Retour sur l’agression de la procession des martyrs de la Commune
Guillaume de Thieulloy reçoit le traducteur du père jésuite argentin Leonardo Castellani et nous fait découvrir la plume de feu d’un prêtre écrivain de génie.
Guillaume de Thieulloy donne aussi la parole à l’abbé Michel Viot qui revient sur l’incroyable et violente agression antifa contre la procession de fidèles catholiques se remémorant les martyrs de la Commune. Une attaque restée totalement impunie.
Mgr Schneider témoigne de la crise de l’Eglise et de la civilisation
Mgr Schneider, évêque auxiliaire d’Astana au Kazakhstan, a publié “Christus Vincit – Le triomphe du Christ sur les ténèbres de notre temps”. Dans cet ouvrage, comme dans cet entretien, il revient sur son histoire et la persécution des catholiques en Union soviétique.
Analysant les origines de la crise que vivent l’Eglise et la civilisation occidentale, il propose des pistes de redressement et trace un véritable programme de restauration de l’Eglise.
Mgr. Salvatore Cordileone, archevêque de San Francisco, présidera le prochain pèlerinage Summorum Pontificum à Rome
Mgr. Salvatore Cordileone, archevêque de San Francisco, célèbrera toutes les actions liturgiques du pèlerinage 2021 :
- vendredi 29 octobre, les vêpres solennelles à Sainte-Marie des Martyrs (Panthéon) ;
- samedi 30 octobre, adoration à San Lorenzo in Damaso puis procession vers Saint-Pierre et enfin célébration à l’autel de la Chaire dans la Basilique ;
- dimanche 31 octobre, messe pontificale du Christ-Roi dans l’église de la Trinité des Pèlerins.
Ce programme sera précédé, comme de tradition, par la Rencontre Summorum Pontificum à l’Augustinianum, laquelle débutera le vendredi matin par une intervention de Mgr Cordileone.
Heureux les artisans de paix
“Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés enfants de Dieu !” (Matthieu 5 ; 9). Jésus, à travers les béatitudes, nous enseigne des voies de sainteté. Pour être appelé fils de Dieu, comme lui, il nous invite à être des artisans de paix.
Avec cette expression, nous comprenons que la paix n’est pas une chose que l’on a ou que l’on n’a pas. Elle est comme une œuvre à travailler, à façonner, à polir avec patience et amour. Comme l’artisan sur son ouvrage, cela demande d’y consacrer son talent, son énergie, son temps. Que nous faut-il pour nous mettre à l’ouvrage ?
- Comme tout bon artisan, il faut être formé, outillé. Être un artisan de paix ne s’improvise pas, nous avons besoin d’être prêt pour cela. Cela demande d’accueillir déjà en nous, la paix de Dieu. « Je vous donne ma paix, je vous laisse ma paix » (Jean 14.27). Savoir nous même accueillir le don de Dieu, sa miséricorde, demander pardon, à Dieu et à ceux que nous avons offensés, est un premier pas important. Le sacrement de la réconciliation nous offre cette paix.
- Comme tout bon artisan, il faut savoir trouver la bonne matière et toujours la renouveler. Pour cela, nous pouvons demander l’aide de l’Esprit-Saint pour qu’il nous insuffle chaque jour son souffle de paix comme dans la prière du Veni Creator : “Hâte-toi de nous donner la paix”. Nous pouvons aussi réciter régulièrement la belle prière de saint François : “Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix”
- Enfin, comme tout bon artisan, il faut mettre tout son cœur à l’ouvrage ; ne compter ni son temps, ni sa peine. “S’il est possible, pour autant que cela dépend de vous, vivez en paix avec tous les hommes” (Romains 12:18). Il faut travailler nos paroles, nos actes, nos pensées afin qu’elles rayonnent de cette paix à chaque fois que se trouvent la division ou le conflit – dans nos familles, nos lieux de travail, de vie – et qu’elles deviennent bénédictions.
Alors, nous serons appelés enfants de Dieu !
En cette année dédiée à saint Joseph, le patron des artisans, demandons lui d’être notre maître artisan.
C’est arrivé un 4 juillet…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 4 juillet : saints du jour français ou en France.
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St Laurian, diacre et martyr à Vatan dans le Berry († 544)
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St Florent, évêque à Cahors († début Ve s.)
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À Cahors, au début du Ve siècle, saint Florent, évêque. Saint Paulin de Nole loue son humilité de cœur, sa force dans la grâce reçue de Dieu et la douceur de ses paroles.
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St Valentin, prêtre et ermite († v. VIe s.)
À Langres, vers le VIe siècle, saint Valentin, prêtre et ermite.
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Ste Berthe, fondatrice de Monastère et abbesse en Artois († v. 725)
Berthe eut pour père un comte du palais, sous Clovis II, roi de France. Le sang des princes et des héros coulait dans ses veines ; mais sa gloire est d’avoir eu deux saintes pour filles. La mère de Berthe ne voulut point confier à des mains étrangères le précieux trésor commis par Dieu à sa garde, et elle fit sucer à l’enfant, avec le lait de son sein, le lait de la piété et de la vertu de son cœur ; aussi cette tendre plante, cultivée par des mains si pures, donna-t-elle, dès les premiers printemps, les fleurs et les fruits les plus suaves de sainteté, au point qu’elle eut bientôt la réputation d’être la fille la plus belle, la plus aimable et la plus vertueuse de son siècle.
À l’âge de vingt ans, elle fut mariée au noble seigneur Sigefroy, et, ayant été le modèle des jeunes filles, elle devint le modèle des épouses et des mères. Après vingt ans d’une union que ne troublèrent jamais les nuages des passions, Berthe, devenue veuve, libre de toute entrave terrestre, résolut de se consacrer entièrement à Dieu dans la vie monastique.
Le démon sans doute voulut décourager la Sainte : elle eut révélation, pendant son absence, que son premier monastère, bâti dans ses domaines, s’était écroulé entièrement. Sa soumission à la Volonté de Dieu fut parfaite, sa résolution resta inébranlable, et, après trois jours de jeûne et de prière, un ange vint montrer à Berthe le lieu où son monastère devait être reconstruit et le plan qu’elle devait adopter. Deux ans après, l’un des plus beaux couvents de l’époque s’élevait et recevait la bénédiction de l’Église ; ce même jour, Berthe et ses filles, Gertrude et Déotile, recevaient le voile et se consacraient à Dieu, et bientôt le monastère se remplissait d’âmes d’élite éprises de la vie religieuse.
Quelques années plus tard, Berthe renonçait à son titre d’abbesse pour le transférer à sa fille Déotile, pendant qu’elle-même, retirée dans un lieu solitaire voisin de la communauté, menait une vie tout angélique et ne conversait plus qu’avec Dieu. Quand elle sentit l’approche de la mort, elle fit appeler sa fille Gertrude (car Déotile avait quitté ce monde) et toutes les religieuses, leur adressa les plus touchantes exhortations, et leur donna rendez-vous, après les épreuves de la vie, dans la Patrie éternelle. Avant de mourir, elle aperçut un Ange gardien qui lui présentait une Croix lumineuse, et entendit un concert céleste, prélude des harmonies célestes.
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Bx Boniface, évêque en Savoie († 1270)
Martyrologe Romain : À Sainte-Hélène du Lac, en Savoie, l’an 1270, le trépas du bienheureux Boniface, évêque. De la famille ducale de Savoie, il se fit d’abord moine à la Grande Chartreuse, puis fut élevé au siège épiscopal de Belley, enfin à celui de Cantorbéry, où il rencontra des difficultés dans l’exercice de sa charge, mais montra toujours un grand zèle pour son troupeau.
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St Antoine Daniel, prêtre au Canada et martyr († 1648)
Chez les Hurons, au Canada, en 1648, saint Antoine Daniel, prêtre de la Compagnie de Jésus et martyr. Après avoir achevé la messe, il se tint à la porte de l’oratoire pour protéger les néophytes des ennemis païens qui faisaient irruption. Transpercé de flèches, il fut à la fin jeté dans le feu.
Antoine Daniel prêtre, jésuite, missionnaire chez les Hurons, né à Dieppe le 27 mai 1601, tué en Huronie le 4 juillet 1648.
Antoine Daniel et 7 sept autres missionnaires jésuites, ont été béatifiés le 21 juin 1925 et canonisés le 29 juin 1930, par Pie XI. Le Vénérable Pie XII a déclaré les saints martyrs canadiens, Patrons secondaires du Canada.
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Bse Catherine Jarrige, tertiaire de Saint-Dominique († 1836)
À Mauriac en Auvergne, l’an 1836, la bienheureuse Catherine Jarrige, vierge. Tertiaire de Saint-Dominique, elle s’employa remarquablement à soulager les pauvres et les malades et, pendant la Révolution française, elle défendit de toutes ses forces les prêtres contre ceux qui les recherchaient et visita ceux qui étaient emprisonnés.
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le 4 juillet 371 : Saint Martin est élu évêque de Tours, un peu malgré lui.
S’étant fait connaître du peuple comme un saint homme par ses premiers miracles, alors qu’il vit retiré dans un ermitage, saint Martin, à la mort de l’évêque de Tour, Lidoire, est choisi, malgré lui, comme successeur. Les habitants l’enlèvent donc et le proclament évêque sans son consentement. (Cf. la chronique du 11 novembre.).
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le 4 juillet 1187 : bataille de Hattin.
Près du lac de Tibériade, en Galilée, se rencontrent l’armée croisée du royaume chrétien de Jérusalem, dirigée par Guy de Lusignan, et celle de Saladin. Ce dernier remporte une victoire écrasante, qui lui ouvre les portes de la Palestine. Après la grandeur et la sainteté du roi Baudouin IV, qui malgré un rapport de forces très défavorable, a toujours réussi à préserver le royaume Franc, les tensions et bassesses de son successeur Guy de Lusignan et de chevaliers comme Renaud de Châtillon ou Gérard de Ridefort, ont raison de l’unité des Francs. Saladin, qui n’a jamais vaincu le roi lépreux, écrase la dernière armée du royaume de Jérusalem. Le nom persiste mais la capitale devient St Jean d’Acre.
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le 4 juillet 1190 : départ de Vézelay de Philippe Auguste, et de Richard Cœur de Lion pour la troisième croisade.
Saladin a conquit Jérusalem, le 2 octobre 1187 et le pape Grégoire VIII souhaite reconquérir des territoires Saints. Il demande aux rois d’Angleterre, de France et à l’empereur d’Allemagne de partir en croisade. Les deux premiers, s’étant donné rendez-vous à Vézelay, quittent le sanctuaire pour Gênes et Marseille. L’empereur Frédéric Barberousse a déjà pris la route.
Philippe Auguste Richard Cœur de Lion
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le 4 juillet 1406 : renonciation du pape Grégoire XII.
Grégoire XII est déposé par le Concile de Pise, mais il refuse de se soumettre. Toutefois, il finit par reconnaître le Concile de Constance et à renoncer au trône afin de mettre fin au Grand Schisme d’Occident.
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le 4 juillet 1429 : lettre de Jeanne d’Arc aux habitants de Troyes.
« Jhesus † Maria.
Très chiers et bons amis, s’il ne tient à vous, seigneurs, bourgeois et habitans de la ville de Troies, Jehanne la Pucelle vous mande et fait sçavoir de par le roy du ciel, son droitturier et souverain seigneur, duquel elle est chascun jour en son service roial, que vous fassiésvraye obéissance et recongnoissance au gentil roy de France quy sera bien brief à Reins et à Paris, quy que vienne contre, et en ses bonnes villes du sainct royaume, à l’aide du roy Jhesus. Loiaulx François, venésau devant du roy Charles et qu’il n’y ait point de faulte ; et ne vous doubtés de voz corps ne de voz biens, se ainsi le faictes. Et se ainsi ne le faictes, je vous promectz et certiffie sur voz vies que nous entrerons à l’ayde de Dieu en toultes les villes qui doibvent estre du sainct royaulme, et y ferons bonne paix fermes, quy que vienne contre. A Dieu vous commant, Dieu soit garde de vous, s’il luy plaist. Responce brief. Devant la cité de Troyes, escrit à Saint-Fale, le mardy quatriesme jour de juillet. »
Au dos desquelles lectres estoit escrit : « Aux seigneurs bourgeois de la cité de Troyes.»
(Procès, t. IV, p. 287- 288.)
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le 4 juillet 1776 : déclaration d’indépendance des États-Unis.
Elle n’est vraiment reconnue qu’après le traité de Versailles de 1783. Les révolutionnaires français s’inspirent fortement des idées maçonniques qui s’y trouvent.
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le 4 juillet 1848 : mort de François René de Chateaubriand.
Né en 1768 à Saint-Malo, François-René de Chateaubriand, est l’un des inspirateurs du courant romantique, auteur des Mémoires d’Outre-Tombe, d’Atala et du Génie du Christianisme, il a aussi une carrière politique qui l’amène à servir Napoléon comme ambassadeur à Rome, avant de se rallier aux Bourbons en 1814-1815, et à voter la mort du Maréchal Ney. Il finit par appartenir aux Ultraroyalistes à la Chambre.
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le 4 juillet 1940 : l’Humanité journal clandestin depuis septembre 1939 publie :
On y lit ce jour :
« Il est particulièrement réconfortant en ces temps de malheurs, de voir de nombreux travailleurs parisiens s’entretenir amicalement avec les soldats allemands soit dans la rue, soit au bistrot du coin. Bravo camarades, continuez, même si cela ne plait pas à certains bourgeois aussi stupides que malfaisants.»
Cité par François Maris Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs, Editions de Chiré, pages 208 et 209)
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le 4 juillet 1995 : acquittement de 9 sauveteurs anti avortement à Paris.
Pour la première fois en France, un ensemble de personnes accusées de « délit d’entrave à l’IVG », selon les termes de la loi Neiertz sont acquittées par la 16ème Chambre correctionnelle de Paris. Elles avaient occupé, le 14 novembre 1994, l’avortoir de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris.
Les 3 juges estiment que la loi Neiertz entre en contradiction avec l’impunité qu’offre la loi, lorsque nous agissons pour faire face à un danger imminent qui nous menace ou qui menace autrui ou un bien. Ils estiment que les militants sauveteurs ont agi pour protéger une personne, l’enfant-à-naître, d’un danger immédiat avec des moyens non disproportionnés.
Jacques Toubon, ministre de la Justice, annonce aussitôt que le Parquet fera appel.
Lus dans les journaux Le Monde , l’Evénement du Jeudi , France-Soir, Libération, le Figaro, L’Humanité des 5 ou 6 juillet 1995 et cité par François Maris Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs, Editions de Chiré, pages 437). Voir les chroniques du 10 juin, du 24 octobre, du 10 novembre, et du 6 décembre.
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le 4 juillet 2015 : est le premier samedi du mois de juillet, mois du Précieux sang.
Au cours de l’apparition du 13 juillet 1917, Notre-Dame à Fatima parle pour la première fois de la dévotion des premiers samedis du mois. (Voir la chronique du 13 juin). Ce n’est que le 10 décembre 1925 à Pontevedra qu’elle précise ce qu’elle attend de nous :
« Vois, ma fille, mon Cœur entouré des épines que les hommes m’enfoncent à chaque instant, par leurs blasphèmes et leurs ingratitudes. Toi, du moins, tâche de me consoler et dis que tous ceux qui,
– pendant cinq mois, le premier samedi,
– se confesseront,
– recevront la sainte Communion,
– réciteront un chapelet
– et me tiendront compagnie pendant quinze minutes, en méditant sur les quinze mystères du Rosaire
– en esprit de réparation,
je promets de les assister à l’heure de la mort, avec toutes les grâces nécessaires pour le salut de leur âme. »
Mais pourquoi 5 samedis ?
Le père Gonçalves interrogeant sœur Lucie reçoit cette réponse dans la lettre qu’elle lui écrit le 12 juin 1930.
