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Russie : la propagande anti-famille vient de l’étranger

La propagande dirigée contre la famille et les valeurs familiales en Russie est activement soutenue depuis l’étranger par des États et des organisations dont les politiques sont hostiles à la Russie. Les ambassades des États-Unis et du Royaume-Uni affichent des drapeaux “arc-en-ciel” “LGBT” sur leurs bâtiments, des organisations affiliées au réseau de George Soros veulent imposer une loi féministe sur la “prévention de la violence domestique”, qui en réalité est ouvertement dirigée contre la famille en tant que telle. De nombreuses ONG financées par l’étranger promeuvent les idées féministes en Russie.

Le problème a été soulevé au niveau du Conseil de la Fédération. C’est ce qu’a déclaré la sénatrice Margarita Pavlova (photo), membre de la commission du Conseil de la Fédération pour la protection de la souveraineté de l’État, lors d’une réunion élargie de la commission le 31 mai :

“Il convient de garder à l’esprit que les forces extérieures et les États inamicaux qui soutiennent les conflits interethniques et interreligieux dans notre pays et l’extrémisme qui se développe sur leur base apportent également un soutien global à la promotion en Russie d’idéologies destructrices de la famille et des valeurs familiales traditionnelles protégées par notre Constitution. Nous parlons de la propagande contre la famille et les droits des parents, du féminisme radical, de la promotion de l’avortement et de l’absence d’enfants, et de l’idéologie du genre et des LGBT. Tout cela menace aussi directement la sécurité nationale de la Russie en sapant l’un de ses fondements les plus importants – la famille.

Je suis convaincu que le sujet de la protection de la famille et des valeurs familiales traditionnelles dans le contexte de la garantie de la sécurité nationale de la Russie doit faire l’objet d’une attention particulière. Ce n’est pas un hasard si c’est exactement ce qu’a dit le président russe V. V. Poutine dans ses récentes directives au gouvernement.

Je voudrais également attirer l’attention sur le fait qu’aujourd’hui, les représentants des forces destructrices tentent souvent de détourner l’attention d’eux-mêmes, en s’efforçant de faire passer pour des “extrémistes” les forces civiques saines, les citoyens qui défendent leurs droits et nos valeurs les plus importantes et qui agissent dans le strict respect de la loi. C’est ainsi que les quelques partisans d’idéologies destructrices, agissant avec le soutien de forces étrangères hostiles à la Russie, tentent d’accrocher l’étiquette d’”extrémistes” aux défenseurs de la famille et des valeurs traditionnelles russes, spirituelles et morales, et même à l’Église orthodoxe russe.

Giorgia Meloni, présidente de Fratelli d’Italia : priorité aux principes non négociables

Giorgia Meloni, présidente de Fratelli d’Italia (FdI), vient de publier un ouvrage, Je m’appelle Georgia. Mes racines, mes idées dans lequel elle écrit :

” Je suis Giorgia. Je suis une femme, je suis une mère, je suis italienne, je suis chrétienne. Vous ne m’enlèverez pas ça.”

Elle répond à IFamnews :

Madame Meloni, est-il plus difficile aujourd’hui d’être une femme, une mère, une Italienne ou une chrétienne ?

En ce moment, le défi consiste à défendre l’identité, à 360 degrés et sous toutes les formes dans lesquelles elle se manifeste. Tout ce qui nous définit est attaqué : la famille, la patrie, la liberté religieuse, l’identité sexuelle sont menacées. L’identité est un danger pour la pensée unique et pour les grandes concentrations économico-financières, car ce que nous sommes exprime une vision du monde, a une histoire derrière elle, exprime un ensemble d’idées et de valeurs. Sans ces idées et ces valeurs, sans notre identité, nous ne sommes plus rien : c’est le “citoyen X” qui ne croit en rien et, comme le dirait Michael Ende, auteur de The Neverending Story, “il est plus facile de dominer ceux qui ne croient en rien”.

Dans votre livre, vous écrivez que “aux yeux de la pensée dominante, je suis une bigote”. Est-il possible de défendre certaines valeurs malmenées par la pensée dominante ?

Absolument, et nous ne devons pas avoir peur. Il faut se baser non pas sur le plan confessionnel, qui est subjectif, mais sur la logique pure, sur le bon sens séculaire de nos arguments. Certains gauchistes et certaines intelligentsia nous désignent comme des monstres juste pour échapper à la confrontation : comme ils ne savent pas comment nous répondre sur le fond, ils nous attribuent toutes sortes d’étiquettes. Vous défendez la famille naturelle basée sur le mariage ? Vous êtes rétrograde. Vous vous battez pour donner aux femmes une alternative à l’avortement ? Vous êtes obscurantiste. Vous êtes contre l’idéologie du genre dans les écoles? Vous n’êtes pas présentable. Si défendre la famille, la vie et la liberté d’enseignement signifie être obscurantiste, rétrograde et peu présentable, alors je suis fier d’être tout cela.

Votre opposition à l’avortement vient du fait que votre mère a changé d’avis in extremis sur l’avortement alors qu’elle était enceinte de vous.

Je dois tout à ma mère. Elle m’a également appris combien la vie est précieuse et sacrée et combien il est nécessaire de la défendre. On l’a presque convaincue de se faire avorter, mais elle ne l’a pas fait. Elle a décidé de prendre un pari, de jeter tout son cœur dans la bataille, d’avoir du courage. Même si la situation qu’elle vivait disait exactement le contraire. Elle a décidé de franchir le pas et de faire le choix le moins conventionnel qui soit : mettre un enfant au monde. Son histoire, qui est aussi la mienne, m’a surtout appris que beaucoup de femmes qui avortent n’excluent pas un autre choix dans leur cœur, et qu’un État juste se préoccuperait de savoir comment les aider, au lieu de faire passer l’avortement pour la meilleure option possible. […]

Si le FdI gouvernait l’Italie, interviendrait-il de quelque manière que ce soit sur la question de l’avortement ?

Nous continuerons à soutenir la pleine application de la loi 194, qui, dans son article premier, stipule que l’État défend et protège la vie humaine dès son commencement. Parce que pour nous, chaque être conçu, le plus petit et le plus pauvre des êtres humains, est l’un des nôtres et doit être défendu. L’État et les institutions, à tous les niveaux, doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour aider les femmes qui considèrent l’avortement comme le seul choix possible. Je pense, par exemple, à l’aide et au soutien économique et psychologique aux femmes qui veulent mener leur grossesse à terme, même si elles veulent donner l’enfant en adoption, ou au renforcement des Centri di Aiuto alla Vita (CAV) (Centres d’aide à la vie) et de ces organisations qui soutiennent la maternité difficile. Ce qu’il faut, c’est un changement de cap radical qui mettra également un terme aux mesures, telles que la directive Speranza sur la pilule RU486, qui banalisent l’avortement pour en faire un bricolage et exposent les femmes à de grands risques pour leur santé.

Nous avons aujourd’hui le “Texte unique Zan’ (un projet de loi contre la phobie des “homo/bi/trans”). Avec quels arguments pouvez-vous expliquer au public que s’opposer à ce projet de loi n’est pas synonyme d’homophobie ?

Le “texte unique Zan” ne sert pas à combattre les discriminations mais à punir par de nouveaux délits d’opinion ceux qui ne courbent pas l’échine devant la pensée unique. Et nous l’avons constaté dans des pays où une législation similaire est entrée en vigueur. Il s’agit d’une proposition libertaire que la gauche veut imposer pour cibler ceux qui s’opposent à l’adoption par les homosexuels ou à la maternité de substitution. Il s’agit d’une mesure qui nie la différence sexuelle et qui finira par discriminer les femmes en particulier, en niant les réalisations qu’elles ont accomplies pendant tant d’années. Soutenir que l’identité sexuelle d’une personne est complètement déconnectée de son identité biologique conduit exactement à cela. Et ce n’est pas moi qui le dis, mais ces féministes historiques qui sont aujourd’hui même accusées d’homophobie parce qu’elles revendiquent la spécificité féminine. Le “texte unique Zan” sert aussi à ouvrir grand les portes de nos écoles à l’idéologie du genre, dès l’école primaire.

Les unions civiles ont été approuvées en 2016, malgré l’opposition même farouche d’une grande partie de la société. L’adoption de lois définies comme progressistes est-elle inévitable ?

Rien n’est inévitable. Mais il est fondamental que les citoyens fassent toujours entendre leur voix, comme cela s’est produit par exemple lors des deux grandes journées de la famille à San Giovanni et au Circus Maximus, deux manifestations massives et populaires. Si les citoyens se font entendre, il est plus difficile pour le Gouvernement de ne pas les écouter.

C’est en 2006 que le pape Benoît XVI a énoncé les fameux principes non négociables lors d’une conférence parrainée par le Parti Populaire Européen. Ces principes sont-ils aujourd’hui au cœur du Parti des Conservateurs et Réformistes Européens, dont vous êtes la présidente ?

La défense de la vie de la conception à la mort naturelle, la culture de la vie par opposition à la culture délétère de la mort et du rejet typique d’un certain progressisme amoral, la défense de la famille naturelle comme pivot de la société et comme rempart éducatif. Ces principes non négociables, énoncés avec beaucoup de profondeur par Benoît XVI, sont une partie inséparable de l’héritage politique et culturel des conservateurs européens. Et ils représentent les priorités de mon mandat de présidente. Car c’est à partir de ces valeurs que l’Europe doit repartir, pour avoir un avenir et ne pas trahir son histoire millénaire.

Mgr Lebrun inaugure un lieu d’écoute Louis et Zélie près de Rouen

Les Accueils Louis & Zélie, en référence aux saints époux Martin, sont des lieux accueillants et missionnaires, ouverts à tous, assuré par des catholiques compétents, pour aider les personnes à faire le choix de la vie et de l’amour véritable. Ces lieux d’écoute et d’accompagnement aident toute personne, jeune ou âgée, en couple ou célibataire, à sortir d’une situation affective ou familiale difficile.

Mgr Lebrun a inauguré un nouveau lieu samedi 19 juin à Saint-Martin-de-Boscherville.

Abstention record : les Français croient-ils encore au système électoral ?

Premier enseignement du scrutin d’hier, les Français doutent de la démocratie à la française. Jamais n’avait-on connu une telle abstention lors d’un scrutin sous la Vème République. Plus de 66% des électeurs ne se sont pas rendus aux urnes. Une façon de laisser les magouilleurs électoraux à leurs tripatouillages ? Le précédent record d’abstention était celui des élections européennes de 2009, avec 59,4%. Il manque une offre politique qui motive les Français.

Deuxième enseignement du scrutin : les ministres LREM ont pris une claque. La République en marche n’a obtenu que 10,4% des suffrages au niveau national, à l’issue du premier tour des élections régionales dimanche 20 juin. Le parti fondé par Emmanuel Macron en 2016 n’est arrivé en tête dans aucune des 13 régions de France métropolitaine. Aucun des 15 ministres ou secrétaires d’Etat candidats ne sera présent au second tour. En Ile-de-France, Laurent Saint-Martin, épaulé par Marlène Schiappa, Amélie de Montchalin et Emmanuelle Wargon, est arrivé en quatrième position avec 11,8% des suffrages. Dans les Hauts-de France, la liste menée par Laurent Pietraszewski, secrétaire d’Etat chargé des Retraites, est éliminée dès le premier tour avec 9,1%, en dépit des renforts d’Eric Dupond-Moretti et d’Agnès Pannier-Runacher, ministres de la Justice et de l’Industrie. En Centre-Val de Loire, le ministre Marc Fesneau arrive à la quatrième place avec 16,3% des voix.

Troisième enseignement, le RN réalise une contre-performance avec 19,3% des suffrages. Un fossé s’est creusé entre un électorat qui se radicalise et un parti qui se modère à outrance (désaveu des identitaires, absence au Parlement sur les votes sociétaux, affirmation selon laquelle un islam républicain serait possible).

