La Suisse veut dénaturer le mariage
Lucie Rochat, présidente des Femmes UDC romandes, rejette le projet de dénaturation du mariage, soumis au vote le 26 septembre. Selon elle, un “oui” dans les urnes ne supprimerait pas “une discrimination”, mais instaurerait “des privilèges” pour les homosexuels.
“Les couples hétérosexuels n’ont pas accès à la procréation médicalement assistée (PMA) lorsqu’il n’y a pas de stérilité avérée ou de maladie transmissible. Avec ce projet, il est question d’instaurer des privilèges auxquels même les couples hétérosexuels n’ont jamais eu droit”.
Le projet soumis au vote prévoit l’accès à la PMA pour les lesbiennes et l’adoption conjointe. Et Lucie Rochat insiste sur ces points.
“Il ne s’agit pas uniquement du mariage civil et il est très important de le répéter. On cherche à limiter le débat à la question du mariage et on fait passer d’autres choses par la petite porte. Ce que le peuple suisse doit bien comprendre, c’est qu’on ne lui donne pas la possibilité de parler du mariage civil sans en même temps faire passer un élargissement du droit à la PMA”.
“Cette loi a dans son essence un changement radical de conception des relations entre parents et enfant. En Suisse, l’intérêt général de l’enfant a toujours été considéré comme prioritaire sur l’intérêt des parents. Aujourd’hui avec cette loi, on commence à considérer que le fait d’avoir un enfant est un droit et que celui-ci est supérieur au droit même de l’enfant”.
“Avec ce projet, on laisse tomber une partie de la prudence dont on a toujours fait preuve par rapport à la PMA pour l’élargir aux couples de même sexe. Pour ce privilège, on demande à la population suisse de se plier et de bien vouloir reconnaître que le père n’est pas forcément nécessaire, qu’il peut simplement être considéré comme du matériel humain utilisable pour satisfaire le désir d’autres personnes. La discrimination n’est pas du côté où on l’attend”.
Extension du passeport sanitaire : Macron prépare les esprits
Le président Emmanuel Macron n’a pas exclu une extension de l’obligation du pass sanitaire au-delà du 15 novembre dans les territoires sous forte pression de l’épidémie de Covid-19.
“Si l’épidémie est encore présente dans les semaines qui viennent, il faudra se laisser cette possibilité pour les territoires qui sont les plus touchés”.
Une telle extension devra faire l’objet d’un texte de loi au Parlement, complètement soumis au régime.
Ils sont incapables de revenir en arrière.
On a enfin compris l’ambition de M.Macron pour la France : en faire un Marseille en Grand
M.Macron avait dit lors d’un entretien accordé au trimestriel Zadig dans son numéro d’été 2021 et à propos de la France : « Nous sommes un pays monde ». L’expression était peu précise quoiqu’inquiétante.
M.Macron est venu en déplacement à Marseille. Là, la situation est tellement grave, voire hors de contrôle, qu’il a décidé d’y passer trois jours.
Cela n’aura pas été inutile. En effet, M.Macron dans son grand discours du 2 septembre a déclamé que « Marseille est une ville monde ».
Et là, nos yeux se sont dessillés. La grande ambition de M.Macron, exactement affichée sur son compte Twitter, est de faire de la France Marseille en Grand.
Soyons honnêtes. Il déploie pour cela des efforts nombreux et réguliers et son échec n’est malheureusement pas certain.
La famille en 2ème position du classement Challenges des valeurs des Français
Dix mille Français, représentatifs de la population, ont été interrogés par Challenges et Harris Interactive sur leur état d’esprit, leurs valeurs, leurs difficultés. La famille, attaquée de toute part, reste plébiscitée. 69% considèrent que la famille est l’aspect le plus important de leur vie personnelle. Et 68% comptent principalement sur leur famille pour mener à bien leur projet (contre 15% l’Etat).

La dernière étude de l’Insee sur la pauvreté, publiée le 1er septembre 2021, dévoile qu’un ménage sur cinq est pauvre en France, que ce soit en termes monétaires ou matériels. Du côté de la typologie des ménages, la pauvreté frappe particulièrement les foyers où la personne de référence est au chômage : pratiquement deux sur trois (68,4%) sont en situation de pauvreté, avec 33% (soit un tiers) qui est touché par les deux types de pauvreté.
De même, les familles monoparentales sont plus de 4 sur 10 (41,7%) à être touchées par une forme de pauvreté, contre 32,9% des couples avec trois enfants ou plus et 27,9% des personnes seules.
Décevant Robert Ménard
A la remorque de la gauche, le maire de Béziers s’en prend aux pro-vie :
Il n'y a pas que chez les islamistes qu'on trouve des fous furieux fondamentalistes… #Texas https://t.co/TiUSvupe8y
— Robert Ménard (@RobertMenardFR) September 3, 2021
I-Média : La rentrée d’Éric Zemmour
L’image de la semaine
Qui dit rentrée médiatique et politique dit rentrée d’Éric Zemmour ! Et dans un contexte de pré-présidentielle, elle a été très observée !
Les talibans à Kaboul, les Afghans en France ?
Alors que les Talibans ont conquis l’Afghanistan, les médias français sont en plein délire sur l’accueil des “rapatriés” afghans.
Revue de presse
Manif anti-passe sanitaire : manip médiatiques
Durant tout l’été, des centaines de milliers de Français ont manifesté contre le passe sanitaire de Macron. Entre diabolisation et minoration, les médias ont tout fait pour discréditer la mobilisation populaire.
Manifestation contre le salon « Désir d’enfant » qui promeut la GPA
La Manif Pour Tous se mobilise contre les agences de GPA qui viennent faire leur business sordide en plein cœur de Paris lors du salon Désir d’enfant les 4 et 5 septembre à Paris.
Samedi 4 septembre 2021 à 14h30
Devant l’Espace Champerret 6 rue Jean Oestreicher – 75017 Paris
Déjà fortement décriée l’an dernier, le Salon « Désir d’enfant » organise une nouvelle édition les 4 et 5 septembre 2021 à Paris. L’an dernier, des commerciaux d’agences de GPA, de cliniques de procréation, de banques de sperme, accompagnés d’avocats et autres intermédiaires, avaient investi l’espace Champerret pour venir prospecter la clientèle française en vue de juteux contrats de location de femmes et de fabrication d’enfants sur commande par GPA. La réalité de cette marchandisation humaine en plein Paris avait été constatée par de nombreux médias, venus voir sur place. Mais face au laisser-faire du Gouvernement sur cet incroyable scandale, les commerciaux se préparent à faire leur retour. La Manif Pour Tous a alerté le gouvernement pour qu’il agisse et fasse respecter ce qu’il appelle « une ligne rouge », c’est-à-dire l’interdiction de la GPA. Le Premier Ministre et le Ministre de l’Intérieur nous ont répondu que c’est Olivier Véran, Ministre des Solidarités et de la Santé et des solidarité qui est en première ligne sur ce dossier mais ce dernier ne nous a pas donné signe de vie. La Manif Pour Tous s’est également portée partie civile dans la cadre d’une plainte.
Campagne sur les réseaux sociaux
Depuis l’annonce de l’édition 2021 du salon Désir d’enfant, nous avons lancé une grande campagne de sensibilisation sur les réseaux sociaux que nous vous invitons à partager. Nous publions quelques exemples de brochures commerciales qui montrent la réalité du business de la GPA dans ce salon.
La GPA est interdite en France car elle est contraire à la dignité des femmes et des enfants. Et comme la dignité des femmes et des enfants n’a pas de frontière, nous devons abolir cette pratique ignoble partout dans le monde. Retrouvez notre campagne en ligne
Rendre hommage au professeur Samuel Paty tout en exposant la photo de deux guignols
Il a osé le faire :
Bonne rentrée ! pic.twitter.com/IwYW5qVZcz
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) September 2, 2021
Tout en continuant à nous expliquer qu’il faut respecter les gestes barrières et porter le masque, même si c’est un peu pénible… Voilà Macron à Marseille, où le virus, comme la police, ne doit sans doute pas pouvoir rentrer :


Un député LREM bientôt déchu ?
Issu de la nouvelle génération de députés élue en 2017 dans le sillage d’Emmanuel Macron, Mustapha Laabid pourrait bien être déchu de son mandat. Le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti a saisi le Conseil constitutionnel d’une demande de déchéance du mandat du député LREM de la 1ère circonscription d’Ille-et-Vilaine, condamné à trois ans d’inéligibilité pour abus de confiance.
Dans un arrêt rendu le 16 juin, la cour de cassation avait rejeté un pourvoi du député, rendant définitive sa condamnation. Mustapha avait été condamné en novembre 2020 par la cour d’appel de Rennes à huit mois de prison avec sursis, 10.000 euros d’amende et trois ans d’inéligibilité. Président de l’association rennaise Intermède, qui œuvrait pour l’insertion des jeunes sur le marché de l’emploi, il avait été reconnu coupable d’avoir utilisé 21.545 euros de fonds de l’association à des fins personnelles.
Macron à Marseille pour remplir le tonneau des Danaïdes de la « politique de la ville »
Bernard Antony, président de l’Agrif, président de l’Institut du Pays Libre communique :
Mr Macron déjà en campagne électorale pour essayer de rester à l’Elysée est venu fanfaronner à Marseille avec à sa disposition toutes les protections de la République.
Surtout, ce grand financier créateur de la nouvelle doctrine économique du « Quoiqu’il en coûte » et jamais avare de promesses, s’est adonné à la perverse jouissance de remplir à son tour par la dette de l’Etat sans cesse augmentée, le tonneau des Danaïdes de la dite « politique de la ville ».
Marseille est en effet aujourd’hui la plus importante de toutes nos villes, grandes ou petites, défigurées par toutes les atteintes, toutes les lèpres, de la décadence civilisationnelle multiforme de la France.
Observons d’abord que pour expliquer la dégradation des habitats, la saleté, l’insécurité, la guerre des gangs de la drogue et autres trafics, la plupart des conformistes commentateurs mettent cela sur le compte d’une pauvreté due aux manques de subventions de l’Etat.
Or pour avoir visité jadis les quartiers d’immeubles de plusieurs pays chrétiens d’Europe de l’Est au temps du communisme, nous constations qu’ils étaient malgré la pauvreté des habitants, beaucoup plus propres et plus sûrs que ceux de nos villes. On pouvait les soirs d’été y déambuler sans les risques d’agression encourus par exemple dans nos quartiers de Toulouse par quiconque non toléré, en quelque sorte sans visible identité équivalente à un « passe communautaire », et surtout par des jeunes filles non accompagnées par des « grands frères »…
Or, à l’exception des quelques exceptions idéologiquement plus libres, on constate dans notre système médiatique l’absence d’observation et de réflexion sur l’importance des facteurs conjugués de l’immigration et de l’islamisation.
