C’est arrivé un 23 juillet…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 23 juillet : saints du jour français ou en France.
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St Jean Cassien : Prêtre et fondateur de l’abbaye Saint Victor à Marseille
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Johannes Cassianus, appelé communément Jean Cassien, dit « le Romain » ou « le Roumain », est né entre 360 et 365 en Scythie (actuelle Roumanie) et mort entre 433 et 435 à Marseille. C’est un moine et homme d’Église méditerranéen qui a marqué profondément les débuts de l’Église en Provence au Ve siècle. Il est le fondateur de l’abbaye de Saint-Victor de Marseille.
Il a laissé une œuvre doctrinale importante, dont les Institutions cénobitiques (De Institutis coenobiorum et de octo principalium vitiorum remediis, écrit vers 420) et les Conférences (Conlationes ou Collationes), ouvrages consacrés à la vie monastique, qui ont profondément influencé le monachisme occidental du Ve siècle à nos jours, notamment en raison de leur reprise dans la règle de saint Benoît, mais aussi parce qu’ils s’appuyaient sur l’expérience que fit Cassien du grand monachisme oriental, celui des déserts de Palestine et d’Égypte. Cassien établit un pont entre le monachisme d’Orient et celui d’Occident.
Son nom original est Cassien. Le prénom Jean aurait été ajouté en hommage à saint Jean Chrysostome, dont il a été un fidèle. Suivant un extrait du De Viris Illustribus de l’historien du Ve siècle Gennadius de Marseille qui évoque « … Cassianus, natione Scytha… », il serait né en Scythie, en Dobroudja, dans une zone actuellement partagée entre la Roumanie et la Bulgarie. Cette origine roumaine est retenue par l’Église catholique.
Jean Cassien part très jeune avec son ami Germain avec qui il est « un esprit et une âme en deux corps » (Coll., 1, 1), pour se rendre dans un monastère de Bethléem (Inst., 3, 4), dans la Province de Syrie. Ce premier contact avec le monachisme cénobitique, qui dure seulement deux ans (Coll., 19, 2), lui permet de s’enrichir de la tradition du monachisme palestinien, dépourvu de tradition mystique dont il ne gardera pas un grand souvenir.
Vers 390, il obtient la permission de quitter le monastère pour aller avec Germain en Égypte à la rencontre des anachorètes de la Thébaïde. Lorsque les moines adeptes d’Évagre le Pontique, disciple d’Origène, sont dispersés en 400 par l’évêque Théophile d’Alexandrie, Jean-Cassien quitte l’Égypte et retourne brièvement à Bethléem avant de rejoindre Constantinople.
Les moines « origénistes » se rendent à Constantinople, et Jean Cassien reçoit les enseignements de Saint Jean Chrysostome qui l’ordonne diacre et lui donne la charge des trésors de sa cathédrale. Après l’exil de son maître spirituel en 404, il se rend à Rome où il est chargé de solliciter l’intercession du pape Innocent Ier en faveur de l’évêque. Vers 415, il revient de Palestine avec l’ancien évêque d’Aix-en-Provence Lazare.
Il se fixe par la suite en Occident et fonde, en 414 ou 415, deux monastères à Marseille, Saint-Victor pour les hommes et Saint-Sauveur pour les femmes. Selon la tradition, il aurait demandé à l’évêque de Marseille, Proculus, un ami du Lazare rencontré en Palestine, l’autorisation de fonder un monastère près de la grotte où reposaient les reliques de saint Lazare et de saint Victor. Il aurait même fait construire près de cette grotte, deux églises, l’une dédiée à saint Pierre et saint Paul, l’autre à saint Jean-Baptiste. On assure que cinq mille moines y vivaient sous sa discipline.
Il serait mort vers 435 à Marseille. Plus tard, le Bx Urbain V (Guillaume de Grimoald, 1362-1370) et Benoît XIV (Prospero Lorenzo Lambertini, 1740-1758) reconnaîtront sa sainteté.
Œuvres principales de Jean Cassien :
Les Institutions cénobitiques (426) : un traité en douze livres consacré à l’habit des moines, à la règle des oraisons et des psaumes, et aux obstacles de la perfection : gourmandise, impureté, avarice, colère, tristesse, acédie, vaine gloire et orgueil.
Les Conférences (426) : une collection de vingt-quatre conférences relatant les souvenirs de Cassien en Égypte.
Un Traité de l’Incarnation. Contre Nestorius (430) en sept livres, écrit à l’instigation du pape Léon Ier.
Benoît de Nursie s’appuie sur les ouvrages de Jean-Cassien pour établir sa règle monastique. Certains passages de la Règle de saint Benoît reprennent presque mot à mot des passages de Cassien, et cette même règle affirme qu’elle doit être prolongée par les Conférences des Pères et les Institutions de Cassien. Jusqu’à maintenant, les moines d’Occident considèrent Cassien comme un des principaux maîtres de la vie monastique, qui ont permis à l’Occident de bénéficier de la riche expérience des premiers moines d’Orient.
Jean Cassien est fêté le 23 juillet à Marseille et dans l’église universelle sauf en Orient où sa commémoration est faite le 29 février. Ses écrits restent très lus, notamment dans les monastères d’Occident. Il figure également au calendrier des saints de l’Église orthodoxe, où il est très estimé pour ses écrits et pour ses positions sur la grâce, dans lesquelles les orthodoxes reconnaissent, bien mieux que chez saint’Augustin d’Hippone, les positions traditionnellement enseignées par les Pères orthodoxes. Ainsi, des moines et des évêques orthodoxes portent souvent son nom.
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St Valérien : évêque de Cimiez († V. 460)
À Cimiez en Provence, vers 460, saint Valérien, évêque. Retiré du monastère de Lérins pour la charge de l’épiscopat, il proposa au peuple et aux moines les exemples des saints.
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le 23 juillet 685 : élection du pape Jean V.
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le 23 juillet 1242 : victoire de Sainte.
A Saintes, près d’Angoulême, l’armée du Roi de France Saint Louis prend le dessus sur une coalition de féodaux, alliée au roi d’Angleterre Henri III, qu’il a déjà défait deux jours plus tôt à Taillebourg. La victoire française est totale. Voir la chronique du 21 juillet.
Voici ce qu’écrit Guillaume de Nangis dans sa Vie de Saint Louis :
« Il y eut une merveilleuse et forte bataille (…), âpre et dure, mais à la fin, les Anglais ne purent soutenir les assauts des Français et se mirent à fuir… La nuit du jour de cette bataille, le Roi d’Angleterre et le Comte de la Marche s’enfuirent avec tout le reste de leurs gens et évacuèrent la cité et le château de Saintes. Le lendemain matin, les citoyens de Saintes vinrent remettre au Roi Louis les clés du château de la cité. »
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le 23 juillet 1649 : naissance de Gian francesco Albani, futur pape sous le nom de Clément XI.
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le 23 juillet 1712 : début de la bataille de Denain.
Voir la chronique du 24 juillet.
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le 23 juillet 1790 : le Roi Louis XVI reçoit la lettre de Pie VI, où ce dernier s’oppose à la CCC.
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le 23 juillet 1920 : la loi, condamnant la propagande antinataliste punissant plus sévèrement l’avortement, crime passible de la cour d’assises, est votée à une écrasante majorité.
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le 23 juillet 1944 : le maquis du Vercors est anéanti.
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le 23 juillet 1945 : ouverture du procès du maréchal Pétain.
Trois mois se sont écoulés depuis son retour en France. Le vieil homme, qui a bientôt 90 ans, est accusé « d’attentat contre la sûreté intérieure de l’État et d’intelligence avec l’ennemi, en vue de favoriser ses entreprises en corrélation avec les siennes. »
L’ancien président du conseil Reynaud sans aucune honte ose l’accuser : «d’avoir fomenté un complot en 1940 pour “trahir la France”. » Lui qui avec tous ces comparses ont désarmé le pays et l’ont livré à l’ennemi, fuyant lâchement devant l’avancée des troupes allemandes !
L’accusé est introduit vers 13 h 30, il porte l’uniforme avec pour seule décoration la médaille militaire. Contrairement aux usages, il n’est pas précédé d’un officier, mais seulement d’un sous-officier de la garde républicaine. La salle pleine à craquer. Les jurés, les témoins, les journalistes, l’assistance entassée sur des bancs et des gradins forment une masse compacte qui d’un seul homme se lève à la vue du Maréchal.
Alors que la parole lui est enfin donnée, Philippe Pétain se lève, «aucun tic du visage, aucun tremblement des mains, son impassibilité garde de l’allure» note l’écrivain Jean Schlumberger, il commence la lecture d’une déclaration rédigée. D’une voix ferme, le vainqueur de Verdun commence par s’en prendre au tribunal et à la légitimité de la Cour :
«C’est le peuple français qui, par ses représentants réunis en Assemblée nationale le 10 juillet 1940, m’a confié le pouvoir, c’est à lui que je suis venu rendre des comptes.
La Haute Cour, telle qu’elle est constituée, ne représente pas le peuple français, et c’est à lui seul que s’adresse le Maréchal de France, chef de l’État »
Je ne ferai pas d’autre déclaration. Je ne répondrai à aucune question.» Mes défenseurs ont reçu de moi la mission de répondre à des accusations qui veulent me salir et n’atteignent que ceux qui les profèrent.
J’ai passé ma vie au service de la France. Aujourd’hui, âgé de près 90 ans, jeté en prison, je veux continuer à la servir, en m’adressant à elle une fois encore. Qu’elle se souvienne ! J’ai mené ses armées à la victoire en 1918. Puis, alors que j’avais mérité le repos, je n’ai cessé de me consacrer à elle.
J’ai répondu à tous ses appels, quels que fussent mon âge et ma fatigue. Le jour le plus tragique de son Histoire, c’est encore vers moi qu’elle s’est tournée.
Je ne demandais rien, je ne désirais rien. On m’a supplié de venir : je suis venu. Je devenais ainsi l’héritier d’une catastrophe dont je n’étais pas l’auteur. Les vrais responsables s’abritaient derrière moi pour écarter la colère du peuple.
Lorsque j’ai demandé l’armistice, d’accord avec nos chefs militaires, j’ai rempli un acte nécessaire et sauveur.
Oui, l’armistice a sauvé la France et contribué à la victoire des Alliés en assurant une Méditerranée libre et l’intégrité de l’Empire.
Le pouvoir m’a été confié et légitimement reconnu par tous les pays du monde, du Saint-Siège à l’U.R.S.S. De ce pouvoir, j’ai usé comme d’un bouclier pour protéger le peuple français. Pour lui, je suis allé jusqu’à sacrifier à mon prestige. Je suis demeuré à la tête d’un pays sous l’occupation.
Voudra-t-on comprendre la difficulté de gouverner dans de telles conditions ? Chaque jour, un poignard sur la gorge, j’ai lutté contre les exigences de l’ennemi. L’Histoire dira tout ce que je vous ai évité, quand mes adversaires ne pensent qu’à me reprocher l’inévitable.
L’occupation m’obligeait à ménager l’ennemi, mais je ne le ménageais que pour vous ménager vous-mêmes, en attendant que le territoire soit libéré.
L’occupation m’obligeait aussi, contre mon gré et contre mon cœur, à tenir des propos, à accomplir certains actes dont j’ai souffert plus que vous, mais devant les exigences de l’ennemi, je n’ai rien abandonné d’essentiel à l’existence de la patrie.
Au contraire, pendant quatre années, par mon action, j’ai maintenu la France, j’ai assuré aux Français la vie et le pain, j’ai assuré à nos prisonniers le soutien de la Nation.
Que ceux qui m’accusent et prétendent me juger s’interrogent du fond de leur conscience pour savoir ce que, sans moi, ils seraient peut-être devenus. *
Pendant que le Général De Gaulle, hors de nos frontières, poursuivait la lutte, j’ai préparé les voies de la libération, en conservant une France douloureuse mais vivante.
A quoi, en effet, eût-il servi de libérer des ruines et des cimetières ?
C’est l’ennemi seul qui, par sa présence sur notre sol envahi, a porté atteinte à nos libertés et s’opposait à notre volonté de relèvement.
J’ai réalisé, pourtant, des institutions nouvelles ; la Constitution que j’avais reçu mandat de présenter était prête, mais je ne pouvais la promulguer.
Malgré d’immenses difficultés, aucun pouvoir n’a, plus que le mien, honoré la famille et, pour empêcher la lutte des classes, cherché à garantir les conditions du travail à l’usine et à la terre.
