Grande Neuvaine du 6 au 14 août
Une lectrice nous propose cette neuvaine :
Notre monde traverse actuellement de multiples épreuves : les nombreuses catastrophes naturelles, la pandémie et toutes les tensions qu’elle entraîne au sein des pays et des familles, le non respect des lois fondamentales de la Vie, l’inversion des valeurs ainsi que les attaques contre l’Eglise. Aussi, il y a urgence à implorer la Grâce du Seigneur pour qu’il vienne à notre secours.
C’est pourquoi nous vous proposons une Grande Neuvaine du Chapelet perpétuel pour le monde avant cette magnifique fête de l’Assomption du 15 août.
Nous sommes assurés de la puissance de la Neuvaine, qui est une prière privilégiée, car ceux qui l’ont priée tout au long des siècles en ont obtenu de grands fruits.
“Quand vous me demanderez quelque chose en mon nom, moi, je le ferai.” dit Jésus (Jean 14, 14).
Nous vous invitons donc à dire, du 6 au 14 août, cette prière ci-dessous suivie d’un chapelet perpétuel pour le monde ou de la version courte de ce Chapelet. Nous vous proposons de prier cette Neuvaine devant l’image de Notre-Dame de Myans, qui est à l’origine de ce chapelet, et qui a déjà obtenu des miracles.
« Seigneur, Toi qui peux tout, écoute ton peuple qui crie vers Toi et Te supplie de venir à son secours ! Marie, Toi qui, à l’Assomption, es montée auprès de Ton fils, intercède auprès de Lui et obtiens-nous sa Miséricorde et des grâces pour protéger notre monde en grand danger. »
Le gouvernement des juges a encore frappé
Le Conseil constitutionnel valide l’extension du passeport sanitaire, y compris pour les soignants qui pourront voir leur contrat suspendu, et censure l’isolement obligatoire des malades et la rupture de certains contrats de travail :
« En prévoyant que le défaut de présentation d’un passe sanitaire constitue une cause de rupture anticipée des seuls contrats à durée déterminée ou de mission, le législateur a institué une différence de traitement entre les salariés selon la nature de leurs contrats de travail qui est sans lien avec l’objectif poursuivi ».
Il est plus dur, en France, de rompre un CDD que de protéger la liberté de déplacement et le secret des activités…
Quant à Macron, fidèle VRP du lobby pharmaceutique, il a annoncé ce matin qu’il faudra sans doute s’injecter une 3e dose…
Le centre de formation bioéthique de la Fondation Jérôme Lejeune propose sa Master Class Science et éthique, des Fondements à la pratique
Le centre de formation bioéthique de la Fondation Jérôme Lejeune propose pour la cinquième année consécutive, à partir d’Octobre 2021 sa Master Class Science et éthique, des Fondements à la pratique. Cette formation d’expertise s’adresse aux étudiants en médecine, dès la première année, ainsi qu’au personnel soignant : sages-femmes, infirmières, chercheurs et biologistes. Quelques places sont également réservées aux juristes et aux philosophes qui ont une expérience dans le domaine de la bioéthique. Dans un contexte où les évolutions technologiques et la législation posent des questions morales de plus en plus difficiles et pressantes, la Master Class permet d’acquérir les fondamentaux anthropologiques nécessaires pour pratiquer une médecine hippocratique responsable.
La Master Class de la Fondation Jérôme Lejeune donne la possibilité aux étudiants d’obtenir un certificat d’anthropologie. En effet son programme est compatible avec le certificat d’anthropologie de la faculté de philosophie de l’Institut Catholique de Toulouse. Pour cela, il faut bien sur être inscrit à la Master Class de la Fondation, valider l’année et assister à une session d’anthropologie avec l’Institut Catholique de Toulouse et rendre un mémoire. Parmi les différents professeurs qui interviennent au cours de l’année, on compte
- le Professeur F-X Putallaz, Professeur de Philosophie à l’Université de Fribourg en Suisse, membre de la commission nationale suisse d’éthique,
- Monseigneur Jacques Suaudeau, Docteur en Médecine et responsable de la section scientifique de l’Académie pontificale pour la Vie,
- le Professeur Emmanuel Sapin, Professeur de médecine, chef du service de chirurgie pédiatrique et néonatale à Dijon, spécialiste de la chirurgie fœtale,
- Jean Marie Le Méné, Président de la Fondation Jérôme Lejeune.
Les cours auront lieu du 5 octobre 2021 au 17 mai 2022, tous les mardis soir (de 20h à 22h), au Centre bioéthique Jérôme Lejeune, 37 rue des Volontaires (Paris 15ième).
Les cours sont également disponibles en e-learning, sur le campus on-line, une semaine après le cours en présentiel. Le coût de la Master Class s’élève à 200 € pour les étudiants et 250 € pour les Professionnels. Les inscriptions sont actuellement ouvertes, jusqu’au 28 Septembre 2021.
C’est arrivé un 5 août…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous:
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le 5 août : saints du jour français ou en France.
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St Memmie : premier évêque de Chalon en Champagne († III/IV siècle)
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St Cassien : cinquième évêque d’Autun († IVème S.)
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St Venance : évêque de Viviers sur le Rhône († après 535)
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St Viâtre : ermite en Sologne († VIème S.)
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À Tremblevif en Sologne, saint Viâtre, ermite.
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Saint Abel de Lobbes : Bénédictin d’origine écossaise, Archevêque de Reims († 764)
Abel, archevêque de Reims, fleurissait au milieu du VIIIe siècle, et il jouissait d’une si grande considération parmi ses collègues dans l’épiscopat, qu’au concile de Soissons, tenu en 714 et présidé par saint Boniface, archevêque de Mayence, on lui conféra une juridiction extraordinaire sur une partie de la France, avec pouvoir de juger les causes entre les évêques, leur clergé et leurs diocésains, de rétablir la discipline dans les monastères d’hommes el de femmes, de faire restituer à ces établissements ainsi qu’aux églises les biens aliénés, et d’empêcher les abbés d’aller en personne à la guerre.
Abel ne négligea rien pour répondre à la confiance du concile, et, pour récompenser son zèle, saint Boniface lui fit obtenir le pallium.
Le saint archevêque de Reims éprouva de grandes difficultés dans son diocèse divisé, par des factions puissantes.
Les seigneurs qui avaient usurpé les biens de son église lui opposèrent un certain Milon, qui s’empara par violence de son siège, pendant qu’il exécutait au dehors la mission dont le concile l’avait chargé, et, á son retour, voyant sa juridiction entravée par la force, il se retira au monastère de Loches où il vécut en simple religieux jusqu’à sa mort.
Il est honoré dans le Hainaut, principalement à Binche où son corps fut transporté et son nom se trouve dans plusieurs martyrologes.
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Bx Pierre-Michel Noël : prêtre de Rouen et martyr († 1794)
Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Pierre-Michel Noël, prêtre de Rouen et martyr. Sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, il fut détenu, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier, et y mourut du scorbut.
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le 5 août 882 : décès du Roi Louis III de France.
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le 5 août 1429 : lettre de la Pucelle aux habitants de Reims.
«Mes chiers et bons amis, les bons et loyaux François de la cité de Rains, Jehanne la Pucelle vous faict à savoir de ses nouvelles, et vous prie et tous requiert que vous ne faictes nul doubte en la bonne querelle (que elle mayne pour le sang royal : et je vous promet et certiffy que je ne vous abandoneray poinct tant que je vivray. Et est vray que le roy a faict trêves au duc de Bourgogne quinze jours durant, par ainsi qu’il ly doibt rendre la cité de Paris paisiblement au chieff de quinze jour. Cependant ne vous donnés nule merveille se je ne y entre si brieftvement, combien que des trêves qui ainsi sont faictes, je ne soy point contente et ne sçay si je les tendroy, mais si je les tiens, ce sera seulement pour garder l’honneur du roy, combien aussy que ilz ne rabuseront point le sang royal, car je tiendray et maintiendray ensemble l’armée du roy pour estre toute preste au chief des dictz quinze jours, s’ils ne font la paix. Pour ce, mes très chiers et parfaicts amis, je vous prie que vous ne vous en donnés malaise tant comme je vivray, mez vous requiers que vous faictes bon guet et gardez la bonne cité du roy; et me faictes savoir scil y a nuls triteurs qui vous veulent grever, et au plus brief que je pourray, je les en osteray ; et me faictes savoir de vos nouvelles. A Dieu vous commande qui soit garde de vous. »
« Escript ce vendredy, cinquiesme jour d’aoust, emprès un logis sur champ ou chemin de Paris. »
Tiré de: Jeanne d’Arc – d’Henri Wallon – 5° éd. 1879.
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le 5 août 962 : un incendie détruit la cathédrale de Chartres.
C’est le troisième édifice catholique construit sur ce lieu. Le suivant va brûler aussi.
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le 5 août 1392 : Charles VI le Bien Aimé sombre dans la folie.
Le Roi Charles VI « le Bien-aimé » est saisi d’un accès de folie, alors qu’il traverse la forêt du Mans avec ses troupes. Persuadé d’être entouré d’ennemis il s’élance et frappe à coups d’épée son escorte, tuant six chevaliers.
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le 5 août 1664 : création de la Manufacture royale de tapisserie de Beauvais.
Elle est fondée par Jean-Baptiste Colbert sur ordre du Roi Louis XIV, pour concurrencer la manufacture des Flandres, spécialiste de la tapisserie. Plus tard, sa qualité sera comparée au travail des Gobelins. Elle est aussi reconnue dans le monde entier pour la qualité de ses garnitures de sièges.
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le 5 août 1689 : les Iroquois massacrent des colons canadiens français à Lachine, près de Montréal.
1 500 guerriers iroquois massacrent 97 colons français sur la colline de Lachine, à l’ouest de Montréal. L’attaque a lieu à l’aube, dans le village non fortifié de Lachine qui compte 375 habitants. Après une paix de vingt ans, le conflit reprend, alors qu’en Europe l’Angleterre et la France entrent dans la guerre de la Ligue d’Augsbourg. Les Iroquois sont incités par leurs alliés anglais à attaquer les Français, ce qui engendre le massacre de Lachine. Le conflit se poursuit jusqu’en 1697 et la signature du traité de Ryswick, qui met fin à la guerre entre l’Angleterre et la France. Des négociations avec les indiens aboutissent à la Grande Paix de Montréal en 1701. Voir la chronique du 4 août.
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le 5 août 1796 : Bonaparte bat les Autrichiens Castiglione.
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le 5 août 1890 : Convention coloniale entre la France et le Royaume-Uni sur Madagascar et Zanzibar.
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le 5 août 1907 : la marine française bombarde Casablanca.
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le 5 août 1934 : massacre de Juifs par les Arabes à Constantine.
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le 5 août 1960 : indépendance du Burkina Faso.
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le 5 août 1963 : la France refuse d’adhérer au Traité de Moscou interdisant les essais nucléaires dans l’atmosphère, l’espace cosmique ou sous l’eau.
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le 5 août 1993: Monseigneur Jullien, archevêque de Rennes et président de la conférence pour la famille « la course à la normalisation de comportements déviants par rapport à une éthique saine ».
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« On en vient à admettre les couples homosexuels comme s’il pouvait coexister deux types de mariage et deux façons de répondre à son appartenance sexuelle. Les couples homosexuels sont placés en équivalence avec les couples hétérosexuels. Une telle négation de la différence entre l’homme et la femme conduit au démantèlement de la famille qui est le berceau de la société de demain. »
Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 398)
Voir la chronique du 3 août avec la reconnaissance des couples homosexuels par la Sécurité sociale.
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le 5 août 2007 : décès du cardinal Jean-Marie Lustiger, né Aaron Lustiger, archevêque de Paris, cardinal et académicien français.
Aron Lustiger [Jean-Marie] naît à Paris dans le 12ème arrondissement, fils de Charles et Gisèle Lustiger, bonnetiers juifs venant de Pologne.
Le sens eschatologique de l’interdiction de la messe traditionnelle
De l’abbé Guillaume de Tanoüarn, prêtre de l’Institut du Bon Pasteur :
La dernière prière du prêtre, au cours de la messe, est résolument sacrificielle, comme pour montrer que le sacrifice est l’essentiel de la liturgie. Cette prière se récite au moment où le prêtre baise l’autel une dernière fois, manifestant par ce geste combien ce rite qu’il vient de célébrer ne provient pas de lui, de sa foi personnelle ou de sa spiritualité propre, mais s’identifie à l’autel, qui porte, nous l’avons vu au début de ce travail, le sens divin du sacrifice. Voici une traduction de cette prière :
Que vous plaise, ô sainte Trinité, l’hommage que je vous rends de mon service. Faites que ce sacrifice que j’ai porté aux yeux de votre majesté, malgré mon indignité, vous soit agréable (acceptabile) à vous et qu’à moi ainsi qu’à tous ceux pour lesquels j’ai porté cette offrande, elle soit propitiatoire (propitiabile) autant que vous êtes miséricordieux, par le Christ notre Seigneur
J’aurais aimé pouvoir faire rimer les traductions des deux adjectifs latins : acceptabile et propitiabile. Difficile de trouver, en français, deux adjectifs assonnants, en des sens si précis et si voisins ! Mais qui a dit que le latin liturgique est un latin de cuisine ? L’homéotéleute aide à articuler la pensée.
Nous avons vu que la messe comportait toutes les formes de sacrifices. La forme la plus durable est certainement le sacrifice de louange, puisqu’il occupera toute notre éternité, en manifestant notre joie d’être à Dieu. Mais la forme la plus immédiatement importante des quatre genres de sacrifice n’est ni le sacrifice de louange, ni le sacrifice d’action de grâce, ni le sacrifice de demande (appelé aussi impétratoire). C’est le sacrifice qui nous rend Dieu propice, qui nous permet d’être comme d’égal à égal face à son éternité, Il y a entre Dieu et nous le mur de la finitude et du péché. Dieu lui-même a voulu casser ce mur et nous permettre de vivre de plain pied avec son éternité en devenant ses fils et ses filles. La messe, pour qui la vit, réalise cette transformation. C’est en ce sens d’ abord qu’elle est un sacrifice. Par la transformation de notre prière dans la prière du Christ, par la transmutation de notre inefficacité dans l’efficience du Fils de Dieu, elle est le signe décisif du changement de notre condition et de l’arrivée, à la fin des fins, du Royaume de Dieu, éternelle communion qui abolit toute finitude, parce qu’elle nous divinise.
