Vers la vaccination obligatoire
Petit à petit, le lobby pharmaceutique avance ses pions :
Obligation vaccinale pour les plus de 18 ans en France, en Nouvelle-Calédonie !
⚠️ Si nous ne manifestons pas en masse, l’obligation vaccinale ou le passe sanitaire perpétuel arrivera demain en France métropolitaine. pic.twitter.com/Npvtbo8bOp— Philippe Murer 🇫🇷 (@PhilippeMurer) September 3, 2021
L’obligation vaccinale est déjà en route https://t.co/btZCOOxEaV
— Hugo Fischer ن (@FischerHugo31) September 3, 2021
L’OIF rejoint la coalition internationale contre la GPA
L’Organisation Internationale pour la Famille (OIF), à l’origine de la plateforme IFamNews.com, vient de s’associer à plus de trente organisations pro-famille pour former une Coalition Internationale contre la Maternité de Substitution et signer une pétition adressée aux Nations unies pour demander la fin de la pratique de la maternité de substitution commerciale.
Le Troisième exil a voulu rendre témoignage de cette fragilité actuelle de l’Etat face au risque politique et à la prise de décision
Gabriel Dubois, auteur du roman historique Le Troisième exil, a bien voulu répondre à nos questions :
Vous avez écrit votre roman avant la polémique sur la commémoration du bicentenaire de la naissance de Napoléon. Et pourtant, on a l’impression que vous avez écrit en vous inspirant de cette polémique. Comment avez-vous fait pour anticiper ?
Le projet de ce roman est né en 2017. Je cherchais alors à écrire une fiction sur Napoléon, en vue du bicentenaire, et j’hésitais sur la marche à suivre. L’idée d’un roman dont l’intrigue tournerait autour de l’exhumation des Cendres, sur fond de “culture de l’annulation” est venue d’une conjonction de faits historiques récents. En France, une polémique assez importante avait éclaté en 2005, autour du livre de l’historien et polémiste Claude Ribbe, intitulé Le Crime de Napoléon, et qui comparait à la Shoah notamment la répression menée par les armées françaises à Saint-Domingue contre la révolte des populations noires de l’île. Cet ouvrage avait fait l’objet d’une réponse par les historiens Thierry Lentz et Pierre Branda, intitulée Napoléon l’esclavage et les colonies. Si la présence mémorielle en France de Napoléon fut relativement épargnée à l’époque, un premier pas était franchi, avec cette comparaison étonnante entre Napoléon et Hitler. Dans la même période, des activistes réclamaient le retrait hors de la sphère publique du nom et de l’image de Colbert, le grand ministre de Louis XIV, car auteur du Code noir qui réglementait le fonctionnement de l’esclavage aux Antilles. Dans d’autres périodes, et sur un mode plus mineur, on a pu voir des événements de nature proche, comme par exemple le carrefour du général Salan, à Toulon, baptisé ainsi en l’honneur du libérateur de la ville en 1944, et plus récemment rebaptisé carrefour du colonel Salan, pour éviter de mettre en avant la figure du putschiste de la guerre d’Algérie. En Espagne, depuis 2004, toute référence au général Franco a été peu à peu gommée de l’espace public. En Russie, le gouvernement actuel a, depuis plusieurs années, considérablement réduit le champ des recherches sur la période stalinienne et pris le contrôle de la mémoire sur ce sujet, pour en donner une version qui camoufle en partie l’indicible. En somme, en France comme dans le reste du monde, ce qui dérange ou démange en matière de mémoire et d’histoire, a eu tendance, ces dernières années, à être mis sous le boisseau par les différents gouvernements, afin peut-être de tenter la fabrication d’une mémoire commune plus lisse, moins conflictuelle en apparence, mais qui en dissimulant la vérité, même dérangeante, s’avère être souvent justement source de conflits.
Avec Napoléon, dans ce roman, j’ai franchi une étape supplémentaire, en me fondant sur l’histoire récente, et on peut dire que l’actualité m’a en partie rattrapé, avec la croissance très rapide en France de la “culture de l’annulation” et de la “culture éveillée”. Heureusement, nous n’en sommes pas encore à exhumer les Cendres, ce qui conserve à ce roman une part de fiction politique.
Avant d’être romancier, vous êtes enseignant en Histoire. Pensez-vous que les Français ont un problème avec l’histoire de leur pays ? Et si oui, pourquoi selon vous ?
L’histoire en France occupe une place paradoxale. Elle est une science aimée des Français, qui plébiscitent les émissions historiques, visitent massivement les lieux patrimoniaux, se passionnent pour la généalogie, s’abonnent pour un certain nombre à des revues de vulgarisation historique ou achètent des essais historiques destinés au grand public.
Pourtant, malgré cette passion française, on remarque plusieurs handicaps, certains partagés par les autres peuples du monde, et d’autres plus spécifiquement français. Concernant le premier type de handicap, on doit relever un déficit considérable de culture générale, qui a pour conséquence de donner de l’histoire, chez les Français, une compréhension souvent lacunaire et orientée. Les Français qui s’intéressent à l’histoire ont souvent une période de prédilection, un auteur phare, un thème favori, où ils acquièrent un niveau honorable, et pour le reste maîtrisent mal les fondamentaux même de la chronologie. Beaucoup ont aussi, par méconnaissance de l’histoire globale du pays, une vision politiquement orientée de l’histoire de France, liée à leur milieu ou à leurs médias de prédilection.
On le voit avec Napoléon, et ce roman a voulu le montrer au travers des discussions entre les personnages principaux, où chacun arrive dans le débat autour de l’Empereur avec sa mémoire particulière et partielle et n’en démord pas, voulant en faire le tout de la mémoire impériale au dépend des autres fragments, ce qui n’est pas de l’histoire justement, mais bien de la mémoire.
Hors de ce roman, les commémorations de la Commune de Paris cette année ont parfaitement illustré les conséquences désastreuses de ce déficit de culture générale. Les uns ont magnifié les communards, en faisant des héros romantiques, martyrs du socialisme, d’autres n’ont commémoré que les prêtres martyrs de la Commune, les mémoires particulières se sont braquées, au point d’en arriver à des tristes agressions physiques contre les personnes, avec l’attaque d’une procession à Paris le 29 mai 2021. L’histoire a été escamotée, et avec elle la culture générale. Dans ces questions mémorielles on a parlé des partis en présence, mais le peuple de Paris dans sa complexité fut évacué. On a parlé de la Commune, mais déconnectée du Siège de Paris, de la guerre de 1870-1871, de la naissance de la République et de la chute de l’Empire, déconnectée même du contexte de signature du traité de paix par un gouvernement démocratiquement choisi et confronté à la défaite militaire et à l’émeute. On a traité d’un soulèvement en le séparant des réalités sociales et politiques du demi-siècle écoulé. Enfin, on a parlé de la répression de la semaine sanglante sans jamais parler des nombreuses suites judiciaires, condamnations et amnisties qui se déroulèrent durant les années 1871-1879. En somme, faute de culture générale, l’événement n’a pas été compris et a cristallisé les haines, mais aussi les communautarismes idéologiques.
Ce déficit de culture générale est cependant assez commun aux peuples occidentaux aujourd’hui.
De manière plus spécifiquement française, nous souffrons, dans notre compréhension de l’histoire, d’un déficit très net d’estime de nous-mêmes. Ce manque d’estime touche tous les domaines et l’histoire en particulier. Il n’est pas nouveau cependant, et déjà dans les années 1870, l’historien Numa-Denys Fustel de Coulanges regrettait que ses confrères se préoccupassent d’avantage des découvertes historiographiques allemandes que françaises, l’inverse n’étant pas vrai en Allemagne, où les historiens antiquisants et médiévistes dédicaçaient le recueil des textes et inscriptions latines relatives à l’histoire germanique : “Pour l’amour de la patrie”. L’historiographie plus récente a poussé assez loin cette mésestime, notamment sur les sujets très clivant de la seconde guerre mondiale ou de la décolonisation, ou sur l’histoire des minorités sociales, culturelles, religieuses, raciales, etc. A ce sujet, il faut noter un décalage entre l’histoire érudite et universitaire, et l’histoire “grand public”, la première étant bien plus mesurée sur ces sujets que la seconde. Malheureusement, c’est avec la seconde que les Français se font une idée sur ces sujets.
Je crois qu’il y a ici une mission fondamentale des familles, de la presse et de l’école pour rendre aux Français la culture générale historique qui leur fait défaut, et pour enseigner une histoire qui ne soit ni le roman national, ni le roman noir, mais simplement une étude véridique de faits et de mouvements de l’âme de ceux qui nous ont précédé dans l’existence, dont nous n’avons pas à rougir, quoi qu’ils aient pu faire, penser et dire, du simple fait que nous en sommes les héritiers et les débiteurs. Même lorsqu’un fait historique nous dérange, comme par exemple cela pourrait être avec la répression de Saint-Domingue et le rétablissement de l’esclavage évoqués dans mon roman, nous n’avons pas à en rougir, car il est constitutif d’un donné historique qui n’est certes pas un sujet de gloire, mais qui fait partie de notre héritage national. Il ne s’agit pas de bâtir une histoire des minorités ou une histoire de la majorité, mais simplement d’entretenir notre histoire commune, celle de la France. C’est un des thèmes abordés d’ailleurs par l’une des héroïnes du roman.
J’ai extrait une tirade du ministre de la culture que vous mettez en scène et qui précise que le gouvernement ne gouverne plus, mais ne fait qu’administrer le pays. La France est-elle devenue ingouvernable ou nos politiques ont-ils perdu le pouvoir au profit des puissances supranationales ?
Les passages du roman relatifs directement au gouvernement de la France ont été écrits à partir des notes d’entretiens que j’ai pu réaliser avec des conseillers ministériels en postes en 2017, lors de mes premières recherches préparatoires, et à partir des notes recueillies au fil des lectures d’ouvrages de témoignages d’hommes politiques ou de conseillers ayant occupé des fonctions gouvernementales durant les vingt dernières années. Il est apparu durant ces conversations et ces lectures que la difficulté à gouverner en France relevait principalement de causes pratiques, et de blocages mentaux. Les causes pratiques sont assez simples, il s’agit le plus souvent du manque de temps, pour un ministre et son cabinet habitués à tout vérifier et tout contrôler, à rebours de tout principe de subsidiarité et en doublon d’administrations déjà existantes, ce qui ne permet plus de consacrer de l’énergie à l’imagination politique et au gouvernement stratégique, le quotidien étant occupé par la gestion administrative, et par la vie politicienne qui occupe le peu de temps disponible dans la vie du ministre, avec son cortège d’interventions médiatiques, de chausses trappes, etc. Les ministres disposent donc de relativement peu de temps pour se livrer réellement à l’action politique d’ensemble qui est attendue d’eux et qui est normalement une mission faite d’arbitrages et de l’application d’une vision. Le blocage mental vient lui d’une sorte de paralysie de la classe politique, écrasée par le culte de l’image, la peur panique des conséquences politiques d’une accusation de “dérapage”, par exemple dans la gestion de l’ordre public ou le discours vis-à-vis de certaines minorités idéologiques agressives, l’incapacité à trancher dans des arbitrages parfois délicats, ou encore la résignation devant la force d’inertie des structures administratives nationales et internationales dont ils sont pourtant les principaux animateurs ; en somme la difficulté à prendre un risque politique dont il faudrait assumer des conséquences lourdes pour une carrière personnelle, mais nécessaires pour la France.
