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C’est arrivé un 15 juillet…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 15 juillet : saints du jour français ou en France.
    • St Gombert, chorévèque († VIII s.)

Au monastère d’Ansbach en Franconie, au VIIIe siècle, saint Gombert, chorévêque, qui établit cette maison religieuse dans sa propriété.

  • Bx Michel-Bernard Marchand, prêtre et martyr († 1794)

Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Michel-Bernard Marchand, prêtre de Rouen et martyr. Pendant la Révolution française, à cause de son sacerdoce, il fut détenu sur un bateau négrier et mourut de maladie.

  • Bse Anne-Marie Javouhey, vierge et fondatrice de la Congrégation : « Sœurs de Saint-Joseph de Cluny » († 1851)

Anne-Marie Javouhey naît à Jallanges (en Bourgogne, France). Dès 15 ans, elle se mit à soigner les malades et à instruire les enfants de son village. Pendant la Révolution, elle aidait les prêtres réfractaires en leur donnant des caches.

À 19 ans, elle veut être religieuse, mais ses essais restant infructueux, elle décida de créer une école à Châlons-sur-Saône avec ses trois sœurs. Dans le même temps, elle fonde une congrégation qu’elle nommera « Sœurs de Saint-Joseph de Cluny ».

Elle établira plusieurs fondations en France mais s’intéressera très vite aux missions et orientera sa congrégation dans ce sens, en faisant ainsi le premier ordre de femmes missionnaires. Elle enverra ses religieuses au Sénégal, en Guyane, dans les Antilles… Là, ses sœurs créeront des écoles et enseigneront aux esclaves, l’agriculture, l’économie, etc. les préparant déjà à leur liberté.

Elle meurt à Paris le 15 juillet 1851 et est béatifiée par le vénérable Pie XII en 1950.

  • le 15 juillet 1024 : intronisation du pape Jean XIX.
  • le 15 juillet 1575 : l’ordre des Oratoriens confirmé par le pape.

L’ordre des Oratoriens, appelé également l’Oratoire de l’amour divin, est fondé par Philippe Néri, à Rome, au XVIe siècle. Il s’agit d’une société de vie apostolique catholique, dont l’objectif est d’œuvrer à la sanctification de ses membres ainsi qu’à celle de son prochain, par l’enseignement et la prédication. Le pape Grégoire XIII érige de manière canonique cet ordre, le 15 juillet 1575 ; dont la règle est approuvée en 1612 par Paul V.

  • le 15 juillet 1588 : édit d’Union entre le Roi Henri III et la sainte Ligue catholique.

Par ce traité, signé à Rouen, le Roi s’engage à respecter les lois fondamentales du Royaume, entre autres la loi de catholicité, qui interdit à un prince non catholique l’accès au trône de France. Henri, duc de Guise, dit le Balafré, lieutenant général des armées du royaume aurait hérité l’héritier du Royaume si le prince de Navarre ne s’était pas converti.

  • le 15 juillet 1620 : Louis XIII reçoit des mains des échevins les clés de la ville et entre solennellement dans Caen.
  • le 15 juillet 1789 : Jean Sylvain Bailly est nommé maire de la Commune de Paris.

Jean Sylvain Bailly, naît le 15 septembre 1736 à Paris et y meurt guillotiné le 12 novembre 1793. C’est un mathématicien, astronome, littérateur et homme politique français. Il est le premier maire de Paris. Appelé à témoigner lors du procès de Marie-Antoinette, il refuse de le faire à charge et dépose en sa faveur, ce qui le conduit à sa perte. C’est aussi lui qui fait tirer sur la foule le 17 juillet 1791, au Champ de Mars.

  • le 15 juillet 1796 : fin de la Guerre de Vendée.

Après l’exécution des derniers généraux de l’armée Royale Catholique, Charette et Stofflet, le Directoire annonce la fin des troubles dans l’ouest. La région, victime d’un génocide, toujours pas reconnu par le régime républicain français, met de nombreuses années à s’en remettre. La tentative de soulèvement en 1800 échoue, car la liberté religieuse est, de fait, reconnue par Paris.

L’holocauste Vendéen, dû à la fin des libertés religieuses, aura fait 117 000 morts/815 000 habitants ; 10 000 maisons détruites sur 50 000 existantes selon Reynald Sécher dans Le génocide franco-français, la Vendée Vengée, 600 000 Français selon une lettre du général Hoche au ministre de l’Intérieur en date du 2 février 1796. Il faut attendre Louis-Philippe pour que se mette en œuvre une nouvelle version de l’histoire, qui devient la version officielle jusqu’à notre époque. On a attendu la disparition du plus grand nombre de témoins pour persuader le bon public que les criminels révolutionnaires étaient des philanthropes. Et comme aujourd’hui, il est impossible de faire disparaître ou d’expliquer le crime, on préfère le nier et le banaliser. Le mémoricide d’aujourd’hui vient achever le génocide.

  • 15 juillet 1801: nouveau Concordat entre l’état français et l’Eglise catholique.

Le Concordat du 16 juillet 1801, négocié par l’abbé Bernier met fin à « une guerre de Géants », expression de Napoléon, qui affirme par ailleurs « qu’il aurait été fier d’être Vendéen ». Avec cet accord, la paix revient en France ; les paysans retrouvent leurs bons prêtres, Bonaparte suspend les levées d’hommes et la chouannerie perd toute assise populaire: il ne lui reste que la solution du putsch ou de l’attentat pour faire disparaître l’usurpateur. Mais Cadoudal est guillotiné le 25 juin 1804, voir la chronique du jour.

Le texte déclare la religion catholique “religion de la grande majorité des citoyens français” et abolit la loi de 1795 séparant l’Église de l’État. En contrepartie, le Saint-Siège reconnaît le Consulat et accepte que les évêques soient nommés par le Premier consul, Napoléon Bonaparte. La signature du Concordat met fin à 10 ans de guerre civile, mais pas aux luttes entre le Vatican et la France. Elle assure le retour de la paix religieuse dans le pays. Le Concordat est promulgué le 8 avril 1802 et Pie VII assiste au sacre de Napoléon en 1804.

  • le 15 juillet 1869 : brevet de la margarine.

Le chimiste français Hippolyte Mège-Mauriés remporte le concours lancé par Napoléon III pour trouver un produit de substitution au beurre. Il dépose le brevet de son invention, faite à partir d’huiles et de graisses végétales. Il a ainsi mis au point l’oléomargarine baptisée simplement “margarine” du nom grec “margaritari” signifiant “perle”. La margarine est au départ destinée à la marine française.

  • le 15 juillet 1918 : seconde Victoire de la Marne.

Quatre ans après le miracle de la Marne, commence la seconde bataille de la Marne qui dure du 15 au 20 juillet 1918, et cause 200 000 pertes humaines. Il est indispensable de rappeler que le 9 juillet le Généralissime Foch avec tout son Etat-major a consacré l’armée française et les armées alliées au Sacré-Cœur de Jésus et a entamé une neuvaine qui s’achève le 18 (voir les chroniques de ces deux jours).

Le 21 mars 1918, Ludendorff a déclenché l’Opération Michael contre les forces françaises et britanniques (cf. la chronique du jour). Il s’agit d’une série d’opérations localisées entre la Champagne et les Flandres. Les alliés sont enfoncés partout et Foch, pour combler les brèches, est obligé d’annuler son offensive avec les troupes françaises. Cherchant à atteindre Paris Ludendorff lance une énorme offensive : c’est l’Opération Friedensturm («assaut pour la Paix»).

Les reconnaissances aériennes, qui repèrent les ponts jetés sur la Marne, enlèvent l’effet de surprise aux Allemands. Les Allemands ne percent nulle part ; pire la contre offensive de Foch menée par la Xe Armée française du fougueux général Mangin enfonce le front allemand dès le 18 juillet 1918, sur une ligne de 55 km, allant de Bouresches à Pernant, les généraux Mangin et Degoutte déclenchent une formidable préparation d’artillerie suivie d’attaque de près de 500 chars d’assaut FT-7. A midi les Français ont conquis 10 Km de profondeur sur toute la largeur du front d’attaque.

Le 19 juillet à 4h00, même technique et mêmes résultats ; le 20 tous les Allemands ont repassé la Marne. Château-Thierry est délivrée et 20 000 prisonniers allemands sont capturés ainsi que 400 canons et 3 300 mitrailleuses. 5 000 Français sont tombés. La fin du mois sert à stabiliser le front grâce à divers manœuvres d’envergure. Le 8 août 1918 est jour surnommé « Jour de Deuil dans l’Armée Allemande».

Le gouvernement cherche un vaccin contre l’amateurisme

Annoncée lundi par Emmanuel Macron, l’extension du passe sanitaire à certains lieux s’est rapidement heurtée à la réalité : impossible de vacciner aussi vite les adolescents, mais aussi tous les salariés d’établissements recevant du public.

Gabriel Attal commence l’opération de rétropédalage sur Europe 1 le 13 juillet :

« Pour une personne qui n’aurait pas encore eu le temps de faire ses deux doses, elle peut évidemment bénéficier du passe sanitaire en faisant des tests régulièrement », « ce n’est pas ce qu’il y a de plus confortable ».

Il évoque rapidement une certaine « souplesse » quant à l’application des mesures.

Olivier Véran enchaîne sur BFM TV :

« La loi ne sera pas applicable à compter du 1er août, il y aura quelques jours de délai ».

Le soir même, le ministre de la Santé revient sur certaines des modalités d’application du passe sanitaire dans le journal de 20 heures sur France 2.

  • Les 12 – 17 ans devaient, comme leurs aînés, posséder le passe sanitaire à partir du 21 juillet pour certains établissements, et du 1er août dans les cafés, restaurants, etc. Or difficile d’imaginer qu’une grande partie d’entre eux pourrait avoir terminé son cycle de vaccination d’ici là : les piqûres ne leur ont été proposées que le 15 juin. Ils ne seront donc soumis à la présentation de leur passe qu’à partir du 30 août.
  • Deuxième point : désormais, les salariés des établissements qui reçoivent du public bénéficieront eux aussi d’une tolérance jusqu’à fin août.
  • le ministre a réduit la date-butoir à laquelle les Français disposent de leur passeport vaccinal à sept jours après la deuxième injection de vaccin, contre quatorze jours jusqu’à présent. Cela permet d’obtenir plus rapidement son passe sanitaire. En revanche, là aussi, le casse-tête se complexifie : au niveau européen, cette limite est toujours fixée à quatorze jours. Pour voyager au sein de l’UE, il faut en effet être vacciné depuis deux semaines. Là encore, Olivier Véran a reconnu lui-même le problème, évoquant sur France 2 que « ça se complique un tout petit peu » et que « le travail d’harmonisation au niveau de l’Union européenne reste à faire ».

Les mesures annoncées par Emmanuel Macron arrivent trop tard pour être appliquées avant la fin de l’été. La prise de parole de lundi soir est surtout un coup de bluff pour attirer vers les centres de vaccination. Les veaux ont marché : dans la journée du mardi 13 juillet, près de 800 000 personnes ont reçu une injection.

Ni le Conseil d’État ni le Conseil constitutionnel ne peuvent valider ne serait-ce qu’un dixième de ces annonces folles

Florian Philippot condamne la dictature sanitaire dans laquelle Emmanuel Macron est en train de faire entrer la France :

Je suis sidéré par ce que je viens d’entendre, c’est d’une violence inouïe. L’extension du pass sanitaire aux trains, aux restaurants, aux centres commerciaux, aux hôpitaux, etc., c’est unique au monde. Il a également clairement dit qu’il y aurait la vaccination obligatoire pour certaines professions. La prochaine étape, ce sera pour tout le monde. Il y aura également une troisième dose au mois de septembre. Ceux qui disent, aujourd’hui, qu’on n’est pas dans une dictature, ce sont des sots. On est dans une dictature très violente (…). Nous basculons dans autre chose. Je connais des gens très en colère, sidérés et en pleurs. Je leur dis : « Ne sombrez pas. »

On parle maintenant d’une troisième dose, et pourquoi pas un abonnement vaccinal ? On nous avait promis l’inverse. Le 24 novembre dernier, Emmanuel Macron avait dit qu’il n’y aurait pas d’obligation vaccinale. On nous annonce, maintenant, une restriction sanitaire pour aller au restaurant ou prendre un train ou un bus.

Les gens qui trouvent cela normal sont comme la grenouille dans l’eau que l’on fait bouillir : ils ont été ramollis. C’est anormal et cela doit appeler à la plus vive résistance, par le boycott. Je n’ai rien contre les restaurateurs, mais tant pis, on n’ira plus. Et les restaurateurs se retourneront contre l’État, pour se débarrasser de ce pass sanitaire.