Pourquoi cinq samedis et non neuf, ou sept en l’honneur des douleurs de Notre-Dame ?
« Me trouvant dans la chapelle avec Notre-Seigneur une partie de la nuit du 29 au 30 de ce mois de mai 1930, et parlant à Notre-Seigneur des questions quatre et cinq, je me sentis soudain possédée plus intimement par la divine présence et, si je ne me trompe, voici ce qui m’a été révélé : « Ma fille, le motif en est simple. Il y a cinq espèces d’offenses et de blasphèmes proférés contre le Cœur Immaculé de Marie :
1) les blasphèmes contre l’Immaculée Conception,
2) les blasphèmes contre sa virginité,
3) les blasphèmes contre sa maternité divine, en refusant en même temps de la reconnaître comme Mère des hommes,
4) les blasphèmes de ceux qui cherchent publiquement à mettre dans le cœur des enfants l’indifférence ou le mépris, ou même la haine à l’égard de cette Mère Immaculée,
5) les offenses de ceux qui l’outragent directement dans ses saintes images.
Voilà, ma fille, le motif pour lequel le Cœur Immaculé de Marie m’a inspiré de demander cette petite réparation, et, en considération de celle-ci, d’émouvoir ma miséricorde pour pardonner aux âmes qui ont eu le malheur de l’offenser. Quant à toi, cherche sans cesse, par tes prières et tes sacrifices, à émouvoir ma miséricorde à l’égard de ces pauvres âmes ».
Pour approfondir l’importance de cette dévotion et lire la totalité de cette lettre, suivre le lien
“Je mesure le traumatisme que c’est d’avorter” : Macron poursuivi pour délit d’entrave à l’IVG ?
Interrogé dans Elle, Emmanuel Macron a déclaré :
“L’IVG est une conquête immense pour les femmes et pour les hommes, pour la dignité et l’humanité de tous. Mais je mesure le traumatisme que c’est d’avorter…”
Ce ‘mais’ a traumatisé les partisans de la culture de mort… Ce serait en effet l’un des arguments majeurs de la rhétorique pro-vie…
Laurence Rossignol et le Planning Familial ont réagi :
“Le terme traumatisant est un terme d’anti-choix”.
Le syndrome post-avortement est pourtant une réalité :
le risque de dépression augmente de 65 % : Une étude américaine de grande ampleur montre que les femmes qui avait fait une IVG risquaient à terme d’être touchées par la dépression et cela quel que soit l’âge, l’origine ethnique, l’éducation, le statut matrimonial, le revenu et les antécédents psychiatriques. ( JR Cougle, DC Reardon & PK Coleman, “Depression Associated With Abortion and Childbirth: A Long-Term Analysis of the NLSY Cohort,” Medical Science Monitor 9(4):CR105-112, 2003.)
Le risque de dépression est élevé même en cas d’ivg motivée par une grossesse “non désirée”. Le nombre de dépressions résultant d’une première grossesse non-désirée et interrompue est significativement plus élevé par rapport aux femmes qui ont mené leur grossesse à terme. ( DC Reardon, JR Cougle, “Depression and unintended pregnancy in the National Longitudinal Study of Youth: a cohort study,” British Medical Journal 324:151-2, 2002 ) […]
Une étude auprès de patientes sur les troubles après l’IVG révèle que seulement 8 semaines après leur IVG :
44 % des femmes ont signalé des troubles nerveux,
36 % des troubles du sommeil,
31 % des regrets quant à leur décision
et 11% ont dû recevoir des psychotropes.
( Ashton,”The Psychosocial Outcome of Induced Abortion”, British Journal of Ob & Gyn. 87:1115-1122, 1980)Parmi les femmes qui ne présentaient pas d’antécédents de troubles de l’anxiété avant IVG , 30% risquent de déclarer des signes de troubles de l’anxiété généralisée après leur avortement ou IVG par rapport à celles qui mènent leur grossesse à terme. (JR Cougle, DC Reardon, PK Coleman, “Generalized Anxiety Following Unintended Pregnancies Resolved Through Childbirth and Abortion: A Cohort Study of the 1995 National Survey of Family Growth,” Journal of Anxiety Disorders 19:137-142 (2005).
Autres séquelles liées à l’IVG
Troubles du sommeil : Dans une étude sur des femmes qui ne présentaient pas de perturbation du sommeil, il est apparu que les femmes qui avaient fait une IVG étaient plus susceptibles d’être traitées pour des troubles du sommeil que celles qui avaient mené leur grossesse à terme et cela jusqu’à deux fois plus dans les 180 jours qui suivaient l’IVG. De nombreuses études ont montré que les victimes d’un traumatisme éprouvent souvent des troubles du sommeil. ( DC Reardon and PK Coleman, “Relative Treatment Rates for Sleep Disorders and Sleep Disturbances Following Abortion and Childbirth: A Prospective Record Based-Study,” Sleep 29(1):105-106, 2006.
Apparition de troubles chez des femmes équilibrées
Dans une étude en Nouvelle-Zélande les femmes qui avaient avorté montraient des taux plus élevés de comportement suicidaire, de dépression, d’anxiété et d’abus de substances (DM Fergusson et. al., “Abortion in young women and subsequent mental health,” Journal of Child Psychology and Psychiatry 47(1): 16-24,2006.)
Troubles de l’alimentation après IVG
39 % souffrent de troubles alimentaires. Dans une enquête menée auprès de femmes souffrant de problèmes liés à leur avortement, 39% ont déclaré avoir connu des problèmes de boulimie et/ou d’anorexie (T. Burke with D. Reardon, Forbidden Grief: The Unspoken Pain of Abortion (Springfield, IL: Acorn Books, 2002) 189, 293)
Le risque de toxicomanie et d’alcoolisme est multiplié par 5
C’est le résultat d’ une enquête excluant les femmes ayant eu des antécédents de toxicomanie et d’alcoolisme (DC Reardon, PG Ney, “Abortion and Subsequent Substance Abuse,” American Journal of Drug and Alcohol Abuse 26(1):61-75, 2000.)
L’abus de substances au cours de grossesses ultérieures
Parmi les femmes qui accouchent pour la première fois , les femmes qui ont subi une IVG sont 5 fois plus susceptibles de consommer des drogues dures , 2 fois plus susceptibles de consommer de l’alcool et 10 fois plus susceptibles d’utiliser de la marijuana pendant leur grossesse si on les compare à celles qui n ‘ont pas avorté.
François Bert : les Français attendent de la clarté et de l’épaisseur
Invité de l’émission de LCI PerriScope, François Bert a abordé les thèmes suivants :
“Que dit l’abstention record aux régionales du rapport et des attentes des Français vis à vis de leur personnel politique?”
“Qu’est-ce que gouverner?”
Concélébrer pour se sentir moins seul ?
De Cyril Farret d’Astiès, auteur d’un ouvrage sur la réforme liturgique :
La bien indigente et insultante synthèse de la conférence des évêques de France au sujet de l’application du motu proprio Summorum Pontificum avait attiré mon attention sur un point précis qui me paraissait un indice d’un possible coup fourré : celui de la concélébration. L’affaire dijonnaise d’expulsion de la Fraternité Saint-Pierre pourrait en être la concrétisation.
Le reproche essentiel fait à la Fraternité Saint-Pierre est de ne pas concélébrer (« Le blocage vient de l’attitude de la FSSP qui a exclu que ses prêtres célèbrent dans le rite ordinaire. » communiqué du diocèse de mi-juin). Voilà la faute ! Il existerait donc sous le pontificat miséricordieux du pape François des péchés sans pardon ni rémission.
Mais posons-nous la question de fond : pourquoi imposer cette concélébration (rappelons que le droit à ne pas concélébrer a été rappelé dans plusieurs textes romains toujours en vigueur) ? la concélébration est-elle le signe supérieur de l’unité dans l’Église catholique ?
Il n’en est rien.
L’unité se manifeste à la messe bien davantage par la récitation du credo, proclamation commune, précise, solennelle de ce à quoi et à qui nous croyons et qui fait des fidèles des frères. Elle se manifeste évidemment dans la prière du Canon par la nomination du pape régnant et de l’évêque du lieu (una cum famulo tuo Papa nostro N (…) et Antistite nostro N). Et surtout, elle se réalise par la communion au corps de notre Seigneur réellement présent sous les apparences de l’hostie qui nous unit de manière surnaturelle et incomparable. Saint Thomas d’Aquin affirmait que l’Eucharistie est bien le sacrement de l’unité ecclésiastique et qu’elle consiste en ce que beaucoup sont un dans le Christ.
La concélébration avant le concile de Vatican II était, dans les faits, bien éloignée de ce que nous connaissons aujourd’hui (cf. Un heureux anniversaire ? essai sur les cinquante ans du missel de Paul VI). Il s’agissait souvent d’une survivance de ce qui s’était pratiqué dans de nombreux diocèses et à Rome, constituant davantage une « concélébration cérémonielle » que « sacramentelle », les prières consécratoires n’étant pas systématiquement prononcées par les concélébrants. Dans la forme extraordinaire du rit romain, la concélébration des prêtres avec l’évêque le jour de leur ordination est davantage un apprentissage de la célébration, les ordonnés ne font pas les gestes de la consécration et lisent l’ensemble des prières depuis leur place. Quant à la messe du Jeudi Saint dans le rit lyonnais, il s’agissait d’un déploiement liturgique particulièrement solennel, hiérarchique et majestueux (chapiers, clergé revêtu des ornements de son ordre, six prêtres concélébrant sacramentellement avec l’archevêque…).
Au moment du concile de Vatican II, la concélébration était espérée de longue date par tous ceux qui attendaient des réformes liturgiques une plus grande participation et une participation visible, démonstrative. La concélébration est une marotte des tenants de la nouvelle messe. On constate une fois encore cette priorité maniaque donnée à la participation, à l’action, à ce qui se voit. Depuis cinquante ans lors des grands rassemblements catholiques, on assiste à des concélébrations monstres au cours desquelles participent des centaines de prêtres apercevant vaguement le « présidant » sur les écrans géants, suivant confusément la cérémonie sur leur smartphone, ne pouvant voir les oblats et a fortiori toucher l’autel à quelque moment que ce soit. Le signe de l’unité matérielle du clergé est privilégié à toute autre considération, en particulier celle du respect de l’Eucharistie et du signe de la Présence réelle. Aujourd’hui de nombreux prêtres refusent de célébrer des messes d’enterrement mais se précipitent pour concélébrer, vaguement vêtus d’aube avachie et d’étole de guingois, le petit livret jetable de Prions en Église pendant au bout du bras. On ne peut que rester songeur devant l’adoption systématique de cette pratique en particulier dans les couvents et abbayes. L’abandon total des messes privées étant le corollaire de cet usage. Rappelons cette anecdote au sujet du cardinal Ratzinger rapportée par Nicolas Diat :
Avant son départ, dom Forgeot lui (le cardinal Ratzinger) propose d’entrer dans l’abbatiale au moment si exceptionnel des messes basses. Le cardinal est saisi, presque interdit. Il reste un long moment en méditation, à genoux sur le sol, au fond de l’édifice. En sortant, sur le parvis, il dit tout bas au père abbé, qui se remémore encore l’inflexion précise de sa voix : « Ça, c’est l’Église catholique ! »

Le cardinal Ratzinger s’était d’ailleurs interrogé à plusieurs reprises sur la concélébration à l’occasion de ces grands rassemblements, il invitait les prêtres à redécouvrir la vertu d’assister à la messe. Plus tard, devenu pape, il aura cette réflexion :
« J’ai fait poser une autre question sur la concélébration en masse : parce que si, par exemple, mille prêtres concélèbrent, on ne sait pas si subsiste encore la structure voulue par le Seigneur ». (Benoît XVI évoquant le synode de 2007 à l’occasion d’une rencontre avec les curés et le clergé du diocèse de Rome en février 2008.)
Dans un ouvrage, l’abbé Gouyaud (Abbé Christian Gouyaud, L’Église, instrument du salut, éditions Téqui, 2005) émettait une réflexion intéressante en estimant que
« la signification de cette unité par la revalorisation de la concélébration constituait […] l’objectif des pères conciliaires, abstraction faite, pouvons-nous dire, de toute autre considération […]. On peut le regretter mais c’est ainsi. »
Il me semble ainsi patent que la justification de la concélébration développée depuis Vatican II réside uniquement dans l’apparence (et non dans la réalité qui se trouve ailleurs, nous l’avons dit) de l’unité autour de l’évêque et entre confrères sans aucune considération théologique dont l’époque se soucie d’ailleurs comme d’une guigne. Ainsi, c’est bien à un souci pastoral et sentimental que l’on a cédé, ouvrant la porte à une multiplication illimitée de cette pratique jusqu’à l’absurde et, dans quelques cas, au sacrilège.
Cyril Farret d’Astiès
A publié chez Presse de la Délivrance : Un heureux anniversaire ? essai sur les 50 ans du missel de Paul VI
Pourquoi voter puisqu’on n’est ni représenté ni écouté ?
De Philippe Mesnard dans Politique Magazine :
Les Français sont dégoûtés : pourquoi voter puisqu’on n’est pas représenté ? On n’est pas représenté parce que son parti, LFI ou RN, est bloqué, mais surtout parce que ses idées ne sont pas défendues : pourquoi réclamer à cor et à cri que l’immigration soit stoppée, que la sécurité soit assurée, quand des patrons réclament, eux, et sont écoutés, eux, qu’on augmente l’immigration, et que le ministre de la Justice explique que tout va bien ? Pourquoi, même, descendre dans la rue quand la police se déchaîne contre des citoyens présentés comme des fascistes émeutiers ? Dans certaines villes pauvres, 95 % de la population ne votent plus ! Les “jeunes” (18-24 ans) non seulement ne votent pas mais ne s’inscrivent plus sur les listes électorales. Les Français vivent dans un pays où le président a été élu par une poignée du corps électoral potentiel, où le parti présidentiel recueille continument des scores minables, encore plus minabilisés quand on regarde le nombre d’électeurs réels, où les exécutifs régionaux sont élus par 10% de la population, où les partis d’opposition ne servent plus à rien ; où le Premier ministre s’est fait voter des pouvoirs exceptionnels (Art. 1 de la loi n° 2021-689 du 31 mai 2021), dernier accroc en date aux libertés et au fonctionnement démocratique des institutions ; où tout le monde a compris que les formes démocratiques étaient vides. Les institutions ont perdu toute légitimité et, donc, l’exercice de leur autorité est insupportable.
Car cette autorité suppose qu’il est bon d’abandonner nos frontières, ne parle de souveraineté que pour désigner l’Europe (qui vilipende la Hongrie mais va se rapprocher de la Turquie), prononce en permanence de grands mots vides d’effets mais, en revanche, s’applique à réduire toutes nos libertés essentielles tout en reconnaissant que des communautés précises, des territoires identifiés, peuvent, eux, jouir des libertés qu’ils s’accordent sans pour autant renoncer aux subventions de toutes sortes. Il y a simultanément une frénésie de contrôle, de punition et d’asservissement, et un abandon complet des laissés pour compte du progrès. La République aura réussi à dresser contre elle les pauvres, les humiliés, les obscurs, les sans-grades, tous ceux qu’elle prétend écouter mais à qui elle dit qu’ils ne comprennent pas et jugent mal. Les Gilets jaunes ne sont pas matés, ils muent. Ils ont compris que le pouvoir n’était pas dans les urnes. Ils les méprisent, désormais. Ils scrutent ceux qui ont l’oreille du pouvoir, ce composé médiatique, financier et partisan. Bientôt ils rentreront en désobéissance pour constituer un contre-pouvoir dissolvant.
