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Bayard fait appel à la Fondation Bill et Melinda Gates

Bayard Presse (ou Groupe Bayard) est une entreprise de presse écrite et audiovisuelle française créée par la congrégation religieuse catholique des Augustins de l’Assomption. Cette congrégation est aujourd’hui encore la propriétaire exclusive du groupe. Le groupe possède quatre pôles d’activités que sont la presse écrite, l’édition d’ouvrages, le numérique et l’audiovisuel dans les domaines de l’actualité (La Croix, Le Pèlerin), la jeunesse (Pomme d’Api, Youpi, Babar, J’aime lire, Astrapi, Okapi, Phosphore, Je bouquine, Les clés de l’Actualité), les seniors (Notre temps), le religieux (Prions en Église, Croire, Panorama), la nature (Terre sauvage, Alpes Magazine, Pyrénées Magazine, Pays basque Magazine, Bretagne Magazine), entre autres.

En 2004, Bayard a acquis a fait l’acquisition des sociétés Milan Presse et Éditions Milan qui éditent notamment J’apprends à lire, magazine pour enfants de 6 à 9 ans. Les abonnés ont reçu ce mois-ci un livret sur la pseudo-égalité homme/femme, faux-nez de l’idéologie du genre. Et sur une pleine page, on apprend que la Fondation Bill & Melinda Gates, celle qui attaque les organisations pro-vie au Parlement européen, s’engage aux côtés du groupe Bayard.

Une raison de plus de boycotter La Croix.

Les traditionalistes ne vivent pas en 1965 en plein “printemps de l’Eglise » mais en 2021, en ère post-Vatican II

De Jean de Tauriers dans L’Appel de Chartres :

Le trente-neuvième pèlerinage vient de se terminer et nous entendons que les rumeurs d’un nouveau Motu Proprio, limitant celui signé par Benoît XVI en 2007, se seraient transformées en un texte prêt à être signé par le pape François.

Quelle contradiction entre ces nouvelles restrictions et le nombre exceptionnel de pèlerins cette année (plus de 15 000 pèlerins en comptant les pèlerins anges gardiens) ! Quel paradoxe avec l’élan missionnaire de nos chapitres en France et dans de nombreux pays ! Quelle profonde méconnaissance de notre monde catholique traditionnel.

Prenons un peu de hauteur : parmi tous les innombrables reproches qui nous sont faits (cf note de synthèse de la CEF, affaire de Dijon, …), je lis que « l’enseignement donné, la liturgie célébrée datent d’avant Vatican II et ne sauraient être représentatifs des temps actuels ». J’aimerais inviter nos « clercs détracteurs » (souvent septuagénaires !) à venir en parler avec nos pèlerins de 20 ans. Ils seraient surpris de constater une approche radicalement différente des sujets qui les obsèdent. Nos pèlerins ne vivent pas en 1965 en plein “printemps de l’Eglise » mais en 2021, en ère post-Vatican II. Nos « clercs détracteurs » doivent bien réaliser qu’ils ont devant eux un échantillon (représentatif) des derniers catholiques pratiquants en France.

La préoccupation première de toutes ces familles est de donner une éducation catholique à leurs enfants dans un monde christianophobe. Nos pèlerins sont des jeunes engagés dans les mouvements d’évangélisation (parfois au contact de l’islam), des professionnels s’interrogeant sur l’application de la doctrine sociale de l’Eglise, des militants pour la défense de la vie… Ils ne connaissent peut-être pas toute la substantifique moelle des documents conciliaires mais ils connaissent très bien l’Eglise sortie du Concile. Ils voient tous les jours son effacement de la société, les persécutions qu’elle subit, ses souffrances, les interruptions dans la transmission catéchétique,…

Nos pèlerins ne disent pas « c’était mieux avant » car ils ne savent rien de cet « avant », leurs parents n’étaient d’ailleurs pas nés au moment du Concile !

En revanche, ils expliquent très clairement leur choix réfléchi pour une pratique religieuse « traditionnelle » : vie sacramentelle, liturgie, enseignement théologique, cadre pastoral entouré pas des prêtres connaissant et aimant cet apostolat. Nos pèlerins ne se considèrent pas en-dehors de l’Eglise. Tout au contraire et ils veulent d’abord être en mesure de lui rester fidèles !

AstraZeneca annonce que son traitement anti-Covid est inefficace

Je lis sur LCI que le groupe pharmaceutique anglo-suédois a annoncé ce mardi que le traitement contre le coronavirus qu’il développe actuellement n’a pas prouvé son efficacité sur les personnes exposées au virus.

En décembre dernier, le même média titrait :

“Efficace à 70% : AstraZeneca, premier vaccin aux résultats validés par une revue scientifique”

Or la plupart des pays ont abandonné ce vaccin aux effets indésirables. Donc après l’échec du vaccin, celui du traitement… Il est permis de rire, surtout que Jean Castex avait été vacciné à l’Astrazeneca. En attendant la même annonce pour Pfizer et Moderna (aujourd’hui efficaces, paraît-il, à 90%), mais on dira que c’est faire du complotisme.

Quelqu’un a-t-il une autre théorie du complot ? Les miennes se sont toutes réalisées.

C’est arrivé un 15 juin…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

    • le 15 juin 923 : décès de Robert Ier, Roi de France.

Voir la chronique du 30 juin.

    • le 15 juin 1429 : victoire de sainte Jeanne d’Arc à Meung-sur-Loire.

L’Anglais contrôle pratiquement tout le nord de la France fin 1428. Le pont d’Orléans a été détruit peu de temps avant la levée du siège. Les Français ont en outre perdu le contrôle de tous les autres points de passage du fleuve. Meung-sur-Loire est le premier pont conquis par les Français après Orléans.

    • le 15 juin 1520 : le pape Léon X excommunie Martin Luther par la bulle “Exsurge Domine”.

Par la Bulle ” Exsurge Domine “, le Pape Léon X condamne Martin Luther et son hérésie le Protestantisme. Cette bulle, publiée à Rome le 15 juin 1520, a été préparée au cours de l’hiver précédent, par une commission de théologiens. Ces derniers sont issus en majorité des ordres mendiants prédicateurs officiels des indulgences et des aumônes pour la basilique Saint-Pierre. La bulle dénonce 41 erreurs trouvées dans les écrits de Luther.

    • le 15 juin 1594 : naissance de Nicolas Poussin, peintre français.

Nicolas Poussin est né à Villers, près des Andelys, dans une famille bourgeoise normande, qu’il quitte à 18 ans, car ses parents désapprouvent son choix d’une carrière de peintre. Il se rend à Paris, Florence et à Rome pour se perfectionner. Il y rencontre des grands maîtres italiens de la Renaissance tels que Raphaël et Titien. Louis XIII et Richelieu lui demandent de superviser les travaux du Louvre; il est nommé premier peintre du Roi et directeur général des embellissements des maisons royales (décoration du Palais du Luxembourg par exemple). Les Jésuites lui commandent six tableaux racontant la vie de saint Ignace de Loyola. Nicolas Poussin est une référence incontournable du classicisme français, ses œuvres sont à la fois idéalistes et poétiques. Les plus célèbres sont des thèmes bibliques, mythologiques ou historiques : L’Enlèvement des SabinesMoïse sauvé des eauxL’Enfance de Bacchus.

    • le 15 juin 1673 : découverte de la baie du Mississipi.

Partis le 17 mai 1673 du fort Frontenac, Jacques Marquette, Louis Jolliet et leurs cinq compagnons s’embarquent sur deux canots avec pour objectif la découverte du grand fleuve le Mississippi. Ils atteignent la baie du Mississippi le 15 juin. Ils descendent le fleuve jusqu’à son confluent avec l’Arkansas. Craignant d’être capturés par les Espagnols, ils rebroussent chemin, remontent par la rivière des Illinois et débarquent à l’emplacement de Chicago.

    • le 15 juin 1697 : début du siège de Barcelone.

Le Siège de Barcelone commence le 15 juin 1697. C’est un des nombreux épisodes de la guerre de la ligue d’Augsbourg. Il oppose la France à l’Espagne. L’armée française, avec plus de 30 000 hommes, contre 11 000 pour les Espagnols, sous les commandements de Louis-Joseph de Vendôme et de Victor Marie d’Estrées, conquiert la ville le 8 août 1697 (voir la chronique du jour).

    • le 15 juin 1785 : premier accident aérien avec les décès de Jean-François Pilâtre de Rozier et de Pierre-Ange Romain aérostiers français.

Si l’on écarte le mythique accident d’Icare. Le 15 juin 1785, profitant de vents favorables, Jean-François Pilâtre de Rozier et Pierre-Ange Romain, concepteur du ballon à hydrogène, s’envolent pour traverser la Manche. Jean-François Pilâtre de Rozier est membre de l’Académie de Reims, puis intendant au sein du cabinet de chimie et d’histoire naturelle du comte de Provence, frère du Roi. Après 5km de vol, un vent d’ouest les ramène en France. À ce moment le ballon se dégonfle brusquement et ils s’écrasent au sol, à 300 mètres du rivage. Ils deviennent les deux premières victimes de l’air.

Les causes exactes de l’accident sont assez mal connues. Il ne semble pas qu’il y ait eu incendie, car l’hydrogène n’a pas explosé, il se pourrait que la soupape actionnée pour la descente ait entraîné une déchirure du ballon à gaz, ce qui aurait pu provoquer la chute.

    • le 15 juin 1969 : Georges Pompidou devient président de la république.
    • le 15 juin 1988 : création du CAC 40.

Créé le 31 décembre précédent avec une base de 1000 points, le CAC 40 ouvre ce jour ; il signifie la Compagnie des Agents de Change. Il est calculé en fonction de 40 valeurs continuellement cotées. Son but est de refléter le plus fidèlement possible l’évolution du marché français. Plus tard, son sigle signifiera « Cotation Assistée en Continu ».