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, la liste soutenue par LREM de Renaud Muselier arrive certes en deuxième position derrière le Rassemblement national avec 33%. Mais le Rassemblement national emmené par Thierry Mariani ne réalise que 34,8% (contre 40% au 1er tour de 2015). Le RN dévisse dans les Hauts-de-France, 6 ans après la performance de Marine Le Pen (40,64%), le député RN Sébastien Chenu ne capte que 24% des voix. En Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez devance très largement ses concurrents avec 43,9% des suffrages. Le RN tombe à 12,2% (contre 25% au 1er tour en 2015), derrière l’écologiste Fabienne Grébert (EELV, 14,8%), et devant Najat Vallaud-Belkacem (PS, 11,3%). En Occitanie, Jean-Paul Garraud réalise 22,6% contre 32% pour Louis Aliot en 2015.

Conséquence prévisible : il est de moins en moins sûr que M. Macron et Mme Le Pen soient au second tour en 2022.

C’est arrivé un 21 juin…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 21 juin 1054 : décès de Bruno d’Eguisheim-Dagsbourg, connu comme pape sous le nom de saint Léon IX.
  • le 21 juin 1429 : la triple donation du Royaume de France.

Peu avant le sacre de Charles VII, à Reims, le 17 juillet 1429, Jeanne par un pacte officiel et public renouvelle le pacte conclu entre Dieu et le Royaume de France naissant à Reims en 496. Qui connaît, aujourd’hui, ce qui s’est passé le mardi 21 juin 1429 à 16 heures en l’abbaye de Fleury-sur-Loire, appelée ensuite Saint-Benoît-sur-Loire ? C’est pourtant là qu’a lieu un évènement central de toute l’histoire de France.

Alors que la confusion la plus grande règne en France où « il y a grande pitié », Dieu se manifeste à notre nation. Débauche, immoralité, trahison des clercs et des élites intellectuelles de l’université de Paris, politique qui avec la reine Isabeau de Bavière, ont vendue la France par le traité de Troyes, qui la donne à Henri V Roi d’Angleterre, scandale de la filiation du Dauphin, le futur Charles VII, que sa propre mère appelle « batard » ; tout semble annoncer la disparition de la Fille Ainée de l’Eglise.

La triple donation du Royaume de France est racontée dans le Breviarium historiale, texte rédigé peu après, au cours de l’été 1429, qui est consultable à la Bibliothèque Vaticane.

Jehanne dit à Charles : «Sire, me promettez-vous de me donner ce que je vous demanderai?» Le Roi hésite, puis consent. «Sire, donnez-moi votre royaume».

Le Roi, stupéfait, hésite de nouveau ; mais, tenu par sa promesse et subjugué par l’ascendant surnaturel de la jeune fille : «Jehanne, lui répondit-il, je vous donne mon royaume». Après quoi, voyant celui-ci tout interdit et embarrassé de ce qu’il avait fait : «Voici le plus pauvre chevalier de France : il n’a plus rien».

Cela ne suffit pas : la Pucelle exige qu’un acte notarié en soit solennellement dressé et signé par les quatre secrétaires du Roi. « Notaire, écrivez dit la pucelle inspirée : le 21 juin de l’an de Jésus christ 1429, à 4 heures du soir, Charles VII donne son royaume à Jeanne. Ecrivez encore : Jeanne donne à son tour la France à  Jésus-Christ. -Nos Seigneurs dit-elle d’une voix forte, à présent, c’est Jésus-Christ qui parle : “moi, Seigneur éternel je la donne au Roi Charles”.

Que signifie cet événement capital ?

– que ce Dauphin, que l’enseignement républicain nous présente comme un indécis et un demeuré, voire le digne fils d’un fou, mais que ses contemporains appellent le «bien-servi» (ce qui signifie qu’il savait juger les hommes), montre en cette occasion une foi extraordinaire en la Sainte Providence. Toute sa vie est d’ailleurs un exemple remarquable de Roi très chrétien.

– qu’il n’y a qu’un seul Roi qui mérite d’être aimé et servi : c’est le vrai Roi de France, Notre-Seigneur Jésus-Christ. Et que C’est Notre Seigneur JÉSUS-CHRIST qui a VOULU ÊTRE, ET EST, ROI DE FRANCE; et le Christ a voulu nous le faire savoir par l’entremise d’une fille de 17 ans.

– que la raison d’être de notre pays est de proclamer à la face de l’univers non seulement la royauté universelle du Christ sur le monde, c’est sa mission « d’éducatrice des nations » ;

– que cet acte officiel et capital consacre le Roi de France comme le lieutenant du Christ ; si les successeurs de Charles VII avaient compris, ils auraient considéré ce document comme le plus grand de leurs trésors; ils l’auraient relu et médité tous les jours et seraient encore aujourd’hui sur le trône ;

Dès le lendemain, le Dauphin décide d’aller à Reims pour se faire sacrer, malgré plusieurs opposants et grâce à l’insistance de Jeanne. Le pacte de Reims se renouvelle alors que tout semblait perdu. Or A-t-on vu un vrai Roi abandonner ses sujets ? Peut-on penser une minute qu’après avoir tant châtiée la France, il ne puisse ne pas répondre aux prières le suppliant de convertir le pays?

  • le 21 juin 1667 : pose de la première pierre de l’Observatoire Royal à Paris.

En 1666, le Roi a créé, en compagnie de Colbert, l’Académie royale des sciences. C’est le Roi qui pousse à la création de l’observatoire royal. Le jour du solstice d’été, les scientifiques de l’Académie royale décident de l’emplacement du monument, en fonction du méridien de Paris. Claude Perrault en assure la construction. Colbert propose à l’astronome néerlandais Christiaan Huygens et au Franco-Italien Jean-Dominique Cassini de venir y travailler. Ce dernier y découvre deux satellites de Saturne et étudie la division qui porte son nom. Au cours du XXe siècle, les observatoires de Meudon et de Nancy sont rattachés à celui de Paris.

  • le 21 juin 1786 : exécution de la condamnation de Mme Lamotte instigatrice de l’affaire du collier.

Le Cardinal de Rohan est pleinement acquitté et sort rapidement de la Bastille ; Mme Lamotte a été condamnée à être fouettée, marquée et enfermée. L’acte deux de la manœuvre, qui vise à détruire l’image de la Reine dans l’esprit des Français, consiste à faire de la voleuse un parangon de vertus. Le maçon Louis Blanc raconte sa réaction à l’énoncé de la sentence dans son livre : Histoire de la Révolution, (édit. de Bruxelles, 1848, t. II, p. 132.)

« Pour ce qui est de Mme de La Motte, elle tomba, en apprenant son sort, dans d’inexprimables accès de rage. Pendant qu’on lui lisait la sentence, on fut obligé de la tenir en l’air, personne n’ayant pu, par violence, la faire mettre à genoux. Liée avec des cordes et traînée dans la cour du Palais de Justice, elle se mit à pousser des cris, non d’épouvante, mais de fureur. S’adressant au peuple : « Si l’on traite ainsi le sang des Valois, quel est donc le sort réservé au sang des Bourbons ? »… Comme elle se débattait avec désespoir entre les mains du bourreau, le fer qui la devait marquer sur l’épaule la marqua sur le sein. On la transporta à la Salpêtrière, échevelée, le visage couvert de sang, demi-nue, et exhalant en imprécations ce qui lui restait encore de force. »

« C’est le 21 juin 1786 qu’eut lieu cette exécution. Mais les magistrats l’avaient annoncée pour le 13 et, apprenant qu’elle était retardée, l’opposition (c’est-à-dire la Maçonnerie) commença aussitôt, en faveur de la coquine que le Parlement venait de condamner à l’unanimité, un concert tout pareil à ceux qu’on entendra pendant l’Affaire Dreyfus, un siècle plus tard : « Et les nouvellistes de répéter que la Comtesse serait graciée par le Roi; que la Cour avait décidément honte de l’iniquité commise, que la Reine rougissait de laisser flétrir une innocente – sa victime. Le vent est à présent fixé dans sa direction. Quoi que la Reine fasse ou ne fasse pas, quoi qu’il advienne, le vent soufflera contre elle. » (M. Funck-Brentano, L’Affaire du Collier, 6e édit., pp. 363, 364.)

Louis Dasté dans, Marie Antoinette et le Complot Maçonnique, continue à décrire le montage patiemment élaboré pour détruire la Reine. Pour cela, il s’appuie sur les écrits de M. Funck-Brentano et surtout de Louis Blanc, le fameux maçon avec son livre Histoire de la Révolution :

« On cuisina si bien ce qu’on appelle l’opinion publique que, dès le lendemain de l’exécution de l’arrêt, la voleuse du collier devint sympathique ! Les détails de l’exécution de Mme de La Motte avaient été horribles… Ils se répandirent dans Paris. La foule en fut impressionnée. On redisait ses imprécations à la Reine et au cardinal de Rohan, ses accusations contre eux, ses reproches au Parlement, tout de miel et d’indulgence pour les personnages d’importance, toujours prêt à servir la Cour, la noblesse et le clergé. […] « La situation de la Comtesse, dit la Gazette d’Utrecht, commence à intéresser jusqu’aux personnes qui étaient le plus insensibles à son châtiment. […] « La dame de la Motte, note la Gazette de Leyde, devient de plus en plus stoïque et résignée à son sort. Elle s’occupe, la plus grande partie de la journée, à lire et à méditer le livre ascétique de l’Imitation de Jésus-Christ… » « … La plus grande partie de la journée à méditer le livre ascétique… », et la Reine osait dire qu’elle était une criminelle ! C’était une sainte. » (M. Funck-Brentano, La Mort… pp. 15 à 17.)

Qui menait le mouvement d’opinion destiné à sortir Mme de la Motte de la boue tandis qu’on y plongerait la Reine ? – La Franc-maçonnerie : « Le duc d’Orléans, qui dirigeait la Franc-maçonnerie et préparait son rôle révolutionnaire, vit dès lors le parti qu’il pourrait tirer de l’aventure et la duchesse d’Orléans prit la tête de ce joli mouvement de compassion. (M. Funck-Brentano, La Mort…, p. 18.)

Sa femme, la Sérénissime Sœur*** duchesse d’Orléans, et sa belle-sœur, l’infortunée amie de la Reine, la Sérénissime S*** Princesse de Lamballe, donnent l’exemple des visites à Mme de la Motte, et le parloir de la Salpêtrière devient le rendez-vous des femmes de la plus haute noblesse dont la plupart, hélas ! ont été enrôlées dans la Maçonnerie féminine.

Si l’on songe qu’en collaborant aux intrigues de la Maçonnerie, les Frères*** et les Sœurs*** de l’aristocratie française creusaient leurs propres tombeaux, en même temps que les tombeaux de Louis XVI, de Marie-Antoinette, de la Monarchie tout entière, – on voit se dessiner en lettres de feu les lignes, cruelles du F*** Louis Blanc : « Grâce au mécanisme habile de l’institution, la Franc-maçonnerie trouva dans les princes et les nobles moins d’ennemis que de protecteurs… Il arriva, par une juste et remarquable disposition de la Providence, que les plus orgueilleux contempteurs du peuple furent amenés à couvrir de leur nom, à servir aveuglément de leur influence les entreprises latentes dirigées contre eux-mêmes. » (F*** L. Blanc, Histoire de la Révolution, t. II, p. 71.)

Marie Antoinette et le Complot Maçonnique, Louis Dasté (éditions La Renaissance Française, pages 65 à 67 et suivantes)

  • le 21 juin 1791 : arrestation du Roi Louis XVI à Varennes.