Jehanne, un court-métrage d’animation sur Jeanne d’Arc
Ce film de 18 minutes est réalisé par le dernier lauréat du prix de dessin de l’Académie des beaux-arts. Atam Rasho, né en 1985 et d’origine franco-arménienne, est dessinateur et réalisateur de films d’animation. Son dernier court-métrage, Voix des Soupirs, a été distribué en 2020 et sélectionné dans différents festivals internationaux. Son travail de réalisation le pousse constamment à la recherche du lien entre réel et spirituel.
Le film est réalisé en animation 2D selon la méthode traditionnelle : chaque image est dessinée et animée à la plume sur papier, à l’encre de Chine et à l’aquarelle, cherchant à se rapprocher au maximum du graphisme des miniatures médiévales.
La musique du film est composée et harmonisée par Pierre Hamon, musicien, compositeur, instrumentiste et spécialiste de la musique médiévale, cofondateur de l’ensemble Alla Francesca. Pour JEHANNE, Pierre Hamon s’est inspiré des mélodies et des compositeurs de l’époque médiévale tels que Guillaume Dufay, pour les réadapter aux besoins du film. Les musiques sont interprétées avec les instruments d’époque pour récréer cette ambiance enchanteresse.
Pour accompagner l’image, Atam Rasho utilise en narration un chef d’œuvre de la poésie médiévale, Le Ditié de Jehanne d’Arc, de Christine de Pizan. C’est la seule œuvre littéraire qui relate la Geste de la Pucelle du vivant de cette dernière. Son auteur est considéré comme la première femme poète ayant vécu de sa plume. Elle a par ailleurs beaucoup œuvré pour l’éducation des jeunes filles de son époque.
Certains passages sont récités en français ancien pour garder toute la musicalité de la langue, avant d’être dits en français contemporain. Marc Mauillon, chanteur lyrique au répertoire aussi étendu que singulier, interprète les passages en ancien françois, tandis que les traductions en français contemporain, selon la version de la traductrice Nathalie Desgrugillers, sont interprétées par la conteuse Armance Merle, étudiante au conservatoire de musique de Lyon en musique ancienne.
Le film laisse de côté l’aspect purement historique de l’épopée pour mettre en avant la vision spirituelle et le merveilleux qui se dégagent de la geste de Jeanne d’Arc, à la manière des enluminures du Moyen-Âge où le spirituel avait davantage d’importance que le temporel. Cette production se veut également un hymne à la France des paysans et des villages qui vivaient au rythme de la nature et des saisons, en cherchant le lien charnel et spirituel qui les rattache au destin de sainte Jeanne d’Arc.
JEHANNE – Film d’animation d’Atam Rasho from Prod La Simandre on Vimeo.
Centenaire du scoutisme catholique : une « affaire » révélatrice
Le Libre journal de Lumière de l’Espérance du 8 août sur Radio courtoisie, animé par Rémi Fontaine, aura pour thème :
“Histoire et métahistoire du scoutisme catholique en France”
Avec pour invités le P. Combeau, Charles-Edouard Harang et Philippe Maxence.
Rémi Fontaine revient pour Le Salon beige sur l’affaire Combeau (voir notre article du mois d’avril) :
Outre un livre essentiel sur la spiritualité scoute publié par les religieux de la Sainte-Croix de Riaumont, dont il faudra reparler (1), le centenaire du scoutisme catholique aura vu la parution simultanée (différée en 2021 pour cause de Covid) de deux gros livres importants commis par deux historiens autorisés :
- Toujours prêts, histoire du scoutisme catholique en France, par Yves Combeau, op, aux éditions du Cerf.
- L’aventure par nature, 100 ans des Scouts et Guides de France, par Charles-Edouard Harang, aux Presses d’Ile de France.
Notre propos n’est pas tant d’analyser ces deux ouvrages, très fouillés sur le plan historique mais discutables sur le fond (2), que de revenir sur ce qu’on a pu appeler « l’affaire Combeau », révélatrice de l’approche cléricale et épiscopale actuelle sur le scoutisme.
Seul, en effet, le livre du P. Combeau a suscité une levée de boucliers dans le milieu catholique en ce qu’il tentait une histoire comparée des trois grands mouvements scouts : Scouts et Guides de France (SGDF), Guides et Scouts d’Europe (AGSE) et Scouts unitaires de France (SUF). Alors que l’autre, sans reproche apparent, se contentait de justifier l’histoire à géométrie très variable des Scouts et Guides de France.
Disons, pour faire court, que le livre de Harang relève d’un historicisme militant en gants blancs (3), dans la ligne de Philippe Laneyrie et de Christian Guérin (4), justifiant le néoscoutisme de la réforme par la nécessité de s’adapter à l’air du temps sécularisé. Alors que le livre du dominicain, en dépit d’un tropisme flagrant pour le scoutisme traditionnel ou authentique, pèche plutôt par un léger relativisme immanent. Nous en avions critiqué la thèse lors d’une première version de cet ouvrage, parue inaperçue il y a dix ans chez un éditeur confidentiel. Voici, pour rappel, la teneur de notre « disputatio » :
La vérité du scoutisme
Saluons d’emblée l’honnêteté intellectuelle de ce livre – Nouvelle histoire du scoutisme catholique par le P. Yves Combeau o.p. aux éditions Monceau – qui décrit les composantes actuelles du scoutisme catholique avec une compréhension et une intelligence rares du sujet, une capacité de synthèse et une vertu d’empathie qui sont l’apanage du bon historien.
Il y a un peu chez le P. Y Combeau (étudiant la question scoute) de l’Emile Poulat (étudiant la question religieuse contemporaine dans ses tenants et aboutissants, du modernisme à l’intégrisme) : il ne dit pas qu’en penser, il donne seulement à penser, sans parti-pris apparent. Car, explique-t-il, si l’histoire est servante (comme la pédagogie, la sociologie et toutes les sciences, surtout humaines), il n’est pas de bonne méthode de maltraiter une servante : « La question historique n’est pas et ne sera jamais : qui a raison ? Elle est : comment en est-on arrivé à plusieurs raisons ? »
Cela étant dit, bien traiter la servante ne doit pas être prétexte à négliger son maître, voire le maltraiter. Si la philosophie est la servante de la théologie, la science (historique) est la servante de la philosophie. S’il existe une véritable histoire du scoutisme, il existe aussi une philosophie (vraie) du scoutisme en termes précisément d’anthropologie, une raison du scoutisme qui implique bien quelque part une vérité et une erreur : qui a raison ! Dans son fameux discours de Ratisbonne, Benoît XVI nous a rappelé précisément le danger moderne et idéaliste qu’il y a de trop cloisonner les sciences entre elles et les sciences avec la philosophie, puis la philosophie avec la théologie, nonobstant leur autonomie et leur souveraineté propres. Pour prendre une figure hylémorphique (matière/forme) qu’approuvera sans doute notre dominicain (qu’on suppose thomiste et donc aristotélicien par vocation), la vérité matérielle de l’histoire ne peut se passer de la vérité formelle de la philosophie : distinguer pour unir !
C’est la raison pour laquelle nous n’adhérons pas à la thèse (plus philosophique que sa prétention historique) qu’il donne :
« Depuis ses tout premiers pas, le scoutisme catholique français portait en germe des débats irrésolus et probablement insolubles, débats qui se sont fait jour avant même que les Scouts de France fussent fondés, qui ont ressurgi vint ans après leur fondation, ont agité les décennies suivantes, ont finalement engendré une explosion dans les années 1960 (…). S’il y trois grands mouvements catholiques aujourd’hui (Scouts de France, d’Europe et unitaires), c’est qu’il y avait trois frères dans le même berceau. Ces frères ont grandi. Ils ont tous trois quitté le foyer commun et fondé des foyers propres. »
Si nous concédons volontiers avec l’auteur qu’il ne faut certes pas confondre unité avec unanimité et unicité, nous ne pensons pas que la division actuelle du scoutisme catholique a permis l’épanouissement des potentialités diverses de l’intuition originelle. Nous n’allons pas redévelopper ce que nous avons déjà écrit (cf. notamment L’âme du scoutisme aux éditions de Paris), mais si les intuitions de Baden-Powell, son empirisme organisateur en matière d’éducation (y compris dans « le système des patrouilles ») fut assimilé et assumé par un P. Sevin avec l’intelligence et le succès que l’on sait, c’est parce qu’il était homogène avec l’anthropologie et le réalisme de la philosophie dite chrétienne. Macedo (cofondateur des SdF et tertiaire dominicain) y voyait lui-même « une vivante application du thomisme ». Au-delà du clivage clairement politique et religieux, la révolution culturelle et copernicienne opérée par la réforme obligatoire (très kantienne) des années 1960 a rompu objectivement, anthropologiquement, avec cette correspondance féconde (soulignée par de nombreux aumôniers comme le P. Forestier).
Le P. Combeau parle justement de cette réforme pédagogique comme le cardinal Ratzinger parlait déjà de la réforme liturgique : « Dès lors qu’il y a révolution, on est en présence d’un autre scoutisme, et la question n’est pas de savoir s’il est légitime – il ne fait aucun doute qu’il l’est pleinement… -, mais de savoir si sa légitimité est exclusive. Bref, s’il fallait l’imposer. » Allons plus loin : la contrainte et « l’herméneutique » de rupture ont disqualifié cette réforme-révolution en en faisant une arme par destination contre le scoutisme initial, rendant ainsi suspecte cette légitimité, au nom du simple droit naturel et chrétien. Avec toutes ses interrogations pertinentes, la matière très dense et riche de ce livre important le donne paradoxalement à penser, au moins implicitement, en dépit de la « thèse » consensuelle exprimée, trop « scoutement correcte ». Il faudrait sortir de cette contradiction interne, passer dûment de l’implicite à l’explicite, en cessant de se retrancher par méthode ou présupposé derrière la prétention exclusivement historique qui est aussi, à sa manière, une mauvaise rupture… épistémologique. L’objectivité en histoire n’empêche pas, au contraire, l’objectivité en matière méta-historique, c’est-à-dire philosophique : celle capable, au-delà des raisons des uns et des autres, d’induire où est la vérité et l’erreur sur les choses essentielles, par delà les choses discutables, sujettes à options prudentielles diverses. Cela ne devrait pas empêcher non plus la charité fraternelle (scoute) en toutes choses, même avec les frères séparés…
Quand nous parlons de vérité ou d’intelligence du scoutisme (a fortiori catholique), nous parlons donc de son fondement réaliste et non évidemment de ses accidents contingents, plusieurs modes ou formules de scoutisme étant toujours possibles, sans atteindre forcément ce fondement ni l’unité du scoutisme. Mais, comme en liturgie, on ne peut véritablement concevoir une voie générique de réconciliation entre les trois espèces actuelles de scoutisme catholique sans envisager (pour l’une de ces espèces) une « réforme de la réforme » qui suppose en filigrane une rupture de la rupture… Au-dessus de l’histoire et de ses catégories (psycho-sociologiques) nécessaires mais insuffisantes, le débat est ouvert à ce niveau fondamentalement philosophique, anthropologique, voire métaphysique ou théologique… (Présent du 13 octobre 2010)
« La trahison des clercs »
Toujours aussi implicite ou édulcorée dans son évaluation des scoutismes, la nouvelle version de l’enquête du P. Combeau (plus approfondie) n’en a pas moins suscité les foudres des néo-Scouts de France à cause de quelques interrogations légitimes, notamment – outre des questions d’anthropologie, de méthode et d’effectifs – sur « l’identité chrétienne des SGDF ». D’où un communiqué comminatoire desdits SGDF pour influencer la « bonne presse » et les médias qui avaient d’abord plutôt bien reçu la thèse du dominicain. A tel point que KTO retirera même (pendant un temps) l’émission qu’elle avait eue avec lui (en compagnie de l’historien Christophe Carichon) et en programmera une autre avec des représentants des trois mouvements concernés, comme pour se dédouaner…
Mais surtout, le 3 mars 2020, les trois « aumôneries générales » des trois mouvements, SGDF (Xavier de Verchère, sdb, depuis septembre 2020), SUF (Fr. Nicolas Burle, op, depuis 2019), AGSE (Guy-Emmanuel Cariot, depuis septembre 2018), prennent position en signant une lettre commune adressée à Mgr Pierre-Antoine Bozo, évêque de Limoges depuis 2017, accompagnateur des mouvements de scoutisme, et « aux Provinciaux des instituts religieux » :
« Le frère Yves Combeau, op, vient de publier un ouvrage de 360 pages aux éditions du Cerf… En tant qu’aumôniers nationaux des trois mouvements catholiques de scoutisme… reconnus par la Conférence des évêque de France, nous tenons à affirmer qu’un certain nombre de passages de ce livre ne peuvent être considérés comme une référence historique valable au sujet du scoutisme catholique en France.
En effet, cet ouvrage est marqué par des erreurs factuelles et des analyses non documentées. Nous en voulons pour preuve que les archives de nos mouvements scouts n’ont pas été consultées… Nous sommes également attristés de voir combien l’ouvrage distille le doute dans les esprits sur le caractère scout et catholique de certains mouvements. Ceci va à l’encontre de notre volonté de promouvoir et mettre en œuvre une véritable fraternité scoute entre nos trois mouvements reconnus par la CEF. Les centaines de milliers de scouts et guides français, actuels ou anciens, ne pourront ainsi retrouver dans cet ouvrage l’enthousiasme et la générosité qui animent l’idéal scout !
Nous souhaitons par ailleurs rappeler que nos associations demeurent disponibles pour permettre l’accès aux documents et aux archives pour toute étude historique. Cela permet aux historiens de découvrir la richesse et la diversité de nos mouvements sur la façon de vivre le scoutisme et le guidisme dans l’Eglise. Cette richesse et cette diversité répondent à la richesse et à la diversité des expériences de foi et de vie catholique vécues par les jeunes français. Elles sont une véritable chance pour l’Eglise en France.
Nous tenons enfin à réaffirmer notre attachement commun à l’Eglise catholique et notre engagement partagé pour la jeunesse.
Soyez assurés de notre entière disponibilité. »
On mesure l’incongruité de cette délation commune de clercs, gardiens auto-désignés de la mémoire du scoutisme, sur un essai à prétention historique au sujet des choix de mouvements laïcs dirigés par des laïcs. Bonjour le cléricalisme ! Un tel « œcuménisme » scout dans la stigmatisation dissimule assez mal la poutre dans l’œil de leur triple et unique regard trop « religieusement correct », ainsi focalisé sur la paille de l’œil historique de leur confrère. Sans doute imparfait et voilé assurément, cet œil avisé a surtout osé manifester très pudiquement (sous forme d’interrogations) une dilection. Rappelons tout de même qu’Yves Combeau, outre qu’il est dominicain (ordonné prêtre en 2002) et aumônier d’une unité SUF à Paris, collaborateur régulier de l’émission Le jour du Seigneur et principal animateur de la web-chronique Question à un prêtre, est diplômé de l’Ecole des Chartes, auteur d’une biographie de Louis XV (pris Hugues-Capet 2012) mais aussi d’autres ouvrages d’histoire et de spiritualité ainsi que de romans. Il n’est pas né de la dernière pluie…
Le couplet du trio indigné sur « la richesse et la diversité de nos mouvements… reconnus par la CEF » – après combien de temps pour deux d’entre eux ! – et répondant à « la diversité des expériences de foi et de vie catholique vécues par les jeunes français »comme « chance pour l’Eglise en France » relève singulièrement de la langue de buis cléricale. Il appuie paradoxalement la thèse du P. Combeau des « trois frères dans le même berceau » que je conteste pour les raisons indiquées ci-dessus et qui s’appliquent parfaitement à ce « jus pieux » relativiste un peu dictatorial. Le mirage de l’unité passe pour eux avant le travail de la vérité.
