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150 ans de la Commune : faut-il choisir son camp entre les bourgeois versaillais et les ouvriers communards

Dans son dernier numéro, L’Homme nouveau consacre dossier à la Commune de Paris, 72 jours de chaos, de sang… et de martyrs. Introduction :

À l’occasion des 150 ans de la Commune, faut-il choisir son camp entre les bourgeois versaillais et les ouvriers communards ? L’Homme Nouveau propose une voie supplémentaire, celle des martyrs. Victimes de la politique et de l’anticléricalisme, ils sont 23, clercs et religieux, à être tombés parce que catholiques pendant la Semaine sanglante. Le 28 mars 1871, la révolution effectue son grand retour dans Paris. Devant la fuite du gouvernement Thiers à Versailles, une partie de la population parisienne, majoritairement ouvrière, exaspérée par la défaite face à la Prusse, prend le pouvoir. Plus qu’un fond d’idéologie libertaire, c’est le rejet de la société traditionnelle qui anime les insurgés. Dans un pays où le catholicisme est, de par le Concordat de 1801, « la religion de la majorité des Français », le renversement politique amorcé passe par la séparation de l’Église et l’État (publiée au Journal officiel le 3 avril). Les révolutionnaires ne s’arrêtent pas là. La confiscation des biens des communautés religieuses est votée, l’Église est calomniée, des clercs et des religieux sont faits prisonniers afin de servir de protection. Quand les troupes régulières reprennent le contrôle de la capitale, ces monnaies d’échange seront éliminées. Ouverte en 1897, la cause de béatification des martyrs n’a toujours pas abouti. Les congrégations auxquels certains appartenaient espèrent pourtant un dénouement heureux proche.

Si vous voulez savoir ce qui se passe en France regardez la TV polonaise

L’attaque contre la procession de catholiques à Paris, fait la une du JT de la 1ère chaine, pas en France, mais en Pologne

Suite à l’agression, on compte :

  • 0 arrestation
  • 0 dissolution de groupuscule
  • 0 indignation du show-biz subventionné

Vers un nouveau groupe au Parlement européen ?

Suite à la volonté affichée des groupes Verts/PS/EM/LR au Parlement européen de valider le futur plan d’immigration massive, les conservateurs polonais & hongrois (ECR) envisagent sérieusement de s’allier au Rassemblement National.

Le PiS (parti au pouvoir en Pologne) serait en train de construire un nouveau groupe au Parlement européen, qui pourrait rassembler les partis de Viktor Orban (Hongrie), Salvini (Italie), Vox (Espagne), Fratelli d’Italia, ainsi que le parti du Premier ministre slovène et le RN. Le Premier ministre polonais aurait discuté avec Marine Le Pen, Viktor Orban et Matteo Salvini de la création d’un groupe au Parlement.

Vendredi à Varsovie, une réunion s’est tenue entre le président du PiS Jarosław Kaczyński et les dirigeants des partis qui font partie du groupe des conservateurs et réformistes européens – l’italien Fratelli d’Itallia et l’espagnol Vox. Il est prévu prochainement de publier une déclaration, qui définira une communauté d’objectifs et de valeurs reliant diverses formations politiques en Europe. Sur la base de cette déclaration, des négociations avec divers partenaires en Europe sera lancée, dans le but de s’unir et d’accroître ainsi leur présence politique au Parlement européen. Cette déclaration devrait évoquer la défense du modèle familial traditionnel, une approche différente de la politique migratoire, le droit souverain à l’autodétermination des nations ou la violation par les institutions européennes des dispositions fondamentales des traités dans le processus de prise de décision.

Il y aurait 6 millions d’Algériens en France… Combien comme lui ?

C’est une histoire de livraison de repas que la police devrait démêler : comme indiqué par M.Messiha dans un tweet, cela fait froid dans le dos tellement les propos sont odieux, même si la femme qui filme garde un calme étonnant

Verbatim :

« Espèce de négresse, espèce de sale noire. Personne te touche, même avec un bâton. Espèce de salope [quelque chose avec Allah]. Même avec un doigt de pied, je te touche pas. Grosse chienne. Tu pues la pisse, tu pues la merde. Pendant 800 ans, on vous a vendus comme du bétail, bande de putes, de merdes. Nous les algériens, on vous a vendus comme du bétail, comme du maïs. Nique ta mère. Je suis algérien, je te nique ta mère ».

Un logicien pourrait s’étonner  qu’on veuille niquer la mère mais ne pas vouloir toucher à la fille ; un historien remarquerait que la durée de la mise en esclavage de populations noires par les arabo-musulmans (et quelques turcs) aura duré plus longtemps que 800 ans ; un psychanalyste parlerait sans doute de retour du refoulé comme il est pareillement constaté dans l’antijudaïsme maghrébin ; un séide de M.Mélenchon aurait soudainement quelque pudeur à souligner que le soi-disant algérien a de fortes chances [ !] d’avoir une carte d’identité française.

Mais comme l’écrit M.Macron, tout vient si clairement des difficultés économiques et sociales… ! On mettra un peu de mixité sociale pour gagner le combat… Comment il dit déjà ? Ah oui, par la fraternité. Après tout, l’immigration n’est-elle pas une chance pour la France ?

N’en déplaise à Macron, c’était mieux au Moyen-Age

La récente sortie du président de la République sur les temps moyenâgeux que nous traverserions de nouveau donne l’occasion au Père Danziec de démonter dans Valeurs Actuelles les poncifs au sujet de la période médiévale. L’ensauvagement et le délitement actuels n’invitent-ils pas à davantage d’humilité quant aux temps, supposés obscurs, du passé ?

Au début de l’année 1993, lorsque Les Visiteurs s’affichaient dans les salles de cinéma et faisaient rire la France entière, Emmanuel Macron avait tout juste 15 ans. L’adolescent qu’il était a-t-il pris au pied de la lettre les clichés forcés sur cette période historique et qui participaient à la drôlerie du film ? Au regard de l’interview fleuve que vient d’accorder au trimestriel Zadig celui qui est devenu depuis le Président de la République, il semble que oui. Selon le chef de l’Exécutif :

« On revit des temps au fond très moyenâgeux : les grandes jacqueries, les grandes épidémies, les grandes peurs »…

Jacquouille la fripouille, sors de ce corps !

« L’adjectif péjoratif “moyenâgeux renvoie à une vision très datée du Moyen Âge, à une historiographie impressionniste et périmée »

Dans le FigaroVox, Hubert Heckmann, maître de Conférences en littérature médiévale à l’Université de Rouen, ne manque pas de souligner que la comparaison historique est un exercice éminemment rhétorique qui en dit davantage sur les intentions de celui qui s’y livre que sur les époques que l’on met en balance.

« Son propos n’est pas historique, mais polémique : plutôt que le terme “médiéval”, qui est neutre et qu’utilisent les historiens, il emploie l’adjectif péjoratif “moyenâgeux”. Ce tableau renvoie à une vision très datée du Moyen Âge, à une historiographie impressionniste et périmée ».

Cette représentation caricaturale du Moyen-Âge laisse entendre que le monde était alors rempli d’ignorants, dont la vie était dure, le quotidien sale, traversé par une violence sans nom et un droit de cuissage généralisé. Régine Pernoud et d’autres médiévistes à sa suite ont consacré leur vie à démonter ces poncifs, plus grossiers les uns que les autres, et qui, pourtant, sont repris par celui-là même qui se trouve au sommet de l’Etat.

Des Très Riches Heures du Duc de Berry à l’écriture inclusive

Dans le sillage du bandeau du dernier livre de Patrick Buisson « La fin d’un monde », l’actualité nationale tendrait plutôt à nous faire murmurer : « Ah, si seulement nous pouvions revivre au Moyen-Age ! ». Car aux antipodes des propos de Macron, dans quelle situation nous trouvons-nous en comparaison du temps des chevaliers et des ménestrels ? La période moyenâgeuse correspondrait-elle à une époque d’ignorance ? Du blanc manteau d’églises à l’émulation intellectuelle entre les monastères, comment croire sérieusement que les hommes du quotidien médiéval, pétris de sacré, de silences, de vie des champs ou de mélodies grégoriennes soient plus abrutis que la génération TikTok ou des Marseillais à Dubaï ? Nous avons l’écriture inclusive, ils avaient les Très Riches Heures du Duc de Berry. Ils pèlerinaient vers le Mont-Saint-Michel, se recueillaient devant le tympan de l’abbatiale de Conques, s’émerveillaient face aux vitraux de Notre-Dame de Paris ou de Chartres. Le monde de la culture et du savoir nous offre désormais le centre Beaubourg, le plug anal de la place Vendôme ou les rails de coke de l’eurovision.

Hygiène et amour courtois face à #saccageparis et #MeToo

L’hygiène du Moyen-Âge était-elle si détestable ? Lorsque l’on est confronté à la rudesse de la vie, on ne peut ignorer qu’une bonne santé se trouve en partie liée à la propreté domestique. Nombre de travaux universitaires ont permis de constater la grande ingéniosité du monde médiéval qui, de l’usage des plantes à celui de la cendre, n’était pas sans recours pour faire face aux défis de la santé. Une coupure, une brûlure, une piqûre : chacun connaissait les remèdes courants ou les gestes usuels à pratiquer. Aujourd’hui, la saturation des services des urgences hospitalières pour des problèmes bénins témoigne du degré d’infantilisation qui règne chez nos contemporains dans la gestion de leurs maux. Le rythme de vie sain, fixé aux heures du soleil, et lié au labeur de la terre, avait sa rudesse mais ne déshumanisait pas pour autant le travail des hommes comme peut le faire la société marchande d’aujourd’hui. Et si l’absence d’égouts pouvaient avoir des conséquences dramatiques dans les zones urbaines du Moyen-Âge, le hashtag #saccageparis prouve que les moyens modernes et considérables dont dispose la Mairie de Paris ne peuvent rien contre une gestion calamiteuse de la salubrité publique par la majorité municipale en place…

Pour ce qui est de la violence, le climat du Moyen-Âge était-il si préoccupant que le laissent entendre ses contempteurs ? Dans la chevalerie, le preux défendait la veuve et l’orphelin, il mettait sa force au service du bien et exposait au grand jour une douceur mariée à la noblesse. La justice féodale, fut-elle virile, n’en restait pas moins imprégnée des idéaux de l’Evangile. Devrait-elle se mettre à genoux devant la façon dont est rendue celle d’aujourd’hui ? Le délitement de la magistrature comme les incohérences des procédures nous offrent ces dernières semaines une incroyable série noire qui appelle ceux qui ricanent du passé à un peu plus d’humilité.

Quant à la condition de la femme, on ne redira jamais assez l’extraordinaire pouvoir dont purent jouir les gentes dames à l’heure de la féodalité. Comme l’ont révélé les secousses du mouvement #MeToo, l’amour était bien plus courtois au temps des châteaux et des cathédrales que dans les alcôves du festival de Cannes ou les coulisses d’Hollywood. Aliénor d’Aquitaine comme Blanche de Castille eurent bien plus d’influence sur leur siècle qu’Edith Cresson avec ses pauvres dix mois à Matignon. Seule femme nommée Premier Ministre sous la République Française, cette dernière confiait récemment au micro de France Info avoir subi durant sa prise de fonction « un déluge d’agressions de la part de la presse » et essuyé, à la tête du gouvernement, de graves réserves venant du sein même de son parti, le Parti Socialiste.

