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Ressortir le karcher, vraiment ?

De Stéphane Buffetaut, élu vendéen, ancien député européen, et membre du bureau politique du CNIP, pour le Salon beige:

Valérie Pécresse a affirmé vouloir « ressortir le karcher de la cave », afin de nettoyer les « quartiers ». Encore eût-il fallu qu’il ait été un jour sorti de la cave, et singer Sarkozy ne lui va guère. Afin de ne pas demeurer en reste, Emmanuel Macron s’est précipité à Nice pour se présenter en champion de la sécurité, annoncer une hausse du budget du ministère de l’Intérieur de 15 milliards d’euros en cinq ans et un doublement du nombre de policiers « sur le terrain » d’ici à 2030. Il faut croire que la question de la sécurité est considérée par les politiciens comme « payante » sur le plan électoral. Au demeurant, avant chaque élection, ce thème est « ressorti de la cave », puis, une fois l’élection passée, oublié, rangé au magasin des accessoires électoraux.

Car régler cette question est évidemment devenue très difficile puisque les gouvernements successifs se sont accommodés de l’inacceptable durant des décennies. A été ainsi créée une forme d’impunité qui a permis à la violence et la délinquance de s’enkyster dans certains quartiers. Qui a travaillé, agi, œuvré dans ces territoires abandonnés aux bandes, aux mafias et à l’islamisme, a entendu cent fois la complainte des habitants qui aspirent « à une vie tranquille » : « Pouvez-vous faire quelque chose, le maire n’a pas réagi, le commissaire de police a avoué son impuissance, le député a dit qu’il poserait une question écrite et le Préfet n’a répondu à aucune requête. » Détourner les yeux est devenu une habitude. Pire encore, la délinquance liée à la drogue et aux trafics criminels a été tolérée car elle permettait de créer une économie parallèle pour des populations immigrées toujours plus nombreuses auxquelles on était incapable de procurer éducation et travail, et dont l’assimilation avait été décrétée impossible, voire immorale. Assimilation au demeurant rejetée par nombre des immigrés au nom de leur appartenance à l’oumma. Ainsi aux primo-arrivants qui connaissent et créent des difficultés, se sont ajoutés les descendants d’immigrés qui n’avaient pas réussi ou pas voulu s’intégrer puis s’assimiler, se fondre dans la population française et qui, bien que Français en droit, ne se sentaient pas comme tels. Des « Français de papiers » pour reprendre l’expression employée dans certaines banlieues abandonnées à la délinquance et qui, trop souvent, ne subsistent que grâce aux « minima sociaux » et aux trafics en tout genre.

Les rodomontades politiciennes en matière de sécurité ne sont que de pitoyables agitations dont les Français savent désormais qu’elles ne déboucheront sur rien. Si le corps social est malade de la sauvagerie et de la criminalité, il faut donc le traiter. Mais pas en se bornant à de la « médecine symptomatique ». Il faut traiter les causes pour faire disparaître les effets.

L’action et la fermeté de la police sont nécessaires. Mais deviennent inopérantes si la Justice ne sévit pas ou insuffisamment. Or, une partie de la magistrature fait primer son idéologie sur la rigueur de la loi. Ce qui nourrit le sentiment d’impunité des délinquants aussi vite relâchés qu’arrêtés. Que faire, car il faut bien que la justice  passe ? Il n’est d’autre solution que de revenir aux peines plancher, afin de combattre les effets désastreux de la rhétorique de l’excuse au profit des voyous et au détriment des victimes.

Ensuite, il faudra bien évidemment construire des capacités carcérales, afin d’éviter que l’on relâche des délinquants faute de places de prison. Puis expulser systématiquement les délinquants étrangers et forcer la main aux pays d’origine qui refuseraient de les accueillir, soit en jouant sur les aides au développement, soit sur les transferts d’argent. Dans le même esprit, il conviendra de déchoir les délinquants binationaux de la nationalité française afin de pouvoir les expulser. Alors la crainte de la loi pourra retrouver son effet salutaire et le sentiment d’impunité disparaître. La peur changera de camp et ce seront plus les trafiquants qui feront les contrôles d’identité dans les cages d’escalier ou aux « check-point » à l’entrée des cités.

Mais il faudra aussi s’attaquer aux causes profondes. Il y a bien longtemps Bossuet lançait cet avertissement : « Dieu se rit de ceux qui déplorent les effets des causes qu’ils chérissent. » L’absence de politique et de contrôle de l’immigration, la volonté idéologique de ne pas en avoir, ont conduit à un afflux ininterrompu de gens auxquels on ne pouvait offrir d’avenir digne, de gens qui n’ont aucune volonté de s’assimiler, de s’agréger à la société française, de gens qui, autrefois colonisés, croient avoir une revanche à prendre sur la France. Dès lors, ces populations, de surcroît installés dans des ghettos, ou ayant transformé leurs quartiers en ghettos, ont constitué une sorte d’écosystème où se développent la délinquance et le rejet, voire la haine, de tout ce qui s’apparente à l’autorité et à la France : policiers, pompiers, personnel médical …On soulignera qu’une partie de la nomenklatura immigrationniste se trouve être, comme par hasard, celle qui prône et pratique la toxicomanie de salon qui se nourrit des trafics de banlieue. Glauque conjonction d’intérêts !

Il est évident qu’il faut, dans l’urgence, mettre fin au droit du sol qui, conjugué avec le regroupement familial, constitue une pompe aspirante de population immigrée, dont la  majorité ne vient pas en France pour travailler. Cette mesure devrait être adoptée par voie référendaire afin d’éviter un éventuel retour en arrière. Pour une personne étrangère, l’acquisition de la nationalité devrait relever d’une volonté claire de devenir réellement, charnellement Français, avec tout ce que cela implique de devoirs et de volonté de faire siennes la langue, la civilisation, la culture et l’histoire de France. Et non pas du hasard du lieu de naissance.

Contre la jurisprudence de la Cour de justice européenne, il faudra rétablir le délit d’immigration illégale et renvoyer sans faiblesse les immigrés illégaux. Il conviendra de rappeler que le droit d’asile ne doit pas être une filière d’immigration et que les déboutés du droit d’asile doivent être reconduits à la frontière. Une lutte sans merci contre les passeurs devra être menée et les ONG qui encouragent ces trafics d’êtres humains traduites devant les tribunaux et leurs navires interdits d’accostage dans les ports français.

Monsieur Sarkozy qui maniait la rhétorique du karcher a laissé entrer environ 220 000 immigrés par an durant son quinquennat, soit plus d’un million cent mille personnes. Plus que la ville de Marseille et deux fois plus que celle de Lyon. Et l’on veut nous faire croire que cela n’a aucun effet sur la structure même du peuple français et que le grand remplacement ne serait qu’un mythe, alors même que les flux ont augmenté sous Hollande et Macron, pour atteindre 270 000 en 2019, avant le ralentissement dû à la crise sanitaire mondiale.

Dans trois mois, les Français devront choisir le Président de la république. Ils auront choix entre l’irresponsabilité actuelle, l’illusion d’un changement qui  ne sera que continuité – « il faut que tout change pour que rien ne bouge » – ou une rupture franche avec les errances suicidaires du passé. La vraie question, la seule question est celle de savoir quelle France nous voulons transmettre à nos enfants ? Une France restaurée dans sa grandeur, sa culture, sa civilisation ou une France « libanisée» au bord du désastre et de la guerre civile ?

A 15 ans, Guillaume Peltier était au FNJ mais Valérie Pécresse participait aux camps des jeunesses communistes en URSS

Qui est le plus cohérent aujourd’hui ? Valérie Pécresse est vraiment l’héritière de Jacques Chirac, qui vendait l’Humanité dans sa jeunesse. elle racontait cette période de son adolescence en 2015 : :

Pour une femme engagée à droite, c’est une formation politique pour le moins atypique. Valérie Pécresse, chriaquienne pur jus, ancienne ministre de Nicolas Sarkozy et présidente les Républicains de la région Île-de-France raconte sans détour dans une longue interview accordée au journal Le Monde qu’elle a fréquenté «deux années de suite» les camps des jeunesses communistes, en URSS. À 15 ans, donc, la future énarque passe un été à Yalta puis le suivant sur la Baltique. «Je suivais les cours de propagande, je chantais L’Internationale en russe, je découvrais que les livres mentaient», se souvient-elle a posteriori.

Bien évidemment, le récit est justifié pour ne pas nuire à son image de femme de droite :

L’ex ministre explique qu’après la lecture de Docteur Jivago, de Boris Pasternak, elle souhaitait apprendre le russe. Mais l’élue francilienne a rapidement déchanté. «L’URSS, deuxième puissance mondiale, c’était les toilettes à la turque et le chocolat de synthèse. Et la censure. Personne ne connaissait le prix Nobel Pasternak! De ces voyages, il m’est resté un attachement à la liberté de pensée, l’idée que l’anticonformisme est davantage de droite que de gauche.

I-Média : omerta sur les profanations d’églises

Image de la semaine 

Les racailles semblent avoir découvert un nouveau passe-temps : faire courir des passants en les traînant depuis leur voiture. Des images violentes et barbares qui ont marqué l’actualité de la semaine passée. 

De Notre-Dame à Saint-Denis : OMERTA !

Plus de huit églises ont été profanées depuis le début de l’année 2022. Huit édifices, dont la dernière demeure des rois de France et joyau du patrimoine français : la basilique Saint-Denis. Le silence médiatique est pesant, seule la presse alternative et l’action des réseaux sociaux ont fait parvenir ces affaires jusqu’à nous. 

Revue de presse 

Agressions sexuelles à Milan, fake news du Monde, interview bidonnée de Macron, du nouveau dans les rédactions du JDD et de l’Opinion : la semaine fut chargée en actualité médiatique. 

Zemmour et ses vœux à la presse 

Eric Zemmour s’est adressé à la presse et n’a pas tenu la langue dans sa poche ! Le candidat a fustigé pendant 20 minutes la caste journalistique et ses travers que nous lui connaissons bien. Jean-Yves Le Gallou analyse ce discours et a une nouvelle à partager.

