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Sur TV Libertés, Mgr Aillet dénonce les lobbies ultra minoritaires qui imposent leurs lois

Eglise universelle : La communion aux temps apostoliques

Le 29 mai 1969, la constitution Memoriale Domini réautorisait dans l’Eglise latine une pratique depuis longtemps interdite : la communion dans la main. Un des arguments invoqués était la nécessité d’un retour aux sources et aux pratiques apostoliques. Monsieur le chanoine de Guillebon vient de publier un article très documenté : “La communion dans la main aux temps apostoliques”. Textes à l’appui, il démontre, de manière irréfutable, que la pratique actuelle de la communion dans la main a peu à voir avec celle des temps apostoliques.

Eglise en France : Mgr Aillet réagit à la loi de bioéthique

Le 29 juin, l’Assemblée nationale a voté la version finale d’une loi dite de bioéthique qui prévoit entre autres mesures : la PMA sans père ni motif médical, l’autorisation élargie de l’expérimentation sur les embryons, l’autorisation de créer des embryons transgéniques et des embryons chimères animal-homme, etc. Mgr Aillet, évêque de Bayonne, réagit à ces transgressions gravissimes et dénonce les lobbies ultra minoritaires qui imposent leurs lois.

Eglise en Marche : Pourquoi les familles “tradies” transmettent-elles mieux la foi ?

Le constat des sociologues (G. Cuchet, Y. Raison du Cleuziou) est unanime et rejoint l’observation que chacun peut faire autour de lui : les familles traditionnelles transmettent mieux la foi que leurs homologues plus “progressistes”. Hubert de Saizieu, dans un article intitulé “Une meilleure transmission” (La Nef N° 338), a cherché à comprendre les raisons de cette meilleure transmission.

Pierre Pommeret, un prêtre marial pour la Miséricorde Divine

D’Antoine Bordier :

Il vient d’être ordonné prêtre, sous le feuillage verdoyant des platanes plus que centenaires du Domaine de La Castille. Ce dimanche 27 juin, ils sont 6 à avoir été ordonnés prêtres et 3 à être devenus diacres, en vue du sacerdoce. C’est Mgr Dominique Rey, évêque du diocèse de Fréjus-Toulon, qui a procédé à leur ordination. Zoom sur l’un d’entre-eux, Pierre Pommeret, bientôt 39 ans.

L’Eglise de France, COVID oblige, procède comme l’année précédente, pour les diocèses concernés, et ils sont de moins en moins nombreux, à plusieurs vagues d’ordinations.

« Cette année, explique Mgr Rey, il y aura dix nouveaux prêtres pour le diocèse. Je viens d’en ordonner 6. Trois seront ordonnés en septembre. Et, il y en aura un dixième, qui sera ordonné au Brésil. La moisson est abondante, mais les ouvriers restent peu nombreux, c’est vrai. Nous faisons tout, ici, pour inverser la tendance baissière qui frappe toute l’Eglise de France et une partie de l’Europe. »

Le temps fastueux de l’Eglise de France qui voyait ses séminaires et ses centres de formations présents dans tous les diocèses (une centaine donc) est bel et bien révolu. En l’espace de 3 générations, depuis les années 50 et avec l’accélération post-soixante huitarde, leur nombre a été divisé par 4. Aujourd’hui, ils sont moins d’une trentaine de centres de formation, la plupart interdiocésains. Ce regroupement interdiocésain est vital. Certains diocèses, il y a peu, sauvegardaient tant bien que mal leur séminaire, alors que ne s’y trouvaient qu’une demi-douzaine de séminaristes. Pire, dans celui de la Sarthe, ou de Montauban, par exemple, il ne restait qu’un ou deux séminaristes. Il y a deux ans, on s’en souvient, le cardinal Jean-Pierre Ricard, lui-même, archevêque de Bordeaux, avait annoncé la fermeture de son séminaire. Elle est effective depuis septembre 2019. En tapant www.seminairedebordeaux.fr, le site est toujours actif, comme si le diocèse allait annoncer sa réouverture. Les pages du site sont belles, on y aperçoit une demi-douzaine de séminaristes, venant de trois diocèses différents. Aujourd’hui, dans toute la France, il y a à peu-près 800 séminaristes en formation. Pour cette année, l’Eglise de France a, déjà, commencé à ordonner une partie des 130 nouveaux prêtres millésimés 2021. C’est un bon cru. Le chiffre est en hausse par rapport aux années précédentes (126 en 2020, 125 en 2019 et 2018). Mais, il reste insuffisant face au nombre de prêtres qui décèdent (près de 800 par an) et face à ceux qui partent à la retraite après 75 ans. En tout, la France compte un peu moins de 11 000 prêtres (ils étaient 15 000 en 2015), dont 4 000 prêtres retraités. Il y a presqu’autant de paroisses, ou de communautés paroissiales, pour 42 000 clochers. Et, le nombre de catholiques pratiquants serait tombé en dessous des 2 millions. Le Covid a amplifié le phénomène baissier. L’Eglise est en crise.

Un prêtre pour notre temps

Cette situation alarmante ne taraude pas le nouveau prêtre, qu’est Pierre Pommeret. Avec ses coreligionnaires, il a gravi, pendant les années de formation à La Castille, une à une les marches qui l’ont amené au sacerdoce. Ce dimanche 27 juin, sous le soleil éclatant du Var, il sort de la chapelle du séminaire, où il a confirmé son engagement au sacerdoce auprès de Mgr Dominique Rey. Il est 16h00, la cérémonie et la Messe d’ordination vont durer plus de deux heures et demi. Une partie de l’allée du château et la prairie attenante ont été transformée en cathédrale de verdure. Un énorme autel trône en-dessous des platanes centenaires qui forment avec leurs branches enfeuillées une voûte naturelle où l’ombre et la lumière se faufilent. Près d’un millier de fidèles, sur les deux mille attendus, attendent que la procession d’une centaine de prêtres et de clercs, entourant les futurs ordonnés, s’élancent aux sons des orgues, des trompettes, des violons et violoncelles. Dans l’assemblée, les parents de Pierre, Eric et Casilda, sont là. Il y a, aussi, ses frères et sœurs, et, leurs familles. C’est un jour de fête pour l’Eglise, la famille, et, peut-être pour la France (?). Le lendemain de son ordination, le lundi 28 juin, à 11h00, Pierre célèbre sa première messe dans la basilique Sainte-Marie-Madeleine de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume. Cette basilique est un patrimoine architectural incroyable. C’est le plus grand et le plus majestueux de Provence. Selon la tradition de l’Eglise, le tombeau de Marie-Madeleine s’y trouve. Marie-Madeleine, c’est la plus célèbre des prostituées. Lors de sa conversion, la grande pécheresse est devenue sainte. Purifiée, elle a suivi le Christ jusqu’au pied de la croix. Elle a bénéficié d’une grâce unique : celle d’être la première, toujours selon la tradition, à le voir ressusciter. C’est dans cette basilique, que Pierre a commencé à servir l’Eglise en tant que diacre, avant de devenir prêtre. C’est là qu’il y célèbre sa messe d’adieu, avant de partir vers sa nouvelle affectation, à Toulon. Devant les enfants, élèves de l’école-privée, il parle du Sacré-Cœur, de l’amour de Dieu, de la Miséricorde et de sa nouvelle vie. « Je suis sur un petit nuage, depuis hier », raconte-t-il. Né à Paris, en 1982, il a vécu toute son enfance à Versailles. Il est le second d’une fratrie de six enfants. Il a grandi dans une famille chrétienne.

« Oui, c’est vrai ma famille est très engagée dans l’Eglise, aujourd’hui, mais cela n’a pas toujours été aussi intense. Il y a eu tout un cheminement. Notamment, une conversion profonde de mes parents où leur foi est devenue très vivante. »

A la fin des années 80, ses parents, Eric et Casilda, font une rencontre essentielle, qui va progressivement et profondément changer leur vie : celle avec le Renouveau Charismatique. Pierre grandit, ainsi, dans cet univers familial et s’engage, lui-aussi, dans la Communauté de l’Emmanuel.

Une vocation mûre et profonde marquée par les JMJ

« Adolescent, au sein du groupe Ressuscito, j’ai découvert la puissance de Dieu. » Pierre est ébranlé à plusieurs reprises par des manifestations incroyables, lors de ces soirées de prières à la fois festives, musicales et où le silence, lors de l’adoration eucharistique, vient recouvrir de son fin manteau acoustique cette jeunesse exubérante, bruyante, qui ne demande qu’à s’exprimer. Pierre y expérimente « la puissance de l’Esprit Saint ». Dieu frappe à sa porte dès l’âge de 10 ans.