Emmanuel Macron, en cherchant à relier dans son entretien au trimestriel Zadig « la période que nous vivons à la fin du Moyen Âge et au début de la Renaissance », reprend à son compte les vieilles idées reçues sur le monde médiéval. Libre à lui de laisser entendre que le progressisme représente l’espoir au bout du tunnel, une sorte de nouvelle Renaissance qui suivrait la fin des âges obscurs, une “Renaissance” idyllique, faite d’ouvertures et d’amalgame de différentes cultures… Ce serait oublier cependant, comme le signifiait Eric Zemmour lors de son récent débat face à Manuel Valls sur CNews, que la Renaissance dans l’Hexagone eut cette particularité : en s’appuyant sur les artistes italiens, les Rois de France eurent soin de les assimiler dans le but de constituer un art proprement français, le fameux classicisme. Pas sûr que l’acceptation de Youssoupha comme interprète de l’hymne des bleus ou l’échange avec les youtubeurs McFly et Carlito soit de cet ordre. Avec de telles postures, la Renaissance de la France semble devoir attendre encore un peu. Doit-on s’en étonner ?

Grâce à la famille et à l’école, des enfants heureux, libres et responsables

François-Xavier Clément, professeur de philosophie, ancien directeur général du lycée Saint Jean de Passy à Paris, Fondateur de Saint Joseph Education, auteur du livre “La voie de l’éducation intégrale”, est interrogé par Les Eveilleurs.

Dans un contexte éducatif difficile dans lequel l’école publique ne remplit plus son rôle, l’autorité y étant souvent bafouée et le rôle éducateur des parents ignoré, François-Xavier Clément propose la voie de l’éducation intégrale pour former, grâce à la famille et à l’école, des enfants heureux, libres et responsables.

Au travers de cet entretien, nous essayons de mieux comprendre ce qui fonde ce principe « d’éducation intégrale », d’éducation chrétienne. Comment est-il applicable dans le système scolaire des écoles sous-contrat et des écoles libres ? Comment remettre l’école au cœur de l’éducation pour faire de nos enfants des hommes debout dans le monde qui les attend ?

Fort d’une expérience de directeur d’établissement sous contrat, notre invité dresse des constats forts et propose des pistes pragmatiques pour remettre les parents, l’enfant et les enseignants au cœur d’un projet éducatif solide.

12ème cérémonie des Bobards d’Or, le lundi 14 juin

Il faudra choisir les 3 plus grands crus issus de 3 cépages remarquables : les Biden bobards , les Bobards black lives matter, les bobid-19. La présélection se fait en ligne ici.

La participation est limitée.

Mention spéciale pour le Bobard Pascal :

Le dimanche 12 avril 2020, Le Point annonçait triomphalement une messe clandestine à l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet. Immédiatement, la machine médiatique s’emballait, menée par l’Agence France-Presse. Sauf que la messe était autorisée et que les vidéos en direct de l’office montraient une église qui semblait déserte hormis les officiants.

Le dimanche 12 avril 2020, Jérôme Béglé, directeur adjoint de la rédaction du Point, tweetait triomphalement en reprenant un article signé Aziz Zemouri :

Immédiatement, la machine médiatique s’est mise en branle. Avec, à la baguette, l’Agence France-Presse qui diffuse l’information, reprise sans nuance par l’ensemble des médias, trop heureux de pouvoir pointer du doigt les vilains « traditionalistes » !

L’illustration du tweet de l’AFP était évidemment totalement mensongère.

D’ailleurs, au-delà du bobard par l’image, les informations journalistiques sont floues…

Jugez plutôt sur pièce avec cet article de LCI qui évoque la présence d’« environ plusieurs personnes » !

On touche au sublime !

Alors, la messe était-elle clandestine ? Y avait-il foule ?

Loin de là !

Premièrement, la messe n’était nullement clandestine puisqu’elle était annoncée sur les réseaux de la paroisse et qu’elle était retransmise sur YouTube !

 

Le ministère de l’Intérieur autorise bien les offices célébrés pour être retransmis comme le notent les journalistes de 20 Minutes qui, après avoir diffusé le bobard, ont décidé de s’interroger.

D’ailleurs, dans le communiqué de la paroisse qui a suivi cet énorme bobard, les responsables ont bien spécifié qu’ils avaient pu communiquer aux policiers un décret les autorisant à célébrer leur messe !

Quant aux fidèles non officiants présents, ils auraient été une poignée à peine. Sur la vidéo de l’office, on voit clairement que l’église est vide. On aperçoit quatre ou cinq personnes à quelques moments de la vidéo mais il se pourrait qu’ils fassent partie de l’équipe technique de diffusion.

Quoi qu’il en soit, on est très loin de l’image utilisée par l’AFP.

Mais ce bobard aura été largement instrumentalisé par de nombreuses personnalités, trop heureuses de taper sur les catholiques.

“Nous, les Algériens, on vous a vendu comme du bétail pendant 800 ans”

Les propos d’un livreur à Cergy, diffusés sur les réseaux, ont provoqué un scandale. L’homme, qui s’affirme Algérien, s’en prend à une habitante, noire, en lui rappelant que les arabes ont réduit les noirs en esclavage… Le racisme en France ne vient pas des Français de souche…

Jean Messiha résume l’affaire de racisme :

« Depuis ce matin, toute la gauche et les progressistes sont pris d’un malaise apoplectique, car évidemment c’est pas exactement les coupables qu’ils attendent »

L’homme a été identifié à tort (il est d’un livreur Uber Eats) comme un employé du restaurant Brasco à Cergy de Cergy, où le gérant a ensuite été menacé de mort sur les réseaux sociaux. La Ligue de Défense Noire Africaine (LDNA) s’est emparée de l’affaire.

3 personnes ont débarqué dans le restaurant Brasco, trois noirs : « On va lui défoncer sa mère ». « Il faut qu’on règle ça, on ne peut pas laisser passer ça ».

Le restaurant a été fermé, suite à la pression de la LDNA :

 

L’immigration a engendré une société multiculturelle et multiconflictuelle. La guerre ethnique, la guerre des gangs se manifeste tous les jours sous nos yeux. La société plurielle ne fonctionne pas.

Éoliennes: du rêve aux réalités

Recueillant près de 80% d’opinion favorable, les éoliennes sont en quelques années devenues le symbole de la transition énergétique. Quels enseignements politiques, sociaux, économiques et environnementaux peut-on tirer de leur multiplication ? Le rêve est-il en phase avec la réalité ? Professionnels, experts et riverains nous dévoilent les envers du décor.

Charles Thimon a réalisé ce reportage de synthèse réunissant 14 experts et spécialistes de l’énergie dont d’anciens dirigeants d’EDF. Cette plongée dans l’univers des éoliennes a été l’occasion de réunir quelques-uns des plus éminents experts de l’énergie, parmi lesquels :

  • Jean-Marc Jancovici : ingénieur et directeur du Shift Project
  • Hervé Machenaud : ancien directeur de la production d’EDF
  • Jacques Percebois : directeur du centre de recherche en économie et droit de l’énergie
  • Henri Proglio (ancien président directeur général d’EDF)
  • Dominique Finon (directeur de Recherche honoraire au CNRS)
  • Antoine Waechter (candidat des Verts à l’élection présidentielle de 1988)

Le documentaire est porté par une association loi 1901, Documentaire et Vérité, dont l’objectif est le financement participatif de documentaires basés sur des faits vérifiables et des experts reconnus, accessibles gratuitement et diffusés en ligne. Destiné à être diffusé gratuitement au plus grand nombre, ce projet d’envergure a été exclusivement financé par des citoyens par le biais d’une campagne de crowdfunding organisée sur le site de l’association. Ce financement participatif a récolté plus de 100.000€ de la part de près de 1.000 contributeurs, révélant une fois de plus l’importance du sujet éolien en France.

SOMMAIRE :

  • 09:30 Stockage et intermittence
  • 18:15 Le modèle allemand
  • 22:45 Système européen
  • 31:09 Toujours du vent quelque part ?
  • 33:19 Du vent dans le gaz
  • 39:28 Oil, GAFA & black-out
  • 45:12 Pour une sortie du nucléaire ?
  • 52:00 Quand le vent se transforme en or
  • 58:58 L’installation d’un parc
  • 1:05:43 Une chance pour l’emploi ?
  • 1:11:41 Une énergie bon marché ?
  • 1:19:37 Une fabrication verte ?
  • 1:26:40 Éoliennes mon amour ?
  • 1:37:01 Dénis démocratiques
  • 1:47:29 Le salut par l’offshore ?

Zemmour et la la tolérance LGBT : “J’ai l’impression que l’on veut placer tous les hommes blancs, hétérosexuels dans un immense camp de rééducation”

Dans Face à l’info, Eric Zemmour est revenu sur la propagande LGBT, avant d’aborder l’anniversaire du NON à la Constituion européenne, vote violé par le gouvernement Fillon-Sarkozy, avec le soutien du PS, qui paient aujourd’hui leur mépris du peuple français.

La Manif Pour Tous appelle à manifester les 7 et 8 juin aux abords de l’Assemblée nationale

A l’approche de la nouvelle lecture du projet de loi dit de « bioéthique », La Manif Pour Tous appelle à manifester les 7 et 8 juin aux abords de l’Assemblée nationale pour défendre l’égalité des droits pour tous les enfants, à commencer par celui d’avoir un père et une mère. Elle dénonce la tentative de passage en force du Gouvernement sur un texte qui divise profondément la société et le Parlement avec ses mesures clivantes sur la PMA sans père et la GPA.

Plus le processus législatif avance, plus l’opposition au projet de loi bioéthique se renforce. Lors de la seconde lecture au Sénat, les sages ont réécrit le texte de fond en comble, supprimant notamment la PMA pour les femmes seules puis pour les couples de femmes. Hélas, le mépris du Gouvernement vis-à-vis de la chambre haute se confirme puisque la majorité entend profiter d’une nouvelle lecture du texte à l’Assemblée nationale pour revenir à la version d’origine du texte et effacer toutes les améliorations apportées par les sénateurs. Après un examen en commission spéciale du 1er au 3 juin, les députés examineront le texte en séance publique à partir du 7 juin. Signe de l’opposition à ce texte qui ne fait pas du tout consensus, plus d’un millier d’amendement a déjà été déposé en commission spéciale.

A l’heure où les conséquences économiques et sociales de la crise sanitaire se font cruellement sentir, ce passage en force interroge et met en évidence le décalage entre les dérives idéologiques du Gouvernement et les aspirations des Français. La famille et la filiation sont des piliers de notre société. Premier lieu de solidarité et refuge pour les plus vulnérable, la famille a été un amortisseur irremplaçable depuis le début de la crise du Covid. Pourtant, le Gouvernement s’acharne à légiférer coûte que coûte sur la PMA sans père, la GPA, les embryons chimères et transgéniques, l’autoconservation des ovocytes… Ces mesures ouvrent à la marchandisation de l’Humain, synonyme d’un grave retour en arrière.

Loin des revendications toujours plus radicales pour aller vers la GPA et le sordide business de la procréation, La Manif Pour Tous réaffirme l’importance de l’amour au cœur de la famille qui commence par le respect de l’autre.

« L’égalité des droits, c’est dès la naissance » : tel est le message qui sera porté par les manifestants les 7 et 8 juin devant l’Assemblée nationale où rendez-vous est donné à 19h.

Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, résume :

« Refuser et dénoncer ce projet de loi, c’est dire oui à l’égalité des droits. Ceux qui prétendent l’inverse sont dans le mensonge et la manipulation. Il est urgent d’appliquer en France la Convention Internationale des Droits de l’Enfant qui rappelle, tout simplement, qu’un enfant doit être élevé par ses parents, c’est-à-dire son père et sa mère. C’est ce que nous voulons continuer à expliquer aux parlementaires ».