L’euthanasie s’étend en Colombie

Lu sur IFamNews :

Vendredi dernier à Cali, capitale de la province de Valle del Cauca en Colombie, Victor Escobar a mis fin à ses jours par euthanasie administrée de manière “légale”, deux ans après sa demande initiale. La particularité est que, pour la première fois dans le pays, il ne s’agissait pas d’un malade en phase terminale, puisque le sexagénaire Escobar souffrait d’une bronchopneumopathie dégénérative obstructive chronique, qui, selon ce qu’a déclaré à Reuters son avocat, Luis Giraldo, “réduit considérablement la qualité de vie.”

Le lendemain, à Medellin, une autre citoyenne colombienne, Martha Sepulveda, atteinte de sclérose latérale amyotrophique (SLA), a été tué.

La Cour Constitutionnelle Colombienne a levé les sanctions pour l’euthanasie “dans certaines circonstances” en 1997 et a ordonné en 2014 la réglementation de la procédure, qui a été appliquée pour la première fois en 2015, sur une personne atteinte d’une maladie en phase terminale. L’année 2022 marque une nouvelle étape vers une mise en œuvre de plus en plus radicale de cette pratique inhumaine.

Est-il moralement admissible de devenir des consommateurs permanents et « systématiques » de produits pharmaceutiques liés à l’industrie de l’avortement ?

Catholica a traduit le texte d’un chapitre du livre collectif  Mors tua vita mea, publié sous la direction de Massimo Viglione. Le long sous-titre de l’ouvrage en indique l’objet précis :

« La fin ne justifie pas les moyens. Sur l’illicéité morale des vaccins qui utilisent les lignes cellulaires de fœtus victimes d’avortements volontaires ».

L’auteur, Dom Giulio Meiattini o.s.b., est professeur de théologie fondamentale (Athénée pontifical Saint-Anselme, Rome ; Faculté théologique des Pouilles, Molfetta), directeur éditorial de La Scala, revue de spiritualité des bénédictins de Noci (Bari). Extrait :

[…] Il devrait maintenant être clair que cette vaccination ne sera pas une exception, mais a toutes les apparences d’être, au moins en principe, l’inauguration d’un système permanent de vaccination de masse. Dès la fin du premier cycle, les variantes du virus ou le mythe de la prophylaxie systématique afin d’éviter d’autres vagues éventuelles, ont été l’occasion facile d’ouvrir un nouveau scénario : induire une vaccination totale et permanente. Les individus ne seront pas confrontés « pour une fois » à l’équilibre « proportionnel » entre une vaccination non éthique et la sauvegarde de la santé dans des circonstances « graves ». Au contraire, le fait le plus remarquable est que le concept même de « raisons sérieuses » a été lentement modifié, car les attentes en matière de sécurité et de bien-être ont changé. Même la définition du terme « pandémie » a été élargie par l’OMS, ce qui la rend plus facilement applicable. En bref, il ne s’agit plus d’un vaccin unique (comme celui contre la rubéole ou la rougeole). Au contraire, l’idée même d’un « état thérapeutique » permanent progresse et tend à transformer la vaccination d’un acte ponctuel et isolé en un « système » stable et répétitif à l’infini, au nom d’un exorcisme radical de la mort.

Dans un tel contexte, même la production de vaccins non éthiques, qui était déjà devenue un « système » dans les laboratoires, se transforme en leur utilisation « systématique » et continue par la population. Face à ce scénario, les présupposés moraux énoncés dans les documents magistériels susmentionnés (relatifs aux circonstances spéciales et exceptionnelles à apprécier « proportionnellement ») sont totalement inadéquats. Ce qui pourrait peut-être être admis comme une exception dans de rares cas risque de devenir la règle générale s’il n’y a pas de possibilité de choisir s’il faut vacciner et quel vaccin recevoir.

Compte tenu de l’utilisation généralisée de lignées cellulaires abortives pour la fabrication de vaccins par de nombreuses grandes entreprises pharmaceutiques, le dilemme à résoudre peut donc être formulé comme suit : est-il moralement admissible de devenir des consommateurs permanents et « systématiques » de produits pharmaceutiques liés à l’industrie de l’avortement ? L’extraordinaire caractère exceptionnel du cas unique, jusqu’ici sous-entendue, est remplacée par une vaccination totale, répétée on ne sait combien de fois, qui nécessitera l’extension et la facilitation de l’utilisation de tissus fœtaux humains, avec une législation de plus en plus permissive.

g) Le fait que la perspective morale de la proportionnalité, telle que reflétée dans les textes du Magistère, a été dépassée par ce tournant d’époque, et est donc inadéquate pour comprendre et évaluer le nouveau phénomène devant lequel et dans lequel nous nous trouvons, est également confirmé par d’autres considérations. Il est tout à fait évident, pour qui regarde l’évolution rapide des événements avec un minimum de sens critique, que la campagne de vaccination actuelle est le prélude à des perspectives bien différentes : l’avènement des certificats de vaccination et des visas sanitaires, au-delà desquels se profile l’adoption des puces électroniques déjà en phase d’essai avancée. Ce sont toutes des mesures qui portent gravement atteinte aux droits humains et civils fondamentaux. L’exigence d’un passeport vaccinal est une forme de chantage, préalable et préparatoire à la vaccination obligatoire. La perspective de puces infrarouges ou de vaccins pouvant être lus à distance par des systèmes électroniques revient à prendre le contrôle du corps et de la vie privée des individus. En d’autres termes, accepter la vaccination de masse à ce stade a des implications éthiques potentiellement graves pour l’avenir des sociétés libres et facilite l’émergence de nouvelles formes de totalitarisme. En revanche, vacciner 80 à 90% de la population contre un virus qui, dans plus de 90% des cas, ne présente aucun symptôme, est une mesure totalement disproportionnée.

La bioéthique et la théologie morale qui ne tiennent pas compte de ce contexte général, mais se limitent à examiner la tête d’épingle de la conscience individuelle placée devant l’acte individuel de vaccination effectué à titre exceptionnel, ressemblent à ceux qui s’attaquent à l’artillerie lourde avec un arc et des flèches, en prétendant que les arcs et les flèches sont des armes très efficaces. Il peut être vrai et intéressant de démontrer que l’arc et la flèche, s’ils sont utilisés par un tireur d’élite, sont une arme efficace ; mais face aux chars et aux mitrailleuses, cela n’est absolument pas pertinent. Si l’on veut vraiment comparer la situation actuelle à une guerre, on peut le faire. Il suffit de préciser que la guerre n’est pas contre le virus, mais contre un « système » qui fait du virus son cheval de Troie.

En conclusion, la question de l’utilisation de lignées cellulaires humaines à des fins de recherche pharmaceutique et scientifique, et la question de la licéité de l’utilisation de certains vaccins (et autres produits) résultant de ces pratiques, ne sont que des aspects partiels d’un problème plus général, en dehors duquel ils ne peuvent être traités et résolus de manière adéquate. Dans le cadre planétaire actuel, une science qui utilise des tissus humains à grande échelle comme matériel de laboratoire est une science qui prépare et nourrit une société de cobayes et de sujets manipulés et contrôlés. Il ne s’agit plus simplement de la question de l’admissibilité de certaines thérapies dans certaines conditions. Il s’agit de modifier les conditions mêmes qui justifient une thérapie en en faisant un « système ». Il s’agit d’une vision du monde visant à transformer le corps des gens en une source d’immenses profits (économie) et en un instrument de contrôle capillaire (politique).

Nous devons prendre conscience que si elle est poussée trop loin, « la médicalisation de la société pousse à l’extrême le caractère impérialiste de la société industrielle » (Ivan Illich). La médicalisation totale de la société, au nom du droit à la santé ou du bien commun de la santé publique, est le fer de lance d’un nouvel impérialisme qui veut achever l’œuvre de transformation des citoyens en marchandises et en esclaves, après avoir transformé les fœtus humains en marchandises. Devons-nous être naïfs au point de croire que les super-philanthropes et Big Pharma travaillent pour le bien des êtres humains en assassinant d’autres êtres humains ? Ceux qui sacrifient des enfants aujourd’hui n’auront probablement aucun scrupule à sacrifier demain des pans entiers d’adultes.

The Great Narrative, une guerre contre les peuples : épuisement ou repli stratégique ?

Analyse d’Alliance pour la France :

Le narratif imposé depuis deux ans, le « Great Narrative » lancé en 2021 par Klaus Schwab, le président du FEM de Davos, semble arriver à épuisement.

L’OMS, en décembre 2021, a déclaré qu’ « aucun pays ne pourra sortir de la pandémie à coups de dose de rappel ». Elle précise même que cette stratégie a peu de chance d’ « être appropriée ou viable ». L’organisation s’empresse de rappeler néanmoins la nécessité de vaccins qui ont un « impact élevé en matière de transmission et de prévention de l’infection, en plus de prévenir les formes graves de la maladie et la mort ». Le narratif de la mystique vaccinale demeure mais il se brouille face à l’évidence d’une contamination par Omicron qui ne distingue plus vraiment vaccinés et non vaccinés. Le professeur Raoult invité par André Bercoff à Sud Radio a observé que c’est dans les pays où l’on a le plus vacciné que l’on recense le plus de cas. Avec une couverture vaccinale de 77,6%, les masques sont toujours de sortie, les lieux de loisirs et les transports sont toujours accessibles sur présentation d’un pass sanitaire, les contaminations explosent littéralement. Le narratif conditionnant à la vaccination le retour au monde d’avant n’a plus une once de crédibilité ni médicalement ni politiquement. Des médecins vont jusqu’à dire – avec beaucoup de vraisemblance – que la vaccination fait l’épidémie actuelle. On a ainsi assisté à des retournements assez spectaculaires comme celui du Dr Martin Blachier qui évoque la fin possible de la pandémie et parle du Pass Vaccinal comme la dernière « cartouche » du gouvernement reconnaissant ainsi implicitement le caractère exclusivement politique de cette stratégie improprement appelée « sanitaire ». Au Royaume-Uni, Clive Dix, l’ancien chef de la task force sanitaire du gouvernement britannique, a préconisé un changement drastique de stratégie face à l’épidémie pour privilégier une campagne de vaccination ciblée. En Espagne, les autorités commencent à développer un nouveau protocole de surveillance et à considérer le Covid comme une maladie endémique à l’égal de la grippe. L’Autriche, pourtant fer de lance du covidisme forcéné sous la brève parenthèse du sinistre Schallenberg, a repoussé l’obligation vaccinale prévue initialement en février 2022, arguant de difficultés techniques. Les médias français, pourtant promoteurs de la politique inepte de la clique macroniste, ont opéré des reniements assez surprenants comme le coup de gueule de Laurent Ruquier peu suspect d’appartenir à la fachosphère complotiste. Les paroles outrancières d’Emmanuel Macron sur la très forte « envie » d’ « emmerder les non-vaccinés » ont certes accentué les tensions mais ont provoqué un soupçon perceptible dans la population sur le caractère sanitaire de la politique menée. On le voit : le narratif coordonné au niveau mondial commence à s’effriter.

