Le Passe vaccinal en 1ère lecture à l’Assemblée nationale pour les jeunes : l’extrême médiocrité d’âme de M.Véran
Dans le cadre de l’examen, en première lecture, du projet de loi instaurant un passe vaccinal à la place du passe sanitaire, il a été question de l’application de ce nouveau passe aux mineurs de 1 à 17 ans.
Plusieurs groupes proposent de ne pas appliquer le passe vaccinal aux mineurs de 12 à 17 ans pour l’accès aux activités culturelles et sportives, et donc de maintenir, dans ce cas, le dispositif du passe sanitaire. Le groupe socialiste a astucieusement préparé une solution de repli : Mme Cécile Untermaier :
« Nous soutenons avec force le passe vaccinal, mais nous considérons que les jeunes doivent faire l’objet d’un traitement particulier. Notre amendement de repli no 645 proposera donc d’appliquer le passe vaccinal aux jeunes, uniquement à partir de 16 ans ».
Et elle ajoute un peu plus tard : « Les jeunes ne doivent pas être discriminés au prétexte qu’ils appartiennent à une famille antivax ». Parce que ces députés considèrent que ce sont forcément des antivax ( ! ) qui ne veulent pas faire vacciner leurs enfants.
Il faut bien essayer de sauver les meubles. C’est ce qu’explique Mme Martine Wonner non-inscrite, ex LaRem) :
« Je ne répéterai jamais assez que je suis tout à fait opposée au passe vaccinal. Néanmoins, il me semble que, dans les situations où doit être absolument garanti le fait qu’un adolescent n’a pas été contaminé, il faut absolument réintroduire la possibilité qu’il se fasse tester.
J’aimerais en outre que vous éclairiez la représentation nationale s’agissant du rapport qui a été édité par neuf experts français et qui n’a malheureusement jamais été publié, même pas par le Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale (COSV), alors qu’il avait été établi à la demande du professeur Fischer, son président. j’ai obtenu ce rapport, je l’ai publié et je trouve dommage qu’alors qu’une question a été posée à des experts français, on ne puisse pas se référer très officiellement à leur réponse dans cette enceinte ; en effet, cela permettrait d’éclairer l’ensemble des collègues et, une fois de plus, de démontrer – car c’était la conclusion du rapport – que les enfants qui ne sont aucunement immunodéprimés ne doivent pas être vaccinés ». [Nous n’aurons bien sûr jamais l’éclairage du ministre sur ce rapport]
Le ministre intervient alors pour accepter l’amendement de repli (pour les 12 à 16 ans) à la condition qu’il soit modifié par un sous-amendement qu’il propose.
Quelles sont ses objectifs et explications ? Le ministre :
« Nous encourageons donc la vaccination des mineurs. … Un cinquième des adolescents ne sont pas vaccinés. Là encore, soyons clairs : beaucoup d’entre eux sont les enfants d’adultes qui ne sont eux-mêmes pas vaccinés. Il convient donc de distinguer deux choses. C’est l’objet du sous-amendement… Un enfant de moins de 16 ans ne peut pas être vacciné si ses parents ne le veulent pas. Il ne doit pas pour autant être privé d’activités périscolaires et extrascolaires, c’est-à-dire de culture et de sport. Nous proposons donc de permettre aux enfants de moins de 16 ans d’accéder à ces activités, moyennant – que cela soit bien clair ! – le maintien du dispositif de passe sanitaire existant, c’est-à-dire la présentation d’un justificatif de vaccination ou test négatif datant de moins de vingt-quatre heure. En revanche, nous estimons qu’un adolescent dont les parents refusent la vaccination pour eux-mêmes et pour leurs enfants ne devra pas pouvoir se rendre au restaurant avec ses parents s’il n’est pas vacciné ».
Voilà l’extrême médiocrité d’âme de M.Véran. Le sport, oui. Mais le restaurant avec les parents (qui sont peut-être vaccinés eux) : hors de question. Cette médiocrité d’âme s’aligne parfaitement avec les déclarations de M.Macron à Aujourd’hui en France le 5 janvier. M.Macron n’a pas dit : « j’emmerde les non-vaccinés parce que je crois que c’est le seul moyen de faire ce qui sanitairement est indispensable ». Non, il a dit : « Eh bien là, les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder ».
Perversité, médiocrité, mensonge : il n’aurait plus manqué que le virus fût véritablement très dangereux.
Didier Raoult : « Les vaccins ont augmenté l’épidémie »
Didier Raoult était l’invité d’André Bercoff sur Sud Radio et s’est exprimé sur l’efficacité des vaccins :
« Ce que nous sommes en train de voir et d’analyser, c’est que les vaccins ont augmenté l’épidémie. Depuis trois mois je regarde toutes les données de John Hopkins, et je ne comprends pas cette épidémie, je ne comprends pas ce qui se passe »
« L’élément déclencheur de cette réflexion a été la présentation de Jacques Fantini sur les anticorps facilitants. Et il y a une zone dont personne ne veut parler, ce sont les 15 jours ou les trois semaines après l’injection vaccinale, que ce soit la première dose, la deuxième ou la troisième. C’est une zone grise parce qu’on n’avait envisagé qu’une seule éventualité : que le vaccin était protecteur. En réalité, on ne déclare pas toutes les infections qui surviennent dans les 15 jours suivant l’injection. C’est là qu’il y en a le plus en réalité. Chez nous, 200 patients par jour se présentent. Et il y a la même incidence tant parmi les non-vaccinés que parmi les vaccinés. Les gens qui sont vaccinés sont aussi symptomatiques que les non-vaccinés, ils ont les mêmes charges virales. Mais ce qui est intéressant, c’est que parmi les vaccinés, 25-30% ont une injection depuis moins de trois semaines. Et parmi les gens que nous diagnostiquons, 10% sont des gens qui viennent d’avoir une injection.
C’est facile : regardez sur John Hopkins, il y a une ligne sur les 28 derniers jours avec le nombre de cas, le nombre de décès et le nombre de vaccins administrés. Vous pouvez regarder les données par pays : ce n’est pas dans les pays où on a fait le plus de vaccins qu’on a le moins de cas« , a déclaré Didier Raoult.
« En France, 25% des cas de Covid-19 sont survenus depuis moins d’un mois. Pendant le même temps, on a fait 15 millions d’injections vaccinales. Regardez l’Australie : pendant longtemps ils n’ont presque pas eu de cas, ils avaient enfermé leurs citoyens pendant 200 jours. Puis ils ont fait une campagne vaccinale massive. Et depuis un mois ils ont eu 800.000 cas. En d’autres mots, 80% des cas qu’ils ont eus, ils les ont eus en l’espace de 28 jours. Regardez Israël aussi. Ce qui se passe, on le voit très bien, il suffit de regarder.
Il y a donc cette question des anticorps facilitants. On sait désormais que la vaccination ne contrôle pas l’épidémie. La question, c’est : comment se fait-il que dans le pays le plus vacciné on a le plus de cas ? C’est une question scientifique extrêmement intéressante sur laquelle on travaille », a déclaré Didier Raoult.
« Concernant les vaccins, je pense qu’on doit réfléchir en termes de coût-bénéfices, tant individuellement que collectivement. Au cours des deux années qui sont passées, il n’y a pas de surmortalité, il n’y a pas de surhospitalisation chez les gens de moins de 50 ans. Quant aux variants, avec Omicron il n’y pas de mortalité du tout. Ça va être compliqué de voir quel est le bénéfice de cette affaire. Récemment, la directrice de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) le disait au sujet de cette vaccination contre le Covid-19, en gros : le nombre d’effets secondaires est en hausse, tandis que les bénéfices, il n’y en a pas du tout », a fait savoir Didier Raoult.
On peut écouter l’émission ci-dessous :
Didier Raoult s’est également exprimé sur sa chaîne YouTube sur le même sujet :
Manuel Valls a tout compris et veut une alliance entre Emmanuel Macron et Valérie Pécresse
Lu dans le Figaro :
Valls plaide pour « un agenda de compromis » partagé par Macron et Pécresse.
Un livre et une proposition. À trois mois du premier tour de l’élection présidentielle, Manuel Valls s’invite dans la discussion. Si l’ancien premier ministre continue de mettre en garde contre la « tenaille identitaire » (…) qui enserre le débat public, c’est bien contre l’une des deux pinces qu’il sonne la charge. Il publie mercredi Zemmour l’antirépublicain aux Éditions de L’Observatoire. Un candidat bien plus menaçant, estime-t-il, qu’une gauche « condamnée à faire de la figuration » (…)
L’ancien premier ministre propose une « union sacrée nationale » à laquelle participeraient le chef de l’État et la candidate LR.
Après avoir évoqué sa crainte de voir Eric Zemmour, sinon gagner au moins réussir une recomposition de la droite, à Il précise sa pensée dans une interview donnée à Ouest-France :
Les anciens partis de gouvernement que sont le PS et Les Républicains peuvent-ils disparaître ?
Si l’objectif d’Emmanuel Macron est uniquement la destruction de toutes les forces politiques, alors tout est possible. Avant de s’intéresser à la recomposition politique de l’après présidentielle, je pense, moi, qu’il faudrait poser les termes de ce que j’appelle « l’union nationale ». Le macronisme, la droite et ce qui reste du PS doivent s’entendre sur les sujets essentiels à l’avenir de notre pays.
Lesquels ?
Les retraites, le nucléaire, le réchauffement climatique, l’Europe, l’immigration, l’école, la réindustrialisation, le renouvellement des institutions, la décentralisation… Les sujets qui nécessitent du consensus et du long terme, c’est-à-dire de la continuité. Il faut établir un contrat, un véritable compromis devant le pays, pour les 10 à 15 ans qui viennent, de façon à savoir où l’on va collectivement.
Gilles Platret, vice-président de LR, veut un débat sur la ligne qui est portée par Valérie Pécresse…
…et refuse de se prononcer de façon binaire sur un possible ralliement à Eric Zemmour. Il préfère parler de « cheminement qui se poursuit » :
« Ce matin, Gilles Platret était l’invité de Jean-Marc Morandini dans « Morandini Live » sur CNews. Le vice-président des Républicains a été interrogé pour savoir s’il va rejoindre Eric Zemmour dans les prochaines semaines.
« Je ne sais pas qui a écrit ça, sur quelle base on se permet de dire ça. Ce n’est pas à l’ordre du jour ! La question est de savoir si oui ou non nous pouvons avoir, au sein des Républicains, un débat sur la ligne qui est portée par notre candidat », a débuté (…) Gilles Platret sans dire clairement sa position.
A la question de savoir s’il pourrait rejoindre le candidat La Reconquête, le maire de Chalon-sur-Saône a déclaré : « Ma réponse n’est pas binaire. Très honnêtement aujourd’hui je pense que, si on n’arrive pas à un moment donné à rassembler les gens de bonnes volontés, qui va gagner cette élection ? Il s’appelle Emmanuel Macron« .
« Aujourd’hui, je suis aux Républicains, je m’y sens bien. C’est ma famille politique, je continuerai d’être un artisan de la victoire. Et la victoire passera par un rassemblement », a continué Gilles Platret. A la question s’il rejoindrait Marine Le Pen, la maire de Chalon-sur-Saône répond : « Jamais ! Elle est nulle. Tout le monde le sait. Elle mettrait le pays à terre. Je pense qu’Eric Zemmour est dans le camp républicain ».
« Ce n’est pas flou. C’est un cheminement qui se poursuit« , a-t-il conclu »
Valérie plante un poignard dans le dos de François Fillon, qui a rejoint un groupe russe. Et si on parlait de la vente d’Alstom ?
Valérie Pécresse a critiqué le fait que François Fillon ait été nommé au conseil d’administration de la société russe de pétrochimie Sibur :
François Fillon a rejoint un grand groupe pétrolier proche du Kremlin : « Je préférerais que les hommes et les femmes politiques, quand ils arrêtent la politique, ne travaillent pas pour des intérêts étrangers », réagit Valérie Pécresse qui assure qu’elle ne le fera « jamais ».
Laissons à François Fillon, dont une grande partie de l’électorat de 2017 a rejoint Eric Zemmour, d’apprécier ou pas le surnom de « Valérie, la traîtresse » donnée à la candidate de LR. Pour mémoire, après avoir longtemps soutenu François Fillon lors de la primaire en 2016, Valérie l’avait finalement lâché pour rejoindre Juppé.
Nous avons publié un article en décembre 2015, assez bien documenté, sur ce secret que partagent Emmanuel Macron et Valérie Pécresse dans le quel nous nous étonnions « que les médias n’enquêtent pas de manière plus approfondie sur la vente d’Alstom en 2015 et les rôles respectifs d’Emmanuel Macron et de Valérie Pécresse » :
« (…) Puis il y a eu le scandale de la vente du fleuron industriel et stratégique français qu’est Alstom. La vente des activités énergie à l’américain Général Electric a été une perte de souveraineté sans égale pour la France, qui a remis entre les mains des Américains nos technologies et activités les plus sensibles pour faire tourner, non seulement nos centrales nucléaires, mais aussi nos sous-marins nucléaires. Le mari de Pécresse, Jérôme Pécresse, est au cœur de ce scandale, il était le bras droit du PDG d’Alstom, Patrick Kron, lors de l’intégration d’Alstom à General Electric. D’ailleurs Jérôme Pécresse est le seul dirigeant clef que les américains n’ont pas viré suite à l’opération de rachat, il a même été promu PDG de GE Renewable Energy. Hors rémunérations, le mari de Valérie aurait touché, minimum, 2 millions d’euros.
Cette Affaire Alstom-General Electric, ne touche pas que Mme Pécresse mais aussi M. Macron et toute l’élite financière parisienne qui se serait mise dans les poches 1/2 milliards € en frais de conseil divers. le député LR, Olivier Marleix, avait saisi la justice en janvier 2019 pour qu’elle enquête sur les circonstances de cette affaire. Le député émettait notamment l’hypothèse d’un possible « pacte de corruption » au bénéfice de celui qui a favorisé la vente, le ministre de l’économie d’alors : Emmanuel Macron. Ce dernier aurait bénéficié indirectement du demi milliards d’euros pour sa campagne de 2017, via son parti En Marche. Aujourd’hui Olivier Marleix soutient Valérie Pécresse.
