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Depuis lundi 19 juillet, les Français travaillent enfin pour eux

Comme chaque année depuis douze ans, l’Institut économique Molinari calcule le jour à partir duquel les Français travaillent enfin pour eux. C’est le jour de libération fiscale. Cette année, comme depuis trois années, il est fixé en France au 19 juillet.

La France fait partie des mauvais élèves de l’Union européenne puisqu’elle est la seule avec l’Autriche à figurer sur la plus basse marche du classement.

« En 2021, le taux réel d’imposition du salarié est de 44,51 % dans l’UE à 27, en baisse de 0,15 % par rapport à 2020 et de 1,10 % par rapport au pic de 2014 ».

Dans 14 pays, dont Malte, l’Estonie, l’Irlande, la Finlande, l’Autriche, Chypre, l’Espagne, le Luxembourg, la Slovaquie et le Slovénie, la date a reculé en raison d’une augmentation de la pression fiscale. Treize pays de l’UE, dont l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, le Lettonie, la Hongrie, le Croatie, la Grèce, la République tchèque, ont enregistré une baisse des prélèvements ou une stabilité.

En France, la fiscalité sur le salarié moyen ressort à 54,62 %. En 2018, la fiscalité était de 56,73 % et le jour de libération fiscale était fixé au 27 juillet. Si le salarié moyen est théoriquement un des mieux rémunérés dans l’Union européenne, il tombe au 11e rang, une fois que son salaire a subi la fiscalité :

« L’employeur français doit débourser 220 euros pour que son salarié moyen dispose de 100 euros de pouvoir d’achat. Le système fiscal et social contribue à réduire drastiquement le pouvoir d’achat réel. Alors que l’employeur français fait face à un coût du travail du même ordre que les pays du nord de l’UE, son salarié moyen a un pouvoir d’achat intermédiaire entre celui des pays du nord et des pays du sud. »

En cause, les charges patronales (55 %), salariales (30 %), l’impôt sur le revenu (9 %) et la TVA (6 %).

Nouvelles manifestations le 24 juillet

Voici la liste des villes manifestantes contre le passe sanitaire :

👉🏼Amiens 14h maison de la culture
👉🏼Agen Sam 14h : Au Gravier
👉🏼Aix-en-Provence Sam 10h : La Rotonde
👉🏼Albi Sam 14h : Place du Vigan
👉🏼Alençon Sam 14h : Halle aux Blés
👉🏼Annecy Sam 14h : Pâquier
👉🏼Antibes Sam 10h30 : Rond-Point de Provence
👉🏼Aurillac Sam 17h : Place Mairie
👉🏼Avranches Dim 12h : Mairie
👉🏼Bar-Le-Duc Sam 10h30 : Mairie
👉🏼Besançon Sam 14h : Place de la Révolution
👉🏼Bordeaux Sam 14h : Place de la Bourse
👉🏼Bouguenais Sam 10h30 : Rond-Point de Grand Lieu Direction Aéroport
👉🏼Bourg-En-Bresse Sam 14h : Préfecture
👉🏼Bourges Sam 16h : Place Seraucourt
👉🏼Brest Sam 14h : Place de Strasbourg
👉🏼Caen Sam 14h : Mairie
👉🏼Cayenne (Guyane) Sam 8h : Préfecture
👉🏼Chambéry Sam 14h : Palais de Justice
👉🏼Chaumont Sam 14h : Mairie
👉🏼Cherbourg samedi 14h : Place du Général de Gaulle
👉🏼Clermont-Ferrand Sam 13h : Place de Jaude
👉🏼Charleville-Mézières sam 14h : Hôtel de Ville
👉🏼Colmar Sam 14h : Mairie
👉🏼Coulommiers Sam 14h : Rond-Point de l’Europe
👉🏼Dunkerque Sam 10h : Place Jean Bart
👉🏼Figeac Sam 10h : Rond-point des Carmes
👉🏼Fort-De-France (Martinique) Sam 9h : Préfecture
👉🏼Gramat Sam 9h : Rond-Point des Ecoles
👉🏼Grenoble sam 15h place Hubert Dubedout, Fnac Centre ville
👉🏼Hendaye Sam 14h : Parking Lidl
👉🏼La Ciotat Sam 14h : Vieux Port
👉🏼La Rochelle Sam 13h : Aquarium
👉🏼Lamballe Sam 10h: Devant la Gare
👉🏼Lanester Sam 9h30 : Rond-Point de Lann-Sevelin
👉🏼Langres Sam 14h : Mairie
👉🏼Le Mans Sam 14h30 : Parc des Expos
👉🏼Le Puy Sam 14h : Place du Breuil
👉🏼Lille Sam 11h : Place de la République
👉🏼Limoges Sam 14h : Place Jourdan
👉🏼Lyon Sam 14h : Place Maréchal Lyautey
👉🏼Manosque Sam 10h : Rond-Point Hyper U (covoiturage pour Marseille)
👉🏼Marseille Sam 14h : Vieux-Port (Infirmiers)
👉🏼Marseille Sam 17h : Vieux-Port
👉🏼Metz Sam 14h : Place de la République
👉🏼Metz Sam 17h : Place d’Armes
👉🏼Mondeville Ven 20h : Rond-Point Decathlon
👉🏼Montpellier Sam 14h : Place de la Comédie
👉🏼Morlaix Sam 10h : Marché
👉🏼Mulhouse Sam 14h : Place de la Réunion
👉🏼Nancy tous les jours 20h : Place Stanislas
👉🏼Nancy sam 14h : Place Maginot
👉🏼Narbonne Sam 10h30 : Cour de la République (Passerelle)
👉🏼Nice Sam 14h : Place Garibaldi
👉🏼Niort Sam 10h30: Rond-Point de Bessines
👉🏼Nimes Sam 17h : Préfecture
👉🏼 Paris Samedi en cours
👉🏼Pau Sam 10h : Place de Verdun
👉🏼Perpignan Sam 9h : Hôpital (soignants)
👉🏼Perpignan Sam 10h : Préfecture
👉🏼Perpignan Sam 14h : Place de Catalogne
👉🏼Point-A-Pitre (Guadeloupe) Sam 10h: Au Chu
👉🏼Poitiers Sam 14h : Mairie
👉🏼Rennes Sam 14h : Place de la République
👉🏼Reims Sam 14h : Mairie
👉🏼Rouen Sam 14h : Hôtel de Ville
👉🏼Sadillac (Bergerac) sam 15h : Ferme de la Coutaude
👉🏼Saint-Brieuc Sam 15h : Rond point Brezillet
👉🏼Saint-Dizier Sam 14h : Mairie
👉🏼Samatan Sam 10h : Rond-Point de Samatan
👉🏼Stenay Sam 9h : Rond-Point du Commerce
👉🏼Strasbourg Sam 10h : Cathédrale/Kléber (départ Manif 12h)
👉🏼Terrasson-Villedieu sam 13h45 : Rond-Point Mac Do
👉🏼Thonon-Les-Bains en cours
👉🏼Toulon Tous les Soirs 18h : Place de la Liberté
👉🏼Toulon Sam 14h : Place de la Liberté
Toulouse Sam 14h : Jean Jaurès
👉🏼Tours sam 14h : Place Jaurès
👉🏼Valence Sam 12h : Préfecture
👉🏼Vallon Pont d’Arc Sam 14h : Mairie (Sitting, venir en blanc)
👉🏼Vannes Sam 14h : Esplanade du Port
👉🏼Vescovato (Corse) Sam 13h : Rond-Point d’Arena
👉🏼Vichy Sam 10h : Mairie
👉🏼Villefranche Sur Saône Sam 10h: Mairie
👉🏼Viriat Sam 10h : A la Neuve
👉🏼Voiron Sam 14h30 : Place Saint Bruno

Voici l’affluence à Paris samedi dernier :

Faites les taire

Lu dans Le Quotidien du médecin :

Après une première série de plaintes en décembre contre six médecins – dont les Prs Didier Raoult et Christian Perronne, après des propos controversés sur l’épidémie de Covid-19 – le Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) aurait décidé de saisir les chambres disciplinaires de première instance de plaintes (CDPI) ou de s’associer à une plainte en cours, à l’égard de dix praticiens : les Drs Martine Wonner, Louis Fouché, le Pr Luc Montagnier, les Drs Peter El Baze (généraliste retraité), Vincent Reliquet (généraliste), Antoine Venault (généraliste), Denis Agret (généraliste et urgentiste), Laurent Montesino (anesthésiste-réanimateur), Hélène Bouscal (généraliste) et François-Xavier Richez (généraliste).

Cette décision, révélée le 9 juillet par l’agence de presse médicale APMNews, fait suite à une session qui s’est tenue les 24 et 25 juin, où l’instance ordinale a examiné plusieurs plaintes ou signalements visant des médecins, pour des faits ou propos tenus publiquement sur la pandémie de coronavirus.

Parmi les médecins visés, on retrouve le Dr Martine Wonner, psychiatre et députée du Bas-Rhin, qui a contesté depuis des mois le port du masque et les bienfaits de la vaccination contre le Covid.

Dans un avis rendu hier sur le projet de loi liberticide du gouvernement, le Conseil d’Etat entérine le passe sanitaire et l’obligation vaccinale :

D’une part, il estime que le contexte sanitaire actuel et son évolution prévisible justifient le maintien jusqu’au 31 décembre 2021 des dispositions organisant le régime de sortie de l’état d’urgence sanitaire et permettant l’édiction des mesures de police sanitaires nécessaires à la lutte contre l’épidémie. D’autre part, le Conseil d’Etat admet la généralisation à la vie quotidienne de l’obligation de passe sanitaire. […]

Le Conseil d’Etat considère que l’instauration d’une obligation vaccinale à l’égard de professionnels de santé et de ceux travaillant aux côtés de personnes vulnérables est proportionnée à la lutte contre l’épidémie de la Covid-19 et ne se heurte, dans son principe, à aucun obstacle d’ordre constitutionnel ou conventionnel. Il constate que la liste des personnes concernées à travers leur lieu de travail et leur profession est précisément fixée par le texte. […]

Le Conseil d’Etat admet que le législateur peut créer un motif spécifique de suspension des fonctions et des contrats de travail, impliquant l’interruption du versement de la rémunération […].

S’agissant des salariés soumis au passe sanitaire car ils travaillent dans un établissement soumis à cette obligation (activités de loisirs, culturelles, restaurants,…), le Conseil d’Etat estime que le fait d’imposer la détention du passe sanitaire à l’ensemble des professionnels et bénévoles intervenant dans ces établissements ne porte pas une atteinte disproportionnée à la liberté d’exercice de leur activité professionnelle par les intéressés. Il retient le fait que ceux qui ne disposeraient pas d’un justificatif de vaccination pourront toujours présenter un certificat de dépistage négatif et que seuls ceux d’entre eux qui s’abstiendraient de présenter un tel certificat de vaccination pendant une période de deux mois consécutifs s’exposeraient à un licenciement ou à une cessation de fonction. […]

Foire commerciale Désir d’enfant : pourquoi un tel silence de l’Etat français ?

Les Juristes pour l’enfance alertent d’un nouveau salon destiné à la vente d’enfants :

Les 4 et 5 septembre prochain, la foire commerciale Désir d’enfant convie une nouvelle fois les entreprises étrangères du business de la fertilité à venir proposer aux français leurs prestations interdites sur le territoire : achat de gamètes avec sélection du fournisseur de sperme ou de la vendeuse d’ovocytes en fonction de ses caractéristiques physiques y compris sa « race », de sa personnalité, de ses centres d’intérêt, etc. ; fécondation in vitro sans limite d’âge et avec détermination du sexe de l’enfant, diagnostic préimplantatoire élargi et méthode ROPA ; et bien sûr GPA c’est-à-dire exploitation reproductive du corps de la femme et remise d’enfants contre argent.

Sur les 5 pages énumérant les partenaires de la foire commerciale Désir d’enfant, on peut compter pas moins de 8 entreprises de GPA. On trouve aussi 3 banques de gamèteset même un transporteur spécialisé dans l’acheminement de sperme, ovules et même embryons à travers la planète…

On avait pourtant pu entendre, lors des débats précédant l’adoption de la loi de bioéthique, le Premier Ministre, son ministre de la justice ou des députés LREM assurer, la main sur le cœur, que de GPA il ne saurait être question en France, et que la « bioéthique à la française » tenait fermement l’absence de patrimonialisation du corps humain, de ses éléments et de ses produits.

Peuvent-ils aujourd’hui nous expliquer pourquoi ni le Garde des Sceaux, ni la Préfecture de Paris, ni la Préfecture de police de Paris, ni la Mairie de Paris n’ont daigné répondre aux courriers adressés par Juristes pour l’enfance au cours de ces derniers mois pour les alerter sur l’organisation de cette foire pour la seconde année consécutive, et leur demander de prendre des mesures en conséquence.

Et pourquoi le Procureur de la République près le Tribunal judiciaire de Paris n’a pas non plus à ce jour donné suite à la plainte contre X déposée au tout début du mois d’octobre dernier dénonçant les violations de la loi française dûment constatée par huissier et étayée par de nombreuses pièces ?[voir le communiqué JPE sur cette plainte]

Alors que Parlement européen a inclus le sujet de la GPA dans la stratégie nécessaire pour « l’éradication de la traite des êtres humains » et a reconnu que « l’exploitation sexuelle à des fins de gestation pour autrui et de reproduction (…)  est inacceptable et constitue une violation de la dignité humaine et des droits de l’homme [Résolution du 21 janvier 2021]», l’Etat français entend-il continuer encore longtemps à collaborer par son silence et son inertie à cette violation ?