Ni le Conseil d’État ni le Conseil constitutionnel ne peuvent valider ne serait-ce qu’un dixième de ces annonces folles. Les principes les plus fondamentaux de liberté et d’égalité sont battus en brèche. Malheureusement, le Conseil constitutionnel et le Conseil d’État ont trahi, ces derniers mois (…) C’est au peuple français de se libérer par lui-même.

Délire liberticide : Emmanuel Macron s’adresse à ceux qui l’ont élu, à ceux qui n’ont pas mesuré la détresse et le désarroi dans lequel se trouve le pays

Jean-Frédéric Poisson commente sur Boulevard Voltaire les décisions délirantes et liberticides d’Emmanuel Macron sur la vaccination qui devient quasi-obligatoire :

“Ce discours était sans surprise avec un sentiment de délire liberticide et de démagogie de campagne électorale. L’imposition du pass sanitaire puis de la vaccination obligatoire pour tous nous font entrer dans un état de dictature sanitaire que j’annonce et que je dénonce depuis quelques mois. Quant aux mesures annoncées sur le plan social, il a envoyé des signaux très clairs à son électorat pour maintenir son socle. Il fera sa réélection sur le dos de la liberté des Français. C’est proprement inacceptable (…)

C’est une opération de massive division parce que M. Macron n’a pas d’autres moyens que d’assurer sa réélection autrement que par la peur et par la division des Français.

Par conséquent, il joue de ces deux leviers. Malheureusement pour nous tous, nos libertés publiques et individuelles en seront le moyen. C’est la raison pour laquelle il est de plus en plus urgent que tous ceux qui contestent ce projet politique et son caractère absolument néfaste pour nous tous unissent leurs forces et partent en combat ensemble.

Il s’adresse d’abord à ceux qui l’ont élu, à ceux qui n’ont pas mesuré la détresse et le désarroi dans lequel se trouve le pays depuis le début de ce quinquennat, à ceux qui sont peu concernés par les violences urbaines. Lorsque Emmanuel Macron dit que le pouvoir d’achat a augmenté, on dirait qu’il ne prend pas l’autoroute et qu’il ne paie pas l’électricité et le gaz. Si c’était le cas, il se rendrait compte qu’il dit des bêtises. Il s’adresse éventuellement à la classe sociologique qui l’a élu et dont il est certain qu’elle le réélira (…)

Il y a un point très important qui est une annonce terrible et sur laquelle j’attends de pied ferme les organisations syndicales. Je parle de la question de l’impossibilité d’aller travailler si on n’est pas vacciné. Contrairement aux grands principes qui ont fondé notre droit depuis longtemps, j’espère que les syndicats vont se saisir de cette affaire et ruer dans les brancards, car il y a une atteinte terrible aux droits des travailleurs. L’air de rien, au détour d’une phrase, c’est encore une liberté individuelle battue en brèche par le chef de l’État qui est pourtant censé les préserver.”

Selon le CSA, il y a plus de diversité à la télévision

Le CSA considère-t-il qu’il y a moins de gauchistes et un peu plus de journalistes de droite à la télévision . Quand on regarde CNews, nous serions tentés de le croire.

Mais ce n’est pas sur cette diversité là que se penche le CSA. Bien que les statistiques ethniques soient interdites en France, l’autorité de contrôlé des médias estime qu’il y a un peu plus de personnes non blanches à la télévision.

Il y aurait donc 16% de non-blancs à la télévision. Dans le processus de remplacement de la population française, ce pourcentage est-il conforme à la réalité, en-dessous ou au-dessus ?

La Haute Autorité de Santé saisie sur la pornographie

Stop au porno et la Confédération nationale des Associations Familiales Catholiques (AFC) ont saisi la Haute Autorité de Santé (HAS) à propos des conséquences sanitaires de la pornographie, notamment sur les mineurs.

Stop au porno et les AFC font valoir que :

  • la pornographie est devenue un bien de consommation comme un autre ;
  • des psychologues reconnaissent son rôle néfaste sur la santé et le développement des enfants ;
  • des études très précises sur les effets nocifs de la pornographie existent et se multiplient ;
  • les conséquences de la consommation de pornographie sont nombreuses : addiction, dépression, troubles psychiques (paraphilie, victimisation), pratiques sexuelles à risque, impuissance et troubles de la sexualité.
  • Pour toutes ses raisons, nos deux associations demandent à la Haute Autorité de Santé d’agir urgemment sur ce sujet, notamment en développant des études scientifiques et en formant les professionnels de santé.

16 États américains reconnaissent la pornographie comme un problème de santé publique : il n’y a pas de raison que cela ne soit pas le cas en France.

France Inter : ces “journalistes” veulent bien de notre argent pour nous imposer leurs idées

De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :

Depuis quelques semaines, France Inter s’est fait une spécialité de dénigrer Cnews et, plus généralement, la stratégie d’acquisition de Vincent Bolloré en matière de médias.

En particulier, Sonia Devillers a pris à partie sa consœur Laurence Ferrari, qui devrait prochainement revenir sur Europe 1, radio du groupe Lagardère, dont Bolloré est devenu le premier actionnaire.

Selon Mme Devillers, cette arrivée de Laurence Ferrari sur Europe 1 serait une «récompense» pour ne pas avoir fait grève, lorsqu’elle était sur i-Télé qui avait été alors rachetée par le milliardaire breton (avant de devenir plus connue sous le nom de Cnews).

Autre «abomination»: le chroniqueur Pascal Praud.

Ce dernier aurait, paraît-il, franchi les bornes en invitant André Bercoff, pourtant, lui aussi, journaliste blanchi sous le harnais – mais qui a eu le grand tort d’être le premier journaliste français à interroger Donald ­Trump.

Le reste est à l’avenant.

Pour les très gauchistes journalistes de France Inter, il est impossible de soupçonner du talent à une consœur si elle a le grave tort de travailler pour une chaîne « de droite ». Et interroger Donald Trump est un crime irrémissible. Un bon journaliste fait taire ses ennemis!

N’étant, pour ma part, pas passé par les écoles de journalisme «autorisées» et n’étant arrivé dans le monde de la presse que par effraction après des études qui me préparaient assez mal à répéter la propagande en vigueur, j’ignore à peu près tout de cet entre-soi.

Mais je trouve effrayant que l’on puisse critiquer un journaliste pour avoir plus de flair que ses confrères ou une journaliste pour avoir préféré faire son travail, même sous la férule d’un affreux milliardaire «réac».

Cela ne posait pas de problème que les journalistes du «Monde» travaillent pour le milliardaire socialiste Pierre Bergé qui considérait publiquement que louer le ventre d’une femme, comme mère porteuse, était une activité commerciale comme une autre. Mais cela pose un problème de travailler pour Vincent Bolloré qui a l’effronterie de restaurer un couvent en plein Paris.

C’est simplement grotesque.

Mais c’est aussi extrêmement révélateur de l’état d’esprit des journalistes de l’anti-France, gavés à l’argent public et à la propagande.

Ces braves gens veulent bien de notre argent (car, hélas, il n’est pas possible de refuser nos impôts à France Inter), mais pas de nos idées. Plus exactement, ils veulent nous prendre notre argent, pour nous imposer leurs idées – naturellement, sans le moindre débat.

Oser débattre, oser essayer de comprendre, c’est déjà se «compromettre avec la bête immonde» dans le jargon de ces bien-pensants!

Mais Mme Devillers a peut-être été bien imprudente.

Ses collègues, sa direction ne s’en sont probablement pas aperçus, aveuglés qu’ils sont, comme elle, par l’idéologie soixante-huitarde décadente qui caractérise cette caste.

Mais, quand on sait à quel point Bercy rêve d’économies, attirer ainsi l’attention sur le refus délibéré de tout pluralisme d’opinion sur la radio d’État me semble risqué.

Qui sait? La campagne présidentielle à venir pourrait être l’occasion de remettre enfin sur la table la question du financement public de ce mastodonte coûteux et idéologique qu’est l’audiovisuel public.

Et, pour ma part, je ne me plaindrais pas que Mme Devillers jette ses anathèmes, en se faisant financer par ceux qui pensent comme elle, au lieu de piquer dans les poches de Français de droite de quoi les insulter copieusement!

Cilou : « Les personnes porteuses de trisomie 21 ont une joie naturelle, sans filtre, tellement communicative ! »

À l’occasion de la dernière journée internationale de la trisomie 21, la chanteuse Cilou a sorti une nouvelle chanson « joyeux », où elle raconte l’histoire du petit Luis et de sa famille. Rencontre avec une artiste souhaitant mettre son talent au service de l’insertion des personnes porteuses de handicap.

Comment est née votre vocation d’artiste ?

À l’issue de mon école de commerce, je suis partie 6 mois en humanitaire à Jakarta en Indonésie, dans un bidonville, avec une ONG LP4Y – Life Project 4 Youth luttant contre l’exclusion sociale et professionnelle. Un jour, un jeune est venu me voir pour me demander de lui apprendre à jouer de la guitare. Puis un autre le lendemain, un autre le surlendemain et ainsi de suite, jusqu’à ce que nous soyons une trentaine ! Les jeunes ont alors commencé à écrire leur histoire que j’ai mise en musique. Nous avons enregistré la chanson en studio et tourné un clip. En parallèle, l’ONG avec qui j’étais partie en Indonésie m’a demandé de dupliquer ce projet d’apprentissage de la guitare dans d’autres pays. Ce n’est pas moins de 12 chansons qui ont été enregistrées aux Philippines, en Inde, au Vietnam, en Indonésie, et qui ont été regroupées dans un même album. J’ai écrit ma première chanson pour cet album, sur la difficulté de rentrer de mission, d’être en décalage avec le monde que l’on retrouve en rentrant chez soi, etc. C’est la première fois que j’ai découvert que d’autres pouvaient s’approprier mes paroles et les faire leurs. J’ai mené cette vie de studio durant 5 mois, avant d’avoir un déclic me faisant renoncer définitivement à la voie professionnelle qui m’était initialement tracée, pour me consacrer pleinement à la chanson. C’est alors que j’ai pu sortir mon premier single « en stop ».

Avez-vous un lien particulier avec le milieu du handicap ?

Mes parents ont toujours fait partie d’une association qui s’occupe d’enfants porteurs de handicap mental. Nous allions un dimanche par mois, jouer et nous occuper d’eux. Cela a toujours été quelque chose de naturel pour moi de les côtoyer. Lorsque j’étais étudiante à l’EDHEC, j’étais membre d’une association étudiante qui faisait participer des enfants porteurs de handicap à des comédies musicales. Le handicap mental est donc un sujet que je connais depuis longtemps.

Comment avez-vous eu l’idée d’écrire votre chanson « joyeux » ?

Je voulais écrire en cette période difficile que nous traversions tous, une chanson joyeuse, une chanson qui donne la pêche. Je souhaitais que ce morceau n’apparaisse pas comme « naïf » ou « décalé ». J’ai eu un déclic en voyant passer un post sur les réseaux sociaux, annonçant la journée mondiale de la trisomie 21. Je me suis dit « comment parler de la joie autrement que de parler de ces personnes reconnues comme unanimement joyeuses de façon contagieuse ? ». Les personnes porteuses de trisomie malgré leur handicap, ont une joie naturelle tellement communicative, sans filtre !

Je ne voulais pas faire de cette chanson, un catalogue de généralités. Je voulais des paroles inspirées d’une histoire vraie qui met en lumière les personnes porteuses de trisomie 21, leurs familles, ce que vivent des entreprises ou associations qui œuvrent pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées. J’ai contacté des familles sur Instagram pour recueillir des témoignages. C’est comme cela que j’ai pu rentrer en contact avec la famille de Luis.

C’est une des chansons dont je suis la plus fière. Toutes les petites anecdotes sur les peines, les joies, les difficultés rencontrées par Luis et sa famille sont authentiques. Je souhaitais vraiment que la chanson se termine par le sujet de l’intégration professionnelle car c’est un sujet fondamental. J’ai eu la chance d’entrer en contact avec les Cafés Joyeux qui ont inspiré la fin de ma chanson.

Connaissiez-vous la Fondation Jérôme Lejeune ?

Oui, j’ai eu l’occasion d’en entendre parler à plusieurs reprises. Je connaissais le travail de la Fondation et de l’Institut. Jérôme Lejeune est une figure qui me parle énormément. Je trouve cela très inspirant de se dire que cet homme, par le combat qu’il a choisi et auquel il a consacré sa vie, a pu changer le cours de milliers de vies, qu’il a pu rendre leur dignité aux personnes porteuses de trisomie. Je trouve cette figure passionnante et inspirante pour mener d’autres combats.