Louis XVI, Marie-Antoinette, et leurs deux enfants sont arrêtés dans la bourgade de Varennes-en-Argonne. Ils ont fui le palais des Tuileries la veille afin de rejoindre l’armée du marquis de Bouillé à Metz. Mais le cortège royal est reconnu à Sainte-Menehould par le maître de poste Drouet qui donne l’alerte. Une fois la disparition du Roi constatée, et l’alerte donnée, La Fayette, commandant la garde nationale, envoie des courriers dans toutes les directions pour ordonner l’arrestation de son souverain. On ne peut avoir deux maîtres, or La Fayette est maçon.

Bloqué une partie de la nuit, le Roi refuse que la force soit employée, des hussards et une partie de la population sont prêts à couvrir son départ, Louis XVI attendant, en vain, le renfort de Bouillé, qui aurait dû arriver.

  • le 21 juin 1804 : Napoléon veut gracier Cadoudal et ses seconds.

Non seulement le Breton refuse par fierté la “lettre de grâce”, mais il demande à mourir le premier, pour montrer à ses compagnons qu’il n’a rien négocié avec Bonaparte.

« Ce bougre-là ! Il n’est pas content de me couper la tête, il voudrait encore me déshonorer ».

Il meurt avec ses amis. Néanmoins, il exprime une dernière volonté à l’exécuteur de Paris, son bourreau :

« Vous saurez que je veux être exécuté le premier. C’est à moi à donner à mes camarades l’exemple du courage et de la résignation ; d’ailleurs, je ne veux pas que l’un d’eux s’en aille de ce monde avec l’idée que je pourrais lui survivre ». Refusée. L’ordre d’exécution est fixé et sa tête tombe la dernière  Voir les chroniques du 1er janvier et du 25 juin.

  • le 21 juin 1848 : fermeture des Ateliers nationaux à Paris.

Créé à Paris au lendemain de la révolution de février 1848, pour les ouvriers au chômage, le projet n’avait aucune viabilité économique. La dissolution des Ateliers nationaux provoque une insurrection populaire contre une bourgeoisie plus préoccupée de ses profits que de justice sociale. La répression de la révolte ouvrière fait plusieurs milliers victimes.

  • le 21 juin 1871 : une loi concède 100000 ha de terres aux Alsaciens et Lorrains désireux de s’installer en Algérie.
  • le 21 juin 1925 : béatification de huit martyrs de la Nouvelle-France.

Il s’agit de huit Jésuites qui sont les pères Jean de Brébeuf, Gabriel Lalemant, Charles Garnier, Antoine Daniel, Noël Chabanel, Isaac Jogues, René Goupil et Jean de Lalande, martyrs français pour l’évangélisation de la Nouvelle France ; selon le souhait et les ordres du Roi François 1er quand il finança les premières expéditions.

  • le 21 juin 1963 : élection du pape Paul Vl.

Giovanni Battista Montini, alors archevêque de Milan, succède à Jean XXIII sur le trône de Saint Pierre. Paul VI est le premier pape de l’époque contemporaine à voyager hors d’Italie. Son premier voyage est pour Jérusalem, en janvier 1964 (Voir la chronique du 5 janvier). Sa béatification est faite le 19 octobre 2014. Voir aussi les chroniques du 6 aout, 26 septembre.

En Quête d’esprit : La beauté sauvera-t-elle le monde ?

Aymeric Pourbaix reçoit l’Abbé Thomas Chapuis, prêtre du diocèse de Beauvais, François Peltier, artiste peintre, Robin Galhac, philosophe, ainsi que Véronique Jacquier :

Nouvelle réforme du droit canon

Eglise universelle: Nouvelle réforme du droit canon

La constitution apostolique du 23 mai 2021 Pascite gregem dei- Paissez le troupeau du Christ- a très sensiblement modifié les dispositions du code de droit canon de 1983. Le chanoine Benoît Merly, docteur en droit canon et official du diocèse de Bayonne, après avoir rappelé le rôle de l’officialité dans un diocèse, explique ce qu’est le droit canon, en quoi il concerne les laïcs et ce qu’apporte de nouveau cette constitution par rapport au code de 1983.

Eglise en France: abbaye de Pontigny.

L’évêque préfère un hôtel de luxe à un séminaire “tradi” A 15 kms d’Auxerre l’abbaye cistercienne de Pontigny a été mise en vente par la Région Bourgogne-Franche-Comté. Jacques Chanard, ancien maire de Chevannes dénonce la collusion de la présidente de Région Marie Guite Dufay et de l’évêque du lieu, Mgr Hervé Giraud, pour faire échouer l’offre de reprise des bâtiments par la Fraternité Saint Pierre qui souhaitait y installer son séminaire francophone. L’offre de M Schneider, qui proposait 300 k€ de moins que la Fraternité Saint Pierre pour bâtir un hôtel de luxe a été retenue. La colère gronde.

Eglise en Marche: Naissance d’une religion: l’écolo-hygiénisme

La 29 éme Université d’été de Renaissance catholique aura lieu du 27 au 29 août à l’abbaye du pin, à 15 kms de Poitiers. Victoire De Jaeghere présente le programme de cette Université ainsi que les principaux intervenants: Philippe de Villiers, Patrick Buisson, Jean-Yves Le Gallou, etc. Trois journées d’amitié française et chrétienne, en famille et entre amis, dans un cadre superbe chargé d’histoire.

Des réponses à la hausse inquiétante de la violence commise par des mineurs

Maurice Berger, pédopsychiatre, ex-professeur associé de psychologie de l’enfant, enseignant à l’Ecole Nationale de la Magistrature, a créé le seul service de pédopsychiatrie dédié à la prise en charge des enfants violents. Il vient de publier un rapport intitulé Faire face à la violence gratuite en France, dans lequel synthétise ses 40 années d’expérience avec la violence commise par des mineurs.

Il cite le cas de ce jeune de 16 ans, qui a blessé plusieurs personnes, et qui lui affirme :

« Même si ce que je fais est grave, je sais que je n’irai pas en prison ».

Là est bien le problème. Les jeunes voyous, apprentis criminels, n’ont aucune conscience de ce qu’est l’obéissance à l’autorité ou à la loi et c’est pourquoi ils considèrent que toute intrusion de la police comme une agression. Pire, ils n’ont absolument aucune empathie envers leurs victimes, de plus en plus souvent agressées gratuitement, par envie de frapper, parfois jusqu’à la mort.

Aucune des 140 mineurs violents que j’ai reçus en entretien depuis sept ans n’éprouvait de l’empathie pour ses victimes, et ne mesurait la gravité de ses actes.

Le Dr Berger juge que nous sommes doublement désarmés :

  • Moralement, avec des textes légaux inadaptés
  • Physiquement, avec l’absence de volonté de construire des lieux réellement efficaces pour contenir la violence.

Comment faire en sorte qu’il y ait moins de victimes et moins d’auteurs d’actes de sauvagerie en France ?

Pour le Dr Berger, ces mineurs dangereux ont impérativement besoin de rencontrer une butée concrète à leurs actes si l’on veut espérer un changement de comportement. Pour cela, il constate la nécessité de modifier nos lois actuelles qui entravent, plutôt qu’elles ne favorisent, toute possibilité d’amélioration de la situation. Il propose dans ce livre, écrit avec les conseils de juristes, des dispositifs à mettre en œuvre, dans 3 domaines complémentaires. Si un de ces trois registres n’est pas pris en compte, les mesures prises dans les deux autres seront inefficaces :

  • une réponse judiciaire adaptée. Il est anormal qu’un mineur violent ne connaisse la prison qu’à sa 25e condamnation. Maurice Berger propose des peines de prison, même pour 15 jours. Il dénonce l’idéologie de nombreux magistrats qui protègent plus le coupable que la victime, ainsi que le Code de justice pénale des mineurs de mars 2019, un texte délictogène et criminogène. Une loi ferme et efficace doit mettre une butée aux actes, avec une publication sur internet des peines prononcées et l’instauration d’une indemnisation à la charge de la famille du mineur.
  • une politique de prévention contre les bandes
  • stopper l’immigration : seuls 8% des mineurs admis en Centre Educatif Renforcé appartiennent à des familles françaises de souche, dont 2% de gens du voyage… Les adolescents issus de familles originaires du Sahel sont 3 à 4 fois plus souvent impliqués comme auteurs de délits, et ceux éduqués dans les familles maghrébines deux fois plus…

Saint Thomas d’Aquin, patron de l’université

Aymeric Pourbaix et ses invités Véronique Jacquier & le Père Jean-François Thomas, jésuite, nous font (re)découvrir les grandes figures qui ont façonné la civilisation judéo-chrétienne. Cette semaine : Saint Thomas d’Aquin, patron de l’université.

 

Le retour de Jim Caviezel sur les écrans

Jim Caviezel, ce grand acteur, profondément catholique, dont l’interprétation de Jésus-Christ dans le film de Mel Gibson (LA PASSION DU CHRIST – 2004) a marqué durablement les mémoires, avait tourné un film sorti en 2018, dans le rôle de l’Evangéliste Luc, pour le film PAUL, APÔTRE DU CHRIST.

Cette année, vous aurez l’occasion de le découvrir dans un thriller haletant, dans lequel il joue le rôle d’un blogueur chrétien célèbre, enlevé par des terroristes islamiques à l’occasion d’une conférence au Caire. Le film s’intitule INFIDEL et est réalisé par Cyrus Nowrasteh, à qui l’on doit également LE JEUNE MESSIE, qui figure aussi au catalogue de SAJE.

A suivre.

Extrait :

On peut avoir voté les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain et être Vénérable

Le Pape a autorisé la promulgation du décret reconnaissant les vertus héroïques de Robert Schuman, avec la reconnaissance du martyre de 10 religieuses tuées en Pologne par des soldats soviétiques à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Né le 29 juin 1886 dans la cité luxembourgeoise de Clausen, fils de Jean-Pierre Schuman et d’Eugénie Duren, Robert Schuman baigne dès son plus jeune âge dans la diversité culturelle. Père français de langue maternelle luxembourgeoise, devenu allemand lors de l’annexion d’une partie de la Lorraine ; mère luxembourgeoise, allemande par alliance, Robert Schuman est allemand de naissance. Il étudie dans le Grand-Duché où il apprend la langue française. Son enfance et ses premiers pas dans la vie adulte sont marqués par la mort de ses parents: son père d’abord, en 1900, puis sa mère en 1910. Au cours de ses années d’étude, il rejoint l’association Unitas, formée par des étudiants catholiques et fondée sur trois principes «virtus, scientia, amicitia» (vertu, savoir, amitié). En juin 1912 il obtient un diplôme en droit à Strasbourg et ouvre un cabinet d’avocat à Metz. La même année, il se voit confier par Mgr Benzler, futur évêque de Metz, la charge de président de la Fédération diocésaine des associations de la jeunesse catholique. Il consacre aussi une partie de son temps aux enfants abandonnés et aux délinquants. En 1913, il prend part à l’organisation du 60e Katholikentag, le congrès des catholiques allemands, célébré à Metz cette année-là.

Sa carrière politique débute six ans plus tard, lorsqu’en 1919, au lendemain de la Première Guerre mondiale, il est élu pour la première fois député de la Moselle. Un mandat qu’il consacre à l’intégration législative de l’Alsace et de la Lorraine après leur retour à la France, s’engageant en faveur du Concordat avec le Saint-Siège et dans la défense de la justice sociale. Ses activités sont interrompues par le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. Bien qu’il ait voté les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain et qu’il ait été membre du premier gouvernement Pétain, il est arrêté et emprisonné par la Gestapo du 14 septembre 1940 au 12 avril 1941, dans une résidence surveillée à Neustadt. Il parvient à s’échapper le 1er août et reste dans la clandestinité jusqu’à la fin de la guerre, se réfugiant principalement dans des couvents et des monastères. La paix rétablie, il est élu à l’Assemblée constituante en 1945 et 1946, puis est à nouveau élu député et occupe des postes importants au sein du gouvernement français. De juin 1946 à novembre 1947, il est ministre des Finances ; de novembre 1947 à juillet 1948, il est président du Conseil ; de juillet 1948 à janvier 1953, il est ministre des Affaires étrangères ; à partir de 1953, il est garde des Sceaux, référence morale du pays. Il s’engage intensément pour la création d’un système commun de croissance économique et sociale. Robert Schuman a largement contribué à la rédaction de la Déclaration du 9 mai 1950, considérée comme l’acte fondateur de la nouvelle Europe.