Le Président de la République actuel aurait ainsi dit un jour au sujet de la prudence de son ancien Premier ministre, Edouard Philippe, “Il gère son risque pénal”. La chose est venimeuse, mais assez bien dite, et explique souvent la difficulté à prendre en temps et en heure des décisions énergiques qui pourraient entraîner un risque, être contestées par des groupes de pression ou même par une partie de l’administration. La gestion actuelle de la pandémie en est un bon exemple, avec une gestion administrative quotidienne assez efficace en regard d’autres Etats voisins, mais marquée par une grande difficulté à établir une vision politique cohérente et de long terme, ce dont on s’aperçoit quand on retrace la stratégie adoptée en matière de santé et de prévention du risque pandémique depuis 2010, marquée par le déni de ce risque et des fragilités de l’hôpital, alors que les rapports nationaux et internationaux se sont multipliés sur ce thème dans la même période. La conséquence de ce blocage devant le risque et de cette incapacité à prendre de la hauteur est pourtant lourde de conséquences, on le voit, dans une société fracturée, où la défiance vis-à-vis des gouvernants est devenue chose quasi normale, au péril de l’unité nationale.
Dans son domaine, Le Troisième exil a voulu rendre aussi témoignage de cette fragilité actuelle de l’Etat face au risque politique et à la prise de décision. J’ai voulu aussi mettre en avant les conséquences désastreuses de cette pusillanimité en matière de discordes dans le corps social.
A ce niveau, l’invocation des puissances supranationales, notamment celle de l’UE, est souvent un prétexte utilisé par nos dirigeants pour évacuer leurs responsabilités, alors même que leurs fonctions les amènent à participer aux instances de gouvernements de ces structures supranationales… On en revient alors à l’élémentaire, la capacité de décision, ici défaillante, des hommes, pris au sein des structures complexes qu’ils animent et dont ils sont membres.
C’est arrivé un 4 septembre…
"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
-
le 4 septembre : saints du jour français ou en France.
-
Ste Rosalie : vierge et ermite († 1160)
-
Rosalie, du sang royal de Charlemagne, naît à Palerme, en Sicile, d'un chevalier français et d'une parente de Roger, roi de Sicile. La Sainte Vierge lui apparut et lui conseilla de se retirer du monde. Rosalie, à quatorze ans, quitta le palais de son père sans avertir personne, n'emportant qu'un crucifix et des instruments de pénitence. Deux anges la conduisirent sur une montagne voisine de la ville. Dans une grotte inconnue et enveloppée de neige pendant plusieurs mois, Rosalie passa quelques années, partageant son temps entre l'oraison, la prière et la pénitence. Des racines crues faisaient sa nourriture ; l'eau du rocher lui servait de boisson. Souvent elle recevait la visite des anges, et le Sauveur lui-même venait parfois s'entretenir avec elle. On voit encore dans cette grotte une petite fontaine qu'elle creusa pour réunir les eaux qui suintaient à travers les fissures de la roche ; on voit aussi une sorte d'autel grossier et un long morceau de marbre où elle prenait son repas, un siège taillé dans le roc.
Aussitôt après sa disparition, sa famille la fit rechercher dans toute la Sicile. Les anges avertirent Rosalie qu'elle serait bientôt découverte si elle ne changeait de demeure ; elle prit aussitôt son crucifix et le peu d'objets qu'elle avait avec elle et suivit ses guides célestes ; ils la conduisirent sur le mont Pellegrino, où ils lui indiquèrent une grotte obscure et humide qui lui servit de retraite pendant les dix-huit dernières années de sa vie.
-
St Marcel : diacre et martyr († IIIE ou IVE S.)
À Chalon-sur-Saône, au IIIe ou IVe siècle, saint Marcel, martyr.
-
St Calétric : évêque de Chartres († V. 573)
À Chartres, vers 573, saint Calétric, évêque, qui succéda à saint Lubin et se montra d'un esprit bienveillant, prêt à toute bonne œuvre. (4 septembre au martyrologe romain, 8 octobre dans le diocèse de Chartres).
-
St Frézal évêque de Mende et martyr († IX S.)
-
Bx Scipion-Jérôme Brigéat : prêtre et martyr († 1794)
Sur l'île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Scipion-Jérôme Brigéat de Lambert, prêtre et martyr. Chanoine d'Avranches au moment de la Révolution française, il fut déporté à cause de son sacerdoce, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier et succomba d'inanition.
-
le 4 septembre 422 : le pape saint Boniface 1er meurt.
Canonisé, il est fêté le 4 septembre dans l'Église catholique.
-
le 4 septembre 476 : l'abdication de Romulus Augustule, fin de l'Empire romain en Occident.
Le roi Odoacre, chef germain des Hérules, occupe Rome et met fin à l'Empire romain en Occident. Il dépose le dernier empereur d'Occident, Romulus Augustule, un adolescent, qu'il envoie en exile en Campanie, dans un couvent avec une confortable pension.
Odoacre envoie les insignes impériaux à Byzance, pour que Zénon le reconnaisse comme patrice. Zénon le renvoie à l'empereur légitime d'Occident, Julius Nepos, alors réfugié en Dalmatie. En apparence, depuis Ravenne, puisqu'il a abandonné Rome, Odoacre gouverne au nom du seul empereur, celui d'Orient, dans les faits, l'Empire a cessé d'exister en Occident.
Odoacre entre dans Rome et l'empereur Romulus Augustule capitule :
(image tirée des revues "Altaya – les Chevaliers du Moyen Age")
-
le 4 septembre 1346 : début du Siège de Calais.
Pendant la guerre de Cent Ans, le Roi de France Philippe de Valois et le roi d'Angleterre Edouard III se disputent la couronne de France. Après la défaite de Crécy le 26 août 1346, Edouard III qui ne songea qu'à rentrer en Angleterre, remonte vers le nord et arrive à Calais le 4 septembre 1346. C'est le début du siège de Calais qui dure 11 mois. La ville va rester sous domination britannique durant deux siècles.
-
le 4 septembre 1414 : paix d'Arras entre Armagnacs et Bourguignons.
Cette paix qui n'est qu'une trêve, est signée à Arras entre Jean sans Peur et Louis de Guyenne, au nom de son père, le Roi Charles VI.
Les signes distinctifs (croix de Saint-André pour les Bourguignons et la bande blanche pour les Armagnacs) d'appartenance aux factions rivales sont bannis, de même que les noms de Bourguignons et d'Armagnacs, sur ordre du Dauphin. Les prélats et grands seigneurs de l'armée royale sont tenus de prêter serment de paix.
-
le 4 septembre 1760 : Lally-Tollendal, est assiégé dans Pondichéry.
Sans aide de la métropole, il doit capituler le 15 janvier 1761, après une longue résistance. Embastillé à son retour en France, il est jugé, condamné pour haute trahison et exécuté le 9 mai 1766. Son jugement est révisé en 1778 et il est réhabilité. Voir la chronique du 15 janvier.
-
le 4 septembre 1729 : naissance de Louis-Ferdinand de France, fils aîné de Louis XV.
Le dauphin Louis (1729-65), par François-Hubert Drouais (Madrid, Musée du Prado)
Louis-Ferdinand de Bourbon, Prince de France et de Navarre (1729-1765) est le fils aîné de Louis XV. Elève brillant, d'une foi et d'une piété exceptionnelles, il est très vite en totale opposition avec la vie dissolue de son père. Il épouse en 1745 l'infante d'Espagne Marie-Thérèse de Bourbon, qui décède l'année suivante. Veuf à 17 ans, sans héritier mâle, il se remarie avec la fille du roi de Pologne, Marie-Josèphe de Saxe. Il est l'ennemi désigné des encyclopédistes, des Huguenots, des jansénistes, des francs maçons, et des parlementaires toujours très gallicans. Beaucoup d'historiens donnent de lui une image d'un prince, chef du parti des Dévots, à l'esprit étriqué soucieux du respect des traditions. Il est un pourtant prince éclairé en phase avec l'esprit de son temps, dont les positions au Conseil du Roi montre le souci de respecter tant la vocation de la France, de Fille aînée de l'Eglise, que la liberté des Français.
Le 20 décembre 1765, le Dauphin Louis Ferdinand meurt de tuberculose à Fontainebleau. Le Marquis de la Franquerie dans La Vierge Marie dans l'histoire de France, (page 201) note que :
«…le Dauphin ayant résisté à toutes les embûches que les Loges lui avaient tendues pour le faire tomber, on peut se demander si la Franc-maçonnerie ne cherchera pas à inoculer au Prince le microbe de la tuberculose dont il mourut… »
Choiseul, véritable premier ministre de l'époque, et l'ennemi personnel du Dauphin est même suspecté de l'avoir empoisonné ; Choiseul ami et protecteur des philosophes, dont il répand les idées en France ; Choiseul dont la vie licencieuse fait l'admiration de son disciple Talleyrand ; Choiseul dont le rôle inique joué dans l'expulsion des Jésuites de France ne peut être oublié.
Trois des fils du Dauphin seront Rois de France : Louis XVI, Louis XVIII et Charles X, avec qui s'arrête la branche des Bourbons. Une fois encore, le souvenir du Testament de Saint Rémi doit être rappelé :
« Que ses jour soient abrégés et qu'un autre reçoive sa royauté! »Voir la chronique du 13 janvier.
-
le 4 septembre 1768 : naissance de François-René de Chateaubriand, écrivain et homme politique français.
François-René de Chateaubriand, naît à Saint-Malo le 4 septembre 1768. Auteur romantique, il reste surtout dans la postérité pour son œuvre posthume les "Mémoires d'outre-tombe", publiées en 1849. Il meurt à Paris le 4 juillet 1848.
-
le 2-3-4 septembre 1792 : 70 des 73 galériens présents sont massacrés au Collège des Bernardins, à Paris, par les sans-culottes les prenant pour des religieux déguisés.
-
le 4 septembre 1793 : arrivée de Kléber et des Mayençais, victoire puis défaite Républicaine de Torfou (le 19 septembre).
Après la victoire Vendéenne de Chantonnay le 4 septembre, l'armée de Mayence détachée de la redoutable armée du Rhin entre dans Nantes pour soutenir l'armée des Côtes de Brest. Kléber, qui vient de capituler à Mayence avec tous les honneurs de la guerre, doit écraser au plus vite grâce à ses 16.000 hommes aguerris et à ses généraux expérimentés les « brigands » Vendéens, selon les ordres donnés par un par décret de la Convention, en date du 1er août précédent.
