ce que l’Arabie Saoudite pratiquait sur son sol avant l’arrivée de Mohammed Ben Salmane (MBS) au pouvoir… Aujourd’hui, ils affirment ne pas avoir la même vision de la charia, mais l’avenir confirmera cela ou non ».
Et M.del Valle d’ajouter :
« Ça peut paraître surprenant pour nous, mais pour un Afghan moyen de 50 ou 60 ans, qui a une vision clanique de la société et des mœurs des plus rigoristes, les talibans sont redevenus ce qu’il y a de moins mal, après 20 ans de bombardements et d’humiliation américaines et de règne de gouvernements anti-talibans “collabos” ultra-corrompus. Je ne parle donc pas des progressistes ultra-minoritaires qui plaisent beaucoup à nous, les Occidentaux, mais qui n’ont hélas jamais rien représenté dans cette société tribale ultra-traditionnaliste et majoritairement islamiste… Une étude du Pew Research Center, un centre de recherche américain, de 2019 montrait que 99 % des Afghans étaient favorables à la mise en place de la charia. 85 % d’entre eux étaient même pour la lapidation des femmes jugées infidèles ».
On aura donc compris qu’aux pays de la charia et de la pax islamica, il y a cinquante nuances de musulmans. Même si, le 26 août 2021 sur TV Libertés, le président de l’Union des Musulmans de Levallois-Perret, alertait sur les réfugiés afghans : « Il faut les surveiller ! Un musulman [il dit bien « musulman »] afghan ce n’est pas pareil qu’un musulman français ! », tous font partie de ce même monde musulman. Y compris l’Afghanistan des talibans.
Bien sûr, beaucoup d’Européens et en particulier beaucoup d’hommes politiques s’obstinent à ne vouloir qualifier les talibans que d’islamistes pour éviter d’avoir à se poser quelques questions gênantes :
- Si les talibans sont des musulmans, comment comprendre que l’islam puisse encore être présenté comme une grande religion de tolérance, de paix et même de miséricorde ?
- Si la communauté musulmane mondiale est tellement fraternelle, comment expliquer que les pays charia-compatibles n’accueillent pas les Afghans qui veulent partir d’Afghanistan ?
- Quelles sont alors les origines de la violence en islam (question interdite comme Benoit XVI pourra vous le confirmer….) ?
- Et même plus, comment protéger la France de la violence musulmane ? Mais là, nous rentrons carrément dans la science-fiction avec les cadors politiques dont nous sommes dotés :

Refus du passeport sanitaire : blocage des camions
Après Perpignan, une opération blocage des camions a eu lieu hier soir au péage de la Sesquieres à Toulouse. Un appel national à se rassembler sur Paris a été lancé pour samedi.
C’est arrivé un 6 septembre…
"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 6 septembre : saints du jour français ou en France.
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Bx Bertrand de Garrigues : prieur dominicain († 1230)
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Bertrand naît à Garrigues (Gard). Il entra dans l'Ordre en 1215 et fut en 1216 le premier prieur du premier couvent dominicain : Saint-Romain de Toulouse. Saint Dominique l'envoya à Paris en 1217, où il fonda avec le frère Mannès le couvent Saint-Jacques (aujourd'hui rue des Tanneries, dans le XIIIème) au cœur de l'Université qui était alors la première de l'Europe chrétienne. Il fonda plusieurs autres couvents à Montpellier, à Avignon et ailleurs.
De retour à Toulouse en 1219, il fut nommé, en 1221, premier Provincial de Provence. Âme de grande pénitence et de singulière innocence, dans sa profonde humilité il ne cessait de pleurer abondamment sur ses péchés, au point que St Dominique, jugeant ces pleurs excessifs, lui demanda de se contenter de pleurer pour la conversion des pécheurs. Jourdain de Saxe le décrit ainsi: « Compagnon de St Dominique dans les voyages, dans la sainteté et dans la ferveur ». Beaucoup de ses attitudes reflétaient, jusque dans les traits extérieurs, le comportement de son maître Dominique qu'il s'était proposé d'imiter et qu'il avait suivi dans ses voyages. Après la mort de St Dominique, il veilla sur les sœurs de Prouille, ces anciennes cathares converties dont la prière soutenait la prédication des frères.
Il meurt le 18 avril 1230 au cours d'une retraite, qu'il prêchait aux cisterciennes de Bouchet, près d'Orange. Son tombeau y devint un lieu de pèlerinage. Son corps, enlevé par les Frères Prêcheurs d'Orange en 1414, fut vénéré dans leur église jusqu'en 1561, date à laquelle il fut jeté au feu lors des guerres de religion. Au 18ème siècle, sa statue, placée dans l'église, était encore vénérée par les fidèles qui en avaient fait un saint. Culte approuvé en 1881 par Léon XIII.
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St Cagnoald : évêque de Laon († 632)
À Laon, vers 632, saint Cagnoald, évêque, qui fut disciple de saint Colomban et son compagnon dans sa retraite près de Bregenz.
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le 6 septembre : fête du Miracle de l'Archange Michel à Colosses.
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le 6 septembre 972: décès du pape Jean XIII.
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le 6 septembre 1352: décès du pape Clément VI.
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le 6 septembre 1638 : Paris fête la naissance de Louis Dieudonné.
Le Roi Louis XIII fait tirer le canon à Paris, les échevins font allumer des feux de joie, les cloches des églises sonnent, le vin coule dans les fontaines publiques, pour célébrer la naissance du Dauphin Louis Dieudonné. Le Roi Louis XIII fait chanter un Te Deum à Notre-Dame.
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le 6 septembre 1683 : décès de Jean-Baptiste Colbert, homme politique français.
Initialement en charge des finances du Royaume, Colbert, qui meurt à 64 ans, a exercé peu à peu son influence dans tous les domaines, tout au long des 22 années passées au service du Roi-Soleil. Né en 1619 dans une famille de la bourgeoisie drapière rémoise, il fait des études de droit à l'Université de Paris. D'abord Commissaire aux Armées, à la fin de la Guerre de Trente Ans, Colbert à la mort de Mazarin, est nommé Intendant ce qui lui permet de gagner la confiance de Louis XIV.
En 1661, il dénonce les malversations financières de Fouquet, qui est arrêté à Nantes par d'Artagnan (voir la chronique de la veille). Après la destitution de Fouquet, Louis XIV nomme Colbert Contrôleur Général des Finances du Royaume.
Travailleur infatigable, il a en charge l'administration des Finances, du Commerce, la Marine, de la Surintendance des Bâtiments et des Arts et Manufactures. Il réforme l'administration, développe l'industrie et le commerce (hausse des tarifs douaniers, surveillance des Corporations, institutions quadri centenaires datant de Saint-Louis) ; il crée des manufactures de l'Etat comme Saint-Gobain ou les Gobelins. Il réorganise la justice et la marine et fait notamment construire une flotte de guerre de 276 bâtiments ; il transforme Brest et Cherbourg en de grands ports modernes. Il achète Dunkerque aux Anglais. Il institue des compagnies commerciales : Compagnie des Indes Orientales (Océan indien), Compagnie des Indes Occidentales (Amériques) pour encourager vivement l'implantation de colons en Nouvelle-France (Québec). Il fait bâtir le siège de l'Académie Royale, créée par Richelieu, fonde l'Académie des Sciences, l'Académie Royale de Musique, l'Académie des Belles Lettres, et l'Académie de Peinture et de Sculpture. Enfin, il dirige le financement des travaux du château de Versailles. Il s'éteint le 6 septembre 1683. Jean-Baptiste Colbert repose toujours aujourd'hui en l'Église Saint-Eustache à Paris.
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le 6 septembre 1787 : naissance d'Émilie de Rodat, religieuse française, fondatrice de la congrégation des Sœurs de la Sainte-Famille.
Elle est béatifiée le 9 juin 1940 et canonisée le 23 avril 1950, décrétée « Sainte » par le pape Pie XII. Elle est fêtée le 19 septembre.
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le 6 septembre 1802 : naissance d'Alcide Dessalines d'Orbigny, naturaliste, explorateur et paléontologue français.
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le 6 septembre 1813 : bataille de Dennewitz.
Défaite française près de Berlin.
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le 6 septembre 1914 : bataille de la Marne.
Joffre, commandant en chef des armées françaises, donne l'ordre de contre-offensive générale. Les Français arrêtent le repli et contiennent l'avancée allemande. Du 6 au 12 septembre 1914, plus d'un million et demi de soldats vont se livrer bataille, dans ce que l'on appelle la première bataille de la Marne, sur plus de 200 kilomètres. Très vite les Français vont parler d'intervention divine, de miracle : le «miracle de la Marne».
Le journal catholique, " Le Courrier de la Manche " du dimanche 14 janvier 1917 publie un article citant des sources allemandes dignes de foi, puisqu' il s'agit d'un prêtre et de deux officiers. La Vierge a barré la route de Paris et 100.000 hommes l'ont vue, mais ils ont ordre de se taire sous peine d'être fusillés. Le récit explicite bien le retournement inespéré de la bataille de la Marne, qui tient du miracle et qui se produit entre le premier vendredi de septembre et l'octave de la Nativité de la Vierge Marie.
«Le 3 janvier 1915 " Un prêtre allemand blessé et fait prisonnier à la bataille de la Marne, est mort dans une ambulance française où se trouvaient des religieuses. Il leur dit : <Comme soldat, je devrais garder le silence, comme prêtre, je crois devoir dire ce que j'ai vu. Pendant la bataille de la Marne, nous étions surpris d'être refoulés, car nous étions légion, comparés aux Français et nous comptions bien arriver à Paris. Mais nous vîmes la Sainte Vierge toute habillée de blanc avec une ceinture bleue, inclinée vers Paris… elle nous tournait le dos et de la main droite, semblait nous repousser… Cela je l'ai vu et un grand nombre des nôtres aussi. Dans les jours où ce prêtre allemand parlait ainsi, deux officiers allemands, prisonniers, comme lui, et blessés, entraient dans une ambulance française de la Croix-Rouge. Une dame infirmière parlant allemand les accompagne. Quand ils entrèrent dans une salle où se trouvait une statue de Notre-Dame de Lourdes, ils se regardèrent et dirent : " Oh ! La Vierge de la Marne ! "
La meilleure preuve d'authenticité du récit qui précède est le suivant, qui se rapporte au même fait : une religieuse qui soigne les blessés à Issy-les-Moulineaux, écrit : "C'était après la bataille de la Marne, parmi les blessés soignés à l'ambulance d'Issy, se trouvait un Allemand très grièvement atteint et jugé perdu. Grâce aux soins qui lui furent prodigués, il vécut encore plus d'un mois, il était catholique et témoignait de grands sentiments de foi. Les infirmiers étaient tous prêtres. Il reçut les secours de la religion et ne savait comment témoigner sa gratitude ; il disait souvent : " Je voudrais faire quelque chose pour vous remercier. " Enfin, le jour où il reçut l'extrême-onction, il dit aux infirmiers : " Vous m'avez soigné avec beaucoup de charité, je veux faire quelque chose pour vous en vous racontant ce qui n'est pas à notre avantage, mais qui vous fera plaisir. Je paierai ainsi un peu de ma dette. «
"Si j'étais sur le front, je serais fusillé, car défense a été faite de raconter, sous peine de mort ce que je vais vous dire : vous avez été étonnés de notre recul si subit quand nous sommes arrivés aux portes de Paris." Nous n'avons pas pu aller plus loin, une Vierge se tenait devant nous, les bras étendus, nous poussant chaque fois que nous avions l'ordre d'avancer. Pendant plusieurs jours nous ne savions pas si c'était une de vos saintes nationales, Geneviève ou Jeanne d Arc. Après, nous avons compris que c'était la Sainte Vierge qui nous clouait sur place. Le 8 septembre, Elle nous repoussa avec tant de force, que tous, comme un seul Homme, nous nous sommes enfuis. Ce que je vous dis, vous l'entendrez sans doute redire plus tard, car nous sommes peut-être 100.000 hommes qui l'avons vu." »
(Tiré du Le courrier de la Manche, du dimanche 14 janvier 1917.)
Voir les chroniques du 5 du 8 et du 12 septembre.
Monument élevé à Barcy en souvenir de l'intervention de la Sainte Vierge face aux Allemands
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le 6 septembre 1940 : le maréchal Pétain nomme le général Weygand au poste de « Délégué général du gouvernement en Afrique française ».
Le maréchal connait les sentiments anti-allemands et la soif de revanche de Weygand. Le 20 septembre, il confie au professeur Rougier : «J'envoie Weygand en Afrique du Nord, avec tout pouvoir, loin des orages du Conseil des ministres, où il ne peut plus s'entendre avec Laval, et hors des regards des Allemands. Sa mission sera de sauvegarder l'Afrique du Nord et de former une armée capable de la défendre. Un jour cette armée nous servira, mais il est encore beaucoup trop tôt. »
Chronique de l’herméneutique de la rupture
Avec le motu proprio Traditionis custodes, beaucoup ont désormais compris que le pape François est un partisan de l’herméneutique de la rupture, une sorte d’anti-Benoît XVI, qui défendait une herméneutique de la réforme dans la continuité. La justification, avancée par certains analystes, qui vont péniblement chercher quelques boucs émissaires pour expliquer ce nouvel acte de gouvernement, tombe à plat, car c’est tout l’enseignement des papes Jean-Paul II et Benoît XVI qui est remis en question.