Il revient au gouvernement en 1955 en tant que ministre de la Justice jusqu’en 1956. Au cours de ces années, il devient un pèlerin de la paix et de la détente en Europe, collaborant toujours plus étroitement avec Konrad Adenauer et Alcide De Gasperi, avec lesquels il est salué comme «père, apôtre de l’Europe unie, pèlerin, architecte, précurseur de l’unité européenne», ou, comme l’a appelé Paul VI, «pionnier infatigable de l’Europe unie». Les travaux de Schuman, Adenauer et De Gasperi ont abouti au traité de Rome, signé le 25 mars 1957. Un an plus tard, le 19 mars 1958, Robert Schuman, président du Mouvement européen, est élu par acclamation premier président du nouveau Parlement européen.

En 1959, frappé par la maladie, il renonce à ses engagements. Il est nommé président d’honneur de l’Assemblée parlementaire européenne. Il meurt à Scy-Chazelles, en France, le 4 septembre 1963.

L’exercice de la charité envers Dieu et son prochain est resté constant tout au long de sa vie. Il exprimait le plus profond respect pour chacune des personnes qu’il rencontrait, et plus particulièrement les plus humbles. Il nourrissait de l’amour pour les pauvres : aucun de ceux qui frappaient à sa porte ne repartait les mains vides. Au lendemain du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, il s’est activement engagé pour garantir l’assistance aux centaines de milliers de personnes déplacées d’Alsace-Lorraine expulsées de leurs territoires, dépossédées de tout. Il a toujours fait preuve de proximité et de grande gentillesse envers les orphelins. Il a apporté un soutien financier aussi à de nombreuses institutions charitables pour les lépreux, les réfugiés et les invalides.

Joe Biden bientôt privé de communion

La conférence des évêques catholiques américaine (USCCB) a voté le 18 juin pour un texte qui devrait permettre de refuser la communion aux politiciens qui soutiennent publiquement les lois sur l’avortement, au nom de la «cohérence eucharistique».

168 évêques ont voté pour cette mesure contre seulement 55, et 6 abstentions. Pour les évêques hostiles à ce sujet, qui risque de compliquer leurs relations avec le nouveau pouvoir “Démocrate”, c’est une défaite. Pour être adoptée, cette disposition devait remporter la majorité simple – à l’inverse des autres votes de cette assemblée, qui devaient atteindre la majorité des deux tiers. Ce document devrait entrer en phase de rédaction dans les prochaines semaines, et être ensuite approuvé par les évêques. La Conférence des évêques n’a pas le pouvoir de forcer un évêque à excommunier les politiciens de son diocèse, chaque évêque ayant la liberté de décider pour son propre diocèse. Mais l’approbation de ce document aura des conséquences pour l’Église catholique américaine et pour Joe Biden, qui se rend à la messe tous les dimanches, malgré son soutien au Planning familial, à la recherche destructrice d’embryons, et à la secte LGBT. Il a annulé la décision de Donald Trump de priver de fonds publics les organisations militant pour le droit à avorter, et il a nommé des militants homosexuels et transgenres au gouvernement.

Pendant que Joe Biden promeut l’avortement, le gouverneur du Texas Greg Abbott a signé mercredi une loi interdisant tout avortement, qui entrera en vigueur dès que la Cour suprême aura annulé l’arrêt Roe contre Wade. Pas moins de 28 villes du Texas se sont déclarées jusqu’ici « sanctuaire de l’enfant à naître ».

Fête des pères

La paternité moderne n’a pas de définition, elle est la place que donne à un homme sa compagne, parfois trop grande, parfois trop petite, parfois symbolique parfois dérisoire… C’est un rôle par défaut qui ne donne aucun droit. Le rôle du père est pourtant fondateur tant pour la société que pour la famille, en tant que garant d’un ordre et des libertés, droits et responsabilités de chacun. Il est temps que les hommes réinvestissent pleinement leur rôle de père pour assurer un renouveau politique durable.

C’est arrivé un 20 juin …

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 20 juin 404 : nouvel exil du patriarche Jean Chrysostome, banni de Constantinople

Le patriarche est banni une première fois à cause de l’influence de l’impératrice Eudoxie, épouse d’Arcadius, dont les partisans incendient la cathédrale Sainte-Sophie. Le patriarche est rappelé, puis exilé de nouveau. L’Eglise de Rome a toujours considéré que l’évêque Jean était dans son droit. Le pape Innocent Ier lui écrit dans son exil pour le consoler et lui dire qu’il condamne le concile du Chêne l’ayant déposé. Le pape ne reconnait que Jean comme seul patriarche légitime de Constantinople.

  • le 20 juin 451 : les Huns d’Attila sont arrêtés à la Bataille des Champs Catalauniques.

En 450, après s’être fait payer un tribut par Marcien Empereur d’Orient, afin de ne pas mettre à sac Constantinople, Attila, “le Fléau de Dieu”, décide de marcher sur l’Empire d’Occident moribond. Le chef des Huns rassemble une coalition, dont les Huns ne forment qu’une minorité de l’armée, et de différentes tribus germaniques; Ostrogoths de Valamir, Gépides d’Ardaric, Hérules de Bérik, Pannoniens, Ruges, Akatzires et Gélons.

Attila franchit le Rhin au début de l’année 451 et pénètre dans l’est de la Gaule, il ravage entièrement Metz et se dirige vers Lutèce. Mais pour des raisons qui restent toujours obscures pour des non chrétiens, il choisit de l’éviter: sainte Geneviève, à 28 ans, convainc les habitants de Paris de ne pas abandonner leur cité aux Huns. Elle encourage les Parisiens à résister à l’invasion par les paroles célèbres: « Que les hommes fuient, s’ils veulent, s’ils ne sont plus capables de se battre. Nous les femmes, nous prierons Dieu tant et tant qu’Il entendra nos supplications.»

De fait, Attila épargne la future Paris. Attila arrive alors en vue d’Orléans (Aurelianum) ; mais l’Évêque de la ville organise hâtivement la défense. De son côté, Aetius forme une coalition gallo-romano-germanique pour chasser Attila de la Gaule avec le Burgonde Gondioc et le Franc Mérovée, grand-père de Clovis, quelques Armoricains et enfin, les Wisigoths de Théodoric Ier.

La bataille commence le 19 juin. Le 20, les Occidentaux attaquent et les Huns se replient. L’expansion s’arrête.

  • le 20 juin 840 : décès de Louis 1 er « le Pieux », fils de Charlemagne, empereur d’Occident.

Le 5 octobre 816, il est couronné et sacré par le pape Étienne IV à Reims. Il est le second monarque sacré à Reims, après Clovis, pratique suivie par presque tous les Rois de France après lui. Il avait été couronné empereur d’Occident du vivant de son père le 11 septembre 813. Il fait face aux premiers raids vikings et arrête les incursions arabes en Provence. A sa mort l’Empire est à nouveau partagé.

  • le 20 juin 1667 : Clément IX est élu pape.

Giulio Rospigliosi née le 27 janvier 1600 à Pistoia. Docteur en philosophie, il devient enseignant en théologie. En 1657, on le nomme cardinal, puis secrétaire d’Etat en 1657 ; il est élu pape le 20 juin 1667 sous le nom de Clément IX. Par la suite, il devient le médiateur pour la négociation du Traité d’Aix-la-Chapelle (1668) et fait cesser la guerre de dévolution entre la France, l’Espagne, l’Angleterre et les Pays-Bas.

  • le 20 juin 1783 : victoire de Gondelour.

Au large de Pondichéry, Charles Joseph Patissier de Bussy-Castelnau, le bailli Pierre-André de Suffren, les français et leurs alliés Cipayes battent les Anglais de James Stuart à Gondelour. Malgré une situation désespérée les Français grâce à l’énergie de leurs deux chefs, qui pourtant ne s’entendent pas, battent les Anglais sur terre avec le premier et sur mer avec le second.

  • le 20 juin 1789 : serment du Jeu de Paume à Paris, début de la Révolution française.

Louis XVI fait fermer la salle des Menus du Château de Versailles, où se tient le Tiers-Etat. Les députés se réunissent alors dans la Salle du Jeu de Paume et prêtent serment de ne pas se séparer avant d’avoir donné une constitution au royaume. C’est un coup d’Etat législatif auquel Louis XVI réagit peu: le Dauphin vient de mourir.

  • le 20 juin 1792 : le « peuple » attaque le palais des Tuileries où réside Louis XVI.

A l’initiative de Santerre, un brasseur du faubourg Saint-Antoine, des émeutiers parisiens marchent sur le palais des Tuileries le jour de l’anniversaire du serment du Jeu de paume. Ils veulent que le Roi retire son veto aux décrets pour la déportation des prêtres réfractaires et la création d’un camp de gardes nationaux. Le Roi coiffe le bonnet rouge et boit à la santé de la Nation mais ne cède pas. Les Parisiens reviendront en aout plus tard avec plusieurs bataillons de fédérés et prendront d’assaut le palais des Tuileries.

  • le 20 juin 1809 : Napoléon apprend son excommunication fulminée par Pie VII.

“Le pape est un fou furieux qu’il faut faire enfermer.”

  • le 20 juin 1819 : naissance de Jacques Offenbach.

Offenbach étudie le violoncelle au Conservatoire de Paris et débute comme soliste virtuose. Il joue d’abord dans l’orchestre de l’Opéra-comique, puis devient directeur musical de la Comédie-Française. Il décède le 5 octobre 1880. Voici quelques unes de ses œuvres: Barbe-Bleue, La Vie parisienne, La Belle Hélène, Bagatelle, La Grande Duchesse de Gérolstein, la Périchole, les Contes d’Hoffman ou Orphée aux enfers.

  • le 20 juin 1894 : Yersin isole le bacille de la peste.

Le bactériologiste français Alexandre Yersin découvre le bacille de la peste (Yersinia pestis) à Hong Kong. Il identifie également le rat comme vecteur de l’épidémie. A son retour à Paris, avec l’aide d’Albert Calmette et d’Emile Roux, il met au point un vaccin et un sérum contre la peste. Il fonde ensuite plusieurs filiales de l’Institut Pasteur au Vietnam et devient, en 1933, directeur honoraire de l’Institut Pasteur de Paris.

  • le 20 juin 1929 : Philippe Pétain est élu à l’Académie française.
  • le 20 juin 1940 : les communistes français profitent de l’arrivée de leurs alliés allemands en France.

Six jours après l’entrée des Allemands dans Paris, les communistes sollicitent de la »Propaganda Staffel»l’autorisation de faire reparaître L’Humanité. Le journal est interdit de parution depuis que le Parti communiste a été dissous par le gouvernement Daladier le 26 septembre 1939. Un peu plus tard, le même gouvernement Daladier a fait arrêter les 27 députés communistes ; déchus de leur mandat en février 1940, et les a internés en Algérie. Giraud les fait libérer en 1943, et en avril 1944, l’un d’entre eux entre au Comité français de Libération nationale.

Un carnet de notes saisi par la police française sur une militante communiste, Denise Ginollin, arrêtée le 20 juin 1940, et retrouvé sous scellés aux Archives de Paris donne l’argumentaire pour la négociation entre Maurice Tréand, responsable PCF, et Otto Abetz, représentant de Von Ribbentrop, ministre des Affaires étrangères allemand, visant la reparution de l’Humanité et la légalisation du PCF.