La France libérée peut changer les mots et les vocables. Elle construit, mais elle ne pourra construire utilement que sur les bases que j’ai jetées.
C’est à de tels exemples que se reconnaît, en dépit des haines partisanes, la continuité de la Patrie. Nul n’a le droit de l’interrompre.
Pour ma part, je n’ai pensé qu’à l’union et à la réconciliation des Français. Je vous l’ai dit encore le jour où les Allemands m’emmenaient prisonnier parce qu’ils me reprochaient de n’avoir cessé de les combattre et de ruiner leurs efforts.
Je sais qu’en ce moment, si certains ont oublié, depuis que je n’exerce plus le pouvoir, ce qu’ils ont dit, écrit ou fait.
Des millions de Français pensent à moi, qui m’ont accordé leur confiance et me gardent leur fidélité.
Ce n’est point à ma personne que vont l’une et l’autre, mais pour eux comme pour bien d’autres, à travers le monde, je représente une tradition qui est celle de la civilisation française et chrétienne, face aux excès de toutes les tyrannies.
En me condamnant, ce sont des millions d’hommes que vous condamnerez dans leur espérance et leur foi. Ainsi, vous aggraverez ou vous prolongerez la discorde de la France, alors qu’elle a besoin de se retrouver et de s’aimer pour reprendre la place qu’elle tenait autrefois parmi les nations.
Mais ma vie m’importe peu. J’ai fait à la France le don de ma personne. C’est à cette minute suprême que mon sacrifice ne doit plus être mis en doute.
Si vous deviez me condamner, que ma condamnation soit la dernière et qu’aucun Français ne soit plus jamais détenu pour avoir obéi aux ordres de son chef légitime.
Mais, je vous le dis à la face du monde, vous condamneriez un innocent en croyant parler au nom de la justice et c’est un innocent qui en porterait le poids, car un Maréchal de France ne demande de grâce à personne.
A votre jugement répondront celui de Dieu et celui de la postérité. Ils suffiront à ma conscience et à ma mémoire.
Je m’en remets à la France ! »
Tiré du livre Message d’outre-tombe du Maréchal Pétain : Textes officiels, ignorés ou méconnus, consignes secrètes (Aux Nouvelles Editions Latines. Pages 272, 273, 274,275.) rédigé par Philippe Pétain, Monique Paillard, Jean Paillard.
La confusion des débats et telle, qu’elle ne permet pas de lever le voile sur les vraies responsabilités entre le maréchal et les institutions de la IIIème République. Philippe Pétain est condamné à mort le 15 août, radié de l’Académie française, laquelle n’élit personne jusqu’à sa mort, et démuni de tous ses biens. De Gaulle lui accorde la grâce présidentielle et commue sa peine en détention à perpétuité. Incarcéré sur l’île d’Yeu, il y meurt six ans plus tard. Voir la chronique du 15 août.
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le 23 juillet 1951 : mort du Maréchal Philippe Pétain, homme d’État.
C’est le plus vieux détenu du monde qui meurt. Il a 96 ans ; 6 ans, jour pour jour après son procès. Le 11 avril 1951, le colonel REMY, chef et créateur du réseau de résistance « Réseau Notre Dame » écrit dans l’hebdomadaire « Carrefour » un article où sous le titre :
« la justice ou l’opprobre »
Il s’élève contre le maintien en forteresse du Maréchal dans des conditions honteuses et inhumaines. Le colonel REMY a, par ailleurs, adhéré à l’Association pour la défense du maréchal Pétain, afin que justice lui soit rendue.
A 9h22, après cinq jours d’agonie, le maréchal Pétain a cessé de vivre; le médecin-capitaine Maître annonce à la Maréchale le décès de son mari en prononçant ces quelques mots : « Madame, le Maréchal de France n’est plus ».
Le Maréchal est revêtu de son uniforme portant une seule décoration, la Médaille Militaire. La dignité de Maréchal de France sera inscrite sur les actes de l’état civil. La Maréchale reçoit, le jour même, plusieurs milliers de messages de condoléances dont ceux de la Maréchale Joffre et du général Juin.
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le 23 juillet 1963 : la France refuse d’adhérer au Traité de Moscou limitant les essais nucléaires.
Message au Pape et aux évêques de jeunes catholiques du monde entier
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La révocation de la liberté de chaque prêtre de célébrer selon le missel de 1962 est un acte illégitime
Selon Roberto de Mattei, qui souligne même que certaines dispositions du pape sont contraires… au Concile Vatican II :
[…] Sur le plan du droit, la révocation de la liberté de chaque prêtre de célébrer selon les livres liturgiques antérieurs à la réforme de Paul VI est un acte manifestement illégitime. Le Summorum Pontificum de Benoit XVI a rappelé effectivement que le rite traditionnel n’a jamais été abrogé et que chaque prêtre a pleinement le droit de le célébrer où que ce soit dans le monde. Traditionis custodes interprète ce droit comme un privilège concédé comme tel par le Législateur Suprême. Ce modus procedendi est en tout cas tout à fait arbitraire parce que la licéité de la messe traditionnelle ne naît pas d’un privilège mais de la reconnaissance d’un droit subjectif de chaque fidèle, qu’il soit laïc, clerc ou religieux. Benoît XVI en fait n’a jamais rien « concédé » mais il n’a fait que reconnaître le droit d’utiliser le missel de 1962, « jamais abrogé », et d’en recueillir les fruits spirituels.
Le principe que reconnaît le document Summorum Pontificum est le caractère immuable de la bulle Quo primum de saint Pie V, du 14 juillet 1570. Comme le remarque un éminent canoniste, l’abbé Raymond Dulac (Le droit de la Messe romaine, Courrier de Rome, 2018), le même Pie V n’a rien introduit de neuf, mais il a restauré une liturgie ancienne en conférant à jamais à chaque prêtre le privilège de la célébrer. Aucun pape n’a le droit d’abroger ou de modifier un rite qui remonte à la Tradition apostolique et qui s’est formé au cours des siècles, comme l’est la messe dite de saint Pie V, affirme le grand liturgiste Mgr Klaus Gamber dans son ouvrage dont l’édition française est préfacée par le cardinal Ratzinger (La Réforme liturgique en question, Editions Sainte-Madeleine, 1992).
En ce sens, le motu proprio Traditionis custodes peut être considéré comme un acte plus grave que l’exhortation Amoris laetitia : comme motu proprio il a des applications canoniques que ne possède pas l’exhortation post-synodale mais, de plus, alors qu’Amoris laetitia semble accorder l’accès à l’Eucharistie à ceux qui n’y ont pas droit, Traditionis custodes prive du bien spirituel de la messe de toujours ceux qui ont un droit inaliénable à ce bien dont ils ont besoin pour persévérer dans la foi.
La posture idéologique qui consiste à considérer à priori comme sectaires les groupes de fidèles liés à la tradition liturgique de l’Eglise est évidente. On parle d’eux comme de séditieux qu’il faut surveiller sans critères de jugement (cf. nos 1, 5 et 6), on leur limite le droit de s’associer et on empêche l’évêque de pouvoir approuver de nouvelles associations, en limitant ainsi le droit de l’ordinaire (cf. Code de droit canon, can. 321, §2) Les groupes de fidèles en fait se sont jusqu’ici formés spontanément et se sont faits les porte-voix de certaines requêtes auprès des autorités légitimes, mais ils n’ont jamais été « autorisés ». Considérer comme nécessaire une autorisation pour la naissance d’un groupe constitue un grave vulnus à la liberté d’association des fidèles revendiquée justement par le concile Vatican II tout comme, du reste, ce même concile est violé par la disposition qui transforme les évêques en simples exécuteurs de la volonté pontificale.
Traditionis custodes confirme le processus de centralisation du pouvoir du pape François, en contradiction avec ses références récurrentes à la « synodalité » dans l’Eglise. En théorie, c’est l’évêque « exclusivement » qui est concerné par l’exercice de la forme extraordinaire dans son diocèse mais, dans les faits, le motu proprio (cf. art. 4) limite son pouvoir de décision et son autonomie, dans la mesure où son autorisation ne suffit pas pour la célébration de la messe demandée par un prêtre diocésain, mais qu’il faut demander un placet du Siège apostolique. Cela signifie que l’évêque ne peut accorder cette autorisation (qui n’est jamais appelée « faculté » et semble donc être surtout un privilège) de manière autonome mais que sa décision doit être validée par les « supérieurs ». Comme le fait remarquer le père Raymond de Souza : « les réglementations plus permissives sont interdites, les plus restrictives sont encouragées ».
L’objectif est clair : éliminer finalement la présence du rite traditionnel pour imposer le Novus Ordo de Paul VI comme unique rite de l’Eglise. Pour atteindre cet objectif, il faut une patiente rééducation des récalcitrants. Donc, comme le dit la lettre aux évêques : « Les indications sur la façon de procéder dans les diocèses sont principalement dictées par deux principes: d’une part, pourvoir au bien de ceux qui sont enracinés dans la forme de célébration précédente (n.d.r. le rite romain ancien) et ont besoin de temps pour revenir au rite romain promulgué par les saints Paul VI et Jean-Paul II (n.d.r. le rite romain nouveau ou Novus Ordo Missae); d’autre part, interrompre l’érection de nouvelles paroisses personnelles, plus liées au désir et à la volonté de certains prêtres qu’au besoin réel du “saint peuple de Dieu fidèle” ».
Tim Stanley n’a pas tort quand il définit dans le Spectator du 17 juillet, une guerre sans merci contre le rite ancien (The Pope’s Merciless War against the Old Rite). Benoît XVI, avec le document Summorum Pontificum, a reconnu publiquement l’existence dans l’Eglise d’une immuable lex orandi qu’aucun pape jamais ne pourra abroger. François, quant à lui, manifeste son refus de la lex orandi traditionnelle et, implicitement, de la lex credendi exprimée par l’ancien rite. La paix que le motu proprio de Benoît XVI avait tenté d’assurer dans l’Eglise est finie et Josef Ratzinger, est condamné à assister, huit ans après sa renonciation au pontificat, à la guerre déclarée par son successeur, comme dans l’épilogue d’une tragédie grecque.
La lutte se déroule au bord de l’abîme du schisme. Le pape François veut y précipiter ses critiques, en les poussant à constituer de facto, sinon en principe, une « véritable Eglise » opposée à lui ; mais lui-même risque de creuser encore cet abîme s’il s’obstine à opposer l’Eglise du Concile à celle de la Tradition. Le motu proprio Traditionis custodes est un pas dans cette direction. Comment ne pas remarquer la malice et l’hypocrisie de ceux qui veulent détruire la Tradition en se définissant eux-mêmes comme « gardiens de la Tradition » ? Et comment ne pas voir que cela se produit précisément en un moment où hérésies et erreurs de toute sorte ravagent l’Eglise ?
Si la violence est l’usage illégitime de la force, le motu proprio du pape François est un acte objectivement violent parce que tyrannique et abusif. On se tromperait pourtant en voulant répondre à l’illégitimité de la violence avec des formes illégitimes de désaccord.
L’unique résistance légitime est celle qui n’ignore pas le droit canon et croit fermement à la visibilité de l’Eglise, ne cède pas au protestantisme et ne prétend pas se faire pape contre le pape ; qui modère son langage et réprime les passions désordonnées qui peuvent pousser à des gestes irréfléchis, ne glisse pas dans des fantaisies apocalyptiques et maintient fermement l’équilibre dans la tempête ; qui, enfin, fonde tout sur la prière, dans la conviction que seul Jésus Christ – et personne d’autre – sauvera son Eglise.
Êtes-vous favorable à la présentation aux mineurs, sans restriction, de contenus à caractère sexuel ?
Viktor Orbán annonce un référendum sur la loi de protection des mineurs qui interdit notamment toute propagande LGBT auprès des enfants, et qui fait l’objet d’une « procédure d’infraction » de la part de la Commission européenne. Il a déclaré dans une vidéo :
« Ces dernières semaines, Bruxelles a clairement attaqué la Hongrie au sujet de sa loi sur la protection de l’enfance. Les lois hongroises ne permettent pas la propagande sexuelle dans les jardins d’enfants, les écoles, à la télévision et dans les publicités. L’avenir de nos enfants est en jeu, nous ne pouvons donc pas céder du terrain sur cette question. »
Le référendum comportera cinq questions :
- Êtes-vous favorable à la tenue d’activités présentant des orientations sexuelles à des enfants mineurs dans un établissement d’enseignement public sans le consentement des parents ?
- Êtes-vous favorable à la promotion du changement de sexe pour les enfants mineurs ?