-
le 4 septembre 1797 : coup d'Etat du Directoire, le 18 Fructidor.
Barras, La Révellière-Lépeaux, Reubell, avec le soutien de l'armée, en les personnes de Hoche et Augereau (envoyé sur Paris à la demande du Directoire par le général Napoléon Bonaparte), réalisent un coup d'Etat contre les modérés, les royalistes du club de Clichy et le Conseil des 500. Barthélemy et onze membres du Conseils des Anciens sont arrêtés et déportés. Sont déclarés passibles de la peine de mort tous ceux qui voudraient rétablir la royauté. Les élections de germinal sont annulées dans 49 départements (177 députés sont invalidés) ainsi que les mesures en faveur des émigrés (160 condamnations à mort). La « démocratie » en République ne fonctionne bien que lorsque le peuple n'a pas voix au chapitre. Aujourd'hui, le système n'a pas changé, mais est moins sanglant ; quand les élections ne donne pas le résultat escompté, on fait revoter jusqu'à obtention du dît résultat. La république finit comme elle a commencé !
Le Directoire, menacé par les élus modérés préparant le retour de la monarchie, est donc sauvé mais pour peu de temps ; deux ans plus tard, Bonaparte, à nouveau appelé, agit pour son propre compte et fonde le Consulat.
-
le 4 septembre 1870 : proclamation de la Troisième République par Gambetta et formation du Gouvernement de la Défense nationale.
Dans la nuit du 3 au 4 septembre 1870, Paris apprend que Napoléon III a été fait prisonnier par les Prussiens à Sedan. Les députés renoncent à confier la régence à l'impératrice Eugénie, confinée au palais des Tuileries. Ils préparent la déchéance de Napoléon. Après une nuit agitée dans la rue comme dans l'assemblée, la foule envahit le Palais Bourbon en début d'après-midi.
Les Frères *** Gambetta et Jules Favre font plébisciter la nomination du Général Trochu comme gouverneur de Paris et forment un gouvernement modéré de Défense nationale. Les ministres sont immédiatement nommés : Gambetta à l'Intérieur, Favre aux Affaires étrangères. La République est proclamée aux Tuileries.
-
le 4 septembre 1872 : rétablissement d'un condominium franco-britannique sur l'Égypte.
-
le 4 septembre 1904 : l'ancien séminariste, le petit père Combes annonce la séparation de l'Eglise et de l'Etat.
« Le 4 septembre, à Auxerre —au cours d'un discours où il annonce sa résolution d'aboutir à la séparation de l'Église et de l'État—, Combes dresse le bilan de son action : il se vante d'avoir fait fermer, depuis 1902, 14 000 établissements d'enseignement tenus par des congrégations, soit plus des quatre cinquièmes.
Le gouvernement, toutefois, est confronté à un phénomène qu'il n'avait pas prévu : la réouverture d'écoles primaires privées, théoriquement laïques, grâce aux religieux sécularisés. Cas extrême, le taux est de 100 % dans le Finistère. Une enquête commandée par le ministère de l'Instruction publique, en 1913, révélera que les sécularisés gèrent 7 000 des 10 000 établissements rouverts, sur un total de 17 000 écoles congréganistes fermées depuis 1901. »
Tiré de Quand les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia (éditions Perrin page 90)
Voir les chroniques du 28 mars, du 14 juin, du 4 octobre, des 5, 6, 7 et 8 novembre, du 2 décembre.
-
le 4 septembre 1914 : l'armée allemande occupe Reims.
-
le 4 septembre 1944 : arrestation du général Dentz.
Le général Dentz est arrêté par un garçon boucher FFI et incarcéré à Fresnes, puis condamné à mort le 20 avril 1945. Il passe 198 jours enchaîné, fers aux pieds dans l'attente de son exécution, au milieu des condamnés de droit commun. Sa peine étant commuée en détention à perpétuité il y meurt dans des conditions de détention abjectes, le 13 décembre 1945. Il est l'exemple ineffaçable de la haine des « gaulchevistes » contre un officier ayant défendu l'honneur de la France et des populations sous mandat au Moyen-Orient.
Gaullisme et gaulchévisme de Hervé Ronzyé page 107, cité par François Maris Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs, (éditions de Chiré page 219)
-
le 4 septembre 1958 : présentation au peuple français par le général De Gaulle du projet de Constitution de la Ve République, place de la République.
-
le 4 septembre 1981 : assassinat au Liban de l'ambassadeur de France, Louis Delamarre.
La Suisse veut dénaturer le mariage
Lucie Rochat, présidente des Femmes UDC romandes, rejette le projet de dénaturation du mariage, soumis au vote le 26 septembre. Selon elle, un “oui” dans les urnes ne supprimerait pas “une discrimination”, mais instaurerait “des privilèges” pour les homosexuels.
“Les couples hétérosexuels n’ont pas accès à la procréation médicalement assistée (PMA) lorsqu’il n’y a pas de stérilité avérée ou de maladie transmissible. Avec ce projet, il est question d’instaurer des privilèges auxquels même les couples hétérosexuels n’ont jamais eu droit”.
Le projet soumis au vote prévoit l’accès à la PMA pour les lesbiennes et l’adoption conjointe. Et Lucie Rochat insiste sur ces points.
“Il ne s’agit pas uniquement du mariage civil et il est très important de le répéter. On cherche à limiter le débat à la question du mariage et on fait passer d’autres choses par la petite porte. Ce que le peuple suisse doit bien comprendre, c’est qu’on ne lui donne pas la possibilité de parler du mariage civil sans en même temps faire passer un élargissement du droit à la PMA”.
“Cette loi a dans son essence un changement radical de conception des relations entre parents et enfant. En Suisse, l’intérêt général de l’enfant a toujours été considéré comme prioritaire sur l’intérêt des parents. Aujourd’hui avec cette loi, on commence à considérer que le fait d’avoir un enfant est un droit et que celui-ci est supérieur au droit même de l’enfant”.
“Avec ce projet, on laisse tomber une partie de la prudence dont on a toujours fait preuve par rapport à la PMA pour l’élargir aux couples de même sexe. Pour ce privilège, on demande à la population suisse de se plier et de bien vouloir reconnaître que le père n’est pas forcément nécessaire, qu’il peut simplement être considéré comme du matériel humain utilisable pour satisfaire le désir d’autres personnes. La discrimination n’est pas du côté où on l’attend”.
Extension du passeport sanitaire : Macron prépare les esprits
Le président Emmanuel Macron n’a pas exclu une extension de l’obligation du pass sanitaire au-delà du 15 novembre dans les territoires sous forte pression de l’épidémie de Covid-19.
“Si l’épidémie est encore présente dans les semaines qui viennent, il faudra se laisser cette possibilité pour les territoires qui sont les plus touchés”.
Une telle extension devra faire l’objet d’un texte de loi au Parlement, complètement soumis au régime.
Ils sont incapables de revenir en arrière.
On a enfin compris l’ambition de M.Macron pour la France : en faire un Marseille en Grand
M.Macron avait dit lors d’un entretien accordé au trimestriel Zadig dans son numéro d’été 2021 et à propos de la France : « Nous sommes un pays monde ». L’expression était peu précise quoiqu’inquiétante.
M.Macron est venu en déplacement à Marseille. Là, la situation est tellement grave, voire hors de contrôle, qu’il a décidé d’y passer trois jours.
Cela n’aura pas été inutile. En effet, M.Macron dans son grand discours du 2 septembre a déclamé que « Marseille est une ville monde ».
Et là, nos yeux se sont dessillés. La grande ambition de M.Macron, exactement affichée sur son compte Twitter, est de faire de la France Marseille en Grand.
Soyons honnêtes. Il déploie pour cela des efforts nombreux et réguliers et son échec n’est malheureusement pas certain.
La famille en 2ème position du classement Challenges des valeurs des Français
Dix mille Français, représentatifs de la population, ont été interrogés par Challenges et Harris Interactive sur leur état d’esprit, leurs valeurs, leurs difficultés. La famille, attaquée de toute part, reste plébiscitée. 69% considèrent que la famille est l’aspect le plus important de leur vie personnelle. Et 68% comptent principalement sur leur famille pour mener à bien leur projet (contre 15% l’Etat).

La dernière étude de l’Insee sur la pauvreté, publiée le 1er septembre 2021, dévoile qu’un ménage sur cinq est pauvre en France, que ce soit en termes monétaires ou matériels. Du côté de la typologie des ménages, la pauvreté frappe particulièrement les foyers où la personne de référence est au chômage : pratiquement deux sur trois (68,4%) sont en situation de pauvreté, avec 33% (soit un tiers) qui est touché par les deux types de pauvreté.
De même, les familles monoparentales sont plus de 4 sur 10 (41,7%) à être touchées par une forme de pauvreté, contre 32,9% des couples avec trois enfants ou plus et 27,9% des personnes seules.
Décevant Robert Ménard
A la remorque de la gauche, le maire de Béziers s’en prend aux pro-vie :
Il n'y a pas que chez les islamistes qu'on trouve des fous furieux fondamentalistes… #Texas https://t.co/TiUSvupe8y
— Robert Ménard (@RobertMenardFR) September 3, 2021
I-Média : La rentrée d’Éric Zemmour
L’image de la semaine
Qui dit rentrée médiatique et politique dit rentrée d’Éric Zemmour ! Et dans un contexte de pré-présidentielle, elle a été très observée !
Les talibans à Kaboul, les Afghans en France ?
Alors que les Talibans ont conquis l’Afghanistan, les médias français sont en plein délire sur l’accueil des “rapatriés” afghans.
Revue de presse
Manif anti-passe sanitaire : manip médiatiques
Durant tout l’été, des centaines de milliers de Français ont manifesté contre le passe sanitaire de Macron. Entre diabolisation et minoration, les médias ont tout fait pour discréditer la mobilisation populaire.
Manifestation contre le salon « Désir d’enfant » qui promeut la GPA
La Manif Pour Tous se mobilise contre les agences de GPA qui viennent faire leur business sordide en plein cœur de Paris lors du salon Désir d’enfant les 4 et 5 septembre à Paris.