C’est arrivé un 31 mai…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :

  • le 31 mai : fête de la Visitation de la Vierge Marie.

La Mère de Dieu ne peut contenir la joie de l’annonce qui lui a été faite. Elle ne peut pas encore la partager avec Joseph. Elle va rejoindre sa cousine Elisabeth, enceinte comme elle. Et Jean-Baptiste partage cette allégresse en tressaillant dans le sein de sa mère. La fête de la Visitation commémore la sainte Rencontre de deux enfants à naître et le Magnificat de Marie qui jaillit de son exultation. L’icône de la visitation, ci-dessus, montre Marie en face d’Élisabeth. Les deux mères portent chacune leur enfant.

  • 31 mai : fête de sainte Pétronille, patronne des Rois de France.

Sainte Petronille est la première sainte patronne de la France. Elle descend de Titus Flavius Petro, grand-père de Vespasien. Saint Pierre l’amène à la foi et la baptise. Elle était d’une beauté extraordinaire, mais elle souffrait de paralysie. Elle est morte en vierge et martyre à Rome.

C’est sous Charlemagne qu’elle devient patronne des Rois de France. Le sarcophage qui conservait les restes de la sainte est transféré dans la basilique pontificale par le Pape Paul 1er en 757. Elle est aussi la patronne des dauphins de France car un dauphin aurait été trouvé gravé sur son sarcophage[]. Les liens de la France avec la sainte perdurent. Par exemple, Louis XI a une grande vénération pour elle, il lui adresse de ferventes prières pendant la maladie du dauphin, le futur Charles VIII. Une fois ce dernier guéri, le Roi fait embellir la chapelle de Sainte Pétronille.

Dans la basilique Saint-Pierre un autel lui est dédié. Et cet autel, construit sous le règne de Louis XII, est toujours considéré comme territoire Français. Chaque année, le 31 mai, jour de la fête de Sainte Pétronille, une messe est dite dans la chapelle pour la France et tous les français de Rome y sont invités. Sainte Pétronille est représentée avec la palme du martyre, souvent en compagnie de Saint Pierre. On l’invoque pour guérir les fièvres ».

  • le 31 mai  1578 : le Roi Henri III pose la première pierre du Pont Neuf à Paris.

La première pierre du Pont-Neuf, sur la Seine, à Paris, est posée par le Roi Henri III, accompagné de Catherine de Médicis, de sa femme la reine Louise, et des principaux magistrats du royaume et de la ville.

  • le 31 mai  1653 : bulle “Cum Occasione” du pape Innocent X.

Le pape Innocent X condamne cinq propositions du livre de Jansénius, dans sa bulle “Cum Occasione”. Le jansénisme est alors un mouvement religieux très influent mais hérétique, puisqu’il remet en cause certains grands principes de la religion catholique et tend à influer sur la vie politique.

  • le 31 mai  1809 : mort du Maréchal Jean Lannes suite à la bataille d’Essling.

Né à Lectoure le 10 avril 1769, fils d’un petit marchand, il rejoint la Garde Nationaleen 1792. Il est promu sous-lieutenant la même année. De 1793 à 1795, il combat avec vaillance les Espagnols dans le Roussillon.

En 1796, il participe à la première campagne d’Italie comme simple soldat. Il se distingue à Dego (15 avril 1796) où le Général Bonaparte le remarque et le promeut… Général de Brigade. Il participer au Coup d’Etat du 18 Brumaire. En 1800, il participe à la Seconde Campagne d’Italie, s’empare d’Aoste et bat les Autrichiens du Général Peter-Carl Ott à Montebello le 9 juin. Puis il commande la Garde Consulaire. De 1802 à 1804, Jean Lannes est nommé à l’Ambassade de France où son manque de diplomatie oblige Bonaparte à le rappeler.

En 1804, l’empereur l’élève à la dignité de Maréchal d’Empire, puis lui donne le titre de Duc de Montebello quatre ans plus tard, en 1808. Le 22 mai 1809, Lannes est blessé d’un boulet de canon. Malgré les soins prodigués par Larrey, chirurgien personnel de l’Empereur, Lannes meurt le 31 mai 1809 à l’âge de quarante ans.

L’Empereur alors écrit une lettre de condoléances à la seconde épouse de Lannes, Louise Guéhéneux, dans laquelle il dit :

«  Le Maréchal est mort ce matin des blessures qu’il a reçues au champ d’honneur. Ma peine égale la vôtre. Je perds le Général le plus distingué de mes armées, mon compagnon d’armes depuis seize ans, celui que je considérais comme mon meilleur ami […] ».

Avec Davout et Suchet, il est l’un des seuls Maréchaux d’Empire resté invaincu de la Grande Armée. Le Maréchal Jean Lannes est inhumé au Panthéon. La promotion Saint-Cyr de 1993-1996 portait son nom.

  • le 31 mai  1868 : première course cycliste.

C’est au parc de Saint-Cloud à Paris qu’a lieu la première course de vélo.

  • le 31 mai  1857 : naissance de Pie XI.

Naissance d’Ambrogio Damiano Achille Ratti, futur pape Pie XI (voir les chroniques du 6 et du 10 février).

  • le 31 mai  1866 : Napoléon III annonce le retrait des troupes françaises du Mexique.

Nouvelle menace sur l’objection de conscience des médecins

L’Association Médicale Mondiale (AMM) est en train d’actualiser le Code International d’Ethique Médicale (ICoME). Le projet est téléchargeable sur le site de l’AMM[1]. Le principal changement porte sur l’objection de conscience : le renvoi vers un confrère deviendrait obligatoire pour un médecin exerçant sa clause de conscience

Le code actuel précise que :

« les médecins ont l’obligation éthique de minimiser la perturbation des soins aux patients. L’objection de conscience ne doit être envisagée que (…) si la continuité des soins est assurée sans délai ».

La nouvelle version proposée par l’AMM ajouterait :

« [(…) si la continuité des soins est assurée] par un transfert efficace et rapide vers un autre médecin qualifié ».

Cet ajout obligerait les médecins opposés à l’avortement et à l’euthanasie à orienter leurs patients vers un autre professionnel pratiquant ces actes.

Cette mesure serait « profondément problématique » explique le professeur David Albert Jones, du Centre de bioéthique Anscombe d’Oxford :

« Si un médecin s’oppose en conscience à la participation à la torture ou à la peine capitale ou à l’alimentation forcée d’un prisonnier en grève de la faim, il serait peu scrupuleux de sa part de trouver quelqu’un ayant moins de scrupules pour le faire à sa place. Exiger d’un objecteur de conscience qu’il facilite l’exécution de la procédure à laquelle il s’oppose constitue une attaque directe contre sa conscience et son intégrité morale, et donc un grave préjudice pour lui. Il vaudrait beaucoup mieux ne rien dire au sujet de l’objection de conscience que de la miner en imposant une exigence de ‘transfert efficace et rapide’ ».

Cette atteinte à l’objection de conscience vise à faciliter encore plus l’avortement. Jeanne Smits nous informe que l’organisation pro-vie catholique Human Life International appelle en ce 31 mai, fête de la Visitation dans le nouveau calendrier (et celle de Marie, Reine, dans le calendrier traditionnel) à participer à une Journée internationale de prière de réparation pour le meurtre et l’exploitation des enfants à naître par l’avortement et l’utilisation de leur corps pour diverses industries, en particulier l’industrie pharmaceutique.

Catholiques agressés à Paris : quel dispositif le ministère avait-il prévu ?

Suite à l’attaque d’une procession catholique à Paris par l’extrême-gauche, le ministre de l’Intérieur a fait part de ses… pensées :

Comme l’écrit Jean Sévillia, c’est bien aimable. Mais si les pensées étaient suivies de faits, ce serait mieux.

A l’Assemblée nationale, le député Emmanuelle Ménard a interrogé le ministre de l’Intérieur :

En effet, cette procession, organisée à l’appel de cinq paroisses du XXe arrondissement et du diocèse de Paris pour rendre hommage à la mémoire des victimes catholiques de la Commune de Paris, a été attaquée sur son parcours par un groupe d’une trentaine d’individus. Les quelques 300 catholiques, dont des religieux, personnes âgées et enfants ont été pris à partie – verbalement dans un premier temps – par des militants d’extrême gauche qui les ont traités notamment de “fachos” avant que certains ne s’en prennent physiquement à plusieurs des participants. Un manifestant catholique a même dû être hospitalisé après avoir été blessé lors de ces actes. Les actions violentes d’une partie de l’extrême gauche ne cessent d’augmenter depuis plusieurs années et sont devenues quasi-systématiques à l’encontre de toutes les personnes qui ne pensent pas comme elle. Lors de cette procession, plusieurs sources évoquent la quasi-absence de forces de sécurité pour protéger le parcours qui auraient pourtant permis d’éviter ces violences. Mme Emmanuelle Ménard demande donc à Monsieur le ministre de l’Intérieur quel dispositif avait été préalablement mis en place pour sécuriser le parcours, quelle a été l’action de la Préfecture de police de Paris dès le début des agressions pour protéger les participants et quels mesures et moyens il entend prendre pour répondre de manière efficace et concrète à ces actes répétés de violences de la part de ces militants d’extrême gauche parfaitement intolérables dans notre démocratie.

Quand à la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (1 préfet et 14 M€ de budget), elle brille par son silence.

Voici l’éditorial de Pascal Praud aujourd’hui :

Dans la partie occupée de Chypre, plus de 500 églises et monastères ont été pillés, détruits, vandalisés…

Dans la partie occupée de Chypre, deouis 1974, au moins une église dans chaque village a été convertie en mosquée. Ioannis Eliades, directeur du musée byzantin de la Fondation de l’archevêque Makarios III, à Nicosie, la capitale de Chypre, explique qu’une telle conversion ne nécessite pas de changements substantiels:

«ils murent le côté sud, puis ils y ajoutent le mikrab [la niche orientée vers la Mecque, où se tourner pour prier]. Et une fois qu’une église est devenue une mosquée, elle n’est plus rendue à ses propriétaires légitimes. »

«La politique des Ottomans est la même au fil des siècles: convertir les églises en mosquées sans aucun respect».

Mais il y a aussi des églises à Chypre qui ont connu la destruction, comme à Mossoul. En fait, plus de 500 églises et monastères ont été pillés, détruits, vandalisés ou convertis à d’autres fins: plus de 15000 icônes de saints, d’innombrables vases liturgiques sacrés, évangiles et autres objets de grande valeur ont disparu. Dans de nombreux cas, l’effondrement des églises ne résulte que d’avoir été négligé pendant plus de quatre décennies, après le pillage des portes, des fenêtres, des toits, des planchers, etc. Le monastère de la Vierge Marie Avgasida à Milia, Famagouste a été démoli et les cellules du monastère sont utilisées comme étables pour animaux. De nombreuses églises ont été transformées en entrepôts pour divers matériaux: pneus (Saint-Georges à Askeia et Saint-Artémon à Afanteia), pommes de terre des fermes voisines (Saint-Antoine à Leonarison), matériaux de construction (Saint-Eirine à Kyrenia). Parmi les différentes utilisations des églises converties, on trouve des musées et des théâtres, et même une morgue (église de la Transfiguration du Sauveur à Chryseliou) et un musée de propagande turque (église Saint-Romanos maronite à Vouni).