La nomination de Valérie Pécresse est ainsi une très bonne nouvelle pour les bénéficiaires de la vente d’Alstom, ils sont assurés que Les Républicains ne remettront pas sur le tapis ce scandale. D’ailleurs ce n’est pas la 1ère fois que Macron et Pécresse collaboraient sur cette affaire. Ainsi, selon Marianne, quand le mari de Pécresse a décidé de licencier 800 personnes en Ile de France, avec Emmanuel Macron ils se seraient gardés tous deux de faire publiquement des annonces avant les élections régionales qui auraient pu compromettre l’élection de Valérie à la tête de la même région.
Pour la nomenklatura le couple Pécresse-Macron est l’assurance de garder les pleins pouvoirs. En effet en 2022, les législatives vont être décorrélées des présidentielles car elles vont avoir lieu 2 mois plus tard. Aussi avec le morcellement actuel des Français il sera difficile pour le Président nouvellement élu d’avoir une majorité au parlement. Par contre, LREM et LR, à deux, et quelles que soient les configurations, sont quasi assurés d’avoir la majorité au Parlement. Aussi les chances sont grandes que Macron, Pécresse et Edouard Philippe se partagent les postes de Président, 1er ministre et Président de l’Assemblée nationale. Tout cela se faisant, bien sûr, au nom d’une Union nationale contre les lépreux, les complotistes, les extrêmes, au nom de notre République bananière et ses valeurs progressistes, défendues par le barnum habituel des prostitués, qui nous donnent des leçons de vertus à longueur d’année. Si cela devait arriver, vous devez vous préparer à une grande braderie de la France. »
Une nouvelle Mère pour la Famille Missionnaire de Notre-Dame
Réunie en chapitre extraordinaire les 10 et 11 janvier 2022, la Famille Missionnaire de Notre-Dame vient d’élire Mère Hélène qui sera désormais, aux côtés de Père Bernard, à la tête de cette belle communauté :
Bien chers amis, nous vous remercions de vos prières qui ont porté le Chapitre extraordinaire qui vient d’élire notre nouvelle Mère : Mère Hélène. Elle a 47 ans et elle est originaire de Belval près de Saint-Dié dans les Vosges. Elle était à ce jour responsable de l’équipe des sœurs à Saint-Pierre-de-Colombier.
Mère Hélène a accepté cette mission maternelle en tremblant mais en comptant sur la grâce de Dieu et sur vos prières.
Nous nous confions à vos prières pour que nous assumions la mission qui nous est confiée dans la fidélité au charisme des apôtres de l’Amour.
Je vous bénis affectueusement et je vous assure de la prière de Mère Hélène.
Père Bernard et Mère Hélène
Le 15 décembre 2021, jour de la fête de Notre-Dame des Neiges, a été marqué par le décès, à l’âge de 95 ans, de Mère Magdeleine, qui occupait la fonction de Mère depuis 1963, année du rappel à Dieu de Mère Marie-Augusta, cofondatrice avec le Père Lucien-Marie Dorne de la FMND en 1947 :
Bien chers amis de Notre-Dame des Neiges,
Ce matin, à 8h35, en ce 75e anniversaire de la bénédiction de la statue de Notre-Dame des Neiges à Saint-Pierre-de-Colombier, Notre-Dame des Neiges est venue chercher l’âme de Mère Magdeleine. Dans l’introduction de la consigne de cordée, ce 1er décembre 2021, nous vous disions que Mère Magdeleine était pleinement abandonnée à la Volonté de Dieu. Elle l’a été jusqu’au bout. Sa journée d’hier a été une journée de grandes souffrances. Cette nuit, les frères et les sœurs se sont relayés pour prier alors qu’elle était en agonie.
Mère Magdeleine nous a donné un témoignage admirable de fidélité à l’esprit de nos Père et Mère. Elle a vraiment mis en application ce que Mère Marie-Augusta demandait à ses enfants spirituels : toujours agir comme l’ange qui montre la voie et disparaît. Elle a aussi eu à cœur dans sa mission maternelle de continuer fidèlement la mission de Mère Marie-Augusta en dénouant le lien du filet pour libérer le vol de l’âme, mais cela sans violence, dans une note de liberté, de pureté, de sérénité, de douceur qui est celle même de l’Evangile.
Tous ses enfants spirituels, aujourd’hui, veulent rendre grâce à Dieu de leur avoir donné en la personne de Mère Magdeleine une telle Mère. Nous lui devons tant !
La deuxième partie du pèlerinage en l’honneur de Notre-Dame des Neiges commence par la Messe, samedi 18 décembre à 15 heures. Cette Messe en l’honneur de Notre-Dame des Neiges sera aussi la Messe des funérailles de Mère Magdeleine (…)
Nous vous remercions pour vos prières et pour tous les messages d’affection que nous avons déjà reçus. Je vous bénis affectueusement et vous assure de la prière et de l’affection de tous nos frères et sœurs.
Père Bernard
Marche pour la Vie du 16 janvier à Paris : message de Mgr Marc Aillet
Message de l’évêque de Bayonne :
Dimanche 16 janvier, aura lieu à Paris la « Marche pour la Vie », qui mobilise chaque année de nombreuses personnes, dont beaucoup de jeunes, soucieuses de défendre la valeur et l’inviolabilité de la vie humaine depuis sa conception jusqu’à sa mort naturelle. Je serai empêché d’y participer cette année, mais j’encourage volontiers les fidèles du diocèse de Bayonne, qui le souhaiteront et pourront se rendre à Paris, à les rejoindre. J’en profite pour remercier les organisateurs pour la fermeté de leur engagement et je ne doute pas que le Seigneur bénira leur fidélité et leur persévérance.
Les offensives contre la vie
Les offensives contre la vie à naître se sont accélérées au cours du présent quinquennat : adoption de la loi de bioéthique qui prévoit la PMA sans père, au mépris du droit de l’enfant à avoir un père et une mère, l’élargissement de l’autorisation des expérimentations sur les embryons humains, la fabrication d’embryons transgéniques et chimériques… Aujourd’hui, le principal enjeu, c’est la proposition de loi Gaillot, déjà approuvée en seconde lecture à l’Assemblée Nationale, qui revient au Sénat et qui prévoit l’allongement du délai d’accès à l’avortement de 12 à 14 semaines : même des médecins favorables à l’IVG s’insurgent devant cet acte odieux où il faudra écraser le crâne déjà ossifié de l’enfant pour l’extraire ! Il reste que dès la conception, cet embryon est déjà un être humain, comme les progrès de la génétique moderne, dont le Vénérable Jérôme Lejeune fut un pionnier, en apportent la démonstration. Cette proposition de loi ajoute encore la possibilité pour les sages-femmes, dont la vocation est d’aider les femmes à accoucher, de procéder à un avortement chirurgical. Et on entend déjà dire que la GPA et l’Euthanasie reviendront sur le devant de la scène, à l’occasion de la prochaine campagne électorale…
Le drame de l’avortement
Quand l’OMS dénombre 3,5 millions de décès attribués au COVID en 2021 dans le monde (5,4 millions depuis février 2020), que l’on mobilise la société tout entière et que l’on dépense des sommes colossales pour stopper l’épidémie, l’ONU avance le chiffre mondial de 42,6 millions d’avortements pour la seule année 2021 (222 000 en France) ! Quel programme est-il mis en œuvre pour freiner ce qui pourrait s’apparenter à un véritable génocide, quand tous s’accordent pour déplorer le « drame de l’avortement » ? Quelle aide est proposée aux nombreuses femmes qui sont contraintes à interrompre leur grossesse pour des raisons d’ordre économique ou de détresse psychosociale ?
Pour justifier le recours à l’avortement, on en appelle à la liberté individuelle, à travers le fallacieux « mon corps, mon choix », comme si l’embryon n’était pas un « corps étranger » au corps de sa mère dès le premier instant de sa conception et n’avait pas un droit fondamental à naître. Il est bien surprenant, par ailleurs, que ceux qui prétendent bâtir une société libérale libertaire, où le maître-mot demeure depuis les années 60, « jouissons sans entraves », s’insurgent contre la liberté individuelle quand leur programme en est contrarié. Qui ne verrait l’actualité de ces paroles du Pape saint Jean Paul II dans son encyclique Eangelium vitae (1995) :
« De larges couches de l’opinion publique justifient certains crimes contre la vie au nom des droits de la liberté individuelle, et, à partir de ce présupposé, elles prétendent avoir non seulement l’impunité, mais même l’autorisation de la part de l’Etat, afin de les pratiquer dans une liberté absolue et, plus encore, avec l’intervention gratuite des services de santé » (n. 4).
Parler à la conscience des gens
Et si le plus grave n’était pas l’anesthésie des consciences dans la société, voire dans l’Eglise, comme le soulignait encore saint Jean Paul II : « Il n’est pas moins grave et inquiétant que la conscience elle-même, comme obscurcie par d’aussi profonds conditionnements, ait toujours plus de difficulté à percevoir la distinction entre le bien et le mal sur les points qui concernent la valeur fondamentale de la vie humaine » (n. 4) ? Le monde a bien du mal à entendre ce message, car comme l’écrit saint Jean : « Eux, ils sont du monde ; voilà pourquoi ils parlent le langage du monde, et le monde les écoute ; celui qui connait Dieu nous écoute ; celui qui n’est pas de Dieu ne nous écoute pas. C’est ainsi que nous reconnaissons l’esprit de la vérité et l’esprit de l’erreur » (1 Jn 4, 5-6). Nous devons parler à la conscience des gens, car
« Au fond de sa conscience, l’homme découvre la présence d’une loi qu’il ne s’est pas donnée lui-même, mais à laquelle il est tenu d’obéir […] c’est une loi inscrite par Dieu au cœur de l’homme ; sa dignité est de lui obéir, et c’est elle qui le jugera. La conscience est le centre le plus secret de l’homme, le sanctuaire où il est seul avec Dieu et où sa voix se fait entendre » (Gaudium et Spes n. 16).
Comme l’écrit encore saint Jean Paul II :
« Cependant, toutes les influences et les efforts pour imposer le silence n’arrivent pas à faire taire la voix du Seigneur qui retentit dans la conscience de tout homme ; car c’est toujours à partir de ce sanctuaire intime de la conscience que l’on peut reprendre un nouveau cheminement d’amour, d’accueil et de service de la vie humaine » (Evangelium vitae n. 24).
La culture du silence
A juste titre, on a beaucoup reproché aux évêques, dans le passé, de n’avoir pas assez brisé le silence qui entourait, dans l’Eglise comme dans la société, les abus sexuels sur mineurs, parce qu’on n’avait pas assez entendu ni reconnu la souffrance des victimes. Mais les générations futures risquent de nous reprocher notre silence face à ces multiples attentats contre la dignité de la vie humaine ; et le Seigneur pourrait bien nous traiter, avec le prophète Isaïe fustigeant les mauvais pasteurs de son Peuple, de « chiens muets, incapables d’aboyer » (Is 56, 10). Nous ne saurions nous taire quand « la voix du sang de ton frère crie de la terre vers moi » (Gn 4, 10), dit Dieu à Caïn après le meurtre de son frère Abel (cf. Evangelium vitae nn. 7-9). Si nous nous taisons, les pierres crieront (cf. Lc 19, 40).
Un combat spirituel
Ayons bien conscience que l’enjeu n’est pas seulement sociétal mais qu’il est de l’ordre du combat spirituel.
« Nous ne luttons pas contre des êtres de sang et de chair, mais contre les dominateurs de ce monde de ténèbres, les principautés, les souverainetés, les esprits du mal qui sont dans les régions célestes » (Eph 6, 12).
Lorsqu’il y a mensonge et attentat à la vie, c’est toujours le diable qui est à la manœuvre. Jésus le dit très explicitement aux chefs du Peuple juif qui le rejettent :
« Pourquoi ne comprenez-vous pas mon langage ? C’est que vous n’êtes pas capables d’entendre ma parole. Vous, vous êtes du diable, c’est lui votre père, et vous cherchez à réaliser les convoitises de votre père. Depuis le commencement, il a été un meurtrier. Il ne s’est pas tenu dans la vérité, parce qu’il n’y a pas en lui de vérité. Quand il dit le mensonge, il le tire de lui-même, parce qu’il est le père du mensonge » (Jn 8, 43-44).
Aussi, suivons les recommandations de l’Apôtre Paul :
« Puisez votre énergie dans le Seigneur et dans la vigueur de sa force. Revêtez l’équipement de combat donné par Dieu, afin de pouvoir tenir contre les manœuvres du diable […] En toute circonstance que l’Esprit vous donne de prier et de supplier : restez éveillés, soyez assidus à la supplication pour tous les fidèles » (Eph 6, 10-11.18).
Nous sommes dans la main de Dieu, c’est lui qui conduit l’histoire et si nous devons traverser bien des turbulences, soyons sans crainte et dans l’espérance, le Seigneur viendra à notre secours. Prions avec confiance la Vierge Marie : elle est victorieuse de ce combat eschatologique contre la vie mené par le grand dragon, car « Il est rejeté, le grand dragon, le serpent des origines, celui que l’on nomme diable ou satan, le séducteur du monde entier » (Ap 12, 9).
+ Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron
Le Passe vaccinal en 1ère lecture à l’Assemblée nationale. Et si l’on en profitait pour comparer covid et bronchiolite ?