Le mot de la fin ?

Le combat pour l’insertion des personnes porteuses de handicap est un combat qui bénéficie à toute la société. Nous avons tous nos différences, nos forces et nos faiblesses. Nous avons besoin de cette différence !

Un gouvernement profondément hostile au catholicisme

Dans cette émission de “Terres de Mission” diffusée dimanche 11 juillet, Guillaume de Thieulloy reçoit Erick Audouard, traducteur de Leonardo Castellani, jésuite argentin, pour évoquer la vie de ce “prêtre maudit”, profond théologien, expulsé de la Compagnie de Jésus et mort en paria, malgré son orthodoxie.

Puis, l’abbé Michel Viot revient sur le vote de la loi dite “de bioéthique” et propose des solutions pour résister aux agressions anti-catholiques du gouvernement actuel.

Enfin, Guillaume de Thieulloy propose quelques recensions et quelques pistes de lecture pour l’été.

Cobayes

L’Europe s’apprête à accueillir les réfugiés afghans

D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

Ce qu’il y a de bien, avec les défaites programmées, c’est que l’on peut anticiper leurs conséquences. Pour l’Afghanistan, à la suite du brutal retrait américain après vingt ans de présence, c’est la vague migratoire considérable qui va s’abattre sur l’Europe.

Le gouvernement afghan a d’ailleurs devancé l’actualité et demandé très officiellement aux pays européens de ne plus procéder à des expulsions de leurs ressortissants. Demande assez cocasse car, particulièrement en France, il y a belle lurette que l’on n’expulse plus grand monde. Et pour bien enfoncer le clou, les autorités afghanes précisent qu’elles n’accepteront plus les retours forcés des Afghans venant de pays avec lesquels elles ont signé des accords dans le domaine de l’immigration.

Parallèlement, selon une information du Figaro, le gouvernement français a donné pour consigne à ses services de ne plus octroyer de visas aux Afghans qui en font la demande. Cela ne va pas être simple : les ressortissants de ce pays représentent plus de 40.000 des 400.000 demandes faites chaque année en Europe. Il sera intéressant de voir si ces consignes vont tenir ou, comme d’habitude, s’effacer devant les événements que l’on ne cherche plus à contrôler.

Il semble tout de même que la France ait fait des exceptions pour les Afghans ayant travaillé pour elle, notamment à la suite de l’assassinat par les talibans de l’un d’eux. Mais cela ne concerne que quelques centaines de personnes, et ce sont pourtant des milliers d’Afghans qui se sont installés chez nous ces dernières années. Cette posture sur les visas n’est donc que de pure forme : depuis quand a-t-on besoin d’un visa pour s’installer dans notre bon pays où tout est gratuit pour le nouvel arrivant ?

Les routes migratoires sont bien fréquentées, les passeurs plus nombreux que jamais et le gouffre de l’aide médicale d’État, brillante invention socialiste sur laquelle la droite s’est bien gardée de revenir, plus abyssal que jamais.

Face à cette Bérézina annoncée, de son côté, Joe Biden reste de marbre et, montrant qu’il a le sens de la litote, a déclaré qu’il n’était « pas inévitable » que l’Afghanistan tombe entre les mains des talibans. Entre pas inévitable et très probable, la différence est ténue.

Mais il est vrai que la messe, si l’on ose dire, n’est pas tout à fait dite. La grande majorité des Afghans refusent de revivre le cauchemar islamiste. De plus, profitant de la confusion générale, des chefs de guerre improvisés veulent se tailler un territoire et s’enrichir grâce au trafic d’armes américaines (il en circule des quantités gigantesques) et au trafic de drogue, activité économique numéro un de l’Afghanistan. Le scénario d’un émiettement général à travers les multiples milices présentes dans toutes les provinces est sérieusement envisagé. Il serait, en outre, favorisé par la mosaïque tribale qu’est l’Afghanistan.

Le seul homme qui aurait pu refaire l’unité nationale est le vieux prétendant au trône, le prince Ahmad Shah, fils du dernier roi d’Afghanistan. Mais les Américains n’aiment pas les rois et ont mis à l’écart la famille royale lorsqu’elle est rentrée d’exil en 2001. Aujourd’hui, il est trop tard.

En attendant la vague migratoire, les prochaines semaines seront sanglantes en Afghanistan.

C’est arrivé un 14 juillet…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 14 juillet 939 : élection du pape Etienne VIII.
  • le 14 juillet 1077 : dédicace de Bayeux.

Odon de Conteville, évêque de Bayeux et demi-frère de Guillaume Le Conquérant, consacre la nouvelle cathédrale de sa ville. La dédicace est présidée par l’archevêque de Rouen en présence de Guillaume, duc de Normandie et roi d’Angleterre. La tapisserie dite “‘de Bayeux” longue de 69 mètres est étendue dans la cathédrale. Elle a été réalisée spécialement entre 1066 et 1077 pour célébrer cet événement.

  • le 14 juillet 1099 : libération de Jérusalem par les premiers croisés.

Partis de France en 1096, à l’appel du pape Urbain II, les Croisés emmenés par Godefroy de Bouillon et le comte de Toulouse, font leur entrée dans Jérusalem. La ville est définitivement conquise le lendemain. Godefroy de Bouillon prend en charge l’administration de la ville au titre d’avoué du Saint-Sépulcre, refusant d’être roi dans la ville où mourut le Christ.

  • le 14 juillet 1223 : mort du Roi Philippe II Auguste.

Le Roi de France s’éteint à Mantes, âgé de 58 ans. Il a souhaité mourir à Paris, mais c’est en faisant route vers la capitale qu’il a rendu l’âme. Son corps est transporté à Saint-Denis, où pour la première fois un nouveau cérémonial est adopté : le Roi repose dans son cercueil à visage découvert, habillé de son manteau royal et coiffé de sa couronne. Son fils Louis VIII lui succède et est sacré le 6 août suivant.

Philippe II Auguste est l’un des plus grands Rois de France de l’époque médiévale. Souverain brave, conscient du prestige sacré de sa couronne, profondément aimé de ses Sujets, courageux et toujours à la tête son armée, il réaffirme l’autorité royale face à ses grands vassaux et autres pays européens.

Né en 1165 à Gonnesse, fils du Roi Louis VII, Philippe Auguste est associé au trône du vivant de son père, comme c’est la coutume depuis Robert II le Pieux ; il est sacré en la Cathédrale de Reims le 1er novembre 1179 et accède au trône l’année suivante. Il mène une prudente mais efficace politique d’agrandissement du Royaume. En 1187, Philippe Auguste répond à l’appel du Pape Grégoire VIII pour la Troisième Croisade. A la mort d’Isabelle de Hainaut, qui lui a donné un fils, Louis, Philippe épouse Ingeburge fille du Roi Knut IV de Danemark. Mais juste après les noces, Philippe la répudie.

Le Roi se remarie en 1196 ; le pape Innocent III demande deux ans plus tard au Roi de France de reprendre Ingeburge. Philippe refuse et Innocent III riposte en jetant l’Interdit sur le Royaume de France en l’an 1200. Ainsi, prêtres et évêques ne peuvent plus donner ni sacrement, ni communion. Les deux souverains se réconcilient lors du Concile de Nesle, le 7 septembre 1200, qui annule l’interdit. Philippe Auguste ne peut faire casser son mariage avec Ingeburge et lui reconnaît son titre de Reine de France ; de son côté, le Souverain Pontife peut juger et sanctionner le Roi de France, quant à ses péchés, sans interférer sur sa politique temporelle.

Le Roi a affermi l’autorité royale ; vers 1200, il crée les Baillis, des représentants de la Couronne, chargés de parcourir le domaine royal pour rendre la justice au nom du Roi ; les Prévôts chargés de maintenir l’ordre et d’empêcher les Seigneurs de se battre entre eux. Le Roi met en place la Quarantaine le Roi, une période de quarante jours durant lesquels ses vassaux ont interdiction de se livrer à des guerres privées féodales. En 1204, Philippe Auguste s’empare de Château-Gaillard, qui contrôle le cours de la Seine, puis de toute la Normandie, en représailles de l’assassinat du Duc de Bretagne, Arthur de Bretagne, par le roi d’Angleterre Jean sans Terre.

En 1212, Ferrand de Flandres, le Comte de Salisbury frère de Jean Sans Terre, Philippe de Courtenay-Namur, Thiébaud de Lorraine, Otton de Brunswick, Rennaud de Dammartin, Henri de Brabant, Guillaume Longue-Epée, ainsi que d’autres seigneurs allemands et flamands unissent leurs forces pour marcher contre le Royaume de France, pendant que Jean Sans Peur rassemble une armée qui débarque dans le Poitou et remonte vers la Loire. Elle est vaincue par le Dauphin Louis, le 2 juillet 1214, à la Roche-aux-Moines.

Au nord, le Roi rassemble tout ce qu’il peut des restes de son Ost. Il sort l’oriflamme de Saint-Denis de la basilique, et part à la rencontre de ses ennemis. Au total, le Roi de France peut compter sur 5 000 à 7 000 hommes en armes, contre près de 9 000 anglo-germano-flamands. La bataille a donc lieu le 27 juillet 1214 à Bouvines. Philippe Auguste combat au milieu de sa Chevalerie. Il est désarçonné, mais est secouru par un écuyer armé d’un fléau.

Bouvines est une éclatante victoire. Rennaud de Dammartin et Ferrand de Flandres sont faits prisonniers. Ferrand, est ramené à Paris dans un charroi monté d’une cage de fer : les Parisiens le surnomme « Ferrand le ferré ». Le Traité de Chinon, de 1215, confirme au Roi de France l’acquisition de l’Anjou et de la Normandie, lui donne Issoudun, Alençon et Bully. Cette année 1214 est l’apogée de son règne et l’année de naissance de son petit-fils, le futur Saint-Louis.

  • le 14 juillet  1411 : Manifeste de Jargeau, les princes d’Orléans demandent justice au Roi pour le meurtre de leur père.

Après le déclenchement d’un conflit ouvert entre les Armagnacs et les Bourguignons en France, le jeune duc d’Orléans Charles Ier réclame justice pour le meurtre de son père Louis Ier.

  • le 14 juillet 1429 : victoire de Jeanne d’Arc à Chalon sur Marne.

La ville ouvre ses portes au futur Roi de France, qui s’avance vers Reims, au milieu de ses ennemis.

  • le 14 juillet 1570 : publication de la bulle Quo Primum qui instaure le rite tridentin.

A Rome, Pie V, par la bulle Quo Primum, instaure le rite tridentin dans la liturgie catholique.

  • le 14 juillet 1602 : naissance de Jules Mazarin, cardinal et homme d’État français.

Voir la chronique du 9 mars.

  • le 14 juillet 1789 : prise de la Bastille.

Après avoir entrepris la révolution au sein des Etats Généraux, le but est de faire croire que la révolution est toute puissante dans la rue pour influencer le Roi à long terme. Il en résulte une capitulation royale avec :

– la dislocation des régiments étrangers,

– le rappel de Necker,

– Louis XVI reçoit la cocarde tricolore, symbole de la municipalité de Paris révolutionnaire illégalement constituée,

– la destruction de l’armature administrative provinciale, car les gouverneurs sont chassés. Napoléon restaurera cette structure administrative avec les préfectures ; mais sans le contrepoids des assemblées provinciales, qui pouvaient accepter ou refuser par vote les décisions centralisatrices de la monarchie.

Après s’être emparés des 30 à 40 000 fusils, de douze pièces de canon et d’un mortier dans l’hôtel de ville, les émeutiers, n’ayant trouvé ni poudre ni balles, en cherchent à la Bastille. Le gouverneur de Launay est sommé de remettre la citadelle aux insurgés. Certains révolutionnaires réussissent à pénétrer dans l’enceinte et de Launay ordonne d’ouvrir le feu. Plus de 80 Parisiens sont tués. En fin d’après-midi le gouverneur capitule, il est tué une heure plus tard. Sept captifs sont libérés, 4 faussaires, 2 fous et 1 libertin ; il n’y a pas de surpopulation carcérale pour un régime qualifié de tyrannique par la république !

Voici une “Méditation” de Jean Madiran, à l’occasion du bicentenaire, tirée de Présent, 16 juin 1989 :

« Qui n’aurait pas célébré le Bicentenaire ? » s’est écrié le président Mitterrand comme s’il croyait que les contestataires auraient tous été guillotinés. Le 14 juillet est « la fête de la République », a-t-il ajouté : c’est vrai, mais tant pis pour elle, si elle se reconnaît dans l’imposture de la Bastille, la sauvagerie des têtes au bout des piques, le déshonneur d’avoir promis la vie sauve pour obtenir traîtreusement la reddition de ceux que l’on allait massacrer … Voyez l’album de Chard, texte et images sur le 14 juillet 1789.