Pourtant, deux solutions s’offrent encore à l’élite mondialisée, aux parties prenantes du capitalisme prôné par Klaus Schwab dans Covid-19, la Grande réinitialisation.

La première option est de poursuivre cette escalade covidienne selon la stratégie de Macbeth, dans une spirale incontrôlée de violence sociale, d’absurdité médicale et de déraison assumée. Dans ce cas, il s’agira d’un quadruple reniement : reniement de la nature puisque le variant Omicron est en train de donner une immunité naturelle beaucoup plus efficace qu’une « couverture vaccinale » effectuée par thérapie génique. Reniement de la science et de la médecine : un seul exemple récent, la vitamine D présentée dans un projet d’arrêté comme une substance ayant des « propriétés de perturbation endocrinienne » alors que la déficience en vitamine D favorise vraisemblablement les formes graves de Covid ! Reniement de la citoyenneté puisque la citoyenneté désormais se télécharge par QR code et se « désactive » selon un calendrier illisible puisqu’elle dépend du « schéma vaccinal » de chacun. Reniement de la cohésion nationale surtout car, comme le dit plaisamment le sénateur Alain Houpert, on passerait « du contrat social de Rousseau au crédit social » de Xi Jin Ping. Le sordide Macron est le personnage qui a cette fonction de télécharger le modèle chinois en France, manu militari.

La deuxième option est le repli stratégique. Davos abandonnerait la tactique éclair dans sa guerre contre les peuples. Dans ce cas, il s’agirait de trouver pour la France un personnage plus consensuel qui ferait passer les mêmes choses : Pass sanitaire ou vaccinal, Pass écologique, monnaie numérique. On abandonnerait ainsi l’adrénaline de l’urgence, l’activisme forcené et la précipitation de la « Start up nation » en fournissant les garanties du parti de l’ordre : tranquillité publique, morale bourgeoise, méthode progressive, logiciel idéologique progressiste. On aura reconnu Valérie Pécresse qui a toutes les faveurs du « Cercle de la Raison » comme l’a reconnu Alain Minc récemment et comme l’a anticipé Jacques Attali qui verrait bien une femme à l’Elysée. Malheureusement pour les peuples, Valérie Pécresse a de nombreux alliés objectifs dans le paysage politique français. Toutes les institutions, – Assemblée Nationale, Sénat, Conseil d’Etat, Conseil Constitutionnel – spectaculairement mises à mal par la cavalcade macroniste pourraient retrouver du lustre pour réaliser le plan mondialiste de la Grande Réinitialisation, dans le calme et le consensus. Des résistants potentiels à cette folie sanitaire se sont rangés dans le droit chemin choisissant l’option vaccinale comme Robert Ménard ou Eric Ciotti, décevant grandement au passage leurs électeurs et élargissant dangereusement le périmètre de l’extrême-centre. D’autres ne semblent pas voir le caractère politiquement structurant de cette folie covidiste et leur silence est aussi assourdissant qu’inquiétant pour la suite. Le narratif changerait certes mais la fin de l’histoire serait identique.

Dans cette séquence covidienne, Davos a en outre recueilli des renseignements précieux : en deux ans seulement, les Français, peuple historiquement amoureux de sa liberté, ont accepté de la troquer contre une place au restaurant. Ce peuple fier accepte de revêtir un masque contre toute vraisemblance sanitaire, contre tout bon sens médical. Le peuple de Descartes a réussi à croire que si deux doses de « vaccins » ne marchent pas, il en fallait une troisième. La fille aînée de l’Eglise a pu entendre sans vraiment broncher que la vaccination était un « acte d’amour ».

La guerre contre les peuples est évidente comme l’a montré Michel Geoffroy dans ses deux derniers livres et les élites mondialisées ne lâcheront pas le plan. Le modus operandi de cette guerre peut varier. Qu’ils persistent ou qu’ils opèrent un recul stratégique, la logique de guerre reste la même. C’est l’essence du Great Narrative. Notre rôle sera de rester politiquement vigilants car l’ennemi avance sans masque comme Macron ou masqué comme d’autres, peut-être plus dangereux encore.

Michel de Jaeghere : « L’État français n’est pas neutre, il est athée »

Extrait d’un entretien de l’auteur du Cabinet des antiques paru dans France Catholique et reproduit ici :

La laïcité ne permet-elle pas d’assurer une certaine neutralité de l’État ?

L’État français n’est pas neutre, il est athée. Quand le ministre de l’Intérieur et des Cultes Gérald Darmanin affirme que tout croyant doit reconnaître que la loi civile passe devant la loi de Dieu, il proclame le principe d’un athéisme d’État. Qui peut penser en effet que quelqu’un qui croit en un Dieu créateur du ciel et de la terre, puisse aussi penser que la loi de Dieu est inférieure à celle de Monsieur Darmanin ? Ce qu’il nous demande, n’est certes pas de cesser de croire en Dieu mais de nous comporter comme si nous n’y croyions pas.  Cette tendance s’est manifestée, pendant les confinements, lorsque l’État a décrété que la messe était une activité « non essentielle ». Elle ne l’était qu’au regard de l’absence de Dieu qui est au cœur de l’État.

Dans ce cas, quelle attitude l’État doit-il adopter face aux religions ?

Il serait d’abord nécessaire de reconnaître que le christianisme a été constitutif de notre peuple. Le peuple français est né de la conversion de Clovis, c’est-à-dire de la conversion des barbares francs au catholicisme romain, ce qui leur a permis de se marier avec les Gallo-Romains chrétiens. L’envahisseur a choisi la religion des vaincus et la fusion des deux peuples s’est faite, à tel point qu’en deux générations, il était impossible de distinguer les Francs des Gallo-romains ! Le peuple français est né de l’unité de religion. Toute l’histoire de France a été charpentée par le catholicisme.  Considérer le catholicisme comme une religion parmi d’autres à égalité avec l’islam, c’est dès lors se moquer du monde. C’est nier ce qu’est l’identité même de la France. Nous ne sommes pas un peuple venu de nulle part, constitué par vagues d’immigrés de toutes religions, réunis par une même adhésion à la laïcité et aux valeurs de la République ! Cette histoire ne correspond à aucune réalité.

La France peut-elle subsister en étant religieusement divisée ?

Nous sommes un pays de culture et d’origine catholique dont la majorité des ressortissants sont désormais agnostiques. La question se pose donc de savoir comment préserver un pays façonné par le christianisme en promouvant l’athéisme. Notre unité est en outre mise en cause par la présence d’une minorité agressive issue d’un islam qui, historiquement a toujours été hostile au christianisme, religion constitutive de la France. Or, l’accord des âmes est nécessaire à l’unité d’un pays et cet accord n’est jamais plus solide que lorsqu’il est cimenté par une religion commune.

Comment pourrions-nous retrouver cette unité ?

Dans le cadre d’une société ethniquement et culturellement divisée, il n’y a pas d’autre possibilité de renouer avec l’unité que par l’assimilation. Elle suppose que nous soyons capables de proposer aux nouveaux venus de partager notre patrimoine et les trésors dont nous avons hérité. Pour survivre, il faut savoir qui nous sommes, renouer avec notre héritage chrétien et sa richesse sidérante, entretenir à son égard une piété filiale pour, enfin, renouer avec l’envie de le transmettre. C’est le premier acte nécessaire à toute renaissance.  C’est parce que nous aurons renoué avec ce patrimoine que nous pourrons le partager avec ceux des nouveaux venus qui sont destinés à rester. La conversion appartient certes au secret des âmes et on ne peut pas en faire un programme politique, et ce d’autant moins que l’Église paraît elle-même peu enthousiaste devant cette mission. Mais la priorité serait d’essayer de donner, par l’école, les médias, la culture, l’amour du patrimoine chrétien. Si nous n’essayons pas cela, tout sera perdu. […]

En Autriche, 217 sage-femmes signent une lettre ouverte pour dénoncer la vaccination des femmes enceintes

Lu ici :

217 sages-femmes autrichiennes ne se taisent plus face aux abus liés aux traitements génétiques Covid-19 pour les femmes enceintes et allaitantes. Sous le slogan « Les sages-femmes se font entendre », elles adressent leur lettre ouverte au Conseil autrichien des sages-femmes, aux décideurs politiques et aux médias. Elles y font parfois état de fausses couches, de fœtus à la croissance retardée et de naissances prématurées qu’elles ont observées chez des femmes enceintes traitées par ARNm et demandent, entre autres, le suivi systématique de l’état de santé des mères et des enfants traités par ARNm. Les sages-femmes insistent sur leurs droits fondamentaux et leurs libertés, ainsi que sur le droit à l’intégrité physique.

Lettre ouverte

au Conseil autrichien des sages-femmes (ÖHG)
est adressée dans les mêmes termes à
Monsieur le Président fédéral Dr. Alexander Van der Bellen,
et à tous les membres du gouvernement fédéral autrichien, aux gouverneurs des Länder,
aux clubs de tous les partis représentés au Conseil national, aux hommes et femmes politiques qui s’engagent pour les droits des femmes et les droits de l’homme, à divers médias et journalistes.