« Vous avez laissé paraître journaux communistes dans d’autres pays: Danemark, Norvège, Belgique. Sommes venus normalement demander autorisation… Sommes communistes, avons appliqué ligne PC. Sous Daladier, Reynaud, juif Mandel. Juif Mandel nous a emprisonnés et [a] fusillé des ouvriers qui sabotaient Défense Nationale… Pas cédé face dictature juif Mandel et du défenseur des intérêts capitalistes anglais Reynaud… Notre défense du pacte (germano-soviétique) vous a avantagé. Pour l’URSS nous avons bien travaillé, par conséquent par ricochet pour vous. »

  • le 20 juin 1960 : la Fédération du Mali, regroupant le Sénégal et le Soudan français, obtient son indépendance.

En fait le Sénégal devient indépendant le 20 aout.

  • le 20 juin 1962 : les Américains prennent acte de la puissance nucléaire française.

C’est au cours d’un entretien avec le président De Gaulle à Paris, que le secrétaire d’Etat américain Rusk reconnaît la force de frappe française comme un “fait”. Ce n’est pas faute d’avoir tout fait pour empêcher la France d’avoir cette arme. Les travaux, commencés sous la IV république ont abouti grâce à la volonté d’un homme qui y voyait un outil privilégié de la souveraineté française, le général De Gaulle. D’ailleurs, Alain Peyrefitte dans son premier tome C’était de Gaulle (tome 1), souligne une réponse que lui fait le général quand l’auteur déclare que la sécurité de la France est assuré face à l’URSS : « Urss ou Etats-Unis, car qui nous dit que dans 60 ans ce ne sont pas les Américains qui menaceront notre souveraineté ! » On peut reprocher beaucoup de choses à De Gaulle, il avait le sens de l’Etat et de l’indépendance nationale.

  • le 20 juin 2008 : Pierre Mauroy est mis en examen pour détournement de fonds publics quand il était président de la communauté urbaine de Lille.

Bioéthique : nouvelle manifestation le 24 juin

Evoquant le projet de loi bioéthique, le député Patrick Hetzel déclarait à Gènéthique, il y a quelques jours :

« Il faut toujours se battre jusqu’au bout pour ce que l’on pense être juste et conforme à ses valeurs et ses convictions. C’est l’histoire qui jugera. (…) Ne pas se battre jusqu’au bout sous prétexte que tout serait joué, reviendrait à se rendre coupable d’abandon de ses convictions. Et l’espoir est toujours permis. »

La Manif Pour Tous, vous le savez, a toujours considéré qu’il est impensable de baisser les bras et que les fruits de nos actions, visibles et invisibles, sont absolument essentiels pour nos contemporains et pour les générations à venir. En outre, au-delà du projet de loi bioéthique lui-même, nous savons tous que c’est une idéologie destructrice qui se déploie et qu’il faut combattre jusqu’au jour où, à l’instar du marxisme, elle s’effondrera.

La Manif Pour Tous vous appelle donc à un rassemblement prévu le jeudi 24 juin devant le Sénat, rue de Tournon, à partir de 19h30.

Le fascisme n’a rien à voir avec le maintien de l’ordre, la défense des racines chrétiennes, la critique de l’immigration ou la contestation des évolutions sociétales

Diplômé de Yale, Paul Gottfried a enseigné les Sciences politiques à l’Université d’Elisabethtown. Proche de Christopher Lasch et de Murray Rothbard, il est aujourd’hui un intellectuel conservateur influent aux États-Unis. Il vient de publier un essai sur le Fascisme, histoire d’un concept. Dans le pseudo-débat politique, traiter son adversaire de « fasciste » est devenu une sorte de réflexe défensif, un mantra destiné à sidérer, diaboliser, assommer l’adversaire en l’assimilant à un sympathisant des thèses nazies.

Paul Gottfried montre dans son ouvrage à quel point ceux qui emploient ce terme n’ont rien compris au fascisme et étalent surtout leur ignorance. En convoquant tous les grands analystes du fascisme, depuis l’après-guerre jusqu’à nos jours, il retrace les errements dans l’emploi du concept et s’efforce d’en donner une définition rigoureuse. Il pose longuement la question concernant le positionnement du fascisme à la droite ou à la gauche du spectre politique.

Le nouveau modèle fasciste se répandit finalement dans des pays qui se réclamaient pourtant du communisme. L’opposition au pluralisme, les appels à la solidarité nationale et le culte du chef trouvèrent un écho au sein des élites communistes. Elles se dégageaient progressivement de la vision de la révolution prolétarienne hérité du XIXe siècle.

Il explique en quoi le nazisme n’est pas le « fascisme générique » mais bien un cas « limite » et hybride, qui a emprunté au fascisme italien, au stalinisme mais surtout à la folie meurtrière d’Hitler. En gardant à l’esprit la construction politique et idéologique de Mussolini, il sépare ensuite méticuleusement  le « fascisme générique » des différents mouvements et régimes de droite, autoritaires ou conservateurs. Enfin, il met en lumière l’importance centrale de la révolution sociale et de la violence rédemptrice au cœur du fascisme latin.

Il apparaît souvent, d’ailleurs à raison, comme une tentative maladroite pour forger une imitation contre-révolutionnaire de la gauche – c’est-à-dire comme quelque chose qui ressemblerait à la gauche révolutionnaire sans en partager l’ADN. […] Le fascisme tirait sa force de sa volonté de s’opposer à la gauche tout en en reprenant certains de ses codes. […] Ceci peut même expliquer pourquoi la gauche démocratique vit parfois en Mussolini un héros.

Evoquant le nazisme, l’auteur établit des rapprochements avec le communisme :

Nommer Hitler un “conservateur” et Staline un “gauchiste révolutionnaire” reviendrait à oublier un aspect central de ces deux personnalités et de leurs régimes, leurs inspirations croisées. Arendt fit preuve d’une diligence toute particulière pour décrire la manière dont les dirigeants totalitaires s’inspiraient mutuellement. Hitler reprit les politiques de terreur et de génocide du modèle soviétique. Après la Seconde Guerre mondiale, comme le montre Arendt, un Staline déjà triomphant soutint de manière officielle l’antisémitisme en Russie.Il en assura la diffusion dans l’ensemble du bloc soviétique. Il y voyait un instrument pour isoler un nouvel ennemi public.

Outre l’étude de la signification historique du phénomène et de ses diverses interprétations, Paul Gottfried examine la longue histoire des controverses, polémiques et disqualifications dont il est l’objet. Si l’on veut employer des mots qui ont un sens, il apparaît en définitive que le fascisme n’a strictement rien à voir avec le maintien de l’ordre, la défense des racines chrétiennes de l’Occident, la critique de l’immigration non contrôlée ou la contestation de l’évolution des valeurs sociétales.

Liberté face à l’avortement : agissez contre le rapport Matic

Mercredi prochain, au cours de la session plénière du Parlement européen, à Bruxelles, les députés se prononceront sur le rapport Matić et sa proposition de résolution.

Ce rapport est un véritable copié-collé des demandes du Planning familial européen. Il vise à faire de l’avortement un droit garanti par l’Union européenne, à interdire l’objection de conscience des professionnels de santé opposés à l’avortement et à imposer l’éducation sexuelle infantile.

L’ECLJ est mobilisé depuis plusieurs mois contre ce rapport, pour attirer l’attention des membres du Parlement européen et des autres organisations pro-vie partout en Europe. Grâce à notre travail d’analyse, de nombreuses associations ont utilisé nos informations et alerté elles aussi les députés européens.

Des initiatives encourageantes ont vu le jour, principalement une motion alternative au Rapport Matić pour rappeler l’absence de compétence de l’Union européenne en matière de santé. Comme en 2013, une telle motion alternative pourrait à nouveau être adoptée pour faire échouer le Rapport Matić.

En Slovaquie, le Parlement a adopté une Résolution qui condamne la proposition de résolution de M. Matić, en ce qu’elle outrepasse les compétences de l’Union européenne. C’est un beau signal que ces députés slovaques partagent à leurs collègues européens.

Le vote sur la proposition de résolution Matić commencera mercredi 23 juin dans l’après-midi. Il est donc encore temps d’agir. Nous encourageons particulièrement les professionnels de santé à écrire un bref courriel à un ou plusieurs députés pour leur faire part de leurs convictions, de l’importance de l’objection de conscience et à les appeler à rejeter cette proposition de résolution pro-avortement.

Selon nos informations, les députés des groupes CRE et ID devraient largement voter contre la proposition. Ce sont les membres du PPE qui sont les plus timorés face aux injonctions des promoteurs de l’avortement.

Voici les adresses courriels des président et vice-présidents de ce groupe :

M Manfred Weber, Président du PPE : [email protected]
Arnaud DANJEAN, [email protected]
Esteban GONZÁLEZ PONS, [email protected]
Andrey KOVATCHEV, [email protected]
Vangelis MEIMARAKIS, [email protected]
Jan OLBRYCHT, [email protected]
Paulo RANGEL, [email protected]
Siegfried MUREŞAN, [email protected]

C’est arrivé un 19 juin…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 19 juin 936 : couronnement et sacre de Louis IV d’Outremer, Roi de France, à Laon.

Louis IV, fils de Charles III, âgé de 15 ans, est ramené de son exil d’Angleterre pour être sacré Roi de Francie occidentale, à Laon par l’archevêque de Reims Artaud, après l’intervention d’Hugues le Grand. Il épouse Gerberge de Saxe, sœur d’Otton Ier de Germanie, veuve de Gislebert, duc de Lotharingie.

  • le 19 juin 1097 : prise de Nicée sur les Turcs par les croisés, lors de la première croisade.

Le siège de Nicée commence le 14 mai et s’achève le 19 juin 1097, au cours de la première Croisade. C’est la première action militaire des croisés contre les musulmans et cette victoire permet un arrêt de la progression de l’Islam dans cette région.

  • le 19 juin 1269 : saint Louis impose aux juifs le port de la rouelle.
    • le 19 juin 1299 : traité de Montreuil-sur-Mer.

Ce traité rétablit la paix entre la France, les Flandres et l’Angleterre : Philippe IV le Bel rend au roi d’Angleterre Édouard Ier la Guyenne, mais conserve la ville de Bordeaux.

  • le 19 juin 1464 : l’édit de Luxies crée les premiers services postaux au monde.

Alors que la guerre de cent ans est enfin achevée, le Roi Louis XI impose un système unique au monde: sur les grands chemins du Royaume sont postés des relais officiels distants de 7 lieues pour permettre aux courriers officiels de transiter rapidement. Depuis le « cursus publicus » d’Auguste au premier siècle, tout système de poste avait disparu.

D’abord réservé aux courriers royaux, le système s’étend aux courriers privés dès 1507. Aujourd’hui le statut « d’entreprise autonome d’état » de la Poste plonge ses racines dans ce mélange entre courrier officiel et privé permis par Louis XII, puis développé par Henri III. D’aucuns disent que les « bottes de 7 lieues » du chat botté de Perrault viennent de là.

  • le 19 juin 1522 : Traité de Windsor.

Charles Quint signe avec le roi d’Angleterre, Henri VIII, un traité à Windsor qui prévoit une invasion de la France. C’est alors la sixième guerre d’Italie (1521-1525), qui oppose principalement le Royaume de France à l’Espagne et à l’Angleterre.

  • le 19 juin 1623 : naissance de Blaise Pascal, mathématicien et physicien, philosophe, moraliste et théologien français.

Mathématicien, physicien, philosophe et écrivain Il se penche sur la théorie des probabilités et invente une machine à calculer. Il publie sous le pseudonyme de Louis de Montalte Les Provinciales, dont l’effet est désastreux : les libertins y trouvent un arsenal contre la religion et le clergé catholique. Voltaire en fera le plus grand éloge ! Pourtant, un an avant sa mort, il affirme : « Loin de m’en repentir, si j’avais à les faire, je les ferais encore plus fortes. »

De plus en plus malade, sa prodigieuse mémoire commence à lui faire défaut, il prend l’habitude de noter ses réflexions sur des petits papiers qu’on recueille avec grand soin aussitôt après sa mort, survenue le 19 août 1662. Ordonnées et classées, titrées ” Les Pensées “ étaient destinées à ses amis de Port-Royal. L’ouvrage renferme la démonstration de la crédibilité de la foi chrétienne et de la religion catholique et sont encore une source inépuisable de réflexion encore très moderne au niveau existentiel :

“Le nez de Cléopâtre, s’il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé “. “L’Homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature, mais c’est un roseau pensant “.