Ainsi, les graves déviances en cours au sein de l’épiscopat allemand ne trouvent aucune condamnation du côté de Rome, qui semble non seulement laisser faire mais encourager le processus.
Aujourd’hui, c’est de nouveau la question LGBT qui revient dans l’actualité vaticane, avec une nouvelle approbation du Pape concernant le docu-film dans lequel le pape – à travers un copé-collé d’anciennes interviews – se prononce en faveur d’une loi pour les familles homosexuelles. Les polémiques qui avaient surgi, lors de la sortie du film du réalisateur Evgeny Afineevsky, avaient contraint la Secrétairerie d’Etat à faire circuler un document interne à toutes les nonciatures pour réaffirmer que l’Eglise n’avait pas changé d’avis sur la question homosexuelle. Mais ça c’était avant…
Cette fois, les dirigeants du Vatican ont organisé une nouvelle projection en grande pompe dans la salle du nouveau synode au Vatican pour lundi après-midi, à 18h00. La projection est réservée à une centaine d’invités. Le film du réalisateur israélo-américain présenté au Festival du film de Rome en octobre dernier a été réalisé à travers le montage de coupures d’un entretien avec Televisa, la télévision mexicaine, à partir duquel a été réalisé un copier-coller dans lequel apparaît le Pape, qui bénit essentiellement la légalisation des unions entre homosexuels.
« Les homosexuels ont le droit d’être dans une famille. Ils sont enfants de Dieu et ont droit à une famille. Personne ne devrait être jeté dehors ou mécontent de cela. Ce que nous devons créer, c’est une loi sur les unions civiles. De cette façon, ils sont légalement couverts. Je me suis battu pour cela ».
Malgré les polémiques soulevées dans l’Église le 21 octobre de l’année dernière, le Pape avait rencontré le réalisateur Afineevsky au Vatican et, le lendemain, il y a eu une petite fête dans les jardins du Vatican avec tous les responsables de la communication. Une deuxième projection au Vatican, également dans la salle du Nouveau Synode, avait déjà eu lieu le 24 mai, à nouveau organisée par le réalisateur Afineevsky et la Fondation Laudato si ‘ – à l’occasion du sixième anniversaire de l’encyclique -, déjà réservée à environ 100 personnes. A la fin de la projection, le Pape a réagi pour saluer et discuter avec les participants.
“Les plaintes Covid arrivent par milliers”
Procureur général près la cour de cassation et deuxième magistrat de France, François Molins révèle dans un entretien accordé à LCI dimanche, que “des milliers” de plaintes concernant le Covid ont été déposées.
“C’est un phénomène qui est nouveau, qui est dû certainement au développement des modes de communication et d’internet, et qui affecte la Cour de Justice de la République.”
“C’est la commission des requêtes qui l’appréciera. Le même phénomène se produit au Pôle de santé publique de paris. (…) C’est un phénomène qui concerne la problématique dans son ensemble : le volet droit commun ou le volet ministériel.”
Concernant les ministres, la CJR avait ordonné, en octobre dernier, des perquisitions aux bureaux et aux domiciles d’Olivier Véran et d’Edouard Philippe :
“La Cour de justice de la République fait la fonction pour laquelle elle a été créée, de poursuivre des infractions reprochées à des ministres dans l’exercice de leur fonction, même si c’était dans le cadre d’une action politique. Il y a un certain nombre de projets de réformes de la CJR. S’il y a un problème là-dessus, il faut que le modèle évolue. C’est la volonté nationale qui soit s’en saisir.”
Bienheureuse Sœur Théotiste
Heureuse parution aux Editions Saint Jude : la vie de la Bienheureuse Sœur Théotiste, une des 32 Bienheureuses martyres d’Orange, spécialement préparée pour les enfants, avec des pages à colorier.

Comparaison du message de la Salette et des écrits du cardinal Sarah
Un lecteur m’envoie le tableau ci-dessous, mettant en parallèle le message de la sainte Vierge à La Salette et les écrits du cardinal Sarah.
« Si mon peuple continue, ce que je vais vous dire arrivera plus tôt, s’il change un peu, ce sera un peu plus tard. » Message donné à Maximin le 19 septembre 1846.
Extraits de « Le soir approche et déjà le jour baisse » du cardinal Robert Sarah. Editions Fayard 2019
| Message de La Salette | Cardinal Robert Sarah |
| – Les prêtres, ministres de mon Fils, les prêtres, par leur mauvaise vie, par leurs irrévérences et leur impiété à célébrer les Saints Mystères, par l’amour de l’argent, l’amour de l’honneur et des plaisirs, les prêtres sont devenus des cloaques d’impureté.
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… Parmi nous, dans nos rangs, se sont introduits des prédateurs. (p 12)
– Certains hommes de Dieu sont devenus les agents du Mauvais. (p 12) – Nous vivons le mystère d’iniquité, le mystère de la trahison, le mystère de Judas. (p 12) – Il ne sied pas que le prêtre célébrant se tienne « de l’autre côté de l’autel », comme s’il prenait la place de Dieu. Ce faisant, il est comme un écran qui cache la Transcendance de Dieu. Il est un voile qui cache la majesté de Dieu. – il n’est pas rare que des évêques et des prêtres négligent l’adoration. Ils ne trouvent pas le temps pour Dieu, parce qu’ils ont perdu le sens de Dieu. Dieu n’a plus beaucoup de place dans leur vie. (p 44)
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| Malheur aux prêtres et aux personnes consacrées à Dieu, lesquelles, par leurs infidélités et leur mauvaise vie, crucifient de nouveau mon Fils ! | – L’Eglise souffre, elle est bafouée et ses ennemis sont à l’intérieur. (p 15)
– Toute la déchristianisation est venue du clergé. (p 72) – Parler pour susciter des applaudissements, parler en fonction de ce que les hommes veulent entendre, parler en obéissant à la dictature des opinions communes, cela est considéré comme une sorte de prostitution de la parole et de l’âme. (p 93) – La lumière du sacerdoce est obscurcie. (p 64) – Des prêtres sont tombés dans les pièges grossiers du pouvoir médiatique. (p 296) – Notre foi est devenue tiède, tel un souvenir qui s’estompe peu à peu.
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| Les péchés des personnes consacrées à Dieu crient vers le Ciel | – Le mystère de Judas plane sur notre temps. Le mystère de la trahison suinte des murs de l’Eglise. (p 12) – Cette trahison-là a été préparée et causée par beaucoup d’autres. (p 12)
– Chez certains prêtres, il existe une peur d’apparaître comme étrangers au monde. (p 70) – Nous avons trop souvent laissés faire, fermer les yeux… (p 64) – Certains clercs affichent une complaisance avec les théories théologiques les plus incertaines. Ils en viennent à mépriser la foi des petits et des simples. (p 73) – Le travail de déconstruction d’une certaine théologie qui a perdu l’esprit ecclésial se répercute forcément… (p 121) Oui, la crise sacerdotale est profonde… (p 184) |
| ; il n’y a plus personne digne d’offrir la Victime sans tache à l’Eternel en faveur du monde.
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– Le diable veut déchirer l’Eglise en s’attaquant d’abord au sacerdoce. Satan entend détruire les prêtres et l’enseignement de la doctrine. Il a en horreur la liturgie, les sacrements et la succession apostolique. (p 170)
– Le diable cherche à instiller la tiédeur et le doute chez les prêtres. (p 170) La dégradation de la liturgie en spectacle, la négligence dans les célébrations et les confessions, la mondanité spirituelle n’en sont que les symptômes. (p 138) – Nous avons désacralisé la célébration eucharistique. Nous avons transformé nos célébrations eucharistiques en un spectacle folklorique, en un événement social, en un divertissement, en un dialogue insipide entre le prêtre et l’assemblée chrétienne. Y a-t-il encore une place pour le Très-Haut dans nos liturgies. (p 139) – Dans la célébration de la Messe, les fantaisies les plus incroyables sont venues ternir le mystère pascal. (p 176) – Je crois que la véritable source de la crise de la théologie morale est la peur qui a envahi le cœur des clercs. Nous avons peur de passer pour des inquisiteurs cruels. (p 175)
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| Malheur aux habitants de la terre ! Dieu va épuiser sa colère, et personne ne pourra se soustraire à tant de maux réunis.
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– « Nous devons nous préparer à subir de grandes épreuves dans un futur qui n’est pas très éloigné. » (p 170 – K. Wojtyla)
– Les eaux furieuses de nos passions prennent le dessus sur la raison. L’homme post moderne est traîné dans les boues les plus malsaines. Dieu a en horreur ces mouvements diaboliques. (p 332)
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| – Les chefs, les conducteurs du peuple de Dieu ont négligé la prière et la pénitence, et le démon a obscurci leurs intelligences | – Oui, comme lui, nous avons trahi ! Nous avons abandonné la prière. (p 13)
– Peut-être est-ce l’habitude d’une trop grande richesse qui nous (les prêtres) rend peu à peu incapables de risquer notre vie par amour. Nous devenons avare, installés dans le confort et la sécurité. (p 92) – Le confort matériel entraîne une bureaucratisation mondaine bourgeoise du clergé. (p 302) – La prière est rongée par l’activisme… (p 110)
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| – Dieu permettra au vieux serpent de mettre des divisions parmi les régnants, dans toutes les sociétés et dans toutes les familles | – Le signe de Satan est la division. Aujourd’hui, il existe des conflits graves au sein du clergé. Le diable est à la fête. Le diable aime à diviser l’Eglise. (p 168)
– Le diable nous pousse à la division et au schisme. (p 15) – Je suis meurtri de voir tant de pasteurs brader la doctrine catholique et installer la division parmi les fidèles. (p 18) – Au travers des familles, le diable veut profaner l’unité trinitaire. (p 205)
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| La société est à la veille des fléaux les plus terribles et des plus grands événements | – Tant que nous n’aurons pas conscience de la gravité de notre déchéance, nous ne réagirons pas. (p 137)
– La rupture avec Dieu entraînera une révolution anthropologique sans équivalent dans l’histoire de l’humanité. (p 286)
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| En l’année 1864, Lucifer avec un grand nombre de démons seront détachés de l’Enfer : ils aboliront la foi peu à peu et même dans les personnes consacrées à Dieu | – Le monde occidental n’a plus l’expérience du surnaturel. (p 59)
– Nous préférons considérer que le démon n’existe plus. Des évêques affirment même qu’il n’est qu’une image symbolique. (p 57) – Le mal de l’activisme efficace s’est infiltré partout. (p 13) – Ce sont des mercenaires introduits en fraude dans la bergerie. (p 19) – Tant de haine et de divisions défigurent l’Eglise. (p 21) – Quand cette obsession de la consommation et du confort entre à l’intérieur de l’Eglise, elle conduit à la trahison des promesses faites au Christ. (p 302)
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| Plusieurs abandonneront la foi, et le nombre des prêtres et des religieux qui se sépareront de la vraie religion sera grand ; parmi ces personnes il se trouvera même des Evêques.
; plusieurs maisons religieuses perdront entièrement la foi et perdront beaucoup d’âmes.
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– La doctrine catholique est mise en doute. Au nom de postures soi-disant intellectuelles, des théologiens s’amusent à déconstruire les dogmes, à vider la morale de son sens profond. Le relativisme est le masque de Judas déguisé en intellectuel. (p 13-14)
– Le diable cherche à nous faire douter de l’Eglise. (p 15) – L’Eglise se meurt parce que les pasteurs ont peur de parler en toute vérité et clarté. Nous avons peur des medias, peur de l’opinion, peur de nos propres frères ! (p 16) – Certains croyants choisissent de croire à tel article du Credo et rejettent tel autre. (p 411) – Je crois que la véritable source de la crise de la théologie morale est la peur qui a envahi le cœur des clercs. Nous avons peur de passer pour des inquisiteurs cruels. (p 175) – Les chrétiens tremblent, vacillent, doutent. (p 14) – Les chrétiens sont désorientés. (p 11) – La barque est battue par la tempête. L’eau y entre en quantité : tenez ferme la barque, autrement dit, tenez ferme la doctrine et priez intensément. (p 394)
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| des prêtres, parce qu’ils ne seront pas conduits par le bon esprit de l’Evangile, qui est un esprit d’humilité, de charité et de zèle pour la gloire de Dieu.
