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C’est arrivé un 22 juillet…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 22 juillet : saints du jour français ou en France.
    • Ste Marie Madeleine : disciple du Seigneur (1er siècle)

Marie Madeleine ou Marie de Magdala, patronne des parfumeurs et contemporaine du Christ est enterrée en France, comme beaucoup de ses premiers disciples. Son tombeau est à Saint Maximin.

Marie-Madeleine, sœur de Marthe et de Lazare, était d’une famille distinguée de Béthanie. Après la mort de ses parents, Marie vivait dans les plaisirs au point qu’elle devint le scandale de toute la Galilée, et qu’on ne la connut bientôt que sous le nom de la Pécheresse. En punition de ses débordements, elle fut possédée du démon jusqu’au jour où le Sauveur, lui remettant ses péchés, la délivra de la domination de Satan. Dieu avait fait naître en ce cœur coupable le désir de voir Jésus ; ce désir devait être son salut, car le Sauveur voulait donner en Marie-Madeleine un exemple frappant de Sa miséricorde infinie en même temps que de la plus parfaite pénitence.

C’est elle qui, ayant un jour suivi le Seigneur chez Simon le Pharisien, versa sur les pieds de Jésus un vase de parfum précieux, les arrosa de ses larmes et les essuya avec ses cheveux, et qui entendit ensuite cette parole : « Beaucoup de péchés lui sont pardonnés, parce qu’elle a beaucoup aimé. »

Nous la rencontrons, depuis lors, très souvent dans l’Évangile ; elle contemple Jésus et L’écoute, dans la maison de Béthanie, pendant que sa sœur Marthe s’occupe seule du service de la maison : « Marie, dit le Sauveur, a choisi la meilleure part. »

Une autre fois, dans les derniers jours de sa vie, Jésus voit Marie-Madeleine répandre un parfum délicieux sur cette tête divine qui bientôt sera couronnée d’épines. Elle accompagne le Sauveur au sommet du Calvaire, assiste à Sa mort et à Sa sépulture, et bientôt reçoit l’une des premières visites du Christ ressuscité : « Marie ! » s’écrie le Sauveur. Et Marie, reconnaissant Jésus, Lui répond dans une effusion d’amour : « Ô mon Maître ! »

D’après une tradition française, les Juifs endurcis, fatigués de ses exhortations et de celles de Marthe et de Lazare, les exposèrent sur la mer par une tempête, dans une pauvre barque sans rames ni voiles. La nacelle voguait à la garde de Dieu, et vint aborder, après quelques jours, au rivage de Marseille. Les pieux disciples du Christ firent là de nombreuses conquêtes. Quant à Marie-Madeleine, elle s’enfonça dans les montagnes sauvages et solitaires et fut transportée par les anges dans une grotte appelée depuis la Sainte-Baume, où elle mena une vie plus angélique qu’humaine, favorisée des grâces les plus merveilleuses, ne vivant que de la Sainte Communion, soupirant et versant des larmes de pénitence et d’amour.

  • St Ménelé : abbé à Menat en Auvergne († V. 700)
  • Bx Jacques Lombardie : prêtre de Limoge et martyr († 1794)

Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jacques Lombardie, prêtre de Limoges et martyr. Sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, il fut détenu dans des conditions inhumaines sur un bateau négrier, où il mourut, faute de soins, n’ayant plus que la peau sur les os, mais souriant.

  • le 22 juillet 259 : élection du 25ème pape, saint Denys.

La persécution de l’empereur Valérien a entraîné une vacance d’un an, qui s’arrête avec cette élection. Il meurt le 26 décembre 268 et est le premier pape à ne pas être martyr.

  • le 22 juillet 1099 : Godefroy de Bouillon est élu souverain de Jérusalem.
  • le 22 juillet 1209 : sac de Béziers par les Croisés.

L’armée des croisés, chargée d’éradiquer les cathares, à la demande du pape Innocent III s’empare de Béziers. Sous la direction du légat du pape Arnaud Amaury et de Simon de Monfort. Cet épisode tragique est la source de nombreux mensonges historiques : le chiffre de soixante morts est complètement faux, comme l’affirmation que toute la ville est massacrée, ou cette phrase apocryphe de « Tuez-les tous Dieu reconnaîtra les siens »,qui vient du moine allemand, Césaire de Heisterbach dont l’œuvre n’a aucune valeur historique, parce qu’elle a été écrite soixante ans après les événements, d’après des racontars et sans la moindre critique.

Voir Histoire partiale-Histoire vraie, éditions Beau-Chesne-Croit, tome 1, pages 169 à 172 de Jean Guiraud.

  • le 22 juillet   1461 : mort du Roi de France Charles VII, dit le victorieux, des suites d’un phlegmon à la gorge.


Charles VII de France, dit Charles le Victorieux, ou le Bien Servi, naît le 22 février 1403 à Mehun-sur-Yèvre et meurt le 22 juillet 1461. Souverain souvent présenté comme étant le «Petit Roi de Bourges qui a trahi Jehanne d’Arc», dénigré par les historiens de la IIIe République, il apparaît très souvent comme un monarque effacé sinon insignifiant. C’est pourtant lui qui achève l’œuvre de sainte Jeanne d’Arc et met fin à la présence des Plantagenêt en France. Voir les chroniques du 22 février, du 21 juin, du 17 juillet.

Charles VII « le Bien Conseillé », s’entoure d’hommes dévoués et compétents. Il réorganise l’armée avec les compagnies d’ordonnance ; son règne voit aussi l’affirmation de l’autorité royale avec la Pragmatique Sanction de Bourges, l‘assainissement des finances du Royaume, la création des Cours Provinciales de justice pour remplacer progressivement les Seigneuries locales. Charles VII s’éteint au château de Mehun-sur-Yèvre et laisse un Royaume de France renforcé et puissant. Il est inhumé dans la Basilique Saint-Denis.

Voir les chroniques du 22 février, du 21 juin, sur la triple Donation du Royaume de France, et du 17 juillet.

  • le 22 juillet 1487 : grand incendie de Bourges.

Cet incendie est aussi appelé Grand incendie de la Madeleine ; il détruit le tiers de la ville et marque le début du déclin de la capitale du Berry.

  • le 22 juillet 1632 : arrestation de Particelli d’Emery.

Particelli d’Emery, représentant du Roi Louis XIII, est arrêté à Pézenas sur ordre d’Henri II de Montmorency, Gouverneur du Languedoc.

  • le 22 juillet 1676 : décès du pape Clément X.
  • le 22-23 juillet 1694 : bombardement de Dieppe.

Durant la guerre de Neuf Ans, la flotte anglaise bombarde la ville de Dieppe, les 22 et 23 juillet 1694. Un incendie détruit une grande partie de la ville qui sera progressivement reconstruite, selon les plans de Ventabren. Les Anglais se dirigent ensuite vers le port du Havre, pour le bombarder aussi.

  • le 22 juillet 1795 : deuxième traité de Bâle.

Le second traité de Bâle est signé le 22 juillet, entre la France et la couronne espagnole qui cesse le combat. Il met fin à la guerre de la Convention également appelée guerre du Roussillon. Si au début du conflit l’Espagne a l’avantage ; la France inverse rapidement la tendance. Par ce traité, la France rend à l’Espagne les terres occupées durant le conflit, mais récupère la République dominicaine.

  • le 22 juillet 1802 : Marie François Xavier Bichat, biologiste français.
  • le 22 juillet 1808 : bataille de Bailén en Andalousie.

Encerclés par 17 000 soldats espagnols depuis trois jours, les troupes napoléoniennes commandées par Dupont capitulent à Bailén en Andalousie. Pour la première fois, les armées de l’empereur sont mises en échec. Joseph Bonaparte quitte Madrid précipitamment le 30.

  • le 22 juillet 1832 : mort de Napoléon II, dit « l’Aiglon ».

Napoléon François Joseph Charles Bonaparte ou Napoléon II, né le 20 mars 1811, est le fils de Napoléon Ier et de l’archiduchesse Marie-Louise d’Autriche. Roi de Rome à sa naissance, duc de Reichstadt à partir de 1818, et empereur des Français du 4 avril au 6 avril 1814 et du 22 juin au 7 juillet 1815 (son père ayant abdiqué en 1814 puis en 1815), il meurt loin de sa patrie, prisonnier de son grand-père, l’empereur d’Autriche, au palais de Schönbrunn.

  • le 22 juillet 1898 : Djibouti devient une colonie française et prend le nom de “Côte française des Somalis”.

François: le pape de l’exclusion?

Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique, évoque sur TV Libertés le 44e Motu Proprio du pape François (Benoît XVI en avait publié 13).

Lorsqu’un vaccin se trouve en phase 3, il faut un consentement libre et éclairé : Véran botte en touche

Mardi 20 juillet, lors de l’audition de Monsieur Véran par la commission des lois de l’Assemblée nationale, Patrick Hetzel l’a interrogé au sujet d’un important problème juridique lié à son projet de loi. En effet, tous les vaccins injectés actuellement en France sont encore dans la catégorie « essais cliniques de phase 3 ». Or, d’après la législation européenne et plus précisément le règlement européen 536-2014, lorsqu’un traitement ou un vaccin se trouvent en phase 3, il faut un consentement libre et éclairé de toute personne à laquelle on injecte un vaccin ou à laquelle on administre un traitement. La question est donc de savoir comment le gouvernement peut aujourd’hui rendre obligatoire un vaccin qui par ailleurs nécessite encore juridiquement un consentement libre et éclairé ? La réponse du ministre montre que le ministre cherche à esquiver en se réfugiant derrière l’avis du Conseil d’Etat qui hélas n’aborde pas précisément cette question pourtant essentielle.

La question :

La réponse :

Le microcosme parisien gauchiste, immigrationniste et LGBT impliqué dans une affaire d’escroquerie à l’immigration

Voilà un scandale dans lequel on retrouve le microcosme parisien gauchiste, immigrationniste et LGBT.

Azzedine Jamal est soupçonné d’être impliqué dans une vaste escroquerie aux dépens d’immigrés clandestins. Azzedine Jamal est le compagnon du rédacteur en chef de la revue d’extrême-gauche Politis, Gilles Wullus (ancien de Libération et Têtu), qui s’est mis « en retrait » de l’hebdomadaire.

Azzedine Jamal, qui aurait usurpé le titre d’avocat, aurait facturé entre 5 000 et 9 000 euros le dossier de régularisation de titre de séjour, sans les mener au bout. Or il est sous curatelle de Gilles Wullus, qui s’est même mis en arrêt maladie plusieurs mois pour pouvoir s’occuper de lui :

« J’ai découvert au fil de l’eau que des choses n’allaient pas. Mais c’était surtout de la mauvaise gestion. Il a pris trop de clients. Je suis certain qu’il voulait aller au bout de ses dossiers ». « Il peut faire à peu près ce qu’il veut, sauf certaines choses, comme devenir gérant de société ».

Les fondements de l’idéologie féministe

Les Éveilleurs présentent un nouvel entretien avec Anne Trewby, Présidente et cofondatrice des « Antigones », qui explore dans un ouvrage publié il y a quelques semaines les nouveaux moyens de diffusion de la pensée féministe sur internet.

L’occasion de revenir sur ce qui fonde l’idéologie féministe depuis 50 ans, consacrée par le droit à la contraception et l’avortement sans limite. Un enfant quand je veux, si je veux, avec qui je veux : c’est la logique triomphante de la procréation médicalement assistée.

L’occasion enfin d’analyser la dictature des minorités (raciales, sexuelles) qui cherchent à dessiner un nouveau monde en menant un combat commun.

La République des copains et des coquins

Ce gouvernement veut licencier les soignants honnêtes qui ne sont pas vaccinés… mais veut garder un ministre de la Justice mis en examen.

Dans un communiqué publié par Matignon, le Premier ministre Jean Castex “renouvelle toute sa confiance” en son ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, et lui demande de poursuivre sa tâche. L’ancien avocat pénaliste a été mis en examen vendredi, pour de possibles conflits d’intérêts avec ses anciennes activités.