De nombreuses églises, après avoir été pillées, ont été louées ou vendues à des particuliers et transformées en entreprises commerciales telles que des hôtels (le monastère de Sainte-Anastasie à Lapethos), des bains ottomans (l’église médiévale de Saint-Georges des Latins), des résidences (l’église de la Vierge Marie à Engomi), une ancienne réparation de meubles (Saint-Luc à Lefkosia), un atelier de peinture (l’église byzantine de la Vierge Chrysotrimithiotissa à Trimithi). Il y a même une boîte de nuit (St. John’s Knight à Famagouste), un parking (St. Andronikos à Kazafani), un refuge pour chiens (l’église catholique St. Anthony à Kontea), etc.

Chypre subit aussi une opération de grand remplacement : aujourd’hui, parmi la population du nord de Chypre, les colons transplantés de Turquie sont plus du double de ceux originaires de Chypre. Le nord de Chypre est devenu l’une des régions les plus militarisées du monde, accueillant environ 45 000 soldats turcs. Pour les abriter, des églises (Prophète Elias à Marathovounos, Saint George à Kythrea, Sainte Barbara à Kyrenia), des monastères (Acheiropoietos à Lampousa, Saint Panteleimon à Myrtou, Saint Euphémianos à Lysi, Saint Spyridon à Tremetousia, St . John Chrysostom à Koutsoventis) ou même des villages grecs et maronites entiers (Pyroi, Voni, Askeia, Marko, Tympou, Asomatos, Agia Marina Skylloura, Kontemenos, Loutros) ont été transformés et utilisés comme casernes.

Le seul fait de prier pour les martyrs constitue pour les communistes et autres groupuscules de l’ultra-gauche une provocation

Bernard Antony, président de l’AGRIF, communique :

Ainsi, une procession de fidèles chrétiens sans protection, commémorant par la prière le souvenir des martyrs catholiques mis à mort par la Commune de Paris a-t-elle été agressée ce dernier samedi par toute une camarilla d’ultra-gauche, communistes et « antifas ».

Sur la finalité de la procession, Mgr Denis Jachiet, évêque auxiliaire de Paris, a déclaré au Figaro : « L’objectif était purement religieux, il n’y avait aucune revendication politique dans notre démarche ».

Mgr Jachiet semble manifestement ne pas bien saisir que c’est la haine de la religion catholique, de ses valeurs spirituelles et morales qui a toujours suffi pour motiver les agressions de l’extrême-gauche athée.

Celle-ci n’a pas besoin d’un positionnement politique des catholiques pour les détester.

La haine de « la religion, opium du peuple » est toujours dans l’ADN des marxistes-léninistes et des révolutionnaires en général, jacobins, Jeunes-Turcs, nazis et communistes. Mais tous ceux-là ont certes mené dans des dizaines de pays leurs exterminations des chrétiens sous le prétexte de la nocivité de leur politique.

Il ne sert donc à rien de vouloir se disculper de pareille accusation. Le seul fait de prier pour les martyrs des révolutions d’hier ou d’aujourd’hui constitue pour les communistes et autres groupuscules de l’ultra-gauche une provocation nécessitant une réponse de violence liberticide.

On peut toujours comprendre cela sous l’éclairage de la fable du Loup et de l’agneau.

Les agresseurs communistes et gauchistes de la procession de Ménilmontant ont apporté une fois encore la preuve de la nécessité d’un ordre politique protecteur de la liberté publique d’exercice de la religion.

Et si on parlait de châtiment divin ?

Eglise universelle : Une pandémie pourrait-elle être un châtiment divin ?

Dans la revue Sedes sapientiae, le père Albert-Marie Crignon a rédigé un article intitulé : “Gouvernement divin et rétribution divine”. Il s’agit, à l’encontre des positions dominantes, même dans l’Eglise, de savoir si une pandémie pourrait être un châtiment divin. Le Dieu qui punit de l’Ancien Testament n’a-t-il pas fait place au Dieu qui pardonne de la nouvelle alliance ? Certes, cependant le propre d’un père n’est-il pas de savoir corriger ses enfants turbulents ? Analyses et réflexions.

Eglise en France : Méditations sur la messe

Le confinement aura eu cet effet bénéfique de permettre à monsieur l’abbé de Tanouarn d’approfondir le mystère insondable de la messe en 73 méditations regroupées dans un petit ouvrage : “Méditations sur la messe”. De précieuses réflexions pour mieux s’imprégner du sommet du culte catholique.

Eglise en France : Le château de Sacha Guitry devient une école catholique

Acquis en 1937 par Sacha Guitry, le château de Ternay, à Fontenay-le-Fleury, à proximité de Versailles, est depuis 2015 une école catholique, le cours sainte Clotilde. Sœur Marie-Pascale et sœur Diane-Marie nous présentent l’histoire, illustre, de ce château ainsi que les travaux patrimoniaux, effectués et ceux en cours, au service d’un projet pédagogique centré sur la transmission de notre patrimoine religieux et national.

Le programme scolaire : appauvri ou indigeste ?

Alberic de Serrant anime un débat avec

  • Benoit Maisonneuve, Philosophe, fondateur d’établissement hors contrat second degré internat
  • Natacha Polony, journaliste, essayiste, connait la question de l’Education
  • Patrice Anato, député La République en marche, de la troisième circonscription de Seine Saint Denis, chargé notamment des questions sur l’éducation
  • Yann de Cacqueray, chef d’établissement depuis 40 ans dans le privé sous contrat, premier et second degré.

Record d’abstention lors de quatre élections législatives partielles

Voici les résultats :

  • 15,5 % des inscrits se sont rendus aux urnes dans le 20e arrondissement de Paris,
  • 18,1 % en Indre-et-Loire,
  • 24,3 % dans le Pas-de-Calais,
  • moins de 25 % dans l’Oise.

Victor Habert, le candidat LR pour la première circonscription de l’Oise, où Olivier Dassault est mort dans un accident d’hélicoptère, est arrivé loin en tête avec 58,44%, devant le Rassemblement national (15,27%) et la candidate de gauche (12,31%). La République en marche (LRM) a été éliminée. Faute de participation, il y aura un second tour.

Sophie Métadier, maire de Beaulieu-lès-Loches, investie par l’Union des démocrates et indépendants (UDI) et LR, et soutenue par LRM en Indre-et-Loire, où le député sortant Sophie Auconie (UDI) a démissionné pour raisons de santé, finit nettement en tête du premier tour avec 45 % des suffrages, suivie par la socialiste Murielle Riolet (20,1 %). Le candidat du RN arrive troisième avec 18,64% des voix et la candidate écologiste Zénie Geneix quatrième, avec 16,22%.

Brigitte Bourguignon, ministre chargé de l’autonomie, ex-socialiste ralliée à LRM, a rassemblé dimanche 35 % des suffrages dans le Pas-de-Calais, contre 24 % pour Marie-Christine Bourgeois (RN). En juillet 2020, après son entrée au gouvernement, son suppléant avait refusé de prendre sa place, provoquant ainsi une élection partielle. Les candidats LR Faustine Maliar (19,2%) et PS Bastien Marguerite-Garin (12,9%) sont éliminés.

Dans le 20e arrondissement de Paris, le second tour sera marqué par un duel entre le Parti socialiste (PS) et La France insoumise (LFI). La socialiste Lamia El Araaje est arrivée en tête avec 25,7 % des voix, contre 20,8 % pour Danielle Simonnet, candidate LFI. François-Marie Didier (LR) est arrivé en troisième position (18,5 %). Cette législative doit permettre de remplacer le député sortant PS George Pau-Langevin, nommé adjoint au Défenseur des droits en novembre 2020.

Place aux idées

Depuis samedi, une nouvelle émission a fait son apparition sur CNews, pour un retour sur l’actualité avec décodages et échanges de points de vue. Avec Eugénie Bastié, Gabrielle Cluzel et animée par Clélie Mathias. Alain Finkielkraut était l’invité de cette 1ère émission, qui a lieu tous les samedi à 19h.

Voici cette première émission consacrée à la gauche et la police, puis à nos libertés asphyxiées par la crise sanitaire :

 

La famille est l’avenir démocratique et démographique de l’Europe

Résolution du Conseil de Présidence de la FAFCE à l’occasion de la Conférence sur l’avenir de l’Europe :

Comme conséquence du lancement de la Conférence sur l’avenir de l’Europe le 9 mai 2021 à Strasbourg ;

Rappelant l’actuel hiver démographique en Europe, comme souligné par la Résolution de 2018 du Conseil de Présidence de la FAFCE sur Pour un printemps démographique en Europe, et récemment soulevé par le Pape François lors des États Généraux de la Natalité à Rome le 14 mai 2021, « si les familles ne sont pas au centre du présent, il n’y aura pas d’avenir : mais si les familles repartent, tout repart ».

Considérant la complémentarité entre démocratie et démographie et leur profonde connexion avec la famille ;

Considérant le rôle des familles et des associations familiales comme protagonistes de la vie publique ;
Le Conseil de Présidence de la FAFCE rappelle le rôle crucial des familles pour l’avenir démocratique et démographique de l’Europe :

1. La famille est la première communauté de personnes et le premier réseau d’engagement social. Tout corps intermédiaire débute comme communauté de familles. Le marché et l’État existent tous deux au service de la communauté.

2. Les principes démocratiques dérivent de l’expérience chrétienne de la dignité humaine et sont transmis par des générations de familles ; ces principes sont le résultat d’un sens de responsabilité vécu dans la famille, au sein de laquelle émergent le respect réciproque entre homme et femme, l’estime pour le rôle essentiel des personnes âgées, l’attention pour le bien commun, et la générosité. Au sein de la famille, les enfants grandissent pour devenir des citoyens engagés et responsables, capables de se soucier des plus faibles et des plus pauvres de nos communautés.

3. Comme l’a aussi mis en lumière la pandémie, le rôle de la famille est également de transmettre des principes démocratiques et de les partager au sein de leurs communautés, par le biais de réseaux de familles et d’associations familiales, transcendant ainsi non seulement la société, mais également les pays, comme le démontre l’existence même de la FAFCE.

4. Les grands-parents et les parents jouent un rôle clef dans la transmission du savoir et de la mémoire collective, affirmée par leur expérience de charité, paix, justice et solidarité.

5. Une démocratie authentique n’est pas le seul résultat d’une série de règles ou d’un modèle exportable ; il s’agit plutôt de la vertu d’affirmer et de rendre témoignage de la dignité de chaque personne humaine et de l’engagement pour le bien commun.

6. La démocratie est impossible sans les familles et leur contribution générative pour le futur de leurs communautés. Les familles devraient donc être reconnues dans leur rôle d’agents de démocratie, pôles d’action sociale, et protagonistes de politiques démographiques et démocratiques. Ainsi, l’État et les institutions publiques, adoptant une approche ascendante, devraient encourager la liberté et l’exemple démocratique porté par les familles, dans le respect du principe de subsidiarité.

L’Europe fait face à de nouveaux défis qui requièrent de la solidarité. La solidarité intergénérationnelle et entre les familles est un premier exemple duquel les décideurs politiques peuvent apprendre. La FAFCE appelle les décideurs européens et nationaux à reconnaitre le rôle des familles et à investir en elles, afin de les équiper pour devenir des moteurs de la démocratie participative et garants du pluralisme.

C’est arrivé un 30 mai…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 30 mai : saints du jour français ou en France.
    • St Hubert, évêque de Tongres-Maastricht-Liège († 727)

Hubert était un prince de la lignée de Clovis, Roi de France. Il avait douze ans quand, au milieu d’une chasse, il vit un ours furieux se jeter sur son père et l’étreindre de ses griffes redoutables. À ce spectacle, il poussa un cri vers le Ciel : « Mon Dieu, faites que je sauve mon père ! » Aussitôt, se jetant sur l’animal féroce, il lui donne le coup de la mort. C’est là, sans doute, le premier titre de saint Hubert à sa réputation de patron des chasseurs.