Rocard, à l’unisson, assure que la Révolution de 1789 « a fait le renom de la France ». Avant 1789, la France n’avait donc aucun renom, la France de Louis XIV, la France de saint Louis …

Toutes les voix officielles, politiques, religieuses ou médiatiques, récitent la même légende. Patrick Poivre d’Arvor : « La France a tiré un immense prestige des idées révolutionnaires ».

La vérité, c’est tout le contraire. C’est exactement l’inverse.

L’« immense prestige »de la France est celui qu’elle avait jusqu’en 1789 avant la Révolution. Elle était à tous égard la première nation du monde : la plus riche, la plus nombreuse, la plus puissante, la plus heureuse, la plus influente aussi par les arts et les lettres. Tout l’univers civilisé parlait français : il aurait continué si les « idées révolutionnaires » avaient réellement apporté à la France un surcroît de prestige. On voit le contraire : en France même, l’Institut Pasteur, les médecins et les savants, les aviateurs et les sportifs parlent anglais désormais, pour être compris dans le monde.

Ce n’est pas la Révolution qui a fait le prestige mondial de la France, c’est le prestige de la France qui a répandu les « idées révolutionnaires » dans le monde entier.

La France n’y a rien gagné. Depuis 1789, à travers des hauts et des bas, elle n’a cessé de descendre de son premier rang matériel et moral.

L’Europe n’y a rien gagné non plus. Les « idées révolutionnaires » n’ont cessé de l’abaisser et de la détruire. Comme la France, elle a perdu son premier rang dans le monde. La principale conséquence, la principale mise en œuvre des « idées révolutionnaires », ce fut la Terreur comme système de gouvernement, et la Révolution léniniste de 1917 fille légitime de la Révolution de 1789. D’où l’Europe sournoisement socialo-communiste que l’on nous propose aujourd’hui de construire sur les ruines de l’Europe chrétienne. »

  • le 14 juillet 1790 : fête de la Fédération : le Roi prête serment devant la Constitution.

C’est le premier anniversaire de la prise de la Bastille. Les célébrations ont lieu à Paris, sur le Champs-de-Mars avec la présence de tous les députés français en provenance des 83 départements. Louis XVI est également convié pour prêter serment à la Nation et à la loi. Talleyrand célèbre la messe, alors qu’il ne croit pas en la présence réelle !

  • le 14 juillet 1793 : mort de Jacques Cathelineau « le Saint de l’Anjou »

A 2 doigts de la victoire, le 29 juin à Nantes, Cathelineau, le « Saint de l’Anjou » meurt le 14 juillet 1793 des suites de ses blessures. Les Vendéens sont en fuite, cette première défaite est malheureusement décisive.

François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et de mœurs note, page 79, ce qu’il recommande à sa femme :

« Élève les enfants, ma chère Louise, dans la crainte de Dieu. Redis-leur souvent que leur père, en prenant les armes, n’a cherché qu’à sauver la religion catholique dans laquelle ils ont été baptisés. J’offre ma vie pour qu’ils puissent grandir dans la paix religieuse en bons chrétiens.»

  • le 14 juillet 1808 : victoire de Bessières à Medina de Rioseco.

Passée dans l’oubli, cette victoire de la Campagne d’Espagne voit s’affronter les forces espagnoles et les Français du Maréchal Jean-Baptiste Bessières.

  • 14 juillet 1889 : message maçonnique d’Albert Pike.

« Ce que nous devons dire au vulgaire, c’est ceci : Nous adorons un Dieu, mais c’est le Dieu qu’on adore sans superstition.

A vous Souverains Grands Instructeurs Généraux, nous disons ceci pour que vous le répétiez aux frères des 32e, 31 et 30 degrés : La religion maçonnique doit être maintenue dans la pureté de la doctrine luciférienne pour nous tous initiés de hauts degrés.

Si Lucifer n’était pas Dieu, est-ce qu’Adonaï [le Dieu des Chrétiens] dont les actes prouvent la cruauté, la perfidie, la haine des hommes, la barbarie et l’aversion pour la science, est-ce qu’Adonaï et ses prêtres le calomnieraient ?

Oui Lucifer est Dieu et malheureusement Adonaï est aussi Dieu. Car la loi éternelle est qu’il n’y a pas de lumière sans ombre, pas de beauté sans laideur, pas de blanc sans noir, car l’Absolu ne peut exister que par deux Dieux, l’obscurité étant nécessaire à la lumière pour lui servir de repoussoir, comme le piédestal est nécessaire à la statue et le frein à la locomotive… La doctrine du satanisme […] est une hérésie, et la véritable et pure religion philosophique est la croyance en Lucifer, l’égal d’Adonaï : mais Lucifer, le Dieu de la lumière et le Dieu du Bien, lutte pour l’humanité contre Adonaï, le Dieu de l’obscurité et du mal. »

Albert Pike est alors Souverain Grand Commandeur du Rite écossais pour le sud des Etats-Unis. Ce message, à l’intention des Suprêmes Conseils du monde entier a été reproduit par Adolphe Ricoux, pseudonyme de Léo Taxil, dans son ouvrage : L’Existence des loges de femmes, (Téqui, 1891, pages : 67 à 95) sous le titre : « Instructions du Suprême Conseil de Charleston aux 23 Suprêmes Conseils Confédérés. »

François Marie Algoud l’attribue à la revue du The Freemason du 19 janvier 1935,dans son livre Histoire de la perversion de l’intelligence et de mœurs. (Edition de Chiré, page 136).

  • le 14 juillet 1941 : accords de Saint Jean d’Acre.

Voir le 8 juin et le 7 juillet.

  • le 14 juillet 1984 : F. Mitterrand, dans une allocution radiotélévisée, abandonne le projet de loi Savary sur l’enseignement privé.
  • le 14 juillet 1989 : inauguration de la Grande Arche à La Défense.
  • 13 et 14 juillet 1990: loi Marchais-Gayssot, fin de la liberté de la presse en France.

« Signé le 13 par F. Mitterrand et publiée au JO le 14, cette loi marque la fin de la liberté de la presse, telle qu’elle avait été instituée cent dix ans plus tôt, par la loi du 29 juillet 1881. Les lois dites « antiracistes » de 1972 et du jour y ont apporté des modifications draconiennes : elles ont supprimé la liberté d’expression non seulement sur la « race » et le « racisme », mais surtout sur :

1. sur la nation,

2. sur la religion,

3. sur l’histoire de la Seconde guerre mondiale. »

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 366)

Emmanuel Macron : d’injustifiables mesures liberticides et une stupéfiante désinvolture

Communiqué de Bernard Antony :

L’obligation dictatoriale de vaccination sans nuances imposée aux Français par celui qui mérite bien le sobriquet de Macronéron, appelle les réflexions suivantes :

-Certes pas plus que contre les vaccins de la rage, du tétanos, de la fièvre jaune, du pneumocoque et tant d’autres, on ne saurait être à priori hostile à ceux destinés à faire face à la pandémie covidienne et la vaccination massive des populations à risque ne peut donc être considérée que comme une mesure de bien commun dans laquelle le bénéfice l’emporte sur le risque.

-Mais la réticence d’un grand nombre de membres des professions de santé, nullement analphabètes sanitairement, laisse penser qu’ils peuvent légitimement n’être pas sûrs d’une innocuité totale.

Le mépris macronien pour ce libre choix et l’obligation de la vaccination qui leur est faite, sous la contrainte, relèvent d’un mode dictatorial de gouvernement.

-Plus révoltante encore est la pression macronienne digne des pires régimes totalitaires pour que la jeunesse et même les enfants de plus de douze ans, soient eux aussi vaccinés alors que leur population n’est atteinte qu’en proportion infinitésimale.

Mais la brutalité, l’arrogance, la suffisance du sieur Macronéron ne sont-elles pas comme révélatrices d’une malsaine satisfaction dominatrice ?

-Les mesures annoncées ne relèvent-elles pas alors d’un processus bien calculé de conditionnement totalitaire ?

-Mr Macron méprise l’interdiction de « l’obligation vaccinale » adoptée par la Cour européenne. Il méprise la résolution du Conseil de l’Europe du 27.01.2021 qui demande :

7.3.1  « de s’assurer que les citoyens et citoyennes sont informés que la vaccination n’est pas obligatoire et que personne ne subit de pressions politiques, sociales ou autres pour se faire vacciner, s’il ou elle ne souhaite pas le faire personnellement ; »

7.3.2  « de veiller à ce que personne ne soit victime de discrimination pour ne pas avoir été vacciné, en raison de risques potentiels pour la santé ou pour ne pas vouloir se faire vacciner ; »

Angela Merkel, elle, s’est refusée au moins à imposer une obligation vaccinale tristement national-socialiste.

Enfin, quelle incroyable désinvolture chez Macronéron s’auto-décernant gaiement les lauriers d’une politique de rétablissement d’unités de production en France. Sans présenter des excuses aux Français pour avoir toujours dans ses fonctions précédentes professé des convictions inverses et s’être donc fait élire sur un programme d’abandon de nos entrprises au profit notamment de « la Chine, usine du monde ».

Le grand remplacement de Renaud Camus

Les éditions de La Nouvelle Librairie ont eu l’excellente idée de rééditer le livre de Renaud Camus sur «Le grand remplacement».

On sait que cette expression vous condamne désormais à être qualifié de «complotiste».

Mais, comme le dit l’auteur, il ne s’agit nullement d’une théorie ni d’un complot, mais d’une réalité observable.

Depuis la première édition, l’ouvrage a été considérablement augmenté (il en est à sa 5e édition), mais reste composé pour l’essentiel de conférences.

Naturellement, le «grand remplacement» n’est pas le seul concept susceptible d’expliquer notre monde, mais l’ignorer est se condamner à n’y rien comprendre!

Un livre à lire et à faire lire d’urgence.

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Paru dans les 4 Vérités hebdo

Menteurs

Les lieux de cultes ne seront pas concernés par le Pass sanitaire

L’obligation du Pass sanitaire dans les lieux publics ne s’appliquera pas aux églises… Comme quoi cette obligation est une vaste fumisterie et Emmanuel Macron ne souhaite pas subir une nouvelle censure du Conseil d’Etat. Avis aux restaurateurs, hôpitaux et autres lieux recevant du public, s’ils veulent déposer un référé au Conseil d’Etat…

Dès le 21 juillet, le pass sanitaire – test covid négatif ou attestation de vaccination – sera en vigueur dans les «lieux de loisirs et de culture» rassemblant plus de 50 personnes, à partir de 12 ans. Matignon précise au Figaro :

«Les lieux de culte bénéficiant d’une protection constitutionnelle, ils ne sont pas concernés par le pass sanitaire».

Le puzzle du Great Reset s’installe pour dissimuler l’effondrement du système

Bernard Monot, économiste et ancien député européen, auteur de « L’Eurovision pour les peuples », dénonce

Parlement européen : les députés LR Morano et Hortefeux contre les violences… fondées sur le genre

C’est ce que nous apprend la lettre sur les Temps Forts de la semaine du 12 juillet de la délégation française du Groupe PPE au Parlement européen, dans laquelle on apprend aussi que le député Geoffroy Didier veut “réguler” internet. Pourquoi ces députés de droite passent-ils leur mandat à copier la gauche ?

Le nombre d’actes anti-blancs a augmenté de 65% en 2020

C’est la France qu’on assassine :

Selon la contribution apportée par le ministère de l’Intérieur au rapport 2020 de la CNCDH sur la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie, les actes anti-blancs auraient plus que doublé en 2020. Si les populations « arabes » et « noires » (les guillemets sont utilisés dans le rapport) restent les plus ciblées, avec respectivement 238 et 197 faits racistes recensés à leur encontre, la population blanche est la seule qui a vu le racisme augmenter numériquement à son égard en 2020. Et ce alors même que le nombre annuel de crimes et délits « à caractère raciste » enregistrés par les forces de sécurité connaît une baisse de 2% entre 2019 et 2020. Le rapport du ministère de l’Intérieur montre que les chiffres du racisme « anti-blanc » ont augmenté de 65% en 2020, 56 faits ayant été recensés contre « seulement » 34 en 2019. Si les Blancs restent donc moins souvent visés par des actes de racisme, l’écart se réduit avec les autres populations.

L’étude répertorie également les actes de racisme visant des religions. Si les faits anti-musulmans ont augmenté de 53% en 2020, les atteintes envers les communautés juive et chrétienne ont pour leur part diminué de 51% et de 23%. Malgré ces chiffres en baisse, l’étude rappelle que « la part des atteintes aux lieux de culte et cimetières chrétiens représente 86% de l’ensemble des atteintes aux lieux de culte, toutes communautés religieuses confondues (contre 89% en 2019) ».