Dans le cadre de l’examen, en première lecture, du projet de loi instaurant un passe vaccinal à la place du passe sanitaire, il a été question de l’application de ce nouveau passe aux mineurs de 1 à 17 ans. Cela a été l’occasion, pour M.Véran, de répondre à des questions de députés sur l’impact du covid sur les enfants. Il livre alors un bien intéressant état des lieux :
« Je commencerai par donner quelques éléments de contexte concernant les effets du covid sur les enfants. D’après les chiffres dont je dispose actuellement, depuis le début de la pandémie, treize enfants âgés de 0 à 9 ans et quinze enfants âgés de 10 à 18 ans sont décédés, soit vingt-huit décès au total, dont trois sont formellement imputables au covid. [NDLR : nous répétons le propos du ministre : trois enfants de 0 à 18 ans dont le décès est formellement imputable au covid, en deux ans d’épidémie]. Les vingt-cinq restants sont potentiellement liés au virus, sans que ce lien soit avéré. À ce jour, soixante-quatre enfants sont hospitalisés dans un service de réanimation pédiatrique pour un covid grave…. J’estime qu’un enfant à l’hôpital, c’est déjà beaucoup, et que soixante enfants placés en service de réanimation pour une maladie infectieuse, c’est énorme ».
60 enfants en réanimation, c’est énorme dit le ministre. Vraiment ? Nous nous sommes renseignés sur l’état des réanimations pédiatriques pour la bonne vieille bronchiolite. Un article du Figaro en date du 9/12/2021 titre :
« Les services de réanimation pédiatrique submergés par l’épidémie de bronchiolite »
et détaille :
« La réanimation pédiatrique est à bout de souffle. Elle n’a certes pas été submergée par le Covid-19, et l’explosion de l’incidence chez les jeunes – plus de 550 cas pour 100.000 habitants chez les 0-9 ans – n’inquiète pas outre mesure les professionnels du secteur, les cas graves restant rares dans cette tranche d’âge. Mais ces services sont aujourd’hui débordés par une épidémie de bronchiolite précoce et intense… A l’hôpital Robert-Debré à Paris, les 20 lits sont occupés à plus de 100 % depuis des semaines. «Dans plusieurs centres franciliens, on a même dû réquisitionner des lits de réanimation néonatale pour y mettre des cas de bronchiolites, ce que l’on évite de faire en général» ajoute Jean-Louis Chabernaud, vice-président du Syndicat national des pédiatres des établissements hospitaliers (SNPEH). Ce pédiatre-réanimateur participe à la cellule régionale d’appui à la régulation des bronchiolites (CRAB) mise en place au sein de l’hôpital Necker afin de gérer l’afflux de jeunes patients. «On met parfois une heure et demie à leur trouver une place en Île-de-France. Pour l’instant, nous n’avons pas été obligés d’envoyer des enfants dans d’autres régions.» Et au CHU de Bordeaux aussi, les 22 lits de soins critiques pour enfants sont occupés et c’est un peu «un Tetris quotidien» pour gérer les arrivées et les départs, avec le risque de faire partir des patients trop vite, relate le Pr Olivier Brissaud, responsable de l’unité de réanimation pédiatrique à Pellegrin. Une tension qu’il explique par le déficit d’immunité collective lié à la pandémie de Covid : «L’an dernier, tout le monde s’est protégé, les enfants ont été peu exposés aux différents virus.» Une «naïveté immunitaire» que l’on paie aujourd’hui ».
On apprend enfin que la France compte environ 360 lits de réanimation pédiatriques avec un taux d’occupation de 93 % au 7 décembre, selon le ministère de la Santé. Soit 335 lits occupés au total, à comparer avec les 60 lits pour cause de covid.
Et, pour faire bonne mesure, un autre article de Libération le 29 octobre 2021(on essaie de croiser les sources) expliquait que,
« selon l’Agence nationale de santé publique, lors de la semaine du 18 octobre, 3 342 enfants de moins de 2 ans ont été vus aux urgences pour une bronchiolite, dont un tiers (1 138) a ensuite dû être hospitalisé ».
M.Véran menteur un jour, menteur toujours.
Le Passe vaccinal en 1ère lecture à l’Assemblée nationale. Quelques sujets pratiques
La lecture des débats à l’Assemblée nationale en première lecture concernant le projet de loi devant instituer un passe vaccinal à la place du passe sanitaire démontre, s’il en était besoin, que plus on veut réguler finement et centralement la vie des gens, plus on crée d’incohérences (citons juste en passant que c’est le dimanche 2 janvier au soir que le ministère de l’Education nationale a envoyé aux établissements scolaires un nouveau protocole sanitaire de 60 pages à respecter dès le lundi 3 janvier au matin ; protocole qui, c’était prévisible a été profondément remanié quatre jours plus tard. Et qui provoque en ce moment même des queues inédites dans les pharmacies pour effectuer des tests).
Cinq domaines seront successivement revus : peut-on boire dans le TGV ? La questions des jauges ; celle des transports interrégionaux ; les modalités de contrôle du passe vaccinal et enfin un point portant sur l’exercice des droits politiques.
Premier sujet : peut-on manger et boire dans le TGV ? Comme ce n’est pas clair dans le projet de loi, les députés en sont réduits à déposer des amendements. Ainsi, M.Eric Diard (LR) :
« Cet amendement de bon sens vise à donner aux usagers la possibilité de s’hydrater au cours des voyages de longue distance : je pense notamment aux personnes âgées ou aux enfants. Un trajet Marseille-Paris en avion dure une heure, contre plus de quatre heures en TGV : comment laisser un enfant en bas âge sans possibilité de s’hydrater pendant un tel laps de temps ?»
Le ministre est obligé d’apporter des précisions de haut niveau :
« Le décret n’interdit évidemment pas de s’hydrater ou de manger dans un TGV ou un TER. En revanche, comme l’a expliqué M. le rapporteur, il est interdit de vendre des denrées à bord des trains. Nous ne voulons pas éviter que les voyageurs boivent de l’eau à la bouteille ou mangent un en-cas dans le train ».
Mme Caroline Fiat (LFI) souligne alors comme un problème de communication :
« Je suis ravie d’entendre ces explications, mais il faudra en avertir tous les agents SNCF du pays. J’ai pris le train ce matin, et le message était très clair : la vente de boissons et d’aliments était interdite à bord, et leur consommation l’était tout autant ; il était conseillé de s’hydrater très rapidement. J’imagine que vous avez effectué des changements, voire un rétropédalage, monsieur le ministre. Je vous remercierai donc de prévenir tous les personnels de la SNCF de cette nouvelle règle, qui n’était pas appliquée ce matin dans les trains ».
Olivier Véran précise :
« Il faut bien distinguer deux situations : d’une part, celle des voyageurs qui n’enlèvent leur masque que le temps de boire ou manger – on peut comprendre qu’ils aient faim ou soif durant un trajet de trois ou quatre heures, et il n’est évidemment pas question de les empêcher de satisfaire à ces besoins –, d’autre part, celle des gens qui, sciemment, gardent un paquet de chips ouvert devant eux pendant trois heures, ce qui leur sert de prétexte pour ne pas porter le masque durant tout leur trajet…. ce que nous demandons aux contrôleurs, c’est de faire preuve de discernement dans la pratique».
Deuxième sujet revenu sur le tapis : celui des jauges (on se rappelle sans doute la splendide jauge à 30 personnes un moment décidée pour tous les lieux de culte quelle que soit leur taille). Le projet de loi présenté à la commission des lois avait décidé de jauges systématiques (2000 et 5000 personnes) pour les grands événements. Lors du travail en commission, il avait été voté une modification permettant d’établir des prorata en fonction des capacités des équipements. C’est donc le texte discuté en séance.
Le ministre, qui tient à ses jauges mécaniques, présente un amendement pour revenir à son propre texte :
« Il vise à modifier une disposition qui a été votée par la commission des lois tout en assouplissant son application pour éviter ce que j’ai appelé en commission le risque d’usine à gaz… Si le calcul au prorata paraît simple sur le papier, il est en réalité très compliqué à appliquer et inapproprié eu égard à la diversité des établissements recevant du public. .. ; il vaut mieux fixer une jauge unique, simple et claire ».
L’amendement du ministre est bien sûr adopté.
Troisième sujet : les transports interrégionaux. Mme Cécile Untermaier (PS) explique son amendement :
« Il vise à maintenir le passe sanitaire pour l’accès aux transports publics interrégionaux. En effet, l’application du passe vaccinal dans ces transports priverait de facto les 10 % de la population française ne disposant pas d’un schéma vaccinal complet de leur faculté d’aller et de venir. Elle conduirait également à des cas absurdes : on pourrait voyager sans passe vaccinal à l’intérieur de grandes régions comme la Nouvelle-Aquitaine et l’Occitanie, mais il serait exigé pour se rendre de Mâcon à Villefranche-sur-Saône, deux villes distantes de 40 kilomètres mais situées dans deux régions différentes » ;
le député Meizonnet (RN) enchaîne :
« Je pourrais, sans passe vaccinal, partir de Nîmes, située dans mon département du Gard, pour aller à Perpignan dans les Pyrénées-Orientales, soit 204 kilomètres et deux heures et demie de train. En revanche, je ne pourrais rejoindre Avignon de Nîmes, villes distantes de seulement 45 kilomètres, car elles ne sont pas dans la même région ».
Il est intéressant d’apprendre alors, par le rapporteur, M. Jean-Pierre Pont, que
« deux dérogations importantes sont prévues : pour un motif impérieux d’ordre familial ou de santé, un test de dépistage suffira pour voyager. De plus, les dispositions considérées ne sont pas applicables en cas d’urgence ».
M. Olivier Véran confirme :
« Le passe vaccinal n’aura pas besoin d’être présenté dans les deux situations suivantes : en cas de « motif impérieux d’ordre familial ou de santé » et « en cas d’urgence faisant obstacle à l’obtention du justificatif requis ».
Il reste néanmoins des ambiguïtés bien résumées par M. Philippe Gosselin (LR) :
« Deux questions se posent. La première a déjà été posée, mais nous en attendons la réponse : qui assure le contrôle ? La seconde concerne le motif impérieux. Qui jugera de sa pertinence ? Doit-on présenter un certificat médical ? Dès l’accès au quai, ou une fois monté à bord ? Par la suite, évidemment, il peut y avoir des contestations devant les tribunaux, mais que se passe-t-il si une personne a été jetée dehors alors qu’elle se rendait au chevet d’un membre de sa famille ? »
Il s’ensuit alors des échanges encore instructifs sur les arrière-pensées gouvernementales. Ils sont lancés par M. André Villiers (UDI, député de l’Yonne) :
« Monsieur le ministre, je voudrais que vous expliquiez au provincial et au rural que je suis ce qui justifie la discrimination aboutissant à ce que l’on permette, dans les transports parisiens, les allées et venues quotidiennes de millions de personnes ».
Réponse de M. Olivier Véran :
« Au sujet des motifs impérieux, la circulaire est très souple, puisqu’elle prévoit qu’on peut justifier par tous moyens de la nécessité de se déplacer : l’idée n’est pas de compliquer la vie des gens qui sont confrontés à un réel besoin, y compris pour effectuer de longs trajets… Nous avons déjà largement évoqué la question du métro, notamment au moment de l’instauration du passe sanitaire. Le métro est un outil de transport indispensable pour aller travailler quand on habite en région francilienne, ce qui fait que mettre en place un passe pour prendre le métro reviendrait à rendre nécessaire un passe pour aller travailler, ce qui n’est évidemment pas notre intention. Cette position repose sur un argument scientifique – d’ailleurs invoqué par le Conseil scientifique – selon lequel les trajets en métro sont courts, ce qui réduit le risque de contamination ».
On aura ainsi compris que M.Véran considère que, en province, les gens ne travaillent pas. Alors, M. Nicolas Dupont-Aignan a la bonne idée de soutenir l’amendement no 484 :
« Il s’agit d’un amendement de repli, visant à ajouter que le motif impérieux peut être d’ordre professionnel. Il est évident qu’il existe des obligations professionnelles et que la liberté d’aller et venir ne doit pas être entravée ».
Comme de juste, il n’est pas accepté par le gouvernement et n’est pas adopté.
Quatrième sujet : les modalités du contrôle du passe vaccinal. A ce propos, connaissez-vous la vérification de concordance documentaire ? C’est le subterfuge sémantique trouvé par le rapporteur pour éviter la notion de contrôle d’identité. Car, comme le fait remarquer M.Olivier Marleix :
« Je ne reviendrai pas sur ce qu’il y a de stupéfiant à avoir vu cette majorité ainsi que la précédente – à laquelle vous apparteniez, monsieur le ministre – refuser à de nombreuses reprises que des policiers municipaux, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, puissent procéder à des contrôles d’identité. Et vous voulez aujourd’hui autoriser des restaurateurs et des patrons de café à le faire ! »
Pour M.Véran, c’est une pratique assez banale :
« La concordance d’identité, c’est la comparaison des seules données de nom, de prénom et de date de naissance présentes sur un document produit et sur une pièce d’identité. Vous n’avez pas à en connaître davantage. Je répète que la concordance d’identité ne relève pas d’un pouvoir de police…. Quand vous emmenez vos enfants à la piscine, qu’il vous faut démontrer qu’ils ont l’âge leur permettant de bénéficier d’un tarif réduit et que vous présentez le document l’attestant, il s’agit de concordance d’identité… Nous proposons que ce soit « lorsqu’il existe des raisons sérieuses de penser que le document présenté n’est pas authentique ou ne se rattache pas à la personne qui le présente, [qu’]il [puisse] être procédé à une vérification de la concordance entre les éléments d’identité ». Le contrôle ne sera donc pas systématique ».