    • le 15 juin 1994 : l’établissement des relations diplomatiques entre l’Israël et le Saint Siège.

Cela fait suite à l’accord fondamental du 30 décembre 1993.

    • le 15 juin 1995 : élection du cardinal Jean-Marie Lustiger à l’Académie française.

Bioéthique : pari perdu pour Emmanuel Macron

Le Président s’était engagé à ne pas passer en force et se faisait fort de construire un consensus. Il n’en n’est rien. Signe de la fracture profonde sur ce texte, la Commission spéciale du Sénat a refusé de l’examiner et l’a rejeté.

Arrêter de perdre son temps face à un gouvernement et une majorité présidentielle butés et opposés à tout débat de fond, c’est ce qui a poussé les sénateurs de la Commission spéciale à rejeter le projet de loi bioéthique et ses nombreuses mesures clivantes : PMA sans père, autoconservation des gamètes sans motif médical, filiation fictive, gestation pour autrui, chimères animal-homme, embryons transgéniques…

Après la 3e lecture à l’Assemblée nationale début juin, les sénateurs ont vu revenir un texte presque identique à celui présenté en conseil des ministres en… juillet 2019 ! Deux années de travail parlementaire réduites à néant, sans compter le refus de prendre en compte la voix de la société civile à travers les conclusions des Etats-généraux de la bioéthique 2018. Faire croire à un débat sera toujours une manœuvre grossière qui conduit à affaiblir la démocratie et nos institutions. C’est un jeu dangereux.

Ludovine de La Rochère dénonce :

« Jusque là, à chaque révision de la loi de bioéthique, le Parlement avait un débat démocratique, avec une majorité et une opposition qui se rapprochaient autant que possible, et la France était réputée pour le sérieux de sa réflexion bioéthique dite même « à la française ». Le passage en force d’Emmanuel Macron est une première dans ce domaine hautement sensible. En refusant de prendre en considération les améliorations proposées au fil du débat par les parlementaires, le gouvernement s’est enfermé dans un déni de la réalité, refusant de voir l’opposition à ce texte injuste et inégalitaire qui va notamment priver volontairement des enfants de père, brouiller en profondeur la filiation et ouvrir la marchandisation humaine ».

La Manif Pour Tous reste mobilisée contre ce texte et ses mesures choquantes qui n’en feront jamais une loi d’amour malgré les refrains répétés par la majorité. Le projet de loi doit maintenant être examiné en séance publique au Sénat le 24 juin prochain où une question préalable sera débattue avant un probable rejet du texte. C’est un signal politique très fort qui est envoyé par les sénateurs pour dénoncer les manœuvres de l’Exécutif. Une fois de plus, ce sont les plus vulnérables, les enfants, mais aussi les hommes et les femmes, qui vont être victimes de cette obstination idéologique.

Dictionnaire culturel du christianisme

Pascal-Raphaël Ambrogi, haut fonctionnaire, s’est déjà fait connaître par plusieurs livres de défense de la langue française et de la civilisation chrétienne.

Il nous propose ici un dictionnaire impressionnant, fort de milliers d’entrées, pour comprendre «le sens chrétien des mots».

À une époque où la transmission culturelle est si catastrophique, cet ouvrage magnifiquement édité devrait permettre à ses utilisateurs de se réapproprier la culture commune de nos aïeux.

Et l’on peut, hélas, «compter» sur la conspiration du silence de la part des «élites culturelles» pour tenter d’enterrer cette belle œuvre de piété filiale et de piété tout court!

Acheter le livre chez notre partenaire Les 4 Vérités.
Paru dans les 4 Vérités hebdo

Vers une candidature d’Éric Zemmour ?

De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :

L’idéologie trans n’est plus genre

Le plus prestigieux hôpital de Suède, premier pays au monde à avoir reconnu en 1972 le droit des transgenres, revoit son protocole et ne donne plus d’hormones aux mineurs.

Asa raconte l’histoire de sa fille, à partir de ses 14 ans :

«Voilà l’époque où Johanna s’est mise à couper ses cheveux très court, à mettre un bandage de poitrine pour l’aplatir».  «Elle est tombée malade, l’anorexie. À l’hôpital, j’ai remarqué qu’elle suivait des comptes transgenres sur les réseaux sociaux. Elle m’a annoncé qu’elle souffrait de dysphorie de genre, qu’elle ne supportait plus son corps… Elle a décidé de devenir Kasper, un garçon.»

Et puis, à 19 ans, Johanna réapparaît en fille :

«C’est un voyage qui a duré deux longues années, s’émeut Asa. Ma fille a changé de genre, d’identité, mais elle a ensuite eu l’immense courage d’avouer son erreur. Je suis très fière d’elle.»

En mars 2021, le prestigieux hôpital Karolinska, pionnier de la dysphorie, dépendant de l’institut qui décerne le prix Nobel de médecine, refuse désormais le traitement hormonal aux nouveaux patients mineurs, sauf dans le cadre d’une étude clinique. Il invoque le principe de précaution et s’appuie sur une compilation d’études montrant qu’il n’y a pas de preuves de l’efficacité de ces traitements, pourtant irréversibles, pour le bien-être des patients. La prise à vie de ces hormones pourrait aussi favoriser les maladies cardiovasculaires, certains cancers, l’ostéoporose, les thromboses.

Au Royaume-Uni, Keira Bell, opérée de la poitrine et traitée aux hormones, a gagné fin 2020 son procès contre la clinique de Londres qui avait donné son feu vert trop rapidement pour une transition qu’elle regrette. Depuis, les traitements y sont soumis à une décision judiciaire pour les 16-18 ans, et refusés aux plus jeunes.

En juin 2020, la Finlande a changé ses recommandations en donnant la priorité à la thérapie psychologique.

« N’aie crainte petit troupeau, j’ai vaincu le monde ! »

Alors que Houellebecq, en maître de la description de la misère occidentale, vient de publier une tribune sur l’effondrement de la France, l’abbé Danziec s’attache dans Valeurs Actuelles à rappeler que “même le plus noir nuage a toujours sa frange d’or” :

« Les promesses n’engagent que ceux qui y croient » : à une semaine du 1er tour des régionales, le naïf pensera que la sentence se prête spécialement aux électeurs des Hauts de France ou de PACA. C’est pourtant davantage du côté des lecteurs fidèles de Michel Houellebecq que cette citation trouvera un écho. L’auteur de Soumission avait promis une cure de silence. « Je ne promets pas absolument de cesser de penser mais au moins de cesser de communiquer mes pensées et mes opinions au public, hors cas d’urgence morale grave » confiait-il dans son dernier recueil d’interventions publié en octobre dernier (Interventions 2020, Flammarion). Faut-il croire que l’heure soit, de nouveau, particulièrement grave ? Michel Houellebecq vient de signer en tout cas un papier inédit, publié en anglais sur le site d’information britannique UnHerd. Invité par la plateforme numérique à réagir à la fameuse “Tribune des Généraux” publiée par Valeurs Actuelles, le romancier offre aux lecteurs une méditation conséquente sur le délitement français.

Dans ce texte très sombre, qui n’étonnera personne lorsque l’on connaît l’auteur, Houellebecq ouvre sa réflexion par une citation de Pascal : « Je regarde de toutes parts, et je ne vois partout qu’obscurité ». Son analyse est claire : le monde dans lequel nous vivons nous empêche de regarder par la fenêtre et d’enfouir notre regard dans le ciel. Tel un petit Nicolas qui voudrait s’évader, libre, avec Alceste, Rufus et Clotaire dans la cour de récréation, nous voici réduits à entendre la voix sévère du “bouillon” qui nous maintient en classe et nous contraint à l’austérité de son tableau noir. Oui, le monde dans lequel nous vivons semble vouloir mettre en retenue notre âme et lui ordonner de rester au coin.

« Penser que “c’était mieux avant” nous empêche-t-il de retrousser nos manches pour édifier un monde meilleur ? »

Au-delà des disciples de Houellebecq, les amoureux de la France éternelle savent qu’ils sont les enfants de celle qui est à la fois la fille aînée de l’Eglise et la mère des arts, des armes et des lois chantée par Du Bellay. Héritiers et débiteurs, nous nous sentons écartelés, sinon incompris. La vérité, aiguisée comme une lame, nous tranche de ses deux côtés. D’une part, nous avons le sentiment d’être livrés à nous-même, exilés, tels des métèques spirituels ou des collés du mercredi, perdus dans un univers de plus en plus hermétique à l’enseignement du Christ qui a pourtant façonné notre civilisation. D’autre part – j’ai honte de le dire en tant qu’homme de Foi – il peut arriver que ce monde nous désespère. Nous désespère parce qu’il nous fatigue, parce que sa laideur nous effraie, que ses moeurs nous lèvent le coeur, que ses figures médiatiques nous débectent, que les modèles qu’il nous impose nous apparaissent profondément méprisables. Nous découvrons, gênés et confus, que trop souvent nous n’avons pas le goût du partage ou de la diffusion. Que nous sommes bien entre nous, certes. Mais surtout, que nous voulons rester sans eux, au point de garder l’évangile pour nous. Ah, cet évangile ! La mélancolie nous fait regretter cet heureux temps où il était partagé par tous. Oui, nous sommes convaincus, comme l’annonce le bandeau du dernier livre de Patrick Buisson, que « c’était mieux avant ». Mais le penser, nous empêche-t-il de retrousser nos manches pour édifier un monde meilleur ? Voici tout le dilemme de la vertu d’espérance. Péguy en parlait comme d’une petite fille, Benoît XVI lui a consacré une encyclique magistrale. En vérité, l’espérance ne relève ni d’une option préférentielle ni d’un positionnement de circonstance. Elle est la condition essentielle du relèvement de la nature humaine en période de décadence. Que Michel Houellebecq me pardonne mais Saint Augustin le disait mieux il y a 16 siècles qu’il ne saurait le dire aujourd’hui :

« On rencontre des gens qui récriminent sur leur époque et pour qui celle de nos parents était le bon temps ! (…) Le passé dont tu crois que c’était le bon temps, n’est bon que parce que ce n’est pas le tien ».

