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La cuvée Pierre de Taille au service de la Seigneurie de Jarnioux

Ce mois-ci, la cuvée-cause propose aux canonniers un Brouilly, la cuvée “Pierre de Taille” (signée David Duthel du domaine Ruet), au service de la restauration du toit de la Seigneurerie de Jarnioux (un château du XIIIème siècle) à 30minutes du vignoble : une cuvée 100% Beaujolaise !

Chaque caisse commandée ici soutiendra le vigneron David Duthel (qui a perdu une grande partie de son travail avec le gel) mais aussi la préservation d’un trésor architectural classé monument historique.

C’est en plein cœur du Beaujolais que cette Seigneurie veille, depuis le XIIIème siècle, sur le petit village de Jarnioux et ses pierres dorées. Ce monument, construit avec les pierres typiques de la région, reflète le soleil autant que les différentes évolutions apportées par huit siècles d’histoire. Il est comme tout trésor architectural le témoin du temps qui passe mais qui ne s’oublie pas. Depuis huit générations la famille Clavière garde ce trésor et le fait découvrir aux visiteurs. Aujourd’hui c’est le toit qui est en danger, une grande partie a besoin d’être entièrement restaurée.

Le cimetière de l’abbaye de Graville vandalisé

Famille chrétienne rapporte que le site funéraire de cette abbaye du Havre a été vandalisé : croix brisées, statue de Padre Pio décapitée, dégradations de vases et de plaques funéraires. Une statue du Christ a été découpée en deux, et le crucifix au centre de la grotte a été endommagé.

La Ville du Havre a porté plainte.

Déjà, le 22 mars, à la chapelle de l’hôpital du Havre, un liquide jaunâtre a été retrouvé sur l’autel, le tabernacle a subi une tentative d’effraction, une statue du Christ a été brisée en morceaux, et plusieurs indices témoignaient d’une tentative d’incendie. Dans le même diocèse, le tabernacle de Saint-Pierre de Montendre avait été arraché en août 2020.

C’est arrivé un 19 mai…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • 19 mai : fête de Saint-Yves, saint Patron de la Bretagne et des Hommes de Loi.

De Saint Yves, il ne reste que peu de sources étant donné que l’homme n’a pas laissé d’écrits et que peu de chroniqueurs de l’époque ont consacré leur plume à mettre sa vie par écrit. Il nait en plein XIIIe siècle aussi appelé « le Grand Siècle médiéval » ou « le beau XIIIe siècle » est caractérisé par un grand essor spirituel et culturel, le Royaume de France jouit d’une impressionnante prospérité démographique et économique. En outre, la Réforme Grégorienne, a amélioré la formation au clergé.Hôpitaux, orphelinats, maisons pour les pauvres et hospices de lépreux se multiplient sous les impulsions royales et de l’Eglise. Des Universités se créent dans toute l’Europe à Paris, Salamanque, Naples. L’Inquisition créée en 1233 par Grégoire IX, adoucit la dureté de la justice civile. Les Ordres Mendiants, franciscains et dominicains, nés du Concile du Latran IV connaissent une grande expansion. La France se couvre de Cathédrales ainsi que toute l’Europe.

Yves Hélori de Kermartin naît en 1253 au Minihy, près de Tréguier, dans une famille de petite noblesse du nord de la Bretagne. Peu fortunés ses parents l’envoient faire ses études à Rennes puis à la Sorbonne où il suit le cursus traditionnel de Droit et de Théologie. De 1280 à 1284, Yves se trouve à Rennes. En 1284, il est appelé par l’Evêque de Tréguier à juger à l’Officialité du Trégor. Acceptant cette charge, il vend le cheval offert par l’évêque et en donne l’argent aux pauvres. Ordonné prêtre il se voit confier la paroisse de Tredez puis celle de Louannec. Ces prêches étonnent parce qu’ils ne sont plus en latin mais en breton. Il meurt épuisé mais heureux, au Minihy où il s’est retiré, à cinquante ans en 1303. Il est enterré à la Cathédrale de Tréguier et des guérisons miraculeuses ont lieu sur sa tombe où des malades et des pèlerins affluent. Sa Sainteté a d’immenses répercussions dans le Duché de Bretagne. En 1347, en pleine Guerre de Succession entre Jean IV de Montfort et Charles de Blois, le pape Clément VI (voir ci-dessous) proclame Yves Saint et le déclare Patron des Hommes de Loi. Le Pardon de Saint Yves qui a lieu tous les 19 mai rassemble une foule impressionnante de pèlerins comme celui de Ste Anne d’Auray.

  • le 19 mai 715 : Grégoire II devient pape.
  • le 19 mai 1342 : Pierre Roger est intronisé pape sous le nom de Clément VI.

Pierre Roger, archevêque de Rouen et chancelier de France est élu pape, à l’unanimité, à la mort de Benoit XII, le 7 mai 1342. Grand théologien et doté d’une grande culture à la fois classique et sacrée, il est vite renommé comme prédicateur. Homme de goût et amoureux des arts, il attire les artistes, savants et hommes de lettres, il fait construire la plus belle partie du Palais des Papes. Tout ceci ruine le trésor pontifical. Son règne marque l’apogée de la papauté en Avignon. Il protège les Juifs, lors de la terrible épidémie de peste, en 1348 ; l’Europe entière les accuse d’en être la cause. Clément VI meurt le 6 décembre 1352.

  • le 19 mai 1364 : le Roi Charles V est sacré à la cathédrale de Reims.

Voir la chronique du 16 septembre.

  • le 19 mai 1629 : siège de la ville de Privas.

Le siège de Privas commence le 14 mai et se finit le 28 mai suivant. Le 19 mai Richelieu rejoint le Roi. La ville est entièrement bouclée.

En septembre 1627, le duc Henri de Rohan s’est proclamé solidaire des Rochelais et, au cours d’une assemblée réunie à Uzès, est désigné “général” des forces protestantes du Midi. Il lève des troupes, passe à l’action en provoquant maints soulèvements. A cette rébellion, les hommes du Roi, commandés par le duc Henri de Montmorency, gouverneur du Languedoc, et le prince Henri 1er de Condé, opposent une dure répression, semant la terreur dans les campagnes et détruisant les récoltes. Quand ils ne sont pas pendus, les huguenots capturés sont envoyés aux galères.

Déchu en octobre 1627 de ses titres de pair et de duc, Rohan n’hésite pas à solliciter l’appui des Anglais. Après la reddition de La Rochelle, en octobre 1628, et la signature de la paix entre Louis XIII et le roi Charles 1er d’Angleterre, en avril de l’année suivante, il se tourne vers la très catholique Espagne, ennemie de la France. Le 3 mai 1629, il conclut un traité d’alliance avec le roi Philippe IV, qui lui verse la somme de quarante mille ducats d’or, en échange de places fortes françaises. Informé de cette trahison, Louis XIII est indigné et furieux. Il charge Richelieu d’élaborer un plan de campagne. Début mai 1629, le cardinal de Richelieu recevant des ambassadeurs vénitiens, leur explique comment lui et Louis XIII entendent en finir avec la rébellion protestante :

“J’espère et je suis sûr que d’ici peu, d’une manière ou d’une autre, nous viendrons bientôt à bout des protestants […]. Il faudra que toutes les fortifications des villes soient rasées, pour le reste ils trouveront dans le Roi la bénignité la plus grande, on leur laissera leurs biens, la liberté de conscience, leurs privilèges et d’autres encore, mais Sa Majesté veut qu’ils soient ses sujets, qu’ils n’aient pas le moyen d’en faire à leur tête, ni de se refuser à leur devoir. Il faut qu’ils entrent dans le devoir, soit par voie d’accord, soit par la force. Cette affaire terminée, nous serons tout prêts à examiner les possibilités et, en quatre ou cinq mois, je suis sûr que nous en sortirons”.

L’armée royale attaque donc des places fortes protestantes, dont les principales sont Privas, Alès, Uzès, Nîmes, Castres et Montauban, en s’appliquant à les isoler les unes des autres. Ainsi, elles ne peuvent ni communiquer entre elles ni se porter mutuellement secours. Depuis Valence, le Roi, qui revient d’Italie, marche sur Privas, avec dix mille fantassins et six cents cavaliers. Cf. les chroniques du 6 et du 20 mars et celle du 28 mai sur la fin du siège.

  • le 19 mai 1643 : victoire de Rocroi.

Alors que la France est porte le deuil de Louis XIII le Juste, l’Armée Espagnole du roi Philippe IV part des Pays-Bas et marche sur Paris par la vallée de l’Oise. Sur sa route se dresse la petite citadelle de Rocroi (près de Sedan). La Guerre de Trente Ans entre dans sa dernière phase, elle s’achève en 1648. Louis XIII a juste eu le temps de confier à jeune cousin de 22 ans, Louis II de Bourbon Prince de Condé et Duc d’Enghien, une armée rassemblée dans l’urgence.

Les combats débutent le 18 mai. Condé n’engage que des escarmouches contre les Tercios, sans grands résultats. Le Prince sait que son infanterie est inférieure au Tercios, c’est pour cela qu’il mise sur sa cavalerie pour emporter la décision. Cette dernière connait un renouveau depuis l’Ordonnance de 1635 du Cardinal de Richelieu qui en a renforcé l’organisation et la discipline.

Le 19 mai les combats sont très violents. Après plusieurs assauts infructueux, Condé se lance dans un audacieux mouvement tournant qui fixe les Tercios et leur interdit tous mouvements. L’artillerie royale achève le travail.

Les Français ont perdu beaucoup d’hommes, mais l’Armée Espagnole est décimée et laisse 8 000 morts. Rocroi marque ainsi la fin des Tercios espagnols dans les guerres européennes et le début de la suprématie militaire française en Europe.

  • le 19 mai 1769 : Clément XIV est élu pape.

A la mort de Clément XIII en 1769, l’Église est dans une situation difficile, attaquée de l’intérieur par le gallicanisme et le jansénisme, de l’extérieur par le fébronianisme et le rationalisme. La grande question est celle de la Compagnie de Jésus, que le précédent pape a su protéger et défendre contre les ignobles attaques des philosophes et de la maçonnerie. Paris, Madrid (cf.la chronique du 2 avril) et Parme ont déjà supprimé la Compagnie dans leurs états, le Portugal et le Vatican ont rompu leurs relations diplomatiques le 7 juillet 1760 à cause d’elle.