Dernier sujet d’importance quel impact du passe sanitaire sur l’exercice du droit de vote ? Suite aux propos de M.Macron, Mme Anne-Laure Blin (LR) soutient un amendement qui « revêt une importance particulière suite aux déclarations du Président de la République. Alors que nous avons déjà débattu de l’accès aux lieux d’exercice de la démocratie, il semble considérer les personnes non vaccinées comme des irresponsables, qui ne sont plus des citoyens. Il convient donc de leur garantir qu’ils pourront exercer leurs droits civiques et civils, notamment à l’occasion des prochaines échéances électorales ». Elle est soutenue par M. François Ruffin :
« le Président de la République vient de leur signifier qu’ils ne sont plus des citoyens et les exclut la communauté nationale. Aussi, inscrire noir sur blanc la mesure demandée par les collègues du groupe LR permettrait de lever un doute et de chasser le soupçon qui se fait jour dans les esprits de nos concitoyens… Les paroles ne suffisent plus : on a vu le nombre de fois où vous êtes revenus sur vos propos et où les promesses n’ont pas été tenues, vous en avez presque fait une méthode ! Apportez donc une garantie et écrivez noir sur blanc que les Français pourront voter – qu’ils soient vaccinés ou non – lors des prochaines élections présidentielles et législatives ! ».
Faut-il s’en inquiéter ? L’amendement n’est pas adopté.
Alors, Mme Emmanuelle Ménard soutient un amendement visant
« à inscrire noir sur blanc dans la loi que le recours au passe vaccinal doit être limité dans le temps. Il me semble en effet impératif de prévoir la fin du passe vaccinal dès lors que les conditions sanitaires seront réunies ».
Encore une fois, cet amendement refusé par le gouvernement n’est pas adopté. L’usage du passe vaccinal n’a pas de limitation de durée.
Il est resté enfin un autre sujet très important : le passe vaccinal appliqué aux jeunes. Les discussions ont été nombreuses et font l’objet d’un article spécifique.
Le gouvernement demande « de nouvelles mesures d’organisation de l’élection présidentielle »
Dans un communiqué de ce jour, le Conseil constitutionnel écrit :
A sa demande, le Ministre de l’intérieur, M. Gérald DARMANIN, a été reçu le mardi 11 janvier 2022 par le Président du Conseil constitutionnel, M. Laurent FABIUS.
Le Ministre a évoqué la possibilité que, après concertations, le Gouvernement élabore de nouvelles mesures d’organisation qui apparaîtraient rendues nécessaires par la crise sanitaire, afin de garantir le bon déroulement de l’élection présidentielle.
Le Président du Conseil constitutionnel en a pris bonne note et lui a confirmé que l’adoption de telles mesures appelleraient un contrôle du Conseil constitutionnel, chargé, aux termes du premier alinéa de l’article 58 de la Constitution, de veiller à la régularité de l’élection du Président de la République.
Vote par correspondance ? Vote électronique ?… Ils sont capables de tout. Avec bourrage des urnes et manipulation des résultats ?
Ce matin, le gouvernement a réuni les candidats au sujet des conditions de la campagne présidentielle. Eric Zemmour a demandé à ce que la démocratie ne soit pas confinée.
Les meetings sont un pilier de notre vie politique. Seul Emmanuel Macron peut croire qu’on rencontre ses électeurs uniquement sur internet. Le flou ou les changements soudains sur les conditions du scrutin favoriseraient l’abstention. Je demande la plus grande clarté. Il faut que les Français aient confiance dans leurs élections !
Vols et profanation de l’église Saint-Pierre de Bondy
Communiqué du diocèse de Saint-Denis :
Dans la nuit du dimanche au lundi 10 janvier, l’église Saint-Pierre de Bondy (93) a fait l’objet de vols et de dégradations multiples.
Située en centre-ville (75-89 rue Jules-Guesde), cet édifice est ouvert chaque jour de 8h00 à 20h00.
Dimanche 9 janvier, le père Jocelyn Petitfils, vicaire de la paroisse, a fermé l’église à 19h00. Le lendemain, un bénévole l’a ouverte un peu avant 8h00, avant de se rendre à son travail. Il a immédiatement constaté que le tronc de l’église avait été scié à la disqueuse pour en dérober l’argent.
Alerté, le père Petitfils s’est rendu sur les lieux et a observé d’autres dégradations :
– Un vitrail cassé
– Le tabernacle profané, fracturé et vidé de son contenu
– La sacristie avec une porte cassée et où ont été dérobé un autre objet liturgique, ainsi qu’un ordinateur portable. La pièce a été laissée sens dessus dessous.En fin de matinée, la police scientifique a analysé les lieux, suivie par les équipes techniques de la mairie. Le diocèse de Saint-Denis-en-France a déposé une plainte auprès de la police.
Une messe de réparation sera célébrée mardi 11 janvier, à 19h00, par Mgr Pascal Delannoy, évêque du diocèse.
Le Passe vaccinal en 1ère lecture à l’Assemblée nationale. Collaboration passive de supposés opposants
Un aspect étonnant qui ressort de la lecture des débats à l’Assemblée nationale à propos du remplacement du passe sanitaire par un passe vaccinal est une sorte d’accommodement –au pire voire d’assentiment- des députés censés représenter l’opposition avec les objectifs du gouvernement.
Ces objectifs, pourtant recentrés par M.Macron lui-même mais déjà perceptibles auparavant, auraient pu provoquer des réactions fortes et quasi-unanimes parmi les oppositions, voire –nous pouvons rêver- chez quelques consciences de la majorité présidentielle.
Mais la révolte a été courte, souvent faiblarde, pointant déjà les accommodements raisonnables.
C’est ainsi ; on a eu l’habitude, a posteriori, de voir que tout était souvent clairement préannoncé, mais qu’on préférait l’aveuglement taiseux.
On rappellera (cela pourra sembler hors de propos mais ce n’est malheureusement pas sûr) que l’objectif de la pureté de la race aryenne était clairement énoncé dans Mein Kampf ; que l’objectif des Frères Musulmans, dont les pères fondateurs furent d’ailleurs aussi des soutiens du régime nazi, est également clairement établi dans leurs textes fondateurs : établir un califat mondial.
Avec M.Macron, c’est bien sûr plus soft, après tout on est entre progressistes : c’est seulement d’emmerder les non-vaccinés. Et on se donne les outils pour. Mais demain, avec les mêmes outils, on pourra indifféremment emmerder les lecteurs de mauvaises publication, ou bien ceux qui n’ont pas acheté les bons modèles de voiture, ou bien ceux qui coûtent vraiment trop cher en soins médicaux à commencer d’ailleurs par ces obèses qui, paraît-il, encombrent les réanimations…
Vous allez me dire : mais quel aveuglement à propos de ce texte de loi ? Encore une fois, cet aveuglement passif n’est pas global. Les députés de La France insoumise ont été les plus constants dans la dénonciation du projet gouvernemental. Comme d’autres députés, Mme Wonner (non-inscrite) ou M. Paul Molac (Libertés et Territoires) ou encore M.N.Dupont-Aignan (non-inscrit) :
« Les paroles du Président de la République déshonorent sa fonction et notre assemblée…. Vous, membres de la majorité, êtes en fait là pour assouvir les caprices d’un président qui ose dire aux Français : « Les non vaccinés, j’ai très envie de les emmerder », autrement dit un président qui ose s’attaquer à des millions de Français et les priver de liberté. Voilà la réalité ! Comment peut-on siéger dignement alors que le Président de la République méprise les Français, les divise et utilise la stratégie du bouc émissaire pour masquer la faillite de se politique sanitaire ? »
Mais pour le reste ! Regardons par exemple quelques réactions après que les déclarations de M.Macron ont été connues :
Fabien Roussel (PCF) : « Nous voulons savoir si nous sommes ici pour amender un texte de loi visant à « emmerder » les non vaccinés ; si nous devons amender pour moins les emmerder, ou amender pour plus les emmerder». Mais bien sûr qu’il sait !
Christian Jacob (Président des LR) : « Comprenez que nous sommes tous, ici, animés par la même volonté de sortir de la crise, même si les sensibilités diffèrent sans doute à propos du passe vaccinal. Pour ma part, j’y suis favorable. Mais je ne peux pas cautionner un texte qui a pour objectif d’« emmerder » les Français. Alors, monsieur le ministre, est-ce que, conformément à la volonté du Président de la République, vous vous présentez devant nous et vous défendez votre texte avec pour seul objectif d’« emmerder » les Français ? Est-ce bien votre volonté, oui ou non ?». M.Jacob trouve, sans son raisonnement, l’occasion de rappeler qu’il est favorable au passe vaccinal ! C’est confortable pour le gouvernement.
Et le ministre trouve en plus des quasi-alliés. Mme Rabault, député expérimenté, travailleur, de qualité, démontre une certaine naïveté : « Mes chers collègues, j’aimerais partager avec vous une citation de Camus dans L’Homme révolté : « Toute forme de mépris, si elle intervient en politique, prépare ou instaure le fascisme. » Je ne pense pas que les paroles rapportées dans l’interview du chef de l’État reflètent du mépris pour nos concitoyens, mais je souhaite que le Président de la République puisse préciser sa pensée ». Faut-il rappeler les paroles de M.Macron : « Les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder. ET donc, on va continuer de le faire, jusqu’au bout. C’est ça la stratégie… Quand ma liberté vient menacer celle des autres, je deviens un irresponsable. Un irresponsable n’est plus un citoyen ». Il lui faut quoi de plus à Mme Rabault pour se faire un avis ?
M.Abad (président du groupe des députés LT, donc même mouvement politique que M.Jacob) le 5 janvier après-midi vient même au secours du gouvernement pour l’organisation des travaux :
« Monsieur le ministre délégué, nous demandions dès hier soir que le Premier ministre vienne s’exprimer devant la représentation nationale au sujet des propos du Président de la République, lesquels ont d’autant plus choqué qu’ils ont été rendus publics en plein examen de ce projet de loi relatif à la crise sanitaire. Nous avons cependant attendu en vain pendant une heure et demie. Ce fut une perte de temps et autant de retard pris dans la discussion du texte. Néanmoins, je déclare, au nom du groupe Les Républicains, que nous voulons reprendre le débat ; nous voulons une Assemblée du respect et de la responsabilité, qui aille jusqu’au bout du texte ».
Autrement dit : le Président de la République insulte une partie des Français ! Le Premier ministre devait venir devant les députés le 4 janvier au soir mais il les a snobés ! Mais les députés LR veulent quand même reprendre le débat !
Et voilà l’explication des propos présidentiels donnée par M.Véran le 4 janvier au soir :
« Je n’entrerai pas dans des débats sémantiques. Je vous renverrais volontiers, mesdames et messieurs les députés de la droite, à la formule du président Pompidou qui n’a choqué personne à l’époque et qui est même entrée dans les mœurs des Français. Si vous lisez en détail l’entretien du Président de la République dans Le Parisien qui sortira demain matin, vous verrez que son intention est avant tout de protéger la population ».
En clair, M.Véran, obéissant à un Président qui déclare que sa stratégie est d’emmerder les non-vaccinés parce qu’il en a très envie, se permet de mettre ses propos sur le même plan que la fameuse phrase de M.Pompidou : « Arrêtez donc d’emmerder les Français. Il y a trop de lois, trop de règlements. Foutez-leur la paix. Il faut libérer ce pays », et aucun député ne relève l’outrecuidance de son propos !
L’Etat veut supprimer les Organismes autorisés pour l’adoption
Aujourd’hui, en France, des parents contraints de confier leur enfant à l’adoption ont le choix de le remettre à l’aide sociale à l’enfance (ASE) ou à un Organisme autorisé pour l’adoption (OAA), dont l’activité remonte pour les plus anciens au début du 19ème siècle. Ces OAA sont des structures privées, le plus souvent des associations, réglementées par le Code de l’aide sociale et des familles et qui servent d’intermédiaires pour l’adoption ou le placement en vue d’adoption de mineurs de moins quinze ans.
La motivation avancée lors des débats à l’Assemblée nationale pour supprimer l’activité des OAA en France était de garantir à tous les enfants « une meilleure protection de leurs droits, avec notamment la définition d’un projet de vie, la recherche d’une famille d’adoption si l’intérêt de l’enfant le justifie et l’assurance d’une protection juridique durable en cas de non adoption ».
Or, justement, tous les enfants confiés à des OAA ont un projet de vie puisque que les parents les confient à ces organismes seulement en vue de leur adoption. Et il convient de souligner que TOUS trouvent une famille, y compris les enfants handicapés, et la question d’une protection juridique durable en cas de non-adoption ne se pose donc jamais puisque 100% sont adoptés.
Pourquoi donc supprimer le recueil des enfants par les OAA ? Il est essentiel de conserver le libre choix des femmes enceintes de s’adresser à l’État (ASE) ou à une structure privée autorisée (OAA), aussi bien pour tout ce qui les concerne elles-mêmes, qu’en ce qui concerne leur enfant. Vis-à vis de ce dernier, pouvoir choisir entre le recours à l’Etat ou à une structure privée, fait partie du droit des femmes à exercer leur autorité parentale dans cet acte qui consiste à consentir à l’adoption de leur enfant.
Pour l’enfant, être confié à un OAA n’emporte aucun préjudice, mais constitue au contraire une chance pour lui : 100 % des enfants confiés à des OAA pour adoption sont effectivement aussitôt adoptés.
En outre, les OAA sont en mesure de recueillir des enfants porteurs de handicaps pour lesquels ils trouvent des familles adoptives en raison du travail associatif qu’ils réalisent dans ce domaine. Pour un enfant handicapé, être confié à un OAA est une vraie chance.
Communiqué des Juristes pour l’enfance :
Demain mercredi 12 janvier, la Commission des lois de l’Assemblée nationale examine la proposition de loi n° 4607 modifiée par le Sénat relative à l’adoption.
Juristes pour l’enfance salue le rétablissement par le Sénat de l’activité des organismes autorisés pour l’adoption (OAA) en France et, en particulier, de la possibilité pour des parents de confier leur enfant, en vue de son adoption, à un OAA.
En effet, alors que ces organismes accomplissent un travail remarquable, l’Assemblée nationale avait malencontreusement supprimé leur activité de recueil des enfants en France pour ne conserver que leur activité d’intermédiaire en vue de l’adoption à l’international, jusqu’à incriminer pénalement le fait de recueillir des enfants en vue de leur adoption.