Samedi 4 septembre 2021 à 14h30
Devant l’Espace Champerret 6 rue Jean Oestreicher – 75017 Paris
Déjà fortement décriée l’an dernier, le Salon « Désir d’enfant » organise une nouvelle édition les 4 et 5 septembre 2021 à Paris. L’an dernier, des commerciaux d’agences de GPA, de cliniques de procréation, de banques de sperme, accompagnés d’avocats et autres intermédiaires, avaient investi l’espace Champerret pour venir prospecter la clientèle française en vue de juteux contrats de location de femmes et de fabrication d’enfants sur commande par GPA. La réalité de cette marchandisation humaine en plein Paris avait été constatée par de nombreux médias, venus voir sur place. Mais face au laisser-faire du Gouvernement sur cet incroyable scandale, les commerciaux se préparent à faire leur retour. La Manif Pour Tous a alerté le gouvernement pour qu’il agisse et fasse respecter ce qu’il appelle « une ligne rouge », c’est-à-dire l’interdiction de la GPA. Le Premier Ministre et le Ministre de l’Intérieur nous ont répondu que c’est Olivier Véran, Ministre des Solidarités et de la Santé et des solidarité qui est en première ligne sur ce dossier mais ce dernier ne nous a pas donné signe de vie. La Manif Pour Tous s’est également portée partie civile dans la cadre d’une plainte.
Campagne sur les réseaux sociaux
Depuis l’annonce de l’édition 2021 du salon Désir d’enfant, nous avons lancé une grande campagne de sensibilisation sur les réseaux sociaux que nous vous invitons à partager. Nous publions quelques exemples de brochures commerciales qui montrent la réalité du business de la GPA dans ce salon.
La GPA est interdite en France car elle est contraire à la dignité des femmes et des enfants. Et comme la dignité des femmes et des enfants n’a pas de frontière, nous devons abolir cette pratique ignoble partout dans le monde. Retrouvez notre campagne en ligne
Rendre hommage au professeur Samuel Paty tout en exposant la photo de deux guignols
Il a osé le faire :
Bonne rentrée ! pic.twitter.com/IwYW5qVZcz
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) September 2, 2021
Tout en continuant à nous expliquer qu’il faut respecter les gestes barrières et porter le masque, même si c’est un peu pénible… Voilà Macron à Marseille, où le virus, comme la police, ne doit sans doute pas pouvoir rentrer :


Un député LREM bientôt déchu ?
Issu de la nouvelle génération de députés élue en 2017 dans le sillage d’Emmanuel Macron, Mustapha Laabid pourrait bien être déchu de son mandat. Le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti a saisi le Conseil constitutionnel d’une demande de déchéance du mandat du député LREM de la 1ère circonscription d’Ille-et-Vilaine, condamné à trois ans d’inéligibilité pour abus de confiance.
Dans un arrêt rendu le 16 juin, la cour de cassation avait rejeté un pourvoi du député, rendant définitive sa condamnation. Mustapha avait été condamné en novembre 2020 par la cour d’appel de Rennes à huit mois de prison avec sursis, 10.000 euros d’amende et trois ans d’inéligibilité. Président de l’association rennaise Intermède, qui œuvrait pour l’insertion des jeunes sur le marché de l’emploi, il avait été reconnu coupable d’avoir utilisé 21.545 euros de fonds de l’association à des fins personnelles.
Macron à Marseille pour remplir le tonneau des Danaïdes de la « politique de la ville »
Bernard Antony, président de l’Agrif, président de l’Institut du Pays Libre communique :
Mr Macron déjà en campagne électorale pour essayer de rester à l’Elysée est venu fanfaronner à Marseille avec à sa disposition toutes les protections de la République.
Surtout, ce grand financier créateur de la nouvelle doctrine économique du « Quoiqu’il en coûte » et jamais avare de promesses, s’est adonné à la perverse jouissance de remplir à son tour par la dette de l’Etat sans cesse augmentée, le tonneau des Danaïdes de la dite « politique de la ville ».
Marseille est en effet aujourd’hui la plus importante de toutes nos villes, grandes ou petites, défigurées par toutes les atteintes, toutes les lèpres, de la décadence civilisationnelle multiforme de la France.
Observons d’abord que pour expliquer la dégradation des habitats, la saleté, l’insécurité, la guerre des gangs de la drogue et autres trafics, la plupart des conformistes commentateurs mettent cela sur le compte d’une pauvreté due aux manques de subventions de l’Etat.
Or pour avoir visité jadis les quartiers d’immeubles de plusieurs pays chrétiens d’Europe de l’Est au temps du communisme, nous constations qu’ils étaient malgré la pauvreté des habitants, beaucoup plus propres et plus sûrs que ceux de nos villes. On pouvait les soirs d’été y déambuler sans les risques d’agression encourus par exemple dans nos quartiers de Toulouse par quiconque non toléré, en quelque sorte sans visible identité équivalente à un « passe communautaire », et surtout par des jeunes filles non accompagnées par des « grands frères »…
Or, à l’exception des quelques exceptions idéologiquement plus libres, on constate dans notre système médiatique l’absence d’observation et de réflexion sur l’importance des facteurs conjugués de l’immigration et de l’islamisation.
Ainsi, même dans les trois pleines pages de reportage à Marseille d’un quotidien du matin, souvent très précieux pour ses pages d’idées et de débats, pas une seule considération sur le fait que l’oumma islamique y est désormais sociologiquement majoritaire. Elle modèle donc désormais au moins autant la vie de l’ancienne capitale phocéenne que les vieilles racines civilisationnelles, provençales, gréco-latines, catholiques, juives et arméniennes constitutives de l’originale identité marseillaise épanouie dans l’identité française.
Mais Mr Macron n’a cure de cela, indifférent comme un Néron et les empereurs de la décadence aux déferlements ravageurs qui détruiraient Rome.
Comme ces derniers, offrant du pain et des jeux aux foules du Colisée, il prodigue aux habitants de Marseille les promesses, quoiqu’il en coûte aux Français, de son carnet de chèques d’illusionniste pour une vaine politique de la ville qu’il remplit comme le tonneau des Danaïdes.
Aux Français de décider s’ils veulent encore être gouvernés par cet arrogant MacroNéron.
La Cour suprême des Etats-Unis refuse d’examiner la loi pro-vie du Texas. Colère de Biden
Le président “catholique” Joe Biden a fustigé le refus de la Cour suprême des Etats-Unis de bloquer cette nouvelle loi provie du Texas, qu’il qualifie d'”attaque sans précédent pour les droits constitutionnels des femmes“… Les évêques vont pouvoir lui refuser la sainte communion.
Voilà ce que font les vrais catholiques aux Etats-Unis : ils prient devant les cliniques d’extermination des enfants à naître :
Love is stronger than hate and prayer is stronger than abortion. pic.twitter.com/bZ24l5yerK
— Catholic Arena (@CatholicArena) September 2, 2021
La campagne pro-vie des 40 Days for Life aura lieu du 22 septembre au 31 octobre.
Fiasco vaccinal : La Suède interdit d’entrée les voyageurs venant d’Israël, même vaccinés
JUST IN – Sweden bans travelers from Israel, one of the most vaccinated countries in the world, into the country from September 6 due to the record-breaking rise in #COVID19 cases. pic.twitter.com/XO2dhrYy8S
— Disclose.tv (@disclosetv) September 2, 2021
Voici des graphiques montrant la courbe des cas en Israël, pays le plus tôt massivement vacciné. Dire « le vaccin est moins efficace avec le temps, mais la 3ème dose montre déjà ses effets » est un peu court… là on a l’impression que la vaccination favorise l’épidémie


En Jordanie, pays voisin, moins de 30% de la population est vaccinée, au désespoir du lobby pharmaceutique. Et le nombre de cas reste plat :

C’est arrivé un 3 septembre…
"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
-
le 3 septembre : saints du jour français ou en France.
-
St Mansuy : premier évêque de Toul († IV siècle)
-
St Remacle évêque et abbé († entre 671 ET 679)
-
À Stavelot, entre 671 et 679, saint Remacle, évêque et abbé. D'abord moine à Luxeuil, il fonda, à la demande de saint Éloi, le monastère de Solignac, puis, dans la vaste solitude de la forêt d'Ardenne, un double monastère, à Stavelot et Malmédy.
-
St Ayoul (Aygulf) : abbé et martyr († V. 675)
Dans l'île de Lérins, vers 675, saint Ayoul, abbé, et ses moines, qui auraient subi le martyre lors d'une incursion des Sarrasins.
-
St Chrodegang évêque et martyr († VIIIE.)
A Sées, au VIIIe siècle, saint Chrodegang, évêque et martyr, assassiné à son retour d'un pèlerinage à Rome, sur l'ordre d'un de sa parenté, à qui il avait confié le diocèse en son absence.
-
Bx Jean-Baptiste Bottex et 2 compagnons ; prêtres et martyrs
À Paris, en 1792, la passion de soixante-quinze bienheureux martyrs.
À la prison de la Force : Jean-Baptiste Bottex, de Neuville-sur-Ain, au diocèse de Belley, curé de sa paroisse natale, député aux États-Généraux - Michel-Marie-François de La Gardette, de Billom, au diocèse de Clermont, vicaire à Saint-Gervais, à Paris - François-Hyacinthe Le Livec de Trésurin, de Quimper, ancien jésuite, aumônier des Filles du Calvaire, à Paris.
-
BBx André-Abel Alricy et 71 compagnons, martyrs († 1792)
À Paris, en 1792, la passion de soixante-quinze bienheureux martyrs.
