Traditionis custodes, analyse du Club des Hommes en Noir
Le Club des Hommes en Noir avec l’abbé de Tanouärn, le Père Viot, le Père Thomas sj et Jean-Pierre Maugendre, sous la direction de Philippe Maxence revient sur le dernier motu proprio du Pape François : Traditionis Custodes.
C’est arrivé un 11 septembre…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 11 septembre : saints du jour français ou en France.
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St Patient : évêque de Lyon († V. 480)
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À Lyon, vers 480, saint Patient, évêque. Poussé par la charité, il fit distribuer une grande quantité de blé aux cités le long du Rhône et de la Saône, pour venir en aide aux populations affamées et consacra largement son apostolat à convertir les hérétiques et à prendre soin des indigents.
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St Sacerdos : évêque de Lyon († 552)
À Paris, en 552, le trépas de saint Sacerdos, évêque de Lyon, qui vécut dans l’amour et la crainte de Dieu et mourut en arrivant dans cette ville pour participer à un concile.
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St Adelphe abbé de Remiremont († V. 670)
Au monastère de Luxeuil en Bourgogne, vers 670, le trépas de saint Adelphe, abbé de Remiremont, qui racheta par une profusion de larmes un bref moment de discorde.
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St Leudin dit Bodan : évêque de Toul († AVANT 680)
À Toul avant 680, saint Leudin, dit Bodon, évêque. D’abord marié, il embrassa la vie monastique, sa femme Odile prenant en même temps la même décision, et mourut peu de temps après avoir été ordonné évêque.
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Bx François Mayaudon : prêtre et martyr († 1794)
Sur l’île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux François Mayaudon, prêtre de Soissons et martyr. Sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, il fut déporté, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier, et mourut d’une maladie putride.
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St Jean-Gabriel Perboyre : prêtre de la Congrégation de la Mission Martyr en Chine († 1840)
Jean-Gabriel Perboyre naît à Mongesty, près de Cahors, dans la France méridionale, le 6 janvier 1802. Il est l’aîné d’une famille de paysans assez aisés dont six des huit enfants entreront en religion.
On le destinait à reprendre la ferme, mais il accompagne son frère Louis, âgé de neuf ans, qui doit continuer ses études à Montauban, afin de l’aider à s’acclimater à la vie du pensionnat. L’école avait été fondée et est dirigée par son oncle Jacques, lazariste, qui avait traversé la tourmente révolutionnaire comme prêtre réfractaire. Devant ses aptitudes, on lui demande de rester aussi au pensionnat.
À la fin de ses études, il suit une mission prêchée par un lazariste et il entre dans la Compagnie de la Mission en 1818. Justement son oncle vient de créer un séminaire, car il n’y en avait plus depuis la Révolution ; Jean-Gabriel est son premier élève.
Il prononce ses vœux en 1820 et en 1823, avant même d’être ordonné, il est nommé professeur à Montdidier, près d’Amiens, où il réussit très bien auprès des jeunes, créant un comité de classe, organisant la visite des pauvres.
Il est ordonné prêtre en 1826 à la Rue du Bac. On l’envoie alors à Saint-Flour dans le Cantal comme professeur de théologie, où il réussit si bien que son évêque le demande comme directeur du Séminaire. Notons qu’il avait suivi les idées de La Mennais sur l’éducation, mais quand celui-ci est condamné (1832), il s’incline. Il est nommé en 1832 assistant du Directeur du Séminaire interne de Paris, c’est le noviciat des Lazaristes. C’est l’époque où l’on ramène les reliques du bienheureux François-Régis, martyrisé en Chine. Cela fait naître en lui le désir de le suivre sur cette voie, d’autant plus que son frère Louis est mort avant d’arriver en Chine.
En 1835, on accepte enfin de le laisser partir pour la Chine. (Le médecin qui s’y était opposé revient sur son verdict…après une nuit blanche!). Son long et pénible voyage dure de mars 1835 à la mi-août 1836, où il arrive à son Poste dans la Province du Ho Nan. Il accomplit plusieurs missions sur ce territoire très vaste. L’année suivante il est Curé dans la Province du Hou Péi.
En 1839, il est livré par un catéchumène. Il subit plusieurs séances de torture qui font de lui un être pantelant, mais il refuse de piétiner la croix. Ses bourreaux sont impressionnés par sa politesse et son calme. Condamné, il doit attendre encore longtemps la confirmation du verdict par l’Empereur. Il meurt par strangulation sur un gibet en forme de croix, le vendredi après-midi 11 septembre 1840. Les chrétiens réussissent par un subterfuge à prendre son corps et l’enterrent à côté du bienheureux François-Régis qui avait été martyrisé 20 ans auparavant.
Jean-Gabriel Perboyre a été béatifie le 10 novembre 1889 par le pape Léon XIII et canonisé, à Rome, par saint Jean-Paul II le 2 juin 1996.
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le 11 septembre 813 : sacre de Louis le Pieux à Aix-la-Chapelle.
Le Roi Louis le Pieux, est sacré du vivant de Charlemagne. Louis le Pieux est son troisième fils et est roi des Aquitains depuis 781. Il est le seul héritier survivant des 19 enfants de Charlemagne. Le 5 octobre 816, il est couronné et sacré par le pape Étienne IV à Reims. C’est le premier monarque sacré à Reims, après Clovis ; cette pratique est suivie par presque tous les Rois de France ensuite.
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le 11 septembre 1217 : signature du traité de Lambeth.
Par ce traité, Louis VIII de France renonce à ses prétentions à la couronne d’Angleterre.
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le 11 septembre 1226 : première Adoration eucharistique.
Cette cérémonie est organisée, à la demande du Roi de France, Louis VIII, pour rendre grâce et célébrer la victoire sur les Albigeois dans le cadre de la croisade proclamée par l’Église catholique contre l’hérésie. A Avignon, le Roi demande que le Saint-Sacrement soit exposé. Devant l’afflux de fidèle, l’évêque décide de poursuivre l’adoration nuit et jour. L’initiative, confirmée par la papauté, se poursuit jusqu’en 1792 ! Voir les chroniques du 12 et du 14 septembre.
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le 11 septembre 1611 : naissance d’Henri de la Tour d’Auvergne, connu sous le nom de vicomte de Turenne, maréchal de France, maréchal général des camps et armées du Roi.
Henri de la Tour d’Auvergne-Bouillon naît le 11 septembre 1611 au château de Sedan ; il meurt à la bataille de Salzbach, le 27 juillet 1675. Vicomte de Turenne, fils du duc de Bouillon et prince de Sedan, il est plus connu sous le nom de Turenne. Maréchal de France en 1643 et maréchal général des camps et armées du Roi en 1660, il est l’un des meilleurs généraux de Louis XIII, puis de Louis XIV.
Élevé dans la religion réformée, il se convertit au catholicisme en 1668, sous l’influence de Bossuet, notamment après la lecture de son livre Histoire des variations des Églises protestantes. Le fait d’être témoin d’un miracle eucharistique lors d’un incendie incontrôlable au Louvre. Le vent et le feu tombent et s’arrêtent devant la présence réelle. Turenne, témoin de la scène en est profondément touché. Il en témoigne devant la Cour en disant : « Je l’ai vu, je n’en saurai douter, je l’ai vu. »
Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs. De François Marie Algoud (Ed de Chiré, page 58)
Pendant la Guerre de Trente Ans, il lève un régiment d’infanterie en 1625 qui porte son nom. La même année, il fait ses premières armes dans l’armée hollandaise, sous les ordres de son oncle, le stathouder Frédéric-Henri d’Orange-Nassau. Il s’illustre notamment au siège de Bois-le-Duc, contre les Espagnols. Cependant, il choisit en 1630 de passer au service de la France,
A la mort du Roi Louis XIII, c’est Anne d’Autriche, régente de France qui le fait maréchal de France. Turenne n’a alors que 32 ans. Il est envoyé en Alsace où les armées françaises sont en position délicate. Il participe aux sièges de Mayence et de Philippsburg et aux batailles de Fribourg en 1644 et Nördlingen l’année suivante. Il remporte d’innombrables victoires : de Zusmarshausen, de Bléneau (Voir la chronique du 7 avril), du faubourg Saint-Antoine (voir la chronique du 2 juillet), d’Arras (voir la chronique du 25 août), de la bataille des Dunes (voir la chronique du 14 juin), de la bataille de Sinsheim, de la bataille d’Entzheim, conquiert les villes de Belfort et Mulhouse avant de battre les Impériaux à la bataille de Turckheim (voir la chronique du 5 janvier). En 1672, il est nommé capitaine général par Louis XIV.
Il connaît à l’occasion de la Fronde un de ses rares revers militaires en étant vaincu lors de la bataille de Rethel le 15 décembre 1650 par l’armée royale (voir la chronique du jour).
Il est tué par un boulet à la Bataille de Salzbach (voir la chronique du 27 juillet). La France entière le pleure, Le retour du corps de Turenne vers Paris, est une marche à la fois triomphale et funèbre. Il connait un hommage posthume qui rappelle celui qui fut adressé à Du Guesclin, lorsque du château de Randon il fut conduit à Paris. A Paris, les obsèques de Turenne sont célébrées avec une magnificence royale. Louis XIV lui accorde l’honneur posthume d’être enseveli à la basilique Saint-Denis, avec les Rois de France. Lors de la mise à sac et la profanation de la nécropole des Rois de France, par les révolutionnaires, son tombeau est ouvert et son corps est trouvé dans un parfait état de conservation, puis exposé plusieurs mois à la foule. Bonaparte le fait transférer à l’église Saint-Louis des Invalides. Napoléon Ier dira qu’en toutes circonstances il aurait pris les mêmes décisions que lui. La 160° promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr (1973-1975) porte son nom. Voir aussi la chronique du 5 avril et du 23 octobre.
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le 11 septembre 1702 : combat de Champ-Domergue contre les Camisards.
C’est là qu’à lieu le premier combat sérieux des Camisards, dont Cavalier, contre les troupes royales. Voir les chroniques du 20 mars, des 1er et 16 avril.
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le 11 septembre 1709 : bataille de Malplaquet, au cours de la Guerre de Succession d’Espagne.
L’Armée Royale de Louis XIV ne connait que des défaites face aux Impériaux du Prince Eugène de Carignan-Savoie, aux Anglo-Hanovriens de John Churchill de Malborough et à leurs alliés Bataves (à Ramilies, Turin, Audenarde, Lille…).
Suite à l’Appel à son peuple, voir la chronique du 12 juin (1709), lu dans les diocèses et paroisses, le Roi Louis XIV réussit à mobiliser ses sujets. Bien qu’épuisé par de nombreuses années de guerres, de disettes aggravées par le Grand Hiver de 1709, le Royaume répond en masse. Louis XIV confie le commandement de cette armée au Maréchal Claude Louis Hector de Villars, chef de guerre, haï de la cour mais adoré de ses soldats.
A la tête de 80 000 Français, face aux 100 000 soldats d’Eugène et de Malborough, Villars établit des positions retranchées au lieu-dit Malplaquet entre Mons et Maubeuge.
Claude Louis Hector de Villars
Les positions françaises résistent à tous les assauts, puis se retirent en très bon ordre. 11 000 soldats du Roi sont tombés, dont 6 000 tués. L’ennemi de son côté, a perdu entre 20 000 et 25 000 tués dans le camp adverse. Le Maréchal de Villars blessé au genou lors d’une charge de cavalerie qu’il dirige, aurait dû être amputé, mais il a ordonné à son chirurgien de soigner sa blessure et l’opération réussit.
Marlborough dira: « Avouez que les Français ont été heureux ce jour-là ».
Boufflers écrit au Roi dans la soirée du 11 septembre:
« Sire, la suite des malheurs arrivés depuis quelques années aux armes de Votre Majesté avait tellement humilié la nation française que l’on n’osait quasi plus s’avouer Français. J’ose assurer Sire que le nom français n’a jamais été plus estimé ni plus craint qu’il l’est présentement dans toute l’armée des alliés. »
Villars dira à quant à lui au Souverain : « Si Dieu nous fait la grâce de perdre encore une pareille bataille, Votre Majesté peut compter que ses ennemis sont détruits. »
Car en effet, tactiquement, Malplaquet peut être considéré comme une défaite française mais stratégiquement, au vu des pertes chez les Impériaux et de la bonne retraite française c’est un immense succès du Roi de France, d’où sortira la chanson encore fredonnée de nos jours :
« Malbrouk s’en va-t-en guerre,
Mironton, Mironton, Mirontaine! »
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le 11 septembre 1758 : victoire du Duc d’Aiguillon sur les Anglais à Saint-Cast.
La victoire de Saint-Cast-le-Guildo est remportée par les miliciens bretons et les soldats du Roi commandés par Emmanuel Armand de Vignerot du Plessis-Richelieu duc d’Aiguillon, petit neveu du Cardinal. Emmanuel de Richelieu est alors Gouverneur du Duché de Bretagne.
Les 10 000 fantassins Anglais de Bligh échouent à s’emparer de Saint-Malo en débarquant trop à l’Ouest. Ils sont ensuite repoussés par les bretons et rembarquent en abandonnant 4 000 tués et blessés et entre 600 et 800 prisonniers.
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le 11 septembre 1802 : annexion du Piémont par la France.
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le 11 septembre 1855 : prise de Sébastopol en Crimée.
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Le 10 septembre, le général Pelissier prend la ville. Cet épisode est le début de la déroute russe.
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le 11 septembre 1915 : la Royale commence à sauver des milliers d’Arméniens en Turquie.
Du 11 au 13 septembre, l’opération navale sauve 4 092 personnes, dont 8 blessés. Les bateaux français qui viennent au secours des chrétiens persécutés sont : le croiseur cuirassé amiral Charner qui recueille 347 Arméniens, le croiseur cuirassé Desaix en recueille 303, le croiseur de 3e classe D’Estrées : 459, le croiseur auxiliaire Foudre : 1 042, le croiseur de 1re classe Guichen : 1 941. Tous ces réfugiés vont être placés dans des camps situés à proximité de Port-Saïd, grâce à l’accord des autorités anglaises qui les accueillent le 14 septembre. Parmi ces réfugiés se trouvent des combattants dont certains rejoindront la légion arménienne du général français Julien Dufieux, en 1920.