Par ailleurs, Dupond-Moretti ne sera pas poursuivi en justice pour les 300 000 euros omis de sa déclaration d’intérêts. Ces 300 000 euros venaient des droits d’auteurs générés par le spectacle qu’il jouait au théâtre avant d’être ministre (on a pourtant l’impression qu’il se croit toujours au spectacle). La Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATV) estime que cet oubli n’était pas intentionnel. Tous les Français qui oublient quelques euros dans leur déclaration d’impôts aimeraient que l’administration juge cet oubli non intentionnel…

Le ministre de la Culture Roselyne Bachelot a également omis de mentionner dans sa déclaration d’intérêts une partie des rémunérations perçues de la SARL RBN Conseil, société qu’elle détient à 100 %, au titre des revenus 2017, 2018 et 2019 », de même qu’elle a « omis de déclarer certains droits d’auteur au titre des mêmes années ». Comme pour M. Dupond-Moretti, la HATV a estimé que la nature de ces omissions n’étaient pas « de caractère intentionnel ou substantiel au regard » du patrimoine de la ministre.

Abbé Raffray : ce motu-proprio est-il le chant du cygne du modernisme ?

Entretien avec l’Abbé Matthieu Raffray de l’Institut du Bon Pasteur au sujet du Motu Proprio Traditionis Custodes. Ce motu-proprio du Pape François est-il le chant du cygne du modernisme ? Le pape François et ses compères ne craignent-ils pas de voir la « jeune Église » échapper à son influence ? Plutôt que de suivre ce mouvement, peut-être préfèrent-ils y répondre par l’autoritarisme ? Comment réagiront les milliers de fidèles attachés à l’ancienne liturgie, et au delà tous les conservateurs qui aspirent à un retour au sacré dans l’Eglise ? Quoi qu’il arrive, cette réaction autoritaire du Pape François est bien un signe des temps…

Herméneutique de la rupture : le pape François donne raison à la Fraternité Saint-Pie X

L’abbé Jean-Michel Gleize, professeur d’apologétique, d’ecclésiologie et de dogme au Séminaire Saint-Pie X d’Écône (il a participé aux discussions doctrinales entre Rome et la FSSPX entre 2009 et 2011), réagit au motu proprio du pape. Face aux partisans de la rupture entre l’Eglise anté-conciliaire et l’Eglise post-Vatican II, Benoît XVI avait défendu une herméneutique de la réforme dans la continuité. Le pape François défend une herméneutique de la rupture :

[…] Pour apparaître désolante dans ses effets, et pénalisante pour les personnes, l’initiative du Pape n’est pourtant pas étonnante. Elle est même logique. Et l’on peut bien se demander si elle n’était pas inéluctable. Car la situation des deux rites, celui de saint Pie V et celui de Paul VI, est bel et bien celle que décrit le récent Motu proprio Traditionis custodes : situation d’une cohabitation impossible, sur le plan même des principes liturgiques. Au-delà des situations factuelles et de l’état variable à l’infini, pacifique ou conflictuel, qui concerne les personnes, il y a fondamentalement une opposition formelle de doctrine entre la messe de saint Pie V et le nouveau rite de Paul VI. Car la liturgie est un lieu théologique. L’écart qui oppose les deux liturgies correspond à un abîme, qui sépare deux conceptions de l’Eglise et de la foi. On peut d’ailleurs mesurer l’étendue de cet écart en voyant avec quelle force la plupart des épiscopats, conscients de leur adhésion à Vatican II, se sont opposés à l’initiative du Motu proprio Summorum pontificum : même si le rite traditionnel de l’Eglise n’était pas censé, dans l’intention de Benoît XVI, exclure le nouveau rite, son élargissement a été souvent mal perçu. Et c’est justement parce que, au-delà d’une non-exclusion purement juridique, il restera toujours entre les deux liturgies une incompatibilité et une exclusion doctrinale. Les bonnes intentions d’un Pape conservateur, tel que Benoît XVI, sont semblables à celle d’un libéral : l’un et l’autre nourrissent l’illusion de donner le même droit de cité à la vérité et à l’erreur. Mais les intentions d’un Pape d’avant-garde, tel que François, sont d’une tout autre portée : la seule et unique expression de la lex orandi ne saurait être dans son esprit que le Novus Ordo Missae, à l’exclusion de la messe traditionnelle. Et en cela, François est beaucoup plus logique que Benoît XVI avec l’adage selon lequel c’est la loi de la croyance qui est au fondement de la loi de la prière, lex orandi, lex credendi. Si la nouvelle croyance est celle du concile Vatican II, la nouvelle liturgie qui doit lui correspondre ne peut être que celle de la nouvelle messe de Paul VI, et non celle de l’ancienne messe qui est l’expression d’une doctrine opposée sur plus d’un point à celle de Vatican II.

Cela signifie clairement – entre autres conséquences – que la messe traditionnelle ne saurait faire l’objet – ni pour un vrai catholique attaché à la Tradition, ni non plus pour un vrai conciliaire attaché à Vatican II – d’une préférence personnelle ou d’un choix motivé par une sensibilité théologique ou esthétique particulière. On ne « préfère » pas la messe traditionnelle à la nouvelle messe, comme si la nouvelle messe était seulement moins bonne ou moins plaisante. En effet, le rite traditionnel de la messe est l’expression achevée et nécessaire de la foi de l’Eglise, par opposition à un nouveau rite qui (selon les dires mêmes du Bref examen critique) s’en éloigne de manière impressionnante dans l’ensemble comme dans le détail. Le rite traditionnel s’impose à l’adhésion de tout catholique, et celui-ci ne peut pas se contenter d’y voir l’objet d’une préférence personnelle, pour des motifs qui seraient extrinsèques à la profession de la foi catholique, et qui n’excluraient pas la légitimité et la bonté intrinsèque du nouveau rite de Paul VI. […]

La Fraternité Saint-Pierre est profondément attristée par les motifs invoqués afin de limiter l’usage du missel de saint Jean XXIII

Communiqué officiel de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre suite à la publication du Motu proprio Traditionis Custodes

Fribourg, le 20 juillet 2021

La Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre, dont le but est la sanctification des prêtres par l’observance fidèle des traditions liturgiques antérieures à la réforme voulue par le Concile Vatican II (cf. Constitutions n. 8), a reçu le Motu proprio Traditionis Custodes du Pape François avec étonnement.

Fondée et approuvée canoniquement selon les dispositions du Motu Proprio Ecclesia Dei Adflicta de saint Jean Paul II du 2 juillet 1988, la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre a toujours professé son attachement à tout le Magistère de l’Église et sa fidélité au Pontife romain et aux successeurs des Apôtres, exerçant son ministère sous la responsabilité des évêques diocésains. Évoquant, dans ses Constitutions, les enseignements du deuxième Concile du Vatican, elle a toujours cherché à s’inscrire dans ce que le pape émérite Benoît XVI a appelé en 2005 : « l’herméneutique de la réforme dans la continuité de l’Église » (Discours à la Curie romaine, 22 décembre 2005).

La Fraternité Saint-Pierre est donc aujourd’hui profondément attristée par les motifs invoqués afin de limiter l’usage du missel de saint Jean XXIII, qui est au centre de son charisme. La Fraternité ne se reconnaît nullement dans les critiques formulées. Il est surprenant que ne soient pas évoqués les nombreux fruits visibles dans les apostolats attachés au missel de saint Jean XXIII et la joie des fidèles de pouvoir bénéficier de cette forme liturgique. Bien des personnes ont découvert ou sont revenues à la foi grâce à cette liturgie. Comment ne pas remarquer par ailleurs que les communautés de fidèles qui y sont attachées sont souvent jeunes et florissantes, et que de nombreux foyers chrétiens, prêtres ou vocations religieuses en sont issus ?

Dans le contexte actuel, nous tenons à réaffirmer d’une part notre fidélité indéfectible au successeur de Pierre, et d’autre part notre volonté de rester fidèles à nos Constitutions et à notre charisme, en continuant à servir les fidèles comme nous l’avons fait depuis notre fondation. Nous espérons pouvoir compter sur la compréhension des évêques dont nous avons toujours respecté l’autorité, et vis-à-vis desquels nous avons toujours agi avec loyauté.

Confiant en l’intercession de Notre-Dame et de notre saint Patron, saint Pierre, nous voulons vivre cette épreuve dans la foi et la fidélité.

Mgr Schneider : le Saint-Siège n’a pas le droit de supprimer un héritage de toute l’Église

Jeanne Smits a retranscrit la conférence donnée par Mgr Schneider à Paris il y a quelques semaines. A la fin de cette conférence, parmi les questions, Mgr Schneider avait été interrogé sur la possible, devenue réelle, abrogation de Summorum Pontificum :

Une question pose ceci : « Si le Motu proprio Summorum pontificum venait à être supprimé, quelle attitude devraient adopter les communautés Ecclesia Dei qui souhaitent rester fidèles à la forme extraordinaire de la messe ? Doivent-elles privilégier l’obéissance, ou entrer en résistance ? Pour l’instant cela ne semble pas viser les communautés Ecclesia Dei, mais dans cette hypothèse, quelle attitude recommandez-vous ? »

Ce sont pour l’instant simplement des hypothèses. Il ne semble pas que le Saint-Siège doive abolir Summorum Pontificum, je considèrerais cela très irréel, pas réaliste. Mais il y aura peut-être une limitation de l’usage de Summorum Pontificum. En ce cas, je pense que vous avez, les fidèles et les prêtres, le droit à une liturgie qui est la liturgie de tous les saints, quasiment de tous les temps. Donc en ce cas le Saint-Siège n’a pas le droit de supprimer un héritage de toute l’Église. Ce serait un abus, même de le part d’un évêque. En ce cas, vous pouvez continuer à célébrer la messe, formellement en désobéissance, mais vous serez en obéissance à l’Eglise de tous les temps, à tous les papes qui ont célébré cette messe. Et continuez avec respect de prier pour cet évêque ou pour le pape. Mais trouvez quelques formes peut-être de messe des catacombes, de messe clandestine. Mais toujours avec l’esprit « sentire cum Ecclesia », avec un amour pour l’Église et pour les âmes. Donc ce serait au contraire un service que vous rendriez à l’ensemble de l’église. L’Eglise n’est pas simplement maintenant, l’Église est de tous les temps.

Interdire l’hôpital aux non-vaccinés devrait avoir une conséquence douloureuse sur le monopole de la sécurité sociale

Effet boomerang de la loi bientôt en discussion au Parlement :

[…] Il s’agit de l’interdiction qui sera faite aux non-vaccinés d’accéder aux hôpitaux et, plus généralement, aux établissements accueillant des personnes vulnérables, hors « cas d’urgence ». On n’a pas bien mesuré encore les conséquences humaines, humanitaires, démographiques, de cette disposition dont la violence est probablement sans égale depuis une centaine d’années dans le monde, et pas seulement en France.

Premièrement, et c’est au fond le point le plus bénin, elle interdira aux non-vaccinés de rendre visite à leur grand-mère dans une maison de retraite, à leur enfant hospitalisé après une mauvaise chute au ski, à l’épouse, au frère, à la soeur, victime d’une crise cardiaque. Elle interdira aussi au non-vacciné de rendre un dernier hommage à un proche décédé à l’hôpital. 

Deuxièmement, elle interdira aux non-vaccinés cancéreux, diabétiques, insuffisants de tous ordres, de se rendre à l’hôpital pour leurs soins ordinaires, pour leurs visites de contrôle, ou pour des diagnostics plus poussés. Bref, elle aura le même effet que le confinement l’an dernier. À long terme, cette mesure aura de lourdes conséquences sur la mortalité des personnes les plus faibles, dans de bien plus larges proportions que les morts du COVID prétendument évitées par la vaccination. 

Bref, cette mesure est non seulement absurde, mais elle est cruelle et inhumaine. Il faut se demander par quelle manipulation le gouvernement en place a pu inoculer tant de haine à la majorité silencieuse des vaccinés.

Mais au-delà de ces considérations morales devenues anecdotiques dans une société dystopique, la mesure d’interdiction va soulever une difficulté juridique de premier ordre dont les apprentis sorciers au pouvoir n’ont pas encore mesuré l’ampleur.

Depuis la loi de financement de la sécurité sociale pour 2016, l’État a en effet instauré une « protection universelle maladie » (PUMA), contrepartie du monopole de l’assurance -maladie en France. Comme le précise très clairement le site de l’assurance-maladie :

Toute personne qui travaille ou réside en France de manière stable et régulière a droit à la prise en charge de ses frais de santé à titre personnel et de manière continue tout au long de sa vie : tel est le principe de la protection universelle maladie.