C’est le cas de l’écrire : un sacrifice sinon rien, sinon le monde ne changera pas et restera toujours dans cet état d’inachèvement désespérant dans lequel nous le voyons tous les jours. La réponse au problème du mal n’est pas à chercher en arrière, dans le passé de l’humanité ou dans je ne sais quel état parfait de l’humanité adamique. Elle s’écrit, cette réponse, dans le sacrifice de la croix, où le Fils de Dieu affronte par le miracle de son incarnation la Puissance du mal et la fatalité de la mort, en y répondant par l’amour surnaturalisant. A chaque messe, cette réponse se rend tangible pour que le plus d’hommes et de femmes y participent, en s’incluant, par la médiation du rite sacré, dans la prière du Christ, dont ils sont, ces hommes et ces femmes, à la fois la matière première (si j’ose dire) et, encore aujourd’hui, l’enjeu ultime, mais aussi, dans la communion des saints, les agents communicateurs et les imitateurs indignes.
Ce Mystère ecclésiologique, le pape François, dans son Motu proprio Traditionis custodes, a décidé de le marquer du sceau d’infamie que reçoit, dans sa pensée, tout ce qui est préconciliaire. A-t-il décidé de changer de religion, non pas de foi, je le précise : de religion c’est-à-dire de relation à Dieu ? A-t-il décrété que la messe sacrificielle avait fait son temps et qu’elle était le signe d’un autre visage de l’Eglise que le visage qui a triomphé à Vatican II ? Si cette interprétation radicale se révélait juste, ce que l’avenir proche nous dira, ce serait au mépris de ce que voulaient la grande majorité des Pères conciliaires, au mépris de l’Eglise et au mépris du plan divin.
Pourquoi au mépris du Plan divin ? Parce que le problème du mal dans cette perspective conciliaire n’aurait pas d’autre solution que les bricolages sans cesse recommencés de notre bonne volonté toujours balbutiante depuis que le monde est monde et qu’Eve a croqué dans la pomme. Le monde redeviendrait incompréhensible, livré à un progressisme, que l’on doit dire à bon droit “imbécile”, parce que l’on voit bien que, du problème du mal, il n’a qu’un simulacre de réponse. N’en déplaise aux progressistes d’aujourd’hui, la réponse à donner au terrible problème du mal n’est pas le Parc humain avec contrôle obligatoire, crédit social à la chinoise, et passe sanitaire à la française, pour accéder aux vespasiennes et faire régner une morale publique dominatrice, imposée à force de traçabilité des personnes, par des caméras de surveillance et des logiciels de reconnaissance faciale. Ce monde du Panoptikon que Michel Foucault a seul vu venir, est un terrible simulacre de réponse, parce que, progrès technique aidant, ce monde du contrôle est pire que le problème du mal tel qu’il se donne à voir dans les sociétés ordinairement humaines. Terrible ironie de l’histoire ! Les membres du Club de Davos, Klaus Schwab en tête, fascinés par les modalités nouvelles de la survie du communisme chinois, entendent solutionner par le contrôle le monde archipelisé qui est le nôtre. Mais leur remède, indéniablement progressiste pourtant par les techniques qu’il met en jeu, s’avèrera pire que le mal, anéantissant chez les hommes l’idée même de liberté.
Historiquement, la seule réponse au mal est spirituelle, c’est la mort de Jésus sur la Croix et le sacrifice de la messe qui nous permet de nous inclure dans ce mystère. La croix où meurt l’Innocent par excellence semblait pourtant participer du Mystère d’iniquité. Par un retournement sans exemple, elle devient le signe du Mystère de la piété, par lequel nous sommes tous prêtres (c’est-à-dire offrants), et nous devenons les rois de notre propre destinée, en en maîtrisant l’horizon éternel. “Il a fait de nous un royaume et des prêtres” comme dit l’Apocalypse (I, 9). C’est à cette réalité eschatologique que la messe traditionnelle nous permet d’assister et même de participer. Son interdiction par le Motu proprio du pape François a elle aussi un sens eschatologique.
Forte baisse des rentrées financières de l’Eglise en Italie et au Vatican
Les statistiques désastreuses relatives à 2020 publiées mi-juillet par la conférence épiscopale de l’Église catholique d’Allemagne marquent un net effondrement par rapport à l’année précédente, surtout en ce qui concerne la participation aux sacrements.
En Italie aussi, l’Eglise connaît la crise. Un sondage révèle par exemple qu’à peine 8% des italiens et 11% des catholiques ont reconnu à l’Église la capacité de « donner un sens » à la difficile situation produite par la pandémie de Covid 19. Une Église perçue comme absente et éloignée de la très grande majorité de la population, qui plus est dans un moment particulièrement critique, ne constitue clairement pas un signe de vitalité dans un pays tel que l’Italie qui, au début des années 2000, était vue par le Pape Jean-Paul II comme un bastion chrétien « exceptionnel », capable de résister à la vague de sécularisation qui balayait l’Occident.
Le pape, qui se préoccupe de limiter la progression du catholicisme traditionnel, exige que les participants à sa prochaine messe en Slovaquie soient vaccinés… Voilà qui est bien loin de l’idéal franciscain. Les lépreux du Covid n’ont qu’à passer leur chemin.
Par ailleurs, chaque année, l’État italien reverse 8 pour mille de ses propres rentrées fiscales aux confessions religieuses qui ont conclu un accord avec l’État. Ce sont les contribuables qui décident librement de la répartition de cette somme entre l’une et l’autre confession religieuse, en apposant leur signature à côté du nom de celle à laquelle ils souhaitent en attribuer le bénéfice.
Depuis 1985, date à laquelle ce mécanisme est entré en vigueur en Italie, les signatures en faveur de l’Église catholique ont constitué une majorité écrasante qui, en 2005, année record, a même frôlé les 90% des signataires, 89,2% pour être précis. 2005, souvenez-vous, ce fut l’élection heureuse de Benoît XVI. Depuis 2013, le nombre des signatures en faveur de l’Église n’a cessé de chuter inexorablement, année après année. En 2017, elles ne s’élevaient déjà plus qu’à 75,36% du total des signataires. En 2020, on a assisté à un véritable effondrement, avec plus d’un million de signatures en moins, soit 12 056 389, et un pourcentage qui a baissé à 71,74%, soit presque 20% de moins que le record de 2005. La chute historique des données du « 8 per mille » est à la disposition de tous sur le site officiel du ministère italien des finances.
Grâce à ce mécanisme, chaque année, l’Église catholique italienne reçoit environ un milliard d’euros de l’État. Si cette somme est considérable, elle est six fois inférieure aux six milliards que l’Église catholique allemande reçoit chaque année de l’État, grâce au mécanisme du « Kirchensteuer ».
Fin juillet, le Saint-Siège a publié une série de données sur sa propre situation financière et en particulier sur l’état de ce que l’on appelle le Denier de Saint-Pierre, c’est-à-dire les offrandes récoltées dans le monde entier chaque année pour le pape. Elles s’élevaient encore à 83 millions d’euros en 2014, la première année complète du pontificat de François. Mais trois ans plus tard, elles descendaient à 64 millions et, en 2020, trois années plus tard, à 54 millions.
Aucune enquête spécifique n’a été réalisée sur les raisons de la chute du Denier, ni sur l’effondrement en Italie du « 8 per mille » pour l’Église catholique. Pour de nombreux observateurs, comme Andrea Riccardi, historien de l’Église et fondateur de la Communauté de Sant’Egidio, ce déclin est « lié à l’opinion publique des catholiques », ou pour le dire autrement à leur jugement sur l’institution ecclésiastique…
Canada : des dizaines d’églises cibles d’attaques et de vandalisme
Au moins dix églises ont été complètement détruites par des incendies criminels.
Ce n’est pas un épiphénomène.
Costa Rica : une sévérité inhabituelle
Samedi 31 juillet s’est déroulé à San José, la capitale du Costa-Rica, un temps de prière et d’interpellation devant la nonciature du Saint-Siège au Costa-Rica. José Pablo Arias, président de l’association Summorum Pontificum de ce pays d’Amérique centrale, explique à Paix Liturgique la situation qui est la leur et les actions qu’ils ont entreprises.
Notre groupe s’appelle Asociación Summorum Pontificum Costa Rica, et il est né du désir de nombreux fidèles costariciens de récupérer le précieux trésor de la Sainte Messe Traditionnelle en communion visible avec les autorités ecclésiastiques de notre pays. Il a été officiellement formé en 2016 sous la tutelle de l’Institut du Bon Pasteur de Colombie, en particulier à cette époque sous les auspices de l’abbé Grégory Lutz-Wiest et le soutien et les conseils du prêtre diocésain le Révérend Père Sixto Eduardo Varela Santamaría, sans l’aide duquel nous n’aurions pu développer notre initiative. Actuellement, le père Sixto est, à notre connaissance, le seul prêtre costaricien qui sait célébrer la messe traditionnelle et a été notre aumônier pendant les 2 dernières années. […] Actuellement le conseil d’administration est composé de 7 personnes et nous avons plus de 25 laïcs directement impliqués. Lors des dernières messes qui ont pu être célébrées l’assistance a été en moyenne de 250 fidèles, surtout des jeunes ! De plus, nous avons recueilli les soutiens de plus de 500 catholiques de tout le pays et notre page Facebook compte déjà plus de 12 000 abonnés mais ce n’est qu’un début. J’insiste sur le fait que notre groupe est composé de personnes très diverses, de différentes régions du pays, jeunes et moins jeunes mais majoritairement des jeunes et des étudiants. […]
Jusqu’au vendredi 16 juillet, nous avions eu 2 célébrations hebdomadaires et une célébration dominicale à la paroisse Patriarca San José de Alajuela, offertes par le R.P. Sixt Eduardo Varela Santamaria.
Mais c’est le dimanche 4 juillet 2021, que fut célébrée la première messe solennelle traditionnelle dans une paroisse depuis la réforme liturgique, à laquelle ont participé, outre le P. Sixto, un prêtre de l’Institut du Bon Pasteur et un diacre de la Fraternité Sacerdotale Saint Pierre, qui nous a rendu visite spécialement pour l’occasion. Ce fut une célébration sublime qui a touché toute notre communauté d’une manière spéciale.
Nous Savons par ailleurs que la Fraternité Saint-Pie X est présente au Costa Rica où elle célèbre des Messes dans la province d’Alajuela et aussi dans la province de Carthagène.
Que s’est-il passé après la publication du motu proprio Traditionis Custodes ?
Le jour même de la publication, le Père Sixto et l’association ont contacté Son Excellence Monseigneur Bartolomé Buigues Oller, Evêque d’Alajuela afin que nous puissions continuer la célébration harmonieuse de la messe dans le diocèse d’Alajuela, selon l’article 3 du Motu Proprio.
Après un temps de discernement, Mgr Bartolomé a publié un décret qui interdit formellement toute célébration de la messe traditionnelle en latin. Ce décret a été précédé d’une série de directives de la Conférence épiscopale du Costa Rica, qui suivent la même ligne, une interdiction absolue et une sévérité inhabituelle face aux souhaits légitimes des fidèles, au mépris de l’art. 3 du Motu Proprio Traditiones Custodes. Depuis, nous ne pouvons plus participer à la célébration de la messe selon l’Usus Antiquior.
Comment votre groupe perçoit-il ces décisions ? Quel impact cela a-t-il eu sur votre groupe ?
Avec une grande douleur et consternation. De voir que la pastorale tant désirée par nos fidèles a été rejetée alors que par ailleurs certains insistent tant sur l’écoute que l’on doit avoir des besoins des laïcs. Nous avons enduré cette souffrance par la prière, à laquelle nous n’avons cessé de recourir depuis la publication de ces décrets. Le groupe est resté uni, essayant d’associer la douleur causée par cette épreuve aux souffrances de Notre-Seigneur sur la croix.
Êtes-vous déterminé à continuer à œuvrer pour le Rite Traditionnel ? Avec quelles actions concrètes ?
José Pablo Arias – Nous voudrions citer Benoît XVI qui, dans la préface de la traduction russe de ses œuvres complètes sur la liturgie, a déclaré : « La cause la plus profonde de la crise qui a affecté l’Église réside dans l’obscurcissement de la priorité de Dieu dans la liturgie […] L’existence de l’Église vit de la bonne célébration de la liturgie et… l’Église est en danger lorsque la primauté de Dieu n’apparaît plus dans la liturgie et, par conséquent, dans la vie. »
Le Seigneur nous a montré la beauté de la liturgie traditionnelle et le rôle qu’elle joue dans le rétablissement de la crise actuelle dans l’Église, à travers de nombreux fruits spirituels que nous avons observés dans notre groupe, nous ne pouvons donc pas oublier la messe traditionnelle.
En plus de nos prières privées, nous avons organisé une journée de prière publique devant la Nonciature apostolique, au cours de laquelle le Nonce du Costa Rica nous a offert son aide pour le dialogue avec les évêques, afin que la pastorale puisse être appliquée par les art. 3 des Traditiones Custodes.
Nous poursuivrons ainsi ce dialogue et, si nécessaire, les journées de prière publique dans le respect absolu de nos autorités ecclésiastiques.
Nous ferons tout notre possible d’un point de vue canonique et spirituel pour le rétablissement de la messe traditionnelle dans l’Église visible du Costa Rica.