Ainsi, même dans les trois pleines pages de reportage à Marseille d’un quotidien du matin, souvent très précieux pour ses pages d’idées et de débats, pas une seule considération sur le fait que l’oumma islamique y est désormais sociologiquement majoritaire. Elle modèle donc désormais au moins autant la vie de l’ancienne capitale phocéenne que les vieilles racines civilisationnelles, provençales, gréco-latines, catholiques, juives et arméniennes constitutives de l’originale identité marseillaise épanouie dans l’identité française.
Mais Mr Macron n’a cure de cela, indifférent comme un Néron et les empereurs de la décadence aux déferlements ravageurs qui détruiraient Rome.
Comme ces derniers, offrant du pain et des jeux aux foules du Colisée, il prodigue aux habitants de Marseille les promesses, quoiqu’il en coûte aux Français, de son carnet de chèques d’illusionniste pour une vaine politique de la ville qu’il remplit comme le tonneau des Danaïdes.
Aux Français de décider s’ils veulent encore être gouvernés par cet arrogant MacroNéron.
La Cour suprême des Etats-Unis refuse d’examiner la loi pro-vie du Texas. Colère de Biden
Le président “catholique” Joe Biden a fustigé le refus de la Cour suprême des Etats-Unis de bloquer cette nouvelle loi provie du Texas, qu’il qualifie d'”attaque sans précédent pour les droits constitutionnels des femmes“… Les évêques vont pouvoir lui refuser la sainte communion.
Voilà ce que font les vrais catholiques aux Etats-Unis : ils prient devant les cliniques d’extermination des enfants à naître :
Love is stronger than hate and prayer is stronger than abortion. pic.twitter.com/bZ24l5yerK
— Catholic Arena (@CatholicArena) September 2, 2021
La campagne pro-vie des 40 Days for Life aura lieu du 22 septembre au 31 octobre.
Fiasco vaccinal : La Suède interdit d’entrée les voyageurs venant d’Israël, même vaccinés
JUST IN – Sweden bans travelers from Israel, one of the most vaccinated countries in the world, into the country from September 6 due to the record-breaking rise in #COVID19 cases. pic.twitter.com/XO2dhrYy8S
— Disclose.tv (@disclosetv) September 2, 2021
Voici des graphiques montrant la courbe des cas en Israël, pays le plus tôt massivement vacciné. Dire « le vaccin est moins efficace avec le temps, mais la 3ème dose montre déjà ses effets » est un peu court… là on a l’impression que la vaccination favorise l’épidémie


En Jordanie, pays voisin, moins de 30% de la population est vaccinée, au désespoir du lobby pharmaceutique. Et le nombre de cas reste plat :

C’est arrivé un 3 septembre…
"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 3 septembre : saints du jour français ou en France.
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St Mansuy : premier évêque de Toul († IV siècle)
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St Remacle évêque et abbé († entre 671 ET 679)
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À Stavelot, entre 671 et 679, saint Remacle, évêque et abbé. D'abord moine à Luxeuil, il fonda, à la demande de saint Éloi, le monastère de Solignac, puis, dans la vaste solitude de la forêt d'Ardenne, un double monastère, à Stavelot et Malmédy.
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St Ayoul (Aygulf) : abbé et martyr († V. 675)
Dans l'île de Lérins, vers 675, saint Ayoul, abbé, et ses moines, qui auraient subi le martyre lors d'une incursion des Sarrasins.
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St Chrodegang évêque et martyr († VIIIE.)
A Sées, au VIIIe siècle, saint Chrodegang, évêque et martyr, assassiné à son retour d'un pèlerinage à Rome, sur l'ordre d'un de sa parenté, à qui il avait confié le diocèse en son absence.
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Bx Jean-Baptiste Bottex et 2 compagnons ; prêtres et martyrs
À Paris, en 1792, la passion de soixante-quinze bienheureux martyrs.
À la prison de la Force : Jean-Baptiste Bottex, de Neuville-sur-Ain, au diocèse de Belley, curé de sa paroisse natale, député aux États-Généraux - Michel-Marie-François de La Gardette, de Billom, au diocèse de Clermont, vicaire à Saint-Gervais, à Paris - François-Hyacinthe Le Livec de Trésurin, de Quimper, ancien jésuite, aumônier des Filles du Calvaire, à Paris.
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BBx André-Abel Alricy et 71 compagnons, martyrs († 1792)
À Paris, en 1792, la passion de soixante-quinze bienheureux martyrs.
Prêtres : André-Abel Alricy, de Crémieu, au diocèse de Grenoble, attaché à la prison Saint-Médard, à Paris – René-Marie Andrieux, de Rennes, ancien jésuite, supérieur de la Communauté de Saint-Nicolas du Chardonnet à Paris – Pierre-Paul Balzac, de Paris, vicaire à Villejuif, retiré dans la communauté de Saint-Nicolas du Chardonnet – Jean-François Benoît, dit Vourlat, de Lyon, ancien jésuite, aumônier des Dames de l'Adoration perpétuelle, à Paris – Jean-Charles-Marie Bernard du Cornillet, de Châteaubriant, au diocèse de Nantes, chanoine régulier de Saint-Victor à Paris et bibliothécaire de l'abbaye – Michel-André-Sylvestre Binard, de Laulne, au diocèse de Coutances, professeur au Collège de Navarre, à Paris – Nicolas Bize, de Versailles, directeur du séminaire Saint-Nicolas du Chardonnet, à Paris – Claude Bochot, de Troyes, supérieur de la Maison Saint-Charles des Pères de la Doctrine chrétienne, à Paris – Jean-François Bonnel de Pradal, d'Ax-les-Thermes, au diocèse de Pamiers, chanoine régulier de Sainte-Geneviève, à Paris – Pierre Bonze, de Paris, curé de Massy – Pierre Briquet, de Vervins, au diocèse de Laon, professeur au Collège de Navarre, à Paris – Pierre Brisse, de Brombos, au diocèse de Beauvais, curé de Boran-sur-Oise, dans le même diocèse – Charles Carnus, de Salles-la-Source, au diocèse de Rodez, professeur au collège de Rodez – Jean-Charles Caron, d'Auchel, au diocèse de Boulogne, prêtre de la Mission, curé de Collégien, au diocèse de Meaux – Bertrand-Antoine de Caupène, de Jégan, au diocèse d'Auch, vicaire à Montmagny – Nicolas Colin, de Grenant, au diocèse de Langres, prêtre de la Mission, curé de Genevrières, au même diocèse – Jacques Dufour, de Troisgots, au diocèse de Coutances, vicaire à Maison-Alfort, au diocèse de Paris – Denis-Claude Duval, de Paris, vicaire à Saint-Étienne du Mont – Jean-Pierre Duval, de Paris, capucin (frère Côme), aumônier de l'hôpital de la Pitié, à Paris – Joseph Falcoz, de Saint-Sorlin d'Arves, au diocèse de Maurienne, chapelain de l'hôpital de la Pitié – Gilbert-Jean Fautrel, de Marcilly, au diocèse de Coutances, aumônier de la Maison des Enfants-trouvés, à Paris – Eustache Félix, de Troyes, procureur de la Maison des Pères de la Doctrine chrétienne à Paris et conseiller provincial – Pierre-Philibert Fougères, de Paris, curé de Saint-Laurent de Nevers, député à l'Assemblée nationale – Louis-Joseph François, de Busigny, au diocèse de Cambrai, prêtre de la Mission, supérieur du séminaire Saint-Firmin – Pierre-Jean Garrigues, de Sauveterre, au diocèse de Rodez, attaché au diocèse de Paris – Nicolas Gaudreau, de Paris, curé de Vert-le-Petit – Étienne-Michel Gillet, de Paris, directeur au séminaire Saint-Nicolas du Chardonnet – Georges-Jérôme Giroust, de Bussy-Saint-Georges, au diocèse de Meaux, vicaire à Gennevilliers, au diocèse de Paris – Joseph-Marie Gros, de Lyon, curé de Saint-Nicolas du Chardonnet, député aux États généraux – Jean-Henri Gruyer, de Dole, au diocèse de Saint-Claude, prêtre de la Mission, vicaire à Saint-Louis de Versailles – Pierre-Marie Guérin du Rocher, de Sainte-Honorine-la-Guillaume, au diocèse de Séez, ancien jésuite, supérieur de la Maison des Nouveaux Convertis, à Paris – François-Robert Guérin du Rocher, frère cadet du précédent, né au Repas, au diocèse de Séez, ancien jésuite, aumônier de l'hospice des Capucins, à Paris – Yves-André Guillon de Kerenrun, de Lézardrieux, au diocèse de Tréguier, proviseur de la Maison de Navarre et vice-chancelier de l'Université de Paris – Julien-François Hédouin, de Coutances, chapelain de la Communauté de la Compassion, à Paris – Pierre-François Hénoque, de Tronchoy, au diocèse d'Amiens, professeur au Collège du Cardinal Lemoine, à Paris – Éloi Herque, dit du Roule, de Lyon, ancien jésuite, aumônier de l'hôpital de la Pitié, à Paris – Pierre-Louis Joret, de Rollot, au diocèse de Beauvais, résidant à Paris – Jean-Jacques de La Lande, de La Forêt-Auvray, au diocèse d'Évreux, curé de Saint-Martin d'Illiers-l'Évêque, au même diocèse, député aux États généraux – Gilles-Louis Lanchon, des Pieux, au diocèse de Coutances, directeur spirituel des religieuses de Port-Royal, à Paris – Louis-Jean Lanier, de Château-Gontier, au diocèse d'Angers, préfet du séminaire Saint-Nicolas du Chardonnet, à Paris – Jean-Joseph de Lavèze-Belay, de Gluiras, au diocèse de Viviers, confesseur des malades à l'Hôtel-Dieu de Paris – Michel Leber, de Paris, curé de La Madeleine – Jean-Baptiste Legrand, de Versailles, professeur au Collège de Lisieux, à Paris – Jean-Pierre Le Laisant, de Valognes, au diocèse de Coutances, vicaire à Dugny, au diocèse de Paris – Julien Le Laisant, frère aîné du précédent, de Valognes, vicaire à Videcosville, au diocèse de Coutances – Jean Lemaître, de Beaumais, au diocèse de Bayeux, ordonné prêtre le 17 juin précédent – Jean-Thomas Leroy, d'Épernay, au diocèse de Châlons, grand prieur de l'abbaye de chanoines réguliers de Saint-Jean des Vignes et curé-prieur de La Ferté-Gaucher, au diocèse de Soissons – Martin-François Loublier, d'O, près de Mortrée, au diocèse de Séez, curé de Condé-sur-Sarthe, au même diocèse – Claude-Louis Marmotant de Savigny, de Paris, curé de Compans-la-Ville, au diocèse de Meaux – Claude-Sylvain Mayneaud de Bizefranc, de Digoin, au diocèse d'Autun, prêtre de la Communauté de Saint-Étienne du Mont, à Paris – Henri-Jean Milet, de Paris, vicaire à Saint-Hippolyte – François-Joseph Monnier, de Paris, vicaire à Saint-Séverin – Marie-François Mouffle, de Paris, vicaire à Saint-Merry – Jean-Louis Oviefre, de Paris, directeur de la petite Communauté de Saint-Nicolas du Chardonnet – Jean-Michel Phelippot, de Paris, chapelain du Collège de Navarre, à Paris – Claude Pons, du Puy-en-Velay, chanoine régulier de Sainte-Geneviève de Paris – Pierre-Claude Pottier, du Hâvre, au diocèse de Rouen, eudiste, supérieur du Séminaire Saint-Vivien de Rouen – Jacques-Léonor Rabé, de Sainte-Mère-Église, au diocèse de Coutances, chapelain de l'hospice des Enfants-Assistés, à Paris – Pierre-Robert Régnet, de Cherbourg, au diocèse de Coutances, résidant à Paris – Yves-Jean-Pierre Rey de Kervizic, de Plounez, au diocèse de Saint-Brieuc, vicaire à Saint-Jacques du Haut-Pas, à Paris – Nicolas-Charles Roussel, confesseur des Hermites à Grosbois, au diocèse de Paris – Pierre Saint-James, de Caen, au diocèse de Bayeux, recteur de l'Hôpital général, à Paris – Jacques-Louis Schmid, de Paris, curé de Saint-Jean l'Évangéliste, à Paris – Jean-Antoine Seconds, de Rodez, ancien jésuite, chapelain de l'Hôpital de la Pitié, à Paris – Pierre-Jacques de Turménies, de Gournay-en-Bray, au diocèse de Rouen, grand-maître du Collège de Navarre, à Paris – René-Joseph Urvoy, de Plouisy, au diocèse de Tréguier, maître de conférences au séminaire des Trente-Trois, à Paris – Nicolas-Marie Verron, de Quimperlé, au diocèse de Cornouaille, ancien jésuite, directeur des religieuses de Sainte-Aure, à Paris.