Une véritable déclaration de guerre

Communiqué de la Fédération Internationale Una Voce (FIUV), organisation mondiale des fidèles laïcs attachés à la célébration de la Messe selon l’Editio Typica 1962 du Missel Romain :

Depuis sa fondation en 1965, la FIUV a développé ses activités dans l’obéissance et en harmonie avec le Saint-Siège, où nous avons toujours été reçus avec cordialité et ouverture.

Le 16 juillet 2021, le pape François a publié une lettre apostolique donnée motu proprio, Traditionis Custodes, qui établit des restrictions et des limitations strictes sur la célébration de la messe traditionnelle latine.

La Fédération internationale ne peut manquer de noter que la motivation de la nouvelle Lettre apostolique, telle qu’elle est énoncée dans la lettre d’accompagnement du Pontife régnant découle des prétendues attitudes et paroles de ceux d’entre nous qui choisissent la messe traditionnelle, comme l’ont rapporté certains évêques à la Saint-Siège, qui entraînent un «rejet de l’Église et de ses institutions au nom de ce qu’ils considèrent comme la “vraie Église”.» En plus d’un «usage instrumental du Missale Romanum de 1962, qui se caractérise de plus en plus par un rejet croissant non seulement de la réforme liturgique mais du Concile Vatican II, avec l’affirmation infondée et insoutenable qu’il a trahi la Tradition et la « vraie Église ».»

Tant la caractérisation des catholiques attachés à la messe traditionnelle que les nouvelles restrictions sévères qui y sont imposées nous attristent grandement. C’est notre expérience, en tant que représentants de groupes de fidèles, que ce qui attire principalement les gens vers la spiritualité de la messe traditionnelle ne sont pas les discussions théologiques ou pastorales du passé, mais le respect du Sacré et le sens de la continuité de la Tradition, qui ne reste pas une simple aspiration, mais se vit quotidiennement dans le rite vénérable qui s’est lentement développé au cours des siècles et n’a jamais été abrogé.

Certes, comme pour d’autres groupes de fidèles, il n’y a pas d’homogénéité absolue dans les opinions et les attitudes de ceux qui sont attachés à l’ancien Missel. Mais précisément dans leur désir d’assister à cette messe dans le cadre de leurs diocèses et paroisses, ces catholiques expriment implicitement leur reconnaissance de la véritable Église, cum Petro et sub Petro.

Enfin, en tant que fils et filles de l’Église, nous souhaitons exprimer notre tristesse face aux restrictions qui nous empêchent de continuer à nourrir notre vie spirituelle en utilisant les églises paroissiales, comme tout catholique voudrait le faire. S’il y a une chose que nous désirons ardemment, c’est de pouvoir vivre une vie normale sans être obligé d’utiliser des espaces cachés ou inaccessibles.

Nous croyons que les beaux fruits spirituels de ce Missel doivent être partagés, et nous prions pour que nous puissions être des instruments de Dieu à l’intérieur et à l’extérieur de l’Église.

La Fédération internationale est profondément reconnaissante à chacun des évêques qui pourvoient généreusement aux fidèles attachés à l’ancienne messe dans leurs diocèses et aux prêtres chargés du soin de leurs âmes.

Les groupes Una Voce du monde entier sont unis dans la prière, comme toujours, avec leurs évêques et avec le Pape.

Beaucoup de fidèles se tournent vers nous pour faire connaître leurs désirs, en particulier à Rome, d’une manière qui combine un respect sincère pour l’Église universelle et le Saint-Père, avec un amour des Traditions qui sont finalement indissociables d’eux. Nous sommes attachés à cette tâche, que nous et nos prédécesseurs avons entreprise pendant plus d’un demi-siècle.

Dans un éditorial de la branche française, Patrick Banken écrit :

La Lettre apostolique en forme de Motu proprio, publiée vendredi 16 juillet en la fête de Notre Dame du Mont Carmel, sous le nom Traditionis custodes, est une véritable déclaration de guerre aux fidèles attachés à la messe selon les Livres liturgiques de 1962. Le pape a décidé de modifier les règles régissant l’utilisation de l’ancien missel que son prédécesseur Benoît XVI avait remis en valeur dont il a précisé qu’il n’a jamais été abrogé.

Niant le droit légitime des fidèles et des prêtres, le pape remet toutes les décisions dans les mains des seuls évêques, sous la vigilance du Siège apostolique. Il rappelle que l’unique expression du rituel de messe latine est celle du Concile Vatican II. À l’article 3 il donne aux seuls évêques dans leur diocèse, par compétence exclusive, la décision d’accorder ou non l’autorisation de célébrer selon l’ancien rit avec des conditions très strictes. Et le plus choquant se trouve au § 6 où il est précisé que l’évêque doit veiller à ne pas autoriser la constitution de nouveaux groupes ! Un aveu pathétique que le but est de gêner la propagation de cette messe antéconciliaire, qui connaît un succès grandissant.

Le pape François demande aussi aux prêtres ordonnés après la publication de ce Motu proprio et qui veulent célébrer selon l’ancien rit, de faire une demande formelle à l’évêque qui, avant de donner l’autorisation, consultera le Siège Apostolique, donc Rome. Quant aux prêtres qui célèbrent déjà dans cette forme, ils devront demander à l’évêque l’autorisation pour continuer. En d’autres termes, la messe traditionnelle est interdite dans toutes les églises paroissiales, la création de paroisses personnelles consacrées à la liturgie tridentine est interdite également !

Comble d’ironie, on peut traduire ce Traditionis custodes par « Gardiens de la Tradition », et il s’agit des…évêques ! Le Pape François évoque l’unité de l’Église. Souhaitons qu’il recadre plutôt une partie de cet Épiscopat qui dérive depuis plusieurs années et s’éloigne de l’enseignement de l’Église.

C’est arrivé un 20 juillet…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 20 juillet : saints du jour français ou en France.
    • St Wulmar : prêtre et moine à Boulogne. († V. 700)

Au pays de Boulogne, vers 700, saint Vulmar, prêtre. Moine à Hautmont, après un mariage malheureux employé à garder les bêtes, il chercha à s’instruire et son zèle le conduisit jusqu’à l’ordination presbytérale. Il obtint de vivre en ermite à la manière des pères du désert, puis fonda, dans les bois de sa patrie, un double monastère, l’un pour les hommes, l’autre pour les vierges.

  • le 20 juillet 514 : début du pontificat du pape saint Hormisdas.

Saint Hormisdas, né à Frosinone, est pape du 20 juillet 514 au 6 août 523.Son fils est devenu pape sous le nom de Silvère.

  • le 20 juillet 911 (date incertaine) : traité de Saint-Clair-sur-Epte.

Alors que depuis un siècle les Normands vainquent tous leurs adversaires et occupent une partie de la Neustrie, ils subissent une défaite près de Chartres face à Charles le Simple. Cela permet au Roi d’affirmer son pouvoir et d’ouvrir des négociations avec les «envahisseurs». Il en résulte la création d’un nouveau duché : la Normandie. Le normand Rollon obtient le pouvoir sur cette région en échange de la reconnaissance du Roi de France, dont il dépend. Il promet aussi de se convertir au catholicisme. Dotés d’un territoire qui recouvre approximativement l’actuelle Haute-Normandie, les Normands se francisent peu à peu et étendent leurs frontières rapidement.

  • le 20 juillet 1031 : mort de Robert II le Pieux.

Le Roi de France Robert II Le Pieux meurt à Melun à 61 ans. Il est le second Roi de la dynastie capétienne, après son père Hugues Capet. Son règne dure 35 ans, et voit l’annexion de la Bourgogne. Robert II est inhumé à côté de son père, devant l’autel de la Trinité de la basilique Saint-Denis. C’est son fils, Henri Ier qui lui succède. Voir les chroniques du 27 mars et du 25 décembre.

  • le 20 juillet 1214 : l’armée coalisée parvient à Valenciennes.

Dans 7 jours elle sera écrasée par les Français à Bouvines.

  • le 20 juillet 1369 : naissance du « Bienheureux » Pierre de Luxembourg, cardinal français.

La vie de cet évêque français mérite qu’on s’y arrête. Elle est caractéristique de la difficulté de savoir où était l’autorité du siège de Pierre pendant le grand schisme d’Occident; on y voit que si « tout ce que lie l’Eglise sur la Terre sera lié dans les Cieux », cela n’empêche pas le Bon Dieu d’avoir un autre jugement que l’Eglise sur certain points. La charité et la sainteté individuelles surpassent la politique interne de l’Eglise à ses yeux.

Sinon comment expliquer l’abondance de miracles sur le tombeau de ce saint évêque ?

Il est le fils de Guy de Luxembourg, comte de Ligny-en-Barrois et de Mahaut de Châtillon, comtesse de Saint-Pol, une puissante famille qui donne des rois à la Bohême et des empereurs au Saint Empire germanique. Né en 1369, envoyé en otage à la place de son frère en Angleterre, il perd ses parents à l’âge de 10 ans, et est élevé par sa tante, la comtesse d’Orgières, qui l’envoie étudier à Paris. Pieux et mystique, il se confesse tous les jours ; charitable envers les pauvres et pacificateur dans une université turbulente, il devient chanoine de Paris en 1379, puis évêque de Metz à l’âge de 15 ans. C’est l’antipape Clément VII, soutenu par le clergé messin pendant le Grand Schisme d’Occident, qui le nomme. Nommé cardinal-évêque d’Avignon en 1386, il meurt l’année suivante épuisé par ses mortifications.

Ce saint cardinal distribue largement des aumônes aux pauvres. On dit rapidement qu’il est gratifié d’extases, où le Christ lui apparaîtrait. Sur l’emplacement de la plus célèbre d’entre elles, à Chateauneuf-du-Pape, une chapelle est édifiée.

Gisant du Bienheureux Pierre de Luxembourg l’église St Didier à Avignon.

Dès son décès, il fait l’objet d’une vénération populaire extraordinaire. Selon ses volontés, il est enterré dans le cimetière des pauvres d’Avignon. La foule est si importante que la cérémonie tourne à l’émeute. Mais les miracles se multiplient sur sa tombe. Et dès le 7 juillet, le pape ordonne que ces événements soient consignés par écrit. Début octobre 1687, on compte déjà “1964 miracles dont 13 résurrections”.

En 1389, une chapelle est édifiée à l’emplacement de sa tombe par la reine de Sicile ; le Roi de France et le chapitre de Notre-Dame de Paris demandent un procès en canonisation qui s’ouvre à Avignon en 1390 mais, interrompu en 1397 par le décès de Clément VII et n’est jamais achevé. Car le saint est trop lié au schisme d’Avignon. Rome consent seulement à le béatifier le 9 avril 1527. Jusqu’à la révolution son culte est très vivant à Avignon mais aussi à Chateauneuf-du-Pape, villes dont il est le saint patron. Sa fête est le 2 juillet.

  • le 20 juillet 1524 : décès de Claude de France.

Claude de France, fille du Roi Louis XII de France et de la Duchesse Anne de Bretagne, et épouse du Roi François Ier, décède à Blois. Elle est devenue Duchesse de Bretagne en 1514, reine de France l’année suivante. En huit ans elle donne huit enfants au Roi ; la neuvième grossesse a raison de sa santé, elle décède en couche. C’est la dernière Duchesse en titre de Bretagne. Les deux nations sont ensuite définitivement réunies.

  • les 20-21 septembre 1697 : signature du Traité de Ryswick.


Le Traité de Ryswick est signé dans la petite ville de Rijswijk, située dans faubourgs de La Haye. Il met fin à la Guerre de la ligue d’Augsbourg entre le Roi Louis XIV et la Grande Alliance. Louis XIV accepte de reconnaître Guillaume d’Orange-Nassau comme roi d’Angleterre, sous le nom de Guillaume III. Le traité reconnaît à la France ses conquêtes de la Baie d’Hudson au Canada ; France récupère par ailleurs Terre-Neuve et une partie de l’Acadie. L’île d’Haïti est partagée entre la France et l’Espagne. Louis XIV,en échange, rend la plus grande partie des Pays-Bas espagnols à Charles II d’Espagne.

  • le 20 juillet 1903 : décès du pape Léon XIII.

Léon XIII a succédé au pape Pie IX, le 20 février 1878, et il règne jusqu’à sa mort. Voir la chronique du 20 février pour son influence politique en France.

« Léon XIII meurt à 93 ans. Quelques jours avant de disparaître, il a accordé une audience à Jules Méline, l’ancien président du Conseil. « Je me suis rattaché sincèrement à la République, lui a dit le pape, et cela n’a pas empêché le gouvernement actuel de méconnaître mes sentiments et de n’en tenir aucun compte. Il a déchaîné une guerre religieuse que je déplore, et qui fait encore plus de mal à la France qu’à la religion. » À Notre-Dame de Paris, une messe solennelle est célébrée pour le repos de l’âme du Souverain Pontife, en présence du corps diplomatique et des autorités civiles. Parmi les places officielles, un seul siège reste vide : celui d’Émile Combes. »

Tiré de Quand les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia (éditions Perrin page 87)

  • le 20 juillet 1906 : Alfred Dreyfus est réintégré dans l’armée avec le grade de chef d’escadron.
  • le 20 juillet 1934: le brevet du radar est déposé.


Le radar du Normandie (1935)

En 1934, des essais sur des systèmes de détection par radio sont menés par MM Ponte et C. Gutton, inventeurs français, ingénieurs à la Compagnie générale de Télégraphie sans fil. Ils déposent une demande de brevet et l’année suivante leur système, utilisant des antennes paraboliques, est monté sur le paquebot Normandie.