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– La lumière du sacerdoce est obscurcie. (p 64)
Nous avons affirmé : je ne suis pas sûr de lui, des Evangiles, des dogmes, de la morale chrétienne. Nous avons eu honte des saints et des martyrs, Nous avons rougi de Dieu, de son Eglise et de sa liturgie, tremblé devant le monde et ses serviteurs. Tel est le sens de la crise contemporaine de la foi. Nous ne voulons pas regarder vers celui que nous avons crucifié. Aussi courons-nous vers le suicide. (p 26) – Vouloir gagner la popularité médiatique au prix de la vérité revient à faire l’œuvre de Judas. (p 19) – Les prêtres s’occupent-ils du Christ et de l’évangélisation du monde ou du bien-être terrestre des hommes ? Le surnaturel semble être absorbé et englouti par le naturel. Nous devenons sourds, autistes et aveugles aux choses de Dieu. 58-59 |
| – Les mauvais livres abonderont sur la terre et les esprits de ténèbres répandront partout un relâchement universel pour tout ce qui regarde le service de Dieu | – La crise de l’Eglise est comme un cancer qui ronge le corps à l’intérieur. (p 109)
Aujourd’hui, de faux prophètes essaient de charmer et d’endormir le peuple de Dieu en diluant l’Evangile dans un langage ambigu et confus, menaçant d’affadir notre foi pour obtenir l’attention bienveillante du monde. (p 150) – La recherche de la vérité n’existe plus. Le mal et le bien sont confondus (en Europe). (p 278) – En rejetant la présence du sacré dans notre vie, nous créons un monde uniforme et sans relief, un monde aplati…
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| prêcheront un autre Evangile, contraire à celui du vrai Jésus-Christ, niant l’existence du Ciel, soit encore les âmes des damnés | – Je déplore que nombre d’évêques et de prêtres négligent leur mission essentielle, qui est leur propre sanctification et l’annonce de l’Evangile
– Ceux qui annoncent à grand fracas le changement et la rupture sont des faux prophètes. Ils ne cherchent pas le bien du troupeau – Beaucoup dans l’Eglise n’osent plus enseigner la réalité du salut et la vie éternelle. Dans les homélies, il y a un étrange silence concernant les fins dernières…On évite de parler du péché originel… Le sens du péché semble avoir disparu. Le bien et le mal n’existent plus .. (p 57) Nous oublions que le ciel existe. (p 58-59) – L’Eglise ne consacre plus de prêches à l’âme, à l’éternité et aux fins dernières. Les prêtres ont peur de susciter des railleries. (p 275) – Peut-être est-ce la peur de parler de l’enfer qui nous rend si pusillanimes à prêcher notre vocation divine à la sainteté. (p 403) – User de son autorité pour prêcher une doctrine humaine… sont autant de comportements qui nient la vérité profonde du sacerdoce et mettent en danger le salut des fidèles. (p 64)
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| Malheur aux Princes de l’Eglise, qui ne seront occupés qu’à entasser richesses sur richesses, qu’à sauvegarder leur autorité et à dominer avec orgueil !
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– Nous avons voulu briller aux yeux du monde (26)
– Si le prêtre ne prie pas, alors son offrande est une coquille vide, un acte social et mondain. Peu à peu les fidèles s’éloignent car le puits où ils espéraient trouver de l’eau est à sec (p 69) – Il règne aujourd’hui une vraie cacophonie dans les enseignements des pasteurs, évêques et prêtres. 113
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| La sainte foi de Dieu étant oubliée, chaque individu voudra se guider par lui-même et être supérieur à ses semblables | – Cette perte du sens de la foi est la racine profonde de la crise de civilisation que nous vivons (p 37)
– Dieu nous a élus pour l’adorer. Pourtant, l’être humain ne veut pas s’agenouiller. (p 36) – Le niveau de vie catéchétique est souvent indigne, à tel point que les chrétiens ne connaissent plus les fondements de leur propre foi. (p 76) – Combien je comprends tous les chrétiens qui souffrent de voir l’Eglise défigurée par tant de renoncements et d’abus. (p 145) – Le père du mensonge et prince de ce monde a pris possession du cœur de ceux qui, ont le pouvoir. (p 335)
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| On abolira les pouvoirs civils et ecclésiastiques, tout ordre et toute justice seront foulés aux pieds | – Les élites ont décidé d’évacuer toute référence à une culture morale ou chrétienne. (p 346)
– La crise de la foi s’inscrit dans une société sécularisée, coupée de Dieu et des réalités surnaturelles…. 59 |
| on ne verra qu’homicides, haine, jalousie, mensonge et discorde, sans amour pour la patrie ni pour la famille | – La barbarie de l’inculture est dominée par la recherche d’une jouissance sans fin et par la satisfaction de nos instincts et de nos passions. (p 348)
– Le mensonge est la pratique courante d’un monde qui ne craint plus Dieu. (348) – Nous devons être fiers de nos patries. (p 396) – Je crois que la famille est une réalité proprement insupportable au démon. (p 205) – Au travers des familles, le diable veut profaner l’unité trinitaire. (p 205)
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| Les gouvernants civils auront tous le même dessein qui sera d’abolir et de faire disparaître tout principe religieux, pour faire place au matérialisme, à l’athéisme, au spiritisme et à toutes sortes de vices.
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– Aujourd’hui, les principes moraux et le bonheur des peuples sont sournoisement piétinés par le cynisme de nombreux gouvernements et compagnies financières. (p 343-344)
– En Occident, la disparition de Dieu a entraîné le bannissement de tout ce qui est sacré dans l’existence humaine. Le sacré est devenu quantité négligeable. (p 162) – Le monde post moderne est le royaume des idoles, des sorciers et des astrologues. (p 165) – Je crois qu’au sommet de ce nouveau panthéon trône l’idole de l’argent. (p 165) – La démocratie est divinisée. Or elle présente désormais des dérives totalitaires. (p 351) – Aujourd’hui, nous sommes revenus à l’époque du veau d’or. L’argent est au cœur des préoccupations du monde occidental, mais aussi de beaucoup de peuples à travers le monde. (p 332)
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| dans les couvents, les fleurs de l’Eglise seront putréfiées et le démon se rendra comme le roi des cœurs.
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– Les comportements contraires au célibat consacrés se multiplient dans certaines régions du monde… Le pire est que certains clercs revendiquent ces actes comme normaux et bénins. (p 137)
– L’Eglise fait l’expérience de la nuit obscure. Le mystère d’iniquité l’enveloppe et l’aveugle. (p 11) – Si, pour éviter les difficultés inhérentes au témoignage de notre foi, nous sacrifions la vérité, alors le chrétien perd son sel ; il ne sert plus à rien. (p 151)
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| le démon usera de toute sa malice pour introduire dans les ordres religieux des personnes adonnées au péché | – La contestation n’a pas épargné les religieux : on les a trouvés au premier rang des contestataires. Ils ont été souvent au nombre des « enragés ». (p 185 cardinal Garone)
– On a souvent confondu chez les religieux « renouveau » et « commodité ». Ainsi l’abandon de l’habit religieux est-il regrettable, de même que le remplacement de l’office nocturne par des veilles communautaires. On a même mis en question la pauvreté religieuse, et plus généralement l’utilité des vœux. (p 186)
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| les désordres et l’amour des plaisirs charnels seront répandus par toute la terre.
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– Je veux clamer avec tant de mes frères prêtres ma profonde souffrance devant le mépris du célibat sacerdotal ! Ce trésor ne peut pas être relativisé ! (p 78)
– La prostitution, la pornographie, et leurs dérivés sont devenus des grands marchés. (p 216)
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| – La France, l’Italie, l’Espagne et l’Angleterre seront en guerre ; le sang coulera dans les rues ; le Français se battra avec le Français, l’Italien avec l’Italien ; ensuite, il y aura une guerre (civile) générale qui sera épouvantable. | – Dans de nombreux pays occidentaux, la volonté de rompre avec le passé et toutes ses traditions a provoqué des situations de guerre civile larvée… Les guerres civiles pointent à l’horizon. (p 365)
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| Dieu ne se souviendra plus de la France, ni de l’Italie, parce que l’Evangile de Jésus-Christ n’est plus connu.
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– Le monde a choisi de s’organiser sans Dieu, de vivre sans Dieu, de se penser sans Dieu. Il est en train de faire une terrible expérience : partout où Dieu n’est pas, là est l’enfer. Qu’est-ce que l’enfer sinon la privation de Dieu ? (p 222)
– La tiédeur, le refus des exigences évangéliques, la perte du sens du péché, l’attachement à l’argent trouvent dans la perte du sens de Dieu leur racine commune. (p 138) – La médiacratie tente par tous les moyens de mettre en pièces les restes de la chrétienté. (p 286)
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| il y aura une espèce de fausse paix dans le monde ; on ne pensera qu’à se divertir ; les méchants se livreront à toutes sortes de péché | – L’homme européen danse au bord d’un volcan. (p 288)
– La loi morale est détestée. (p 290) – Nous sommes entrés dans une civilisation du chaos des désirs. (p 291) – Les profanations se multiplient… images de la Sainte Vierge, tabernacle lui-même, cimetières… haine diabolique… (p 167)
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| les lieux saints sont dans la corruption ; beaucoup de couvents ne sont plus les maisons de Dieu, mais les pâturages d’Asmodée et des siens.
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– Nos relativisons le sens du célibat… certains vont même jusqu’à revendiquer le droit à des comportements homosexuels. Les scandales se succèdent, chez les prêtres et chez les évêques. (p 14)
– Comment ne pas être attristé par l’avalanche de scandales qui arrivent aujourd’hui par des hommes d’Eglise ? (p 42) Des hommes consacrés commettent des abominations et continuent à exercer leur ministère comme si de rien n’était ; ils ne craignent pas Dieu ni son jugement mais craignent seulement d’être découverts et démasqués. (p 63) – Comme le disait saint Paul VI, les fumées de Satan nous envahissent. L’Eglise, qui devrait être un lieu de lumière, est devenue un repère de ténèbres. Elle devrait être une maison de famille sûre et paisible, et voilà qu’elle est devenue une caverne de brigands ! (p 11-12)
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| Les démons de l’air avec l’antéchrist feront de grands prodiges sur la terre et dans les airs et les hommes se pervertiront de plus en plus.
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– « Nous sommes aujourd’hui devant la lutte finale entre l’Eglise et l’anti-Eglise, entre l’Evangile et l’anti-Evangile, entre le Christ et l’anti-Christ. » (p 170 – K. Wojtyla 1976)
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| j’appelle les Apôtres des derniers temps, les fidèles disciples de Jésus-Christ qui ont vécu dans un mépris du monde et d’eux-mêmes, dans la pauvreté et dans l’humilité, dans le mépris et le silence, dans l’oraison et dans la mortification, dans la chasteté et dans l’union avec Dieu, dans la souffrance et inconnus du monde.
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– il y a une nécessité et une urgence à nous convertir. Il y a une nécessité et une urgence à changer de direction. (p 61)
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| Il est temps qu’ils sortent et viennent éclairer la Terre. Allez et montrez-vous comme mes enfants chéris ; je suis avec vous et en vous, pourvu que votre foi soit la lumière qui vous éclaire dans ces jours de malheurs | – Dieu seul peut nous sauver. Il ne le fera que si nous le prions. (p 18)
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| L’Eglise sera éclipsée, le monde sera dans la consternation | – Quand la foi du clergé s’étiole, il se produit comme une éclipse : le monde est plongé dans les ténèbres obscures. (p 72)
– J’en ai la certitude : la paganisation de l’Occident paganisera le monde entier et l’effondrement de l’Occident provoquera un cataclysme général, un bouleversement culturel, démographique et religieux total. (p 346) – Nous assistons impuissants au passage d’un âge humain à un âge bestial. (285)
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Le texte complet du Message de La Salette avec l’imprimatur de Mgr Zola, évêque de Lecce (Italie) sont envoyés gratuitement sur simple demande à :
Communauté N.D. de Fatima – La Salette
486 rue Belharra
40230 St Geours de Maremne
A 7 mois de l’élection présidentielle, rien n’est joué
Dans un articles de L’Incorrect sur la pléthore de candidats qui s’affichent de droite, tout en vidant le terme de sa substance, Bruno Larebière écrit :

Vous pouvez commander ou vous abonner à L’Incorrect ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.
Actes anti-chrétiens: ras-le-bol du “deux poids, deux mesures”!
L’émission Terre de missions du 5 septembre commence avec l’abbé Guy Pagès, bien connu pour son apostolat à destination des musulmans. Aujourd’hui, il vient parler des fins dernières (ce qui nous attend après notre mort). En effet, beaucoup de doctrines novatrices ont affadi la foi traditionnelle sur ce sujet et diminué d’autant la ferveur missionnaire (si tout le monde est assuré d’aller au paradis, à quoi bon annoncer l’évangile?).
Puis Julien Clos intervient par Skype pour présenter la marche qu’il organise à Nice contre la christianophobie.
Enfin, Guillaume de Thieulloy présente quelques livres et DVD.
Encore de très nombreuses manifestations pour la liberté
Informations en vrac :
- Les musulmans et autres immigrés de l’est parisien refusent le vaccin. Partout. Le préfet ferme les yeux.
- Des policiers du syndicats France Police – policiers en colère, ont manifesté aujourd’hui à Paris et dans plusieurs villes de France contre le pass sanitaire.
- Des manifestants contre le pass sanitaire brisent un cordon de police et envahissent la gare Saint Charles à Marseille.
- Des manifestants opposés au pass sanitaire envahissent le centre commercial de Châtelet les Halles à Paris.
- Blocage des camions par des manifestants opposés au pass sanitaire cette nuit au péage de Perpignan sud.







GPA : la mobilisation de LMPT contribue à l’échec du salon de vente d’enfants



A l’appel de La Manif Pour Tous, la jeunesse a répondu présent ce samedi 4 septembre pour dénoncer le salon Désir d’enfant et l’exploitation des mères porteuses. Une mobilisation tout au long du week-end qui contribue sans doute à l’échec du salon. De son côté, le gouvernement brille par son silence. S’il veut rester crédible dans sa parole, il lui reste 24 heures pour dénoncer ce salon et rappeler que la GPA est une ligne rouge infranchissable.