« Je m’en souviens, comme si c’était hier. C’était à Versailles, à la maison, dans ma chambre. Le Seigneur m’a visité un soir, après un temps de prières. J’ai reçu un message très clair ce soir-là. Le Seigneur m’a fait goûter la puissance de son amour. J’ai, aussi, à ce moment-là, reçu un signe : celui du mystère de la croix. »

Pierre n’en dira pas plus. Pudique et secret, il garde soigneusement dans son cœur, à l’abri des regards indiscrets cette « visitation ». Pour autant, il n’assimile pas cette « visitation » à un appel au sacerdoce. Pendant son adolescence, il vit comme les jeunes de son temps. Entre ange et démon, entre le bon grain et l’ivraie, il vivote. Il fait, également, les 400 coups. Au lycée, il traîne un peu, fait l’élève cabochard. Il obtient, finalement, son bac. Puis, il s’oriente vers le cinéma et entre à l’école Louis-Lumière pour devenir ingénieur du son.

« Il n’était pas question que je rentre au séminaire. Je n’y pensais pas. J’avais des copines et je vivais ma vie d’étudiant, comme les autres. »

Lors des JMJ de Cologne, en Allemagne, en 2005, Pierre fait l’expérience de la Miséricorde et de l’Adoration. Puis, il ressent un appel au célibat.

« Depuis mes 10 ans, l’appel de Dieu a travaillé en moi secrètement. Puis, 13 ans plus tard, cet appel revient avec la conviction que je serai heureux dans l’Eglise. »

Pierre finit ses études et commence sa vie professionnelle. Il rentre chez TF1. La question du sacerdoce le taraude, mais il n’y donne pas corps. Il travaille 4 ans au siège de la chaîne, à Issy-les-Moulineaux. Pendant ce temps-là, il fait la rencontre d’un groupe, l’Alliance mariale, à Paray-le-Monial.

« L’objet de ce mouvement est de travailler à la formation d’apôtres pour les derniers temps, avec l’engagement du chapelet »

Pierre a 25 ans. Ce groupe l’aiguille un peu plus vers la vocation sacerdotale.

La décision et les 3 blancheurs

Il est 15h00, ce Vendredi Saint, 21 avril 2011. A cette heure précise où l’Eglise commémore la mort du Christ sur la croix, Pierre « décide d’entrer au séminaire, et, de consacrer sa vie à Dieu. » Il est en retraite dans l’abbaye bénédictine de Saint Joseph de Clairval, à Flavigny-sur-Ozerain. A l’ombre de saint Benoît et de sa règle « Ora et Labora », prie et travaille, Pierre prend la décision d’aller travailler à la vigne du Seigneur. Mais pour cela, il faut retourner à l’école. « A 28 ans, je rentre au séminaire de La Castille, dans le diocèse de Fréjus-Toulon, là où je serai ordonné. » Il résumé ses 10 années par cette phrase qui en dit long : « Il s’agit de revêtir un homme nouveau ». Il faut comprendre : un homme christique. Ses 10 années sont

« des épreuves permanentes. Pour moi, en tout cas, l’épreuve a été permanente. Et, je recevais, aussi, des grâces. J’avais la conviction, face aux épreuves, que c’était bien là où m’attendait le Seigneur. »

Pierre parle, ensuite, de Don Bosco, de son songe, et, des trois blancheurs.

« Il faut, toujours, rechercher à être obéissant au Saint Père. On est libre, on peut avoir ses idées, mais, on reste obéissant. La deuxième blancheur est celle de la Très Sainte Vierge Marie. C’est notre maman. C’est la mère des prêtres, la mère de l’Eglise. Il faut la prier. Et, puis, la troisième blancheur : l’Eucharistie. L’Eucharistie, c’est le cœur de Jésus qui bat sur la terre. Il faut l’adorer. »

Pierre semble heureux, avec sa barbe noire où pointent déjà quelques blancheurs, dans sa soutane rehaussée d’un col-romain tout blanc, tout neuf. Il y a quelques mois sa barbe ressemblait à celle d’un prêtre orthodoxe ou d’un ermite. Aujourd’hui, ce « bébé-prêtre » porte son regard vers la nouvelle mission qui l’attend. Il porte, aussi, son regard sur l’actualité, sur notre temps, sur notre monde éprouvé. « Dieu nous aime, et, Il nous éprouve. Il attend que nous retournions vers Lui. » Son vœu le plus cher : « La sainteté ! C’est la présence de Dieu en nous. » Son saint préféré est saint François d’Assise.

« C’est un autre Christ. J’aime, aussi, Anne de Guigné, et, le bienheureux Carlo Acutis. Enfin, on ne parle pas beaucoup du bienheureux Edouard Poppe. Mais, il a eu un rayonnement immense sur la jeunesse et la sainteté des prêtres. »

En citant ces quelques saints, le nouveau berger, Pierre Pommeret, façonne un peu sa ligne missionnaire. Il veut être un « apôtre de la Croix, de l’Eucharistie et de la Miséricorde. » Membre de l’Alliance Mariale, il est, déjà, un disciple avec le chapelet qu’il prie tous les jours. La Vierge Marie, la maman des prêtres, veille sur lui.

Textes et photos réalisés par Antoine BORDIER, Consultant et Journaliste Indépendant

“Vous n’avez point reçu un Esprit de servitude, pour être encore dans la crainte”

Du Glaive de la Colombe :

La messe du VIIIe Dimanche après la Pentecôte est venue porter un message providentiel de réconfort et d’encouragement aux humbles confrontés les jours précédents à de nouvelles saillies de la dictature sanitaire.

Comment ne pas être choqué par la violation sans vergogne de la parole publique et de la justice la plus élémentaire ? Le Président de la République et son gouvernement ne nous avaient-ils pas promis, il y a encore quelques semaines, qu’il n’y aurait pas de vaccination obligatoire, ni de passe sanitaire ? Comment devant une telle duplicité ne pas être indigné par la venue à Lourdes, le jour anniversaire de la dernière apparition de Notre-Dame, de « Jupiter » cherchant à cajoler les catholiques pour qu’ils n’alimentent pas le flot montant de la colère ?

Il faut reconnaître, pour la défense d’Emmanuel Macron, que la hiérarchie catholique n’a guère opposé de résistance à ses caprices : depuis l’apparition du Covid-19 en France, elle a même souvent précédé les demandes du gouvernement. Mais notre tyran en herbe sait le troupeau susceptible de bousculer ses pasteurs lorsqu’on le prive de sa nourriture spirituelle. C’est pourquoi MaCr(é)on s’est bien gardé d’inclure les églises parmi les lieux dont l’accès nécessiterait « le passe de la honte ». La Conférence des Evêques de France (CEF) a parfaitement compris que cette concession était au prix de son soutien quasi explicite à la politique vaccinale du gouvernement et de sa neutralité devant la réduction générale des libertés publiques : tant que l’exercice du culte catholique, et ses revenus, seront garantis par le Prince (jusqu’à ce qu’il change d’avis), l’épiscopat français restera aussi indifférent à la cause des « anti-passe » qu’il le fut à celle des Gilets jaunes.

Très symboliquement, sans que l’on puisse suspecter collusion avec le Président français, le Pape publia ce même 16 juillet le Motu Proprio Traditionis Custodes, rouvrant des plaies que son prédécesseur avait tant bien que mal réussi à réduire. Dans ce contexte, le parallèle entre les deux dictateurs n’en est que plus troublant : même indélicatesse voire brutalité à l’égard des personnes, même communication filandreuse, même stratégie de division, même indifférence au droit ou à l’identité historique des peuples, même promotion de l’idéologie mondialiste jusqu’à la même obsession de la vaccination contre le Covid imposée au Vatican depuis déjà des mois. Dès lors peut-on comprendre le raccourci qui tend à se répandre chez les victimes concrètes de cette oppression : « MaCr(é)on, François même combat ! »

Certes, la CEF semble moins servile au sujet de Traditionis Custodes que du Covid mais ne serait-ce pas, encore une fois, pour des raisons essentiellement économiques ? On se souvient de la raideur du bilan que l’épiscopat français a récemment fait du Motu Proprio Summorum Pontificum. En même temps, les évêques savent bien que les paroisses proposant la liturgie traditionnelle attirent plus de jeunes, plus de familles, suscitent plus de vocations et…de recettes. Autant de raisons d’appliquer les diktats du Souverain Pontife avec prudence pour ne pas trop contrarier cette intéressante « clientèle ».

Quoi qu’il en soit, Notre-Dame, que l’on célébrait ce 16 juillet et plus particulièrement à Lourdes, a dû d’autant moins apprécier cette hypocrisie électoraliste dans l’un de ses plus grands sanctuaires, que la macronie sanitaire s’attaque désormais aux âges les plus tendres. La défense de la famille et de l’enfant, l’ultime combat annoncé de la Mère de Dieu contre le Serpent, semble bien être l’étincelle qui a mis le feu aux poudres et fédéré la résistance comme en témoigne notamment le brave Marcel.

Et au lendemain des premières grandes manifestations anti-passe, saint Paul appelait à sortir de l’esclavage du matérialisme menaçant le courage des âmes bien nées :

Vous n’avez point reçu un Esprit de servitude, pour être encore dans la crainte ; mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, en qui nous crions : Abba ! Père !