Un mouvement massif et hétérogène contre la politique sanitaire, selon le renseignement territorial

Alexandra Gonzales, chef du service police-justice de BFMTV, écrit sur Twitter :

Le renseignement territorial a émis une note aujourd’hui que nous avons pu consulter, sur le mouvement contre la politique sanitaire actuelle. Un mouvement très hétérogène, agrégeant des citoyens de tout bord politique, venant souvent en famille, peu habitués à manifester.

Ce mouvement n’est sans rappeler celui des Gilets Jaunes au début, avec “une exaspération de plus en plus généralisée face à des mesures considérées comme “liberticides””, peut-on lire. Aucun leader identifié, des manifestations non déclarées, qui se passent assez calmement.

En revanche, un risque de radicalisation existe, notent les auteurs de cet écrit. “A l’instar de ce qui s’est produit pour les Gilets jaunes, plus le conflit durera, plus le risque est grand que les plus déterminés, puis les plus radicaux, parviennent à en prendre le contrôle”.

Deux points de crispations ont été identifiés : l’obligation de faire vacciner les enfants à partir de 12 ans, ainsi que celle de devoir présenter un pass sanitaire dans les cafés et restaurants. Ce n’est pas le vaccin qui est mis en cause, mais l’obligation vaccinale.

Samedi dernier, les autorités s’attendaient à voir entre 20.000 et 40.000 manifestants en France, il y en a eu plus de 100.000 au final, et le nombre de villes concernées a surpris, malgré un délai d’organisation restreint, et une période estivale.

“Une telle mobilisation, surtout hors du cadre d’un mouvement structuré, est très inhabituelle durant une période estivale, habituellement peu propice à l’expression d’un mécontentement”, peut-on lire.

Dans les cortèges, des mouvances complotistes et anti-vaccins étaient présents, s’agrégeant à des “citoyens sans étiquette”, venus en famille. La note enjoint enfin à garder une vigilance accrue sur les ARS et les centres de vaccination, qui pourraient être dégradés.

Les plus militants, notamment les Gilets jaunes et l’ultra droite présents dans le cortège, poussent “à l’extrême la dénonciation des atteintes aux libertés”, en allant jusqu’à parler de “dictature sanitaire” et du régime nazi, ce qui a provoqué une vague de révolte.

Cette haine envers la messe traditionnelle a un fond doctrinal

L’abbé Claude Barthe a été interrogé dans Présent par Anne Le Pape sur le dernier Motu Proprio du pape. Extraits :

Quels sont leurs arguments pour justifier cette remise en cause du document de Benoît XVI ?

C’est très clairement expliqué dans la lettre d’accompagnement. On les trouve aussi sur le blog d’Andrea Grillo, laïc, professeur de liturgie à Saint-Anselme, militant extrême contre Summorum Pontificum de longue date. Il explique bien, ce qui est repris par le pape et ce qui était l’idée des fabricants de ce dernier motu proprio, que la messe traditionnelle représente un état de doctrine antérieur à Vatican II et que la messe nouvelle représente la doctrine de Vatican II – ce que nous savions tous. Il ne fallait donc plus que la messe traditionnelle soit un droit, mais qu’elle soit une tolérance seulement, et encore : une tolérance qu’on donne à des fidèles, et à des prêtres, pour les aider à passer peu à peu à la messe nouvelle.

Le motif principal est donc doctrinal ?

Oui ! Et il est très important de le dire et de s’en rendre compte parce que, d’une certaine manière, cette affaire est, paradoxalement, providentielle. Elle est bien sûr très pénible, elle va gêner la diffusion de la messe traditionnelle, elle va créer de nouvelles persécutions. Mais, d’autre part, elle remet le doigt sur ce qui fait mal, à savoir la question doctrinale, qui n’a jamais été réglée, et qui est celle du concile Vatican II, au fond.

En quoi ce motu proprio touche-t-il les fraternités Ecclesia Dei – si tant est que l’expression puisse toujours être utilisée ?

Cela va les toucher, elles sont aussi dans le collimateur, c’est sûr. Le document le dit clairement, la lettre du pape l’indique de manière cynique, il s’agit de détruire la célébration traditionnelle. Donc de faire en sorte qu’il n’y ait plus de prêtres pour la célébrer. Ces communautés sont donc particulièrement visées puisqu’elles sont les « fabriques » de ces prêtres, comme l’est encore la Fraternité Saint-Pie X, seule à l’origine. Ces instituts sont désormais sous la juridiction non plus d’Ecclesia Dei, qui n’existe plus, ni non plus de la Congrégation de la foi, relativement protectrice, mais sous la juridiction de la Congrégation pour les communautés religieuses, donc réduits au droit commun. Cette Congrégation pour les religieux, présidée par le cardinal Braz de Aviz, est évidemment tout à fait dans la ligne François et va s’employer à remettre de l’ordre. Au moyen, par exemple, de visites canoniques dans les séminaires, pour vérifier que l’enseignement qu’on y donne est bien conforme à Vatican II, étudier la liturgie qu’on y célèbre et y faire célébrer aussi la messe nouvelle, bref : décourager les vocations. Quand on leur oppose l’argument : « Mais vous allez tarir les vocations de ces instituts ! », ils répondent qu’on n’a pas besoin de ces gens-là, qu’ils sont « inutiles » (réponse vraie d’un personnage que je ne veux pas nommer). […]

Citons ce mot de Mgr Roche, nouveau préfet de la Congrégation pour le culte divin, qui récemment, devant un groupe d’Anglo-Saxons, a dit expressément – en riant : « Nous allons détruire Summorum Pontificum. Le pouvoir liturgique sera donné aux évêques… mais pas aux évêques conservateurs ! » […]

On en revient à constater que toutes les expériences sont permises, y compris des bénédictions (interdites par l’Eglise) de couples homosexuels, sauf « l’expérience de la Tradition », selon l’expression de Mgr Lefebvre…

Tout est permis, toutes les hérésies, professées par des hommes d’Eglise qui gardent toujours leur « carte d’identité » de catholiques – sauf ce que souhaitent ceux qui disent la messe traditionnelle ou qui y assistent, accusés par le pape lui-même de déchirer l’unité de l’Eglise.

Ce qu’il faut retenir est que cette haine envers la messe traditionnelle a un fond doctrinal ?

Tout à fait. C’est la haine de l’ecclésiologie tridentine, de tout ce que représente cette messe tant du point de vue de la doctrine eucharistique que, plus globalement, de la doctrine de l’Eglise. 

Oremus organise chaque samedi, de 12 heures à 13 heures, une manifestation devant la nonciature (10, avenue du Président-Wilson, 75116 Paris).

L’immense majorité des fidèles se fiche éperdument du Concile qui leur apparaît comme une lubie

Extrait de la réaction de Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique :

[…] Les « tradis » fournissent régulièrement environ 20% des ordinations sacerdotales annuelles en France et constituent une présence notable dans les diocèses, 5 à 6% du total des pratiquants dans notre pays selon Guillaume Cuchet (La Nef No 338), certainement plus en réalité, à cause du décrochage massif (30% selon Mgr Chauvet) de nombreux fidèles « conciliaires », sensiblement plus âgés que leurs homologues « tradis », suite à la pandémie du coronavirus.

Les raisons d’une exclusion                                                         

Chacun s’interroge. Pourquoi une mesure d’une telle dureté de la part d’un pape dont le moins que l’on puisse dire est que les chantiers qui devraient mobiliser toute son énergie ne manquent pas : scandales financiers à répétition, situation quasi schismatique de l’Eglise d’Allemagne, immense confusion doctrinale et liturgique, effondrement du denier de Saint Pierre, suites des scandales de pédophilie dans l’Eglise, gestion des orgies sexuelles au Vatican etc. ?

L’argument avancé par le Saint-Père est que ces communautés « doutant du Concile » mettraient en péril l’unité de l’Eglise dont le pape est le garant. L’argument, n’était la gravité du sujet, prêterait à sourire. Quelle unité de l’Eglise quand :

  • il n’y a pas deux messes identiques célébrées dans deux églises différentes,
  • dans un diocèse les divorcés remariés sont admis à la Sainte communion et pas dans l’autre,
  • 69% des catholiques américains affirment ne pas croire à la présence substantielle du Christ sous les apparences du pain et du vin après la consécration ( enquête Pew Research Center-août 2019),
  • en toute impunité des prêtres allemands bénissent dans leurs églises, pavoisées aux couleurs arc-en-ciel, des unions homosexuelles, etc.

Le pape qui a signé la déclaration d’Abou Dhabi affirmant : « Les diversités des religions sont une sage volonté divine » écrit dans la lettre aux évêques accompagnant le Motu proprio : « Rester dans l’Eglise non seulement « avec le corps » mais aussi « avec le cœur » est une condition du salut ». On pense à la fable de La Fontaine : La chauve-souris et les deux belettes : « Je suis Oiseau : Voyez mes ailes/ Je suis souris : Vivent les rats. » Bien loin du Est. Est. Non. Non évangélique.

En outre, en quoi nuisent à l’unité de l’Eglise ceux qui, souvent convertis, assistent à la messe traditionnelle et souhaitent bénéficier d’une pastorale sacramentelle et catéchétique qui a fait ses preuves ? Pourquoi jeter l’opprobre sur eux ? Ils refuseraient le Concile. Pour être franc, l’immense majorité d’entre eux se fiche éperdument du Concile qui ne les intéresse pas et leur apparaît comme une lubie de vieillards idéologues et nostalgiques. Ce que ces fidèles demandent c’est une liturgie qui les porte vers Dieu et un enseignement moral et doctrinal qui leur permette de rester fidèles au Christ et donc de résister aux séductions d’une société apostate.

Laissez-nous faire l’expérience de la Tradition   

Dans les années 70 l’intuition originelle et fondatrice de Mgr Lefebvre se résumait en une formule : « Laissez-nous faire l’expérience de la Tradition »Cette expérience a été faite et les fruits en sont sous nos yeux. L’apostolat traditionnel, quel que soit son cadre institutionnel, est incontestablement fécond. Les communautés se sont développées, de nombreuses conversions s’y sont opérées. Des familles jeunes et nombreuses les font vivre. Les fameux lapins qui essayent de rester fidèles aux exigences du mariage chrétien, dont se moquait, dans un humour douteux, François.

Notons que, selon le pape, l’objectif des concessions liturgiques de ses prédécesseurs était de ramener les brebis égarées lefebvristes, « en temps voulu au rite romain promulgué par les saints Paul VI et Jean-Paul II ». Ce n’est manifestement pas ce qui s’est passé, à l’encontre de ce que craignaient certains dénonçant le « ralliement » inexorable des prêtres et des laïcs traditionnels qui chercheraient un accord juridique avec les autorités romaines. L’expérience ayant été un succès il est décidé de….mettre fin à l’expérience ??? Le Christ nous a demandé de juger l’arbre à ses fruits et de jeter au feu le figuier stérile. Pas l’arbre qui porte du fruit. Cinquante années après sa clôture les bons fruits du Concile ne seraient toujours pas apparus mais la récolte serait prochaine. Qui le croit ?

Fondamentalement ce Motu Proprio semble marquer la fin de la tentative de Benoît XVI d’établir une herméneutique de continuité entre le Concile Vatican II et l’enseignement antérieur de l’Eglise. La croyance en la continuité entre l’enseignement pré conciliaire et l’enseignement post conciliaire expliquait une forme de bienveillance vis à vis de la messe traditionnelle. En revanche l’hostilité militante de François envers la messe traditionnelle manifeste la conviction que l’Eglise conciliaire, pour reprendre l’expression du cardinal Benelli, est d’une autre nature que l’Eglise qui l’a précédée. On ne rejette pas avec cette violence ceux dont le seul tort est d’avoir cinquante ans de retard. En revanche on lutte farouchement contre ceux que l’on croit être les tenants d’une autre Eglise. Ainsi, paradoxalement, le pape François rejoint-il, sur ce point, les positions de la Fraternité Saint Pie X. […]

La tristesse ne touche pas que les fidèles attachés à la forme extraordinaire

De nombreux fidèles de la forme ordinaire expriment leur incompréhension suite au texte du pape. C’est visible sur les réseaux sociaux ainsi que dans les témoignages reçus par des prêtres célébrant selon le missel de 1962. Interrogé dans Famille chrétienne, le père abbé de Fontgombault le constate également :

Comprenez-vous la tristesse et le choc de beaucoup de fidèles attachés à la forme extraordinaire ? Que dire à tous ceux qui se sentent victimes d’une injustice profonde ?

Oui, je les comprends et je les rejoins. Depuis la parution du Motu Proprio Traditionis custodes, beaucoup se tournent vers les monastères en attendant une parole d’apaisement. Je dois même avouer que la tristesse ne touche pas que les fidèles attachés à la forme extraordinaire. Beaucoup dans l’Église manifestent une réelle tristesse et incompréhension devant un texte rude et sévère.