Le suicide de la modernité, quelle réjouissance !

La ligne de crête entre lucidité et espérance se présente mince, fragile. Elle est surtout exigeante à vivre en société. Lorsque nous cherchons à être lucides, certains pourraient nous reprocher d’être désespérants. Lorsque nous prêchons l’espérance, certains pourraient nous reprocher de nous abriter derrière un optimisme béat et tranquillisant. Alors que faire ? Comme souvent en matière d’impasse, la grâce offre cette poignée de main nécessaire pour s’élever et s’en sortir. Cette réponse intime, le chrétien authentique la connaît et la porte en bandoulière, sans peur et sans reproche, autour de son âme. Depuis l’avènement du Christ, la solution n’a pas changé d’un pouce. Elle demeure toujours la même : être soi-même, à l’école de l’évangile. Travailler dans le temps long en s’appuyant sur la grande Tradition de l’Eglise. Puiser dans son patrimoine de sagesse, de prudence et d’héroïsme qui invite à la persévérance, à l’habileté et au martyr. Semer sans peut-être moissonner. Apporter sa pierre sans forcément voir de son vivant l’édifice achevé. Mais savoir avec certitude que l’on participe, à sa manière, à l’établissement de ce qui dure et qui protège.

Aux couards ou aux craintifs, Jésus-Christ se voulait déjà rassurant : « N’aie crainte petit troupeau, j’ai vaincu le monde ! ». Que ceux qui s’étonnent d’être le rebus du monde quand ils voudraient le convaincre, se consolent donc en se rappelant que la vérité qui rend libre finit toujours par éclater. Et déjà, elle triomphe ! Zemmour parlait du “suicide français” mais Houellebecq a davantage raison d’écrire que nous assistons au suicide de la pensée moderne. Tel un mauvais arbre qui ne peut donner que de mauvais fruits, et achève de se pourrir lui-même, la pensée moderne finit par se dévorer elle-même. De l’antiracisme à l’indigénisme, de la permissivité à l’intersectionnalité, de la liberté d’expression aux censures du politiquement correct : le serpent se mord la queue.

A bien des titres, notre époque est épatante. Epatante parce que les faits annoncés par ceux que l’on traitait de réacs dans les années 70, montrent qu’ils avaient raison. Epatante parce que la doxa soixante-huitarde apparaît à bout de souffle, et leurs thuriféraires hors du coup. Epatante parce que, dans les ténèbres, la plus petite des lueurs trouve un éclat particulier. Epatante parce que l’heure est à rebâtir après cinquante années de déconstruction qui laissent derrière elles un immense champ de ruines. Tout est à refaire et la tâche apparaît considérable ? Si l’adage affirme qu’« impossible n’est pas français », la Foi enseigne surtout que « rien n’est impossible à Dieu » et qu’« elle déplace les montagnes ». Bernanos garantissait que ce n’était pas son désespoir qui lui faisait refuser le monde moderne, mais qu’au contraire il le refusait « de toute son espérance ». Fustiger les erreurs modernes de toute notre espérance réclame donc de rétablir la vérité avec le même élan. A cet égard, l’espérance n’est plus seulement un trésor. Elle devient un courage. Un courage à souhaiter au plus grand nombre.

Genou à terre : les Bleus politisent le sport et prennent le risque de diviser les Français

On avait déjà eu l’épisode détestable du rappeur anti-France Youssoupha pour l’hymne des Bleus et le retour de Benzema pour l’Euro 2021. Ceux qui auront le courage de regarder le premier match de l’équipe de France devront donc subir l’humiliation nationale d’une équipe mettant un genou à terre pour des fautes qui ne sont pas celles de la France.

Chacun aura compris qu’il s’agit de l’homme blanc qui doit reconnaitre son soi-disant racisme systémique et se soumettre. Politiser ainsi le sport revient donc à diviser les Français et à briser l’unité nationale. Ce sera sans moi !

Et que l’on aille pas nous raconter, comme le fait hypocritement, le macroniste Christian Estrosi que cela ne vise pas la police française alors que l’ancien ministre de l’intérieur, Chritophe Castaner, voulait une cérémonie dans la cour de la Préfecture de Police où nos policiers auraient mis un genou à terre.

A cette heure, seuls Thierry Mariani (RN) et Florian Philippot ont exprimé leur opposition à cette décision.

Très sincèrement je le regrette, Black Lives Matters c’est un drame mais c’est un drame qui s’est passé aux Etats-Unis, c’est un drame qui s’est passé avec la police américaine. La police française n’a jamais eu ces dérives (…) C’est encore une opération importée d’un pays étranger qui n’a aucun rapport avec la France et moi je suis attaché à la neutralité du sport [Thierry Mariani]

“Quelle honte ! Black Lives Matter est un machin sponsorisé pour faire monter les tensions, casser les peuples, les diviser, les entretenir dans le ressentiment, les affaiblir !” [Florian Philippot].

Et cela semble avoir été imposé à l’équipe de France au regard de la réponse de son capitaine :

Apparemment c’est prévu, donc c’est oui», avait répondu laconiquement le capitaine des Bleus Hugo Lloris lundi lors de la conférence de presse d’avant-match à propos de l’intention des Bleus de mettre genou à terre.

Bravo aux équipes qui ne posent pas le genou comme la Russie, la Hongrie ou l’Italie ! Sur Twitter, la tendance France en tête serait :

Addendum : Via, le parti de JF Poisson, lance une pétition sur ce sujet.

Abbé Markiewicz, Supérieur du District d’Europe de l’Institut du Bon Pasteur : “souvent, on ne nous laisse pas faire nos preuves”

L’abbé Mateusz Markiewicz, Supérieur du District d’Europe de l’Institut du Bon Pasteur, a été interrogé par nos confrères de Riposte catholique. Extrait :

La lecture de la note de la Conférence Episcopale Française sur l’application du Motu Proprio nous laisse avec quelques interrogations. Il apparaît qu’un certain nombre d’évêques semblent ne pas comprendre les communautés attachées à la messe traditionnelle. Que faut-il dire aux évêques ? La tradition est-elle toujours missionnaire ?

Ce document a été pour moi une surprise, sur plusieurs points. Le premier est le fait qu’il ne reflète pas la diversité des situations dans les diocèses français et des opinions de différents évêques. Le deuxième est la « méconnaissance » de la liturgie en forme ordinaire dont fait preuve l’auteur de cette compilation :  par exemple, l’usage de la clochette, du plateau de communion, de la couleur noire est bien prévu par les lois liturgiques qui régissent cette forme. Je m’interroge   aussi sur le sujet de la « qualité » des sermons dont fait état le document : à partir de quel échantillon des sermons a été forgée la thèse de leur « pauvreté » ? S’interroger sur la formation dans nos séminaires est aussi étrange quand on avoue ne pas respecter les directives du Saint-Siège qui exigent que les séminaristes connaissent le latin.

Que dire aux évêques ? Je pense que ce que demandent tant de fidèles attachés à la forme extraordinaire du rite romain est très simple : ils supplient leurs autorités ecclésiastiques de leur réserver accueil et ouverture dont ils parlent souvent, et de les laisser, à leur place, œuvrer pour le bien de l’Église.

Sur le terrain, j’observe que, souvent, on ne nous laisse pas faire nos preuves. Pourtant, nos prêtres sont tout à fait disposés, par exemple, à pallier des manques dans les diocèses. Un exemple retient mon attention : nous pourrions aller dans des hôpitaux, où souvent les laïcs doivent faire office d’aumôniers…ce qui veut dire que les malades, les mourants, ne peuvent pas recevoir les sacrements qui les préparent à la mort. Le mouvement traditionnel est missionnaire. On observe qu’il réveille la foi de ceux qui l’ont abandonné depuis longtemps. Nous préparons nous aussi des catéchumènes au baptême, nous avons des apostolats dans les pays de mission (au Kenya, en Ouganda). Je voudrais également souligner la dimension missionnaire du port de la soutane : ce n’est pas qu’un détail ! Grâce à la soutane que portent nos prêtres, les gens nous identifient et nous abordent dans la rue pour parler de différents sujets, y compris la foi. Combien de fois j’ai entendu dire « Ah que c’est bien de voir un prêtre en soutane ! ».

La création de paroisses personnelles (recommandée dans le Motu Proprio de 2007) permet de donner un statut canonique adapté dans les diocèses à la réalité « non territoriale » des communautés traditionnelles. N’est-ce pas un moyen de répondre aux reproches des évêques (français) qui s’interrogent sur la place des communautés traditionnelles dans les diocèses ? 

En tant que canoniste, je dois dire que le droit canonique traverse une crise semblable à celle de la liturgie. Une sorte de méfiance générale envers le droit dans l’Église est palpable. Certes, la création d’une paroisse personnelle exige du courage. En même temps, elle donne un cadre juridique clair, qui sauvegarde aussi la position de l’évêque du lieu. Insérer des groupes traditionnels dans un diocèse concret à travers une paroisse personnelle est une bonne solution, qui garantit la stabilité et la tranquillité dans un diocèse. C’est aussi par ce moyen que nous montrons aux laïcs que leur engagement n’est pas seulement vu, mais aussi reconnu et promu. D’ailleurs, même là où l’on célèbre la Messe dans sa forme ordinaire, on voit que de facto, c’est toute l’Église qui se dirige lentement vers un fonctionnement détaché de la paroisse territoriale, car il y a de plus en plus de fidèles qui choisissent leur propre paroisse, pour plusieurs motifs.