- Êtes-vous favorable à la possibilité de changement de sexe pour les enfants mineurs ?
- Êtes-vous favorable à la présentation aux mineurs, sans restriction, de contenus à caractère sexuel susceptibles d’affecter leur développement ?
- Êtes-vous favorable à la présentation aux mineurs, sans restriction, de contenus illustrant le changement de sexe ?
A quand les mêmes questions en France ?
Un jour ou l’autre, pour l’avenir de l’Eglise et le bien des âmes, un futur pape devra abroger cette décision
Laurent Dandrieu, rédacteur en chef de Valeurs Actuelles, est interrogé par Boulevard Voltaire :
Un député hongrois explique la nouvelle loi hongroise
La loi adoptée le 15 juin par le Parlement de Budapest a suscité des réactions retentissantes. Peu de gens, cependant, connaissent son contenu. iFamNews a donc demandé à Balázs Hidvéghi, député européen hongrois du parti au pouvoir Fidesz, d’expliquer l’objectif de cette initiative législative :
Monsieur le député, que prévoit cette loi ?
Il s’agit d’un ensemble de normes pour la protection des enfants. C’est aux parents de décider comment éduquer leurs enfants à la sexualité en fonction de leurs propres convictions. Et c’est à l’État de veiller à ce que cette priorité éducative des parents soit respectée.
Cette loi interdit-elle l’éducation sexuelle dans les écoles ?
La loi n’interdit pas l’éducation sexuelle mais veille à ce qu’elle soit dispensée par des professionnels qualifiés et agréés et d’une manière adaptée à l’âge. Nous ne voulons pas qu’un lobby radical s’immisce dans les écoles et donne des leçons sur les changements de sexe et les traitements hormonaux à nos enfants. Elle réglemente également la manière dont certains contenus mettant en scène la sexualité peuvent être adressés aux mineurs. Il est important de veiller à ce que le développement mental, physique et moral des enfants ne soit pas entravé.
Mais est-ce qu’elle discrimine d’une manière ou d’une autre les personnes homosexuelles ou non ?
La loi ne s’applique pas aux adultes, à leur orientation et à leurs pratiques sexuelles. Elle n’affecte en aucune façon l’expression personnelle des individus.
Comment expliquez-vous alors les critiques qui sont venues de l’étranger ?
Cette loi a été interprétée de manière tendancieuse et malveillante, et une hystérie a été créée sur la base de déclarations fausses et politiquement déformées. Ce n’est pas la première fois que cela se produit en ce qui concerne les lois hongroises. Les gouvernements chrétiens-conservateurs sont très souvent attaqués pour leurs actions conformes aux valeurs traditionnelles, mais qui ne contredisent en rien les lois européennes. Nous sommes confrontés à des attaques partisanes qui ne reposent pas sur des faits. Il s’agit d’une loi qui reflète les dispositions de notre Constitution, et qui est fondée sur l’objectif légitime de protéger nos enfants.
[…]
Le Défenseur des droits alerte sur le risque de glissement vers des pratiques de surveillance sociale générale
Le « défenseur des droits », Claire Hédon, a rendu un avis sur le nouveau projet de loi de la dictature soi-disant sanitaire, qui tranche un peu avec le matraquage ambiant. Extraits :
Elle ne peut aujourd’hui que renouveler cette demande et regretter vivement le choix d’une procédure accélérée compte-tenu de l’ampleur des atteintes aux droits et libertés fondamentales prévues par ce projet de loi ainsi que du caractère inédit de certaines dispositions qu’il comporte. […] Il ressort des éléments prévus pour l’application de la loi que l’espace public sera découpé en lieux accessibles et non accessibles, des personnes privées étant chargées de contrôler la situation sanitaire des individus, et donc leur identité, remettant en cause des principes de liberté de circulation et d’anonymat pourtant longtemps considérés comme constitutifs du pacte républicain.
Deux mesures contenues dans le texte […] sont de nature à porter atteinte à la liberté d’aller et venir et à entraver la vie quotidienne de nombreuses personnes, alors même qu’une part importante des populations jeunes et/ou précaires n’a pas encore eu accès à la vaccination. Le caractère discriminatoire de ces mesures ne peut être écarté.
La Défenseure des droits considère que ces restrictions de l’accès aux biens et services et cette atteinte à la liberté d’aller et venir, envisagées de manière générale et sans information préalable délivrée suffisamment longtemps en amont, n’apparaissent pas proportionnées à l’objectif de sauvegarde de la santé publique qu’elles poursuivent.
La Défenseure des droits s’interroge sur le choix d’octroyer à des entreprises publiques et privées une forme de pouvoir de police, assurant elles-mêmes les contrôles de la détention d’un « passe sanitaire » pour les personnes souhaitant accéder à leur service (et éventuellement de leur identité). Ce contrôle devrait relever des autorités publiques, compte-tenu des risques inhérents à l’exercice d’un tel pouvoir.
[…] La Défenseure des droits rappelle qu’aucun salarié ne peut être sanctionné, licencié, ou faire l’objet d’une mesure discriminatoire, directe ou indirecte, telle que définie à l’article 1er de la loi du 27 mai 2008.
Les risques discriminatoires restent également particulièrement présents dans le domaine de l’emploi dans lequel les mesures prévues par le projet de loi ont pour conséquence d’opérer in fine une distinction entre les travailleurs détenteurs de l’un des trois documents demandés et les autres.
[…] Le texte prévoit, faute de « passe sanitaire », des restrictions pour l’exercice de droits essentiels pour la jeunesse. La Défenseure des droits rappelle à cet égard que l’accès aux loisirs et à la culture est un droit proclamé par la Convention internationale relative aux droits de l’enfant. Il ne s’agit pas d’un droit accessoire mais bel et bien d’un droit fondamental pour le bon développement de l’enfant. […]
La carte des plus faibles vaccinations recoupe celle de la pauvreté, de la fracture numérique, de l’accès aux services publics. Les nouvelles mesures comportent ainsi le risque d’être à la fois plus dures pour les publics précaires et d’engendrer ou accroître de nouvelles inégalités.
[…] le projet de loi prévoit que les mesures d’isolement soient étendues aux personnes présentes sur le territoire. […] La notion de « (…) tout examen médical probant concluant à une contamination par la Covid-19 » demeure insuffisamment précise au regard de la privation de liberté qu’il peut entraîner. […]
La Défenseure des droits tient donc par cet avis à alerter, comme elle l’avait fait précédemment dans son avis n° 20-03 du 27 avril 2020, sur le risque de glissement vers des pratiques de surveillance sociale générale, auquel pourrait contribuer ce projet de loi.
L’article 5 du projet de loi porte sur la vaccination contre le Sars-CoV-2 qui devient obligatoire, dès le lendemain de la publication du texte de loi, pour certaines catégories de personnes, eu égard à leur profession. Seuls les professionnels liés à la santé sont, à ce stade, soumis à cette obligation, comme ils le sont déjà pour un certain nombre d’autres vaccins. Demeure néanmoins la question du caractère proportionné de la mesure, au regard du principe de non-discrimination en matière d’emploi.
Selon un rapport du Sénat, une vaccination supplémentaire itérative n’est pas sans conséquence sur le système immunitaire
Voici un extrait d’un rapport de la commission d’enquête du Sénat publié en 2010, sur le rôle des firmes pharmaceutiques dans la gestion par le Gouvernement de la grippe A (H1N1), pages 156-157 :
Le rapport de l’Assemblée nationale relatif à la grippe aviaire publié en 2006 remarquait : « Les moyens médicaux nous renseignent peu sur notre capacité de résistance face à la crise : les médicaments antiviraux sont en effet d’utilisation complexe, voire même incertaine, les vaccins n’arriveront pas dans le premier temps de la crise ».
Ces prévisions se sont intégralement vérifiées lors de cette expérimentation grandeur nature qu’a pu constituer cette pandémie même si, comme on le répète souvent, elle n’était pas celle qu’on attendait. On a pu observer en effet non seulement que les antiviraux étaient toujours aussi controversés, mais surtout que la vaccination n’avait eu aucun « effet barrière » ainsi qu’un effet marginal, voire nul, sur le plan individuel.
Malgré les délais dont disposaient les pays de l’hémisphère Nord, le virus ayant eu la délicatesse de contaminer l’hémisphère Sud avant le nôtre, les vaccins sont arrivés trop tard : les premiers vaccinés n’ont été immunisés qu’après le pic pandémique. On constate par ailleurs que cette vaccination n’a en rien modifié le profil de la pandémie dans les pays où elle a été pratiquée, quel que soit le schéma vaccinal adopté. Mieux, la létalité n’est pas plus importante dans les pays de l’hémisphère austral – qui n’ont pas pu en bénéficier – qu’en Europe.
Il ne s’agit pas de mettre en cause l’utilité de la vaccination dans une pandémie grippale, mais de s’interroger sur les conditions de sa mise en œuvre afin d’obtenir la meilleure efficience possible. D’une manière générale, la vaccination antigrippale ne doit pas être mise sur le même plan que les vaccinations contre la variole ou la poliomyélite, qui sont dues à des virus susceptibles d’être éradiqués, car la grippe est une maladie qui ne pourra jamais l’être et qui nécessite un renouvellement annuel de sa vaccination. Il est par conséquent problématique de l’envisager pour des enfants déjà fortement sollicités, une vaccination supplémentaire itérative n’étant pas sans conséquence à terme sur le système immunitaire.
Quand on sait par ailleurs que son efficacité est très mal documentée chez les sujets de plus de 65 ans, qui en sont les principaux destinataires, on peut se demander s’il ne faudrait pas revisiter cette idée reçue selon laquelle la vaccination est le moyen le plus efficace et le moins coûteux de prévention contre la grippe. Il est évident qu’une telle étude ne pourrait être confiée qu’à des experts insoupçonnables et impartiaux. On sait qu’ils ne sont pas légion, c’est pourquoi une telle étude a de grandes chances de tarder à venir.
Sauf erreur, cette étude n’a pas vu le jour.
Reprise de l’épidémie… pour les vaccinés
En Israël, le cap des 1 000 nouveaux cas de contamination quotidiens a été franchi. On parle de quatrième vague et le pays le mieux vacciné au monde reprend le chemin de mesures restrictives. Une nouvelle étude du ministère israélien de la Santé le démontre : face au variant Delta, le vaccin Pfizer est nettement moins efficace qu’on ne le pensait.
À Gibraltar, les cas de Covid croissent. Le pays est vacciné à 100%.
A Malte, 72% de la population est vaccinée. Et pourtant les cas de COVID-19 sont en hausse.
Le vaccin est tellement efficace que, à partir du 26 juillet, pour aller en Islande, il faudra présenter un certificat de vaccination contre le covid… et un test PCR négatif de moins de 72 heures.
Interrogé dans Valeurs Actuelles, Nicolas Dupont-Aignan déclare :
Considérez-vous qu’Emmanuel Macron est dangereux ?
Oui, car pour se défausser de son manque d’anticipation de la crise, il veut imposer par le biais du pass sanitaire une vaccination obligatoire. J’ai toujours pensé que l’injection d’un vaccin en phase 3 d’étude jusqu’à fin 2022 ne pouvait pas être imposé sans un examen avec un médecin traitant de l’équilibre bénéfice/risque. Autant je comprends l’acte de vaccination pour les personnes âgées ou en risque de comorbidité, autant je m’interroge sur la vaccination des jeunes qui n’ont aucun risque de mortalité par la Covid.
Témoignage : persécutée en France après sa conversion au christianisme
Cela ne se passe pas dans un pays musulman, mais en France, à moins de considérer que la France est désormais un pays musulman :
Plusieurs attentats terroristes islamistes ont été perpétrés sur le sol français ces dernières années. Derrière ces événements aussi ponctuels que violents se cache d’autres actes également dramatiques pour de très nombreux français. De plus faible intensité, mais plus fréquents, des incivilités et actes de violence fondés sur l’islam sont une réalité quotidienne. Les dégradations d’églises et de cimetières mais aussi les agressions, le harcèlement et les insultes de la part de musulmans radicaux sont bien plus fréquents et moins souvent mis en lumière. Ils sont pourtant bien plus nombreux, réguliers et nuisent à la vie de centaines de milliers de Français. Face à cela, la majorité restreint d’elle-même sa liberté d’aller et venir. Beaucoup subissent ces violences pour un temps et finissent par quitter ces lieux de violence communautaire, principalement les banlieues des grandes villes françaises. D’autres aimeraient également partir, mais ne peuvent le faire pour des raisons économiques.