Voilà contre quoi Viktor Orban veut protéger les enfants

Olivier Bault a traduit pour Présent les paroles d’une chanson interprétée par le San Francisco Gay Men’s Chorus, une chorale d’hommes homosexuels de San Francisco, qui ne fait que dire ouvertement ce que veut le lobby LGBT. Ce que veulent les homosexualistes, c’est transformer la société et créer un homme nouveau. Extrait :

[…] Vous pensez que nous allons corrompre vos enfants

Si notre agenda n’est pas tenu en respect

C’est drôle, pour une fois vous avez raison

Nous allons convertir vos enfants

Cela se fait petit à petit

Tranquillement et subtilement

Et vous le remarquerez à peine […]

La stratégie du pape est de pousser les traditionalistes vers la Fraternité Saint-Pie X

Commentant le texte du pape François, Christophe Geffroy écrit dans La Nef :

Les deux textes de François montrent très clairement que le pape veut éradiquer le monde tradi dans l’Église, faire en sorte que la messe de saint Pie V disparaisse : tout est fait pour empêcher que croisse cette mouvance (interdiction de tout nouveau groupe et parcours du combattant pour le prêtre diocésain qui voudrait célébrer avec l’ancien Ordo), ce motu proprio étant là le temps que les adeptes de la forme extraordinaire s’approprient le nouveau missel. Tout est fait pour qu’à terme la messe traditionnelle ne soit plus célébrée que dans la Fraternité Saint-Pie X et ses satellites. Il semble donc que la stratégie du pape est de pousser les récalcitrants vers la Fraternité Saint-Pie X, afin que tout le monde tradi s’y retrouve : ils seront ainsi parfaitement maîtrisés et isolés dans une réserve d’Indiens coupée de Rome et des diocèses mais avec laquelle on maintient un lien minimum pour éviter un schisme formel. Cela explique que le pape ne cherche plus de réconciliation avec la Fraternité Saint-Pie X, mais montre une grande générosité à son égard en leur reconnaissant la pleine validité des mariages et des confessions, en encourageant à les recevoir dans des églises lors de pèlerinages, etc. Tout cela est cohérent… et à l’exact opposé de tous les efforts passés de Jean-Paul II et Benoît XVI… pour l’unité de l’Église.

La Russie suspend le passe sanitaire, mis en place fin juin

La Russie, ce pays dictatorial où sévit l’horrible Vladimir Poutine, vient de libérer ces habitants du passeport sanitaire. Le 28 juin, le maire de Moscou – confronté à une forte hausse des contaminations liées au variant indien (delta) du Covid – a mis en place l’obligation d’un pass sanitaire, avec un QR Code, pour se rendre dans les établissements de restauration de la capitale russe ; les mêmes mesures ont été adoptées dans la région de Moscou.

Ce passe n’était donné qu’aux porteurs d’un vaccin russe ou d’un test PCR négatif de moins de 3 jours. Très vite, les terrasses ont été exemptées du passe sanitaire à titre provisoire, d’abord jusqu’au 12 juillet, puis jusqu’au 1er août. La mesure a cependant soulevé la colère de la population et est retirée à partir de ce lundi, sous le prétexte officiel de l’amélioration de la situation sanitaire – le nombre de nouvelles contaminations a été divisé par deux, il y a un tiers d’hospitalisations en moins – et de l’augmentation très nette de la population vaccinée (2 millions de premières doses en un mois, contre 1.7 millions les six mois précédents).

Le fondateur du réseau de restauration rapide traditionnel russe Mikhaïl Gontcharov, un acteur important de la filière en Russie, a expliqué qu’il avait sensibilisé les autorités contre le risque d’un crash économique si le pass sanitaire obligatoire était maintenu :

« Nous avons montré dans les groupes de travail au ministère du Commerce et de l’Industrie et au conseil municipal les pertes que nous attendions, dans les réunions nous avions expliqué que le secteur ne tiendrait pas sans mesures de soutien. Nous sommes heureux qu’on peut sauver notre filière de la meilleure façon : pas par des subventions, mais en assurant sa réouverture [normale] car tout le monde doit travailler et non toucher des aides ».

Anastasia Tatoulova, fondatrice du réseau de restaurants Anderson, affirme que

« depuis le 28 juin, 200 restaurants ont fait faillite. Sur toute l’année dernière, on a perdu 220 restaurants. Ce sont des chiffres critiques qui montrent la tension dans la filière. S’il n’y a pas d’autres bouleversements, la filière devrait parvenir à se rétablir d’ici la fin de l’année ».

Voilà qui pourrait faire réfléchir les restaurants français, pour lesquels l’entrée en application du pass sanitaire à court ou moyen terme pourrait provoquer des conséquences économiques bien plus dramatiques que prévu.

Que vont faire les restaurateurs français ? A Saint-Malo, un bistrotier ne demandera pas le passe sanitaire et met 45 000 € de côté pour l’amende.

L’association BonSens.org a envoyé par recommandé et par email un message à chacun des parlementaires. Cette lettre informe les parlementaires des conséquences éventuelles de l’obligation vaccinale des soignants et du passe sanitaire. Un des membres du bureau confie :

“il était essentiel d’envoyer un message d’information complet aux parlementaires de la part des membres de l’association sous forme de lettre afin qu’ils prennent pleinement conscience qu’un scandale sanitaire est à leur porte” avant de spécifier “le sang contaminé a eu des responsables non coupables, avec ce courrier les parlementaires ne pourront pas dire qu’ils n’étaient pas prévenus”.

En France, les poussins sont mieux protégés que les enfants à naître

Le ministre de l’Agriculture promet « la fin du broyage des poussins » mâles pour 2022, via un projet de décret attendu « à la fin de l’été ». Julien Denormandie a déclaré :

« Au 1er janvier 2022, tous les couvoirs de poules devront avoir installé ou avoir commandé des machines permettant de détecter le sexe des poussins dans l’œuf, avant éclosion ». « 2022 sera donc l’année de la fin du broyage et du gazage des poussins mâles en France »

J’ignore quel est le lobby qui vend ces machines, mais il a bien réussi son affaire.

Le broyage des poussins mâles après leur éclosion est effectué parce qu’ils ne pondront pas d’œufs et sont jugés trop chers à élever et peu rentables car moins fournis en viande.

Le violeur de conscience et des corps et la violence politique

De Pierre-Antoine Pontoizeau, pour le Salon beige

Le discours du 12 juillet d’Emmanuel Macron n’est pas celui d’un progressiste attaché à la liberté de conscience et à l’émancipation de ses contemporains. C’est celui d’un violeur de conscience qui fait régner la peur et profère des menaces pour obliger et contraindre une population à se soumettre. Les chiffres sont éloquents : 1, 3 millions de rendez-vous sur Doctolib. Le site annonce sur une journée 926.000 rendez-vous. Si certains se féliciteront de l’efficacité de la parole présidentielle, d’autres s’étonneront qu’un tel viol des consciences ne suscite pas plus de réaction. La menace a porté. Mais ces nombres sont, en soi, la preuve d’une réaction de peur terrorisante. La réaction des 120.000 manifestants en est une autre, celle de la révolte contre le viol des corps qui suit celui des consciences comme le disent les infirmiers et infirmières.

Lorsque Serge Tchakhotine écrit en Le viol des peuples par la propagande politique en 1939, il explique fort bien les étapes de ce viol organisé : « 1. Suggérer la peur et faire ensuite entrevoir la possibilité d’atteindre la sécurité par les actions proposées par le propagandiste, 2. mettre les nouvelles idées en relation avec des idées traditionnellement acceptées par les masses, 3. avoir un nombre relativement restreint de formules tranchantes et concises afin qu’elles deviennent des symboles, 4. exposer sans cesse la population à l’action de la propagande, 5. employer l’exagération et adapter la propagande en fonction de l’auditoire auquel on s’adresse et 6. s’appuyer sur la force de la propagande pour empêcher les autres idées de s’exprimer. » [1]. Tout est là. Le discours d’Emmanuel Macron est celui d’un violeur de conscience qui prive chacun de son libre arbitre, prive chacun de sa réflexion en vue d’un consentement éclairé. Le viol est manifeste.

En effet, les textes européens sont, à cet égard, édifiants pour confirmer le viol politique commis le 12 juillet. Ils montrent que la France sombre dans l’abus de pouvoir tyrannique d’un homme qui pense avoir le droit de violer les esprits, puis les corps, au nom de sa seule volonté. La résolution 2361 adoptée en 5e séance de l’assemblée européenne le 27 janvier 2021 stipule : « 7.3.1. de s’assurer que les citoyens-nes sont informés que la vaccination n’est pas obligatoire et que personne ne subit de pressions politiques, sociales ou autres pour se faire vacciner ; si il(elle) ne souhaite pas le faire personnellement. 7.3.2. de veiller à ce que personne ne soit victime de discrimination pour ne pas avoir été vacciné, en raison de risques potentiels pour la santé ou pour ne pas vouloir se faire vacciner. » Et ce même texte prévoit : « 7.3.4. de diffuser en toute transparence des informations sur la sécurité et les éventuels effets indésirables des vaccins, de travailler avec et réglementer les plateformes de médias sociaux pour empêcher la propagation des fausses informations. »

L’événement du 12 juillet constitue bien une agression caractérisée contre les populations qui furent assignées à résidence et aujourd’hui contraintes de subir une thérapeutique en cours d’expérimentation, alors qu’elles ne sont pas malades ! Demain, les non-vaccinés, dont ceux qui ne peuvent l’être du fait de maladies qui leur interdisent la vaccination, cas de mon épouse informée par Améli, site de l’assurance maladie, devront-ils être euthanasiés parce que dangereux pour la société ? Je ne plaisante pas. Faire la guerre aux non-vaccinés, mais jusqu’où ? Les menaces et agressions verbales de certains journalistes (dont Emmanuel Lechypre: « et on vous vaccinera de force ») qui précédèrent d’une semaine à peine l’agression présidentielle laissent perplexe sur les intentions d’épurations génétiques des populations malsaines. Jusqu’où le viol des consciences sera-t-il toléré, de l’enfermement au viol des corps et demain … ? Licencier les non-vaccinés, c’est déjà la menace contre les personnels de santé, aliéner la libre circulation, c’est écrit. Tout cela est un meurtre symbolique, un premier meurtre social qui a terrorisé ceux qui se sont soumis le 13 juillet. Mais ne précède-t-il pas le meurtre légitime des vieux, des handicapés, des non-vaccinables ? Non jureront-ils. Mais ils ont déjà violé leurs paroles pour en arriver là, là où tous disaient qu’il fallait être paranoïaque ou complotiste pour imaginer cela : l’obligation d’une part et l’interdiction de circulation d’autre part. Or nous y sommes avant le vote de l’avènement de la tyrannie de cette fin juillet. Nous serons la première tyrannie sanitaire de l’histoire contemporaine.

Pour conclure, les réactions légitimes des manifestants et des personnels de santé, mieux informé peut-être, pour ne pas accepter ces menaces et injonctions témoignent de la violence physique qui accompagne le viol des consciences. Il s’agit bien de violer l’intégrité physique des personnes en leur imposant une thérapeutique contre leur volonté ou par un consentement forcé. Cette relation archaïque d’un chef à ses populations rappelle les serfs des anciens temps sur lesquels s’exerçait un droit de vie ou de mort, à l’instar des esclaves. Le progressisme impose alors une immense régression civilisationnelle inédite comme le note François-Xavier Bellamy dans son récent article du 14 juillet dans le Figaro : Passe sanitaire, une remise en cause profonde et inédite de notre modèle de société. Déjà, des pays s’inquiètent de cette dérive et Angela Merkel prend ses distances, avant sans doute de désapprouver ou condamner l’inacceptable. Mais, une telle violence interroge. Saint Thomas d’Aquin, pacifique et peu enclin à écrire sur le politique, y consacra toutefois quelques travaux dont un célèbre sur le tyrannicide et le droit des gens de mettre un terme à la violence du tyran de gouvernement. Plus tard, en 1619 Lope de Vega raconte Fuenteovejuna, le meurtre populaire du Commandeur tyrannique devenu insupportable dans un village de la province de Cordoue. La libération !

Nous sommes peut-être là, à ce moment où la violence politique tyrannique produit en réaction celle bien légitime de la violence du peuple souverain. Celui qui menace ne doit-il pas être menacé, celui qui viole les corps ne doit-il pas craindre de même ? Et croyez-moi, je suis l’époux d’une non-vaccinable et j’attends dans la crainte l’exécution de ces menaces qui nous excluront de la vie sociale. Jamais je n’avais pensé vivre à l’aube d’une tyrannie après avoir vécu le déclin de l’empire soviétique. Qui peut maintenant douter que le progressisme est incompatible avec la tyrannie ? Et j’ai peine pour cette ultime victime : l’esprit scientifique, humilié, avili, violé par des intérêts et des projets politiques, car rien de ce qui nous est servi ne mérite le nom de science ; car la science ne dit pas la vérité ni ce qu’il convient de croire ou de faire. N’en déplaise à monsieur Lechypre qui devrait urgemment lire l’histoire du médecin Semmelweis. Celui-ci subit les foudres des médecins européens au milieu du 19e siècle, parce qu’il avait l’outrecuidance d’observer que le lavement des mains évitait les fièvres puerpérales qui tuaient tant de femmes en couche, alors que les modernes scientistes y voyaient les restes des ablutions religieuses inutiles. Un peu de modestie serait de mise, un peu de respect d’autrui, un peu de bienveillance aussi. Sinon, la violence appelle la violence et ces cycles sont souvent immaîtrisables comme l’histoire nous l’apprend. Il est urgent que nos députés interviennent et se ressaisissent, mais est-il encore temps ? La suite s’appellerait alors légitime défense.

[1] POTRIQUET, Georges, Le modèle de propagande de Tchakhotine, 2010, Revue Humanisme, n°289, p.71 à 73

L’Église, sans une continuité doctrinale et disciplinaire, ne risque-t-elle pas de devenir une simple association, porteuse de l’idéologie religieuse du moment ?