Or, en ces temps où règnent la manipulation et la lâcheté, la prière de ces enfants est une aspiration au discernement et à l’action justes, conformément à la volonté non du Prince, mais du Père éternel dont ils sont les héritiers :

Nous vous en prions, Seigneur, accordez-nous, dans votre bonté, la grâce de penser et d’agir toujours selon la justice : afin que, ne pouvant exister sans vous, nous puissions conformer notre vie à votre volonté.

Cet humble acte de foi en un Dieu Tout-Puissant et Provident ne peut que fleurir en une espérance indéfectible que vient confirmer la liturgie :

Vous sauverez, Seigneur, l’humble peuple, et vous humilierez les yeux des superbes : car qui donc est Dieu, sauf vous, Seigneur ?

Qui sont ces superbes ? Ce sont les intendants malhonnêtes de l’Evangile de ce VIIIe Dimanche, ceux qui s’approprient les biens reçus de Dieu non pour servir mais se servir. Nous le sommes tous, dans nos faiblesses quotidiennes, chaque fois que nous ne répondons pas aussi parfaitement que possible à la grâce du moment. Mais il est bien évident que notre faute sera d’autant plus lourde que les biens que nous aurons détournés de leur finalité seront précieux. Ainsi la personne disposant de grandes richesses ou de hautes responsabilités risquerait-elle de se perdre à ne pas en user pour l’édification de la cité et du prochain. Alors que dire de l’intendant de biens spirituels qui détournerait de la foi, de la morale et priverait des sacrements, par ambition ou par lâcheté ?

La victoire du Christ passe de nos jours par les “petits” et les “simples” de l’Église

Mgr Schneider a été interrogé par le père Danziec pour Valeurs Actuelles. Extrait :

Excellence, votre livre s’intitule le Triomphe du Christ sur les ténèbres de notre temps . N’y a-t-il pas un hors-sujet à parler de victoire du Christ, quand le christianisme semble lui-même disparaître ? Le message de l’Église apparaît aujourd’hui plus que jamais fragilisé…

Votre question renvoie à la nature même du message du Christ. Si le christianisme était une institution humaine, vous auriez raison et il y aurait untel hors-sujet. Mais entant qu’évêque catholique, je suis appelé à témoigner de l’origine divine de l’Église. Les baptisés de tout rang savent, avec la certitude de la foi, que le Christ incarne la victoire, même dans la situation présente faite de confusion générale. Au milieu de ces ténèbres, nous devons renouveler notre confiance dans ce Seigneur qui a « vaincu le monde » (Jean 16, 33). À de nombreuses reprises, dans l’histoire de l’humanité, le Christ a usé de moyens simples pour permettre ces victoires. Dans le récit biblique, le triomphe de David contre Goliath représente l’un des passages les plus célèbres de l’Écriture. Il nous dit que rien n’est impossible à Dieu. Dans votre pays, la figure de Jeanne d’Arc incarne précisément cela. Face à un pouvoir corrompu, elle a été condamnée et brûlée vive. Humainement, il semblait, alors, qu’elle avait perdu. Mais désormais, elle est la grande gloire de la France, au-delà même des rangs des baptisés. C’est ainsi que Dieu confond souvent les superbes, ceux qui sont prisonniers de leurs vues terrestres. Pour Charles de Foucauld, « l’Église est une apparente défaite dans une perpétuelle victoire » . Dieu utilise souvent des instruments simples, en apparence fragiles, pour que son message soit victorieux. Aujourd’hui, il n’y a pas de raison qu’il ne recoure pas aux mêmes méthodes. Je crois que la victoire du Christ passe justement de nos jours par les “petits” et les “simples” de l’Église, ceux qui ne font pas partie de l’establishment ou de ses structures administratives. Les familles courageuses, les jeunes gens ayant soif de vérité et de clarté sont pour moi des signes que, peu à peu, avance la victoire du Christ au milieu des ténèbres de notre temps.

Un prêtre raconte comment il est devenu pratiquant grâce à la messe traditionnelle

Ordonné en 2000 pour la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre, l’abbé Laurent Demets a été chargé de différents apostolats de la FSSP en France, aux Etats-Unis et au Canada. Il est désormais en mission à Saïgon au Vietnam. Suite à la publication du Motu proprio restreignant l’usage du missel de 1962, il a livré ce témoignage et nous a autorisé à la reproduire :

J’ai grandi dans une famille catholique non pratiquante dans les années 70. Mes parents ne pratiquaient pas mais comme beaucoup de ma génération j’ai reçu le baptême et ai fait ma première communion. Habitant en Alsace j’ai pu recevoir des cours de catéchisme à l’école publique. Enfant j’aimais lire la Bible pour enfant que l’on m’avait offerte. J’aimais aller dans les églises – j’accompagnais ma grand-mère à la messe parfois (Novus Ordo).

Adolescent mon intérêt pour la spiritualité était toujours présent mais je n’étais pas rassasié à la messe, sans savoir pourquoi. A 18 ans je dévore la vie de Charles de Foucauld et je découvre sa soif d’absolu de Dieu. Mais lorsque j’assistais à la messe, rien. Je constatais un fossé entre je que je lisais dans les livres de spiritualité et la liturgie que proposaient les paroisses où j’allais de temps à autres.

Cette même année – l’année de mon baccalauréat – j’entends parler de l’excommunication de Monseigneur Lefebvre… Un nom que j’entendais pour la première fois. La messe en Latin ? Oui je savais que cela existait… Autrefois.

Puis ce fut l’Université. J’entends parler d’ un monastère dans le sud de la France. Un monastère nouveau mais tout à l’ancienne. Je profite d’ un congé (je me rendais à Aubagne pour fêter Camerone à la Légion Étrangère) pour aller visiter ce monastère : Sainte Madeleine du Barroux. Et là, ce fut une révélation. Premier contact avec la liturgie traditionnelle… Une douche spirituelle ! Là, je fais le lien avec mes lectures et mon âme est pleinement rassasiée.

Depuis ce jour je suis devenu pratiquant.

Mais je découvrais une triste réalité. Cette messe qui fut le réveil de ma foi était loin d’être acceptée de tous.

Je découvrais avec étonnement que des prêtres nous fermaient la porte au nez – au propre comme au figuré – si l’on se disait “tradi”… Alors que leur discours est toujours au sujet d’accueil, de tolérance….

Je cherche à comprendre…. Mon aumônier scout de l’époque (scout de France, oui 😁) était très progressiste mais suffisamment courtois pour discuter me dit qu’ il y a eu le Concile et que la messe en Latin, c’était dorénavant terminé. Le Concile ! C’était justement l’argument qui revenait sans cesse. Bon ! Je cherche à en savoir plus et je lui demande s’il pouvait me fournir les documents pour que je puisse les lire. Nous étions en 1989 avant internet.

Plusieurs jours tard il me dit qu’ il n’ a pas pu les trouver. C’est fâcheux, pensais-je…. On parle toujours du Concile mais impossible d’en lire les textes. Il me faudra attendre quelques années pour pouvoir lire les textes et découvrir que le Concile n’avait jamais aboli le Latin et le grégorien mais au contraire en demandait l’usage.

Et puis je fis l’acquisition d’ un missel : Dom Lefebvre avec les commentaires sur la liturgie. J’y découvrais un trésor spirituel immense et en même temps je ressentais frustration et colère : pourquoi cache t’on et même interdit-on ce trésor ?

Je découvrais au fur et à mesure une Église en crise, une Église divisée. Bien souvent j’ ai assisté à la messe dans des chapelles de fortune aménagées pour l’occasion. Quand je ne pouvais assister à la messe traditionnelle, j’allais malgré tout à l’église du coin. Mais j’y ressentais toujours le vide spirituel tant le côté humain a supplanté le divin et le surnaturel. Je préférais la petite chapelle aménagée, plus intime, plus convivial et où l’on pouvait prier en paix.

Mon expérience n’est pas unique, loin de là. Beaucoup de jeunes – et de moins jeunes – découvrent la liturgie traditionnelle et se sentent immédiatement attirés vers Dieu. Ils ne cherchent pas à s’isoler de la grande majorité du troupeau. Ils ne sont pas là pour s’opposer au Concile – que d’ailleurs bien peu connaissent en profondeur. Ils veulent juste vivre pleinement leur foi.

Puissent de nombreuses générations avoir cette grâce extraordinaire de découvrir le trésor et le patrimoine non seulement de l’Eglise mais aussi de notre civilisation qu’est la liturgie traditionnelle !

Ut in omnibus gloricetur Deus !

C’est arrivé un 25 juillet…

A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 25 juillet : saints du jour français ou en France.

À Metz, au VIe siècle, sainte Glossinde, abbesse.

  • Bx Jean Soreth : prêtre O. Carm († 1491)

À Angers, en 1491, le bienheureux Jean Soreth, prêtre de l’Ordre du Carmel, qu’il amena à une plus stricte observance et qu’il enrichit de couvents de moniales.