[…]
Eric Zemmour : « Je suis un dissident »
En vacances, Éric Zemmour a été interrogé par Var-Matin :

Jean Messiha définitivement censuré sur Twitter
Après Michel Janva, c’est au tour de Jean Messiha d’être censuré sur Twitter. Pour le même sujet : l’immigration assassine. Voici le tweet incriminé :

La Commission européenne confond parenté et parentalité
Communiqué des Juristes pour l’enfance :
Juristes pour l’enfance adresse ce jour un courrier à la Commission européenne à propos du questionnaire diffusé dans le cadre de l’Initiative relative aux situations familiales transfrontière et la reconnaissance de la parentalité entre États membres.
Cette enquête a pour objectif de recenser les problèmes pouvant actuellement survenir dans des situations transfrontières à l’intérieur de l’Union, lorsque la parentalité d’un enfant établie dans un État membre n’est pas reconnue dans un autre État membre.
Or, la « parentalité » n’est établie ni reconnue dans aucun État membre, tout simplement parce qu’elle n’est pas un concept juridique.
Ce terme désigne l’exercice par une personne d’un rôle parental, sans considération pour les liens biologiques ou juridiques. Elle relève du fait et n’a d’effets juridiques qu’incidents et en tout cas aucun des effets que lui attribue le questionnaire européen. A titre d’exemple, aucune conséquence en terme de nom de famille, de pension alimentaire, de droits successoraux ne résulte de la parentalité : seule la filiation, légalement établie, emporte ces effets juridiques.
Le questionnaire confond la filiation et la « parentalité ». Il attribue à la « parentalité » les effets qui sont ceux de la filiation, il affecte à la « parentalité » des procédures qui concernent la filiation et, en conséquence, les situations, actes ou documents qu’il vise sont inexistants car aucun État n’attribue les effets visés à la parentalité mais seulement à la filiation, aucun État n’affecte les procédures visées à la parentalité mais seulement à la filiation.
Il est par conséquent impossible de répondre aux questions posées dès lors les effets juridiques attribués à la parentalité sont en fait ceux de la filiation (parenté) : par conséquent, la parentalité n’emportant aucun des effets qui lui sont attachés par les questions, ces dernières n’ont pas de sens et ne peuvent recevoir de réponses.
Ce n’est pas en termes de reconnaissance de la parentalité qu’il convient d’aborder la question des situations transfrontière mais en termes de reconnaissance de la filiation : nous demandons par conséquent à la Commission européenne de bien vouloir reformuler le questionnaire en français qui, à ce jour, ne peut être rempli.
Nous relevons que le questionnaire en anglais se réfère, lui, au concept de « Parenthood », tout en visant des effets et des procédures qui concernent la notion de « parentage » en tant que lien de parenté juridique entre un parent et ses enfants. Il semble donc que la version anglaise soit également à revoir, et sans doute aussi les autres langues.
En tout état de cause, l’Union n’a pas à légiférer sur la reconnaissance transfrontière de la filiation car elle n’a pas de compétence en la matière.
Jouer sur les peurs
Mise en scène! « On adopte un ton grave et catastrophique ». Non seulement vous êtes la honte de la communication mais en plus vous démontrez que vous n’êtes que des acteurs. J’ai envie de vomir. pic.twitter.com/O3dSWdumee
— Joachim Son-Forget (@__iron_man_) August 3, 2021
C’est arrivé un 4 août…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
-
le 4 août : saints du jour français ou en France.
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St Jean-Marie Vianney : curé d’Ars († 1859)
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Extraits de la Catéchèse de Benoît XVI, le 5 août 2009
Chers frères et sœurs, […]
Jean-Marie Vianney naît dans le petit village de Dardilly le 8 mai 1786, dans une famille de paysans, pauvre en biens matériels, mais riche d’humanité et de foi. Baptisé, comme le voulait le bon usage à l’époque, le jour même de sa naissance, il consacra les années de l’enfance et de l’adolescence aux travaux dans les champs et à paître les animaux, si bien qu’à l’âge de dix-sept ans, il était encore analphabète. Mais il connaissait par cœur les prières que lui avait enseignées sa pieuse mère et il se nourrissait du sentiment religieux que l’on respirait chez lui. Les biographes racontent que, dès sa prime jeunesse, il essaya de se conformer à la divine volonté même dans les tâches les plus humbles.
Il nourrissait dans son âme le désir de devenir prêtre, mais il ne lui fut pas facile de le satisfaire. Il parvint en effet à l’ordination sacerdotale après de nombreuses adversités et incompréhensions, grâce à l’aide de sages prêtres, qui ne s’arrêtèrent pas à considérer ses limites humaines, mais surent regarder au-delà, devinant l’horizon de sainteté qui se profilait chez ce jeune homme véritablement singulier.
Ainsi, le 23 juin 1815, il fut ordonné diacre et le 13 août suivant, prêtre. Enfin, à l’âge de 29 ans, après de nombreuses incertitudes, un certain nombre d’échecs et beaucoup de larmes, il put monter à l’autel du Seigneur et réaliser le rêve de sa vie.
Le saint curé d’Ars manifesta toujours une très haute considération du don reçu. Il affirmait: « Oh! Quelle grande chose que le sacerdoce! On ne le comprendra bien qu’une fois au Ciel… si on le comprenait sur la terre, on mourrait, non d’effroi mais d’amour! » (Abbé Monnin, Esprit du Curé d’Ars, p. 113). En outre, dans son enfance, il avait confié à sa mère: « Si j’étais prêtre, je voudrais conquérir beaucoup d’âmes » (Abbé Monnin, Procès de l’ordinaire, p. 1064). Et il en fut ainsi. Dans le service pastoral, aussi simple qu’extraordinairement fécond, ce curé anonyme d’un village isolé du sud de la France parvint si bien à s’identifier à son ministère, qu’il devint, également de manière visible et universellement reconnaissable, alter Christus, image du Bon Pasteur, qui à la différence du mercenaire, donne la vie pour ses brebis (cf. Jn 10, 11).
A l’exemple du Bon Pasteur, il a donné la vie au cours des décennies de son service sacerdotal. Son existence fut une catéchèse vivante, qui trouvait une efficacité toute particulière lorsque les personnes le voyaient célébrer la Messe, s’arrêter en adoration devant le tabernacle ou passer de longues heures dans le confessionnal.
Au centre de toute sa vie, il y avait donc l’Eucharistie, qu’il célébrait et adorait avec dévotion et respect. Une autre caractéristique fondamentale de cette extraordinaire figure sacerdotale, était le ministère assidu des confessions. Il reconnaissait dans la pratique du sacrement de la pénitence l’accomplissement logique et naturel de l’apostolat sacerdotal, en obéissance au mandat du Christ : « Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis, ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus » (cf. Jn 20, 23).
Saint Jean-Marie Vianney se distingua donc comme un confesseur et maître spirituel excellent et inlassable. En passant « d’un même mouvement intérieur, de l’autel au confessionnal », où il passait une grande partie de la journée, il cherchait par tous les moyens, par la prédication et par le conseil persuasif, à faire redécouvrir aux paroissiens la signification et la beauté de la pénitence sacramentelle, en la montrant comme une exigence intime de la Présence eucharistique.
Les méthodes pastorales de Jean-Marie Vianney pourraient apparaître peu adaptées aux conditions sociales et culturelles actuelles. Comment en effet un prêtre d’aujourd’hui pourrait-il l’imiter, dans un monde qui a tant changé? S’il est vrai que les temps changent et que de nombreux charismes sont typiques de la personne, et donc inimitables, il y a toutefois un style de vie et un élan de fond que nous sommes tous appelés à cultiver. A bien y regarder, ce qui a rendu saint le curé d’Ars a été son humble fidélité à la mission à laquelle Dieu l’avait appelé; cela a été son abandon constant, empli de confiance, entre les mains de la Providence divine. Il a réussi à toucher le cœur des personnes non en vertu de ses dons humains, ni en s’appuyant exclusivement sur un effort, même louable, de la volonté, il a conquis les âmes, même les plus réfractaires, en leur communiquant ce qu’il vivait de manière intime, à savoir son amitié avec le Christ. […]
Les Pères du Concile œcuménique Vatican II avaient bien présents à l’esprit cette “soif de vérité” qui brûle dans le cœur de tout homme, lorsqu’ils affirmèrent que c’est aux prêtres, “comme éducateurs de la foi”, qu’il revient de former “une authentique communauté chrétienne” capable de “frayer la route à tous les hommes vers le Christ” et d’exercer “une véritable maternité” à leur égard, en indiquant ou en facilitant à celui qui ne croit pas “un chemin vers le Christ et son Église” et “pour réveiller les fidèles, les nourrir, leur donner des forces pour le combat spirituel” (cf. Presbyterorum ordinis, n. 6).
L’enseignement que continue de nous transmettre le saint curé d’Ars à cet égard est que, à la base de cet engagement pastoral, le prêtre doit placer une union personnelle intime avec le Christ, qu’il faut cultiver et accroître jour après jour. C’est seulement s’il est amoureux du Christ que le prêtre pourra enseigner à tous cette union, cette amitié intime avec le divin Maître, qu’il pourra toucher les cœurs des personnes et les ouvrir à l’amour miséricordieux du Seigneur. C’est seulement ainsi, par conséquent, qu’il pourra transmettre enthousiasme et vitalité spirituelle aux communautés que le Seigneur lui confie. Prions pour que, par l’intercession de saint Jean-Marie Vianney, Dieu fasse don à son Église de saints prêtres, et pour que croisse chez les fidèles le désir de soutenir et d’aider leur ministère.
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St Euphrone : évêque de Tours († 367)
À Tours, en 367, saint Euphrone, évêque, qui participa à plusieurs conciles, restaura de nombreuses églises dans la ville, fonda des paroisses dans la campagne et développa la vénération de la sainte Croix.
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Bx Frédéric Janssoone : prêtre O.F.M. († 1916)
Inscrit au 04 août au Martyrologe Romain ; commémoré le 05 août au Canada.
Frédéric Janssoone naît le 19 novembre 1838 a Ghyvelde, petit village de la Flandre française, près de Dunkerque, au nord de la France. Il grandit dans une famille très chrétienne qu’il a lui-même qualifiée d’« école de sainteté ». Son père et sa mère étaient des cultivateurs à l’aise. Quand son père meurt, Fréderic n’a que 9 ans, et c’est peu après que le garçon s’approche de la sainte communion pour la première fois.
Sa mère demeurée veuve jouissait des biens appréciables laissés par son époux mais, à cause de mauvais placements d’argent, elle tombe dans l’indigence, et Frédéric, le cadet de la famille, doit abandonner ses études pour subvenir aux nécessités de la famille, travaillant comme commis voyageur.
Peu après le décès de sa mère, le 5 mai 1861, il se remet aux études. Un jour, grâce à une dame chez qui il était en pension, Frédéric découvre saint François d’Assise et aussitôt il en est fasciné. Après deux ans de cheminement vocationnel, il prend la bure chez les Franciscains d’Amiens le 26 juin 1864. Tout au long de sa vie il gardera profondément, imprimée dans son âme, la ferveur de cette première étape de sa formation.
Ses études théologiques à peine terminées, on devance quelque peu son ordination sacerdotale, qui a lieu le 17 août 1870, à l’âge de 31 ans. Dès sa première année de prêtrise, Fréderic est mis à rude épreuve : on lui confie la pastorale d’un hôpital militaire. Les soldats se plaisent à l’appeler: « Notre bon petit aumônier ». Fréderic ressort enrichi de cette expérience qu’il n’oubliera jamais. Au contact de la souffrance et de l’angoisse humaines, il a appris « la compassion » pour les blessés de la vie.
Puis s’ouvre le grand rêve de sa vie : « la Terre Sainte », « le pays de Jésus ». Comment va-t-il se manifester en ce pays où règne une grande pluralité de religions ? Une première tournée de prédications dans les communautés religieuses fait de lui un homme dont la réputation de sainteté commence à poindre. On chuchotait : « C’est un saint ! »
Pendant son séjour de douze ans à Jérusalem, Fréderic s’initie à la spiritualité du pèlerinage et parvient à reprendre, dans les rues de cette ville, la prédication du Chemin de Croix abandonnée depuis trois siècles.
C’est cet homme, passionné de Jésus, qui sait rejoindre les cœurs, qui fait son apparition, au Québec, en 1881 d’abord, pour une première mission, et en 1888 pour y demeurer jusqu’à sa mort. Le peuple canadien a aussitôt vu en lui « un saint » envoyé par Dieu, un messager de Jésus, un apôtre dans le sens paulinien du terme.
Si sa mission première était de fonder un Commissariat de Terre Sainte et de visiter les fraternités du Tiers-Ordre de saint François, il n’en demeure pas moins que trois grandes activités ont retenu ses énergies : la prédication, les pèlerinages au Sanctuaire de Cap-de-la-Madeleine, le porte-à-porte dans les familles de quatre diocèses.
Annoncer l’Évangile, parler de Jésus Christ, c’est toute la vie de Fréderic. On peut dire que son premier charisme, avant tout, est d’« être évangélisateur ». Peu de villes et de villages du Québec ont été privés de sa parole, sans oublier les États de la Nouvelle-Angleterre.
Quant à l’animation des pèlerinages de Cap-de-la-Madeleine, qu’en est-il ? Il est manifeste que Frédéric, au soir du 22 juin 1888, s’est senti fortement interpellé par la Vierge Marie, quand elle a ouvert les yeux et porté son regard sur les trois témoins : Pierre Lacroix, le curé Luc Desilets et le Père Frédéric. Ce dernier, pour sa part, a compris que la Vierge manifestait son assentiment pour que cette petite église de 1714 devienne un sanctuaire marial, et qu’elle l’appelait lui, Frédéric, a être le premier à prendre la charge des pèlerinages en ce lieu béni. Ses dons d’organisateur lui permirent de mener à bonne fin sa mission et de faire de ce petit sanctuaire, au début tout-à-fait inconnu, un lieu de pèlerinage national à la Vierge du Très Saint Rosaire. Il y déploya tout son zèle d’apôtre de Marie pendant quatorze ans.