Les séminaristes (Služobníci) de Ivan Ostrochovský (2020) Slovaquie

De Bruno de Seguins Pazzis :

Tchécoslovaquie dans les années 1980, séminaire de Bratislava. Le régime communiste musèle l’église. Deux jeunes séminaristes devront choisir entre la soumission à la police secrète, ou une fidélité à leurs convictions qui pourrait leur coûter la vie. Avec : Samuel Skyva (Juraj), Samuel Polakovic (Michal), Vlad Ivanov (docteur Ivan), Vladimír Strnisko (Dean), Milan Mikulcík (Le confesseur), Tomas Turek (Ductor), Vladimír Zboron (Secrétaire), Martin Šulík (physicien), Vladimír Obsil (le père Coufar), Zvonko Lakcevic (policier), Peter Zalesnak (policier). Scénario : Rebecca Lenkiewicz, Marek Leščák et Ivan Ostrochovský. Directeur de la potographie : Juraj Chlpík. Musique : Cristian Lolea et Mirislav Toth.

Récompenses :  Grand Prix CinEast (2020), Prix de la mise en scène et prix de la meilleure musique au Festival international du film de Saint-Jean-de-Luz (2020), Prix de la meilleure musique au Festival du film de Gand (2020),  Meilleur réalisateur (ex-æquo avec Aurel pour Josep) au Festival international du film de Valladolid (2020), Prix Georges Delerue pour la musique (2020).

Pacem in terris… En Tchécoslovaquie, le régime communiste a créé en 1971 « Pacem in terris ». Cette organisation cléricale censée promouvoir « la paix entre les peuples » est en réalité totalement contrôlée par le secrétariat pour les Affaires du culte, véritable instrument de contrôle et de gouvernement de l’Eglise. L’’objectif est la « normalisation de l’Eglise, la direction de la vie spirituelle des croyants honnêtes (c’est à dire fidèles à leur patrie) et  la normalisation des prêtres dans une position qui soit tolérable par le régime en leur faisant suivre les règles du communisme. Bien que les prêtres, en vertu du droit canon et d’un décret du Vatican, n’aient pas été autorisés à entrer dans cette association qui n’est rien moins que l’Eglise officielle, le régime a fait en sorte de placer aux postes-clés de l’Eglise tchécoslovaque des membres importants de «Pacem in terris». Lorsqu’il est mis fin au régime soviétique après la libération du bloc de l’Est, une commission est créée pour faire toute la lumière possible sur « Pacem in terris » chargée de constater combien son activité fut néfaste Cette commission indique que « Pacem in terris» a dans l’Eglise «causé beaucoup plus de tort» que le mouvement des prêtres pour la paix, auquel elle a succédé en 1969. Elle poursuit pour dire qu’on doit «condamner Pacem in terris» afin qu’une telle «infirmité» ne se reproduise pas dans l’Eglise. Les historiens de l’Eglise devraient «analyser l’histoire de ce mouvement et montrer les torts que cette organisation a causés dans l’Eglise». C’est que « Pacem in terris» n’a pas seulement collaboré avec les autorités communistes, mais «a pratiquement fonctionné comme seconde tête de l’Eglise». L’organisation s’est mise au service d’une politique dirigée contre l’Eglise. Il ne s’agit pas de condamner des personnes, « la peur des autorités, mais aussi le désir de travailler sans être inquiété» ont joué un rôle dans la collaboration de nombreux prêtres avec «Pacem in terris». Il en est résulté un penchant à «obéir en tout aux autorités sans critiquer».

C’est en quelque sorte de tout cela dont il s’agit dans le deuxième long métrage du slovaque Ivan Ostrochovsky, en nous plongeant dans le séminaire de Bratislava et en nous faisant suivre quelques séminaristes et leurs supérieurs, nous montrant ceux qui ne veulent pas se soumettre à cette normalisation, ceux qui  cherchent à préserver la catholicité en créant une église clandestine, se réunissant en secret pour ordonner des prêtres, donner l’enseignement… ceux de la hiérarchie ou des élèves qui acceptent plus ou moins selon les cas de collaborer avec la police secrète afin de dénicher les réfractaires… Le cinéaste nous montre également le rôle de soutien du Vatican pour aider les prêtres à résister, et Radio Libre Europe dénonçant régulièrement les crimes commis par le régime sur les religieux. Le cinéaste sonde toute la complexité politique, sociale, humaine et morale de la situation. Ce n’est pas tout blanc ou tout noir. Il y a même beaucoup de gris !

Pour le faire avec la plus grande efficacité possible, il fait en premier lieu le choix fort judicieux du noir & blanc et du format 4/3. Si ce choix convient parfaitement à un récit politico religieux se déroulant derrière le rideau de fer (Paweł Pawlikowski avec son magistral Ida en 2013 amis aussi Cold War en 2018 et  Kirill Serebrennikov avec Leto en 2018 l’avaient également fait), c’est de surcroît un premier moyen de faire ressentir la pression exercée par le régime sur la religion et plus particulièrement ici sur le séminaire. Mais bien plus que la pression, c’est l’oppression, l’angoisse pour certains, l’enfermement et la menace permanente pour tous qu’il s’agit de faire éprouver au spectateur. Et Ivan  Ostrochovsky y parvient avec une économie de dialogues, une économie dans la mise en scène proche de l’expressionisme (l’utilisation du décor), qui privilégie les plans fixes et longs, si on excepte quelques « travelings », un travail méticuleux sur les cadres, avec également la bande originale minimaliste qui vise à pousser le spectateur jusqu’à la sensation de l’étouffement. Il faut regretter cependant que l’esthétique prenne trop le dessus sur la narration au point de créer des lacunes dans cette dernière qui font que le spectateur se perd par moment, mais qui surtout limitent le mouvement d’empathie de celui-ci pour les personnages. Robert Bresson n’est pas loin du tout, Carl Theodor Dreyer non plus, si l’on veut chercher des sources plus lointaines d’inspiration.

Une œuvre épurée, dense, tranchante comme une lame de rasoir : 4/5.

Bruno de Seguins Pazzis

La Hongrie veut protéger les mineurs de la propagande LGBT

Le Fidesz, parti auquel appartient le Premier ministre hongrois Viktor Orban, a déposé au Parlement des amendements législatifs visant à interdire la promotion de l’homosexualité ou du changement de sexe auprès des mineurs.

Ces amendements du Fidesz s’inscrivent dans le cadre d’un arsenal de mesures contre la pédophilie. Parmi celles-ci figurent la création d’une base de données accessible au public des personnes condamnées ou encore leur bannissement de certaines professions. Cinq ONG – dont Amnesty International et Budapest Pride – ont aussitôt dénoncé ces amendements.

En France, l’une des principales compétences des conseils régionaux concerne les lycées. Ces lycées où la propagande sexuelle est une véritable incitation à la débauche. En Ile-de-France, le festival Solidays et le CRIPS (centre ressource d’information et de prévention sur le VIH/sida, les IST, l’éducation à la vie affective et sexuelle…), subventionnés par la Région (dirigée actuellement par Valérie Pécresse), sont de formidables instruments de propagande porno et LGBT. Ce sont des organismes dont la Région fait la promotion auprès des élèves, notamment via le flyer sur le cybersexisme transmis à tous les lycéens lors de la distribution des ordinateurs et des tablettes et qui renvoie, à la fin, vers le site internet du Crips.

Joe Biden confond la Libye et la Syrie trois fois de suite au G-7

Si Donald Trump avait commis cette bourde, tous les médias se moqueraient de lui, fustigeant son incompétence notoire, son incapacité à gouverner. Mais là il s’agit du camp du Bien. Lors d’une conférence de presse tenue dimanche 13 juin à l’aéroport de Cornall, à Newquay, à trois reprises, le président américain a confondu la Libye et la Syrie :

Cartes SIM bloquées pour les personnes qui refusent le vaccin anti-COVID

Lu sur le blog de Jeanne Smits :

C’est une décision officielle du gouvernement de la province du Pendjab, au Pakistan, même si la date d’entrée en vigueur n’est pas encore fixée : les personnes qui refuseront de recevoir le vaccin anti-COVID verront leur carte SIM bloquée. La mesure concerne l’ensemble de la population de la province à l’heure où le gouvernement fédéral du pays vient de faire savoir que tous les employés des secteurs public et privés devront être pleinement vaccinés d’ici au 30 juin. […]

Grandes manoeuvres à Europe 1

La direction d’Europe 1 avait envisagé de nommer Eric Brunet ou Sonia Mabrouk pour sa matinale. Ce sera Dimitri Pavlenko. Ce journaliste présente depuis 2017 la prématinale de Radio Classique entre 6h30 et 7h30 et remplace Guillaume Durand pendant ses congés.

Dimitri Pavlenko a commencé sur Sud Radio. Avant ça, il a été correspondant pour TF 1 et France 2 en région Midi-Pyrénées. Mais Dimitri Pavlenko est surtout connu pour l’émission de CNews « Face à l’info », présentée par Christine Kelly avec Eric Zemmour.

À la rentrée, il devrait donc succéder à Matthieu Belliard à la tête de la matinale, et couvrir la présidentielle. Dimitri Pavlenko est le cinquième matinalier pour Europe 1 en six ans (après Thomas Sotto, Patrick Cohen, Nikos Aliagas et Matthieu Belliard). Cette année, la valse est due aux finances qui ont dévissé à cause des mauvaises audiences et du confinement. À Europe 1, les salariés se préparent à de nombreux départs. Ceux de Julian Bugier, Pascale Clark et Anne Roumanoff ont déjà été annoncés.

Europe 1 appartient au groupe Lagardère, dont Vincent Bolloré vient de prendre le contrôle de 27 % du capital.

C’est arrivé un 14 juin…

A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

    • le 14 juin 451 : Aetius délivre Orléans d’Attila.