Prêtres : André-Abel Alricy, de Crémieu, au diocèse de Grenoble, attaché à la prison Saint-Médard, à Paris – René-Marie Andrieux, de Rennes, ancien jésuite, supérieur de la Communauté de Saint-Nicolas du Chardonnet à Paris – Pierre-Paul Balzac, de Paris, vicaire à Villejuif, retiré dans la communauté de Saint-Nicolas du Chardonnet – Jean-François Benoît, dit Vourlat, de Lyon, ancien jésuite, aumônier des Dames de l'Adoration perpétuelle, à Paris – Jean-Charles-Marie Bernard du Cornillet, de Châteaubriant, au diocèse de Nantes, chanoine régulier de Saint-Victor à Paris et bibliothécaire de l'abbaye – Michel-André-Sylvestre Binard, de Laulne, au diocèse de Coutances, professeur au Collège de Navarre, à Paris – Nicolas Bize, de Versailles, directeur du séminaire Saint-Nicolas du Chardonnet, à Paris – Claude Bochot, de Troyes, supérieur de la Maison Saint-Charles des Pères de la Doctrine chrétienne, à Paris – Jean-François Bonnel de Pradal, d'Ax-les-Thermes, au diocèse de Pamiers, chanoine régulier de Sainte-Geneviève, à Paris – Pierre Bonze, de Paris, curé de Massy – Pierre Briquet, de Vervins, au diocèse de Laon, professeur au Collège de Navarre, à Paris – Pierre Brisse, de Brombos, au diocèse de Beauvais, curé de Boran-sur-Oise, dans le même diocèse – Charles Carnus, de Salles-la-Source, au diocèse de Rodez, professeur au collège de Rodez – Jean-Charles Caron, d'Auchel, au diocèse de Boulogne, prêtre de la Mission, curé de Collégien, au diocèse de Meaux – Bertrand-Antoine de Caupène, de Jégan, au diocèse d'Auch, vicaire à Montmagny – Nicolas Colin, de Grenant, au diocèse de Langres, prêtre de la Mission, curé de Genevrières, au même diocèse – Jacques Dufour, de Troisgots, au diocèse de Coutances, vicaire à Maison-Alfort, au diocèse de Paris – Denis-Claude Duval, de Paris, vicaire à Saint-Étienne du Mont – Jean-Pierre Duval, de Paris, capucin (frère Côme), aumônier de l'hôpital de la Pitié, à Paris – Joseph Falcoz, de Saint-Sorlin d'Arves, au diocèse de Maurienne, chapelain de l'hôpital de la Pitié – Gilbert-Jean Fautrel, de Marcilly, au diocèse de Coutances, aumônier de la Maison des Enfants-trouvés, à Paris – Eustache Félix, de Troyes, procureur de la Maison des Pères de la Doctrine chrétienne à Paris et conseiller provincial – Pierre-Philibert Fougères, de Paris, curé de Saint-Laurent de Nevers, député à l'Assemblée nationale – Louis-Joseph François, de Busigny, au diocèse de Cambrai, prêtre de la Mission, supérieur du séminaire Saint-Firmin – Pierre-Jean Garrigues, de Sauveterre, au diocèse de Rodez, attaché au diocèse de Paris – Nicolas Gaudreau, de Paris, curé de Vert-le-Petit – Étienne-Michel Gillet, de Paris, directeur au séminaire Saint-Nicolas du Chardonnet – Georges-Jérôme Giroust, de Bussy-Saint-Georges, au diocèse de Meaux, vicaire à Gennevilliers, au diocèse de Paris – Joseph-Marie Gros, de Lyon, curé de Saint-Nicolas du Chardonnet, député aux États généraux – Jean-Henri Gruyer, de Dole, au diocèse de Saint-Claude, prêtre de la Mission, vicaire à Saint-Louis de Versailles – Pierre-Marie Guérin du Rocher, de Sainte-Honorine-la-Guillaume, au diocèse de Séez, ancien jésuite, supérieur de la Maison des Nouveaux Convertis, à Paris – François-Robert Guérin du Rocher, frère cadet du précédent, né au Repas, au diocèse de Séez, ancien jésuite, aumônier de l'hospice des Capucins, à Paris – Yves-André Guillon de Kerenrun, de Lézardrieux, au diocèse de Tréguier, proviseur de la Maison de Navarre et vice-chancelier de l'Université de Paris – Julien-François Hédouin, de Coutances, chapelain de la Communauté de la Compassion, à Paris – Pierre-François Hénoque, de Tronchoy, au diocèse d'Amiens, professeur au Collège du Cardinal Lemoine, à Paris – Éloi Herque, dit du Roule, de Lyon, ancien jésuite, aumônier de l'hôpital de la Pitié, à Paris – Pierre-Louis Joret, de Rollot, au diocèse de Beauvais, résidant à Paris – Jean-Jacques de La Lande, de La Forêt-Auvray, au diocèse d'Évreux, curé de Saint-Martin d'Illiers-l'Évêque, au même diocèse, député aux États généraux – Gilles-Louis Lanchon, des Pieux, au diocèse de Coutances, directeur spirituel des religieuses de Port-Royal, à Paris – Louis-Jean Lanier, de Château-Gontier, au diocèse d'Angers, préfet du séminaire Saint-Nicolas du Chardonnet, à Paris – Jean-Joseph de Lavèze-Belay, de Gluiras, au diocèse de Viviers, confesseur des malades à l'Hôtel-Dieu de Paris – Michel Leber, de Paris, curé de La Madeleine – Jean-Baptiste Legrand, de Versailles, professeur au Collège de Lisieux, à Paris – Jean-Pierre Le Laisant, de Valognes, au diocèse de Coutances, vicaire à Dugny, au diocèse de Paris – Julien Le Laisant, frère aîné du précédent, de Valognes, vicaire à Videcosville, au diocèse de Coutances – Jean Lemaître, de Beaumais, au diocèse de Bayeux, ordonné prêtre le 17 juin précédent – Jean-Thomas Leroy, d'Épernay, au diocèse de Châlons, grand prieur de l'abbaye de chanoines réguliers de Saint-Jean des Vignes et curé-prieur de La Ferté-Gaucher, au diocèse de Soissons – Martin-François Loublier, d'O, près de Mortrée, au diocèse de Séez, curé de Condé-sur-Sarthe, au même diocèse – Claude-Louis Marmotant de Savigny, de Paris, curé de Compans-la-Ville, au diocèse de Meaux – Claude-Sylvain Mayneaud de Bizefranc, de Digoin, au diocèse d'Autun, prêtre de la Communauté de Saint-Étienne du Mont, à Paris – Henri-Jean Milet, de Paris, vicaire à Saint-Hippolyte – François-Joseph Monnier, de Paris, vicaire à Saint-Séverin – Marie-François Mouffle, de Paris, vicaire à Saint-Merry – Jean-Louis Oviefre, de Paris, directeur de la petite Communauté de Saint-Nicolas du Chardonnet – Jean-Michel Phelippot, de Paris, chapelain du Collège de Navarre, à Paris – Claude Pons, du Puy-en-Velay, chanoine régulier de Sainte-Geneviève de Paris – Pierre-Claude Pottier, du Hâvre, au diocèse de Rouen, eudiste, supérieur du Séminaire Saint-Vivien de Rouen – Jacques-Léonor Rabé, de Sainte-Mère-Église, au diocèse de Coutances, chapelain de l'hospice des Enfants-Assistés, à Paris – Pierre-Robert Régnet, de Cherbourg, au diocèse de Coutances, résidant à Paris – Yves-Jean-Pierre Rey de Kervizic, de Plounez, au diocèse de Saint-Brieuc, vicaire à Saint-Jacques du Haut-Pas, à Paris – Nicolas-Charles Roussel, confesseur des Hermites à Grosbois, au diocèse de Paris – Pierre Saint-James, de Caen, au diocèse de Bayeux, recteur de l'Hôpital général, à Paris – Jacques-Louis Schmid, de Paris, curé de Saint-Jean l'Évangéliste, à Paris – Jean-Antoine Seconds, de Rodez, ancien jésuite, chapelain de l'Hôpital de la Pitié, à Paris – Pierre-Jacques de Turménies, de Gournay-en-Bray, au diocèse de Rouen, grand-maître du Collège de Navarre, à Paris – René-Joseph Urvoy, de Plouisy, au diocèse de Tréguier, maître de conférences au séminaire des Trente-Trois, à Paris – Nicolas-Marie Verron, de Quimperlé, au diocèse de Cornouaille, ancien jésuite, directeur des religieuses de Sainte-Aure, à Paris.
Diacre : Pierre-Florent Leclercq ou Clerq, de Hautvillers, au diocèse d'Amiens, élève au séminaire Saint-Nicolas du Chardonnet, à Paris.
Laïcs : Sébastien Desbrielles, de Bourges, maître d'hôtel à l'Hôpital de la Pitié, à Paris – Louis-François Rigot, d'Amiens, sous-sacristain à l'Hôpital de la Pitié, à Paris – Jean-Antoine de Villette, de Cateau-Cambrésis, au diocèse de Cambrai, ancien officier, retiré au séminaire Saint-Firmin.
Martyrs de Paris et prêtres pour la plupart, le lendemain du massacre perpétré au couvent des Carmes, sous la Révolution française, ils furent à leur tour mis à mort sans jugement, quelques-uns à la prison de la Force, tous les autres au séminaire Saint-Firmin transformé en prison.
-
le 3 septembre 590 : élection du pape saint Grégoire Ier « le Grand ».
Grégoire Ier, dit le Grand, naît vers 540, et meurt le 12 mars 604 ; il devient le 64e pape en 590 contre son gré. Instruit dans toutes les disciplines, il connaît le grec, le droit et l'art d'administrer etc…
A son élection, Rome est frappée par la peste depuis six mois. Son prédécesseur en est mort.
Sa première décision est de lancer des processions pour demander la fin du fléau. Il définit l'ordre avec lequel doit elle se doit faire : « Le clergé partira de l'église des saints martyrs Côme et Damien, avec les prêtres de la sixième région ; les abbés et les moines partiront de l'église des saints Gervais et Protais avec les prêtres de la quatrième région ; les abbesses et leurs communautés partiront de l'église des saints Pierre et Marcellin avec les prêtres de la première région ; les enfants réunis dans l'église des saints Jean et Paul en sortiront avec les prêtres de la deuxième région ; les laïques assemblés dans l'église de saint Etienne, premier martyr, en sortiront avec les prêtres de la septième région ; les veuves partiront de l'église de sainte Euphémie avec les prêtres de la cinquième région ; enfin les femmes mariées partiront de l'église de saint Clément avec les prêtres de la troisième région. […] pendant trois jours, à partir de neuf heures, de chacune de ces églises nous sortirons en récitant des prières et en versant des larmes : nous nous rejoindrons tous à la basilique de la Sainte Vierge Marie, et nous continuerons là nos prières et nos supplications. »
Le premier jour, 80 personnes meurent pendant la procession. Grégoire fait vénérer l'image de la Mère de Dieu, attribuée à saint Luc, puis, les jours suivants, arrivés à hauteur du mausolée d'Hadrien, tous perçoivent les accents d'un chœur angélique qui chante : Réjouissez-vous, Reine du ciel, Alléluia ! ;
Ce à quoi Grégoire répond : Car celui qu'il vous fut donné de porter est ressuscité comme il l'avait dit, Alléluia ! Puis il s'écrie, imité par la foule : Priez pour nous, sainte Mère de Dieu, Alléluia !
L'archange saint Michel apparaît alors au sommet de l'édifice et remet son épée au fourreau ; la peste cesse et l'Eglise s'est enrichie d'une hymne à la Sainte Vierge, le Regina cæli, qu'elle chante toujours au temps de Pâques. Depuis, le mausolée d'Hadrien est appelé le château Saint-Ange. Docteur de l'Église, il est aussi considéré comme l'un des quatre Pères de l'Église d'Occident, avec saint Ambroise, saint Augustin et saint Jérôme. Son influence durant le Moyen Âge est considérable. C'est en son honneur que le « chant grégorien » est appelé ainsi deux siècles après sa mort, sans que l'on sache avec certitude son rôle dans l'évolution et la diffusion du chant liturgique.
Depuis le concile Vatican II, l'Église catholique le célèbre le 3 septembre (auparavant le 12 mars). Voir la chronique du 12 mars.
-
le 3 septembre 1389 : voyage de Charles VI en Languedoc.
Le Roi Charles VI quitte Paris pour un voyage en Languedoc, qui dure jusqu'en février 1390. Il se rend à Nevers, Lyon, puis rencontre le pape à Avignon. Il visite Montpellier, Béziers, Toulouse, Foix où le reçoit Gaston Phébus : Certains historiens parlent d'un départ le 2 septembre, d'autre «aux environs de la Saint Michel ».