Ce droit, qui a mis longtemps à émerger, se fonde sur le principe de la cotisation obligatoire ou de l’imposition obligatoire des revenus pour financer la sécurité sociale. Comme tout revenu est obligé de financer cette machine monopolistique, tout imposé ou tout cotisant doit y avoir droit.

On voit bien ici le problème qui se pose : l’obligation légale ne pourra plus être remplie, puisque l’État interdit, par une décision administrative, l’accès aux soins et à la protection universelle. Nous sommes ici dans le même cas de figure que le contentieux entre les assureurs et les restaurateurs victimes d’une perte d’exploitation due au confinement. Du fait d’une mesure administrative, l’assureur ne peut plus exécuter le contrat de protection auquel l’assuré a souscrit.

Une première conséquence de cette restriction des prestations remboursables par cet assureur monopolistique qu’est la sécurité sociale tient au montant des cotisations : peut-on réellement facturer au tarif des vaccinés qui profitent de toutes les prestations un contrat d’assurance (présenté comme « solidaire », quelle bien étrange expression) qui est amputé de la part la plus importante de ses garanties ?

Non, bien entendu, et c’est le principe même de l’unicité du tarif qui se trouve mise en cause par la mesure gouvernementale. Au titre de la contributivité de la sécurité sociale, aucune juridiction ne pourrait soutenir que, à contributions égales, les droits ne sont plus les mêmes.

Le monopole de la sécurité sociale est mort

Assez logiquement, on voit bien que ce n’est pas seulement le principe de la cotisation sociale qui va souffrir de la mesure de discrimination décidée unilatéralement par Emmanuel Macron, mais le principe du monopole de l’assurance-maladie qui est fragilisé. Si les assurés sociaux ne peuvent plus avoir accès aux mêmes prestations qu’avant, et spécialement aux prestations les plus vitales, les plus importantes, de quel droit l’État les empêcheraient-ils de changer d’assureur, et de se tourner vers un assureur qui leur permet, par exemple, de bénéficier de soins renforcés à domicile, ou de soins hospitaliers dans des contrées plus accueillantes ?

Sauf à plaider un droit de l’État à exclure certains assurés de l’accès aux soins, on voit mal quel motif tiendrait devant le Cour de Justice de l’Union Européenne pour obliger les non-vaccinés à financer une assurance-maladie qui ne leur apporte pas de garanties de santé suffisantes.

Politiquement, le combat dans lequel Emmanuel Macron s’est lancé semble donc à haut risque. Et juridiquement, il pourrait avoir des conséquences systémiques majeures : en interdisant l’accès aux soins pour certains assurés, il tue l’idéal de 1945 (où il en dévoile l’imposture profonde, puisqu’il ne s’agit pas de protéger, mais de dominer), et il en ruine les fondements juridiques.

En ce sens, l’interdiction de l’hôpital aux non-vaccinés est une bonne mesure. Elle ouvre les yeux sur ce que signifie vraiment la sécurité sociale.

François Nicolas – “Ce passe sanitaire est inapplicable et ce n’est pas notre métier de contrôler !”

François Nicolas, président d’Amaclio Productions, producteur notamment de “La Nuit aux Invalides” et se spectacles à Carcassonne, à Moulins, Mont-Saint-Michel…, pousse un coup de gueule contre la mise en place du passeport sanitaire pour les spectacles :

Homme-OGM : modification du génome humain au nom de la santé publique

Le 12 juillet, l’Organisation Mondiale de la Santé a publié un communiqué concernant deux rapports sur les premières recommandations mondiales visant à faire de la modification du génome humain un outil de santé publique, en mettant l’accent sur la sécurité, l’efficacité et l’éthique. Sic.

Le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS, souligne :

« La modification du génome humain peut nous donner de meilleurs moyens de traiter et de guérir les maladies, mais nous n’en tirerons pleinement les bénéfices que si nous la mettons en œuvre dans l’intérêt de tous, au lieu de creuser davantage les inégalités en matière de santé entre les pays et à l’intérieur des pays ».

L’homme OGM présenterait plusieurs avantages potentiels : un diagnostic plus rapide et plus précis, des traitements plus ciblés et la prévention des troubles génétiques.

L’OMS se pose quand même la question des risques :

les modifications du génome des embryons pourraient être transmises aux générations suivantes et modifier les caractéristiques des descendants.

C’est le but de ces rapports : proposer des recommandations concrètes pour encadrer ces modifications génétiques.

Prochaines étapes :

  • L’OMS réunira un petit comité d’experts chargé d’examiner l’évolution du registre relatif à la modification du génome humain, y compris les moyens de mieux surveiller les essais cliniques faisant appel à des technologies de modification du génome humain préoccupantes.
  • L’OMS réunira des intervenants issus de plusieurs secteurs pour mettre au point un dispositif accessible de signalement confidentiel des préoccupations relatives à la recherche et aux autres activités impliquant la modification du génome humain qui pourraient être illégales, non homologuées, contraires à l’éthique ou dangereuses.
  • Dans le cadre d’un engagement à accroître « l’éducation, la participation et l’autonomisation », l’OMS dirigera des webinaires régionaux axés sur les besoins régionaux et locaux. Au sein de sa Division des sciences, l’OMS étudiera comment instaurer un dialogue mondial inclusif sur les technologies de pointe, y compris dans le cadre d’activités au niveau du système Nations Unies et moyennant la création de ressources en ligne pour diffuser des informations fiables sur les technologies de pointe, dont la modification du génome humain.

Le délire prométhéen du transhumanisme progresse alors que dans son article 13, la Convention d’Oviedo interdit les modifications de génome humain qui seraient héréditaires. Cette Convention est un texte international de référence dans le domaine de la bioéthique, seul texte dans ce domaine qui soit contraignant pour les Etats l’ayant ratifié. Elaborée au cours des années 1990, elle est en vigueur dans 29 des 47 pays membres du Conseil de l’Europe.

Ces dernières années, avec l’émergence des techniques d’édition du génome et notamment les « ciseaux génétiques » CRISPR Cas9, certains Etats revendiquent une révision de l’article 13 de la Convention. Cet article interdit toute intervention médicale aboutissant à une modification du génome humain qui serait héréditaire ainsi que toute modification du génome humain non héréditaire mais qui ne serait pas justifiée par des raisons préventives, diagnostiques ou thérapeutiques. Il interdit donc la modification du génome de l’embryon humain.

Début juin, le Comité de bioéthique du Conseil de l’Europe a confirmé « que les conditions n’étaient pas réunies pour une modification de l’article 13 ». En revanche, un groupe de travail devra « apporter des précisions » sur cet article, notamment sur les termes « préventives, diagnostiques ou thérapeutiques », afin de distinguer l’aspect recherche de l’aspect application clinique. L’objectif est de concilier respect de l’article 13 et recherche sur l’embryon humain, autorisée dans de nombreux Etats signataires. Concilier ou contourner ? Les « précisions » laisseraient la possibilité de modifier le génome d’embryon humain « pour la recherche », c’est-à-dire sans qu’ils ne soient implantés, mais détruits au 14ème jour de développement. Une ligne rouge que les députés français ont déjà franchie avec le projet de loi bioéthique.

Sur l’immigration le conseil d’Etat a toujours défendu une vision maximaliste de la liberté. En matière de santé c’est l’inverse

Jean-Frédéric Poisson dépose avec Via un référé-liberté devant le Conseil d’Etat, demandant l’annulation du Décret no 2021-955 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire. Ce décret instaure un passe sanitaire pour l’accès aux établissements, lieux et évènements cités, lorsqu’ils accueillent un nombre de visiteurs, spectateurs, clients ou passagers au moins égal à 50 personnes.

De son côté le Conseil d’Etat a donc entériné le projet de loi du gouvernement sur le passe sanitaire (qu’il avait décrié pour les activités quotidiennes, début juillet) et l’obligation vaccinale, allant jusqu’à déclarer légale la possibilité de suspendre la rémunération de celui qui ne veut pas être vacciné, puis son licenciement.

En matière de lutte contre l’immigration ou de terrorisme, les “sages” du conseil d’Etat et constitutionnel ont toujours défendu une vision maximaliste de la liberté individuelle. On constatera qu’en matière sanitaire, en parfaite incohérence, c’est l’inverse. Benoît Sévillia souligne dans Le Figaro :

Il était pourtant érigé en principe d’ordre public par l’article L.1132-1 du Code du travail l’interdiction de discriminer, sanctionner ou licencier un salarié en raison notamment de ses opinions politiques, de ses convictions religieuses, ou de son état de santé, qui pourraient pour chacune d’entre elles constituer le fondement du refus d’un salarié d’être vacciné, ou plus simplement encore de justifier de son statut vaccinal. Rappelons que le «guide employeur» sur la Covid-19 publié le 30 juin dernier par la direction générale du travail spécifiait d’ailleurs que l’employeur ne pouvait en aucun cas imposer à son salarié de le tenir informé de sa situation par rapport à la vaccination.

De même que le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) entré en application le 25 mai 2018, qui a donné tant de fil à retordre aux entreprises sommées de créer un dispositif sécurisé de protection des données personnelles de leurs salariés, leur interdit de collecter leurs données de santé, prérogative qui appartient à la seule médecine du travail.

L’Etat de droit sacralisé repose sur les interprétations à géométrie variable de juges administratifs irresponsables devant le peuple. Un Conseil d’Etat surtout complice du régime en place, puisque le rapporteur du texte (la décision du rapporteur devient la décision du Conseil d’Etat) est Mathieu Schlesinger, maire LREM et candidat LREM aux régionales.

C’est arrivé un 21 juillet…

A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 21 juillet : saints du jour français ou en France.
    • St Victor de Marseille : martyr († V. 292)

Le 8 juillet 303 ou 304, le préfet Euticius siège au tribunal à Marseille quand on lui présente un soldat nommé Victor: ce soldat est effronté. Il ne veut plus percevoir sa solde et il clame qu’il est chrétien. En entendant cela le préfet dit à Victor : « Pourquoi n’acceptes-tu pas la solde habituelle? » Saint Victor lui dit : « Parce que désormais, je ne veux plus militer dans le siècle ». Le préfet Euticius lui dit: « Victor, sacrifie ». Victor lui dit: « Je ne sacrifie pas aux faux dieux… ».

  • St Arbogast : évêque de Strasbourg († VIeS.)

À Strasbourg, au VIe siècle, saint Arbogast, évêque, qui fit construire sa cathédrale et la consacra à Dieu sous le nom de la Vierge Marie.

  • St Wandrille : Abbé à Fontenelle († V. 668)

Au monastère de Fontenelle, vers 668, saint Wandrille, abbé. Après avoir quitté la cour du roi Dagobert, il mena la vie monastique en divers endroits et, promu au sacerdoce par saint Ouen, évêque de Rouen, il fonda et gouverna un monastère dans la forêt de Jumièges.

  • Bx Gabriel Pergaud : prêtre et martyr († 1794)

Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Gabriel Pergaud, prêtre et martyr. Chanoine régulier de Beaulieu, au diocèse de Saint-Brieuc, il fut expulsé de l’abbaye, sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, et détenu dans des conditions inhumaines sur un bateau négrier où il mourut au bout de quelques semaines, après une longue agonie.

  • le 21 juillet 230 : élection de saint Pontien, 18ème Pape.

Sa vie est très mal connue. Il dirige à Rome en 231 un synode pour faire confirmer la condamnation d’Origène par Démétrius, évêque d’Alexandrie. Il est déporté dans des mines en Sardaigne à l’accession au trône de l’empereur Maximin le Thrace, en mars 235; commence une nouvelle persécution des Chrétiens. Il renonce alors au siège de Saint Pierre le 28 septembre et meurt le 30 octobre suivant. Il est inhumé dans la catacombe de Saint-Calixte, qui va peu à peu devenir la Crypte des Papes.

  • le 21 juillet 303 : mort de saint Victor de Marseille, officier dans une légion thébaine, martyrisé à Marseille pour avoir refusé d’abjurer sa foi chrétienne.
  • le 21juillet 1120 : l’abbaye bénédictine Sainte-Marie-Madeleine de Vézelay est détruite par le feu.

L’incendie tue 1 200 personnes, et détruit la nef carolingienne de l’abbaye bénédictine Sainte-Marie-Madeleine de Vézelay.