« La dignité des femmes n’a pas de frontière : la GPA, c’est non ! », « Tolérance zéro pour les atteintes aux droits des femmes ! », « Abolition internationale de la GPA ! », « La grossesse n’est pas un business », « GPA : ni en France, ni à l’étranger ! », « L’humain n’est pas une marchandise », « Le corps des femmes n’est pas à vendre »… Les slogans étaient clairs parmi les manifestants rassemblés devant l’entrée du salon Désir d’enfant. Les jeunes rassemblés par La Manif Pour Tous sont déterminés à faire respecter l’interdit de la GPA en France. Ils s’inquiètent d’un gouvernement qui reste silencieux devant l’organisation de ce salon qui réunit tous les acteurs d’une filière aussi sordide que lucrative : agence de GPA, clinique privées, banques de gamètes, conseils juridiques… Après avoir juré la main sur le cœur que la GPA était une ligne rouge infranchissable, le gouvernement se laisse aller à un silence complice. Malgré les courriers d’alerte dont les Premier Ministre et les ministres concernés ont accusé réception, malgré les questions écrites et orales de parlementaires, malgré la pression médiatique, Olivier Véran reste étrangement silencieux. La dignité et les droits des femmes et des enfants ne sont manifestement pas sa priorité. Dont acte !
Pour souligner que l’exploitation des mères porteuses est une pratique interdite en France, une immense ligne rouge a été tracé par les jeunes devant l’entrée du salon. Une banderole fixée sur un portique d’entrée rappelle la réalité de ce salon « Ici, vente d’enfants / Ici, location de femmes ». Au dos, le même portique affiche un message bien différent pour les quelques visiteurs qui ressortent du salon : « Bienvenue dans une zone où on respecte la dignité des femmes et des enfants ».
« La jeunesse est au rendez-vous. C’est une mobilisation de la jeunesse car elle concerne notre avenir, la société que nous voulons construire » se réjouit Albéric Dumont, vice-Président de La Manif Pour Tous.
« Notre présence visible et audible tout au long de ce week-end décourage manifestement quelques curieux de franchir la porte du salon. C’est important de se mobiliser aujourd’hui pour montrer que ce business sordide qui exploite les mères porteuses n’a pas sa place dans la patrie des Droits de l’Homme » poursuit Ludovine de La Rochère.
Campagne sur les réseaux sociaux
La Manif Pour Tous a lancé une grande campagne de sensibilisation sur les réseaux sociaux en publiant quelques exemples de brochures commerciales qui montrent la réalité du business de la GPA sur les stands du salon Désir d’enfant. La GPA est interdite en France car elle est contraire à la dignité des femmes et des enfants. Et comme la dignité des femmes et des enfants n’a pas de frontière, nous devons abolir cette pratique ignoble partout dans le monde. Retrouvez notre campagne en ligne
Nouvelle manifestation devant une nonciature fermée au dialogue
Ce premier samedi de septembre, de 12h à 13h, plus de 75 manifestants battaient le pavé avenue du Président Wilson à Paris, devant la nonciature apostolique.
Les propos du Pape, dans un entretien qu’il vient d’accorder à une radio espagnole et qui circule sur les réseaux sociaux, n’étaient pas fait pour les apaiser : la possibilité pastorale donnée par Summorum Pontificum, dit le Saint-Père au journaliste espagnol, « se transformait en idéologie » !
Les manifestants ont au contraire répété que leur attachement à la messe tridentine était un attachement de Foi. Leur « instinct de Foi » les pousse à défendre la liberté de vivre leur religion selon le mode immémorial qui a soutenu la Foi de leurs pères et qui a été reconnu par Benoît XVI. Où sont les idéologues, du côté de ceux qui veulent conserver une lexorandi millénaire, où du côté de ceux qui font du passé liturgique et dogmatique de l’Eglise de Rome table rase ?



C’est arrivé un 5 septembre…
"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 5 septembre : saints du jour français ou en France.
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Bx Jean-Joseph Lataste : Prêtre o.p. « Apôtre des Prisons » Fondateur de la Congrégation des « Dominicaines de Béthanie » († 1869)
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Contrairement à l'usage courant, le jour de la mémoire n'est pas celui de la naissance au ciel (dies natalis : 10 mars) mais celui de sa naissance sur terre, selon la Lettre apostolique du 28 mai 2012 du pape Benoît XVI.
Jean-Joseph (dans le monde : Alcide) Lataste naît à Cadillac sur Garonne (Gironde), le 5 septembre 1832, dernier des 7 enfants de Vital et Jeanne Grassiet. Très jeune, il se sent appelé au sacerdoce. Après beaucoup d'hésitations, et un combat profond, il entre en 1857 dans l'ordre Dominicain. Il est ordonné prêtre à Marseille le 08 février 1863 et assigné au couvent de Bordeaux.
En septembre 1864 il est envoyé prêcher une retraite à 400 femmes, condamnées au silence absolu dans la prison de Cadillac qu'il connait bien, car il était né dans cette bourgade. Comme prédicateur, il franchit le seuil de cet établissement pénitencier avec appréhension. Les détenues travaillent en silence toute la journée.
Pour suivre la retraite, elles rognent sur leur temps de repos, se lèvent à quatre heures du matin et se couchent deux heures plus tard qu'à l'ordinaire. Le Père leur propose une nuit d'adoration : il imagine un tour de présence de deux ou trois détenues se relayant devant le Saint Sacrement. Elles seront 400 à passer la nuit en adoration dans cette chapelle qui devient pour le Père Lataste le lieu d'une révélation déterminante pour lui : « j'ai vu cette prison, objet de tristesse et d'effroi pour les hommes, transformée cette nuit en un lieu de délices, en un séjour de gloire et de bonheur ».
Saisi par la foi de certaines de ses recluses, à la très mauvaise réputation, s'impose à lui le projet de leur offrir une famille religieuse : « Quel que soit votre passé, ne vous considérez plus comme des prisonnières mais comme des âmes vouées à Dieu… ». À leur sortie de prison, après avoir purgé leur peine, Jean-Joseph propose à celles qui le désirent de vivre leur idéal de consécration à Dieu, dans un même couvent que des religieuses vierges, sous le même genre d'habit, celui de saint Dominique, afin que rien ne distingue jamais les unes des autres, qu'elles s'accueillent mutuellement et avec miséricorde comme sœurs sans tenir compte du passé, sans jugement, dans la discrétion : un projet courageux et audacieux pour l'époque.
En 1866, avec la collaboration d'une religieuse de la Présentation de Tours, Sœur Henri-Dominique (1822-1907), il ouvrait la première communauté des « Dominicaines de Béthanie », sous le patronage de sainte Marie-Madeleine.
Le Père Lataste reçoit une maison adaptée à son œuvre à Frasne le Château : c'est ainsi que sa fondation prend racine avant d'étendre ses ramifications en Italie, Suisse, Allemagne, Pays Bas, États-Unis dans la prison de Norfolk, Massachusetts, où une fraternité laïque Notre Dame de Miséricorde est née dans le couloir de la mort de ce pénitencier.
Il tombe malade et meurt le 10 mars 1869. Sur sa tombe il est écrit : « Parvenu à la perfection en peu de temps, il a connu la plénitude des longues vies. »
Jean-Joseph Lataste a été proclamé bienheureux le 03 juin 2012 au Parc des expositions Micropolis de Besançon. La Messe fut présidée par le cardinal Angelo Amato s.d.b., Préfet de la Congrégation pour la cause des Saints et délégué du Pape, assisté de Mgr André Lacrampe, archevêque de Besançon, de Mgr Luigi Ventura, Nonce apostolique et de nombreux évêques. La prédication fut faite par le fr. Bruno Cadoré, o.p., Maître de l'Ordre des Prêcheurs.
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St Bertin : abbé de Sithiu († 698)
Au pays de Thérouanne en Flandre, vers 698, saint Bertin, abbé de Sithiu, qui fut déposé en terre dans le monastère qu'il avait fondé avec saint Mammelin et qui prit ensuite son nom.
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Bx Florent Dumontet : prêtre et martyr († 1794)
Sur l'île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Florent Dumontet de Cardaillac, prêtre de Castres et martyr. Sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, il fut détenu, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier. Victime de sa charité et de son zèle pour assister ses confrères malades, il mourut, atteint lui-même de maladie.
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le 5 septembre 1187 : naissance de Louis VIII « le Lion », Roi de France.
Louis VIII de France, dit Louis le Lion, est Roi de France de 1223 à 1226. Il est le fils de Philippe II, dit Philippe Auguste et d'Isabelle de Hainaut. Marié à Blanche de Castille, elle lui donne 13 enfants, dont neuf survivent au-delà d'un an. Parmi eux, se trouve le futur Saint Louis. Il est surnommé «le Lion», car en 1214, pendant que son père affronte à Bouvines les coalisés du nord, Louis acquiert une grande renommée en remportant sur Jean sans Terre, le roi d'Angleterre, une importante victoire à La Roche-aux-Moines, dans le Poitou, voir la chronique du 2 juillet, mais aussi celle du 6 août sur son sacre à Reims. Louis VIII meurt le 8 novembre 1226, à Montpensier, voir la chronique du jour.
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le 5 septembre 1413 : abolition par les Armagnacs de l'ordonnance «cabochienne»
Voir la chronique du 28 avril sur les exactions des Cabochiens dans Paris.
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le 5 septembre 1534 : Jacques Cartier rentre de sa première expédition au Canada.
Parti le 20 avril 1534, de Saint Malo Jacques Cartier rentre du Canada après s'être arrêté à Terre-Neuve. Accueilli par des Indiens avec qui il échange des cadeaux, il plante une croix portant l'écusson du Roi de France, le 24 juillet (Voir la chronique du jour). Il n'a pas trouvé le passage nord pour la route des Indes, mais il revient avec deux Indiens que Cartier présente à la cour du Roi François Ier.
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le 5 septembre 1590 : l'armée du duc de Parme contraint le futur Henri IV à lever le siège devant Paris.
C'est le deuxième échec du futur Roi. Paris se donnera à son Roi de tout cœur, le jour où ce dernier se sera converti. Voir la chronique du 22 mars qui raconte l'entrée triomphale d'Henri IV, après son sacre à Chartre, sa visite à Notre-Dame de Paris et l'apparition de Saint Michel aux côtés du Roi, visible de tous les assistants
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le 5 septembre 1619: réconciliation entre la reine-mère Marie de Médicis et son fils Louis XIII.
L'entrevue a lieu à Couzières, près de Tours.
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le 5 septembre 1638 : naissance du Dauphin Louis Dieudonné, futur Louis XIV, à St-Germain-en-Laye, fils de Louis XIII et d'Anne d'Autriche.
Le Roi Louis XIII fait chanter un Te Deum à St-Germain pour célébrer la naissance de son fils, Louis Dieudonné. Car Louis était désiré depuis longtemps. Le mariage en 1615 de Louis XIII avec Anne d'Autriche n'avait en effet toujours pas donné d'héritier au trône de France, 23 ans plus tard, les prières du Roi et de la Reine ont été entendues (voir les chroniques du 3 novembre, pour l'apparition de Notre Dame de Cotignac, du 10 février, pour la triple neuvaine du frère Fiacre, le vœu de Louis XIII et la Consécration de la France à Notre Dame, du 21 février, pour le pèlerinage de remerciement, du 15 août, pour les processions demandées par le Roi Louis XIII chaque 15 août.
A plusieurs reprises le jeune prince échappe miraculeusement à la mort : à cinq ans, il manque de se noyer dans un des bassins du jardin du Palais-Royal. Il est sauvé in extremis. À 10 ans, le 10 novembre 1647, il est atteint de la variole ; les médecins le déclarent perdus, mais le jeune Louis se remet miraculeusement. Le 30 juin 1658, le Roi est victime d'une grave intoxication alimentaire, lors de la prise de Bergues dans le Nord. Le lundi 8 juillet, on lui donne les derniers sacrements et on commence à préparer la succession, mais encore une fois, le Roi guérit miraculeusement. Et il est le chef d'État qui a gouverné le plus longtemps la France : 72 ans. Il décède le 1er septembre 1715.
Voir les chroniques du 7 juin et du 1 septembre.
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le 5 septembre 1661 : arrestation de Nicolas Fouquet.
Le surintendant des finances de Louis XIV est arrêté à Nantes par d'Artagnan, capitaine des mousquetaires du Roi avant d'être transféré au château de Vincennes, puis à Angers et à Amboise. Il reste incarcéré dans la forteresse de Pignerol jusqu'à sa mort en 1680.
Nommé par Anne d'Autriche et Mazarin en 1653, il a redressé les finances publiques après les troubles de la fronde, mais s'est aussi enrichi prodigieusement. Fouquet mène une vie fastueuse dans le château de Vaux qu'il a fait reconstruire. Sur les conseils de Colbert, son adversaire politique, le Roi fait surveiller de près les finances publiques. Fouquet, grand mécène et bâtisseur, est au mieux avec les milieux de la Finance, grâce à son mariage avec Madeleine de Castille. Il en profite et protège les officiers royaux qui fraudent sur les billets d'épargne émis pour rembourser les dettes du Royaume.
Après trois ans de procès, Fouquet est condamné à la détention à perpétuité à Pignerol, enclave fortifiée française en Piémont. Sa devise était : «Quo non ascendam ?» Jusqu'où ne monterai-je pas ?
Portrait de Fouquet par Édouard Lacretelle
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le 5 septembre 1670 : Bossuet est nommé précepteur du Grand Dauphin Louis, le fils de Louis XIV.