Il est béatifié le 3 mai 1866 par le pape Pie IX.

  • Bx Michel-Louis Brulard : prêtre O. Carm et martyr († 1794)

Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Michel-Louis Brulard, prêtre, du couvent des Carmes déchaux de Charenton, et martyr. Sous le Révolution française, il fut déporté sur un bateau négrier, détenu dans des conditions inhumaines et y mourut d’une pneumonie, ne pensant qu’au ciel.

  • le 25 juillet : fête Saint Jacques le majeur, appelé Saint Jacques Matamoros en Espagne et de sainte Blandine de Lyon, martyre.
  • le 25 juillet 325 : clôture du Concile de Nicée.

Voir la chronique du 20 mai.

  • le 25 juillet 64 : l’incendie de Rome s’achève.

Sur les hauteurs, Néron a passé son temps à observer la ville en flammes en récitant des vers. Rome l’accuse d’avoir provoqué le feu. L’empereur rejette la responsabilité de l’incendie sur les Chrétiens qu’il va cruellement persécuter. Voir la chronique du 19 juillet.

  • le 25 juillet 1137 : mariage de Louis VII, Roi de France et d’Aliénor d’Aquitaine.
  • le 25 juillet 1261 : Michel VIII Paléologue prend Constantinople aux croisés.

L’empereur byzantin, le basileus Michel VIII Paléologue, rentre triomphalement dans sa capitale, Constantinople, et refonde l’Empire byzantin. Constantinople était la capitale de l’Empire latin d’Orient fondé par les croisés. La cité n’est plus qu’un amas de ruines. C’est la fin de l’empire latin de Constantinople.

  • le 25 juillet 1263 : le pape Urbain IV offre la couronne de Sicile au frère de Saint Louis, Charles d’Anjou.

Voir les chroniques du 6 janvier, du 26 février, et du 31 mars.

  • le 25 juillet 1492 : mort du pape Innocent VIII.
  • le 25 juillet 1534: Jacques Cartier repart vers la France.

La veille (voir la chronique du jour), Jacques Cartier a planté à Gaspé une croix de 30 pieds, revendiquant la région pour le Roi de France. Les Français rencontrent des Iroquois du Saint-Laurent, et repartent vers la France avec deux des fils du chef amérindien. Jacques Cartier arrive à Saint-Malo le 5 septembre, après une traversée de 21 jours (voir la chronique du jour).

  • le 25 juillet 1593 : le futur Henri IV abjure le protestantisme et se convertit au catholicisme.

En présence de l’archevêque de Bourges, Henri de Navarre prétendant au trône de France, abjure solennellement le protestantisme et se convertit au catholicisme. Il se met en conformité avec les lois fondamentales du Royaume et la volonté de la majorité des Français d’être sujets d’un Roi catholique. C’est la seule façon de mettre un terme à huit guerres de religion en France. Henri IV est ensuite sacré à Chartres, le 27 février 1594 (Voir la chronique du jour) ; il fait son entrée à Paris, qui refusait de se rendre à un Roi non catholique, le 22 mars. Le Ciel se manifeste aux yeux de tout le peuple, au cours de la messe d’action de Grâce du Roi à Notre-Dame de Paris, par la présence de l’Archange Saint Michel aux côtés du Monarque. Vraiment sincère, le Roi va jusqu’à demander l’absolution du pape, qu’il obtient en septembre 1595. Voir la chronique du 4 août.

  • le 25 juillet 1792 : Manifeste de Brunswick.
    • le 25 juillet 1799 : victoire d’Aboukir.

La bataille d’Aboukir oppose l’Armée d’Égypte de Bonaparte à celle du chef Mamelouk Moustapha Pacha allié des Anglais. Mais Bonaparte va bientôt regagner la France.

  • le 25 juillet 1830 : les “ordonnances de Saint-Cloud” de Charles X.

Les élections de juillet sont défavorables à Charles X. Sur les conseils de Polignac, et selon l’article 14 de la Charte, le Roi fait rédiger quatre ordonnances. La deuxième et la quatrième dissolvent la Chambre, élue il y a moins d’un mois et fixent la date des nouvelles élections. Moins de dix jours après la publication de ces ordonnances, Charles X abdique, ne faisant pas usage de la force armée.

  • le 25 juillet 1893 : inauguration du canal de Corinthe.

Le canal de Corinthe relie le Golfe éponyme à la mer Ionienne et à la mer Egée. Les travaux sont lancés, en 1882, par la Compagnie française, la Société internationale du canal maritime de Corinthe. Le surcoût des travaux et le scandale du canal de Panama mettent en faillite l’entreprise, qui est finalement reprise par le grec Andres Syngros.

  • le 25 juillet 1909 : première traversée de la Manche en avion par Louis Blériot, de Calais à Douvres.

L’aviateur français Louis Blériot, qui a 37 ans, traverse pour la première fois la Manche en avion. Parti de Calais pour Douvres, à bord de son “Blériot XI” son voyage dure 38 minutes, et son hélice et son train d’atterrissage se brisent à l’arrivée sur l’aérodrome de North Fal Meadow. Louis Blériot reçoit donc la récompense de 1 000 livres promise par le journal le “Daily Mail”.

  • Le 25 juillet 1951 : obsèques du Maréchal Pétain.

A l’île d’Yeu, en l’église Notre-Dame-de-Bon-Port, ont lieu les obsèques du Maréchal Pétain. Le cercueil, recouvert d’un drapeau tricolore, est placé devant l’autel. D’un côté se tient la Maréchale, de l’autre ont pris place en grand uniforme les généraux Weygand et Héring, et l’amiral Fernet. Les autorités ecclésiastiques sont représentées par Mgr Chappoulie, évêque d’Angers ; Mgr Rodhain, aumônier général des prisons ; Mgr Cazeaux, évêque de Luçon. Ce dernier prend la parole et arrive à sa conclusion : « Nous prierons pour que Dieu pardonne les péchés et couronne les mérites de cette longue et tragique existence, et nous prierons même, car je suis sûr qu’il le veut bien, pour ce qui fut le rêve et le vœu de sa vie : l’union des Français et le salut de la Patrie ».

Après la cérémonie, le cortège prend le chemin du cimetière marin de l’île d’Yeu : derrière le cercueil, un ancien combattant porte, sur un coussin noir, le képi du Maréchal et la médaille militaire ; derrière encore, s’avancent Pierre de Hérain, beau-fils du Maréchal, les généraux Weygand et Héring, l’amiral Fernet, les avocats du Maréchal, Jacques Isorni et Jean Lemaire, et de nombreuses personnalités. Le cercueil est descendu dans la fosse recouverte d’une dalle blanche portant l’inscription en lettres de bronze : « Philippe Pétain, Maréchal de France ». La tombe est orientée face au continent ; elle est surmontée d’une croix semblable à celle de nos cimetières militaires. L’illustre soldat repose provisoirement à l’île d’Yeu, en attendant sa réhabilitation et son retour au milieu de ses Poilus à l’Ossuaire de Douaumont où sa place est réservée.

  • le 25 juillet 1968 : le Pape Paul VI condamne les méthodes artificielles de contraception dans l’Encyclique “Humanae Vitae“.
  • le 25 juillet 1995 : attentat de Khaled Kelkal et Boualem Bensaïd dans la ligne B du RER.

Une bombe explose dans le RER à la station St-Michel à Paris : 8 morts et environ 150 blessés. L’attentat est revendiqué par le GIA.

  • le 25 juillet 2000 : un avion Concorde s’écrase deux minutes après le décollage, sur un hôtel à Gonesse.

Un Concorde d’Air France décolle de l’aéroport Roissy-Charles De Gaulle et heurte un bout de métal sur la piste. Il s’écrase à Gonesse ; l’accident fait 113 morts.

Environ 200 manifestations contre le passe sanitaire, pour nos libertés [Mis à jour]

Des milliers de Français se mobilisent depuis ce matin dans de nombreuses villes en France, pour défendre la liberté contre les projets liberticides du gouvernement Macron. La France qui manifeste, en plein mois de juillet, malgré les vacances, est issue de toutes catégories sociales, dans une ambiance bon enfant.

Villefranche sur Saône

Foix, Narbonne et Aix :

Les habitants de Cambrai (59) ont vivement interpellé aujourd’hui leur député Guy Bricout (Nord) parce qu’il s’est abstenu lors du vote pour le Passe Sanitaire

La Rochelle (désolé pour le format) :

Aix-en-Provence :

Nice :

Paris :


Tours :


Alençon :

Toulon :

Vannes :

Des manifestants ont envahi l’Hôtel de ville de Poitiers. Le portrait d’Emmanuel Macron a été décroché, déchiré puis jeté par la fenêtre.

Montpellier :

 

Marseille :
Marseille

Chambéry :

Lille :

Bayonne :

Valence :

Narbonne, Nice, Figeac, Béziers, Villefrance.