« Choiseul cherchait à Rome un Judas qui vendrait les Jésuites pour deux cent mille livres ! Il ne le trouva pas. […] Choiseul désespéra-t-il de le gagner à ses desseins et il n’attendit la suppression des Jésuites que de la violence ou de la mort du pape. »*

*Jean Guiraud Histoire partiale- Histoire vraie, Tome 4, chapitre 9, page 173

Jean Guiraud note que les assauts concertés des cours bourboniennes qui à l’instar des Français occupent les états d’Avignon militairement et vont jusqu’à envisager le siège de Rome pour en affamer la population et faire céder le pape ont raison du pape qui meurt d’épuisement le 2 février 1769. Le nouveau pape n’a pas la force de caractère de son prédécesseur. Le 16 août 1773 il signe le bref Dominus ac Redemptor qui supprime la Compagnie de Jésus dans le monde entier. Il l’antidate au 21 juillet.

Après avoir signé il aurait dit :

« Je me suis tranché la main droite ».

  • le 19 mai 1798 : départ de l’expédition d’Égypte.

Bonaparte quitte Toulon à la tête de 40 000 fantassins, 4 000 cavaliers, 300 artilleurs et 17 000 hommes d’équipage, au total plus de 400 navires prennent part à cette flotte. La flotte s’empare tout d’abord de Malte le 11 juin, puis débarque à Alexandrie le 1er juillet. Aucun des objectifs n’a été atteint :

  • la route des Indes, qu’on prétend couper à l’Angleterre, passe alors par le Cap ;
  • l’empire ottoman est l’allié traditionnel de la France : on le jette dans les bras des Anglais ;
  • on prive le pays de ses meilleures troupes au moment où la deuxième coalition se forme aux frontières.
  • on aurait pu prévoir la destruction de la flotte par Nelson, destruction qui rend par avance, inutiles les batailles que l’armée d’Orient remportera dans un pays coupé de toute communication avec la métropole.

En 1801, l’aventure s’est achevée sur la plus humiliante des capitulations et la fuite du chef qui abandonne ses troupes. C’est par la magie du verbe que Bonaparte transforme une campagne incertaine en épopée orientale, se comparant à Alexandre. Ce qui lui permet de devenir Premier consul.

  • le 19 mai 1802 : création de la Légion d’Honneur.

Le consul à vie Napoléon Bonaparte crée par décret l’ordre de la Légion d’honneur pour récompenser les actions civiles et militaires.

  • le 19 mai 1804 : Napoléon Ier rétablit la dignité de Maréchal de France et nomme les premiers maréchaux d’Empire.
  • 19 et 20 mai 1944 : fin de la bataille du Monte Cassino.

Après la percée des troupes du général Juin, le Corps Expéditionnaire Français en Italie (CEF), la bataille s’achève. En effet, les troupes polonaises du 2ème corps du General Anders achevent d’enlever l’Abbaye.  Les percées françaises de Monte Maio et la vallée de Liri, dont on ne peut nier le caractère héroïque, n’ont pas conclu la bataille, qui a été remportée par les Polonais.

  • le 19 mai 1968 : mai 68 suite …

A l’Elysée, aux responsables du maintien de l’ordre, De Gaulle donne l’ordre de “nettoyer la Sorbonne et l’Odéon séance tenante”. Le ministre de l’intérieur Fouchet, soutenu par le préfet de police Grimaud, proteste car “il faudrait faire tirer. Il y aurait des morts”. Le président cède et laisse agir le Georges Pompidou.

  • le 19 mai 1974 : Giscard d’Estaing est élu président contre Mitterrand.
  • le 19 mai 1978 : Kolwezi.

Les parachutistes français de la légion étrangère sautent sur Kolwezi, ex-Zaïre pour libérer les otages occidentaux de la ville. Les premiers combats sont très violents. Le soir la ville est aux mains des Français. Mais le lendemain les rebelles contre attaquent.

La dérive autoritaire de la France

L’association des Maires pour le Bien Commun vient de publier une étude, préparée par des juristes, analysant l’inquiétante dérive autoritaire des pouvoirs publics français depuis 2020. Sous les deux principaux motifs invoqués de Covid19 et de séparatisme “d’inspiration islamiste”, les pouvoirs publics accentuent un contrôle draconien de la population française, y compris de l’immense majorité qui n’a rien à voir avec le terrorisme. 

Il semble important d’informer la population de cet étau autoritariste qui se resserre toujours davantage depuis le début 2020. Plus tard la population réagira, plus difficile il sera de desserrer l’étau.

Voici les thèmes abordés par cette étude :

  • suppression du contrôle parlementaire
  • état d’urgence sanitaire
  • passeport sanitaire
  • fichage légalisé pour toute la population
  • L’utilisation « intrusive » des drones et caméras (qui préoccupe le conseil des droits de l’homme de l’ONU)
  • La dissolution arbitraire d’associations d’opposition
  • Le contrôle des discours « haineux » sur internet, censuré par le Conseil Constitutionnel en 2020…, réintroduit dans la loi contre le séparatisme
  • Négation du droit naturel des parents à l’éducation de leurs enfants
  • Contrôle de la prédication dans les lieux de culte

Conclusion :

Le covid et le séparatisme« d’inspiration islamiste » appellent des réponses proportionnées, et non pas la suppression des libertés fondamentales de la totalité de la population française. Depuis 2020, le gouvernement a infligé aux Français des couvre-feu généralisés (le dernier datait de la 2ème Guerre Mondiale) ; un confinement qui n’est autre, en droit, qu’une assignation à résidence (qui n’a aucun précédent : même le régime pour les terroristes est plus souple) ; l’interdiction de travailler pour une partie importante de la population (qui n’a aucun précédent) ; l’interdiction de se réunir, de manifester ; l’obligation du masque dans les lieux publics, voire dans la rue ; l’interdiction de visite à nos anciens dans les Ehpad…

Or certaines de ces contraintes sont douteusement efficaces, voire contre-productives, comme la choquante interdiction aux médecins de ville de prescrire et soigner leurs patients. Bien au contraire, de nombreux médecins affirment que des traitements préventifs et précoces efficaces contre le covid existent, sont à la portée du médecin traitant et permettraient de désengorger efficacement les urgences : « c’est en ville, AVANT l’arrivée à l’hôpital qu’il faut soigner ».

Quant à la légalisation du fichage de la population entière, sur des critères subjectifs et insuffisamment contrôlés, l’interdiction de l’école à la maison pour raisons « politiques ou religieuses », l’arrachement des enfants à leurs parents dès l’âge de trois ans par la scolarisation obligatoire, ces procédés relèvent d’un régime bien connu : le totalitarisme.

Plus les Français se réveilleront tard, plus il sera difficile de défendre nos libertés fondamentales. Ce réveil citoyen existe, notamment parmi les professions médicales, les juristes, les élus. Les maires conscients de ce réveil peuvent l‘encourager en informant leurs administrés.

Vaccination obligatoire, pass sanitaire, masque pour enfants : des voix s’élèvent contre la dictature sanitaire

Dans un avis du Conseil d’Orientation de la Stratégie Vaccinale, mis à jour le 11 mai, on peut lire parmi les recommandations

il sera nécessaire de vacciner les adolescents (dès l’été 2021) et les enfants (à partir de l’automne 2021) pour atteindre une immunité collective suffisante.

De son côté, le collectif Éducation Pour le Bien des Enfants, rassemblant des professionnels de l’éducation (enseignant de la maternelle au supérieur, Atsem, AESH, Animateur périscolaire, Animateur d’ALSH, Éducateur, CPE, Surveillant scolaire, Agent communal…) a rédigé un Manifeste pour réaffirmer ses missions au service de l’enfance et de la jeunesse :

Au Sénat, Stéphane Ravier s’est élevé contre le Pass sanitaire, qui manifeste une dérive autoritaire du gouvernement :

Le père Mashdots Zahtérian forme les futurs prêtres catholiques d’Arménie

De notre envoyé spécial Antoine Bordier

En Arménie, l’Eglise catholique représente 7% de la population, c’est-à-dire près de 200 000 baptisés. Le père Mashdots Zahtérian est le recteur du séminaire des Saints Archanges, qui se situe à Erevan, la capitale du pays. Il forme, actuellement, une dizaine de futurs prêtres. Eclairage sur l’homme, sa vocation, et les jeunes.

Père Mashdots Zahterian, pouvez-vous vous présenter personnellement ? Où avez-vous passé votre enfance ? 

Père Mashdots Zahterian : Je viens d’une famille d’origine syrienne de la région du Késsab. Je suis né le 6 octobre 1986 à Byblos. J’ai vécu dans un quartier arménien de Beyrouth (NDLR : au Liban) qui s’appelle Bourj Hammoud. Nos ancêtres, après le génocide arménien, se sont installés dans ce quartier et ont construit des écoles, des immeubles, des églises ainsi que toutes les institutions qui fonctionnent encore aujourd’hui, malgré la grave situation économique et politique. J’ai suivi mes études primaires dans une école arménienne dans cette même région. Elle a bercé toute mon enfance : à travers la famille, l’école, les groupes de scouts et la vie paroissiale. 

Parlez-nous un peu plus de votre vocation. A quel moment avez-vous senti l’appel de Dieu ? Avez-vous une anecdote précise à raconter ?

Chaque matin, dans l’école, on commençait la journée par la prière. Chaque dimanche, j’allais à l’église même si je ne comprenais pas les prières, étant donné qu’elles étaient en langue arménienne classique. Pendant les fêtes, avec ma famille nous étions toujours présents. Je vivais une relation particulière avec l’église où je me sentais bien, en paix, plus heureux qu’à la maison ou dans d’autres lieux. Ce sont les premiers signes de ma vocation. Puis, à neuf ans, j’ai entendu dire qu’il y avait un séminaire à Bzommar, le siège patriarcal des Arméniens catholiques. J’ai voulu participer à leur camp d’été. Je considère que c’était le point de départ. A mon retour, j’ai annoncé à mes parents que je ne voulais plus revenir dans mon école précédente, et, que je souhaitais rentrer dans cette communauté. Je m’en souviens encore : c’était le 21 juillet 1996 et j’avais 9 ans.

Quel a été votre parcours, après ?  