Le prélat rédige pour son royal élève des grammaires française et latine, un Traité des causes, une Logique, une Morale, un livre d'initiation à la philosophie, De la connaissance de Dieu et de soi-même, une Politique tirée des propres paroles de l'Ecriture sainte. Il donne également une Histoire de France, objective, dénonçant la Saint Barthélemy. D'ailleurs, il compte sur l'histoire pour éduquer le Grand Dauphin dans l'art de "conduire les affaires". Il en tire une synthèse très élaborée intitulée Discours sur l'histoire universelle. Dans sa Politique tirée de l'Ecriture sainte.
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le 5 septembre 1704 : naissance de Quentin de La Tour.
Maurice Quentin de La Tour naît le 5 septembre 1704 à Saint-Quentin. Peintre pastelliste, il exécute de nombreux portraits des personnalités du XVIIIe siècle : Louis XV, Rousseau, Voltaire, Madame de Pompadour. Surnommé « prince des pastellistes », il fait partie des artistes les plus réputés à la cour du Roi Louis XV. D'un caractère assez particulier, il ne transmet pas ses savoirs faire, qui se perdent en partie près sa mort. Ses tableaux, très prisés avant la révolution sont invendables, après, tellement l'artiste a été engagé aux côtés des philosophes.
Autoportrait au jabot de dentelle (vers 1751)
Amiens, Musée de Picardie
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le 5 septembre 1725 : mariage de Louis XV et de Marie Leszczyńska.
Louis XV n'a que 12 ans lorsqu'il est sacré Roi de France. Son règne personnel débute en 1725. Le jeune Roi, de santé fragile, doit se marier rapidement pour assurer sa descendance. Les fiançailles avec Marie-Anne-Victoire de Bourbon sont annulées, celle-ci étant trop jeune pour enfanter. Le choix se porte sur la fille du roi détrôné de Pologne, Marie Leszczynska. Leur union est fêtée à Fontainebleau.
Née le 23 juin 1703, Marie Leszczynska est l'aînée de sept ans de Louis XV. Fille unique de Stanislas, élu roi de Pologne en 1704, ayant dû abandonner son trône dès 1709, puis exilé en Turquie, il s'installe finalement en 1719 à Wissembourg, où il maintient un semblant de cour grâce aux subsides du duc de Lorraine et du régent Philippe d'Orléans !
Marie, parée d'un manteau de velours violet semé de fleurs de lys et de pierreries, embellie d'une traîne de près de dix mètres, porte une couronne sertie de diamants. Louis, vêtu d'un habit de brocart et d'un riche manteau, arbore un chapeau à plumes blanches agrémenté d'un imposant diamant. La cérémonie est suivie d'un festin agrémenté de la représentation du "Médecin malgré lui et d'éblouissantes illuminations. Louis XV devient père à 17 ans, en 1727, et le devient neuf autres fois au cours des dix années suivantes.
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le 5 septembre 1755 : début du Grand Dérangement à Grand-Pré.
La déportation des Acadiens a commencé le 11 aout dans la région de Beaubassin, le 5 septembre est touchée la région de à Grand-Pré et à Pisiguit . En 1755, l'Acadie compte 14 000 habitants. Ils jouissent d'une certaine aisance matérielle, avec en particulier un cheptel considérable, dont 48 000 moutons, 43 000 bêtes à corne, 23 000 porcs et 3 000 chevaux. La plupart des membres du Conseil de la Nouvelle-Écosse récemment arrivés de la Nouvelle-Angleterre convoitent les terres des Acadiens. À l'époque, les marchands bostonnais s'étonnent d'ailleurs que des « étrangers » aient le droit d'avoir de si bonnes terres.
Ce jour commence l'emprisonnement des hommes acadiens et, dans l'église de Grand-Pré, la lecture de l'édit de déportation par John Winslow, commandant militaire d'Annapolis. Il compte expulser 5 000 Acadiens de Grand-Pré, d'Annapolis et de la baie de Fundy. En voici un extrait:
« J'ai reçu de Son Excellence le gouverneur Lawrence, les instructions du roi. C'est par ses ordres que vous êtes assemblés pour entendre la résolution finale de Sa Majesté les maisons, votre bétail et vos troupeaux de toutes sortes sont confisqués au profit de la couronne, avec tous vos autres effets, excepté votre argent et vos mobiliers, et que vous-mêmes vous devez être transportés hors de cette province. Les ordres péremptoires de Sa Majesté sont que tous les habitants de ces districts soient déportés ».
(Tiré de Acadie; Esquisse d'un parcours; Sketches of a Journey. p.52)
Voir les chroniques du 28 juillet, 11 août et 10 septembre.
Réunion dans l'église de Grand-Pré
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le 5 septembre 1781 : bataille de Cheseapeake, aussi connue sous le nom de bataille des caps de Virginie.
La bataille de la baie de Chesapeake est une bataille cruciale de la guerre d'indépendance des Etats-Unis d'Amérique, qui oppose les flottes française et britannique le 5 septembre 1781. Sous les ordres du commandant François de Grasse, les forces françaises remportent la bataille grâce à la précision de leurs tirs. Par cette victoire, les Français empêchent les Britanniques du Contre-amiral britannique Thomas Graves de venir renforcer Yorktown. Sans approvisionnement, la ville va tomber aux mains des Américains et leur permettre d'acquérir leur indépendance. Elle est la seule défaite majeure de la Royal Navy aux XVIIIe et XIXe siècles.
Par cette victoire, la France peut récupérer certaines de ses colonies perdues en 1763 dont Sainte-Lucie et Tobago.
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le 5 septembre 1793 : victoire vendéenne de Chantonnay.
Alors que les insurgées Vendéens demandent de plus en plus à « changer de chemise » et répondent moins rapidement aux appels au combat, les républicains installent deux camps fortifiés en plein cœur de la Vendée : aux Roches entre Saint-Vincent-Sterlanges et Chantonnay, et aux Naudières, à l'embranchement des routes de Montaigu et de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu. La veille, les généraux Républicains et les Conventionnels en mission ont décidé d'enserrer la Vendée dans un étau constitué par les 120.000 hommes des deux armées des côtes de la Rochelle et des côtes de Brest. Ce sont pourtant les Vendéen qui reprennent l'initiative, le 5 septembre. 18.000 hommes regroupés aux Herbiers, sous les ordres de Stofflet et D'Elbée, attaquent le camp des Roches, commandé par l'adjudant général Marceau.
Les Républicains sont obligés de fuir laissant 3000 des leurs sur le terrain. Les Vendéens ont, quand à eux, perdu 1500 hommes, c'est la victoire vendéenne de Chantonnay. Le même jour Charette échoue dans son attaque du camp des Naudières et ne réussit pas à en déloger les Bleus.
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le 5 septembre 1798 : la Loi Jourdan rend le service militaire obligatoire pour tous les Français âgés de 20 à 25 ans.
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le 5 septembre 1800 : l'île de Malte, occupée par les Français, est conquise par les troupes britanniques.
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le 5 septembre 1816 : dissolution de la Chambre introuvable.
Alors que cette assemblée cherche à réaliser une vraie Restauration, rompant avec les erreurs révolutionnaires philosophiques et remettant Dieu à la source de tout pouvoir, Louis XVIII, le roi non sacré, selon le souhait de la maçonnerie qui avait déjà tenté d'empêcher le sacre de Louis XVI, dissout la « Chambre introuvable », dominée par les royalistes. Cette chambre est entrée en conflit avec le ministère du duc de Richelieu et de Decazes, ministre de l'intérieur, tous deux maçons.
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le 5 septembre 1838 : décès de Charles Percier, architecte français.
Charles Percier naît à Paris le 22 août 1764. Il est le précurseur, avec son ami Pierre-François-Léonard Fontaine, du style Empire. Dès 1794, ils travaillent ensemble, et ce jusqu'à la fin de leurs carrières respectives. Il réalise notamment l'Arc de Triomphe du Carrousel et le Château de Malmaison. Il reçoit le prix de Rome en 1786 et est élu à l'Académie des beaux-arts en 1811. Il meurt à Paris le 5 septembre 1838 à 72 ans.
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le 5 septembre 1905 : naissance de Maurice Challe, général français.
Le général Maurice Challe est un des quatre généraux organisateurs du putsch militaire à Alger en 1961. Il meurt le 18 janvier 1979.
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le 5 septembre 1914 : Charles Péguy, écrivain français, meurt au combat, à Villeroy.
Né le 7 janvier 1873 à Orléans, Péguy est un écrivain français. Il a aussi écrit sous les noms de Pierre Deloire et Pierre Baudouin. Également essayiste et poète, il est un artiste engagé. D'abord socialiste, anticlérical et dreyfusard, il finit par se convertir et devenir militant catholique, conservateur et royaliste. Lieutenant de réserve, il combat dès le début de la Première Guerre mondiale et meurt au début de la bataille de la Marne, le 5 septembre 1914, alors que sa femme est enceinte. Extrait d'Eve, œuvre écrite en 1913 :
« Vous nous voyez debout parmi les nations.
Nous battrons-nous toujours pour la terre charnelle.
Ne déposerons-nous sur la table éternelle
Que des cœurs pleins de guerre et de séditions.
Vous nous voyez marcher parmi les nations.
Nous battrons-nous toujours pour quatre coins de terre.
Ne mettrons-nous jamais sur la table de guerre
Que des cœurs pleins de morgue et de rébellions.
Heureux ceux qui sont morts pour la terre charnelle,
Mais pourvu que ce fût dans une juste guerre.
Heureux ceux qui sont morts pour quatre coins de terre.
Heureux ceux qui sont morts d'une mort solennelle.
Heureux ceux qui sont morts dans les grandes batailles,
Couchés dessus le sol à la face de Dieu.
Heureux ceux qui sont morts sur un dernier haut lieu,
Parmi tout l'appareil des grandes funérailles.
Heureux ceux qui sont morts pour des cités charnelles.
Car elles sont le corps de la cité de Dieu.
Heureux ceux qui sont morts pour leur âtre et leur feu,
Et les pauvres honneurs des maisons paternelles.
Heureux ceux qui sont morts, car ils sont retournés
Dans la première argile et la première terre.
Heureux ceux qui sont morts dans une juste guerre.
Heureux les épis murs et les blés moissonnés.
Heureux ceux qui sont morts, car ils sont retournés
Dans la première terre et l'argile plastique.
Heureux ceux qui sont morts dans une guerre antique.
Heureux les vases purs, et les rois couronnés.
Heureux ceux qui sont morts, car ils sont retournés
Dans ce premier terreau nourri de leur dépouille,
Dans ce premier caveau, dans la tourbe et la houille.
Heureux les grands vaincus, les rois désabusés.
Heureux les grands vainqueurs. Paix aux hommes de guerre.
Qu'ils soient ensevelis dans un dernier silence.
Que Dieu mette avec eux dans la juste balance
Un peu de ce terreau d'ordure et de poussière.
Que Dieu mette avec eux dans le juste plateau
Ce qu'ils ont tant aimé, quelques grammes de terre.
Un peu de cette vigne, un peu de ce coteau,
Un peu de ce ravin sauvage et solitaire.
Mère voici vos fils qui se sont tant battus.
Qu'ils ne soient pas pesés comme on pèse un esprit.
Qu'ils soient plutôt jugés comme on juge un proscrit
Qui rentre en se cachant par des chemins perdus.
Mère voici vos fils et leur immense armée.
Qu'ils ne soient pas jugés sur leur seule misère.
Que Dieu mette avec eux un peu de cette terre
Qui les a tant perdus et qu'ils ont tant aimée. »
Charles Péguy, Eve (1913)
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le 5 septembre 1914 : début de la bataille de la Marne.
La bataille de Marne a lieu du 5 au 12 septembre 1914. À l'été de 1914, les troupes alliées sont en pleine retraite, après leur défaite sur les frontières. Le corps expéditionnaire britannique planifie déjà son repli vers les ports de la Manche, pour un éventuel réembarquement !
Après l'échec du plan Joffre en Lorraine, l'échec de la bataille des frontières, l'invasion et la retraite, l'armée française recule. Les troupes sont en replis ininterrompu. Rien ne semble pouvoir contenir la puissance de l'offensive allemande. Quel facteur pourrait la sauver d'un désastre imminent? Le 2 septembre, on prépare une contre-attaque commune généralisée à hauteur de la Marne. Le 5 septembre, les Alliés engagent le combat.
Les livres d'histoire parlent de « Miracle de la Marne » en décrivant un effort surhumain d'une armée épuisée, une organisation logistique utilisant toutes les ressources disponibles tels que les taxis parisiens, un savoir faire tactique de généraux qui comme Galliéni, Lanrezac, Franchet d'Espèrey, ou Foch ont su discerner une faute de l'ennemi et l'exploiter. C'est incontestable.
Mais cette vision dite « rationnelle » n'a rien d'incompatible avec une intervention divine, qui donne un tout autre sens à l'expression de Barrès de « Miracle de la Marne ». En effet, comme l'a dit Jeanne d'Arc à un autre moment critique de notre histoire : « Les soldats ont combattu et Dieu a donné la victoire ».