  • le 19 juin 1631 : décès de François Garasse, jésuite et polémiste redouté de toute la sphère littéraire.

Entré en 1601, dans la Compagnie de Jésus, François Garasse s’investit dans la prédication pour lutter contre le libertinage et l’hérésie. Il attaque en particulier l’Université de Paris qu’il juge pleine de jansénistes prônant le gallicanisme, c’est-à-dire une organisation de l’église catholique française très autonome par rapport à la papauté. Quant au libertinage, au XVIIe siècle, il s’agit pour lui de combattre une liberté de pensée qui peut entraîner un certain libertinage dans les actions et les mœurs. L’abbé Garasse est rejoint dans son jugement par le «frère trois points » François Labbé, quand il écrit :

«On pourrait se demander si le vice sadien et la vertu maçonnique ne représentent pas un même concept, celui de la liberté. »

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs. (Editions de Chiré, page 89)

Figure importante du conflit entre jésuites et jansénistes, il meurt le 19 juin 1631.

  • le 19 juin 1790 : abolition de la noblesse et du clergé en France.

L’autoproclamée « assemblée nationale » décrète, sous l’impulsion du député Armand-Gaston Camus, que les titres de noblesse et les titres religieux sont abolis. Les nobles deviennent des “ci-devant”. La préséance du clergé sur tous les autres corps de l’Etat disparaît. De plus, un décret retire la nationalité aux Français affiliés à un ordre de chevalerie étranger.

Ce n’est pas le 4 août 1789 ! Ce n’est pas la fin des privilèges ! Voir la chronique du 4 août qui explique ce que sont les « privilèges ou privata Lex », les lois propre à chaque provinces.

  • le 19 juin 1812 : le pape Pie VII, placé par Napoléon en résidence surveillée, arrive au château de Fontainebleau.

Le 12 juin 1812 le docteur Balthazard Claraz sauve la vie du pape Pie VII, alors que, malade et épuisé, il vient de recevoir l’extrême-onction à l’hospice du col du Mont-Cenis lors de son transfert de Savone à Fontainebleau. Il reste auprès du Pape pendant les deux premiers mois de sa captivité. Elle va durer du 20 juin 1812 au 23 janvier 1814, période pendant laquelle le Saint-Père ne sort jamais de son appartement. Pendant ces longs mois, Pie VII appelle Napoléon :

« Mon cher fils », et il ajoute : « un fils un peu têtu, mais un fils quand même », ce qui déconcerte totalement l’Empereur.

  • le 19 juin 1987 : décès de Michel de Saint-Pierre, 71 ans, écrivain français.

Michel de Grosourdy de Saint-Pierre, naît le 12 février 1916 à Blois et meurt le 19 juin 1987 à Saint-Pierre-du-Val, dans l’Eure ; c’est un écrivain et journaliste français. Après ses études à Paris, il décide de partir pour Saint-Nazaire, où il va travailler en usine comme ouvrier métallurgiste. Il s’engage ensuite quatre ans dans la marine, comme matelot pendant la Seconde Guerre mondiale, avant de rejoindre la Résistance.

Durant les années 1950, il collabore à La Nation française de Pierre Boutang et Michel Vivier. Aux éditions de la Table ronde, il assure aussi les fonctions d’agent littéraire, de directeur de collection, de conseiller et aussi d’administrateur. Au sein des éditions France-Empire, il crée et dirige une collection appelée « Catholique ». Il fait partie des fondateurs du journal Présent en 1981. Très antigaulliste, il manifeste à plusieurs reprises son intérêt pour l’action politique, en apportant publiquement son soutien par exemple à Tixier-Vignancour ou au Parti des forces nouvelles. Royaliste et catholique, défenseur de la messe traditionnelle, très antigaulliste, il se lance avec vigueur dans les grands débats qui agitent une société française en pleine transformation.

Parmi ses œuvres principales, citons : Les Nouveaux prêtres, Les Aristocrates, Églises en ruine, églises en péril, Les Nouveaux Aristocrates, Les Écrivains, La Mer à Boire, L’Accusée.

Quand est-ce que Mgr Minnerath acceptera-t-il de rencontrer les prêtres de la FSSP ?

Suite à la grogne des fidèles du diocèse, l’archevêché de Dijon a publié une mise au point, à laquelle la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre vient de répondre. En effet, l’archevêque de Dijon refuse toujours de recevoir les prêtres de la FSSP, préférant réagir par communiqué… Voici les deux communiqués l’un à la suite de l’autre.

Communiqué de Mgr Minnerath, archevêque de Dijon:

Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre – Dijon : pour remettre les choses en perspective, le Diocèse souhaite apporter quelques précisions.

1. FSSP le cahier des charges

La Fraternité Saint-Pierre (société de prêtres attachés au rite antérieur au concile Vatican II) a été accueillie dans le diocèse de Dijon en 1998 pour répondre aux demandes de quelques fidèles d’avoir la messe selon la tradition antérieure au concile Vatican II.

Il avait été convenu que le prêtre de la Fraternité devrait aussi célébrer de temps en temps avec les autres prêtres pour qu’il n’y ait pas séparation étanche entre les deux rites.

Après le départ du premier prêtre de la Fraternité en 2007 le diocèse voulait assurer lui-même ces célébrations dans l’ancien rite avec des prêtres diocésains. Le projet n’a pu se réaliser et il fut précisé à la Fraternité qu’un autre de leurs prêtres pourrait venir à Dijon à condition de ne pas refuser de concélébrer occasionnellement avec ses confrères diocésains.

Nommé en 2007, l’abbé Garban a rempli tout naturellement cette condition. Son Supérieur voulait le transférer ailleurs dès 2010. Nous avons insisté pour avoir un prêtre prêt à concélébrer. Ne lui ayant pas trouvé de remplaçant à cette condition, le Supérieur l’a prolongé jusqu’en 2016.

Depuis lors les abbés nommés par la Fraternité se refusent à ce geste de communion sacerdotale et sacramentelle. Une telle attitude est révélatrice d’une conception de leur ministère que nous ne partageons pas. L’ancien rite ne doit pas créer une communauté parallèle. Les prêtres doivent être libres de célébrer dans l’un et l’autre rite, et les fidèles font toujours partie de leur paroisse territoriale.

2. Les fidèles leur sont attachés

Les prêtres de la Fraternité ont peu à peu développé d’une manière autonome une pastorale quasi-paroissiale, ce qui va au-delà du cahier des charges de notre accord initial. Depuis 2017 ils sont même deux prêtres à se partager l’assistance d’un petit groupe de fidèles. Petit à petit ce groupe s’est consolidé autour d’eux puisqu’ils leur prodiguaient en fait tous les services normalement assurés par les paroisses.

On comprend cet attachement. Une partie des fidèles va facilement d’un rite à l’autre. Une autre partie n’admet pas la messe ordinaire et rejette ce qu’ils appellent « l’Église conciliaire ». L’autorité diocésaine doit veiller à ce que la communauté catholique ne soit pas divisée. On aura compris qu’il ne s’agit pas seulement d’une question de rite, mais de rite exclusif et de communauté séparée.

3. Proposition

Le blocage vient de l’attitude de la FSSP qui a exclu que ses prêtres célèbrent dans le rite ordinaire. Les fidèles ne comprennent pas ce blocage et se disent victimes de cet endurcissement. Le Supérieur de la Fraternité a nommé deux prêtres alors que nous en avions demandé un seul. La FSSP impose la formation d’une communauté dont une partie (les messages diffusés récemment le montrent) jette la suspicion sur l’Église diocésaine.

Comme aujourd’hui un prêtre diocésain, assisté par d’autres, s’est dit prêt à assurer le ministère selon le rite ancien auprès de cette communauté, nous restons cohérents avec la ligne que le diocèse a observée depuis 23 ans. La messe selon le rite ancien sera assurée et les services de catéchèse, aumônerie, patronage, préparation aux sacrements seront proposés par les paroisses, en particulier celles proches de Fontaine-lès-Dijon et de Dijon-Saint Bernard.

Si les prêtres de la Fraternité avaient accepté, comme leur prédécesseur, de marquer leur unité avec nous au moins dans quelques concélébrations et s’ils ne considéraient pas leur groupe de fidèles comme leur domaine exclusif, nous nous serions réjouis de leur contribution.

Communiqué de l’abbé Benoît Paul-Joseph, supérieur du district de France de la FSSP :

À propos de l’éviction de la Fraternité Saint-Pierre du diocèse de Dijon 

La Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre (FSSP) a pris connaissance du communiqué publié le 17 juin 2021 sur le site du Diocèse de Dijon. Elle regrette sincèrement qu’un tel mode de communication soit utilisé, mais devant l’impossibilité d’établir un dialogue direct avec l’archevêque de Dijon, elle se voit contrainte aujourd’hui d’utiliser ce même mode de communication afin d’apporter quelques précisions.

Informée par courrier le 17 mai dernier, sans concertation préalable ni motif invoqué, que ses prêtres étaient expulsés du diocèse de Dijon, la Fraternité Saint-Pierre ne peut comprendre que Mgr Roland Minnerath persiste dans son refus de recevoir ses supérieurs ou même de discuter avec eux.

Le communiqué du diocèse laisse entendre que, ces dernières années, les prêtres de la FSSP auraient été imposés au diocèse par les supérieurs ou qu’un deuxième prêtre se serait installé contre la volonté de l’archevêque. La Fraternité tient à rappeler que tous les prêtres nommés à Dijon depuis 1998 ont été dûment présentés et acceptés, chaque fois, par l’archevêque. Dans sa lettre du 22 mars 2017, Mgr Minnerath écrivait au Supérieur de la FSSP pour la France: « Vous souhaitez adjoindre à Monsieur l’Abbé Bruno Stemler un prêtre de la Fraternité pour le seconder dans sa mission et mener avec lui une vie fraternelle conforme à vos constitutions. Je ne peux qu’approuver votre décision et me réjouir de voir, à la rentrée de septembre 2017, un autre prêtre venir renforcer la présence sacerdotale dans notre diocèse. »

Chaque fois qu’un prêtre a été proposé pour exercer son ministère dans le diocèse, Mgr Minnerath l’a préalablement rencontré et a abordé avec lui la question de la concélébration. En acceptant dans son diocèse un prêtre de la FSSP, l’archevêque connaissait et acceptait donc la position de ce prêtre quant à la concélébration. Ainsi, la FSSP n’a pas « exclu que ses prêtres célèbrent dans le rite ordinaire » mais elle respecte la volonté de ses membres en la matière et, à propos de la concélébration de la messe, elle entend se conformer au droit de l’Église qui reconnaît que doit être « respectée la liberté pour chacun de la célébrer individuellement. » (can. 902 CIC)

Cette question de la concélébration eucharistique, présentée comme absolument indispensable pour marquer l’unité, nécessiterait un long développement qui dépasse le cadre de ce communiqué. Cependant, la Fraternité Saint-Pierre est profondément attristée lorsque la célébration d’un sacrement (en l’occurrence le Sacrifice de la messe) est instrumentalisée au point de devenir une condition pour exercer un ministère dans un diocèse.

Le diocèse laisse également entendre que la Fraternité n’aurait pas respecté un certain « cahier des charges » : malheureusement la FSSP ne dispose d’aucun document de ce genre, mais seulement de quelques échanges écrits avec Mgr Minnerath. Dans l’un d’entre eux, daté de mai 2019, Monseigneur évoque même « l’ensemble du service pastoral de la communauté Ecclesia Dei » que les prêtres de la FSSP doivent assurer.