Une telle mesure était inexpliquée et préjudiciable à la protection de l’enfance en France, sachant que :
- TOUS les enfants confiés à des OAA trouvent une famille, y compris les enfants handicapés.
- Le nombre modeste des enfants recueillis actuellement par les OAA s’explique notamment par le fait que, lorsque ces organismes accueillent des femmes enceintes qui pensent confier leur enfant à l’adoption, ils mettent en place un travail d’accompagnement de ces femmes qui permet à beaucoup de garder leur enfant avec elle. La suppression de la possibilité pour les OAA de recueillir des enfants ne leur permettrait plus de jouer ce rôle pourtant si précieux, qui concerne une centaine de femmes par an.
- Certains parents, le plus souvent des femmes enceintes, ne souhaitent pas confier leur enfant à l’ASE car elles ont été elles-mêmes pupilles de l’État et souhaitent s’adresser à un OAA car elles ne veulent pas que leur enfant suive le même parcours qu’elles.
Alors que la rapporteure du texte, Madame la députée Monique Limon a annoncé qu’elle voulait revenir au texte adopté par l’Assemblée nationale en première lecture, Juristes pour l’enfance demande le maintien de l’activité en France des OAA.
Si le rôle des OAA à l’international est crucial et le service qu’ils rendent inestimable, leur activité en France ne l’est pas moins. Il convient donc de maintenir la possibilité pour les parents de confier leur enfant à un OAA autorisé en vue de son adoption.
Plus dangereux que l’hérétique : le prêtre non vacciné
Monseigneur Giacomo Cirulli, évêque des diocèses de Teano-Calvi et Alife-Caiazzo, dans la province de Caserta en Italie, a interdit aux prêtres, diacres, religieux et laïcs non vaccinés de distribuer la communion, ainsi que toute activité pastorale, catéchétique et de formation en réel.
La colonisation idéologique prend de plus en plus la forme de la cancel culture qui envahit de nombreux domaines et institutions publiques
Extrait du discours du pape François aux membres du corps diplomatique hier :
[… ] Le manque d’efficacité de nombreuses organisations internationales est également dû à la vision différente qu’ont les différents membres des objectifs qu’ils devraient se fixer. Il n’est pas rare que le centre d’intérêt se déplace vers des questions qui, par nature, sont clivantes et ne sont pas strictement liées à l’objectif de l’organisation, avec en conséquence des agendas de plus en plus dictés par un mode de pensée qui nie les fondements naturels de l’humanité et les racines culturelles qui constituent l’identité de nombreux peuples. Comme j’ai eu l’occasion de le dire en d’autres occasions, je crois qu’il s’agit d’une forme de colonisation idéologique qui ne laisse pas de place à la liberté d’expression et qui, aujourd’hui, prend de plus en plus la forme de la cancel culture qui envahit de nombreux domaines et institutions publiques. Au nom de la protection de la diversité, on finit par effacer le sens de toute identité, avec le risque de faire taire les positions qui défendent une idée respectueuse et équilibrée des différentes sensibilités. On assiste à l’élaboration d’une pensée unique – dangereuse – contrainte de nier l’histoire, ou pire encore, à la réécrire sur la base de catégories contemporaines, alors que toute situation historique doit être interprétée selon l’herméneutique de l’époque et non selon l’herméneutique actuelle.
La diplomatie multilatérale est donc appelée à être véritablement inclusive, non pas en effaçant mais en valorisant les diversités et les sensibilités historiques qui distinguent les différents peuples. Elle regagnera ainsi en crédibilité et en efficacité pour relever les défis à venir qui demandent à l’humanité de se rassembler comme une grande famille qui, tout en partant de points de vue différents, doit être capable de trouver des solutions communes pour le bien de tous. Cela suppose une confiance réciproque et une disponibilité au dialogue, c’est-à-dire à « s’écouter, discuter, se mettre d’accord et cheminer ensemble ». De plus, « le dialogue est le chemin le plus adéquat pour parvenir à reconnaître ce qui doit toujours être affirmé et respecté, au-delà du consensus de circonstance ». Nous ne devons jamais oublier qu’ « existent des valeurs permanentes ». Il n’est pas toujours facile de les reconnaître, mais les accepter « donne solidité et stabilité à une éthique sociale. Même lorsque nous les avons reconnues et acceptées grâce au dialogue et au consensus, nous voyons que ces valeurs fondamentales sont au-dessus de tout consensus ». Je voudrais rappeler en particulier le droit à la vie, de la conception jusqu’à la fin naturelle, et le droit à la liberté religieuse. […]
Eric Zemmour veut défendre la liberté scolaire
J’ignore comment il veut garantir la possibilité de l’autonomie financière de l’école privée, mais c’est une bonne mesure en faveur de la liberté de l’enseignement libre :

Voici l’intégralité du communiqué :

Si Valérie Pécresse succédait à Macron, l’Etat profond américain garderait ses quartiers à l’Elysée
Extrait d’un entretien donné par Jean-Yves Le Gallou à Monde & Vie :

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Le Passe vaccinal en 1ère lecture à l’Assemblée nationale. La chasse au bouc est ouverte
On a vu dans un article précédent que le vote en novembre 2021 de la prolongation du passe sanitaire jusqu’au 31/07/2022 avait donné au gouvernement, comme il le demandait alors, les moyens de prendre les décisions nécessaires aux évolutions de l’épidémie de covid y compris au détriment de certaines libertés publiques. Le projet de loi pour instituer maintenant un passe vaccinal n’est donc qu’un tour de vis politique supplémentaire. Celui-ci s’accompagne en plus d’une politique assumée de désignation d’un bouc émissaire, les non-vaccinés. La chasse au bouc est ouverte. Bien que ces non-vaccinés n’aient enfreint aucune loi ni commis aucun délit.
La chasse au bouc n’a plus rien à voir avec le réel.
La chasse au bouc n’a rien à voir avec le fait que le taux de vaccination (90%) est déjà très important, et d’ailleurs M.Véran s’en flatte:
« Si, malgré la présence d’un variant très virulent, nous pouvons envisager de vivre le plus normalement possible, sans fermer nos écoles ni nos commerces, c’est parce que nous avons un vaccin. Les Français ne s’y sont pas trompés : ils seront, d’ici demain, 53 millions à avoir reçu au moins une première injection, un an après notre chère Mauricette [NDLR : Ah ! notre chère Mauricette ]. Qui eût cru, il y a un an, que tant de Français se laisseraient convaincre par la vaccination ? Il faut le saluer, parce que le choix de la science, le choix du savoir, le choix de la responsabilité est toujours le bon choix ».
La chasse au bouc n’a bien sûr rien à voir avec le fait que ce haut taux de vaccination, conjugué avec un taux de contamination très important grâce au variant Omicron, devrait nous permettre de bénéficier d’une immunité collective, comme le rappelle M. Sébastien Jumel (PCF) :
« Monsieur le ministre, permettez-moi de vous rappeler que vous aviez déclaré que, lorsque 90 % de la population seraient vaccinés, les cas passeraient de 20 000 chaque jour à 300 ou à 500 ».
Ou alors, peut-être faudrait-il revoir certaines hypothèses.
La chasse au bouc n’a encore rien à voir avec la gestion de l’hôpital public, comme le rappelle cruellement et en détail M. Ruffin (LFI) :
« Monsieur le ministre, vous avez dit tout à l’heure que vous mettiez en place le passe vaccinal pour protéger l’hôpital. Mais c’est de vous qu’il faut protéger l’hôpital ! En deux ans, qu’avez-vous fait pour relever la digue ? Rien, vous l’avez même abaissée…. Les chiffres fournis par la statistique annuelle des établissements de santé sont clairs. Vous avez fermé 4 900 lits en 2017, 4 200 en 2018, 3 100 en 2019 et 5 700 en 2020. Vous avez donc battu votre record de lits fermés en pleine année de crise du covid-19. En décembre, M. Martin Hirsch, directeur général de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), soutien d’Emmanuel Macron, en est même venu à se demander, au cours d’une réunion, ce qu’il est possible de faire lorsqu’un ministre demande de supprimer 5 000 postes. Ce sont vos soutiens qui tiennent ces propos. Vous avez également abaissé la digue s’agissant de la première ligne, c’est-à-dire les services de réanimation. En mars 2020, on comptait 5 500 lits de réanimation. En décembre 2021, après la crise, ils sont moins nombreux. On en compte 5 000, 500 ont disparu…. En pleine crise du covid-19, alors que les soignants vous réclamaient soixante-sept postes de réanimateurs supplémentaires – vous demandaient que soixante-sept médecins soient formés à cette spécialité –, vous avez décidé de n’en créer aucun ».
Et M.Ruffin d’enfoncer le clou :
« Mamers, en novembre : les urgences de l’hôpital vont fermer un mois. Ce n’est pas le covid, c’est vous ! Saint-Calais : sans personnel, les urgences sont contraintes de fermer. Ce n’est pas le covid, c’est vous ! Moissac, le 5 décembre : les urgences fermeront la nuit. Ce n’est pas le covid, c’est vous ! Givors, toujours avant la vague : l’accueil des urgences de nuit reste fermé. Ce n’est pas le covid, c’est vous ! Douai, le 7 décembre, avant le covid : les urgences ont dû suspendre leur service de nuit. Ce n’est pas le covid, c’est vous ! Senlis : les urgences sont définitivement fermées. Ce n’est pas le covid, c’est vous ! Corbeil-Essonnes : les urgences pédiatriques sont fermées. Ce n’est pas le covid, c’est vous ! Boulogne-sur-Mer : les urgences pédiatriques ferment de vingt heures à huit heures, pour une durée indéterminée. Ce n’est pas le covid, c’est vous ! J’ai soixante-seize exemples de services qui ferment non pas à cause du covid ou des non-vaccinés… ».
Et Mme Le Pen d’ajouter son éclairage :
« D’après les chiffres de la DREES, les malades du covid-19 représentent 15 % des personnes en soins critiques – je ne fais que lire les chiffres qui ont été publiés ».
A la fin de tous ces chiffres, il faut peut-être retenir que depuis l’élection de M.Macron, 17900 lits d’hôpitaux ont été fermés (le plus grand nombre annuel en pleine épidémie, en 2020) à comparer avec, selon covidtracker, 20 186 hospitalisés covid. A peine plus que le nombre de lits supprimés.
Mais, pour le gouvernement concentré sur la chasse au bouc, cela n’a rien à voir. Rien à voir non plus avec, depuis le début, l’hostilité dudit gouvernement à laisser une place aux médecins généralistes dans la prise en charge de l’épidémie et à des traitements précoces dont ils auraient pu diffuser les bonnes pratiques.
Rien à voir avec le fait qu’on sait maintenant très bien que la vaccination n’empêche ni la contamination, ni la transmission, ni même le décès.
Rien à voir avec le fait qu’on peut légitimement s’interroger sur le ratio bénéfice/risque pour les adultes jeunes (ne parlons même pas des enfants), au vu des effets secondaires graves du vaccin (vaccin toujours au demeurant en phase III de son développement) et du faible risque de ces adultes d’être gravement atteints.
Non, rien à voir. La chasse au bouc est ouverte et le bouc clairement visé par le Président de la république.
Son ministre Véran y participe bien sûr :
« Il y a ceux pour lesquels aucun registre rationnel ne peut être mobilisé. Ils brandissent de grands principes, se revendiquant de la liberté, mais leur combat est minuscule et méconnaît profondément les principes élémentaires pour vivre ensemble, pour faire société, y compris dans les périodes difficiles. Vient le temps où il faut désigner les choses telles qu’elles sont vraiment et dire que, derrière un discours sur la prétendue liberté, se cache trop souvent un égoïsme ou un repli sur soi. Le refus de la vaccination charrie nombre des passions tristes dont notre société est capable».
Et la chasse au bouc est activement défendue par M.Castex. Au Sénat, le 5 janvier et répondant à une question de M.Retailleau (LR) sur les propos de M.Macron :
« Vous savez bien que ces termes auxquels vous faites allusion ont déjà été prononcés dans notre histoire politique [NDLR : captation pompidolienne, alors que l’objectif de M.Pompidou était exactement inverse de celui de M.Macron ! ]. Alors que notre pays est à nouveau confronté à une vague de grande ampleur, nous avons une difficulté avec nos concitoyens qui ne sont pas vaccinés…. – Comme vous, je me rends régulièrement dans les services de soins critiques. Ce qu’a dit le Président de la République, je l’entends partout ! ».
M.Retailleau lui répond :
« Monsieur le Premier ministre, vous avez répondu à côté. Emmanuel Macron avait dit, la main sur le coeur et la larme à l’oeil, qu’il avait changé. Ces mots ne sont pas un dérapage de plus, mais l’outrage de trop ! »
avant la question d’un autre sénateur, M. Hervé Marseille (Union centriste) :
« L’exposé des motifs du projet de loi sur le passe vaccinal a changé il y a quelques heures : il s’agissait, me semblait-il de protéger la population française, pas d’en montrer du doigt une partie. Le Parlement n’a pas vocation à « ennuyer » une partie de nos concitoyens. Si la vaccination est un devoir moral, les personnes non vaccinées n’ont pas enfreint de loi ».
M.Castex de répondre :
« La politique du Gouvernement est constante et cohérente. Qui outrage et fracture la Nation ? Qui oblige les soignants et les services d’urgence à faire des choix ? Une infime minorité de personnes ! Elles ne dérogent certes pas à la loi, mais être citoyen comporte aussi des devoirs. Nous le leur rappelons ».