Le général romain alliés aux Francs de Mérovée et aux Wisigoths de Théodoric, est aussi celui qui, avec les mêmes alliés arrêtent les Huns aux champs Catalauniques, le 20 juin de la même année. (cf. la chronique du jour).

    • le 14-16 juin 877 : signature du capitulaire de Quierzy.

L’empereur Charles le Chauve, signe à Quierzy-sur-Oise, le capitulaire établissant temporairement l’hérédité dans les domaines et les charges pour les descendants des nobles partis en Italie avec lui. Ce document est parfois considéré comme le début de la féodalité.

    • le 14 juin 1636 : mort du Maréchal de France Jean de Saint-Bonnet, maréchal de Toiras, à 51 ans.

Jean de Saint-Bonnet de Toiras, ou Thoiras, naît le 1er mars 1585 à Saint-Jean de Gardonnenque, et sert le Roi Henri IV, puis son fils Louis XIII. A la différence de beaucoup de protestants, il est fidèle durant toute sa vie à son Roi et à sa Patrie. Lors du siège de La Rochelle, il défend victorieusement l’île de Ré face aux assauts du Duc George Villers de Buckingham.

Il se distingue encore lors du siège de Suse, pendant la Guerre de Mantoue. Il a été fait maréchal de France en 1629 par Louis XIII. C’est au cours la Guerre de Trente Ans, en 1636, que Toiras est tué d’une balle d’arquebuse, lors de l’attaque sur la forteresse de Fontaneto d’Agogna.

    • le 14 juin 1646 : décès de Jean Armand de Maillé-Brézé, duc de Brézé, duc de Fronsac, pair de France, grand-maître de la navigation.

Jean-Armand de Maillé-Brezé, naît le 18 octobre 1619. Fils du Maréchal Urbain de Maillé et neveu du Cardinal de Richelieu, il débute sa carrière dans l’Infanterie avant de servir dans la Marine, quand son oncle lui laisse la charge de Grand Maître de la Navigation. Vocation précoce, il est nommé colonel à 15 ans, général des galères à 20 ans et grand-maître de la navigation à 24 ans.

A la tête de la Marine il participe à huit campagnes de guerre à la mer, et remporte un nombre impressionnant de victoires, où il étrille les Espagnols, campagnes qui assurent à la marine de Louis XIII, la maîtrise de la Méditerranée occidentale. Il devient aussi Commandant de la Flotte du Ponant et Ambassadeur au Portugal alors en rébellion contre la Couronne espagnole. Son destin militaire, dans la Marine française, certes facilité par la fortune de sa famille, est glorieux. Il est vainqueur des Espagnols à Villafranca (1639), à Barcelone, au Cap de Gate (1642), à Carthagène par une double victoire (les 9 aout et 4 septembre 1643) et à Tarragone (1643), avant d’être emporté par un boulet de canon à Ortebello en Italie. La Marine française se trouve brutalement orpheline et désorientée.

Il faut souligner que toutes les victoires de la Marine de l’époque ont été préparées par le patient travail de restauration de cet outil de souveraineté entrepris par le cardinal de Richelieu.

    • le 14 juin 1658 : Bataille des Dunes.

Elle oppose les armées française et anglaise à l’armée espagnole, devant Dunkerque. Voir la chronique du 20 mai.

Le maréchal Turenne, à la tête de l’armée française, bat les Espagnols et l’armée du prince de Condé, passé à leur service lors de la Fronde. Cette victoire met fin à 24 ans de guerre entre les Bourbons et les Habsbourg. La paix est signée dans les Pyrénées en 1759 et Turenne obtient le titre exceptionnel de maréchal général des camps et armées du Roi en 1660.

Dunkerque est alors « espagnole le matin, française l’après-midi et anglaise le soir.» La bataille fait assez peu de morts.

    • le 14 juin 1791 : adoption de la loi Le Chapelier interdisant toute association professionnelle au nom du libéralisme des révolutionnaires.

La loi Le Chapelier vient renforcer le décret d’Allarde de mars et compléter la première loi Le Chapelier du 22 mai. Elle interdit la formation de tout groupement professionnel. C’est la fin des corporations. L’individu se trouve seul face à l’Etat et aux puissants. Cette loi met fin à toutes les formes de rassemblements de professionnels et à toute possibilité de syndicat ou de grève. Elle signe aussi la fin des rassemblements paysans. Tous les malheurs sociaux et toutes les crises sociales du XIX siècle en France trouvent en partie leur origine dans les abus que permettra cette loi. Au nom de la liberté !

    • le 14 juin 1790 : les premiers martyrs de la « révolution française » à Nîmes.

L’esprit de lucre et la haine des catholiques à Nîmes vont pousser quelques 15 000 huguenots, entrainés et excités par des francs maçons à s’attaquer au couvent des Capucins. Après la mise à sac du couvent, les bandes protestantes se répandent dans la ville et se livrent au pillage et au massacre : « Plus de trois-cents citoyens ont péri », écrit le maire, Monsieur de Marguerittes.

Le martyr des capucins est très bien décrit par l’abbé Etienne Goiffon dans son Notice historique sur les capucins et la paroisse Sainte-Perpétue de Nîmes (Editions Grimaud 1871)

Citons simplement comment sont assassinés 5 de ces prêtres :

    • Le Père Benoît de Beaucaire, âgé de 58 ans, est massacré dans l’église. En entendant les coups de hache contre la porte de l’église, il se précipite pour soustraire le Saint-Sacrement à la profanation. Il n’en eut pas le temps un huguenot se jetant sur lui : « Laissez-moi le temps d’achever ma prière! ».demande-t-il « Je t’accorde cinq minutes… »

Alors le prêtre s’empresse de consommer les Saintes Espèces. Mais cinq minutes ne suffisent pas ; il est abattu à bout portant, sur l’autel, par un coup de fusil puis transpercé de baïonnettes, la bouche encore pleine d’Hosties.

    • Le Père Siméon de Sanilhac, est trouvé agenouillé en prière dans sa cellule, par les protestants qui le transpercent d’innombrables coups de fourche et de baïonnettes. Il avait 44 ans.
    • Le Père Séraphin de Nîmes, est là en visite auprès de sa famille. Il appartient au couvent de Pont-Saint-Esprit. En entendant les bruits d’émeute dans la ville, sa famille cherche à le retenir, mais il refuse: « Mon devoir est de rentrer au couvent ». Il sera trouvé dans sa cellule ayant subi d’horribles mutilations. Il avait 27 ans.
    • Le Frère Célestin est un novice nîmois de 22 ans. Il est torturé pour lui faire dire où se cachaient les autres membres de la communauté : « Dis-nous donc où sont les autres! Allons, ils sont bien plus nombreux! Il faut bien en finir avec tous ces jean-foutre… » Son corps retrouvé est une charpie !
    • Fidèle, originaire d’Annecy, est un Frère âgé de 82 ans, infirme, sourd et aveugle, qui ne peut plus quitter sa paillasse : il y est démembré et découpé à la hache, puis son lit est ensuite incendié. C’est après ce meurtre que ces barbares pillent la pharmacie ; ils s’enivrent avec les potions à base d’alcool, ils rient : « Le barbu, l’avons-nous assez bien traité? Buvons à sa santé! »

Les Capucins cachés dans les lambris des plafonds entendent les massacreurs ricaner : « C’est être bons patriotes et bons amis de la constitution que de faire ce que nous faisons! »

    • Le 14 juin 1796: « Je ne crois pas à l’immortalité de l’âme. » écrit Bonaparte à Joséphine, car il est plutôt scientiste.

François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et de mœurs note, page 88 :

« Considérant les êtres humains comme des machines », il fut un maître de la propagande. Il confiait : « Les Français se laisseront mener, pourvu cependant qu’on leur dissimule adroitement le but vers lequel on les fait marcher. » (Citation tirée de Nature humaine et Révolution de Xavier Martin

    • le 14 juin 1800 : victoire de Marengo, contre l’armée autrichienne.

La bataille a lieu près du petit village de Marengo, à 70 km au nord de Gênes dans le Piémont. Elle oppose les armées de Bonaparte aux armées autrichiennes. Alors que la bataille tourne au désavantage de Bonaparte et que les Français commencent la retraite, Desaix arrive, avec environ 10 000 hommes, offrant la victoire au Premier Consul. L’Armée de von Melas prend la fuite pour Alessandria, laissant 6 500 tués, 8 000 prisonniers et 15 drapeaux de Régiment. Les Français ont 4 700 tués, dont le général Desaix, et 900 blessés.

Marengo a pour conséquence de forcer les Autrichiens à quitter le Milanais, après la Convention d’Alessandria, et de permettre de conclure la guerre entre la France et l’Autriche.

    • le 14 juin 1807 : victoire de Friedland.

« Friedland vaudra Austerlitz, Iéna ou Marengo, dont je fête aujourd’hui l’anniversaire» dit l’Empereur au soir de la bataille.

Napoléon Ier bat les Russes de Levin-August von Benningsen, alors en nette supériorité numérique, 66 800 Français contre 84 000 hommes Russes. Et Friedland vaut bien Austerlitz, puisque seulement 1 645 soldats de la Grande Armée sont tués, alors que les Russes ont 12 000 tués et 10 000 prisonniers et qu’ils abandonnent 70 drapeaux de régiments de l’Armée du Tsar aux Français.

    • le 14 juin 1830 : débarquement de l’armée française, aux ordres du comte de Bourmont, pour la conquête de l’Algérie.

Les troupes françaises débarquent sur la plage de Sidi Ferruch, à 25 kilomètres d’Alger. L’Algérie est alors dirigée par le sultan d’Istanbul, mais l’intérieur du pays est laissé à l’abandon. La conquête française de l’Algérie a été déclenchée suite à l’incident diplomatique de 1827, où le dey d’Alger donne un coup d’éventail au consul de France. En 1830, Charles X décide d’envoyer une expédition punitive à Alger. Trois semaines après ce débarquement, le dey d’Alger capitule.