L’Homme Nouveau réagit au motu proprio de François. Odon de Cacqueray demande si cela signe la réouverture de la guerre liturgique :

Deux affirmations de la conclusion susciteront certainement beaucoup de commentaires : « Les indications sur la marche à suivre dans les diocèses sont principalement dictées par deux principes : d’une part, pourvoir au bien de ceux qui sont enracinés dans la forme de célébration précédente et ont besoin de temps pour revenir au Rite romain promulgué par les saints Paul VI et Jean-Paul II ». Les limitations ne seraient donc qu’une marche en attendant la suppression définitive du rite ancien. Paul VI et Jean-Paul II auraient non réformé un rite romain pré-existant mais créé un nouveau rite romain en remplacement de l’ancien. Une affirmation qui vient conforter tous ceux qui rejetaient le missel dit de Paul VI parce qu’instituant un nouveau rite.  L’autre principe est directement lié à la grande consultation faite auprès de tous les évêques du monde à propos de l’application de Summorum Pontificum. Les évêques doivent « interrompre l’érection de nouvelles paroisses personnelles, liées plus au désir et à la volonté de certains prêtres qu’au besoin réel du « saint peuple de Dieu fidèle ». » Diane Montagna, journaliste américaine à Rome, accréditée par le Saint-Siège nous apprend que seuls 30% des évêques ont répondu au questionnaire et 50% des réponses avaient une position neutre ou favorable au motu proprio de Benoit XVI. Avec 30% de réponses le pape a donc pu constater que les paroisses personnelles qui donnaient une stabilité à des prêtres, et donc des fidèles, ne répondaient pas à un besoin réel du peuple de Dieu ? 

Philippe Maxence pose plusieurs questions, qui touchent tout le monde :

1°) L’Église estime-t-elle que la foi véhiculée par la forme extraordinaire n’est pas la même que celle véhiculée par la forme ordinaire ? Si c’est le cas, et dans la mesure où la forme ordinaire ne date que de 1969, n’est-ce pas reconnaître implicitement que celle-ci rompt avec la tradition de l’Église et que partant, le concile dont elle est issue, est réellement une rupture, contrairement à ce qu’avait essayé de souligner le pape Benoît XVI dans son discours de décembre 2005 sur les deux herméneutiques (rupture et continuité) ?

2°) Les fidèles du rang doivent-ils comprendre que la fonction papale n’exprime dans son exercice disciplinaire que les opinions du moment du Souverain Pontife en place, lequel peut contredire son ou ses prédécesseurs, tout en s’attendant à son tour à être contredit éventuellement par ses successeurs ? L’Église, sans une continuité doctrinale et disciplinaire, ne risque-t-elle pas alors de devenir une simple association, porteuse de l’idéologie religieuse du moment ?

3°) Quel sens revêtent les termes de charité et de miséricorde quand on prend des décisions aussi violentes, sans même un mot d’égard à l’endroit des fidèles visés, dont beaucoup sont fervents (quoique tous pécheurs) et pourvoyeurs de vocations ?

4°) Comment comprendre que les fidèles, attachés à un rite utilisé pendant des siècles par l’Église et qui a participé à la formation des saints, doivent s’attendre à reprendre les chemins des catacombes, des garages, des salles profanes pour entendre la messe, alors même que tant d’églises des pays occidentaux sont vides et à l’abandon ?

5°) Quelle est la justice pratiquée dans l’Église à partir du moment où des fidèles qui tentent, malgré leurs péchés, d’être fidèle à l’enseignement de l’Église, sont durement touchés alors que l’Église d’Allemagne (par exemple) tombe pour une grande partie dans l’hérésie, que des prêtres nient certains éléments de la foi ou ne respectent pas les normes de la célébration de la forme ordinaire et ne sont pas sanctionnés ?

Ajoutons une dernière question d’un autre ordre :

Ce motu proprio ne signe-t-il pas l’enterrement de l’œuvre de Benoît XVI (et dans une certaine mesure de Jean-Paul II) alors que le pape Benoît est toujours vivant, et avec lui, la fin de la paix liturgique en raison d’une politique du rétroviseur qui voit l’avenir de l’Église avec les lunettes des années 1970 ?

Le catholique Joe Biden pourra-t-il encore communier à la messe ?

Eglise universelle : Les évêques américains interdisent la communion aux politiciens pro-mort

Lors de leur assemblée plénière de juin, les évêques américains ont voté une mesure-phare rendant impossible l’accès à la communion des catholiques faisant la promotion de l’avortement. Responsable de la communication de la “Marche pour la Vie”, Vivien Hoch, analyse cette déclaration qui vise les deux principales personnalités politiques catholiques américaines : le président Joe Biden et la présidente de la Chambre des représentants : Nancy Pelosi.

Eglise en France : La moutarde monte au nez des catholiques dijonnais

Présente depuis 23 ans à Dijon, la Fraternité Saint Pierre s’est vue notifier par l’archevêque, Mgr Minnerath, que son apostolat prendrait fin au 1er septembre prochain. La communauté de 250 à 300 fidèles ne comprend pas cette décision motivée, officiellement, par le refus des prêtres de la Fraternité Saint Pierre de concélébrer avec l’évêque. Fidèle de cette communauté, François-Xavier Chevignard fait le point sur cet imbroglio clérical, pour le moins inopportun en ce temps de déficit de prêtres.

Eglise en Marche : 50ème anniversaire du MJCF

Les 2 – 3 et 4 juillet ont été célébrés les 50 ans de la fondation du MJCF (Mouvement de la Jeunesse Catholique de France). Son président François Voyau rappelle les circonstances de la fondation de ce mouvement d’apostolat de jeunes par d’autres jeunes à l’origine de multiples conversions, vocations sacerdotales et religieuses et familles chrétiennes. Il dresse un bilan de ces Assises et présente les activités à venir, en particulier les camps d’été.

Mobilisation massive contre l’obligation vaccinale

Sur Réinformation.tv, Jeanne Smits appelle à mettre la pression sur les députés :

Si les parlementaires – et en particulier les élus à l’Assemblée nationale qui auront la haute main – adoptent le texte d’instauration de la tyrannie voulue par Emmanuel Macron, il faut qu’ils sachent qu’ils seront politiquement morts. Tout député qui votera la soumission des Français à un régime de facto de « vaccination » obligatoire pour pouvoir vivre normalement, travailler, recevoir un salaire, se déplacer, aller au café ou au restaurant visiter ses anciens, aller faire ses courses (dans un « grand » centre commercial, en attendant l’interdiction pure et simple de commercer), doit savoir que son acte proprement terroriste sera répertorié et retenu contre lui. Face à la tyrannie vaccinale, un seul mot d’ordre : aujourd’hui, il fait mettre une pression monumentale sur les députés et les sénateurs. C’est l’heure de la résistance.

Ils auront des comptes à rendre et demain, lorsque cette folie sera derrière nous, ce n’est pas un « pass sanitaire » qui leur permettra de poursuivre leur carrière politique, car de carrière politique, ils n’en auront plus.

Résistance à la tyrannie : un droit et encore plus, un devoir !

On ne se contentera pas de leur abstention, et encore moins de leur absence, si jamais ils n’ont pas envie de perturber leurs vacances par une session extraordinaire du Parlement, annoncée à compter du 21 juillet. […]

C’est maintenant, aujourd’hui, qu’il faut écrire et faire écrire à son député et lui envoyer des courriers électroniques, téléphoner à sa permanence, lui rappeler que son vote sera public, que nul ne l’oubliera et que nous nous chargerons de le rappeler. Peu importe sa couleur politique. Peu importe la nôtre. […]

C’est arrivé un 19 juillet…

A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 19 juillet : saints du jour français ou en France.
    • St Ambroise Autpert, moine  († 784)

Ambroise Autpert, né en Provence, dans une bonne famille, – selon son biographe Tardif Jean – vécut à la cour du Roi franc Pépin le Bref où, en plus de sa charge d’officier, il exerça également d’une certaine façon celle de précepteur du futur empereur Charlemagne.

Probablement à la suite du Pape Etienne II, qui en 753-54 s’était rendu à la cour franque, Autpert vint en Italie et eut l’occasion de visiter la célèbre abbaye bénédictine Saint-Vincent, à la source du Volturne, dans le duché de Bénévent. Fondée au début de ce siècle par les trois frères du Bénévent Paldone, Tatone et Tasone, l’abbaye était connue comme une oasis de culture classique et chrétienne.

Peu après sa visite, Ambroise Autpert décida d’embrasser la vie religieuse et il entra dans ce monastère, où il put se former de façon adaptée, en particulier dans le domaine de la théologie et de la spiritualité, selon la tradition des Pères.

Autour de l’année 761, il fut ordonné prêtre et, le 4 octobre 777, il fut élu abbé avec le soutien des moines francs, tandis que les moines lombards s’opposaient à lui, soutenant le lombard Potone. La tension à caractère nationaliste ne se calma pas pendant les mois qui suivirent, de sorte que l’année suivante, en 778, Autpert décida de donner sa démission et de se retirer avec quelques moines francs à Spolète, où il pouvait compter sur la protection de Charlemagne. Mais malgré cela, la divergence dans le monastère Saint-Vincent ne fut pas aplanie et quelques années plus tard, quand à la mort de l’abbé qui avait succédé à Aupert fut précisément nommé Potone (782), le conflit reprit avec vigueur et l’on arriva à la dénonciation du nouvel abbé auprès de Charlemagne. Celui-ci renvoya les adversaires devant le tribunal du Pape, qui les convoqua à Rome. Il appela également Autpert comme témoin, mais celui-ci mourut de manière inattendue pendant le voyage, peut-être assassiné, le 30 janvier 784.

  • Bse Stilla, vierge consacrée  († XIIe s.)

Au monastère de Marienburg en Franconie, au XIIe siècle, la bienheureuse Stilla, vierge consacrée, qui fut inhumée dans l’église qu’elle avait fondée.

  • le 19 juillet 64 : un feu éclate près du “Circus Maximus” et ravage Rome.

Il dure une semaine. Les Chrétiens sont accusés et persécutés. Néron dans sa folie a choisi ce moyen pour reconstruire la ville. Voir la chronique du 25 juillet.

  • le 19 juillet 514 : le pape saint Symmaque meurt à Rome.
  • le 19 juillet 1450 : mort de François Ier de Bretagne, dit «le Bien-Aimé», duc de Bretagne, de 1442 à 1450.
  • le 19 juillet 1545 : le navire amiral de la Navy coule au cours d’un combat contre la Royale.

Le navire de guerre Mary Rose, vaisseau amiral de la flotte anglaise, coule dans la rade de Portsmouth sous les yeux du roi Henri VIII, lors d’un combat avec les Français.

  • le 19 juillet 1629 : première Capitulation de la ville de Québec.

Après avoir brillamment résisté à un premier assaut des frères Kirke, au cours de l’hiver 1628, alors qu’il était en large infériorité numérique, Champlain doit de nouveau affronter ces « Français reniés » que sont les deux frères Kirke, huguenots vendus à l’Angleterre et qui luttent à mort contre leur propre patrie la France. Sans vivres et sans renfort, Champlain capitule. Mais ce n’est que le 22 juillet, que les Anglais entrent dans le fort.

Fait prisonnier Champlain est emmené en Angleterre, où il apprend, en octobre, que la guerre entre la France et l’Angleterre s’est terminée en juillet 1629, soit trois mois après le moment de la reddition de Québec. La prise de la colonie est donc illégale et l’Angleterre doit la rendre à la France. En 1632, par le traité de St-Germain en Laye, Québec et toutes les terres d’Acadie occupées de la Nouvelle-France par les Anglais sont donc rendus à la France et Champlain revient à Québec en 1632.” Dès le traité signé les Français montent des expéditions de ravitaillement et de transport pour recouvrer Québec.

  • le 19 juillet 1744 : bataille de Pierrelongue.

Remportée par les Français du Bailli de Givri, lieutenant-général, sur une crête près de Bellino, dans les Alpes, cette bataille les oppose aux troupes piémontaises et sardes.

  • le 19 juillet 1793 : d’Elbée généralissime.

Suite à la victoire de Chatillon, (voir la chronique de la veille), le conseil de guerre réuni à Châtillon élit d’Elbée au poste de généralissime. Celui-ci fait aussitôt adopter son plan d’action. Les armées Vendéennes sont regroupées en un seul corps composé de quatre divisions : celle du Haut-Poitou sous les ordres de Lescure, celle d’Anjou sous les ordres de Bonchamps, celle du centre sous les ordres de Royrand et celle du Bas-Poitou sous les ordres de Donnissan. Stofflet devient major général, alors que Charette a une fois de plus été mis de côté.

Le 14 août D’Elbée décide de prendre Luçon, aux mains du général Tuncq. La ville a déjà tenu en échec deux fois la Grande Armée Catholique, il fait pour l’occasion appel à Charette et à ses 6000 maraîchins. Les Vendéens se concentrent à Sainte-Hermine, où l’ambiance est tendue entre le chef maraîchin et les généraux de la grande armée. Encore une fois, comme à Nantes, l’attaque des trois colonnes Vendéennes n’est pas synchronisée. La Rochejaquelein arrive trop tard alors que la débandade a déjà commencé; il ne peut rien faire. Charrette trop avancé est obligé de se replier, mais il garde le contrôle de ses hommes, dont le feu nourri freine les Bleus protégeant ainsi la déroute des Vendéens. Voir les chroniques des 30 juin et 18 juillet.

  • le 19 juillet 1799 (selon le calendrier julien en vigueur en Russie, c’est à dire au 1er août 1799 pour la France) : naissance de la comtesse de Ségur, Sophie Rostopchine, écrivain français.