  • le 21 juillet 1242 : victoire française de Taillebourg.

La bataille de Taillebourg, Histoire de l’armée française, Paul Lehugeur, XIXe siècle.

Ayant appris l’existence d’un complot, le Roi Louis IX rassemble son armée à Chinon, dès le 28 avril 1242. Une grande partie de ses vassaux répond présent. De son côté, le 13 mai, le roi Henri III d’Angleterre débarque à Royan, c’est le début de la guerre de Saintonge. Parcourant le Poitou et la Saintonge en direction du fief d’Hugues X de Lusignan, saint Louis s’empare de plusieurs châteaux rebelles : Fontenay-le-Comte, Vouvant, Niort ou encore Saint-Jean-d’Angély.

Son armée se dirige vers Taillebourg, qui dispose d’un pont sur la Charente. L’endroit est stratégique, ce qui explique la présence d’une forteresse. Pendant deux jours, les deux Ost s’observent sans s’affronter. Le 21 juillet, le Saint Roi chevauchant à la tête de la cavalerie française vainc les Anglo-poitevins sur le pont de Taillebourg et au-delà les forçant à se replier.

Deux jours plus tard, le 23 juillet, l’armée royale inflige aux Anglais et à leurs alliés une sévère défaite à Saintes. Le roi Henri III d’Angleterre accepte une trêve de cinq ans à Pons, le 1er août 1242.

L’année suivante, c’est le comte Raymond VII de Toulouse qui se soumet au Roi Louis IX et accepte de lui rendre l’hommage féodal, conformément au traité de paix signé le 30 octobre 1242 à Lorris. Avec ce traité, Raymond VII renonce aussi à Narbonne et Albi et promet de faire la chasse aux cathares.

Quelques lignes du récit de Joinville sur la bataille:

« La vint li roys d’Angleterre et li cuens de la Marche, pour combatre devant un chastel que on appelle Taillebourc, qui siet sus une male riviere que l’on appelle Carente, là où on ne puet passer que à un pont de pierre mout estroit. Si tost comme li roys vint à Taillebourc, et li host virent li uns l’autre, nostre gent qui avoient le chastel devers aus, se esforcièrent a grant meschief, et passèrent perillousement par neis et par pons, et coururent sur les Anglois, et conmenca li poingnayz forz et grans. Quand li roys vit ce, il se mist ou peril avec les autres ; car pour un home que li roys avoit quant il fu passez devers les Anglois, li Anglois en avoient bien vingt. Toutevoiz avint-il, si comme Diex vout, que quant li Anglois virent le roy passer, il se desconfirent et mistrent dedens la citei de Saintes, et plusour de nos gens entrèrent en la citei mellei avec auss et furent pris.»

  • le 21 juillet 1414 : naissance de Sixte IV, Francesco Della Rovere, futur 212ème pape de 1471 à 1484.
  • le 21 juillet 1511 : une Bulle du pape Jules II met la France en interdit, à l’exception de la Bretagne.

Jules II, par sa bulle Sacro sanctæ, le 21 juillet 1511, convoque un concile au Latran pour le 19 avril 1512, avec pour objectif d’excommunier tous les membres du concile de Pise, initié par Louis XII. D’autres historiens parlent du 18 juillet.

  • le 21 juillet 1542 : le Saint-Office remplace à l’Inquisition médiévale.

Le Saint-Office naît sur les cendres de l’Inquisition sous le nom de Congrégation de la Suprême Inquisition. Sa mission est de veiller au respect de la doctrine et de la foi catholique.

  • le 21 juillet 1550 : par la Bulle “Exposcit debitum“, le Pape Jules III confirme à nouveau la Compagnie de Jésus.
  • le 21 juillet 1620 : naissance de Jean Picard.

Jean-Félix Picard est un astronome et prêtre français qui naît à La Flèche dans la Sarthe. Il est le premier à calculer le rayon de la Terre de façon précise. Il mesure pour cela un degré de latitude par triangulation, le long du méridien de Paris. Ses résultats sont de 111 à 112 km pour un degré de latitude, donc un rayon terrestre de 6 372 km (le rayon polaire est actuellement mesuré pour 6 357km). Par ailleurs, c’est lui qui conçoit ses propres instruments de mesure. Il décède le 12 juillet 1682.

  • le 21 juillet 1712 : débuts de bataille de Denain.

Les troupes françaises sur les ordres du maréchal de Villars attaquent la garnison de Denain. Le prince Eugène devance la manœuvre française. Mais les combats les plus importants ont lieu les 23 et 24 juillet. Voir la chronique de ce dernier jour.

  • le 21 juillet 1773 : le pape Clément XIV supprime la Compagnie de Jésus.

Clément XIV prend la décision de dissoudre la Compagnie de Jésus par le bref Dominus ac Redemptor. Elu le 19 mai 1769, et alors que son prédécesseur a subi une véritable persécution des Bourbons européens (voir la chronique du 7 janvier), sous l’influence des loges maçonniques et des « philosophes ». Le nouveau souverain pontife ne résiste pas longtemps à la pression. Jean GUIRAUD dans ses quatre tomes de Histoire partiale-Histoire vraie explique très bien comment les protestants, les maçons, les jansénistes, en résumé tous les ennemis de l’Eglise catholique se sont ligués contre les Jésuites qu’ils considéraient, à juste titre, comme le rempart le plus solide de la Foi.

  • le 21 juillet 1788 : comment a-t-on fabriqué la révolution !

A l’initiative des avocats Barnave et Mounier, les 540 représentants du Dauphiné se réunissent au château de Vizille. Ils appellent à refuser le paiement de l’impôt et demandent aux autres assemblées provinciales d’en faire autant. Rennes et Grenoble lancent la grève de l’impôt. Le pouvoir central est à bout de souffle.

  • le 21 juillet 1789 : sac de l’hôtel de ville de Strasbourg.
  • le 21 juillet 1792 : le vœu de Louis XVI est remis au père Hébert, supérieur général des Eudistes et confesseur du Roi.

C’est le vœu par lequel Louis XVI a dévoué sa personne, sa famille et tout son Royaume, au Sacré-Cœur de Jésus.

Texte du vœu :

« Vous voyez, ô mon Dieu, toutes les plaies qui déchirent mon cœur, et la profondeur de l’abîme dans lequel je suis tombé. Des maux sans nombre m’environnent de toutes parts. A mes malheurs personnels et à ceux de ma famille, qui sont affreux, se joignent, pour accabler mon âme, ceux qui couvrent la face du royaume. Les cris de tous les infortunés, les gémissements de la religion opprimée retentissent à mes oreilles, et une voix intérieure m’avertit encore que peut-être votre justice me reproche toutes ces calamités, parce que, dans les jours de ma puissance, je n’ai pas réprimé la licence du peuple et l’irréligion, qui en sont les principales sources ; parce que j’ai fourni moi-même des armes à l’hérésie qui triomphe, en la favorisant par des lois qui ont doublé ses forces et lui ont donné l’audace de tout oser.

Je n’aurai pas la témérité, ô mon Dieu, de me justifier devant vous ; mais vous savez que mon cœur a toujours été soumis à la foi et aux règles des mœurs ; mes fautes sont le fruit de ma faiblesse et semblent dignes de votre grande miséricorde. Vous avez pardonné au roi David, qui avait été cause que vos ennemis avaient blasphémé contre vous ; au roi Manassès, qui avait entraîné son peuple dans l’idolâtrie. Désarmé par leur pénitence, vous les avez rétablis l’un et l’autre sur le trône de Juda ; vous les avez fait régner avec paix et gloire. Seriez-vous inexorable aujourd’hui pour un fils de saint Louis, qui prend ces rois pénitents pour modèles, et qui, à leur exemple, désire réparer ses fautes et devenir un roi selon votre Cœur ? 0 Jésus-Christ, divin Rédempteur de toutes nos iniquités, c’est dans votre Cœur adorable que je veux déposer les effusions de mon âme affligée. J’appelle à mon secours le tendre Cœur de Marie, mon auguste protectrice et ma mère, et l’assistance de saint Louis, mon patron et le plus illustre de mes aïeux.

Ouvrez-vous, Cœur adorable, et par les mains si pures de mes puissants intercesseurs, recevez avec bonté le vœu satisfactoire que la confiance m’inspire et que je vous offre comme l’expression naïve des sentiments de mon cœur.

Si, par un effet de la bonté infinie de Dieu, je recouvre ma liberté, ma couronne et ma puissance royale, je promets solennellement :

1° De révoquer le plus tôt possible toutes les lois qui me seront indiquées, soit par le pape, soit par quatre évêques choisis parmi les plus vertueux de mon royaume, comme contraires à la pureté et à l’intégrité de la foi, à la discipline et à la juridiction spirituelle de la sainte Eglise catholique, apostolique, romaine, et notamment la constitution civile du clergé ;

2° De rétablir sans délai tous les pasteurs légitimes et tous les bénéficiés institués par l’Eglise, dans les bénéfices dont ils ont été injustement dépouillés par les décrets d’une puissance incompétente, sauf à prendre les moyens canoniques pour supprimer les titres de bénéfices qui sont moins nécessaires, et pour en appliquer les biens et revenus aux besoins de l’Etat ;

3° De prendre, dans l’intervalle d’une année, tant auprès du pape qu’auprès des évêques de mon royaume, toutes les mesures nécessaires pour établir, suivant les formes canoniques, une fête solennelle en l’honneur du Sacré Cœur de Jésus, laquelle sera célébrée à perpétuité dans toute la France, le premier vendredi après l’octave du Saint-Sacrement, et toujours suivie d’une procession générale, en réparation des outrages et des profanations commis dans nos saints temples, pendant le temps des troubles, par les schismatiques, les hérétiques et les mauvais chrétiens ;

4° D’aller moi-même en personne, sous trois mois à compter du jour de ma délivrance, dans l’église Notre-Dame de Paris, ou dans toute autre église principale du lieu où je me trouverai, et de prononcer, un jour de dimanche ou de fête, au pied du maître-autel, après l’offertoire de la messe, et entre les mains du célébrant, un acte solennel de consécration de ma personne, de ma famille et de mon royaume au Sacré Cœur de Jésus, avec promesse de donner à tous mes sujets l’exemple du culte et de la dévotion qui sont dus à ce Cœur adorable ;

5° D’ériger et de décorer à mes frais, dans l’église que je choisirai pour cela, dans le cours d’une année à compter du jour de ma délivrance, une chapelle ou un autel qui sera dédié au Sacré Cœur de Jésus, et qui servira de monument éternel de ma reconnaissance et de ma confiance sans bornes dans les mérites infinis et dans les trésors inépuisables de grâces qui sont renfermés dans ce Cœur sacré ;

6° Enfin, de renouveler tous les ans, au lieu où je me trouverai, le jour qu’on célébrera la fête du Sacré-Cœur, l’acte de consécration exprimé dans l’article quatrième, et d’assister à la procession générale qui suivra la messe de ce jour.

Je ne puis aujourd’hui prononcer qu’en secret cet engagement, mais je le signerais de mon sang s’il le fallait, et le plus beau jour de ma vie sera celui où je pourrai le publier à haute voix dans le temple.

0 Cœur adorable de mon Sauveur ! Que j’oublie ma main droite et que je m’oublie moi-même, si jamais j’oublie vos bienfaits et mes promesses, et cesse de vous aimer et de mettre en vous ma confiance et toute ma consolation. Ainsi soit-il. »

Mais à ce moment Louis XVI n’est plus Roi. Sa fonction et son pouvoir lui ont été retirée, mais sans l’aval du Peuple. Cette consécration n’est pas faite en tant que Souverain, mais comme particulier.

  • le 21 juillet 1795 : le général Hoche est victorieux à Quiberon contre les Chouans et les émigrés.

Les commissaires politiques, envoyés par Paris, le force à fusiller les Chouans, à qui il a promis la vie sauve en échange de l’arrêt des combats.

  • le 21 juillet 1798 : bataille des Pyramides.

Napoléon Bonaparte bat les cavaliers Mamelouks près des pyramides de Gizeh. Les charges mamelouks se brisent sur les carrés français, puis les divisions françaises attaquent, entrent dans la ville d’Embabèh et massacrent les Mamelouks qui n’ont pas pu fuir. L’affrontement ne dure pas plus de deux heures. Victorieux, Bonaparte va régner sur l’Égypte, jusqu’à l’intervention de la flotte britannique ; les Anglais chassent les Français définitivement de la région.