Plus tard, Hubert chassait, un vendredi saint, dans la forêt des Ardennes, ce qui était une chose peu convenable pour un chrétien. Soudain, un beau cerf, qu’il poursuit avec ardeur, s’arrête et lui fait face. Entre les cornes de l’animal brille une Croix éclatante, et une voix prononce ces paroles : « Hubert ! Hubert ! Si tu ne te convertis pas et ne mènes pas une vie sainte, tu descendras bientôt en enfer. – Seigneur, s’écrie le jeune prince, que voulez-vous que je fasse ? – Va vers l’évêque Lambert, il t’instruira. »

Bientôt Hubert renonce à tous ses droits sur la couronne d’Aquitaine, se revêt d’un costume de pèlerin et s’achemine vers Rome. Comme il arrivait au tombeau des saints Apôtres, le Pape Sergius, dans une vision, apprenait le meurtre de l’évêque Lambert, victime de son zèle pour la défense de la sainteté conjugale, et il recevait l’ordre d’envoyer à sa place le pèlerin qui arrivait en ce moment, pour prier à la basilique de Saint-Pierre. Le Pontife trouva en effet l’humble pèlerin, lui fit connaître les ordres du Ciel, et Hubert, malgré sa frayeur et ses larmes, dut se soumettre à la volonté de Dieu.

De retour en sa patrie, il fonda l’évêché de Liège, où il fit briller toutes les vertus des Apôtres. Sa douce et persuasive éloquence captivait les foules ; il parlait quelquefois pendant trois heures consécutives, sans qu’on se lassât de l’entendre. À la puissance de la parole il joignait celle des miracles. À sa prière, les démons abandonnaient le corps des possédés, les flammes de l’incendie s’éteignaient, la sécheresse désastreuse cessait tout à coup pour céder la place à une pluie féconde : « Le Dieu d’Élie est le nôtre, disait-il, implorons-le dans la prière et le jeûne ; la miséricorde fera le reste. »

Une voix céleste lui dit un jour : « Hubert, dans un mois tes liens seront brisés. » Il se prépara pieusement à la mort, et, après avoir chanté le Credo et entonné le Pater, il rendit son âme à Dieu. On l’invoque spécialement contre la rage et contre la peur.

  • Ste Jeanne d’Arc, « La Pucelle d’Orléans », Patronne secondaire de la France, (1412-1431)

Sainte Jeanne d’Arc montre d’une manière particulièrement éclatante combien Dieu se plaît à choisir les plus faibles instruments pour l’accomplissement des plus grandes choses. Jeanne d’Arc naît à Domrémy, dans la Lorraine actuelle, le 6 janvier 1412 ; ses parents, Jacques d’Arc et Isabelle Romée, étaient des cultivateurs faisant valoir leur petit bien. La première parole que lui apprit sa mère fut le nom de Jésus ; toute sa science se résuma dans le Pater, l’Ave, le Credo et les éléments essentiels de la religion. Elle se confessait et communiait très régulièrement ; tous les témoignages contemporains s’accordent à dire qu’elle était « une bonne fille, aimant et craignant Dieu », priant beaucoup Jésus et Marie. Son curé put dire d’elle : « Je n’ai jamais vu de meilleure chrétienne, et il n’y a pas sa pareille dans toute la paroisse. »

La France était alors à la merci des Anglais et des Bourguignons, leurs alliés ; la situation du roi Charles VII était désespérée. Jeanne avait treize ans quand l’Archange saint Michel lui apparut une première fois, vers midi, dans le jardin de son père et lui donna des conseils pour sa conduite. Il lui déclara que Dieu voulait sauver la France par elle. Les visions se multiplièrent ; l’Archange protecteur de la France était accompagné de sainte Catherine et de sainte Marguerite, que Dieu donnait à Jeanne comme conseillères et comme soutien.

Jusqu’ici la vie de Jeanne est celle d’une pieuse bergère ; elle va devenir celle d’une guerrière vaillante et inspirée ; elle avait seize ans quand le roi Charles VII, convaincu de sa mission par des signes miraculeux, lui remit la conduite de ses armées. Bientôt Orléans est délivrée, les Anglais tremblent et fuient devant une jeune fille. Quelques mois plus tard, le roi est sacré à Reims.

Jeanne fut trahie à Compiègne, vendue aux Anglais, et après un long emprisonnement, où elle subit de nombreux outrages, elle fut condamnée et brûlée à Rouen (30 mai 1431).

Jeanne d’Arc a été béatifiée le 18 avril 1909, par saint Pie X, et proclamée sainte le 16 mai 1920 par le pape Benoît XV. Sainte Jeanne d’Arc a été déclarée Patronne secondaire de la France par un Bref du pape Pie XI, le 2 mars 1922.

  • Bse Marie-Céline de la Présentation, clarisse morte de tuberculose à 19 ans († 1897)

Marie-Céline de la Présentation (au siècle Jeanne Germaine Castang) naît le 23 mai 1878 à Nojals, près de Beaumont-en-Périgord. Son père était issu d’une famille de propriétaires terriens et sa mère d’une famille de notaires. Cinquième de la famille, elle était très jolie, mutine, sensible et débrouillarde, ayant un fort caractère. Très vite, on la surnomma « la petite Maine »

En 1882, Germaine a 4 ans. Avec quelques autres enfants du village, elle s’était aventurée dans l’eau froide du petit ruisseau proche de l’école. Après trois jours, sa jambe gauche se paralyse et peu à peu le pied se retourna complètement, très certainement sous l’effet d’une poliomyélite. Elle ne put marcher que sur la cheville. Cette épreuve n’entama pas la foi et la piété de l’enfant. Les parents Castang élevaient leurs enfants dans l’amour de Dieu et du prochain. Les Sœurs de Saint-Joseph complétaient cette éducation. Germaine, malgré son jeune âge, se faisait déjà remarquer par sa dévotion à l’Eucharistie.

Son père avait ouvert une épicerie-café dans le bourg de Nojals. L’affaire n’ayant pas marché, le père fut ruiné, et il dut quitter sa maison avec sa femme et ses enfants. Ils s’installèrent alors au lieu-dit Salabert, dans un abri délabré et insalubre où la santé de la famille allait se détériorer inexorablement. Leur misère était telle que Germaine dut parcourir le pays, allant d’une ferme à l’autre pour mendier de la nourriture, malgré sa plaie béante et purulente qui affectait sa jambe.

Ne pouvant assurer la survie de sa famille, le père de Germaine se rendit à Bordeaux pour chercher du travail et loua une petite maison rue de Puységur. Au printemps 1890, toute la famille le rejoignit, quittant le logement insalubre de Salabert où trois des onze enfants avaient trouvé la mort. Deux autres mourront à Bordeaux de tuberculose et de malnutrition. En 1892, le père trouva du travail comme gardien d’un château à La Réole. Toute la famille se rendit à ce château, sauf Germaine qui resta à Bordeaux, où elle avait été hébergée par charité, dans une pension tenue par les Sœurs de Marie-Joseph. C’est à Bordeaux qu’elle fut opérée du pied à l’hôpital des enfants. Elle apprit la couture et se prépara à la première Communion et à la Confirmation qu’elle reçut dans la Cathédrale de Bordeaux.

Le 29 décembre 1892, sa mère mourut. Germaine vint prendre sa place auprès de son frère aîné Louis, gravement atteint par la tuberculose. Elle veilla sur lui jusqu’à sa mort le 6 février 1893, dormant sur le plancher de la chambre, où elle contracta certainement la maladie. Depuis sa jeune enfance, Germaine désirait devenir religieuse. Son premier souhait avait été d’entrer chez les Clarisses. Elle avait été refusée à cause de son handicap. Après la mort de sa mère, elle voulut rejoindre sa sœur Lucie dans la Congrégation de Saint-Joseph à Aubenas. Pour le même motif, elle ne put y entrer. De retour au pensionnat, Germaine reprit les travaux de couture tout en menant une vie de prière et de sacrifice qui édifiait son entourage.

Au cours d’une promenade en compagnie d’une amie, cette dernière lui proposa de rendre visite à une Clarisse de sa connaissance. Elle reprit espoir de pouvoir devenir religieuse. La Mère supérieure et les religieuses discernèrent chez cette jeune fille, au-delà de son handicap, une âme d’exception. Elle fut admise dans la communauté de l’Ave Maria le 12 juin 1896. Elle prit l’habit le 21 novembre sous le nom de Sœur Marie-Céline de la Présentation.

Malgré la tuberculose qui la minait, elle supportait la dure vie des moniales contemplatives dans un amour toujours croissant de Dieu, de ses sœurs, et de l’Église. Elle accueillit avec humilité et discrétion les manifestations surnaturelles qui lui furent accordées de l’amour de Dieu. Elle meurt le 30 mai 1897, à l’âge de 19 ans. Dès sa mort, elle se manifesta à de nombreuses personnes par des parfums. On la nomma « la sainte aux parfums ». La réputation de sa sainteté se répandit dans le monde entier.

Marie-Céline de la Présentation, déclarée vénérable le 22 janvier 1957, fut béatifiée le 16 septembre 2007, dans la cathédrale de saint André de Bordeaux, par le Card. José Saraiva Martins, Préfet de la Congrégation pour la cause des Saints, qui représentait le Pape Benoît XVI. Sœur Marie-Céline, qui connut la misère, l’exclusion, le handicap et la souffrance jusqu’à sa mort, est un modèle pour tous ceux qui souffrent de maladie, handicap physique, pauvreté et exclusion sociale de nos jours. Elle qui écrivait avant de mourir à sa sœur: « Je meurs sans regrets et je te donne rendez-vous au ciel… Là haut, je n’oublierai personne ».

  • le 30 mai 1232 : Antoine de Padoue, frère mineur et docteur de l’Eglise est canonisé par Grégoire IX.

Né à Lisbonne, contemporain de saint François d’Assise Antoine s’appelle en réalité Fernando. De famille noble aux traditions militaires, il entre tout jeune chez les Chanoines Réguliers de Saint Augustin à Coïmbra, où il est ordonné prêtre. En 1220, il entre chez les Frères Mineurs et prend le prénom d’Antoine. Il désirait aller au Maroc, afin d’y mourir martyr. Tombé malade pendant le voyage, il doit rentrer en Europe.

Le 30 mai 1221, au chapitre de l’Ordre à Assise, il révèle ses talents de prédicateur et de théologien, en présence de saint François d’Assise. Il est envoyé prêcher, et enseigner à Bologne, Toulouse, Montpellier et Limoges. A Brive-la-Gaillarde, on conserve même le souvenir des grottes où il se retira quelque temps dans la prière solitaire. C’est aussi dans cette ville qu’il retrouve miraculeusement un manuscrit dérobé, y gagnant du même coup sa spécialité posthume de retrouver les objets perdus. En 1231, Il prêche le Carême à Padoue et y meurt d’épuisement à 36 ans. Il est le saint patron du Portugal depuis 1934 (décret du pape Pie XI), canonisé dès 1232, Grégoire IX, mais déclaré docteur de l’Église seulement en 1946. Son culte se développe largement à partir du XVIe siècle.