Diacre : Pierre-Florent Leclercq ou Clerq, de Hautvillers, au diocèse d'Amiens, élève au séminaire Saint-Nicolas du Chardonnet, à Paris.
Laïcs : Sébastien Desbrielles, de Bourges, maître d'hôtel à l'Hôpital de la Pitié, à Paris – Louis-François Rigot, d'Amiens, sous-sacristain à l'Hôpital de la Pitié, à Paris – Jean-Antoine de Villette, de Cateau-Cambrésis, au diocèse de Cambrai, ancien officier, retiré au séminaire Saint-Firmin.
Martyrs de Paris et prêtres pour la plupart, le lendemain du massacre perpétré au couvent des Carmes, sous la Révolution française, ils furent à leur tour mis à mort sans jugement, quelques-uns à la prison de la Force, tous les autres au séminaire Saint-Firmin transformé en prison.
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le 3 septembre 590 : élection du pape saint Grégoire Ier « le Grand ».
Grégoire Ier, dit le Grand, naît vers 540, et meurt le 12 mars 604 ; il devient le 64e pape en 590 contre son gré. Instruit dans toutes les disciplines, il connaît le grec, le droit et l'art d'administrer etc…
A son élection, Rome est frappée par la peste depuis six mois. Son prédécesseur en est mort.
Sa première décision est de lancer des processions pour demander la fin du fléau. Il définit l'ordre avec lequel doit elle se doit faire : « Le clergé partira de l'église des saints martyrs Côme et Damien, avec les prêtres de la sixième région ; les abbés et les moines partiront de l'église des saints Gervais et Protais avec les prêtres de la quatrième région ; les abbesses et leurs communautés partiront de l'église des saints Pierre et Marcellin avec les prêtres de la première région ; les enfants réunis dans l'église des saints Jean et Paul en sortiront avec les prêtres de la deuxième région ; les laïques assemblés dans l'église de saint Etienne, premier martyr, en sortiront avec les prêtres de la septième région ; les veuves partiront de l'église de sainte Euphémie avec les prêtres de la cinquième région ; enfin les femmes mariées partiront de l'église de saint Clément avec les prêtres de la troisième région. […] pendant trois jours, à partir de neuf heures, de chacune de ces églises nous sortirons en récitant des prières et en versant des larmes : nous nous rejoindrons tous à la basilique de la Sainte Vierge Marie, et nous continuerons là nos prières et nos supplications. »
Le premier jour, 80 personnes meurent pendant la procession. Grégoire fait vénérer l'image de la Mère de Dieu, attribuée à saint Luc, puis, les jours suivants, arrivés à hauteur du mausolée d'Hadrien, tous perçoivent les accents d'un chœur angélique qui chante : Réjouissez-vous, Reine du ciel, Alléluia ! ;
Ce à quoi Grégoire répond : Car celui qu'il vous fut donné de porter est ressuscité comme il l'avait dit, Alléluia ! Puis il s'écrie, imité par la foule : Priez pour nous, sainte Mère de Dieu, Alléluia !
L'archange saint Michel apparaît alors au sommet de l'édifice et remet son épée au fourreau ; la peste cesse et l'Eglise s'est enrichie d'une hymne à la Sainte Vierge, le Regina cæli, qu'elle chante toujours au temps de Pâques. Depuis, le mausolée d'Hadrien est appelé le château Saint-Ange. Docteur de l'Église, il est aussi considéré comme l'un des quatre Pères de l'Église d'Occident, avec saint Ambroise, saint Augustin et saint Jérôme. Son influence durant le Moyen Âge est considérable. C'est en son honneur que le « chant grégorien » est appelé ainsi deux siècles après sa mort, sans que l'on sache avec certitude son rôle dans l'évolution et la diffusion du chant liturgique.
Depuis le concile Vatican II, l'Église catholique le célèbre le 3 septembre (auparavant le 12 mars). Voir la chronique du 12 mars.
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le 3 septembre 1389 : voyage de Charles VI en Languedoc.
Le Roi Charles VI quitte Paris pour un voyage en Languedoc, qui dure jusqu'en février 1390. Il se rend à Nevers, Lyon, puis rencontre le pape à Avignon. Il visite Montpellier, Béziers, Toulouse, Foix où le reçoit Gaston Phébus : Certains historiens parlent d'un départ le 2 septembre, d'autre «aux environs de la Saint Michel ».
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le 3 septembre 1603 : le Roi Henri IV autorise les Jésuites à rentrer en France.
Pour bien comprendre cette période, et saisir combien le Parlement était noyauté par les huguenots, il est recommandé de lire le tome 4 de Histoire partiale-Histoire vraie de Jean Guiraud, en particulier le chapitre III (pages 54 à 85). Le 27 décembre 1594, de retour d'un voyage en Picardie, le Roi Henri IV rentre au Louvre lorsqu'un jeune homme de 19 ans, nommé Jean Châtel, qui le servait depuis quelque temps, lui porte un coup de couteau qui ayant été détourné, le blesse aux lèvres.
Chatel avait été élève des Jésuites au collège de Clermont. On fait courir le bruit qu'il est leur 'instrument. Les pères Guéret, ancien professeur de Châtel, et. Guignard, chez qui on a trouvé des manuscrits et des livres sur la question du tyrannicide, sont impliqués dans le procès de façon inique. Si le premier est remis en liberté, après avoir été cruellement torturé ; le second est condamné à mort et brûlé le 10 janvier 1595. Mais le Parlement, prononce, toujours en janvier, un arrêt ordonnant la confiscation des biens, la dispersion et l'exil des membres de la Compagnie de Jésus.
C'est cet arrêt, que le Roi annule le 3 septembre 1603, quand les malversations judiciaires éclatent au grand jour. Le Roi Henri IV signe à Rouen l'édit de rappel des Jésuites ; ils sont à nouveau autorisés en France et récupèrent leurs 13 établissements d'enseignement. Le Roi leur confie la même année son château de la Flèche, qui devient Collège Royal. Il va même plus loin puisqu'il prend le père Coton comme confesseur; lequel devient à la mort du Roi le confesseur de Louis XIII.
Il faut noter avec Jean Guiraud qu'aujourd'hui : « on continue à enseigner que Châtel ne fut que l'instrument des Jésuites et on répète les diatribes d'Arnauld et de tous ceux qui mirent sur pied, contre les Jésuites, ce formidable procès plus odieux encore que ceux de Calas, de Sirven et de Labarre. » (Histoire partiale-Histoire vraie de Jean Guiraud, tome 4 de chapitre, page 74).
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le 3 septembre 1643 : bataille de Carthagène.
La flotte française confirme sa suprématie en Méditerranée occidentale, en remportant sous les ordres de Maillé-Brézé, la bataille de Carthagène. Chaque bataille navale est une victoire française.
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le 3 septembre 1759 : le pape Clément XIII condamne l'Encyclopédie de Diderot.
L'encyclopédie, œuvre monumentale, n'est pas qu'un simple dictionnaire recensant les connaissances humaines. Son but, à peine caché, est de détruire les fondements chrétiens de la société, de jeter les bases d'une société sans Dieu. Diderot commence par récuser que le pouvoir tient sa source en Dieu pour affirmer qu'il vient de la masse populaire. Il rejette donc l'idée de monarchie de droit divin (expression qui signifie : qui tire son pouvoir de Dieu). L'Eglise y est fortement combattue. Le pape menace d'excommunication tous les catholiques qui posséderaient des exemplaires de "L'Encyclopédie".
L'impression et la diffusion des deux premiers volumes ont déjà été suspendues en 1752, cette fois-ci, l'ouvrage est interdit. Il est tout de même secrètement poursuivi par Diderot.
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le 3 septembre 1783 : Traité de Versailles, indépendance des 13 colonies.
Le traité de Versailles, signé par la France, la Grande-Bretagne et l'Espagne le 3 septembre 1783, avec le traité de Paris signé la même année, marquent la fin de la guerre d'indépendance des Etats-Unis d'Amérique. Battue, la Grande-Bretagne doit rendre une partie des possessions acquises en 1763. L'Espagne récupère la Floride et Minorque, mais pas Gibraltar, tandis que la France récupère ses comptoirs en Inde, la Martinique, Saint-Pierre-et-Miquelon, la Guadeloupe et le Sénégal.
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le 03 septembre 1792 : discours d'un certain Philip au club des Jacobins :
« Le lundi soir, à 10 heures, un homme, nommé Philip, demeurant dans 1 rue du Temple, vint au club des jacobins dont il était membre. Il portait sous le bras une grande cassette. Il monte à la tribune, fait un long discours sur le patriotisme, et conclut, que tout citoyen qui préfère les liens du sang à ceux du patriotisme, doit être regardé comme un aristocrate ; et que tout bon jacobin doit se défaire de ses amis et de ses proches parents, s'ils ne pensent pas en patriotes. A ces mots ouvrant la cassette, il en tire la tête de son père et celle de sa mère qu'il avait coupées, dit-il, parce qu'il n'avait jamais pu les persuader d'entendre la messe d'un prêtre constitutionnel. De longs et bruyants applaudissements s'élèvent de toutes parts, et il fut décidé que les deux têtes seraient enterrées dans la salle même, sous les bustes de Brutus et d'Ankerstrom, l'assassin de Gustave. »
Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et de mœurs note, page 75 et tiré de Martyrs et bourreaux de 1793, de l'Abbé Alphonse Cordier Editions La source d'or, tome 1, page 247
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le 03 septembre 1792 : au Temple, on oblige Marie-Antoinette à voir la tête, au bout d'une pique, de son amie la princesse de Lamballe.