-
le 3 septembre 1603 : le Roi Henri IV autorise les Jésuites à rentrer en France.
Pour bien comprendre cette période, et saisir combien le Parlement était noyauté par les huguenots, il est recommandé de lire le tome 4 de Histoire partiale-Histoire vraie de Jean Guiraud, en particulier le chapitre III (pages 54 à 85). Le 27 décembre 1594, de retour d'un voyage en Picardie, le Roi Henri IV rentre au Louvre lorsqu'un jeune homme de 19 ans, nommé Jean Châtel, qui le servait depuis quelque temps, lui porte un coup de couteau qui ayant été détourné, le blesse aux lèvres.
Chatel avait été élève des Jésuites au collège de Clermont. On fait courir le bruit qu'il est leur 'instrument. Les pères Guéret, ancien professeur de Châtel, et. Guignard, chez qui on a trouvé des manuscrits et des livres sur la question du tyrannicide, sont impliqués dans le procès de façon inique. Si le premier est remis en liberté, après avoir été cruellement torturé ; le second est condamné à mort et brûlé le 10 janvier 1595. Mais le Parlement, prononce, toujours en janvier, un arrêt ordonnant la confiscation des biens, la dispersion et l'exil des membres de la Compagnie de Jésus.
C'est cet arrêt, que le Roi annule le 3 septembre 1603, quand les malversations judiciaires éclatent au grand jour. Le Roi Henri IV signe à Rouen l'édit de rappel des Jésuites ; ils sont à nouveau autorisés en France et récupèrent leurs 13 établissements d'enseignement. Le Roi leur confie la même année son château de la Flèche, qui devient Collège Royal. Il va même plus loin puisqu'il prend le père Coton comme confesseur; lequel devient à la mort du Roi le confesseur de Louis XIII.
Il faut noter avec Jean Guiraud qu'aujourd'hui : « on continue à enseigner que Châtel ne fut que l'instrument des Jésuites et on répète les diatribes d'Arnauld et de tous ceux qui mirent sur pied, contre les Jésuites, ce formidable procès plus odieux encore que ceux de Calas, de Sirven et de Labarre. » (Histoire partiale-Histoire vraie de Jean Guiraud, tome 4 de chapitre, page 74).
-
le 3 septembre 1643 : bataille de Carthagène.
La flotte française confirme sa suprématie en Méditerranée occidentale, en remportant sous les ordres de Maillé-Brézé, la bataille de Carthagène. Chaque bataille navale est une victoire française.
-
le 3 septembre 1759 : le pape Clément XIII condamne l'Encyclopédie de Diderot.
L'encyclopédie, œuvre monumentale, n'est pas qu'un simple dictionnaire recensant les connaissances humaines. Son but, à peine caché, est de détruire les fondements chrétiens de la société, de jeter les bases d'une société sans Dieu. Diderot commence par récuser que le pouvoir tient sa source en Dieu pour affirmer qu'il vient de la masse populaire. Il rejette donc l'idée de monarchie de droit divin (expression qui signifie : qui tire son pouvoir de Dieu). L'Eglise y est fortement combattue. Le pape menace d'excommunication tous les catholiques qui posséderaient des exemplaires de "L'Encyclopédie".
L'impression et la diffusion des deux premiers volumes ont déjà été suspendues en 1752, cette fois-ci, l'ouvrage est interdit. Il est tout de même secrètement poursuivi par Diderot.
-
le 3 septembre 1783 : Traité de Versailles, indépendance des 13 colonies.
Le traité de Versailles, signé par la France, la Grande-Bretagne et l'Espagne le 3 septembre 1783, avec le traité de Paris signé la même année, marquent la fin de la guerre d'indépendance des Etats-Unis d'Amérique. Battue, la Grande-Bretagne doit rendre une partie des possessions acquises en 1763. L'Espagne récupère la Floride et Minorque, mais pas Gibraltar, tandis que la France récupère ses comptoirs en Inde, la Martinique, Saint-Pierre-et-Miquelon, la Guadeloupe et le Sénégal.
-
le 03 septembre 1792 : discours d'un certain Philip au club des Jacobins :
« Le lundi soir, à 10 heures, un homme, nommé Philip, demeurant dans 1 rue du Temple, vint au club des jacobins dont il était membre. Il portait sous le bras une grande cassette. Il monte à la tribune, fait un long discours sur le patriotisme, et conclut, que tout citoyen qui préfère les liens du sang à ceux du patriotisme, doit être regardé comme un aristocrate ; et que tout bon jacobin doit se défaire de ses amis et de ses proches parents, s'ils ne pensent pas en patriotes. A ces mots ouvrant la cassette, il en tire la tête de son père et celle de sa mère qu'il avait coupées, dit-il, parce qu'il n'avait jamais pu les persuader d'entendre la messe d'un prêtre constitutionnel. De longs et bruyants applaudissements s'élèvent de toutes parts, et il fut décidé que les deux têtes seraient enterrées dans la salle même, sous les bustes de Brutus et d'Ankerstrom, l'assassin de Gustave. »
Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et de mœurs note, page 75 et tiré de Martyrs et bourreaux de 1793, de l'Abbé Alphonse Cordier Editions La source d'or, tome 1, page 247
-
le 03 septembre 1792 : au Temple, on oblige Marie-Antoinette à voir la tête, au bout d'une pique, de son amie la princesse de Lamballe.
Cette princesse, amie de la Reine, qui lui expliquait que la Maçonnerie dont elle faisait partie était un moyen merveilleux d'aider son prochain…
Ces tentatives de séduction ayant échouées, la Maçonnerie va lancer l'affaire du collier ; voir Marie Antoinette et le complot maçonnique de Louis Dasté aux éditions La Renaissance française.
-
le 3 septembre 1914 : élection du pape Benoît XV.
Le cardinal Giacomo Della Chiesa est élu pape au bout de dix scrutins. Il prend le nom de Benoît XV.
Le jour de son élection, il proclame la neutralité du St-Siège dans "L'Osservatore Romano". Benoît XV dénonce également le « mal funeste » qu'il considère comme « la véritable cause de la terrible guerre présente » : la société laïque et libérale issue, en France, de la Révolution française, et en Italie, du Risorgimento, en clair la franc-maçonnerie.
Benoît XV promeut une piété populaire : il étend à l'Église universelle la fête de la Sainte Famille et développe la dévotion au Sacré Cœur, à la Vierge des Douleurs, à Notre Dame de Lorette, ou encore au Très Précieux Sang. Il canonise Jeanne d'Arc et proclame bienheureuse Louise de Marillac en 1920 ou encore les 22 martyrs de l'Ouganda. Il meurt le 22 janvier 1922 ; voir la chronique du jour.
-
le 3 septembre 1914 : le gouvernement d'Union sacrée se replie sur Bordeaux, en raison de l'offensive allemande près de Paris.
-
le 3 septembre 1939 : la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne.
Suite à l'invasion de la Pologne, le 1er septembre, par les troupes allemandes, la Grande-Bretagne déclare la guerre à l'Allemagne à 12 heures. La France fait de même à 15 heures. La Seconde Guerre mondiale commence.
-
le 3 septembre 1939 : début de la drôle de guerre.
Le 3 septembre 1939, quelques jours après la déclaration de guerre de la France et du Royaume-Uni à l'Allemagne, débute la "drôle de guerre". Le terme vient du journaliste Roland Dorgelès qui décrit l'ennui des soldats, sur la ligne Maginot. Cette "drôle de guerre" dure jusqu'en mai 1940, interrompue par l'offensive allemande sur les Pays-Bas et la Belgique.
-
le 3 septembre 1940 : l'Etat français met officiellement fin à la politique anticléricale de la république.
Les lois interdisant l'enseignement aux congrégations religieuses sont abrogées.
-
le 3 septembre 1965 : Paul VI publie l'Encyclique "Mysterium Fidei" sur l'Eucharistie.
L'encyclique est consultable entièrement ici :
-
le 3 septembre 2000 : les Papes Pie IX et Jean XXIII sont béatifiés.
Jean-Paul II béatifie simultanément deux de ses prédécesseurs, le pape Pie IX et le pape Jean XXIII.
Communiqué des instituts traditionnels
« La miséricorde de Dieu sur toute chair » (Si 18, 13)
Les Instituts signataires veulent avant tout redire leur amour de l’Eglise et leur fidélité au Saint-Père. Cet amour filial se teinte aujourd’hui d’une grande souffrance. Nous nous sentons soupçonnés, mis en marge, bannis. Cependant, nous ne nous reconnaissons pas dans la description donnée par la Lettre d’accompagnement du motu proprio Traditionis custodes du 16 juillet 2021.
« Si nous disons que nous n’avons pas de péché… » (I Jn 1, 8)
Nous ne nous considérons aucunement comme la « vraie Église ». Au contraire, nous voyons en l’Eglise catholique notre Mère en qui nous trouvons le salut et la foi. Nous sommes loyalement soumis à la juridiction du Souverain Pontife et à celle des évêques diocésains, comme l’ont montré les bonnes relations dans les diocèses (et les fonctions de Conseiller presbytéral, Archiviste, Chancelier ou Official qui ont été confiées à nos membres) et le résultat des visites canoniques ou apostoliques des dernières années. Nous réaffirmons notre adhésion au magistère (y compris à celui de Vatican II et à ce qui suit) selon la doctrine catholique de l’assentiment qui lui est dû (cf. notamment Lumen Gentium, n° 25, et Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 891 et 892) comme le prouvent les nombreuses études et thèses de doctorat faites par plusieurs d’entre nous depuis 33 ans.
Des fautes ont-elles été commises ?
Nous sommes prêts, comme l’est tout chrétien, à demander pardon si quelques excès de langage ou de la défiance vis-à-vis de l’autorité ont pu s’introduire chez tel ou tel de nos membres. Nous sommes prêts à nous convertir si l’esprit de parti ou l’orgueil a pollué nos cœurs.
« Accomplis tes vœux au Très-Haut » (Ps 49, 14)
Nous supplions que s’ouvre un dialogue humain, personnel, plein de confiance, loin des idéologies ou de la froideur des décrets administratifs. Nous voudrions pouvoir rencontrer une personne qui sera pour nous le visage de la Maternité de l’Eglise. Nous voudrions pouvoir lui raconter la souffrance, les drames, la tristesse de tant de fidèles laïcs du monde entier, mais aussi de prêtres, religieux, religieuses qui ont donné leur vie sur la parole des Papes Jean-Paul II et Benoît XVI.