Quand l’ouverture précède l’identité
On reconnaît là cependant la soumission au paradigme épiscopal, qui après un soutien inconditionnel à la réforme des néo-SDF dans un rejet total et totalitaire des « traditionalistes » (GSE et SUF), s’en tient maintenant à une dictature plus molle mais plus sournoise du relativisme, reconnaissant non plus un seul mouvement (transgressif) mais, par la force d’une certaine résilience, trois grands mouvements scouts à égalité (depuis 2001). Le pauvre P. Combeau, qui avait lui-même quelque peu sacrifié à ce mythe du pluralisme, s’en prend plein les dents. Il a dit, sinon la vérité du scoutisme, du moins sa préférence argumentée entre les diverses sortes de scoutisme : il doit être exécuté ! Les voix trop discordantes doivent se taire sans même pouvoir débattre, poser des questions (5). C’est la « cancel culture » appliqué par ses propres frères aumôniers, bien conditionnés par ce nouveau paradigme idéologique, désormais soutenu par les évêques de France. Dans une sorte de masochisme affligeant, aumôniers Scouts unitaires et Scouts d’Europe viennent donc en renfort du néoscoutisme (qui les a pourtant si malmenés dans le passé) pour condamner le frère prêcheur ! Quand le sage montre l’éclipse (de la réforme), les idiots (utiles) ne regardent que son doigt tremblant !
L’affaire Combeau est révélatrice d’un esprit, d’une praxis, d’une logique révolutionnaire qui gagne et ronge jusqu’à ses opposants les plus naturels et finit par manger les plus vulnérables. Il importe de rompre radicalement avec cette logique nominaliste par un retour à la philosophie réaliste qui fonde l’anthropologie chrétienne et empêche ce que Jean Madiran appelait l’hérésie du XXème siècle (le mépris de la loi naturelle). Du point de vue chrétien, sans même parler de sa funeste réforme pédagogique, ce n’est pas nous, ni le P. Combeau, mais l’historien (historiciste) Christian Guérin qui déclarait à propos du mouvement réformé des Scouts de France :
« (Il) est proche de la pratique des Eclaireurs de France d’autrefois ; le fait religieux existe ; cependant il ne gouverne plus mais, à la rigueur, éclaire la représentation qu’on se fait de l’homme, de la société, etc. Au fond, aujourd’hui les Scouts de France sont plus un mouvement d’éducation civique par la pédagogie active, d’inspiration chrétienne, qu’un mouvement confessionnel. Il est plus près des vœux de Georges Berthier [fondateur des Eclaireurs neutres] que du Père Sevin de l’époque. » (Golias, mai-juin 2002).
On reconnaît aussi, dans la proposition du néoscoutisme « catholique », le paradoxe contradictoire de l’Enseignement (dit) catholique (sous contrat d’association avec l’Etat) : ouvert à tous sans distinction de croyance, dans l’esprit laïciste, sans obligation confessionnelle. Mais qu’est-ce qu’une école catholique, qu’est-ce qu’un scoutisme catholique qui ne sont plus confessionnels sinon des ronds carrés, une contradiction dans les termes ? On en a vu les fruits. L’agir suit l’être : l’ouverture est subordonnée à l’identité, la pastorale à la doctrine, et non pas l’inverse, à moins de tomber dans la croyance laïciste avec sa praxis révolutionnaire qui s’oppose précisément à la doctrine catholique.
Nous tenons là, dans cette révolution copernicienne qui a suivi Vatican II, l’une des causes qui a abouti à ce que Benoît XVI a nommé l’« autosécularisation » de l’Eglise, « dénaturant de l’intérieur et en profondeur la foi chrétienne et, par conséquent, le style de vie et le comportement des chrétiens » (8 mars 2008) :
« Certains ont interprété l’ouverture au monde non pas comme une exigence de l’ardeur missionnaire du Cœur de Jésus mais une transition vers la sécularisation, voyant en elle des valeurs d’une grande profondeur chrétienne, comme l’égalité, la liberté et la solidarité, et en se montrant disposés à faire des concessions et à explorer des domaines de coopération. On a donc assisté à des actions de la part des responsables de l’Eglise dans les débats éthiques qui voulaient répondre aux attentes de l’opinion publique, mais qui cessaient de parler de certaines vérités fondamentales de la foi, comme le péché, la grâce, la vie théologale et les fins dernières. Inconsciemment, on est tombé dans une autosécularisation de nombreuses communautés d’Eglise. Celles-ci, dans l’espoir de satisfaire ceux qui s’étaient éloignés, ont vu se distancier, frustrés et désabusés, ceux qui en faisaient déjà partie. Nos contemporains, quand ils nous rencontrent, veulent voir ce qu’ils ne voient nulle part ailleurs, c’est-à-dire la joie et l’espérance qui découlent du fait de demeurer avec Notre Seigneur ressuscité. » (7 septembre 2009).
On ne saurait mieux résumer la crise de l’Eglise et la crise corollaire du scoutisme catholique. Puissent les Scouts d’Europe et les Scouts unitaires comprendre (avec leurs aumôniers) qu’il y a une vérité à défendre, pédagogique (6), philosophique et catholique, et bien sûr scoute, avant une unité de façade avec leurs frères séparés, les néo-Scouts de France ! Et qu’il importe donc, certes à leur côté mais sans eux, de défendre un vrai scoutisme indépendant et catholique, au même titre qu’il importe de soutenir des écoles indépendantes vraiment catholiques (au côté des écoles sous-contrats), avec ou sans les évêques. C’est notre droit et notre devoir d’état de parents et de laïcs, responsables et militants du temporel chrétien dans l’Eglise militante.
Rémi Fontaine
(1) Seigneur et Chef… par la Sainte-Croix de Riaumont, éditions de la Porterie, 2020.
(2) Sur ces deux livres et sur la chronique détaillée de « l’affaire Combeau », on pourra notamment se reporter au blog d’un autre historien du scoutisme : https://christienlionel.wixsite.com. Les deux historiens en cause doivent débattre en compagnie de Philippe Maxence à notre émission du « Libre journal de Lumière de l’Espérance » du 8 août sur Radio Courtoisie.
(3) « L’historiciste soutient que ce qui était vrai à une époque peut ne plus l’être à une autre. En somme il considère l’histoire de la pensée comme pas grand chose de plus que des vestiges archéologiques auxquels on peut faire appel pour exposer des positions du passé désormais en grande partie révolues et sans portée dans le présent. » (Jean-Paul II, Fides et ratio).
(4) Philippe Laneyrie : Les Scouts de France, Cerf, 1985 ; Christian Guérin : L’Utopie Scout de France, Fayard, 1997.
(5) Pour en revenir à l’analogie avec la réforme liturgique, on voit combien la remise en cause actuelle du Motu Proprio Summorum Pontificum participe de cette même volonté d’empêcher une préférence légitime.
(6) Cf. La voie de l’éducation intégrale par François-Xavier Clément, Artège, 2021.
Dimanche : En quête d’Esprit spécial Mère Yvonne-Aimée de Malestroit
Ce dimanche à 13h et 21h, ne manquez pas sur CNews l’émission En quête d’Esprit sur Mère Yvonne-Aimée de Malestroit, animée par Aymeric Pourbaix avec
- Véronique Jacquier,
- Jean-Christian Petitfils,
- sœur Laure (Augustine de Malestroit)
- Constantin de Vergennes.
Avec également en fin d’émission un entretien exceptionnel avec Mgr Athanasius Schneider.
Mère Yvonne-Aimée de Jésus (1901-1951) fut tour à tour maîtresse des novices, Supérieure puis fondatrice et première Supérieure Générale de la Fédération des monastères des Augustines de Malestroit. Elle conjugua une ardente recherche de Dieu avec une attention humaine et apostolique efficace à tout et à tous. A peine entrée au monastère elle avait lancé le projet de construction d’une clinique médicale et chirurgicale à Malestroit. Elle en fut la cheville ouvrière. Des grâces et des épreuves exceptionnelles donnèrent à sa vie la forme d’une ligne brisée où tout converge en ligne droite. Elle fut menée par des voies étonnantes et difficiles. Sa vie hors-normes s’explique par l’inspiration profonde qu’elle eut, tout enfant, d’aimer le Christ plus que tout le monde. Cette histoire d’amour entre Dieu et Yvonne Aimée est l’axe unique de sa vie. C’est à ce niveau de l’amour que l’aventure de Mère Yvonne-Aimée est intelligible et extraordinaire.
Pendant la guerre, elle va étonner son entourage par son courage et son sang-froid. Elle prend de gros risques en accueillant clandestinement à la clinique, outre le général Audibert, chef de la Résistance de l’Ouest, des parachutistes de diverses nationalités et des résistants blessés qu’elle parvient à soustraire à la Gestapo. Un des bénéficiaires de son « hospitalité » dira : « Ce qui nous frappait le plus, c’était sa sereine assurance, foncièrement humaine. Elle savait organiser et tout diriger avec le sourire et une douce obstination ». La reconnaissance nationale et internationale lui vaudra 6 médailles, dont la Légion d’Honneur remise par le Général de Gaulle : elle les avait entrevues en 1929 dans un songe prémonitoire. La pire épreuve morale l’atteint en même temps, en 1943 : le Seigneur l’en avait également prévenue 20 ans plus tôt : « Tu seras accusée de mensonge par ceux qui auront cru en toi. Un de ceux-là, un religieux (…) te fera passer pour une fausse mystique, une créature de péché. Le temps de calamité pendant lequel cette épreuve t’arrivera aidera puissamment à sauver le monde. » (6 juillet 1923) Sa grandeur d’âme lui permet de pardonner à son accusateur, mais son sens de la vérité l’oblige à lui écrire :
« Sans trop tarder, nous entrerons dans notre éternité, le pays de la lumière et de la charité. Merci pour tout. Vous verrez là-haut et comprendrez bien des choses ».
Le dernier numéro spécial de France Catholique est également consacré à la figure exceptionnelle d’Yvonne-Aimée de Malestroit à l’occasion des 120 ans de sa naissance et des 70 ans de sa mort.
Les pourriticards devraient être dans le box en compagnie des terroristes islamistes
Patrick Jardin, entrepreneur, est le père de Nathalie, assassinée au Bataclan, le 13 novembre 2015, lors de l’attaque islamiste. Il a écrit un livre, qui est un cri de colère.
- Colère contre les barbares islamistes.
- Colère contre la lâcheté des politiciens qui n’ont rien fait pour s’opposer à l’islamisation de la France.
Il s’exprime sur le futur procès de l’attentat du Bataclan :
Vendredi matin, matinée de travail avec mon avocat : en effet, dès le 8 septembre, je dois subir le procès des auteurs du massacre du Bataclan, presque six ans après cette tuerie.
J’ai choisi, pour plusieurs raisons, un avocat qui n’est pas ce que l’on appelle un « ténor du barreau » : je tenais impérativement à ce qu’il défende mes seuls intérêts et ceux de mon fils. Je ne voulais à aucun prix d’un avocat célèbre, qui aurait eu, immanquablement, plusieurs victimes à défendre, et aurait surtout été préoccupé par son image, et la publicité qu’il aurait pu tirer de cette affaire.
Mais mon avocat est un professionnel qui connaît bien le droit, et qui, chaque fois qu’il m’a défendu, m’a donné entière satisfaction. De toutes façons, le temps de parole de sa plaidoirie sera limité : si chaque avocat (ils sont six cents) devait plaider une heure, il faudrait presque deux ans de procès. Or, m’a-t-il expliqué, tout doit être terminé le 25 avril 2022, sinon la justice serait contrainte de rendre certains de ces étrons aux autorités belges, tandis que d’autres seraient remis en liberté, tout simplement, à cause d’une préventive trop longue.
Il attire aussi mon attention sur le caractère absolument « exceptionnel » de ce procès. Exceptionnel, il l’est en effet par le nombre d’accusés (dix-huit), celui des parties civiles (plus de trois mille), et celui de leurs avocats (six cents, donc). En conséquence, les dispositions pratiques (salle, autorisations, accréditations, audiences en vidéo, etc.) seront également exceptionnelles.
Il a plusieurs questions à me poser.
La première : que voulez-vous demander aux témoins cités ?
Pour toute réponse, je lui donne la liste des témoins que j’exige de voir cités. Ici, premier accrochage. Dans ma liste figurent les noms de plusieurs personnalités politiques connues. Il est d’accord sur la plupart de ces noms puisque ses confrères les ont aussi cités. Cependant, un de ma liste n’est pas cité par les autres, alors qu’il me paraît essentiel qu’il le soit (je ne donnerai pas son nom ici pour des raisons stratégiques). J’en fais une question de principe : je signifie à mon avocat que je ne céderai pas, c’est une exigence de ma part. « Le parquet ne va pas aimer », me dit-il. Mais je me fous du parquet, je les emmerde tous, le parquet, les magistrats et les hommes politiques : c’est moi qui ai perdu ma fille, pas eux. Il a fini par se ranger à mon avis.
Cette première bataille n’a pas été remportée sans mal. Il m’a mis en garde : ce n’est pas le procès des politiques, me dit-il, mais celui de Salah Abdeslam et de ses complices. Or c’est bien ça, le problème : j’estime que ces pourriticards devraient être dans le box en compagnie d’Abdeslam et des autres.
Il paraît que j’inquiète beaucoup le parquet : on a peur de mes éventuelles interventions. Mais je ne vois pas ce qui peut expliquer cette inquiétude : a-t-on peur que je dévoile publiquement certaines vérités très encombrantes ?
Deuxième question : voulez-vous intervenir personnellement ?
Bien sûr que je veux intervenir ! Je tiens à cracher ma haine à tous ces étrons, pourriticards compris. Bien sûr, cela ne me ramènera jamais Nathalie. Mais au moins je pourrais essayer d’ouvrir les yeux aux Français : toutes les caméras et les micros me sont fermés, je ne vais certainement pas me priver de dire ce que j’ai à dire aux nombreux journalistes présents. J’ai payé et je paie encore assez cher pour m’offrir un « plaisir » dont je me serais bien passé.
Troisième question : qu’attendez-vous de ce procès ?
RIEN.
Je ne peux pas faire plus court.
Je n’en attends rien parce qu’il y a fort à parier qu’Abdeslam continuera à se taire, à moins qu’on le « suicide ».
Je n’en attends rien parce qu’Abdeslam, qui dans un pays normal devrait être guillotiné ou assis sur une chaise électrique, sera libre dans vingt-cinq ou trente ans.
Je n’en attends rien parce que les autres sont des lampistes qui récolteront des peines qui iront de quinze ans à la perpétuité.
Je n’en attends rien parce que c’est moi qui ai récolté la perpétuité, une perpétuité sans libération anticipée ni remise de peine.
Dernière question : pensez-vous assister à toutes les audiences ?
Oui, j’assisterai au plus d’audiences possibles. Pas pour voir la sale gueule des assassins de ma fille, ni celles des pourriticards : on les voit bien assez comme ça à la télé. Mais par simple respect pour ma fille : malheureusement, c’est la seule chose que je puisse faire, désormais, pour elle.
Je sais que ce sera moralement une épreuve très rude. Pendant huit mois, je replongerai dans l’horreur. C’est de ma fille qu’il s’agit : j’aurai donc sûrement des moments de faiblesse. Il n’y a aucune honte à en parler : je ne suis pas un surhomme. Mais un homme averti en vaut deux. Il me reste d’ailleurs trois mois pour m’y préparer. Ce sera le combat de ma vie. Mais quoiqu’il advienne, je sais que j’en sortirai vaincu, et sans doute KO.
Messe selon la forme extraordinaire près de Royan
Un lecteur nous informe :
A compter du 1er août prochain et tous les 1ers et 3èmes dimanches de chaque mois, la messe selon la forme extraordinaire sera célébrée par M. le chanoine Jestin (ICRSP)
à 9 heures
dans l’église de Saint-Augustin près de Royan (10 km du centre, 8 km de Pontaillac)
Son adresse :
Rue du Logis, 17570 Saint Augustin
repères géographiques GPS:
45° 40′ 37″ N
1° 05′ 56″ O
C’est arrivé un 3 juillet…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.