Macron n’a pas d’autres moyens que d’assurer sa réélection autrement que par la peur et par la division des Français

Au micro de Boulevard Voltaire, Jean-Frédéric Poisson réagit au discours martial d’Emmanuel Macron :

Ce discours était sans surprise avec un sentiment de délire liberticide et de démagogie de campagne électorale. L’imposition du pass sanitaire puis de la vaccination obligatoire pour tous nous font entrer dans un état de dictature sanitaire que j’annonce et que je dénonce depuis quelques mois. Quant aux mesures annoncées sur le plan social, il a envoyé des signaux très clairs à son électorat pour maintenir son socle. Il fera sa réélection sur le dos de la liberté des Français. C’est proprement inacceptable. En d’autres temps, cela relèverait de la Haute Cour.

Florian Philippot était à deux doigts d’accuser le président d’avoir un problème de pathologie mentale. Selon vous, est-on sur du cynisme politique total ?

Je n’irai pas jusque-là puisque je n’ai pas cette compétence. Le caractère, très anguleux du décor et très froid, tout cela est fait pour donner une impression d’alimenter la peur de l’opinion même si par ailleurs les propos sont très rassurants. Alors que le chef de l’État entend rassembler les Français, réunir le pays et assurer la cohésion, la relance de la réforme des retraites dans un contexte comme celui-là est-elle susceptible de le faire ?

Quand on voit la manière dont un certain nombre de personnes du gouvernement omettent leurs obligations les plus fondamentales comme le garde des Sceaux qui a malencontreusement oublié de déclarer une somme de 300 000 euros qui donne le vertige à 99,5 % de la population, on peut se poser des questions. Tout cela est incohérent. C’est une opération de massive division parce que monsieur Macron n’a pas d’autres moyens que d’assurer sa réélection autrement que par la peur et par la division des Français.

Par conséquent, il joue de ces deux leviers. Malheureusement pour nous tous, nos libertés publiques et individuelles en seront le moyen. C’est la raison pour laquelle il est de plus en plus urgent que tous ceux qui contestent ce projet politique et son caractère absolument néfaste pour nous tous, unissent leur force et partent en combat ensemble.

On a l’impression qu’Emmanuel Macron s’adresse à ceux qui se sont fait vacciner pour eux et qui attendent des autres qu’ils le fassent.

Il s’adresse d’abord à ceux qui l’ont élu, à ceux qui n’ont pas mesuré la détresse et le désarroi dans lequel se trouve le pays depuis le début de ce quinquennat, à ceux qui sont peu concernés par les violences urbaines. Lorsqu’ Emmanuel Macron dit que le pouvoir d’achat a augmenté, on dirait qu’il ne prend pas l’autoroute et qu’il ne paie pas l’électricité et le gaz, si c’était le cas, il se rendrait compte qu’il dit des bêtises. Il s’adresse éventuellement à la classe sociologique qui l’a élu et dont il est certain qu’elle le réélira.

Selon vous, le Conseil constitutionnel pourrait-il invalider ce projet de loi vaccinal ?

Malheureusement si c’est une loi, seuls les parlementaires pourront saisir le Conseil constitutionnel ou alors des Français qui seraient inquiétés par le biais d’une question prioritaire de constitutionnalité, donc dans le cadre d’une procédure judiciaire qui serait entamée par des gens qui s’estiment lésés. Nous attaquerons tout ce que nous pourrons et nous l’avons déjà fait. Nous saisirons le Conseil d’État à chaque fois que c’est possible et pourquoi pas les juridictions européennes.

Il y a un point très important qui est une annonce terrible et sur laquelle j’attends de pied ferme les organisations syndicales. Je parle de la question de l’impossibilité d’aller travailler si on n’est pas vacciné. Contrairement aux grands principes qui ont fondé notre droit depuis longtemps, j’espère que les syndicats vont se saisir de cette affaire et ruer dans les brancards, car il y a une atteinte terrible aux droits des travailleurs. L’air de rien au détour d’une phrase, c’est encore une liberté individuelle battue en brèche par le chef de l’État qui est pourtant censé les préserver.

Une étude allemande pointe le problème du port du masque pour les enfants

Lu sur IfamNews :

Le 30 juin, une prestigieuse revue scientifique Jama Pediatrics a publié une étude allemande sur les niveaux de dioxyde de carbone inhalés par les tout-petits lorsqu’ils portent un masque à l’intérieur. L’étude a porté sur 45 enfants et adolescents âgés de 6 à 17 ans. Les moyennes de dioxyde de carbone détectées étaient élevées dès les premières minutes après avoir couvert le nez et la bouche. La plus faible valeur de dioxyde de carbone détectée chez un enfant était trois fois supérieure à la limite de 0,2 % indiquée par les autorités sanitaires allemandes.

L’étude en question portait sur un très petit échantillon d’enfants, c’est pourquoi elle doit être prise “avec des pincettes”. Toutefois, une enquête allemande menée l’automne dernier auprès de 25 930 personnes a révélé que 67,7 % des parents ont signalé des effets indésirables chez leurs jeunes enfants en raison du port de masques. Ce sondage est-il la preuve définitive que les masques sont nocifs ? Non. Les deux publications citées présentent des lacunes. L’étude la plus récente est à la limite d’un échantillon trop petit, et l’article d’il y a quelques mois est à la limite d’être basé sur une simple enquête.

En tout état de cause, leurs résultats à sens unique contre le port de masques sur les tout-petits devraient suggérer une analyse supplémentaire et un débat public. Ce sont deux aspects qui font défaut. Deepak Srivastava lui-même, président du Gadstone Institute of Biomedical Research et cardiologue pédiatrique, tout en se montrant très sceptique à l’égard de l’étude allemande et en estimant que l’analyse coûts-avantages favorise l’utilisation de masques chez les enfants, estime néanmoins qu’il faut “approfondir” le sujet.

L’Autriche interdit les Frères Musulmans

Avec sa nouvelle loi antiterroriste adoptée le 8 juillet, l’Autriche devient le premier pays européen à interdire la confrérie islamiste.

Le pays a longtemps été l’un des principaux fiefs des Frères musulmans et l’une des plaques tournantes financières de l’islamisme politique.

Selon les dispositions de cette nouvelle loi antiterroriste, toute détention ou propagation de slogans ou de documents faisant l’apologie des groupes inscrits sur la liste noire sera puni d’une amende de 4 000 euros et/ou d’une peine d’emprisonnement d’un mois. En cas de récidive, les condamnations pourront aller jusqu’à 10 000 euros d’amende et six mois de prison.

Selon le ministre de l’Intérieur, Karl Nehammer, plus de 27 000 infractions ont été constatées depuis sa mise en place au lendemain des attentats de novembre 2020. Le fait de l’étendre aux Frères musulmans est le coup le plus dur jamais porté à la confrérie en Europe.

A quand la même mesure en France se demande Nicolas Bay :

Dans le cadre de sa nouvelle loi antiterroriste, adoptée ce 8 juillet par le Parlement autrichien, Vienne a décidé de frapper fort face à la propagation de la menace islamiste. En effet, l’Autriche est le premier pays européen à interdire officiellement et formellement la confrérie des Frères musulmans.

L’organisation islamiste étant désormais inscrite sur la liste des “groupes extrémistes liés à la criminalité à motivation religieuse” – aux côtés de Daech, du Hamas, du Hezbollah ou encore d’Al-Qaida, ce sont désormais la diffusion même des slogans ou de la propagande de l’organisation qui pourraient entraîner des peines d’amende et de la prison ferme en cas de récidive.

La fermeté du gouvernement autrichien tranche terriblement avec la perpétuelle mansuétude dont bénéficient les Frères musulmans et leurs divers relais (parmi lesquels, en tout premier lieu l’association Musulmans de France, ex-UOIF) dans notre pays. Du ministère de l’Intérieur, malgré les coups de menton de Gérald Darmanin, jusqu’à de très nombreux élus locaux compromis par leurs pratiques clientélistes.

Il est grand temps d’avoir le même courage : on ne fera pas cesser la menace islamiste en laissant se propager son idéologie et en laissant se renforcer ses réseaux.

Dictature sanitaire

Les électeurs qui ont voté Emmanuel Macron pour éviter le fascisme de Marine Le Pen découvrent que le fascisme n’est pas où on leur avait dit…

Désormais il ne sera plus possible de vivre, d’aller faire ses courses, voyager, aller au restaurant sans pass sanitaire. Et les tests vont devenir payants.


L’obligation vaccinale concerne les médecins, les soignants, les forces de l’ordre, les militaires et, au fond, toute la population. Mais “en même temps” la vaccination n’est pas obligatoire.

Philippe de Villiers a réagi :

A partir du 15 septembre, si vous êtes soignant et que vous n’êtes pas vacciné, vous ne pourrez plus exercer et vous ne serez plus payé ! Ils étaient applaudis à 20h, considérés comme des héros du quotidien, malgré des salaires baset des conditions difficiles. Ils sont maintenant culpabilisés, menacés de ne plus être payés. L’interdiction d’accès à l’hôpital sans pass sanitaire est sans doute la plus monstrueuse énormité énoncée par Macron : les victimes d’AVC, de crise cardiaque, d’agression, d’acte terroriste seraient refoulées ?

Et pourtant, en mai dernier, un député LREM s’élevait contre ce type de mesure liberticide :

Ce quinquennat restera comme celui de l’éradication systématique de toutes nos libertés. La résistance s’organise : des référés-libertés sont en préparation pour empêcher au tyran de soumettre la population. Floriant Philippot appelle à manifester :

 

C’est toujours quand les empires s’effondrent que les lois s’y multiplient. Philippe Muray

C’est arrivé un 13 juillet …

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 13 juillet 526 : désignation du pape saint Félix IV

Saint Félix IV est désigné par Théodoric et non pas élu; ce dernier a martyrisé son prédécesseur, Jean Ier. Pape pendant un peu plus de quatre ans. Le roi meurt le mois suivant cette désignation.

  • le 13 juillet 574 : mort du pape Jean III.
  • le 13 juillet 923 : Raoul, duc de Bourgogne est sacré Roi des Francs à l’abbaye Saint-Médard de Soissons.

Voir la chronique du 15 janvier.

  • le 13 juillet 939 : mort du pape Léon VII.
  • le 13 juillet 1380 : mort de Bertrand du Guesclin Connétable de France.

Bertrand Du Guesclin meurt d’une maladie au cours du siège de Châteauneuf-de-Randon.

Ayant entendu dire que le Connétable de France s’apprête à rendre l’âme, le capitaine Anglais de la place de Châteauneuf vient lui-même lui remettre les clés de la ville.

Profondément affecté par la mort de son Connétable, le Roi Charles V lui accorde l’insigne honneur d’être enseveli en la Basilique des Rois de France à Saint-Denis ; honneur partagé dans l’histoire avec Arnault Guilhem de Barbazan et le Maréchal de Turenne.

Il participe à de nombreuses batailles : guerre de Cent Ans, guerre de Succession de Bretagne, première guerre civile de Castille, etc. au service de la Navarre et de la France.

Né en 1320 à La Motte-Broons, en Bretagne, fils de Robert II du Guesclin, vassal du Duc de Bretagne, Bertrand du Guesclin a pour devise : « Le courage donne ce que la beauté refuse ». Elle s’explique par sa laideur, qui lui vaut le surnom de «Dogue Noir de Brocéliande». Dans la Guerre de Succession de Bretagne, Bertrand du Guesclin prend fait et cause pour le camp français contre le parti breton pro-Anglais de Jean de Montfort. Il sert donc d’abord Charles de Blois, cousin du Roi de France, prétendant à la couronne du Duché de Bretagne.

Il soutient le siège de Rennes en 1357. L’un de ses faits d’armes les plus célèbres est la prise de la forteresse du Grand-Fougeray, non loin de Rennes après y avoir pénétré avec plusieurs compagnons déguisés en bûcherons. Efficace et novateur, du Guesclin utilise de nouvelles techniques de combat rompant avec la guerre chevaleresque : pratique la guérilla, coups de mains, embuscades et sièges de forteresses. Le « Dogue Noir de Brocéliande » interdit tout pillage et violence contre les non-combattants, tout en s’assurant que ses hommes soient bien rétribués après les combats.