Pour en savoir plus lire le roman de Franz Werfel : Les 40 jours de Musa Dagh
La lecture des mémoires des amiraux des escadres du Levant e souligne le décalage entre leurs actions de protection des chrétiens d’Orient et le recul (pour ne pas dire l’abandon) de la diplomatie française en 1922 et 1923 (désastreux traité de Lausanne).
Ce sera la dernière fois que la France viendra au secours des chrétiens persécutés en tant que tels. Après cette date, la France cessera d’être la nation protectrice des chrétiens, titre que la Russie revendiquait déjà en 1915 et qu’elle est seule à revendiquer de nouveau et à mériter désormais. Tiré du Point du 27/12/2011. Voir aussi les chroniques du 27 avril et du 10 septembre.
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le 11 septembre 1963 : ouverture du tombeau du frère André par les autorités religieuses, afin de vérifier l’intégrité des restes, pour sa béatification future.
On trouve alors celui-ci intact. Le 12 juin 1978, le pape Paul VI le déclare «vénérable». Après un premier miracle reconnu par Rome, le frère André est béatifié le 23 mai 1982, par le pape Jean-Paul II, puis canonisé le 17 octobre 2010 par le pape Benoît XVI.
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le 11 septembre 1984 : voyage du pape Jean Paul II au Canada ; discours fait aux femmes et béatification de bienheureuse sœur Marie-Léonie Paradis.
Le pape, à Montréal, leur donne Sainte Marguerite Bourgeoys en exemple ; une champenoise, laïque consacrée partie évangéliser le nouveau monde qu’il a canonisée le 31 octobre 1982 :
« Portez au cœur de cette société les qualités humaines et chrétiennes dont Dieu a doué votre féminité. […] Les femmes qui veulent justement leur promotion ont intérêt à contempler cette femme forte qui a voulu rendre les femmes de son temps dignes de leur vocation ».
Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l’Escalade, page 267)
Au cours d’une messe célébrée devant près de 400 000 fidèles au parc Jarry, le pape procède à la première béatification en terre canadienne en élevant au rang de bienheureuse Mère Marie-Léonie Paradis, fondatrice de la congrégation des Petites Sœurs de la Sainte-Famille.
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le 11 septembre 2001 : « attentats » (?) terroristes à New York.
Les attentats du 11 septembre sont une série d’attentats-suicides terroristes menés par 19 pirates de l’air ayant détourné simultanément quatre avions de ligne. Le mardi 11 septembre 2001, ces pirates de l’air ont ainsi précipité deux avions dans le World Trade Center à Manhattan, New York, un dans chacune des deux tours les plus grandes, puis un troisième avion dans le Pentagone, et un quatrième avion s’est écrasé dans un champ dans le comté de Somerset, en Pennsylvanie. Dans un délai de près de deux heures, les deux tours se sont effondrées. Le bilan officiel est de 2 986 décès lors des attentats, incluant les 19 terroristes…
Voir la chronique du 28 juillet, qui raconte comment un bombardier américain percute frappe l’Empire State Building en 1945, n’y faisant un gros trou et tuant 14 personnes…
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le 11 septembre 2007 : le député F. Hollande demande, à l’Assemblée nationale, une loi de réparation pour les Pieds noirs et les Harkis
Il affirme que les crimes postérieurs au 19 mars doivent être reconnus par la Nation par une loi. « Cette reconnaissance implique nécessairement et juridiquement une loi de réparation. »
Voir les chroniques des 19 et 26 mars, des 13, 17, 25 septembre, du 05 juillet, du 30 octobre.
Variants complotistes
Les complotistes sur le COVID se multiplient, tels des variants incontrôlables contre lesquels le régime macroniste cherche en vain des vaccins.
Ainsi, à Toulouse, un enseignant soupçonné de « complotisme » a été suspendu. Il est accusé d’avoir diffusé, devant plusieurs classes, une vidéo trouvée sur le site Francesoir.fr.
Autre variant complotiste : le directeur de l’OMS en Europe, qui s’est montré pessimiste sur la capacité d’un taux élevé de vaccination à stopper à lui seul la pandémie. Hans Kluge a appelé lors d’une conférence de presse à «anticiper pour adapter nos stratégies de vaccination», notamment sur la question des doses supplémentaires. En mai, il onusien avait affirmé que «la pandémie sera(it) terminée lorsque nous aurons atteint une couverture vaccinale minimale de 70%» de la population mondiale. Interrogé sur le fait de savoir si cet objectif valait toujours ou s’il devait être relevé, Hans Kluge a souligné que les nouveaux variants plus contagieux, principalement Delta, avaient changé la donne.
Selon des épidémiologistes, il semble désormais illusoire d’atteindre l’immunité collective uniquement grâce aux vaccins.
Autre variant :
le 4 septembre 2021
Madame, Monsieur,
Je vous remercie vivement pour cette invitation à faire vacciner mon enfant. C’est beaucoup plus appréciable qu’une obligation vaccinale comme se permettent d’en envoyer certains employeurs du privé. Je retrouve là tous les motifs de mon attachement au service public qui sait raison et décence garder.
Je répondrais volontiers favorablement à votre invitation car si cela ne tenait qu’à moi, il y aurait bien longtemps que mon enfant serait vacciné. Hélas cet adolescent refuse catégoriquement cette vaccination salvatrice. Je suis désemparé quand il m’affirme que le vaccin n’en est pas un, qu’il est toujours en phase expérimentale, qu’il ne protège ni de la transmission, ni de la contamination et que la balance bénéfices/risques est défavorable pour sa tranche d’âge. Je me demande où il va chercher tout ça !
Il ose prétendre que ces données sont disponibles sur enfance-libertés.fr ou sur d’autres sites complotistes comme toutvabien44.fr ou Réinfocovid. Il a même lu un article sur anthropo-logiques.org qui démontre que la Suède qui n’a ni confiné, ni imposé le port du masque à son peuple s’en trouve très bien aujourd’hui.
Je trouve très grave que des jeunes soient exposés à des informations aussi dangereuses, mais en tant que parent je n’arrive pas à contrôler les risques d’internet.
Je vous l’ai dit, je suis désemparé. L’ambiance à la maison est devenue infernale.
Quand je tente de le raisonner en disant que ce qu’il avance, c’est tout l’inverse de ce que je vois à la télévision, il ricane. J’ai bien essayé de le menacer concernant le risque d’éviction scolaire si un petit camarade choppe un rhume avec PCR positif, ou bien se retrouve avec ce même test positif en dépistage avant une sortie scolaire…Mon adolescent est intraitable ! Il ose rétorquer que sur le plan juridique il s’agit de discrimination ! Et que c’est un crime qui est puni par la loi.
Alors j’ai besoin de votre aide en urgence pour régulariser sa situation. Je ne souhaite qu’une chose, qu’il accepte le vaccin et rentre dans le rang.
Pourriez-vous m’adresser les documents scientifiques qui permettent de démentir le délire complotiste de mon enfant ? Je ne trouve pas ces informations dans le courrier cosigné par Monsieur le Recteur et Monsieur le Directeur de L’ARS.
C’est regrettable. Je n’ai aucun argument solide pour faire obéir cet adolescent qui est si exigeant sur le plan intellectuel. Seuls des documents scientifiques sourcés et indépendants sauraient le convaincre.
Dans l’attente anxieuse de votre réponse, je vous d’agréer Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.
Un parent au bord de la crise de nerf

«Le Trump français, c’est vous»
Alors que Le Monde consacre un article aux défections au sein du Rassemblement National (fuite des cadres, démissions de responsables départementaux, implantation en berne), L’Incorrect diffuse un sondage de l’Ifop montrant une nette dynamique ne faveur d’Eric Zemmour.
À la question « seriez-vous prêt à voter pour Éric Zemmour s’il était candidat à la prochaine élection présidentielle de 2022 ? », 19 % des Français interrogés répondent « Oui », soit près d’un électeur sur cinq.
Ce chiffre, déjà considérable en soi, l’est encore pour deux autres raisons :
• il est en progression de quasiment 50 % par rapport à la précédente enquête du même type (Ifop/Valeurs actuelles des 9-10 février 2021), qui ne lui accordait un potentiel électorat « que » de 13 % ;
• il rend désormais crédible l’hypothèse d’une qualification d’Éric Zemmour… pour le second tour de l’élection présidentielle !
[…]
Autre enseignement majeur de cette étude d’opinion, les électeurs qui avaient voté, à la présidentielle de 2017, pour Marine Le Pen ou pour François Fillon se disent massivement prêts à se reporter sur lui : ce sont, à 29 %, des électeurs de la présidente du Rassemblement national et, à 27 %, de ceux de l’ancien premier ministre qui envisagent de voter pour Eric Zemmour ! Pas besoin d’être grand clerc pour comprendre qu’Éric Zemmour bénéficie à la fois du manque de crédibilité des candidats qui réclament le soutien de LR, que ce soit Valérie Pécresse ou Xavier Bertrand, et du « marino-scepticisme » qui fait que plus grand-monde ne croit à la possibilité que Marine Le Pen accède à la présidence de la République. […]
Dans son livre à paraître, Eric Zemmour raconte :
Je l’ai laissée attendre dans le hall du Figaro un long moment, mais elle me sourit sans un reproche quand j’arrive enfin, me faisant honte de ma goujaterie. C’est une vieille dame apprêtée avec soin. Elle ressemble à ces Américaines des années 1950, avec bigoudis dans les cheveux au volant d’une grosse voiture. Elle est française pourtant, mais a longtemps été mariée à un riche américain. Elle m’explique qu’elle était responsable des sections féminines pour l’élection de Trump. Elle l’appelle drôlement «le Donald».
Elle a un message à me délivrer et est pressée de s’exécuter. Je m’assois en face d’elle sur le canapé sans dossier. Elle débite son discours de son ton aigu auquel j’ai décidément du mal à m’habituer: «Voilà, il faudrait en France la même chose que chez nous. Il vous faudrait le même que le Donald pour donner un grand coup de balai. Cela fait des mois qu’on y pense. On a cherché en France parmi les grands patrons qui pourraient tenir le rôle qu’a tenu le Donald. Mais on n’en a pas trouvé.»
Je m’apprête a lui asséner des banalités sur le rapport différent que nous entretenons en France avec l’argent, les patrons, le capitalisme, mais aussi la politique, la littérature, lorsqu’elle me coupe de sa voix stridente: «Cela fait des mois qu’on a étudié la situation en France. On a bien vu les différences avec l’Amérique. On a tout compris. Le Trump français, c’est vous.»
« Quelques » manifestations contre le passeport sanitaire
Voici la liste (non exhaustive) des manifestations prévues ce samedi 11 septembre :
• Aix-en-provence – samedi 11 – 10h – La Rotonde
• Ajaccio – samedi 11 – 14h – à la gare
• Alençon – samedi 11 – 14h – La Halle Aux Blés
• Angers – samedi 11 – 15h – Place du Ralliement
• Angoulème – samedi 11 – 14h – place new york
• Annecy – samedi 11 – à partir de 12h00 ( pique nique ) avant le grand rassemblement de 14h00 – Soignants et Pompiers, nous nous retrouverons sur le Pâquier https://fb.me/e/QQyUQqj7
• Autun – tout les samedis – 15h -Devant le kiosque à musique Place du champs de Mars
• Avignon – samedi 11 – 14h – Place de l’Horloge
• Bastia – samedi 11 – 18h – Préfecture
• Bayeux – samedi 11 – 18h – Rond-Point Eisenhower
• Bayonne – samedi 11 – 14h – Place de la Liberté
• Bedarieux – samedi 11 – 9h30 – Devant la Mairie (Place Pablo Neruda)
• Belfort – samedi 11 – 16h – Maison du Peuple
• Besançon – samedi 11 – 14h – Place de la Révolution
• Bordeaux – samedi 11 – h ? – lieu ?
• Bourg-en-Bresse – samedi 11 – Square Joubert 12h – Préfecture 14h
• Bourgoin (38) – samedi 11 – 14h – devant la médiathèque – Pique nique à 12h30 place travot
• Brest – samedi 11 – 14h – Place de Strasbourg
• Brest – samedi 11 – 14h30 – BREST : Place de la Liberté (Rejoint par Place de Strasbourg)
• Brignoles (83) – samedi 11 – 15h00 – rue du 8 mai 1945
• Cahors – samedi 11 – 9h30 – Place Mitterrand
• Cahors – samedi 11 – 14h – Palais de Justice (2e manif)
• Cambrai – samedi 11 – 13h – Place Aristide Briand
• Cannes : samedi 11 – 10h30 – Rassemblement Mairie Rassemblement Statique
• Cannes – samedi 11 – 14h – kiosque à musique de cannes https://fb.me/e/1YtPaPE6W
• Carcassonne – Samedi 11 – 14h30 – Square André Chenier
• Challans – samedi 11 – 14h – Devant la Mairie
• Chambéry – samedi 11 – 14h – Palais de Justice
• Chazelles-sur-Lyon – samedi 11 – 13h – Place de la Poterne
• Cholet – samedi 11 – 14h30 – place travot
• Clermont-Ferrand – samedi 11- 14h – Place De Jaude
• Colmar – samedi 11 – 14h – Place Rapp
• Dijon – samedi 11 – 14h – devant le chu ? Place de la République ?