Alors rappelons-nous :
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le 3 juillet : saints du jour français ou en France.
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St Raymond Gayrard, veuf puis chanoine († 1118)
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À Toulouse, en 1118, saint Raymond Gayrard Maître d’école, devenu veuf, il mit tout son zèle dans les œuvres de charité et fonda un hospice, puis fut reçu parmi les chanoines de la basilique Saint-Sernin.
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le 3 juillet 529 : le concile régional d’Orange.
Ce concile est présidé par Saint Césaire d’Arles ; il condamne le semi-pélagianisme et adopte officiellement la doctrine de St-Augustin dans laquelle l’homme à sa pleine liberté pour accepter ou refuser le salut éternel.
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le 3 juillet 683 : le pape Léon II meurt à Rome.
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le 3 juillet 987 (date incertaine): Hugues Capet est sacré Roi de France à Noyon.
Le Duc des Francs, d’Aquitaine et de Bourgogne est sacré Roi de France à Noyon par l’archevêque de Reims, Adalbéron, sous le nom d’Hugues Ier. Succédant aux Mérovingiens et aux Carolingiens, Hugues Capet ouvre la voie à une dynastie qui règne sur la France jusqu’à la révolution : les Capétiens. Les capétiens directs règnent jusqu’en 1328 et s’éteignent avec Charles IV, troisième et dernier fils de Philippe le Bel, couronné et mort sans descendance. (Cf. le testament de Saint Rémi dans la chronique du 13 janvier)
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3 juillet 1315 : édit royal du Roi de France, Louis le Hutin, qui affranchit les serfs du domaine royal.
Cet édit rappelle que selon le droit naturel, chacun naît franc, donc libre en langage actuel. Officiellement, depuis cette date, le sol de France affranchit l’esclave qui le touche. Louis X le Hutin consacre et amplifie ce vaste mouvement de libération commencé par Suger:
«Toute créature humaine doit généralement être franche par droit naturel. Le Roi condamne avec énergie le joug et la servitude qui est tant haineuse et fait qu’en leur vivant, les hommes sont réputés comme morts et, à la fin de leur douloureuse et chétive vie, ils ne peuvent disposer ni ordonner des biens que Dieu leurs a prêtés en ce siècle. »
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le 3 juillet 1423 : le futur Roi Louis XI naît dans le palais épiscopal de Bourges.
C’est le premier fils du Roi Charles VII et de Marie d’Anjou. Succédant à son père en 1461, sixième Roi de la branche des Valois direct, il hérite d’un royaume dévasté par la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons et la guerre de Cent Ans. Dit Louis XI «le Prudent», il fortifie l’autorité royale, mettant au pas les grands feudataires. Dès sa jeunesse, le Dauphin a une grande dévotion envers la Sainte Vierge ; il obtient d’ailleurs la victoire de Dieppe en invoquant Notre Dame de Cléry, où il fait de nombreux pèlerinages durant toute sa vie. A peine monté sur le trône, il demande au pape Pie II que soit célébrée, dans tout le royaume le 7 mars 1463, l’octave de toutes les fêtes de la sainte Vierge. Le successeur, Paul II, décide que, dorénavant, les Rois de France porteront le titre de «Rois Très Chrétiens». C’est encore le Roi Louis XI qui restaure la tradition de l’Angelus, qui s’était perdue. La France est bientôt suivie par toute l’Eglise. Non seulement, il restaure l’unité interne du royaume, mais sa politique extérieure aussi est bénie ; elle voit le rattachement à la couronne de la Bourgogne, du Boulonnais, du comté de Pardiac et la Marche, de l’Anjou, du Maine et de la Provence. Malheureusement, le Roi va tremper dans l’assassinat du Prince-Evêque de Liège. Au moment du meurtre, Saint François de Paule, qui se trouve en compagnie du Roi, voit en extase la participation royale à ce crime et il annonce au Roi qu’il lui reste un an, jour pour jour, pour expier son crime. Comme annoncé, le Roi meurt le 30 août 1483. (*) Son fils Charles VIII, n’a pas d’héritier et la couronne passe à Louis XII.
Ce grand Roi a été très décrié dans les « manuels d’histoire » depuis 200 ans ; en effet, sa foi profonde qu’il vit et transmet au peuple pendant tout son règne est insupportable aux anticléricaux qui dirigent la France.
(*) La Vierge Marie dans l’histoire de France, du Marquis de la Franquerie (Editions Résiac, pages 116 et 117)
Voir les chroniques des 1er, 15 et 30 août.
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le 3 juillet 1545: la flotte française défait l’Angleterre à Chef-de-Caux à l’embouchure de la Seine.
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le 3 juillet 1608 : fondation de Québec.
Quelques Français conduits par Samuel Champlain gravissent, pour s’y installer, un escarpement qui domine le St-Laurent : l’endroit planté de noyers est appelé “Québec” par les Indiens. Samuel Champlain a décidé d’établir là les «abitations» des Français, faute de trouver le mystérieux passage du nord-ouest vers les Indes et la Chine.
Sur ce lieu, les marins de l’Ancien Monde, en particulier les basques, pêchaient et échangeaient des marchandises, étant ainsi les véritables premiers «habitants» français du Canada, comme le montre la carte de la «Nova Gallia», établie en 1529 par Verrazzano pour François Ier.
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le 3 juillet 1791 : à Caen, la statue de Louis XIV est détruite.
Et la Place Royale est rebaptisée place de la Liberté… Quelle ironie !
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le 3 juillet 1849 : Rome capitule face aux troupes françaises du général Oudinot.
Voir les chroniques du 30 avril, du 4 juin et du 2 juillet.
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le 3 juillet 1914 : l’impôt sur le revenu est adopté en France.
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le 3 juillet 1940 : la flotte française est coulée à Mers el Kebir.
La flotte française, invaincue et mise à l’abri en Grande-Bretagne ou dans les ports d’Afrique du Nord, en particulier la force de Raid mouillée dans le port algérien de Mers-el-Kébir est en cours de désarmement. Cette force comprend 4 cuirassés (Dunkerque, Strasbourg, Provence et Bretagne) 1 transport d’hydravions (Commandant-Teste) et 6 contre-torpilleurs (Mogador, Volta, Terrible, Lynx, Tigre, Kersaint). Ce n’est pas une bataille, car il n’y a pas de combat. L’assaut est donné, après que le chef de la flotte française, l’amiral Marcel Gensoul, eut rejeté l’ultimatum du vice-amiral britannique Somerville ; il n’y a pas eu de négociation, car les ordres anglais sont de frapper. Winston Churchill, craignant que la flotte française ne passe aux mains du Reich, a feint de proposer aux forces navales françaises d’Algérie de passer sous leur autorité. Les victimes sont uniquement les marins français. L’aviation anglaise ouvre le feu à 18h sur les bâtiments français basés à Mers el-Kebir près d’Oran. Le cuirassé “Bretagne” est coulé, les cuirassés “Dunkerque”, “Mogador” et “Provence” gravement endommagés. 1 380 marins français trouvent la mort. L’aviso Rigault de Genouilly est torpillé le lendemain (malgré le cessez-le-feu). Le cuirassé Strasbourg, et 5 contre-torpilleurs, réussissent à s’échapper et à gagner Toulon et le Commandant-Teste est indemne.
17 minutes suffisent pour que la flotte française soit détruite. Les 380 et les 406 des Britanniques ont tiré sur cette flotte, mal disposée pour se défendre, comme à l’exercice.
L’ouverture des archives anglo-saxonnes permet de comprendre que la responsabilité de Churchill, véritable commanditaire de cette tragédie, est déterminante. L’hypothétique reddition de la Marine Française aux forces de l’Axe a servi de prétexte à une action préventive conçue pour être la plus spectaculaire possible. L’opération « Catapult » vise non seulement le port de Mers-el-Kébir, mais tous les bâtiments de guerre ou civils français réfugiés en Grande-Bretagne, à Alexandrie, à Dakar, à Casablanca, aux Antilles, tous pourtant à l’abri d’une attaque allemande! Il vient tout juste d’être nommé Premier Ministre, malgré la résistance du « camp de la paix » qui veut arrêter la guerre. Il veut frapper les esprits, tant américains que britanniques, quitte pour cela à trahir son allié français. L’historien britannique Richard Lamb écrit :
«Le verdict de l’histoire doit être, qu’en ignorant l’avis de son amirauté, et en provoquant une guerre larvée avec la France, Churchill a porté atteinte à la cause alliée. Son refus de croire les promesses des Français qu’ils ne permettraient jamais aux Allemands de s’emparer de la flotte, fut presque sa plus grave erreur politique de la guerre».
Si les 1297 morts ou disparus, les 350 blessés, les centaines de veuves et les milliers d’orphelins, sont un nombre infime des victimes de la seconde guerre mondiale, ils ont été causés non par des ennemis, mais par des compagnons d’armes, qui ont attaqué leurs camarades froidement.
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L’amiral Auphan dans Histoire élémentaire de Vichy, (Nouvelles éditions latines, page 67) : « Venant après le lâchage de Dunkerque, les attentats des 3, 6 et 8 juillets achevèrent de balayer les scrupules qu’une partie de l’opinion pouvait encore avoir sur la conclusion d’un armistice séparé et coupèrent les dernières attaches qui retenaient les excessifs sur la pente d’un rapprochement avec l’Allemagne. Le plus pénible, et nous touchons ici au cœur du drame, était que l’hostilité britannique se trouvait encouragée par ceux de nos compatriotes que la détermination de poursuivre la guerre contre l’Allemagne avait conduits à émigrer en Grande Bretagne. »
Voir les chroniques des 12, 13, 16, 17, 23 juin et des 2, 8 et 11 juillet.
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le 3 juillet 1981 : Jean-Paul II constitue une commission d’étude de la controverse ptoléméo-copernicienne, chargée de réexaminer l’affaire Galilée.
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le 3 juillet 1984; mort du général Raoul Salan.
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le 3 juillet 2015 : est le premier vendredi du mois de juillet, mois du Précieux Sang.
Le 17 juin 1689 (voir la chronique du jour), le Christ apparaît à sœur Marguerite Marie à Paray le Monial pour demander que son Sacré-Cœur figure sur les armes de la France. Le 27 juin (voir la chronique du jour), il lui apparaît de nouveau pour lui demander de développer la dévotion à son Sacré-Cœur au cours des 9 premiers vendredi du mois. Il fixe les deux principales dévotions, l’heure sainte et la communion du 1er vendredi du mois. A tous ceux qui se consacreront à son Sacré Cœur il promet :
« 1- Je leur donnerai toutes les grâces dans leur état.
2- Je mettrai la paix dans leur famille.
3- je les consolerai dans toutes leurs peines.
4- Je serai leur refuge assuré pendant la vie et surtout à la mort.
5- Je répandrai d’abondantes bénédictions sur toutes leurs entreprises.
6- Les pécheurs trouveront dans mon cœur la source et l’océan infini de la miséricorde.
7- Les âmes tièdes deviendront ferventes.
8- Les âmes ferventes s’élèveront à une grande perfection.
9- Je bénirai les maisons où l’image de mon Sacré Cœur sera exposée.
10-. Je donnerai aux prêtres le talent de toucher les cœurs les plus endurcis.
11- Les personnes qui propageront cette dévotion auront leur nom écrit dans mon cœur, où il n’en sera jamais effacé.
12- Je te promets, dans l’excès de la miséricorde de mon cœur, que mon amour tout-puissant accordera à tous ceux qui communieront les premiers vendredi, neufs fois de suite, la grâce de la pénitence finale, qu’ils ne mourront point dans ma disgrâce ni sans recevoir les sacrements, et qu’il se rendra leur asile assuré à cette heure dernière. »(*)
(*) Ceux qui croyaient au Ciel, de Geneviève Esquier, (Editions l’Escalade, page 283 à 285).
Dans Un appel à l’Amour où sont écrites les confidences de Notre Seigneur à sœur Josepha Menendez, voici le rôle de ce Précieux Sang vis à vis des pécheurs
« J’aime les âmes après qu’elles ont commis le premier péché, si elles viennent Me demander humblement pardon… Je les aime encore, quand elles ont pleuré leur second péché et, si cela se répète, je ne dis pas un milliard de fois, mais des millions de milliard. Je les aime et leur pardonne toujours, et Je lave dans le même sang, le dernier comme le premier péché.
[…] Âmes que j’aime, soyez attentives à la souffrance de mon Cœur. Après que Judas m’eut trahi au jardin des Oliviers, il s’en alla errant et fugitif, sans pouvoir étouffer les cris de sa conscience qui l’accusait du plus horrible des sacrilèges. Et quand parvint à ses oreilles la sentence de mort prononcée contre Moi, il se livra au plus terrible des désespoirs et se pendit ! … »
[…] Qui pourra comprendre la douleur intense et profonde de mon Cœur, lorsque je vis se précipiter vers sa perte éternelle cette âme qui avait passé tant de jours à l’école de mon Amour…. recueilli ma Doctrine…. appris mes leçons et si souvent entendu tomber de mes lèvres le pardon des plus grands péchés !
Ah ! Judas, pourquoi ne viens-tu pas te jeter à mes pieds, afin que je te pardonne aussi ? ….
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le 3 juillet 2017 : discours d’Emmanuel Macron devant le congrès à Versailles.
« Je crois à cet esprit des Lumières qui fait que notre objectif à la fin est bien l’autonomie de l’homme libre, conscient et critique. »
C’est l’homme déifié, qui n’a plus besoin d’aimer son créateur. Comme l’écrivit Louis de Bonal : « la révolution « française » a commencé avec la déclaration des droits de l’homme, elle s’achèvera avec la déclaration des droits de Dieu. C’est bien le combat eschatologique décrit dans l’Apocalypse, ou dans le psaume 2 :
Pourquoi ce tumulte des nations, ce vain murmure des peuples ?
Les rois de la terre se dressent, les grands se liguent entre eux contre le Seigneur et son messie :
« Faisons sauter nos chaînes, rejetons ces entraves ! »
Celui qui règne dans les cieux s’en amuse, le Seigneur les tourne en dérision ;
puis il leur parle avec fureur , et sa colère les épouvante :
« Moi, j’ai sacré mon roi sur Sion, ma sainte montagne. »
Je proclame le décret du Seigneur ! + Il m’a dit : « Tu es mon fils ; moi, aujourd’hui, je t’ai engendré.
Demande, et je te donne en héritage les nations, pour domaine la terre tout entière.
Tu les détruiras de ton sceptre de fer, tu les briseras comme un vase de potier. »
Maintenant, rois, comprenez, reprenez-vous, juges de la terre.
Servez le Seigneur avec crainte, rendez-lui votre hommage en tremblant.
Qu’il s’irrite et vous êtes perdus : soudain sa colère éclatera. Heureux qui trouve en lui son refuge !
Ouverture d’une école Hors contrat à Loublande (79)
Après une belle année de travail sur le dossier administratif, la recherche du personnel enseignant, les travaux, les aides pour le financement, l’Association Bocage Enseignement est heureuse de vous annoncer l’ouverture de l’école Saint Louis-Marie GRIGNON de MONTFORT.
Il s’agit d’une école catholique primaire hors contrat à Loublande (79) à 10mn de CHOLET en direction de Poitiers. De la moyenne section jusqu’au CM2, une trentaine d’élèves sont attendus à la rentrée de Septembre 2021.