Cette princesse, amie de la Reine, qui lui expliquait que la Maçonnerie dont elle faisait partie était un moyen merveilleux d'aider son prochain…
Ces tentatives de séduction ayant échouées, la Maçonnerie va lancer l'affaire du collier ; voir Marie Antoinette et le complot maçonnique de Louis Dasté aux éditions La Renaissance française.
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le 3 septembre 1914 : élection du pape Benoît XV.
Le cardinal Giacomo Della Chiesa est élu pape au bout de dix scrutins. Il prend le nom de Benoît XV.
Le jour de son élection, il proclame la neutralité du St-Siège dans "L'Osservatore Romano". Benoît XV dénonce également le « mal funeste » qu'il considère comme « la véritable cause de la terrible guerre présente » : la société laïque et libérale issue, en France, de la Révolution française, et en Italie, du Risorgimento, en clair la franc-maçonnerie.
Benoît XV promeut une piété populaire : il étend à l'Église universelle la fête de la Sainte Famille et développe la dévotion au Sacré Cœur, à la Vierge des Douleurs, à Notre Dame de Lorette, ou encore au Très Précieux Sang. Il canonise Jeanne d'Arc et proclame bienheureuse Louise de Marillac en 1920 ou encore les 22 martyrs de l'Ouganda. Il meurt le 22 janvier 1922 ; voir la chronique du jour.
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le 3 septembre 1914 : le gouvernement d'Union sacrée se replie sur Bordeaux, en raison de l'offensive allemande près de Paris.
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le 3 septembre 1939 : la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne.
Suite à l'invasion de la Pologne, le 1er septembre, par les troupes allemandes, la Grande-Bretagne déclare la guerre à l'Allemagne à 12 heures. La France fait de même à 15 heures. La Seconde Guerre mondiale commence.
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le 3 septembre 1939 : début de la drôle de guerre.
Le 3 septembre 1939, quelques jours après la déclaration de guerre de la France et du Royaume-Uni à l'Allemagne, débute la "drôle de guerre". Le terme vient du journaliste Roland Dorgelès qui décrit l'ennui des soldats, sur la ligne Maginot. Cette "drôle de guerre" dure jusqu'en mai 1940, interrompue par l'offensive allemande sur les Pays-Bas et la Belgique.
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le 3 septembre 1940 : l'Etat français met officiellement fin à la politique anticléricale de la république.
Les lois interdisant l'enseignement aux congrégations religieuses sont abrogées.
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le 3 septembre 1965 : Paul VI publie l'Encyclique "Mysterium Fidei" sur l'Eucharistie.
L'encyclique est consultable entièrement ici :
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le 3 septembre 2000 : les Papes Pie IX et Jean XXIII sont béatifiés.
Jean-Paul II béatifie simultanément deux de ses prédécesseurs, le pape Pie IX et le pape Jean XXIII.
Communiqué des instituts traditionnels
« La miséricorde de Dieu sur toute chair » (Si 18, 13)
Les Instituts signataires veulent avant tout redire leur amour de l’Eglise et leur fidélité au Saint-Père. Cet amour filial se teinte aujourd’hui d’une grande souffrance. Nous nous sentons soupçonnés, mis en marge, bannis. Cependant, nous ne nous reconnaissons pas dans la description donnée par la Lettre d’accompagnement du motu proprio Traditionis custodes du 16 juillet 2021.
« Si nous disons que nous n’avons pas de péché… » (I Jn 1, 8)
Nous ne nous considérons aucunement comme la « vraie Église ». Au contraire, nous voyons en l’Eglise catholique notre Mère en qui nous trouvons le salut et la foi. Nous sommes loyalement soumis à la juridiction du Souverain Pontife et à celle des évêques diocésains, comme l’ont montré les bonnes relations dans les diocèses (et les fonctions de Conseiller presbytéral, Archiviste, Chancelier ou Official qui ont été confiées à nos membres) et le résultat des visites canoniques ou apostoliques des dernières années. Nous réaffirmons notre adhésion au magistère (y compris à celui de Vatican II et à ce qui suit) selon la doctrine catholique de l’assentiment qui lui est dû (cf. notamment Lumen Gentium, n° 25, et Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 891 et 892) comme le prouvent les nombreuses études et thèses de doctorat faites par plusieurs d’entre nous depuis 33 ans.
Des fautes ont-elles été commises ?
Nous sommes prêts, comme l’est tout chrétien, à demander pardon si quelques excès de langage ou de la défiance vis-à-vis de l’autorité ont pu s’introduire chez tel ou tel de nos membres. Nous sommes prêts à nous convertir si l’esprit de parti ou l’orgueil a pollué nos cœurs.
« Accomplis tes vœux au Très-Haut » (Ps 49, 14)
Nous supplions que s’ouvre un dialogue humain, personnel, plein de confiance, loin des idéologies ou de la froideur des décrets administratifs. Nous voudrions pouvoir rencontrer une personne qui sera pour nous le visage de la Maternité de l’Eglise. Nous voudrions pouvoir lui raconter la souffrance, les drames, la tristesse de tant de fidèles laïcs du monde entier, mais aussi de prêtres, religieux, religieuses qui ont donné leur vie sur la parole des Papes Jean-Paul II et Benoît XVI.
On leur avait promis que « toutes les mesures seraient prises pour garantir l’identité de leurs Instituts dans la pleine communion de l’Église catholique [1] ». Les premiers Instituts ont accepté avec gratitude la reconnaissance canonique offerte par le Saint-Siège dans le plein attachement aux pédagogies traditionnelles de la foi, notamment dans le domaine liturgique (sur la base du Protocole d’accord du 5 mai 1988 entre le cardinal Ratzinger et Mgr Lefebvre). Cet engagement solennel a été exprimé dans le Motu Proprio Ecclesia Dei du 2 juillet 1988 ; puis de façon diversifiée pour chaque Institut, dans leurs décrets d’érection et dans leurs constitutions approuvées définitivement. Les religieux, religieuses et prêtres engagés dans nos Instituts ont prononcé des vœux ou émis des engagements selon cette spécification.
C’est de cette manière que, confiants dans la parole du Souverain Pontife, ils ont donné leur vie au Christ pour servir l’Eglise. Ces prêtres, religieux et religieuses ont servi l’Église avec dévouement et abnégation. Peut-on aujourd’hui les priver de ce sur quoi ils se sont engagés ? Peut-on les priver de ce que l’Eglise leur avait promis par la bouche des Papes ?
« Sois patient envers moi ! » (Mt 18, 29)
Le pape François « invite les pasteurs à écouter avec affection et sérénité, avec le désir sincère d’entrer dans le cœur du drame des personnes et de comprendre leur point de vue, pour les aider à mieux vivre et à reconnaître leur place dans l’Église » (Amoris Laetitia, n° 312).
Nous sommes désireux de confier les drames que nous vivons à un cœur de père. Nous avons besoin d’écoute et de bienveillance et non de condamnation sans dialogue préalable. Le jugement sévère crée un sentiment d’injustice et produit les rancœurs. La patience adoucit les cœurs. Nous avons besoin de temps.
On entend parler aujourd’hui de visites apostoliques disciplinaires pour nos Instituts. Nous demandons des rencontres fraternelles où nous puissions expliquer qui nous sommes et les raisons de notre attachement à certaines formes liturgiques. Nous désirons avant tout un dialogue vraiment humain et miséricordieux : « Sois patient envers moi ! »
« Circumdata varietate » (Ps 44, 10)
Le 13 août dernier, le Saint-Père affirmait qu’en matière liturgique, « l’unité n’est pas l’uniformité mais l’harmonie multiforme que crée l’Esprit-Saint [2] ». Nous sommes désireux d’apporter notre modeste contribution à cette unité harmonieuse et diverse, conscients que comme l’enseigne Sacrosanctum Concilium « la liturgie est le sommet auquel tend l’action de l’Eglise et en même temps la source d’où découle toute sa vertu » (SC, n° 10).
Avec confiance, nous nous tournons tout d’abord vers les évêques de France afin qu’un vrai dialogue soit ouvert et que soit désigné un médiateur qui soit pour nous le visage humain de ce dialogue. « Il faut éviter des jugements qui ne tiendraient pas compte de la complexité des diverses situations… Il s’agit d’intégrer tout le monde, on doit aider chacun à trouver sa propre manière de faire partie de la communauté ecclésiale, pour qu’il se sente objet d’une miséricorde imméritée, inconditionnelle et gratuite » (Amoris Laetitia, n° 296-297).
Fait à Courtalain (France), le 31 août 2021
M. l’abbé Andrzej Komorowski, Supérieur Général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre
Mgr Gilles Wach, Prieur Général de l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre
M. l’abbé Luis Gabriel Barrero Zabaleta, Supérieur Général de l’Institut du Bon Pasteur
Père Louis-Marie de Blignières, Supérieur Général de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier
M. l’abbé Gerald Goesche, Prévot Général de l’Institut Saint-Philippe-Néri
Père Antonius Maria Mamsery, Supérieur Général des Missionnaires de la Sainte-Croix
Dom Louis-Marie de Geyer d’Orth, abbé de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux
Père Emmanuel-Marie Le Fébure du Bus, abbé des Chanoines de Lagrasse
Dom Marc Guillot, abbé de l’abbaye Sainte-Marie de la Garde
Mère Placide Devillers, abbesse de l’abbaye Notre-Dame de l’Annonciation du Barroux
Mère Faustine Bouchard, Prieure des Chanoinesses d’Azille
Mère Madeleine-Marie, Supérieure des Adoratrices du Cœur Royal de Jésus Souverain Prêtre
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[1] Note d’information du 16 juin 1988, in Documentation Catholique, n° 1966, p. 739.
[2] Videomensaje del Santo Padre Francisco a los participantes en el congreso virtual continental de la vida religiosa, convocado por la CLAR, 13-15 août 2021.