Dans le petit séminaire de l’Archange St. Michel à Bzommar, durant un an, j’ai suivi des cours de français. Ensuite, j’ai continué mes études primaires à l’école des sœurs d’Antonine à Achkout, puis les études secondaires à l’école des pères Pauliste à Faytroun. Par la suite, j’ai étudié à l’école St. Mesrob à Bourj Hammoud, qui dépend de notre Patriarcat. Après avoir réussi les examens officiels, en 2005, je suis entré au grand séminaire, dédié au martyr et bienheureux, l’archevêque Ignace Maloyan. Ensuite, j’ai commencé mes études philosophiques à l’Institut St. Paul d’Harissa, pendant trois ans pour obtenir ma licence. Après, je suis parti à Rome, pendant 3 ans, pour suivre les cours de théologie à l’Université Grégorienne des pères Jésuites. Je suis retourné au Liban en 2011 à la demande de sa Béatitude le patriarche Nersès Bédros XIX. Il m’a ordonné diacre, puis prêtre le 14 avril 2012. En même temps, je continuais mes études de master en théologie à l’université de Saint Esprit de Kaslik, au Liban. J’ai été nommé comme vice-recteur des deux séminaires à Bzommar, où j’ai servi pendant 6 ans. J’étais, également, aumônier de l’école St. Croix à Zalka où j’enseignais le catéchisme. J’étais, aussi, responsable du comité pour les nouvelles vocations dans l’éparchie de Beyrouth. En 2017, l’actuel patriarche, Grégoire Pierre XX, m’a envoyé en mission en Arménie. Dans un premier temps, j’étais le curé de la cathédrale de cette éparchie à Gyumri. Puis en octobre 2018, nous avons fondé le petit séminaire des Saints Archanges à Erevan, dont je suis le recteur suite à ma nomination par l’archevêque S.E.R. Raffael Minassian.

Un parcours bien rempli. Parlez-nous, maintenant, de l’Eglise catholique arménienne. Il y a ici combien d’églises, combien de pratiquants, combien de prêtres et combien de séminaristes ? Est-ce que vous avez, comme en Europe de l’Ouest, et, en France, une crise des vocations ?  

La présence de l’Église catholique en Arménie revient vers le 19e siècle, avant la domination de l’Union Soviétique. Pendant ce régime, il était interdit de pratiquer les cultes dans les églises. Après la chute de l’Union et l’indépendance de l’Arménie, les églises ont recommencé leurs activités et leurs missions au service du peuple arménien. Il y a plusieurs églises dans des régions différentes de l’Arménie. Nous sommes présents dans les provinces de Shirak et Lori comme aussi dans la capitale Erevan. Dans chaque province il y a une dizaine d’églises. Et, chaque prêtre a plus qu’une paroisse à servir. A Erevan, à côté de la résidence de l’évêque, nous avons la paroisse St. Grégoire de Narek et le séminaire. Le nombre des pratiquants dans toute l’Arménie est environ de cinquante mille, avec douze prêtres servant toutes les paroisses.

Venons-en au séminaire. Pouvez-vous nous le présenter ? Si, j’ai bien compris, il s’agit d’un petit séminaire. La dizaine de jeunes garçons que vous formez ont moins de 18 ans.

Le séminaire des Archanges est un petit séminaire unifié avec un accord entre l’Éparchie et l’Institut du Clergé Patriarcal de Bzommar où se situe le Siège Patriarcal des Arméniens catholique du monde entier. Notre Institut s’occupe aussi de la formation et de l’éducation des futurs prêtres. Mgr Raffael Minassian, notre évêque, a signé un accord avec le Vicaire Patriarcal de l’Institut, le supérieur du Couvent pour que ce séminaire fasse partie aussi de l’Institut. De cette manière, on peut former de nouveaux prêtres soit pour l’Éparchie, soit pour ceux qui veulent devenir membre de l’Institut afin de continuer sa formation. Il faut dire qu’après la fin du lycée, tous les séminaristes partent au service militaire comme tous les autres citoyens. Par la suite, ils reviennent au séminaire pour un an pour préparer leur départ en Europe, en Pologne ou en Italie pour leur formation et les études philosophiques et théologiques. 

Comment recrutez-vous ces jeunes ? D’où viennent-ils ? Et, quelle est la journée type d’un jeune séminariste ?

Nos séminaristes viennent plutôt des provinces de Shirak et de Lori (NDLR : dans le nord du pays). Ils étudient le matin dans l’école privée des pères Mekhitaristes à Erevan. L’après-midi, ils font leurs devoirs, apprennent le français, et ont des cours de chants. Avant le Covid-19, on enseignait aussi l’arménien classique, le grapar, la littérature arménienne et la langue anglaise. Maintenant, nous n’avons que le français, qui est enseigné par notre volontaire (NDLR : de l’Oeuvre d’Orient), Simon, ainsi que les cours de chants. Les études religieuses, les chants liturgiques et autres, sont enseignés par le recteur et le vice-recteur. De temps en temps, nous visitons les paroisses et nous célébrons la Divine Liturgie avec la présence des séminaristes et la participation de tous les fidèles. Chaque année nous organisons un camp d’été pour les nouvelles vocations. Notre présence active sur les médias-sociaux nous aident, également, à recruter les jeunes.

Dernières questions : Il y a ici, en Arménie, beaucoup de pauvreté. Après la guerre, des milliers de réfugiés ont été jetés sur les routes et ont perdu leurs terres ancestrales, est-ce que vous les aidez ? Enfin, quels sont vos projets pour cet été ? Partez-vous en pèlerinage avec tout le séminaire ? 

Nous avons eu beaucoup de mal à cause de la guerre qui a eu lieu en Artsakh. Outre le nombre conséquent de victimes, nous sommes des témoins oculaires des massacres culturels et religieux qui se réalisent encore chaque jour contre l’humanité, l’histoire et la culture arménienne. Nous restons, toujours, les prédicateurs de la paix au nom de notre Seigneur Jésus Christ. Mais, en même temps nous demandons que la justice soit effective. Nous voulons vivre en paix avec la Turquie et l’Azerbaïdjan. Tout en ayant la liberté de réaliser nos cultes dans notre pays, et, de vivre sur nos terres ancestrales. Pour conserver cette indépendance, nous payons très cher le prix. Mais étant donné que nous somme la première nation convertie au Christianisme, nous n’avons pas le droit de perdre espoir, et, nous continuons à rester fidèle à la Croix.

Cet été, nous allons essayer d’organiser le camp pour de nouvelles vocations, et quelques cours supplémentaires pour nos grands séminaristes qui rentrent d’Europe. Deux séminaristes recevront les premiers ordres sacerdotaux et seront ordonnés des sous-diacres.

Pour terminer, j’aimerais dire un mot de remerciement. Merci pour cette interview. Nous avons besoin de vous, de la France, pour nous aider. Car notre mission est très importante et essentielle, ici en Arménie.

Interview réalisée par notre envoyé spécial Antoine BORDIER

Gérald Darmanin hué à la manifestation en soutien aux policiers

D’autres n’ont visiblement pas eu ce problème… :

La CEDH refuse le volet filiation du projet de loi « bioéthique »

Coup de théâtre politique : à l’heure où le Gouvernement annonce son intention de poursuivre en urgence l’examen du projet de loi « bioéthique » en juin à l’Assemblée nationale, la CEDH vient de confirmer son opposition à l’une des mesures soutenues par la majorité sur la reconnaissance de la GPA. Cette pratique intolérable et contraire à la dignité des femmes et des enfants refait donc surface au cœur du projet de loi « bioéthique » (article 4bis) malgré les tentatives du gouvernement de faire croire que la GPA n’est pas à l’ordre du jour. Après s’être inquiété des propos d’Elisabeth Morano qui s’est ouvertement déclarée favorable à la Gestation pour autrui, La Manif Pour Tous demande une clarification des intentions de la majorité sur cette question sensible.

Pour la CEDH, la reconnaissance du lien entre un enfant né d’une GPA et la mère d’intention «n’est pas conciliable avec l’intérêt supérieur de l’enfant». Les juges de la Cour européenne des droits de l’Homme ont également souligné que la GPA pose « des questions éthiques », raison pour laquelle les États disposaient d’une « marge d’appréciation » en la matière.

Face aux revendications du couple de femmes, aujourd’hui divorcées, la CEDH se positionne clairement en refusant de reconnaître les commanditaires de la GPA comme les mères de l’enfant à l’état civil. Elle veut ainsi protéger les enfants et les femmes de cette pratique d’exploitation et de trafic.

Cette décision vient également bouleverser le projet de loi « bioéthique » puisque les députés ne pourront plus revenir sur la version de l’article 4bis votée par les sénateurs en 1eet en 2e lecture : il est en effet désormais impossible d’autoriser, même au cas par cas, la reconnaissance des filiations d’intention pour les personnes ayant recours à la GPA à l’étranger, même si c’est légal dans ce pays. La version adoptée par le Sénat doit être maintenu car elle est la seule conforme à l’arrêt de la CEDH :

“«  Art. 47‑1. – Tout acte de l’état civil ou jugement étranger, à l’exception des jugements d’adoption, établissant ou faisant apparaître la filiation d’un enfant né à l’issue d’une convention de gestation pour le compte d’autrui ne peut être transcrit sur les registres en ce qu’il mentionne comme mère une femme autre que celle qui a accouché ou lorsqu’il mentionne deux pères.”

La décision de la CEDH remet aussi en cause la récente jurisprudence de la Cour de cassation en la matière. Alors que le droit français ne reconnaît pas les filiations d’intention, celle-ci avait décidé de rendre possible sa reconnaissance et avait été suivie dans la foulée par des tribunaux. Ce scandale prend fin avec cette décision du 18 mai 2021.

Depuis 2012, La Manif Pour Tous alerte sur la transcription à l’état civil des filiations d’intention : elle reviendrait à valider le principe de la GPA. Manuel Valls avait d’ailleurs très justement déclaré en 2014

« qu’il est incohérent de désigner comme parents des personnes ayant eu recours à une technique clairement prohibée… tout en affirmant qu’ils sont responsables de l’éducation des enfants, c’est-à-dire chargés de la transmission de nos droits et de nos devoirs. Il ne faut pas laisser dire non plus que ces enfants sont sans filiation ni identité. Ils ont une filiation et une identité, mais établies à l’étranger.”

Si l’actuelle majorité présidentielle n’a pas su faire preuve de la même honnêteté intellectuelle depuis le début de l’examen du projet de loi « bioéthique », donnant priorité à l’idéologie sur l’intérêt supérieur de l’enfant, elle va devoir revoir sa copie à l’aune de la décision de la CEDH. Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, souligne :

« Les cartes sont rebattues à l’approche du retour précipité du projet de loi bioéthique à l’Assemblée nationale : les modifications apportées par les sénateurs ne pourront plus être foulées au pied par une majorité arrogante. Il devra en être de même sur d’autres articles sur lesquels les clivages sont de plus en plus marqués au fil du débat parlementaire : autoconservation des ovocytes, embryons chimères, sans oublier bien sûr la PMA sans père. Celle-ci créerait de fait un droit à l’enfant, inventerait une filiation fictive et ouvrirait à la marchandisation humaine par l’achat de gamètes qui en résulterait, ce qui revient à préparer les conditions d’une légalisation de la GPA. La PMA sans motif médical doit être retirée du projet de loi bioéthique dès son prochain examen par les députés ».