« Saint Antoine “a fortement contribué au développement de la spiritualité franciscaine grâce à sa grande intelligence, à son sens de l’équilibre, à son zèle apostolique et à sa ferveur mystique… Il fut l’un des premiers grands théologiens des Frères Mineurs pour ne pas dire le premier”. Saint Antoine a composé un cycle de sermons pour le dimanche, un autre consacré aux saints, proposant ainsi un parcours spirituel tellement riche que Pie XII le proclama en 1946 Docteur de l’Église, en lui attribuant le titre de Docteur évangélique car ses semons reprenaient toute la fraîcheur et la beauté de l’Évangile”. Dit de Padoue ou de Lisbonne, Antoine définit la prière “comme une relation d’amitié où l’homme dialogue avec le Seigneur”, l’articulant en quatre dispositions indispensables: ouvrir avec confiance son cœur à Dieu, lui parler avec affection, lui confier nos attentes, le louer et le remercier. Cet enseignement résume la théologie franciscaine, “la centralité de l’amour divin qui s’ouvre à la sphère affective et à la volonté cordiale, qui est aussi source d’un connaissance spirituelle qui dépasse toutes les connaissances”. Le Docteur évangélique, a ajouté Benoît XVI, connaissait bien les défauts de la nature humaine, et “la tendance à tomber dans le péché. Il exhortait sans cesse à combattre l’inclination à l’avidité, à l’orgueil et à l’impureté… Au début du XIII siècle, dans un contexte de renaissance des villes et du commerce, le nombre des personnes insensibles aux pauvres s’accroissait. Ainsi invitait-il les fidèles à rechercher l’amitié des pauvres et la véritable richesse, celle du cœur”. Cet enseignement “est tout aussi valable aujourd’hui, face à la crise économique, aux inégalités qui appauvrissent tant de personnes et accroissent la pauvreté. »(*)

(*) La catéchèse de l’audience générale du 10 février 2010, du pape émérite Benoit XVI.

Saint Antoine est l’interlocuteur des pauvres, qui écoute quiconque a quelque souffrance du corps ou de l’esprit à partager. Nombreux sont ceux qui expérimentent son action protectrice et bienfaitrice dans leur vie. Saint Antoine est le visage de la bonté salvatrice de Dieu, qui se dévoile et se fait par lui réalité concrète et tangible. Saint Antoine est ressenti comme l’appel miséricordieux et délicat à la conversion et la pénitence. Saint Antoine a eu une prédilection particulière pour les enfants pour qui, il a réalisé de nombreux miracles, de son vivant. C’est pourquoi s’est établie la tradition de mettre les petits dès leur naissance sous la protection du Saint. A cette coutume s’ajoute celle de faire porter aux enfants l’habit franciscain pour remercier le Saint de la protection reçue et la faire connaître aux autres.

Il est fêté le 13 juin ; sa fête est précédée de La “Tredicina”, terme qui désigne les treize jours de préparation précédent sa fête. C’est aussi une prière articulée en treize points, qui fait revivre, en guise d’évocation, les aspects les plus significatifs de la vie et de la sainteté d’Antoine, en les intercalant avec les prières les plus communes de la pitié chrétienne.

Le pain de Saint Antoine :

Dans certaines églises franciscaines, particulièrement attachées à Saint Antoine, on a l’habitude, le jour de sa fête, de bénir des petits pains qui sont ensuite distribués aux fidèles et consommés par dévotion. Une telle dévotion vient certainement de l’initiative des “pains des pauvres” qui était autrefois très vivante auprès des églises. Aujourd’hui encore, près de la Basilique, opèrent la Caritas antoniana et le Pane di sant’Antonio, deux organismes humanitaires qui expriment dans des formes plus actuelles l’aide matérielle envers les nécessiteux.

  • le 30 mai 1431 : Jeanne d’Arc est brûlée vive sur la place du vieux marché à Rouen.

Jeanne d’Arc est condamnée à mort comme “relapse”, c’est-à-dire retombée dans l’hérésie, sur la place du Vieux-Marché, à Rouen. Jeanne a réussi à délivrer Orléans assiégée par les Anglais et à faire sacrer Charles VII à Reims. Mais elle a été capturée par les Bourguignons à Compiègne et vendue aux Anglais pour 10 000 livres, puis confiée à Pierre Cauchon, évêque de Beauvais et leur allié. Le Roi ne fait pas un geste en sa faveur. Cauchon la condamne à être brulée vive lors d’un procès inique en 1431.

Elle est brûlée vive, le 30 mai 1431, place du Vieux-Marché à Rouen par le bourreau Geoffroy Thérage, après avoir été condamnée pour hérésie par un tribunal ecclésiastique.

«Ah! Rouen! Rouen! S’écrie-t-elle, j’ai bien peur que tu n’aies à souffrir de ma mort. » Soudain elle pousse un cri : « Maître Martin, prenez garde, descendez…, le feu. »

Le bourreau venait d’allumer les fagots par en bas. Ladvenu rejoint Ysambard au pied du bûcher, et ils ne cessent tous deux de parler à Jeanne à travers les flammes, de tenir le crucifix devant ses yeux. Cependant la fumée s’élève, le bois crépite

«Saint Michel! Saint Michel! Non, mes voix ne m’ont pas trompée, ma mission était de Dieu, Jésus! Jésus! » La douleur lui arracha un dernier cri d’angoisse : « De l’eau! De l’eau bénite! » Mais bientôt elle redit avec une énergie nouvelle : « Jésus! Jésus! Jésus! » Et elle meurt en criant : « Jésus! » »

Elle est réhabilitée en 1456, canonisé en 1920.

  • le 30 mai 1483 : sacre de Charles VIII l’Affable.

Charles VIII de France ou Charles VIII l’Affable, naît le 30 juin 1470 au château d’Amboise, il meurt, à 28 ans, le 7 avril 1498 au même endroit, en heurtant violemment de son front un linteau de pierre placé trop bas (cf. la chronique de ce jour) ; fils de Louis XI et de Charlotte de Savoie, il est Roi de France de 1483 à 1498. Il épouse Anne de Bretagne, duchesse de Bretagne, le 6 décembre 1491 au château de Langeais (cf. la chronique de ce jour). Voir aussi les chroniques du 7 avril et du 30 juin.

  • le 30 mai 1574 : décès de Charles IX de France, Roi de France.

Charles IX est né le 27 juin 1550 au château de Vincennes, Il est le quatrième Roi de la famille des Valois-Angoulême. Fils d’Henri II et de Catherine de Médicis, il succède à son frère François II à l’âge de dix ans et meurt sans enfant mâle légitime à vingt-trois ans. Son règne est marqué par les guerres de Religion, qui déchirent le royaume et par la décision d’exécuter les chefs de file protestants lors du massacre de la Saint-Barthélemy. Il meurt le 30 mai 1574. Voir les chroniques des 05 et 15 mai, du 27 juin et du 24 août.

  • le 30 mai 1631 : publication de La Gazette, premier journal français.

Théophraste Renaudot, médecin du Roi, obtient du cardinal de Richelieu le monopole de la presse. Il lance la feuille d’information hebdomadaire La Gazette qui tire son nom de “gazetta”, une monnaie qui équivaut à Venise au prix d’un journal. La Gazette devient vite l’organe officieux du pouvoir, Louis XIII y écrit régulièrement. Un prix littéraire, le prix Renaudot, fondé en 1925, perpétue la mémoire du fondateur de la presse française.

  • le 30 mai  1786 : la justice rend son verdict dans l’affaire du collier de la reine.

Avant d’aborder les conclusions du procès il est important de se rappeler les circonstances de l’affaire.

De 1774 à 1783, la Maçonnerie, sans relâche, couvre Marie-Antoinette avec la boue de ses pamphlets. Louis Dasté dans son livre Marie-Antoinette et le complot maçonnique, (éditions La Renaissance Française, page 30) rappelle une réflexion de Napoléon :

«Méditant, à Sainte-Hélène, sur les événements de la Révolution, Napoléon remontait à l’Affaire du Collier. « Peut-être, disait-il, la mort de la Reine date-t-elle de là. » Goethe pensait de même. Avant eux, Mirabeau avait dit : « Le procès du Collier a été le prélude de la Révolution ». (M. FUNCK-BRENTANO, La Mort de la Reine, Paris, 1902, p. 9.) »

L’affaire du Collier a été montée de toutes pièces pour salir la Reine dont la fermeté de caractère était un danger pour les ennemis de la Monarchie. Louis Dasté, page 33, cite ainsi M.G Bord :

« L’Affaire du Collier, organisée par la Stricte Observance et les Amis Réunis de Paris, fut élaborée à l’Hôtel Boulainvilliers, à Passy. » (M. G. BORD, La Conspiration Maçonnique de 1789 : Le Correspondant, mai 1906, p. 526.) »

Enfin, Louis Dasté, page 48, cite ainsi les frères Goncourt:

«La Révolution, écrivent les Goncourt (et la Révolution, ajoutons-nous, c’est la Maçonnerie), la Révolution a compris, dès les premiers jours, qu’il n’est qu’un danger pour elle. Ce danger est la Reine. L’intelligence de la Reine, sa fermeté, sa tête et son cœur, voilà, l’ennemi et le péril. (E. et J. de GONCOURT, Histoire de Marie-Antoinette, 3e édit., Paris, Didot, 1863, p. 250.) Il était urgent que la Reine disparût pour que le chemin fût libre. « La grande dame devait s’en aller, si elle ne préférait pis». Tel était le langage des membres de la Constituante dans les salons de Paris ; tel était l’avertissement officieux que lui faisaient donner les constitutionnels. (Id., ibid., p. 252.)

Le cardinal de Rohan, grand aumônier de la Cour, est rempli d’ambition désirant ardemment devenir premier ministre, mais il doit souffrir l’hostilité de Marie-Antoinette en raison d’incidents remontant à l’époque où elle était Dauphine. Une descendante des Valois, une aventurière ruinée, Mme de la Motte le persuade qu’elle est entrée dans l’intime familiarité de la Reine et qu’elle est en mesure de faciliter son retour en grâce. Avec l’aide du maçon Cagliostro, elle monte une cabale qui amène le cardinal à accepter, le 11 août 1784, une entrevue secrète dans les jardins de Versailles ; Nicole d’Oliva y jouant le rôle de la Reine.

La Motte entretient au nom de la Reine une fausse correspondance avec le naïf Rohan, profitant au passage de la crédulité du prélat pour lui soutirer de l’argent.

En décembre 1784, ayant fait la connaissance de Boehmer, joaillier de la Cour, qui n’avait pas réussi à vendre à Louis XV un collier de diamants de 1.800.000 livres, elle combine un plan pour se l’approprier. Un courrier daté du Petit Trianon, et signé Marie-Antoinette de France, alors que la Reine ne signe que Marie-Antoinette, lui demande d’acheter le bijou.

Le 15 août, jour de l’Assomption, éclate le scandale. Le Cardinal, venu pour officier à la chapelle de Versailles, est arrêté au palais, sur ordre du Roi Louis XVI. Le 18 août 1785, Mme de la Motte est arrêtée à Bar-sur-Aube; le 23, Cagliostro, sa femme et son adepte, le baron de Planta, rejoignent à la Bastille la fille des Valois.

Le Roi laisse au prince de Rohan le choix d’être jugé par son Souverain, comme les lois l’autorisent, ou par le Parlement. Le Cardinal choisit le Parlement, où la maçonnerie siège majoritairement. L’émotion est intense, non seulement en France mais à travers toute l’Europe. Le verdict tombe le 30 mai 1786.