En 1364, il bat les Anglo-Navarrais à Cocherel ; puis est fait prisonnier à la bataille d’Auray la même année ; une fois libéré par Charles V, contre rançon, il libère le Royaume des grandes compagnies de mercenaires ou écorcheurs, en les menant en Castille pour se placer au service de Henri de Trastamare, alors en guerre contre Pierre le Cruel. Bertrand du Guesclin a porté de nombreux titres : Chevalier de Pontorson, Capitaine de Normandie et du mont Saint-Michel, Seigneur de La Motte-Broons, Duc de Longueville, Chambellan, Connétable de France et Connétable de Castille, roi de Grenade et duc de Molina, etc.

Charles V le Sage, grâce à son Connétable de Bretagne, a récupéré presque toutes les terres françaises prises par Édouard III après le Traité de Brétigny et laisse un Royaume de France unifié et pacifié.

  • le 13 juillet 1789 : émeutes à Paris.

Quarante des cinquante-quatre barrières donnant accès sur Paris sont brulées sous prétexte de faire baisser le prix des grains et du pain, pillage du couvent Saint-Lazare, pillage du « Garde-Meuble » où sont conservées des armes, mais qui sont anciennes et de collection. Voilà ce que sont quelques unes des actions des émeutiers encore peu nombreux. Les « électeurs » de Paris, c’est-à-dire des bourgeois et en aucun cas le peuple, se réunissent à l’Hôtel de ville de Paris, forment un « comité permanent » et décident de créer une « milice bourgeoise » de 48 000 hommes, portant comme marque distinctive, une cocarde aux couleurs de la ville de Paris (rouge et bleu). Le lendemain les armes entreposées aux Invalides sont volées et la Bastille prise pour trouver de la poudre.

  • le 13 juillet 1870 : dépêche d’Ems, qui déclenchera la Guerre de 1870.

Suite à sa rencontre avec l’ambassadeur de France Benedetti, au sujet de la succession au trône d’Espagne, Guillaume Ier informe son Ministre-président Otto Von Bismarck, lui indiquant qu’il ne soutient plus la candidature de son cousin, le prince Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen au trône d’Espagne. Bismarck, qui estime que le roi a agi par faiblesse, déforme la dépêche royale en lui donnant un tour belliciste. Devant l’insulte, la France déclare la guerre à la Prusse le 19.

  • 13 juillet 1906 : une loi rend le repos hebdomadaire obligatoire en France.
  • 13 Juillet 1917 : 3ème Apparition Fatima.

Le vendredi 13 Juillet, la Vierge Marie apparaît à Lucie et ses cousins comme les autres fois. 5000 personnes assistent à cet événement, à la Cova da Iria. Notre Dame s’adresse, comme à chaque apparition à Lucie : “Je veux que vous continuiez à dire le chapelet tous les jours en l’honneur de Notre Dame du Rosaire, pour obtenir la fin de la guerre et la paix du monde”. Au cours de cette apparition, la Vierge Marie annonce également 3 nouvelles prophéties qui restent à l’époque les secrets de Lucie. Deux de ces secrets sont divulgués en 1942, le troisième en l’An 2000. (Cf. chronique du 13 mai, 13 juin, 19 aout, 13 septembre, 13 octobre).

Au cours de l’apparition du 13 juillet 1917, Notre-Dame parle pour la première fois des premiers samedis du mois en révélant aux petits voyants : « Je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis du mois. »

Notons que la Sainte Vierge parle des premiers samedis du mois de façon générale, sans en préciser le nombre. Ce n’est que le 10 décembre 1925 à Pontevedra qu’elle le fait. Voici les paroles de Notre-Dame que sœur Lucie entend ce jour-là (tirées d’une lettre à son confesseur, le père Aparicio) : 

« Vois, ma fille, mon Cœur entouré des épines que les hommes m’enfoncent à chaque instant, par leurs blasphèmes et leurs ingratitudes. Toi, du moins, tâche de me consoler et dis que tous ceux qui,

  • pendant cinq mois, le premier samedi,
  • se confesseront,
  • recevront la sainte Communion,
  • réciteront un chapelet
  • et me tiendront compagnie pendant quinze minutes, en méditant sur les quinze mystères du Rosaire
  • en esprit de réparation,
  • je promets de les assister à l’heure de la mort, avec toutes les grâces nécessaires pour le salut de leur âme. »

Au début de l’apparition, après un court dialogue, Notre-Dame leur dit :

« Sacrifiez-vous pour les pécheurs, et dites souvent, spécialement chaque fois que vous ferez un sacrifice : “Ô Jésus, c’est par amour pour Vous, pour la conversion des pécheurs, et en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie” ».

Puis, à la fin de l’apparition, après leur avoir montré l’enfer, elle leur apprit une deuxième prière :

«Quand vous réciterez le chapelet, dites après chaque mystère : “Ô mon Jésus, pardonnez-nous. Préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui en ont le plus besoin” ».

L’année précédente, au cours de sa deuxième apparition durant l’été 1916, l’Ange les avait déjà préparés à cette révélation en leur disant : « Priez beaucoup. Les Saints Cœurs de Jésus et de Marie ont sur vous des desseins de miséricorde. Offrez constamment au Très-Haut des prières et des sacrifices. De tout ce que vous pourrez, offrez à Dieu un sacrifice, en acte de réparation pour les péchés par lesquels Il est offensé, et de supplication pour la conversion des pécheurs. (…) Acceptez et supportez avec soumission les souffrances que le Seigneur vous enverra. »

  • le 13 juillet 1937 : discours du cardinal Pacelli, futur Pie XII, sur la vocation chrétienne de la France.

Cette allocution est prononcée à Notre-Dame de Paris, par le futur Pie XII, lors du voyage pour l’inauguration de la basilique de sainte Thérèse à Lisieux, où il représente le pape Pie XI. Ce discours est plus que jamais d’actualité ! En voici de larges extraits, tant il est difficile d’en retirer des phrases :

Mais l’intégralité du discours se trouve ici :

« […] Mais voici que le parfum dont mon âme était tout embaumée me suivait, m’accompagnait au cours de mon voyage de retour à travers la luxuriante fécondité des plaines et des collines de France, de la douce terre de France, souriante dans la splendeur de sa parure d’été. Et ce parfum m’accompagne encore ; il m’accompagnera désormais partout. Mais, à me trouver aujourd’hui en cette capitale de la grande nation, au cœur même de cette patrie, toute chargée des fruits de la terre, toute émaillée des fleurs du ciel, du sein de laquelle a germé, sous le soleil divin, la fleur exquise du Carmel, si simple en son héroïque sainteté, si sainte en sa gracieuse simplicité ; à me trouver ici en présence de toute une élite des fils et des filles de France, devant deux cardinaux qui honorent l’Église et la patrie, l’un pasteur dont la sagesse et la bonté s’emploient à garder la France fidèle à sa vocation catholique, l’autre, docteur, dont la science illustra naguère ici même cette glorieuse vocation, mon émotion redouble encore et la première parole qui jaillit de mon cœur à mes lèvres est pour vous porter à vous et, en vous, à tous les autres fils et filles de France, le salut, le sourire de la grande « petite sainte », flos campi et lilium convallium (Cant. 2, 1), decor Carmeli (Is. 35, 2), messagère de la miséricorde et de la tendresse divines pour transmettre à la France, à l’Église, à tout le monde, à ce monde trop souvent vide d’amour, sensuel, pervers, inquiet, des effluves d’amour, de pureté, de candeur et de paix.

[…] Comment dire, mes frères, tout ce qu’évoque en mon esprit, en mon âme, comme dans l’âme et dans l’esprit de tout catholique, je dirais même dans toute âme droite et dans tout esprit cultivé, le seul nom de Notre-Dame de Paris ! Car ici c’est l’âme même de la France, l’âme de la fille aînée de l’Église, qui parle à mon âme.

Âme de la France d’aujourd’hui qui vient dire ses aspirations, ses angoisses et sa prière; âme de la France de jadis dont la voix, remontant des profondeurs d’un passé quatorze fois séculaire, évoquant les Gesta Dei per Francos, parmi les épreuves aussi bien que parmi les triomphes, sonne aux heures critiques comme un chant de noble fierté et d’imperturbable espérance. Voix de Clovis et de Clotilde, voix de Charlemagne, voix de saint Louis surtout, en cette île où il semble vivre encore et qu’il a parée, en la Sainte Chapelle, de la plus glorieuse et de la plus sainte des couronnes ; voix aussi des grands docteurs de l’Université de Paris, des maîtres dans la foi et dans la sainteté…

Leurs souvenirs, leurs noms inscrits sur vos rues, en même temps qu’ils proclament la vaillance et la vertu de vos aïeux, jalonnent comme une route triomphale l’histoire d’une France qui marche et qui avance en dépit de tout, d’une France qui ne meurt pas ! Oh ! Ces voix ! j’entends leur innombrable harmonie résonner dans cette cathédrale, chef-d’œuvre de votre génie et de votre amoureux labeur qui l’ont dressée comme le monument de cette prière, de cet amour, de cette vigilance, dont je trouve le symbole parlant en cet autel où Dieu descend sous les voiles eucharistiques, en cette voûte qui nous abrite tous ensemble sous le manteau maternel de Marie, en ces tours qui semblent sonder l’horizon serein ou menaçant en gardiennes vigilantes de cette capitale. Prêtons l’oreille à la voix de Notre-Dame de Paris.

Au milieu de la rumeur incessante de cette immense métropole, parmi l’agitation des affaires et des plaisirs, dans l’âpre tourbillon de la lutte pour la vie, témoin apitoyé des désespoirs stériles et des joies décevantes, Notre-Dame de Paris, toujours sereine en sa calme et pacifiante gravité, semble répéter sans relâche à tous ceux qui passent : Orate, fratres, Priez, mes frères ; elle semble, dirais-je volontiers, être elle-même un Orate fratres de pierre, une invitation perpétuelle à la prière.

Nous les connaissons les aspirations, les préoccupations de la France d’aujourd’hui ; la génération présente rêve d’être une génération de défricheurs, de pionniers, pour la restauration d’un monde chancelant et désaxé ; elle se sent au cœur l’entrain, l’esprit d’initiative, le besoin irrésistible d’action, un certain amour de la lutte et du risque, une certaine ambition de conquête et de prosélytisme au service de quelque idéal.

[…] Mais ces aspirations mêmes que, malgré la grande variété de leurs manifestations, nous retrouvons à chaque génération française depuis les origines, comment les expliquer ? Inutile d’invoquer je ne sais quel fatalisme ou quel déterminisme racial. À la France d’aujourd’hui, qui l’interroge, la France d’autrefois va répondre en donnant à cette hérédité son vrai nom : la vocation.

Car, mes frères, les peuples, comme les individus, ont aussi leur vocation providentielle ; comme les individus, ils sont prospères ou misérables, ils rayonnent ou demeurent obscurément stériles, selon qu’ils sont dociles ou rebelles à leur vocation.

Fouillant de son regard d’aigle le mystère de l’histoire universelle et de ses déconcertantes vicissitudes, le grand évêque de Meaux écrivait : « Souvenez-vous que ce long enchaînement des causes particulières, qui font et qui défont les empires, dépend des ordres secrets de la Providence. Dieu tient du plus haut des cieux les rênes de tous les royaumes ; il a tous les cœurs en sa main ; tantôt il retient les passions ; tantôt il leur lâche la bride, et par là il remue tout le genre humain… C’est ainsi que Dieu règne sur tous les peuples. Ne parlons plus de hasard ni de fortune ; ou parlons-en seulement comme d’un nom dont nous couvrons notre ignorance » (Bossuet, Discours sur l’histoire universelle, III, 8).

Le passage de la France dans le monde à travers les siècles est une vivante illustration de cette grande loi de l’histoire de la mystérieuse et pourtant évidente corrélation entre l’accomplissement du devoir naturel et celui de la mission surnaturelle d’un peuple.

Du jour même où le premier héraut de l’Évangile posa le pied sur cette terre des Gaules et où, sur les pas du Romain conquérant, il porta la doctrine de la Croix, de ce jour-là même, la foi au Christ, l’union avec Rome, divinement établie centre de l’Église, deviennent pour le peuple de France la loi même de sa vie. Et toutes les perturbations, toutes les révolutions, n’ont jamais fait que confirmer, d’une manière toujours plus éclatante, l’inéluctable force de cette loi.

L’énergie indomptable à poursuivre l’accomplissement de sa mission a enfanté pour votre patrie des époques mémorables de grandeur, de gloire, en même temps que de large influence sur la grande famille des peuples chrétiens. Et si votre histoire présente aussi ses pages tragiquement douloureuses, c’était aux heures où l’oubli des uns, la négation des autres, obscurcissaient, dans l’esprit de ce peuple, la conscience de sa vocation religieuse et la nécessité de mettre en harmonie la poursuite des fins temporelles et terrestres de la patrie avec les devoirs inhérents à une si noble vocation.