Entre autres situations, c’est le cas de Mme M.[i], Française, résidant en Ile-de-France et persécutée depuis des années en raison de sa foi chrétienne par un voisin musulman radical. Le Centre européen pour le droit et la justice a eu accès au dossier des plaintes déposées par cette dame depuis 2017. Il en ressort qu’elle subit de la part d’un couple de voisins de son immeuble : des cris et hurlements, menaces, menaces de mort, injures, crachats, porte forcée, dégradations de sa boîte aux lettres et d’autres biens, sonneries répétées et harcèlement de rue.
La persécution de Mme M. a un motif religieux établi. Comme elle, son voisin est d’origine marocaine, mais il est cependant musulman alors qu’elle a quitté l’islam pour se convertir au christianisme. Selon l’interprétation traditionnelle du Coran et dans la majorité des pays musulmans, la conversion d’un musulman ou son « apostasie » est punie pénalement, parfois même de la peine de mort. Ce motif de persécution religieuse a été formulé clairement à la victime par le voisin ainsi que par les formes de persécution qu’il exerce envers elle : des actes de mépris, des insultes comme « traîtresse » et « mécréante », mais aussi des chants coraniques joués à plein volume au milieu de la nuit. Cette dame et son voisin n’ont jamais discuté ensemble et n’ont pas d’autres motifs de conflits. Cette dame habite depuis 20 ans dans cet immeuble HLM, et préalablement à la venue de ce voisin musulman radical il y a cinq ans, elle n’avait aucun problème particulier avec quelque autre voisin. Les troubles ont commencé dès que son voisin apprit qu’elle n’était pas musulmane mais de confession chrétienne.
En cinq ans, Mme M. s’est rendue à plus de 15 reprises au commissariat de police pour porter plainte ou déposer des mains courantes. En 2017 par exemple, sa porte est recouverte de jaunes d’œufs et les coquilles cassées traînent par terre. Quelques mois plus tard, sa porte est abîmée et ouverte au pied de biche. Quelques temps encore après, son voisin la suit au pas en camionnette dans l’allée privée qui mène à son immeuble, en s’arrêtant derrière elle lorsqu’elle s’arrête et en redémarrant lorsqu’elle reprend sa marche. Elle apprend aussi que ce voisin qui la persécute se renseigne auprès d’autres voisins pour obtenir des renseignements personnels : où travaille-t-elle ? Où va-t-elle au culte ? Quels sont ses horaires de travail ? etc.
L’ECLJ a également pu consulter plusieurs photos prises par cette dame de sa porte d’entrée forcée, de sa boîte aux lettres ouverte et taguée, ainsi que de son câblage téléphonique dans la cage d’escalier arraché. Des dégradations graves apparaissent de manière flagrante et témoignent de la détermination malsaine de ce voisin radical.
Mme M. vit dans la peur de l’agression et malgré ses plaintes répétées, ce n’est qu’en 2019 que ce voisin fut convoqué au commissariat pour être finalement simplement « auditionné ». Il la menaça de mort quelques jours après.
Les amies de cette dame ne lui rendent plus visite dans son appartement dès lors qu’elles ont presque toutes été témoins de l’agressivité du voisin. Une de ses amies a été agressée et giflée par ce voisin. Alors qu’elle venait lui rendre visite, ce monsieur l’intercepta dans les escaliers pour obtenir le numéro de téléphone de Mme M., lui intima l’ordre de partir avant de la frapper au visage tout en reprochant à Mme M. « d’aller à l’église ».
Comme d’autres personnes vivant dans la peur de l’agression, elle porte à présent des lunettes avec caméra dès qu’elle sort de chez elle, tant pour se rassurer que pour prouver une éventuelle agression sur sa personne. Elle vit dans une angoisse évidente et dans une solitude renforcée. Par suite des violentes attaques de son voisin contre sa porte et de sa capacité à l’ouvrir en la forçant, plus aucun ami ne lui rend visite chez elle.
Tout aussi préoccupant et grave est le développement d’attitudes communautaristes dans les services publics, notamment des forces de l’ordre. Comme Mme M. a très souvent porté plainte, elle a pu constater une différence de traitement selon l’origine ethnique et religieuse des policiers enregistrant ses plaintes. Lorsqu’elle fit part de sa religion chrétienne et de ses origines marocaines à l’un de ces agents, celui-ci s’est exclamé : « Chrétienne marocaine, ça existe ça ?! », avant de chercher devant elle sur internet la réponse à sa question. Ainsi, Mme M. a l’impression que lorsque ses plaintes furent enregistrées par des policiers d’origine Nord-africaine, celles-ci furent classées sans suite ; tandis que lorsqu’un policier d’origine française enregistra une plainte ultérieure, celui-ci mis plus de diligence et convoqua au moins effectivement le voisin accusé.
Face à l’absence de réaction suffisante des forces de l’ordre ainsi que l’absence de réaction du bailleur, Mme M. est contrainte de chercher à déménager. Ce sont cependant les difficultés financières qui la freinent car elle n’a pas de CDI. Une demande de relogement social auprès de la mairie est en cours, mais les délais de traitement sont longs.
Cette situation dramatique dans laquelle se trouve Mme M., persécutée en raison de sa religion par un voisin qui ne craint pas la police et qui ne peut quitter les lieux pour des raisons économiques, appelle à agir. Cette dame est loin d’être la seule à subir ce genre de persécution pour motif religieux en France. Cette persécution a fait l’objet d’un rapport de l’ECLJ : « La persécution des chrétiens ex-musulmans en France » (ECLJ, mars 2021), ainsi que d’une vidéo de témoignages. La lutte contre l’islamisme doit prendre plusieurs formes, car sa violence est elle-même pluri-forme. Il y a la radicalisation, le recrutement, le passage à l’acte terroriste, mais aussi la lutte contre les principes, le communautarisme, le harcèlement et les incivilités qui en découlent. Une nouvelle loi qui conforte le respect des principes républicains peut avoir un intérêt pour des infractions spécifiques nouvelles, mais à ce stade, il importe surtout d’appliquer le droit qui existe déjà.
Passe sanitaire : les Français en liberté surveillée
L’Assemblée nationale a rejeté un amendement déposé par Emmanuelle Ménard prévoyant de mettre fin au passe sanitaire en même temps que l’épidémie :

En revanche, la même assemblée a adopté un amendement prévoyant de dépister les mineurs sans l’accord des parents :

Le Syndicat des Gilets Jaunes a envoyé une lettre ouverte, coécrite avec des soignants, médecins et infirmières, aux 577 députés. Extrait :
[…] Nous considérons que ce projet de loi, comme d’autres avant celui-ci, fracture la société et viole les libertés et les droits imprescriptibles de l’Homme.
[…] Depuis un an et demi, nous subissons des violations de nos droits et de nos libertés individuelles et collectives. Enfermement de la population, séparation des familles, fermeture des écoles, des lieux de culture, des restaurants et cafés, des couvre-feux, un port du masque obligatoire et permanent, y compris pour les enfants dès 6 ans.
Depuis un an et demi, nous subissons un véritable harcèlement moral par un matraquage permanent et hautement anxiogène de la politique gouvernementale via tous les médias (télévision, radios, journaux), via la confiscation des espaces publicitaires, via des marquages au sol, des affichages, des annonces audio permanentes dans les lieux publics… Et des menaces, des contrôles et des verbalisations à répétition.
Une société de la surveillance et de l’infantilisation, une société coercitive qui asservit la population. Les enfants et les jeunes, qui seraient les vecteurs de transmission du virus, alors qu’eux-mêmes ne sont pas malades, sont injustement culpabilisés.
Tout ce qui fait le vivre ensemble et nous apporte le bonheur est diabolisé : le lien social, les rassemblements de toutes sortes, familiaux, amicaux, culturels, les témoignages d’affection et d’amour à nos proches, le travail en commun…
Pour un taux de mortalité en France depuis le début de la crise et au 19 juillet 2021, selon Santé Publique France, de 0,16%.
Nous venons témoigner de la profonde angoisse de nos concitoyens, soignants, fonctionnaires, travailleurs du privé, collégiens, lycéens, étudiants, parents, handicapés…, menacés de perdre leur liberté de travailler et d’agir, de ne pas pouvoir scolariser leurs enfants et de rester enfermés chez eux s’ils ne se font pas injecter une substance expérimentale, improprement nommée « vaccin », encore à ce jour en phase de test et ayant reçu une autorisation conditionnelle de mise sur le marché.
Nous espérons que vos fonctions de députés vous ont amenés à vous informer auprès de plusieurs sources sur ces questions aussi importantes.
AINSI :
- vous ne pouvez ignorer la corruption aux plus hauts niveaux des institutions médicales françaises, européennes et internationales et les conflits d’intérêt majeurs avec les industries pharmaceutiques au sein du « conseil de défense » qui dicte la politique sanitaire de notre pays,
- vous ne pouvez ignorer la mise en cause par des centaines de médecins du monde entier de la pertinence des tests RT-PCR comme outil de diagnostic, le protocole des cycles de dilution n’étant même pas réglementé et uniformisé au niveau national,
- vous ne pouvez ignorer les nombreuses mises en garde de sommités médicales françaises et internationales de la virologie sur l’absence de fondements scientifiques des mesures prises (masques, distanciation, confinements, couvre-feu…),
- vous ne pouvez ignorer les dangers de ces injections massives d’un nouveau produit à ARN messager quand on ignore encore, par exemple, tous les effets de l’activité transcriptase inverse chez l’humain,
- vous ne pouvez ignorer que ce produit, encore en phase de test que le gouvernement veut injecter à toute la population, n’est pas un vaccin classique,
- vous ne pouvez ignorer qu’un vaccin classique empêche la contagion et la transmission du virus dont il est censé protéger, ce qui n’est pas le cas en l’espèce,
- vous ne pouvez ignorer les nombreuses études (randomisées ou pas) qui ont montré les effets bénéfiques de plusieurs anciennes molécules (dont un antibiotique) fiables et peu coûteuses, que nos médecins n’ont pas le droit de prescrire librement,
- vous ne pouvez ignorer que ces produits ne bénéficient que d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) conditionnelle,
- vous ne pouvez ignorer que les essais cliniques de phase 3 sont toujours en cours, consacrant le caractère expérimental de cette campagne d’injection inédite dans l’Histoire,
- vous ne pouvez ignorer que les laboratoires eux-mêmes se sont protégés contre tout recours en cas de maladies induites par l’injection,
- vous ne pouvez ignorer que dans des pays où l’on a injecté massivement ces produits, des variants du virus se sont développés et que les statistiques officielles montrent une reprise des cas et décès dus au Covid, ce qui confirme tragiquement les alertes évoquées plus haut,
- vous ne pouvez ignorer le risque de thrombose et de myocardite post-vaccinales ; demain découvrirons-nous des troubles hématologiques induits par des transfusions sanguines de donneurs vaccinés ?
[…] C’EST POURQUOI NOUS REFUSONS CATÉGORIQUEMENT LE PASS SANITAIRE ET L’OBLIGATION DE SE FAIRE INJECTER CES PRODUITS. Pour toutes ces raisons et portés par les mobilisations du 14 et du 17 juillet, nous vous DEMANDONS AVEC LA PLUS GRANDE FERMETÉ DE NE PAS VOTER CETTE LOI qui instaure de fait un régime ségrégationniste, un apartheid sanitaire abject, autoritaire et tyrannique. […]
Jean-Frédéric Poisson a envoyé personellement un courrier à tous les parlementaires pour les alerter et leur demander de voter contre le Projet de loi Crise Sanitaire.
Chacun a la possibilité d’envoyer un courrier similaire à ses sénateurs et députés… Retrouvez ici un courrier type à télécharger, à imprimer et à signer de votre nom puis à envoyer aux députés et sénateurs pour dire non au projet de loi concernant la gestion de la crise sanitaire actuelle.