• Douai – samedi 11 – 11h – place du barlet https://fb.me/e/191iXvCUH
• Dourdan – samedi 11 – 10h – Place du Chariot Biliothèque pour finir Place Mairie
• Ferney-Voltaire – samedi 11 – 16h – Parking du Bijou
• Frejus – samedi 11 – 14h – Base Nature
• Grenoble – samedi 11 – 14h – Place de Verdun
• Kingersheim – samedi 11 – 7h30 – Rond-Point Kaligone (Kalijaune)
• La rochelle – samedi 11 – 11h30 – quai louis prunier https://fb.me/e/2LOSKUJ2y
• La Rochelle – samedi 11 – 13h – Devant l’Aquarium
• Le Mans – samedi 11 – 14h – Place Henri Vaillant (Marché quartier PONTLIEUE)
• Le Puy-En-Velay – samedi 11 – 14h – Place du Breuil
• Le Rouget-Pers (15290) – Samedi 11 – 12H – Mairie (Picnic)
• Lille – samedi 11 – 11h ? 13h ? – place de la république https://fb.me/e/VvvcZau5
• Limoges – samedi 11 – 11h – place jourdan ( manif a 14h )
• Lyon – samedi 11 – 14h – place guichard
• Lyon – samedi 11 – 14h – Grand cortège au départ de la Mairie de Villeurbanne (place Lazare Goujon) + pique-nique géant à l’arrivée et fin de la manifestation, moment de rencontres et partages – Manifestation déclarée
• Marseille – samedi 11 – 14h – vieux port
• Metz – samedi 11 – 14h – Place de la République
• Montceau-les-Mines – samedi 11 – 10h – Place de la Mairie
• Montpellier – samedi 11 – 14h – place de la comédie
• Morlaix – samedi 11 – 10h – mairie
• Mulhouse – samedi 11 – 14h – Square de la Bourse
• Nancy – samedi 11 – 14h – place Maginot
• Nantes – samedi 11 – 14h – Croisée des Trams
• Nice – samedi 11 – 14h – Place Garibaldi
• Nice – samedi 11 – 14h30 – Place Masséna ( politique )
• Nîmes – samedi 11 – 10h – Rond-Point Delta
• Nîmes – samedi 11 – 10h – Rond-Point Jardiland
• Nîmes – samedi 11 – 16h – préfecture
• Orléans – samedi 11 – 14h30 – Place de la République
• Palaiseau – samedi 11 – 10h – Gendarmerie
• Paris – samedi 11 – 10 h – place Wagram ( départ 13h ) https://fb.me/e/NNuZmVzE
• Paris – samedi 11 – 12h – Hôpital Cochin.
Départ Manif 13h30 vers Conseil Constit.
• Paris 7ème – samedi 11 – 13h – manifestation inter professionnelle devant le ministère de la santé
• Paris – samedi 11 – 14h – chatelet https://fb.me/e/XuckrDxv ( annulé ? )
• Paris – samedi 11 – 14h – Porte Dauphine (Place du Paraguay) ( politique )
• Pau – samedi 11 – 10h – Place Verdun
• Périgueux – samedi 11 – 10h – Palais de Justice puis pic-nic Place Montaigne
• Perpignan – samedi 11 – 14h – Place de Catalogne
• Pertuis – samedi 11 – 14h – Place Jean Jaurès
• Ploërmel – tous les samedis – 10h00 à 12h00 – Place de la Mairie
• Poitiers – samedi 11 – 14h – Hôtel de Ville
• Poitiers – samedi 11 – 14h30 – Rond-Point Poitiers Sud
• Pontivy – samedi 11 – 14h – Sur la Plaine
• Quimper – samedi 11 – 10h – Casino Ergue-Armel
• Quimper – samedi 11 – 11h – Place de la Résistance + Pic-Nic
• Rennes – samedi 11 – 14h – Place de la République
• Rodez – samedi 11 – 14h – cinéma
• Rouen – samedi 11 – 14h – Place de l’Hôtel de Ville
• Royan – samedi 11 – 15h – place charle de gaulle
• Saint-Dié-des-Vosges – samedi 11 – 14h30 – place du général de gaulle ( politique )
• Saint-Etienne – samedi 11 – 14h ? 15h30 ? – rassemblement sitting place de l’hôtel de ville
• Saint-Germain-en-Laye – Samedi 11 – 11h – Place Charles de Gaulle
• Saint-Quentin (02 Aisne) – samedi 11 – 14h – place du centre ville
• Saint-Pierre (Réunion) – samedi 11 – 12h – Marché Forain
• Strasbourg – samedi 11 – 14h – Place Kléber
• Tarbes – samedi 11 – 14h – Devant la Mairie
• Terrasson – samedi 11 – 13h45 – place de la libération
• Thonon-Les-Bains – samedi 11 – 14h30 – Place des Arts
• Toulon – samedi 11 – 14h – Place de la Liberté
• Toulouse – samedi 11 – 12h – assemblé populaire – métro jean jaurès https://fb.me/e/ErGUnQiE
• Toulouse – samedi 11 – 12h – jean – jaurès manif https://fb.me/e/1f6EpgLEz
• Tours – samedi 11 – 14h – place jean jaures
• Valence – samedi 11 – 14h – Devant Préfecture
• Vannes – samedi 11 – 14h – Esplanade du Port
• Versailles – samedi 11 – 11h – mairie
• Vienne – samedi 11 – 16h – Jardin de Cybèle
• Villefranche-sur-Saône – samedi 11 – 10h – mairie
• Voiron – samedi 11 – 14h – Devant la Cathédrale
Cardinal Wilton Gregory : “Joe Biden ne respecte pas l’enseignement catholique”
Suite à l’entrée en vigueur de la loi pro-vie au Texas, Joe Biden avait promis « une réponse immédiate » de son gouvernement et avait sommé celui-ci de trouver
« des mesures pour assurer que les femmes du Texas aient accès à l’avortement en toute sécurité et légalité ».
Le ministre de la Justice Merrick Garland a annoncé qu’il déposait une plainte contre l’Etat du Texas, parce que la loi qui interdit l’avortement au premier battement de cœur est « clairement inconstitutionnelle » :
« Les États-Unis ont l’autorité et la responsabilité de veiller à ce qu’aucun État ne puisse priver des individus de leurs droits constitutionnels par le biais d’un régime législatif spécifiquement conçu pour empêcher la défense de ces droits. Le ministère de la Justice a pour responsabilité de défendre la Constitution des États-Unis et l’État de droit, aujourd’hui nous accomplissons ce devoir en déposant plainte. »
Pourtant la Cour suprême, chargée de défendre la Constitution, n’a pas jugé anticonstitutionnelle la loi texane.
Merrick Garland devait être nommé en 2016 par Obama à la Cour suprême en remplacement d’Antonin Scalia. Mais les républicains du Sénat avaient refusé de l’auditionner peu avant l’élection présidentielle. Et en janvier 2017 Donald Trump nommait Neil Gorsuch, qui a refusé de déclarer la loi texane anticonstitutionnelle… Le gouverneur du Texas, Greg Abbott, se dit confiant.
Néanmoins, cette sortie pro-avortement de Jo Biden perturbe les évêques qui le soutenaient encore, comme le cardinal Wilton Gregory, archevêque de Washington. Vendredi 3 septembre, Joe Biden a déclaré qu’il n’était pas « d’accord » avec le fait que la vie commence à la conception.
« J’ai été et je reste un fervent partisan de Roe v. Wade ». « Je les respecte – ceux qui croient que la vie commence au moment de la conception – je respecte cela. Je ne suis pas d’accord, mais je le respecte ».
En 2008, comme candidat à la vice-présidence, puis lors d’un débat en 2012, M. Biden avait déclaré qu’il pensait que la vie commençait au moment de la conception.
Le cardinal Gregory a été au centre de discussions portant sur l’admission à la communion des politiciens catholiques favorables à l’avortement. L’année dernière, il avait déclaré à un journaliste qu’il ne refuserait pas la communion dans de tels cas.
En janvier, le président de la conférence des évêques américains, Mgr José Horacio Gómez, a publié une longue déclaration le jour de l’investiture de M. Biden, avertissant notamment que certaines de ses politiques proposées feraient « progresser les maux moraux ». Le cardinal Gregory avait estimé que cette déclaration était « inopportune ».
Au cours de la réunion de printemps des évêques américains en juin, l’archevêque de Washington Gregory a mis en garde contre la rédaction d’un document d’enseignement sur l’Eucharistie qui inclurait un passage sur l’aptitude à recevoir la communion, en particulier parmi les personnalités publiques catholiques.
L’archevêque de Washington a clarifié mercredi l’enseignement de l’Eglise sur le moment où la vie commence :
« L’Eglise catholique enseigne, et a enseigné, que la vie humaine commence à la conception ». « Donc, le président ne respecte pas l’enseignement catholique ».
« Notre Eglise n’a pas changé sa position sur l’immoralité de l’avortement, et je ne vois pas comment nous pourrions, parce que nous croyons que toute vie humaine est sacrée. Chaque vie humaine est sacrée ».
Les congrégations protestantes enregistrent de fortes chutes de fréquentation suite à leur adhésion à l’idéologie LGBT
Ce sont les Evangéliques qui constatent ce phénomène, qui n’a rien d’étonnant :
«Les confessions protestantes principales qui ont adapté leur théologie aux idéologies LGBT ont accéléré leur perte d’adhésion», rapporte Evangelical Focus, dans un article du 6 septembre. Si les tendances sociétales prônent «une foi qui a bien compris la réalité sociale», la fréquentation des Eglises protestantes chute fortement, surtout depuis les années 2000. Il est possible d’expliquer ce phénomène par le déclin général et progressif de la fréquentation des Eglises, mais les idéologies LGBT adoptées ont également un impact important, selon Evangelical Focus.
Ainsi, l’Eglise évangélique luthérienne d’Amérique a perdu plus de deux millions de membres en l’espace de 30 ans, et ces croyants ont pour la plupart intégré d’autres congrégations, selon Evangelical Focus. L’Eglise anglicane du Canada, «toujours considérée comme la plus libérale des congrégations», a par exemple vu partir plus de 280 000 fidèles depuis 2001.
D’autres communautés protestantes importantes ont été touchées de manière significative: l’United Church of Christ, grande congrégation américaine, a dû fermer près de 1300 Eglises depuis 1995, et 670 000 fidèles sont partis. l’Eglise d’Ecosse, presbytérienne, est passée quant à elle de 607 000 membres à 325 000 en l’espace de 20 ans.
Ces congrégations ont toutes ordonné et marié des prêtres, des pasteurs et des croyants homosexuels à partir des années 2000. «Les Eglises protestantes théologiquement conservatrices, [pour] la plupart, se développent dans les pays du Sud et dans les pays occidentaux, ou bien restent stables avec des taux de fréquentation élevés», constate finalement Evangelical Focus.
Le rapport de l’ECLJ sur le financement des experts de l’ONU provoque un traumatisme
Le rapport de l’European Center for Law and Justice (ECLJ), évoqué début septembre, sur le financement de certains experts de l’ONU, a provoqué un trouble à l’ONU. Au point que des experts concernés par ces pratiques ont attaqué, non pas le contenu du rapport, mais l’ECLJ et son directeur, Grégor Puppinck.
Les Rapporteurs spéciaux Philip Alston et Martin Scheinin ont publié des articles multipliant les accusations ad hominem, relayés par d’autres experts, en particulier par le français Olivier de Frouville et par Ahmed Shaheed, qui ont en commun d’avoir été précédemment critiqués par l’ECLJ pour leurs prises de positions en faveur d’un droit à l’avortement au titre du droit à la vie pour le premier, et en faveur de la reconnaissance juridique de la notion d’islamophobie pour le second.
Le vendredi 3 septembre, à l’occasion de la réunion annuelle des Procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme, au siège des Nations unies, à Genève, Grégor Puppinck présenta le rapport. Le Rapporteur spécial Fionnuala Ní Aoláin, qui fut l’une des principales dirigeantes de l’Open society entre 2011 et 2018, a dénoncé le rapport comme une « attaque furieuse » contre les droits de l’homme et « l’intégrité des Procédures spéciales ». Elle fut soutenue et relayée par le rapporteur Clément Voule, et par quelques ONG : le Center for Reproductive Rights (un lobby pro-avortement), l’International lesbien & gay association (ILGA), ou encore par la Commission internationale des juristes (CIJ). Tous ont en commun d’être financés par l’Open society de Soros.
Fionnuala Ní Aoláin avait versé en 2017 100 000 dollars à une organisation féministe radicale (le CWGL) dans le but explicite « d’influencer » un autre Rapporteur spécial. La même année, elle est devenue rapporteur spécial tout en conservant son poste à l’Open Society. Encore en 2017, le CWGL avait lui-même recruté une autre experte officielle de l’ONU, Mme Melissa Upreti, pour faire du lobbying à l’ONU, c’est-à-dire pour influencer les autres experts de l’ONU, après avoir précédemment travaillé pour le Center for Reproductive Rights.
Plusieurs ONG – non financées par Soros – sont intervenues pour soutenir le rapport et demander une plus grande transparence financière.
En 1976, lettre d’un catholique du bout du banc à son évêque : Nihil novi
Voici la lettre de Louis Fontaine (+), écrite en 1976 et adressée à son évêque (Créteil). Elle avait été publiée sous pseudonyme (Victor Marc) le 2 août 2003 dans le quotidien “Présent”. À l’heure de “Traditionis custodes”, elle présente une triste analogie avec la situation présente. Un affligeant retour à la “case départ”: semper idem !
Est-il encore possible, à notre époque, qu’un catholique de la foule, père de famille, s’adresse à vous pour dire : “Monseigneur, je n’y comprends plus rien !”
Par-delà les anathèmes qu’avec certains de vos confrères vous proférez au sujet de Monseigneur Lefebvre, j’ai bien du mal à transposer les arguments théologiques. Car, voyez vous, moi le catholique du bout du banc, je ne suis ni théologien ni canoniste. (Mais le droit canon existe-t-il encore ?)
Existe-t-il en France quelqu’un qui sache combien de personnes ont pris connaissance directement des actes du concile Vatican II ? Un pour 1000, un pour 10 000 ? La réponse serait intéressante. Entre ce concile et nous il s’est toujours trouvé un “spécialiste”, un “exégète” pour en donner une interprétation, une paraphrase. Et j’ai même tout lieu de croire que mon curé de paroisse n’a pas été plus loin que les commentaires de l’Abbé Laurentin.
Depuis plus de dix ans que je m’efforce de m’adapter à la mode conciliaire, j’entends, il est vrai, un vocabulaire nouveau dont j’ai retenu comme beaucoup les mots clefs : “aggiornamento, recherche, ouverture, dialogue, œcuménisme, liberté, justice”… C’est par ces mots décisifs, répétés à satiété, un peu comme on le fait dans les réunions idéologiques, que sont venus les changements et les retournements impensables quelques années avant.