Genève : l’interdiction du culte était illégale

Le 1er novembre, le Conseil d’Etat de Genève – l’exécutif du canton de Genève en Suisse – avait interdit « les services religieux et autres manifestations religieuses accessibles au public » au motif de la pandémie. Le prieur de l’Oratoire Saint-Joseph de Carouge, de la Fraternité Saint-Pie X, M. l’abbé Jean de Loÿe avait alors déposé un recours de droit administratif, le 6 novembre, demandant un effet suspensif.

Le 3 décembre, la chambre constitutionnelle de la cour de Justice avait accordé l’effet suspensif, les cultes avaient pu reprendre. A l’époque, un groupe de fidèles avait émis un recours et réclamé l’application de la jauge fédérale suisse – 50 personnes par célébration. Plusieurs communautés de croyants, dont les catholiques, les réformés et la communauté juive, s’étaient émues dans des courriers communs de l’interdiction des cultes, et avaient entamé des démarches en commun pour obtenir leur rétablissement.

Le 6 mai 2021 la chambre constitutionnelle de la cour de justice de Genève a statué sur le fond et donné raison à la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X. La décision d’origine, est qualifiée “d’ingérence non justifiée” dans l’exercice des libertés publiques de culte. Les juges genevois constatent aussi que si les mesures sanitaires sont strictement appliquées et que leur respect est contrôlé par un service d’ordre, rien ne permet de justifier que la pratique du culte constituerait un danger en soi.

Le prieuré Saint-François de Sales de la FSSPX a commenté la décision dans un communiqué :

“Cette décision rend justice à la messe contre une décision politique arbitraire et irrespectueuse des droits fondamentaux des catholiques à leur pratique dominicale“.

L’Etat valide une liste communautariste musulmane en Auvergne-Rhône-Alpes

Déjà candidat en 2020 aux élections métropolitaines (2,68%), Farid Omeir, membre de l’Union des démocrates musulmans français mènera une liste communautarisme musulmane aux élections régionales en Auvergne-Rhône-Alpes :

Âgé de 34 ans (…)  Il dénonce des « projets de loi liberticides comme le projet de loi  sur le séparatisme ». Il explique : « Face à l’islamo-diversion En Marche dans notre pays, ces élections seront donc un moment d’expression décisive pour construire ensemble les changements indispensables au développement de nos territoires. Il est urgent de contrer les dérives identitaires actuelles qui détruisent, de l’intérieur, nos principes républicains pour nous attaquer enfin aux défis qui nous concernent tous ».

 

 

 

Nicolas Bay (RN) poursuivi en justice pour avoir dénoncé l’islamisation de la Normandie

A travers cette procédure en justice, c’est à nouveau la liberté d’expression qui est menacée en France. Nicolas Bay, député européen et tête de liste RN pour les régionales en Normandie, est poursuivi pour “incitation à la haine” après avoir commenté la vidéo d’une mosquée en construction à Guichainville près d’Évreux en ces termes:

Ce sont nos paysages normands qui sont défigurés, et l’Islam politique qui se propage partout en France et ici même en Normandie. Il faut mettre fin à cette dérive, il faut arrêter le communautarisme, quand on sait qu’il importe à la fois de la délinquance, de la criminalité, et du terrorisme comme on l’a vu avec l’assassin de Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine il y a quelques mois, originaire d’Évreux”

Il ne regrette rien :

 

Le gouvernement se substitue aux parents pour apprendre aux enfants à faire du vélo…avec l’argent du contribuable

Et nous qui pensions naïvement qu’apprendre aux enfants à faire du vélo relevait du rôle des parents. Barbara Pompili va-t-elle aussi prévoir des millions d’euros pour apprendre aux enfants à lacer leurs chaussures ? Gabegie financière avec l’argent des contribuables :

Pour former 800.000 jeunes français aux gestes essentiels pour la pratique du vélo, la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, a annoncé mercredi le déblocage de 21 millions d’euros pour son projet baptisé «génération vélo». Par un tweet enthousiaste, l’ex-députée LREM, en déplacement dans une école de Poissy avec son homologue des Sports Roxana Maracineanu, s’est réjouie de cette «mesure essentielle», qui permettra de «garantir l’accès à tous à une mobilité plus durable» (…)

«Les parents ne s’improvisent pas moniteurs de vélo», rétorque le président de la Fédération des usagers du vélo (FUB) (…) «Ce financement servira à former 1600 moniteurs, des services civiques et des bénévoles», explique Olivier Schneider, président de la Fédération des usagers du vélo (FUB) qui a plaidé activement pour la mise en place de ce programme scolaire dont il est principal opérateur. «En revanche, si nous offrons les premières séances pour lancer l’initiative, le coût des formations et le matériel et les infrastructures nécessaires tels que les vélos, les panneaux, le marquage au sol, reviennent ensuite à la charge des collectivités».

Quand on observe à quel point la selle de cette jeune fille sur la vidéo est mal réglée, on est content de financer ces “moniteurs de vélo”.

 

 

Le film sur Sainte Faustine sort sur 203 écrans

Saje voulait diffuser un docu-film polonais sur Sainte Faustine le 18 novembre dernier, puis après Pâques pour les fêtes de la Miséricorde. Finalement ce film, évoqué ici, sera jeudi à l’affiche de plus de 200 cinémas pour la réouverture des salles.

Il n’y a pour le moment que 3 séances uniques de programmées :

Les objectifs d’Action Ecologie pour préserver nos paysages et nos traditions

Suite à leur publication sur les éoliennes, nous avons interrogé le porte parole d’Action Ecologie :

Pouvez-vous présenter votre association ? Quelles actions en faveur de l’écologie comptez-vous mener : information, agit-prop, politique ?…

Action Ecologie a pour ambition de « valoriser une écologie respectueuses des libertés, des traditions et des paysages ». Nous avons créé cette association avec plusieurs jeunes il y a quelques mois déjà, et nous comptons aujourd’hui plus de 3000 adhérents (j’en profite pour les remercier), preuve de l’engouement des Français sur ces sujets-là. Nos objectifs sont au nombre de quatre :

  1. Dénoncer dans les médias les arnaques de l’écologisme,
  2. exiger des bilans d’efficacité sur chaque mesure prise au nom de l’écologie,
  3. diffuser auprès des décideurs politiques et privés des informations exclusives
  4. et enfin, faire pression sur les pouvoirs publics pour appliquer des propositions de bon sens.

Nous sommes à la fois un laboratoire d’idées puisque nous avons présenté une étude sur les éoliennes, que vous pouvez retrouver sur notre site internet, qui a été faite par un expert sur ces sujets. Mais nous sommes aussi un groupe d’action, puisque nous avons lancé une pétition le mois dernier pour demander à Emmanuel Macron d’arrêter tous les projets de parcs éoliens en France.

Notre objectif est simple, rassembler les Français de tous horizons soucieux de lutter pour la préservation de nos paysages et de nos traditions, en devenant la première association écologiste indépendante de tout parti politique et de tout financement public.

Vous venez de publier une étude sur les éoliennes, que nous avons mentionnée, dans laquelle vous écrivez que le développement de cette énergie dépend des aides publiques. Mais la production électrique vit depuis longtemps sous perfusion de l’argent public et les factures des consommateurs sont sous-évaluées. Et les désagréments des énergies pétrolières sur l’environnement sont également visibles. Alors en quoi l’éolien serait pire ? 

L’énergie éolienne est à la fois coûteuse, comme vous le soulignez, puisqu’elle représente un coût d’environ 2 milliards d’euros par an, soit près de la moitié du budget alloué au ministère de l’agriculture. Mais ce que nous dénonçons surtout, chez Action Ecologie, c’est son efficacité et son non sens écologique. Tout d’abord, les éoliennes sont inefficaces car elles ne fonctionnent en moyenne que 25 à 30% du temps pour une part très limitée dans le bouquet énergétique français. Mais cette énergie est aussi une arnaque écologique, car elle est extrêmement consommatrice de béton, assassine des milliers d’oiseaux par an et pour l’instant nous ne savons comment recycler les pales d’éoliennes. Si nous avons publié cette étude c,’est certes, pour montrer que les éoliennes sont un gouffre financier mais surtout car, chez Action Écologie,  nous souhaitons défendre nos paysages et nos traditions et ainsi souligner l’arnaque écologique que celles-ci représentent. 

Avez-vous des propositions pour améliorer notre “maison commune” ou vous contentez-vous de vous opposer aux idéologues ?

Nous voyons l’écologie comme la science qui améliore le cadre de vie quotidien des Français. Pour cela nous souhaitons nous opposer aux idéologues de l’écologie politique mais aussi proposer des solutions qui s’inscrivent au sein d’une écologie authentique et ancrée dans nos territoires. Nous sommes ainsi favorables à la protection de la biodiversité, au développement de zones naturelles pour les protéger du tourisme de masse mais nous souhaitons aussi limiter l’exploitation outrancière de la forêt, soutenir une agriculture raisonnée, favoriser les économies d’énergie dans les villes pour lutter contre le gaspillage d’argent public ou encore privilégier la production locale et les circuits courts contre les importations étrangères de masse .

L’Etat d’Israël a, depuis longtemps, abandonné le projet soutenu internationalement de deux Etats séparés 

De Bernard Antony :

Je viens de rouvrir mon petit livre-reportage, « Ce que j’ai vu en Terre Sainte » publié en 2011 peu après notre retour (nous étions cinq) de quelques journées de découverte, moitié pèlerinage, moitié d’intérêt civilisationnel et géopolitique.

J’écrivais ces phrases :

« Dans le tourbillon des sentiments, des perceptions, des réflexions qui se mêlent en moi, me vient bien sûr l’interrogation sur l’incroyable disproportion entre la minuscule réalité quantitative et l’immense valeur religieuse, idéologique et politique accordée à ce confetti de territoire. Car, plus que jamais, plus encore en ce XXème siècle qu’au Ier ou au Xème, il constitue un enjeu déterminant pour la paix du monde. Mais l’amorce qui peut déclencher une apocalyptique continuité d’explosions est-elle plus grande qu’un confetti ? Or, tous les ingrédients de la chimie humaine d’une première explosion semblent ici en place, dans le calme apparent pour le moment, mais que l’on sait si précaire, de la coexistence des trois religions. Alors, pour nous rassurer un peu, répétons la parole de Bainville : « Le pire n’est jamais sûr ».

Mais voilà qu’aujourd’hui, avec déjà deux cents morts et des milliers de blessés, majoritairement du côté palestinien mais aussi chez les Israéliens, la situation a déjà une fois encore évolué en pire en ce pays d’Israël-Palestine.

Ce sera bien nécessairement un des sujets majeurs de notre émission ce mercredi sur Radio Courtoisie, probablement en deuxième partie (de 19h30 à 21h).

Mais d’ores et déjà, voici quelques réflexions que je voudrais y développer.