Vaccin à ARNm et transgression du vivant
Dans La Nef, le Père Olivier Nguyen, directeur de l’institut alliance Plantatio, et Roselyne Legall, docteur en philosophie spécialisée en bioéthique, adressent une lettre ouverte au clergé pour les mettre en garde contre le vaccin à ARNm. Extrait :
[…] Comment accepter qu’au cœur de nos cellules soient introduits des « possibles » artificiels et exogènes, c’est-à-dire des fonctionnalités augmentées s’apparentant à la systémique de la cellule alors qu’ils n’ont pas été pensés avec le tout dans l’unité du projet des origines et qu’ils ne sont pas des potentiels naturels de la cellule ? Ce qui détermine un potentiel, c’est son positionnement dans sa capacité d’actualité mais aussi son positionnement par rapport à tous les autres potentiels pour lesquels il peut être occasion d’actualité. L’erreur de jugement sur les vaccins à pseudo ARNm, c’est qu’on les prend pour de la pure actualité à la façon cartésienne alors qu’ils sont aussi des possibles recélant des potentiels artificiels dont les effets ne sont pas connaissables en termes d’interaction avec les autres potentiels naturels de la cellule. Nous voulons préciser que l’intégration exogène de certains virus a été effective dans l’histoire naturelle de tout organisme, mais le corps lui-même savait les intégrer car ils étaient repérables en tant que tel comme virus et un potentiel de mémorisation était actualisé sans doute en vue de l’immunité naturelle. Dans le cas présent, on introduit ex abrupto et incognito un potentiel artificiel fabriqué dont les effets ne sont pas connus. En fabriquant ces ARNm, on s’approche du vieux rêve d’essayer de créer du vivant à partir de l’inerte en prenant le risque de mettre le grain de sable dans les rouages du vivant qui pourrait tout enrayer. C’est la première fois que la biotechnonologie permet d’introduire un ARNm seul venant de l’extérieur alors que tout ARNm est régulé par du vivant. Nous sommes à un point crucial de l’avenir du vivant : accepterons-nous qu’il repose sur des lois divines inviolables ou accepterons-nous des concessions pour essayer de casser ces lois pour un peu plus de potentiel de vie sur terre dont on ne sait rien sur le caractère mortifère à long terme ? […]
C’est du complotisme ou c’est autorisé ?
On m’envoie cet article de 2009 paru dans The Times (publication complotiste comme chacaun sait…), dans lequel on découvre qu’un club de milliardaires veut lutter contre la surpopulation (et donc la réduire ?) :
Les personnes les plus riches d’Amérique se réunissent pour discuter des moyens de lutter contre une menace environnementale, sociale et industrielle «catastrophique». Certains des plus grands milliardaires américains se sont réunis en secret pour examiner comment leur richesse pourrait être utilisée pour ralentir la croissance de la population mondiale et accélérer les améliorations en matière de santé et d’éducation. Les philanthropes qui ont assisté à un sommet organisé à l’initiative de Bill Gates, le co-fondateur de Microsoft, ont discuté d’unir leurs forces pour surmonter les obstacles politiques et religieux au changement. Décrit comme le Good Club par un initié, il comprenait David Rockefeller Jr, le patriarche de la dynastie la plus riche d’Amérique, Warren Buffett et George Soros, les financiers, Michael Bloomberg, le maire de New York, et les magnats des médias Ted Turner et Oprah Winfrey.
Les autorités françaises refusent d’interdire la vente d’enfants
Communiqué des Juristes pour l’enfance :
Les 4 et 5 septembre prochain, la foire commerciale Désir d’enfant convie une nouvelle fois les entreprises étrangères de la fertilité à venir proposer aux français leurs prestations.
Il y a un an, le même salon a déjà eu lieu à Paris, malgré les demandes d’interdiction.
Des associations, dont Juristes pour l’Enfance, ont porté plainte, avec constat d’huissiers à l’appui contre cet événement qui promouvait des pratiques illégales en France sans s’en cacher.
Le délit d’entremise était manifeste mais la plainte n’a toujours pas été traitée un an après. Et les organisateurs profitent de la lenteur de la justice pour organiser ce prochain salon les 4 et 5 septembre prochains.
Ces derniers mois, ni le Garde des Sceaux, ni la Préfecture de Paris, ni la Préfecture de police de Paris, ni la Mairie de Paris n’ont daigné répondre aux courriers adressés par Juristes pour l’Enfance pour les alerter sur l’organisation de cette foire pour la seconde année consécutive, et leur demander de prendre des mesures en conséquence.
Tout cela alors que, de façon ostentatoire, les organisateurs du salon ainsi que leurs partenaires commerciaux qui ont retenus leurs stands interviennent en toute impunité dans un mépris total de la loi française.
Les partenaires se targuent même d’avoir « la législation la plus laxiste d’Europe », des notaires ou des avocats qui connaissent bien les lois internationales pour éviter les obstacles des lois des pays des patients !
Syrie : les Turcs attaquent les chrétiens
Lu sur le blog d’Yves Daoudal :
Le village chrétien de Tell Tawil dans le gouvernorat de Hassaké, en Syrie, a été quasiment détruit par un bombardement de l’aviation turque. La population, qui a hélas l’habitude des raids, avait pu fuir et il n’y a pas eu de victimes.
Il s’agit d’une des innombrables attaques turques qui visent théoriquement les forces kurdes du PKK. Mais ce sont les assyriens qui une fois de plus en ont fait les frais. Ces dernières semaines, des bombardements turcs ont visé Qamishli et des localités de la rivière Khabour, qui sont une zone de chrétiens assyriens.
Elias Antar Elias, le chef de l’Assemblée du peuple assyrien de la Jazira, déclare à l’agence AINA : « Les récentes attaques contre nos villages ont rappelé » le souvenir de l’offensive de 1915 de l’Empire ottoman et de l’expulsion du Hakkari vers Ourmia, puis en Irak, enfin en Syrie. « L’histoire se répète. » Qualifiant l’action turque de « barbarie », il déplore « les destructions infligées aux villes syriennes d’Afrin à Jarablus et à toutes les zones occupées » et ne voit « aucune différence entre ceux qui nous attaquent maintenant et l’Etat islamique », qui a attaqué en 2015.
Le khatchkar de Saint-Tropez fête l’amitié franco-arménienne et la laïcité
De notre envoyé spécial Antoine Bordier :
Sur la terre du Golfe de Saint-Tropez, dans le célèbre village de pécheurs, avant que l’été se termine, l’amitié franco-arménienne et la laïcité sont bien ancrées dans le paysage marin. Loin des bruits touristiques, autour d’un khatchkar le temps d’une inauguration officielle et d’une bénédiction religieuse, reportage entre terre, mer et ciel.

C’était il y a deux mois, le dimanche 4 juillet. Les touristes commençaient à pointer le bout de leur nez. Saint-Tropez était entre deux eaux. Celle des incontournables, des villageois qui vivent à l’année et qui ne dépassent guère les 4 000 habitants. Et, celle du million de touristes (par mois !) qui viennent, chaque été, en moyenne, découvrir le village peint par Paul Signac. Dans l’église Notre-Dame de l’Assomption, ce dimanche, le curé de Saint-Tropez, le père Jean-Paul Gouarin, est là entouré de deux autres prêtres qui officient une cérémonie religieuse. Dans l’assemblée, des politiques et des laïcs, des Français et des Arméniens ont fait le déplacement. « Depuis de nombreuses années, explique le maire, Sylvie Siri, il existe une communauté arménienne importante dans le Golfe. » Le père Jean-Paul Gouarin a revêtu, pour l’occasion, sa soutane blanche. L’église est magnifique, à l’extérieur, avec son clocher et son campanile aux couleurs ocre et terre de Sienne. L’intérieur est baroque, moins atypique, avec le buste de saint Tropez. Les chants arméniens de la cantatrice en épousent les contours tout en célébrant le saint.
Selon l’histoire racontée sur place, ce-dernier s’appelle en réalité Torpès. Nous sommes au 1er siècle après Jésus-Christ. Soldat dans l’armée romaine, il devient intendant du palais de Néron, à Pise. Il rencontre l’apôtre Paul et se convertit. Lors d’une fête païenne, il professe sa foi devant Néron, estomaqué par son audace. A plusieurs reprises, Néron lui demande d’abjurer sa foi. Il refuse. Néron le condamne, alors, à mort. Il est, d’abord, livré aux lions et aux panthères, qui ne le dévorent pas. Puis, il est flagellé à une colonne, qui se brise sur son bourreau. Il meurt, finalement, le 29 avril 68, décapité par le fils du bourreau devenu orphelin. « Sa tête est toujours conservée à Pise », explique le curé. Selon la tradition, le corps du martyr aurait été déposé dans une barque, qui aurait accosté à côté du village de Saint-Tropez. Célerine, une romaine convertie, aurait découvert son corps sur la plage, et, l’aurait enseveli à l’endroit même où se trouve, aujourd’hui, la Chapelle de Saint-Tropez hors-les-murs.

Un hommage aux Arméniens
En sortant des murs de l’église Notre-Dame de l’Assomption, parmi la centaine de personnes présentes pour célébrer l’amitié franco-arménienne, et, pour l’inauguration du khatchkar, Levon Muradyan, le président de l’association des Arméniens du Golfe explique que « c’est un moment historique. Nous rendons, ainsi, hommage sur cette terre de Saint-Tropez, au 1,5 million de martyrs arméniens victimes du génocide perpétré par l’Empire ottoman en 1915 ». Parmi les personnalités arméniennes présentes, certaines viennent de Paris, de Lyon, de Genève, de Toulon. Parmi les locaux, il y a les famille Teneketzian et Keklikian, connues pour leurs glaces Barbarac, et, leurs sandales K.JACQUES. La fille de Charles Aznavour, Katia est là dans la foule, en toute discrétion.

Nous arrivons près du cimetière, qui se situe au-dessus du port, d’où l’on aperçoit l’étendue bleu-azur du Golfe.
« C’est un lieu de mémoire, raconte Sylvie Siri, le maire. A côté, de la croix arménienne, nous avons cette sphère qui représente la diaspora des pieds-noirs d’Algérie, et, nous avons un lieu de mémoire pour les harkis. »
La croix arménienne qui dépasse les 2 mètres a été sculptée par Rafi Tumanyan, venu tout spécialement d’Arménie. Après les discours qui nous plongent dans l’histoire de l’Arménie et du génocide, une minute de silence est demandée. Puis, des gerbes sont déposées, dont une par la députée Sereine Mauborgne. Ensuite, un temps convivial privatif prolonge l’évènement au restaurant Nano. Là, nous retrouvons Levon, plus au calme. Emu, il tient à témoigner que
« si le travail de mémoire est très important, pour ne pas oublier le génocide, l’amitié franco-arménienne l’est également. A travers la croix, ce sont les valeurs d’amitié, de partage, de sacrifice et de résilience, qui sont représentées. La France a toujours soutenu l’Arménie. Elle nous a accueilli. Aujourd’hui et demain, elle sera toujours-là à nos côtés. Et, c’est réciproque. »
C’est cela, la laïcité à la Française.