Pau :

Lille:

Strasbourg :

Annecy :

A Paris, les manifestants sont allés ensuite sur les Champs-Elysées :

Manifestation devant la nonciature pour la paix liturgique

Manifestation à Paris, devant la nonciature, contre le motu proprio Traditionis Custodes et pour la liberté de la messe traditionnelle :

“la messe traditionnelle est désormais célébrée dans 95 pays, 5 à 6000 prêtres diocésains dans le monde la célèbrent régulièrement. Nos mauvais pasteurs se sont rendus compte qu’on existe et que nous sommes un danger pour eux”

“le motu proprio ne sera pas appliqué, nous avons la jeunesse, la foi et l’espérance. Le successeur de François saura rétablir la paix Liturgique, on ne peut pas être dans un état de guerre en permanence”

Annonce de manifestations même lieu même heure (12h au 14 avenue du Président Wilson) les samedis midis tout l’été.

Intervention de Christian Marquant, président de Paix Liturgique :

Le patrimoine de la messe tridentine

Initiative originale : l’association SOS Patrimoine  demande à l’UNESCO d‘inscrire la messe tridentine au patrimoine immatériel de l’Humanité afin de mettre en lumière la beauté de ce rite vénérable et l’attachement des Européens, catholiques ou non (comme Michel Onfray), à leur héritage culturel, aujourd’hui menacé par le Motu Proprio du Pape François.

Une pétition est adressée à Madame Audrey Azoulay pour demander l’inscription de la messe tridentine au patrimoine mondial de l’Humanité :

[…] Aujourd’hui, un rite, vieux de plusieurs siècles, et pourtant toujours pratiqué par des centaines de milliers de personnes, est en danger. Il s’agit de la messe tridentine, aussi appelée messe de saint Pie V ou messe grégorienne. Par le Motu propio « Traditionis custodes » du 16 juillet 2021, le Pape François a restreint considérablement la pratique de cette messe, laissant craindre, si rien n’est fait, sa disparition. Le rite tridentin constitue pourtant l’un des trésors spirituels de l’Occident, au même titre que le rite byzantin pour l’Orient, ou le rite maronite pour les chrétiens du Liban.

Les paroles, les gestes et les ornements qui accompagnent la messe de saint Pie V ont pour origine une association unique de rites romains et hébreux dont ils continuent d’offrir un témoignage vivant. La célébration de la messe tridentine constitue, par ailleurs, l’un des derniers événements sociaux où la langue latine, matrice de toutes les langues romanes, est en usage.

Madame la Directrice, la disparition de la messe tridentine serait un drame pour les personnes attachées à une liturgie qui a rythmé la vie de leurs ancêtres et qui, parfois, continue d’accompagner la leur. Son interdiction constituerait aussi un acte de vandalisme culturel d’une violence inouïe. […]

Mgr Aillet souligne une masse d’informations sur l’épidémie, qui ne sont pas toujours portées à la connaissance du public

Dans un long communiqué, Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, pose un certain nombre de questions sur la crise sanitaire, en refusant de dicter une conduite ni de prendre position, de manière dogmatique, pour ou contre le vaccin :

[…] On nous dit que la vaccination est le seul moyen, dans la situation actuelle, de stopper l’épidémie et d’atteindre l’immunité collective. Mais qu’en est-il des traitements qui existent et qui sont efficaces ou des autres moyens de prévention préconisés pour renforcer nos défenses immunitaires naturelles ? Est-il avéré que l’hydroxychloroquine, qui a été frappée d’interdiction en France par décret, a été autorisée dans d’autres pays européens ? Qu’en est-il de l’Ivermectine dont il semble que l’efficacité soit démontrée ? Qu’en est-il de la liberté des médecins de prescrire des traitements contre la covid-19 ?

Le mot « vaccin » résonne dans l’inconscient collectif comme un progrès indéniable qui a apporté de grands bienfaits à l’humanité. Que l’on pense au vaccin contre le Tétanos, pour lequel on n’a toujours pas trouvé de traitement pour éviter une mort inéluctable. L’épidémie de Covid-19 est-elle du même ordre, le risque d’en mourir est-il comparable ? Le taux de mortalité est-il particulièrement inquiétant ? Le nombre de contaminations fait-il croitre de manière exponentielle le nombre de décès ? Les vaccins protègent-ils contre les « variants » ?

Les vaccins mis sur le marché actuellement en France sont-ils des vaccins à proprement parler ou des « thérapies géniques » innovantes ? Pourquoi l’Agence européenne du médicament, suivie par l’Agence Nationale de sécurité du médicament en France, n’a-t-elle accordé qu’une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) « conditionnelle » et pourquoi les firmes pharmaceutiques ont-elles été exemptées d’indemnisation pour leurs effets indésirables ? Si la phase expérimentale 3 ne s’achèvera pour Pfizzer par exemple qu’en octobre 2023, cela signifie-t-il qu’il faille craindre pour la sécurité du médicament à moyen ou long terme ? Des effets indésirables, voire mortels, ont-ils été recensés depuis l’utilisation de ces « vaccins » et les médecins traitants ont-ils été invités à informer leurs patients de ces risques ? Pourquoi n’invoque-t-on pas le « principe de précaution » si présent dans le discours public quand il s’agit de la protection de l’environnement ?

La dernière question concerne l’utilisation avérée, au moins pour le vaccin Astrazeneka, puisqu’il n’existe aucune notice d’information sur la composition des trois autres vaccins – ce qui est pour le moins étrange –, de cellules issues de fœtus avortés. La Congrégation pour la Doctrine de la foi a publié, le 20 décembre 2020, une « Note sur la moralité de l’utilisation de certains vaccins ». La question n’est pas nouvelle puisque d’autres vaccins qui circulent depuis les années 1960 (contre la rubéole, la varicelle, l’hépatite A et le zona), ont déjà suggéré à l’Eglise de se prononcer par le passé. Le dernier document en date, cité par la Note de 2020, est l’Instruction de la Congrégation pour la doctrine de la foi, Dignitas personae, du 8 décembre 2008. Si l’Eglise porte évidemment un jugement négatif sur l’utilisation de cellules issues de fœtus avortés dans l’expérimentation et la fabrication des vaccins, qu’en est-il de la coopération au mal des utilisateurs de ces vaccins ? C’est une question éthique que l’on ne saurait éluder.

Enfin, le pass-sanitaire est présenté souvent de manière altruiste, comme nécessaire pour éviter que des non vaccinés contaminent les autres, par exemple les clients d’un restaurant ou les personnes les plus vulnérables que nous côtoyons ? Mais si ceux-ci sont vaccinés, que risquent-ils ? D’ailleurs le vaccin anti-covid protège-t-il de la contamination et de la transmission du virus ? La parole publique n’est pas claire : dans un mémoire au Conseil d’Etat du 28 mars 2021, le Ministre de la Santé affirme, arguments à la clé, qu’il y a toujours un risque pour les personnes vaccinées, mais le Premier Ministre dans son allocution du 21 juillet sur TFI, affirme sans ambages que l’on est protégé. Qui croire ? Et si le vaccin ne protège pas, pourquoi les vaccinés seraient-ils davantage admis dans certains lieux que les non-vaccinés ? A-t-on évalué les contraintes que le pass-sanitaire fera peser sur les citoyens dans la vie quotidienne ? Ne représente-t-il pas en fin de compte une obligation vaccinale déguisée ?

Comment concilier les textes de loi, depuis le Code de Nuremberg, qui interdisent toute obligation vaccinale ? Si le 8 avril 2021, un arrêt de la CEDH (Cour Européenne des droit de l’homme) a autorisé la vaccination obligatoire à certaines conditions, une résolution du Parlement Européen, votée le 27 janvier 2021, par tous les pays de la Communauté, y compris la France, demande « de s’assurer que les citoyens et citoyennes sont informés que la vaccination n’est pas obligatoire et que personne ne subit de pressions politiques, sociales ou autres pour se faire vacciner, s’il ou elle ne souhaite pas le faire personnellement » (7.3.1) et « de veiller à ce que personne ne soit victime de discrimination pour ne pas avoir été vacciné, en raison de risques potentiels pour la santé ou pour ne pas vouloir se faire vacciner » (7.3.2). Qu’en penser ? […]

Mgr Aillet nous invite à la sérénité, dans le plus grand respect de tous, quelle que soit notre option, en refusant de stigmatiser ceux qui font d’autres choix.

Unité de l’Eglise ? L’évêque d’Aix-la-Chapelle appelle à une réforme de la morale sexuelle

Le fait que l’Église en Allemagne demande une réforme de la morale sexuelle catholique ne soulève visiblement aucun problème concernant l’unité de l’Eglise ou le respect du Concile Vatican II…

L’évêque d’Aix-la-Chapelle Mgr Helmut Dieser a réitéré son appel à une réforme de la morale sexuelle catholique. Utilisant une terminologie à la mode, il a déclaré :

“Je veux sortir de la position d’extrême défense, du danger de la ghettoïsation de l’Eglise et du repli”. “Nous devons être capables de montrer aux gens que cette foi apporte un avantage dans la vie.”