Encore de nombreuses manifestations pour la liberté contre le passe sanitaire
Hier à Pau, Nantes, Paris, Valence, à Chambéry (où la mairie a été occupée et le portrait de Macron décroché), en Martinique…

Voici la liste des prochaines manifestations :
👉🏼Amiens Sam 14h: maison de la culture
👉🏼Agen Sam 14h : Au Gravier
👉🏼Aix-en-Provence Sam 10h : La Rotonde
👉🏼Albi Sam 14h : Place Vigan
👉🏼Alençon Sam 14h : Halle aux Blés
👉🏼Angers : à venir
👉🏼Annonay: Mercredi 15h30 Place cordeliers + tous les jours 17h30
👉🏼Annecy Sam 14h : Pâquier
👉🏼Antibes Sam 10h30 : Rond-Point Provence
👉🏼Auch Sam 14h : Mairie
👉🏼Aurillac Sam 17h : Place Mairie
👉🏼Avignon Sam 14h : Place de l’Horloge
👉🏼Avranches Dim 12h : Mairie
👉🏼Bar-Le-Duc Sam 10h30 : Mairie
👉🏼Bayonne Sam 14h : Mairie
👉🏼Beauvais Sam 14h: place Jeanne Hachette
👉🏼Belfort: à venir
👉🏼Besançon Sam 14h : Place de la Révolution
👉🏼Bordeaux Sam 14h : Place de la Bourse
👉🏼Bouguenais Sam 10h30 : Rond-Point Grand Lieu Direction Aéroport
👉🏼Bourg-En-Bresse Sam 14h : Préfecture
👉🏼Bourges Sam 16h : Place Seraucourt
👉🏼Brest Sam 14h : Place Strasbourg
👉🏼Caen Sam 14h : Mairie
👉🏼Cayenne (Guyane) Sam 8h : Préfecture
👉🏼Chambéry Sam 14h : Palais Justice
👉🏼Chaumont Sam 14h : Mairie
👉🏼Cherbourg samedi 14h : Place Général de Gaulle
👉🏼Clermont-Ferrand Sam 13h : Place Jaude
👉🏼Charleville-Mézières sam 14h : Hôtel de Ville
👉🏼Colmar Sam 14h : Mairie
👉🏼Coulommiers Sam 14h : Rond-Point Europe
👉🏼Dijon Sam 14h : Place République
👉🏼Dunkerque Sam 10h : Place Jean Bart
👉🏼Figeac Sam 10h : Rond-point Carmes
👉🏼Forcalquier Sam 14h: Place Bourget
👉🏼Fort-De-France (Martinique) Sam 9h : Préfecture
👉🏼Gramat Sam 9h : Rond-Point des Ecoles
👉🏼Grenoble sam 15h place Hubert Dubedout
👉🏼Hendaye Sam 14h : Parking Lidl
👉🏼La Ciotat Sam 14h : Vieux Port
👉🏼La Rochelle Sam 13h : Aquarium
👉🏼Lamballe Sam 10h: devant la Gare
👉🏼Lanester Sam 9h30 : Rond-Point Lann-Sevelin
👉🏼Langres Sam 14h : Mairie
👉🏼Le Havre : à venir
👉🏼Le Mans Sam 14h30 : Parc Expos
👉🏼Le Puy Sam 14h : Place Breuil
👉🏼Lille Sam 11h : Place République
👉🏼Limoges Sam 14h : Place Jourdan
👉🏼Lorient Sam 14h: à venir
👉🏼Lyon Sam 14h30 : Parvis René Richard (Lyon 3, intersection des rues de Bonnel et Garibaldi) + tous les soirs 20h Bellecour
👉🏼Manosque Sam 10h : Rond-Point Hyper U (covoit’ pour Marseille)
👉🏼Marseille Sam 14h : Vieux-Port (Infirmiers) puis manif à 17h même endroit
👉🏼Metz Sam 14h : Place République + à 17h : Place d’Armes
👉🏼Mondeville Ven 20h : Rond-Point Decathlon
👉🏼Montbéliard: à venir
👉🏼Montpellier Sam 14h : Place Comédie
👉🏼Morlaix Sam 10h : Marché
👉🏼Mulhouse Sam 14h : Place Réunion
👉🏼Nancy tous les jours 20h : Place Stanislas
👉🏼Nancy sam 14h : Place Maginot
👉🏼Nantes sam 14h : croisée des trams
👉🏼Narbonne Sam 10h30 : Cour République (Passerelle)
👉🏼Nice Sam 14h : Place Garibaldi
👉🏼Niort Sam 10h30: Rond-Point Bessines
👉🏼Nimes Sam 17h : Préfecture
👉🏼 Paris Samedi 24 à 14h30 : en cours
👉🏼Pau Sam 10h : Place Verdun
👉🏼Perpignan Sam 9h : Hôpital (soignants)
👉🏼Perpignan Sam 10h : Préfecture
👉🏼Perpignan Sam 14h : Place Catalogne
👉🏼Point-A-Pitre (Guadeloupe) Sam 10h: Au CHU
👉🏼Poitiers Sam 14h : Mairie
👉🏼Quimper Sam 14h : à venir
👉🏼Rennes Sam 14h : Place République
👉🏼Reims Sam 14h : Mairie
👉🏼Roanne Sam 14h : à venir
👉🏼Rouen Sam 14h : Hôtel de Ville
👉🏼Sadillac (Bergerac) sam 15h : Ferme Coutaude
👉🏼Saint-Brieuc Sam 15h : Rond point Brezillet
👉🏼Saint-Dizier Sam 14h : Mairie
👉🏼Saint-Quentin : à venir
👉🏼Samatan Sam 10h : Rond-Point Samatan
👉🏼Stenay Sam 9h : Rond-Point Commerce
👉🏼Strasbourg Sam 10h : Cathédrale/Kléber (départ Manif 12h ou 13h? A confirmer svp
👉🏼Tarbes Sam 14h : place Mairie
👉🏼Terrasson-Villedieu sam 13h45 : Rond-Point MacDo
👉🏼Thiers : à venir
👉🏼Thonon-Les-Bains en cours
👉🏼Toulon Tous les Soirs 18h : Place de la Liberté
👉🏼Toulon Sam 14h : Place Liberté
👉🏼Toulouse Sam 14h : Jean Jaurès
👉🏼Tours sam 14h : Place Jaurès
👉🏼Valence Sam 12h : Préfecture
👉🏼Vallon Pont d’Arc Sam 14h : Mairie (Sitting, venir en blanc)
👉🏼Vannes Sam 14h : Esplanade Port
👉🏼Vescovato Sam 13h : Rond-Point Arena
👉🏼Vichy Sam 10h : Mairie
👉🏼Villefranche Sur Saône Sam 10h: Mairie
👉🏼Viriat Sam 10h : A la Neuve
👉🏼Voiron Sam 14h30 : Place Saint Bruno
Le passe sanitaire, c’est pour le populo
Alors qu’il est rendu obligatoire dans de nombreux lieux publics depuis mercredi, le passe sanitaire devrait logiquement être étendu à l’Assemblée Nationale, qui regroupe 577 députés et plus de 1.300 fonctionnaires. Une cinquantaine de députés appartenant à La République en marche ont proposé un amendement en ce sens dans le projet de loi actuellement en cours d’examen.
Mais Richard Ferrand, président de l’Assemblée Nationale, n’y est pas favorable. L’ancien membre du Parti socialiste indique que la proposition risque d’être invalidée par le Conseil constitutionnel, en raison d’une possible entrave à l’exercice de la démocratie. Sic.
Richard Ferrand a tenu à réagir en expliquant que le passe sanitaire s’appliquera bien à l’Assemblée… sauf pour les élus.
Ce qui inquiète le plus le pape ce ne sont pas les multiples phénomènes d’autodestruction qui secouent l’Eglise
Lettre de Bernard Antony au Pape François :
Pape François,
Tout indique, à bien le lire, qu’avec votre Motu proprio Traditionis Custodes, vous venez, sans aucun doute, de perpétrer l’acte à ce jour le plus décisif de votre pontificat.
Cela n’a pas du être rien en effet, pour vous, pape régnant, que de décider d’annuler la mesure essentielle promulguée en 2007 par votre prédécesseur : le Motu proprio Summorum Pontificum.
Surtout, alors que ce dernier, le pape émérite Benoît XVI, tant admiré dans l’Eglise et au-delà pour sa lumineuse intelligence et sa foi, est toujours vivant, menant non loin de vous, au Vatican même, une retraite dans la prière et de méditation sur le devenir de l’Eglise. Surtout aussi que l’élaboration de ce Motu Proprio s’était manifestement inscrite dans la continuité de la volonté pacificatrice et de renouveau de la diversité liturgique voulue par saint Jean-Paul II.
Pape François, au lendemain de votre élection au Siège de Pierre vous aviez malicieusement émis pour les médias que vous vous reconnaissiez comme étant « un poco furbo », c’est-à-dire « rusé » en langue française. Cela renforçait la légitimité qui est celle de tout fidèle de ne pas accueillir avec une inconditionnelle soumission tous les faits et gestes du pape. D’autant plus que vous exprimiez aussi l’importance que vous accordez à la Praxis, ce mot spécifique du vocabulaire marxiste-léniniste désignant la prépondérance de l’action sur la pensée.
Et d’ailleurs, tous les observateurs, de droite ou de gauche, de votre carrière dans l’Eglise jusqu’à votre élection, s’accordaient à dire que, le souci de la liturgie n’était pas une de vos préoccupations majeures.
Pape François, il n’est aujourd’hui personne pour croire sérieusement que c’est réellement par souci d’unité liturgique que vous avez fait dégringoler sur l’Eglise votre Motu Proprio Traditionis Custodes. On se souvient au contraire de vos faits et gestes en faveur de toute la diversité de différents cultes des religions païennes, consacrés à la Pachamama en Amazonie ou au Grand Manitou en Amérique du Nord.
Non, assurément, ce n’est pas une passion d’unitarisme liturgique qui a pu motiver votre décision de prononcer ainsi un interdit majeur contre la liberté de la liturgie traditionnelle de l’Eglise catholique, c’est-à-dire contre la Messe séculaire, dite de Saint Pie V, à laquelle sont attachés un nombre toujours croissant de fidèles de l’Eglise latine de par le monde; en raison de ce qu’elle est pour eux la plus lumineusement expressive du renouvellement sur l’autel du Sacrifice du Christ.
Non vraiment, Pape François, nous croyons que ce n’est pas seulement pour une raison d’unification liturgique que vous avez fulminé ce véritable interdit violent de la liberté du culte traditionnel rétablie par votre prédécesseur.
Non, votre interdit, votre ukase, est le fait d’une décision principalement politique, mûrement réfléchie, le fait aussi de votre aversion si souvent inscrite sur votre visage à l’égard de ceux qui ne suivent pas votre politique. Or ce sont en effet souvent ceux qui sont attachés également à la conservation des dogmes et à celle du patrimoine civilisationnel de l’Eglise catholique.
Pape François, depuis votre militantisme dans l’Organización Única delTrasvasamiento Generacional (OUTG), mouvement de jeunesse du péronisme, vous avez clairement manifesté vos prédilections politiques.
On se souvient aussi de votre si ostentatoire compassion pour le dictateur communiste Fidel Castro, ce bourreau cruel non seulement de ses ennemis mais de tant de ses compagnons de combat comme le poète Armando Valladares.
Mais votre plus affligeante politique aura été celle « de l’abandon-trahison » de l’Eglise fidèle de Chine, ainsi dénoncée avec ces mots par l’héroïque Cardinal Zen Archevêque émérite de Hong Kong; Eglise livrée par un accord d’entière soumission à la férule du parti communiste de Xi-Jinping.
Et vous rêviez, pape François, d’être invité par ce gigantesque dictateur. Mais pour ce dernier, après que vous lui ayiez tout concédé jusqu’à ne pas réagir devant la falsification des écritures exigée par le parti, remplacé par des textes maoïstes, désormais vous ne servez plus à rien !
Pape François, les arguments que vous utilisez contre les fidèles de la liturgie traditionnelle pour en justifier l’interdiction sont proprement indignes ! Ils relèvent de tristes procédés de manipulations et d’amalgames.
Souvenez-vous : vous aviez déclaré, aux journalistes dans un avion vous ramenant à Rome : « Mais qui suis-je pour juger ? »
Mais qui êtes vous donc pour juger aujourd’hui comme vous le faites, d’après ce rapport d’évêques inquisitoriaux-tchékistes, les fidèles des messes traditionnelles ? Sont-ils méprisables parce c’est chez eux que l’on rencontre le plus de familles nombreuses ? Parce que c’est chez eux que surgissent de plus en plus de vocations ? Parce que c’est chez eux, dans leurs familles la plupart du temps bien peu fortunées que l’on se sacrifie pour que les enfants soient élevés dans des écoles de conviction catholique ? Parce que c’est dans leurs paroisses que l’on accueille si souvent des Africains en recherche d’une bonne éducation chrétienne pour leurs enfants ? Parce que c’est dans ces paroisses l’on ne rejette pas, mais qu’on les aime, les héroïques convertis de l’islam ?
Il est vrai que vous, pape François, c’est pour les migrants musulmans que vous avez ostensiblement manifesté votre charité préférentielle.