Après la disgrâce de son père par le tsar, Sophie Rostopchine et sa famille s’installent à Paris. Marié au comte d’Eugène de Ségur en 1819, elle ne commence à écrire qu’à l’âge de 58 ans. Ses livres sont destinés aux enfants et à leur éducation. En 1866, elle entre dans le Tiers-Ordre franciscain. Elle meurt parmi ses enfants en 1875.

  • le 19 juillet 1870 : la France déclare la guerre à la Prusse.
  • le 19 juillet 1900 : la première ligne de métro parisien, entre Vincennes et la porte Maillot, est inaugurée.
  • le 19 juillet 1903 : fin du premier tour de France.

Commencée le 1er juillet, c’est la plus grande course cycliste jamais organisée en France qui arrive à Paris. La victoire revient à un français Maurice Garin, surnommé “Le ramoneur”. Sur les 60 concurrents présents au départ, seuls 20 arrivent jusqu’à Paris.

  • le 19 juillet 1941 : droit de vote des femmes.

Le gouvernement du maréchal Pétain prévoit d’inscrire dans la constitution le droit de vote des femmes. Les articles 99 et 166, du premier projet de Constitution qu’approuve le maréchal, spécifient : « Tous les Français et Françaises âgés de 22 ans, non naturalisés, possèdent le droit de vote dans les conditions fixées par la loi. La loi organise le vote familial. […] Les électeurs des deux sexes élisent dans le cadre de la commune le Conseil municipal, de manière à assurer, en même temps que la représentation de la population, celle de la famille, de la profession et des élites locales ».

  • le 19 juillet 1949 : la Convention franco-laotienne.

Elle consacre l’indépendance du Laos, qui devient un Etat associé au sein de l’Union Française (avec le Cambodge et le Vietnam), et est signée à Paris.

  • le 19 juillet 1961 : début de violents affrontements autour de la base française de Bizerte.
  • le 19 juillet 2007 : l’ancien maire de Paris Chirac est entendu par les juges comme témoin assisté dans l’affaire des emplois fictifs du RPR.

«Je crois qu’il n’y a pas plus grande souffrance pour un enfant que d’entendre son père lui dire: “Je préférerais que tu n’existes pas”»

Dans Le Figaro, Jean-Marie Guénois évoque la clameur qui monte des fidèles catholiques, blessés par le texte du pape. Avec quelques témoignages de prêtres et de fidèles :

À Besançon, l’abbé Jean-Baptiste Moreau ajoute: «Je crois qu’il n’y a pas plus grande souffrance pour un enfant que d’entendre son père lui dire: “Je préférerais que tu n’existes pas”»

[…] «Pourquoi le pape nous déclare la guerre?» se demande Jean-François, laïc père de famille de neuf enfants établi à Reims, venu sur le tard à la messe traditionnelle: «J’éprouve une sainte colère devant une attaque frontale contre une partie de l’Église en plein développement alors que la plupart des églises sont vides, que les séminaires sont fermés, que le nombre de prêtres est toujours en baisse! Nos églises sont remplies, les jeunes foyers y sont légion. À Reims, je fais partie des plus anciens de l’église… à 48 ans!» déclare-t-il .

À Bordeaux, Éric Bonnouvrier, laïc, est visiblement écœuré, car il connaissait «une cohabitation amicale et fructueuse» entre les deux rites dans la même paroisse. «Ma patience et mon travail pour arriver à une situation pacifiée n’auraient servi à rien, puisque demain, on pourra me demander de quitter l’église où je vais tous les dimanches à la messe, avec 100 km aller-retour! En 40 ans, ma communauté “tradi” de Bordeaux a engendré environ 25 vocations, toutes sensibilités confondues.» Comment? «Parce que nombre de chrétiens ont redécouvert le chemin de l’Église et de l’église grâce à la messe dite de “saint Pie V” où ils y ont trouvé ce qui leur manquait: un sens du sacré, une verticalité les élevant vers Dieu, une doctrine clairement exposée», explique-t-il. Et de lancer, comme un cri du cœur: «Est-ce comme cela que sont remerciés les catholiques qui n’ont pas voulu suivre Mgr Lefebvre dans son acte de consécration d’évêques? Est-ce que la Fraternité saint Pie X aurait eu raison de ne pas obéir à Rome et veut-on que nous les rejoignions? Le pape veut-il relancer la guerre liturgique à un moment où la paix et la concorde régnaient dans de très nombreux diocèses?»

[…]

«Ce qui nous rend triste, ce n’est pas de subir l’opprobre. Ce qui nous rend infiniment triste, c’est le pathétique de la situation: nous ne voulons qu’offrir nos mains pour travailler, à notre place et avec le charisme qui est le nôtre, au service de l’Église. Et le chef visible de l’Église souhaite marquer nos mains au fer rouge, sans guère de manières. C’est consternant», témoigne anonymement un prêtre du centre de la France. Et de confier: «Cela va bientôt faire dix ans que je suis prêtre que j’essaie de travailler à l’unité, en créant des ponts avec mes confrères des diocèses, où je concélèbre aux messes diocésaines, où je suis présent à toutes les réunions diocésaines. Après tout cela, que reste-t-il? Le Saint-Père actuel m’invite à une pieuse mort. Je voulais construire des ponts, créer du lien, il m’invite finalement à me retirer sur une île avec mes ouailles, en exil, dans une réserve d’Indiens dont il ne feint même plus d’avoir pitié. Donner sa vie au Christ en répondant à son appel et avoir le sentiment d’être rejeté ainsi par son vicaire m’est très pénible.»

FSSPX : De Summorum pontificum à Traditionis custodes, ou de la réserve au zoo

Voici le texte, non signé, publié sur le site d’actualités de la FSSPX à propos du dernier Motu Proprio :

Ce nouveau motu proprio réalise une élimination. Il vient illustrer la précarité du magistère actuel et indique la date de péremption de Summorum pontificum de Benoît XVI, qui n’aura pas même fêté ses quinze ans.

Tout, ou à peu près tout ce que contenait Summorum pontificum est dispersé, abandonné ou détruit. Le but est d’ailleurs clairement établi dans la lettre qui accompagne cette liquidation.Le pape y énumère deux principes « sur la manière de procéder dans les diocèses » : « d’une part, pourvoir au bien de ceux qui sont enracinés dans la forme précédente de célébration et qui ont besoin de temps pour revenir au rite romain promulgué par les saints Paul VI et Jean-Paul II ». Et d’autre part : « arrêter l’érection de nouvelles paroisses personnelles, liées davantage au désir et à la volonté des prêtres individuels qu’aux besoins du “peuple saint et fidèle de Dieu” ».

Une extinction programmée

Alors que François se fait le défenseur des espèces animales ou végétales en voie de disparition, il décide et promulgue l’extinction de ceux qui sont attachés au rite immémorial de la sainte messe. Cette espèce n’a plus le droit de vivre : elle doit disparaître. Et tous les moyens seront employés pour parvenir à ce résultat.

Et d’abord une réduction stricte de liberté. Jusqu’ici, les espaces réservés à l’ancien rite comportaient une certaine latitude de mouvement, un peu comme des réserves. Aujourd’hui, nous sommes passés au régime du zoo : des cages, étroitement limitées et délimitées. Leur nombre est strictement surveillé, et une fois installées, il sera interdit d’en fournir d’autres.

Les gardiens – ou devrait-on dire les geôliers ? – ne sont autres que les évêques eux-mêmes.

Tout cela est précisé à l’article 3, alinéa 2 : « L’évêque (…) indiquera un ou plusieurs lieux où les fidèles adhérant à ces groupes pourront se réunir pour la célébration eucharistique (mais pas dans les églises paroissiales et sans ériger de nouvelles paroisses personnelles). »

Le règlement intérieur de ces geôles est sévèrement contrôlé (article 3, alinéa 3) : « L’évêque (…) établira les jours où, à l’endroit indiqué, sont autorisées les célébrations eucharistiques avec l’usage du Missel romain promulgué par saint Jean XXIII en 1962. »

Ce contrôle s’étend aux moindres détails (ibidem) : « Dans ces célébrations, les lectures seront proclamées dans la langue vernaculaire, en utilisant les traductions de l’Ecriture Sainte à usage liturgique, approuvées par les Conférences épiscopales respectives. » Pas question d’utiliser la traduction d’un Dom Lefebvre ou d’un lectionnaire du passé.

L’euthanasie est envisagée pour les spécimens jugés inaptes aux soins palliatifs (article 3, alinéa 5) : « L’évêque (…) procédera, dans les paroisses personnelles érigées canoniquement au profit de ces fidèles, à une évaluation appropriée de leur utilité réelle pour la croissance spirituelle, et décidera s’il faut les maintenir ou non. »

La réserve est d’ailleurs supprimée dans son ensemble, puisque la commission Ecclesia Dei disparaît (article 6) : « Les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique, érigés à l’époque par la Commission pontificale Ecclesia Dei, passent sous la compétence de la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique. »

Interdit aux migrants

Alors que le pape ne cesse de s’occuper de tous types de migrants, les prisons qu’il installe ont des frontières murées, infranchissables du dehors.

Pour être sûr de ne pas voir se constituer des réserves sauvages, le pape interdit toute extension de la prison (article 3, alinéa 6) : « L’évêque (…) veillera à ne pas autoriser la constitution de nouveaux groupes. »

Cette mesure s’apparente aussi à une stérilisation : ces sauvages du passé doivent disparaître, il leur est interdit de se reproduire et de pérenniser leur espèce.

Cette stérilisation concerne également les prêtres qui seront ordonnés dans le futur (article 4) : « Les prêtres ordonnés après la publication de ce Motu proprio, qui ont l’intention de célébrer avec le Missale Romanum de 1962, doivent en faire la demande formelle à l’évêque diocésain qui consultera le Siège Apostolique avant d’accorder l’autorisation. »

Quant aux prêtres bénéficiant déjà d’une autorisation, il leur faudra désormais un renouvellement de leur passe « célébratoire », qui s’apparente à un visa temporaire (article 5) : « Les prêtres qui célèbrent déjà selon le Missale Romanum de 1962 demanderont à l’évêque diocésain l’autorisation de continuer à faire usage de la faculté. »

Ainsi, s’il s’agit de brider, de réduire voire de détruire les groupes, les évêques ont carte blanche, mais s’il faut autoriser, le pape ne leur fait pas confiance : il faut passer par Rome.

Alors que des dizaines de prêtres, souvent soutenus par leurs évêques, ont nargué la Congrégation pour la doctrine de la foi en « bénissant » des couples homosexuels, sans aucune réaction romaine, si ce n’est une approbation voilée de François à travers son message au P. Martin, les futurs prêtres seront étroitement surveillés s’ils songent à célébrer selon la messe de saint Pie V.

Evidemment, il est plus facile de masquer son manque d’autorité en terrorisant des fidèles qui ne résisteront pas, que de réduire le schisme allemand. A croire qu’il n’y avait rien de plus urgent que de frapper cette partie du troupeau…

Vaccination contre le lefebvrisme

La grande peur de la contamination par le virus lefebvriste est exorcisée par le vaccin Vat. II  – du laboratoire Moderno – obligatoire (article 3, alinéa 1) : « L’évêque (…) veillera à ce que de tels groupes n’excluent pas la validité et la légitimité de la réforme liturgique, des dispositions du Concile Vatican II et du Magistère des Souverains Pontifes. »

Et tout ce qui pourrait être source d’infection potentielle est éliminé sans pitié (article 8) : « Les normes, instructions, concessions et coutumes antérieures, qui ne sont pas conformes aux dispositions du présent Motu Proprio, sont abrogées. »

Emporté par son élan, le pape en arrive presque à dire que c’est l’ancienne messe qui est un dangereux virus dont il faut se protéger. Ainsi, à l’article 1 est-il précisé : « Les livres liturgiques promulgués par les saints Pontifes Paul VI et Jean Paul II, conformément aux décrets du Concile Vatican II, sont la seule expression de la lex orandi du Rite Romain. »

Si le Novus ordo est la seule expression de la lex orandi, comment qualifier la messe tridentine ? Est-elle en état d’apesanteur liturgique ou canonique ? N’a-t-elle-même pas droit à la place qu’occupent encore le rite dominicain, le rite ambrosien ou le rite lyonnais dans l’Eglise latine ?

C’est ce qui semble ressortir de ce que dit le pape dans la lettre qui accompagne le motu proprio. Sans sembler se douter du paralogisme qu’il commet, il écrit : « Je suis conforté dans cette décision par le fait qu’après le Concile de Trente, saint Pie V a également abrogé tous les rites qui ne pouvaient se prévaloir d’une antiquité avérée, établissant un seul Missale Romanum pour toute l’Eglise latine. Pendant quatre siècles, ce Missale Romanum promulgué par saint Pie V a donc été la principale expression de la lex orandi du Rite romain, remplissant une fonction unificatrice dans l’Eglise. »

La conclusion logique qui découle de cette comparaison est que ce rite doit être maintenu. D’autant que la bulle Quo primum de saint Pie V le protège contre toute attaque.

Ce qu’a d’ailleurs confirmé la commission de cardinaux réunis par Jean-Paul II, qui ont affirmé à la quasi-unanimité (8 sur 9) qu’un évêque ne pouvait empêcher un prêtre de la célébrer, après avoir constaté à l’unanimité qu’elle n’avait jamais été interdite.

Et ce que le pape Benoît XVI a accepté et entériné dans Summorum pontificum.