Mesdames et Messieurs !

Nous observons avec consternation les développements sociaux, politiques et surtout sanitaires actuels dans notre pays.

Trois questions à l’association des fidèles hors les murs de Saint-Germain-en-Laye

Depuis plus d’un an et demi une messe traditionnelle est célébrée devant une église fermée de Saint-Germain-en-Laye. Pourquoi ?

En juin 2020, symboliquement et désespérant d’être un jour reçus et écoutés, nous avons demandé à un prêtre ami de bien vouloir célébrer une messe sans autorisation pour manifester l’absurdité de la situation dans laquelle se trouvaient les fidèles de Saint-Germain-en-Laye et de ses environs qui demandaient depuis des années et des années à bénéficier du motu proprio de Benoît XVI. Si Mgr Aumonier n’a pas plus réagi à cette messe qu’à nos autres demandes anciennes et nombreuses, beaucoup de fidèles ont demandé à renouveler la célébration de cette messe. Nous avons pu bénéficier de l’aide de plusieurs prêtres pour multiplier ces messes qui sont célébrées chaque dimanche et fête à 11h00 devant la chapelle de l’hôpital. L’affluence varie de 70 à 150 personnes… principalement en fonction des conditions météorologiques !

Où en êtes-vous aujourd’hui ? Des images d’une messe de minuit devant une porte fermée ont beaucoup circulé sur les réseaux sociaux à Noël.

Effectivement. Formellement, rien n’a évolué depuis juin 2020 et nous avons eu la joie de vivre cette nuit de Noël avec peut-être davantage d’émotion et d’union spirituelle avec Notre-Seigneur. Mais nous savons de bonne source que le nouvel évêque de Versailles, Mgr Crepy, était prêt à trouver une solution lorsque le pape François a rendu public son motu proprio en juillet dernier. En outre certains d’entre nous ont pu rencontrer (enfin ! ) des autorités religieuses du diocèse et de Saint-Germain-en-Laye. Si rien de concret n’est sorti de ces rencontres à ce stade, les relations ont été fraternelles et sincères. C’est déjà beaucoup car nous savons bien qu’en dépit des prétentions synodales énoncées par le pape, une pression importante est exercée sur les épiscopats pour limiter leur autorité et leur gouvernement en cette seule matière liturgique. Nous sommes donc résolus, patients et confiants.

Mais le motu proprio Traditionis custodes ne rend-il pas illusoire une issue positive ?

Le pape François indique dans Traditionis custodes que les nouvelles demandes de messes ne doivent pas être prises en compte. Or, vous l’avez compris, notre demande date de 2007 au minimum ! Elle n’est donc pas nouvelle et il ne semble donc pas impossible d’interpréter ce motu proprio avec bienveillance. L’avenir nous dira comment aura été réglée cette demande des habitants de Saint-Germain-en-Laye à bénéficier chaque dimanche et fête à un horaire familial, la célébration d’une messe traditionnelle par un prêtre bienveillant. Contra spem in spe !

Un camp pour les cas contact

C’est en Chine, mais rien ne dit que cela ne vas pas donner des idées à certains de nos gouvernants :

Le foyer en cours à Shijiazhuang, ville de 11 millions d’habitants, a poussé les autorités à y construire un vaste centre de quarantaine pour isoler les personnes à risque. Des centaines d’ouvriers aidés de grues assemblent des chambres préfabriquées blanches sur un vaste terrain terreux en banlieue de la ville. La chaîne de télévision d’État chinoise CGTN a diffusé des images de ce chantier gigantesque.

Des scènes qui rappellent l’édification en quelques jours l’année dernière d’hôpitaux de fortune à Wuhan, la ville chinoise où le nouveau coronavirus a été détecté pour la première fois.

Le centre de quarantaine en construction à Shijiazhuang sera équipé de salles de bain, d’eau chaude, du Wi-fi et de l’air conditionné. Une fois achevé, dans quelques jours selon les médias, il permettra d’héberger plus de 4.000 personnes au total.  Sa construction a commencé le 13 janvier, dans un contexte d’émergence de petits foyers de Covid-19 dans des villes du nord de la Chine.

Comment les athées au pouvoir célèbrent la Nativité par le massacre des innocents

Communiqué de SOS Tout-Petits :

Alors que les chrétiens se préparaient à célébrer l’avènement de l’Enfant-Dieu et le salut des hommes, il s’est trouvé des députés du principal groupe parlementaire soutien du pouvoir pour juger utile de promouvoir un peu plus le massacre des êtres humains en votant un texte tendant à prolonger de douze à quatorze semaines de la conception le délai de l’interruption volontaire de grossesse (IVG) avec quelques autres mesures allant dans le même sens.

L’avortement plus tardif signifie souvent en pratique l’écrasement de la tête du petit être humain qu’on extrait, ce qui a  fait dire en substance au Professeur Israël Nissan que des politiques venant assister à une IVG tardive ne « tiendraient » pas deux minutes !

L’aveuglement des parlementaires qui ne subiront pas les méfaits de leurs votes n’est certes pas une nouveauté  …pas plus que l’horreur du massacre des innocents.

Chacun jugera de cette nouvelle trahison du bon sens, du droit naturel et de la morale et priera pour que le texte, qui doit venir devant le Sénat en janvier, n’aboutisse pas.

Nous souhaitons, au contraire de cette nouvelle incitation à l’avortement, qu’une vraie politique sociale apporte une aide importante aux femmes enceintes en difficulté. Ce peut être une prime de naissance de 6000 euros ( à réduire selon la tranche marginale de l’impôt sur le revenu) ; coût : environ 4 milliards d’euros par an … bien peu quand il s’agit d’obtenir la vie sauve pour des milliers d’êtres humains condamnés avant de naître, avec un effet social considérable et bien ciblé.

Jacques BAY

Vice-Président de SOS Tout-Petits

Nous nous retrouverons à Paris pour la Grande Marche pour la Vie ce dimanche 16 janvier près de la gare Montparnasse, place de Catalogne

Nous dirons le Rosaire en queue de cortège. Rendez-vous pour SOS Tout-Petits au débouché de la rue Jean Zay (côté Nord) sur la place de Catalogne (accès par le métro : Gaîté ou Montparnasse)

Les rappels de « vaccin » du Covid peuvent affecter le système immunitaire

Le régulateur de l’Union européenne a averti que les injections fréquentes de rappel de Covid-19 pourraient nuire au système immunitaire.

Répéter les doses de rappel tous les quatre mois pourrait éventuellement affaiblir le système immunitaire et fatiguer les gens, selon l’Agence européenne des médicaments. Au lieu de cela, les pays devraient laisser plus de temps entre les doses de rappel et les lier au début de la saison froide dans chaque hémisphère, conformément au plan défini par les stratégies de vaccination contre la grippe.

Israël est devenu le premier pays à commencer à administrer un deuxième rappel, ou quatrième injection, aux personnes de plus de 60 ans.

Les rappels « peuvent être effectués une ou peut-être deux fois, mais ce n’est pas quelque chose qui, selon nous, devrait être répété constamment », a déclaré Marco Cavaleri, responsable de la stratégie des menaces biologiques pour la santé et des vaccins.

Le régulateur de l’UE a également déclaré que les antiviraux oraux et intraveineux, tels que Paxlovid et Remdesivir, maintiennent leur efficacité contre l’omicron.

Victoire du référé liberté pour suspendre le port du masque dans le département des Yvelines

Des citoyens des Yvelines accompagnés par plusieurs collectifs et des élus de Versailles ont obtenu le 12 janvier une ordonnance qui suspend l’obligation préfectorale de porter le masque dans les Yvelines.

L’ordonnance du juge des référés précise :

« Le préfet ne justifie pas des raisons liées à des circonstances locales susceptibles de favoriser la diffusion du virus qui exigeraient que soit prononcée l’obligation générale du port du masque en extérieur dans l’ensemble des 259 communes du département, de plus sans définir les périodes horaires caractérisées par une forte densité de population. »

Le Sénat dominé par LR vote le passeport vaccinal

Le texte a été adopté par 249 voix pour et 63 contre. Le détail des votes est ici.

Parmi les modifications apportées au texte par le Sénat, malgré l’opposition de l’exécutif :

  • la mise en place d’un seuil de 10 000 patients hospitalisés en lien avec le Covid-19 au niveau national, en-deçà duquel le pass vaccinal disparaît automatiquement ;
  • la suppression de la possibilité de vérifier l’identité du détenteur du pass par les patrons de bars, cafés et restaurants ;
  • la suppression des sanctions administratives contre les entreprises ne jouant pas le jeu du télétravail ou n’appliquant pas les protocoles sanitaires.
  • limitation du pass vaccinal aux plus de 18 ans, les mineurs de 12 à 17 ans restant soumis au pass sanitaire.

Députés et sénateurs se réuniront au Palais Bourbon, jeudi 13 janvier en début d’après-midi, pour tenter de s’accorder sur une version commune du texte en commission mixte paritaire (CMP).

En cas d’accord, il sera soumis pour adoption définitive une dernière fois au vote du Sénat jeudi, puis de l’Assemblée vendredi.

Si la CMP échoue, le projet de loi repartira en nouvelle lecture dans les deux chambres, l’Assemblée ayant le dernier mot.

La Famille Missionnaire de Notre-Dame soutient la Marche pour la Vie et y participera

Comme chaque année, avec beaucoup de constance, la Famille Missionnaire de Notre-Dame (FMND) sera représentée à la Marche pour la Vie le 16 janvier prochain. La FMND communique :

Ce prochain dimanche 16 janvier aura lieu à Paris la Marche pour la vie. Comme chaque année, nous apportons tout notre soutien à cette initiative. La Communauté y sera représentée, et  nous encourageons nos amis à y participer.

Les menaces qui pèsent sur la vie naissante ne font que s’accentuer en France actuellement : allongement des délais, suppression de la clause de conscience des personnels soignants…

Dans le contexte électoral de cette année qui commence, il est urgent que les catholiques, mais aussi tous les hommes de bonne volonté, fassent appel à la conscience des gouvernants, des hommes politiques et des candidats aux prochaines échéances, afin qu’ils prennent en compte ce sujet qui doit être de premier plan pour une société humaine et juste.