Pourquoi s’attacher à la soutane ? Pourquoi regretter le latin ? Le nouveau Notre Père n’est-il pas plus près de nous ? Tant de génuflexions pour une commémoration ! Rien ne semble plus nécessaire, tout apparaît superflu. Bientôt, à l’instar de Clovis, nous brûlerons ce que nous avons adoré pour adorer ce que nous brûlions !
Ici et là, il s’est bien trouvé quelques nostalgiques, voire quelques puristes, qui avaient étudié Vatican II et l’enseignement des derniers papes. Ils s’étonnaient et ils tentaient de nous faire passer un message : “Savez-vous que le Pape Jean XXIII était un partisan fidèle du latin, qu’en plein concile il en recommandait l’usage à toute la chrétienté ? Avez-vous lu les articles 35, 54 et 116 de la Constitution sur la liturgie ? Paul VI a pris soin d’éditer pour l’année sainte un petit volume appelé Jubilate Deo qui contient le minimum de chants latins que tous les fidèles doivent savoir.”
Ce genre de “message” n’est pas perçu par les chrétiens de notre temps, à l’écoute de leurs frères en lutte pour une plus grande justice sociale. Ils n’ont que faire du texte du concile, nous sommes maintenant en marche dans une période post-conciliaire… J’en passe et des plus graves.
Voyez-vous, Monseigneur, pour un père de famille, la liturgie et le latin ne sont pas, effectivement, toujours le principal de leurs problèmes. Chaque jour que Dieu fait, dans ce “monde de notre temps”, c’est pour l’éducation de ses enfants que le père tente de se battre. Il lui faut à tout moment trouver le contrepoison nécessaire à tout l’environnement perverti qui nous assaille sans relâche. C’est sur sa responsabilité de père de famille qu’il sera jugé au dernier moment. Ni par vous, Monseigneur, ni par le Pape.
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- Combien t’ai-je confié d’âmes, dira le Seigneur. Et d’ajouter immédiatement :
- Qu’en as-tu fait ?
- Mais, Seigneur, j’écoutais mon évêque !
- Cette affaire n’est pas entre ton évêque et toi mais entre le Maître et le serviteur.
Pour tout vous dire, Monseigneur, depuis dix ans, nous les pères de famille catholiques nous n’avons pas la tâche facilitée car, derrière notre dos, on tente implicitement de dévoyer nos enfants. Vous arrive-t-il encore de faire des visites pastorales ? Avez-vous questionné les enfants du catéchisme ? Ils ne doivent pas manquer de vous entourer maintenant que votre soutane ne les effarouche plus ! Vous savez alors combien leur niveau religieux est nul, inconsistant, sans fondement. La rampe est savamment ensavonnée pour que ces malheureux soient rapidement happés par l’environnement morbide de ce temps.
Il y a bien pire et j’ai en mémoire les comités de classe auxquels j’ai été confronté dans l’institution religieuse fréquentée par ma fille ou les aumôniers du lycée de mes garçons qui remettaient en cause les principes de notre religion et de la Vérité. J’ai dans l’oreille un sermon tout récent justifiant la quête entreprise par des jeunes pour trouver une réponse à leur angoisse et qui, faute d’un prêtre, étaient devenus bouddhistes. Je connais des exemples d’incitation à la liberté sexuelle ou au laisser-aller pervers. J’ai assisté à des conférences de recyclage pour parents et professeurs d’écoles chrétiennes où j’ai entendu s’exprimer, sous la direction d’un “père” réputé, les idées les plus étonnantes sur la foi.
De la sorte, j’assiste comme tout le monde et tout comme vous Monseigneur à la dérive d’une jeunesse qui nous est chère et qui n’attendait de nous qu’un peu de foi, justement, et d’autorité. Alors, quand j’entends parler de scandale à propos de droit canon ou de théologie… N’est-ce donc pas scandale que d’envoyer dans la vie ces petits enfants sans bagage spirituel ?
Est-il naturel que des “jocistes” chantent L’Internationale sous les nez de trois évêques et d’un cardinal sans une petite mise au point ? N’est-ce pas encore un scandale ces cérémonies profanatoires retransmises par la télévision sans un regret de l’épiscopat ? Et ces exégètes, encore, de la Bible, qui publient (dans un périodique spécialisé vendu avec autorisation) des commentaires libidineusement syndicalistes. Jusqu’à ce prêtre d’une chapelle Saint-Bernard, où l’on peut assister à la messe couché sur des coussins, n’a-t-il pas scandalisé nos enfants avec son livre Les Fils dépossédés ? La liste serait trop longue pour dénoncer tous ces scandales qui, malheureusement, ne sont pas des faits isolés mais le syndrome d’une maladie généralisée qui ronge l’âme même de notre Eglise.
Alors, Monseigneur, avouez-nous franchement que, le dialogue, vous le réservez de préférence aux protestants, aux musulmans ou à n’importe qui, mais pas à vos frères catholiques si par malheur pour eux ils montrent le bout d’une oreille un tant soit peu traditionaliste. L’ouverture, vous la concevez pour ceux qui s’infiltrent dans l’Eglise avec leur poison moderniste ou matérialiste. La liberté religieuse, vous l’avez fait inscrire, à tort ou à raison, dans les textes conciliaires, mais vous prétendez empêcher la célébration d’une messe millénaire. Le libéralisme, vous le prônez avec et pour les athées que vous recevez dans vos évêchés, mais en ce qui concerne les familles catholiques atterrées par la liquéfaction de l’enseignement de l’Eglise, vous préférez les menacer des foudres médiévales dont, hier encore, vous ridiculisiez l’emploi.
En somme, Monseigneur, tout est permis, même de dénoncer ou de déformer le dernier concile, sauf de respecter la Tradition. Pour nous, les pères de famille du fond de l’église, qui avons reçu une instruction religieuse peu poussée mais solide, malgré nos défauts et notre indignité, nous sommes tentés de nous rappeler la phrase de l’Evangile et de juger un arbre à ses fruits. Hélas pour vous et pour nous, les séminaires sont dramatiquement vides et ni les “engagements de notre temps” ni les “approches pour une nouvelle pastorale” n’ont l’air d’y changer quoi que ce soit. Voilà dix ans que nous évitons votre nouveau catéchisme, vos aumôniers, vos mouvements de jeunesse et jusqu’à vos écoles et, nous devons l’avouer tristement, certaines de vos “célébrations” pour simplement transmettre le flambeau de la foi légué par nos ancêtres.
Alors, Monseigneur, le caporalisme d’une sanction, les remontrances faussement indignées, nous les catholiques de base qui venons d’en voir tant, nous n’y comprenons rien et “schisme” ou pas, nous tiendrons pour l’honneur de l’Eglise et de nos familles.
Louis Victor Marc Fontaine (+)
Emoi dans Landerneau, le principal accusé du procès des attentats du 15 novembre brise l’omerta : il est musulman !
Forte tension à l’ouverture du procès des attentats du 15 novembre 2015 à Paris, ouvrait le journal de FR3. Pensez donc : non seulement Salah Abdeslam, seul terroriste ayant participé aux tueries a parlé dès le tout début de son procès, mais en plus il a commencé par ces premiers mots :
« Tout d’abord, je tiens à dire qu’il n’y a point de divinité à part Allah et Mohamed est son serviteur ».
Tout d’abord, on s’étonne de l’étonnement : car ce qu’a énoncé M.Abdeslam, c’est simplement la shahada, la profession de foi du musulman. Le site religion de l’islam explique :
« Le premier pilier de l’Islam est d’accepter et déclarer la foi en prononçant la Shahada (le « témoignage »), connu sous le nom de Kalimah. « LA ILAHA ILLA ALLAH ; MUHAMMAD RASUL ALLAH ». IL N’Y A PAS DIEU AUTRE QU’ALLAH ; MUHAMMAD EST LE MESSAGER D’ALLAH ».
Exactement ce qu’a proclamé M.Abdeslam. On redécouvre donc, apparemment avec une certaine stupeur, que le terroriste est musulman !
Il faut dire qu’on a fait, et qu’on continue de faire des efforts pour s’aveugler : ce même 8 septembre, Christine Kelly interrogeait M.Noumouké Sidibé, ancien directeur adjoint de la sécurité au Bataclan et présent le jour de la tuerie. Mme Kelly le fait parler sur ce qu’il a entendu des terroristes :
CK : Allahou Akbar ?
NS : Quelque part.
CK : Pourquoi vous n’osez pas le dire ?
NS : Ce n’est pas que je n’ose pas le dire ; tout simplement je ne peux pas assimiler l’islam à ces attentats parce que l’islam et toutes les religions consacrées, chrétiens, juifs et caetera, pour moi ce sont des religions de paix. Donc je ne peux pas, dans ma tête, je ne l’imagine même pas assimiler la religion à ce genre d’acte.
CK : Vous êtes musulman ?
NS : Tout à fait.
CK : Et pour vous, qu’est-ce qu’ils représentent par rapport à la religion musulmane ?
NS : C’est le diable, des fous. Pour moi, c’est même plus des hommes.
Apparemment, le fou lui se revendique musulman selon la forme la plus commune. Comment dit-on changement de paradigme en arabe ?
Zemmour : “La Seine-Saint-Denis est l’emblème de ce grand remplacement qui n’existe pas”
Le Figaro publie des extraits du nouveau livre d’Eric Zemmour, La France n’a pas dit son dernier mot. Voici un passage sur la Seine-Saint-Denis :
La Seine-Saint-Denis est l’emblème de ce grand remplacement qui n’existe pas. Ce département est le cœur historique de la France, avec la basilique Saint-Denis, ou reposent les tombeaux de nos rois. On recense aujourd’hui dans ce département que deux tiers des naissances viennent d’au moins un parent né à l’étranger et que plus de 60 % des jeunes de moins de 18 ans sont d’origine étrangère. Dans la liste des dix prénoms les plus donnés aux enfants, tous sont musulmans (Mohamed) ou affiliés (Ryan, Ines). Un rapport parlementaire avait signalé en mai 2018 que «l’État ignore le nombre d’habitants» qui résident en Seine-Saint-Denis, que le nombre d’étrangers clandestins, alimenté par l’aéroport Charles-de-Gaulle, tout proche, y est inconnu: «150.000, 250.000, voire 400.000, soit entre 8 % et 20 % de la population du département.» En Seine-Saint-Denis, 40 % de la population a moins de 29 ans, et 26,1 % de ces jeunes sont au chômage, chiffre qui monte à 40 % dans de nombreuses cités. […]
Le paysage urbain de la Seine-Saint-Denis est dévasté, les petits commerces traditionnels des villages français ont disparu pour laisser place aux grandes surfaces à l’extérieur des villes, et aux commerces estampillés hallal (boucheries, mais aussi librairies ou encore kebabs), sans oublier les agences de la Western Union, qui transfèrent le produit des allocations sociales françaises ou des divers trafics vers les familles restées au bled. La plupart des cafés sont réservés aux hommes par une loi non écrite mais appliquée avec rigueur, les femmes voilées, de plus en plus nombreuses, y compris celles vêtues du niqab les couvrant de la tête aux pieds, prohibés par la loi du 11 octobre 2010, interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public que personne n’ose faire respecter, les hommes se rendent à la mosquée en djellaba. Cette colonisation religieuse entraîne une colonisation visuelle qui entraîne une colonisation des âmes. C’est le but. […]
Ces enclaves étrangères vivent sous le règne d’Allah et des caïds de la drogue qui assurent l’ordre et la vie de tous les jours. Après le massacre du Bataclan, en novembre 2015, un commando du Raid, pourchassant un des djihadistes jusque dans son repaire de Saint-Denis, eut la surprise de subir, pendant leur siège, les insultes, voire les coups, de badauds et de voisins solidaires des djihadistes fuyards.
[…] Cette situation paradoxale et explosive – un département riche avec des habitants pauvres – n’a pas empêché le président Emmanuel Macron de comparer la Seine-Saint-Denis à la «Californie sans la mer»! Plus lucide, et en même temps bien plus lâche, son prédécesseur François Hollande avait confié à des journalistes, quelques années plus tôt: «Tout cela finira par une partition.»
I-Média : Belmondo, un coup de poing dans la bien-pensance
L’image de la semaine
La mort du celèbre et charismatique Jean-Paul Belmondo a provoqué un grand émoi médiatique. Jean-Yves Le Gallou revient sur la mort de l’acteur et l’hypocrisie de certains qui lui rendent hommage…
Le Procès des attentats du Bataclan :“Il n’y a de Dieu qu’Allah” dit Abdeslam
Le procès des terroristes du Bataclan et de leurs complices s’est ouvert cette semaine. Beaucoup attendaient que Salah Abdeslam se confie et fasse preuve d’émotion. Il n’en est pas question pour lui.
Revue de presse
Covid : entre censure et dévoilement
Patrick Cohen dit la vérité sur les vaccins dans son édito “C à Vous”, la chaîne supprime l’émission. Dans ce deuxième sujet, Jean-Yves Le Gallou démasque les censeurs qui souhaitent juguler la libre expression quant aux politiques vaccinales.
C’est arrivé un 10 septembre…
"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.
Alors rappelons-nous :
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le 10 septembre : saints du jour français ou en France.
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St Salvi : évêque d'Albi († 584)
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À Albi, en 584, saint Salvi, évêque. Retiré du cloître, il fut malgré lui ordonné à ce siège; quand survint une épidémie de peste, en bon pasteur, il ne voulut pas s'éloigner de la ville, mais prescrivit des prières publiques et organisa les secours.
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St Aubert : évêque d'Avranches († V. 725)
Aubert, originaire de Genêts (Basse Normandie), était évêque d'Avranches lorsque, selon la tradition, l'archange saint Michel lui-même serait venu lui faire en songe la demande de fonder un lieu de culte sur le Mont Tombe. Ce n'était pas un lieu commode que cette pointe rocheuse à peine rattachée au continent, couverte de broussailles et seulement habitée, outre les bêtes sauvages, par quelques ermites.