Le dialogue avec les gens ne devrait pas échouer en raison du fait qu’« ils ont déjà entendu dire que l’Église discrimine les homosexuels ». A propos de la bénédiction des couples homosexuels, il a déclaré : « Nous avons besoin d’un élan pour le développement ultérieur de la doctrine ».

Le 10 mai 2021, en réponse au document de la Congrégation pour la doctrine de la foi du 15 mars, rappelant que l’Eglise ne pouvait bénir les unions homosexuelles, des prêtres allemands ont organisé des « bénédictions pour tous ». De nombreux prêtres ont choisi d’arborer un drapeau arc-en-ciel au pied de l’autel pendant l’événement. Ces prêtres savaient qu’ils ne risquaient aucune sanction. Mgr Helmut Dieser avait laissé les prêtres de son diocèse libres de décider « selon leur conscience » de participer ou non à ces bénédictions collectives.

Mgr Dieser s’est félicité du processus synodal annoncé par le pape François, au cours duquel l’avenir de l’Église catholique sera discuté dans le monde à partir d’octobre.

« Le Pape n’a pas déroulé le tapis rouge, mais il a ouvert les portes ».

L’optimisme qui a fait Vatican II est bien oublié

Interrogé dans L’Incorrect sur le motu proprio, l’abbé Guillaume de Tanoüarn, co-fondateur de l’Institut du Bon Pasteur, déclare :

Comprenez-vous les griefs du souverain pontife à l’égard des traditionnalistes, à savoir que la liturgie traditionnelle est utilisée pour rejeter le concile Vatican II ?

Je m’oppose fortement à un quelconque fétichisme de Vatican II. Fétichisme qui n’a rien à voir avec l’infaillibilité théologique du concile lui-même. Il s’agit d’un concile pastoral qui est intervenu dans l’histoire de l’humanité à un moment d’extraordinaire optimisme. Or aujourd’hui nous sommes dans une période extrêmement sombre, extrêmement noire. L’optimisme qui a fait Vatican II est donc bien oublié. L’Église ferait bien de s’adapter à la nouvelle donne sociale à laquelle elle a affaire, notamment l’appauvrissement des populations dites « riches », au désespoir et à la perte généralisée des repères. Sans parler de la violence entre les religions, engendrée par les revendications de l’islam radical. Le recours à la vertu universelle de Religion pour un dialogue inter-religieux apaisé (prôné par Vatican II) ne suffit plus, surtout à l’heure où l’on découvre que la religion au son d’ « Allah Akbar » peut devenir un vice meurtrier.

Nous sommes dans un temps complètement différent des années 70. Il est donc naturel que les catholiques cherchent autre chose que Vatican II pour y faire face. Cela ne constitue pas une condamnation de Vatican II en soit, mais ce concile est l’expression d’un autre temps, d’une autre époque. Et je crains que le vieux pape que nous avons, ne sache pas discerner cette vieillesse de Vatican II.

Une stratégie zéro Covid pourrait bazarder droits et libertés pour rien

D’Yves Bourdillon, journaliste au service international du quotidien Les Echos :

[…] Le pass sanitaire, c’est-à-dire vaccinal (personne ne se fera tester longtemps tous les deux jours pour se rendre dans un lieu public ou à son travail) approuvé par certains libéraux paniqués à l’idée qu’on les prenne pour des partisans de l’égoïsme, serait justifié par la responsabilité incombant à chacun de contribuer à l’immunité collective.

Voilà là un étrange et double glissement du principe de responsabilité. Si un cas à risque refusant imprudemment de se faire vacciner est contaminé par un jeune, qui est responsable ? Le premier, non ? Attention, quand « chacun est responsable de tout le monde » cela sonne bien sous la plume de Saint Ex par temps de guerre, mais cela présagerait ici surtout d’une solidarité dévoyée en totalitarisme.

D’autant plus que le vaccin fait courir un risque, certes minime mais non nul, de myocardite et péricardite, aux jeunes. On peut demander parfois à ces derniers de prendre des risques pour, par exemple, protéger la patrie, ou participer à l’immunité générale contre une maladie, mais cela n’est acceptable que si elle a une létalité bien plus élevée que celle du Covid, comme la variole ou la diphtérie et la polio.

Quant au « vous êtes responsable du fait qu’on ne puisse pas reprendre une vie normale » lancé aux réfractaires, il oublie simplement que, par définition, la responsabilité d’une décision incombe à celui qui la prend. En l’occurrence, les pouvoirs publics s’ils jugeaient un reconfinement nécessaire en septembre.

DELTA SEULEMENT DEUX FOIS PLUS LÉTAL QUE LA GRIPPE

Certes, si les non vaccinés ne mettent en danger qu’eux-mêmes et leurs homologues, ils pourraient contribuer à une quatrième vague débordant les services de soins. Un scénario inquiétant brandi pour obtenir l’assentiment, mais très improbable.

Il ne reste plus que cinq millions de cas à risque (plus de 60 ans, voire plutôt 75 ans, obèses, diabétiques, hypertendus non traités) non vaccinés et sans doute moins de deux millions fin août, alors qu’il a fallu dix-sept mois au Covid pour infecter six millions de personnes dans une France où le vaccin n’avait pas encore cours.

Le nombre de patients en soins intensifs pour cause de Covid est tombé à 890 contre 7000 en avril. Et la létalité du variant delta, responsable des flambées d’infections actuelles, semble huit à douze fois moindre que celle de ses prédécesseurs au vu des flux de décès au Royaume Uni, Floride, Texas, Israël, etc., trois semaines (délai correspondant à incubation + maladie) après le début du regain de cas.

Cette létalité de 0,15 % serait à peine deux fois supérieure à celle de la grippe. La suprématie d’une souche peu létale correspond d’ailleurs à une évolution logique sur le plan darwinien et observée dans maintes épidémies ; elle supplante celles qui se tirent une balle dans le pied en tuant leur hôte.

L’argument « les cas d’aujourd’hui sont les réas de demain et les décès ou Covid longs d’après-demain » ne semble donc plus valable, les épidémiologistes reconnaissant que ce lien a été cassé en maints pays. Ce qui montre combien le pass sanitaire méconnait le principe de proportionnalité au cœur d’un État de droit.

DÉFIANCE ENVERS LES DISCOURS OFFICIELS

La vaccination obligatoire serait aussi justifiée parce que les réfractaires seraient des égoïstes tirant les marrons du feu en profitant de l’effort de la majorité. Des passagers clandestins en quelque sorte. Mais de quel paquebot ? Car les quatre cinquièmes des réfractaires sont des jeunes qui ne profiteront pas de cette fameuse immunité, puisqu’ils ne souffrent de toute façon pas, sauf cas de Covid longs (1 % d’entre eux) de la maladie.

Certains réfractaires, pas tous anti-Vax ou anti-science contrairement à ce que prétendent certains médias, doutent simplement du discours officiel riche en approximations, revirements (vous vous souvenez de « le masque ne sert à rien » en mars 2020 ?) et contradictions.

Le président de la République, notamment, affirmait l’été dernier que « si quelqu’un vous dit qu’un vaccin peut être prêt avant la fin de l’année c’est qu’il vous ment », ou il y a à peine trois mois que le pass sanitaire ne serait jamais instrument de discrimination. Des arguments factuels en faveur de la vaccination (dont l’obligation semble justifiée pour certains soignants, dans les services d’urgences, en gériatrie, ou en EPHAD) seraient bien plus efficaces et légitimes que les spots à base de piquousés souriants, ou la condescendance et les menaces.

On peut en outre s’interroger sur la proposition « vaccinés puis libérés » des pouvoirs publics, puisque l’obligation du port du masque sera vraisemblablement maintenue dans les lieux publics pourtant fréquentés seulement par des vaccinés. Et le secrétaire d’État aux affaires européennes a envisagé, ce lundi, un retour du couvre-feu, alors que la vaccination obligatoire est censée précisément déboucher automatiquement sur le retour à une vie normale.

Les pouvoirs publics sont-ils passés, sans le dire vraiment, de la stratégie officielle « empêchons le débordement des services d’urgence » à celle du quasiment zéro Covid ? Ce qui impose 100 % de vaccination… dans le monde entier. Attention aux désillusions dans ce cas, car si des études indiquent que les vaccins réduisent nettement le risque de contagiosité, c’est loin d’être définitivement prouvé au vu de la flambée actuelle en Israël (Pfizer), à Gibraltar, où 99 % de la population est vaccinée, ou Malte (79 %) à l’Astra Zeneca. Une stratégie zéro Covid pourrait bazarder droits et libertés pour rien…

UN PRÉCÉDENT DANGEREUX

Ne pas oublier non plus combien le pass sanitaire crée un précédent dangereux. Il nous fait basculer dans une société de surveillance généralisée, où commerçants, employeurs, tenus de licencier les récalcitrants après deux mois de mise à pied, et enseignants (bonne chance pour la rentrée de septembre) sont nommés supplétifs de police pour traquer le non vacciné.