    • le 14 juin 1903 : la république fait la guerre aux catholiques de France.

« Le 14 juin, l’Église célèbre la Fête-Dieu, à l’occasion de laquelle se tiennent des processions dans toutes les paroisses. Le quotidien anticlérical L’Action a donné un mot d’ordre : « Sus aux mascarades ! » S’il n’y a pas d’incidents à Paris, c’est qu’un imposant service d’ordre a été mis en place. Mais à Dunkerque, à Lyon ou à Angers, les processions sont attaquées. À Nantes, le socialiste Allemane s’est déplacé de Paris à cette fin : on relève de nombreux blessés et même un mort, un socialiste de 77 ans qui a succombé à une crise cardiaque. La fureur des catholiques est telle qu’ils tentent de prendre d’assaut la préfecture et, ayant échoué, finissent par édifier des barricades avant d’être dispersés par une charge de cavalerie. »

Tiré de Quand les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia (éditions Perrin page 87)

Voir la chronique du 4 octobre.

    • le 14 juin 1940 : entrée de l’armée allemande dans Paris, déclaré ville ouverte.

Les troupes allemandes entrent dans Paris

La Wehrmacht entre dans Paris, vidée des trois-quarts de ses habitants. Le premier acte de l’occupant est d’ôter le drapeau tricolore qui flotte sur le ministère de la Marine et de dresser le drapeau à croix gammée au sommet de l’Arc de triomphe.

    • le 14 juin 1940 : opération Vado.

Battue par les Allemands, la France doit également affronter l’Italie, lors de la bataille des Alpes. L’armée des Alpes résiste parfaitement aux unités italiennes. Il est décidé de lancer, le 14 juin 1940, l’opération Vado, dont l”objectif consiste à pilonner les ports italiens de Gênes et de Savone. Partie de Toulon, la marine française attaque victorieusement les défenses des côtes italiennes.

    • le 14 juin 1985 : signature des accords de Schengen (Luxembourg).

Les accords signés à Schengen abolissent les contrôles aux frontières communes entre les Etats signataires, la RFA, le Luxembourg, la Belgique, la France et les Pays-Bas. Ces accords entrent en vigueur en 1995.

Cet accord a été signé en secret par Mme Catherine Lalumière, sur un bateau, sur le Rhin. Il n’a été découvert que deux ans après, fortuitement. Il devient Convention européenne le 19 juin 1990.

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 350)

Un rapport américain sur la liberté religieuse évoque l’interruption de la messe par des policiers dans la paroisse Saint-André-de-l’Europe

Le Département d’État dispose d’un Bureau de la liberté religieuse internationale. Il est actuellement dirigé par Daniel Nadel, un juriste de formation. Depuis 1999, cette instance produit un rapport annuel sur l’état de cette liberté religieuse dans le monde, pays par pays. Deux cents nations sont étudiées. Le document 2020 – une mine de près de 10 000 pages accessible sur le site du Département d’État – a été rendu public courant mai.

Lors de sa présentation, le 12 mai, le Secrétaire d’Etat Antony Blinken a mis l’accent sur les pays particulièrement surveillés par les États-Unis pour leur respect problématique de la liberté religieuse :  l’Iran, la Birmanie, la Russie, le Nigeria, l’Arabie saoudite, la Chine.

Dans ce rapport, la France a droit à sa fiche. Une première section donne des éléments démographiques (47 % catholiques, 3 % musulmans, 3 % protestants, 2 % bouddhistes, 1 % juifs, 1 % orthodoxes, 34 % sans religion, 8 % sans réponse). Une deuxième section décrit le cadre légal français : essentiellement la loi de 1905 et son fonctionnement de « séparation » entre l’État et la religion, sans oublier le statut particulier de l’Alsace-Moselle. Une troisième section illustre « les pratiques gouvernementales » en matière de religion. Le mode d’analyse est factuel, avec une attention pour la loi contre le « séparatisme islamique ». Est aussi mentionnée « l’interruption de la messe par des policiers armés » dans la paroisse parisienne Saint-André-de-l’Europe le 19 avril 2020, et la réaction de l’archevêque de Paris.

« Marche des libertés » : Ces « LGBT » bien soumis aux racistes !

De Bernard Antony :

Sous bien des aspects, les marches « contre » l’extrême-droite dites pour les libertés organisées ce samedi, ont ressemblé à des gays-pride. Mais cette fois à des gays-pride dans lesquelles les sodomites blancs devaient être bien gentiment soumis à l’autorité des dominants « woke » et « racisés » et de l’idéologie « décoloniale ».

Ainsi, à Lyon notamment, mais aussi à Paris les vocifératrices racisées de la lesbiennocratie ont-elles imposé leurs slogans explicitement racistes « Les blancs derrière ! » et encore, « Les mecs derrière ! »

Et, à ce que nous en avons vu sur les réseaux sociaux, les mecs blancs bien disciplinés sont en effet passés sans broncher derrière les orgueilleuses nénettes noires dominatrices.

Mais des fois, bien sûr, qu’il y en aurait à n’avoir pas apprécié ces injonctions au respect de la hiérarchie raciale, l’Agrif, pourrait éventuellement prendre leurs plaintes en considération…

Notons à propos de ces marches la révélatrice absence des femens !

Lesbiennes peut-être, mais trop uniformément blanches pour les indigènes bronzées de la République, et par trop dénudées pour les islamo-gauchistes, charia oblige !

On a aussi entendu scander « les cachets d’aspirine derrière !» Slogan visant à l’évidence les plus blancs des blancs.

Mais alors pourquoi avoir momentanément rendu le camarade Mélenchon lui aussi encore plus blanc que blanc par un impitoyable enfarinement le faisant encore plus clown que d’ordinaire.

Selon nos informations, ce mini attentat à la blanche farine, de haute portée symbolique, aurait été concocté par des racisées de naissance proches des Bouteldja et autres Traoré pour lui rappeler qu’il aura beau dire et beau faire, tant qu’il n’aura pas fait jusqu’au bout son chemin de conversion à l’islam, il demeurera un enfariné de roumi.

Mgr Aillet suggère de boycotter le quotidien “catholique” La Croix

Un évêque courageux, Mgr Aillet, dit haut et fort ce que nombre de laïcs catholiques disent depuis de longs mois. Le quotidien soi-disant catholique, qui ne cesse de multiplier des positions en totale contradiction avec le magistère, ce qui a d’ailleurs valu un procès au Salon beige (que nous avons gagné), vient de dépasser les bornes en publiant un article à charge sur Mgr Cattenoz, “article” plus proche d’un procès stalinien que d’une véritable enquête journaliste :

Sur les 84 prêtres en activité, plus une dizaine à la retraite ou en année sabbatique, La Croix a mené 35 entretiens de prêtres et laïcs et a trouvé une dizaine de prêtres diocésains qui se plaignent de l’évêque émérite. Une partie des laïcs travaillant à l’archevêché témoignent que Mgr Cattenoz avait « fort à faire » avec des prêtres diocésains soixante-huitards « rétifs à l’autorité ». De même la majorité des nombreux prêtres étrangers du diocèse sont reconnaissant envers Mgr Cattenoz. Et de nombreux laïcs sont reconnaissant pour l’impulsion missionnaire donnée au diocèse..

Comme le suggère Mgr Aillet, cela suffit ! Si le quotidien La Croix n’aime pas les catholiques, c’est son droit. Mais que ceux-ci arrêtent de le lire et que les paroisses et diocèses mettent fin à leurs abonnements. La Croix profite de manière honteuse d’une rente de situation (voir ici) en se positionnant comme l’organe de presse officieux de l’épiscopat français alors qu’il ne s’agit que d’un quotidien mainstrean tout autant progressiste et nuisible que le Monde ou Libération (voir ici, ici ou ici). Il y a beaucoup mieux : Famille chrétienne, France catholique, L’Homme Nouveau ou encore la Nef…

Voici ce que nous écrivions en octobre 2020 :

En 2018, un éditorial de La Croix s’était félicité du résultat du référendum irlandais pro avortement. Et notre ami Thibaud Collin en avait fait les frais. La Croix avait même fait un procès à votre blog, que nous avions gagné… La même éditorialiste s’en prenait sur un plateau de télévision à … La Manif Pour Tous.

En 2019, nous évoquions un article en faveur de l’euthanasie de Vincent Lambert.

Cet été, La Croix a conseillé et mis 3 étoiles à un film faisant la promotion de l’avortement chez les adolescentes : « Never Rarely Sometimes Always » : jeunes filles sous contrainte.

En avril dernier, une tribune dans La Croix demandait que Notre-Dame de Paris devienne un musée.

Enfin en octobre 2019, dans un éditorial, Isabelle de Gaulmyn se réjouissait de la fin de l’Eglise Tridentine, provoquant une réaction de l’un de nos lecteurs.

Très récemment, La Croix qualifiait l’ex-otage au Mali Sophie Pétronin comme  “une humanitaire portée par la foi“… islamique. Ce qui a fait régir de nombreux lecteurs, jugeant que La Croix devait se renommer Le Croissant !

Loi bioéthique et élections : en savoir plus sur les candidats aux régionales

Dans un contexte où de nombreux élus sont tombés dans l’idéologie du genre, et même l’idéologie woke, et donnent la priorité à toutes les minorités possibles et imaginables (voire imaginaires) au détriment de l’intérêt général, La Manif Pour Tous met à disposition de tous les électeurs des informations aussi précises que possible sur les positions des candidats têtes de liste aux régionales 2021, qu’ils soient sortants ou non. Comme à chaque élection, la mise à disposition de ces informations par La Manif Pour Tous permettra à chacun de mieux connaître les candidats et de voter en connaissance de cause.