Libéré des pèlerinages depuis l’arrivée des Pères oblats de Marie-Immaculée le 7 mai 1902, Frédéric se fait « commis voyageur du bon Dieu » pour promouvoir de grandes fondations comme le Sanctuaire de l’Adoration perpétuelle à Québec, le Monastère des Clarisses à Valleyfield, le Monastère du Précieux-Sang à Joliette et la Chapelle Saint Antoine à Trois-Rivières. Frédéric à 65 ans quand il prend la route : il marche jusqu’à dix heures par jour. Maison après maison, il offre un livre pieux qu’il vient d’écrire. Les témoignages sont unanimes : il apportait réconfort et consolation, guérissant les cœurs brisés et les infirmités physiques.
Cette activité intense n’a jamais freiné sa vie de prière ni sa vie de sacrifice. On le voit partout priant, austère dans sa vie personnelle, pauvre d’une pauvreté extrême. Sa bonté était une bonté toute simple. Il était patient et, dans les difficultés, il restait dans la paix, la sérénité du cœur, parce qu’il se voulait toujours en pleine conformité avec «la volonté du Seigneur ».
Le Père Fréderic est mort à l’infirmerie des Franciscains à Montréal, le 4 août 1916, a l’âge de 77 ans. Son corps, transporté à Trois-Rivières, a été inhumé en la Chapelle Saint-Antoine. Tout de suite le peuple, qui a le sens religieux, l’a vénéré comme « un saint » que l’on aime et que l’on invoque.
Frédéric Janssoone a été béatifié, à Rome, le 25 septembre 1988 par saint Jean-Paul II.
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le 4 août : fête de Saint Jean-Marie Vianney, dit le Curé d’Ars, saint Patron des prêtres.
Béatifié le 8 janvier 1905, il est déclaré la même année, “patron des prêtres de France”. Canonisé en 1925 par Pie XI (la même année que sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus), il est proclamé en 1929 “patron de tous les Curés de l’univers”.
Pendant les 73 ans de vie du saint curé d’Ars, la France connaît successivement la fin de l’ancien régime, la révolution, la monarchie constitutionnelle, la 1ère république, le directoire, le Consulat, le Premier Empire, la Restauration, la monarchie de juillet, le Second Empire. Pendant toute cette période note Geneviève Esquier, la France passe d’une société théocentrique à une société anthropocentrique et laïcisée. C’est dans cette France, que vit un des plus grands saints du siècle. Après avoir vaincu un nombre incroyable d’obstacles à son ordination sacerdotale, Jean marie est ordonné le 13 août 1815. Il écrit à cette époque :
« Que le prêtre est quelque chose de grand ! Le prêtre ne se comprendra bien que dans le Ciel. Si on le comprenait sur la terre, on mourrait, non de frayeur mais d’amour ! » (*)
Il passe des centaines d’heures au confessionnal, voire des milliers. On vient de toute l’Europe pour recevoir l’absolution de ce prêtre, qui lit dans les âmes, ou pour écouter ses sermons, alors que son art oratoire est si médiocre qu’il lui arrive plus d’une fois de descendre de chaire au milieu d’une phrase, incapable de savoir comment la finir. Son humilité le pousse à offrir ces épreuves et lui fait gagner des conversions en grand nombre, tellement sa bonté et son humilité touchent les cœurs. Il passe sa vie à lutter pour le salut éternel de ses frères. A tel point que Satan lui dira :
« S’il y en avait trois comme toi sur la terre, mon royaume serait détruit ! » (**)
Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (éditions l’escalade, (*) page 309 et (**) page 314).
Un de ses amis, Claude Laporte, lui fait un jour don d’une montre, que le curé d’Ars s’empresse de donner à plus pauvre que lui. Claude Laporte renouvelle l’opération trois ou quatre fois. Mais le curé d’Ars la donne ou vend pour en donner l’argent aux pauvres. Claude Laporte lui dit donc un jour en lui mettant une nouvelle montre entre les mains « Monsieur le Curé, je vous prête la montre que voici ». C’est une belle montre. Le curé d’Ars la conservera toute sa vie ; à sa mort, elle est restituée à la famille Laporte-Dupré la Tour.
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le 4 août 1060 : mort d’Henri Ier Roi de France, à Vitry-aux-Loges ; Philippe Ier succède à son père.
Henri Ier, né vers 1009/1010 est Roi des Francs de 1031 à 1060, le troisième Roi de la dynastie des Capétiens directs. Fils de Robert le Pieux et de Constance d’Arles, il est selon la coutume de l’époque sacré Roi du vivant de son père, le 14 mai 1027 à Reims. Il bénéficie de l’appui du duc de Normandie Robert le Magnifique face à l’hostilité de sa mère et des grands vassaux qui veulent faire monter son frère cadet Robert sur le trône. Il devient ensuite le tuteur de son fils, le futur Guillaume Ier, duc de Normandie, quand Robert part en 1035 pour la Terre sainte.
Son fils, Philippe Ier accède au trône le 4 août 1060, ayant été couronné lui aussi du vivant de son père, à Reims le 23 mai 1059. A son accession il n’est âgé que de huit ans. Il va passer la plus grande partie de son règne à lutter contre la puissance de son vassal : Guillaume 1er le Conquérant, duc de Normandie devenu roi d’Angleterre en 1066 et protégé de feu son père le Roi de France Henri 1er. Voir les chroniques des 4 et 14 mai, et du 20 juillet.
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le 3 août 1347 : capitulation de Calais.
Edouard III d’Angleterre, le roi d’Angleterre promet d’éviter le massacre à condition que lui soient livré 6 bourgeois de la ville : en chemise, la corde au cou, 6 Calaisiens volontaires lui apportent les clés de la ville.
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le 4 août 1443 : fondation des Hospices de Beaune.
L’hôpital pour les pauvres est créé à l’initiative de Nicolas Rolin, chancelier du duc de Bourgogne Philippe II le Bon, et de son épouse Guigonne de Salins. Cet ensemble hospitalier est destiné à accueillir les plus pauvres et les indigents. Il assure la gratuité des soins du XVe au XXe siècle, grâce aux sœurs hospitalières de Beaune, dont l’ordre est créé par Rolin en 1459. La construction des bâtiments est achevée en 1447 ; ils sont de style gothique flamboyant avec des toitures en tuile vernissée de Bourgogne.
« Moi, Nicolas Rolin, chevalier, citoyen d’Autun, seigneur d’Authume et chancelier de Bourgogne, en ce jour de dimanche, le 4 du mois d’août, en l’an de Seigneur 1443 … dans l’intérêt de mon salut, désireux d’échanger contre des biens célestes, les biens temporels … je fonde, et dote irrévocablement en la ville de Beaune, un hôpital pour les pauvres malades, avec une chapelle, en l’honneur de Dieu et de sa glorieuse mère … »
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le 4 août 1477 : exécution de Jacques d’Armagnac.
Jacques d’Armagnac meurt exécuté à Paris sur ordre du Roi Louis XI. Bien que ce dernier l’ait comblé d’honneurs et de son affection, le duc de Nemours, trahit plusieurs fois le Roi et participe à la Ligue du Bien public.
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le 4 août 1521 : naissance d’Urbain VII, 228e pape.
Giovan Battista Castagna, est né à Rome le 4 août 1521. Il est pape du 15 septembre au 27 septembre 1590, soit 13 jours et n’a pas eu le temps d’être couronné. Il est enterré dans la basilique du Vatican ; plus tard, ses restes seront transférés à l’église de Santa Maria Sopra Minerva. (Voir la chronique du 27 septembre.)
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le 4 août 1532 : Lettre de Vannes, premier des trois Edits d’Union de la Bretagne à la France.
Les États de Bretagne, convoqués par François Ier à Vannes, adressent au monarque une supplique pour « unir et joindre par union perpétuelle iceluy pays et duché de Bretagne au royaume, le suppliant de garder et entretenir les droits, libertés et privilèges dudit pays et duché ».
Cette requête, présentée au Roi dans la grande salle du palais épiscopal de la Motte, est acceptée par une lettre donnée à Vannes (sic) le 4 août 1532 :
Il s’y nomme « père et légitime administrateur et usufruitier des biens de notre très cher et très aimé fils » et celui-ci « Duc et propriétaire des pays et Duché de Bretagne ». Il rappelle la demande des États :
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d’unir perpétuellement la Bretagne à la couronne de France,
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de conserver les « privilèges, franchises, libertés et exemptions anciennement octroyées et accordés par les Ducs de Bretagne nos prédécesseurs »,
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il confirme « perpétuellement », en tant que Roi et Duc, ces privilèges,
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sous réserve des modifications que pourraient demander ultérieurement les États.
La lettre de Vannes est confirmée par un édit promulgué à Nantes le 13 août 1532 et par l’édit du Plessis-Macé du 21 septembre 1532 (voir les chroniques du jour).
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le 4 août 1589 : le futur Henri IV fait une déclaration à St-Cloud destinée à rassurer les catholiques.
Par cette déclaration de Saint-Cloud, le futur Roi s’engage à maintenir la religion catholique dans le royaume et à réunir les états généraux. La noblesse non ligueuse se soumet alors. Henri de Navarre installe son parlement à Tours. Mais paix ne revient qu’avec sa conversion, le 25 juillet 1593.
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le 4 août 1664 : naissance de Philibert Lambert, poète français.
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le 4 août 1694 : anoblissement de Jean Bart, corsaire au service de Louis XIV.
La vie de Jean Bart est racontée dans la chronique du 27 avril. De 1690 à 1697, Jean Bart devient la terreur des mers pour les ennemis de la France.
En 1694, la France subit le blocus de la Ligue d’Augsbourg. Cela fait monter le prix du grain, car les négociants spéculent. Pour éviter la famine, Louis XIV achète alors cent dix navires de blé norvégien. Le convoi est a été capturé par huit vaisseaux de guerre hollandais, dont l’un porte pavillon du contre-amiral Hidde Sjoerds de Vries. Malgré un rapport de force qui lui est défavorable, car il ne dispose que de sept bâtiments de rang inférieur, Jean Bart engage le combat. Après une lutte acharnée, au cours de laquelle l’amiral hollandais est grièvement blessé et capturé, il parvient à reprendre la flotte et la ramène en France.
C’est en sauvant ainsi le Royaume de la famine, qu’il devient un véritable héros. Cette victoire du Texel, de 1694 (il y en aura une autre au même endroit 3 ans plus tard), lui vaut l’anoblissement et la reconnaissance personnelle de Louis XIV.
Ainsi Jean Bart « … sauva la France en lui donnant du pain » comme le chante une « Cantate à Jean Bart » de l’époque. Pour cet exploit, Jean Bart reçoit des mains du Roi, la croix de chevalier de l’Ordre de Saint-Louis, institué l’année précédente. Une médaille est frappée en souvenir du combat du 29 juillet 1694, et Jean Bart est anobli. Dans les lettres de noblesse qu’il lui envoie, Louis XIV autorise Jean Bart à porter une fleur de lys d’or dans ses armes ; le Roi écrit :
« De tous les officiers qui ont mérité l’honneur d’être anoblis, il n’en trouve pas qui s’en soit rendu plus digne que son cher et bien-aimé Jean Bart. »
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le 4 août 1701 : signature de la Grande paix de Montréal.
Ce traité met fin à plusieurs décennies de conflits opposant les Iroquois aux Français et à leurs alliés autochtones. Les Français de Nouvelle France, alliés des Hurons entre autre, se heurtent durant tous les premiers temps de la colonie à l’hostilité des Iroquois. A la fin du XVIIe siècle, des délégations de nombreuses nations amérindiennes arrivent à Montréal à l’été 1701. Le 4 août, la Grande paix de Montréal est signée. Tous s’engagent à favoriser le dialogue au conflit, et surtout les Iroquois garantissent leur neutralité en cas de conflit entre Français et Anglais.
Trente nations, dont les Iroquois des cinq nations envoient au total 1 300 délégués pour signer la paix avec les Français à Montréal : avec la promesse de rester neutre dans d’éventuelles guerres entre Anglais et Français. Les représentants de chacune des nations apposent la marque de leur tribu au bas du traité, le plus souvent un animal. Les nations s’engagent aussi à vivre en paix entre elles. En cas de conflit, c’est le Gouverneur général de la Nouvelle-France qui servira d’intermédiaire et d’arbitre. Un grand banquet achève cette cérémonie.
Les signatures du traité de 1701, avec les symboles totémiques des nations iroquoises,
huronnes et autres, plusieurs provenant de la région des Grands Lacs.
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le 4 août 1755 : naissance de Nicolas-Jacques Conté.
Physicien et chimiste français, Nicolas-Jacques Conté est connu pour avoir inventé le crayon à mine actuel. En 1794, alors que le blocus économique anglais paralyse la France, Carnot le charge d’inventer une mine de crayon qui ne nécessite plus de matières premières d’origine étrangère. Ce dernier a l’idée de mélanger du graphite avec de l’argile, de cuire le tout et de l’enfermer entre deux demi-cylindres de bois de cèdre. L’année suivante, il fait breveter son invention et fonde la société Conté pour fabriquer ses crayons.
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le 4 août 1761 : l”Ecole Vétérinaire de Lyon est instituée par un arrêt du Conseil d’Etat du Roi.
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le 4 août 1778 : décès de Pierre de Rigaud de Vaudreuil, officier de la Marine française, dernier gouverneur général de la Nouvelle-France.
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le 4 août 1789 : abolition des « privilèges » par l’Assemblée constituante.
«La nuit du 4 août 1789 est un événement fondamental de la Révolution française, puisque l‘Assemblée constituante proclame la fin du régime féodal et de ses privilèges. »
Voici ce qu’on peut lire dans tous les livres d’histoire depuis la 3ème république jusqu’à nos jours. C’est un énorme mensonge, qui cache le viol fait par une minorité d’idéologues extrémistes. La nuit du 4 août n’est pas l’abolition des « privilèges de la noblesse et du clergé » mais la disparition de tous les us et coutumes propre à chaque province française. Le système féodal a été supprimé peu de temps avant, entre le 20 juin 1789, date du serment du jeu de paume et le 27 juin quand Louis XVI cède et que les trois états se réunissent en Assemblée nationale.