A propos de l’islam vous avez d’ailleurs professé à Abu-Dhabi l’étonnant propos selon lequel la diversité des religions est le fait de la volonté divine.
Et voilà donc qu’aujourd’hui vous avez manifesté qu’il ne saurait y avoir de diversité pour vous au sein de l’Eglise catholique s’il s’agit d’y maintenir cette séculaire liturgie !
Ce qui vous inquiétait le plus des multiples phénomènes d’autodestruction qui secouent l’Eglise ce n’était donc pas le schisme de fait de l’Eglise d’Allemagne telle que façonnée au fil des ans par votre cher ami le Cardinal Marx, ce n’était pas le pullulement des réseaux LGBTQ jusqu’au Vatican, non c’était la persistance et même la renaissance de la messe codifiée jadis par votre grand prédécesseur Saint Pie V, c’était que des communautés où elle est célébrée, sorte chaque année un grand nombre de jeunes prêtres.
Pape François, de votre consternant Motu proprio nous tirons la triste confirmation que vous êtes un idéologue et un dialecticien, un grand Diviseur. Et pour tout dire un méchant homme. Mais certes vous êtes le pape et les fidèles n’ont que le choix d’attendre que la Divine Providence veuille faire que votre successeur soit meilleur.
Un évêque diocésain peut dispenser des normes de Traditionis custodes dans son territoire ou pour ses sujets
Un évêque américain, Mgr Thomas Paprocki de Springfield, a mis en œuvre le canon 87 du Code de Droit Canonique de l’Eglise latine.
Ce canon stipule : CIC 1983 / c 87 § 1 :
“Chaque fois qu’il le jugera profitable à leur bien spirituel, l’Évêque diocésain a le pouvoir de dispenser les fidèles des lois disciplinaires tant universelles que particulières portées par l’autorité suprême de l’Église pour son territoire ou ses sujets, mais non des lois pénales ou de procédure, ni de celles dont la dispense est spécialement réservée au Siège Apostolique ou à une autre autorité”.
D’autres évêques américains ont autorisé les prêtres à continuer de célébrer des messes traditionnelles, en précisant qu’ils publieront des normes d’application à une date ultérieure. Mais la décision de Mgr Paprocki est unique en ce qu’il s’agit d’un décret avec des dispenses canoniques, et pas seulement d’une déclaration épiscopale.
« Puisqu’il contribue au bien spirituel des fidèles, dans la mesure où cela est nécessaire, une dispense est accordée à l’art. 3, § 2 de Traditionis custodes autorisant l’utilisation du Missel romain de 1962 dans les églises paroissiales St. Rose of Lima Church à Quincy, Illinois, et Sacred Heart Church of Sainte Katharine Drexel Parish à Springfield, Illinois ».
C’est arrivé un 22 juillet…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 22 juillet : saints du jour français ou en France.
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Ste Marie Madeleine : disciple du Seigneur (1er siècle)
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Marie Madeleine ou Marie de Magdala, patronne des parfumeurs et contemporaine du Christ est enterrée en France, comme beaucoup de ses premiers disciples. Son tombeau est à Saint Maximin.
Marie-Madeleine, sœur de Marthe et de Lazare, était d’une famille distinguée de Béthanie. Après la mort de ses parents, Marie vivait dans les plaisirs au point qu’elle devint le scandale de toute la Galilée, et qu’on ne la connut bientôt que sous le nom de la Pécheresse. En punition de ses débordements, elle fut possédée du démon jusqu’au jour où le Sauveur, lui remettant ses péchés, la délivra de la domination de Satan. Dieu avait fait naître en ce cœur coupable le désir de voir Jésus ; ce désir devait être son salut, car le Sauveur voulait donner en Marie-Madeleine un exemple frappant de Sa miséricorde infinie en même temps que de la plus parfaite pénitence.
C’est elle qui, ayant un jour suivi le Seigneur chez Simon le Pharisien, versa sur les pieds de Jésus un vase de parfum précieux, les arrosa de ses larmes et les essuya avec ses cheveux, et qui entendit ensuite cette parole : « Beaucoup de péchés lui sont pardonnés, parce qu’elle a beaucoup aimé. »
Nous la rencontrons, depuis lors, très souvent dans l’Évangile ; elle contemple Jésus et L’écoute, dans la maison de Béthanie, pendant que sa sœur Marthe s’occupe seule du service de la maison : « Marie, dit le Sauveur, a choisi la meilleure part. »
Une autre fois, dans les derniers jours de sa vie, Jésus voit Marie-Madeleine répandre un parfum délicieux sur cette tête divine qui bientôt sera couronnée d’épines. Elle accompagne le Sauveur au sommet du Calvaire, assiste à Sa mort et à Sa sépulture, et bientôt reçoit l’une des premières visites du Christ ressuscité : « Marie ! » s’écrie le Sauveur. Et Marie, reconnaissant Jésus, Lui répond dans une effusion d’amour : « Ô mon Maître ! »
D’après une tradition française, les Juifs endurcis, fatigués de ses exhortations et de celles de Marthe et de Lazare, les exposèrent sur la mer par une tempête, dans une pauvre barque sans rames ni voiles. La nacelle voguait à la garde de Dieu, et vint aborder, après quelques jours, au rivage de Marseille. Les pieux disciples du Christ firent là de nombreuses conquêtes. Quant à Marie-Madeleine, elle s’enfonça dans les montagnes sauvages et solitaires et fut transportée par les anges dans une grotte appelée depuis la Sainte-Baume, où elle mena une vie plus angélique qu’humaine, favorisée des grâces les plus merveilleuses, ne vivant que de la Sainte Communion, soupirant et versant des larmes de pénitence et d’amour.
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St Ménelé : abbé à Menat en Auvergne († V. 700)
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Bx Jacques Lombardie : prêtre de Limoge et martyr († 1794)
Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jacques Lombardie, prêtre de Limoges et martyr. Sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, il fut détenu dans des conditions inhumaines sur un bateau négrier, où il mourut, faute de soins, n’ayant plus que la peau sur les os, mais souriant.
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le 22 juillet 259 : élection du 25ème pape, saint Denys.
La persécution de l’empereur Valérien a entraîné une vacance d’un an, qui s’arrête avec cette élection. Il meurt le 26 décembre 268 et est le premier pape à ne pas être martyr.
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le 22 juillet 1099 : Godefroy de Bouillon est élu souverain de Jérusalem.
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le 22 juillet 1209 : sac de Béziers par les Croisés.
L’armée des croisés, chargée d’éradiquer les cathares, à la demande du pape Innocent III s’empare de Béziers. Sous la direction du légat du pape Arnaud Amaury et de Simon de Monfort. Cet épisode tragique est la source de nombreux mensonges historiques : le chiffre de soixante morts est complètement faux, comme l’affirmation que toute la ville est massacrée, ou cette phrase apocryphe de « Tuez-les tous Dieu reconnaîtra les siens »,qui vient du moine allemand, Césaire de Heisterbach dont l’œuvre n’a aucune valeur historique, parce qu’elle a été écrite soixante ans après les événements, d’après des racontars et sans la moindre critique.
Voir Histoire partiale-Histoire vraie, éditions Beau-Chesne-Croit, tome 1, pages 169 à 172 de Jean Guiraud.
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le 22 juillet 1461 : mort du Roi de France Charles VII, dit le victorieux, des suites d’un phlegmon à la gorge.
Charles VII de France, dit Charles le Victorieux, ou le Bien Servi, naît le 22 février 1403 à Mehun-sur-Yèvre et meurt le 22 juillet 1461. Souverain souvent présenté comme étant le «Petit Roi de Bourges qui a trahi Jehanne d’Arc», dénigré par les historiens de la IIIe République, il apparaît très souvent comme un monarque effacé sinon insignifiant. C’est pourtant lui qui achève l’œuvre de sainte Jeanne d’Arc et met fin à la présence des Plantagenêt en France. Voir les chroniques du 22 février, du 21 juin, du 17 juillet.
Charles VII « le Bien Conseillé », s’entoure d’hommes dévoués et compétents. Il réorganise l’armée avec les compagnies d’ordonnance ; son règne voit aussi l’affirmation de l’autorité royale avec la Pragmatique Sanction de Bourges, l‘assainissement des finances du Royaume, la création des Cours Provinciales de justice pour remplacer progressivement les Seigneuries locales. Charles VII s’éteint au château de Mehun-sur-Yèvre et laisse un Royaume de France renforcé et puissant. Il est inhumé dans la Basilique Saint-Denis.
Voir les chroniques du 22 février, du 21 juin, sur la triple Donation du Royaume de France, et du 17 juillet.
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le 22 juillet 1487 : grand incendie de Bourges.
Cet incendie est aussi appelé Grand incendie de la Madeleine ; il détruit le tiers de la ville et marque le début du déclin de la capitale du Berry.
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le 22 juillet 1632 : arrestation de Particelli d’Emery.
Particelli d’Emery, représentant du Roi Louis XIII, est arrêté à Pézenas sur ordre d’Henri II de Montmorency, Gouverneur du Languedoc.
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le 22 juillet 1676 : décès du pape Clément X.
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le 22-23 juillet 1694 : bombardement de Dieppe.
Durant la guerre de Neuf Ans, la flotte anglaise bombarde la ville de Dieppe, les 22 et 23 juillet 1694. Un incendie détruit une grande partie de la ville qui sera progressivement reconstruite, selon les plans de Ventabren. Les Anglais se dirigent ensuite vers le port du Havre, pour le bombarder aussi.
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le 22 juillet 1795 : deuxième traité de Bâle.
Le second traité de Bâle est signé le 22 juillet, entre la France et la couronne espagnole qui cesse le combat. Il met fin à la guerre de la Convention également appelée guerre du Roussillon. Si au début du conflit l’Espagne a l’avantage ; la France inverse rapidement la tendance. Par ce traité, la France rend à l’Espagne les terres occupées durant le conflit, mais récupère la République dominicaine.
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le 22 juillet 1802 : Marie François Xavier Bichat, biologiste français.
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le 22 juillet 1808 : bataille de Bailén en Andalousie.
Encerclés par 17 000 soldats espagnols depuis trois jours, les troupes napoléoniennes commandées par Dupont capitulent à Bailén en Andalousie. Pour la première fois, les armées de l’empereur sont mises en échec. Joseph Bonaparte quitte Madrid précipitamment le 30.
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le 22 juillet 1832 : mort de Napoléon II, dit « l’Aiglon ».
Napoléon François Joseph Charles Bonaparte ou Napoléon II, né le 20 mars 1811, est le fils de Napoléon Ier et de l’archiduchesse Marie-Louise d’Autriche. Roi de Rome à sa naissance, duc de Reichstadt à partir de 1818, et empereur des Français du 4 avril au 6 avril 1814 et du 22 juin au 7 juillet 1815 (son père ayant abdiqué en 1814 puis en 1815), il meurt loin de sa patrie, prisonnier de son grand-père, l’empereur d’Autriche, au palais de Schönbrunn.
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le 22 juillet 1898 : Djibouti devient une colonie française et prend le nom de “Côte française des Somalis”.
François: le pape de l’exclusion?
Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique, évoque sur TV Libertés le 44e Motu Proprio du pape François (Benoît XVI en avait publié 13).
Lorsqu’un vaccin se trouve en phase 3, il faut un consentement libre et éclairé : Véran botte en touche
Mardi 20 juillet, lors de l’audition de Monsieur Véran par la commission des lois de l’Assemblée nationale, Patrick Hetzel l’a interrogé au sujet d’un important problème juridique lié à son projet de loi. En effet, tous les vaccins injectés actuellement en France sont encore dans la catégorie « essais cliniques de phase 3 ». Or, d’après la législation européenne et plus précisément le règlement européen 536-2014, lorsqu’un traitement ou un vaccin se trouvent en phase 3, il faut un consentement libre et éclairé de toute personne à laquelle on injecte un vaccin ou à laquelle on administre un traitement. La question est donc de savoir comment le gouvernement peut aujourd’hui rendre obligatoire un vaccin qui par ailleurs nécessite encore juridiquement un consentement libre et éclairé ? La réponse du ministre montre que le ministre cherche à esquiver en se réfugiant derrière l’avis du Conseil d’Etat qui hélas n’aborde pas précisément cette question pourtant essentielle.
La question :
La réponse :
Le microcosme parisien gauchiste, immigrationniste et LGBT impliqué dans une affaire d’escroquerie à l’immigration
Voilà un scandale dans lequel on retrouve le microcosme parisien gauchiste, immigrationniste et LGBT.