Bonaparte, aux débuts de la bataille, encourage ses officiers : “Soldats, songez que du haut de ces monuments, quarante siècles vous contemplent”.

  • le 21 juillet 1857 : sous l’impulsion de Faidherbe, un décret impérial institue les unités de Tirailleurs sénégalais.

Ces derniers cessent d’être des laptots ou des supplétifs pour devenir des soldats réguliers de l’armée française.

  • le 21 juillet 1858 : entrevue de Napoléon III et Cavour à Plombières.

Napoléon III et le ministre piémontais Cavour ont une entrevue secrète, dans la station thermale de Plombières. Cavour le convainc d’apporter son aide militaire aux Piémontais dans leur guerre à venir contre l’Autriche, contre la Savoie et Nice. Durant cet entretien, les deux hommes préparent donc un traité, qui est signé à Turin l’année suivante, et qui vise à accorder au Royaume de Piémont-Sardaigne l’assistance militaire de la France en cas de guerre avec l’empire d’Autriche. En contrepartie, Camillo Cavour doit céder à la France le comté de Nice et le duché de Savoie.

Notre Dame de la Salette pendant une des apparitions avertira le Saint Père de la duplicité de cœur de l’empereur. L’avenir lui donnera raison.

  • le 21 juillet 1944 : les Allemands attaquent dans le Vercors pour casser le maquis français.

629 personnes sont tuées dans l’opération.

  • le 21 juillet 1954 : signature des accords de Genève.

La France abandonne aux communistes le nord de l’Indochine, au dessus du 17ème parallèle, à la suite d’un pari stupide du nouveau président du Conseil, Mendès France de réussir à faire la paix en un mois !

Le Viet Minh obtient ainsi plus que ce qu’il espérait et garde toute son infrastructure dans le sud. La disparition de la France dans la région approche. Ouverte le 26 avril, la Conférence de Genève a rassemblé les représentants de 19 puissances, dont la France, les Etats-Unis, l’Angleterre, l’URSS, la Chine, la Corée et le Viêt-Nam.

  • le 21 juillet 2008 : le Parlement, réuni en congrès extraordinaire à Versailles, adopte la réforme constitutionnelle, souhaitée par le président Sarkozy et élaborée par la Commission Balladur.

Loi Bioéthique : audition devant le Conseil Constitutionnel

Communiqué du député LR Patrick Hetzel :

Le 2 juillet dernier à 80 députés, nous avons saisi le Conseil Constitutionnel d’un recours au sujet de la loi bioéthique. A l’occasion de ce recours, nous avons formulé une demande formelle : être auditionnés par le Conseil Constitutionnel afin de défendre directement notre thèse constitutionnelle.

Nous tenons ici à remercier le Conseil Constitutionnel qui a enfin, à l’occasion d’un texte aussi fondamental, accepté de revoir sa jurisprudence en nous accordant une audition. Celle-ci s’est déroulée lundi 19 juillet à 15 Heures 30. C’est en soi, une première victoire symbolique car c’est une évolution majeure de la jurisprudence en matière de droit parlementaire et de droit constitutionnel. Que cela se fasse à l’occasion d’une loi de bioéthique montre également l’importance d’une telle question, y compris pour les juges constitutionnels qui ne méconnaissent pas la portée considérable d’un tel texte.

Enfin, sur le fond, le sujet essentiel est celui de faire reconnaître explicitement par le Conseil Constitutionnel que l’interdit de l’eugénisme est bien de valeur et de portée supra-législative. Qu’il s’agit bien là, d’un interdit majeur qui, en raison des textes constitutionnels, est bien garanti par la loi fondamentale. C’est pourquoi, notre recours et notre plaidoyer devant le Conseil Constitutionnel portent sur ce principe : borner la recherche, interdire toute possibilité, actuelle ou future, de mélange ou de sélection des espèces, c’est-à-dire toute forme d’eugénisme.

Eduquer des citoyens libres et responsables

Un ami lecteur du Salon beige nous signale cet article qu’il a écrit sur le site Tysol:

Élection après élection les commentateurs ne cessent de s’inquiéter que ce taux d’abstention. Certains vont jusqu’à dire que le faible nombre de votants effectifs devraient conduire à invalider une élection. Ce qui est certain c’est que ce chiffre fragilise considérablement la légitimité des élus. J’ai souvent écouté les débats des soirées électorales et entendu des hommes politiques de tous bords constater le désintérêt du peuple français pour la politique. « Les gens ne se passionnent plus pour la politique à cause des affaires », « les gens n’y croient plus », « les gens ont l’impression que les hommes politiques sont élus pour un programme et qu’ils en développent un autre quand ils sont au pouvoir. » Chacun peut gloser durant des heures sur les plateaux de télévisions pour trouver des causes partisanes de cette perte du sens du Bien commun et de l’engagement citoyen, mais jusqu’à aujourd’hui je n’ai presque jamais entendu d’analyse sur les causes profondes de ce désastre.

La vérité

Rares sont les engagements politiques de ces dernières décennies qui ont été tenus. Trop souvent les pressions des minorités ou les intérêts électoralistes ont conduit les élus nationaux ou territoriaux à tomber dans l’opportunisme. « Quand tout le monde ment en permanence […], le résultat n’est pas que vous allez croire ces mensonges, mais que plus personne ne croira plus rien. Un peuple qui ne peut plus rien croire est privé non seulement de sa capacité d’agir mais aussi de sa capacité de penser et de juger. Et d’un tel peuple vous ferez ce que vous voudrez. » Cette réflexion d’Hannah Arendt est terrifiante d’actualité. Le mensonge politique a des effets désastreux sur la conscience politique du peuple. Le pire des mensonges étant probablement celui qui consiste à voiler la réalité du diagnostic. Qu’il s’agisse de l’échec scolaire, de la gravité du déficit public, du nombre d’immigrés entrés sur le sol français en une année ou encore de l’idéologie libertaire de la magistrature (la liste est loin d’être exhaustive), nos hommes politiques et la très grande majorité des médias n’abordent pas les vrais sujets et ne recherchent pas les causes endémiques qui fragilisent le socle de notre démocratie. S’il n’y a ni vérité dans l’analyse, ni vérité dans la pratique politique, alors pourquoi s’étonner de la désaffection des Français pour le Bien du pays. Le mensonge, en acte, en parole ou en omission, conduit le peuple à un désengagement de la pratique et de la pensée politique. C’est comme si peu à peu le peuple était tombé dans l’aquoibonisme politique. Et cet abandon de l’intelligence et du jugement conduit à supporter sans broncher les effets technocratiques de l’État profond et des orientations des lobbyistes des minorités agissantes. La journaliste Eugénie Bastié, à la suite de Jérôme Fourquet, décrit parfaitement dans « La Guerre des idées » cet « l’affrontement des tribus » à laquelle on assiste. Une guerre sans débat d’idées !

La Tolérance

L’abandon du jugement vient de l’idée qu’aucun changement structurel n’est possible et le « vivre ensemble » devient la seule finalité de l’intérêt général. Un « vivre ensemble » devenu le palliatif en absence de Bien commun. Quand on ne construit plus un socle commun de civilisation et que les ruptures du droit avec l’ordre naturel représentent le nouveau paradigme du législateur, alors le vivre ensemble ne peut se construire qu’à partir du principe de tolérance. Les gens doivent apprendre à se tolérer les uns les autres, à défaut de s’aimer, le peuple se doit d’apprendre à tout « supporter », c’est le sens originel du mot tolérance, du latin tolerare. Supporter le désordre dans les comportements civiques quotidiens, supporter le désordre moral, supporter l’absence de transmission, supporter la négation des racines historiques et anthropologiques, supporter la déconstruction de la famille et du couple parental, supporter l’afflux de migrants avec leur culture non miscibles à la nôtre. Et pour installer cette culture idéologique de la tolérance, il faut que les idées relativistes se répandent dans l’université et les milieux scolaires, dans le monde médiatique, dans la vie sociale et la vie culturelle. Cette tolérance est comme la suspension de tous jugements universels, elle interdit toute référence à un ordre naturel ou à des convictions universelles qui remettraient en cause le principe absolu du relativisme des opinions. « La tolérance atteindra un tel niveau que les personnes intelligentes seront interdites de toute réflexion afin de ne pas offenser les imbéciles. » Il semble que l’analyse de Dostoïevski se vérifie si on en juge par l’omniprésence de la bien-pensance et la quasi-impossibilité de faire entendre certaines idées. Et quand une exception émerge et qu’un journaliste ou un universitaire développe une réflexion ou une analyse en rupture avec le dogme de la tolérance radicale alors « l’étrange animal » est immédiatement ostracisé ou réduit au silence.

Éduquer à l’engagement

Dans un tel contexte il semble urgent de s’engager dans le temps long de l’éducation pour former des esprits libres et conscients des enjeux du Bien commun et des esprits prêts à s’engager pour reconstruire les fondements de notre société. Former la conscience politique de la jeunesse nécessite de leur transmettre les fondamentaux de la culture historique, géographique et littéraire. Il faudrait former des intelligences capables de juger et discerner, des intelligences éclairées par une culture large et profonde, c’est-à-dire possédant une profonde vision de la « vie bonne », de ce qui est fait une vie réussie et qu’ils aient dans le cœur et dans l’intelligence le désir de quitter le monde meilleur qu’ils ne l’ont trouvé.

François-Joseph Boffard

Des nouvelles du film “Promesse”

Notre ami Daniel Rabourdin tourne en ce moment même certaines scènes de son film sur le scoutisme catholique, dans le sud de la France (une autre partie a déjà été tournée en Louisiane). Il nous envoie cette petite vidéo de son arrivée sur place. Une bonne occasion pour prier pour le succès de ce film.

Pourquoi le libéralisme a échoué de Patrick Deenen

Les éditions de L’Artisan viennent de traduire un livre de Patrick Deenen sur le libéralisme.

Patrick Deenen est un professeur de sciences politiques bien connu de Notre-Dame, la principale université catholique des États-Unis.

Et, dans ce livre, il s’interroge avec talent sur la perte actuelle de légitimité de la démocratie libérale.

Sa thèse est que le libéralisme a échoué, non pas parce qu’il n’a pas été à la hauteur de ses promesses, mais au contraire parce qu’il a pleinement rempli ses promesses : « Il a échoué parce qu’il a réussi » ! Et en réussissant, il a sapé les bases judéo-chrétiennes et gréco-latines du dialogue civique qui avait permis son émergence. Un livre stimulant.

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Paru dans les 4 Vérités hebdo

Rome est devenu le terrain de jeu d’une minorité très active qui souhaite imposer sa partition à l’ensemble de l’Église

Christophe Dickès, historien du catholicisme et spécialiste du Saint-Siège, analyse dans l’Incorrect :

[…] Comment ne pas même voir de l’idéologie dans les exigences démesurées à l’égard du monde traditionnaliste quand, de l’autre côté du Rhin, les évêques allemands sont littéralement en roue libre sur de nombreux aspects du dogme et défient ouvertement Rome depuis plusieurs années ? Comment ceux qui travaillent en grande majorité à l’unité depuis quinze ans, portent des vocations sacerdotales, font vivre leur foi à des familles entières, comment donc, ces catholiques peuvent être au centre d’une telle défiance au point de ne pas susciter un seul mot pastoral de la part du pape lui-même, ni dans le motu proprio, ni dans la lettre aux évêques accompagnant le texte ? Pourquoi l’œuvre pacificatrice du motu proprio Summorum Pontificum de Benoît XVI visant à libéraliser l’ancien rite est-elle effacée d’un trait de plume ? Comment, selon les propres termes de Benoît XVI, « ce qui était sacré pour les générations précédentes [et qui] reste grand et sacré pour nous » pourra se retrouver à terme interdit ? Pourquoi finalement programmer l’extinction de la forme extraordinaire du rite romain ?