Les Rois de France ne parlaient pas du « peuple français », mais de « nos peuples » ; soulignant par là, la diversité des traditions, des langues et des cultures des provinces de France. Les « Privilèges » sont étymologiquement les « privata lex », les« lois privées ». C’est-à-dire que chaque décision royale devait avant être enregistrée par les Parlements provinciaux pour avoir force de loi localement. Ce système faisait de la Monarchie française un système de gouvernement équilibré, tempéré où la liberté était profondément respectée.
Le 4 août ces gardes fous disparaissent ; les décisions parisiennes s’imposent à tous. Les parlements sont supprimés. L’on est bien loin du mythe révolutionnaire d’une France assoiffée d’égalité ! La république pour détruire ces traditions va imposer par la violence la langue française, un nouveau découpage administratif avec les départements qui font fi de l’histoire locale, des lois uniformisatrices contraires à la volonté des Français.
Jean Sévillia note que la nuit du 4 août est une manœuvre préparée à l’avance.
«Ce n’est pas seulement l’égalité devant la loi, réforme que Louis XVI n’avait pu réaliser, qui est adoptée. En quelques heures ce sont tous les statuts particuliers, ces franchises, libertés, coutumes et lois privées (Lex privata privilèges) qui particularisaient la société d’ancien régime qui sont abolis. Un coup de rabot législatif aplanit la condition des Français à quelque milieu qu’ils appartiennent : la révolution sociale est faite. »
Historiquement correct de Jean Sévillia, (Editions Perrin pages 180 et 181)
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le 4 août 1793 : le siège de Lyon débute.
Le 29 mai 1793, Lyon se soulève contre la Convention. En juillet, le député Couthon lance Kellerman à la tête de 20 000 hommes pour mater la révolte. Précy dirige la résistance. Le 15 août, Kellerman reçoit l’ordre d’incendier Lyon ; bombarde la ville à compter du 23.
le 16 septembre, La garde nationale de St-Etienne reçoit l’ordre de marcher contre Lyon. Et le 9 octobre, Lyon chute. Précy tente une sortie pour continuer une guerre de partisans au dehors, échoue mais réussit à s’enfuir.
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le 4 août 1802 : proclamation de la Constitution de l’An X.
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le 4 août 1870 : bataille de Wissembourg.
Les troupes de Napoléon III sont défaites par les Prussiens, qui entrent en France avec 3 armées et 380 000 hommes.
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le 4 août 1879 : le Pape Léon XIII publie l’encyclique “Aeterni Patris” affirmant l’importance de la philosophie de Thomas d’Aquin.
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le 4 août 1903 : le cardinal de Venise Giuseppe Melchiorre Sarto devient le pape Pie X.
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Succédant à Léon XIII, le cardinal Sarto est élu le 4 août et prend le nom de Pie X, en souvenir des papes du XIXe siècle. Il meurt le 20 août 1914. Il est canonisé le 29 mai 1954 par Pie XII. Voir la chronique du 2 juin.
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le 4 août 1914 : invasion de la Belgique par l’Allemagne.
Malgré la neutralité du pays, les Allemands franchissent les frontières belges dans le cadre du plan Schlieffen. La bataille de la Marne et le moment du miracle de la Marne approchent. Voir les chroniques du 5, du 6, du 8 et du 12 septembre.
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le 4 août 1982 : dépénalisation de l’homosexualité en France, les relations homosexuelles entre adultes et mineurs consentants ne sont plus sanctionnées.
Où quand la loi humaine s’écarte de la loi naturelle et de la loi divine. Qu’en dit la bible ? La Bible nous dit constamment que l’activité homosexuelle est un péché (Genèse 19:1-13; Lévitique 18:22; Romains 1:26-27; 1 Corinthiens 6:9). L’homosexualité est décrite comme le résultat de la négation et de la désobéissance envers Dieu, comme une infamie en raison de son caractère violent, dominateur.
Dieu ne crée pas une personne avec des désirs homosexuels. La Bible nous dit qu’une personne devient homosexuelle à cause du péché (Romains 1:24-27) et en fin de compte à cause de leurs propres choix. Une personne peut naître avec une sensibilité plus grande vis-à-vis de l’homosexualité, tout comme certains naissent avec une tendance à la violence et à d’autres péchés. Cela n’excuse pas la personne voulant pécher par ses désirs coupables.
« Tu ne coucheras point avec un homme comme on couche avec une femme. C’est une abomination. » Lévitique 18:22
« Si un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, ils ont fait tous deux une chose abominable; ils seront punis de mort: leur sang retombera sur eux.» Lévitique 20:13
« Je veux vous rappeler… que Sodome et Gomorrhe et les villes voisines, qui se livrèrent comme eux à l’impudicité et à des vices contre nature, sont données en exemple, subissant la peine d’un feu éternel. » Jude verset 7.
« Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront pas du Royaume de Dieu ? Ne vous y trompez pas ! Ni impudiques, ni idolâtres, ni adultères, ni dépravés, ni homosexuels… n’hériteront du Royaume de Dieu ». Corinthiens 6,9
« La loi n’a pas été instituée pour le juste mais pour…. les impudiques, les homosexuels, les trafiquants d’hommes, les menteurs, les parjures, et pour tout ce qui s’oppose à la saine doctrine ». Timothée 1, 10
« Aussi Dieu les a-t-il livrés à des passions avilissantes : car leurs femmes ont échangé les rapports naturels pour des rapports contre nature ; pareillement les hommes, délaissant l’usage naturel de la femme, ont brûlé de désir les uns pour les autres, perpétrant l’infamie d’homme à homme et recevant en leurs personnes l’inévitable salaire de leur égarement ».Romains 1, 18-32 : …
L’Eglise catholique combat ce péché, mais pas les personnes qui sont sous cette emprise. Dieu hait le péché, mais il «a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils Unique». Dieu veut que tous soient sauvés. Et ces homosexuels, qui acceptent le Christ comme Sauveur et Seigneur, peuvent être délivrés des désirs vers des personnes de même sexe.
RN : “Tout ce qui ressemble de près ou de loin à un identitaire, un catholique ou un conservateur doit être écarté par tous les moyens”
Selon Valeurs actuelles, les purges internes au sein du RN ont repris et cela ne nous surprend pas. Ce sont déjà la mainmise sur le parti après 2022et les présidentielles de 2027 que Marine le Pen prépare…
“(…) Au lieu de s’interroger sur les raisons de l’abstention massive de ses électeurs lors du scrutin, le parti a préféré purger ou congédier les éléments “déviants”. Le seul sénateur du mouvement, Stéphane Ravier, réélu miraculeusement en septembre 2020, ne s’attendait pas à un tel affront. Contrairement à la promesse qui lui avait été faite, le Marseillais n’a pas été promu au sein du bureau exécutif, malgré sa neuvième place au congrès annuel qui s’est tenu à Perpignan les 3 et 4 juillet (…)
Codirecteur de campagne de Jordan Bardella aux européennes, puis de celle de Thierry Mariani en Paca, le Niçois Philippe Vardon a été éjecté du bureau national du parti. Mis à part ses amis présents sur place, personne n’a prévenu en amont celui qui y siégeait depuis 2017. « L’entourage de Marine Le Pen considère que la ligne politique de Vardon, très radicale sur l’islam et l’immigration, peut être un caillou dans sa chaussure pendant la campagne », fait savoir un habitué du parti à la flamme.
Plus surprenant, le transfuge de La France insoumise Andréa Kotarac sera la seule tête de liste régionale à ne pas siéger au bureau national. Durant sa campagne, il a longuement ferraillé contre le “clan d’Hénin-Beaumont”(…) Andréa Kotarac, qui a fait le choix courageux en 2019 de rallier le RN en venant de LFI, a dû se battre pour mener sa liste face à Laurent Wauquiez. Une victoire à la Pyrrhus. L’intégralité de ses propositions de candidat a été retoquée par la CNI. « Kotarac est minoritaire dans son propre groupe », peste un élu régional (…)
Composé du maire de la ville du Pas-de-Calais Steeve Briois et de son adjoint, le député Bruno Bilde, ce clan a largement renforcé son influence lors du congrès en désignant leurs proches à des postes stratégiques. Kévin Pfeffer, 31 ans, accède au bureau exécutif et remplace Wallerand de Saint Just à la trésorerie. David Rachline devient vice-président du RN, quand Julien Odoul, collaborateur parlementaire de Bruno Bilde, est nommé porte-parole. Philippe Olivier, conseiller spécial de Marine Le Pen et époux de Marie-Caroline Le Pen, intègre le “burex”, accompagné de l’eurodéputée Hélène Laporte, déjà propulsée en deuxième place sur la liste des européennes. Une autre nomination provoque davantage de remous au sein du Rassemblement national : celle d’Alexandra Masson au bureau exécutif, cooptée par Bilde et Rachline et encartée au parti… la veille du congrès.
Cette arrivée reste en travers de la gorge de nombreux membres du mouvement. « Le centralisme démocratique du RN est pire que celui de l’URSS, juge un membre du bureau national (…) Tout ce qui ressemble de près ou de loin à un identitaire, un catholique ou un conservateur doit être écarté par tous les moyens. En témoignent les multiples évictions de la CNI en juillet 2020. Plusieurs membres proches de Marion Maréchal, dont Nicolas Bay, avaient été écartés. Le député européen reste aujourd’hui le seul membre du bureau exécutif à ne pas y siéger. Lors du dernier congrès, les premiers élus au conseil national sont nommés vice-présidents du parti à l’exception de… Nicolas Bay, pourtant arrivé quatrième, devant David Rachline. Si Marine Le Pen et son entourage se défendent d’organiser des chasses aux sorcières, les discussions internes prouvent le contraire. En août dernier, remonté lui aussi par son éviction de la CNI, Gilbert Collard appelle sa présidente : « Je ne comprends vraiment pas ta décision, pourquoi tu as fait ça ? – Mais enfin, Gilbert, tu n’y es allé qu’une seule fois, et puis tu sais que ça m’arrangeait bien… – Tu m’as débarqué pour dégager Nicolas Bay ? – Oui, exactement… »
Des expulsions le montrent aussi. En octobre 2020, la commission des conflits du RN suspend Sophie Robert après vingt-quatre années d’activités au sein du parti. Pour des raisons douteuses. Sa fédération de la Loire possède une photocopieuse sous contrat de leasing pendant encore plusieurs années. Elle coûte cher et personne ne l’utilise. Elle propose donc à l’Issep, l’école de Marion Maréchal, de la sous-louer afin de perdre le moins d’argent possible. Parce qu’elle est la belle-mère de Thibaut Monnier, cofondateur de l’école lyonnaise, on l’accuse d’avoir fait gagner de l’argent à l’Issep sur le dos du RN.
Depuis le départ de Marion Maréchal en 2017, toutes les personnalités potentiellement marionistes sont surveillées comme le lait sur le feu. Une bonne partie a déjà été victime de purges. En octobre 2020, deux collaborateurs de l’Issep ont vu leur demande d’adhésion au RN rejetée. Ils seraient « indésirables ». L’un d’entre eux aurait tenu des propos contraires à la ligne du parti, le 2 juin 2019. Il avait simplement retweeté un tweet de Marion Maréchal… En Auvergne-Rhône-Alpes, le membre de la CNI Alexis Jolly va même plus loin. Alors qu’un élu souhaite un joyeux anniversaire à Marion Maréchal sur Twitter, ce proche de Bruno Bilde décroche son téléphone pour lui demander de… supprimer son tweet.
Certains au RN mèneraient-ils une croisade contre Marion Maréchal ? À en croire plusieurs membres du mouvement, une simple évocation de l’ancienne députée dans une réunion peut vous valoir les regards noirs de Marine Le Pen et sa clique. Un historique atteste : « Elle est tellement obnubilée par sa nièce que chaque matin elle doit demander à son miroir qui est la plus populaire et la plus crédible… C’est la tête de Marion Maréchal qui apparaît. »
Son proche conseiller Bruno Bilde est décrit comme un homme fin, très habile et machiavélique. Il agace. « Le RN n’est plus un parti mais un fan-club au sein duquel aucune divergence politique n’est tolérée. La seule conduite qui soit acceptée, c’est la soumission aux caprices de Bruno Bilde, dénonce Thibaut Monnier. La promotion est liée non à la qualité du profil mais à l’appartenance au cercle restreint d’Hénin Beaumont et de Fréjus. Ces gens-là portent une lourde responsabilité, celle d’avoir sapé l’incroyable dynamique du RN de 2012 à 2017 en écartant ou en dégoûtant progressivement tous ceux qui, par leur compétence et leur légitimité, auraient pu solidifier et ancrer le mouvement dans les territoires. » Avec ses compères Rachline et Briois, Bilde instruit de nombreux procès en “anti marinisme”.
David Rachline a bien tenté de jouer le même coup à Thierry Mariani dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, en biffant les colistiers de l’ancien ministre au profit de ses proches. Mais en vieux roublard, Mariani a menacé de jeter l’éponge et a fini par obtenir gain de cause ensauvant ses colistiers, notamment Amaury Navarranne, candidat aux municipales à Toulon et proche de Bruno Gollnisch.