Mais pour François, les rites anciens maintenus par saint Pie V, y compris la messe dite tridentine, n’ont aucune valeur unificatrice, semble-t-il. Le nouveau rite et lui seul, avec ses cinquante ans d’existence, ses variations infinies et ses abus innombrables, est capable de donner une unité liturgique à l’Eglise. Le contresens est flagrant.

Revenant à son idée d’élimination de l’espèce, le pape peut écrire aux évêques : « Avant tout, il vous appartient d’œuvrer pour le retour à une forme unitaire de célébration, en vérifiant au cas par cas la réalité des groupes qui célèbrent avec ce Missale Romanum. »

Une loi manifestement opposée au bien commun

L’impression générale qui se dégage de ces documents – motu proprio et lettre du pape l’accompagnant – donne le sentiment d’un sectarisme doublé d’un abus de pouvoir avéré.

La messe traditionnelle appartenant à la partie la plus intime du bien commun de l’Eglise, la brider, la rejeter dans des ghettos et finalement programmer sa disparition, ne peut avoir aucune légitimité. Cette loi n’est pas une loi de l’Eglise parce que, comme dit saint Thomas, il n’y a pas de loi valable contre le bien commun.

Il y a de plus, dans les tenants et aboutissants, une teinte évidente de la hargne que manifestent certains enragés de la réforme liturgique contre la messe traditionnelle. La faillite de cette réforme est soulignée, comme dans un clair-obscur, par la réussite de la Tradition et de la messe tridentine.

C’est pourquoi ils ne peuvent la supporter. S’imaginant sans doute que sa disparition totale fera revenir les fidèles dans les églises vidées du sacré. Tragique méprise. Le magnifique essor de cette célébration digne de Dieu ne fait que souligner leur indigence : elle n’est pas la cause de la désertification produite par le nouveau rite.

Il reste que ce motu proprio, qui finira tôt ou tard dans les oubliettes de l’histoire de l’Eglise, n’est pas une bonne nouvelle en soi : il marque un coup d’arrêt dans la réappropriation de sa Tradition par l’Eglise, et il retardera d’autant la fin de la crise qui dure déjà depuis plus de soixante ans.

Quant à la Fraternité Saint-Pie X, elle y trouve une nouvelle raison de fidélité à son fondateur, Mgr Marcel Lefebvre, et d’admiration de sa clairvoyance, de sa prudence et de sa foi.

Tandis que la messe traditionnelle est en voie d’élimination et que les promesses faites aux sociétés Ecclesia Dei sont si bien tenues, elle trouve dans la liberté que lui a léguée l’évêque de fer, la possibilité de continuer à combattre pour la foi et le règne du Christ-Roi.

Michel Onfray : “François préfère les églises vides avec ses thèses que pleines avec celles de Benoît XVI”

Michel Onfray, bien qu’athée, a publié une tribune dans Le Figaro pour défendre la célébration de la messe traditionnelle :

Je suis athée, on le sait, mais la vie de l’Église catholique m’intéresse parce qu’elle donne le pouls de notre civilisation judéo-chrétienne bien mal en point. Car si Dieu n’est pas de mon monde, mon monde est celui qu’a rendu possible le Dieu des chrétiens. Quoi qu’en disent ceux qui pensent que la France commence avec la Déclaration des droits de l’homme, ce qui est aussi stupide que de croire que la Russie est née en octobre 1917, le christianisme a façonné une civilisation qui est la mienne et dont j’estime que je peux l’aimer et la défendre sans battre ma coulpe, sans avoir à demander pardon pour ses fautes, sans attendre une rédemption après confession, contrition et agenouillement. C’est fou comme ceux qui répugnent au christianisme en disant qu’il n’a pas eu lieu s’en trouvent imprégnés comme de rhum le baba que l’on sait!

Benoît XVI fut un pape philosophe formé à l’herméneutique et à la phénoménologie allemande. Il a également lu les auteurs catholiques français dans le texte. Son Jésus de Nazareth (2012) s’inscrit dans l’histoire de l’idéalisme allemand, notamment de l’hégélianisme qu’on dit de droite pour le distinguer de celui qui, dit de gauche, conduit au jeune Marx.

Le pape François n’est pas de ce niveau théologique, loin s’en faut. Mais il ne manque pas de la rouerie jésuitique qui fait que, venant de la Compagnie de Jésus, il choisit pour nom de souverain pontife celui qui se trouve le plus à l’opposé des intrigues et des antichambres du pouvoir où les jésuites aiment à se trouver, à savoir celui de François d’Assise. Jorge Mario Bergoglio, chimiste de formation, vient du péronisme ; Joseph Ratzinger, théologien de formation, de l’antinazisme.

À mes yeux, l’acte majeur du pape Benoît XVI a été le discours de Ratisbonne où, le 12 septembre 2006, dans l’université allemande où il a été professeur, il a fait son travail de pape en estimant que le christianisme et l’islam entretiennent par les textes une relation antinomique, notamment sur l’articulation entre foi et raison, mais également sur la question de la violence en général et sur celle du djihad en particulier. Je dis par les textes car c’était ici son souci, il présentait en effet l’exégèse personnelle d’un dialogue situé au début du XV siècle entre l’empereur Byzantin Manuel II Paléologue et un érudit persan. L’invitation à réfléchir sur cette question fut prise pour une insulte planétaire faite à l’islam…

L’acte majeur du pape François est, toujours selon moi, de s’être fait photographier devant un crucifix sur lequel Jésus porte le gilet de sauvetage orange des migrants. C’est ici l’icône triomphante de Vatican II qui congédie tout sacré et toute transcendance au profit d’une moraline tartinée de façon planétaire comme une gourmandise de scout.

C’est selon cette logique qu’il faut comprendre la décision du pape François d’abroger, disons-le dans un terme profane, la décision prise par Benoit XVI de permettre la messe en latin, dite messe Tridentine, pour ceux qui le souhaitent. Dans Summorum pontificum, Benoît XVI libéralisait la messe dite de Pie V. Dans Traditionis custodes, François efface cette libéralité. Benoît XVI voulait dépasser le schisme avec les traditionalistes, François va le restaurer en prétextant bien sûr, jésuite un jour, jésuite toujours, qu’il entend de cette façon réunir ce qu’il sépare. Les vocations chutent avec Vatican II. Mais les religieux qui conservent le rite latin ne connaissent pas la désaffection,mieux, ils remplissent les séminaires. Le pape François préfère les églises vides avec ses thèses que pleines avec celles de Benoît XVI.

Séparer n’est-ce pas la fonction dévolue… au diable? L’étymologie témoigne. Si j’avais la foi catholique, je ne pourrais m’empêcher de penser à l’Épître de Jean qui dit: «Tout esprit qui divise Jésus-Christ n’est point de Dieu ; et c’est là l’Antéchrist, dont vous avez entendu dire qu’il doit venir ; et il est déjà maintenant dans le monde.» (I.4:3).

Ce qui se joue dans cette affaire, c’est la suite de Vatican II, autrement dit l’abolition du sacré et de la transcendance. La laïcisation du rite réduit à une liturgie dont La vie est un long fleuve tranquille a montré toute la puissance avec son curé cool qui joue de la guitare et chante bêtassement «Jésus, Jé-é-é-é-sus, reviens». On peut préférer le chant grégorien sans être pour autant un nostalgique de Vichy…

Or le génie du christianisme, les différents conciles sur la possibilité ou non de figurer le christ témoignent, a été de rendre possible une civilisation de l’allégorie, de la symbolique, de la métaphore. Le génie juif se trouve dans l’herméneutique, celui du christianisme dans l’explication des paraboles. Les juifs inventent l’herméneutique pour les plus savants, les rabbins lecteurs de la kabbale ;les chrétiens élaborent l’herméneutique populaire, pour les fidèles à qui l’on raconte des histoires à déchiffrer avec l’histoire sainte. Notre civilisation de l’image, de la raison explicative, de la philosophie séparée de la théologie, procède de ce monde-là.

La messe en latin est le patrimoine du temps généalogique de notre civilisation. Elle hérite historiquement et spirituellement d’un long lignage sacré de rituels, de célébrations, de prières, le tout cristallisé dans une forme qui offre un spectacle total – un Gesamtkunstwerk, pour utiliser un mot qui relève de l’esthétique romantique allemande.

Pour ceux qui croient en Dieu, la messe en latin est à la messe du Long fleuve tranquille celle que semble affectionner le pape François, ce qu’est la basilique romaine contemporaine de saint Augustin à une salle polyvalente dans une barre d’immeubles à Aubervilliers: on y chercherait en vain le sacré et la transcendance. Quelle spiritualité dans ces cas-là?

Disons-le de façon énigmatique, le pape François fait bien ce pour quoi il est là où il se trouve… Ajoutons d’une façon tout aussi énigmatique, mais pas tant que ça, qu’on se demande pourquoi nous vivons dans une époque avec deux papes.

Abbé Alexis Garnier : « Cette forme extraordinaire dans l’Eglise est-elle une richesse et un trésor ou doit-on la considérer comme une parenthèse ? »

KTO a organisé une édition spéciale ce dimanche 18 juillet sur le nouveau Motu Proprio du pape François avec Mgr Olivier Leborgne, évêque d’Arras et vice-président de la Conférence des évêques de France (CEF), Christophe Geffroy, directeur du magazine La Nef et l’abbé Alexis Garnier, prêtre de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre et aumônier général de Notre-Dame de Chrétienté. Animée par Philippine de Saint Pierre :

Lettre au Président de la République suite à son adresse aux Français du 12 juillet

D’Alliance pour la France :

Monsieur le Président,

Dans votre adresse aux Français du 12 juillet 2021, vous avez donné à votre mandat une tournure inattendue qui a littéralement pétrifié une partie de la population et contribué à une colère que, de mémoire, j’ai rarement vue ou ressentie en France. Cette colère, je m’en suis fait l’écho dans mes écrits et je ne vous ai pas épargné. Les Français vous l’ont exprimée dans la rue, ce samedi 17 juillet, avec une force que vous ne pouvez ignorer. Je ne quitterai, dans la présente lettre, ni le ton du respect dû à votre fonction, ni la courtoisie inhérente au savoir vivre français et à la politesse que des siècles ont contribué à forger. Néanmoins, votre allocution du 12 juillet, par la rupture historique qu’elle introduit dans notre citoyenneté, dans notre culture juridique, dans notre mode d’être français, appelle – c’est un devoir – une réponse.

Vous avez annoncé, non une vaccination obligatoire, mais l’obligation de présenter un Pass sanitaire dans de nombreux lieux recevant du public, des lieux de loisirs aux lieux d’approvisionnement alimentaire, ce dernier point constituant un précédent. Ce Pass sanitaire est constitué soit d’un document prouvant l’administration d’une deuxième injection, soit d’un test PCR, soit d’une attestation d’immunité pour ceux qui auraient contracté le Covid-19.

Or, la décision que vous avez prise n’est aucunement motivée par une létalité forte et globale du virus – motif qui serait médicalement tout à fait recevable et pourrait justifier des mesures d’exception. Le motif invoqué est de nature technique et gestionnaire : il s’agit d’éviter, de façon prévisionnelle, l’engorgement des services d’urgence pour un patient atteint du Covid-19 et qui présenterait une détresse respiratoire. Si la préoccupation est tout à fait louable et médicalement nécessaire, on ne peut qu’observer une disproportion flagrante entre les moyens et les fins. Vous acceptez de mettre en balance la restriction de libertés publiques fondamentales et les défauts d’organisation de services. A bien y réfléchir, le fondement de votre décision est non seulement constitutif d’une erreur manifeste d’appréciation – le taux d’occupation des lits en service d’urgence est, au moment où j’écris ces lignes, de 18% –  mais relève surtout d’une disproportion coupable entre l’action publique et les fins poursuivies. Vous me semblez pris dans le cercle vicieux d’une hybris technocratique qui n’envisage la problématique – foncièrement médicale – du Covid-19 que sous l’angle gestionnaire et organisationnel. Ainsi, ce qui frappe et heurte le bon sens de nombreux médecins dans cette crise, est l’occultation manifeste de l’approche médicale (la qualité du diagnostic, la connaissance de la maladie, la stratégie, non de vaccination, mais de traitement) au profit d’une approche technocratique, qui se condamne elle-même à l’échec.

La vertu cardinale d’un chef d’Etat est la prudence et, conséquemment, la juste proportion entre les moyens et les fins. Force est de constater, Monsieur le Président, que vous avez perdu la boussole.  Sur la base d’un diagnostic faux, vous engagez les Français dans la voie d’un traitement politique qui crée, que vous le souhaitiez ou non, une double citoyenneté, un double droit. L’indivisibilité de la République et l’unité du peuple français, que vous devriez pourtant défendre, sont en souffrance. Vous blessez le socle sur lequel repose la Nation. Je me retrouve dans une situation paradoxale et assez savoureuse :  défendre des principes républicains auxquels je ne crois pas et que vous foulez aux pieds dans l’indifférence voire l’approbation aveugle de la plupart de nos concitoyens, y compris et surtout, ceux qui vous ont donné leurs suffrages.