Aubert, une fois réveillé, préféra penser que ce rêve venait du Malin… Et quand, quelques nuits plus tard, le rêve se répéta, l'évêque Aubert, campant sur ses positions, redoubla de prières et de jeûnes pour faire disparaître cette idée désastreuse…. L'Archange alors se fâcha : il apparut une troisième fois à Aubert, lui réitérant sa demande, en la lui enfonçant dans le crâne, au sens propre puisque, une fois réveillé, l'évêque portait sur son os pariétal cette marque en creux que l'on peut encore constater sur ses reliques. Aubert comprit alors qu'il fallait s'exécuter. Il entreprit aussitôt de faire bâtir un petit sanctuaire dédié à saint Michel.
Des événements providentiels le guidèrent dans sa tâche : un rond de rosée, un matin de septembre, lui indiqua la forme de l'oratoire, un taureau attaché en montra l'emplacement. Une source fut trouvée, un puit creusé. Il fallut encore arracher une pierre cultuelle païenne.
En 708 environ, Aubert envoya des moines chercher au sanctuaire du Mont Gargano en Italie, dédié à saint Michel, des reliques du lieu. Puis, le 16 octobre 709, l'évêque fit la dédicace de l'église et y installa un chapitre de douze chanoines : le Mont Saint-Michel était né.
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Bx Jacques Gagnot : prêtre et martyr († 1794)
Sur l'île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jacques Gagnot, prêtre carme et martyr. Déporté sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier, il mourut, atteint d'une maladie putride.
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le 10 septembre 422 : élection de saint Célestin Ier, 43e pape
Célestin Ier succède à Boniface Ier comme pape. Pape énergique il précise les règles à suivre pour les élections épiscopales, afin d'éviter les querelles qui ont envenimé les débuts du règne de son prédécesseur. Il condamne le nestorianisme et le pélagianisme.
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le 10 septembre 872 : canonisation du Roi Dagobert II.
Le Roi Dagobert, très certainement assassiné en forêt de Woëvre, le 23 décembre 679, est canonisé le 10 septembre 872, par Hincmar de Reims, Bernard de Verdun et d'autres évêques en présence du Roi Charles II le Chauve. Il est le dernier Roi mérovingien du royaume d'Austrasie.
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le 10 septembre 954 : décès de Louis IV d'Outremer, Roi de France de 936 à 954.
Voir la chronique du 19 juin.
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le 10 septembre 1066 : Guillaume de Normandie échoue à franchir la Manche.
Après avoir échoué à conquérir le Maine en 1063 et la Bretagne en 1064, mais réussi à s'emparer du Mans et de la Mayenne en 1063, le turbulent Guillaume duc de Normandie, s'attaque à l'Angleterre. Sa flotte prend la mer, mais le temps tourne, et elle est repoussée le long de la côte à St-Valery, avec des pertes, où elle attend que le vent se montre favorable à la traversée de la Manche.
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le 10 septembre 1419 : assassinat de Jean sans Peur, duc de Bourgogne, à Montereau.
Après la catastrophe d'Azincourt, Jean sans Peur est l'homme fort du Royaume, puisqu'il domine le conseil royal de Charles VI. Comme il se méfie de la puissance des Anglais, il cherche à rapprocher du Dauphin.
Mais Jean, duc de Bourgogne, à l'occasion d'une entrevue avec le Dauphin Charles, à Montereau, est assassiné par quelques hommes de main des Armagnacs. Son fils Philippe le Bon prend le parti du roi Henri V d'Angleterre, et prive le Dauphin Charles d'une potentielle réconciliation avec le Duché de Bourgogne. Les Armagnac vengent l'assassinat de Louis d'Orléans de 1407. Voir la chronique du 23 novembre.
L'affaire est confuse. Jean Sans Peur se serait agenouillé devant Charles mais pour se relever, il se serait appuyé sur le pommeau de son épée. Juste à ce moment, Robert de Loire compagnon de Tanneguy du Chastel, et ce dernier l'auraient tué. Les conséquences sont catastrophiques pour le Royaume : non seulement, le nouveau duc de Bourgogne s'allie aux Anglais, mais Isabeau de Bavière conduit le Roi Charles VI à signer le Honteux de Traité de Troyes de 1420, qui déshérite Charles de la couronne de France, au profit du roi anglais.
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le 10 septembre 1468 : traité d'Ancenis.
Le Roi de France, Louis XI, et le Duc de Bretagne, François II de Bretagne, signent un traité à Ancenis : François renonce à l'alliance anglo-bourguignonne et prépare le rattachement de la Bretagne au Royaume de France.
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le 10 septembre 1487 : naissance de Giovanni Maria Ciocchi del Monte, futur pape Jules III, à Rome.
Cf. les chroniques du 23 mars et du 7 février.
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le 10 ou 11 septembre 1524 : naissance de Pierre de Ronsard, poète fondateur du groupe de la Pléiade.
Pierre de Ronsard naît au Château de la Possonnière, en Vendômois et meurt le 27 décembre 1585 au Prieuré de Saint-Cosme en Touraine. « Prince des poètes et poète des princes », il est un des poètes français les plus importants du XVIe siècle.
Imitant les auteurs antiques, Ronsard emploie d'abord les formes de l'ode telles que « Mignonne, allons voir si la rose… » ; et de l'hymne, considérées comme des formes majeures, mais il utilise de plus en plus le sonnet introduit en France par Clément Marot en 1536.
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le 10 septembre 1622 : les 55 martyrs de Nagasaki.
23 chrétiens sont brûlés au poteau et 22 sont décapités, dont 9 jésuites, parmi lesquels le Père Spinola et le Père japonais Kimura.
L'arène que persécuteur a voulue vaste et bien en vue, afin d'effrayer non seulement les chrétiens de la ville, mais encore ceux des païens qui seraient tentés de se convertir à la religion perverse de Jésus accueille plus de 100 000 spectateurs. Cet holocauste a été appelé le grand Martyre, tant pour le nombre que pour la qualité des victimes.
Attaché à sa colonne, le P. Spinola prend la parole et, s'adresse d'abord aux Espagnols et aux Portugais, il leur dit : « Ne croyez pas que la persécution va cesser : elle ne fait que commencer. Que ceux donc qui n'auraient pas la force de mourir s'en retournent dans leur pays. Le temps va venir où, désirant quitter le Japon, on trouvera les issues fermées et la fuite sera impossible. S'adressant ensuite aux fidèles japonais, il les encourage dans les termes les plus touchants à persévérer dans la foi, jusqu'à la mort, s'il le fallait. Enfin s'adressant au gouverneur et à son entourage : C'est votre âme, leur dit-il, et celles de tous vos compatriotes que nous sommes venus chercher pour les sauver. En témoignage de nos paroles nous sacrifions notre vie. Mais vous, qui n'avez point accueilli le don précieux que nous vous avons offert, vous en rendrez compte au Juge suprême, et nous serons alors vos accusateurs. Et, faisant allusion à la rigueur inhabituelle du supplice en préparation : Ne soyez point surpris, ajoute-t-il, si quelques uns de nous sont sensibles à la douleur : ce serait merveille qu'il en fût autrement. N'étant qu'une chair faible et fragile, affectée par la moindre peine, combien plus serons-nous sensibles à une épreuve aussi douloureuse, encore aggravée dans l'occasion présente. Mais j'ai confiance en la toute puissance de notre Créateur, et j'en attends la force de tout souffrir pour sa gloire et pour son amour. »
La persécution ne fait effectivement que commencer : voir la chronique du 4 décembre.
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le 10 septembre 1627 : début du Siège de La Rochelle.
Le cardinal de Richelieu saisit l'occasion du pacte entre La Rochelle et l'Angleterre pour assiéger la ville et détruire la puissance protestante, véritable Etat dans l'Etat. Voir les chroniques du 28 octobre, du 6 et du 20 mars, les chroniques sur les capitulations des villes protestantes d'Alès (le 17 juin 1629) et de Privas (cf. les chroniques du 19 et du 28 mai) et sur la Paix d'Alès, le 28 juin.
Les hostilités commencent à cause des Rochelais qui tirent sur l'armée royale, le siège de La Rochelle est déclenché.
- le 10 septembre 1755 : début de la déportation des Acadiens.
peinture de Claude Picard de Saint-Basile intitulée "L'Embarquement" réalisée pour Parcs Canada. Elle fait partie d'une série de six peintures qui sont exposées en permanence à la Chapelle Saint-Charles de Grand-Pré, en Nouvelle-Écosse.
Le 10 septembre, les familles acadiennes sont rassemblées par 315 miliciens afin d'être acheminées, sur 16 bateaux réquisitionnés pour la circonstance, vers les territoires de la Nouvelle-Angleterre, une grande partie au Massachusetts. Sur une population d'environ 13 500 Acadiens, on estime que plus de 12 600 sont déportés. Les autres réussissent à atteindre le Québec et la partie de l'Acadie demeurée française : la Gaspésie, l'île Royale ou l'île Saint-Jean. Voir les chroniques du 28 juillet, 11 août et du 5 septembre.
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le 10 septembre 1915 : des unités de la Royale aperçoivent plusieurs milliers d'Arméniens acculés à la mer fuyant la barbarie des Turcs.
En 1915, des Arméniens de la région du mont Moïse, sur le golfe d'Alexandrette (aujourd'hui Iskenderun), sont acculés par les Turcs. Leur salut viendra de la mer et de la marine française. Depuis fin 1914, l'empire ottoman a rejoint les Allemands.
La 3e escadre de la flotte de combat française en Méditerranée, commandée par l'amiral Gabriel Darrieus patrouille le long des côtes de Syrie. Le 10 septembre, le croiseur Guichen aperçoit des groupes d'hommes descendant de la montagne vers la plage: plusieurs milliers d'Arméniens acculés à la mer fuient la barbarie des Turcs qui les pourchassent dans le cadre du génocide décidé par les autorités ottomanes. Ils brandissent un pavillon de la Croix-Rouge, des pavillons français, et un drap sur lequel a été dessinée la croix du Christ. La décision est prise par l'amiral Dartige du Fournet, avant de quitter son escadre : « Il faut sauver ces Arméniens chrétiens (combattants, femmes, enfants, vieillards) du joug des bachi-bouzouks, les Turcs, nos ennemis. »
L'accord demandé aux autorités françaises de Paris n'arrive pas. Tiré du Point du 27/12/2011. Voir aussi les chroniques du 27 avril et du 11 septembre.
Avortement, contraception : la fuite en avant
230 000 avortements par an en France, ce n’est pas suffisant. Les Françaises ont le record contraceptif mondial, mais c’est insuffisant.
A partir du 1er janvier 2022, la contraception sera gratuite pour toutes les femmes jusqu’à 25 ans, a annoncé le sinistre Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé. La gratuité de la contraception était déjà accordée depuis 2013 aux jeunes filles de 15 à 18 ans. Cela devrait coûter 21 M€, une bagatelle.
Côté avortement, le député (NI) du Val-de-Marne Albane Gaillot met la pression, espérant la ré-inscription à l’ordre du jour de la proposition de loi visant à élargir l’avortement de 12 à 14 semaines :
Il faut que le gouvernement et la majorité présidentielle prennent leurs responsabilités. C’est une priorité absolue” avant la fin du quinquennat.
Absolue. Rien que ça.
En attendant, la Marche pour la vie se réjouit de l’actualité au Texas :
Le Texas a du cœur pour la vie humaine à naître !
La loi dite “Texas Hearbeat Act”, loi “battement cardiaque” en français, est entrée en vigueur mercredi 1ier septembre dernier au Texas.
Elle interdit l’avortement au-delà de la sixième semaine de grossesse, soit le moment où les premiers battements de cœur du fœtus sont perceptibles.
Selon l’organisation de planning familial texan, 85% des femmes ont recours à l’avortement au-delà de ce délai.
La loi prévoit également d’encourager les citoyens à porter plainte contre les personnes qui aideraient les femmes à recourir à l’avortement passé ce délais nouvellement fixé.
La Cour suprême des Etats-Unis, plus haute autorité juridique fédérale du pays, a immédiatement été saisie. Elle a voté à 5 voix contre 4 le rejet de l’appel demandant la suspension de la loi, et ne s’est pas encore prononcée sur la constitutionalité de cette nouvelle loi, qui reste en application tant qu’elle n’a pas été examinée.
Pour rappel, la Cour suprême des Etats Unis est composée d’une majorité de juges conservateurs, dont la juge Amy Coney Barret, qui ne cache pas son engagement en faveur de la vie, nommée à la Cour suprême des Etats-Unis le 21 octobre 2020 par Donald Trump.
La Marche pour la vie se félicite de cette grande avancée pour la vie, dans la première puissance mondiale. La Cour suprême des Etats-Unis s’approche peu à peu du moment fatidique où elle reviendra définitivement sur l’arrêt qui légalise l’avortement dans ce pays. La vie humaine gagnera toujours.
La Marche pour la vie se tient à disposition des médias pour commenter cette décision majeure au Texas et en mesurer les implications pour le monde en général, et la France en particulier.
« En France, comme dans toute l’Europe, tous nos problèmes sont aggravés par l’immigration »
En première instance, le chroniqueur avait été condamné à une peine de 10.000 euros d’amende. La cour d’appel de Paris a relaxé mercredi Eric Zemmour, qui était poursuivi pour injure et provocation à la haine après une diatribe contre l’islam et l’immigration prononcée en 2019 lors de la convention de la droite à Paris.