  • D’abord en effet, le fascinant contraste qu’il y a entre le confetti de territoire qu’est la vieille ville de Jérusalem (moins d’un km2 !) et la résonance quasi planétaire que peut prendre l’enjeu disputé qu’elle constitue aujourd’hui comme hier.
  • Au delà, l’ensemble Israël-Gaza-Cisjordanie n’est aussi, territorialement et démographiquement, qu’une parcelle dérisoire des terres habitées.

Seulement voilà, ce sont les terres les plus chargées d’histoire qui soient, de significations religieuses, de rivalités civilisationnelles séculaires mais aussi, depuis peu, en proie à des tensions pour l’exploitation des gisements énergétiques marins aux confins des eaux territoriales d’Israël, du Liban et de Chypre.

  • L’embrasement actuel est parti, comme lors de précédentes « intifadas », de heurts sur l’esplanade des mosquées cette fois motivés par les possibilités offertes par la loi israélienne à des familles juives de récupérer à Jérusalem-Est des terrains qui leur appartenaient avant 1948 (date de la création de l’Etat d’Israël) mais qui n’étaient pas alors dans les frontières du nouvel Etat.
  • Ce qui est nouveau, c’est que de durs affrontements, marqués par des lynchages des deux côtés, ont eu lieu, à l’intérieur des frontières d’Israël, entre juifs israéliens et arabes israéliens (21% de la population).

Les murs qui ceinturent l’Etat hébreu, construits pour empêcher les pénétrations terroristes, ne mettent donc pas à l’abri de ces violences.

  • Depuis plusieurs années, deux principales composantes islamo-jihadistes ont pour objectif affiché l’anéantissement d’Israël :

–        Au sud, le Hamas, sunnite, tient le territoire de Gaza, encerclé mais non fermé par Israël dont dépendent en effet tous les approvisionnements. On comprend aisément pourquoi car l’Etat hébreu ne veut surtout pas occuper et administrer cette enclave surpeuplée et bouillon de culture terroriste.

–        Au Nord, le Hezbollah « libanais » (parti d’Allah), chiite, dirigé par l’Iran mais, simultanément, parti largement au pouvoir au Liban et plus qu’une milice, une véritable armée qui fut pour Israël, en 2007, très difficile à vaincre.

  • Le danger pour Israël aurait été celui d’une agression simultanée du Hamas et du Hezbollah. Or ce dernier est de plus en plus « fixé » en Syrie où il a d’ailleurs été très efficace dans la défense du régime mais au prix de lourdes pertes. Pour l’heure, Israël va en finir, au moins pour quelque temps, avec le Hamas.

Mais la trêve probable qui va s’ensuivre ne sera sans doute pas la paix.

  • On ne peut certes que se désoler devant le nombre considérable des morts et des blessés à Gaza dont des dizaines d’enfants.

Mais la responsabilité directe de cette tragédie incombe au Hamas. Comment oublierait-on d’ailleurs l’accablante continuité terroriste qui depuis des dizaines d’années a marqué la cause palestinienne frappant d’ailleurs rarement l’armée israélienne mais aussi les civils israéliens et toutes les autres victimes par centaines de ses attentats dans différents pays ?

Comment oublier encore qu’accueillis généreusement au Liban les Palestiniens sécrétaient très vite parmi eux les milices terroristes de l’O.L.P de Yasser Arafat ayant pour objectif de s’emparer du pays, perpétrant les massacres de Damour et du Chouf ?

  • On ne saurait oublier que l’armée israélienne vint alors à la rescousse de la résistance chrétienne libanaise menée par le grand Bachir Gemayel face aux palestiniens et face à la Syrie.
  • Hélas, nous avons été très peinés et ne l’avons pas caché, sur ce blog ou sur Radio Courtoisie, d’apprendre que le gouvernement israélien avait vendu à l’Azerbaïdjan islamiste les drones utilisés par son armée pour bombarder massivement les Arméniens du Haut Karabakh et entraîner ainsi d’atroces massacres de nos frères chrétiens de ce pays. Nos amis juifs nous ont alors témoigné de leur partage d’indignation.
  • La démographie détermine en grande partie l’avenir d’Israël et des populations palestiniennes.

En voici les chiffres essentiels :

Population totale d’Israël : 9,3 millions d’habitants

dont 7 millions de Juifs, soit 74%

1,9 million d’arabes, soit 21% parmi lesquels environ deux cent mille chrétiens.

-Population palestinienne en Cisjordanie : 3,1 millions

Parmi lesquels plusieurs dizaines de milliers de colons juifs comptabilisés dans la population israélienne.

Population palestinienne de Gaza : 2 millions (à 99,9% musulmane)

Un constat fondamental :

L’ensemble de la population palestinienne sous contrôle israélien est de 7 millions, soit autant que la population juive.

Il faut mentionner encore qu’il y a environ 3 millions de Palestiniens en Jordanie et entre 174000 et 400 000 au Liban selon les recensements de l’Etat ou de l’ONU.

Enfin avant la guerre en Syrie, le nombre de palestiniens réfugiés était de l’ordre de six cent mille.

Conclusion

-L’Etat d’Israël a d’évidence, depuis longtemps, abandonné le projet soutenu internationalement de deux Etats séparés : un état juif et un état arabe.

C’est le projet qu’appuyait aussi, quand elle était au gouvernement, la gauche israélienne (avec Rabbin assassiné).

-Les israéliens vont-ils alors explicitement préférer la solution d’un seul Etat gouvernant donc une population moitié juive moitié arabe ? Selon quels contours administratifs, selon quels projets de coexistence, selon quels pouvoirs respectifs ?

Sans doute pas selon le modèle sud-africain de jadis, l’apartheid.

Mais alors, comment ces deux peuples imbriqués et qui ne s’aiment pas vont-ils élaborer un avenir commun dans la paix ?

Eric Zemmour : «Darmanin manifeste contre sa propre inaction»

Dimitri Pavlenko s’inquiète de la dépendance alimentaire de la France.

Eric Zemmour évoque la grogne des policiers (en attendant celle des préfets et des gardiens de prison) :

“La présence de Darmanin à la Marche des policiers est grotesque. Les policiers manifestent contre son impuissance, contre la justice laxiste et son collègue Dupond-Moretti”

C’est arrivé un 18 mai…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 18 mai 526 : le pape saint Jean Ier meurt en prison à Ravenne.

Saint Jean Ier, né en Toscane vers 470, est pape du 15 août 523 à sa mort, le 18 mai 526. Il est considéré comme un martyr et est fêté le 18 mai. L’empereur ostrogoth arien Théodoric le Grand l’envoie, contre son gré, à Byzance pour qu’il tente de faire adoucir un édit de l’empereur Justinien contre l’arianisme. C’est le premier pape reçu à Constantinople. L’accueil est chaleureux, mais son ambassade est un échec. À son retour à Rome, Jean est arrêté par Théodoric qui le laisse mourir de faim en prison à Ravenne où il meurt.

  • le 18 mai 1012 : Benoît VIII est élu pape.
  • le 18 mai 1291 : le maître du Temple, Guillaume de Beaujeu, meurt en plein combat en défendant les remparts d’Acre contre les assauts de Marek-el-Ashraf.

21ème maître de l’Ordre du Temple, alors que le sultan d’Égypte Khalil al-Ashraf met le siège devant Saint Jean d’Acre, Guillaume de Beaujeu tombe sous les remparts de la ville, blessé par une flèche. L’histoire raconte que se retirant vers les lignes arrières, il est apostrophé par un templier à qui il aurait répondu : « je ne m’enfuis pas, je suis mort ».

  • le 18 mai 1302 : les “Matines de Bruges”.

En janvier 1300, l’armée française entre en Flandre. Le comte de Flandre, Guy de Dampierre, et ses fils sont arrêtés et incarcérés en France pendant que Philippe le Bel confie l’administration du comté au très maladroit et malchanceux Jacques de Châtillon. Les artisans de Bruges se rebellent contre les échevins de la ville qui leur imposent des impôts exorbitants. Dans la nuit du 17 au 18 mai 1302, une centaine de soldats français sont égorgés dans leur sommeil par les brugeois.

Philippe le Bel ne peut pardonner ces Matines de Bruges. La plupart des villes de Flandre rejoignent, au cours du printemps 1302, le camp de la rébellion et obligent les troupes françaises à se replier. Dans le donjon de Courtrai, une modeste garnison s’est retranchée en espérant l’arrivée de renforts. Début juillet, une imposante armée flamande, augmentée de mercenaires aguerris, se rassemble dans la plaine voisine. Entre-temps, Philippe le Bel a convoqué son ost et en a confié le commandement au neveu de Saint Louis, Robert d’Artois… voir les chroniques du 11 juillet et du 18 août.

  • le 18 mai 1643 : premier lit de justice de Louis XIV, Anne d’Autriche devient régente de France.

Sitôt la mort de Louis XIII, le 14 mai 1643, la reine Anne d’Autriche quitte Saint Germain en Laye pour Paris. L’important, pour elle, est de remettre le royaume intact à son fils aîné, le jeune Louis XIV à sa majorité. Encore doit-elle récupérer pleinement la régence.

Anne d’Autriche, ayant négocié avec le duc Gaston d’Orléans, frère de Louis XIII, et le prince Henri II de Condé, se rend au Parlement, le 18 mai, où par lit de justice, le jeune Louis XIV fait casser le testament du feu Roi. Le testament de Louis XIII, qui instituait un “conseil souverain de régence” avait pourtant enregistré unanimement quatre semaines plus tôt. Il est officiellement cassé et il est décidé de confier :

“l’administration libre, absolue et entière des affaires du royaume à la régente pendant la minorité du Roi”, avec “pouvoir à la dite dame de faire choix de personnes de probité et expérience, en tel nombre qu’elle jugera à propos pour délibérer aux conseils […], sans que néanmoins elle soit obligée de suivre la pluralité des voix”.

  • 18 mai 1751 : l’encyclique Providas romanorum de Benoit XIV, qui confirme celle de Clément XII condamnant la Franc maçonnerie.

« Nous voulons qu’elle ait force et efficacité toujours. » Outre le secret, est condamné le relativisme qui met l’erreur et la Vérité sur le même plan.

L’excommunication est renforcée. Le pape considère en effet que les loges maçonniques mettent en péril le catholicisme, en rejetant la Vérité, en cultivant le secret et en répandant dans la société toutes les erreurs philosophiques, morales et politiques de l’histoire de l’humanité.

  • le 18 mai 1756 : George II de Grande-Bretagne déclare officiellement la guerre à la France.