Plus que jamais l’être humain le plus fragile qui soit, l’enfant dans le sein de sa Maman est menacé. Or, comme l’a rappelé le concile Vatican II, « la vie doit être sauvegardée avec un soin extrême dès la conception : l’avortement et l’infanticide sont des crimes abominables. » (Gaudium et spes, n° 51).

Dans ce contexte, il est plus que jamais nécessaire que se lève le peuple pour la vie !

La Famille Missionnaire de Notre Dame remercie les laïcs et les jeunes qui s’engagent, et accompagnera donc la Marche pour la vie, par sa présence et par sa prière.

Père Bernard et Mère Hélène

« Depuis le 1er janvier, il y a une épidémie de profanations d’églises»

 

Que faites-vous dimanche 16 janvier ? Rendez-vous à la Marche pour la Vie !

Communiqué de Choisir la vie :

Alors que le Sénat examine ces jours-ci le projet de loi Gaillot tendant à l’extension du délai légal de l’IVG médicamenteuse de 12 à 14 semaines de grossesse, les défenseurs de la Vie auront à nouveau rendez-vous le dimanche 16 janvier prochain à Paris pour la Marche pour la Vie afin de dénoncer ces atteintes à la vie naissante et, particulièrement en cette année d’élections présidentielles cruciales, solliciter de nos gouvernants une véritable politique d’aide et d’accueil des femmes enceintes en difficulté.

L’association Choisir la Vie, qui œuvre auprès des femmes enceintes à travers son antenne d’écoute et qui poursuit ses actions de sensibilisation du grand public sur la réalité de l’IVG,  renouvelle son soutien à la Marche pour la Vie et invite ses adhérents à rejoindre massivement la mobilisation.

A l’heure où nos gouvernants n’ont de cesse de se préoccuper « des plus fragiles » au sein de leurs  diverses communications relatives à la crise sanitaire que nous traversons, deux catégories entières de ces « plus fragiles » semblent exclues de toute considération : les enfants à naître et les femmes enceintes en difficulté confrontées au choix de poursuivre ou non leur grossesse.

L’IVG est aujourd’hui la seule alternative présentée aux femmes enceintes qui doutent de leurs capacités à accueillir la Vie, et est présentée comme l’exercice de leur liberté, leur choix par excellence.

Quelle liberté, quel choix devant la pression de leurs proches à recourir à l’IVG ?

Quelle liberté, quel choix devant les difficultés économiques qui les harassent ?

Quelle liberté, quel choix devant cette culpabilité de n’avoir pas su gérer une contraception et l’imprévu d’une grossesse ?

Et si le vrai choix était d’aider ces femmes à choisir la confiance en accueillant la vie…

Soyons nombreux à la Marche pour la Vie pour faire entendre la voix des sans-voix !

La nouvelle loi sur l’avortement nous éloigne toujours plus de notre fil civilisationnel

Tribune de Jean-Frédéric Poisson pour Le Salon beige :

« Je le dis avec toute ma conviction : l’avortement doit rester l’exception, l’ultime recours pour des situations sans issue. Mais comment le tolérer sans qu’il perde ce caractère d’exception, sans que la société paraisse l’encourager ?[1] »

Voici la question que posait Simone Veil le 26 novembre 1974 devant l’Assemblée nationale dans son célèbre discours ouvrant l’accès à l’interruption de grossesse. Que les choses ont changé depuis ! Plus de quarante-cinq ans plus tard, force est de constater que l’avortement n’est plus l’exception, mais la norme, qu’il n’est plus question de le tolérer, mais de l’encourager. En votant cette loi, ce jour-là, les mains tremblantes et à raison, les parlementaires entourant Simone Veil ouvraient une brèche et provoquaient une rupture majeure dans notre civilisation qui s’est toujours fait un devoir de protéger la personne humaine de sa conception à sa mort naturelle. C’est ce qu’ils avaient ignoré à l’époque en œuvrant pour un projet de loi motivé par des soucis pragmatiques. Mais les bonnes intentions ne suffisent pas toujours. Ce premier pas n’aurait jamais dû être franchi.

Aujourd’hui, avec cette nouvelle loi proposée par madame Gaillot, adoptée par l’Assemblée nationale et en cours de discussion au Sénat, notre société s’éloigne toujours plus de notre fil civilisationnel. Elle s’éloigne même, alors que la plupart des progressistes s’en revendiquent volontiers, de l’état d’esprit qui a motivé le discours de Simone Veil dans l’hémicycle en 1974. Ainsi est-il question de rallonger les délais légaux d’accès à l’interruption volontaire de grossesse de douze à quatorze semaines[2]. Présenté comme un progrès social, ce rallongement barbare acte définitivement le passage d’une conception tragique de l’avortement comme ultime recours – conception qui dominait initialement – à une conception égoïste, dans laquelle l’enfant à naître frustre la volonté individuelle de jouir de la vie sans entrave. Car, à quatorze semaines, même en période de pandémie, la femme ne souhaitant pas mettre d’enfant au monde a eu le temps de prendre les dispositions adéquat auparavant. Simone Veil déclarait :

« Aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l’avortement. Il suffit d’écouter les femmes. C’est toujours un drame et cela restera toujours un drame ».

Madame Gaillot et ses acolytes l’ignorent visiblement, puisqu’ils nous présentent cet allongement comme une conquête et l’IVG comme un droit fondamental. Elles invisibilisent ainsi les millions de femmes souffrant psychologiquement des suites de ces interruptions.

En revenant aux origines de cette légalisation, on perçoit tragiquement le fossé qui nous sépare des parlementaires de l’époque : alors que l’esprit de la loi initiale « interdit l’incitation à l’avortement par quelque moyen que ce soit » car « cette incitation reste inadmissible », nous avons basculé peu à peu vers une loi qui interdit la critique de l’avortement. Et la proposition de loi de madame Gaillot enfonce le clou puisque doit être supprimée la double clause de conscience spécifique à l’IVG. Pour Simone Veil, la dissuasion était pourtant une condition sine qua non de la légalisation de l’avortement :

« si le projet qui vous est présenté tient compte de la situation de fait existante, s’il admet la possibilité d’une interruption de grossesse, c’est pour la contrôler et, autant que possible, en dissuader la femme. »

Aujourd’hui, dissuader est devenu un délit. La loi actuelle prévoit même, depuis 2017, un délit d’entrave à l’avortement puni de deux ans d’emprisonnement et de 30.000 euros d’amende. Le discours moral s’est inversé.

Même Emmanuel Macron, chantre du progressisme reconnaît être opposé à cette proposition. Dans une interview accordée au magazine Elle le 1er juillet 2021[3], il mettait en avant, et à raison, « le traumatisme que c’est pour une femme d’avorter ». Il est à craindre, à l’inverse, que certains parlementaires Républicains ayant juré allégeance à madame Pécresse se rallient à la majorité progressiste et adoptent cette loi, conformément à l’état d’esprit de leur candidate – ce qui prouvera à nouveau, s’il en était encore besoin, que les véritables forces conservatrices du pays n’ont plus rien à faire chez LR voué à disparaître ou à fusionner avec En Marche !. Pour finir sur une note d’espoir, pensons à la jeunesse qui se lève dans ce combat et laissons une dernière fois la parole à Simone Veil :

« Les jeunes générations nous surprennent parfois en ce qu’elles diffèrent de nous ; nous les avons nous-mêmes élevées de façon différente de celle dont nous l’avons été. Mais cette jeunesse est courageuse, capable d’enthousiasme et de sacrifices comme les autres. Sachons lui faire confiance pour conserver à la vie sa valeur suprême. »

Aujourd’hui, les jeunes générations luttent à nos côtés pour cette valeur suprême. Voilà pourquoi nous les attendons nombreux à la prochaine Marche pour La Vie le dimanche 16 janvier 2022.

Jean-Frédéric Poisson

Président de VIA | la voie du peuple

[1] « Discours de Simone Veil en 1974 à l’Assemblée nationale », BFM TV, le 30/06/2017.

[2] « Proposition de loi visant à renforcer le droit à l’avortement », Senat, le 01/12/2021.

[3] « Brigitte Macron, Simone Veil, Joséphine Baker… Emmanuel Macron nous dit pourquoi ‘elles comptent’ », Elle, le 01/07/2021.

Destituer l’emmerdeur ?

Une trentaine d’avocats (parmi lesquels celui de votre blogue Me Triomphe), magistrats, professeurs d’université, notaires et juristes dénoncent dans cette tribune de Valeurs Actuelles les propos tenus la semaine dernière par le président de la République, et s’interrogent sur les conséquences légales qu’ils pourraient avoir :

« J’apprends que le gouvernement estime que le peuple a trahi la confiance du régime et devra travailler dur pour regagner celles des autorités. Dans ce cas, ne serait-il pas plus simple pour le gouvernement de dissoudre le peuple et d’en élire un autre ? » (Bertolt Brecht)

La scène imaginaire décrite avec ironie par Brecht est devenue aujourd’hui une réalité :

« En démocratie, le pire ennemi c’est le mensonge et la bêtise. Nous mettons une pression sur les non-vaccinés en limitant pour eux, autant que possible, l’accès aux activités de la vie sociale » (…) « Quand ma liberté vient menacer celle des autres, je deviens un irresponsable. Un irresponsable n’est plus un citoyen » (…) « C’est une toute petite minorité qui est réfractaire. Celle-là comment on la réduit ? On la réduit, pardon de le dire comme ça, en l’emmerdant encore davantage. Moi je ne suis pas pour emmerder les Français. Je peste toute la journée contre l’administration quand elle les bloque. Eh bien là, les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder. Et donc on va continuer de le faire, jusqu’au but. C’est ça, la stratégie. Je ne vais pas les mettre en prison, je ne vais pas les vacciner de force. Et donc, il faut leur dire : à partir du 15 janvier, vous ne pourrez plus aller au restau, vous ne pourrez plus prendre un canon, vous ne pourrez plus aller boire un café, vous ne pourrez plus aller au théâtre, vous ne pourrez plus aller au ciné… » (Emmanuel Macron, le Parisien, mercredi 5 janvier 2022).