Voici des extraits de ce que l’on peut dire :
« En France, comme dans toute l’Europe, tous nos problèmes sont aggravés par l’immigration, école, logement, chômage, déficits sociaux, ordre public, prisons (…) et tous nos problèmes aggravés par l’immigration sont aggravés par l’islam. C’est la double peine. »
« Dans la rue, les femmes voilées et les hommes en djellabas sont une propagande par le fait. Une islamisation de la rue, comme les uniformes d’une armée d’occupation rappellent aux vaincus leur soumission. Au triptyque d’antan “immigration, intégration, assimilation”, s’est substitué “invasion, colonisation, occupation”. »
« La question qui se pose à nous est la suivante : les jeunes Français vont-ils accepter de vivre en minorité sur la terre de leurs ancêtres ? »
Néanmoins, le CSA a pris le relais de la persécution :

Lettre de l’abbé Pellabeuf au pape pour l’abrogation de “Traditionis Custodes” : “On ne peut pas se réclamer de Vatican II et approuver sans réserve le missel récent”
Célébrant quotidiennement la messe selon le missel de 1969, l’abbé Pellabeuf demande au nom même de Vatican II que Traditionis Custodes soit abrogé, car il estime que le nouveau missel ne correspond pas à ce que les Pères Conciliaires disaient de la réforme liturgique qu’ils appelaient de leurs vœux. Extrait :
[…] En effet, on ne l’a pas assez remarqué, le missel promulgué par Saint Paul VI ne suit pas les recommandations du paragraphe 23 de Sacrosanctum Concilium, particulièrement ceci :
on ne fera des innovations que si l’utilité de l’Église les exige vraiment et certainement, et après s’être bien assuré que les formes nouvelles sortent des formes déjà existantes par un développement en quelque sorte organique.
Ce passage de Sacrosanctum Concilium est fondamental, car ce qu’il dit s’enracine dans un des tout premiers principes de la science liturgique, qui était rappelé avec force par votre vénéré prédécesseur, le Pape Benoît XVI : la liturgie est reçue, non construite. Et ce principe découle lui-même de l’attitude de Saint Paul : « je vous ai transmis ce que j’ai moi-même reçu. » C’est une leçon de profonde sagesse qu’ont donnée là les Pères Conciliaires, valable pour toute réforme liturgique à quelque époque qu’elle se situe. Si les réformateurs de la liturgie avaient été réceptifs à cette leçon, on n’aurait sans doute pas eu de dissidence au sujet du missel ; en tout cas elle n’aurait pas eu l’ampleur qu’on lui connaît. Or malheureusement dans le missel promulgué par Saint Paul VI, l’offertoire ou le lectionnaire, pour ne citer que deux exemples, ne sont pas conformes à cette exigence.
C’est pourquoi on ne peut que s’accorder avec Benoît XVI quand il affirmait la nécessité d’une « réforme de la réforme ». Refuser cela, c’est rejeter un point fondamental de Vatican II. Pour autant que je puisse le discerner, Benoît XVI voyait bien que cette réforme de la réforme ne pouvait pas se décréter, il voulait qu’elle se fasse par une influence réciproque – ou un enrichissement mutuel – des deux formes du missel l’une sur l’autre. Ici il a été mal interprété. Les uns disaient qu’il voulait un retour pur et simple à l’ancienne forme, et que s’il avait parlé de réciprocité, c’était pour des raisons diplomatiques ; les autres affirmaient au contraire que ce qu’il voulait, c’était la disparition progressive de l’ancien missel, et que s’il ne le disait pas ouvertement, c’était pour des raisons diplomatiques inverses (notamment son souhait d’une réconciliation avec la Fraternité Saint Pie X). Ces supputations sont absolument contraires à ce qu’on sait de la très grande simplicité de cœur de votre prédécesseur, qui n’avait rien d’un furbo, comme je crois qu’on le dit dans votre langue maternelle.
Comment donc cet indispensable enrichissement mutuel pourrait-il avoir lieu si l’un des deux missels est cantonné comme vous voulez qu’il le soit ? Tant qu’on ne sera pas arrivé à un missel conforme aux vœux des Pères Conciliaires, il est indispensable que subsiste sans entrave l’usage de l’ancien missel. D’où la nécessité d’abroger Traditionis Custodes. On ne peut pas se réclamer de Vatican II et approuver sans réserve le missel récent, pas plus qu’on ne peut se réclamer de l’ancien pour contester la validité des réflexions des Pères Conciliaires sur la nécessité d’une réforme du missel qu’ils utilisaient.
“Là où on brûle des livres, on finit par brûler des hommes” (Heinrich Heine)
Certains ouvrages, jugés dévalorisant pour les autochtones canadiens, ont été brûlés lors d’une “cérémonie de purification par la flamme” dans un établissement scolaire.
Quelque 5000 ouvrages, dont des albums de Tintin et Astérix, ont été retirés par une commission scolaire au Canada. Ces livres évoquaient et dressaient un portrait jugé néfaste des autochtones. Le Conseil scolaire catholique providence, un organisme regroupant une trentaine d’écoles dans la région de Windsor au sud-ouest de l’Ontario, décide alors d’instaurer une “cérémonie de purification par la flamme” dans l’un de ses établissements. Le Conseil scolaire déclarait dans une vidéo à destination des élèves :
“Nous enterrons les cendres du racisme, de la discrimination et des stéréotypes dans l’espoir que nous grandirons dans un pays inclusif où tous peuvent vivre en prospérité et en sécurité”.
Suzy Kies, coprésidente de la Commission des peuples autochtones du Parti libéral et auteure de la vidéo à Radio Canada, déclare :
“Les gens paniquent avec le fait de brûler des livres, mais on parle de millions de livres qui ont des images négatives des personnes autochtones, qui perpétuent des stéréotypes, qui sont vraiment dommageables et dangereux”.
Ce sont 155 œuvres qui ont été retirées des bibliothèques de ces écoles parmi lesquelles des numéros de Tintin (Tintin en Amérique et Le Temple du Soleil), l’album du film Astérix et les Indiens ou encore trois numéros du cowboy Lucky Luke. Des romans et des encyclopédies ont également été enlevés de ces établissements.
Double-jeu ou grand écart ? En campagne, Valérie Pécresse se souvient de la famille
Un collectif d’élus et d’anciens élus de droite dénonce le double-jeu de Valérie Pécresse sur la question de politique familiale :
À huit mois des présidentielles, les candidats essayent d’élargir leur socle électoral. Valérie Pécresse ne fait pas exception puisqu’elle a produit une tribune dans le Figaro, afin de défendre une nouvelle politique familiale. L’intention est louable. Relancer la natalité, avec des prestations familiales universelles, et faciliter l’accueil du jeune enfant est indispensable. Encourager le service d’aidants familiaux pour des personnes âgées ou en situation de handicap est important. Proposer diverses mesures pour accompagner les adolescents dans leur vie quotidienne et pour faciliter leur insertion professionnelle sera bénéfique. Tout cela est bon sur le plan du soutien financier, mais cela est-il suffisant ? Pour être crédible, il faut aussi assurer un soutien appuyé aux valeurs fondamentales de la famille. Il est donc nécessaire de rafraîchir les mémoires sur l’action de Madame Pécresse comme présidente de région. Sur le sujet de protection de la famille, il n’y a pas, hélas, de cohérence d’ensemble. Valérie Pécresse fait le grand écart : parler de la politique familiale et en-même temps virer tous les élus emblématiques promouvant la défense de la famille.
Il fut par exemple, un temps où Valérie Pécresse assistait aux Manifs Pour Tous et proposait de « démarier les couples homosexuels quand la droite reviendrait au pouvoir ». L’afflux de manifestants dans la rue avait convaincu à l’époque Madame Pécresse de s’emparer de ce sujet afin d’amadouer une bonne partie de l’électorat de droite, qui s’était fortement mobilisé contre le mariage pour tous. Elle a depuis changé totalement d’avis. « Si la droite revient au pouvoir, elle n’abrogera jamais le mariage pour tous, parce que c’est impensable humainement », a-t-elle ainsi affirmé en 2017. Pendant son premier mandat comme présidente de région, elle a largement soutenue les actions pro-LGBT en Île-de-France. C’est une politique assumée et revendiquée, qui va pourtant à l’encontre des valeurs familiales traditionnelles. En 2021, Valérie Pécresse a choisi de faire élire sur sa liste Catherine Michaud, présidente de Gaylib, « Rôle modèle LGBT 2020 », comme nouvelle conseillère régionale. Le positionnement de Valérie Pécresse a été parfaitement synthétisé par le porte-parole de son mouvement Libres au moment de la campagne pour les Régionales : « Qui peut croire aujourd’hui qu’elle est homophobe ou anti-avortement, alors que la région n’a jamais fait autant pour les associations LGBT ou le Planning familial ? »
Malgré des inquiétudes légitimes soulevées sur la baisse de la natalité, elle ne remet pas en cause son soutien très actif à l’IVG et ses conséquences désastreuses en matière démographique, puisque nous enregistrons dans notre pays un avortement pour un peu plus de trois naissances. […]
Et ce n’est pas en favorisant toujours plus l’implantation de l’islam dans nos pays qu’on fera reculer l’islamisme et donc l’islamo-terrorisme
De Bernard Antony à propos des attentats du Bataclan :
Bien évidemment je suivrai avec un grand intérêt les compte-rendus médiatiques du procès des assassins du Bataclan.
Je note pour le moment, une fois de plus, la regrettable utilisation par quelques chroniqueurs de l’expression « islam politique » pour qualifier l’islamisme terroriste et le différencier d’un islam qui ne serait que religion. Chose qui n’existe pas ! Car l’islam, de ses origines à nos jours est une perfection totalitaire, avec le modèle de son prophète qui fut simultanément un gouvernant, fixant la loi et le droit, un chef politique donc, et simultanément un chef religieux, un chef de guerre, le modèle à suivre en toutes choses avec l’instauration de la quintessence du totalitarisme qu’est la charia.
J’espère avoir convenablement développé cela avec mes trois livres sur le sujet (« L’islam sans complaisance », « Dieu et les hommes dans le Coran », « L’islam ou la soumission au prophète »).
Je crois en revanche que notre grand ami Mohammed Christophe Bilek a rendu un grand service à la vérité en mettant en avant la distinction d’un « islam patte blanche » et d’un « islam mains rouges » et leur subtil jeu dialectique : le méchant « islam mains rouges », légitimant le gentil « islam patte blanche » qu’on laisse progresser sans cesse et partout puisqu’il n’est pas méchant !
Certes, l’islam n’est pas fait que de terroristes et certes la plupart des musulmans ne veulent que la paix. Mais comment ne pas observer que, sous le couvert de « l’islam patte blanche » s’étendent en bien des pays les ramifications de l’islam jihadiste, de l’islam terroriste ? Car, aucune part, l’islamisme ne nait hors de l’islam. C’est un truisme que de le rappeler, mais il semble hélas que ce soit toujours nécessaire.
Je lis ce jour, dans le Figaro, sous la plume de Thibault de Montbrial : « La violence terroriste est le fruit d’une idéologie politique, pas d’une folie ».
C’est déjà un bon début d’appréciation de la réalité à condition de nommer l’idéologie. Cette idéologie, c’est tout simplement l’islamisme, et l’islamisme dans sa radicalité terroriste.
Et ce n’est pas en favorisant toujours plus l’implantation de l’islam dans nos pays qu’on fera reculer l’islamisme et donc l’islamo-terrorisme.
Espérons que le procès « V13 » fera au moins surgir cette vérité.
D’emblée d’ailleurs, en ouverture du procès, le tueur Sabah Abdeslam y aura pour sa part contribué en récitant, ont rapporté les médias, la Chahada.
Libertés ?
Marine Le Pen a décidé d’axer sa campagne présidentielle sur le thème de la liberté. Elle qui a voté pour l’extension du passeport sanitaire dans les territoires d’outre-mer, ne se prononce pas en faveur du retour des libertés rongées par les différents régimes d’état d’urgence, ni de la liberté d’expression grignotée par les lois liberticides. Elle explique pourtant dans Le Figaro :
Je parle de toutes les libertés. Les premières à défendre sont les libertés collectives. En premier lieu la liberté du peuple de choisir. Ce fondement démocratique auquel je souhaite rendre sa pleine mesure en instaurant la proportionnelle et en créant un référendum d’initiative populaire. La sécurité est une autre grande liberté sur laquelle nous avons déjà fait un travail considérable: deux livres blancs, dont le contenu sera intégralement repris dans mon programme présidentiel et mis en œuvre, dès mon élection, grâce à deux lois de programmations. Une troisième liberté collective est celle de pouvoir protéger notre lieu de vie. Ce qui inclut toute la problématique de l’environnement. Les premiers des écologistes sont les enracinés. Les nomades préfèrent, eux, partir ailleurs lorsque leur environnement est dégradé. Je suis la candidate de ceux qui veulent maintenir leurs racines en France. Ceux qui se doivent de préserver leur environnement afin de le transmettre à leurs enfants et petits-enfants.
Qu’en est-il des libertés individuelles?
C’est une catégorie extrêmement large qui n’a cessé de se restreindre au fil du temps. Cela passe, par exemple, par la liberté syndicale. Chacun doit pouvoir créer un syndicat et soumettre aux salariés de son entreprise le projet de ce syndicat. Comme être considéré comme représentatif s’il recueille par exemple 5 % du vote des salariés. Il y a également la liberté de fonder une famille. La famille a été victime depuis une dizaine d’années d’attaques en règle. La chute libre de notre dynamisme démographique démontre à quel point les familles vivent mal. C’est pourquoi, inspirée par le modèle hongrois, je propose un prêt aux jeunes parents qui se transformerait en dotation budgétaire dès la naissance du troisième enfant. Enfin, s’il est une liberté capitale, c’est celle de jouir des fruits de son travail et donc de ne pas voir son pouvoir d’achat dégradé. […]
Supprimer le passe éducatif
Jean-Baptiste et Marie Maillard ont trois enfants instruits en famille depuis plus de 10 ans. Jean-Baptiste est secrétaire général de Liberté éducation, une association membre de l’inter-association nationale de l’instruction en famille. Observateur privilégié, il a été auditionné à l’Assemblée et au Sénat sur cette question, dans le cadre de la loi séparatisme. Ils viennent de publier un ouvrage sur L’Ecole à la maison, une liberté fondamentale.