La décision que vous avez prise est disruptive à n’en pas douter. Vous avez fondé les principes de votre mandat sur la méthode agile appliquée à la politique, la disruption permanente, la destruction créatrice, le chaos dont doit émerger un ordre nouveau. Ces principes sont ceux développés par Klaus Schwab dans le Great Reset. Lors de votre intervention, j’ai trouvé frappante la proximité voire l’effet de miroir entre votre allocution et les principes défendus par le Président du Forum Economique Mondial. Je ne puis m’empêcher de trouver, dans les mesures que vous avez dernièrement prises, un alignement sur des modèles étrangers en particulier le modèle chinois et notamment la stratégie du « tester – tracer – isoler » dont certains de vos soutiens ont donné des formulations caricaturales voire grotesques. Or, chaque nation – qui est mieux placé que vous pour le savoir ? – a son génie. La France, ce n’est pas la Chine et son destin ne se décide pas en dehors de ses murs. Le Chef de l’Etat a une mission inaliénable : celle de défendre corps et âme l’indépendance de la France. Les mesures que vous venez de prendre sont une course effrénée pour nous soumettre à un ordre qui n’est pas le nôtre. Cette politique sanitaire montre, avec une terrible évidence, que vous ne croyez plus en la France. Vous la videz de sa substance. Vous en animez, sans conviction, le corps mourant pour le livrer à des vautours qui ne veulent que sa disparition afin d’y substituer une humanité nouvelle, unifiée et standardisée. Vous vous soumettez au contrat social mondialiste, défendu par Klaus Schwab, qui ne veut pas ou plus – c’est frappant dans son livre – la disparition des nations mais leur soumission intégrale à un ordre confédéral animé par les experts, la « science » et une technocratie décisionnelle et, pour tout dire, tyrannique. Monsieur le Président, remettons, je vous en conjure, chacun à sa place. Les experts sont consultés, écoutés, parfois suivis, mais en aucun cas ils ne font la politique de la France. Vous êtes le Président de la République française. Certes, d’une certaine manière ce n’est déjà plus la France mais vous avez entre vos mains le destin d’un pays qui a traversé glorieusement l’histoire. Elle ne serait plus que la main d’un cerveau qui est ailleurs ? Mais quel homme politique – si ce terme politique a encore aujourd’hui un sens – accepterait cet état de fait ? Que cherchez-vous dans cette « séquence » sanitaire ? A être le bon élève de Davos ? A gravir les échelons du tableau d’honneur des soumis ? Ressaisissez-vous et ressaisissez-nous car vous lâchez la France et son peuple !

Monsieur le Président, vous vous êtes adressé, lundi 12 juillet, au peuple français comme on s’adresse à un enfant. J’en ai personnellement ressenti – comme beaucoup de compatriotes – une profonde humiliation. Je sais bien que la méthode employée est celle de la peur, du saisissement initial et collectif pour susciter la réaction souhaitée : c’est la fabrique du consentement qui devient malheureusement constitutif de tout l’agir politique dans les démocraties modernes. Le Demos est pour vous un in-fans qu’il faut intimider, domestiquer. Vous en avez fait, ce lundi, la démonstration la plus détestable de cette grossière méthode coercitive. Vos collaborateurs ont de surcroît fait état d’une satisfaction cynique lors des inscriptions fiévreuses à la vaccination, le lundi 12 juillet et le mardi 13 juillet, suggérant de ce fait que le bâton avait frappé juste. Vous prenez le peuple français pour ce qu’il n’est pas. Il n’est pas le fils de Louis-Philippe, de la IIIème République, de Vincent Auriol, de Jean Monnet ou même de de Gaulle. Il va puiser la force de son génie dans l’Empire Romain, dans les Rois qui ont fait sa fierté et sa grandeur. Il est le peuple qui se lève lorsque sa liberté et son indépendance sont en danger. Il est aussi, quand les circonstances historiques le permettent, le peuple qui conquiert, sûr de sa force et du génie de ses pères. Comment avez-vous osé ainsi parler à ce peuple ? Vous donnez l’impression de rater l’essence du génie français. Vous n’avez pas compris ce qui s’est joué avec les Gilets Jaunes lors des premiers mois, en novembre et décembre 2018. Le peuple français ne peut accepter sa mise à mort programmée par une immigration incontrôlée, par une mondialisation qui liquide tout son patrimoine et sa culture, par des mesures iniques qui le repoussent à la périphérie de sa Patrie alors qu’il est le cœur de cette âme vibrante de la France.

Parce que vous êtes, non seulement le Président de la République, mais parce que vous avez entre vos mains, aujourd’hui, le destin de la France et de son peuple, je vous demande de profundis de suspendre les mesures relatives au Pass sanitaire, de renoncer à une politique qui rabaisse la France aux yeux du monde, car le monde entier voit aujourd’hui l’humiliation du peuple français et la déplore, à n’en pas douter.

En espérant que vous saurez entendre l’inquiétude sincère d’un simple citoyen quant au destin de la France et de son peuple, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma très haute considération.

Dans le Haut Anjou, plus de 60 fidèles pour une messe traditionnelle dans un village de 200 âmes

Reçu d’un lecteur :

A l’église Saint Jacques de Chemire-sur-Sarthe, une petite église du XIIème siècle réputée pour son clocher tors, aux confins du Maine-et-Loire, de la Mayenne et de la Sarthe (entre Sablé-sur-Sarthe, Château-Gontier et le Lion d’Angers), plus de 60 fidèles étaient réunis ce dimanche 18 juillet, dans ce village de 200 âmes pour la célébration de la messe dominicale selon la forme extraordinaire du rite romain.

A l’heure où les églises de Maine-et-Loire sont menacés de destruction comme en témoigne le récent article du Salon beige sur le sujet ; à l’heure où la multiplication des messes selon la forme extraordinaire du rite romain est menacée par le Motu Proprio du Pape François ; à l’heure où la démographie des prêtres du diocèse d’Angers inquiète sur l’avenir de l’Eglise dans l’Ouest, il est heureux de voir que de nombreuses familles de ce secteur témoignent de la vivacité et de la jeunesse des catholiques attachés à la messe traditionnelle dans cette région reculée de l’Ouest de la France.

Cette messe à Chemiré sur Sarthe, la troisième depuis un an, s’est conclue par un déjeuner champêtre dans le parc arboré du village. Elle pourrait permettre à ces fidèles de se constituer en groupe pour demander à l’évêque d’Angers de bénéficier plus régulièrement de la messe traditionnelle dans ce secteur.

Un bel événement qu’il serait souhaitable de voir se répéter et s’amplifier, là-bas et partout en France.

Le pape érige un mur pour empêcher de découvrir la richesse de la messe tridentine

Communiqué de Jean de Tauriers, président de l’association Notre-Dame de Chrétienté :

Notre-Dame de Chrétienté exprime sa grande tristesse devant le motu proprio Traditionis Custodes du Pape François qui ne montre que mépris pour les catholiques dits traditionalistes. Nous prierons tout particulièrement pour le pape émérite Benoît XVI qui, de son vivant, voit balayer son œuvre de réconciliation.

Le pèlerinage traditionnel de chrétienté créé en 1983 avait cru aux promesses de Saint Jean-Paul II et du cardinal Ratzinger en 1988 « Vous avez toute votre place dans l’Eglise, comme vous êtes ». Manifestement, la situation a changé et l’urgence est maintenant de rallumer la guerre liturgique. L’argument invoqué laisse pantois : mettre sous contrôle les jeunes prêtres diocésains attirés par la messe traditionnelle ! L’intention du pape est d’ériger un mur pour empêcher de découvrir la richesse de la spiritualité de la messe tridentine !

Au-delà de la colère que nous arriverons bien à contrôler, dans cette situation pénible nous restons confiants. Le cléricalisme-caporalisme ne fonctionne jamais très bien, le motu proprio sera difficilement applicable dans une Église qui se trouve dans une situation catastrophique et qui a bien d’autres difficultés : ce que le Vatican feint de ne pas voir.

Notre-Dame de Chrétienté continuera de réunir des milliers de pèlerins, peu importe finalement que le temps soit à la persécution … nous l’avons déjà connue, ai-je envie d’ajouter. Nous nous adapterons aux intempéries, covid, motu proprio, … comme toujours, en marchant et priant pour la Sainte Eglise, nos patries et l’espérance de notre salut.

Notre-Dame de la Sainte Espérance, convertissez-nous.

Très Sainte-Vierge, aidez le Pape François dans son pontificat.

Saint Joseph, protégez l’Eglise.

Jean de Tauriers

Président NDC

Manifestations devant la nonciature pour la messe traditionnelle

Christian Marquant annonce dans Paix Liturgique :

Nous ne pensons pas que la publication du 16 juillet 2021 du motu proprio Traditionis Custodes, qui constitue une véritable déclaration de guerre et de haine à l’endroit du monde traditionnel en supprimant les effets pacifiant de Summorum Pontificum, modifiera la situation des fidèles et des communautés, mais il faut le prendre surtout comme un acte pathétique d’un pontificat finissant qui ignore les réalités du terrain.

Mais malgré cette espérance et cette conviction, si la tentative de mise à mort de la tradition in ecclesia passait aux actes, nous nous retrouverions dans une situation de chaos terrible  qui ne pourrait en aucun cas aboutir à la disparition des catholiques qui désirent vivre leur Foi au rythme de la liturgie et du catéchisme traditionnel. […]

Nous avons organisé aujourd’hui 17 juillet 2021 à 14h30 une première manifestation pacifique, spontanée et symbolique  de 8 personnes devant la nonciature apostolique à Paris au 10 avenue du Président Wilson. Cette réaction devrait-être la première d’une présence hebdomadaire régulière devant l’ambassade du Saint-Siège en France aussi longtemps que ne s’instaurera pas une authentique Paix au sein de l’Eglise.

C’est arrivé un 18 juillet…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 18 juillet : saints du jour français ou en France.
    • St Arnoul, évêque de Metz († 640)

À Metz, en 640, saint Arnoul, évêque, qui fut conseiller de Dagobert, roi d’Austrasie, et, après avoir déposé sa charge, mena dans les Vosges une vie d’ermite.

  • Bx Jean-Baptiste de Bruxelles, prêtre et martyr († 1794)

Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jean-Baptiste de Bruxelles, prêtre de Limoges et martyr. Sous la Révolution française, en raison de son sacerdoce, malgré son âge et ses infirmités, il fut détenu dans des conditions inhumaines sur un bateau négrier, et y mourut du scorbut

  • le 18 juillet 1100 : décès de Godefroy de Bouillon, premier roi chrétien de Jérusalem.

Voir la chronique du 14 juillet.

  • le 18 juillet 1216 : élection du pape Honorius III.
  • le 18 juillet 1270 : débarquement de l’armée royale et de Saint Louis sur les plages de Carthage, début de la huitième croisade.
  • le 18 juillet 1323 : canonisation de saint Thomas d’Aquin par le pape Jean XXII.

Voir la chronique du 7 mars.

  • le 18 juillet 1721 : décès d’Antoine Watteau, peintre français.

Pèlerinage à l’île de Cythère.

Antoine Watteau représente souvent le théâtre dans ses tableaux, que ce soit à travers les rideaux lourds ou les thèmes. Ses tableaux les plus célèbres sont Pierrot, Pèlerinage à l’île de Cythère.

  • le 18 juillet 1809 : Napoléon écrit à Fouché :

“Je suis fâché qu’on ait arrêté le Pape ; c’est une grande folie… Mais enfin, il n’y a point de remède ; ce qui est fait est fait”.

Pourquoi ne pas l’avoir libéré immédiatement alors?

  • le 18 juillet 1830 : apparitions de Notre Dame à Sainte Catherine Labouré en la chapelle Notre-Dame-de-la-Médaille-miraculeuse de la rue du Bac.

De juillet à décembre 1830 sœur Catherine, jeune “novice” des Filles de la Charité, reçoit l’immense faveur de s’entretenir trois fois avec la Vierge Marie. Catherine Labouré raconte que ce jour en la Saint-Vincent, elle est réveillée par un petit enfant qui lui dit :

« Ma sœur, tout le monde dort bien ; venez à la chapelle ; la Sainte Vierge vous attend. »

Croyant rêver, Catherine se lève, s’habille et suit l’enfant « portant des rayons de clarté partout où il passait ». Arrivée à la chapelle, Catherine entend bientôt « comme le froufrou d’une robe de soie ». La Sainte Vierge est là, resplendissante, et lui parle pendant deux heures, lui confiant que Dieu a une difficile mission pour elle.

« Venez au pied de cet autel. Là, les grâces seront répandues sur toutes les personnes qui les demanderont avec confiance et ferveur.»

Cf. les chroniques du 6 juin et du 27 novembre.

  • le 18 juillet 1870 : le Concile de Vatican I définit le dogme de l’infaillibilité pontificale.

Le pape Pie IX

Le 1er concile œcuménique du Vatican se tient du 8 décembre 1869 au 20 octobre 1870. Convoqué par Pie IX, il condamne le modernisme et définit l’infaillibilité pontificale ; mais il est interrompu, quand les troupes italiennes envahissent Rome. Suspendu sine die, il n’est jamais re-convoqué. Le 18 juillet 1870, Pie IX peut malgré tout définir que le double dogme de la primauté universelle de droit divin et l’infaillibilité pontificale étaient des vérités de foi divinement révélées.

  • le 18 juillet 1918 : offensive alliée lors de la seconde bataille de la Marne.

La seconde bataille de la Marne se déroule principalement du 15 au 20 juillet 1918. La plus grande offensive allemande de la Première Guerre mondiale au cours de la deuxième bataille de la Marne est stoppée par une contre-offensive alliée. Mais qui se rappelle que le généralissime Foch, en présence de tout son Etat-major a consacré, le 9 juillet précédent, les armées françaises et alliées au Sacré Cœur de Jésus ! Ce même jour, ils entament une neuvaine qui s’achève justement le 18 juillet, date du début de l’offensive donnant la victoire finale à la France et aux alliés.

Le 7 août tout le territoire est aux mains des alliés. Voir les chroniques du 20, du 26 mars, du 9, du 15 et du 18 juillet.

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