Les personnes qui souhaitent manifester leur soutien (la liberté de l’enseignement a un certain prix…) ou leur intérêt pour scolariser leurs enfants, peuvent écrire à l’adresse suivante: [email protected]
Depuis 2015, la France aura vécu plus de la moitié du temps sous l’état d’urgence
Le Monde commence à s’inquiéter des atteintes aux libertés. Il était temps :
L’assemblée générale du Conseil d’Etat va se réunir dans les prochaines semaines pour débattre de propositions sur le recours aux états d’urgence. L’institution chargée de conseiller le gouvernement et de trancher les litiges contre les décisions de l’exécutif, s’interroge sur ce qui permettrait d’y recourir moins souvent, pour des périodes moins longues et sous un contrôle plus resserré.
Entre l’état d’urgence décrété le 13 novembre 2015 pour faire face au terrorisme, levé le 1er novembre 2017, et l’état d’urgence sanitaire instauré par la loi du 23 mars 2020, levé le 10 juillet avant d’être remobilisé le 17 octobre jusqu’au 1er juin 2021, la France aura vécu plus de la moitié de ces presque six années sous l’empire d’un régime dérogatoire au droit commun. Une anomalie inquiétante en temps de paix.
La sortie officielle de l’état d’urgence sanitaire et la fin du couvre-feu devraient nous obliger à une introspection collective sur le fonctionnement des institutions pendant ces crises. Le Conseil d’Etat, qui consacre cette année son étude annuelle aux états d’urgence, publiera en septembre un bilan critique et surtout ses propositions très attendues.
La plus haute juridiction administrative a beau avoir apporté un soutien sans ambiguïté aux décisions des gouvernements aux moments où ils ont décrété l’état d’urgence, son regard rétrospectif est plus critique. De l’avis quasi général qui ressort de quatre conférences qu’il a organisées sur le sujet depuis octobre, l’état d’urgence serait un doux poison qui viendrait engourdir si ce n’est corroder quelques fonctions vitales de notre démocratie représentative.
Il est d’abord la conséquence directe de notre propension à créer des règles. A force de vouloir légiférer à la moindre émotion, l’exécutif se voit contraint de répondre à une menace exceptionnelle par la mobilisation d’une législation exceptionnelle. Comme si le summum de l’action politique était de produire de la norme. Depuis mars 2020, six lois, cent ordonnances et autant de décrets liés à la crise sanitaire ont vu le jour. Les lois et règlements sont si nombreux qu’il en faut autant pour adapter un cadre à un contexte d’action nouveau.
[…]
Seize partis politiques européens signent une « Déclaration commune sur l’avenir de l’Union européenne »
Parmi ces 16 partis, on trouve, pour la France, le Rassemblement National, deux partis au pouvoir, le PiS en Pologne et le Fidesz en Hongrie, alors que ces partis avaient pris soin jusqu’ici de se démarquer du RN. On trouve aussi la Ligue de Salvini, qui participe au gouvernement italien, le petit parti allié de la Ligue, Fratelli d’Italia, le FPÖ autrichien, le Vlaams Belang (Belgique), Vox (Espagne), Dansk Folkeparti (Danemark), Eesti Konservatiivne Rahvaerakond (Estonie), Perussuomalaiset (Finlande), Lietuvos lenkų rinkimų akcija (Action électorale polonaise de Lituanie),
Partidul Național Țărănesc Creștin Democrat (Roumanie), Ellinikí Lýsi (Solution grecque), Bălgarsko nacionalno dviženie (Mouvement national bulgare), Ja21 (Pays-Bas).
Voici cette déclaration :
Dans le débat sur l’avenir de l’Europe qui a récemment commencé, la voix des partis attachés à la liberté des nations et les traditions des peuples européens ne doit pas manquer.
L’histoire mouvementée de l’Europe, surtout au siècle dernier, a apporté de nombreux malheurs. Les nations défendant leur souveraineté et leur intégrité territoriale contre des agresseurs ont souffert au-delà de l’imagination humaine. Après la Seconde Guerre mondiale, certains pays européens ont dû lutter contre la domination du totalitarisme soviétique pendant des décennies avant de retrouver leur indépendance.
Cette indépendance, le lien atlantique de l’Union européenne avec le Traité Atlantique Nord ainsi que la paix entre les nations coopérantes sont une grande réussite pour un grand nombre d’Européens, leur donnant un sentiment de sécurité permanent et créant des conditions optimales de développement.
Cependant, la série de crises graves qui l’ont secouée au cours des dix dernières années a montré que l’œuvre de coopération européenne est en train de s’essouffler, car les nations ont le sentiment d’être lentement dépouillées de leur droit d’exercer leurs pouvoirs souverains légitimes.
L’Union européenne a besoin d’une réforme profonde, car aujourd’hui au lieu de protéger l’Europe et son patrimoine, au lieu de permettre le libre développement des nations européennes, elle devient elle-même une source de problèmes, d’anxiété et d’incertitudes.
L’UE devient de plus en plus un outil de forces radicales qui voudraient réaliser une transformation civilisationnelle et finalement une construction sans nations de l’Europe, visant la création d’un super-État européen, la destruction ou l’annulation des traditions européennes, la transformation des institutions sociales de base et des principes moraux.
L’utilisation des structures politiques et du droit pour créer un super-Etat européen et de nouvelles formes de vie sociale est une manifestation d’une dangereuse et envahissante ingénierie sociale du passé, qui doit susciter une résistance légitime.
La suractivité moralisatrice à laquelle nous avons assisté ces dernières années dans les institutions de l’UE a entraîné une tendance dangereuse à imposer un monopole idéologique.
Nous sommes convaincus que la coopération des nations européennes doit être fondée sur la tradition, le respect de la culture et de l’histoire des nations européennes, le respect de l’héritage judéo-chrétien de l’Europe et des valeurs communes qui unissent nos nations, et non sur leur destruction.
Nous réaffirmons notre conviction que la famille est l’unité de base de nos nations. À une époque où l’Europe est confrontée à une grave crise démographique avec de faibles taux de natalité et une population vieillissante, l’élaboration de politiques favorables à la famille devrait être une réponse plutôt que l’immigration de masse.
Nous sommes convaincus que les souverains en Europe sont et resteront les nations et les peuples d’Europe.
L’Union européenne a été créée par ces peuples pour atteindre des objectifs qui peuvent être réalisés plus efficacement par l’Union que par des États membres seuls. Toutefois, les limites des compétences de l’Union sont fixées par le principe d’attribution – toutes les compétences non attribuées à l’Union appartiennent aux États membres, dans le respect du principe de subsidiarité.
Au travers d’une réinterprétation substantielle des Traités par les institutions de l’Union européenne au cours des dernières décennies, ces limites se sont déplacées de manière significative au détriment des États-nations.
Cette situation est incompatible avec les valeurs fondamentales de l’Union et entraîne un déclin de la confiance des nations et des citoyens européens dans ces institutions.
Afin d’arrêter et d’inverser cette tendance, il est nécessaire de créer, en plus du principe d’attribution existant, une liste de compétences inviolables des États membres de l’Union européenne, et un mécanisme approprié pour leur protection avec la participation des cours constitutionnelles nationales ou d’organes équivalents.
Toutes les tentatives de transformer les Institutions européennes en organes qui primeraient sur les institutions constitutionnelles nationales créent le chaos, sapent le sens des traités, remettent en question le rôle fondamental des constitutions des États membres.
Les conflits de compétences qui en résultent sont dès lors réglés par l’imposition brutale de la volonté d’entités politiquement plus fortes sur des entités plus faibles. Ce qui détruit la base du fonctionnement de la communauté européenne en tant que communauté de nations libres.
Nous pensons que le consensus doit rester le moyen fondamental de parvenir à une position commune dans l’Union.
Les récentes tentatives de contourner cette procédure ou les idées de son abolition menacent d’exclure certains pays de toute influence sur la prise de décision, et de transformer l’Union en une forme particulière d’oligarchie.
Cela pourrait conduire à une incapacité de fait des organes constitutionnels nationaux, y compris les gouvernements et les parlements, réduits à la fonction d’approbation de décisions déjà prises par d’autres.
Dans les pays membres, il existe encore une volonté écrasante de coopérer, et un esprit de communauté et d’amitié imprègne les pays et les sociétés de notre continent. Cela constitue un grand capital. Une Union réformée utilisera ce capital, tandis qu’une Union qui rejette la réforme le gaspillera.
C’est pourquoi nous nous tournons aujourd’hui vers tous les partis et groupes qui partagent nos vues, avec ce document comme base d’un travail culturel et politique commun, respectant le rôle des groupes politiques actuels.
Réformons ensemble l’Union pour l’avenir de l’Europe !
Chronique des cinglés
Pauvres enfants livrés au caprice de LGBT :
#Viedavocate aujourd hui, audience de plaidoirie devant le JAF pour une délégation partage entre un couple
de femmes et un couple d’hommes qui ont eu 2 enfants, dans le cadre d’un projet parental conçu des l’origine comme un projet avec 4 adultes et 2 enfants. #Viedavocate— Caroline Mecary (@carolinemecary) July 2, 2021
Les européistes face au Premier ministre slovène
Janez Jansa, le Premier ministre slovène, a pris ce 1er juillet la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne. Pendant six mois, il fixera le programme des discussions et animera les réunions entre les ministres des Etats membres.
Mais ce rôle inquiète nos européistes très attachés à la dictature : Janez Jansa est un admirateur de Donald Trump, nationaliste, conservateur, climato-sceptique… Il a tous les défauts. Il avait commencé sa carrière à gauche, mais les crises de l’euro puis migratoires l’ont fait basculer vers la droite. C’est le mouvement dextrogyre…
Alors que les Vingt-Sept ont longuement débattu de la loi hongroise sur « la protection de la famille », qui interdit la propagande LGBT pour les mineurs, seuls les premiers ministres polonais et slovène ont défendu Budapest.
Janez Jansa est le chef du Parti démocratique slovène (SDS). Janez Jansa souhaite durcir la politique migratoire de l’Union européenne. Mettra-t-il le sujet à l’ordre du jour de l’UE ?
Le lobby LGBT, une nouvelle franc-maçonnerie ?
De Constance Prazel dans Liberté Politique :
Le lobby LGBT est-il en train de devenir la nouvelle franc-maçonnerie ? Depuis de trop longues semaines, un filtre arc-en-ciel vient colorer des pans entiers de l’actualité. Décisions politiques, sportives et culturelles semblent désormais s’enchaîner avec pour seul objectif de répondre à un agenda permettant d’assouvir les recommandations homosexuelles.
En la matière, l’actualité des derniers jours offre un concentré particulièrement frappant.
La question hongroise, autour de la loi de Viktor Orban visant à mettre fin à la propagande homosexuelle dans les écoles et auprès des enfants, a fini par prendre une ampleur inattendue, avec des allures de crise diplomatique. Pour l’Union européenne, c’est presque un casus belli : par cette loi, la Hongrie enfreint ses « valeurs », comme l’a rappelé avec emphase Emmanuel Macron, comme si le militantisme gay faisait partie des « valeurs » de l’Europe. En plein Euro de football, le milieu sportif a surenchéri. La ville de Munich a voulu pavoiser son stade aux couleurs du drapeau gay pour accueillir l’équipe hongroise : heureusement, l’UEFA a mis le holà à cette surenchère malsaine.
L’offensive est universelle. En Italie, pourtant jusque-là encore – un peu – protégée de ces élucubrations par les restes de vernis d’une culture catholique millénaire, le gouvernement Draghi travaille à une loi contre l’homophobie qui a, à juste titre, déclenché les alarmes du Vatican : le projet de loi inclue les écoles confessionnelles dans l’organisation d’une «Journée nationale contre l’homophobie » et prévoit des peines d’incarcération et d’amendes pour toute discrimination en fonction du sexe, de l’orientation sexuelle ou de l’expression de genre. L’ambassade italienne du Vatican a fait part des inquiétudes de l’Eglise vis-à-vis de ses principes de libre organisation de son culte et de son ministère, censés être garantis par le Concordat et qui pourrait être mis à mal si le projet de loi aboutissait. Draghi a préféré balayer les objections en parlant d’ingérence vaticane.
Il est évident qu’en France, nous ne sommes guère mieux lotis, et les dernières élections régionales et départementales sont venues en apporter la preuve. Tous les candidats, tous les partis confondus n’ont eu de cesse d’envoyer des messages sans ambiguïtés au lobby LGBT : Renaud Muselier, en PACA, a expliqué se battre contre Mariani au nom de la défense des droits des homosexuels. Valérie Pécresse, en Ile-de-France, a troqué les conservateurs pour des figures gay-compatibles. Quant à David Rachline, du Rassemblement national, il n’a rien trouvé de mieux à faire que de mettre en scène un « mariage » lesbien à Fréjus deux jours avant le scrutin. Pour ne pas parler, évidemment, du triomphe dramatique pour leur cause que constitue le vote de la loi bioéthique instaurant la PMA pour toutes, tandis que les promoteurs de la GPA fourbissent déjà leurs armes.
Culture et médias, pour finir, sont eux aussi de la partie et ajoutent leur voix à ce concert tonitruant. Ces derniers jours, on pouvait suivre dans l’émission à succès « L’Amour est dans le pré » les tribulations d’un couple d’agriculteurs homos, soigneusement sélectionnés pour l’occasion. Dans nos rues, s’affiche la promotion du film Benedetta, qui bat une nouvelle fois le double record de l’obscénité et de l’anticatholicisme viscéral, en relatant les amours saphiques entre des religieuses.
La liste pourrait encore et encore s’allonger. Tous ces signes contribuent à donner le sentiment que la question homosexuelle est devenue le point cardinal du débat public. Une question lancinante se pose : pourquoi ?
Dans cette obsession homosexuelle, il y a tout de même un sérieux angle mort : le rapport de l’islam et des pays musulmans à l’homosexualité. Nul n’en parle, nul n’aborde l’épineuse question. La Turquie homophobe peut bien prétendre à entrer dans l’UE, elle n’est pas la Hongrie catholique, donc en la matière a tous les droits. Et il est certain que les joueurs de football, quand il s’agira d’aller courir après un ballon au Qatar pour la coupe du monde en 2022, n’iront pas vociférer contre la peine de mort qui peut là-bas être infligée aux homosexuels.
Le fait est que le lobby LGBT est devenu une sorte de nouvelle franc-maçonnerie. Comme elle, d’ailleurs alimenté et nourri par elle dans ses fondements idéologiques et son militantisme politique, il est affaire de réseau et d’influence. Comme elle, il veut subvertir l’ordre naturel, et a fait de la morale catholique traditionnelle l’un de ses ennemis privilégiés. Prêter allégeance à son credo donne de la puissance et de la respectabilité. Il faut lui donner des gages pour approcher le pouvoir. Il est devenu un critère imminent de la dignité des valeurs, une référence culturelle incontournable. Son omniprésence, jusqu’au sein de l’Eglise, prouve que ce n’est pas un problème anecdotique.
La lutte est particulièrement difficile, car elle se place sur le plan du jugement de valeurs, de l’ostracisme pour ceux qui osent contester la norme amorale qu’il veut imposer à la société y compris par la voie de la loi. Notre réponse doit être culturelle : assumer, à tous les niveaux de notre vie, dans l’éducation de nos enfants, dans nos références culturelles, la différenciation sexuelle et l’inépuisable richesse de l’altérité. Mais surtout, elle doit être politique : le critère déterminant de nos choix électoraux à venir doit être l’absence totale de complaisance du candidat à l’égard du milieu homosexuel. La Hongrie l’a bien compris : c’est une question de survie.
Baptiste Marchais et l’abbé Matthieu Raffray : Oui, au catholicisme viril !
Rencontre improbable entre l’abbé Matthieu Raffray, jeune prêtre traditionaliste de l’Institut du Bon Pasteur, professeur de philosophie et de théologie à Rome, et Baptiste Marchais, sportif de haut niveau, star montante de YouTube.