Ils sont nombreux, des deux côtés du front, à témoigner de la présence de la Sainte Vierge lors de la bataille de la Marne. Ainsi, madame Tripet-Nizery, infirmière de 1914 à 1916, reçoit un blessé français qui lui aurait avoué :
«Quand nous avons eu l'ordre de repartir en avant, une femme en blanc, devant la tranchée, nous entraînait». Ou encore un officier allemand, fait prisonnier : «Vous avez été étonnés de notre recul si subit quand nous sommes arrivés aux portes de Paris. Nous n'avons pas pu aller plus loin, une Vierge se tenait devant nous (…) Nous ne savions pas si c'était une de vos saintes nationales, Geneviève ou Jeanne d'Arc. Après, nous avons compris que c'était la Sainte Vierge qui nous clouait sur place».
Or c'est, en effet, le premier vendredi de ce mois de septembre, que l'armée allemande se détourne soudain et inexplicablement de la capitale pour aller se faire battre sur les bords de la Marne.
Le pape Saint Pie X l'a en quelque sorte prophétisé, le 10 avril 1910 quand il reçoit les pèlerins français, il leur tient ces paroles souvent rappelées dans le Bulletin du Vœu National :
"Ne perdez jamais confiance dans la Providence mais priez le Sacré-Coeur de Jésus qui garde la France du haut de Montmartre. " Voir les chroniques du 6 du 8 et du 12 septembre.
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le 5 septembre 1932 : décret supprimant la Haute-Volta.
La colonie de Haute-Volta est démembrée, le territoire est partagé entre la Côte d'Ivoire, le Soudan français, futur Mali, et le Niger.
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le 5 septembre 1944 : les Anglais détruisent le Havre.
Le mardi 5 Septembre 1944, entre 17h45 et 19h30, pour des raisons encore inconnues aujourd'hui, l'aviation anglaise détruit le centre du Havre par les bombes, sans causer de tort aux Allemands. 5123 civils sont tués. Le cœur historique de la ville est rasé, les bombardements réduisant en miettes les admirables constructions médiévales en colombages, la cathédrale dont la voûte s'effondre sur les nombreuses personnes qui avaient trouvé refuge à l'intérieur est réduite en cendres. Il est évident que les conditions météorologiques et l'importance des moyens déployés excluent une bavure : 300 bombardiers lourds, 500 Lancasters et 80 000 tonnes de bombes explosives et incendiaires ne peuvent pas avoir été envoyés sans raison. Or seule la population et la ville ont été détruites.
Ce qu'il reste du vieux centre ville !
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le 5 septembre 1978 : le métropolite de Leningrad et de Minsk, Nicodème, meurt d'une attaque cardiaque en 1978, lors d'une entrevue avec le nouveau pape Jean Paul 1er.
Il lui aurait avoué sa foi catholique avant de mourir.
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le 5 septembre 1997 : Mère Teresa s'éteint à Calcutta.
Mère Teresa meurt dans son couvent de Calcutta, à l'âge de 87 ans. D'origine albanaise, elle découvre l'Inde à l'âge de 18 ans. Fondatrice de l'ordre des Missionnaires de la Charité en 1950, elle voue sa vie aux déshérités de Calcutta et d'autres villes de l'Inde, où elle crée plus de 50 écoles et 200 centres d'accueil, orphelinats, cliniques mobiles. Elle reçoit le prix Nobel de la paix en 1979.
Un “évêque” anglican rejoint l’Eglise catholique
Communiqué de l'”archevêque” de Cantorbéry, traduit sur le Forum catholique :
L’archevêque de Cantorbéry accepte, avec regret, la démission de l’évêque Jonathan Goodall qui fut pendant huit ans l’évêque d’Ebbsfleet, suite à sa décision de rechercher la pleine communion avec l’Église catholique romaine.
L’archevêque Justin Welby a déclaré : «Je suis profondément reconnaissant à l’évêque Jonathan Goodall pour son ministère et ses nombreuses années de loyaux services. Mes prières sont avec lui et Sarah, à la fois pour son futur ministère et pour la direction dans laquelle ils sont appelés dans leur cheminement continu de service dévoué au Christ.
“En ce qui concerne le siège d’Ebbsfleet, nous allons entamer un processus de consultation avec des collègues et d’autres – y compris les paroisses auprès desquelles l’évêque Jonathan Goodall a exercé son ministère – pour déterminer quelles seront les prochaines étapes.”
L’évêque Jonathan Goodall a déclaré: “Je ne suis arrivé à cette décision de quitter mon poste d’évêque d’Ebbsfleet, afin d’être reçu dans la pleine communion avec l’Église catholique romaine, qu’après une longue période de prière, qui a été l’une des périodes les plus éprouvantes de ma vie.
« La vie dans la communion de l’Église d’Angleterre a façonné et nourri ma vie de disciple en tant que chrétien catholique pendant de nombreuses décennies. C’est là que j’ai reçu pour la première fois – et pendant la moitié de ma vie en tant que prêtre et évêque – la grâce sacramentelle de la vie et de la foi chrétiennes. Je chérirai toujours cela et en serai reconnaissant. Je vous fais confiance pour croire que j’ai pris ma décision de dire oui à l’appel et à l’invitation de Dieu, et non pas pour dire non à ce que j’ai connu et vécu dans l’Église d’Angleterre, à laquelle je dois une si profonde dette.
Son prédécesseur sur le siège d’Ebbsfleet, l’évêque Andrew Burnham, avait aussi rejoint la pleine communion avec l’Église catholique en 2010 (ICI) et a été ordonné prêtre catholique en 2011 avec deux autres anciens évêques anglicans: Keith Newton et John Broadhurst.
Comme le souligne Yves Daoudal, Jonathan Goodall était, comme Andrew Burnham et Keith Newton, un “évêque” ordonné spécifiquement pour le service des traditionalistes anglo-catholiques qui refusent l’ordination des femmes et des invertis. C’est pour ce service spécifique qu’avaient été créés en 1994 et 1995 les diocèses d’Ebbsfleet et Richborough, qui sont des hameaux du Kent, sièges fictifs suffragants de Cantorbéry, où ces “évêques volants” ne résident pas. Chacun d’eux ayant comme champ d’action quasiment la moitié de la province de Cantorbéry, qui est la moitié sud de l’Angleterre. Excepté les diocèses de Londres, Southwark et Rochester. On peut remarquer aussi que John Goodall était l’un des 9 membres du conseil épiscopal de The Society (Société de saint Wilfrid et sainte Hilda), qui a pour mission de « promouvoir et maintenir l’enseignement et la pratique catholiques dans l’Eglise d’Angleterre ».
Etat maternant
De Thibaud Collin dans L’Incorrect :
Ce samedi 4 septembre et pour le huitième week-end consécutif, de nouvelles manifestations contre le pass sanitaire sont organisées à Paris et un peu partout en France. Beaucoup jugent la politique du gouvernement disproportionnée d’avec la situation sanitaire, et dénoncent l’avènement d’un État maternant faisant de la santé la mesure de toute chose.
Confinement, masque, passe sanitaire, vaccination quasi-obligatoire : depuis dix-huit mois, voilà ce à quoi l’État nous contraint. Pour certains, ce sont des mesures de simple bon sens pour lutter contre l’épidémie, un moindre mal qu’il faut accepter. Ne sommes-nous pas en guerre contre le virus et ne sont-ce pas les moyens les plus efficaces pour s’en protéger ? Ceux-là considèrent le plus souvent les opposants à ces règles comme des grincheux, des inconscients, des irresponsables, des obscurantistes voire comme des complotistes et même des criminels.
Puisque je suis l’un de ces opposants, je répondrais que je ne me sens ni grincheux, ni inconscient, ni irresponsable, ni obscurantiste, ni même criminel. Je trouve tout simplement ces règles disproportionnées et donc paradoxalement déraisonnables. Je dis paradoxalement puisque la majorité de nos concitoyens, semble-t-il, considère au contraire que ces règles sont justes et fondées scientifiquement. Ne voulant pas entrer dans le débat sur l’efficacité de celles-ci, je pars du postulat qu’elles ont effectivement une certaine efficacité immédiate. Mais mon opposition porte sur le caractère infantilisant de ces mesures. Je considère, de plus, que ces contraintes sanitaires sont révélatrices de l’esprit de notre époque et par-là peuvent susciter certaines prises de conscience et résolutions.
Parler de disproportion implique l’estimation d’un rapport entre deux choses. Il s’agit donc de savoir à quoi on réfère ces règles sanitaires. Il est clair que l’État actuel et avec lui la majorité des citoyens considèrent que la santé est un bien tel qu’on peut lui sacrifier des libertés fondamentales (de circulation, de culte, de convivialité, etc.). Thomas Hobbes dans Léviathan (1651) fonde la légitimité de l’État souverain sur le fait qu’il est garant de la sécurité des citoyens lui ayant abandonné le droit naturel de se défendre eux-mêmes. Le danger de la mort violente caractérisant l’état de guerre de tous contre tous est ainsi perçu comme le mal absolu relativisant tous les autres biens. L’État achète sa souveraineté en offrant à ses sujets la paix dans laquelle ils peuvent jouir de leurs biens individuels et vaquer à leurs occupations privées. Le régime mental de la modernité consiste en la neutralisation de toutes les grandeurs au nom desquelles un être humain pourrait être amené à risquer sa vie. Cette logique a été tempérée pendant plusieurs siècles par les mœurs prémodernes mais aujourd’hui elle s’exprime dans toute sa vigueur. D’autant plus, on le voit aujourd’hui, qu’à la sécurité s’est jointe la santé puisque l’État souverain est devenu entre-temps un État provident. Au nom de la santé, désormais tout est possible. L’intimidant Léviathan est devenu une matrone étouffante qui refuse de laisser les citoyens prendre leurs responsabilités et discerner en conscience.
Confinement, masque, vaccination : admettons que ces mesures soient globalement efficaces pour protéger du virus et stopper sa propagation. Que ceux qui veulent absolument se protéger se protègent. Ils ne peuvent plus dès lors accuser les autres d’être de potentiels criminels puisqu’ils sont protégés. Si quelqu’un préfère s’exposer au virus plutôt que de sacrifier des biens qu’il estime supérieurs, tel que, l’an dernier, rendre un culte à Dieu ou, aujourd’hui, aller boire un verre en terrasse avec des amis, au nom de quoi l’État pourrait-il lui interdire ? Ou encore, si quelqu’un considère que le recul sur de tels vaccins n’est pas suffisant et qu’il ne veut pas être cobaye, au nom de quoi considérer ce doute raisonnable comme l’attitude d’un arriéré ? D’aucuns vont répondre que la santé étant collectivement prise en charge, il convient de veiller à ne pas faire porter à la collectivité (en l’occurrence les hôpitaux) un poids insupportable. C’est justement là que se révèle le principe ultime de l’État maternant.
Aujourd’hui, l’État nivelle et contraint au nom d’un bien absolutisé, la santé en lieu et place du salut de l’âme
Dans la « société des individus » (Marcel Gauchet), les citoyens ont délégué à l’État le soin de prendre en charge des pans entiers de leur vie. « L’individu total » finit logiquement par générer un État total. Mais les moyens technologiques étant bien plus performants qu’au mitan du XXe siècle, cet État total n’a plus besoin d’utiliser la violence pour se faire respecter. Il n’est pas non plus aux mains d’un parti unique. Il est l’instrument docile de notre projet d’émancipation de la condition humaine. Il est plébiscité par une majorité d’individus qui se croient libres mais qui sont en faits victimes de leurs propres peurs. Le moteur de la biopolitique actuelle, héraut du transhumanisme, est le refus des limites de l’ordre humain, refus dont le bras armé est l’État et dont les cerveaux sont GAFAM et Big Pharma. Or n’est-ce pas en assumant cet ordre que l’homme peut se dépasser en s’ouvrant à plus grand que lui ? Telle est la liberté de celui qui risque parce qu’il hiérarchise les différents biens humains. Aujourd’hui, l’État nivelle et contraint au nom d’un bien absolutisé, la santé en lieu et place du salut de l’âme.
Pas de place chez nous pour Antigone, Achille ou Socrate !
Vers la vaccination obligatoire
Petit à petit, le lobby pharmaceutique avance ses pions :
Obligation vaccinale pour les plus de 18 ans en France, en Nouvelle-Calédonie !
⚠️ Si nous ne manifestons pas en masse, l’obligation vaccinale ou le passe sanitaire perpétuel arrivera demain en France métropolitaine. pic.twitter.com/Npvtbo8bOp— Philippe Murer 🇫🇷 (@PhilippeMurer) September 3, 2021
L’obligation vaccinale est déjà en route https://t.co/btZCOOxEaV
— Hugo Fischer ن (@FischerHugo31) September 3, 2021
L’OIF rejoint la coalition internationale contre la GPA
L’Organisation Internationale pour la Famille (OIF), à l’origine de la plateforme IFamNews.com, vient de s’associer à plus de trente organisations pro-famille pour former une Coalition Internationale contre la Maternité de Substitution et signer une pétition adressée aux Nations unies pour demander la fin de la pratique de la maternité de substitution commerciale.
Le Troisième exil a voulu rendre témoignage de cette fragilité actuelle de l’Etat face au risque politique et à la prise de décision
Gabriel Dubois, auteur du roman historique Le Troisième exil, a bien voulu répondre à nos questions :
Vous avez écrit votre roman avant la polémique sur la commémoration du bicentenaire de la naissance de Napoléon. Et pourtant, on a l’impression que vous avez écrit en vous inspirant de cette polémique. Comment avez-vous fait pour anticiper ?