L’année 1755 est marquée par de nombreuses agressions anglaises. L’Angleterre prend ainsi l’initiative des hostilités, en capturant deux vaisseaux français et des dizaines de bateaux de pêche et de commerce, au large de Terre-Neuve. Le 8 juillet a lieu la «rafle » de quelque trois cents navires français dans l’Atlantique Nord, qui provoque la rupture des relations diplomatiques. Dans l’été encore, le général Braddock, envoyé contre Fort Duquesne, l’actuelle ville de Pittsburg, en Pennsylvanie, est battu par les Français. De juillet à décembre, les Anglais expulsent d’Acadie tous les habitants d’origine française. Cette déportation de près de 10 000 personnes entre dans l’Histoire sous le nom de “Grand Dérangement”. Le 21 décembre, seulement, Louis XV adresse un ultimatum au roi d’Angleterre George II ; il est rejeté le 13 janvier 1756. Trois jours plus tard, Frédéric II de Prusse conclut avec l’Angleterre le traité de neutralité de Westminster. La France se tourne alors vers l’Autriche, ce qui aboutit au traité de Versailles du 1er mai 1756. C’est un renversement complet des alliances. En mai, Montcalm arrive au Canada, il s’empare d’Oswego, dans la vallée de l’Ohio.

En avril, les Français débarquent à Minorque Le 6 mai a lieu la victoire navale de Richelieu et de La Galissonnière sur l’amiral Byng à Minorque et la prise du Port Mahon. Le 18 mai l’Angleterre déclare la guerre à la France, qui lui déclare la guerre à son tour, le 9 juin.

  • le 18 mai 1794 : les colonnes infernales sont au Loroux.

La colonne Dusirat met la main sur deux milles barriques, elle tue et brûle tout ce qui lui tombe sous la main.

  • le 18 mai 1794 encore : bataille de Tourcoing.

Les Français écrasent les Anglais.

  • le 18 mai 1799 : décès de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, écrivain français à l’âge de 67 ans

Il est l’auteur du “Le Barbier de Séville” et “Le Mariage de Figaro“. À son époque, il s’est fait une réputation d’aventurier sans scrupules.

Il a été agent secret du Roi de France pour s’emparer de documents secrets à Londres. Il s’est fait l’avocat d’une intervention française dans la guerre d’indépendance des États-Unis d’Amérique. Le 10 juin 1776, le secrétaire d’État aux affaires étrangères lui confie une somme importante pour soutenir secrètement les Américains. Il meurt à Paris d’apoplexie: un accident vasculaire cérébral.

  • le 18 mai 1804 : constitution de l’An XII établissant le premier Empire.

Napoléon Ier reçoit à St-Cloud le Sénat qui vient en corps lui notifier son vote pour l’Empire. Il nomme aussitôt ses frères Joseph “Grand Electeur” et Louis “Connétable”, Cambacérès “Archichancelier”, Lebrun “Architrésorier” et Ségur “Grand Maitre des Cérémonies”. L’application est immédiate, à la demande de Cambacérès, sans attendre les résultats du vote populaire prévu sur le gouvernement héréditaire. Le Premier Empire s’achève en avril 1814, abdication de Napoléon et départ pour l’île d’Elbe.

  • le 18 mai 1824 : La Thétis de Bougainville arrive à l’île Bourbon où elle retrouve l’Espérance venant de Rio.

La mission de ce voyage est d’établir des relations diplomatiques avec l’Indochine et de faire des observations géographiques.

  • le 18 mai 1880 : décès de Louis-Édouard Pie, cardinal français, évêque de Poitiers.

Louis-Edouard Pie meurt le 18 mai 1880 à Angoulême, où il venait prêcher. Ordonné prêtre en 1839, évêque de Poitiers en 1849, puis cardinal de Sainte-Marie-des-Victoires, un an avant sa mort, en 1879. Il refuse l’archevêché de Lyon, considérant que ce n’était pas pour lui. Louis-Edouard Pie est l’un des principaux chefs ultramontains du XIXe siècle, défendant la primauté spirituelle et juridictionnelle du pape sur le pouvoir politique, en opposition au gallicanisme.

Le 3 janvier 1859, Garibaldi, au service de Victor-Emmanuel, entre en lutte contre l’Autriche et le Vatican. Monseigneur demande 1859 un nouvel entretien avec l’empereur, pénétré qu’il est, selon ses propres mots, du péril de l’Église et de la société. L’audience est accordée pour le 15 mars. Elle dure une heure pendant laquelle l’évêque annone prophétiquement au chef de l’État la fin de son règne : « Si ce n’est pas l’heure pour Jésus-Christ de régner, l’heure n’est pas non plus venue pour les gouvernements de durer ! »

Rome en remerciement pour son grand travail en France et au cours du concile Vatican I l’élève le 29 janvier 1879 à la dignité de Cardinal, C’est en effet à lui, entre autres, que l’on doit la proclamation de l’Infaillibilité pontificale.

  • le 18 mai 1900 : Paul Villard démontre l’existence des rayons gamma.

C’est à la Société française de physique que Villard démontre que le radium émet des rayons “non déviables” mais très pénétrants, les rayons gamma. Mais sa découverte n’est pas reconnue.

  • le 18 mai 1920 : naissance de Karol Wojtyła, le pape Jean-Paul II.

Voir la chronique du 2 avril.

Karol Józef Wojtyla, est un prêtre polonais élu pape le 16 octobre 1978, à l’âge de 58 ans. Il prend le nom de Jean-Paul II. Son pontificat dure plus de 26 ans et est marqué par la mise en place des journées mondiales de la jeunesse qui réunissent des millions de jeunes. Il est le premier pape slave de l’histoire et le premier non italien depuis Adrien VI en 1522. Son pontificat est un des plus longs de l’histoire de la papauté. Seuls Saint Pierre et Pie IX régnèrent plus longtemps. Il est canonisé par le pape François 1er le 27 avril 2014.

  • le 18 mai 1968 : De Gaulle déclare à ses ministres en arrivant à Orly :

“La récréation est terminée”.

  • le 18 mai 1986 : le PAN (porte avions nucléaire) Richelieu est rebaptisé Charles-De-Gaulle.
  • le 18 mai 2001: le directeur de la Congrégation pour la doctrine, Ratzinger, envoie aux évêques la lettre “De delictis gravioribus”

Elle précise la nature des délits soumis à sa compétence : il stipule que les cas d’abus sur des mineurs sont soumis au secret pontifical.

  • le 18 mai 2010 : le film “Des hommes et des dieux” de Beauvois est présenté au Festival de Cannes 2010 et reçoit le Grand prix du jury le 24 mai.

Le film raconte l’assassinat des 7 moines de Tibérine en Algérie. La justice française enquête sur ce crime malgré les obstacles institutionnels du gouvernement local.

Un franc-maçon pro-euthanasie et pro-PMA à la tête du CESE

En juillet 2019, Thierry Beaudet, président de la Mutualité Française, avait écrit une tribune dans Libération pour réclamer l’extension de la PMA (et intégralement remboursée, il n’y a pas de petits profits pour les mutuelles), et en 2020, dans le JDD, il avait soutenu l’euthanasie.

Seul candidat à la succession de Patrick Bernasconi, cet ancien instituteur a été élu, mardi 18 mai, président du CESE, le Conseil économique, social et environnemental (CESE). Militant de l’UNSA (Union nationale des syndicats autonomes), Thierry Beaudet a intégré la Mutuelle générale de l’éducation nationale (MGEN) qu’il préside à partir de 2009. Sept ans plus tard, c’est la Mutualité française qu’il dirige. Présenté comme « un homme de réseaux », Thierry Beaudet a le profil du parfait franc-maçon, qu’il est selon Le Monde. Responsable de la Fédération des œuvres laïques, son profil “humaniste”, adepte de la culture de mort, en faisait le candidat idéal.

Ils veulent interdire les “thérapies de conversion” qui n’existent pas mais surtout pas celles visant le changement de sexe

Dans la proposition de loiinterdisant les pratiques visant à modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne“, déposée par le député LREM Laurence Vanceunebrock, on lit :

“Ces pratiques, comportements ou propos ne comprennent pas ceux visant le changement de sexe ou tout service qui s’y rapporte”.

Or les idéologues du gender font la promotion du changement de sexe, des bloqueurs de puberté, de la prise intensive d’hormone… Il est permis de changer de sexe quand c’est contre-nature, mais il est interdit de revenir en arrière. Ces idéologues agissent comme les sectes, où l’on ne peut plus sortir.

Dans le même genre de délire, la proposition de loi du député LREM Marie-Pierre Rixain “visant à accélérer l’égalité économique et professionnelle“, la Commission des Affaires sociales de l’Assemblée a adopté un texte après l’article 4 bis, destiné à modifier l’article L. 213‑2 du code de l’action sociale et des familles : après le mot : « famille », sont insérés les mots : « , de la lutte contre les stéréotypes de genre ». De quoi s’agit-il ? Explication :

Plusieurs études montrent que les stéréotypes de genre sont transmis par les parents dès la vie intra-utérine. Ces études ont démontré que les parents s’adressaient différemment à l’enfant à naître ou apposaient leurs mains différemment sur le ventre de la mère selon qu’il s’agissait d’un enfant de sexe masculin ou féminin. Bien qu’il s’agisse de réflexes de la part des parents, il importe de les sensibiliser à la question de la lutte contre les stéréotypes de genre dès la grossesse ainsi que durant les premiers mois de la vie de l’enfant un fois celui-ci né. Le présent amendement vise par conséquent à compléter le code de l’action sociale et des familles qui comporte un volet sur l’éducation et le conseil familial au chapitre III du Titre 1er du Livre II.

Dans cette même chronique de cinglés du gender, on apprend que la compagnie ferroviaire LNER (London North East Railway) s’est excusée après qu’un conducteur de train a osé dire « Bon après-midi mesdames et messieurs ». Le conducteur a été dénoncé par une « personne non-binaire » qui se trouvait ainsi discriminée. LNER a remercié cette personne d’avoir dénoncé le conducteur, et a promis de veiller à ce que les agents soient tous impeccablement « inclusifs ».

La CEDH valide le refus de reconnaître la filiation d’un enfant acheté via une GPA

La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) avait été saisie par deux femmes islandaises “mariées”, «parents d’intention» d’un garçon acheté et né par gestation pour autrui aux États-Unis. Les deux femmes avaient demandé l’inscription à l’état civil islandais du garçon comme leur fils, et comme citoyen islandais. Si l’enfant avait bien obtenu la nationalité islandaise, les deux femmes, n’ayant pas de lien biologique avec lui, n’avaient pas été enregistrées comme ses parents. L’enfant avait fait l’objet d’une mesure de placement en «accueil familial» auprès des femmes. Celles-ci avaient également pu entamer une démarche d’adoption, interrompue lorsqu’elles avaient divorcé.