Peu coûteuse, laboratoire d’innovations pédagogiques, l’école à la maison donne de surcroît d’excellents résultats à faire pâlir l’Éducation nationale : le recul et l’expérience démontrent en effet que les enfants sont sociables, très curieux intellectuellement, en mesure de pratiquer toutes sortes d’activités artistiques ou sportives‚ tout en ayant le niveau scolaire attendu par les contrôles d’académie. C’est désormais un phénomène en constante croissance au niveau mondial. Jean-Baptiste et Marie Maillard brossent un portrait fidèle de ces familles et de leurs motivations, de nombreux témoignages à l’appui. Ils décrivent les méthodes alternatives et expliquent pourquoi cette liberté consacrée par Jules Ferry dès 1882 (l’instruction est obligatoire mais non l’école) ne peut être soumise à un régime d’autorisation préalable. Avec l’aide de nombreux chercheurs, ils démontrent qu’elle n’est pas le fer de lance de l’islamisme ou du séparatisme. Respect du rythme de l’enfant, absence de devoirs le soir, enfants aux profils atypiques ou qui échappent au harcèlement, etc., autant d’arguments pertinents ou de situations humaines qui méritent que cette liberté essentielle soit défendue, préservée et, si besoin, reconquise.
Extrait :
L’instruction en famille n’est pas une pratique figée mais dynamique, qui suit les évolutions de la société. Elle fait preuve d’une réelle capacité d’innovation : dans différents pays, on assiste ainsi à l’avènement de modèles hybrides, par exemple lorsque des écoles publiques deviennent des partenaires de l’école à la maison. Cette hybridation de l’enseignement reste à inventer en France. Spécialiste de l’éducation numérique et professeur associé à l’université de Poitiers, membre du laboratoire de recherche Techné, Bruno Devauchelle affirme : “Il est temps que l’Education nationale fasse son aggiornamento par rapport au modèle présentiez complet, pour développer des modèles plus souples, hybrides, pour qu’apprendre ne soit plus seulement le monopole de l’école”.
La France, qui vient d’interdire l’instruction en famille, n’est pas sorti de ce modèle jacobin, uniforme, centralisé, qui a pourtant fait la preuve de son échec. Cette liberté des parents de choisir l’instruction de leur enfant, principe non négociable de la doctrine sociale de l’Eglise, mérite d’être défendue contre l’Etat Léviathan.
La fraternité selon Mgr Aupetit
Dans une lettre pastorale intitulée “La Fraternité au service de la mission”, l’archevêque de Paris écrit notamment :
C’est avec vous tous que je souhaite approfondir et mettre en œuvre ces deux visions pastorales – les fraternités missionnaires et l’accueil inconditionnel de tous – qui restent profondément liées.
Au nom de cette fraternité et de l’accueil inconditionnel, Mgr Aupetit vient d’envoyer cette lettre aux prêtres du diocèse, supprimant des messes et conditionnant leur célébration :

L’Eglise semble être devenue le monde de Georges Orwell : l’accueil c’est l’exclusion, la fraternité c’est le rejet…
Des jeunes fidèles de la paroisse Saint-François Xavier, où la FSSP assurait depuis 13 ans une messe pour les étudiants le mercredi soir, ont réagi : un appel à se rassembler pour un chapelet à Saint-François Xavier a été lancé par le collectif Juventus Traditionis, qui entend fédérer toutes les énergies pour défendre la liberté de la messe traditionnelle.
Nous sommes un mouvement de jeunes et souhaitons réaffirmer fermement notre indéfectible attachement à la Messe Saint Pie V.
Rejoignez la mobilisation pour défendre la messe !
Au vu des restrictions des messes qui semblent arriver à Paris, nous décidons de passer à l’action ! Il est urgent de faire comprendre aux autorités ecclésiastiques que nous ne sommes pas de vieux grincheux nostalgiques mais des jeunes rempli d’espérance et de l’amour du Seigneur ! Mais surtout déterminés et que nous ne nous laisserons pas faire.
C’est arrivé un 9 septembre…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.
Alors rappelons-nous :
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le 9 septembre : saints du jour français ou en France.
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Bx Alain de la Roche : dominicain (1428-1475)
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Alain de la Roche, naît près de Plouër sur Rance (Bretagne) un 8 septembre vers 1428. Il entra très jeune chez les Dominicains à Dinan, fut étudiant puis, en 1459, professeur à Saint Jacques à Paris, 1460 à Lille, 1464 Douai, 1468 Gand, 1473 Rostock et aux Pays Bas. Il est à l’origine de la dévotion du rosaire, dont il attribuait la paternité à St Dominique lui-même.
Il parcourut la France, l’Allemagne et les Pays-Bas pour développer la dévotion du chapelet et fonder des confréries du Rosaire.
Il meurt le 08 septembre 1475 à Zwolle (Pays-Bas). Traditionnellement vénéré comme Bienheureux dans toute l’Europe et dans l’Ordre Dominicain, il n’a jamais été officiellement béatifié.
Il est célébré le 8 ou le 9 septembre selon les endroits.
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Bx Pierre Bonhomme : prêtre et fondateur des : « Sœurs de Notre Dame du Calvaire » († 1861)
Pierre Bonhomme naît à Gramat, petit village du Quercy, à quelques kilomètres de Rocamadour, le 4 Juillet 1803, dans le modeste foyer d’un artisan coutelier. Son enfance vécue dans une famille chrétienne l’imprègne tout jeune de la vie de prière.
Après une solide formation au petit séminaire de Montfaucon (Lot) il s’inscrit au Collège royal de Cahors où il obtient le diplôme de bachelier, puis il entre au grand séminaire de Cahors.
Ordonné prêtre le 22 décembre 1827, à 24 ans, il est envoyé à Gramat. Après les années qui suivent la Révolution, le besoin d’un renouveau se fait sentir dans le monde rural. Apôtre infatigable le Père Pierre Bonhomme, surnommé « missionnaire en Quercy » anime des missions de village en village, assure de nombreuses retraites, prédications, et confessions, renouvelle le pèlerinage de Rocamadour, crée des écoles et des œuvres sociales, fonde l’Association des « Enfants de Marie ».
En 1832, 109 jeunes filles s’engagent dans cette association ; leur dynamisme spirituel, les services rendus aux plus pauvres transformeront Gramat. Le Père Bonhomme veut ouvrir un hospice pour les personnes âgées souvent abandonnées, sans soins. Il en parle à Hortense Pradel, l’une des Enfants de Marie qui l’écoute et pense : « que je serais heureuse d’être sœur dans cet hospice ! ». Elle en parle à sa sœur, à ses amies, et ce projet mûrit. C’est auprès de Notre Dame de Rocamadour que cette petite équipe se met à l’écoute de l’Esprit pendant une retraite de 8 jours. À la fin de cette retraite, elles font le vœu de se consacrer à Dieu dans la vie religieuse, pour « le service des pauvres et l’instruction des enfants ». C’est à ce moment-là que nait la Congrégation. Aujourd’hui les « Sœurs de Notre Dame du Calvaire » aiment retrouver leurs racines dans la générosité de ce premier appel. Elles considèrent comme fondatrices, avec le Père Bonhomme, Hortense Pradel, en religion, Mère Thérèse, et sa sœur Adèle Pradel en religion, Mère Vincent.
Pierre Bonhomme, témoin de Foi et d’espérance pour le monde d’aujourd’hui, pèlerin infatigable du sanctuaire de Rocamadour. À l’époque le pèlerinage se faisait à pied en une journée : la marche est rythmée par le chapelet, des temps de méditation, des chants. Les pèlerins montent l’escalier à genoux, puis le Père Bonhomme célèbre la Messe dans la ferveur et la joie partagées. Il déploie un zèle inlassable pour propager la dévotion à Marie partout ou il va. Il disait : « Pour faire un bon pèlerinage trois choses sont nécessaires : l’amour de Dieu et Marie dans le cœur, la pluie ou la neige sur le dos, et par conséquent un bon peu de fatigue dans les jambes… ».
Le Père Bonhomme, le 8 Septembre 1861 à Gramat, quitte sa demeure terrestre pour la rencontre avec Dieu.
Aujourd’hui les Sœurs de Notre Dame du Calvaire continuent à marcher dans les pas du Père Bonhomme. Elles vont en pèlerinage à Rocamadour prier Marie, lui confiant joies et peines de tous. La Congrégation ne cesse de se développer en France, au Brésil, en Argentine, en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso, en Guinée, aux Philippines, au Vietnam.
Pierre Bonhomme a été béatifié, avec María Dolores Rodríguez Sopeña, vierge, fondatrice de l’Institut catéchétique « Dolores Sopeña » ; María Caridad Brader, vierge, fondatrice de la Congrégation des Sœurs franciscaines de Marie Immaculée ; Juana María Condesa Lluch, fondatrice de la Congrégation des Servantes de Marie Immaculée ; László Batthyány-Strattmann, laïc, père de famille, le 23 mars 2003, sur la Place Saint-Pierre de Rome, par Saint Jean-Paul II (>>> Homélie du pape).
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Bx Jacques-Désiré Laval : prêtre CSSP (1803-1864)
À Port-Louis, dans l’île Maurice de l’Océan Indien, en 1864, le bienheureux Jacques-Désiré Laval, prêtre. Après quelques années d’exercice de la médecine, il se fit missionnaire dans la Congrégation du Saint-Esprit et amena les noirs, récemment délivrés de l’esclavage, à la liberté des enfants de Dieu.
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le 9 septembre 1087 : décès de Guillaume le Conquérant, duc de Normandie et roi d’Angleterre.
Guillaume le Conquérant s’éteint à 60 ans, à Rouen des suites d’une blessure accidentelle. Obèse, le roi se serait blessé à cheval, en rentrant de la bataille de Mantes, contre Philippe Ier pour le contrôle du Vexin. Son corps est ensuite transporté et inhumé en l’église abbatiale de Saint-Étienne de Caen. Son fils, Guillaume II, devient alors roi d’Angleterre à sa place.
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le 9 septembre 1303 : la population d’Anagni libère le pape Boniface VIII des hommes de Philippe IV le Bel.
Voir la chronique du 7 septembre.
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le 9 septembre 1389 : naissance de Pierre de Rieux, seigneur d’Assérac et de Derval, maréchal de France.
Seigneur de Rochefort, d’Assérac, et de Derval, gouverneur de Saint-Malo, Pierre de Rieux est maréchal de France en 1417, compagnon du Dauphin Charles, alors Régent du royaume. En 1429, il prend Avranches, puis participe sous les ordres de sainte Jeanne d’Arc au siège d’Orléans.
En 1435, il combat victorieusement à Saint Denis contre les Anglais, leur reprend Dieppe et les force à lever le siège d’Harfleur. En 1437, il s’empare du Pays de Caux. Fait prisonnier en 1438, à Compiègne il meure en captivité au bout de 9 mois en 1439.
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le 9 septembre 1488 : décès du duc de Bretagne, François II de Bretagne, comte d’Étampes.
Il est d’abord comte d’Étampes, puis Duc de Bretagne de 1458 à 1488. À sa mort, sa fille Anne lui succède et devient duchesse de Bretagne.
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le 9 septembre 1561 : début du colloque de Poissy.
L’objectif de ce colloque, qui se déroule du 9 septembre au 14 octobre 1561, est de rapprocher catholiques et réformés. Convoqué à l’initiative de Catherine de Médicis, il échoue sur la question de la présence ou non du Christ lors de la célébration de l’eucharistie. Catherine de Médicis abandonne l’idée d’un accord religieux.
Grotius, juriste protestants s’exprime à la troisième personne à l’issue du colloque :
«Tous ceux qui connaissent Grotius savent qu’il a toujours désiré le retour des chrétiens à l’unité d’un seul corps. Il a cru jadis qu’on pouvait commencer par l’union des protestants entre eux. Ensuite il a très bien vu que c’était impossible, car, en outre que presque tous les calvinistes sont hostiles à la paix, les protestants ne sont unis entre eux par aucun organe directeur propre à assurer la direction ecclésiastique. C’est pourquoi Grotius est maintenant d’avis et beaucoup pensent comme lui, que les protestants ne peuvent être unis entre eux qu’en se joignant ensemble à ceux qui sont attachés au siège de Rome, ce siège sans lequel on ne peut espérer aucun gouvernement commun dans l’Eglise. »
Cité par Renée Casin dans Précis d’Histoire de l’Eglise (Ed Résiac, page 188)
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le 9 septembre 1585 : le pape Sixte Quint publie la bulle d’excommunication d’Henri de Navarre et Condé.
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le 9 septembre 1585 : naissance d’Armand-Jean du Plessis, Cardinal de Richelieu, prélat et homme d’État français.
Evêque et homme d’Etat français, Armand-Jean du Plessis de Richelieu naît le 9 septembre 1585 à Paris. Eduqué en vue de devenir soldat, il est contraint d’entrer dans les ordres, afin de permettre à sa famille de conserver l’évêché de Luçon à la mort de son frère aîné. D’abord au service de la reine-mère, puis du Roi Louis XIII, il passe la majeure partie de sa vie à renforcer le pouvoir royal, et à pacifier et développer économiquement le pays après huit guerres de religion. Sa politique a fondé sur trois lignes directrices : abaisser le pouvoir des Huguenot pour restaurer l’autorité de l’Etat ; abaisser la puissance des grands du royaume pour renforcer le pouvoir royal ; lutter contre la puissance de l’Espagne qui étouffe la France à l’extérieur. Il fonde en 1635 l’Académie Française (voir les chroniques du 2 janvier et du 13 mars), qui reste une institution prestigieuse. Il meurt le 4 décembre 1642.
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le 9 septembre 1642 : Louis XIII prend Perpignan aux Espagnols.
Pendant la guerre de Trente ans, l’armée française envahit le Roussillon. Depuis sept ans, la France est en guerre contre l’Espagne. Après avoir pris Collioure, les Français s’emparent de Perpignan suite à un siège difficile de cinq mois. Louis XIII, dont la santé ne lui permet plus de participer aux opérations militaires, suit les opérations depuis Paris. Il meurt neuf mois après, en mai 1643.
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le 9 septembre 1653 : le maréchal de Turenne débute le siège de Mouzon, Pont-à-Mousson, en présence de Louis XIV.
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le 9 septembre 1668 : première représentation de L’Avare ou l’École du mensonge, de Molière, au théâtre du Palais-Royal.
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le 9 septembre 1715 : le Roi Louis XIV est enterré à la Basilique de Saint-Denis.