En effet, même l’appartenance à un parti, quel qu’il soit, n’est pas forcément une garantie de position dans un sens ou un autre. Le politiquement correct est tel que des élus sortants, dont on ne l’aurait pas attendu, ont soutenu parfois de manière considérable la propagande d’associations militant pour des revendications insensées, telles que la PMA sans père, la PMA pour les personnes trans, la GPA, la « fluidité » du genre et autres idées ou pratiques dont les enfants et les jeunes, mais aussi les pères et les mères, tout comme les patients de notre système de santé et l’ensemble des contribuables seront les victimes. Ce sont en général les mêmes élus qui n’ont pas voulu, ou pas assumé, de soutenir des associations défendant la famille, l’éducation, la dignité de toute personne. Trouvant systématiquement de mauvais prétextes, ils ont lâchement déserté ces domaines pourtant essentiels pour la société et pour l’avenir et ce, en dépit de la chute de la natalité, signe de la difficulté actuelle à accueillir et élever des enfants.

Ils ont aussi, parfois, soutenu les interventions de militants idéologues dans les établissements scolaires au motif de « l’éducation sexuelle », laquelle devrait être aussi respectueuse que possible de la liberté de conscience des lycéens et des familles et ne jamais promouvoir auprès des jeunes de tenter urgemment toutes les expériences possibles et imaginables (jusqu’au chemsex – relations sexuelles avec prise de drogues !) et la remise en cause de leur identité sexuelle. Promouvoir le respect de l’autre (dont la lutte contre l’homophobie) commence avec le respect de l’autre, y compris dans son identité, et d’autant plus lorsqu’il est jeune et a priori ignorant des arrière-pensées militantes.

Les nombreuses difficultés vécues par les familles dans leur vie quotidienne sont méprisées de certains élus. Au pire, rien n’est pensé pour la famille, au mieux, cela ne concerne que certaines familles, alors que tous les parents, sans exception, doivent faire preuve d’une abnégation incroyable pour élever leurs enfants. Certains, heureusement, ont su ou veulent intégrer dans leur politique régionale la problématique des familles, ce qu’ils peuvent faire dans à peu près toutes les compétences dévolues à la région : scolarité, santé, culture, éducation affective et sexuelle dans les lycées, transports en commun et individuels, loisirs, etc. Ils peuvent aussi faire preuve d’ambition pour la famille, par exemple en créant des centres d’information spécifique, des accueils pour les jeunes enfants ou les femmes vulnérables, etc.

La Manif Pour Tous a donc interrogé les candidats têtes de liste sur leur conception des droits de l’enfant et de la société, sur leur vision en matière de soutiens aux associations, événements, campagnes de communication… et sur leur ambition pour soutenir les familles de la région dont il brigue la présidence.

Les réponses des candidats aux questions de La Manif Pour Tous sont données dans leur intégralité. En l’absence de réponses, sont indiquées les positions que les candidats ont exprimées publiquement. La source de l’information est systématiquement indiquée (date, lieu, média, etc).

Pat et Tic en campagne : le “making of” de la “team” ambiance

Suite à nos interrogations et à une enquête minutieuse du Point, il s’avère que ces images du meeting de LREM ne sont pas le fait de leurs opposants mais bien à l’initiative de Marlène Schiappa.

Cette dernière confond d’ailleurs les régionales avec les présidentielles puisqu’elle demande à ses fans…(pardon à ses militants) d’acclamer le slogan “Macron, président !”.

« Les Noirs derrière ! » : cela ne choque personne ?

Non, car le slogan original s’en prenait aux Blancs. Ouf, on a évité de peu le racisme caractérisé (et puis les LGBT c’est le camp du Bien, ils ont tous les droits, même celui d’être racistes) :

Le Mali aux Maliens (et la France aux Français) : quand Mélenchon se met à faire du Le Pen

Le CSA en guerre contre CNews

Le CSA a mis en demeure CNews de respecter ses obligations en matière de pluralisme, reprochant à la chaîne d’info du groupe Canal+ d’avoir trop donné la parole à Jordan Bardella, candidat du Rassemblement national pour les élections régionales en Ile-de-France, par rapport aux autres listes.

Dans une décision publiée ce samedi au Journal officiel, le CSA a relevé que CNews avait invité « à neuf reprises » du 10 au 28 mai la tête de liste du RN à Paris pour les régionales.

C’est pourquoi le Conseil supérieur de l’audiovisuel a décidé de mettre en demeure la chaîne « de se conformer, à l’avenir, aux dispositions » en matière de pluralisme politique, et notamment celles applicables pour les élections régionales, qui prévoient un « accès équitable des listes en présence ». Cette mise en demeure constitue une sorte d’avertissement et expose CNews, en cas de récidive, à une sanction qui peut aller d’une amende à une suspension de la diffusion d’un programme, en passant par une privation temporaire de publicité.

En mars, le CSA avait infligé à CNews une amende de 200.000 euros pour « incitation à la haine » et « à la violence » après des propos d’Eric Zemmour.

Récemment, Stéphane Séjourné, conseiller d’Emmanuel Macron, avait proposé que le temps de parole d’Eric Zemmour soit décompté.

En revanche, le CSA ne met pas en demeure les autres chaînes concernant leur manque de pluralisme :

«CheckNews» a compté le nombre d’apparitions des responsables d’extrême droite dans les matinales depuis début avril. C’est sur la chaîne CNews qu’il y a le plus d’invitations. LCI, France info, France 2 et RTL ont moins d’un invité du RN sur six dans leurs matinales des deux derniers mois. Ainsi, au cours des trois derniers mois la part des invités “d’extrême-droite” sur CNEWS était de 26,5%, soit … leur score à la présidentielle de 2017 (~27%), contre seulement 10,7% des invités sur les autres matinales d’info…

Et on attend aussi que le CSA s’exprime sur cette photo coupée, sur laquelle manque un candidat, accessoirement donné à 28% des intentions de vote :

Repris par Twitter, France Bleu Normandie a du diffuser une autre photo, sans s’excuser :

Nouvelles réactions au projet de restriction de la célébration selon la forme extraordinaire

Réaction du cardinal Joseph Zen, évêque émérite d’Hong-Kong :

J’ai lu dans les journaux des nouvelles assez inquiétantes concernant d’éventuelles restrictions à la célébration de la messe tridentine (ce que nous appelons aujourd’hui la forme extraordinaire du rite romain).

Je tiens à préciser que je ne peux pas être considéré comme un extrémiste de cette forme liturgique et que j’ai travaillé activement, en tant que prêtre et en tant qu’évêque, pour la réforme liturgique après Vatican II, en essayant également de limiter les excès et les abus, qui n’ont malheureusement pas manqué dans mon diocèse. On ne m’accusera donc pas de facétie. Mais je ne peux pas nier, d’après mon expérience à Hong Kong, tout le bien qui a découlé du motu proprio Summorum Pontificum et de la célébration de la Messe tridentine. Il y a ici un groupe fidèle qui, depuis des décennies, participe à cette forme qui nous vient des richesses liturgiques de notre Tradition, un groupe qui n’a jamais créé de problèmes pour le diocèse et dont les participants n’ont jamais remis en question la légitimité de la Messe renouvelée. Dans la communauté qui participe à la forme extraordinaire à Hong Kong, sont passés de nombreux jeunes qui, à travers cette messe, ont redécouvert le sens de l’adoration et de la révérence que nous devons à Dieu, notre Créateur.

J’ai travaillé pour la réforme liturgique, comme je l’ai dit, mais je ne peux pas oublier la messe de mon enfance, je ne peux pas oublier quand, enfant à Shanghai, mon père, un fervent catholique, m’emmenait à la messe tous les jours et le dimanche, il me faisait assister à cinq messes ! J’ai ressenti une telle révérence, j’étais tellement fasciné (et je le suis toujours !) par la beauté du chant grégorien, que je pense que cette expérience a nourri ma vocation au sacerdoce, comme elle l’a fait pour tant d’autres. Je me souviens des nombreux fidèles chinois (et je ne pense pas qu’ils connaissaient tous le latin…) participant à ces cérémonies liturgiques avec beaucoup d’enthousiasme, tout comme je peux maintenant en témoigner dans la communauté qui participe à la Messe tridentine à Hong Kong.

La Messe tridentine ne divise pas ; au contraire, elle nous unit à nos frères et sœurs de tous les âges, aux saints et aux martyrs de tous les temps, à ceux qui ont lutté pour leur foi et qui ont trouvé en elle une nourriture spirituelle inépuisable.

Réaction du cardinal Müller, préfet émérite de la Congrégation pour la doctrine de la Foi :

Benoît XVI a agi avec beaucoup de sagesse lorsqu’il a fait une bonne réconciliation de ces tendances. On ne peut pas agir avec autoritarisme maintenant, en introduisant des interdits, il faut de la prudence et du respect pour les groupes et les personnes qui veulent célébrer la Sainte Messe avec le rite adopté jusqu’à Jean XXIII, sans créer de nouvelles tensions.

Extrait de la réaction de Mgr Carlo Maria Viganò :

[…] Le modus operandi des Novateurs apparaît une fois de plus dans cette opération contre le Motu Proprio : d’abord, certains des adversaires les plus fanatiques de la liturgie traditionnelle lancent comme une provocation l’abrogation de Summorum Pontificum en définissant l’ancienne messe comme “source de division” ; ensuite, la Congrégation pour la doctrine de la foi demande aux Ordinaires de répondre à un questionnaire dont les réponses sont pratiquement préformatées (la carrière de l’évêque dépend de la manière dont il ira avec ce qu’il rapportera au Saint-Siège, car le contenu du questionnaire sera également connu de la Congrégation des évêques) ; puis, négligemment, lors d’une réunion à huis clos avec des membres de l’épiscopat italien, Bergoglio se dit préoccupé par les séminaristes “qui semblaient bons, mais rigides” et par la diffusion de la liturgie traditionnelle, répétant toujours que la réforme liturgique conciliaire est irréversible ; de plus, il nomme comme Préfet du Culte Divin un ennemi juré du Vetus Ordo, pour être un allié dans l’application des éventuelles restrictions ; enfin, nous apprenons que les Cardinaux Parolin et Ouellet sont parmi les premiers à vouloir ce redimensionnement du Motu Proprio : cela conduit évidemment les prélats “conservateurs” à se précipiter sur la défense du régime actuel de coexistence des deux formes ordinaire et extraordinaire, donnant à François l’occasion de se montrer comme un modérateur prudent des deux courants opposés et conduisant “seulement” à une limitation de Summorum Pontificum au lieu de son abrogation totale. Ce qui – comme nous le savons – était exactement ce qu’il avait prévu de faire dès le début de l’opération.