Avant de publier le motu proprio Traditionis custodes, la Congrégation pour la doctrine de la Foi a réalisé une enquête auprès des évêques du monde entier afin de les sonder sur le sujet. La chose est habituelle, surtout dans la perspective de la synodalité qui vise à faire participer le pouvoir épiscopal aux grandes décisions du pontificat. Or, dans la lettre du pape aux évêques qui accompagne le motu proprio, on peut notamment lire : « Les réponses parvenues ont révélé une situation douloureuse qui m’inquiète, me confirmant la nécessité d’intervenir. »  Mais est-ce vraiment le cas ? Dit autrement : est-ce qu’aujourd’hui une majorité d’évêques se plaignent du comportement de ceux qui sont attachés à l’ancien rite ?

À la lecture du cas français, on peut sérieusement en douter. Certes le document de la Conférence des évêques de France (CEF, avril 2020) souligne des aspects négatifs de l’application du motu proprio de Benoît XVI, mais la synthèse de chaque question posée par le Congrégation révèle malgré tout le chemin de pacification entrepris : « Dans la plupart des cas, la situation semble apaisée. On perçoit, dans les réponses, le désir des évêques d’associer le plus possible des prêtres diocésains aux célébrations de forme extraordinaire, mais cela s’avère difficile en raison du faible nombre de prêtre » (question 1). La question 2 souligne « le souci de communion où l’évêque agit par délicatesse pastorale ». La question 3 sur les aspects positifs et négatifs révèle qu’à l’exception de deux évêques, « tous s’accordent sur l’apaisement qui résulte de l’application du motu proprio ».

[…] Alors, d’où vient le problème ? Certains évoquent le fait que le motu proprio ait été traduit en anglais (et non en français) afin précisément de marquer sa cible : les néo-conservateurs américains qui, depuis l’élection du pape François, ne cessent de le critiquer. Dans ce dernier cas, pourquoi sanctionner l’ensemble d’une communauté ? Dans les faits, il est difficile de répondre à cette question sans un accès à l’ensemble des études. Or, si l’on en croit la vaticaniste Diane Montagna, 30% des évêques dans le monde ont répondu à l’enquête du Vatican sur le rite extraordinaire. Sur ces 30%, la moitié s’est révélé « neutre et favorable » à la forme extraordinaire du rite. La question est donc : est-ce que 15% d’évêques mécontents peuvent justifier l’abrogation d’une pratique ? Peut-on aussi considérer une minorité de pratiquants comme un réel danger pour l’unité, quand une écrasante majorité des évêques dans le monde n’a strictement aucun avis sur la question ?

Si bien qu’il est légitime de se poser la question d’une disproportion incompréhensible entre la brutalité du texte pontifical et la réalité du terrain. Si les données de Diane Montagna sont justes, cela poserait une dernière question : d’où vient la charge et la décision, si elle ne vient pas des évêques ?

En arrivant au pouvoir porté par une minorité active décidée à mettre fin à l’héritage de Jean-Paul II et de Benoît XVI, le pape François s’est entouré d’une véritable cour voulant imposer sa propre feuille de route à l’ensemble de l’Église catholique : communion des divorcés remariés, reconnaissance de l’homosexualité, ordination des hommes mariés, diaconat des femmes… et abrogation de la messe en latin. N’importe quel vaticaniste aujourd’hui vous expliquera que Rome est devenu le terrain de jeu de cette minorité très active qui souhaite imposer sa partition à l’ensemble de l’Église. Elle l’a tenté au moment du synode sur la famille mais aussi au cours du synode sur l’Amazonie. Par deux fois, elle a échoué en rencontrant des oppositions, dont celle du pape émérite, rappelant avec le cardinal Sarah l’importance du célibat sacerdotal. Naturellement, sur ce terrain, le pape joue un rôle de tampon, bien conscient qu’il ne peut porter la responsabilité de l’ensemble de ces changements. La forme extraordinaire du rite romain, lui, n’a pas eu cette chance. Alors que Rome avait une capacité d’absorber les contraires, faisant à la fois cohabiter l’ensemble des sensibilités de l’Église, elle est désormais aux mains de quelques-uns qui ne reculent devant rien dans le but d’imposer leurs propres conceptions. […]

Les dispositions de Traditionis Custodes sont de nature disciplinaire et non dogmatique et peuvent être modifiées à nouveau par tout futur pape

Extraits de la réaction du cardinal Müller au motu proprio :

[…] L’intention claire est de condamner la Forme Extraordinaire à l’extinction à long terme.

Dans sa « Lettre aux évêques du monde entier », qui accompagne le motu proprio, le pape François tente d’expliquer les motifs qui l’ont amené, en tant que porteur de l’autorité suprême de l’Église, à limiter la liturgie sous sa forme extraordinaire. Au-delà de la présentation de ses réactions subjectives, cependant, une argumentation théologique rigoureuse et logiquement compréhensible aurait aussi été bienvenue. Car l’autorité papale ne consiste pas à exiger superficiellement des fidèles une simple obéissance, c’est-à-dire une soumission formelle de la volonté, mais, bien plus essentiellement, à permettre aux fidèles aussi d’être convaincus avec le consentement de l’esprit. Comme l’a dit saint Paul, courtois envers ses Corinthiens souvent assez indisciplinés, « dans l’église, je préfère dire cinq mots avec mon esprit, afin d’instruire aussi les autres, que dix mille mots en langues ». (1 Co 14:19)

Cette dichotomie entre bonne intention et mauvaise exécution se pose toujours lorsque les objections d’employés compétents sont perçues comme une entrave aux intentions de leurs supérieurs, et qui ne sont donc même pas proposées. Aussi bienvenues que puissent être les références à Vatican II, il faut veiller à ce que les déclarations du Concile soient utilisées avec précision et dans leur contexte. La citation de saint Augustin sur l’appartenance à l’Église « selon le corps » et « selon le cœur » (Lumen Gentium14) se réfère à la pleine adhésion à l’Église de la foi catholique. Elle consiste dans l’incorporation visible au corps du Christ (communion dans le credo, sacramentelle, ecclésiastico-hiérarchique) ainsi que dans l’union du cœur, c’est-à-dire à l’Esprit Saint. Ce que cela signifie, cependant, n’est pas l’obéissance au pape et aux évêques dans la discipline des sacrements, mais la grâce sanctifiante, qui nous implique pleinement dans l’Église invisible comme communion avec le Dieu trinitaire.

Car l’unité dans la confession de la foi révélée et la célébration des mystères de la grâce dans les sept sacrements n’exigent nullement une uniformité stérile dans la forme liturgique extérieure, comme si l’Église était comme l’une des chaînes hôtelières internationales avec leur conception homogène. L’unité des croyants les uns avec les autres est enracinée dans l’unité en Dieu à travers la foi, l’espérance et l’amour et n’a rien à voir avec l’uniformité d’apparence, le pas d’une formation militaire ou la pensée de groupe de l’ère des grandes technologies.

Même après le Concile de Trente, il y a toujours eu une certaine diversité (musicale, festive, régionale) dans l’organisation liturgique des messes. L’intention du Pape Pie V n’était pas de supprimer la variété des rites, mais plutôt de freiner les abus qui avaient conduit à une incompréhension dévastatrice parmi les réformateurs protestants concernant la substance du sacrifice de la messe (son caractère sacrificiel et sa présence réelle). Dans le Missel de Paul VI, l’homogénéisation ritualiste (rubriciste) est brisée, précisément pour dépasser une exécution mécanique au profit d’une participation active intérieure et extérieure de tous les croyants dans leurs langues et cultures respectives. L’unité du rite latin doit cependant être préservée par la même structure liturgique de base et l’orientation précise des traductions vers l’original latin.

L’Église romaine ne doit pas transférer sa responsabilité d’unité dans le culte aux Conférences épiscopales. Rome doit surveiller la traduction des textes normatifs du Missel de Paul VI, et même des textes bibliques, qui pourraient obscurcir le contenu de la foi. Les présomptions selon lesquelles on peut « améliorer » la verba domini (par exemple pro multis – « pour beaucoup » – à la consécration, le et ne nos inducas in tentationem – « et ne nous induis pas en tentation » – dans le Notre Père), contredisent la vérité de la foi et de l’unité de l’Église bien plus que de célébrer la messe selon le missel de Jean XXIII.

La clé d’une compréhension catholique de la liturgie réside dans la perception que la substance des sacrements est donnée à l’Église comme signe visible et moyen de la grâce invisible en vertu de la loi divine, mais qu’il appartient au Siège apostolique et, conformément à la loi, aux évêques d’ordonner la forme extérieure de la liturgie (dans la mesure où elle n’a pas déjà existé depuis les temps apostoliques). (Sacrosanctum Concilium , 22 § 1)

Les dispositions de Traditionis Custodes sont de nature disciplinaire et non dogmatique et peuvent être modifiées à nouveau par tout futur pape. Naturellement, le pape, dans son souci de l’unité de l’Église dans la foi révélée, doit être pleinement soutenu lorsque la célébration de la Sainte Messe selon le Missel de 1962 est une expression de résistance à l’autorité de Vatican II, autrement dit quand la doctrine de la foi et l’éthique de l’Église sont relativisées voire niées dans l’ordre liturgique et pastoral.

[…] La paganisation de la liturgie catholique – qui n’est dans son essence rien d’autre que le culte du Dieu Un et Trine – à travers la mythologisation de la nature, l’idolâtrie de l’environnement et du climat, ainsi que le spectacle de la Pachamama, ont été plutôt contre-productifs pour la restauration et le renouvellement d’une liturgie digne et orthodoxe reflétant la plénitude de la foi catholique.

Personne ne peut fermer les yeux sur le fait que même les prêtres et les laïcs qui célèbrent la Messe selon l’ordre du Missel de Saint Paul VI sont maintenant largement décriés comme traditionalistes. Les enseignements de Vatican II sur le caractère unique de la rédemption dans le Christ, la pleine réalisation de l’Eglise du Christ dans l’Eglise catholique, l’essence même de la liturgie catholique en tant qu’adoration de Dieu et médiation de la grâce, la Révélation et sa présence dans l’Ecriture et la Tradition apostolique, l’infaillibilité du magistère, la primauté du pape, la sacramentalité de l’Église, la dignité du sacerdoce, la sainteté et l’indissolubilité du mariage – tout cela est hérétiquement nié en contradiction ouverte avec Vatican II par une majorité d’évêques et de fonctionnaires laïcs allemands (même si cela est déguisé sous des phrases pastorales).

Et malgré tout l’enthousiasme apparent qu’ils expriment pour le pape François, ils nient carrément l’autorité que lui a conférée le Christ en tant que successeur de Pierre. Le document de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi sur l’impossibilité de légitimer par une bénédiction les contacts sexuels entre personnes de même sexe et les relations extraconjugales est ridiculisé par les évêques, les prêtres et les théologiens allemands (et pas seulement allemands) comme étant simplement l’opinion de fonctionnaires curiaux sous-qualifiés. Nous avons là une menace pour l’unité de l’Église dans la foi révélée, qui rappelle l’ampleur de la sécession protestante de Rome au XVIe siècle. Étant donné la disproportion entre la réponse relativement modeste aux attaques massives contre l’unité de l’Église dans la « voie synodale » allemande (ainsi que dans d’autres pseudo-réformes) et la discipline sévère de la minorité des défenseurs de l’ancien rite, l’image de la brigade de pompiers malavisée vient à l’esprit, qui – au lieu de sauver la maison en flammes – sauve d’abord la petite grange à côté.

Sans la moindre empathie, on ignore les sentiments religieux des (souvent jeunes) participants aux messes selon le Missel de Jean XXIII. (1962) Au lieu d’apprécier l’odeur des moutons, le berger ici les frappe fort avec sa houlette. Il semble aussi tout simplement injuste d’abolir les célébrations de l’« ancien » rite simplement parce qu’il attire des personnes problématiques : abusus non tollit usum. […]

Espérons que les Congrégations pour les Religieux et pour le Culte Divin, avec leur nouvelle autorité, ne s’enivrent pas de pouvoir et ne pensent pas qu’ils doivent mener une campagne de destruction contre les communautés de l’ancien rite – dans la folle croyance qu’en faisant cela ils rendent un service à l’Eglise et promeuvent Vatican II.

Si Traditionis Custodes est au service de l’unité de l’Église, cela ne peut signifier qu’une unité dans la foi, qui nous permet « d’arriver à la connaissance parfaite du Fils de Dieu », c’est-à-dire l’unité dans la vérité et l’amour. (cf. Ep 4, 12-15).