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le 9 septembre 1876 : 9ème apparition de Notre Dame à Estelle de Pellevoisin (en l’octave de la nativité de la Sainte Vierge, veille de la fête du Saint Nom de Marie).
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Dans le récit des apparitions, Estelle Faguette raconte :
« …Depuis plusieurs jours, j’avais le désir d’aller dans la chambre où je fus guérie. Enfin aujourd’hui, le 9 septembre, j’ai pu m’y rendre. Je finissais de dire mon chapelet quand la Sainte Vierge est venue.
« Tu t’es privée de ma visite le 15 août ; tu n’avais pas assez de calme. Tu as bien le caractère du Français. Il veut tout savoir avant d’apprendre, et tout comprendre avant de savoir. Hier encore je serais venue ; tu en as été privée. J’attendais de toi cet acte de soumission et d’obéissance. »
A ce moment je compris très bien que si je ne m’étais pas soumise et si je n’avais pas obéi, j’aurais été privée de la voir davantage…« Depuis longtemps les trésors de mon fils sont ouverts ; qu’ils prient. » En disant ces paroles, elle souleva la petite pièce de laine qu’elle portait sur sa poitrine. J’avais toujours vu cette petite pièce, sans savoir ce que c’était, car jusqu’alors je l’avais vue toute blanche. En soulevant cette pièce, j’aperçus un cœur rouge qui ressortait très bien. J’ai pensé de suite que c’était un scapulaire du Sacré-Cœur. Elle dit en le soulevant : « J’aime cette dévotion. » Elle s’arrêta encore ; puis elle reprit : « C’est ici que je serai honorée. »
Cf. chroniques des 15 et 19 février, et du 15 septembre.
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le 9 septembre 1899 : Dreyfus à nouveau condamné.
Le verdict du deuxième procès de Dreyfus tombe comme un couperet sur les espoirs des dreyfusards : il est déclaré coupable avec les circonstances atténuantes et condamné à dix ans d’emprisonnement. En fait, dans un climat proche de l’insurrection nationaliste, le jugement paraît politique, c’est un compromis. Dix jours plus tard, sous les conseils de Waldeck-Rousseau, le président Émile Loubet gracie Dreyfus.
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le 9 septembre 1910 : Léon Morane, dépasse, à Reims la barre des 100 km/h à bord de son avion.
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le 9 septembre 1914 : bataille de la Marne.
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le 9 septembre 1977 : dernière exécution capitale en France
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Hamida Djandoubi, condamné à mort pour l’assassinat, avec tortures et viol, d’une jeune fille, est exécuté aux Baumettes à Marseille. C’est la dernière personne à être guillotinée dans une prison française. La peine de mort est abolie en France, le 30 septembre 1981. Après avoir autorisé l’assassinat des innocents dans le sein de leur mère le 17 janvier 1975 (voir la chronique du jour), la France renonce à faire payer aux assassins leur dette contractée vis-à-vis de la société.
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le 9 septembre 1998 : début du scandale de la MNEF.
Une information judiciaire contre X est ouverte, visant trois des sociétés sous-traitantes de la MNEF, chargées de la communication et des travaux d’impression pour « faux, usage de faux, abus de confiance, recel » et « prise et conservation illégale d’intérêts ».
Dès 1982, un rapport de la cour des comptes critique la gestion pratiquée par les salariés de la MNEF. La Cour des comptes évoque les indemnités versées aux administrateurs. Dans sa note sur la MUL (une filiale de la MNEF), la commission constate : « Ces éléments jettent un doute sérieux sur l’utilisation des cotisations versées par les adhérents »
Une enquête préliminaire est également confiée à la brigade financière sur le fonctionnement global de la Mnef et de ses filiales ; elles vont conclure à un système de fausses factures mis en place par l’intermédiaire notamment de la société Efic, et d’autres filiales de la MNEF et sur des inculpations pour enrichissement personnel et emplois fictifs.
Diverses personnalités sont mises en cause dans l’affaire : Olivier Spithakis, son ancien président Jean-Michel Grosz, l’ancienne conseillère de Lionel Jospin Marie-France Lavarini, et le député Jean-Christophe Cambadélis, le député socialiste Jean-Marie Le, Dominique Strauss-Kahn, le député socialiste Julien Dray et Harlem Désir.
En mars 2004, dans le volet financier de l’affaire, Olivier Spithakis est condamné à deux ans de prison dont six mois avec sursis pour « complicité d’abus de biens sociaux, détournements de fonds publics et abus de confiance ».
Au bout de huit ans de procédure, des peines de prison avec sursis, annulée par la loi d’amnistie votée après la présidentielle de 1995, et des amendes sont prononcées à l’encontre de 17 prévenus, dans le procès des emplois présumés fictifs de la MNEF. Jean-Christophe Cambadélis est condamné à six mois d’emprisonnement avec sursis et 20 000 euros d’amende, pour une supposée mission de conseil sur les étudiants étrangers, entre 1991 et 1993. Marie-France Lavarini rembourse l’argent perçu. Jean-Michel Grosz est condamné à deux ans avec sursis et 150 000 euros d’amende, et Olivier Spithakis à deux ans avec sursis et 50 000 euros.
Lettre de fidèles attachés à la messe traditionnelle aux catholiques
Quel père, si son fils lui demande du pain, lui donnera une pierre ? (Mt 7, 9)
Chers Frères et Sœurs dans le Christ,
C’est avec une immense tristesse que nous avons appris la décision du pape François d’abroger les principales dispositions du Motu Proprio Summorum Pontificum promulgué par le pape Benoît XVI, le 7 juillet 2007.
Après des décennies de divisions et de querelles, ce Motu Proprio fut, pour tous les fidèles catholiques, une œuvre de paix et de réconciliation.
Rome viole la parole donnée par le pape Benoît XVI, avec brutalité et intransigeance, bien loin de l’accueil fraternel tant vanté.
La volonté affirmée du pape François, dans le Motu Proprio Traditionis Custodes du 16 juillet 2021 est de voir disparaître la célébration de la messe de la Tradition de l’Eglise. Cette décision nous plonge dans la consternation. Comment comprendre cette rupture avec le Missel traditionnel, réalisation « vénérable et antique » de la « loi de la foi », qui a fécondé tant de peuples, tant de missionnaires et tant de saints ? Quel mal font les fidèles qui souhaitent, simplement, prier comme le firent leurs pèresdepuis des siècles ? Peut-on ignorer que la messe tridentine convertit de nombreuses âmes, qu’elle attire des assemblées jeunes et ferventes, qu’elle suscite de nombreuses vocations, qu’elle a fait surgir des séminaires, des communautés religieuses, des monastères, qu’elle est la colonne vertébrale de nombreuses écoles, œuvres de jeunesse, catéchismes, retraites spirituelles et pèlerinages ?
Beaucoup d’entre vous, frères catholiques, prêtres, évêques, nous avez fait part de votre incompréhension et de votre profonde douleur : merci pour vos nombreux témoignages de soutien.
Favoriser la paix de l’Église afin de construire l’unité dans la charité, mais aussi amener les catholiques à renouer avec leur propre héritage en faisant découvrir au plus grand nombre les richesses de la tradition liturgique, trésor de l’Église, tels étaient les buts poursuivis par Summorum Pontificum. Le pape émérite Benoît XVI voit son œuvre de réconciliation détruite de son vivant.
Dans une époque imprégnée de matérialisme et déchirée par les divisions sociales et culturelles, la paix liturgique nous apparaît comme une nécessité absolue pour la foi et la vie spirituelle des catholiques dans un monde qui meurt de soif. La restriction drastique de l’autorisation de célébrer la Messe selon sa forme traditionnelle fera resurgir la méfiance, le doute et annonce le retour d’une querelle liturgique déchirante pour le peuple chrétien.
Nous l’affirmons solennellement, devant Dieu et devant les hommes : nous ne laisserons personne priver les fidèles de ce trésor qui est d’abord celui de l’Église. Nous ne resterons pas inactifs devant l’étouffement spirituel des vocations que prépare le Motu proprio Traditionis Custodes. Nous ne priverons pas nos enfants de ce moyen privilégié de transmission de la foi qu’est la fidélité à la liturgie traditionnelle.
Comme des fils à leur père, nous demandons au pape François de revenir sur sa décision, en abrogeant Traditionis Custodes et en rétablissant la pleine liberté de célébration de la messe tridentine, pour la gloire de Dieu et le bien des fidèles. Du pain plutôt que des pierres.
Le 8 septembre 2021, en la fête de la Nativité de la Très sainte Vierge Marie
Bernard Antony, Président de l’ AGRIF
Xavier Arnaud, Forum catholique
Victor Aubert, Président d’Academia Christiana
Moh-Christophe Bilek, Notre Dame de Kabylie
François Billot de Lochner, Président Fondation de Service politique
Benjamin Blanchard, Délégué général de SOS Chrétiens d’Orient
Anne Brassié, Journaliste et écrivain
Jacques Charles-Gaffiot, Historien d’art
Thibaud Collin, Professeur agrégé de philosophie
Laurent Dandrieu, Journaliste
Yves Daoudal, Journaliste – Directeur de Blog
Marie-Pauline Deswarte, Docteur en Droit
Stéphane Deswarte, Docteur en Chimie
Cyrille Dounot, Docteur en droit, licencié en droit
canonique
Alvino-Mario Fantini, The European Conservative
Claude Goyard, Professeur des universités
Max Guazzini, Avocat
Michael Hageböck, Summorum Pontificum Freiburg
Maike Hickson, Docteur en Littérature, écrivain
Robert Hickson, Professeur, écrivain
Michel De Jaeghere, Journaliste et essayiste
Marek Jurek, Ancien pdt de la Diète de Pologne
Peter Kwasnieswki Ecrivain
Philippe Lauvaux, ULB Paris Assas
Pierre de Lauzun, Haut fonctionnaire Ecrivain
Massimo de Leonardis, President International Commission of
Military History
Anne le Pape, Journaliste
Christian Marquant, Président de Paix Liturgique
Michael Matt, The Remnant
Roberto de Mattei, Ancien président du CNR (CNRS italien)
Jean-Pierre Maugendre, Renaissance Catholique
Philippe Maxence, Rédacteur en Chef de L’Homme Nouveau
Charles de Meyer, Président de SOS Chrétiens d’Orient
Paweł Milcarek, Christianitas
Jean-Marie Molitor, Journaliste
Martin Mosebach, Ecrivain
Hugues Petit, Docteur en Droit
Philippe Pichot-Bravard, Docteur en Droit
Hervé Rolland, Vice-Président de ND de Chrétienté
Reynald Secher, Historien
Jean Sévillia, Journaliste, Historien, Ecrivain
Henri Sire, Ecrivain, compositeur, chercheur
Jeanne Smits, Journaliste – Directrice de Blog
Jean de Tauriers, Président de Notre Dame de Chrétienté
Guillaume de Thieulloy, Editeur de presse
Jérôme Triomphe, Avocat
Philippe de Villiers, Ancien ministre, écrivain
Un Rosaire sera récité le 10 octobre un peu partout en Belgique pour le renouvellement de la Foi, la protection de la Vie et la Paix
Depuis le centenaire des apparitions de Notre-Dame à Fatima, les fidèles de nombreux pays à travers le monde se sont rassemblés autour de leurs côtes et frontières de même qu’à l’intérieur de leur pays pour prier le Rosaire. Nous avons participé à cet élan et prierons encore tous ensemble pour la Belgique et le monde entier, le Dimanche 10 octobre 2021 à 15h.
Nous demanderons à Notre Dame la renaissance de la Foi, la protection de la Vie et la Paix afin que nos cœurs grandissent dans l’Amour du Christ et que la Belgique soit ainsi bénie par Dieu dans tout ce qu’elle entreprend. Nous prierons également pour le monde entier.
Vous êtes prêtre, religieux ou laïque ?
Vous souhaitez organiser un lieu de récitation du Rosaire sur la frontière ou dans le pays ? Sur la page inscription -> organisation du site, vous pourrez déterminer l’endroit de votre choix. Il s’affichera sur la carte interactive et d’autres personnes pourront vous y rejoindre en s’y inscrivant également.
Vous voulez participer à la récitation du Rosaire quelque-part sur les frontières ou dans le pays?
Inscrivez-vous sur la page inscription -> participation en cliquant sur le lieu de prière de votre choix. Rejoignez ensuite le groupe qui s’y trouvera le 10 octobre prochain en ayant pris soin de contrôler les dernières informations en rapport avec ce lieu. Vous les trouverez. en ligne autour du 3 octobre.
Diffusons ce message le plus largement possible à travers la Belgique, afin que tous se rassemblent autour de Marie, notre mère du Ciel, et lui demandent son aide.
La dictature sanitaire vue par Jean de La Fontaine
LE LOUP ET LE CHIEN
Un Loup n’avait que les os et la peau ;
Tant les Chiens faisaient bonne garde.
Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
Gras, poli, qui s’était fourvoyé par mégarde.
L’attaquer, le mettre en quartiers,
Sire Loup l’eût fait volontiers.
Mais il fallait livrer bataille
Et le Mâtin était de taille
A se défendre hardiment.
Le Loup donc l’aborde humblement,
Entre en propos, et lui fait compliment
Sur son embonpoint, qu’il admire.
Il ne tiendra qu’à vous, beau sire,
D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
Quittez les bois, vous ferez bien :
Vos pareils y sont misérables,
Cancres, haires, et pauvres diables,
Dont la condition est de mourir de faim.
Car quoi ? Rien d’assuré, point de franche lippée.
Tout à la pointe de l’épée.
Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.
Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?
Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gens
Portants bâtons, et mendiants ;
Flatter ceux du logis, à son maître complaire ;
Moyennant quoi votre salaire
Sera force reliefs de toutes les façons :
Os de poulets, os de pigeons,
……..Sans parler de mainte caresse.
Le loup déjà se forge une félicité
Qui le fait pleurer de tendresse.
Chemin faisant il vit le col du Chien, pelé :
Qu’est-ce là ? lui dit-il. Rien. Quoi ? rien ? Peu de chose.
Mais encor ? Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
Où vous voulez ? Pas toujours, mais qu’importe ?
Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.