La dernière saillie du président de la République est à la fois une déclaration de bannissement civique d’une partie des Français et une atteinte à la Constitution, qui le rendrait passible — si les représentants du peuple en avaient le courage — de destitution pour manquement aux devoirs de sa charge de manière manifeste et incompatible avec l’exercice de son mandat.

Un bannissement inacceptable de concitoyens

Tout le monde conserve à l’esprit la fracassante allocution d’Emmanuel Macron du 16 mars 2020 dans laquelle il a, à six reprises, insisté sur le fait que la France était en guerre. À l’époque l’ennemi était « invisible, insaisissable ». Depuis lors, l’ennemi a un nom : le peuple de France qui refuse, pour des raisons qui, à tort ou à raison — l’histoire se chargera de le dire —, lui sont propres, de se soumettre à la pression vaccinale imposée par le gouvernement.

« J’ai très envie de les emmerder. Et donc on va continuer de le faire, jusqu’au but. C’est ça, la stratégie », déclare Emmanuel Macron. Monsieur le Président, vous êtes le président de tous les Français et non pas seulement de vos électeurs. Que cela vous plaise ou pas, le mandat de président vous a été confié par tous les citoyens. Il est inacceptable, pour les juristes que nous sommes, de vous entendre parler de réduire une minorité, ce qui est le propre de toute démocratie libérale, en l’emmerdant encore d’avantage. Vos propos clivants ne sont pas dignes d’une République et d’une Nation qui a figée comme principe premier des droits de l’homme et du citoyen que « les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune » (art. 1, Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789).

Qui porte atteinte à notre Constitution

Vous portez atteinte à l’égalité entre les citoyens en créant par vos paroles et actions des citoyens déclassés, des citoyens de seconde zone. L’histoire a déjà connu des tragédies lorsqu’au nom de minorités réfractaires les gouvernants se sont livrés aux pires abus des droits humains conduisant leurs semblables à la destruction et à la mort. Rappelons aussi que

« la Loi n’a le droit de défendre que les actions nuisibles à la Société. Tout ce qui n’est pas défendu par la Loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elle n’ordonne pas (art. 5, Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789) ».

La loi n’impose pas une obligation vaccinale à caractère général. Cela aurait comme corolaire d’imposer à l’État la responsabilité qui découle de cette obligation, responsabilité que vous n’avez jamais assumée depuis le début de la crise sanitaire. De ce fait, nul, hormis les personnes strictement listées par la loi, ne peut être contraint à se faire vacciner. Le choix personnel de refuser une injection ne peut avoir comme conséquence de rendre un citoyen victime d’une vindicte étatique qui ne repose sur aucun fondement de droit. Les gouvernements passent mais la Constitution reste. Comme tous les Français, et encore plus qu’eux, par les fonctions qui sont les vôtres, il vous est imposé de respecter l’État de droit et ses règles.

L’article 5 de la Constitution française précise que

« Le président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’État. Il est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et du respect des traités. »

Vous devez veiller au respect de la Constitution et nous autres, juristes, nous serons toujours présents pour vous le rappeler à chaque fois que, par vos paroles ou actions, vous trahirez le dépôt qui vous a été confié. « L’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements » (préambule, Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789). Ne méprisez pas, Monsieur le Président, les droits de toutes les composantes de notre Nation, ne seraient-elles toutes vos électeurs. Par la violence de vos paroles, vous incitez à la haine et créez la division :

« En démocratie, le pire ennemi c’est le mensonge et la bêtise. Nous mettons une pression sur les non-vaccinés en limitant pour eux, autant que possible, l’accès aux activités de la vie sociale. » (Emmanuel Macron, le Parisien, mercredi 5 janvier 2022)

Vous traitez, avec dédain, plus de 5 millions de Français de menteurs et d’abrutis et vous prétendez de votre seule autorité leur dénier la qualité de citoyens. Faut-il vous rappeler, à ce stade, que si beaucoup de Français n’ont pas souhaité se faire vacciner c’est parce que votre gouvernement, et vous-même, Monsieur le Président, vous avez depuis le début de la crise sanitaire tenu des propos mensongers et des actions contradictoires ? Faut-il vous rappeler que cela fait à peine un an vous affirmiez : « Je l’ai dit, je le répète : le vaccin ne sera pas obligatoire. » Quelle crédibilité pouvez-vous espérer avoir dans ces conditions ? Au lieu de traquer les Français libres, Monsieur le Président, vous feriez mieux de leur présenter vos excuses.
La France ne vous appartient pas, ni à personne.

Et qui pourrait mériter une destitution pour manquement aux devoirs de votre charge

Vos propos sont d’une telle gravité que vous pourriez vous rendre passible de la sanction prévue par l’article 68 de la Constitution nationale, selon laquelle

« le président de la République ne peut être destitué qu’en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat. La destitution est prononcée par le Parlement constitué en Haute Cour. »

Bien sûr, la majorité présidentielle vous protègera de la constitution d’une Haute Cour pour vous juger, mais la matière à incrimination est constituée et jette un discrédit sur la fonction présidentielle, dans l’opinion publique française comme internationale.

Vous parlez trivialement de vos concitoyens comme ce que vous dénonciez d’un Trump, d’un Poutine ou d’un Bolsonaro, mais que nous sachions ces chefs d’État n’ont jamais parlé des Américains, des Russes ou des Brésiliens qui ne votaient pas pour eux comme vous venez de le faire !

De manière symbolique, au nom de tous les citoyens déclassés que vous souhaitez laisser sans voix, nous sommes affligés de constater que vous avez gravement failli aux devoirs qui sont les vôtres, ce qui pourrait entrer dans les prévisions de l’article 68.

La France éternelle, celle qui vibre encore dans le cœur de très nombreux Français qui savent reconnaître leur frère dans leur semblable sans se soucier si celui-ci porte son passe vaccinal ou pas, vous jugera un jour, dans les urnes et dans l’histoire.

A quoi sert l’école?

Excellente remarque d’Eric Zemmour (qui aurait pu ajouter la propagande LGBT):

Profanations en série

Après Genouilly (18) et Bondy (93), c’est l’église de Saint-Germain-l’Auxerrois à Romainville (93) qui a été profanée.

Sans parler des statues brisées, de Poitiers à Saint-Denis, en passant par Strasbourg.

Pour rassurer les parents : le chiffre des enfants morts du covid en deux ans

Commençons par prendre trente secondes de silence pour réfléchir : quel est à notre avis le nombre d’enfants mineurs (de 0 à 18 ans) morts du covid pendant les deux années de la pandémie ?

Voilà : on note le chiffre dans un coin de notre tête et maintenant nous lisons ci-dessous une petite partie de l’intervention de M.Véran lui-même le mardi 4 janvier 2022 à l’Assemblée nationale lors de la discussion sur le passe sanitaire.

M.Véran reprend la parole juste après une suspension de séance, et nous savons donc qu’il est 19h20.

Pour que la source soit totalement évidente, nous mettons la copie-écran (site de l’Assemblée nationale) de la partie intéressante de l’intervention du ministre :

Vous avez bien lu : il y a eu trois décès d’enfants de 0 à 18 ans formellement imputables au covid en deux ans. Soit un équivalent de 1,5 décès par an.

Mais au fait, combien de décès d’enfants par an en France ? Les nombres fournis par l’INSEE ne sont pas totalement satisfaisants car les classes d’âge prises en compte vont de « moins de 1 an » à « 15-24 ans ». En faisant un prorata rustique de la catégorie 15-24 ans (2295 décès, soit 688 pour les 15 à 17 ans), il y a eu 4311 décès en France pour les 0 à 18 ans en un an. Soit un équivalent 8622 sur deux ans.

Les décès des mineurs liés au covid sur deux ans ont représenté 0,03% des DECES totaux de ces mineurs. 0,03% ! En faisant une rapide estimation de classes d’âge à 600 000 individus (et donc 10,8 millions d’enfants), les décès covid n’ont (heureusement) touché que 0,00003% de cette population.

Et le covid, quel pourcentage dans les contraintes d’organisation et les préemptions sur les libertés publiques ?

L’avortement première cause de mortalité dans le monde, mais 2021 est l’année la plus pro-vie aux Etats-Unis

Voici le titre qui figure sur le site internet de l’Institut Guttmacher, le vaisseau amiral “scientifique” de Planned Parenthood, le fournisseur d’avortements le plus célèbre et le plus infâme du monde.

Sur ce site en effet, il est écrit que 2021 a été la pire année du dernier demi-siècle pour la liberté d’avortement aux États-Unis d’Amérique.

C’est-à-dire qu’en 2021, plus de lois ont été adoptées pour restreindre l’avortement qu’au cours de n’importe quelle autre année depuis 1973, lorsque le 22 janvier de cette même année, la Cour Suprême fédérale a classé l’affaire… Jane Roe et autres contre Henry Wade, procureur du comté de Dallas -communément appelé “Roe v. Wade”– déclarant l’avortement non illégal dans tout le pays.

Pour la première fois, plus de 100 lois pro-vie ont été adoptées aux États-Unis en une seule année civile.

En d’autres termes, la violente offensive en faveur de l’avortement en tant que ” droit “, dont l’administration Biden a fait un impératif catégorique, a produit une grande diversité des finalités. Et la longue vague des quatre années de l’administration Trump consacrées à la défense du droit à la vie continue d’avoir des effets importants.

Cependant, il ne faut pas oublier que le succès pro-vie aux Etats-Unis en 2021 n’a pas encore réussi à ébranler le gigantesque bilan sanglant de l’avortement au niveau mondial : En effet, comme l’a documenté le site de statistiques Worldometer, l’avortement a atteint en 2021 le chiffre monstrueux de 42,6 millions disséminés sur toute la planète, contre 8,2 millions de décès dans le monde à cause du cancer, 5 millions à cause du tabagisme, 1,7 millions à cause du sida, 1,3 millions à cause des accidents de la route et 1 million par suicide, sans compter les 3,5 millions des suites du CoViD-19.