Le projet de ce roman est né en 2017. Je cherchais alors à écrire une fiction sur Napoléon, en vue du bicentenaire, et j’hésitais sur la marche à suivre. L’idée d’un roman dont l’intrigue tournerait autour de l’exhumation des Cendres, sur fond de “culture de l’annulation” est venue d’une conjonction de faits historiques récents. En France, une polémique assez importante avait éclaté en 2005, autour du livre de l’historien et polémiste Claude Ribbe, intitulé Le Crime de Napoléon, et qui comparait à la Shoah notamment la répression menée par les armées françaises à Saint-Domingue contre la révolte des populations noires de l’île. Cet ouvrage avait fait l’objet d’une réponse par les historiens Thierry Lentz et Pierre Branda, intitulée Napoléon l’esclavage et les colonies. Si la présence mémorielle en France de Napoléon fut relativement épargnée à l’époque, un premier pas était franchi, avec cette comparaison étonnante entre Napoléon et Hitler. Dans la même période, des activistes réclamaient le retrait hors de la sphère publique du nom et de l’image de Colbert, le grand ministre de Louis XIV, car auteur du Code noir qui réglementait le fonctionnement de l’esclavage aux Antilles. Dans d’autres périodes, et sur un mode plus mineur, on a pu voir des événements de nature proche, comme par exemple le carrefour du général Salan, à Toulon, baptisé ainsi en l’honneur du libérateur de la ville en 1944, et plus récemment rebaptisé carrefour du colonel Salan, pour éviter de mettre en avant la figure du putschiste de la guerre d’Algérie. En Espagne, depuis 2004, toute référence au général Franco a été peu à peu gommée de l’espace public. En Russie, le gouvernement actuel a, depuis plusieurs années, considérablement réduit le champ des recherches sur la période stalinienne et pris le contrôle de la mémoire sur ce sujet, pour en donner une version qui camoufle en partie l’indicible. En somme, en France comme dans le reste du monde, ce qui dérange ou démange en matière de mémoire et d’histoire, a eu tendance, ces dernières années, à être mis sous le boisseau par les différents gouvernements, afin peut-être de tenter la fabrication d’une mémoire commune plus lisse, moins conflictuelle en apparence, mais qui en dissimulant la vérité, même dérangeante, s’avère être souvent justement source de conflits.
Avec Napoléon, dans ce roman, j’ai franchi une étape supplémentaire, en me fondant sur l’histoire récente, et on peut dire que l’actualité m’a en partie rattrapé, avec la croissance très rapide en France de la “culture de l’annulation” et de la “culture éveillée”. Heureusement, nous n’en sommes pas encore à exhumer les Cendres, ce qui conserve à ce roman une part de fiction politique.
Avant d’être romancier, vous êtes enseignant en Histoire. Pensez-vous que les Français ont un problème avec l’histoire de leur pays ? Et si oui, pourquoi selon vous ?
L’histoire en France occupe une place paradoxale. Elle est une science aimée des Français, qui plébiscitent les émissions historiques, visitent massivement les lieux patrimoniaux, se passionnent pour la généalogie, s’abonnent pour un certain nombre à des revues de vulgarisation historique ou achètent des essais historiques destinés au grand public.
Pourtant, malgré cette passion française, on remarque plusieurs handicaps, certains partagés par les autres peuples du monde, et d’autres plus spécifiquement français. Concernant le premier type de handicap, on doit relever un déficit considérable de culture générale, qui a pour conséquence de donner de l’histoire, chez les Français, une compréhension souvent lacunaire et orientée. Les Français qui s’intéressent à l’histoire ont souvent une période de prédilection, un auteur phare, un thème favori, où ils acquièrent un niveau honorable, et pour le reste maîtrisent mal les fondamentaux même de la chronologie. Beaucoup ont aussi, par méconnaissance de l’histoire globale du pays, une vision politiquement orientée de l’histoire de France, liée à leur milieu ou à leurs médias de prédilection.
On le voit avec Napoléon, et ce roman a voulu le montrer au travers des discussions entre les personnages principaux, où chacun arrive dans le débat autour de l’Empereur avec sa mémoire particulière et partielle et n’en démord pas, voulant en faire le tout de la mémoire impériale au dépend des autres fragments, ce qui n’est pas de l’histoire justement, mais bien de la mémoire.
Hors de ce roman, les commémorations de la Commune de Paris cette année ont parfaitement illustré les conséquences désastreuses de ce déficit de culture générale. Les uns ont magnifié les communards, en faisant des héros romantiques, martyrs du socialisme, d’autres n’ont commémoré que les prêtres martyrs de la Commune, les mémoires particulières se sont braquées, au point d’en arriver à des tristes agressions physiques contre les personnes, avec l’attaque d’une procession à Paris le 29 mai 2021. L’histoire a été escamotée, et avec elle la culture générale. Dans ces questions mémorielles on a parlé des partis en présence, mais le peuple de Paris dans sa complexité fut évacué. On a parlé de la Commune, mais déconnectée du Siège de Paris, de la guerre de 1870-1871, de la naissance de la République et de la chute de l’Empire, déconnectée même du contexte de signature du traité de paix par un gouvernement démocratiquement choisi et confronté à la défaite militaire et à l’émeute. On a traité d’un soulèvement en le séparant des réalités sociales et politiques du demi-siècle écoulé. Enfin, on a parlé de la répression de la semaine sanglante sans jamais parler des nombreuses suites judiciaires, condamnations et amnisties qui se déroulèrent durant les années 1871-1879. En somme, faute de culture générale, l’événement n’a pas été compris et a cristallisé les haines, mais aussi les communautarismes idéologiques.
Ce déficit de culture générale est cependant assez commun aux peuples occidentaux aujourd’hui.
De manière plus spécifiquement française, nous souffrons, dans notre compréhension de l’histoire, d’un déficit très net d’estime de nous-mêmes. Ce manque d’estime touche tous les domaines et l’histoire en particulier. Il n’est pas nouveau cependant, et déjà dans les années 1870, l’historien Numa-Denys Fustel de Coulanges regrettait que ses confrères se préoccupassent d’avantage des découvertes historiographiques allemandes que françaises, l’inverse n’étant pas vrai en Allemagne, où les historiens antiquisants et médiévistes dédicaçaient le recueil des textes et inscriptions latines relatives à l’histoire germanique : “Pour l’amour de la patrie”. L’historiographie plus récente a poussé assez loin cette mésestime, notamment sur les sujets très clivant de la seconde guerre mondiale ou de la décolonisation, ou sur l’histoire des minorités sociales, culturelles, religieuses, raciales, etc. A ce sujet, il faut noter un décalage entre l’histoire érudite et universitaire, et l’histoire “grand public”, la première étant bien plus mesurée sur ces sujets que la seconde. Malheureusement, c’est avec la seconde que les Français se font une idée sur ces sujets.
Je crois qu’il y a ici une mission fondamentale des familles, de la presse et de l’école pour rendre aux Français la culture générale historique qui leur fait défaut, et pour enseigner une histoire qui ne soit ni le roman national, ni le roman noir, mais simplement une étude véridique de faits et de mouvements de l’âme de ceux qui nous ont précédé dans l’existence, dont nous n’avons pas à rougir, quoi qu’ils aient pu faire, penser et dire, du simple fait que nous en sommes les héritiers et les débiteurs. Même lorsqu’un fait historique nous dérange, comme par exemple cela pourrait être avec la répression de Saint-Domingue et le rétablissement de l’esclavage évoqués dans mon roman, nous n’avons pas à en rougir, car il est constitutif d’un donné historique qui n’est certes pas un sujet de gloire, mais qui fait partie de notre héritage national. Il ne s’agit pas de bâtir une histoire des minorités ou une histoire de la majorité, mais simplement d’entretenir notre histoire commune, celle de la France. C’est un des thèmes abordés d’ailleurs par l’une des héroïnes du roman.
J’ai extrait une tirade du ministre de la culture que vous mettez en scène et qui précise que le gouvernement ne gouverne plus, mais ne fait qu’administrer le pays. La France est-elle devenue ingouvernable ou nos politiques ont-ils perdu le pouvoir au profit des puissances supranationales ?
Les passages du roman relatifs directement au gouvernement de la France ont été écrits à partir des notes d’entretiens que j’ai pu réaliser avec des conseillers ministériels en postes en 2017, lors de mes premières recherches préparatoires, et à partir des notes recueillies au fil des lectures d’ouvrages de témoignages d’hommes politiques ou de conseillers ayant occupé des fonctions gouvernementales durant les vingt dernières années. Il est apparu durant ces conversations et ces lectures que la difficulté à gouverner en France relevait principalement de causes pratiques, et de blocages mentaux. Les causes pratiques sont assez simples, il s’agit le plus souvent du manque de temps, pour un ministre et son cabinet habitués à tout vérifier et tout contrôler, à rebours de tout principe de subsidiarité et en doublon d’administrations déjà existantes, ce qui ne permet plus de consacrer de l’énergie à l’imagination politique et au gouvernement stratégique, le quotidien étant occupé par la gestion administrative, et par la vie politicienne qui occupe le peu de temps disponible dans la vie du ministre, avec son cortège d’interventions médiatiques, de chausses trappes, etc. Les ministres disposent donc de relativement peu de temps pour se livrer réellement à l’action politique d’ensemble qui est attendue d’eux et qui est normalement une mission faite d’arbitrages et de l’application d’une vision. Le blocage mental vient lui d’une sorte de paralysie de la classe politique, écrasée par le culte de l’image, la peur panique des conséquences politiques d’une accusation de “dérapage”, par exemple dans la gestion de l’ordre public ou le discours vis-à-vis de certaines minorités idéologiques agressives, l’incapacité à trancher dans des arbitrages parfois délicats, ou encore la résignation devant la force d’inertie des structures administratives nationales et internationales dont ils sont pourtant les principaux animateurs ; en somme la difficulté à prendre un risque politique dont il faudrait assumer des conséquences lourdes pour une carrière personnelle, mais nécessaires pour la France.
Le Président de la République actuel aurait ainsi dit un jour au sujet de la prudence de son ancien Premier ministre, Edouard Philippe, “Il gère son risque pénal”. La chose est venimeuse, mais assez bien dite, et explique souvent la difficulté à prendre en temps et en heure des décisions énergiques qui pourraient entraîner un risque, être contestées par des groupes de pression ou même par une partie de l’administration. La gestion actuelle de la pandémie en est un bon exemple, avec une gestion administrative quotidienne assez efficace en regard d’autres Etats voisins, mais marquée par une grande difficulté à établir une vision politique cohérente et de long terme, ce dont on s’aperçoit quand on retrace la stratégie adoptée en matière de santé et de prévention du risque pandémique depuis 2010, marquée par le déni de ce risque et des fragilités de l’hôpital, alors que les rapports nationaux et internationaux se sont multipliés sur ce thème dans la même période. La conséquence de ce blocage devant le risque et de cette incapacité à prendre de la hauteur est pourtant lourde de conséquences, on le voit, dans une société fracturée, où la défiance vis-à-vis des gouvernants est devenue chose quasi normale, au péril de l’unité nationale.
Dans son domaine, Le Troisième exil a voulu rendre aussi témoignage de cette fragilité actuelle de l’Etat face au risque politique et à la prise de décision. J’ai voulu aussi mettre en avant les conséquences désastreuses de cette pusillanimité en matière de discordes dans le corps social.
A ce niveau, l’invocation des puissances supranationales, notamment celle de l’UE, est souvent un prétexte utilisé par nos dirigeants pour évacuer leurs responsabilités, alors même que leurs fonctions les amènent à participer aux instances de gouvernements de ces structures supranationales… On en revient alors à l’élémentaire, la capacité de décision, ici défaillante, des hommes, pris au sein des structures complexes qu’ils animent et dont ils sont membres.
C’est arrivé un 4 septembre…
"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 4 septembre : saints du jour français ou en France.
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Ste Rosalie : vierge et ermite († 1160)
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Rosalie, du sang royal de Charlemagne, naît à Palerme, en Sicile, d'un chevalier français et d'une parente de Roger, roi de Sicile. La Sainte Vierge lui apparut et lui conseilla de se retirer du monde. Rosalie, à quatorze ans, quitta le palais de son père sans avertir personne, n'emportant qu'un crucifix et des instruments de pénitence. Deux anges la conduisirent sur une montagne voisine de la ville. Dans une grotte inconnue et enveloppée de neige pendant plusieurs mois, Rosalie passa quelques années, partageant son temps entre l'oraison, la prière et la pénitence. Des racines crues faisaient sa nourriture ; l'eau du rocher lui servait de boisson. Souvent elle recevait la visite des anges, et le Sauveur lui-même venait parfois s'entretenir avec elle. On voit encore dans cette grotte une petite fontaine qu'elle creusa pour réunir les eaux qui suintaient à travers les fissures de la roche ; on voit aussi une sorte d'autel grossier et un long morceau de marbre où elle prenait son repas, un siège taillé dans le roc.
Aussitôt après sa disparition, sa famille la fit rechercher dans toute la Sicile. Les anges avertirent Rosalie qu'elle serait bientôt découverte si elle ne changeait de demeure ; elle prit aussitôt son crucifix et le peu d'objets qu'elle avait avec elle et suivit ses guides célestes ; ils la conduisirent sur le mont Pellegrino, où ils lui indiquèrent une grotte obscure et humide qui lui servit de retraite pendant les dix-huit dernières années de sa vie.