On leur avait promis que « toutes les mesures seraient prises pour garantir l’identité de leurs Instituts dans la pleine communion de l’Église catholique [1] ». Les premiers Instituts ont accepté avec gratitude la reconnaissance canonique offerte par le Saint-Siège dans le plein attachement aux pédagogies traditionnelles de la foi, notamment dans le domaine liturgique (sur la base du Protocole d’accord du 5 mai 1988 entre le cardinal Ratzinger et Mgr Lefebvre). Cet engagement solennel a été exprimé dans le Motu Proprio Ecclesia Dei du 2 juillet 1988 ; puis de façon diversifiée pour chaque Institut, dans leurs décrets d’érection et dans leurs constitutions approuvées définitivement. Les religieux, religieuses et prêtres engagés dans nos Instituts ont prononcé des vœux ou émis des engagements selon cette spécification.
C’est de cette manière que, confiants dans la parole du Souverain Pontife, ils ont donné leur vie au Christ pour servir l’Eglise. Ces prêtres, religieux et religieuses ont servi l’Église avec dévouement et abnégation. Peut-on aujourd’hui les priver de ce sur quoi ils se sont engagés ? Peut-on les priver de ce que l’Eglise leur avait promis par la bouche des Papes ?
« Sois patient envers moi ! » (Mt 18, 29)
Le pape François « invite les pasteurs à écouter avec affection et sérénité, avec le désir sincère d’entrer dans le cœur du drame des personnes et de comprendre leur point de vue, pour les aider à mieux vivre et à reconnaître leur place dans l’Église » (Amoris Laetitia, n° 312).
Nous sommes désireux de confier les drames que nous vivons à un cœur de père. Nous avons besoin d’écoute et de bienveillance et non de condamnation sans dialogue préalable. Le jugement sévère crée un sentiment d’injustice et produit les rancœurs. La patience adoucit les cœurs. Nous avons besoin de temps.
On entend parler aujourd’hui de visites apostoliques disciplinaires pour nos Instituts. Nous demandons des rencontres fraternelles où nous puissions expliquer qui nous sommes et les raisons de notre attachement à certaines formes liturgiques. Nous désirons avant tout un dialogue vraiment humain et miséricordieux : « Sois patient envers moi ! »
« Circumdata varietate » (Ps 44, 10)
Le 13 août dernier, le Saint-Père affirmait qu’en matière liturgique, « l’unité n’est pas l’uniformité mais l’harmonie multiforme que crée l’Esprit-Saint [2] ». Nous sommes désireux d’apporter notre modeste contribution à cette unité harmonieuse et diverse, conscients que comme l’enseigne Sacrosanctum Concilium « la liturgie est le sommet auquel tend l’action de l’Eglise et en même temps la source d’où découle toute sa vertu » (SC, n° 10).
Avec confiance, nous nous tournons tout d’abord vers les évêques de France afin qu’un vrai dialogue soit ouvert et que soit désigné un médiateur qui soit pour nous le visage humain de ce dialogue. « Il faut éviter des jugements qui ne tiendraient pas compte de la complexité des diverses situations… Il s’agit d’intégrer tout le monde, on doit aider chacun à trouver sa propre manière de faire partie de la communauté ecclésiale, pour qu’il se sente objet d’une miséricorde imméritée, inconditionnelle et gratuite » (Amoris Laetitia, n° 296-297).
Fait à Courtalain (France), le 31 août 2021
M. l’abbé Andrzej Komorowski, Supérieur Général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre
Mgr Gilles Wach, Prieur Général de l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre
M. l’abbé Luis Gabriel Barrero Zabaleta, Supérieur Général de l’Institut du Bon Pasteur
Père Louis-Marie de Blignières, Supérieur Général de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier
M. l’abbé Gerald Goesche, Prévot Général de l’Institut Saint-Philippe-Néri
Père Antonius Maria Mamsery, Supérieur Général des Missionnaires de la Sainte-Croix
Dom Louis-Marie de Geyer d’Orth, abbé de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux
Père Emmanuel-Marie Le Fébure du Bus, abbé des Chanoines de Lagrasse
Dom Marc Guillot, abbé de l’abbaye Sainte-Marie de la Garde
Mère Placide Devillers, abbesse de l’abbaye Notre-Dame de l’Annonciation du Barroux
Mère Faustine Bouchard, Prieure des Chanoinesses d’Azille
Mère Madeleine-Marie, Supérieure des Adoratrices du Cœur Royal de Jésus Souverain Prêtre
—–
[1] Note d’information du 16 juin 1988, in Documentation Catholique, n° 1966, p. 739.
[2] Videomensaje del Santo Padre Francisco a los participantes en el congreso virtual continental de la vida religiosa, convocado por la CLAR, 13-15 août 2021.
Vaccin à ARNm et transgression du vivant
Dans La Nef, le Père Olivier Nguyen, directeur de l’institut alliance Plantatio, et Roselyne Legall, docteur en philosophie spécialisée en bioéthique, adressent une lettre ouverte au clergé pour les mettre en garde contre le vaccin à ARNm. Extrait :
[…] Comment accepter qu’au cœur de nos cellules soient introduits des « possibles » artificiels et exogènes, c’est-à-dire des fonctionnalités augmentées s’apparentant à la systémique de la cellule alors qu’ils n’ont pas été pensés avec le tout dans l’unité du projet des origines et qu’ils ne sont pas des potentiels naturels de la cellule ? Ce qui détermine un potentiel, c’est son positionnement dans sa capacité d’actualité mais aussi son positionnement par rapport à tous les autres potentiels pour lesquels il peut être occasion d’actualité. L’erreur de jugement sur les vaccins à pseudo ARNm, c’est qu’on les prend pour de la pure actualité à la façon cartésienne alors qu’ils sont aussi des possibles recélant des potentiels artificiels dont les effets ne sont pas connaissables en termes d’interaction avec les autres potentiels naturels de la cellule. Nous voulons préciser que l’intégration exogène de certains virus a été effective dans l’histoire naturelle de tout organisme, mais le corps lui-même savait les intégrer car ils étaient repérables en tant que tel comme virus et un potentiel de mémorisation était actualisé sans doute en vue de l’immunité naturelle. Dans le cas présent, on introduit ex abrupto et incognito un potentiel artificiel fabriqué dont les effets ne sont pas connus. En fabriquant ces ARNm, on s’approche du vieux rêve d’essayer de créer du vivant à partir de l’inerte en prenant le risque de mettre le grain de sable dans les rouages du vivant qui pourrait tout enrayer. C’est la première fois que la biotechnonologie permet d’introduire un ARNm seul venant de l’extérieur alors que tout ARNm est régulé par du vivant. Nous sommes à un point crucial de l’avenir du vivant : accepterons-nous qu’il repose sur des lois divines inviolables ou accepterons-nous des concessions pour essayer de casser ces lois pour un peu plus de potentiel de vie sur terre dont on ne sait rien sur le caractère mortifère à long terme ? […]
C’est du complotisme ou c’est autorisé ?
On m’envoie cet article de 2009 paru dans The Times (publication complotiste comme chacaun sait…), dans lequel on découvre qu’un club de milliardaires veut lutter contre la surpopulation (et donc la réduire ?) :
Les personnes les plus riches d’Amérique se réunissent pour discuter des moyens de lutter contre une menace environnementale, sociale et industrielle «catastrophique». Certains des plus grands milliardaires américains se sont réunis en secret pour examiner comment leur richesse pourrait être utilisée pour ralentir la croissance de la population mondiale et accélérer les améliorations en matière de santé et d’éducation. Les philanthropes qui ont assisté à un sommet organisé à l’initiative de Bill Gates, le co-fondateur de Microsoft, ont discuté d’unir leurs forces pour surmonter les obstacles politiques et religieux au changement. Décrit comme le Good Club par un initié, il comprenait David Rockefeller Jr, le patriarche de la dynastie la plus riche d’Amérique, Warren Buffett et George Soros, les financiers, Michael Bloomberg, le maire de New York, et les magnats des médias Ted Turner et Oprah Winfrey.
Les autorités françaises refusent d’interdire la vente d’enfants
Communiqué des Juristes pour l’enfance :
Les 4 et 5 septembre prochain, la foire commerciale Désir d’enfant convie une nouvelle fois les entreprises étrangères de la fertilité à venir proposer aux français leurs prestations.
Il y a un an, le même salon a déjà eu lieu à Paris, malgré les demandes d’interdiction.
Des associations, dont Juristes pour l’Enfance, ont porté plainte, avec constat d’huissiers à l’appui contre cet événement qui promouvait des pratiques illégales en France sans s’en cacher.
Le délit d’entremise était manifeste mais la plainte n’a toujours pas été traitée un an après. Et les organisateurs profitent de la lenteur de la justice pour organiser ce prochain salon les 4 et 5 septembre prochains.
Ces derniers mois, ni le Garde des Sceaux, ni la Préfecture de Paris, ni la Préfecture de police de Paris, ni la Mairie de Paris n’ont daigné répondre aux courriers adressés par Juristes pour l’Enfance pour les alerter sur l’organisation de cette foire pour la seconde année consécutive, et leur demander de prendre des mesures en conséquence.
Tout cela alors que, de façon ostentatoire, les organisateurs du salon ainsi que leurs partenaires commerciaux qui ont retenus leurs stands interviennent en toute impunité dans un mépris total de la loi française.
Les partenaires se targuent même d’avoir « la législation la plus laxiste d’Europe », des notaires ou des avocats qui connaissent bien les lois internationales pour éviter les obstacles des lois des pays des patients !
Syrie : les Turcs attaquent les chrétiens
Lu sur le blog d’Yves Daoudal :
Le village chrétien de Tell Tawil dans le gouvernorat de Hassaké, en Syrie, a été quasiment détruit par un bombardement de l’aviation turque. La population, qui a hélas l’habitude des raids, avait pu fuir et il n’y a pas eu de victimes.
Il s’agit d’une des innombrables attaques turques qui visent théoriquement les forces kurdes du PKK. Mais ce sont les assyriens qui une fois de plus en ont fait les frais. Ces dernières semaines, des bombardements turcs ont visé Qamishli et des localités de la rivière Khabour, qui sont une zone de chrétiens assyriens.
Elias Antar Elias, le chef de l’Assemblée du peuple assyrien de la Jazira, déclare à l’agence AINA : « Les récentes attaques contre nos villages ont rappelé » le souvenir de l’offensive de 1915 de l’Empire ottoman et de l’expulsion du Hakkari vers Ourmia, puis en Irak, enfin en Syrie. « L’histoire se répète. » Qualifiant l’action turque de « barbarie », il déplore « les destructions infligées aux villes syriennes d’Afrin à Jarablus et à toutes les zones occupées » et ne voit « aucune différence entre ceux qui nous attaquent maintenant et l’Etat islamique », qui a attaqué en 2015.
Le khatchkar de Saint-Tropez fête l’amitié franco-arménienne et la laïcité
De notre envoyé spécial Antoine Bordier :
Sur la terre du Golfe de Saint-Tropez, dans le célèbre village de pécheurs, avant que l’été se termine, l’amitié franco-arménienne et la laïcité sont bien ancrées dans le paysage marin. Loin des bruits touristiques, autour d’un khatchkar le temps d’une inauguration officielle et d’une bénédiction religieuse, reportage entre terre, mer et ciel.