La France prie : chapelets publics

Au milieu de vagues de confinements très restrictifs et d’une obligation de vaccination, les tensions en Autriche sont en hausse. Fin novembre, Louis-Pierre Laroche, négociant en vins et père de onze enfants, a lancé un appel à prier le chapelet avec d’autres en public, pour l’Autriche. Épuisés par les réponses politiques au COVID qui n’offrent que des restrictions toujours plus importantes, souffrant économiquement, isolés par les fermetures, effrayés et consternés par la perspective d’une vaccination obligatoire, l’appel de Laroche trouve un écho auprès des Autrichiens désireux de se joindre à lui.

Chaque semaine, le mercredi soir, depuis la fin du mois de novembre, dans toute l’Autriche, des personnes ont commencé à se rassembler en public pour prier ensemble le chapelet dans le cadre de l’initiative Österreich betet [L’Autriche prie]. L’appel est simple, mais profond : « Priez pour l’Autriche ! » tous les mercredis soirs, en public, comme l’explique un prospectus,

« afin que notre pays, qui traverse actuellement l’une des crises les plus graves de son histoire, soit confié à la Mère de Dieu et que l’on demande son intercession pour tous les citoyens ».

Il a lancé la même initiative pour la France :

À partir de ce groupe de prière public local de la taille d’un grain de moutarde, il y a maintenant plus de 100 groupes de prière publique du chapelet du mercredi soir dans toute l’Autriche.

En France, l’initiative se répand comme une traînée de poudre. Ce sont près de 300 groupes qui viennent de s’organiser pour prier le chapelet. Vous pouvez vous y joindre en regardant sur la carte ci-dessous ou en rejoignant le groupe sur l’application Telegram (il y a déjà près de 4000 membres).

De la revue Reconquête au parti du même nom, Guillaume Peltier, porte-parole de Zemmour : pas bon signe pour la campagne de ce dernier

De Bernard Antony :

Les médias commentent depuis hier le passage chez Zemmour, et comme porte-parole de sa campagne électorale, de l’inénarrable député « Les Républicains », Guillaume Peltier. Sur toutes les chaînes on évoque le parcours de ce dernier passant du Front National au MNR de Bruno Mégret, puis du MNR chez Philippe de Villiers qui, un temps, ne jurait que par lui ; puis, lâchant Villiers, passant chez Sarkozy et chez « Les Républicains » sur les instances de Brice Hortefeux, exprimant ensuite un attrait pour la République en Marche de Macron à l’évidence pas payé de retour. Et puis, crachant  au passage, il y a peu, comme il nous en souvient, sur les catholiques traditionalistes, comparant même « le communautarisme chrétien  à l’islamisme », on le retrouvera ensuite dans le jeu de désignation du candidat à l’Élysée de son parti, soutenant Xavier Bertrand puis Éric Ciotti ; amorçant sans doute ainsi son passage chez Zemmour.

Mais les médias n’ont pas évoqué le fait que dans l’année 1998, Guillaume Peltier, dont on apprendrait ultérieurement son passage du FN au MNR, fit un bout de chemin avec Chrétienté-Solidarité. Il écrivit notamment dans le n° 150 (juin 1998) de la revue Reconquête un article un brin pompeusement titré – mais pourquoi pas, il était jeune – « Va, jeune Français, marcher où l’honneur te demande ».

Au mois de juillet suivant, il participa en Provence à l’université d’été du Centre Charlier et de Chrétienté-Solidarité que j’ai toujours dirigée. Là, il ne me prodiguait que témoignages d’amitié. Mais au bout de quelques jours, des jeunes filles vinrent me dire qu’elles étaient excédées et qu’elles avaient décidé de me parler parce que Guillaume Peltier ne cessait, en réalité, par derrière, de tenir des propos hostiles à notre organisation. Étonné, je demandais alors à ce dernier ce qu’il en était, lui exprimant qu’il était libre de manifester franchement ses désaccords, que nous ne lui en tiendrions pas rigueur. Il me répondit que l’on avait sans doute mal interprété ses propos.

Mais, je devais bientôt avoir la preuve de ce qu’il en était réellement. En effet, Peltier, qui s’avérait être une pièce dans le dispositif d’un Mégret croyant que Chrétienté-Solidarité était une dépendance du Front National, s’efforçait, en vain, de lancer une structure appelée JAC (Jeunesse-Action-Chrétienté). Il publiait alors une petite brochure de présentation, en osant sans vergogne y utiliser des photos prises dans notre université pour les attribuer à son JAC ! On jugera du procédé révélateur du personnage, tel qu’à travers bien des anecdotes ensuite on pourrait le camper, adepte dans son ADN de tous les doubles ou triples jeux possibles pour lui.

Mais, voilà qu’à nouveau, je crois que je vais encore une fois vérifier, selon l’expression de Charles Péguy, que « la politique se dévalue en cuisine ». J’avais déjà dit avec beaucoup d’amitié pour Éric Zemmour que si j’étais zemmourophile, je n’étais pas zemmourolâtre. Aujourd’hui, la présence du gars Peltier au poste stratégique de porte-parole de la campagne de Zemmour, ne me paraît pas de bon augure. La prochaine trahison du personnage est génétiquement programmée. Du moins, pour ma part, je ne serai pas surpris et Zemmour, auquel j’envoie ce texte, ne pourra que m’en rendre acte.

Dernier point : le jour même où j’apprenais l’arrivée de Peltier dans le dispositif zemmourien, je lisais dans Le Figaro-Magazine l’entretien donné par Philippe de Gaulle, le fils du général si admiré par Zemmour. Philippe de Gaulle, portant beau ses cent ans, s’exprime ainsi en fin d’entretien : « Éric Zemmour s’amuse et sème la pagaille, peut-être d’ailleurs à la demande d’Emmanuel Macron, qui n’a pas démérité ». Pas vraiment gentil et même fielleux pour Zemmour ! Mais Sosthène a sans doute l’excuse de l’âge.

Dieu garde Zemmour des embûches des cuisines politiciennes.

Passeport vaccinal et liberté de conscience

Du père Pascal Ide :

Contre le pass(eport) vaccinal (et déjà sanitaire), aux arguments d’ordre médical [1], philosophique [2], juridique [3], j’ajoute un argument tiré de la doctrine sociale de l’Église qui est à vrai dire, un argument de philosophie politique. Je le tire d’un texte du pape Jean XXIII, Pacem in terris, qui fut la première lettre encyclique à être adressée non pas aux seuls chrétiens, mais à « tous les hommes de bonne volonté ».

Aujourd’hui, le durcissement autoritaire du politique vis-à-vis de la vaccination suscite de multiples peurs. Il suffit d’interroger autour de soi pour entendre que les motivations principales conduisant à se faire vacciner ou recevoir une nouvelle dose du vaccin (ou prétendu tel) est la crainte, la crainte d’être infecté ou d’infecter. Mais aussi l’une des plus profondes craintes ancrées dans le cœur de l’homme : être exclu socialement, culturellement, politiquement. J’oserais presque ajouter ontologiquement, tant, pour nos autorités politiques, l’individu s’identifie au citoyen : récuser l’identité de citoyen à celui qui n’est pas vacciné, c’est lui refuser d’exister. Enfin, la crainte d’être très rudement sanctionné. Cette politique de la peur s’accompagne elle-même d’une campagne médiatique suscitant des angoisses majeures en se centrant sur des informations non pertinentes comme les chiffres de l’épidémie de la Covid 19 en son variant Omicron [4].

Venons-en maintenant au propos de saint Jean XXIII. Aussi incisif que limpide, il se passe de tout commentaire :

« Si le pouvoir s’appuie exclusivement ou principalement sur la menace et la crainte des sanctions pénales ou la promesse des récompenses, son action ne réussit aucunement à susciter la recherche du bien commun ; y parviendrait-il, ce serait d’une façon étrangère à la dignité de l’homme, être libre et raisonnable. L’autorité est avant tout une force morale. Ses détenteurs doivent donc faire appel, en premier lieu, à la conscience, au devoir qui incombe à tous de servir avec empressement les intérêts communs [5] ».

Il est d’ailleurs significatif que le passage souvent cité de l’épître aux Romains qui commence par « Que chacun soit soumis aux autorités supérieures » (Rm 13,1), et il s’agit ici notamment des autorités politiques, lorsqu’elles sont « au service de Dieu » (v. 4), continue en affirmant que celui qui obéit doit le faire « non seulement à cause de la colère », c’est-à-dire par crainte des punitions, mais « en conscience » (v. 5). Liberté de conscience qui est bien entendu niée lorsque l’obligation vaccinale menace d’être imposée à tous les Français.

J’ajoute un dernier argument. L’on estime à 10 % la part de la population non vaccinée. Or, en entendant la parole excluante désormais si tristement fameuse du président de la République, il me revenait un autre pourcentage qui avait décidé, entre autres causes, de la prise de conscience de Claude Lefort et de sa condamnation du communisme stalinien (auquel son ami Sartre à continué à adhérer) : sous la tyrannie du « petit père des peuples », un homme (adulte) sur neuf se retrouvait dans les camps. Pour le philosophe français, qu’un gouvernant ne puisse gouverner qu’en incarcérant un dixième de ses gouvernés signalait la faillite majeure de son gouvernement…

Pascal Ide

[1] Cf., par exemple, les propos du Dr Alice Desbiolles : https://youtu.be/kMiqjwlOAe8

[2] Cf., par exemple, les propos du philosophe Thibaud Collin : https://www.bvoltaire.fr/thibaud-collin-le-gouvernement-alimente-une-spirale-de-la-peur-dans-une-veritable-fuite-en-avant/

[3] Cf., par exemple, https://www.leslignesbougent.org/petitions/non-au-pass-vaccinal-5503/

[4] Cf., par exemple, les propos du Dr Alice Desbiolles référencés ci-dessus.

[5] Jean XXIII, Lettre encyclique Pacem in terris sur la paix entre toutes les nations, fondée sur la vérité, la justice, la charité, la liberté, 11 avril 1963, n. 48.