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St Marcel : diacre et martyr († IIIE ou IVE S.)
À Chalon-sur-Saône, au IIIe ou IVe siècle, saint Marcel, martyr.
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St Calétric : évêque de Chartres († V. 573)
À Chartres, vers 573, saint Calétric, évêque, qui succéda à saint Lubin et se montra d'un esprit bienveillant, prêt à toute bonne œuvre. (4 septembre au martyrologe romain, 8 octobre dans le diocèse de Chartres).
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St Frézal évêque de Mende et martyr († IX S.)
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Bx Scipion-Jérôme Brigéat : prêtre et martyr († 1794)
Sur l'île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Scipion-Jérôme Brigéat de Lambert, prêtre et martyr. Chanoine d'Avranches au moment de la Révolution française, il fut déporté à cause de son sacerdoce, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier et succomba d'inanition.
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le 4 septembre 422 : le pape saint Boniface 1er meurt.
Canonisé, il est fêté le 4 septembre dans l'Église catholique.
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le 4 septembre 476 : l'abdication de Romulus Augustule, fin de l'Empire romain en Occident.
Le roi Odoacre, chef germain des Hérules, occupe Rome et met fin à l'Empire romain en Occident. Il dépose le dernier empereur d'Occident, Romulus Augustule, un adolescent, qu'il envoie en exile en Campanie, dans un couvent avec une confortable pension.
Odoacre envoie les insignes impériaux à Byzance, pour que Zénon le reconnaisse comme patrice. Zénon le renvoie à l'empereur légitime d'Occident, Julius Nepos, alors réfugié en Dalmatie. En apparence, depuis Ravenne, puisqu'il a abandonné Rome, Odoacre gouverne au nom du seul empereur, celui d'Orient, dans les faits, l'Empire a cessé d'exister en Occident.
Odoacre entre dans Rome et l'empereur Romulus Augustule capitule :
(image tirée des revues "Altaya – les Chevaliers du Moyen Age")
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le 4 septembre 1346 : début du Siège de Calais.
Pendant la guerre de Cent Ans, le Roi de France Philippe de Valois et le roi d'Angleterre Edouard III se disputent la couronne de France. Après la défaite de Crécy le 26 août 1346, Edouard III qui ne songea qu'à rentrer en Angleterre, remonte vers le nord et arrive à Calais le 4 septembre 1346. C'est le début du siège de Calais qui dure 11 mois. La ville va rester sous domination britannique durant deux siècles.
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le 4 septembre 1414 : paix d'Arras entre Armagnacs et Bourguignons.
Cette paix qui n'est qu'une trêve, est signée à Arras entre Jean sans Peur et Louis de Guyenne, au nom de son père, le Roi Charles VI.
Les signes distinctifs (croix de Saint-André pour les Bourguignons et la bande blanche pour les Armagnacs) d'appartenance aux factions rivales sont bannis, de même que les noms de Bourguignons et d'Armagnacs, sur ordre du Dauphin. Les prélats et grands seigneurs de l'armée royale sont tenus de prêter serment de paix.
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le 4 septembre 1760 : Lally-Tollendal, est assiégé dans Pondichéry.
Sans aide de la métropole, il doit capituler le 15 janvier 1761, après une longue résistance. Embastillé à son retour en France, il est jugé, condamné pour haute trahison et exécuté le 9 mai 1766. Son jugement est révisé en 1778 et il est réhabilité. Voir la chronique du 15 janvier.
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le 4 septembre 1729 : naissance de Louis-Ferdinand de France, fils aîné de Louis XV.
Le dauphin Louis (1729-65), par François-Hubert Drouais (Madrid, Musée du Prado)
Louis-Ferdinand de Bourbon, Prince de France et de Navarre (1729-1765) est le fils aîné de Louis XV. Elève brillant, d'une foi et d'une piété exceptionnelles, il est très vite en totale opposition avec la vie dissolue de son père. Il épouse en 1745 l'infante d'Espagne Marie-Thérèse de Bourbon, qui décède l'année suivante. Veuf à 17 ans, sans héritier mâle, il se remarie avec la fille du roi de Pologne, Marie-Josèphe de Saxe. Il est l'ennemi désigné des encyclopédistes, des Huguenots, des jansénistes, des francs maçons, et des parlementaires toujours très gallicans. Beaucoup d'historiens donnent de lui une image d'un prince, chef du parti des Dévots, à l'esprit étriqué soucieux du respect des traditions. Il est un pourtant prince éclairé en phase avec l'esprit de son temps, dont les positions au Conseil du Roi montre le souci de respecter tant la vocation de la France, de Fille aînée de l'Eglise, que la liberté des Français.
Le 20 décembre 1765, le Dauphin Louis Ferdinand meurt de tuberculose à Fontainebleau. Le Marquis de la Franquerie dans La Vierge Marie dans l'histoire de France, (page 201) note que :
«…le Dauphin ayant résisté à toutes les embûches que les Loges lui avaient tendues pour le faire tomber, on peut se demander si la Franc-maçonnerie ne cherchera pas à inoculer au Prince le microbe de la tuberculose dont il mourut… »
Choiseul, véritable premier ministre de l'époque, et l'ennemi personnel du Dauphin est même suspecté de l'avoir empoisonné ; Choiseul ami et protecteur des philosophes, dont il répand les idées en France ; Choiseul dont la vie licencieuse fait l'admiration de son disciple Talleyrand ; Choiseul dont le rôle inique joué dans l'expulsion des Jésuites de France ne peut être oublié.
Trois des fils du Dauphin seront Rois de France : Louis XVI, Louis XVIII et Charles X, avec qui s'arrête la branche des Bourbons. Une fois encore, le souvenir du Testament de Saint Rémi doit être rappelé :
« Que ses jour soient abrégés et qu'un autre reçoive sa royauté! »Voir la chronique du 13 janvier.
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le 4 septembre 1768 : naissance de François-René de Chateaubriand, écrivain et homme politique français.
François-René de Chateaubriand, naît à Saint-Malo le 4 septembre 1768. Auteur romantique, il reste surtout dans la postérité pour son œuvre posthume les "Mémoires d'outre-tombe", publiées en 1849. Il meurt à Paris le 4 juillet 1848.
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le 2-3-4 septembre 1792 : 70 des 73 galériens présents sont massacrés au Collège des Bernardins, à Paris, par les sans-culottes les prenant pour des religieux déguisés.
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le 4 septembre 1793 : arrivée de Kléber et des Mayençais, victoire puis défaite Républicaine de Torfou (le 19 septembre).
Après la victoire Vendéenne de Chantonnay le 4 septembre, l'armée de Mayence détachée de la redoutable armée du Rhin entre dans Nantes pour soutenir l'armée des Côtes de Brest. Kléber, qui vient de capituler à Mayence avec tous les honneurs de la guerre, doit écraser au plus vite grâce à ses 16.000 hommes aguerris et à ses généraux expérimentés les « brigands » Vendéens, selon les ordres donnés par un par décret de la Convention, en date du 1er août précédent.
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le 4 septembre 1797 : coup d'Etat du Directoire, le 18 Fructidor.
Barras, La Révellière-Lépeaux, Reubell, avec le soutien de l'armée, en les personnes de Hoche et Augereau (envoyé sur Paris à la demande du Directoire par le général Napoléon Bonaparte), réalisent un coup d'Etat contre les modérés, les royalistes du club de Clichy et le Conseil des 500. Barthélemy et onze membres du Conseils des Anciens sont arrêtés et déportés. Sont déclarés passibles de la peine de mort tous ceux qui voudraient rétablir la royauté. Les élections de germinal sont annulées dans 49 départements (177 députés sont invalidés) ainsi que les mesures en faveur des émigrés (160 condamnations à mort). La « démocratie » en République ne fonctionne bien que lorsque le peuple n'a pas voix au chapitre. Aujourd'hui, le système n'a pas changé, mais est moins sanglant ; quand les élections ne donne pas le résultat escompté, on fait revoter jusqu'à obtention du dît résultat. La république finit comme elle a commencé !
Le Directoire, menacé par les élus modérés préparant le retour de la monarchie, est donc sauvé mais pour peu de temps ; deux ans plus tard, Bonaparte, à nouveau appelé, agit pour son propre compte et fonde le Consulat.
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le 4 septembre 1870 : proclamation de la Troisième République par Gambetta et formation du Gouvernement de la Défense nationale.
Dans la nuit du 3 au 4 septembre 1870, Paris apprend que Napoléon III a été fait prisonnier par les Prussiens à Sedan. Les députés renoncent à confier la régence à l'impératrice Eugénie, confinée au palais des Tuileries. Ils préparent la déchéance de Napoléon. Après une nuit agitée dans la rue comme dans l'assemblée, la foule envahit le Palais Bourbon en début d'après-midi.
Les Frères *** Gambetta et Jules Favre font plébisciter la nomination du Général Trochu comme gouverneur de Paris et forment un gouvernement modéré de Défense nationale. Les ministres sont immédiatement nommés : Gambetta à l'Intérieur, Favre aux Affaires étrangères. La République est proclamée aux Tuileries.
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le 4 septembre 1872 : rétablissement d'un condominium franco-britannique sur l'Égypte.
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le 4 septembre 1904 : l'ancien séminariste, le petit père Combes annonce la séparation de l'Eglise et de l'Etat.
« Le 4 septembre, à Auxerre —au cours d'un discours où il annonce sa résolution d'aboutir à la séparation de l'Église et de l'État—, Combes dresse le bilan de son action : il se vante d'avoir fait fermer, depuis 1902, 14 000 établissements d'enseignement tenus par des congrégations, soit plus des quatre cinquièmes.
Le gouvernement, toutefois, est confronté à un phénomène qu'il n'avait pas prévu : la réouverture d'écoles primaires privées, théoriquement laïques, grâce aux religieux sécularisés. Cas extrême, le taux est de 100 % dans le Finistère. Une enquête commandée par le ministère de l'Instruction publique, en 1913, révélera que les sécularisés gèrent 7 000 des 10 000 établissements rouverts, sur un total de 17 000 écoles congréganistes fermées depuis 1901. »
Tiré de Quand les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia (éditions Perrin page 90)
Voir les chroniques du 28 mars, du 14 juin, du 4 octobre, des 5, 6, 7 et 8 novembre, du 2 décembre.
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le 4 septembre 1914 : l'armée allemande occupe Reims.
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le 4 septembre 1944 : arrestation du général Dentz.
Le général Dentz est arrêté par un garçon boucher FFI et incarcéré à Fresnes, puis condamné à mort le 20 avril 1945. Il passe 198 jours enchaîné, fers aux pieds dans l'attente de son exécution, au milieu des condamnés de droit commun. Sa peine étant commuée en détention à perpétuité il y meurt dans des conditions de détention abjectes, le 13 décembre 1945. Il est l'exemple ineffaçable de la haine des « gaulchevistes » contre un officier ayant défendu l'honneur de la France et des populations sous mandat au Moyen-Orient.
Gaullisme et gaulchévisme de Hervé Ronzyé page 107, cité par François Maris Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs, (éditions de Chiré page 219)
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le 4 septembre 1958 : présentation au peuple français par le général De Gaulle du projet de Constitution de la Ve République, place de la République.
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le 4 septembre 1981 : assassinat au Liban de l'ambassadeur de France, Louis Delamarre.
La Suisse veut dénaturer le mariage
Lucie Rochat, présidente des Femmes UDC romandes, rejette le projet de dénaturation du mariage, soumis au vote le 26 septembre. Selon elle, un “oui” dans les urnes ne supprimerait pas “une discrimination”, mais instaurerait “des privilèges” pour les homosexuels.
“Les couples hétérosexuels n’ont pas accès à la procréation médicalement assistée (PMA) lorsqu’il n’y a pas de stérilité avérée ou de maladie transmissible. Avec ce projet, il est question d’instaurer des privilèges auxquels même les couples hétérosexuels n’ont jamais eu droit”.
Le projet soumis au vote prévoit l’accès à la PMA pour les lesbiennes et l’adoption conjointe. Et Lucie Rochat insiste sur ces points.
“Il ne s’agit pas uniquement du mariage civil et il est très important de le répéter. On cherche à limiter le débat à la question du mariage et on fait passer d’autres choses par la petite porte. Ce que le peuple suisse doit bien comprendre, c’est qu’on ne lui donne pas la possibilité de parler du mariage civil sans en même temps faire passer un élargissement du droit à la PMA”.
“Cette loi a dans son essence un changement radical de conception des relations entre parents et enfant. En Suisse, l’intérêt général de l’enfant a toujours été considéré comme prioritaire sur l’intérêt des parents. Aujourd’hui avec cette loi, on commence à considérer que le fait d’avoir un enfant est un droit et que celui-ci est supérieur au droit même de l’enfant”.
“Avec ce projet, on laisse tomber une partie de la prudence dont on a toujours fait preuve par rapport à la PMA pour l’élargir aux couples de même sexe. Pour ce privilège, on demande à la population suisse de se plier et de bien vouloir reconnaître que le père n’est pas forcément nécessaire, qu’il peut simplement être considéré comme du matériel humain utilisable pour satisfaire le désir d’autres personnes. La discrimination n’est pas du côté où on l’attend”.