Azzedine Jamal est soupçonné d’être impliqué dans une vaste escroquerie aux dépens d’immigrés clandestins. Azzedine Jamal est le compagnon du rédacteur en chef de la revue d’extrême-gauche Politis, Gilles Wullus (ancien de Libération et Têtu), qui s’est mis « en retrait » de l’hebdomadaire.
Azzedine Jamal, qui aurait usurpé le titre d’avocat, aurait facturé entre 5 000 et 9 000 euros le dossier de régularisation de titre de séjour, sans les mener au bout. Or il est sous curatelle de Gilles Wullus, qui s’est même mis en arrêt maladie plusieurs mois pour pouvoir s’occuper de lui :
« J’ai découvert au fil de l’eau que des choses n’allaient pas. Mais c’était surtout de la mauvaise gestion. Il a pris trop de clients. Je suis certain qu’il voulait aller au bout de ses dossiers ». « Il peut faire à peu près ce qu’il veut, sauf certaines choses, comme devenir gérant de société ».
Les fondements de l’idéologie féministe
Les Éveilleurs présentent un nouvel entretien avec Anne Trewby, Présidente et cofondatrice des « Antigones », qui explore dans un ouvrage publié il y a quelques semaines les nouveaux moyens de diffusion de la pensée féministe sur internet.
L’occasion de revenir sur ce qui fonde l’idéologie féministe depuis 50 ans, consacrée par le droit à la contraception et l’avortement sans limite. Un enfant quand je veux, si je veux, avec qui je veux : c’est la logique triomphante de la procréation médicalement assistée.
L’occasion enfin d’analyser la dictature des minorités (raciales, sexuelles) qui cherchent à dessiner un nouveau monde en menant un combat commun.
La République des copains et des coquins
Ce gouvernement veut licencier les soignants honnêtes qui ne sont pas vaccinés… mais veut garder un ministre de la Justice mis en examen.
Dans un communiqué publié par Matignon, le Premier ministre Jean Castex “renouvelle toute sa confiance” en son ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, et lui demande de poursuivre sa tâche. L’ancien avocat pénaliste a été mis en examen vendredi, pour de possibles conflits d’intérêts avec ses anciennes activités.
Par ailleurs, Dupond-Moretti ne sera pas poursuivi en justice pour les 300 000 euros omis de sa déclaration d’intérêts. Ces 300 000 euros venaient des droits d’auteurs générés par le spectacle qu’il jouait au théâtre avant d’être ministre (on a pourtant l’impression qu’il se croit toujours au spectacle). La Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATV) estime que cet oubli n’était pas intentionnel. Tous les Français qui oublient quelques euros dans leur déclaration d’impôts aimeraient que l’administration juge cet oubli non intentionnel…
Le ministre de la Culture Roselyne Bachelot a également omis de mentionner dans sa déclaration d’intérêts une partie des rémunérations perçues de la SARL RBN Conseil, société qu’elle détient à 100 %, au titre des revenus 2017, 2018 et 2019 », de même qu’elle a « omis de déclarer certains droits d’auteur au titre des mêmes années ». Comme pour M. Dupond-Moretti, la HATV a estimé que la nature de ces omissions n’étaient pas « de caractère intentionnel ou substantiel au regard » du patrimoine de la ministre.
Abbé Raffray : ce motu-proprio est-il le chant du cygne du modernisme ?
Entretien avec l’Abbé Matthieu Raffray de l’Institut du Bon Pasteur au sujet du Motu Proprio Traditionis Custodes. Ce motu-proprio du Pape François est-il le chant du cygne du modernisme ? Le pape François et ses compères ne craignent-ils pas de voir la « jeune Église » échapper à son influence ? Plutôt que de suivre ce mouvement, peut-être préfèrent-ils y répondre par l’autoritarisme ? Comment réagiront les milliers de fidèles attachés à l’ancienne liturgie, et au delà tous les conservateurs qui aspirent à un retour au sacré dans l’Eglise ? Quoi qu’il arrive, cette réaction autoritaire du Pape François est bien un signe des temps…
Herméneutique de la rupture : le pape François donne raison à la Fraternité Saint-Pie X
L’abbé Jean-Michel Gleize, professeur d’apologétique, d’ecclésiologie et de dogme au Séminaire Saint-Pie X d’Écône (il a participé aux discussions doctrinales entre Rome et la FSSPX entre 2009 et 2011), réagit au motu proprio du pape. Face aux partisans de la rupture entre l’Eglise anté-conciliaire et l’Eglise post-Vatican II, Benoît XVI avait défendu une herméneutique de la réforme dans la continuité. Le pape François défend une herméneutique de la rupture :
[…] Pour apparaître désolante dans ses effets, et pénalisante pour les personnes, l’initiative du Pape n’est pourtant pas étonnante. Elle est même logique. Et l’on peut bien se demander si elle n’était pas inéluctable. Car la situation des deux rites, celui de saint Pie V et celui de Paul VI, est bel et bien celle que décrit le récent Motu proprio Traditionis custodes : situation d’une cohabitation impossible, sur le plan même des principes liturgiques. Au-delà des situations factuelles et de l’état variable à l’infini, pacifique ou conflictuel, qui concerne les personnes, il y a fondamentalement une opposition formelle de doctrine entre la messe de saint Pie V et le nouveau rite de Paul VI. Car la liturgie est un lieu théologique. L’écart qui oppose les deux liturgies correspond à un abîme, qui sépare deux conceptions de l’Eglise et de la foi. On peut d’ailleurs mesurer l’étendue de cet écart en voyant avec quelle force la plupart des épiscopats, conscients de leur adhésion à Vatican II, se sont opposés à l’initiative du Motu proprio Summorum pontificum : même si le rite traditionnel de l’Eglise n’était pas censé, dans l’intention de Benoît XVI, exclure le nouveau rite, son élargissement a été souvent mal perçu. Et c’est justement parce que, au-delà d’une non-exclusion purement juridique, il restera toujours entre les deux liturgies une incompatibilité et une exclusion doctrinale. Les bonnes intentions d’un Pape conservateur, tel que Benoît XVI, sont semblables à celle d’un libéral : l’un et l’autre nourrissent l’illusion de donner le même droit de cité à la vérité et à l’erreur. Mais les intentions d’un Pape d’avant-garde, tel que François, sont d’une tout autre portée : la seule et unique expression de la lex orandi ne saurait être dans son esprit que le Novus Ordo Missae, à l’exclusion de la messe traditionnelle. Et en cela, François est beaucoup plus logique que Benoît XVI avec l’adage selon lequel c’est la loi de la croyance qui est au fondement de la loi de la prière, lex orandi, lex credendi. Si la nouvelle croyance est celle du concile Vatican II, la nouvelle liturgie qui doit lui correspondre ne peut être que celle de la nouvelle messe de Paul VI, et non celle de l’ancienne messe qui est l’expression d’une doctrine opposée sur plus d’un point à celle de Vatican II.
Cela signifie clairement – entre autres conséquences – que la messe traditionnelle ne saurait faire l’objet – ni pour un vrai catholique attaché à la Tradition, ni non plus pour un vrai conciliaire attaché à Vatican II – d’une préférence personnelle ou d’un choix motivé par une sensibilité théologique ou esthétique particulière. On ne « préfère » pas la messe traditionnelle à la nouvelle messe, comme si la nouvelle messe était seulement moins bonne ou moins plaisante. En effet, le rite traditionnel de la messe est l’expression achevée et nécessaire de la foi de l’Eglise, par opposition à un nouveau rite qui (selon les dires mêmes du Bref examen critique) s’en éloigne de manière impressionnante dans l’ensemble comme dans le détail. Le rite traditionnel s’impose à l’adhésion de tout catholique, et celui-ci ne peut pas se contenter d’y voir l’objet d’une préférence personnelle, pour des motifs qui seraient extrinsèques à la profession de la foi catholique, et qui n’excluraient pas la légitimité et la bonté intrinsèque du nouveau rite de Paul VI. […]
La Fraternité Saint-Pierre est profondément attristée par les motifs invoqués afin de limiter l’usage du missel de saint Jean XXIII
Communiqué officiel de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre suite à la publication du Motu proprio Traditionis Custodes
Fribourg, le 20 juillet 2021
La Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre, dont le but est la sanctification des prêtres par l’observance fidèle des traditions liturgiques antérieures à la réforme voulue par le Concile Vatican II (cf. Constitutions n. 8), a reçu le Motu proprio Traditionis Custodes du Pape François avec étonnement.
Fondée et approuvée canoniquement selon les dispositions du Motu Proprio Ecclesia Dei Adflicta de saint Jean Paul II du 2 juillet 1988, la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre a toujours professé son attachement à tout le Magistère de l’Église et sa fidélité au Pontife romain et aux successeurs des Apôtres, exerçant son ministère sous la responsabilité des évêques diocésains. Évoquant, dans ses Constitutions, les enseignements du deuxième Concile du Vatican, elle a toujours cherché à s’inscrire dans ce que le pape émérite Benoît XVI a appelé en 2005 : « l’herméneutique de la réforme dans la continuité de l’Église » (Discours à la Curie romaine, 22 décembre 2005).
La Fraternité Saint-Pierre est donc aujourd’hui profondément attristée par les motifs invoqués afin de limiter l’usage du missel de saint Jean XXIII, qui est au centre de son charisme. La Fraternité ne se reconnaît nullement dans les critiques formulées. Il est surprenant que ne soient pas évoqués les nombreux fruits visibles dans les apostolats attachés au missel de saint Jean XXIII et la joie des fidèles de pouvoir bénéficier de cette forme liturgique. Bien des personnes ont découvert ou sont revenues à la foi grâce à cette liturgie. Comment ne pas remarquer par ailleurs que les communautés de fidèles qui y sont attachées sont souvent jeunes et florissantes, et que de nombreux foyers chrétiens, prêtres ou vocations religieuses en sont issus ?
Dans le contexte actuel, nous tenons à réaffirmer d’une part notre fidélité indéfectible au successeur de Pierre, et d’autre part notre volonté de rester fidèles à nos Constitutions et à notre charisme, en continuant à servir les fidèles comme nous l’avons fait depuis notre fondation. Nous espérons pouvoir compter sur la compréhension des évêques dont nous avons toujours respecté l’autorité, et vis-à-vis desquels nous avons toujours agi avec loyauté.
Confiant en l’intercession de Notre-Dame et de notre saint Patron, saint Pierre, nous voulons vivre cette épreuve dans la foi et la fidélité.
Mgr Schneider : le Saint-Siège n’a pas le droit de supprimer un héritage de toute l’Église
Jeanne Smits a retranscrit la conférence donnée par Mgr Schneider à Paris il y a quelques semaines. A la fin de cette conférence, parmi les questions, Mgr Schneider avait été interrogé sur la possible, devenue réelle, abrogation de Summorum Pontificum :
Une question pose ceci : « Si le Motu proprio Summorum pontificum venait à être supprimé, quelle attitude devraient adopter les communautés Ecclesia Dei qui souhaitent rester fidèles à la forme extraordinaire de la messe ? Doivent-elles privilégier l’obéissance, ou entrer en résistance ? Pour l’instant cela ne semble pas viser les communautés Ecclesia Dei, mais dans cette hypothèse, quelle attitude recommandez-vous ? »
Ce sont pour l’instant simplement des hypothèses. Il ne semble pas que le Saint-Siège doive abolir Summorum Pontificum, je considèrerais cela très irréel, pas réaliste. Mais il y aura peut-être une limitation de l’usage de Summorum Pontificum. En ce cas, je pense que vous avez, les fidèles et les prêtres, le droit à une liturgie qui est la liturgie de tous les saints, quasiment de tous les temps. Donc en ce cas le Saint-Siège n’a pas le droit de supprimer un héritage de toute l’Église. Ce serait un abus, même de le part d’un évêque. En ce cas, vous pouvez continuer à célébrer la messe, formellement en désobéissance, mais vous serez en obéissance à l’Eglise de tous les temps, à tous les papes qui ont célébré cette messe. Et continuez avec respect de prier pour cet évêque ou pour le pape. Mais trouvez quelques formes peut-être de messe des catacombes, de messe clandestine. Mais toujours avec l’esprit « sentire cum Ecclesia », avec un amour pour l’Église et pour les âmes. Donc ce serait au contraire un service que vous rendriez à l’ensemble de l’église. L’Eglise n’est pas simplement maintenant, l’Église est de tous les temps.