Le communiqué souligne enfin l’attachement des fidèles aux prêtres de la Fraternité, ce qui est bien compréhensible et même souhaitable. Il pointe du doigt le fait que certains fidèles se placeraient en dehors de l’Église diocésaine. La FSSP cherche à travailler au bien des âmes, dans l’unique Église du Christ. Elle tient à rappeler qu’elle a toujours eu le souci de servir l’unité ecclésiale, dans sa diversité légitime, et ce depuis sa fondation voulue par le Pape Jean-Paul II en 1988 pour servir la communion des fidèles attachés aux formes liturgiques anciennes. Jusqu’à ce communiqué du 17 juin 2021, aucune remarque n’a été formulée de la part du diocèse de Dijon pour remettre en cause le service de l’unité accompli localement par les prêtres de la FSSP.

La Fraternité tient publiquement à remercier ses différents prêtres qui, depuis plus de vingt ans, se dévouent au service des fidèles dans le diocèse de Dijon. Contrairement à ce qui leur est reproché, ils ont toujours pris soin d’entretenir de bonnes relations avec les prêtres diocésains, en participant notamment aux différentes réunions proposées. Comme ailleurs, ils ont eu à cœur d’offrir aux fidèles dont ils ont reçu de l’évêque la charge, non seulement la messe, mais aussi tout ce qui en découle et prépare à en accueillir les grâces avec fruits. Comme dans les 146 autres diocèses à travers le monde où des membres de la FSSP exercent un ministère, ces prêtres ont cherché ainsi à être fidèles au charisme propre de la Fraternité, que l’Église a officiellement approuvé.

Il semble anachronique, à une époque où le nombre de prêtres ne cesse de diminuer, de préférer se passer des services de deux d’entre eux, au motif qu’ils ne sont pas assez polyvalents (ne célébrant qu’une seule forme liturgique), quitte à surcharger encore davantage les prêtres diocésains.

La Fraternité Saint-Pierre espère que ces prochaines semaines permettront d’engager une discussion avec le diocèse de Dijon, afin de retrouver une situation apaisée.

« Il y a diversité de dons, mais c’est le même Esprit ; diversité de services, mais c’est le même Seigneur ; diversité d’opérations, mais c’est le même Dieu qui agit tout en tous. » (1 Co 12, 4-6)

Michel Onfray, un athée qui regrette le déclin de la civilisation judéo-chrétienne

Michel Onfray est interrogé dans Le Figaro à propos de son dernier livre consacré à « l’art d’être français ». Extrait :

Vous affirmez que la France a incontestablement des « racines chrétiennes » . Qu’entendez-vous par là ? Bien qu’athée et anticlérical, vous reconnaissez-vous dans cet héritage et regrettez-vous son affaiblissement ? Pourquoi ?

Avant le christianisme, la France a bien évidemment des racines gauloises, romaines, celtes, vikings. Mais la conversion de Clovis, qui procède d’un schéma intellectuel déjà utilisé avec Constantin qui veut que la conversion d’un homme induise celle de la terre sur laquelle il règne, installe la France dans une configuration d’héritière : la civilisation gréco-romaine tuile avec la civilisation judéo-chrétienne. De sorte que la France est un feuilletage civilisationnel qui mélange l’idéalisme platonicien pour la théologie, l’esprit pratique romain pour le droit, le monothéisme juif pour la religion, le catholicisme pour le césaro-papisme. Ensuite, la Renaissance infléchit la courbe civilisationnelle via l’effacement du sacré incarné par les Lumières, dont le bras armé est la Révolution française. La fin du sacré tuile avec la prochaine civilisation qui sera probablement post-humaniste. Rien ne pourra moralement interdire son avènement qui s’effectue avec d’actuelles transgressions qu’aucune éthique, aucune morale, ne saurait arrêter. L’intelligence artificielle qui crée des chimères faites d’humain et d’animaux, la marchandisation du vivant, l’abolition de la nature naturelle au profit de l’artifice culturel, constitue une barbarie, qui, un jour, sera nommée civilisation, car toute civilisation nouvelle est dite un jour barbare par les témoins de ceux qui voient la leur s’effondrer. Nous sommes dans le temps nihiliste du tuilage qui tuile la décomposition et le vivant.

Je suis un fils de cette vieille civilisation plus proche du pot-au-feu que de la viande cellulaire clonée vers laquelle nous cheminons à grand pas. Le Christophe Colomb de cette nouvelle civilisation a pour nom Elon Musk. Eu égard à ce qui nous attend, et en regard de l’idéologie « woke » qui travaille à l’avènement de ce nouveau paradigme civilisationnel, bien sûr que je regrette la civilisation judéo-chrétienne. Pour l’heure, je me bats pour elle.

[…]

Vous ne cessez de répéter que notre civilisation est condamnée. Alors pourquoi écrire ce livre de transmission adressé à des jeunes de 20 ans ?

Parce que sur le Titanic , quand il a été annoncé par le commandant de bord que le navire allait couler, il a bien fallu tout de même vivre le naufrage. Il ne servait alors à rien de couiner… Ce qui nous reste dans ces cas-là, c’est de sombrer avec élégance. Le bateau coule à un moment, il emporte tout, mais, du moins, on meurt vivant. J’ai envie de mourir vivant à l’heure où le bateau commence à s’enfoncer dans les flots. Je souhaite que ceux qui vivront plus que moi cette coulée dantesque de notre civilisation disposent ainsi d’un cordial utile.

La traite négrière arabo-musulmane : un génocide par castration

De Bernard Antony :

Il semble que l’on doive encore supporter quelques temps le salmigondis des nouvelles idéologies révolutionnaires concomitantes :

  • de la racialisation et de la pensée décoloniale en Europe,
  • du mouvement « woke » et de la « cancel culture » en Amérique.

Leur fusion transatlantique n’est pourtant rendue possible que par une insigne escroquerie mémorielle qui devrait soulever l’indignation des populations noires en Afrique et en Europe.

L’esclavagisme qui a été dans le passé le fait de tous les peuples a certes été notamment pratiqué par les nations européennes après la découverte de l’Amérique selon le triste système dit de « la traite négrière » consistant à acheter aux roitelets africains de la main d’œuvre servile pour les colonies d’Amérique. C’est ce qui a été désigné par le terme de « traite occidentale ».

Cet abominable commerce, qui a duré près de trois siècles, a transplanté dans les Amériques une population d’environ 12 à 15 millions d’esclaves. Par les mariages, toujours autorisés et par la démographie qui en a résulté, cette population afro-américaine de l’Amérique du Nord à l’Amérique du Sud dépasse largement aujourd’hui le chiffre de cent millions.

Elle a sécrété ses traditions culturelles, ses formes de chant et de musique, (jazz, etc…), ses littératures, fait émerger des élites et même un président des États-Unis, exemple emblématique des rencontres d’un fréquent métissage.

En regard du phénomène de cette traite « occidentale » et des sociétés qui en ont résulté, il faut considérer la traite dite « orientale », c’est-à-dire les traites, pas seulement négrières, pratiquées par les esclavagistes arabo-musulmans dès la naissance de l’islam et quasiment jusqu’à nos jours, soit sur plus de douze siècles !

Car des millions d’hommes, de femmes, d’enfants européens ont été également enlevés et vendus sur tous les marchés islamiques. Et d’ailleurs on sait bien l’étymologie du mot « esclavage » : « ex slaves », les populations slaves étant très recherchées par les caravaniers du prophète…

Mais pour nous en tenir au seul esclavage islamique des africains, portant sur un chiffre également estimé à quelque quinze millions de personnes, qu’en résulte-t-il aujourd’hui ? Un simple chiffre : un million environ, un million à peine de noirs dans les populations arabo-islamiques. Soit beaucoup moins d’un pour cent de celle des noirs afro-américains !

Et ce, sans aucune émergence de quelque jazz, de quelque musique originale, de quelque littérature nouvelle…

Alors pourquoi cette infime population ? Pourquoi cette éradication culturelle ? Cela tient en un mot : « castration » !

Les hommes en effet achetés aux esclavagistes africains étaient systématiquement castrés. Les maîtres arabo-musulmans ne voulaient que des eunuques. Et les eunuques n’ont pas de progéniture ! Voilà pourquoi  il n’y a guère de descendants des esclaves noirs  dans les nations arabes, turques ou iraniennes !

Et c’est ainsi que la castration systématique des esclaves noirs ne peut être qualifiée que de génocidaire !

Ce dont madame Houria Bouteldja, admiratrice inconditionnelle de l’Algérie des barbaresques, ne parle guère.

Ce dont ne parle pas non plus madame Assa Traoré, issue de la plus grande tribu de chasseurs et vendeurs d’esclaves du Sahel : les Soninké.

Voilà pourquoi madame Houria Bouteldja n’a pas accepté le débat que nous lui avons proposé sur Radio-Courtoisie. Car la vérité, c’est que son idéologie dite « décoloniale » est une escroquerie !

Voilà pourquoi l’AGRIF dénonce le négationnisme raciste de la castration génocidaire des esclaves noirs dans l’islam. Il faut que cela soit enseigné dans les écoles !

Une mère sent son bébé donner des coups de pied au moment où le médecin suggère l’avortement

Extraordinaire :

[…] Un scanner effectué à 22 semaines de grossesse a révélé aux parents Angela et Michael Bakker, de Reno, Nevada, dans le sud des États-Unis, que leur enfant à naître souffrait d’un retard de croissance intra-utérin. Des amis leur ont alors conseillé de se rendre à San Francisco pour obtenir un deuxième avis.

« Ils nous ont dit à peu près la même chose que ce que nous avions entendu à Reno », a déclaré Michael à Epoch Times dans une interview vidéo.

« Ils ont estimé qu’elle pesait environ 350 grammes, et ils ont dit qu’il fallait peser environ 500 grammes pour survivre à la naissance. »

Il a été déterminé qu’Angela présentait les prémices d’une prééclampsie (une complication de la grossesse liée à l’hypertension artérielle) ; et bien qu’elle ne se souvienne pas que ses médecins aient utilisé le mot « avortement », celui-ci était implicite.

Ils ont en quelque sorte dit : « Nous pouvons toujours mettre fin à cette grossesse plus tôt », a-t-elle déclaré.

« Nous étions à 24 semaines de grossesse et il est illégal de le faire après ce délai », ajoute Michael. Mais ils ont dit : « Nous pouvons toujours faire des exceptions dans votre cas. »

Au moment même où ces mots ont été prononcés, Angela a senti le bébé annoncer sa présence en donnant des coups de pieds. Le couple a décidé que l’interruption de grossesse ne serait pas une avenue.

Pourtant, la maman et le bébé peinaient à tenir jusqu’à 28 semaines, moment charnière où un bébé est considéré bien apte à survivre après la naissance.

En juillet 2015, la prééclampsie d’Angela s’est aggravée et les battements de cœur du bébé sont devenus irréguliers. Ils l’ont emmenée d’urgence au Renown Regional Medical Center ; et Naomi Joy Bakker a été mise au monde par césarienne à 25 semaines de gestation.

(Avec l’aimable autorisation d’Angela Bakker)

Avec 16 médecins sur place, la prématurée est née silencieusement, car elle était trop petite pour que sa voix soit développée. Pourtant, lorsque les médecins ont réussi à l’intuber, la pièce était pleine d’excitation.

Les yeux de Naomi étaient encore fermés et elle pesait moins de 364 grammes, mais elle était vivante. Elle a été transportée d’urgence à l’unité de soins intensifs néonatals, laissant ses parents accablés par tout ce qui s’était passé.

Selon les médecins, les chances que Naomi soit une « enfant normale » étaient inférieures à 1 %, ce qui laissait présager une surdité, une cécité et des hémorragies cérébrales. Les 24 premières heures ont été son plus grand défi, ont-ils dit.