Reportage réalisé par Antoine BORDIER, Consultant et Journaliste Indépendant
Les Supérieurs des communautés traditionalistes ont adressé aux Evêques de France une lettre filiale
Alors que le pape vient de donner un étrange entretien dans lequel il tente d’expliquer pourquoi il a signé le motu proprio Traditiones Custodes, précisant qu’il
s’agit simplement d’une remise en ordre constructive, avec une attention pastorale
les supérieurs généraux des principales communautés “Ecclesia Dei” (IBP, CMRD, Le Barroux, FSSP, FSVF, ICRSP) se sont réunis à Courtalain. Ils ont adressé aux Evêques de France une lettre filiale et confiante pour solliciter leur aide dans leur désir de paix et d’unité.
122 nouvelles écoles à la rentrée 2021 !
Comme le constate la Fondation pour l’école :
Dans un contexte hostile à la liberté scolaire, la société civile ne baisse toujours pas les bras
Les différents tours de vis législatifs de la Loi Gatel en 2018, puis de la Loi confortant le respect des principes de la République du 24 août 2021, n’auront pas réussi à affaiblir le souffle des créations d’écoles indépendantes (dites hors contrat).
Les 122 créations d’écoles encore recensées par la Fondation en cette rentrée démontrent qu’une offre éducative alternative, venant enrichir le système scolaire classique, est aujourd’hui vécue comme une légitime nécessité.
45 % des créateurs de ces nouvelles écoles ont bénéficié d’un soutien de la Fondation pour l’école.
On compte désormais 1 658 écoles indépendantes en France, pour environ 85 000 élèves.
Les difficultés ne manquent pourtant pas dans ce secteur où la grande majorité des écoles, associatives et sans but lucratif, sont structurellement fragiles.
Ainsi en 18 mois, on déplore 55 fermetures d’école, soit 3 fois plus qu’habituellement (10 à 15 fermetures par an observées en moyenne), de nombreux parents touchés par la crise économique liée à la situation sanitaire n’ayant pu payer les scolarités.
En dépit de ce contexte épidémique et législatif défavorable, les écoles libres ont de nombreuses réserves de croissance : avec 60 ouvertures d’école repoussées à la rentrée prochaine, 150 autres projets de création d’établissement signalés à la Fondation et la fin programmée de l’IEF (instruction en famille) dans sa forme actuelle, les écoles indépendantes sont promises à un bel avenir.
Analyse des chiffres
Niveaux
La part du second degré dans les ouvertures des écoles indépendantes augmente de manière significative. Collèges et lycées représentent ainsi 48 % de ces nouvelles écoles. Ce chiffre témoigne de la confiance accordée aux écoles indépendantes par les familles. Il montre aussi que l’expérience gagnée par les écoles primaires leur permet d’envisager une ouverture du secondaire.
Pédagogies
Le pourcentage de créations de nouvelles écoles Montessori est plus faible que les années précédentes, avec seulement 26 % contre 34 % en 2020 et 40 % en 2019, au profit d’une plus grande hybridation des pédagogies alternatives.
Les « autres pédagogies actives » représentent ainsi la première tendance avec 29 % des ouvertures. Viennent ensuite les écoles démocratiques avec 12% et celles à pédagogie classique avec 11%.
La part des écoles éco-citoyennes reste stable (7%) et reflète un attrait généralisé pour des pédagogies en contact avec la nature, que l’on peut retrouver dans les écoles aux « pédagogies actives », démocratiques et Montessori. Le confinement a accéléré à cette tendance.
Implantations
Plus de la moitié des écoles indépendantes ouvertes à la rentrée le sont en territoire rural.
Ces écoles contribuent ainsi de manière significative à la réimplantation d’établissements dans de petites communes, avec plus de 58 % de nouvelles ouvertures dans des communes de moins de 10 000 habitants et 37% dans des communes de moins de 2 000 habitants. Elles permettent une revitalisation indéniable de ces espaces, et il n’est pas rare de voir des mairies rurales encourager ces créations.
Confessions
Les écoles indépendantes ouvertes à la rentrée 2021 demeurent très largement aconfessionnelles (85 %). Signe d’un certain regain, la part des écoles catholiques double par rapport à 2020 et 2019 en augmentant à 11,57%.
Tarifs
Les nouvelles écoles pratiquent très majoritairement des tarifs dégressifs pour les fratries, et la moitié d’entre elles ont un système de bourse ou de calcul des tarifs en fonction des revenus.
Gérance
L’association reste à 70 % le modèle de gestion le plus répandu pour ces nouvelles écoles indépendantes.
Résister à l’endoctrinement LGBT+
- États-Unis d’Amérique. L’auteure Elizabeth Johnston, mère de 10 enfants, mère au foyer et auteur à succès, publie Little Lives Matter, un livre qui enseigne aux enfants la valeur du caractère sacré de la vie.
- États-Unis d’Amérique. Les associations de pédiatres et de médecins catholiques dénoncent l’administration Biden pour ne pas avoir reconnu le droit à l’objection de conscience des professionels de santé qui refusent la chirurgie et le “traitement” des garçons et des filles qui veulent changer de sexe.
- Australie. Dans la perspective de l’examen du projet de loi sur le “suicide assisté” dans le Queensland, les organisations pro-vie appellent à une marche en faveur de la vie et des soins palliatifs à Brisbane le 11 septembre.
- Hongrie. L’un des aspects les moins visibles, mais les plus efficaces de la politique familiale du gouvernement, est l’aide aux vacances d’été des enfants. En 2021, 110 000 enfants en ont bénéficié.
- Kenya. La “cure kangourou” est une nouvelle technique qui permet aux pères de famille de sauver de la mort des milliers de bébés nés prématurément.
- États-Unis d’Amérique. “Live Action” met au jour le contexte et les instigateurs de la vague d’hyper-sexualisation qui déferle sur les écoles.
- Canada. Nouvelles manifestations d’organisations féministes contre la décision du gouvernement de loger des hommes transgenres dans des prisons pour femmes.
- Royaume-Uni. L’organisation chrétienne “Christian Concern” publie un “guide” destiné aux parents qui souhaitent dispenser leurs enfants des cours d’éducation sexuelle à l’école.
Sans oublier la nouvelle loi pro-vie du Texas, entrée en vigueur hier.
Le quotidien Le Monde se rallie à la théorie du grand remplacement
Selon Le Monde, le grand remplacement serait une théorie complotiste. Pourtant, dans un article sur le collège Simone-Veil de Montpellier, on peut lire :
à la rentrée prochaine, tous les élèves de CM2 du Petit Bard devront s’inscrire au collège Las Cazes, à un kilomètre du quartier. Mais l’établissement, en sous-capacité, souffre d’une image peu flatteuse, contrairement au collège François-Rabelais, plus au nord, où la plupart des parents du secteur préfèrent envoyer leurs enfants. Ce dernier est surtout plus mixte, en comparaison de Las Cazes, fréquenté à 95 % par des élèves d’origine marocaine venant du Petit Bard. « Nous ne voulions pas que nos enfants se suivent de la maternelle à la fin du collège, sans découvrir la culture de l’autre et le vivre-ensemble, sans mélange ni ouverture », dénonce Fatima.
Un établissement fréquenté à 95% par des élèves d’origine marocaine, qu’est-ce donc si ce n’est un remplacement démographique ?
5 citations de saints pour la rentrée
C’est la rentrée ! Cette année, pas de résolutions intenables, pas de projections impossibles qui nous laissent abattus et déçus quelques semaines plus tard. Soyons nous-mêmes, tels que Dieu nous a désirés. Simplement, pleinement nous-mêmes. Et habitons joyeusement notre vie telle qu’elle est.
5 saints nous montrent que si le chemin vers nous-mêmes n’est peut être pas un chemin de perfection, c’est en tous cas, un chemin de sainteté !
- “Fleuris là où tu es planté”. Saint François de Sales nous rappelle que notre rayonnement commence là où nous sommes, au cœur de notre vie quotidienne, dans notre travail, dans notre famille, dans notre communauté. Il n’y a pas de bon ou de mauvais endroit, si l’on est enraciné en Dieu.
- “Si vous êtes ce que vous devez être, vous mettrez le feu au monde entier !” Sainte Catherine de Sienne nous exhorte à accepter qui l’on est. Dieu a un projet pour chacun de nous et celui-ci – si nous acceptons de le suivre – est un projet d’épanouissement et de bonheur.
- « On ne fait pas de grandes choses, mais seulement des petites avec un amour immense.» Arrêtons de nous mettre la pression : Mère Térésa nous invite à repenser nos actions. La vraie réussite n’est pas dans l’acte lui-même mais dans l’amour qui l’anime.
- « Si vous tenez à tout prix à tomber dans l’exagération, exagérez en vous montrant particulièrement doux, patient, humble et aimable, alors tout ira bien ! ». Nous avons vraiment besoin de challenges ? Saint Philippe Néri nous conseille avec humour, de bien les choisir. Pour ne pas nous fatiguer, ni fatiguer les autres !
- « Ne te fatigue pas pour des choses qui engendrent de l’empressement, des troubles et de l’affliction. Une seule chose est nécessaire : élever l’esprit et aimer Dieu. ». Enfin, Padre Pio nous aide à revoir nos priorités. La vie éternelle n’attend pas …
C’est arrivé un 2 septembre…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 2 septembre : saints du jour français ou en France.
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St Juste : évêque de Lyon († après 381)
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À Lyon, après 381, la mise au tombeau de saint Juste, évêque. Après le concile d’Aquilée, il laissa la charge de l’épiscopat et se retira avec saint Viateur, lecteur, dans le désert d’Égypte, où il vécut plusieurs années, humblement associé aux moines. Son corps saint fut transféré plus tard à Lyon avec les ossements de saint Viateur.
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St Syagre : évêque d’Autun († 599 ou 600)
À Autun, en 599 ou 600, saint Syagre, évêque, qui brilla par sa science et son zèle dans les conciles auxquels il prit part, fonda le monastère Saint-Martin et l’hospice Saint-Andoche, et accueillit tout un hiver saint Augustin et les moines qui l’accompagnaient pour prêcher l’Évangile en Angleterre.
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St Agricol : évêque d’Avignon († vers. 700)
Agricol était le fils de saint Magne. À seize ans, il fit profession monastique à Lérins, où il resta seize ans. Son père le rappela à Avignon et fit de lui son coadjuteur.
Devenu évêque de la ville en 660, il construisit une église à Avignon qui était desservie par les moines de Lérins, ainsi qu’un couvent de sœurs bénédictines.
Il se rendit illustre « par le nombre de ses vertus et de ses miracles ». Une de ses bénédictions mit fin à une invasion de cigognes.
Ce ne fut qu’en 1647 qu’Agricol devint patron d’Avignon.
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Bx Martyrs des Carmes († 1792) : Bienheureux Martyrs de Septembre, victimes de la Révolution française
Après la chute de la Monarchie le 10 août 1792, la fièvre monte à Paris. De nombreux suspects sont arrêtés : laïcs, prêtres séculiers, religieux, souvent réputés réfractaires, même si ce n’est pas le cas de tous. Environ 350 ecclésiastiques sont ainsi incarcérés, dont plus de la moitié sont étrangers à la capitale. Entre le 2 et le 5 septembre, des bandes armées d’hommes et de femmes envahissent les prisons parisiennes pour se livrer à l’exécution collective des détenus au couvent des Carmes, à l’abbaye de Saint-Germain, au séminaire Saint-Firmin, aux prisons de la Force, rue Saint-Antoine.