Et le Premier ministre de confirmer encore le 5 janvier après-midi quand finalement il vient voir les députés en décrivant parfaitement les tours de vis successifs :
« Où est la cohérence ? Par pragmatisme, vous aviez – nous avions – commencé, l’été dernier, par introduire le passe sanitaire, afin d’inciter le plus grand nombre possible de nos concitoyens à se vacciner. À cette époque, souvenez-vous, il existait, pour le dire simplement, la vaccination ou le test gratuit. À l’étape suivante, par cohérence, le passe est resté et le test, sauf circonstances particulières, est devenu payant. Avec ce texte, nous franchissons une étape supplémentaire… en passant du passe sanitaire au passe vaccinal. Oui, mesdames et messieurs les députés, nous devons favoriser la vaccination. Or, vous qui êtes à l’écoute de nos concitoyens, vous voyez autour de vous qu’il y a une difficulté avec ceux qui refusent de se faire vacciner… Bien sûr ! On peut le dire sans insulter personne. C’est la réalité qu’a voulu rappeler le Président de la République… Être responsable, être libre, ce n’est pas contaminer impunément les autres ».
Il est alors, avec gouaille, interrompu par M.Maxime Minot(LR) : « Et ta fille, alors ? Elle t’a bien contaminé ! »
Avec un président psychopathe à tendance fécale, un ministre menteur pathologique et méprisant (Ses saillies à l’égard de Mme Wonner : « Je crois que vous avez obtenu dans le temps un diplôme d’épidémiologie. Servez-vous-en ! » ou « Le covid rend les gens malades. J’aimerais bien qu’il en soit autrement, comme tout le monde ici. Il n’y a pas 576 députés qui délirent à plein pot et Mme Wonner qui dirait juste. Si vous pensez l’inverse, ce n’est pas d’un épidémiologiste que vous avez besoin ») et un Premier ministre qui accuse publiquement sa fille de 11 ans, le gouvernement de la France est au top de la bienveillance et de la fraternité, comme se réjouissent les progressistes.
Heureusement, ce n’est pas comme si nous étions menacés d’une épidémie.
« Il y a un mouvement très profond chez LR de gens qui ne voient pas de différences sensibles entre Valérie Pécresse et le président de la République »
Réflexion d’Etienne Blanc, sénateur du Rhône :
« Il y a un mouvement très profond chez LR de gens qui ne voient pas de différences sensibles entre Valérie Pécresse et le président de la République. La question est clairement posée : est-ce que ça n’est pas chez Zemmour que nos convictions sont le mieux défendues »
Strasbourg : la statue de la Vierge de l’église Saint-Pierre-le-Vieux retrouvée détruite
La statue n’a pas de valeur historique, mais elle comptait beaucoup pour de nombreux paroissiens. Le curé indique :
« On l’avait descendue de notre grenier il y a quatre ans, et on avait vite constaté qu’elle répondait à une véritable attente des gens. Elle avait beaucoup de visites. »
« Il y a quelques mois, elle avait déjà été vandalisée, quelqu’un avait dessiné dessus une croix gammée et l’avait affublée d’une moustache de Hitler. »
« Il nous arrive des choses tout le temps, sourit. On est victimes de vols de cierges, et on a même un pilleur de tronc qui utilise du scotch double face pour attraper quelques pièces. On a retrouvé l’endroit où il cachait le scotch, derrière un des confessionnaux, il y a quinze jours de cela. » « Plutôt que de voler, il suffit de demander. Si les gens ont vraiment besoin d’un cierge pour s’éclairer, on trouvera toujours une solution pour leur en donner… »
Vers une chute de la démographie
Jean-Marc Foult signe une tribune dans Les Echos, dans laquelle il alerte sur le déclin de la population :
[…] La raison de ce dépeuplement annoncé est très simple : les femmes ont de moins en moins d’enfants. Pour maintenir la population, le taux de fécondité doit être de 2,1 – et non pas 2 car il naît 105 garçons pour 100 filles. Or, ce chiffre est désormais nettement sous la barre des 2 dans l’ensemble des pays développés et s’en rapproche à grande vitesse dans la plupart des autres.
A titre d’exemple, la fécondité est maintenant tombée à 1 dans des villes comme Shanghai ou Pékin. En Italie, en Grèce ou en Roumanie, pays méditerranéens dont l’image est associée aux familles nombreuses, la fécondité est désormais à 1,4. La France et les USA font figure d’exception avec des taux à 1,8, ce qui ne permet pourtant pas le renouvellement générationnel. Dans ces deux pays comme dans d’autres, la population continue néanmoins de progresser en raison de l’allongement de la durée de vie, et parce que ces pays bénéficient d’un « solde migratoire net » positif. Mais pour d’autres nations, les choses sont différentes. Avec une fécondité à 1,5, la population bulgare est passée de 9 à 7 millions d’habitants entre 1989 et 2018, et pourrait encore baisser de 30 % d’ici à 2050, tout comme le Portugal, qui pourrait perdre jusqu’à 60 % de sa population à l’horizon 2060.
La décrue démographique n’est pas une hypothèse : elle a bel et bien commencé. En Russie, la conjugaison d’une fécondité à 1,6, d’une espérance de vie basse et d’un solde migratoire négatif, fait que la population est passée de 148 à 144 millions d’habitants entre 1993 et 2020. En Chine, malgré l’arrêt de la politique de l’enfant unique en 2016, la fertilité s’établit autour de 1,5 : la population chinoise pourrait ainsi tomber à environ 750 millions d’habitants à la fin du siècle, soit une perte de 50 % par rapport à la population actuelle. En Inde, la fécondité vient de passer sous le seuil de remplacement. Certes, la fécondité reste haute en Afrique et en Amérique du Sud mais là encore, la tendance est à la baisse. Au Brésil, on comptait 6 enfants par femme en 1960, pour 1,8 actuellement : ça n’est pas une diminution, c’est un effondrement. […]
La baisse de la fécondité est à l’oeuvre; elle aura des conséquences majeures, démographiques mais aussi économiques, sociales et peut-être surtout géopolitiques, dans la mesure où la puissance des nations s’est toujours mesurée à l’aune de leurs démographies : c’est la masse qui fait la force. […]
L’activité pro-vie de la Conférence épiscopale des Etats-Unis
Alors que la Cour suprême américaine pourrait revenir sur l’arrêt « Roe vs Wade », qui a légalisé l’avortement aux États-Unis, la Croix s’intéresse à l’activité pro-vie de la Conférence épiscopale (USCCB) :
- l’USCCB et d’autres organisations religieuses ont adressé une requête à la Cour suprême pour l’encourager à revenir sur l’arrêt Roe vs Wade
- en 2020, elle a lancé une campagne nationale appelant les paroissiens à identifier des ressources locales pour accompagner les femmes enceintes en situation difficile et ainsi les dissuader d’avorter.
- parmi ses 400 employés, l’USCCB dispose d’un lobbyiste à plein temps à Washington et les membres de ses comités (migration, pro-vie, liberté religieuse…) sont en contact avec le gouvernement et les élus au Congrès.
- en 2019, elle a consacré près de 10 % de son budget lobbying, communication et politiques (de 25,8 millions de dollars) à ses activités pro-vie, soit 2,4 millions de dollars
- si les évêques sont d’accord sur les objectifs, leur marge de manoeuvre varie car les États américains ont eux-mêmes des limitations plus ou moins strictes quant à l’accès à l’avortement.
Le devoir du pontife romain de restaurer la paix liturgique
Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d’Astana au Kazakhstan, publie sur One Peter Five une réflexion pastorale, suite à Traditionis custodes :
Alors que nous avançons sur le chemin synodal menant au Synode sur la synodalité de 2023, une plaie s’est ouverte dans le Corps mystique du Christ, l’Église. Nous nous référons, bien sûr, à la douleur spirituelle et à l’injustice qui ont été infligées à un nombre considérable de bons catholiques de tous âges, laïcs et membres du clergé, à travers la publication de Traditionis Custodes du Pape François, le 16 juillet 2021, et la Responsa aux Dubia de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, le 4 décembre 2021. L’écrasante majorité des fidèles laïcs et du clergé attachés au rite romain traditionnel se tiennent à l’écart des polémiques ecclésiales et liturgiques, et ils respectent et prient pour le Pape et pour leurs évêques. Ils demandent seulement le droit de pouvoir continuer à vivre pleinement, tant en ce qui concerne la célébration de la Sainte Messe que la célébration de tous les autres sacrements et rituels, le patrimoine liturgique dans lequel eux-mêmes et des générations de jeunes catholiques ont grandi.En effet, le Siège Apostolique, par un geste pastoral généreux, leur avait garanti ce droit lors des pontificats du Pape Jean-Paul II et du Pape Benoît XVI.
Cette blessure spirituelle et ses conséquences douloureuses (à la fois pastorales et personnelles) pour plusieurs milliers de catholiques sont publiquement connues. Et le précieux et tout l’ancien patrimoine liturgique de l’Église romaine (qui est un bien spirituel commun de toute l’Église qui ne doit pas être perdu) est menacé. Les évêques ont donc le devoir d’exprimer publiquement et franchement leurs profondes préoccupations, conformément à la manière encouragée sur le chemin synodal actuel. Dans son discours d’ouverture du chemin synodal, le 9 octobre 2021, le pape François a déclaré : « Si nous ne devenons pas cette Église de proximité avec des attitudes de compassion et d’amour tendre, nous ne serons pas l’Église du Seigneur.»
Que le pape François se rende compte qu’il a été mal avisé et qu’il fasse preuve de courage pastoral, d’humilité et d’amour véritable pour ces fils et filles marginalisés de l’Église, en abrogeant les dispositions canoniques stipulées dans les deux documents susmentionnés. Ce faisant, il va très certainement « panser les plaies et guérir les cœurs brisés avec le baume de Dieu » (Discours d’ouverture du Synode, 9 octobre 2021).
Dans ce contexte, nous faisons bien de rappeler un grand saint qui est entré dans l’histoire de l’Église comme un véritable pacificateur : saint Irénée de Lyon (+202). À un moment critique de l’histoire de l’Église, alors qu’à la fin du IIe siècle le Siège Apostolique a voulu imposer une expression unique de la lex orandi (concernant la date de célébration de Pâques) à un groupe de clercs et de fidèles, rejetant ainsi d’autres traditions liturgiques, saint Irénée est intervenu et a respectueusement fait des remontrances au Pape Victor Ier (+197), lui rappelant la magnanimité et la modération pastorales de ses prédécesseurs, en particulier celle du Pape Anicet (+168), qui malgré une perspective liturgique différente de St. Polycarpe (disciple de l’Apôtre Jean) permit néanmoins à une autre tradition liturgique de se poursuivre sans être perturbée (cf. Eusèbe de Césarée, Historia ecclesiastica V : 23). Le pape Victor Ier semble avoir écouté l’appel fraternel de saint Irénée.
Le pape François a récemment annoncé la joyeuse nouvelle qu’il prévoyait de proclamer saint Irénée docteur de l’Église, avec le titre significatif de docteur unitatis (Discours au groupe de travail conjoint orthodoxe-catholique de Saint Irénée, 7 octobre 2021). Rappelant l’exemple de saint Irénée, pacificateur et futur docteur unitatis, ainsi que celui de ses prédécesseurs Jean-Paul II et Benoît XVI, le Pape François doit écouter la voix des nombreux enfants, jeunes, pères et mères, séminaristes, et les prêtres attachés aux rites antiques de l’Église de Rome et garantir leur droit établi au culte selon tous les livres liturgiques du rite romain qui étaient en usage jusqu’à la récente réforme liturgique. Ainsi, ces fils et filles marginalisés de l’Église auront le sentiment de faire « partie de la vie de la communauté sans être entravés, rejetés ou jugés » (Homélie du Pape François à la Sainte Messe pour l’Ouverture du chemin synodal, 10 octobre 2021).
Le pape François a appelé chacun dans l’Église « à être sensible aux questions de nos sœurs et frères, à nous laisser enrichir par la variété des charismes » (Homélie de la Sainte Messe pour l’ouverture du chemin synodal). Que Dieu accorde au Pape François la grâce d’être vraiment un Pape de paix liturgique, promouvant « tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est beau » (Phil. 4 : 8). Si le pape François agissait avec une telle charité et une telle humilité pastorale, rien ne serait perdu et tout serait gagné. Et le « Dieu de la paix » serait avec lui et avec tous les fidèles (cf. Ph 4, 8).
+ Athanasius Schneider
La Revue Défense Nationale publie (trop vite?) une critique favorable du livre d’Eric Zemmour
Cet article publié en décembre 2021 par la Revue de la Défense Nationale est restée en ligne « pour ne pas créer un buzz et une victimisation » d’Eric Zemmour selon le général (2S) Jérôme Pellistrandi, rédacteur en chef de la prestigieuse revue, qui évoque le fait qu’Eric Zemmour n’était pas encore candidat. Voici quelques extraits qui montrent que l’auteur de la critique n’était pas dupe des intentions du futur candidat :
La couverture de l’ouvrage annonce les couleurs – le drapeau français flottant en arrière-plan du personnage – d’une affiche de campagne présidentielle.
La France n’a pas dit son dernier mot. Avec ce titre, Éric Zemmour est devenu le chantre d’une France aux abois et se présente comme l’« “homme providentiel” qui porte le fer et rassemble les énergies au nom de la survie de la nation », qui peut encore se relever et se révéler avec la préférence nationale et l’assimilation régulière des étrangers.
L’auteur est avant tout un journaliste, et la lecture de son ouvrage, qui mêle entre 2006 et 2020 ses rencontres avec le milieu intellectuel et politique, principalement dans les beaux quartiers parisiens, est agréable. Les références d’auteurs et de personnalités médiatiques abondent et nous entraînent dans une histoire de France – parfois cinématographique et sportive – que l’on redécouvre dans une version polémique, évidemment. C’est ce qui fait l’intérêt de l’ouvrage, en ouvrant le débat d’idées sur tous les sujets d’actualité, bien sûr toujours liés à l’islam et le « grand remplacement » de la population française par l’immigration. L’éditorialiste nous surprend, nous interpelle et c’est tant mieux (…)
La conclusion de l’ouvrage est une profession de foi d’un futur candidat au sauvetage de la France ! (…) »
Voici l’analyse de Jean-Dominique Merchet, fin connaisseur des affaires militaires parisiennes :
Dans son numéro de décembre, la Revue Défense Nationale (RDN) publie une critique du livre d’Eric Zemmour, «La France n’a pas dit son dernier mot». Sous la plume de Pascal Lecardonnel, secrétaire général de la rédaction, l’article recommande cet ouvrage (…)
Ce mardi, la parution de cet article a fait réagir les réseaux sociaux. Le général (2S) Jérôme Pellistrandi, rédacteur en chef de la RDN, reconnait auprès de l’Opinion que la publication de cet article est «une erreur malencontreuse de (sa) part». Il précise que l’article a été mis en page avant l’annonce officielle de la candidature d’Eric Zemmour à la présidentielle. Dans un communiqué, Jérôme Pellistandi présente également ses «excuses pour ne pas avoir tenu sa promesse d’exigence éditoriale et de neutralité».