La communion dans l’Eglise doit se faire dans le temps

Homélie de l’abbé Puga (FSSPX) lors de la messe dominicale à Saint-Nicolas du Chardonnet à Paris, dimanche dernier, à propos de la messe traditionnelle :

Bulle Quo Primum Tempore du 14 juillet 1570 :

Dès le premier instant de Notre élévation au sommet de la Hiérarchie Apostolique, Nous avons tourné avec amour Notre esprit et Nos forces et dirigé toutes Nos pensées vers ce qui était de nature à conserver la pureté du culte de l’Église, et, avec l’aide de Dieu Lui-même, Nous nous sommes efforcé de le réaliser en plénitude, en y apportant tout Notre soin.

Comme parmi d’autres décisions du saint Concile de Trente, il nous incombait de décider de l’édition et de la réforme des livres sacrés, le Catéchisme, le Bréviaire et le Missel ; après avoir déjà, grâce à Dieu, édité le Catéchisme pour l’instruction du peuple, et pour qu’à Dieu soient rendues les louanges qui Lui sont dues, corrigé complètement le Bréviaire, pour que le Missel répondît au Bréviaire, ce qui est convenable et normal puisqu’il sied qu’il n’y ait dans l’Église de Dieu qu’une seule façon de psalmodier et un seul rite pour célébrer la Messe, il Nous apparaissait désormais nécessaire de penser le plus tôt possible à ce qui restait à faire dans ce domaine, à savoir : éditer le Missel lui-même.

C’est pourquoi Nous avons estimé devoir confier cette charge à des savants choisis ; et, de fait, ce sont eux qui, après avoir soigneusement rassemblé tous les manuscrits, non seulement les anciens de Notre Bibliothèque Vaticane, mais aussi d’autres recherchés de tous les côtés, corrigés et exempts d’altération, ainsi que les décisions des Anciens et les écrits d’auteurs estimés qui nous ont laissé des documents relatifs à l’organisation de ces mêmes rites, ont rétabli le Missel lui-même conformément à la règle antique et aux rites des Saints-Pères.

Une fois celui-ci révisé et corrigé, après mûre réflexion, afin que tous profitent de cette disposition et du travail que Nous avons entrepris, Nous avons ordonné qu’il fût imprimé à Rome le plus tôt possible, et qu’une fois imprimé, il fût publié, afin que les prêtres sachent quelles prières ils doivent utiliser, quels sont les rites et quelles sont les cérémonies qu’ils doivent conserver dorénavant dans la célébration des Messes.

Pour que tous accueillent partout et observent ce qui leur a été transmis par l’Église romaine, Mère et Maîtresse de toutes les autres Églises, et pour que par la suite et dans les temps à venir dans toutes les églises, patriarcales, cathédrales, collégiales et paroissiales de toutes les provinces de la Chrétienté, séculières ou de n’importe quels Ordres monastiques, tant d’hommes que de femmes, même d’Ordres militaires réguliers, et dans les églises et chapelles sans charge d’âmes dans lesquelles la célébration de la messe conventuelle à haute voix avec le Chœur, ou à voix basse selon le rite de l’Église romaine est de coutume ou d’obligation, on ne chante ou ne récite d’autres formules que celle conforme au Missel que Nous avons publié, même si ces églises ont obtenu une dispense quelconque, par un indult du Siège Apostolique, par le fait d’une coutume, d’un privilège ou même d’un serment, ou par une confirmation apostolique, ou sont dotées d’autres permissions quelconques ; à moins que depuis la première institution approuvée par le Siège Apostolique ou en vertu de la coutume, cette dernière ou l’institution elle-même aient été observées dans ces mêmes églises depuis deux cents ans au moins, d’une façon continue, pour la célébration des messes. Dans ce cas, Nous ne supprimons aucunement à ces églises leur institution ou coutume de célébrer la messe ; mais si ce Missel que Nous avons fait publier leur plaisait davantage, de l’avis de l’Évêque ou du Prélat, ou de l’ensemble du Chapitre, Nous permettons que, sans que quoi que ce soit y fasse obstacle, elles puissent célébrer la messe suivant celui-ci.

Par Notre présente constitution, qui est valable à perpétuité, Nous avons décidé et Nous ordonnons, sous peine de Notre malédiction, que pour toutes les autres églises précitées l’usage de leurs missels propres soit retiré et absolument et totalement rejeté, et que jamais rien ne soit ajouté, retranché ou modifié à Notre missel, que nous venons d’éditer.

Nous avons décidé rigoureusement pour l’ensemble et pour chacune des églises énumérées ci-dessus, pour les Patriarches, les Administrateurs et pour toutes autres personnes revêtues de quelque dignité ecclésiastique, fussent-ils même Cardinaux de la Sainte Église romaine ou eussent-ils tout autre grade ou prééminence quelconque, qu’ils devront, en vertu de la sainte obéissance, abandonner à l’avenir et rejeter entièrement tous les autres principes et rites, si anciens soient-ils, provenant des autres missels dont ils avaient jusqu’ici l’habitude de se servir, et qu’ils devront chanter ou dire la Messe suivant le rite, la manière et la règle que Nous enseignons par ce Missel et qu’ils ne pourront se permettre d’ajouter, dans la célébration de la Messe, d’autres cérémonies ou de réciter d’autres prières que celles contenues dans ce Missel.

Et même par les dispositions des présentes et au nom de notre autorité apostolique, Nous concédons et accordons que ce même missel pourra être suivi en totalité dans la messe chantée ou lue, dans quelque église que ce soit, sans aucun scrupule de conscience et sans encourir aucune punition, condamnation ou censure, et qu’on pourra valablement l’utiliser librement et licitement, et cela à perpétuité.

Et, d’une façon analogue, Nous avons décidé et déclarons que les supérieurs, administrateurs, chapelains et autres prêtres de quelque nom qu’ils seront désignés, ou les religieux de n’importe quel ordre, ne peuvent être tenus de célébrer la messe autrement que nous l’avons fixée, et que jamais et en aucun temps qui que ce soit ne pourra les contraindre et les forcer à laisser ce missel ou à abroger la présente instruction ou la modifier, mais qu’elle demeurera toujours en vigueur et valide, dans toute sa force, nonobstant les décisions antérieures et les constitutions et ordonnances apostoliques, et les constitutions générales ou spéciales émanant de conciles provinciaux et généraux, pas plus que l’usage des églises précitées confirmé par une prescription très ancienne et immémoriale, mais ne remontant pas à plus de deux cents ans, ni les décisions ou coutumes contraires, quelles qu’elles soient.

Nous voulons, au contraire, et Nous le décrétons avec la même autorité, qu’après la publication de Notre présente Constitution, ainsi que du Missel, tous les prêtres qui sont présents dans la Curie romaine soient tenus de chanter ou de dire la Messe selon ce Missel dans un délai d’un mois : ceux qui sont de ce côté des Alpes, au bout de trois mois : et enfin, ceux qui habitent de l’autre côté des montagnes, au bout de six mois ou dès que celui-ci leur sera offert à acheter.

Et pour qu’en tout lieu de la Terre il soit conservé sans corruption et exempt de fautes et d’erreurs, Nous interdisons par Notre autorité apostolique et par le contenu d’instructions semblables à la présente, à tous les imprimeurs domiciliés dans le domaine soumis directement ou indirectement à Notre autorité et à la sainte Église romaine, sous peine de confiscation des livres et d’une amende de deux cents ducats d’or à payer au Trésor Apostolique, et aux autres, domiciliés en quelque lieu du monde, sous peine d’excommunication et d’autres sanctions en Notre pouvoir, de se permettre en aucune manière ou de s’arroger le droit de l’imprimer ou de l’offrir, ou de l’accepter sans Notre permission ou une permission spéciale d’un Commissaire Apostolique qui doit être chargé par Nous de ce soin, et sans que ce Commissaire n’ait comparé avec le Missel imprimé à Rome, suivant la grande impression, un original destiné au même imprimeur pour lui servir de modèle pour ceux que ledit imprimeur doit imprimer, ni sans qu’on n’ait préalablement bien établi qu’il concorde avec ledit Missel et ne présente absolument aucune divergence par rapport à celui-ci.

Cependant, comme il serait difficile de transmettre la présente lettre en tous lieux de la Chrétienté et de la porter tout de suite à la connaissance de tous, Nous ordonnons de la publier et de l’afficher, suivant l’usage, à la Basilique du Prince des Apôtres et à la Chancellerie Apostolique, ainsi que sur le Champ de Flore, et d’imprimer aussi des exemplaires de cette même lettre signés de la main d’un notaire public et munis du sceau d’une personnalité revêtue d’une dignité ecclésiastique, auxquels on devra partout, chez tous les peuples et en tous lieux, accorder la même confiance absolument exempte de doute que si l’on montrait ou exposait la présente.

Qu’absolument personne, donc, ne puisse déroger à cette page qui exprime Notre permission, Notre décision, Notre ordonnance, Notre commandement, Notre précepte, Notre concession, Notre indult, Notre déclaration, Notre décret et Notre interdiction, ou n’ose témérairement aller à l’encontre de ses dispositions.

Si cependant quelqu’un se permettait une telle altération, qu’il sache qu’il encourrait l’indignation de Dieu tout-puissant et de ses bienheureux apôtres Pierre et Paul.

Donné à Rome, à Saint-Pierre, l’an mil cinq cent soixante dix de l’Incarnation du Seigneur, la veille des Ides de Juillet, en la cinquième année de Notre Pontificat.

Pie V, Pape

Vaccin à ARNm : risques de myocardite et péricardite

Information très officielle à moins de juger l’ANSM comme complotiste

Une réaction orthodoxe juge le motu proprio du pape François comme un acte impie

Triste et intéressante :

À l’occasion du triste anniversaire de la séparation de Rome de l’Église orthodoxe en 1054, le pape François a publié une nouvelle directive qui restreint l’utilisation de la liturgie traditionnelle de rite latin et permet aux évêques catholiques libéraux et marxistes d’éradiquer la forme traditionnelle de culte de leurs juridictions. Cette coïncidence n’est pas un accident. Cela prouve seulement que la Tradition Sacrée ne peut pas survivre en dehors de l’Église Orthodoxe, dont Rome et ses disciples se sont séparés il y a près de 1000 ans. L’abus liturgique du nouveau rite protestant “Novus Ordo” est l’ultime rébellion contre Dieu et ses rites apostoliques. Le rite latin a été massacré par le pouvoir et l’obéissance illimités qui ont été donnés à l’évêque de Rome. Une fois que les réformateurs ont pris le siège de Rome : le rite apostolique, les disciplines apostoliques et la foi apostolique n’ont jamais eu de chance contre le charlatan et sa clique.
L’Église orthodoxe ne peut pas être en communion avec ceux qui utilisent des rites non apostoliques.

Bien que nous soyons conscients que des changements liturgiques légers et mineurs se produisent au fil du temps, ces changements doivent toujours agir comme une mise à niveau, comme un ajout. Ainsi, avec le temps, la liturgie devient plus belle et plus décorée. Mais écrire la nouvelle liturgie et suspendre l’ancienne, est l’acte le plus impie et le plus audacieux qui n’appartient qu’au plus fou des hérétiques.

En l’an 600, Saint Grégoire le Grand, le Pape de Rome, a écrit un très petit et bel ajout à la Liturgie Romaine, la Population Orthodoxe de Rome de cette époque, qui ne croyait pas au pouvoir absolu et à l’obéissance au Pape de Rome, a presque tué Saint Grégoire pour avoir osé toucher à la sainte liturgie. Avec le temps, les hérésies de Rome ont corrompu la foi des fidèles occidentaux et, au 20e siècle, les Fidèles n’ont offert que peu ou pas de résistance à la réforme liturgique la plus impie et la plus blasphématoire.

Même si un ange du ciel descendait et nous offrait une nouvelle liturgie (doctrine), nous ne l’accepterions pas.

Rapport Matić : certains dans l’UE disent NON

Le 23 juin, le Parlement européen a approuvé le Rapport Matić, qui définit les “valeurs” l’Union européenne : avortement et l’idéologie du genre.

Le 17 juin, quelques jours avant le vote sur le rapport Matić à Bruxelles, le Parlement slovaque a adopté une résolution prenant ses distances avec le rapport contestable et réaffirmant qu’il ne peut y avoir d’ingérence de l’UE dans cette affaire.