Jeanne de Valois de Saint-Rémy, comtesse de la Motte, est condamnée à l’unanimité des voix à être fouettée nue par le bourreau, marquée sur les épaules de la lettre V (voleuse), à être enfermée à la Salpêtrière pour le reste de ses jours et avoir tous ses biens confisqués. Le comte de la Motte est condamné aux galères perpétuelles, Rétaux à l’exil hors du royaume. Nicole d’Oliva est acquittée avec un blâme, Cagliostro est déchargé de toute accusation. Alors que le procureur général avait pointé du doigt que l’attitude du Cardinal concernant ce qui s’est passé dans le jardin de Versailles était « un crime qui exige les réparations les plus authentiques et les plus solennelles pour cette témérité d’oser ainsi manquer de respect aux personnes sacrées du Roi et de la Reine, les Parlementaires d’opposition – dominés par l’esprit maçonnique – s’élevèrent violemment contre Joly de Fleury et ont repoussé les conclusions du Procureur général et déchargé Rohan de toute accusation.

Louis Dasté dans son livre Marie-Antoinette et le complot maçonnique, (éditions La Renaissance Française, page 64) conclue :

« Cet acquittement, cette réhabilitation complète du Cardinal, dont le rôle dans la scène du Bosquet avait si gravement outragé le Roi et la Reine, c’était aux yeux de la foule simpliste la condamnation de Marie-Antoinette…La Maçonnerie avait remporté une victoire décisive. »

La lecture de son livre compare ensuite la manipulation médiatique qui suit le jugement avec celle de l’affaire Dreyfus.

  • le 30 mai 1837 : traité de Tafna.

Le traité de Tafna est signé par Abd El-Kader et le général Bugeaud. Il est conclu après la bataille de la Sickak en Algérie. Ainsi l’émir reconnaît la souveraineté française en Afrique du Nord. De son côté, la France reconnaît la souveraineté de l’émir sur les deux tiers de l’Algérie. Abd El Kader établit alors sa capitale dans la ville de Mascara.

  • le 30 mai 1926 : fin de la guerre du Rif.

Les campagnes menées dans le Rif marocain par les Espagnols et les Français entre 1921 et 1926 contre les tribus révoltées s’achèvent. Abd el-Krim, le chef de la résistance marocaine, est acculé à la reddition. Le Rif n’est pacifié définitivement que l’année suivante. Le Maroc obtient son indépendance en 1956.

  • le 30 mai 1968 : manifestation pro gaulliste à Paris.

A son retour de Baden-Baden, dans un discours virulent, le général De Gaulle dénonce la “chienlit”, appelle au soutien du gouvernement et annonce son intention de dissoudre l’Assemblée. Une manifestation, réponse de celle du 13 mai 1968 et, en faveur du gouvernement, réunit près d’un million de personnes dans les rues de Paris.

  • le 30 mai 1992 : l’ONU impose un embargo pétrolier, commercial et aérien contre la Serbie et le Monténégro.

C’est la résolution 757.

Procession attaquée à Paris : un fidèle hospitalisé

Samedi, boulevard de Ménilmontant, trois cents catholiques en procession pour honorer la mémoire de martyrs de la Commune ont donc été hués et violemment agressés. Monseigneur Denis Jachiet, évêque auxiliaire de Paris, déclare au Figaro :

«L’objectif était purement religieux, il n’y avait aucune revendication politique dans notre démarche».

À peine la procession entamée, les fidèles commencent à se faire siffler et invectiver par des passants. Devant le cimetière du Père Lachaise, la tension monte lorsque le cortège rencontre des «manifestants communards», munis de drapeaux rouges, qui tentent de couvrir le chant des fidèles par des slogans menaçants :

«Tout le monde déteste les Versaillais ! À mort les fachos !».

Des manifestants dont le rassemblement était prévu au même endroit, un peu plus tôt dans l’après-midi… La préfecture l’a-t-elle fait exprès ? Un seul policier se trouvait à l’avant de la procession.

L’atmosphère devient rapidement «oppressante», rapportent plusieurs participants au Figaro. «On se serait cru 150 ans en arrière, c’est surréaliste», rapporte l’organisateur.

Tandis que la procession persévère, elle est de nouveau interrompue quelques centaines de mètres plus loin, lorsqu’un groupe d’une vingtaine de jeunes cagoulés arrive à son tour.

«Ceux-là voulaient clairement en découdre, c’étaient des antifas». «Ils nous ont arraché les bannières des mains, ont mis à terre le drapeau du Souvenir français qu’ils ont piétiné, asséné des coups de poing aux paroissiens». «Ils nous jetaient des poubelles, des bouteilles, même des barrières grillagées».

Deux sexagénaires tombent au sol, un fidèle est sérieusement blessé au crâne. Il a été hospitalisé.

Les fidèles se réfugient dans l’église la plus proche, Notre-Dame de la Croix.

«On a attendu en priant, jusqu’à ce que la police nous exfiltre».

Une plainte contre X va être déposée.

Quelques jours auparavant, la basilique de Montmartre avait fait l’objet d’une une intrusion.

Charles et Zita de Habsbourg: une sainte famille en politique ?

Aymeric Pourbaix reçoit l’Archiduc Carl-Christian de Habsbourg, Elisabeth Montfort, auteur de “Charles et Zita de Habsbourg”, Jean Sévillia et Véronique Jacquier.

 

Sacré-Coeur de Montmartre: la polémique

Eglise universelle: Octave de la Pentecôte

50 jours après Pâques alors que les apôtres sont réunis dans le cénacle ils reçoivent, sous forme de langues de feu, l’Esprit Saint Paraclet que le Christ avait promis de leur envoyer après son Ascension dans les cieux. Monsieur l’abbé de Tanouarn rappelle le sens de cet événement et le rôle du Saint-Esprit dans l’Eglise.

Eglise en France: La basilique de Montmartre. Au coeur du sacré.

Alors que la basilique du Sacré-Coeur de Montmartre vient d’être inscrite aux monuments historiques les Editions de l’Homme nouveau consacrent un Hors-Série à ce monument devenu emblématique de Paris: La basilique de Montmartre. Au coeur du sacré. Rédactrice en chef de cette publication Marie Piloquet présente les raisons de l’érection de cette basilique, à partir de 1870, ainsi que ce que signifie, dans l’histoire de France, sa consécration au Sacré-Coeur de Jésus.

Eglise en Marche: Monseigneur Vladimir Ghika Vagabond apostolique

Le 11 mai dernier le CRIABD ( Centre Religieux d’Information et d’Analyse de la BD) a décerné son prix Gabriel à cette excellente BD: Monseigneur Vladimir Ghika Vagabond apostolique. Maria Sander, membre fondateur de l’Association du bienheureux Vladimir Ghika, expose la vie du bienheureux prélat (1873-1954) converti de l’orthodoxie, grand voyageur et thaumaturge, décédé dans une prison roumaine en 1954.

La doctrine sociale de l’Eglise, un vrai chemin pour la Vie

Méditation d’Olivier Debesse sur la Mission du Chapitre Vénérable Marthe Robin, prononcée lors du 39ème pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté : « Je suis la Voie, la Vérité et la Vie » :

Introduction

L’organisation du pèlerinage propose pour ce lundi de méditer sur le thème de « La Mission », en lien avec le thème général du pèlerinage de chrétienté qui est « Je suis la Voie, la Vérité et la Vie ». Pour parler de la mission, j’intitule ma méditation :

« La doctrine sociale de l’Eglise, un vrai chemin pour la Vie ».

Malgré le grand nombre d’encycliques qui lui est consacrée, la doctrine sociale de l’Eglise est méconnue. Hormis quelques heureuses initiatives, comme les Parcours Zachée mis en place dans de nombreuses paroisses, la doctrine sociale de l’Eglise est rarement proposée à la formation des laïcs, comme si elle n’existait pas [[1]].

La doctrine sociale de l’Eglise est-elle une connaissance nécessaire au Salut ?

Le catéchisme catholique contient trois connaissances nécessaires au Salut :

  • La connaissance de ce que JE dois croire qui est résumée dans le Credo,
  • La connaissance de ce que JE dois faire (ou pas) qui est résumée dans les Commandements,
  • La connaissance de ce que JE dois espérer qui est résumée dans le Pater.

Pour autant, pouvons-nous nous sauver tout seul sans le secours de son prochain ?

C’est pourquoi l’être humain, le chrétien, ne vit pas seul : il vit en société. Par la Révélation, nous savons que Dieu se présente en trois personnes distinctes formant ainsi une société (une société divine, certes, mais bien une société). Dieu dit dans la Genèse (1, 26) : « faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance ». C’est donc de notre ressemblance au Dieu Trinitaire que découle notre nature sociale.

Tout homme doit être instruit de la doctrine de l’Eglise sur la société temporelle. C’est pour cela que Jean Madiran écrivait dans Présent en janvier 2006 :

« Même un ermite, qui n’a (presque) aucune relation sociale, a besoin lui aussi des points principaux de la doctrine sociale : il en a besoin pour la justesse du regard contemplatif qu’il porte sur la Création et pour la santé de sa vie intérieure, qui seraient débilitées ou ravagées par des idées fausses. C’est pourquoi la doctrine sociale fait partie des connaissances nécessaires au salut ».

Jean Madiran reprenait ce que disait Pie XII le 29 avril 1945 :

« La doctrine sociale de l’Église est claire en tous ses aspects ; elle est obligatoire ; nul ne peut s’en écarter sans danger pour la foi et l’ordre moral ».

A quoi sert une doctrine ? Quelle est la source de la doctrine chrétienne ?

Qu’est-ce qu’une doctrine ? Jean Ousset [[2]] en donne cette définition :

« Une doctrine est l’ensemble ordonné des notions, des principes généraux (universels) qui demeurent au-dessus des événements, quels qu’ils soient ».

La doctrine de l’Eglise, en matière sociale ou autres, est une norme qui a vocation à rectifier s’il y a lieu les différents enseignements ou discours. La source de la doctrine est la Révélation transmise par l’Ecriture Sainte et la Tradition. Elle se trouve, du moins en période de paix, dans les documents du Saint-Siège tels que les encycliques, les allocutions et les lettres pontificales.

En période de troubles, faisons nôtre ce que disait Don Guéranger [[3]] :

« Il est dans les trésors de la Révélation des points essentiels, dont tout chrétien, par le fait même de son titre de chrétien, a la connaissance nécessaire et la garde obligée… Les vrais fidèles sont les hommes qui puisent dans leur baptême l’inspiration d’une ligne de conduite ; non les pusillanimes qui, sous le prétexte spécieux de la soumission aux pouvoirs établis, attendent, pour courir à l’ennemi ou s’opposer à ses entreprises, un programme qui n’est pas nécessaire et qu’on ne doit point leur donner ».

Pourquoi doctrine « sociale » ?

Le mot social ne se réduit pas au bureau d’aide sociale de sa mairie. Social veut dire aussi politique dans le sens d’Aristote : « L’homme est par nature un animal politique ». Ainsi, chaque personne, selon ses charismes et sa disponibilité, participe à l’organisation de sa famille, de son travail, de sa paroisse, de son village, de sa nation.

La doctrine sociale de l’Eglise ne se réduit pas à un « vivre ensemble », certes louable. Elle éclaire l’intelligence de l’homme pour lui permettre d’atteindre ses finalités dans toutes les dimensions sociales dans lesquelles il est enraciné (famille, corps intermédiaires, nation), accomplissant ainsi ses devoirs d’état comme moyens de sanctification, ceci dans la perspective de sa finalité surnaturelle. La doctrine sociale de l’Eglise appliquée à la politique et à la vie sociale est au service de la vertu théologale de charité.

Le pape François [[4]] l’a exprimé dans Evangelii Gaudium (Art. 205) en 2013 :

« La politique tant dénigrée est une vocation très noble, elle est une des formes les plus précieuses de la charité, parce qu’elle cherche le bien commun ».