Pourquoi se donner autant de mal à traquer les proches de Marion Maréchal et les éléments “trop à droite” alors même qu’ils ne représentent pas un danger ? « Le RN est un parti communautariste, cingle un cadre. La surreprésentation d’homosexuels autour de Marine Le Pen influence le fonctionnement et les nominations au sein du mouvement. Le mode de promotion interne ne se fait ni sur les idées ni sur les compétences, mais sur les accointances familiales ou sexuelles. » En août dernier, un cacique déclarait même que « Nicolas Bay a été poussé vers la sortie par le lobby gay du RN » (…)
Marine Le Pen et son fan-club pensent que son électorat de droite, identitaire et opposé à l’immigration, n’a de toutes façons pas d’autre choix que de voter RN. Au regard de l’état de santé de LR et de la perspective de voir Xavier Bertrand ou Valérie Pécresse représenter la “droite”, ils ont sans doute raison. Qu’ils prennent garde toutefois à l’hypothèse Eric Zemmour qui pourrait rabattre les cartes et permettre à un “identitaire, un catholique ou un conservateur” de retrouver une certain motivation électorale. Ils ne pourront pas dire qu’ils n’ont pas été prévenu depuis des années…
“Ne risquez pas de vous trouver en guerre contre Dieu”
Dans Valeurs Actuelles, Laurent Dandrieu a traduit la lettre de Mgr Charles Pope, prêtre du diocèse de Washington DC, en réaction au récent motu proprio du pape François “Traditionis Custodes”. Extrait :
[…] Le pape François s’est rarement adressé à aucun autre groupe aussi sévèrement. Envers d’autres, que ce soient les incroyants, les contestataires et les politiciens hostiles, la miséricorde, la compréhension et la tolérance sont de mise. Le pape parle « d’aller aux périphéries » et de compassion pour les pauvres et les égarés. Mais à ceux qui sont attachés à la messe tridentine est réservée cette violente réprimande, sans que presque aucune marge de manœuvre leur soit préservée dans l’Église qu’ils aiment. Il est très choquant et attristant pour moi, en tant que pasteur des âmes, qu’un tel vitriol soit lancé contre le troupeau dont j’ai pris soin depuis longtemps.
En second lieu, le pape impose des exigences impossibles. D’une part, il délègue aux évêques toute décision concernant les emplacements réservés au rite tridentin, mais ensuite il leur lie les mains. Il écrit en effet : « [L’évêque diocésain] désignera un ou plusieurs lieux où les fidèles de ces groupes pourront se réunir pour la célébration eucharistique (pas cependant dans les églises paroissiales et sans l’érection de nouvelles paroisses personnelles). »
Mais si ce n’est pas dans les églises paroissiales, alors où ? Comment un évêque peut-il comprendre, et plus encore appliquer, ce statut ? Il est difficile d’interpréter l’instruction du Pape d’une manière bénigne. Il semble dire aux catholiques de rite tridentin : « Vous n’êtes pas les bienvenus dans nos églises. » Si tel est le cas, c’est un manque flagrant de sollicitude pastorale et d’amour, et c’est véritablement consternant.
Troisièmement, le pape réserve un traitement étrange aux évêques. Tout en renvoyant la mise en œuvre de son texte à l’Ordinaire du lieu, il restreint également leur jugement pastoral de nombreuses manières. Non seulement ils doivent interdire la messe dans les églises paroissiales, mais ils ne peuvent pas non plus conférer aux nouveaux prêtres la faculté de célébrer la messe tridentine sans l’autorisation de Rome (article 4). De plus, ils ne peuvent établir de nouvelles communautés (article 3). Est-ce que cela fait référence à des lieux, des oratoires, des associations ou autre chose ? Il est difficile de comprendre la signification de la chose. Ainsi, les évêques se voient reconnaître l’autorité, mais avec les mains liées, dans un langage confus et des directives presque impossibles à suivre.
Nous devons maintenant nous tourner vers nos évêques et les prier de manifester la sollicitude pastorale qui semble manquer à ce document. On leur a confié une tâche difficile et délicate. Veillez à prier pour eux et essayez de ne pas les braquer en présumant ou prédisant de leur part un comportement hostile mauvais traitements. Beaucoup d’entre eux ont déjà fait preuve de sens pastoral pour éviter la mise en œuvre intempestive et “immédiate” de ce motu proprio.
Chers évêques, en tant que pasteur des âmes, je vous en demande une interprétation douce et bienveillante. Les catholiques traditionnels font partie des brebis de votre troupeau, et ils ont besoin des soins d’un pasteur. Même si le document suggère qu’ils soient relégués aux périphéries, je vous prie de ne pas le faire. Il s’agit d’une part dynamique et croissante du troupeau. Beaucoup de jeunes familles et de jeunes adultes, ainsi que de jeunes prêtres et des personnes plus âgées ont besoin que vous agissiez de façon vraiment pastorale.
Si une plus grande unité est nécessaire, enseignez-nous ce que cela signifie, mais s’il vous plaît, ne nous renvoyez pas dans les périphéries pour y vivre dans le rejet. Certains d’entre nous sont butés, mais la plupart d’entre nous essaient simplement d’être de bons et sincères catholiques et de rester proches du cœur de l’Église. Gardez-nous près de vous et trouvez pour nous de la place dans vos cœurs.
Cher Saint-Père, je vous prie de reconsidérer ce que vous avez écrit et d’entendre la souffrance inutile que vous avez causée. Vous désirez à juste titre l’unité dans l’Église, mais je crains que, par cette décision, vous ne finissiez par provoquer des divisions bien plus graves.
Puisque mon opinion ne compte pour rien, je vous demande de considérer les paroles du grand rabbin Gamaliel, relatées dans les Actes des Apôtres (5:38-39) : « A présent donc, je vous le dis, ne vous occupez pas de ces gens-là, laissez-les. Car si leur action ou leur œuvre vient des hommes, elle se détruira d’elle-même ; mais si vraiment elle vient de Dieu, vous n’arriverez pas à les détruire. Ne risquez pas de vous trouver en guerre contre Dieu. »
La décision du Conseil Constitutionnel ne signe pas la fin de la lutte contre la loi dite de “bioéthique”
Validée par le Conseil constitutionnel, la loi a été promulguée ce matin au Journal Officiel. Réaction de Ludovine de La Rochère, présidente de La Manif Pour Tous, qui explique que tous les recours n’ont pas encore été exploités :
Fuite en avant : à part rapporter de l’argent, on ne sait pas à quoi servent les vaccins anti-Covid
Les laboratoires Pfizer et Moderna ont augmenté les tarifs de leurs vaccins vendus à l’Union européenne (UE). L’accord passé avec Bruxelles prévoit que le prix du vaccin de Pfizer réalisé avec la biotech allemande BioNTech passe de 15,50 euros à 19,50 euros et celui de Moderna de 19 euros à 21,50 euros.
Les pays de l’UE cherchent à s’assurer qu’ils auront assez de doses en vue d’une éventuelle troisième injection. En attendant les suivantes…
Contactée par l’AFP, la Commission européenne s’est refusée à tout commentaire, mettant en avant la confidentialité des contrats. Et Pfizer et Moderna n’ont pas réagi.
En revanche, leur meilleur VRP a réagi pour inciter à la consommation. Sic.

Le programme d’achat commun de vaccins de l’Union européenne a concerné 330 millions de doses du vaccin BioNTech-Pfizer, 100 millions de l’AstraZeneca, 50 millions du Moderna et 20 millions du Johnson & Johnson. En mai, Bruxelles a passé un nouveau contrat pour acheter jusqu’à 1,8 milliard de doses de vaccins à BioNTech-Pfizer livrable jusqu’en 2023.
Le vaccin contre le Covid est un véritable succès commercial pour Pfizer. Le laboratoire américain prévoit de vendre 2,1 milliards de doses cette année, générant 33,5 milliards de dollars de revenus. Il ne vend son sérum à prix coûtant qu’aux pays pauvres.
Et pourtant, de plus en plus de monde commencent à s’inquiéter des effets négatifs.
Selon plusieurs chercheurs, cette vaccination de masse conduit à une mortalité inédite dans l’histoire de la médecine moderne. Il y a urgence à la suspendre pour évaluer la balance bénéfice/risque au cas par cas.
D’une part, la vaccination ne protège pas de la contamination et de la transmission du Sars-Cov-2, en particulier de l’actuel variant Delta, mais d’autre part, la question des effets indésirables les plus graves de la vaccination anti-covid est masquée :
La question des effets indésirables graves des vaccins anti-covid fait l’objet d’un déni et d’un silence de la part du gouvernement et des principales agences sanitaires (Agence nationale de sécurité du médicament, Haute autorité de santé, Haut conseil de santé publique, etc.). Tout se passe comme s’il s’agissait d’un véritable tabou, en France comme dans la plupart des autres pays occidentaux. L’importance de ces effets apporte en effet une contradiction trop flagrante et dévastatrice pour l’idéologie de la vaccination intégrale qui guide des gouvernements ayant choisi de s’abandonner dans les bras de l’industrie pharmaceutique. Cette dernière est ainsi au cœur de toute la gestion d’une épidémie qui constitue pour elle une aubaine inédite dans l’histoire : quel produit commercial breveté a pour marché potentiel la totalité de l’humanité, renouvelable chaque année qui plus est ? Patrons et actionnaires de ces firmes pharmaceutiques et biotechnologiques sont en train de devenir immensément riches. Au vu de la façon dont ces industries ont travaillé (dans l’urgence, pour générer un maximum de profits, sans tester les personnes les plus à risque – âge et comorbidités -, à grand renfort de formules de type publicitaire), notamment aux États-Unis et en Angleterre, pour mettre au point ces nouveaux vaccins génétiques (ADN ou ARN), on pouvait ainsi dès le départ redouter que ces produits ne soient pas de très bonne qualité. Mais la réalité dépasse ces craintes et montre que ces vaccins ont davantage d’effets indésirables plus ou moins graves qu’aucun autre avant eux. Nous avons vu ainsi qu’aux Pays-Bas l’on parvient à un taux de 2,7 morts pour 100 000 vaccinés (16,5 millions de vaccinés, 448 morts). En France et aux États-Unis, ce taux monte à environ 3,7 morts pour 100 000 vaccinés. Et en Grande-Bretagne, ce taux grimpe même à 4,3 morts pour 100 000 vaccinés, très probablement en raison de la prépondérance du vaccin AstraZeneca que l’on sait depuis le mois de mars 2021 être le plus dangereux des quatre vaccins couramment utilisés en Occident (en particulier du fait des nombreuses thromboses qu’il provoque et qui commencent à être documentées dans la littérature scientifique médicale, voir par exemple ici et là), ce qui n’est guère surprenant lorsque l’on connaît les conditions dans lesquelles il a été fabriqué en Chine. Au passage, nous avons également signalé que ce fut le premier vaccin administré en France, dès février 2021, aux professionnels de santé. De là une des raisons rationnelles probables de la grande réticence à la vaccination anti-covid que manifestent une partie d’entre eux.
Au Portugal, des médecins s’inquiètent de la faiblesse du système immunitaire des jeunes enfants, qui tombent désormais très facilement malades. En vivant confinés, leur système immunitaire n’a pas pu se développer :
« Les deux, trois premières années de la vie sont déterminantes pour la construction du système immunitaire. À l’heure actuelle, il y a des enfants de deux ans qui ont vécu pratiquement toute leur vie dans une pandémie. Ils ont eu très peu de contacts avec des agents pathogènes qu’auparavant, donc, au fur et à mesure que la normalité revient, ils vont attraper tout et n’importe quoi – au moins jusqu’à ce qu’ils puissent récupérer le délai de création de leurs propres défenses ».
Une lectrice nous fait suivre l’analyse de 4 médecins, pourtant grands zélateurs des vaccins :
- Dr Bridle, nous nous sommes trompés
- Dr Vanden Bossche du GAVI, organisme promouvant à mort les vaccins
- Dr Yeadon ex vice président PFIZER : ce vaccin sert uniquement à réduire la population
- Dr Malone inventeur du vaccin ARNm…
Ce dernier, le Dr Robert Malone, principal inventeur de l’ARN messager (mais non pas de son application au « vaccin »), dénonce la dernière recommandation du Centre américain de contrôle et de prévention des maladies, le CDC. Le CDC a déclaré qu’il fallait de nouveau porter le masque à l’intérieur, parce que
« les personnes entièrement vaccinées qui sont infectées par le variant Delta risquent de le transmettre à d’autres personnes ».
Malone :
« Nous avons assisté à une progression d’informations de plus en plus désespérées et abruptes, en commençant par l’alerte de Pfizer il y a quelques semaines, selon laquelle ils pensaient que nous aurions besoin d’un rappel au bout de six mois, et la réprimande de Fauci, puis la volte-face du gouvernement qui a dit que nous aurions besoin de rappels pour les bénéficiaires de Pfizer au bout de six mois chez les personnes âgées et immunodéprimées, et enfin la bombe lâchée hier soir. »
Il est désormais probable que la charge virale chez les personnes vaccinées et les personnes non vaccinées soit « similaire ». Il se pourrait qu’elle soit supérieure.
« C’est précisément ce que l’on verrait si un renforcement dépendant des anticorps (ADE) se produisait. Qu’est-ce que le renforcement dépendant des anticorps ? En bref, le vaccin rend le virus plus infectieux qu’il ne le serait en l’absence de vaccination, le virus se répliquerait à des niveaux plus élevés qu’en l’absence d’infection. C’est le pire cauchemar du vaccinologue. C’est arrivé avec le virus respiratoire syncytial dans les années 60 qui a causé plus de décès d’enfants chez les vaccinés que chez les non vaccinés. C’est arrivé avec Dengvaxia, le vaccin contre la dengue. Et c’est ce qui s’est passé avec pratiquement tous les autres programmes de développement de vaccins contre les coronavirus, en tout cas chez l’homme, connus dans l’histoire, et c’est ce contre quoi les vaccinologues comme moi mettent en garde depuis le début, à savoir le risque de renforcement dépendant des anticorps. »
Le Dr Malone ajoute que le renforcement dépendant des anticorps semble plus apparent chez les personnes auxquelles on a injecté le vaccin de Pfizer.