Saisie de ce dossier, la CEDH a jugé qu’il n’y a pas eu de violation du droit au respect de la vie privée et familiale, garanti par la Convention européenne des droits de l’Homme. Selon la jurisprudence de la CEDH, la reconnaissance du lien de filiation entre un enfant et sa mère d’intention ne s’impose pas aux 47 Etats membres du Conseil de l’Europe.

La région Ile-de-France n’a jamais fait autant pour les associations LGBT ou le Planning familial que sous Valérie Pécresse

La tête de liste de La République en marche Laurent Saint-Martin a attaqué Valérie Pécresse sur son soutien au mouvement pro-famille :

« Valérie Pécresse avait proposé de démarier des couples homosexuels, elle a participé à la Manif pour tous, elle a gouverné pendant cinq ans avec Sens Commun, elle fait un lien entre immigration et terrorisme. Je ne me reconnais pas dans cette droite conservatrice. »

Pierre Liscia, proche de Valérie Pécresse, a écarté ces critiques avec cette perle qui est un bon résumé du mandat de la présidente sortante :

« C’est de la caricature. Il s’agit de vieilles polémiques qui remontent à bientôt dix ans. Valérie a levé toute ambiguïté sur ces sujets. Qui peut croire aujourd’hui qu’elle est homophobe ou anti-avortement, alors que la région n’a jamais fait autant pour les associations LGBT ou le Planning familial ? »

Mais alors, qu’est-ce qui la distingue de LREM ? Depuis son entrée en campagne, Valérie Pécresse tente de séduire les macronistes. Elle n’a pas voulu reprendre sur sa liste des élus ayant de solides convictions comme Nicolas Tardy-Joubert (élu de Via et président de la Marche pour la vie) ni Caroline Carmantrand, Maire adjointe d’Asnières-sur-Seine à la famille et à la petite enfance et Conseillère régionale, ou encore Laurence Trochu, Présidente du Mouvement Conservateur. Valérie Pécresse a préféré faire figurer sur sa liste des soutiens de la majorité présidentielle, comme le maire du 9e arrondissement de Paris Delphine Bürkli, proche d’Edouard Philippe, plusieurs élus d’Agir comme Daniel-Georges Courtois, du MoDem et des UDI (Mustapha Saadi et Eric Schahl), ou encore Catherine Michaud, présidente de GayLib, numéro 10 sur sa liste.

Avec l’alliance de Renaud Muselier avec LREM en PACA, les électeurs LR se sentent de plus en plus orphelins. Comme l’écrit François Martin, membre fondateur du Fonds de Recherche Amitié Politique, dans VA :

Bien qu’il s’en défende, ce parti révèle aujourd’hui, sous la pression grandissante des urnes, son vrai visage : celui d’un groupe d’invertébrés, qui n’ont d’opposants que le nom, qui sont prêts à se vendre au premier offrant, et qui sont de fait déjà vendus au pouvoir en place. Toute honte bue, leurs oripeaux « d’opposition » tombent, et leurs habits LREM sont déjà visibles en-dessous.

Mais cette gauchisation touche aussi le RN :

De l’autre côté de la mer de la « droite hors les murs », au RN, le mouvement est le même, porté par une cause différente. Au lieu d’aller chercher, à près d’un an d’une échéance cruciale, des soutiens auprès des bourgeoisies conservatrices, essentiellement catholiques, dont elle ne pourra se passer si elle parvient au pouvoir, ni même pour le conquérir, il semble bien que Marine Le Pen, poussée par le petit cénacle fermé qui la conseille et qui, de fait, la gouverne, fasse le contraire : purger son parti des critiques possibles de sa ligne, se débarrasser de tous ceux qui pourraient, le moment venu, lui ouvrir des portes.

Alors que « l’Appel des Généraux » montre un fort soutien du peuple français, on cherche un politique :

Aujourd’hui, c’est clair, les électeurs conservateurs sont orphelins, et leurs élus, chassés de toutes parts, se cherchent une nouvelle maison, une maison qui ne demande qu’à être construite. A condition d’être eux-mêmes, et d’avoir foi en leur doctrine, l’avenir leur appartient, sans aucun doute. 

[…] Lors de la prochaine présidentielle, il en sera de même : impossible de masquer les enjeux nationaux, sécuritaires, le patriotisme, l’immigration, l’islam politique et séparatiste, la culture, l’Histoire, l’Europe, l’Éducation, le laïcisme pro-républicain et anti-France, les indigénistes, les lobbies féministes et LGBT, la PMA et la GPA, la fracture sociale, les Gilets Jaunes, l’écologie radicale, la censure médiatique, les petits arrangements des puissants, l’incompétence administrative, le naufrage de la justice, les « caveat » très nets de l’armée et de la police, le déni de démocratie, etc.

Tous ces thèmes dont il ne faut pas parler, qu’il ne cesse de répéter à longueur d’année, et dont l’Appel des Généraux a si opportunément rappelé l’essentiel, personne ne pourra éviter qu’on en parle, encore et encore. […]

Fuite terrorisée des vieux LR soviétoïdes vers un pouvoir décomposé et finissant, « autisme » politique du RN, électeurs conservateurs orphelins, droite nationale en plein essor, armée et même police qui se positionnent politiquement, opinion totalement en phase, catalyseur zemmourien, la recomposition de la droite a commencé, incontestablement. Plus vite ce processus se poursuivra, plus vite la France disposera de l’alternance dont elle a tant besoin, celle qui répond aux aspirations profondes des français.

Quand TF1 rachète M6, Le Monde s’inquiète de… Cnews

Le Monde voit CNews comme FoxNews et s’inquiète de la “banalisation” du populisme, comme FoxNews l’a fait pour Donald Trump…

[…] Avec sa parole prétendument décomplexée, ses clashs et ses commentaires à l’emporte-pièce, CNews ne cesse de gagner du terrain. Entre le 3 et le 12 mai, elle a dépassé l’audience de BFM à quatre reprises. Un couronnement pour la chaîne de Vivendi, et son principal actionnaire, Vincent Bolloré.

Sa trajectoire rappelle celle de Fox News aux Etats-Unis. Quand il crée sa chaîne en 1996, Rupert Murdoch a l’ambition d’en faire un CNN de droite, un créneau laissé en jachère par les chaînes de télévision. Cinq ans après sa naissance, au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, le nouveau canal d’informations dépasse CNN.

« Les conservateurs, qui se sentaient opprimés sous Bill Clinton, ont trouvé dans Fox News un repaire où amplifier leur colère », analyse Alexis Pichard, auteur de Trump et les médias. L’illusion d’une guerre ? (VA Press, 2020). Pour lui, la chaîne a servi à « mettre en culture l’électorat de Donald Trump », élu en 2016.

« C’est de moins en moins une chaîne d’information », analyse Philippe Riutort, sociologue, spécialisé en communication politique. L’antenne a exploité ad nauseam la deuxième tribune anonyme supposément signée par les militaires d’active, alors même que Le Figaro, quotidien classé à droite, n’y consacrait qu’un bas de page tout en distance, pointant un « malaise au sein des armées ». « J’y reconnais des propos que, moi, je tiens. Il y a des phrases fantastiques ! », s’est réjoui, lundi 10 mai au soir, Eric Zemmour, polémiste réactionnaire, et phare de l’antenne.

Pascal Praud, qui connaît des succès d’audience avec son émission « L’heure des pros », saute sur toutes les occasions pour conspuer la supposée « bien-pensance » de gauche. […]

Et Le Monde s’interroge, à l’heure où le mastodonte TF1, qui fait la pluie et le beau temps de la pensée unique, vient de racheter M6 :

Quel rôle CNews tiendra-t-elle dans l’élection présidentielle de 2022 ? Difficile de mesurer l’impact d’une chaîne de télévision sur un scrutin. En 2005, alors que les médias prônaient le oui au référendum sur l’Europe, le non l’emportait dans les urnes. En attendant, CNews banalise les idées de l’extrême droite et les discours populistes en leur apposant un tampon « vu à la télé », encore gage de crédibilité. […]

Et quel rôle tiendront TF1 et M6 dans l’élection de 2022 ?

Chronique des cinglés : des “trans-identitaires de genre” dans les compétitions de rugby

Message de Serge Simon, Vice-président de la Fédération Française de Rugby, aux joueurs licenciés :

[…] la FFR a demandé à la Commission anti-discriminations et égalité de traitement (CADET) de travailler sur une proposition règlementaire pour que l’inclusion des trans-identitaires de genre dans les compétitions de la FFR se fasse équitablement et sans risque.

Ainsi sur proposition de la CADET et afin d’assurer un parfait équilibre civil et sportif, l’inclusion des trans-identitaires de genre dans les compétitions officielles se fera sous deux conditions :

  • Une reconnaissance administrative dans leur nouveau sexe par l’autorité civile
  • Un traitement hormonal de 12 mois minimum.

Pleinement conscient de la douleur de tous ceux qui se sentent laissés pour compte dans le sport, la FFR s’est appuyée sur la commission fédérale CADET afin d’amorcer un véritable changement pour l’intégration totale et sans condition de la communauté LGBT+ dans le rugby.  Considérant qu’il était temps que la pratique du rugby soit en cohérence avec la vie que l’on a choisie, et non celle qui nous a été assignée, la FFR a décidé que les trans-identitaires, transsexuels et transgenres puissent participer à toutes ses compétitions officielles. […]

Dans un rapport scandaleux, l’UNICEF doute de la nocivité de la pornographie pour les enfants

Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) est une agence de l’Organisation des Nations Unies (ONU) consacrée à l’amélioration et à la promotion de la condition des enfants. C-Fam, le Center for Family and Human Rights, a mis en lumière un rapport publié par l’UNICEF. La problématique générale de ce rapport cherche à « apprécier les droits de l’enfant dans un environnement numérique ».

La section qui traite de la pornographie comporte des propositions proprement scandaleuses :

« Le terme “pornographie” a de nombreuses définitions juridiques dans différentes juridictions, de sorte qu’il n’est pas toujours évident d’utiliser des définitions cohérentes dans la littérature ».

« Les médias numériques d’éducation sexuelle les mieux classés dans le monde entier et auxquels les enfants ont accès (…) peuvent être classés comme “pornographie” dans certains contextes : s’ils étaient soumis à des restrictions d’âge, cela pourrait priver les enfants de l’accès à des supports d’éducation sexuelle essentiels. »

Si de pareils contenus peuvent être ainsi classés, il est difficile de concevoir comment les enfants pourraient en être « privés ». Mais le pire est à venir.