Et, néanmoins, une lumière resplendissante ne cesse de répandre sa clarté sur toute l’histoire de votre peuple ; cette lumière qui, même aux heures les plus obscures, n’a jamais connu de déclin, jamais subi d’éclipse, c’est toute la suite ininterrompue de saints et de héros qui, de la terre de France, sont montés vers le ciel. Par leurs exemples et par leur parole, ils brillent comme des étoiles au firmament, quasi stellae in perpetuas aeternitates (Dan. 12, 3) pour guider la marche de leur peuple, non seulement dans la voie du salut éternel, mais dans son ascension vers une civilisation toujours plus haute et plus délicate.

Saint Remi qui versa l’eau du baptême sur la tête de Clovis ; saint Martin, moine, évêque, apôtre de la Gaule ; saint Césaire d’Arles ; ceux-là et tant d’autres, se profilent avec un relief saisissant sur l’horizon de l’histoire, dans cette période initiale qui, pour troublée qu’elle fût, portait cependant en son sein tout l’avenir de la France. Et, sous leur action, l’Évangile du Christ commence et poursuit, à travers tout le territoire des Gaules, sa marche conquérante, au cours d’une longue et héroïque lutte contre l’esprit d’incrédulité et d’hérésie, contre les défiances et les tracasseries de puissances terrestres, cupides et jalouses. Mais, de ces siècles d’effort courageux et patient, devait sortir enfin la France catholique, cette Gallia sacra, qui va de Louis, le saint Roi, à Benoît-Joseph Labre, le saint mendiant ; de Bernard de Clairvaux, à François de Sales, à l’humble Curé d’Ars ; de Geneviève, la bergère de Nanterre, à Bernadette, l’angélique pastourelle de Lourdes ; de Jeanne d’Arc, la vierge guerrière, la sainte de la patrie, à Thérèse de l’Enfant-Jésus, la vierge du cloître, la sainte de la « petite voie ».

La vocation de la France, sa mission religieuse ! Mes frères, mais cette chaire même ne lui rend-elle pas témoignage ? Cette chaire qui évoque le souvenir des plus illustres maîtres, orateurs, théologiens, moralistes, apôtres, dont la parole, depuis des siècles, franchissant les limites de cette nef, prêche la lumineuse doctrine de vérité, la sainte morale de l’Évangile, l’amour de Dieu pour le monde, les repentirs et les résolutions nécessaires, les luttes à soutenir, les conquêtes à entreprendre, les grandes espérances de salut et de régénération.

À monter, même pour une seule fois et par circonstance, en cette chaire après de tels hommes, on se sent forcément, j’en fais en ce moment l’expérience, bien petit, bien pauvre ; à parler dans cette chaire, qui a retenti de ces grandes voix, je me sens étrangement confus d’entendre aujourd’hui résonner la mienne.

Et malgré cela, quand je pense au passé de la France, à sa mission, à ses devoirs présents, au rôle qu’elle peut, qu’elle doit jouer pour l’avenir, en un mot, à la vocation de la France, comme je voudrais avoir l’éloquence d’un Lacordaire, l’ascétique pureté d’un Ravignan, la profondeur et l’élévation théologique d’un Monsabré, la finesse psychologique d’un Mgr d’Hulst avec son intelligente compréhension de son temps ! Alors, avec toute l’audace d’un homme qui sent la gravité de la situation, avec l’amour sans lequel il n’y a pas de véritable apostolat, avec la claire connaissance des réalités présentes, condition indispensable de toute rénovation, comme je crierais d’ici à tous les fils et filles de France : « Soyez fidèles à votre traditionnelle vocation ! Jamais heure n’a été plus grave pour vous en imposer les devoirs, jamais heure plus belle pour y répondre. Ne laissez pas passer l’heure, ne laissez pas s’étioler des dons que Dieu a adaptés à la mission qu’il vous confie; ne les gaspillez pas, ne les profanez pas au service de quelque autre idéal trompeur, inconsistant ou moins noble et moins digne de vous ! »

Mais, pour cela, je vous le répète, écoutez la voix qui vous crie : « Priez, Orate, fratres ! » Sinon, vous ne feriez qu’œuvre humaine, et, à l’heure présente, en face des forces adverses, l’œuvre purement humaine est vouée à la stérilité, c’est-à-dire à la défaite ; ce serait la faillite de votre vocation.

Oui, c’est bien cela que j’entends dans le dialogue de la France du passé avec la France d’aujourd’hui. Et Notre-Dame de Paris, au temps où ses murs montaient de la terre, était vraiment l’expression joyeuse d’une communauté de foi et de sentiments qui, en dépit de tous les différends et de toutes les faiblesses, inséparables de l’humaine fragilité, unissait tous vos pères en un Orate, fratres dont la toute-puissante douceur dominait toutes les divergences accidentelles. À présent, cet Orate, fratres la voix de cette cathédrale ne cesse pas de le répéter ; mais combien de cœurs dans lesquels il ne trouve plus d’écho ! Combien de cœurs pour lesquels il ne semble plus être qu’une provocation à renouveler le geste de Lucifer dans l’orgueilleuse ostentation de leur incrédulité ! Cette voûte sous laquelle s’est manifestée en des élans magnifiques l’âme de la France d’autrefois et où, grâce à Dieu, se manifestent encore la foi et l’amour de la France d’aujourd’hui ; cette voûte qui, il y a sept siècles, joignait ses deux bras vers le ciel comme pour y porter les prières, les désirs, les aspirations d’éternité de vos aïeux et les vôtres, pour recevoir et vous transmettre en retour la grâce et les bénédictions de Dieu ; cette voûte sous laquelle en un temps de crise, l’incrédulité, dans son orgueil superbe, a célébré ses éphémères triomphes par la profanation de ce qu’il y a de plus saint devant le ciel ; cette voûte, mes frères, contemple aujourd’hui un monde qui a peut-être plus besoin de rédemption qu’en aucune autre époque de l’histoire et qui, en même temps, ne s’est jamais cru plus capable de s’en passer.

Aussi, tandis que je considère cet état de choses et la tâche gigantesque qui, de ce chef, incombe à la génération présente, je crois entendre ces pierres vénérables murmurer avec une pressante tendresse l’exhortation à l’amour ; et moi-même, avec le sentiment de la plus fraternelle affection, je vous la redis, à vous qui croyez à la vocation de la France : « Mes frères, aimez! Amate, fratres ! »

[…] Que d’hommes n’ont perdu la foi au Père qui est dans les cieux que parce qu’ils ont perdu d’abord la confiance dans l’amour de leurs frères qui sont sur la terre, même de ceux qui font profession de vie chrétienne ! Le réveil de ces sentiments fraternels et la claire vue de leurs relations avec la doctrine de l’Évangile reconduiront les fils égarés à la maison du Père.

Au malheureux gisant sur la route, le corps blessé, l’âme plus malade encore, on n’aura que de belles paroles à donner et rien qui fasse sentir l’amour fraternel, rien qui manifeste l’intérêt que l’on porte même à ses nécessités temporelles, et l’on s’étonnera de le voir demeurer sourd à toute cette rhétorique ! Qu’est-elle donc, cette foi qui n’éveille au cœur aucun sentiment qui se traduise par des œuvres ? Qu’en dit saint Jean, l’apôtre et l’évangéliste de l’amour ? « Celui qui jouit des biens de ce monde et qui, voyant son frère dans le besoin, ne lui ouvre pas tout grand son cœur, à qui fera-t-on croire qu’il porte en lui l’amour de Dieu ? » (1 Jn 3, 17.)

La France catholique qui a donné à l’Église, à l’humanité tout entière un saint Vincent de Paul et tant d’autres héros de la charité, ne peut pas ne pas entendre ce cri : Amate, fratres ! Et elle sait que les prochaines pages de son histoire, c’est sa réponse à l’appel de l’amour qui les écrira.

À sa fidélité envers sa vocation, en dépit de toutes les difficultés, de toutes les épreuves, de tous les sacrifices, est lié le sort de la France, sa grandeur temporelle aussi bien que son progrès religieux. Quand j’y songe, de quel cœur, mes frères, j’invoque la Providence divine, qui n’a jamais manqué, aux heures critiques, de donner à la France les grands cœurs dont elle avait besoin, avec quelle ardeur je lui demande de susciter aujourd’hui en elle les héros de l’amour, pour triompher des doctrines de haine, pour apaiser les luttes de classes, pour panser les plaies saignantes du monde, pour hâter le jour où Notre-Dame de Paris abritera de nouveau sous son ombre maternelle tout son peuple, pour lui faire oublier comme un songe éphémère les heures sombres où la discorde et les polémiques lui voilaient le soleil de l’amour, pour faire résonner doucement à son oreille, pour graver profondément dans son esprit la parole si paternelle du premier Vicaire de Jésus-Christ : « Aimez-vous les uns les autres d’une dilection toute fraternelle, dans la simplicité de vos cœurs » In fraternitatis amore, simplici ex corde invicem diligite ! (1 P.1, 22).

Ce que je connais, mes frères, de ce pays et de ce peuple français, des directions que lui donnent ses chefs religieux et de la docilité du grand nombre des fidèles ; ce que m’apprennent les écrits des maîtres catholiques de la pensée, les rapports des Congrès et Semaines où les problèmes de l’heure présente sont étudiés à la lumière de la foi divine ; ce que je constate aussi de l’idéalisme avec lequel la jeunesse croyante de la France s’intéresse à la question capitale du prolétariat et à sa solution juste et chrétienne, tout cela certes me remplit d’une ferme confiance que cette même jeunesse, grâce à la rectitude de sa bonne volonté, à son esprit de dévouement et de sacrifice, à sa charité fraternelle, si noble en ses intentions, si loyale en ses efforts, cheminera toujours par les voies droites et sûres. Aussi, loin de moi de douter jamais de si saintes dispositions ; mais, à la généreuse ardeur de la jeune France vers la restauration de l’ordre social chrétien, Notre-Dame de Paris, témoin au cours des siècles passés de tant d’expériences, de tant de désillusions, de tant de belles ardeurs tristement fourvoyées, vous adresse, après son exhortation à l’amour : – Amate, fratres ! – son exhortation à la vigilance, exhortation empreinte de bonté maternelle, mais aussi de gravité et de sollicitude : « Veillez, mes frères ! Vigilate, fratres ! »

Vigilate ! C’est qu’il ne s’agit plus aujourd’hui, comme en d’autres temps, de soutenir la lutte contre des formes déficientes ou altérées de la civilisation religieuse et la plupart gardant encore une âme de vérité et de justice héritée du christianisme ou inconsciemment puisée à son contact ; aujourd’hui, c’est la substance même du christianisme, la substance même de la religion qui est en jeu ; sa restauration ou sa ruine est l’enjeu des luttes implacables qui bouleversent et ébranlent sur ses bases notre confinent et avec lui le reste du monde.

Le temps n’est plus des indulgentes illusions, des jugements édulcorés qui ne voulaient voir dans les audaces de la pensée, dans les errements du sens moral qu’un inoffensif dilettantisme, occasion de joutes d’écoles, de vains amusements de dialecticiens. L’évolution de ces doctrines, de ces principes touche à son terme ; le courant, qui insensiblement a entraîné les générations d’hier, se précipite aujourd’hui et l’aboutissement de toutes ces déviations des esprits, des volontés, des activités humaines, c’est l’état actuel, le désarroi de l’humanité, dont nous sommes les témoins, non pas découragés, certes ! Mais épouvantés.

Une grande partie de l’humanité dans l’Europe actuelle est, dans l’ordre religieux, sans patrie, sans foyer. Pour elle, l’Église n’est plus le foyer familial ; Dieu n’est plus le Père ; Jésus-Christ n’est plus qu’un étranger. Tombé des hauteurs de la révélation chrétienne, d’où il pouvait d’un coup d’œil contempler le monde, l’homme ne peut plus voir l’ordre dans les contrastes de sa fin temporelle et éternelle ; il ne peut plus entendre et goûter l’harmonie en laquelle viennent se résoudre paisiblement les dissonances. Quel tragique travail de Sisyphe que celui qui consiste à poursuivre la restauration de l’ordre, de la justice, de la félicité terrestre, dans l’oubli ou la négation même des relations essentielles et fondamentales !

Quelle désillusion amère, quelle douloureuse ironie que la lecture des fastes de l’humanité dans laquelle les noms de ceux que, tour à tour, elle a salués comme des précurseurs, des sauveurs, les maîtres de la vie, les artisans du progrès – et qui parfois le furent à certains égards – apparaissent aujourd’hui comme les responsables, inconscients peut-être, des crises dont nous souffrons, les responsables d’un retour, après vingt siècles de christianisme, à un état de choses, à certains égards, plus obscur, plus inhumain que celui qui avait précédé !