« Donc, nous savons maintenant que la protection de Pfizer s’estompe à six mois. Et ce que les données semblent suggérer, c’est que ceux qui ont reçu Pfizer, qui est probablement le moins immunogène des trois en termes de durabilité, de durée de protection, et sont maintenant dans la phase de déclin de la réponse immunitaire, semblent être infectés. Donc, cela suggère que c’est exactement ce que l’on pouvait anticiper, c’est-à-dire que la fenêtre de plus grande susceptibilité au renforcement dépendant des anticorps se trouve dans cette longue phase d’affaiblissement au fur et à mesure que la réponse au vaccin décline. Et je ne veux pas paraître alarmiste, mais ce qui semble se déployer, c’est le pire des scénarios, où le vaccin dans sa phase de déclin fait que le virus se réplique plus efficacement qu’il ne le ferait autrement. Et des gens ont mis en garde contre ce phénomène depuis le début de cette campagne de vaccination précipitée. »
Le Dr Malone a également critiqué Fauci, qui a récemment accusé, par une « série de déclarations trompeuses », les personnes non vaccinées d’être responsables des mutants. Le Dr Malone dit que
« les mutants qui échappent à la pression sélective du vaccin se développent très probablement chez les personnes qui ont été vaccinées, et non chez les personnes non vaccinées. C’est donc un autre mensonge commode. Si les données sont cohérentes avec [le renforcement dépendant des anticorps], nous devons arrêter la campagne de vaccination. Nous devons changer d’axe et accélérer autant que possible les traitements médicamenteux, qui ont été largement bloqués et supprimés au niveau de la FDA. »
L’inexorable progression des talibans vers Kaboul
D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :
Près de la moitié de la population afghane est déjà passée sous le contrôle des talibans. Plusieurs postes-frontières sont tombés entre leurs mains, certains sans combat. C’est le cas à l’ouest, le long des frontières iranienne et turkmène, et au nord, vers l’Ouzbékistan et le Tadjikistan. Inutile de parler de l’est, où le Pakistan constitue la base arrière des islamistes depuis toujours.
La progression des talibans n’est toutefois pas partout une promenade de santé. Les combats font rage aux portes de plusieurs villes de province où l’armée résiste. De nombreux soldats savent trop le sort qui les attend en cas de défaite pour se rendre sans combattre. C’est ainsi que l’armée syrienne ne s’était pas effondrée face à Daech ou al-Nosra, déjouant tous les pronostics. Mais il y a une différence de taille : ses alliés russes et iraniens ne l’avait pas lâchée. Ce n’est pas le cas en Afghanistan d’où les Américains se sont presque totalement retirés, et l’on sait que la décision est prise par Joe Biden, confirmant d’ailleurs celle de Donald Trump, de passer par pertes et profits (plutôt pertes, d’ailleurs) le très coûteux dossier afghan. Les Afghans qui ont fait confiance à l’Amérique sont donc abandonnés à leur triste sort.
En plus de cette vaste offensive islamiste, qui se passe sur à peu près tout le territoire, les violences se multiplient. Assassinats ciblés et enlèvements se multiplient et visent prioritairement des cadres du régime et, bien sûr, la minorité chiite à qui le pire est promis (les talibans étant d’obédience sunnite).
La géopolitique ayant horreur du vide, Erdoğan n’a pas raté l’occasion de s’immiscer dans l’espace piteusement laissé libre par les États-Unis. L’armée turque a ainsi pris le contrôle de l’aéroport de Kaboul avec la bénédiction des Américains. Ce savoureux transfert de compétences a donné lieu à une transaction financière dont on ne connaît pas la teneur mais, comme chacun sait, le néo-sultan est passé maître dans l’art de ce type de négociation : rappelons-nous comment il a soutiré des milliards à l’Europe en gardant (ou ne gardant pas, selon la conjoncture) sur son territoire quelques millions de migrants venus du monde entier et qui lui servent ainsi de monnaie d’échange.
Des rumeurs font état d’un possible transfert, en Afghanistan, de mercenaires islamistes, généralement syriens, venus de Libye ou de Syrie, précisément de la poche d’Idleb occupée conjointement par les Turcs et les islamistes d’al-Nosra. Ce ne sont que des rumeurs, mais ce scénario est tout à fait vraisemblable et serait ainsi la répétition de l’implantation turque en Libye.
Les Russes, bien sûr, suivent tout cela de très près. Ils redoutent une contagion islamiste dans les pays du Caucase et renforcent leur présence auprès de leurs alliés ouzbeks et tadjikes. Tout ceci donnera à nouveau l’occasion de discussions serrées entre Erdoğan et Poutine. Ils ont l’habitude et seront au moins d’accord sur un point : une fois de plus, les Occidentaux nous laissent le champ libre après une guerre inutile ou ratée, voire les deux.
Les Chinois ne sont pas en reste et ont récemment accueilli des dirigeants talibans en Chine tout en continuant à entretenir de bonnes relations avec le gouvernement afghan d’Ashraf Ghani. C’est la démonstration permanente du pragmatisme chinois : peu importe qui est au pouvoir, la seule chose qui compte, c’est de commercer.
La victoire des talibans semble inéluctable et tout le monde l’anticipe. Certes, les bombardements américains des derniers jours ont freiné leur progression, mais on ne voit tout de même pas l’armée afghane inverser le rapport de force. Les Afghans se préparent au pire : l’instauration d’une république islamique qui scellera un nouveau fiasco américain.
Lire Traditionis custodes à la lumière de Fratelli tutti…
De Mgr Pascal N’Koué dans le bulletin diocésain du mois d’août (Archidiocèse de Parakou au Bénin) :
Le Pape François, le 16 juillet 2021, a publié un motu proprio : ‘’ Traditionis custodes’’ sur la forme extraordinaire du rite latin. Je crois que ce texte est à lire à la lumière de l’encyclique ‘’Fratelli tutti’’. Un seul troupeau, un seul Pasteur. Les deux formes liturgiques doivent nous aider à cohabiter pacifiquement et nous enrichir mutuellement. Je célèbre les deux formes. Aucun problème. C’est le cœur de l’homme qui est malade et qu’il faut soigner.
Nouvelles mobilisations pour la liberté



À l’hôpital Édouard-Herriot de Lyon, certains soignants sont en grève « illimitée » depuis le jeudi 29 juillet, pour protester contre la vaccination obligatoire et l’entrée en vigueur du pass sanitaire dans les hôpitaux.
Il faut souligner que le témoignage vérifié d’un ambulancier a indigné de nombreux internautes: une clinique a refusé une patiente n’ayant pas de pass :
« Nous avons déposé une patiente dans une clinique privée pour effectuer un examen du cœur. Petit examen qui lui a été refusé [au] seul et unique motif que cette dame n’a pas pu présenter de pass sanitaire »
Enfin, un appel à la grève illimitée à l’échelle nationale à compter du 4 août, contre l’obligation vaccinale chez les soignants, vient d’être lancé.
Le problème ce n’est pas la nouvelle vague de Covid, mais la nouvelle vague d’immigrés
Ainsi que l’écrit l’avocat Gilles-William Goldnadel dans Valeurs Actuelles :
Tandis que les manifestants manifestent, une nouvelle vague de migrants déferle sur les côtes européennes, relève notre chroniqueur Gilles-William Goldnadel, qui craint davantage la faiblesse insigne de l’État impotent que sa force matamoresque.
Selon le classement des prénoms les plus donnés en 2020 établi par l’Insee, Lina et Mohamed sont les plus populaires dans le département de Seine-Saint-Denis. En 2020, en Seine-Saint-Denis, 238 bébés ont été nommés Mohamed, 162 ont été appelés Adam et le prénom Ibrahim a été attribué 140 fois. Derrière on retrouve les prénoms Isaac (111 naissances) et Rayan (90 naissances). Concernant les petites filles, elles sont 101 à avoir été nommées Lina. Viennent ensuite les prénoms Nour (96 naissances), Inaya (87 naissances), Sofia (76 naissances) et Sarah (66 naissances). Ces choix de prénoms ne sont pas dus au hasard : ils racontent l’histoire de l’immigration.
Sur le plan national, l’analyse de l’octroi de prénoms musulmans pour les naissances France 2019 révèle :
- Un taux national qui atteint les 21,73%
- Un taux de croissance qui parait ralentir : une augmentation de 0,24 points au regard de 2019, cette croissance est en moyenne de 0,7 points depuis 2000,
- A noter cependant la nette augmentation des “prénoms rares”, c’est à dire ayant enregistré moins de 3 naissances au niveau national sur l’année, qui complexifient la mesure
- Les statistiques indiquent un taux de prénom musulman estimé à 1/3 des prénoms rares (essentiellement des variations orthographiques de prénoms ou des prénoms composés)
- Sur cette base, l’estimation du taux national d’octroi de prénom musulman en France corrigé serait environ de 25% mais en raison de son caractère incertain, nous en restons au chiffre ci-dessus.
Petit catéchisme de l’éducation à la pureté
Après le Rosaire des Mamans, découvrez une nouvelle publication de Foyers Ardents : Le Petit catéchisme de l’éducation à la pureté du R.P. Joseph (FSSPX).
D’un usage pratique, sous forme de questions/réponses, ce petit catéchisme est destiné à tous les parents catholiques qui doivent connaître leurs devoirs dans la transmission à leurs enfants des lois de la vie. Appuyé sur l’enseignement des papes, ce livre montre qu’au-delà des connaissances, c’est en réalité toute une éducation à la pureté qui est requise. Dans une période si défavorable à cette vertu, voilà les réponses et les conseils donnés aux parents pour communiquer à leurs enfants ce qu’ils doivent savoir d’une manière vraiment surnaturelle, progressive, appropriée, délicate.
C’est arrivé un 3 août…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous:
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le 3 août : saints du jour français ou en France.
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St Euphrone : évêque d’Autun († après 475)
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À Autun, après 475, saint Euphrone, évêque, qui éleva la basilique du martyr saint Symphorien, et offrit le marbre dont on couvrit le tombeau de saint Martin à Tours.
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le 3 août 1057 : Saint Etienne IX est élu pape.
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le 3 août 1108 : sacre de Louis VI le Gros en la cathédrale d’Orléans.
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le 3 août 1347 : prise de Calais.
Le siège de Calais a lieu durant la première guerre de Cent Ans, et va durer onze mois. Édouard III débarqué en France en 1346 veut s’emparer de la ville.Une résistance héroïque des habitants, qui a rendu l’Anglais furieux, six bourgeois de la ville conduits par Eustache de Saint Pierre se livrent en otages au roi Édouard III. L’intervention de la reine Philippa de Hainaut et leur geste sauvent la ville de la destruction. Cinq siècles plus tard, le sculpteur Rodin immortalise ce fait historique.
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le 3 août 1492 :départ de Christophe Colomb à bord de la Santa Maria pour les Indes. Il va découvrir le continent américain.
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le 3 août 1529 :signature de la paix de Cambrai.
Louise de Savoie, mère de François Ier et Marguerite d’Autriche, tante de Charles Quint, signent la paix de Cambrai, encore appelée la paix des Dames. Cette paix met fin à la guerre entre la France et les Habsbourg. François Ier, veuf, accepte d’épouser Éléonore de Habsbourg, la sœur de l’empereur. S’il récupère la Bourgogne il doit s’engager à renoncer à l’Italie. Ses deux fils sont libérés contre une énorme rançon. Un nouveau conflit éclate dès 1536.
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le 3 août 1619 :Charles d’Albert achète la baronnie de Maillé, que le roi Louis XIII érige en duché-pairie, qui prend le nom de Luynes.
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le 3 août 1645 :bataille d’Alerheim.
Au cours de la Guerre de Trente Ans, les troupes du Saint-Empire germanique et celles de la France s’affrontent à Alerheim. L’armée française commandée par le duc d’Enghien remporte le combat malgré nombreuses pertes des deux côtés. La mort du chef allemand, le général Von Mercy, clôt la bataille.
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le 3 août 1787 :Saussure atteint le sommet du Mont-Blanc.
Horace-Bénédict de Saussure effectue sa première “randonnée” au Mont-Blanc. Il avait promis une forte récompense à celui qui gravirait le Mont-Blanc. Ce qu’ont fait Gabriel-Michel Paccard et Jacques Balmat, un peu avant lui, voir la chronique du 8 août.
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le 3 août 1789 :la maçonnerie prépare la révolution.
À Rouen, le peuple est incité par Bordier et Jourdan à piller les demeures des riches. Bordier, acteur du spectacle des Variétés-Amusantes, du Palais-Royal à Paris, est arrêté le 5 août et pendu le 29.
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le 03 août 1900 : décès d’Étienne Lenoir.
Jean-Joseph Étienne Lenoir est un ingénieur français d’origine belge, qui réalise notamment le premier moteur à combustion interne en 1860 et le premier moteur quatre temps en 1863. En 1859, il dépose le « brevet d’un moteur à gaz et à air dilaté », un moteur à combustion interne à deux temps, qui va servir pour le premier bateau à moteur en 1861 sur la Seine. En 1863, à partir d’un moteur à quatre temps, il fait rouler une automobile à gaz sur 18 km de Paris à Joinville-le-Pont en trois heures. Il décède le 3 août 1900.
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le 3 août 1914 :l’Allemagne déclare la guerre à la France et le Royaume-Uni à l’Allemagne le lendemain.
La « Der des Ders » commence !
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le 3 août 1941: homélie de l’évêque de Munster, monseigneur von Galen.
« Le programme d’extermination des malades mentaux, l’opération T4 : les pensionnaires arrachés des asiles et supprimés parce que sans valeur, selon le mot du juriste Karl Bending. Or il s’agit d’hommes, de nos compatriotes, de nos frères et sœurs. Gare, bientôt aux malades incurables, aux estropiés, aux invalides du travail et de la guerre, personne ne sera sûr de sa vie… Malheur à notre peuple si le commandement sacré « Tu ne tueras pas » est transgressé ».
Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs(Editions de Chiré page 212)
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le 3 août 1993: reconnaissance des couples homosexuels par la Sécurité sociale ».
La Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (CAMTS) introduit désormais la notion de « compagnon du même sexe ».
Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs(Editions de Chiré page 398)
Voir la chronique du 5 août avec l’avis de l’Eglise de France sur la question donné par Monseigneur Jullien, archevêque de Rennes et président de la Commission épiscopale de la famille.