Le bien commun dont il s’agit ici, comme cela n’est pas précisé, est celui de la Cité dont l’Etat à la charge.

Mais la parole du pape peut se décliner dans tous les corps intermédiaires, dans tous les lieux de vie : dans la vie sociale et économique qui nous attend dès demain.

Par exemple, si dans le propos du pape François nous remplacions politique par syndical, cela donnerait ceci : « Le syndical tant dénigré, est une vocation très noble, il est une des formes les plus précieuses de la charité, parce qu’il cherche le bien commun ». Le bien commun, pouvant être ici celui de la profession, du métier, de l’entreprise.

De part la distinction à faire entre temporel et spirituel, parler de doctrine sociale de l’Eglise pour la société temporelle ne veut pas dire transposition de la société ecclésiastique sur la société civile. L’Eglise qui est une société spirituelle est une société de personnes tandis que la société civile temporelle est une société de familles. L’Eglise nous appelle par notre prénom de baptême, la société civile par notre nom de famille. C’est pourquoi on ne peut pas organiser la société politique :

« sur le modèle et selon les normes de la société ecclésiastique, [car se serait] méconnaître les nécessités naturelles qui fondent la société politique sans lesquelles celles-ci se décompose » [[5]].

Conclusion

Je vous invite à lire (ou à relire) une encyclique sociale méconnue : Divini Redemptoris de Pie XI publiée en 1937. Cette encyclique a été présenté à sa parution (et elle l’est souvent encore aujourd’hui) comme étant celle qui a condamné le communisme [[6]], alors que, tout en rappelant les précédentes condamnations, le but de Divini Redemptoris était de faire comprendre aux hommes de bonne volonté ce qu’était la vraie nature du communisme et de former les esprits à l’étude de la doctrine sociale catholique. Avec les nouveaux systèmes de domination, cette encyclique est toujours d’actualité.

Que veulent dire ces mots : Divini Redemptoris ? C’est le début en latin du premier article de l’encyclique que voici :

« La promesse d’un divin Rédempteur illumine les premiers pas du genre humain ; l’espoir très confiant en des temps meilleurs adoucit la douleur d’avoir perdu le paradis et accompagna les hommes sur leur chemin de souffrance et d’angoisse jusqu’à ce que, « quand fut arrivée la plénitude des temps » (Galates, 4, 4), la venue du Sauveur comblât l’attente de ce long désir. Il inaugura pour tous les peuples un âge nouveau et plus civilisé, que l’on appelle l’âge chrétien, et qui surpasse et déclasse presque infiniment le degré de développement que quelques nations incomparablement éminentes avaient atteint à grand peine ».

Voilà le trésor dont nous sommes les héritiers, et que jour après jour nous devons porter, quel que soit notre état de vie, partout où la Providence nous a placée. Notre feuille de route ouverte par Notre Seigneur Jésusest tracée pour la Mission : ne craignons pas d’aller au devant des autres, même s’ils sont éloignés. Sur cette route, nous avons une boussole : la doctrine sociale de l’Eglise catholique.

Comme dit Saint Jacques dans son Epitre (1, 22) :

« Mes biens aimés, mettez en pratique la parole de Dieu, et ne vous contentez pas de l’écouter en vous leurrant vous-mêmes ».

Ne nous dérobons pas : « La moisson est abondante mais les ouvriers sont peu nombreux » (Matthieu 9, 37). Nous sommes tous envoyés en mission pour le bien des personnes qui nous sont confiées dans nos différents lieux de vie ET pour le bien de la société.

Le bien naturel ET le bien surnaturel.

« Car [disait Péguy dans Eve], le surnaturel est lui-même charnel
et l’arbre de la grâce est raciné profond ».

« Citations »

Il viendra un temps où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine ; mais dans leur démangeaison d’entendre ce qui les flatte, ils se donneront des maîtres selon leurs désirs, et détourneront l’oreille de la vérité pour l’ouvrir à des fables.

Saint Paul, 2ème épitre à Timothée, 4, 3

On ne bâtira pas la cité autrement que Dieu ne l’a bâtie ; on n’édifiera pas la société, si l’Eglise n’en jette les bases et ne dirige les travaux ; non, la civilisation n’est plus à inventer ni la citée nouvelle à bâtir dans les nuées. Elle a été, elle est ; c’est la civilisation chrétienne, c’est la cité catholique. Il ne s’agit que de l’instaurer et la restaurer sans cesse sur ses fondements naturels et divins contre les attaques toujours renaissantes de l’utopie malsaine, de la révolte et de l’impiété : omnia instaurare in Christo (Tout restaurer dans le Christ).

Pie X (1835 – 1914), Notre charge apostolique, 25 août 1910

Mon jeune camarade, l’avenir vous apprendra qu’il ne suffit malheureusement pas d’être catholique. Il faut encore travailler dans le temporel si on veut arracher l’avenir aux tyrannies temporelles.

Charles Péguy (1873 – 1914), l’Argent suite, 22 avril 1913

Par la Révolution de 1789, la France officielle s’est insurgée contre l’ordre social chrétien, opposant dans tous les domaines les « Droits de l’Homme » aux Droits de Dieu. Depuis cette apostasie publique, le règne de l’Enfer s’installe de plus en plus chez nous, viciant l’ensemble et les détails de notre vie nationale, sociale, familiale et individuelle.

Tout le monde souffre de ce désordre, et nous-mêmes, les catholiques, pourrions accepter cette souffrance si elle était par elle-même rédemptrice. Mais tel n’est pas le cas puisque l’acceptation indéfinie de l’état de chose actuel, ce renoncement à la rénovation de l’ordre, serait en propre un suicide.

R.P. Gabriel Jacquier (1906 – 1942, Religieux de St Vincent de Paul), L’ordre social chrétien par le règne social de Marie, 1939

Il y a dans l’âme une phagocytose ; tout ce qui est menacé par le temps sécrète du mensonge pour ne pas mourir, et à proportion du danger de mort. C’est pourquoi il n’y a pas d’amour de la vérité sans un consentement sans réserve à la mort. La croix du Christ est la seule porte de la connaissance.

Simone Weil (1909 – 1943, Philosophe), La pesanteur et la Grâce, ouvrage posthume publié en 1948

Pour que le dialogue s’établisse, il faut que les hommes puissent sortir de leurs cachettes, qu’ils se rapprochent les uns des autres et n’aient plus peur de simplement se parler.

Józef Tischner (1931 – 2000, Prêtre, membre du Bureau du syndicat polonais Solidarność), éthique de Solidarité, 1983

Le chrétien doit avoir l’esprit combatif contre le mal, il doit travailler en sachant ce qu’il veut dans sa profession, il doit soigner sa formation morale et religieuse.

Le rôle du chrétien est de faire passer dans son milieu l’enseignement de l’Eglise. Pour cela, il doit être attentif à ses collègues comme un frère pour les aider et les secourir. Il doit être de bon conseil.

R.P. Jean Reynaud (1912 – 1997, Religieux de St Vincent de Paul, Aumônier du MJCF), Conférences données à des salariés de Renault Billancourt en 1986 et 1987

L’anti-évangélisation ébranle les bases mêmes de la morale humaine, impliquant la famille et propageant la permissivité morale : les divorces, l’amour libre, l’avortement, la contraception, la lutte contre la vie dans sa phase initiale comme dans son déclin, sa manipulation. Ce programme se développe avec d’énormes moyens financiers, non seulement dans chaque nation, mais aussi à l’échelle mondiale. Il peut en effet disposer de grands centres de pouvoir économiques, par lesquels il tente d’imposer ses conditions aux pays en voie de développement. Face à tout cela, on peut légitimement se demander si ce n’est pas une autre forme de totalitarisme, sournoisement caché sous les apparences de la démocratie.

Jean-Paul II (1920 – 2005), Mémoire et Identité, publié en février 2005

[[1]] Selon le quotidien Le Monde du 28 juillet 1977, l’archevêché de Paris avait répondu à un étudiant venu chercher de la documentation pour préparer un exposé sur le catholicisme social : « La doctrine sociale de l’Eglise ? Ça n’existe pas »

La même année, en juillet 1977, la déclaration du Conseil Permanent de l’Episcopat intitulée : Le marxisme, l’homme et la foi chrétienne présente l’analyse marxiste de la société en lui opposant la foi chrétienne, sans dire que l’Eglise possède une doctrine sociale

[[2]] Jean Ousset (1914 – 1994) est le fondateur de la Cité catholique, devenue ICHTUS (rue des Renaudes), auteur notamment de Pour qu’Il règne, Fondements de la Cité, et en collaboration avec Michel Creuzet de Le Travail

[[3]] Dom Prosper Guéranger (1805 – 1875), ordre de St Benoit, refondateur de l’abbaye de Solesmes

[[4]] Le pape François a été élu le 13 mars 2013, Evangelii Gaudium a été publiée le 24 novembre 2013

[[5]] Jean-Madiran (1920 – 2013), Une civilisation blessée au cœur, 12 mai 2002

[[6]] L’Eglise n’a pas attendu les 20 ans de la révolution d’octobre 1917, ni les 90 ans du Manifeste du parti communiste de Marx et Engels publié en 1848 pour condamner le communisme. En 1846, Pie IX portait déjà une condamnation solennelle

Plus puissant qu’une bombe nucléaire… Le chapelet perpétuel pour le monde

…Parce que notre monde est en danger, avec la pandémie et ses conséquences dramatiques, il est temps, plus que jamais, d’utiliser l’arme puissante donnée par le Ciel : le chapelet, simple, à la portée de tous et d’une puissance inimaginable !

Trois amies inquiètes pour la situation actuelle du monde, ont reçu dans leur prière un appel… En septembre 2020, l’une d’entre elles, devant le Saint Sacrement, a eu une vision intérieure : un immense chapelet, dont les gros grains se transformaient en rempart de protection. Pendant que se déroulait cette vision, deux mots résonnaient intérieurement : « Chapelet perpétuel ». Après discernement, en réponse à l’appel du Seigneur, le « Chapelet perpétuel pour le monde » a pris naissance le 1er octobre 2020.

Dans ses apparitions, la Vierge Marie demande toujours de prier le Chapelet : prière qui continue d’obtenir de nombreux miracles.

Le Chapelet perpétuel pour le monde prend racine au Sanctuaire Notre-Dame de Myans, en Savoie. En ce lieu, en 1248, lors du terrible éboulement de la montagne du Granier qui a détruit tous les villages alentour, des moines ont prié la Vierge Marie de leur venir en aide. Et la mère de Dieu a obtenu de son Fils que les énormes rochers dévalant des hauteurs soient arrêtés net devant la porte de l’oratoire, alors qu’à droite et à gauche des blocs poursuivaient leur course jusque dans la plaine. Au sein de la dévastation générale, la préservation étonnante de la chapelle où les moines priaient est apparue comme un véritable miracle de la Vierge Marie.

De la même façon, aujourd’hui, la prière du Chapelet peut permettre que les grands dangers qui menacent notre monde soient repoussés ! Pour que ce Chapelet devienne vraiment perpétuel, nous avons besoin de la prière de tous. Nous vous invitons à vous inscrire sur le site pour un créneau hebdomadaire de 30mn. Chaque prière contribuera ainsi à la construction de ce puissant rempart de protection.

Ensemble prions ce chapelet pour protéger le monde ! 

Sainte Bernadette, la voyante de Lourdes

Aymeric Pourbaix et ses invités Véronique Jacquier & le Père Jean-François Thomas, nous font (re)découvrir les grandes figures qui ont façonné la civilisation judéo-chrétienne.

 

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