Le texte voudrait faire croire que l’exposition des enfants à ces contenus abominables n’est pas vraiment dangereux :

« Plusieurs types de risques et de préjudices ont été associés à l’exposition des enfants à la pornographie, mais il n’existe pas de consensus sur le degré de nocivité de la pornographie pour les enfants. »

« Les preuves sont contradictoires et il n’existe actuellement aucun accord universel sur la nature et l’étendue du préjudice causé aux enfants par la visualisation de contenus classés comme pornographiques. »

Le rapport n’est plus accessible sur le site de l’UNICEF, mais il peut être trouvé sur le site C-Fam (en anglais).

Fin du cycle de Mai 68 et retour du besoin d’ordre public

Face au délitement de la France, le Père Danziec appelle, dans Valeurs Actuelles, à redécouvrir les fondements de la Cité :

Certaines revanches exhalent un parfum de victoire. Lorsque Patrick Buisson affirme face à Apolline de Malherbe que la Tribune des Généraux signe la mort des idéaux de Mai 68, il y a de quoi jubiler. Quand on porte en bandoulière l’amour de son pays, et celui de la civilisation chrétienne qui l’a fait naître, quelle revanche ! Oui, quelle revanche pour tous ceux qui se sont vus calomniés, discrédités et rejetés au motif qu’ils se refusaient à hisser le drapeau rouge comme tout le monde. Quelle revanche lorsque les faits vous donnent raison, aujourd’hui, après avoir épinglé, hier, dès leurs origines, les lubies de la matrice marxiste. Selon l’artisan du virage à droite de Sarkozy en 2007, le texte des militaires

« est un événement considérable, et sidérant le sondage qui a suivi [58% des Français d’accord avec le fond du texte ; 49% des sondés favorables à une intervention de l’armée, même en dehors de toute consigne gouvernementale]. Cette tribune, et la réaction à cette tribune, marquent la fin d’un cycle, le cycle de Mai 68. On a enterré Cohn-Bendit la semaine dernière. Personne ne s’en est aperçu, mais on l’a enterré. »

Le mouvement dextrogyre est-il cependant véritablement arrivé à cet aboutissement heureux ? Il n’est pas interdit de laisser Patrick Buisson nous en convaincre.

« Quand Syracuse est prise, Archimède est égorgé et tant pis pour le théorème »

Il faut dire que l’actualité récente offre une série noire sachant pianoter sur la gamme qui va de l’ensauvagement au terrorisme en passant par le délitement de la justice. Violences et tirs de mortier dans le XIXe arrondissement à Paris. Assassinat du policier Éric Masson en fin d’après-midi à Avignon. Egorgement d’une fonctionnaire à Rambouillet au cri d’Allah Akbar. Mère de famille brûlée vive en pleine rue à Mérignac par Mounir B., mari multirécidiviste. Devant un tel chaos, on mesure combien le logiciel de Mai 68 se trouve dans l’incapacité d’offrir des solutions. Pire, on distingue mieux encore combien cette révolte anti autoritaire, révolte contre le père et les repères, a pu conduire inexorablement la société aux graves difficultés actuelles. Aux dires de Simone Weil dans son ouvrage L’Enracinement, « le premier besoin de l’âme humaine, c’est celui de l’ordre ». Si nous devions nous persuader d’une telle vérité, il n’y aurait qu’à contempler l’aspiration profonde des français face à la décomposition : le retour d’une authentique discipline sociale conjointe à une autorité, légitime et exemplaire.

Cette aspiration à l’ordre relève non seulement du besoin, mais aussi du nécessaire. Parce que le social, par nature, contient toujours une part de décevant, l’ordre est nécessaire pour édifier ces fameux “espaces de paix et de sociabilité” selon l’expression charmante de l’historien Pierre Chaunu. La manière d’organiser la Cité ne consiste donc pas tant à bâtir le Paradis sur terre mais plutôt à travailler à ce que l’enfer déborde le moins possible. La Cité représente le terrain de jeu du moindre mal. Elle est, dans la pensée d’Aristote, l’horizon indépassable de la vie des hommes. Urbanité. Civilité. Politesse. On remarquera l’origine frappante de ces termes qui expriment une tendresse particulière. Cette tendresse des hommes entre eux, ce respect, cette discipline, cette éducation prennent racine au sein d’un univers protecteur que dessine l’urbs, la Cité, la polis. Telle est la condition humaine : pour se conserver, s’élever et se sublimer, les hommes ont besoin du secours mutuel les uns des autres. A cet égard, il ne fait aucun doute que la société compte pour la personne humaine parmi les trésors les plus précieux. Que de bienfaits matériels, moraux, culturels, éclos dans le berceau que forme la Cité, permettent l’épanouissement plénier de ses membres. Charles Maurras, avec la précision de l’analyste, observait ainsi :

« Si les saints peuvent prier en paix et les sages travailler avec fruit, c’est que l’épée guerrière, menée par le sceptre des rois, a déterminé autour d’eux la zone où ces occupations sublimes restent possibles. Quand Syracuse est prise, Archimède est égorgé et tant pis pour le théorème. »

Délitement de la Cité en présentiel, transmission du savoir en distanciel

L’ensauvagement témoigne, hélas avec force, d’une Cité dont les fondements se trouvent mis à l’envers. La vie théorétique, si chère aux philosophes grecs, est prise en sandwich, jusqu’à l’étouffement, entre “le pain et les jeux”. Comment favoriser la vie de l’esprit quand la jeunesse assiste en présentiel au délitement de la Cité et en distanciel à la transmission de son savoir ? Car de quel renversement parlons-nous ? Les zones de non droit n’en finissent plus de se reproduire. La violence remplace la force, l’arbitraire se substitue à la justice, les caïds font office de responsables. Comme remèdes à ce déclin, les conditions essentielles définies par Ernest Renan pour constituer un peuple n’ont pas la priorité. Au lieu de rappeler « nos gloires communes dans le passé » et d’affermir « une volonté commune dans le présent », les héritiers de 68 font le choix de déconstruire l’Histoire et de monnayer la tranquillité sociale au prix d’une vision aseptisée des rapports humains, le “vivre-ensemble”.

Il y a un peu plus de cinquante ans, le pape Pie XII rappelait que de la forme donnée à la société conforme ou non à l’Evangile, dépend et découle le bien ou le mal des âmes et des hommes. Partant de là, il insistait sur ce sentiment de responsabilité collective de tous pour tous qui incombe aux hommes de bonne volonté, et aux chrétiens en particulier. S’investir dans la Cité, travailler au Bien Commun, ce n’est pas seulement lutter contre la médiocrité générale des conditions publiques. C’est aussi prendre conscience que nous sommes des débiteurs insolvables. Depuis la parabole de l’enfant prodigue, on aurait compris qu’un héritage, cela ne se dilapide pas.

La piété filiale, remède contre la barbarie

Jean Ousset, dans son essai Les fondements de la Cité (DMM), s’est attaché à présenter les repères politiques solides sur lesquels peuvent s’appuyer ceux qui ont la noble tâche de l’organisation de la société. Déjà, l’auteur prévenait :

« Quelle déchéance menacerait les personnes des générations à venir si, dans la patrie, une tradition d’égoïsme, de lâcheté, de veulerie, de couardise, d’esprit de jouissance immédiate, venait à s’établir, au mépris du culte que l’on doit à la mémoire de ceux qui moururent pour la Cité. »

Cette piété filiale fonde au premier chef nos rapports humains en société et garantit l’intégration plénière de ceux qui s’y agrègent. Pourvu seulement qu’ils la partagent.

Une nouvelle petite ville africaine s’est installée en Europe, en une journée

Au moins 5000 immigrés ont atteint hier l’enclave Espagnole de Ceuta en une seule journée. Un record.

Ces arrivées d’immigrés depuis le Maroc à Ceuta interviennent dans un contexte de tensions diplomatiques entre Madrid et Rabat. Le Maroc a convoqué fin avril l’ambassadeur espagnol pour exprimer son « exaspération » à l’égard de l’accueil en Espagne du chef des indépendantistes sahraouis du Front Polisario, Brahim Ghali. Le conflit au Sahara occidental, ancienne colonie espagnole classée « territoire non autonome » par les Nations unies en l’absence d’un règlement définitif, oppose depuis plus de 45 ans le Maroc au Front Polisario, soutenu par l’Algérie. Le Polisario réclame un référendum d’autodétermination.

L’immigration est une arme aux mains de la diplomatie…

“Les personnes qui ne se feront pas vacciner seront défavorisées”

Mais à part ça, la vaccination n’est pas obligatoire…

La Commission européenne veut porter l’âge du départ à la retraite à 70 ans

Le député européen belge de gauche Marc Botenga a déclaré :

« La Commission européenne dans un rapport propose de porter l’âge du départ à la retraite à 70 ans, 72 ans notamment en Lituanie, alors que l’espérance de vie en Lituanie est de 71, 5 ans. On est en train de détruire concrètement des acquis et face à cela on a un sommet qui énonce des grands principes qu’on peut partager ou pas, mais qui ancre surtout dans les consciences l’austérité. »

Chronique du délitement

La police a fait face à une émeute à Argenteuil : des voitures ont été incendiées et des tirs de mortiers d’artifice ont visé les forces de l’ordre. Des vidéos postées sur les réseaux sociaux montrent des véhicules en proie aux flammes, dont certains retournés sur le toit.

Thierry Clair, secrétaire général adjoint de l’UNSA police, déclare sur Cnews :

«Ces tirs de mortiers d’artifice sont de plus en plus récurrents, ils visent nos collègues (…) Les blessés dans nos rangs ne cessent d’augmenter»

Un policier a été agressé en raison de sa qualité, à proximité du commissariat de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) dimanche midi, alors qu’il allait prendre son service. L’auteur est déjà connu des services de police. Il a été placé en garde à vue.

Un immigré soudanais a agressé une éducatrice et saccagé les locaux de l’Afpa à Pont-de-Claix (38), le 1er avril, en criant : « Mon nom est Allah, fuck la France » !

Un adolescent de 17 ans à scooter a refusé d’obtempérer aux policiers à deux reprises dans la nuit de dimanche à lundi, à Audincourt près de Montbéliard (Doubs). La seconde fois, il a chuté et s’est blessé après avoir heurté un fonctionnaire. Il est déjà connu des services de police.

L’Union des démocrates musulmans poursuit son implantation

L’Union des démocrates musulmans français présentera une liste aux élections régionales en Bretagne. Cette liste, baptisée « Tous unis contre l’islamophobie, agir pour ne pas subir » sera menée par Kamel Elahiar.

Ce mouvement politique, classé par les Préfets de « communautaire » aux municipales en 2020, a été créé en 2012 par Nagib Azergui.

En 2019, ce parti avait obtenu plus de 28000 voix sur le plan national soit 0,13% des suffrages, avec un record à Maubeuge.

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