Le général Pellistrandi ajoute que «nous ne retirerons pas ce texte du site Internet pour ne pas créer un buzz et une victimisation qui bénéficierait à l’auteur du livre».
La RDN est un lieu où le débat sur les questions de défense doit être le plus ouvert possible. En mars, la RDN publiera ainsi les projets « défense » des candidats sous leur nom. Eric Zemmour, comme les autres, devrait alors pouvoir alors s’y exprimer (…)
La publication d’une critique favorable à Eric Zemmour est autre chose : elle confirme l’influence de l’extrême-droite dans les milieux de la défense, même si ce n’est pas le cas du général Pellistrandi. On se souvient, au printemps, de l’appel des généraux dans Valeurs actuelles. Ou de la désignation de l’ancien numéro 2 de l’armée de terre, le général Bertrand de La Chesnais comme directeur de campagne… d’Eric Zemmour.
Valérie Pécresse n’est pas crédible sur les questions militaires
C’est l’avis de Jean-Dominique Merchet (blog Secret Défense) qui commente les propositions de Valérie Pécresse de « faire intervenir en partie l’armée » pour des opérations de « sécurisation de zones » dans les « zones de non-droit, de non-France », propositions qui feraient grincer les dents des autorités militaires :
« (…) Ce n’est pas la première fois que Valérie Pécresse évoque cette idée d’engager l’armée dans des missions de sécurité publique. «Je veux une opération coup de poing avec des brigades coup de poing, avec des policiers, le fisc, peut-être même le soutien de l’armée» avait-elle déclaré début décembre lors d’un déplacement à Toulouse.
Si ces rodomontades peuvent séduire une partie de l’électorat, elles ne déclenchent pas l’enthousiasme dans l’institution militaire, qui redoute par dessus tout de devoir faire un travail de police sur le sol national. Certes, des militaires peuvent être séduits à titre personnel, comme électeurs, par cette idée. Mais les armées savent le prix énorme qu’elles auraient à payer si elles devenaient des auxiliaires de police. C’est une chose de fantasmer sur la bataille d’Alger, c’est une autre chose de la refaire… Sans compter le cadre légal dans lequel elles pourraient être ainsi engagées. On se souvient des très fortes réticences exprimées lorsque le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner avait parler d’utiliser les militaires de l’opération Sentinelle en renfort des forces de l’ordre, lors des manifestations des Gilets Jaunes, une idée finalement abandonnée.
Cette idée de Valérie Pécresse traduit sans doute son peu de familiarité avec les armées. Elle n’est pas la seule : durant la primaire LR, son rival Michel Barnier, avait déjà suscité l’étonnement – pour être poli – dans les états-majors lorsqu’il avait plaidé pour le rétablissement du service militaire obligatoire (…)
Il y a manifestement urgence, au sein de l’équipe de la candidate LR, de parler sérieusement des questions militaires. Qui sera en charge du dossier ? On devrait en savoir plus en début de semaine prochaine et l’Opinion vous en tiendra informé. L’état-major de la candidate a, semble-t-il, cherché une figure militaire, à la manière d’Eric Zemmour dont le directeur de campagne est le général de la Chesnais. L’idée semble avoir été abandonnée.
Le Passe vaccinal en 1ère lecture à l’Assemblée nationale. Un tour de vis supplémentaire juste pour emmerder les Français
Le projet de loi portant diverses dispositions de vigilance sanitaire, après engagement de la procédure accélérée (et donc une navette raccourcie entre Assemblée nationale et Sénat), a été examiné en première lecture par les députés du 3 au 5 janvier 2022. Ce projet de loi a pour objectif majeur de remplacer le passe sanitaire (autorisant encore les non-vaccinés munis d’un test négatif de moins de 24h à pratiquer toutes activités) à un passe vaccinal, qui serait réservé aux seuls porteurs d’un schéma vaccinal complet selon la terminologie moderne.
Le but de cette série d’articles est d’examiner un peu en détail, et à partir des comptes-rendus figurant sur le site de l’Assemblée nationale, quelques aspects ressortant de la discussion parlementaire : la chasse au bouc qui est ouverte, la collaboration passive de ce qui devrait être une opposition, quelques sujets pratiques de la vie quotidienne, la comparaison fructueuse entre covid et bronchiolite en cet hiver 2021-2021, le dévoilement de la bassesse de M.Véran (s’il était encore nécessaire) à propos du passe vaccinal pour les 12-16 ans, enfin le groupe LR qui s’exprime et vote comme un canard sans tête.
Le gouvernement veut aller vite et voir la loi promulguée pour le 15 janvier. Il a donc prévu une première lecture à l’Assemblée nationale en deux séances le lundi 3 janvier, la séance de nuit pouvant, après vote favorable des députés présents à minuit, être prolongée jusqu’à potron-minet.
Il était donc minuit ce 3 janvier 2022 :
Olivier Véran, ministre. « En application de l’article 50, alinéa 5, du règlement, le Gouvernement demande la prolongation de la séance en cours au-delà de minuit, afin d’achever la discussion du projet de loi renforçant les outils de gestion de la crise sanitaire et modifiant le code de la santé publique. Nous considérons que l’enjeu en vaut très largement la chandelle. Les Français attendent des mesures de protection et nous souhaitons aller au bout de ce texte sans délai ». (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LaREM.)
Mme la présidente. : « En application de l’article 50, alinéa 5, du règlement, je consulte l’Assemblée sur la demande du Gouvernement ». (La demande du Gouvernement n’est pas adoptée.)
Mme la présidente. : « Nous levons la séance. Je vous informe qu’il appartiendra à la conférence des présidents de déterminer les conditions dans lesquelles la suite de l’examen du projet de loi pourra être réinscrite à l’ordre du jour ».
Après accord des groupes, la suite de l’examen du texte a donc repris le mardi 4 janvier après-midi. Mais, à partir de la fin de l’après-midi, la discussion parlementaire a perdu de son efficacité quand les propos de M.Macron concernant les non-vaccinés, qu’il veut emmerder, les irresponsables et les non-citoyens, se sont diffusés. Les députés de l’opposition se sont alors emparés du sujet avec force rappels au règlement, suspensions de séance, demandes d’intervention immédiate du Premier ministre (qui a promis de venir et n’est pas venu le soir même). Ce n’est que le 5 janvier que la discussion, reprise dans l’après-midi avec une intervention de M.Castex, a pu se terminer par le vote du projet de loi en première lecture (en réalité à 5h25 du matin le 6 janvier). Le gouvernement pouvait donc être satisfait après une petite éruption parlementaire en réalité sans conséquences.
Le projet de mise en place d’un passe vaccinal oppose deux visions politiques totalement différentes. La première a été celle du gouvernement depuis le début, à savoir une priorité bestialement donnée au sanitaire hospitalo-centré et covido-dépendant (en faisant fi de toute autre réflexion sur la santé publique) y compris au détriment des libertés publiques. Mais cette première a été progressivement absorbée par un avatar clairement exprimé par les macroniens dans lequel deux objectifs concomitants ont pris le dessus, à savoir un taux maximal de vaccination d’une population sans cesse en voie d’élargissement (on a appris hier 9 janvier que dorénavant il serait possible que les taux de vaccination de la population s’expriment maintenant en intégrant la classe des 5-11 ans) et des contraintes maximales sur les personnes non vaccinéespour les pousser à se faire vacciner, tout en refusant de prendre la décision –qui eût été logique- d’une vaccination obligatoire.
Cette vision est celle présentée par M.Véran lors de la présentation générale du projet de loi lors de la première séance du 3 janvier :
« En premier lieu, il tend à approfondir les mesures de protection et transforme le passe sanitaire en passe vaccinal. À compter du 15 janvier 2022 il sera donc nécessaire, si vous votez ce texte, de présenter, à partir de 12 ans, un justificatif vaccinal pour accéder aux activités de loisirs : aux restaurants, aux débits de boisson, aux foires, aux séminaires, aux salons professionnels ainsi qu’aux transports interrégionaux…. L’objectif de ce texte de loi, c’est de sauver des vies, de protéger nos hôpitaux et de soulager la charge de travail de nos soignants… Je voudrais simplement insister sur un point. Ne perdez pas, ne perdons pas de vue que l’objectif n’est pas de contraindre les libertés individuelles et collectives des Français ».
Il le rappelle encore quand est discuté l’article 1 : « Notre choix, c’est de sauver des vies. C’est le choix de l’humanisme et le choix de l’éthique ».
Ce n’est bien sûr pas de l’humour, c’est du véran. Sauver des vies : magnifique programme en effet pour un ministre qui se déclare à titre individuel favorable à l’allongement de 12 à 14 semaines du délai pour avortement et qui fait tout pour que la proposition de loi puisse passer avant la fin de la législature.
Il est soutenu dans sa vision euphorisée par Mme Laurence Vichnievsky (Modem) :
« Il nous est ainsi proposé, pour l’essentiel, de transformer le passe sanitaire en passe vaccinal à partir du 15 janvier 2022. Une telle transformation a pour objectif assumé d’inciter à la vaccination l’ensemble de la population…. Le Gouvernement a choisi l’incitation plutôt que l’obligation, parce que ce choix, tout en préservant la liberté de chacun, s’est révélé aussi être le plus efficace ».
La même Madame Vichnievsky livre d’ailleurs, au fil de la discussion, une remarque un peu étonnante lors de l’examen de l’application du texte aux enfants de 12 à 16 ans pour lesquels la vaccination requiert l’autorisation des parents : « Certains ont avancé l’argument selon lequel l’application du passe vaccinal aux 12-16 ans serait une manière de mettre un peu la pression, dans la mesure où 80 % des 12-16 ans sont déjà vaccinés, et où les 20 % restants ont vraisemblablement des parents antivax ou qui ne souhaitent pas les faire vacciner. Cette forme d’instrumentalisation nous est apparue difficilement acceptable d’un point de vue éthique ».
Remarque que nous qualifions d’étonnante parce qu’il semblerait que Mme Vichnievsky ne se soit pas rendu compte que « l’instrumentalisation » est le moyen utilisé par le gouvernement tant via le passe sanitaire (a fortiori le passe vaccinal) que via sa propagande télévisuelle expliquant aux enfants qu’ils risquent de contaminer papy et mamie et que ce n’est pas bien.
La ritournelle « il faut plus de vaccinés et c’est urgent » est à la base de multiples interventions :
- C’est M.Véran, bien sûr : « Nous voulons maintenant aller plus loin et transformer le passe sanitaire en passe vaccinal pour en augmenter l’effet incitatif»
- c’est la ministre déléguée auprès de M.Véran, Mme Brigitte Bourguignon : « Le passe vaccinal répond aujourd’hui à une autre urgence. Vous voyez que la cohérence ne se situe pas toujours où vous la placez : être cohérent, c’est précisément s’adapter à la situation sanitaire. Actuellement, 10 % de la population n’est pas encore vaccinée. Vous parlez d’immunité collective ; quant à nous, nous voulons que toutes ces personnes soient vaccinées… non parce que ça nous fait plaisir mais parce que nous voulons les protéger et protéger les autres».
- C’est un député de LaRem, Guillaume Gouffier-Cha : « Plus de 90 % de nos concitoyens ont reçu une première dose, mais il faut aller encore plus loin».
- C’est le rapporteur du projet de loi, M. Jean-Pierre Pont (LaRem) : « Le passe sanitaire a fait ses preuves cet été. Il a permis la reprise, puis le maintien des activités dans le contexte de la quatrième vague. Il a également entraîné un élan décisif en faveur de la vaccination. Désormais, sa transformation en passe vaccinal est nécessaire ».
- C’estle député apparenté Modem, M.Philippe Vigier : « Le passe vaccinal, c’est le passe de la vie. …Le seul moyen de nous en sortir, c’est la vaccination. On peut parler de liberté individuelle, mais la liberté, c’est la liberté de vivre, et elle passe par la vaccination ».
On pourrait rappeler d’ailleurs que l’en-tête du compte Twitter de M.Macron, depuis longtemps, affiche toujours cette mention dont on sait qu’elle est mensongère : Tous vaccinés, tous protégés.

La deuxième vision est celle qui, tout en conservant la possibilité d’une vaccination, essaie d’avoir un regard plus large sur les objectifs et les moyens de santé publique en général et de conserver un niveau de libertés publiques pour tous sans discrimination conforme à ce qui était généralement considéré comme de base en France, jusqu’à ces années covido-macroniennes.
Il faut reconnaître que, dans le débat auquel nous allons nous intéresser, peu nombreux –quoique résolus- ont été ceux qui ont défendu la deuxième vision. Soulignons donc le travail de tous les députés de La France Insoumise, mené souvent avec talent, et de quelques individualités comme Mme Wonner (ex-LaRem maintenant non-inscrite, M.Dupont-Aignan (non-inscrit) ou encore M.Paul Molac (Libertés et territoires (Groupe parlementaire rassemblant plusieurs députés de partis centristes, se situant dans l’opposition au gouvernement Castex).