Interdire l’hôpital aux non-vaccinés devrait avoir une conséquence douloureuse sur le monopole de la sécurité sociale
Effet boomerang de la loi bientôt en discussion au Parlement :
[…] Il s’agit de l’interdiction qui sera faite aux non-vaccinés d’accéder aux hôpitaux et, plus généralement, aux établissements accueillant des personnes vulnérables, hors « cas d’urgence ». On n’a pas bien mesuré encore les conséquences humaines, humanitaires, démographiques, de cette disposition dont la violence est probablement sans égale depuis une centaine d’années dans le monde, et pas seulement en France.
Premièrement, et c’est au fond le point le plus bénin, elle interdira aux non-vaccinés de rendre visite à leur grand-mère dans une maison de retraite, à leur enfant hospitalisé après une mauvaise chute au ski, à l’épouse, au frère, à la soeur, victime d’une crise cardiaque. Elle interdira aussi au non-vacciné de rendre un dernier hommage à un proche décédé à l’hôpital.
Deuxièmement, elle interdira aux non-vaccinés cancéreux, diabétiques, insuffisants de tous ordres, de se rendre à l’hôpital pour leurs soins ordinaires, pour leurs visites de contrôle, ou pour des diagnostics plus poussés. Bref, elle aura le même effet que le confinement l’an dernier. À long terme, cette mesure aura de lourdes conséquences sur la mortalité des personnes les plus faibles, dans de bien plus larges proportions que les morts du COVID prétendument évitées par la vaccination.
Bref, cette mesure est non seulement absurde, mais elle est cruelle et inhumaine. Il faut se demander par quelle manipulation le gouvernement en place a pu inoculer tant de haine à la majorité silencieuse des vaccinés.
Mais au-delà de ces considérations morales devenues anecdotiques dans une société dystopique, la mesure d’interdiction va soulever une difficulté juridique de premier ordre dont les apprentis sorciers au pouvoir n’ont pas encore mesuré l’ampleur.
Depuis la loi de financement de la sécurité sociale pour 2016, l’État a en effet instauré une « protection universelle maladie » (PUMA), contrepartie du monopole de l’assurance -maladie en France. Comme le précise très clairement le site de l’assurance-maladie :
Toute personne qui travaille ou réside en France de manière stable et régulière a droit à la prise en charge de ses frais de santé à titre personnel et de manière continue tout au long de sa vie : tel est le principe de la protection universelle maladie.
Ce droit, qui a mis longtemps à émerger, se fonde sur le principe de la cotisation obligatoire ou de l’imposition obligatoire des revenus pour financer la sécurité sociale. Comme tout revenu est obligé de financer cette machine monopolistique, tout imposé ou tout cotisant doit y avoir droit.
On voit bien ici le problème qui se pose : l’obligation légale ne pourra plus être remplie, puisque l’État interdit, par une décision administrative, l’accès aux soins et à la protection universelle. Nous sommes ici dans le même cas de figure que le contentieux entre les assureurs et les restaurateurs victimes d’une perte d’exploitation due au confinement. Du fait d’une mesure administrative, l’assureur ne peut plus exécuter le contrat de protection auquel l’assuré a souscrit.
Une première conséquence de cette restriction des prestations remboursables par cet assureur monopolistique qu’est la sécurité sociale tient au montant des cotisations : peut-on réellement facturer au tarif des vaccinés qui profitent de toutes les prestations un contrat d’assurance (présenté comme « solidaire », quelle bien étrange expression) qui est amputé de la part la plus importante de ses garanties ?
Non, bien entendu, et c’est le principe même de l’unicité du tarif qui se trouve mise en cause par la mesure gouvernementale. Au titre de la contributivité de la sécurité sociale, aucune juridiction ne pourrait soutenir que, à contributions égales, les droits ne sont plus les mêmes.
Le monopole de la sécurité sociale est mort
Assez logiquement, on voit bien que ce n’est pas seulement le principe de la cotisation sociale qui va souffrir de la mesure de discrimination décidée unilatéralement par Emmanuel Macron, mais le principe du monopole de l’assurance-maladie qui est fragilisé. Si les assurés sociaux ne peuvent plus avoir accès aux mêmes prestations qu’avant, et spécialement aux prestations les plus vitales, les plus importantes, de quel droit l’État les empêcheraient-ils de changer d’assureur, et de se tourner vers un assureur qui leur permet, par exemple, de bénéficier de soins renforcés à domicile, ou de soins hospitaliers dans des contrées plus accueillantes ?
Sauf à plaider un droit de l’État à exclure certains assurés de l’accès aux soins, on voit mal quel motif tiendrait devant le Cour de Justice de l’Union Européenne pour obliger les non-vaccinés à financer une assurance-maladie qui ne leur apporte pas de garanties de santé suffisantes.
Politiquement, le combat dans lequel Emmanuel Macron s’est lancé semble donc à haut risque. Et juridiquement, il pourrait avoir des conséquences systémiques majeures : en interdisant l’accès aux soins pour certains assurés, il tue l’idéal de 1945 (où il en dévoile l’imposture profonde, puisqu’il ne s’agit pas de protéger, mais de dominer), et il en ruine les fondements juridiques.
En ce sens, l’interdiction de l’hôpital aux non-vaccinés est une bonne mesure. Elle ouvre les yeux sur ce que signifie vraiment la sécurité sociale.
François Nicolas – “Ce passe sanitaire est inapplicable et ce n’est pas notre métier de contrôler !”
François Nicolas, président d’Amaclio Productions, producteur notamment de “La Nuit aux Invalides” et se spectacles à Carcassonne, à Moulins, Mont-Saint-Michel…, pousse un coup de gueule contre la mise en place du passeport sanitaire pour les spectacles :
Homme-OGM : modification du génome humain au nom de la santé publique
Le 12 juillet, l’Organisation Mondiale de la Santé a publié un communiqué concernant deux rapports sur les premières recommandations mondiales visant à faire de la modification du génome humain un outil de santé publique, en mettant l’accent sur la sécurité, l’efficacité et l’éthique. Sic.
Le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS, souligne :
« La modification du génome humain peut nous donner de meilleurs moyens de traiter et de guérir les maladies, mais nous n’en tirerons pleinement les bénéfices que si nous la mettons en œuvre dans l’intérêt de tous, au lieu de creuser davantage les inégalités en matière de santé entre les pays et à l’intérieur des pays ».
L’homme OGM présenterait plusieurs avantages potentiels : un diagnostic plus rapide et plus précis, des traitements plus ciblés et la prévention des troubles génétiques.
L’OMS se pose quand même la question des risques :
les modifications du génome des embryons pourraient être transmises aux générations suivantes et modifier les caractéristiques des descendants.
C’est le but de ces rapports : proposer des recommandations concrètes pour encadrer ces modifications génétiques.
Prochaines étapes :
- L’OMS réunira un petit comité d’experts chargé d’examiner l’évolution du registre relatif à la modification du génome humain, y compris les moyens de mieux surveiller les essais cliniques faisant appel à des technologies de modification du génome humain préoccupantes.
- L’OMS réunira des intervenants issus de plusieurs secteurs pour mettre au point un dispositif accessible de signalement confidentiel des préoccupations relatives à la recherche et aux autres activités impliquant la modification du génome humain qui pourraient être illégales, non homologuées, contraires à l’éthique ou dangereuses.
- Dans le cadre d’un engagement à accroître « l’éducation, la participation et l’autonomisation », l’OMS dirigera des webinaires régionaux axés sur les besoins régionaux et locaux. Au sein de sa Division des sciences, l’OMS étudiera comment instaurer un dialogue mondial inclusif sur les technologies de pointe, y compris dans le cadre d’activités au niveau du système Nations Unies et moyennant la création de ressources en ligne pour diffuser des informations fiables sur les technologies de pointe, dont la modification du génome humain.
Le délire prométhéen du transhumanisme progresse alors que dans son article 13, la Convention d’Oviedo interdit les modifications de génome humain qui seraient héréditaires. Cette Convention est un texte international de référence dans le domaine de la bioéthique, seul texte dans ce domaine qui soit contraignant pour les Etats l’ayant ratifié. Elaborée au cours des années 1990, elle est en vigueur dans 29 des 47 pays membres du Conseil de l’Europe.
Ces dernières années, avec l’émergence des techniques d’édition du génome et notamment les « ciseaux génétiques » CRISPR Cas9, certains Etats revendiquent une révision de l’article 13 de la Convention. Cet article interdit toute intervention médicale aboutissant à une modification du génome humain qui serait héréditaire ainsi que toute modification du génome humain non héréditaire mais qui ne serait pas justifiée par des raisons préventives, diagnostiques ou thérapeutiques. Il interdit donc la modification du génome de l’embryon humain.
Début juin, le Comité de bioéthique du Conseil de l’Europe a confirmé « que les conditions n’étaient pas réunies pour une modification de l’article 13 ». En revanche, un groupe de travail devra « apporter des précisions » sur cet article, notamment sur les termes « préventives, diagnostiques ou thérapeutiques », afin de distinguer l’aspect recherche de l’aspect application clinique. L’objectif est de concilier respect de l’article 13 et recherche sur l’embryon humain, autorisée dans de nombreux Etats signataires. Concilier ou contourner ? Les « précisions » laisseraient la possibilité de modifier le génome d’embryon humain « pour la recherche », c’est-à-dire sans qu’ils ne soient implantés, mais détruits au 14ème jour de développement. Une ligne rouge que les députés français ont déjà franchie avec le projet de loi bioéthique.
Sur l’immigration le conseil d’Etat a toujours défendu une vision maximaliste de la liberté. En matière de santé c’est l’inverse
Jean-Frédéric Poisson dépose avec Via un référé-liberté devant le Conseil d’Etat, demandant l’annulation du Décret no 2021-955 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire. Ce décret instaure un passe sanitaire pour l’accès aux établissements, lieux et évènements cités, lorsqu’ils accueillent un nombre de visiteurs, spectateurs, clients ou passagers au moins égal à 50 personnes.

De son côté le Conseil d’Etat a donc entériné le projet de loi du gouvernement sur le passe sanitaire (qu’il avait décrié pour les activités quotidiennes, début juillet) et l’obligation vaccinale, allant jusqu’à déclarer légale la possibilité de suspendre la rémunération de celui qui ne veut pas être vacciné, puis son licenciement.
En matière de lutte contre l’immigration ou de terrorisme, les “sages” du conseil d’Etat et constitutionnel ont toujours défendu une vision maximaliste de la liberté individuelle. On constatera qu’en matière sanitaire, en parfaite incohérence, c’est l’inverse. Benoît Sévillia souligne dans Le Figaro :
Il était pourtant érigé en principe d’ordre public par l’article L.1132-1 du Code du travail l’interdiction de discriminer, sanctionner ou licencier un salarié en raison notamment de ses opinions politiques, de ses convictions religieuses, ou de son état de santé, qui pourraient pour chacune d’entre elles constituer le fondement du refus d’un salarié d’être vacciné, ou plus simplement encore de justifier de son statut vaccinal. Rappelons que le «guide employeur» sur la Covid-19 publié le 30 juin dernier par la direction générale du travail spécifiait d’ailleurs que l’employeur ne pouvait en aucun cas imposer à son salarié de le tenir informé de sa situation par rapport à la vaccination.
De même que le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) entré en application le 25 mai 2018, qui a donné tant de fil à retordre aux entreprises sommées de créer un dispositif sécurisé de protection des données personnelles de leurs salariés, leur interdit de collecter leurs données de santé, prérogative qui appartient à la seule médecine du travail.
L’Etat de droit sacralisé repose sur les interprétations à géométrie variable de juges administratifs irresponsables devant le peuple. Un Conseil d’Etat surtout complice du régime en place, puisque le rapporteur du texte (la décision du rapporteur devient la décision du Conseil d’Etat) est Mathieu Schlesinger, maire LREM et candidat LREM aux régionales.
Le rapporteur du Conseil d’État qui a validé le #PassSanitaire, Matthieu Schlesinger, a été candidat aux régionales pour #LREM : avec ce conflit d’intérêts effrayant, comment faire confiance à ce gouvernement et à une certaine justice ! pic.twitter.com/YkPZaZJDPj
— Gilbert Collard (@GilbertCollard) July 20, 2021
Tout un programme !
Voilà ce que déclarait le rapporteur du Conseil d’État qui a validé le #PassSanitaire, Matthieu Schlesinger, en mai dernier alors qu’il était candidat #LREM aux régionales : « […] on ne doit pas laisser le choix aux autres. »src : https://t.co/EjCH49VYnt pic.twitter.com/qtwPr3FkzC
— Gilbert Collard (@GilbertCollard) July 20, 2021