En Pologne, la campagne contre le rapport Matić a été lancée par Ordo Iuris, une association de juristes également accréditée auprès du Parlement européen, dont iFamNews a déjà parlé. Des avocats polonais ont lancé une pétition dans laquelle ils qualifient le rapport Matić d’”attaque contre les droits humains fondamentaux, notamment la liberté d’expression, la protection de la vie et la souveraineté des États membres de l’UE”. Ordo Iuris rappelle l’importance de l’engagement civique : en 2014, il a été possible de rejeter le rapport de la Commission Européenne. Rapport Estrela (un prédécesseur du rapport Matić) grâce à l’opposition de larges pans de la société.

Une autre collecte de signatures pour arrêter le rapport Matić a été lancée le 4 juin par CitizenGo: en moins d’un mois, plus de 405 000 signatures ont déjà été reçues. Le texte de la pétition énumère les cinq points qui font du rapport Matić  “le pire document que nous ayons jamais eu à traiter”. Les églises sont également sur la défensive. La COMECE (Commission des Episcopats de l’Union Européenne) a énuméré dans un document daté du 17 juin une longue liste de violations du rapport Matić à l’encontre de la Charte des Droits Fondamentaux de l’UE. Le Patriarcat orthodoxe de Roumanie auprès de l’Union européenne souligne que le rapport “amplifie les clivages entre les personnes, les cultures et les États dans l’Europe d’aujourd’hui”.

Source

Depuis lundi 19 juillet, les Français travaillent enfin pour eux

Comme chaque année depuis douze ans, l’Institut économique Molinari calcule le jour à partir duquel les Français travaillent enfin pour eux. C’est le jour de libération fiscale. Cette année, comme depuis trois années, il est fixé en France au 19 juillet.

La France fait partie des mauvais élèves de l’Union européenne puisqu’elle est la seule avec l’Autriche à figurer sur la plus basse marche du classement.

« En 2021, le taux réel d’imposition du salarié est de 44,51 % dans l’UE à 27, en baisse de 0,15 % par rapport à 2020 et de 1,10 % par rapport au pic de 2014 ».

Dans 14 pays, dont Malte, l’Estonie, l’Irlande, la Finlande, l’Autriche, Chypre, l’Espagne, le Luxembourg, la Slovaquie et le Slovénie, la date a reculé en raison d’une augmentation de la pression fiscale. Treize pays de l’UE, dont l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, le Lettonie, la Hongrie, le Croatie, la Grèce, la République tchèque, ont enregistré une baisse des prélèvements ou une stabilité.

En France, la fiscalité sur le salarié moyen ressort à 54,62 %. En 2018, la fiscalité était de 56,73 % et le jour de libération fiscale était fixé au 27 juillet. Si le salarié moyen est théoriquement un des mieux rémunérés dans l’Union européenne, il tombe au 11e rang, une fois que son salaire a subi la fiscalité :

« L’employeur français doit débourser 220 euros pour que son salarié moyen dispose de 100 euros de pouvoir d’achat. Le système fiscal et social contribue à réduire drastiquement le pouvoir d’achat réel. Alors que l’employeur français fait face à un coût du travail du même ordre que les pays du nord de l’UE, son salarié moyen a un pouvoir d’achat intermédiaire entre celui des pays du nord et des pays du sud. »

En cause, les charges patronales (55 %), salariales (30 %), l’impôt sur le revenu (9 %) et la TVA (6 %).

Nouvelles manifestations le 24 juillet

Voici la liste des villes manifestantes contre le passe sanitaire :

👉🏼Amiens 14h maison de la culture
👉🏼Agen Sam 14h : Au Gravier
👉🏼Aix-en-Provence Sam 10h : La Rotonde
👉🏼Albi Sam 14h : Place du Vigan
👉🏼Alençon Sam 14h : Halle aux Blés
👉🏼Annecy Sam 14h : Pâquier
👉🏼Antibes Sam 10h30 : Rond-Point de Provence
👉🏼Aurillac Sam 17h : Place Mairie
👉🏼Avranches Dim 12h : Mairie
👉🏼Bar-Le-Duc Sam 10h30 : Mairie
👉🏼Besançon Sam 14h : Place de la Révolution
👉🏼Bordeaux Sam 14h : Place de la Bourse
👉🏼Bouguenais Sam 10h30 : Rond-Point de Grand Lieu Direction Aéroport
👉🏼Bourg-En-Bresse Sam 14h : Préfecture
👉🏼Bourges Sam 16h : Place Seraucourt
👉🏼Brest Sam 14h : Place de Strasbourg
👉🏼Caen Sam 14h : Mairie
👉🏼Cayenne (Guyane) Sam 8h : Préfecture
👉🏼Chambéry Sam 14h : Palais de Justice
👉🏼Chaumont Sam 14h : Mairie
👉🏼Cherbourg samedi 14h : Place du Général de Gaulle
👉🏼Clermont-Ferrand Sam 13h : Place de Jaude
👉🏼Charleville-Mézières sam 14h : Hôtel de Ville
👉🏼Colmar Sam 14h : Mairie
👉🏼Coulommiers Sam 14h : Rond-Point de l’Europe
👉🏼Dunkerque Sam 10h : Place Jean Bart
👉🏼Figeac Sam 10h : Rond-point des Carmes
👉🏼Fort-De-France (Martinique) Sam 9h : Préfecture
👉🏼Gramat Sam 9h : Rond-Point des Ecoles
👉🏼Grenoble sam 15h place Hubert Dubedout, Fnac Centre ville
👉🏼Hendaye Sam 14h : Parking Lidl
👉🏼La Ciotat Sam 14h : Vieux Port
👉🏼La Rochelle Sam 13h : Aquarium
👉🏼Lamballe Sam 10h: Devant la Gare
👉🏼Lanester Sam 9h30 : Rond-Point de Lann-Sevelin
👉🏼Langres Sam 14h : Mairie
👉🏼Le Mans Sam 14h30 : Parc des Expos
👉🏼Le Puy Sam 14h : Place du Breuil
👉🏼Lille Sam 11h : Place de la République
👉🏼Limoges Sam 14h : Place Jourdan
👉🏼Lyon Sam 14h : Place Maréchal Lyautey
👉🏼Manosque Sam 10h : Rond-Point Hyper U (covoiturage pour Marseille)
👉🏼Marseille Sam 14h : Vieux-Port (Infirmiers)
👉🏼Marseille Sam 17h : Vieux-Port
👉🏼Metz Sam 14h : Place de la République
👉🏼Metz Sam 17h : Place d’Armes
👉🏼Mondeville Ven 20h : Rond-Point Decathlon
👉🏼Montpellier Sam 14h : Place de la Comédie
👉🏼Morlaix Sam 10h : Marché
👉🏼Mulhouse Sam 14h : Place de la Réunion
👉🏼Nancy tous les jours 20h : Place Stanislas
👉🏼Nancy sam 14h : Place Maginot
👉🏼Narbonne Sam 10h30 : Cour de la République (Passerelle)
👉🏼Nice Sam 14h : Place Garibaldi
👉🏼Niort Sam 10h30: Rond-Point de Bessines
👉🏼Nimes Sam 17h : Préfecture
👉🏼 Paris Samedi en cours
👉🏼Pau Sam 10h : Place de Verdun
👉🏼Perpignan Sam 9h : Hôpital (soignants)
👉🏼Perpignan Sam 10h : Préfecture
👉🏼Perpignan Sam 14h : Place de Catalogne
👉🏼Point-A-Pitre (Guadeloupe) Sam 10h: Au Chu
👉🏼Poitiers Sam 14h : Mairie
👉🏼Rennes Sam 14h : Place de la République
👉🏼Reims Sam 14h : Mairie
👉🏼Rouen Sam 14h : Hôtel de Ville
👉🏼Sadillac (Bergerac) sam 15h : Ferme de la Coutaude
👉🏼Saint-Brieuc Sam 15h : Rond point Brezillet
👉🏼Saint-Dizier Sam 14h : Mairie
👉🏼Samatan Sam 10h : Rond-Point de Samatan
👉🏼Stenay Sam 9h : Rond-Point du Commerce
👉🏼Strasbourg Sam 10h : Cathédrale/Kléber (départ Manif 12h)
👉🏼Terrasson-Villedieu sam 13h45 : Rond-Point Mac Do
👉🏼Thonon-Les-Bains en cours
👉🏼Toulon Tous les Soirs 18h : Place de la Liberté
👉🏼Toulon Sam 14h : Place de la Liberté
Toulouse Sam 14h : Jean Jaurès
👉🏼Tours sam 14h : Place Jaurès
👉🏼Valence Sam 12h : Préfecture
👉🏼Vallon Pont d’Arc Sam 14h : Mairie (Sitting, venir en blanc)
👉🏼Vannes Sam 14h : Esplanade du Port
👉🏼Vescovato (Corse) Sam 13h : Rond-Point d’Arena
👉🏼Vichy Sam 10h : Mairie
👉🏼Villefranche Sur Saône Sam 10h: Mairie
👉🏼Viriat Sam 10h : A la Neuve
👉🏼Voiron Sam 14h30 : Place Saint Bruno

Voici l’affluence à Paris samedi dernier :

Faites les taire

Lu dans Le Quotidien du médecin :

Après une première série de plaintes en décembre contre six médecins – dont les Prs Didier Raoult et Christian Perronne, après des propos controversés sur l’épidémie de Covid-19 – le Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) aurait décidé de saisir les chambres disciplinaires de première instance de plaintes (CDPI) ou de s’associer à une plainte en cours, à l’égard de dix praticiens : les Drs Martine Wonner, Louis Fouché, le Pr Luc Montagnier, les Drs Peter El Baze (généraliste retraité), Vincent Reliquet (généraliste), Antoine Venault (généraliste), Denis Agret (généraliste et urgentiste), Laurent Montesino (anesthésiste-réanimateur), Hélène Bouscal (généraliste) et François-Xavier Richez (généraliste).

Cette décision, révélée le 9 juillet par l’agence de presse médicale APMNews, fait suite à une session qui s’est tenue les 24 et 25 juin, où l’instance ordinale a examiné plusieurs plaintes ou signalements visant des médecins, pour des faits ou propos tenus publiquement sur la pandémie de coronavirus.

Parmi les médecins visés, on retrouve le Dr Martine Wonner, psychiatre et députée du Bas-Rhin, qui a contesté depuis des mois le port du masque et les bienfaits de la vaccination contre le Covid.

Dans un avis rendu hier sur le projet de loi liberticide du gouvernement, le Conseil d’Etat entérine le passe sanitaire et l’obligation vaccinale :

D’une part, il estime que le contexte sanitaire actuel et son évolution prévisible justifient le maintien jusqu’au 31 décembre 2021 des dispositions organisant le régime de sortie de l’état d’urgence sanitaire et permettant l’édiction des mesures de police sanitaires nécessaires à la lutte contre l’épidémie. D’autre part, le Conseil d’Etat admet la généralisation à la vie quotidienne de l’obligation de passe sanitaire. […]

Le Conseil d’Etat considère que l’instauration d’une obligation vaccinale à l’égard de professionnels de santé et de ceux travaillant aux côtés de personnes vulnérables est proportionnée à la lutte contre l’épidémie de la Covid-19 et ne se heurte, dans son principe, à aucun obstacle d’ordre constitutionnel ou conventionnel. Il constate que la liste des personnes concernées à travers leur lieu de travail et leur profession est précisément fixée par le texte. […]

Le Conseil d’Etat admet que le législateur peut créer un motif spécifique de suspension des fonctions et des contrats de travail, impliquant l’interruption du versement de la rémunération […].

S’agissant des salariés soumis au passe sanitaire car ils travaillent dans un établissement soumis à cette obligation (activités de loisirs, culturelles, restaurants,…), le Conseil d’Etat estime que le fait d’imposer la détention du passe sanitaire à l’ensemble des professionnels et bénévoles intervenant dans ces établissements ne porte pas une atteinte disproportionnée à la liberté d’exercice de leur activité professionnelle par les intéressés. Il retient le fait que ceux qui ne disposeraient pas d’un justificatif de vaccination pourront toujours présenter un certificat de dépistage négatif et que seuls ceux d’entre eux qui s’abstiendraient de présenter un tel certificat de vaccination pendant une période de deux mois consécutifs s’exposeraient à un licenciement ou à une cessation de fonction. […]

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