Quel que soit le résultat final, le deus ex machina de cette pièce prévisible est et reste Bergoglio, prêt à s’attribuer le mérite d’un geste d’indulgence envers les conservateurs, ainsi qu’à se décharger de la responsabilité d’une application restrictive sur le nouveau préfet, Mgr Arthur Roche et ses sbires. Ainsi, en cas de protestation chorale des fidèles et de réaction désordonnée du Préfet ou d’autres prélats, on profitera à nouveau de l’affrontement entre progressistes et traditionalistes pour affirmer, en disposant alors d’excellents arguments, que la coexistence des deux formes du rite romain conduit à des divisions dans l’Église et qu’il est donc plus prudent de revenir à la pax montiniana, c’est-à-dire à la proscription totale de la messe de toujours.

J’exhorte mes Confrères dans l’épiscopat, prêtres et laïcs, à défendre énergiquement leur droit à la liturgie catholique, solennellement sanctionnée par la bulle Quo primum de saint Pie V ; et à défendre avec elle la Sainte Église et la Papauté, l’une et l’autre exposées au discrédit et au ridicule par les Pasteurs eux-mêmes. La question du Motu Proprio n’est pas du tout négociable, car en lui est réaffirmée la légitimité d’un rite jamais abrogé ni abrogeable. De plus, outre les dommages certains que ces nouveautés fumeuses vont causer aux âmes et l’avantage certain qui sera donné au Diable et à ses serviteurs, il y a de la part de Bergoglio un manque de respect inconvenant à l’égard de Benoît XVI, toujours vivant. Il doit savoir que l’autorité que le Pontife Romain exerce sur l’Église est celle de Vicaire, et que le pouvoir qu’il détient vient de Notre Seigneur Jésus-Christ, unique Tête du Corps Mystique : abuser de l’autorité apostolique et du pouvoir des Saintes Clés dans un but opposé à celui pour lequel elles ont été instituées par le Seigneur est une offense sans précédent à la Majesté de Dieu, un déshonneur pour l’Église et une faute dont il devra répondre devant Celui dont il est le Vicaire. Et celui qui refuse le titre de Vicaire du Christ doit savoir qu’avec lui, la légitimité de son autorité est également perdue.

Il n’est pas acceptable que l’autorité suprême de l’Église se permette d’annuler, dans une troublante opération de cancel culture en matière religieuse, l’héritage qu’elle a reçu de ses Pères ; il n’est pas non plus admissible de considérer hors de l’Église ceux qui ne sont pas disposés à accepter la privation de la Messe et des Sacrements célébrés sous la forme qui a forgé près de deux mille ans de saints. L’Église n’est pas une entreprise dans laquelle le département marketing décide de supprimer les anciens produits du catalogue et d’en proposer de nouveaux, en fonction des demandes de la clientèle. Il a déjà été douloureux d’imposer par la force aux prêtres et aux fidèles la révolution liturgique, au nom de l’obéissance au Concile, en leur arrachant l’âme même de la vie chrétienne pour la remplacer par un rite que le maçon Bugnini avait copié du Book of Common Prayer de Cranmer. Cet abus, partiellement réparé par Benoît XVI avec le Motu Proprio, ne peut en aucun cas se répéter maintenant, en présence d’éléments qui sont tous largement en faveur de la libéralisation de l’ancienne liturgie. Si l’on voulait vraiment aider le peuple de Dieu dans cette crise, il aurait fallu abolir la liturgie réformée, qui en cinquante ans a causé plus de dégâts que le calvinisme. […]

« L’éthique » de 2021 consacre l’égoïsme comme nouvelle notion du Bien

Extrait de l’éditorial d’Epoch Times à propos de la loi de bioéthique :

[…] La conséquence à court terme est une loi de bioéthique que l’ancien président du comité national d’éthique, Didier Sicard, décrit comme « du théâtre » plutôt qu’un travail sérieux. L’opinion qui a été suivie par l’Assemblée nationale n’est même pas de façon justifiable celle du peuple, mais plutôt celle d’un microcosme parisien militant : la majorité des contributions aux États Généraux de la bioéthique en 2018 était opposée à la généralisation de l’aide médicale à la procréation, opposée à la manipulation génétique des embryons humains, opposée aux « partenariats » médicaux avec les grandes dictatures comme la Chine. Les résultats de cette consultation populaire ont été balayés, mis sous le tapis pour laisser place au besoin de tenir la « promesse présidentielle ». Des centaines de propositions d’amendement au texte de loi voulu par le gouvernement ont ensuite été jetées aux archives parlementaires sans même être débattues ; seuls les sénateurs ont pu tenter d’influer un peu sur le cours du courant en modifiant le texte.

L’accès à toutes à la procréation médicalement assistée va donc être permis, satisfaisant le désir d’enfant de femmes lesbiennes, que les outils de l’adoption ne semblait pouvoir combler. Le choix du législateur, pour adresser la souffrance psychologique exprimée par ces femmes, est de mettre à terre le concept même de filiation et de l’inscription de l’enfant dans une lignée. Face à la détresse de femmes en désir d’enfant, celle à venir d’enfants déracinés qui se considéreront comme nés de rien n’a pas compté dans le travail parlementaire.

Comme le disait le philosophe Dominique Folscheid, « notre monde est devenu une technosphère, peuplée d’individus mus par des désirs de nature consumériste – dont fait partie l’enfant. Il est devenu le fruit d’un désir produit par la technique, ce qui fait de lui un objet de consommation. Qu’on en refuse l’accès à certains apparaît impensable puisque la technique le permet. »

Conséquence immédiate, des demandes de moyens supplémentaires remontent déjà des CECOS, les centres de fertilité : il va falloir plus de techniciens, plus de donneurs de sperme pour mieux industrialiser la procréation, plus de moyens aussi pour la congélation d’ovocytes, afin qu’il soit aussi possible d’avoir des enfants après ménopause et après avoir fait carrière. La femme moderne devant répondre à la violente injonction d’être d’abord une combattante, la technique médicale interviendra ensuite pour répondre à sa souffrance d’avoir atteint ces objectifs sans être plus heureuse pour cela.

Le chemin va maintenant s’ouvrir, puisque la loi de bio-éthique n’était qu’une première étape, pour la location ou l’achat du ventre des femmes. Celles et ceux qui dénoncent avec tant de vigueur le patriarcat comme oppresseur des femmes parce qu’il s’approprierait leur matrice, acceptent par contre de s’approprier aujourd’hui une semence, demain la matrice d’une autre. L’ancien système l’inscrivait dans un engagement partagé, chacun prenant soin de l’autre ; le nouveau dans le seul accès à sa propre satisfaction.

À moyen terme, l’approche de relativisme moral suivie par le gouvernement implique que, si l’opinion publique ou des groupes de pression suffisamment puissants se mettaient à penser qu’il est bon de greffer dans le cerveau de tous les enfants des électrodes pour les calmer lorsqu’ils sont agités, ceci deviendrait un nouveau « Bien »… que la loi suivrait pour l’autoriser. L’exemple n’est pas ingénu puisqu’Elon Musk comme Jeff Bezos ou Mark Zuckerberg investissent massivement dans le développement de technologies agissant sur le fonctionnement du cerveau et que leur métier est d’influencer, voire manipuler l’opinion, pour ensuite vendre leurs produits.

On doit donc malheureusement conclure que « l’éthique » de 2021 consacre l’égoïsme comme nouvelle notion du Bien. Avec la validation de la manipulation génétique des embryons humains, elle fait disparaître un peu plus la notion du sacré de la vie, réduisant celle-ci à un paquet de cellules plus ou moins bien assemblées, et que la technique peut manipuler comme elle veut, puis attribuer à qui elle veut. Pour reprendre l’intitulé d’une banderole d’une manifestation de personnes opposées à la loi de bioéthique dans son format final, ceci ne mènera pas à un monde meilleur mais très certainement au « meilleur des mondes ».

Chronique des cinglés

La chambre des députés argentine a adopté une loi qui réserve 1% des postes de l’administration publique aux personnes transgenres.

En plus de ce quota, le texte prévoit des incitations à l’embauche pour les personnes LGBT+ dans les entreprises privées. Cette loi a été adoptée avec 207 votes favorables, 11 votes défavorables et 7 abstentions.

S’agissant des incitations dans le secteur privé, les charges patronales correspondant à l’emploi de personnes transgenres seront déductibles des impôts des entreprises.

Ce texte doit maintenant être examiné et approuvé par le Sénat avant d’entrer en vigueur.

Réaction de l’Ambassadeur arménien après l’agression de l’Azerbaïdjan

Le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, a été reçu mardi 1er juin par le président Emmanuel Macron pour parler de la situation difficile entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie.

Les deux pays étaient en conflit armé jusqu’au cessez-le-feu du 10 novembre 2020, mais la situation demeure instable, particulièrement à la frontière entre ces deux pays. Pour en parler, S.E. M. Paruyr Hovhannisyan, Ambassadeur et Représentant permanent de l’Arménie auprès du Conseil de l’Europe, à Strasbourg, est interrogé par Gregor Puppinck sur RCF :

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