Une société de défiance où il faut montrer dix fois par jour son attestation de vaccination contre, aujourd’hui le Covid delta, demain la grippe, après demain quoi encore ? Montrer qu’on a payé ses impôts et n’a pas attrapé de gastro-entérite pour entrer dans un restaurant ?

L’administration peut croire désormais qu’elle peut exiger de larges atteintes à la vie privée ou restrictions sans susciter de réactions. L’espace public ouvert et anonyme risque d’être transformé en une succession de sas sanitaires, voire sociaux et moraux, minant l’État de droit, met en garde le philosophe Gaspard Koenig.

Et Vincent Laborderie, politologue à l’université de Louvain, craint que les pouvoirs publics français lancent le pays dans une « aventure dystopique » où « beaucoup vont prendre goût aux pulsions mauvaises de surveillance et délation du voisin. Une société éclatée entre bons citoyens et réfractaires. » […]

La Manif Pour Tous appelle le gouvernement à interdire la promotion de GPA lors du salon Désir d’enfant les 4 et 5 septembre à Paris

Déjà fortement décrié l’an dernier, le Salon « Désir d’enfant » annonce une nouvelle édition les 4 et 5 septembre 2021 à Paris. Les 5 et 6 septembre 2020, des commerciaux d’agences de GPA, de cliniques de procréation, de banques de sperme, accompagnés d’avocats et autres intermédiaires, avaient investi l’espace Champerret pour venir prospecter la clientèle française en vue de juteux contrats de location de femmes et de fabrication d’enfants sur commande. La réalité de cette marchandisation humaine en plein Paris avait été constatée par de nombreux médias, venus voir sur place. Mais face au laisser-faire du Gouvernement sur cet incroyable scandale, les commerciaux annoncent d’ores et déjà leur retour. La Manif Pour Tous a alerté le gouvernement pour qu’il agisse et fasse respecter ce qu’il appelle « une ligne rouge », c’est-à-dire l’interdiction de la GPA.  

Août 2020 : La Manif Pour Tous et d’autres associations alertent plusieurs ministres et saisissent la justice sur l’organisation d’un salon de la marchandisation humaine en plein Paris. Réponses des premiers : ce n’est pas moi le responsable, c’est un autre. Réponse de la seconde : rien ne prouve qu’il y a marchandisation humaine.

De fait, il n’y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir. C’est ainsi que ni le site internet et son programme détaillé du salon, ni les propositions commerciales mises en avant, ni le marketing sur les réseaux sociaux et sur place n’avaient été examinés, alors qu’ils constituaient des preuves évidentes de la finalité commerciale du salon.

Octobre 2020 et juin 2021 : plusieurs parlementaires alertent leurs collègues, ainsi qu’Eric Dupont-Moretti, ministre de la justice, et Adrien Taquet, ministre de la Protection de l’Enfance (le ministre de la Santé étant continuellement absent), lors des débats sur le projet de loi bioéthique de ce qui s’est passé à l’espace Champerret en septembre 2020 et de ce qui s’annonce pour septembre 2021.

Et pourtant, à ce jour, le marketing du Salon Désir d’enfant se déroule comme si de rien n’était, les ministres trouvant visiblement acceptable que des femmes soient louées, que des enfants soient commandés et que le commerce international des gamètes prospère.

Certes, les organisateurs du Salon Désir d’enfants n’ont de cesse de déclarer sur leur site internet qu’il n’y aura pas de consultation médicale ni de transaction commerciale sur place.

Mais les plaquettes publicitaires des agences, cliniques et intermédiaires ayant participé en 2020, et annoncés pour 2021, sont explicites : les « tarifs » des « prestations » et « services » proposés à la « clientèle » pour ses « projet bébé » parsèment l’ensemble des documents, tout comme les cartes de visite présentent les représentants comme « commercial », « responsable de clientèle », etc.

Aux prospects venus poser des questions sur les stands, des mails commerciaux ont été envoyés dans les heures qui ont suivi le Salon 2020, poursuivant le client potentiel en vue de la signature d’un contrat de GPA, de sélection des fournisseurs de gamètes et de mère porteuse, d’achats de gamètes ou d’embryons, de screening génétique ou encore de « choix du sexe » du bébé pour des montants variables suivant le prestataire et le pays.

A l’instar de n’importe quel salon commercial, le marketing très professionnel du salon Désir d’enfant ne laisse rien au hasard, des couleurs douces de la petite enfance de tous les supports publicitaires au « pack bébé garanti » en passant par les tarifs des ovocytes » et la « sécurité qualité » du bébé. Quant aux conditions de règlement – devis, acompte, financement, échéancier, etc -, tout est dûment prévu et précisé.

“Le Dieu en qui je crois est le Logos, et on ne peut donc pas me demander d’enlever ma tête”

Juan Manuel de Prada, écrivain, éditorialiste et critique littéraire espagnol, a écrit dans le quotidien espagnol ABC un article traduit par Benoît-et-moi :

Chesterton affirmait que « l’église nous demande d’enlever nos chapeaux, et non nos têtes, lorsque nous y entrons ». Enlever son chapeau peut cependant être un acte de mortification lorsque l’église n’a pas de toit ou que son toit fuit, sans parler des pigeons [déféquants] qui y font leur nid. Mais par la mortification, le catholique accomplit la Passion du Christ dans sa chair, comme nous le demande saint Paul. Pour me mortifier, j’ai humblement supporté des messes qui agressaient violemment ma sensibilité artistique et mes préférences dévotionnelles : des messes avec des chansonnettes révoltantes basées sur des airs de Simon & Garfunkel, des messes avec des femmes laïques investies de pouvoirs qui lisent les épîtres en trébuchant sur chaque phrase, des messes avec des prêtres à la tête épaisse qui bourrent la liturgie d’un remplissage d’improvisation ringardes jusqu’à ce qu’elle déborde, des messes avec des sermons qui puent la politisation à oublier. Et j’ai enduré toutes ces mortifications parce que je crois qu’un catholique doit aller à la messe dans sa paroisse, même si les messes qu’il engloutit le laissent dégoûté et saturé de leur laideur. Cette conscience douloureuse de leur laideur me pique encore plus quand je les compare à la conscience de la beauté que j’ai ressentie dans les quelques messes traditionnelles auxquelles j’ai participé. Là, je me suis reconnu comme un autre maillon de la chaîne d’une tradition vivante qui a inspiré les plus éminents artistes.

Pour le bien de ma foi, j’ai souvent enlevé mon chapeau, supportant une pluie de chansonnettes révoltantes, d’improvisations ringardes, de laïques habilitées et de sermons à oublier. Mais ma foi ne peut pas exiger que j’enlève ma tête, et c’est précisément ce que Bergoglio vient de me demander. Il y a quelques années seulement, Benoît XVI expliquait dans un motu proprio que « le Missel romain promulgué par le pape Paul VI est l’expression ordinaire de la lex orandi de l’Église catholique de rite latin. Le Missel romain promulgué par saint Pie V et révisé par le bienheureux Jean XXIII doit néanmoins être considéré comme une expression extraordinaire de la même lex orandi« . Et maintenant Bergoglio affirme dans un autre motu proprio que « les livres liturgiques promulgués par Saint Paul VI et Saint Jean Paul II, en conformité avec les décrets du Concile Vatican II, sont l’expression unique de la lex orandi du Rite Romain ».

Je suis catholique, mais je ne peux pas être irrationnel. Je ne peux pas accepter une chose et son contraire ; je ne peux pas me couper la tête en deux. Je ne peux pas obéir à des instructions contradictoires, comme si j’étais un cadavre, ou un robot qui réagit à des impulsions électriques. La vertu d’obéissance ne nous dispense pas de l’obligation d’utiliser correctement notre raison, puisque l’obéissance, comme nous l’enseigne saint Thomas, est « une offrande raisonnable ratifiée par le vœu de soumettre sa propre volonté à une autre afin de la soumettre à Dieu pour l’amour de la perfection ». L’obéissance ne peut pas consentir à une absurdité, ni se soumettre à des commandements contradictoires uniquement pour éviter des désagréments ou des complications.

Le Dieu en qui je crois est le Logos, et on ne peut donc pas me demander d’enlever ma tête.
Le motu proprio de Bergoglio me demande justement de le faire, et je n’ai pas l’intention de le faire.

C’est arrivé un 24 juillet…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 24 juillet : saints du jour français ou en France.
    • Ste Ségolène : abbesse en Aquitaine († V. VIème S.)

Au pays d’Albi en Aquitaine, vers le VIe siècle, sainte Ségolène, religieuse.

  • Ste Glossinde : abbesse à Metz († VIème S.)
  • le 24 juillet 1429 : la flèche de la cathédrale de Strasbourg est terminée.

Jusqu’à la fabrication de la tour Eiffel, monument maçonnique, cette flèche est le plus haut monument d’Europe.