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le 3 août 1960 : indépendance du Niger
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le 3 août 1985 : accident ferroviaire à Flaujac, 35 morts.
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le 3 août 1995 : condamnation de Jacques Médecin.
L’ancien maire de Nice Jacques Médecin est condamné à trois ans et demi de prison, un million de francs d’amende et cinq ans de privation des droits civiques pour « corruption passive et recel d’abus de biens sociaux ».
Les fidèles ne sont pas prêts à renoncer à la forme extraordinaire
Extrait d’un entretien donné par l’abbé Louis Le Morvan, prêtre de la Fraternité Sacerdotale Saint -Pierre, dans Aleteia :
”Le Saint-Père estime que les fidèles catholiques «enracinés» dans le missel antique ont simplement besoin de temps pour «revenir» au missel de 1970. Personnellement, je pense que cela n’est pas réaliste. Au contraire, les dernières années ont montré que les racines dont il parle sont profondes et nourrissantes pour l’âme des fidèles qui vivent du Christ par la forme extraordinaire, ils ne sont pas près d’y renoncer. Et si l’on aborde la question juste d’un point de vue statistique, ces authentiques chrétiens conservent généralement bien leur pratique religieuse durant leur vie, la transmettent aux générations suivantes et sont des apôtres de Jésus, ce qui explique le fort développement tant de communautés sacerdotales et religieuses que du simple nombre de fidèles laïcs, anciens enfants biberonnés à la forme extraordinaire ou adultes provenant de la forme ordinaire.
Le Pape s’attend visiblement à ce qu’à terme, l’usage du missel ancien s’éteigne. Je ne pense pas que cela se produira. Notons d’ailleurs qu’il ne l’interdit pas plus que ses quatre prédécesseurs et rappelle même qu’il n’a jamais été abrogé. Notre droit de l’utiliser demeure, mais la possibilité d’en faire profiter le peuple de Dieu se complique humainement.”
Citoyen de seconde zone
Franck Ferrand s’exprime sur Facebook et dans Valeurs Actuelles :

Le Conseil constitutionnel doit censurer la loi sur le passeport sanitaire
10 juristes, Guillaume Drago, François-Xavier Lucas, Stéphane Caporal, Nicolas Sild et Cyrille Dounot, Capucine Augustin, Santiago Muzio, Claire Perret, Jérôme Triomphe et Maxellende de la Bouillerie, signent une tribune dans Le Figaro pour dénoncer la loi liberticide sur le passeport sanitaire :
Le projet de loi relatif à la gestion de la crise sanitaire, qui instaure une obligation vaccinale pour certains et un passe sanitaire pour tous, heurte d’une manière disproportionnée nombre de libertés fondamentales et encourt à ce titre la censure par le Conseil constitutionnel.
Soumettre l’exercice de certaines activités à la présentation d’un « Passe sanitaire » aboutit en pratique à une obligation vaccinale pour le personnel intervenant (travaillant) dans les domaines listés ainsi qu’aux citoyens souhaitant y accéder : en effet, la contrainte représentée par le fait de devoir se rendre toutes les 48 heures dans un centre habilité pour y subir un prélèvement nasal non remboursé à compter de l’automne (environ 27 euros à ce jour pour un test PCR soit 405€ par mois) dans des centres qui seront probablement raréfiés et engorgés (du fait du non-remboursement) constitue une mesure d’effet équivalent à une obligation vaccinale.
Cette obligation indirecte, puisque non prescrite par la loi, viole l’article 5 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 qui énonce que « nul ne peut être contraint à faire ce que la loi n’ordonne pas ».
Une obligation vaccinale inconstitutionnelle
L’obligation vaccinale (conséquence du passe sanitaire ou directement par la loi) pour exercer certaines professions viole le droit à l’emploi et le droit de ne pas être lésé en raison de ses opinions ou de ses croyances, protégés par l’alinéa 5 du Préambule de la Constitution de 1946 comme par l’article 8 de la Déclaration de 1789 qui garantit la liberté et impose au législateur de n’établir « que des peines strictement et évidemment nécessaires ». Elle viole également le principe d’égalité, les libertés individuelles, le principe de protection de la santé, le droit à l’intégrité physique et à la dignité, le principe d’égal accès aux emplois publics, le principe de précaution, inscrits dans notre bloc de constitutionnalité.
Absence de justification par la nature de la tâche à accomplir et absence de proportionnalité
Une telle restriction aux droits et libertés individuelles et collectives est inconstitutionnelle car non justifiée par la nature de la tâche à accomplir, non proportionnée au but recherché et injustifiée au regard de l’objet de la loi (Conseil constitutionnel, n°2018-757 QPC, 25 janvier 2019 ; n° 2001 455-DC, 12 janvier 2002).
En effet, si le but recherché avec le passe est de garantir, sur un lieu donné, la seule présence de personnes « protégées » contre le virus SARS-CoV-2, alors les personnes ayant des anticorps devraient bénéficier d’un passe et leur exclusion est discriminatoire.
Si le but recherché est de garantir, la seule présence de personnes ne présentant pas un « risque » de transmission du virus pour les autres, alors l’obligation de ce passe constitue une rupture d’égalité injustifiée à l’égard des non-vaccinés par rapport aux vaccinés, puisque les premiers sont contraints de réaliser un dépistage virologique afin de garantir qu’ils ne sont pas porteurs du virus, alors que les seconds sont exemptés de cette obligation alors même qu’ils peuvent être porteurs et contagieux (Conseil d’État, référés, 1er avril 2021, n°450956).
L’obligation vaccinale de certaines catégories de personnes relève donc d’une erreur manifeste d’appréciation puisqu’elle est présentée comme justifiée par l’objectif de lutter contre la diffusion de l’épidémie et de préservation des personnes avec lesquelles ces personnes obligées de se faire vacciner seront en contact.
Le passe sanitaire n’est pas non plus justifié au regard de la nature de la tâche à accomplir : quelle différence entre le personnel intervenant dans des activités de restauration commerciale soumis au passe et celui intervenant dans des activités de restauration collective ou professionnelle routière et ferroviaire qui n’y est pas soumis ? Quelle différence entre le caissier de restauration collective en contact avec de nombreux clients mais non soumis au passe et le cuisinier du petit restaurant de quartier qui ne côtoie pas la clientèle et n’en est pas moins soumis au passe ?
Quelle différence entre les psychologues ou les psychothérapeutes soumis à une obligation vaccinale alors qu’il n’a été ni démontré, ni même avancé, que le cadre de leur consultation serait propice à la transmission du virus et le salarié en rayon ou en caisse d’un centre commercial amené chaque jour à côtoyer et échanger avec des dizaines de personnes non soumis au passe ?
Selon qu’une personne âgée ou handicapée est titulaire de l’allocation personnalisée pour l’autonomie (APA) ou de la prestation de compensation du handicap (PCH), son salarié doit être vacciné ou non. Mais en quoi les ressources de la personne employeur justifieraient l’obligation vaccinale du salarié au regard de l’objectif de protection alléguée contre l’épidémie ?
Le personnel présentant une contre-indication au vaccin peut exercer normalement son activité sans vaccin ni dépistage virologique négatif. Or: Or, si le projet de loi était justifié par un risque de transmission ou de contamination, ces personnes ne devraient pas travailler dans les lieux identifiés comme foyers possibles de contamination et le projet de loi aurait alors dû prévoir un système de congé temporaire avec maintien de la rémunération. Si le risque invoqué peut être évité par exemple par le respect des gestes barrière pour ces personnes, pourquoi ne peut-il pas l’être non plus pour les autres ?
Violation de la nécessité du consentement libre et éclairé et du droit au respect de l’intégrité physique
Tant que les vaccins disponibles sur le territoire français sont toujours en phase 3 d’essai clinique -(jusqu’au 27 octobre 2022 pour Moderna et au 2 mai 2023 pour Pfizer), il s’agit de médicaments expérimentaux utilisés dans un essai clinique (Directive 2001/20/CE, 4 avril2001, art. 2, d). Le nombre de vaccins administrés ne change pas cette qualification juridique. L’Agence européenne du médicament n’a délivré qu’une autorisation de mise sur le marché (AMM) conditionnelle, l’AMM non conditionnelle ne pouvant intervenir qu’à l’issue des essais cliniques (Règlement CE n°726/2004, 31 mars 2004, art. 6). Or, un vaccin en phase 3 ne peut s’adresser qu’à des volontaires donnant un consentement libre et éclairé (Art. L. 1122-1-1, Code de la santé publique ; Directive 2001/20/CE ; Code de Nuremberg de 1947). L’obligation porte donc atteinte au droit au respect de l’intégrité physique.
Violation du principe de précaution de la santé
L’obligation vaccinale porte atteinte au principe à valeur constitutionnelle de précaution de la santé, dès lors que des effets indésirables – dont 25% graves – ont déjà été observés en France par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).
Violation du droit à la formation professionnelle
L’obligation vaccinale des étudiants de certaines filières viole le droit à la formation professionnelle protégé par l’alinéa 13 du Préambule de la Constitution de 1946. Elle est d’autant plus disproportionnée que les jeunes ne sont pas une population fragile et ne courent pas de risque particulier de mourir de la Covid 19, sans compter la balance bénéfice-risque en défaveur du vaccin dans leur cas. Bien plus, cette obligation s’impose alors même que les étudiants ne seraient pas en contact avec des personnes vulnérables.
Violation de la liberté d’aller et venir, du principe d’égalité, de la protection de la santé, du droit aux loisirs et de l’intérêt supérieur de l’enfant
L’exigence d’un passe pour accéder à certains lieux, ou services viole la liberté d’aller et venir, le principe d’égalité, la protection de la santé et le droit aux loisirs (articles 2 et 4 de la Déclaration de 1789, alinéas 10 et 11 du Préambule de la Constitution de 1946). Les contraintes fortes imposées à ceux qui ne présenteraient pas un passe ne respectent pas le principe de proportionnalité (nécessité, adaptation, proportionnalité proprement dite), et ne sont pas justifiées par l’objectif visé.
On constate que les conditions générales de santé publique, évoquées par le Conseil d’État, exercent une influence majeure sur les obligations imposées par les pouvoirs publics. Or, elles sont éminemment variables, changeantes, justifiant des mesures adaptables elles-mêmes. Chacun peut constater combien les incertitudes sont grandes, tant en ce qui concerne les effets du vaccin lui-même, qu’en ce qui concerne la pandémie, son développement, ses variants dont de nombreux médecins soulignent qu’ils sont plus contagieux mais moins virulents, etc.…
Les mesures contenues dans le projet de loi de par leur généralité constituant de graves contraintes sur la vie quotidienne ne sont pas proportionnées aux risques changeants et largement inconnus et aux conditions générales de santé publique découlant de l’alinéa 11 du Préambule de 1946.
En outre, la violation du principe constitutionnel de garantie de la santé est patente du fait qu’une personne ne pourra recevoir des soins programmés que si elle (et également ses parents si elle est mineure) présente(nt) un passe sanitaire. De même, l’interdiction de visite à une personne accueillie en établissement de santé ou médico-social viole ce principe de garantie de la santé qui est, selon l’OMS, « un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. ». Or, la solitude, plus encore de personnes fragilisées, met en péril leur santé psychique.
Quant à soumettre les mineurs à l’exigence du passe sanitaire pour des activités courantes, c’est contraire à l’intérêt supérieur de l’enfant et à leur droit aux loisirs pour leur bon épanouissement.
Incompétence inconstitutionnelle du législateur
Enfin en délégant au préfet la possibilité d’imposer un passe sanitaire pour accéder aux grands magasins, centres commerciaux et aux moyens de transport (métro, RER, bus !), le législateur a méconnu l’étendue de sa compétence, violant l’article 34 de la Constitution.
Nous appelons le Conseil constitutionnel à assumer pleinement ses responsabilités pour que soit respecté l’état de droit.
L’incendie de Notre-Dame a-t-il provoqué une tempête intérieure ?
Dans son nouveau roman Les Feux de Notre-Dame, François Bert, ancien officier et fondateur de l’Ecole du Discernement pour accompagner notamment les cadres d’entreprise, utilise le cadre de l’incendie de la cathédrale de Paris pour raconter l’évolution intérieure de deux policiers parisiens. Après un essai en 2016, Le temps des chefs est venu, et un roman de management sur la Grande Guerre en 2018, Cote 418, François Bert revisite dans ce roman policier et poétique le traumatisme national de l’incendie de Notre-Dame de Paris et ses conséquences intimes dans nos vies.
« La braise brûle encore et son reflet oscille, grotesque et terrifiant, sur la Seine endormie. Notre-Dame est en feu. Dans le clapot d’eau somnolente, l’arlequin de flammes et de cendres agite ses bras pantelants, comme un mauvais pantomime qui ne fait plus rire personne. Edouard tire sur sa sèche, intensément. Comme la fumée, une immense tristesse l’envahit. Voilà bientôt dix heures qu’il est sur les lieux. Officier de police judiciaire, il a été aussitôt dépêché pour faire son enquête. La priorité fut de laisser les pompiers travailler. Et le flic, pourtant rompu à la discipline des coups durs, s’est momentanément laissé gagner par l’angoisse considérable qui a saisi son cœur de Français. Courant autour de la cathédrale, se faufilant dans le dispositif des soldats du feu, il a cherché par tous les angles possibles le moyen d’accélérer le sauvetage de la grande Dame. Rien n’y a fait. Le feu… »
Interrogeant un habitant proche de la cathédrale, celui-ci dit aux policiers :
Vous savez, dit-il avec un sourire malicieux, prier c’est en quelque sorte pleurer de l’intérieur. On y laisse couler ses rivières souterraines, parfois brutales comme un torrent de grotte, c’est intime et rafraîchissant à la fois, sombre et pourtant familier. Je suis encore triste de ce qui s’est passé, mais dans mes larmes secrètes, il y a déjà, je ne saurais expliquer pourquoi, un peu de joie.