Le Passe vaccinal en 1ère lecture à l’Assemblée nationale. Le groupe LR, canard sans tête

Il faut le lire pour le croire, ce tweet que M.Damien Abad, patron des députés LR, a écrit le 6 janvier, dès après l’adoption en première lecture du projet de loi instaurant le passe vaccinal par les députés :

« En responsabilité » : ça, c’est la novlangue affectionnée aussi bien par les députés LaRem (et les ministres) que par les LR. Ca veut dire que les députés ont réfléchi avant de voter, ce qui ne peut pas être considéré comme une mauvaise chose.

« Une nette majorité des LR ne s’est pas opposée au projet de loi sur le passe vaccinal ». Formule négative et compliquée pour cacher l’embarras dudit président de groupe : alors que Mme Pécresse, candidate LR aux élections présidentielles, s’est déclarée favorable au passe vaccinal, alors que M.Abad (considérant son nom par ordre alphabétique, c’est évident sur le tweet) a voté pour, il n’a été suivi que par 27 collègues.  22 autres se sont abstenus (participant donc cette nette majorité…) et 24 ont voté contre (pour ceux ayant participé au vote).

Les débats avaient déjà montré des LR ayant le comportement d’un canard sans tête.

Déjà, dès le tout début du débat, à propos du vote de la motion de rejet préalable présentée par La France insoumise. Cette procédure peut-être utilisée par les députés (d’opposition) considérant que le projet de loi présenté est contraire à une ou plusieurs dispositions constitutionnelles ou bien qu’il faut décider qu’il n’y a pas lieu à délibérer ». Si elle est adoptée, elle entraîne le rejet du texte. C’est pourquoi cette motion de rejet préalable est débattue avant que ne s’engage la discussion générale sur le fond. C’est bien sûr quasiment toujours une motion désespérée rejetée par la majorité des députés.

C’est un Jean-Luc Mélenchon plutôt inspiré qui a défendu cette motion. Les groupes ont ensuite présenté leur position sur cette motion, et voilà la position défendue par le groupe LR représenté par Mr Jean-Jacques Gaultier :

« Monsieur Mélenchon, tout ce qui est excessif est insignifiant…. Nous ne pouvons pas voter cette motion de rejet, parce que, s’il y a lieu de débattre, il y a lieu aussi de se faire vacciner… Mais nous sommes aussi responsables, favorables à la vaccination et favorables au passe vaccinal [NDLR : rappel, 28 voix pour sur 74 présents et 103 membres du groupe]… Nous voterons donc contre cette motion de rejet ».

On fait plus aimable. On fait surtout plus cohérent parce que, le 19 octobre 2021, lors du début du débat sur le projet de loi juste précédent portant diverses dispositions de vigilance sanitaire destiné à proroger les moyens à disposition du gouvernement jusqu’au 31 juillet 2022, c’est le groupe LR qui avait déposé une motion de rejet préalable, motion qui elle avait reçu le soutien du groupe LFI !

Et pendant la discussion générale, les positions LR peu cohérentes se succèdent. D’un côté, M. Ian Boucard :

« Je le rappelle, les députés du groupe Les Républicains sont de fervents défenseurs de la vaccination…. Pour conclure, bien qu’ils soient très critiques sur votre gestion de la crise sanitaire, mais parce qu’ils sont favorables à la vaccination, les députés du groupe Les Républicains ne s’opposeront pas au projet de loi »

et Mme Le Grip :

« Nous, Les Républicains, nous le redisons avec détermination : nous sommes de fervents défenseurs de la vaccination, que nous considérons comme le meilleur outil pour enrayer l’épidémie. Oui, la vaccination fonctionne ».

De l’autre, un Aurélien Pradié :

« Quelle est notre responsabilité en tant que députés ? Nous sommes ici quelques-uns à avoir souligné constamment depuis deux ans que l’accoutumance aux privations de liberté était autant un danger pour la santé publique que pour notre démocratie ; nous sommes quelques-uns à vouloir réaffirmer aujourd’hui cette conviction… Vous devez nous entendre parce que quand nous sortirons de cette crise, on aura, non seulement en matière de santé publique mais aussi en matière de démocratie, une sacrée gueule de bois ».

Il n’est pas inutile de rappeler que M. Pradié est l’un des conseillers politiques de la candidate Pécresse ni de constater que, c’est ballot, M.Pradié fait partie d’une quatrième catégorie de députés : ceux qui n’ont pas participé au vote.

M.Le Fur fait aussi partie de ces députés LR critiques :

« Il y a quelques mois, les mots qui dominaient étaient « bienveillance », « société inclusive », « tolérance » ou « droit à l’erreur ». C’étaient les mots d’hier ! Dorénavant, on parle de « sanctions », d’« obligation », de « contrôles », d’« emmerdement maximum des Français ». Voilà de quoi il s’agit…  On menace même la citoyenneté de certains de nos compatriotes. On les traite comme des Untermenschen , des sous-hommes, en discutant de leur capacité à être des citoyens. Nous ne voulons pas de cela ! Croyez-moi, nous ne voterons pas un texte qui aurait pour effet de mettre au ban une partie de nos compatriotes ».

Et M. Le Fur fait aussi partie, comme M.Pradié, des députés absents lors du vote final.

Le canard sans tête est tellement étonnant que M.Véran se permet un zeste d’ironie :

« Je ferai une remarque concernant la position des députés Les Républicains, en m’adressant au président Jacob ici présent… Je ne suis pas sûr d’arriver à vous suivre. J’ai l’impression qu’à la télévision vous êtes pour et que, dans l’hémicycle, vous êtes contre… lors qu’à la télévision vous dites que vous ne vous opposerez pas au passe vaccinal, dans l’hémicycle vous votez, un à un, tous les amendements visant à détricoter le texte. À l’occasion d’une réunion de concertation à laquelle vous avait invité le Premier ministre, vous étiez sorti sur le perron de Matignon pour déclarer que vous étiez désormais favorables au passe vaccinal. Je m’en souviens puisque je m’étais moi-même félicité de ce changement de pied des députés LR, je me réjouissais de les accueillir à nos côtés dans la perspective d’une unité républicaine. Mais aujourd’hui, dans l’hémicycle, tous les députés de votre groupe qui s’expriment sont contre. Vous devez déterminer votre position, c’est important. Je ferme la parenthèse, monsieur Jacob ».

M.Abad lui-même a agi en parfait petit collaborateur parlementaire du gouvernement (qui veut aller vite pour une mise en place du passe vaccinal au 15 janvier) en considérant, après les propos fécaux de M.Macron que, somme toute, quand même :

« Néanmoins, je déclare, au nom du groupe Les Républicains, que nous voulons reprendre le débat ; nous voulons une Assemblée du respect et de la responsabilité, qui aille jusqu’au bout du texte. Depuis le début de son examen, nous n’avons jamais été dans l’obstruction. … Messieurs les ministres, puisque vous annoncez l’arrivée prochaine de M. Castex, nous sommes prêts à reprendre les travaux dès maintenant afin de ne pas perdre plus de temps, par esprit de responsabilité et dans le respect de la représentation nationale ».

Et le même M.Abad, après intervention de M.Castex resté parfaitement droit dans ses bottes le 5 janvier après-midi, a conclu : « Il est donc temps de reprendre les débats, de reprendre ses esprits ». En fait, on croirait entendre le ministre lui-même.

Le ministre qui trouve encore un autre soutien avec M.Woerth qui semble s’énerver un peu en s’adressant en particulier aux députés de La France Insoumise :

« Cela fait maintenant de nombreuses heures que nous examinons des amendements qui ne visent qu’une chose : méthodiquement détricoter le passe vaccinal…. Vous dites qu’il faut assurer la santé à long terme. Nous y sommes évidemment tous attachés, mais il faut aussi qu’il y ait de la santé à court terme, or l’épidémie sévit maintenant… C’est pourquoi il nous faut un passe vaccinal aussi complet que possible, lequel permettra d’ailleurs à tous les jeunes de pratiquer leurs activités sportives…. Ce qui est liberticide, madame Panot, ce n’est pas le passe vaccinal, mais le virus. Le jour où vous l’aurez compris, nous nous en porterons mieux ».

Propos qui sont immédiatement soulignés par de « vifs applaudissements sur les bancs des groupes LaREM, Dem et Agir ens. ». Remarquons qu’au moins, M.Woerth est cohérent : il a fait partie des 28 députés qui ont voté pour. 

Et puis (c’était avant la séance publique, en commission), M.Larrivé (LR) a même proposé une disposition supplémentaire permettant aux organisateurs de meetings de mettre en place, s’ils le souhaitent, un passe vaccinal permettant d’assister à ces meetings. Nous ne résistons pas au plaisir de publier le tweet posté par M.Larrivé après l’annonce du ralliement de M.Peltier à M.Zemmour :

Et le sommet : M. Sébastien Huyghe (LR) qui a soutenu l’amendement no 586 ayant

« pour but de lancer un débat sur la responsabilisation financière des non-vaccinés, en instaurant un système de franchises médicales pour les soins qui leur sont dispensés lorsqu’ils sont atteints du covid. En effet, le Gouvernement ayant fait le choix de réduire très fortement la vie sociale des non-vaccinés, la question peut se poser de savoir si une autre voie peut être empruntée en parallèle en instaurant une responsabilité financière liée au choix de prendre, en ne se faisant pas vacciner, un risque avéré de développer une forme grave de la maladie en cas de contamination ».

C’est même le gouvernement qui doit refuser l’amendement, qui n’est donc pas adopté. M.Huyghe a bien sûr voté pour le projet de loi, regrettant sans doute que son idée de voie parallèle, financière, pour cisailler les non-vaccinés (qui, rappelons-le toujours, n’enfreignent aucune loi) n’ait pas été adoptée. Peut-être lors de la discussion du quatorzième texte de nature sanitaire pour un tour de vis supplémentaire d’ici deux mois ?

Le pauvre maire LR de Toulouse doit trouver la situation bien amère, lui qui twittait le 4 janvier :

 

En responsabilité, on vous dit.