Le couvent des Carmes, avec son très vaste enclos, est le premier et le plus symbolique théâtre des tueries. Au témoignage de l’abbé Saurin, jésuite rescapé, le contraste est saisissant entre la sérénité qui règne au-dedans, parmi les ecclésiastiques prisonniers, groupés autour de trois évêques, et, au dehors, le hurlement de la foule, les canonnades, les roulements de tambour, et finalement, le 2, vers quatre heures du soir, le tocsin de Saint-Sulpice qui donne le signal aux émeutiers. La tuerie qui a commencé dans le jardin s’achève, après un simulacre de jugement, au pied du petit escalier faisant communiquer la chapelle, où les prisonniers ont d’abord reflué et se sont mutuellement donné l’absolution. « Je n’ai entendu se plaindre aucun de ceux que j’ai vu massacrés » écrira l’abbé de la Pannonie, blessé et rescapé de la tragédie des Carmes.
Parmi les trois mille victimes de septembre 1792, cent quatre-vingt-onze personnes mortes pour leur foi ont été béatifiées par Pie XI le 17 octobre 1926. Quatre-vingt-six prêtres étaient membres du clergé parisien. Les quatre laïcs et de nombreux religieux béatifiés appartenaient aussi à l’Église de Paris.
On peut vénérer ces béatifiés dans la crypte ossuaire érigée au XIXème siècle sous la chapelle de l’Église Saint-Joseph-des-Carmes (74, rue de Vaugirard, 6ème arr.).
« L’escalier du martyre » marqué d’une plaque Hic ceciderunt (« Ici ils tombèrent ») est aujourd’hui inclus dans le jardin du séminaire universitaire de l’Institut catholique.
>>> Liste des 191 Bienheureux martyrs de septembre 1792 à Paris
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Saint Salomon (Guillaume-Nicolas-Louis) Leclerq : Frère des Écoles Chrétiennes (Frères De La Salle) et martyr
Salomon (au baptême Guillaume-Nicolas-Louis) Leclerq, naît à Boulogne-sur-Mer, le 14 novembre 1745. Le 25 mars 1767 entre chez les frères des écoles chrétiennes et y reçoit le nom de frère Salomon. Professeur puis maître des novices, en 1778, il devient responsable provincial et, en 1790, secrétaire du Frère Agathon, Supérieur général.
Il refusa de prêter le serment de Constitution Civile du Clergé (en 1790, cette Constitution donna à l’État le contrôle sur l’Église de France. Les prêtres et les religieux devaient prêter serment de fidélité à la Constitution sous peine d’exil, d’emprisonnement et même de mort) un refus qui entraina son arrestation le 15 août 1792. Il fut alors emprisonné au Couvent des Carmes (actuel Séminaire des Carmes), avec de nombreux évêques, prêtres et religieux.
Le 2 septembre, les prisonniers furent massacrés à l’épée dans le couvent et son jardin. Le frère Salomon est le premier Frère des Écoles chrétiennes martyr et aussi le premier à avoir été béatifié, le 17 octobre 1926, par le pape Pie XI avec 188 de ses compagnons, dont une centaine de prêtres.
Salomon Leclercq a été canonisé le 16 octobre 2016, avec 6 autres Bienheureux, par le pape François :
– José Luis Sánchez del Río (1926-1939), jeune martyr mexicain de la guerre civile des « Cristeros » ;
– José Gabriel del Rosario Brochero (1840-1914), prêtre argentin, surnommé le « curé gaucho » ;
– Lodovico Pavoni (1784-1849), prêtre et fondateur des ‘Fils de Marie Immaculée‘ ;
– Alfonso Maria Fusco (1839-1910), prêtre et fondateur des ‘Sœurs de Saint Jean-Baptiste’ ;
– Manuel Gonzalez y García (1877-1940), évêque espagnol, fondateur des ‘Missionnaires Eucharistiques de Nazareth‘, surnommé « l’Apôtre des tabernacles abandonnés » ;
– Élisabeth de la Trinité (Élisabeth Catez), carmélite, morte en 1906 à l’âge de 26 ans.
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BBx Martyrs de Saint-Germain-des-Prés : Martyrs de la révolution († 02 septembre 1792)
À Paris, vingt-et-un bienheureux martyrs massacrés le 2 septembre, à l’abbaye Saint-Germain-des-Prés.
– Prêtres :
1. Anne-Alexandre-Charles Lenfant, de Lyon, ancien jésuite, prédicateur du Roi Louis XVI ;
2. Antoine-Charles-Octavien du Bouzet, de Bivès, au diocèse de Lectoure, vicaire général de Reims et abbé commendataire de Notre-Dame des Vertus au même diocèse ;
3. Armand Chapt de Rastignac, de Cognac, au diocèse de Périgeux, vicaire général d’Arles, prévôt du chapitre de Tours, abbé commendataire de Saint-Mesmin d’Orléans, député aux États généraux ;
4. Claude Fontaine, de Paris, vicaire à Saint-Jacques de la Boucherie, à Paris ;
5. Daniel-Louis André de Pommerayes, du Havre, au diocèse de Rouen, prêtre du diocèse de Beauvais, vicaire à Saint-Paul, à Paris ;
6. Diacre: Louis-Benjamin Hurtrel, frère cadet de Louis-Charles, élève au Séminaire des Trente-Trois à Paris.
7. François-Joseph Pey, de Solliès-Pont, au diocèse de Fréjus, vicaire à Saint-Landry, à Paris ;
8. Jean-André Capeau, du diocèse d’Avignon, vicaire à Saint-Paul, à Paris ;
9. Jean-Joseph Rateau, de Bordeaux, maître de conférences au Séminaire Saint-Sulpice, à Paris ;
10. Jean-Louis Guyard de Saint-Clair, d’Avenelles, au diocèse de Séez, chanoine de Noyon ;
11. Jean-Pierre Simon, de Paris, promoteur de l’officialité du grand chantre de Notre-Dame de Paris ;
12. Laurent, adjoint au directeur de l’Institut des Sourds-Muets, à Paris ;
13. Louis Le Danois, de Moitiers-en-Beauptois, au diocèse de Coutances, vicaire à Saint-Roch, à Paris ;
14. Louis-Charles (ou Charles-Louis) Hurtrel, de Paris, minime, bibliothécaire du couvent des Minimes, à Paris ;
15. Louis-Remi Benoist, de Paris, vicaire aussi à Saint-Paul ;
16. Louis-René-Nicolas Benoist, frère cadet du précédent, vicaire aussi à Saint-Paul ;
17. Marie-Louis Royer, de Paris, curé de Saint-Jean en Grève ;
18. Pierre-Jacques Vitalis, de Carpentras, vicaire à Saint-Merry, à Paris.
19. Pierre-Louis Gervais, de Montreuil-en-Caux, au diocèse de Rouen, secrétaire général de l’archevêque de Paris, chanoine de Champeaux ;
20. Saintin Huré, de Vigny, au diocèse de Paris, vicaire de Marines ;
21. Thomas-Jean Monsaint, de Villerville, au diocèse de Bayeux, vicaire à Saint-Roch, à Paris.
(Placés par ordre alphabétique pour faciliter la recherche).
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le 2 ou le 11 septembre 909 : fondation de l’abbaye de Cluny, en Bourgogne.
(Le 2 septembre, selon la date proposée par l’historien de Cluny Guy de Valous, dans: Le monachisme clunisien des origines au XVe siècle. D’autres historiens place la fondation le 11 septembre.)
Suite au Traité de Verdun de 843, les Abbayes bénédictines se voient placées sous la tutelle de princes, comtes et autres seigneurs des provinces de l’Empire.
Guillaume Ier le Pieux, comte de Mâcon, duc d’Aquitaine, consacre son domaine de Cluny aux Saints Pierre et Paul pour y faire bâtir une Abbaye selon la règle de Saint Benoît. Mais il souhaite que l’abbaye soit placée directement sous la tutelle pontificale. C’est donc une abbaye « immunitaire », c’est-à-dire indépendante à la fois de l’évêque et des seigneurs de la région, et ne doit obéissance qu’au pape. Cet élément joue un grand rôle dans le développement de l’abbaye.
Bernon est le premier Père Abbé de Cluny. Il reçoit le pouvoir de rendre justice sur son domaine ; Cluny prend de l’importance en France, car l’abbaye peut octroyer sa protection à d’autres abbayes. Un réseau puissant et quasi-indépendant du pouvoir des derniers carolingiens prend forme. Mais l’apogée de Cluny au XIe siècle est en grande partie l’œuvre de l’un de ses plus grands abbés : Odilon.
L’abbaye est un foyer intellectuel et culturel important tant au Xe qu’au XIIe siècle. A la révolution, l’abbaye devient bien-national. Les révolutionnaires détruisent le bâtiment, qui est pourtant en bon état, à l’aide de mines en 1791, en ayant préalablement vendu tapisseries, mobiliers, et les objets du culte. Ils brûlent les archives. Le domaine de l’abbaye est vendu en 1798, pour 2,14 millions de francs. Le 8 mai 1810, on fait exploser la façade et le grand portail. L’abbaye sert alors de carrière de pierres jusqu’en 1813.
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le 2 septembre 1715 : le Parlement de Paris déclare Philippe d’Orléans Régent.
Le testament royal a été rédigé le 2 aout et complété par deux codicilles le 23 avril et le 23 aout 1715. Les lois fondamentales du Royaume désignent Philippe d’Orléans comme Régent. Le problème est que les mœurs du neveu du Roi-Soleil sont scandaleuses. Ses orgies et fêtes scabreuses ont fait de lui un personnage qui sent le soufre. Pour respecter les lois fondamentales du Royaume, tout en contrôlant les actes politiques de son neveu, le Roi trouve une solution originale.
Le Roi n’écarte pas Philippe d’Orléans, mais le nomme chef du conseil de Régence ; il en nomme par écrit tous les membres et le Régent doit suivre la majorité sur les décisions prises. Le fils légitimé du Roi, le Duc du Maine est le chef des armées.
Philippe d’Orléans prépare sa riposte le jour même de la mort du Roi en convoquant le Parlement et les Pairs de France, avec qui, il a d’avance négocié le titre de Régent. Le Parlement de Paris annule donc le testament de Louis XIV et attribue la régence à l’oncle du jeune Louis XV, le duc Philippe d’Orléans, fils de Monsieur et de La Palatine. En échange le Parlement obtient un accroissement de certains de ses droits…
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le 2 septembre 1715 : chapelle funéraire du Roi Soleil.