De cette rencontre naît une remarquable convergence de vue. Chacun des invités, avec ses mots et son parcours, professe une même idée, une même évidence au regard de l’état du catholicisme en France : la Tradition est la condition du renouveau de l’Eglise en France et en Occident ! Mieux, ils s’accordent sur la nécessité de revendiquer un catholicisme viril.
Chronique du délitement : et maintenant le Bac
François-Xavier Bellamy dénonce :
En abandonnant les épreuves communes, Jean-Michel Blanquer choisit d’enterrer le bac, pour casser le thermomètre de la faillite éducative qu’il n’a cessé d’aggraver.
Sur Twitter, un internaute explique les soubassements de cette réforme :
[…] Car c’est bien beau de vouloir la liberté de choix, l’agilité, la souplesse, etc. Mais il faut la payer. Votre Bac Local, qui a terme vaudra rien ou peu, n’assurera plus l’inscription de vos enfants dans la filière universitaire de leur choix, voire à l’université tout court. Oui, ce genre de choses existe déjà, largement. Mais je parle bien du droit que vous accorde le bac, si vous l’avez. On l’a laissé mourir à petit feu, il est presque à point. Encore quelques minutes de cuisson (10 ans ?) et il sera prêt à servir. Un gros brevet, quoi.
Les universités sélectionneront sur dossier, et les droits d’entrée seront plus élevés. Oh, pas comme dans les facs prestigieuses des U.S, non. Mais terminé les licences à 500 balles sécu comprise. Mettons 3000, 4000 peut-être. On n’a plus de blé, va falloir raquer. C’est simple.
On vous colle un petit ballon d’essai avec les étudiants hors U.E pour ça. C’est à ça que ça a servi, et pas à autre chose. Avec en plus l’anglais comme langue d’enseignement, mais c’est un autre débat.
Le marché juteux des prêts étudiants sera alors ouvert. Car toute la question est là, nulle part ailleurs. C’est un marché peu volatil, avec de bonnes perspectives de rendement. Un marché qui échappe à la spéculation tandis que l’argent des Français part en assurance-vie…
L’épargne des Français, voilà le nœud du problème, comme partout. Faire main basse dessus, remettre cet argent en circulation alors qu’on en manque. Le reste n’est que poussière et fumée. Regardez les réformes avec cette focale simple, vous y verrez plus clair.
On voit bien cela avec le taux ridicule du livret A depuis des années – c’est bien pour que les Français arrêtent de constituer leur bas de laine, fut-il modeste (surtout ?), pour réinjecter leur blé dans le système de consommation. Parce que c’est la consommation, via la TVA, qui assure notre train de vie, bien plus que l’impôt. Le reste c’est pour les profs de Lettres avec Achille le moisi, tout ça.
Encore plus avec la crise du COVID, qui a vu l’épargne croître de belle manière. Les Français, méfiants, en gardent une bonne partie en prévision, évidemment. Il va falloir leur faire dépenser coûte que coûte. Mais on ne dit pas ça de cette manière. En gros, on continue à jouer l’écrasement des classes moyennes. Et ça va se retrouver dans ce Bac Local. Point, barre.
Alors on te colle des réformes, en ayant auparavant laissé le laxisme s’installer, soigneusement. Peu importent les gouvernements.
C’est une pierre de plus dans le jardin, qui commence à ressembler furieusement à un jardin sec japonais. Qui profite de l’apathie générale, en mentant chaque jour, devant ce que les commerciaux nomment “la viscosité” du public. Concept assez intéressant, par ailleurs, que cette viscosité. Sa transcription en politique va de soi, et si elle heurte toute pensée humaniste (au sens strict), il faut reconnaître qu’elle se vérifie. Bref.
Le problème, c’est que nous sommes, peu ou prou, en République. Cela devrait nécessiter au moins quelques débats clairs. Car on peut être pour ce Bac Local et surtout ce qui va suivre sans honte, c’est une solution comme une autre.
Il faut juste dire au public qu’il va falloir payer, en espèces sonnantes et trébuchantes, quitte à s’endetter. Et ça, je ne l’entends jamais.
Alors, pour finir, mien conseil : Épargnez. Épargnez pour vos enfants si vous ne voulez pas que, dans 10, 15 ans, ils se mangent un prêt étudiant faussement avantageux (je ferai un fil là-dessus peut-être) pour faire une licence qui leur permettra d’être caissier à Intermarché en CDD.
J’oubliais une chose importante. Le but est donc de dégraisser les effectifs dans le supérieur, par l’argent et plus par le mérite (merci les connards qui l’ont nié pendant des années au passage, la bourgeoisie que vous détestez vous remercie, blaireaux) ; ce qui correspond aussi à l’évolution du marché du travail, qui ne réclame plus de compétences “moyennes” mais des métiers, peu, à forte valeur intellectuelle ajoutée ou des métiers de services. Plus besoin de deug (c’est fait) ou de licence, en gros. C’est donc véritablement à l’écrasement des classes moyennes que l’on assiste.
En même temps
Juste après le vote privant des enfants du droit d’avoir un père, voilà la campagne lancée par le gouvernement sur l’importance du père de famille (le congé paternité a été porté à 28 jours depuis le 1er juillet) :
15 secondes de spot promotionnel pour les pères deux jours après le vote de la #PMAsansPère où les mêmes disaient qu’un père est optionnel.
Le mensonge et l’hypocrisie sont la marque de fabrique d’#EnMarche. pic.twitter.com/zMbiMG9uMq
— La Manif Pour Tous (@LaManifPourTous) July 1, 2021
Bienvenus chez les dingues.
Un curé ne va plus avoir le droit de dire la messe en latin mais c’est très bien de bénir les couples homosexuels, comme cela vient de se faire en Allemagne
De Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique :
« Quand il était en prière, il criait si fort qu’on pouvait l’entendre tout autour. Et il disait dans sa clameur : Seigneur, ayez pitié de ce peuple ! Que vont devenir les pauvres pécheurs ? » C’est ce que ses contemporains ont retenu comme le trait le plus marquant de la spiritualité de ce saint dont l’Eglise fête cette année le huitième centenaire du rappel à Dieu, dans un silence assourdissant. Qu’y a-t-il en effet de plus anti moderne que la prédication de saint Dominique angoissé jusqu’aux larmes par le salut des âmes dont beaucoup se perdent ? Qui croit encore aujourd’hui parmi le personnel ecclésiastique comme parmi le bon peuple de Dieu, de culture encore vaguement chrétienne, que la non appartenance visible à l’Eglise catholique et le non respect de ses commandements obère lourdement les possibilités de salut ? « On ira tous au Paradis. Qu’on soit béni qu’on soit maudit » chantait Michel Polnareff en 1977. Les années ont passé et cet état d’esprit a envahi l’Eglise. Toutes les religions et tous les comportements ayant été mis, plus ou moins subrepticement, sur le même plan car confiés à la « miséricorde infinie de Dieu », ne restent plus comme ennemis que ceux qui refusent cet indifférentisme doctrinal et pratique.
Madame Michu s’interroge
La messe traditionnelle est le symbole de cet « ancien monde » ce qui explique certainement l’hostilité renouvelée dont elle est l’objet de la part de ceux qui ont fait le choix de bâtir une nouvelle Eglise affichée ouverte, inclusive et tolérante sur les ruines d’une Eglise prétendument constantinienne, rigide et intolérante. Les rumeurs à propos d’une restriction de la possibilité de célébrer librement la messe traditionnelle, les exclusives contre la Fraternité Saint Pierre à Pontigny et à Dijon laissent l’observateur incrédule. Comment concilier cette exclusive contre ce qui a été la messe de l’Eglise pendant quinze siècles et les discours sur l’accueil de l’autre et l’ouverture à la différence ? Mme Michu, qui s’est un peu informée, a retenu que son curé ne va plus avoir le droit de dire la messe en latin mais que c’est très bien de bénir les couples homosexuels, comme cela vient de se faire en Allemagne. Si son oncle prêtre lui avait annoncé cela il y a quarante ans, elle ne l’aurait pas cru. Quant à la concélébration de son curé avec l’évêque, madame Michu n’est pas concernée même si elle trouve que ce serait, sans doute plus utile que tous les curés célèbrent chacun une messe dans les églises qui ne voient pas un prêtre de l’année. Une amie a transmis à madame Michu la vidéo d’une manifestation devant l’évêché de Dijon le 26 juin. Elle a vu l’archevêque du lieu, Mgr Minnerath, face à une petite foule qui demandait le maintien d’une certaine Fraternité Saint Pierre à Dijon. Les gens avaient l’air énervé. Cela lui a rappelé les manifestations à l’Intermarché quand le chef de service a interdit que l’on travaille avec un fournisseur dont tout le monde était content, qui était là depuis la création du magasin mais qui n’était pas très porté sur les « évolutions sociétales » : produits halal, visibilité des homos, etc. Madame Michu a bien compris que comme elle n’a pas fait de théologie son avis ne compte pas. Elle se console en se rappelant que Jeanne d’Arc non plus n’avait pas fait de théologie et que c’est elle la sainte et pas les intellos de l’époque. Elle a été émue d’entendre une dame témoigner du fait que dans un lycée catholique on s’était moqué de ses enfants parce qu’ils étaient allés à la messe pour Noël. Cela n’a pas eu l’air de beaucoup émouvoir Mgr Minnerath. Madame Michu n’a pas ce genre de souci : aucun de ses enfants ne va plus à la messe. Les seuls qui vont encore à la messe dans la famille ce sont les enfants de sa cousine Stéphanie. Ils vont à la messe en latin…
Un échec marketing
Depuis son interdiction pratique en 1969 puis sa, relative, réhabilitation en 2007 grâce au motu proprio de Benoît XVI Summorum Pontificum la messe traditionnelle n’a jamais cessé d’être célébrée et d’être missionnaire. Devant la persistance de cette célébration les autorités déclarèrent d’abord que cela ne concernait que des vieux et que donc, biologiquement, ce phénomène était appelé à disparaître. Il n’en fut rien. Au contraire les assemblées se développèrent accueillant un public toujours plus jeune. Les autorités décrétèrent alors qu’il s’agissait d’une mode qui passerait. Là encore il n’en fut rien. L’heure serait, paraît-il, à une nouvelle interdiction ou du moins à une réduction drastique de la liberté de célébration de la messe traditionnelle. Alors que la réforme liturgique a vidé les églises– c’est un fait- et que la liturgie traditionnelle les remplit– c’est un autre fait- la solution serait d’interdire ce qui fonctionne bien afin de venir au secours de ce qui fonctionne mal. A grands frais le Vatican a fait appel à des cabinets prestigieux : KPMG, Mc Kinsey, Ernst § Young pour l’assister dans sa gouvernance et sa gestion. Espérons que ces brillants cerveaux auront eu à cœur d’expliquer que vouloir imposer un produit nouveau mais frelaté, à l’identité incertaine, face à un produit plus ancien mais reconnu et plébiscité par le public était un phantasme de service marketing voué à l’échec.
Enfin, alors que vient d’être annoncée la fermeture du séminaire de Lorraine, quelle est la crédibilité d’une réforme et de structures qui aboutissent à ce triste constat d’un évêque : « Pour un jeune prêtre ordonné, douze sont enterrés ». Plutôt que de relancer la guerre liturgique l’heure ne serait-elle pas, 50 ans après la réforme liturgique et la clôture du concile Vatican II, à un bilan factuel et dépassionné de ces événements plutôt que de jeter l’anathème sur ce qui, bon an mal an, continue à fonctionner pour le salut des âmes et la transmission de la foi ?
Zemmour à propos de Macron : « Il ne maîtrise pas les flux migratoire, refuse l’assimilation et ensuite il vient se plaindre de la racialisation de la société… »
Emmanuel Macron a accordé un entretien au journal Elle sur plusieurs sujets : les violences faites aux femmes, l’avortement… Il y déclare notamment :
«Je vois la société se racialiser progressivement», «la logique intersectionnelle fracture tout», «renvoie chacun à son identité».
«Je suis du côté universaliste. Je ne me reconnais pas dans un combat qui renvoie chacun à son identité ou son particularisme». «Les difficultés sociales ne sont pas uniquement structurées par le genre et par la couleur de peau, mais aussi par l’inégalité sociale». «Je pourrais vous présenter des jeunes hommes blancs qui s’appellent Kévin, habitent Amiens ou Saint-Quentin, et qui ont aussi d’immenses difficultés, pour des raisons différentes, à trouver un job».
C’est arrivé un 2 juillet…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 2 juillet : saints du jour français ou en France.
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Ste Monégonde, veuve et recluse († après 567)
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À Tours, après 567, sainte Monégonde, veuve et recluse, qui quitta la pays chartrain et sa famille pour se consacrer à Dieu près du tombeau de saint Martin, adonnée uniquement à la prière dans une cellule.
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- Bx Pierre de Luxembourg, évêque de Metz († 1387)
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Pierre de Luxembourg vint au monde le 20 juillet 1369 à Ligny-en-Barrois (Meuse, France), d’une famille illustre parmi les plus illustres de l’Europe entière. Ses mœurs intègres, son humilité, sa modestie, attirèrent sur lui l’admiration de tout le monde ; sa dévotion savait s’allier avec les exigences extérieures, et il se faisait remarquer, en même temps que par sa gravité, par une aisance et une amabilité charmante.
À six ans, il voua à Dieu sa virginité, et poussa au même vœu sa sœur Jeanne, âgée de douze ans. Ayant appris que la charité était une vertu traditionnelle dans sa famille, il l’exerça dès son enfance avec le plus grand soin. Chanoine à quinze ans, il dut, à seize ans, accepter l’évêché de Metz, sans toutefois avoir reçu encore les ordres sacrés, et il gouverna ce diocèse, ayant pour coadjuteur un évêque choisi dans l’Ordre de Saint-Dominique. L’épiscopat était au-dessus de l’âge de Pierre, mais non au-dessus de ses mérites. Il fit son entrée à Metz pieds nus et monté sur un âne : il bannit de son palais et de son entourage tout luxe et tout éclat ; il ne fut magnifique qu’à l’égard des pauvres et pour la construction de nouveaux temples au Seigneur.
Il avait une extrême délicatesse de conscience et tenait son corps dans une grande servitude. Il vécut dans une grande pureté de cœur. Plein de Dieu, il ne le perdait jamais de vue, et sa vie fut une oraison continuelle ; la prière, l’étude, le soin de son diocèse, occupaient tout son temps : « Puisqu’on a voulu me faire évêque, disait-il, il n’est plus de saison d’être un jeune homme. » Plus d’une fois on le vit tomber en extase, environné de lumière.
En 1386, il est nommé cardinal d’Avignon et meurt dix mois plus tard, le 2 juillet 1387 à Villeneuve-lès-Avignon. Il est enterré au cimetière Saint-Michel d’Avignon. Il fut question de le canoniser pendant le Concile de Bâle (1431-1449), mais cela n’aboutit pas.
Il fut béatifié le 9 avril 1527 par le pape Clément VII. Il est fêté le 2 juillet à Châteauneuf du Pape dont il est le saint patron. Une chapelle lui est dédiée dans ce village depuis le XVIIIe siècle.
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le 2 juillet 311 : élection du pape saint Miltiade ou Melchiade.
D’origine berbère, il est le 32ème pape de l’Eglise. Hélène, mère de l’empereur Constantin 1er lui offre le palais de Latran où il convoque le concile de Latran en 313. Il meurt le 10 janvier 314.
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le 2 juillet 1214 : bataille de la Roche aux Moines.
Le 16 février 1214, le roi anglais débarque avec ses troupes à La Rochelle. Philippe II Auguste, Roi de France, descend le plus rapidement possible jusqu’à Châtellerault, avec son fils, le prince Louis, le futur Louis VIII le Lion. Jean sans Terre, ayant appris le déplacement des Français, amorce alors une manœuvre de repli, espérant attirer ses ennemis au plus loin de Paris. Le Roi divise alors l’ost en deux et remonte sur Paris menacé par l’attaque d’Otton IV au nord. Lui va alors au nord pour se confronter à l’empereur tandis que son fils s’occupe des Anglais au sud. Les deux victoires françaises se succèdent en peu de temps.