Une organisation économique gigantesque a étonné le monde par le fantastique accroissement de la production, et des foules immenses meurent de misère en face de ces producteurs qui souffrent souvent d’une détresse non moins grande, faute de la possibilité d’écouler l’excès monstrueux de leur production. Une savante organisation technique a semblé rendre l’homme définitivement maître des forces de la nature et, dans l’orgueil de sa vie, devant les plus sacrées lois de la nature, l’homme meurt de la fatigue et de la peur de vivre et, lui qui donne à des machines presque l’apparence de la vie, il a peur de transmettre à d’autres sa propre vie, si bien que l’ampleur toujours croissante des cimetières menace d’envahir de tombes tout le sol laissé libre par l’absence des berceaux.

À tous les maux, à toutes les crises, peuvent s’opposer les projets de solution les plus divers, ils ne font que souligner l’impuissance, tout en suscitant de nouveaux antagonismes qui dispersent les efforts. Et ces efforts ont beau s’intensifier jusqu’au sacrifice total de soi-même, pour la réalisation d’un programme pour le salut de la communauté, la disproportion entre le vouloir et le pouvoir humains, entre les plans les plus magnifiques et leur réalisation, entre la fin que l’on poursuit et le succès que l’on obtient, va toujours s’accentuant. Et tant d’essais stériles et malheureux n’aboutissent en fin de compte qu’à exaspérer toujours davantage ceux qui sont las d’expériences vaines et qui réclament impérieusement, farouchement parfois et avec menaces, de vivre et d’être heureux.

Vigilate ! Eh ! oui, il en est tant qui, pareils aux apôtres à Gethsémani, à l’heure même où leur Maître allait être livré, semblent s’endormir dans leur insouciance aveugle, dans la conviction que la menace qui pèse sur le monde ne les regarde pas, qu’ils n’ont aucune part de responsabilité, qu’ils ne courent aucun risque dans la crise où l’univers se débat avec angoisse. Quelle illusion ! Ainsi jadis, sur le mur du palais où Balthasar festoyait, la main mystérieuse écrivait le Mane, Thécel, Pharès (note 6). Encore Balthasar eut-il la prudence et la curiosité d’interroger Daniel, le prophète de Dieu ! Combien aujourd’hui n’ont même pas cette prudente curiosité ! Combien restent sourds et inertes à l’avertissement du Christ à ses apôtres : Vigilate et orate ut non intretis in tentationem ! (note 7).

Vigilate ! Et pourtant l’Église, répétant la parole même du Christ, les avertit. Depuis les derniers règnes surtout, les avertissements se sont faits plus précis ; les encycliques se succèdent ; mais à quoi bon les avertissements, les cris d’alarme, la dénonciation documentée des périls menaçants, si ceux-là mêmes qui, régulièrement et correctement assis au pied de la chaire, en entendent passivement la lecture, s’en retournent chez eux continuer tranquillement leur habituel train de vie sans avoir rien compris ni du danger commun ni de leur devoir en face du danger !

Vigilate ! Ce n’est pas aux seuls insouciants que ce cri s’adresse. Il s’adresse aussi à ces esprits ardents, à ces cœurs généreux et sincères, mais dont le zèle ne s’éclaire pas aux lumières de la prudence et de la sagesse chrétienne. Dans l’impétueuse fougue de leurs préoccupations sociales, ils risquent de méconnaître les frontières au-delà desquelles la vérité cède à l’erreur, le zèle devient fanatisme et la réforme opportune passe à la révolution. Et quand, pour mettre l’ordre et la lumière dans cette confusion, le Vicaire de Jésus-Christ, quand l’Église, en vertu de sa mission divine, élève la voix sur les grandes questions du jour, sur les problèmes sociaux, faisant la part du vrai et du faux, du licite et de l’illicite, elle n’entend favoriser ni combattre aucun camp ou parti politique, elle n’a rien d’autre en vue que la liberté et la dignité des enfants de Dieu ; de quelque côté qu’elle rencontre l’injustice, elle la dénonce et la condamne ; de quelque côté qu’elle découvre le bien elle le reconnaît et le signale avec joie. Mais il est une chose qu’elle exige de tous ses enfants, c’est que la pureté de leur zèle ne soit pas viciée par des erreurs, admises sans doute de bonne foi et dans la meilleure intention du monde, mais qui n’en sont pas moins dangereuses en fait et qui, en fin de compte, viennent tôt ou tard à être attribuées non seulement à ceux qui les tiennent, mais à l’Église elle-même. Malheur à qui prétendrait faire pactiser la justice avec l’iniquité, concilier les ténèbres avec la lumière ! Quae enim participatio justitiae cum iniquitate ? Aut quae societas luci ad tenebras ? (2 Cor. 6,14.)

C’est aux heures de crises, mes frères, que l’on peut juger le cœur et le caractère des hommes, des vaillants et des pusillanimes. C’est à ces heures qu’ils donnent leur mesure et qu’ils font voir s’ils sont à la hauteur de leur vocation, de leur mission.

Nous sommes à une heure de crise. À la vue d’un monde qui tourne le dos à la croix, à la vraie croix du Dieu crucifié et rédempteur, d’un monde qui délaisse les sources d’eau vive pour la fange des citernes contaminées ; à la vue d’adversaires, dont la force et l’orgueilleux défi ne le cèdent en rien au Goliath de la Bible, les pusillanimes peuvent gémir d’avance sur leur inévitable défaite ; mais les vaillants, eux, saluent dans la lutte l’aurore de la victoire ; ils savent très bien leur faiblesse, mais ils savent aussi que le Dieu fort et puissant, Dominus fortis et potens, Dominus potens in praelio (Ps 23, 8 ) se fait un jeu de choisir précisément la faiblesse pour confondre la force de ses ennemis. Et le bras de Dieu n’est pas raccourci ! Ecce non est abbreviata manus Domini ut salvare nequeat (Is. 59, 1)(note 10).

Dans un instant, quand, debout à l’autel, j’élèverai vers Dieu la patène avec l’hostie sainte et immaculée pour l’offrir au Père éternel, je lui présenterai en même temps la France catholique avec l’ardente prière que, consciente de sa noble mission et fidèle à sa vocation, unie au Christ dans le sacrifice, elle lui soit unie encore dans son œuvre d’universelle rédemption.

Et puis, de retour auprès du trône du Père commun pour lui faire part de tout ce que j’aurai vu et éprouvé sur cette terre de France, oh ! comme je voudrais pouvoir faire passer dans son cœur si aimant, pour le faire déborder de joie et de consolation, mon inébranlable espérance que les catholiques de ce pays, de toutes classes et de toutes tendances, ont compris la tâche apostolique que la Providence divine leur confie, qu’ils ont entendu la voix de Notre-Dame de Paris qui leur chante l’Orate, l’Amate, le Vigilate, non comme l’écho d’un « hier » évanoui, mais comme l’expression d’un « aujourd’hui » croyant, aimant et vigilant, comme le prélude d’un « demain » pacifié et béni.

Ô Mère céleste, Notre Dame, vous qui avez donné à cette nation tant de gages insignes, de votre prédilection, implorez pour elle votre divin Fils ; ramenez-la au berceau spirituel de son antique grandeur, aidez-la à recouvrer, sous la lumineuse et douce étoile de la foi et de la vie chrétienne, sa félicité passée, à s’abreuver aux sources où elle puisait jadis cette vigueur surnaturelle, faute de laquelle les plus généreux efforts demeurent fatalement stériles, ou tout au moins bien peu féconds ; aidez-la aussi, unie à tous les gens de bien des autres peuples, à s’établir ici-bas dans la justice et dans la paix, en sorte que, de l’harmonie entre la patrie de la terre et la patrie du ciel, naisse la véritable prospérité des individus et de la société tout entière.

« Mère du bon conseil », venez au secours des esprits en désarroi devant la gravité des problèmes qui se posent, des volontés déconcertées dans leur impuissance devant la grandeur des périls qui menacent ! « Miroir de justice », regardez le monde où des frères, trop souvent oublieux des grands principes et des grands intérêts communs qui les devraient unir, s’attachent jusqu’à l’intransigeance aux opinions secondaires qui les divisent ; regardez les pauvres déshérités de la vie, dont les légitimes désirs s’exaspèrent au feu de l’envie et qui parfois poursuivent des revendications justes, mais par des voies que la justice réprouve ; ramenez-les dans l’ordre et le calme, dans cette tranquillitas ordinis qui seule est la vraie paix !

Regina pacis ! Oh ! Oui ! En ces jours où l’horizon est tout chargé de nuages qui assombrissent les cœurs les plus trempés et les plus confiants, soyez vraiment au milieu de ce peuple qui est vôtre la « Reine de la Paix » ; écrasez de votre pied virginal le démon de la haine et de la discorde ; faites comprendre au monde, où tant d’âmes droites s’évertuent à édifier le temple de la paix, le secret qui seul assurera le succès de leurs efforts : établir au centre de ce temple le trône royal de votre divin Fils et rendre hommage à sa loi sainte, en laquelle la justice et l’amour s’unissent en un chaste baiser, justitia et pax osculatae sunt (Ps 74, 11) (note 12).

Et que par vous la France, fidèle à sa vocation, soutenue dans son action par la puissance de la prière, par la concorde dans la charité, par une ferme et indéfectible vigilance, exalte dans le monde le triomphe et le règne du Christ Prince de la paix, Roi des rois et Seigneur des seigneurs. Amen ! »

L’argent du Lundi de Pentecôte, “journée de solidarité”, détourné par l’Etat

C’est ce que révèle l’Association des Directeurs au service des Personnes Agées (AD-PA) :

Dans la revue « DIRECTEURS » qui vient de paraître, l’AD-PA publie une note démontrant comment depuis le début de la création de la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie, l’État a détourné cette somme colossale équivalant à plusieurs années de lundis de Pentecôte.

Sous-consommation organisée, reprise de crédits déjà attribués, mise en place d’une réserve prudentielle dans une caisse qui a toujours été en excédent, détournement de la Contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (Casa), construction de budget à partir de dépenses non effectuées, économies réalisées sur les dépenses d’investissement…

Le pire, ces détournements ont été admis et fort cyniquement assumés par différents Gouvernements.

Au moment où la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie va gérer la nouvelle 5ème branche, l’AD-PA attend de l’actuel Gouvernement et de ses successeurs qu’ils mettent fin définitivement à cette pratique et qu’ils réorientent dans l’aide aux personnes âgées tout ou partie de ces 20 milliards détournés qui manquent cruellement aux personnes âgées et aux professionnels à domicile comme en établissement.

Il s’agit en effet désormais d’accompagner dignement les premiers sans mépriser les seconds soumis au plus fort taux d’accidents du travail, de maladies professionnelles et à des salaires misérables tout particulièrement à domicile.

Voici l’article évoqué, qui montre qu’une bonne partie de l’argent récolté à l’occasion de la journée de solidarité, destinée à financer les personnes âgées, a été utilisé à tout autre chose :

Emmanuel Macron face aux nouveaux commandos Delta

De Bernard Antony :

Macron peut sans doute se dire aujourd’hui le lieu commun qu’à toute chose malheur est bon.

Le retour, semble-t-il en force, du méchant virus, sous formes de commandos Delta plus ou moins planétaires et déboulant aussi chez nous, lui épargnera sans doute de s’appesantir sur les résultats des dernières élections régionales et sur des projets de réforme appelés à battre sans cesse … en retraite.

Et à nouveau ? voici les Français (et beaucoup d’autres aussi) confrontés aux messages les plus contradictoires sur les protections anti-covidiennes.

Ainsi, le maire de Nice, Estrosi, qui semble être vraiment un estropié du cerveau, s’empresse-t-il d’annoncer vouloir rétablir l’ineptie de l’obligation du port du masque dans les rues ! Et, on s’en souvient, n’était-il pas allé jusqu’à démentiellement imposer cela sur les plages ?

Aujourd’hui, dans le Figaro, le docteur Guillaume Barucq, un élu municipal de Biarritz, titre ainsi son article : « Le retour du masque en extérieur : une mesure absurde et infantilisante », juste appréciation qui relève du bon sens le plus élémentaire.

De même qu’il était évident qu’en maintenant totalement enfermés, séquestrés, bouclés les résidents des EHPAD, on en condamnait à mort un grand nombre ? et par étouffement psychologique et par prolifération virale par manque d’aération.

Qui fera le compte du nombre des victimes qu’auront causé les médecins fanatiques de l’enfermisme plus dangereux encore que les Diafoirus de Molière ?

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