(Avec l’aimable autorisation d’Angela Bakker)
(Avec l’aimable autorisation d’Angela Bakker)
(Avec l’aimable autorisation d’Angela Bakker)

 

[…]

À l’approche de son 6e anniversaire, Naomi est une enfant normale, qui sait lire, écrire et même faire du snowboard comme son grand frère. Elle aime les morceaux de poulet pané, les plaisanteries et n’a jamais perdu son esprit fougueux. […]

La Cour Suprême des Etats-Unis défend la liberté de refuser l’adoption par des homosexuels

La Cour suprême des Etats-Unis a donné raison jeudi à un organisme catholique qui refusait de placer des enfants dans des familles homosexuelles. La haute cour a jugé à l’unanimité que la ville de Philadelphie, gérée par des Démocrates, avait eu tort de rompre, en 2018, un contrat qui la liait à un de ses prestataires en matière d’aide à l’enfance, l’agence Catholic Social Services (CSS). La décision est en ligne ici.

La mairie avait décidé de ne plus lui confier d’enfants parce qu’un de ses responsables avait déclaré qu’elle refuserait de placer des mineurs dans des foyers de couple de même sexe.

Ainsi, la Cour a montré que la liberté religieuse est plus importante que le principe de non-discrimination, avancé par les LGBT.

Trois des neuf sages de la cour ont ajouté, dans une opinion distincte, qu’un arrêt plus large était nécessaire pour renforcer les droits des groupes religieux.

Le juge Roberts, président de la Cour Suprême, a écrit qu’en forçant CSS à restreindre sa mission ou à violer ses croyances religieuses, la ville a violé la clause d’exercice libre du premier amendement. L’Église catholique est au service des orphelins et autres enfants nécessiteux de Philadelphie depuis plus de deux siècles.

Cette décision est importante sur le fond, mais aussi sur la forme puisqu’elle a été prise à l’unanimité des 9 juges.

L’association Lazare, un “concept disruptif révolutionnaire”

Lazare est une association qui anime et développe des appartements partagés, non mixtes, de 6 à 10 personnes. Chaque appartement est habité par des personnes qui ont vécu à la rue et des jeunes actifs bénévoles. Les personnes accueillies sont des personnes sans logement, soit « à la rue », soit en foyer d’hébergement collectif ou encore hébergées provisoirement à l’hôtel. Ces personnes sont orientées par des associations spécialisées qui s’engagent à continuer leur accompagnement social (démarches administratives, recherche d’emploi…). Les volontaires s’engagent, à côté de leur travail et de leurs activités personnelles, à être présents et disponibles à l’appartement. La durée de séjour des personnes au sein d’un appartement n’est pas limitée a priori, mais adaptée au besoin de chacun et à ses capacités d’autonomie.

Des membres de l’association ont présenté de façon originale leur association, façon Start-up :

Face aux accusations, Poutine s’explique

Le 16 juin à Genève, les chefs d’Etat russe et américain se sont rencontrés pour la première fois. A l’issue, Vladimir Poutine a tenu une conférence de presse lors de laquelle il a répondu aux accusations dont il est régulièrement l’objet dans la presse occidentale. Il est intéressant d’avoir son son de cloche :

Concernant l’emprisonnement et la mort d’opposants russes, Vladimir Poutine a déclaré :

«400 personnes sont aujourd’hui menacées de prison car elles sont déclarées terroristes de l’intérieur. Certaines sont actuellement en prison et on ne comprend pas bien pourquoi». «Nous ne voulons pas que ce qui est arrivé au Capitole puisse se produire en Russie».

Le chef d’Etat russe a souligné que les accusations visant la Russie sur le volet des droits de l’Homme étaient purement «politiques», expliquant que lui aussi pourrait, s’il le voulait, dénoncer l’existence de meurtres politiques sur le sol américain ou encore la torture à Guantanamo et dans d’autres prisons de la CIA : «Est-ce ça, les droits de l’Homme ?».

Revenant sur les manifestations liées au mouvement Black Lives Matter, le président russe a déclaré :

«Ce que nous avons vu, c’est du désordre, des perturbations, des violations de la loi, etc. Nous éprouvons de la sympathie pour les Etats-Unis d’Amérique, mais nous ne voulons pas que cela se produise sur notre territoire et nous ferons tout notre possible pour que cela ne se produise pas…»

Amené à s’exprimer sur l’affaire Navalny, qui purge actuellement une peine de deux ans et demi de prison ferme en Russie, Vladimir Poutine a déclaré que l’opposant Alexeï Navalny savait qu’il enfreignait la loi russe, et qu’il serait détenu à son retour en Russie et qu’il avait décidé de venir quand même. Navalny avait été condamné pour détournements.

Estimant que le plus grand nombre de cyberattaques dans le monde provenait de l’espace américain, le président russe a critiqué l’absence de coopération de la part de Washington. Au mois de mai, Washington a soupçonné des hackeurs russes dans des cyberattaques ayant visé aux Etats-Unis le géant mondial de la viande JBS et l’opérateur d’un immense oléoduc américain. Lors d’une intervention au Forum de Saint Pétersbourg le 4 juin, Vladimir Poutine avait déjà évoqué des accusations «absurdes» :

«Les services américains compétents doivent trouver l’extorqueur. Ce n’est certainement pas la Russie».

Concernant l’Ukraine :

«Les accords de Minsk devraient être au cœur du règlement en Ukraine, Biden est d’accord avec cela». «En ce qui concerne les obligations vis-à-vis de l’Ukraine, nous n’avons qu’une obligation : promouvoir la mise en œuvre des accords de Minsk. Si la partie ukrainienne est prête à cela, nous suivrons cette voie, sans aucun doute.»

La COVID-19 moins mortelle que les grosses grippes de 2015 ou 2017 ?

Un lecteur du Salon beige a réalisé une étude à partir de données officielles de l’INSEE pour comparer de façon très factuelle la mortalité des fortes grippes 2015 et 2017 avec celle de la COVID-19. Il constaté que, quel que soit l’âge, la période d’épidémie COVID-19 est moins dangereuse que celles de chacune de ces 2 grippes !

Notre lecteur explique que l’excès de décès en 2020 apparait au-delà de 70 ans. Pourquoi, alors que le taux de mortalité est inférieur ? L’explication vient de l’écart de pyramide des âges : rien que dans la tranche 68-76 ans, il y a 1,35 million de personnes vivantes en plus, et comme le taux de mortalité est significatif à partir de 70 ans, il y a mécaniquement plus de décès.

Télécharger cette étude de 14 pages (pdf)

En voici la conclusion :

Cette étude purement factuelle (et notamment non biaisée par les labels Covid posés à tort ou à raison sur les décès) confirme que, contrairement à l’idée très (trop !) répandue, même s’il y a eu plus de morts en 2020, il a été moins dangereux de vivre en 2020 avec la Covid-19 que si on avait eu la grippe de 2015.

L’écart de pyramide des âges est la principale explication du nombre de morts plus élevé pendant l’année 2020 par rapport à l’année 2015. Ainsi, si nous avions eu la grippe 2015 en 2020, nous aurions eu plus de 5% de morts supplémentaires (soit 32.364 décès supplémentaires).

Bien sûr, on va me dire que c’est grâce au confinement et aux autres mesures sanitaires qu’on a obtenu ce résultat. Je n’ai pas vu de démonstration probante de l’efficacité du confinement, mais, si le but du confinement de mars-avril 2020 était que la COVID19 ne soit pas plus dangereuse que la grippe 2015, alors l’objectif a été franchement dépassé !

Dans l’industrie, on appellerait cela de la sur-qualité (on sur-paye pour un résultat au-delà de l’attendu).

Zemmour : « En politique, il faut prévoir le pire, non pas le meilleur, mais le pire, pour que le pire ne se produise pas et que l’on se donne les moyens de le battre ! »

Dans Face à l’info, Eric Zemmour a traité l’un des sujets de philosophie proposé au Bac, “sommes-nous responsables de l’avenir ?” :

Le Mans : manifestation contre le projet de loi bioéthique

Environ 60 personnes se sont rassemblées devant la préfecture du Mans mercredi 16 juin, à l’appel du collectif Marchons enfants, pour protester contre le projet de loi ni bio ni éthique. Philippe Turenne, responsable de la Manif pour tous 72, a déclaré :

« L’Assemblée nationale a voté le texte pour la troisième fois  en revenant à sa version initiale. C’est comme si tout le travail effectué depuis deux ans par les élus, en concertation avec les associations, avait été mis par terre. »

 

C’est arrivé un 18 juin…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 18 mai 1429 : victoire de Jeanne d’Arc à Patay.

La bataille de Patay est un événement majeur de la guerre de Cent Ans. Les Français écrasent les Anglais. 2 000 Anglais y sont tués, là où 5 Français seulement meurent, à ce, une époque où l’on combat un contre un. Patay est une victoire miraculeuse et efface Azincourt.

 Cette victoire s’inscrit dans la continuité de la libération d’Orléans et des victoires de Jargeau, Meung-sur-Loire et Beaugency.

C’est d’ailleurs après la dernière bataille où Jehan II d’Alençon, le « Gentil duc », Jehan de Brosse, maréchal de Sainte-Sévère et Sénéchal du Limousin, Ambroise de Loré, Jehan de Dunois «Bâtard d’Orléans », le défenseur d’Orléans, Jehan Poton de Saintrailles (ou Xaintrailles) et Étienne de Vignolles dit «La Hire» se trouvent sous les ordres renforcé par les Bretons d’Arthur de Richemont

2 000 Anglais sont tués contre moins de dix Français. Talbot, leur chef est fait prisonnier. La route de Reims est totalement libérée. Voir les chroniques du 8 mai, du 12, du 15 et du 17 juin.

  • le 18 juin 1538 : Traité ou Paix de Nice entre Charles Quint roi d’Espagne et François Ier Roi de France.

C’est le pape Paul III qui fait signer la Paix de Nice, le 18 juin 1538 au Couvent Ste-Croix hors les murs à Nice, à François 1er et Charles Quint. Le Roi de France et l’empereur d’Espagne s’affrontaient pour s’approprier les terres du duché de Milan suite à la mort de François II Sforza. Le pape leur demande de s’allier, et de lancer une croisade contre l’Angleterre et les Turcs. Le traité prévoit donc que la France conserve ses conquêtes : Bresse, Bugey et une grande partie du Piémont, le Saint Empire Germanique obtient le Milanais et la majeure partie de la Savoie ; une trêve de 10 ans est conclue.

  •  le 18 juin 1574 : Henri Ier de Pologne quitte la Pologne pour devenir Roi de France sous le nom d’Henri III.

Cf. la chronique du 13 février.

  • le 18 juin 1694 : victoire défensive française à Camaret.

L’amiral Osborne commandant une flotte anglo-hollandaise est repoussé par Vauban dans sa tentative de débarquement à Camaret, la pointe ouest de la Bretagne. Une fois de plus le « proverbe » se vérifie : «  Ville attaquée par Vauban, ville prise. Ville défendue par Vauban, ville imprenable. Les anglo hollandais ne peuvent pas atteindre la flotte française stationnée à Brest qu’ils souhaitaient détruire.

La Tour Vauban à Camaret, presqu’île de Crozon.

  • le 18 juin 1742 : Benoît XIV béatifie Jeanne de France.

Cf. les chroniques du 6 février, des 16 et 30 mai.

  • le 18 juin 1793 : les troupes vendéennes menées par Stofflet et d’Elbée prennent Angers.

De Saumur, ce qui reste de la grande armée se met en route par les deux rives de la Loire, sous la conduite de Stofflet et de d’Elbée. La terreur qu’inspirent ses récents succès brise d’avance toute résistance. A son approche, la garnison d’Angers, le Directoire, la municipalité prennent la fuite. Les Vendéens entrent dans la ville sans coup férir, et en prirent possession au nom du Roi, le 17 juin 1793. Le 18 juin une messe d’action de grâce est célébrée en présence de toute la population.

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