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le 2 juillet 1270 : la flotte française quitte Aigues-Mortes ; Saint Louis commence la huitième croisade.
A la surprise générale le Roi donne Tunis comme objectif.
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le 2 juillet 1652 : bataille au Faubourg Saint-Antoine.
Les troupes royales, dirigées par Turenne, rencontrent celles du frondeur, le prince de Condé. Les deux armées tentent de s’emparer de la capitale. La riche Mlle de Montpensier, dite la Grande Mademoiselle, fille du duc d’Orléans, nièce de feu d’Henri III, vient en aide aux frondeurs. Elle fait ouvrir la porte Saint-Antoine pour que Condé puisse se réfugier dans l’enceinte de Paris, et fait tirer des boulets de canon sur l’armée du Roi. En octobre de la même année les troupes royales rentrent dans Paris.
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le 2 juillet 1704 : bataille de Schellenberg.
Durant la guerre de Succession d’Espagne, les Français et leurs alliés bavarois affrontent les troupes coalisées anglais, hollandais et autrichiens, à la bataille de Schellenberg. Les alliés, commandés par John Churchill Marlborough et Louis-Guillaume de Bade, attaquent la ville fortifiée de Schellenberg. La ville tombe au prix de plus de 5000 morts de chaque côté.
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le 2 juillet 1747 : victoire française de Lawfeld.
Les Français commandés par le maréchal de Saxe, en présence du Roi Louis XV, remporte la victoire de Lawfeld sur les Anglo-hollandais du duc de Cumberland. L’infanterie anglaise est passée près d’un anéantissement complet.
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le 2 juillet 1779 : prise de la Grenade par la France.
Alors colonie britannique, Grenade est conquise par la France le 2 juillet 1779, au cours de la guerre d’indépendance des Etats-Unis d’Amérique. Menées par le comte d’Estaing, les forces françaises attaquent les Anglais à terre, appuyés par leur flotte au large. Après deux jours de combat, les Anglais déposent les armes le 4 juillet. Le 5 juillet, 21 vaisseaux de guerre anglais arrivent en renfort mais sont repoussés par les Français, qui conservent Grenade jusqu’à la fin de la guerre.
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le 2 juillet 1782 : capitulation de Genève, assiégée par trois armées coalisées : française, sarde et bernoise.
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le 2 juillet 1813 : évacuation de l’Espagne par le gros de l’armée française.
Cette dernière franchit la Bidassoa.
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le 2 juillet 1816 : naufrage de “La Méduse”.
Sur la route du Sénégal, une des plus belles embarcations de la marine française, la frégate “La Méduse”, s’échoue sur les récifs d’Arguin avec 395 personnes à son bord. Faute de canots de sauvetage, l’équipage se réfugie en partie sur un radeau de fortune de 20 mètres de long sur 7 mètres de large, amarré à un canot remorqueur. Les amarres se coupent, le radeau part alors à la dérive avec 150 hommes et une femme. 12 jours plus tard l’embarcation est découverte avec 15 survivants. Les autres ont été jetés à la mer ou même mangés par les autres occupants.
“Le radeau de la Méduse” par Théodore Géricault
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le 2 juillet 1849 : fin du siège de Rome par les 30 000 français du général Oudinot.
Garibaldi quitte Rome par la porte San Giovanni avec près de 5000 combattants, 800 chevaux et un canon. Le pape est rétabli ; c’est la fin de la République pour laquelle Mazzini a ces mots quelques années plus tard :
« Les monarchies peuvent capituler, les républiques meurent».
Voir les chroniques du 30 avril, du 4 juin. La ville capitule le lendemain, le 3.
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le 2 juillet 1915 : la mention « Mort pour la France ».
Cette mention a été instituée par la loi du 2 juillet 1915, et modifiée par la loi du 22 février 1922, au lendemain de la Première Guerre mondiale
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le 02 juillet 1919 : les chefs politiques des alliés décident l’envoi du général Weygand en Pologne.
En août 33 divisions soviétiques se sont massées à la frontière russo-polonaise. Leur chef le général Toukhatchevski écrit l’ordre du jour suivant :
« Les troupes du drapeau rouge sont prêtes à combattre jusqu’à la mort les troupes de l’aigle blanc ; à venger Kiev déshonorée, à noyer dans le gouvernement criminel de Pilsudski dans le sang de l’armée polonaise écrasée…
Dans l’ouest se joue la destinée de la révolution universelle. La route de l’incendie mondial passe sur le cadavre de la Pologne. En avant pour Vilna, Minsk et Varsovie ! »
Weygand témoignages et documents inédits, éditions Résiac, page 64
En deux semaines l’armée polonaise est balayée; la mission des alliées quitte la France le 22 juillet. Le 28, Pilsudski accepte les propositions de Weygand. La Pologne est sauvée. Mais il faudra de durs combats pour que les Polonais mettent en applications les principes et ordres fixés par le général Weygand. Voir aussi les chroniques des 27 mai, 2 juillet, 18 et 28 août, 19 octobre, 6 et 28 novembre.
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le 02 juillet 1934 : création de l’armée de l’air en France.
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le 2 juillet 1940 : le gouvernement français s’installe à Vichy.
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L’armistice ayant été signé le 22 juin, le gouvernement français quitte Bordeaux pour Vichy, et s’installe à l’hôtel du Parc. Le 10 juillet, les parlementaires de la III république, réunis dans l’opéra de Vichy accordent au gouvernement les pouvoirs constituants et le 11, au maréchal les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. C’est la fin de la IIIe République. Charles Maurras parle alors de « Divine surprise ».
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le 2 juillet 1940 : opération Catapult.
L’opération Catapult est lancée le 2 juillet 1940 sur les ordres de Winston Churchill. Il a peur que la flotte française passe sous contrôle allemand; l’amirauté est convaincue du contraire et ne souhaite pas engager le combat contre les Français. Churchill décide de s’emparer ou de couler la flotte française. Le fait que l’action se passe dans tous les ports britanniques montre que le risque allemand n’est pas la vraie raison ; Churchill souhaite s’emparer de ce formidable outil de combat. 1300 marins français vont trouver la mort le lendemain, dans ce qui s’apparente plus à une exécution sommaire d’une marine par une autre qu’à un combat.
Voici ce qu’en écrit l’amiral Auphan dans Histoire élémentaire de Vichy, (Nouvelles éditions latines, pages 62et 63) : « Non, quand on réfléchit, ce n’est pas par crainte que les Britanniques ont attaqué les navires de guerre déjà à moitié démobilisés qui se trouvaient outre-mer hors de portée des Allemands, ou qu’ils ont capturé ceux qui s’étaient réfugiés sans méfiance dans leurs ports où ils ne risquaient rien non plus des Allemands : c’est, psychologiquement, par un réflexe mal dominé de dépit, d’hostilité et d’égoïsme à l’égard d’un gouvernement français qui n’acceptait plus d’être le pion inconditionnel de la politique britannique sur le continent. » […] « Dans la nuit du 2 au 3 juillet alors que tout dormait à bord des commandos armées […] s’en emparèrent. Les marins français furent parqués dans des camps de prisonniers et soumis à une intense propagande en faveur de la dissidence gaulliste Cinq cents environ rallièrent la France Libre. Tout le reste (21000 hommes de la marine de guerre, 2000 marins du commerce, 8000 militaires ayant participé à l’expédition de Norvège) s’y refusa et fut six mois plus tard rapatrié au Maroc. Ce partage montre assez de quel côté penchait alors l’opinion. »
Voir les chroniques des 12, 13, 16, 17, 23 juin et des 3, 8 et 11 juillet.
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le 2 juillet 1966 : premier essai nucléaire français dans le Pacifique, à Moruroa.
Le premier essai nucléaire français, Gerboise bleue, a eu lieu le 13 février 1960, à Reggane (Sahara).
Mgr Aillet et le vote de la loi bioéthique : “les catholiques seront en droit de s’en souvenir lors des prochaines échéances électorales”
Communiqué de Mgr Marc Aillet à propos de l’adoption par l’Assemblée nationale du Projet de Loi Bioéthique :
Le projet de loi bioéthique a été adopté par l’Assemblée nationale, en troisième lecture, le 29 juin 2021, alors que le Sénat avait cherché, sans succès, à l’amender et l’avait finalement rejeté en bloc.
Sans doute on peut s’inquiéter sur le processus démocratique dans notre pays, quand la représentation nationale apparaît si divisée. C’est évidemment un passage en force du gouvernement, sous la pression de lobbies ultra minoritaires, pour inscrire dans la loi commune les « droits individualistes » de quelques-uns, au détriment des droits fondamentaux de la personne humaine, à commencer par la plus fragile. C’est aussi la parole du Chef de l’Etat qui est discréditée, lui qui avait publiquement souhaité soumettre l’adoption d’une telle loi à un « large consensus ». Non seulement le résultat des Etats-Généraux de la bioéthique, où une grande majorité s’était prononcée contre ce projet de loi, a été totalement ignoré – d’ailleurs, qui s’en souvient encore ?–, mais la représentation nationale apparait plus que jamais divisée. Comment prétendre au consentement d’une population maintenue dans « la peur du virus » de manière récurrente, malgré la décrue actuelle de sa propagation, et tellement occupée à retrouver ses libertés ? Sans compter le scandale d’une contradiction qui prétend imposer le « principe de précaution » pour la préservation de l’environnement et qui s’en affranchit si allègrement quand il s’agit de la protection de l’embryon humain !
Dans notre département, on peut s’étonner que deux des six députés, censés nous représenter à l’Assemblée nationale, n’aient pas participé à un vote aussi lourd de conséquences pour la dignité de la personne humaine et le changement civilisationnel qu’il induit. Un seul député a eu le courage de s’y opposer, au risque d’être marginalisé dans sa famille politique. Les catholiques seront en droit de s’en souvenir lors des prochaines échéances électorales.
Le grand public a-t-il vraiment connaissance de ce que contient cette loi ? Il faut en effet savoir que la loi contient la PMA sans père pour les couples de femmes et les femmes seules et la PMA sans motif médical pour les couples homme-femme, avec remboursement par la Sécurité Sociale : c’était la mesure-phare de ce projet. Mais elle prévoit aussi : l’autoconservation des gamètes sans motif médical, remboursée également par la Sécurité Sociale ; l’autorisation élargie de l’expérimentation sur les embryons et de l’utilisation des cellules-souches issues des embryons non utilisés à des fins thérapeutiques ; l’autorisation de créer des embryons transgéniques et des embryons-chimères animal-homme : qui s’inquiète d’une telle monstruosité ? On peut certes se féliciter de constater que la loi ne contient pas finalement la PMA pour les personnes trans et la PMA post-mortem, la ROPA, la reconnaissance de la filiation d’intention dans le cadre des GPA faites à l’étranger et le motif de détresse psycho-sociale pour accéder à l’IMG. Il reste que des lobbies très influents au sein même du Parlement sont déjà repartis à la conquête de nouvelles transgressions. Et peut-on encore espérer que la saisine du Conseil Constitutionnel sonne le retour du bon sens ?
Ce vote est donc particulièrement consternant. Pour nous catholiques, il l’est à plus d’un titre, et en particulier au nom de notre foi et de la vision anthropologique que nous recevons de la Révélation judéo-chrétienne. C’est que l’Eglise n’est pas seulement une composante de la société, engagée à parité avec les autres corps sociaux dans un dialogue démocratique, dont on sait pertinemment combien il est ouvertement falsifié. Mais elle reçoit sa mission de Dieu lui-même et est tenue de proclamer la Vérité à temps et à contre-temps (cf. 2 Tm 4, 2), avec l’autorité même du Christ qui est « le chemin, la vérité et la vie » (Jn 14, 6) : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez ! Enseignez toutes les nations » (Mt 28, 19). L’Eglise doit continuer à parler à la conscience des gens, quelles que soient les forces contraires qui semblent triompher aujourd’hui et quelle que soit l’incompréhension ou l’anesthésie de la conscience de beaucoup.
En s’attaquant de manière aussi explicite à l’origine de la vie humaine et en s’opposant de manière aussi évidente au dessein Créateur de Dieu qui, au commencement, créa l’homme à son image – homme et femme, un de corps et d’âme – (Gn 1, 27), les promoteurs de ce projet de loi auront à répondre de leurs actes devant Dieu.
Une loi aussi injuste ne doit pas nous décourager pour autant d’œuvrer par tous les moyens à notre disposition pour défendre le « droit de l’enfant » à être reconnu et respecté, dès sa conception, dans sa dignité inviolable, comme nous le faisons par ailleurs de manière si responsable quand il s’agit de défendre les enfants contre les graves abus dont ils ont été parfois l’objet de la part d’hommes et de femmes d’Eglise.
Nous prendrons aussi la mesure de notre responsabilité dans cet affaissement de la conscience morale au sein de notre société, en travaillant à notre propre conversion, en implorant le pardon pour ceux qui ne savent pas ce qu’ils font (cf. Lc 23, 34) et en abandonnant à Dieu une situation si profondément injuste par une prière confiante et insistante, sûrs que le Seigneur entend le cri des pauvres et ne tarde pas à leur faire justice.
+ Marc Aillet
Evêque de Bayonne, Lescar et Oloron
1er juillet 2021
Pour mémoire voici ce que contient cette loi abominable :

Dictature sanitaire : vers la vaccination obligatoire
Jeudi soir, une visioconférence entre le premier ministre, Jean Castex, Gérald Darmanin et Olivier Véran, les préfets et les autorités régionales de santé s’est tenue pour faire le point sur la vaccination. Mais face à la menace d’une quatrième vague (le fameux variant delta plane !) l’exécutif se tient prêt à adopter des mesures coercitives pour contraindre à la vaccination. Jean Castex a adressé un courrier jeudi aux forces politiques et associations d’élus pour lancer le débat, avant de les réunir d’ici la mi-juillet.
Autres mesures sur la table: le durcissement des mesures d’isolement, l’élargissement du passe sanitaire afin d’ajouter des contraintes pour les personnes non vaccinées.
🚨🇫🇷 FLASH | Le #gouvernement prépare une loi pour rendre le #vaccin obligatoire, probablement pour tous les #Français de + de 12 ans.
(DNA) #COVID19
— Conflits France (@ConflitsFrance) July 1, 2021
🇫🇷 FLASH | La Haute Autorité de Santé (#HAS) recommande dans un communiqué la #vaccination obligatoire pour les #soignants, et évoque même la possibilité de l’étendre dans un second temps à tous les #Français.
(Le Figaro) #COVID19
— Conflits France (@ConflitsFrance) July 1, 2021
Encore un complot qui se réalise :
Qui se rappelle de ça ? pic.twitter.com/QzWAZKykXX
— The supervisor (@azzdineazz) July 1, 2021
I-Média – CNews et Europe 1 : bataille pour la liberté d’expression
L’image de la semaine
Emmanuel Lechypre, éditorialiste de BFM, a provoqué l’émoi avec une déclaration aussi incohérente qu’hallucinante sur la vaccination.
Attaques contre CNews et Europe 1 : le culot des journalistes !
Les journalistes ça ose tout, c’est à ça qu’on les reconnait ! Patrick Cohen, censeur assumé, dénonce le rapprochement entre CNews et Europe 1 dans un stupéfiant numéro d’enfumage. Pendant ce temps-là, de nombreux médias attaquent frontalement la rédaction de CNews en se focalisant particulièrement sur Christine Kelly et Laurence Ferrari.
Revue de presse
Élections régionales : l’heure du bilan
Ces élections ont été marquées par une abstention massive ainsi que par un gros revers pour plusieurs partis, dont le Rassemblement National.