Le cercueil de Louis XIV est exposé dans le salon de Mercure au château de Versailles, veillé par 72 ecclésiastiques, avant d’être transporté en grandes pompes à la basilique Saint Denis.
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le 2 septembre 1773 : naissance de Louis de Ghaisne, comte de Bourmont, maréchal de France
Collégien à l’école royale militaire de Sorèze de 1787 à 1790, Louis de Ghaisne, comte de Bourmont y fait la connaissance d’Henri de La Rochejaquelein. En 1788, il entre au régiment des Gardes-françaises et assiste aux évènements du 14 juillet 1789 et à la mutinerie de son régiment le même jour. Fin 1790, il émigre et sert sur le Rhin comme aide de camp du prince de Condé.
En 1795, étant passé dans l’Ouest,il y sert d’abord d’agent de liaison entre l’insurrection et l’émigration, puis comme commandant en second des troupes avec la fonction de major-général de l’Armée catholique et royale du Maine, d’Anjou et de la Haute-Bretagne. Il participe à la troisième chouannerie en 1799 et commande l’Armée catholique et royale du Maine avec laquelle il écrase les Bleus à la bataille de la Hennerie ; il prend Le Mans. Compromis dans la conspiration de Cadoudal, il est arrêté sur ordre de Fouché en 1801, mais s’évade en 1804 et se réfugie au Portugal. Sous la Restauration, il commande l’expédition en l’Algérie. Il meurt le 27 octobre 1846.
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le 2 septembre 1792 : massacres révolutionnaires, début de la Terreur.
1532 personnes sont massacrées à Paris dans le but de terroriser la population et de réduire les indécis ou les modérés au silence. C’est le début de la Terreur. Pendant quatre jours, des Parisiens, encouragés par quelques personnalités politiques (Danton, Marat, Fréron) massacrent sans pitié.
« Sans cette journée, la révolution ne se serait jamais accomplie […] il n’y aurait pas de Convention nationale. » (*)
Comme le vote qui suit peut-il être encore considéré comme valide. 90% des inscrits ne vont pas voter. Parmi les victimes sont assassinée des personnes qui auraient pu être gênantes lors du procès du Roi auquel les révolutionnaires pensent déjà.
Et le décret de béatification des Martyrs de septembre affirme :
« On ne pourra jamais assez déplorer ce noir et misérable fléau qui, à la fin du XVIII siècle, caché sous le nom mensonger de philosophie, avait perverti les esprits et corrompus les mœurs et rempli avant tout la France de meurtres et de ruines. L’âme est émue d’horreur au souvenir des inexprimables spectacles de cruauté et de barbarie qu’exhibèrent pendant la révolution française, des hommes impies et scélérats, à peine dignes de ce nom d’hommes : les temples sacrés dépeuplés, les signes sacrés de la religion catholique violés, des évêques, des prêtres, de pieux laïques immolés arbitrairement, pour avoir refusé de prononcer une formule de serment décrétée par la puissance laïque et ouvertement opposée aux droits de l’Eglise, à la liberté de conscience, ou pour s’être montrés moins bienveillants envers ces nouvelles institutions politiques.
Parmi tant de prêtres illustres et de chrétiens remarquables qui, durant cette noire tempête, furent livrés à la mort, brille certes au premier rang cette insigne légion d’hommes qui à Paris, au mois de septembre 1792, furent immolés avec une souveraine et une infâme barbarie. » (*)
(*) François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et de mœurs, (Editions de Chiré pages 74 et 75)
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le 2 septembre 1793 : la Convention ordonne de détruire les portraits et effigies des Rois.
Du passé il faut faire table rase ; voir la chronique du 12 mai pour comprendre à quel point la haine peut rendre stupide. Sans le courage d’agents municipaux strasbourgeois la cathédrale aurait été défigurée.
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le 2 septembre 1870 : reddition après la défaite de Sedan, Napoléon III est fait prisonnier.
Après l’échec de la division du Général Margueritte, composée de régiments de Chasseurs d’Afrique, de Chasseurs, de Hussards, à briser l’encerclement de Sedan, Napoléon III, encerclé à Sedan, capitule : il est fait prisonnier avec 91 000 hommes, 400 canons et 6000 chevaux. La nouvelle du désastre de Sedan arrive à Paris aux ministres, par un message de Napoléon III:
“L’armée est défaite et captive ; n’ayant pu me faire tuer au milieu de mes soldats, j’ai dû me constituer prisonnier pour sauver l’armée”.
Le comte de Chambord, pressenti par le parlement pour régner refuse. On parle de son obstination à restaurer le drapeau blanc. En réalité, Henri d’Artois, sait que Louis XVII n’est pas mort au Temple et qu’il serait comme ses oncles, un roi illégitime.
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le 2 septembre 1945 : Hô Chi Minh proclame l’indépendance du Viêt Nam.
Hô Chi Minh proclame la République Démocratique du Viêt Nam à Hanoï et l’indépendance du pays sur la Place Ba Dinh. Le Vietminh, fondé en 1941 par d’anciens dirigeants du parti communiste indochinois, profite de la capitulation du Japon et de l’épuration lancée par les gaullistes dans l’administration française locale, pour proclamer l’indépendance. Ho Chi Minh devient président du nouveau gouvernement révolutionnaire. La guerre d’Indochine va commencer dans peu de temps.
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le 2 septembre 1970 : mort du Général Koenig.
Fils d’un facteur d’orgue d’origine alsacienne, Marie Pierre François Joseph Koenig naît à Caen le 10 octobre 1899.
Il participe à la première guerre mondiale au sein du 36e Régiment d’Infanterie, et se distingue dans les Flandres, dans l’Oise et sur l’Ailette. En 1931, devenu capitaine, Pierre Koenig rejoint la Légion Étrangère au Maroc et participe aux opérations de pacification du Rif. En 1940, Koenig participe à la bataille de Narvik au sein de la 13e Demi-Brigade de la Légion Etrangère. En 1941, il est des combats de Syrie contre les forces françaises restées fidèles au Maréchal Pétain, avec l’état-major de la 1ère Division de la France Libre. C’est à la tête de la 1ère Brigade Française Libre qu’il mène la Défense de l’oasis de Bir-Hakeim, puis participe à la bataille d’el-Alamein.
Le 25 août 1944, Pierre Koenig défile sur les Champs-Élysées à Paris. Dans la foulée, il est nommé Gouverneur Militaire de Paris, jusqu’à la fin de la guerre.
Inspecteur en Chef des Forces d’Afrique du Nord, député du Bas-Rhin, président de la Commission de Défense de l’Assemblée Nationale, ministre de la Défense, compagnon de la Libération et membre de l’Académie des Sciences morales et politiques, Pierre Koenig décède à l’Hôpital américain de Neuilly. Il est fait maréchal de France, à titre posthume, par un décret rendu par le président Mitterrand le 6 juin 1984.
Un programme pour rééduquer la nation
Jean-Frédéric Poisson, président de VIA, la voie du peuple, dénonce dans Valeurs Actuelles les mesures gouvernementales :
À l’occasion de la rentrée scolaire, le ministre de l’Éducation nationale a effectué sa traditionnelle conférence de presse. Certes, les mesures sanitaires, toujours cafouilleuses et oppressantes, sont encore là, sur fond d’incitation sans alternative à la vaccination. Et plus graves encore, ces mesures qui remettent en cause la primauté de l’autorité parentale sur l’enfant, laissant le jeune isolé face à la pression ambiante, aux injonctions des « grands » et aux jugements de ses camarades sur ses choix sanitaires concernant le Covid.
Une autre liberté est elle aussi gravement mise en danger : la liberté de l’enseignement. Une véritable remise en cause du monopole de l’État sur l’éducation et une plus grande autonomie des chefs d’établissements permettraient de développer des projets spécifiques indispensables au pluralisme scolaire. Jean-Michel Blanquer, au contraire, souhaite proposer un projet uniformisateur imposé par l’école de la République et chapeauté par un « Conseil d’évaluation de l’École » chargé de noter les établissements. Cette mesure de mise sous tutelle est renforcée par la loi dite « contre les séparatismes », promulguée au cœur de l’été, qui soumet l’école à la maison ainsi que les écoles libres hors contrat au diktat d’une autorisation préalable des pouvoirs publics. À travers cette loi, l’égalité des chances qui passe avant tout par la possibilité pour les parents de choisir l’éducation de leurs enfants, est tout bonnement remisée au placard par le gouvernement.
À ce volet liberticide s’ajoute très logiquement un programme progressiste à peine camouflé sous les oripeaux d’une éducation classique et humaniste. Chaque orientation ministérielle démontre une volonté de faire de l’élève un futur bon citoyen du monde, consommateur soumis à des contingences sans transcendance. L’ensemble de son intervention est émaillé d’une vision idéologique aux antipodes de notre conception de l’instruction. Sa priorité est d’insister sur la « justice sociale », s’incarnant dans une grande campagne sur la laïcité, seul principe à même selon lui de nous permettre de « vivre ensemble ». Notre ministre ne semble malheureusement pas avoir compris que l’école était devenue, à cause d’un laïcisme exacerbé, un espace vide et un terreau propice aux radicalismes, Islam en tête. Là où l’apprentissage de l’amour de la France et la transmission de l’héritage civilisationnel européen et chrétien pourraient permettre d’enrayer les communautarismes et participer à refonder l’unité nationale.
Dans la suite de son intervention, Jean-Michel Blanquer a prôné une « ouverture d’esprit des élèves sur le monde » par l’acquisition d’une « culture universelle ». Pourtant, nous aurions souhaité que l’accent soit mis en priorité sur l’acquisition d’une culture française, de l’Histoire de nos ancêtres, et la mise en place de coefficients supérieurs pour la langue française. Le ministre a également évoqué le déracinement de la jeunesse et a vanté judicieusement l’apprentissage des langues antiques permettant de puiser au plus profond de notre civilisation pour nourrir leur « besoin d’ancrage ». Cependant, il a ensuite lié ce besoin aux « changements et transformations » qui impactent le pays, c’est-à-dire au multiculturalisme contre lequel il ne semble pas vouloir lutter. Un « en même temps » qui ne fait pas bon ménage !
Là où nous souhaitons une école qui transmette un savoir capable d’emmener nos enfants à acquérir une autonomie de pensée, ce programme semble au contraire vouloir rééduquer la nation : instauration d’une nouvelle « consommation culturelle » par la mise en place d’un passe culture, création d’éco-délégués dans les écoles pour « éduquer les élèves au développement durable », incitation aux voyages dans les seuls pays européens dans le cadre du programme Erasmus pour contraindre les étudiants à accepter la « nouvelle réalité » d’une Europe fédérale… Autant de dispositions permettant de créer un nouvel homme soumis aux délires économiques, matérialistes et idéologiques de notre temps. Cette rentrée n’a donc rien d’une rentrée normale, car la vision de l’éducation de Jean-Michel Blanquer porte un projet inacceptable, en totale opposition avec l’instruction classique française.