C’était il y a deux mois, le dimanche 4 juillet. Les touristes commençaient à pointer le bout de leur nez. Saint-Tropez était entre deux eaux. Celle des incontournables, des villageois qui vivent à l’année et qui ne dépassent guère les 4 000 habitants. Et, celle du million de touristes (par mois !) qui viennent, chaque été, en moyenne, découvrir le village peint par Paul Signac. Dans l’église Notre-Dame de l’Assomption, ce dimanche, le curé de Saint-Tropez, le père Jean-Paul Gouarin, est là entouré de deux autres prêtres qui officient une cérémonie religieuse. Dans l’assemblée, des politiques et des laïcs, des Français et des Arméniens ont fait le déplacement. « Depuis de nombreuses années, explique le maire, Sylvie Siri, il existe une communauté arménienne importante dans le Golfe. » Le père Jean-Paul Gouarin a revêtu, pour l’occasion, sa soutane blanche. L’église est magnifique, à l’extérieur, avec son clocher et son campanile aux couleurs ocre et terre de Sienne. L’intérieur est baroque, moins atypique, avec le buste de saint Tropez. Les chants arméniens de la cantatrice en épousent les contours tout en célébrant le saint.
Selon l’histoire racontée sur place, ce-dernier s’appelle en réalité Torpès. Nous sommes au 1er siècle après Jésus-Christ. Soldat dans l’armée romaine, il devient intendant du palais de Néron, à Pise. Il rencontre l’apôtre Paul et se convertit. Lors d’une fête païenne, il professe sa foi devant Néron, estomaqué par son audace. A plusieurs reprises, Néron lui demande d’abjurer sa foi. Il refuse. Néron le condamne, alors, à mort. Il est, d’abord, livré aux lions et aux panthères, qui ne le dévorent pas. Puis, il est flagellé à une colonne, qui se brise sur son bourreau. Il meurt, finalement, le 29 avril 68, décapité par le fils du bourreau devenu orphelin. « Sa tête est toujours conservée à Pise », explique le curé. Selon la tradition, le corps du martyr aurait été déposé dans une barque, qui aurait accosté à côté du village de Saint-Tropez. Célerine, une romaine convertie, aurait découvert son corps sur la plage, et, l’aurait enseveli à l’endroit même où se trouve, aujourd’hui, la Chapelle de Saint-Tropez hors-les-murs.

Un hommage aux Arméniens
En sortant des murs de l’église Notre-Dame de l’Assomption, parmi la centaine de personnes présentes pour célébrer l’amitié franco-arménienne, et, pour l’inauguration du khatchkar, Levon Muradyan, le président de l’association des Arméniens du Golfe explique que « c’est un moment historique. Nous rendons, ainsi, hommage sur cette terre de Saint-Tropez, au 1,5 million de martyrs arméniens victimes du génocide perpétré par l’Empire ottoman en 1915 ». Parmi les personnalités arméniennes présentes, certaines viennent de Paris, de Lyon, de Genève, de Toulon. Parmi les locaux, il y a les famille Teneketzian et Keklikian, connues pour leurs glaces Barbarac, et, leurs sandales K.JACQUES. La fille de Charles Aznavour, Katia est là dans la foule, en toute discrétion.

Nous arrivons près du cimetière, qui se situe au-dessus du port, d’où l’on aperçoit l’étendue bleu-azur du Golfe.
« C’est un lieu de mémoire, raconte Sylvie Siri, le maire. A côté, de la croix arménienne, nous avons cette sphère qui représente la diaspora des pieds-noirs d’Algérie, et, nous avons un lieu de mémoire pour les harkis. »
La croix arménienne qui dépasse les 2 mètres a été sculptée par Rafi Tumanyan, venu tout spécialement d’Arménie. Après les discours qui nous plongent dans l’histoire de l’Arménie et du génocide, une minute de silence est demandée. Puis, des gerbes sont déposées, dont une par la députée Sereine Mauborgne. Ensuite, un temps convivial privatif prolonge l’évènement au restaurant Nano. Là, nous retrouvons Levon, plus au calme. Emu, il tient à témoigner que
« si le travail de mémoire est très important, pour ne pas oublier le génocide, l’amitié franco-arménienne l’est également. A travers la croix, ce sont les valeurs d’amitié, de partage, de sacrifice et de résilience, qui sont représentées. La France a toujours soutenu l’Arménie. Elle nous a accueilli. Aujourd’hui et demain, elle sera toujours-là à nos côtés. Et, c’est réciproque. »
C’est cela, la laïcité à la Française.
Reportage réalisé par Antoine BORDIER, Consultant et Journaliste Indépendant
Les Supérieurs des communautés traditionalistes ont adressé aux Evêques de France une lettre filiale
Alors que le pape vient de donner un étrange entretien dans lequel il tente d’expliquer pourquoi il a signé le motu proprio Traditiones Custodes, précisant qu’il
s’agit simplement d’une remise en ordre constructive, avec une attention pastorale
les supérieurs généraux des principales communautés “Ecclesia Dei” (IBP, CMRD, Le Barroux, FSSP, FSVF, ICRSP) se sont réunis à Courtalain. Ils ont adressé aux Evêques de France une lettre filiale et confiante pour solliciter leur aide dans leur désir de paix et d’unité.
122 nouvelles écoles à la rentrée 2021 !
Comme le constate la Fondation pour l’école :
Dans un contexte hostile à la liberté scolaire, la société civile ne baisse toujours pas les bras
Les différents tours de vis législatifs de la Loi Gatel en 2018, puis de la Loi confortant le respect des principes de la République du 24 août 2021, n’auront pas réussi à affaiblir le souffle des créations d’écoles indépendantes (dites hors contrat).
Les 122 créations d’écoles encore recensées par la Fondation en cette rentrée démontrent qu’une offre éducative alternative, venant enrichir le système scolaire classique, est aujourd’hui vécue comme une légitime nécessité.
45 % des créateurs de ces nouvelles écoles ont bénéficié d’un soutien de la Fondation pour l’école.
On compte désormais 1 658 écoles indépendantes en France, pour environ 85 000 élèves.
Les difficultés ne manquent pourtant pas dans ce secteur où la grande majorité des écoles, associatives et sans but lucratif, sont structurellement fragiles.
Ainsi en 18 mois, on déplore 55 fermetures d’école, soit 3 fois plus qu’habituellement (10 à 15 fermetures par an observées en moyenne), de nombreux parents touchés par la crise économique liée à la situation sanitaire n’ayant pu payer les scolarités.
En dépit de ce contexte épidémique et législatif défavorable, les écoles libres ont de nombreuses réserves de croissance : avec 60 ouvertures d’école repoussées à la rentrée prochaine, 150 autres projets de création d’établissement signalés à la Fondation et la fin programmée de l’IEF (instruction en famille) dans sa forme actuelle, les écoles indépendantes sont promises à un bel avenir.
Analyse des chiffres
Niveaux
La part du second degré dans les ouvertures des écoles indépendantes augmente de manière significative. Collèges et lycées représentent ainsi 48 % de ces nouvelles écoles. Ce chiffre témoigne de la confiance accordée aux écoles indépendantes par les familles. Il montre aussi que l’expérience gagnée par les écoles primaires leur permet d’envisager une ouverture du secondaire.
Pédagogies
Le pourcentage de créations de nouvelles écoles Montessori est plus faible que les années précédentes, avec seulement 26 % contre 34 % en 2020 et 40 % en 2019, au profit d’une plus grande hybridation des pédagogies alternatives.
Les « autres pédagogies actives » représentent ainsi la première tendance avec 29 % des ouvertures. Viennent ensuite les écoles démocratiques avec 12% et celles à pédagogie classique avec 11%.
La part des écoles éco-citoyennes reste stable (7%) et reflète un attrait généralisé pour des pédagogies en contact avec la nature, que l’on peut retrouver dans les écoles aux « pédagogies actives », démocratiques et Montessori. Le confinement a accéléré à cette tendance.
Implantations
Plus de la moitié des écoles indépendantes ouvertes à la rentrée le sont en territoire rural.
Ces écoles contribuent ainsi de manière significative à la réimplantation d’établissements dans de petites communes, avec plus de 58 % de nouvelles ouvertures dans des communes de moins de 10 000 habitants et 37% dans des communes de moins de 2 000 habitants. Elles permettent une revitalisation indéniable de ces espaces, et il n’est pas rare de voir des mairies rurales encourager ces créations.
Confessions
Les écoles indépendantes ouvertes à la rentrée 2021 demeurent très largement aconfessionnelles (85 %). Signe d’un certain regain, la part des écoles catholiques double par rapport à 2020 et 2019 en augmentant à 11,57%.
Tarifs
Les nouvelles écoles pratiquent très majoritairement des tarifs dégressifs pour les fratries, et la moitié d’entre elles ont un système de bourse ou de calcul des tarifs en fonction des revenus.
Gérance
L’association reste à 70 % le modèle de gestion le plus répandu pour ces nouvelles écoles indépendantes.
Résister à l’endoctrinement LGBT+
- États-Unis d’Amérique. L’auteure Elizabeth Johnston, mère de 10 enfants, mère au foyer et auteur à succès, publie Little Lives Matter, un livre qui enseigne aux enfants la valeur du caractère sacré de la vie.
- États-Unis d’Amérique. Les associations de pédiatres et de médecins catholiques dénoncent l’administration Biden pour ne pas avoir reconnu le droit à l’objection de conscience des professionels de santé qui refusent la chirurgie et le “traitement” des garçons et des filles qui veulent changer de sexe.
- Australie. Dans la perspective de l’examen du projet de loi sur le “suicide assisté” dans le Queensland, les organisations pro-vie appellent à une marche en faveur de la vie et des soins palliatifs à Brisbane le 11 septembre.
- Hongrie. L’un des aspects les moins visibles, mais les plus efficaces de la politique familiale du gouvernement, est l’aide aux vacances d’été des enfants. En 2021, 110 000 enfants en ont bénéficié.
- Kenya. La “cure kangourou” est une nouvelle technique qui permet aux pères de famille de sauver de la mort des milliers de bébés nés prématurément.
- États-Unis d’Amérique. “Live Action” met au jour le contexte et les instigateurs de la vague d’hyper-sexualisation qui déferle sur les écoles.
- Canada. Nouvelles manifestations d’organisations féministes contre la décision du gouvernement de loger des hommes transgenres dans des prisons pour femmes.
- Royaume-Uni. L’organisation chrétienne “Christian Concern” publie un “guide” destiné aux parents qui souhaitent dispenser leurs enfants des cours d’éducation sexuelle à l’école.
Sans oublier la nouvelle loi pro-vie du Texas, entrée en vigueur hier.