Cette deuxième vision est donc abondamment défendue par LFI. Par exemple, M.Eric Coquerel (LFI) : « Il n’est en réalité pas question, dans ce débat, d’efficacité sanitaire ; ce qui est en jeu, c’est la société que nous voulons. La vôtre, celle vers laquelle vous nous amenez, nous glace d’effroi ». Et M.Paul Molac présente ses réflexions :
« Au sujet de la vaccination, notre position est très claire : si nous reconnaissons son utilité pour atténuer les effets du virus sur les personnes contaminées, nous considérons que la stratégie du tout-vaccinal ne peut être l’unique solution. Cet entêtement à défendre le tout-vaccinal heurte nombre de nos concitoyens et a pour conséquence de dresser les Français les uns contre les autres…. Ce projet de loi instaure une vaccination obligatoire déguisée alors que le Président de la République s’était engagé à ce que la vaccination reste facultative. Le passe vaccinal vient ainsi porter atteinte au consentement libre et éclairé du patient en imposant une contrainte étatique. Je crains donc que ce texte ne soit nocif pour nos libertés, inefficace pour lutter contre la pandémie et destructeur pour la cohésion sociale ».
Au-delà de l’affrontement entre ces deux visions politiques pour la gestion de la situation sanitaire, on peut en réalité et tout d’abord se poser une question peut-être un peu simplette : mais en fait, pourquoi un projet de loi sur le passe vaccinal alors que, rappelons-nous, cela fait deux mois à peine qu’un projet de loi portant diverses dispositions de vigilance sanitaire a été adopté. Rappelons-nous ce que disait M.Véran en le présentant le 19 octobre 2021 :
« Très schématiquement, le Gouvernement demande donc aux parlementaires de lui permettre de prendre des mesures si la situation l’exige, jusqu’au 31 juillet 2022.. ; Nous demandons d’abord la possibilité d’actionner des leviers si la situation sanitaire devait l’exiger, des mesures dont nous savons d’ores et déjà avoir besoin jusqu’à l’été prochain. Il est inutile de se poser la même question dans trois mois : à la mi-janvier, le virus n’aura pas disparu de la France ni de la planète…et nous devons donc, si nécessaire, être en mesure d’activer ces mesures… Vous l’aurez compris, le projet de loi vise à renforcer la vigilance nécessaire dans la durée face au virus et à conforter les différents outils dont nous disposons pour y répondre…. Dans un contexte toujours incertain, et face au risque de voir émerger de nouveaux variants plus transmissibles ou plus pathogènes, une grande vigilance s’impose. Anticipation et réactivité sont les fils conducteurs de notre réponse à l’épidémie de covid-19, et ce sont bien ces principes essentiels qui irriguent le texte que le Gouvernement vous présente ».
Anticipation, capacité à adapter les mesures à un environnement sanitaire incertain, réactivité maximale, tels étaient bien les arguments utilisés alors. Ces moyens que demandait M.Véran, il les a obtenus.
Mme Fiat (LFI) a d’ailleurs fait observer cette contradiction : « Vous affirmez que le passe vaccinal protégera le pays. Aurais-je loupé un épisode ? Le passe sanitaire a-t-il été supprimé ? Car c’est bien lui qui devait nous protéger ». De même que M.Molac :
« Au mois de novembre dernier, le Parlement a confié au Gouvernement les pleins pouvoirs en matière sanitaire jusqu’au mois de juillet 2022, période qui nous a semblé alors tout à fait disproportionnée. Le Gouvernement fondait son argumentation sur sa volonté de ne pas nous déranger après la fin de nos travaux en février, alors que nous restons députés jusqu’en juin 2022. Or ce même Gouvernement n’a pas hésité à nous faire revenir entre le 29 et le 30 décembre pour voter en commission une nouvelle loi ».
La réponse, nous l’avons eue clairement le 5 janvier dans Aujourd’hui en France : c’est le « J’ai très envie d’emmerder les non-vaccinés ». Ce nouveau projet de loi n’est donc qu’un tour de vis supplémentaire. Sommes-nous sûrs que c’est, vis-à-vis du Conseil d’Etat comme vis-à-vis du Conseil constitutionnel, une justification suffisante ? Nous verrons, en demeurant inquiet vu la qualité de la production récente de ces institutions.
Ajoutons, de façon plus légère et concernant l’ambiance des débats, que le covid continue de rendre fou les gens. C’est d’abord le fait que les députés arborent leur statut vaccinal comme une sorte de garantie de pensée conforme : M. Marc Le Fur (LR) « Inutile de préciser, une fois de plus, que je suis vacciné, ainsi que tous les membres de ma famille » ; Mme Mathilde Panot (LFI) : « Monsieur le Premier ministre, nous attendons de recevoir vos excuses et de connaître les objectifs de cette loi, qui ne sont pas ceux que vous avez dits. Pour terminer, j’ajoute que je suis vaccinée ». Et d’ailleurs, quand M .Mélenchon ne le fait pas lors de son intervention, c’est M.Véran qui le fait pour lui :
« J’ai bien écouté votre intervention, monsieur le président Mélenchon. Toutefois, j’ai le regret de vous dire que, par le passé, vous vous êtes tellement trompé qu’il est désormais difficile de vous prêter la même attention. Vous avez parlé de ce « machin » Pfizer que jamais, ô grand jamais, vous ne recevriez – or je crois savoir que vous avez reçu votre troisième dose de vaccin Pfizer ».
Le covid rend fou enfin dans les attitudes. Nous vous laissons juges avec le dialogue (vrai) suivant :
Olivier Véran : Je ne sais pas si le député Bazin est présent mais, comme vous, monsieur Le Fur, il a fait hier plusieurs interventions sur les femmes enceintes et la vaccination.
Mme Perrine Goulet (Modem) : Madame la présidente, M. Cordier [NDLR : LR] n’a pas mis son masque !
Mme la présidente : Voilà qui est fait. M. Cordier l’a remis.
Mme Perrine Goulet : Il omet systématiquement de le mettre !
Mme Émilie Bonnivard (LR) : Mais quelle folle !
Mme la présidente : S’il vous plaît ! M. le ministre a la parole. Et M. Cordier, veuillez ne pas faire de provocation : gardez votre masque sur le nez.
Mme Perrine Goulet : Elle n’a pas à me traiter de folle ! Rappel au règlement, madame la présidente !
Mme la présidente : Pouvez-vous laisser M. le ministre terminer ? Puis, quand le ministre a eu terminé : La parole est à Mme Perrine Goulet, pour un fait personnel.
Mme Perrine Goulet : Quand on demande que les textes de notre assemblée soient respectés, c’est-à-dire que notre collègue Cordier porte son masque, et qu’une députée me traite de folle en retour, j’estime, madame la présidente, qu’il est nécessaire que vous interveniez pour calmer les membres de votre groupe.
Mme la présidente : Mme la députée, vous avez pu vous exprimer. M. Cordier garde son masque. Je vous en prie, reprenons nos débats.
M.Coquerel tire des débats une conclusion intéressante :
« Je voulais dire également, à l’occasion de ce dernier amendement, que, le jour où des historiens se pencheront sur la drôle de période que nous sommes en train de vivre,… ils chercheront vainement la raison pour laquelle une majorité des représentants du peuple ont décidé de saborder ainsi l’État de droit et les libertés fondamentales. Ils découvriront avec stupeur qu’il s’agissait de l’envie qu’avait un suzerain d’emmerder ses concitoyens ».
Il nous semble enfin opportun de terminer ce premier article par ce tweet de M.Chiche, professeur de philosopie :

Voeux d’Eric Zemmour à la presse : « de tous les candidats, je suis celui qui vous connais le mieux »
Lors de ses voeux à la presse, Eric Zemmour a déclaré aux journalistes :
Dans un an, jour pour jour, je vous inviterai à l’Élysée, et nos relations ne seront plus les mêmes. Vous vous adresserez à moi avec respect, admiration, sollicitude et hypocrisie, comme vous le faites toujours avec les Présidents de la République. Et, je vous répondrai avec une sympathie qui rompra de manière éclatante avec le style de mon prédécesseur, cet illustre « emmerdeur », selon l’autoportrait qu’il dresse de lui-même et qui, reconnaissons-le, est d’une saisissante ressemblance.
C’était hier, j’étais l’un d’entre vous. Ah, bien sûr, j’étais différent, aussi. Pour trois raisons. D’abord, j’étais de droite, alors que, souvenez-vous, 99 % d’entre vous ont défendu bec et ongles François Hollande, avant d’être 99 % à défendre Emmanuel Macron.
Mais qui vous méprise ? Le peuple. C’est que, voyez-vous, chers amis, le peuple a de la mémoire, de la jugeote et du goût. Le peuple vous en veut. Il a raison de vous en vouloir. Le peuple est en colère. Il dit énormément de mal de vous dans votre dos.
Je n’ignore pas ce que certains d’entre vous subissent au sein des rédactions lorsqu’ils osent couvrir ma candidature impartialement ou pire, dire du bien de moi. Je devine, pour l’avoir vécu, les regards mauvais et les poignées de main froides pour celui, par exemple qui oserait ne pas me qualifier par la rituelle formule de « polémiste d’extrême-extrême-droite radicale et extrémiste ».
Je sais la pression qui est exercée sur vous, de l’école de journalisme jusqu’aux plateaux de télévision, la pression d’une idéologie qui est prête à tout pour imposer ses dogmes. Je sais comment cela se passe, j’ai mis des années à m’en libérer, moi aussi. Je connais la facilité d’utiliser les angles des confrères, par peur de l’originalité, par peur de penser par soi-même, par peur d’être marginalisé.
Et c’est de cette situation qu’élu Président, je vous libérerai. Vous découvrirez la joie de ne plus vous soumettre. Vous serez enfin réellement écoutés, enfin profondément respectés, enfin peut-être aimés, qui sait. Seuls ceux d’entre vous qui ne peuvent vivre que sous perfusion d’argent du contribuable souffriront. Mais il est grand temps que ceux-là se reconvertissent, pour que la vérité soit dite et pour que le peuple se réconcilie avec vous. Le service public ne crachera plus sur le contribuable tous les jours au petit-déjeuner. Il ne giflera plus le réel tous les soirs à 20 heures.
A partir de la 17e minute :
L’avortement est un acte violent et on ne peut pas cacher la vérité
Aliette Espieux, porte-parole de la Marche pour la vie (dimanche à 13h30 place de Catalogne dans le 14e arrondissement), a été interrogée dans Famille chrétienne. Extrait :
L’utilisation de phrases choc voire violentes est–elle nécessaire ?
Je ne suis pas adepte de la violence mais l’avortement est un acte violent et on ne peut pas cacher la vérité. Je ne publierais pas de photos de bébés avortés car cela peut provoquer un véritable traumatisme chez une femme qui a déjà avorté, en revanche dire que l’avortement se fait par démembrement est la réalité. Un médecin qui en pratique me l’a expliqué avec ces mots : on démembre le bébé et on broie son crâne ! Il ne s’agit pas de juger les personnes qui avortent mais d’expliquer en quoi consiste exactement cet acte.
Qu’attendez-vous de la campagne présidentielle ?
Aujourd’hui malheureusement aucun candidat ne propose une vraie culture de vie et une vraie défense de la famille. Seul Eric Zemmour s’est entouré de personnes régulièrement présentes à la marche pour la vie comme Philippe de Villiers, Agnès Marion, Jean-Frédéric Poisson, qui nous soutiennent depuis des années. Mais il considère que l’avortement reste un droit fondamental pour les femmes.
Comment garder espoir face à cette avalanche de lois mortifères ?
Il y a des raisons d’espérer quand on voit que les jeunes se mobilisent de plus en plus pour cette cause. De nombreuses antennes de la marche pour la vie voient le jour dans des villes de province. Nous avons créé à Lyon le cercle Xavier Dor qui forme les défenseurs de la vie à répondre aux journalistes, à argumenter pour aller sur le terrain à la rencontre des gens. Nous avons également monté au niveau national, la Lejeune Académie, un camp d’été de formation qui débutera dès 2022, qui permettra à tous les jeunes de la Génération Pro-Vie ne se former sur ce sujet si délicat, et d’avoir le bagage nécessaire pour se mobiliser dans la rue ou sur les médias. Je pense que cette culture de mort va finir par s’autodétruire car le gouvernement va trop loin. Il s’est mis à dos de nombreux médecins qui vont finir par arrêter de pratiquer des avortements car ils seront dégoutés. C’est par exemple ce qui s’est passé avec le docteur de Rochambeau…
Marcher suffit-il ? Que faire d’autre ?
Marcher pour la vie est très important mais ce n’est pas suffisant. Il est important de se mobiliser toute l’année et de montrer que les pro vie ne sont pas là seulement entre 13h et 17h le troisième dimanche de janvier. Il faut agir quotidiennement, en parler autour de soi, expliquer pourquoi on défend la vie, ne pas se cacher. De nombreuses actions de tractage, de collage sont organisées. Et on peut également soutenir les structures d’accueil pour les femmes enceintes en détresse comme Magnificat, Mère de miséricorde, SOS femmes enceintes, Choisir la Vie, IVG.net…
«Les pays maghrébins, ce sont eux qui mettent toujours le bordel»
Roger Milla, ancien footballeur camerounais surnommé « le vieux lion », qui a effectué sa carrière principalement en France, a déclaré à la veille du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des Nations au Cameroun :
«Les pays maghrébins, ce sont eux qui mettent toujours le bordel. C’est eux qui mettent toujours le désordre, je suis désolé. Je vais leur dire ici en tant que leur frère, que ce soit le Maroc, l’Egypte ou autre, que ce n’est pas normal.»
«S’ils ne sont pas Africains, qu’ils aillent jouer pour l’Europe, pour l’Asie ou bien pour d’autres, mais qu’ils ne viennent pas mettre le bordel dans le continent africain. Ils ont toujours évolué sur le continent africain. Et nous les avons d’ailleurs acceptés, donc je ne vois pas pour quelle raison aujourd’hui ils continuent à mal parler des autres pays et de l’Afrique, ce n’est pas normal.»
Il semble que ces propos ont provoqué une polémique, au point que Roger Milla s’en est excusé.