  • le 24 juillet 1440 : signature du traité de Cusset, qui met un terme à la « Praguerie ».

Cette «Praguerie», a vu les grands vassaux de France se soulever contre Charles VII et Arthur de Richemont. Le seul qui n’accepte pas la paix est le Dauphin, le futur Louis XI, il est nommé au gouvernement du Dauphiné, en guise d’exil doré, avant de se réfugier à la cours du duc de Bourgogne.

  • le 24 juillet 1534 : Jacques Cartier prend possession du Canada au nom du Roi de France.

Parti le 20 avril 1534, de Saint Malo Jacques Cartier atteint le golfe du Saint-Laurent et débarque à Gaspé après s’être arrêté à Terre-Neuve. Accueilli par des Indiens avec qui il échange des cadeaux, il plante une immense croix portant les armes du Roi de France, le 24 juillet. Voir aussi la chronique du 5 septembre 1534, date à laquelle Jacques Cartier ramène de sa première expédition au Canada, deux Indiens qu’il présente au Roi François Ier.


  • le 24 juillet 1534 : François Ier décide la réorganisation de son armée en 7 Légions provinciales.
  • le 24 juillet 1671 : la tragédie-ballet “Psyché” de Lully et Molière est créée au Palais-Royal à Paris.
  • le 24 juillet 1702 : assassinat du grand vicaire de Mende par les Camisards.

Une soixantaine de Protestants des Cévennes tuent l’abbé du Chayla, grand vicaire de l’évêque de Mende. Les Camisards prennent les armes ; cette guerre civile ne se comprend que dans le contexte de la guerre de Succession d’Espagne. Voici ce qu’en écrit Jean Guiraud dans Histoire partiale-Histoire vraie, (éditions Beau-Chesne-Croit, tome 3 pages 65 et 66) :

« La guerre de la Succession d’Espagne, qui commença en 1701, fournit aux protestants une nouvelle occasion de se révolter avec le concours des ennemis de la France. Un grand nombre de « voyants » et de « prophètes » se mirent à annoncer le triomphe des persécutés et la destruction de l’Église romaine ; les assemblées interdites par les ordonnances royales, se multiplièrent tandis que de leur côté, les fonctionnaires royaux redoublaient de rigueur à l’égard des « nouveaux convertis », en arrêtant et en faisant mettre à mort un certain nombre d’entre eux. Le meurtre de l’un des missionnaires catholiques les plus détestés des « nouveaux convertis », l’archiprêtre de Chayla (mi-juillet 1702), donna le signal de la révolte générale sous la conduite de deux jeunes gens, Cavalier et Roland.

Rarement, guerre religieuse fut aussi cruelle que celle des Camisards ; c’est ainsi que se nommaient les protestants Cévenols. Six mois à peine après ses débuts, dans une lettre au ministre de la guerre du 28 décembre 1702, le P. de la Rue dressait ainsi le bilan de ses cruautés : « Quarante églises brûlées et pillées ; deux à trois cents abandonnées, le massacre de près de deux cents personnes : prêtres, gentilshommes, anciens catholiques et nouveaux zélés ; plus de cent lieues d’étendue de pays sans nul exercice de religion dans les campagnes… l’audace de cinq à six cents malheureux à qui quatre mois de massacres et leur férocité naturelle tient lieu de valeur». Le 6 mars 1703, l’intendant Bâville signalait au ministre de la guerre « du côté du Vigan, une bande de 1.500 révoltés qui ont brûlé des églises, tué des anciens catholiques et brûlé des maisons jusqu’à quatre lieues de Montpellier » ; le 13 mai, il mentionnait 208 le massacre à Fraissinet de 32 anciens catholiques et de beaucoup de femmes et d’enfants, par les Camisards. Un rapport adressé, le 30 août 1703, au ministre de la guerre déclare que, vers la fin de mai 1703, dix mois après leur révolte, les Camisards ont brûlé 409 maisons et 107 églises et que, depuis ce temps-là, ils ont bien achevé pour le moins le nombre de 500 maisons et de 150 églises. « Pour les meurtres, on ne saurait les dire au juste parce que le nombre en est si grand qu’on n’a pu tenir un compte exact ; mais on vous dira en plus qu’on a massacré des villages entiers sans épargner ni âge, ni sexe, ni condition, qu’on a été près de cinq ou six mois qu’il ne s’est guère passé de semaine qu’il n’aient fait deux ou trois meurtres. Et pour des soldats du roi, ils en ont tué presque autant qu’on leur a tué des leurs.., pour les prêtres, ils en ont massacré un grand nombre ; les autres se sont retirés en lieu de sûreté et la plupart des paroisses sont abandonnées dans ces quatre diocèses». »

Voir aussi la chronique du 22 septembre.

  • le 24 juillet 1712 : le maréchal de Villars remporte à Denain.

C’est une victoire inespérée sur les Austro-Hollandais, commandés par le prince Eugène de Carignan-Savoie, l’un des plus grands chefs militaires de son temps, que remportent les Français. Elle se déroule du 23 au 24 juillet 1712, vers la fin de la Guerre de Succession d’Espagne et fait suite à de nombreux revers français face aux Impériaux alliés aux Anglais et aux Hollandais. Voir les chroniques du 1er février, du 6 mars, du 12 juin (en particulier où le Roi Louis XIV lance un appel à la nation française), du 1er novembre, des 8 et 10 décembre. La réponse du Ciel, à cet appel royal, demandant aux Français un effort spirituel est la victoire inespérée de Denain, victoire décisive pour achever la guerre de Succession d’Espagne.

  • le 24 juillet 1802 : naissance d’Alexandre Dumas père.


Alexandre Dumas est l’auteur entre autre des Trois Mousquetaires, Le Comte de Monte-Cristo, Vingt ans après, La Reine Margot, La Dame de Monsoreau, Joseph Balsamo,

  • le 24 juillet 1873: la construction du Sacré-Cœur est reconnue comme étant d’utilité publique.

Sur les bas côtés est de la Basilique se trouve gravé le texte du Vœux national :

« En présence des malheurs qui désolent la France, et des malheurs plus grands peut-être qui la menacent encore ;

En présence des attentats sacrilèges commis à Rome contre les droits de l’Eglise et du Saint-Siège et contre la personne sacrée du vicaire de Jésus-Christ :

Nous nous humilions devant Dieu et, réunissant dans notre amour l’Eglise et notre patrie, nous reconnaissons que nous avons été coupables et justement châtiés ;

Et pour faire amende honorable de nos péchés et obtenir de l’infinie miséricorde de Notre Seigneur Jésus-Christ le pardon de nos fautes, ainsi que les secours extraordinaires qui peuvent seuls délivrer le Souverain Pontife de sa captivité, et faire cesser les malheurs de la France, nous promettons de contribuer à l’érection à Paris d’un sanctuaire dédié au Sacré Cœur de Jésus. »

  • le 24 juillet 1951 : veillée de prières devant la dépouille du Maréchal Philippe Pétain.

A l’île d’Yeu, les anciens combattants, auxquels a été refusée la possibilité de s’incliner devant la dépouille du Maréchal Pétain, organisent une veillée devant la maison mortuaire. Des voix s’élèvent dans le silence nocturne : « Saints et saintes de France, priez pour notre vieux chef ! Monsieur le Maréchal, pardonnez à la France ! »


De nombreuses manifestations de fidélité au Maréchal ont lieu à travers la France, en particulier dans la capitale où les Parisiens se rassemblent sous l’Arc de Triomphe de l’Étoile, devant la tombe du Soldat inconnu, et y déposent des fleurs qui forment une immense croix.

  • le 24 juillet 1958 : Pie XII et son époque.

Le pape dénonce comme « racines de l’apostasie moderne : l’athéisme scientifique, le matérialisme dialectique, le rationalisme, le laïcisme, et leur mère commune : la Maçonnerie ».

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 253)

  • le 24 juillet 1967 : à Montréal, le général De Gaulle, lance au cours d’un discours:

« Vive le Québec libre ! »

  • le 24 juillet 1976 : le pape Paul VI prononce la suspension a divinis de Mgr Marcel Lefebvre, supérieur du séminaire traditionaliste d’Écône.

Passe sanitaire : Marion Maréchal dénonce une dérive et une radicalisation de ceux qui détiennent les instruments de pouvoir.

Dans une interview accordée à Valeurs actuelles, Marion Maréchal dénonce et condamne le passe sanitaire. Extraits :

Que craignez-vous ?

Un véritable changement de société, où la norme n’est plus la liberté mais la contrainte, où la solidarité nationale s’efface au profit d’une société de défiance et de contrôle, où la culpabilisation et la délation sont devenues la norme dans les rapports sociaux. L’émergence d’une société de la suspicion divisée entre les “bons” et les “mauvais” citoyens où l’Etat, plutôt que d’apporter des réponses sur le plan hospitalier, industriel et technologique dans le cadre de la lutte contre l’épidémie, organise la relégation sociale et le licenciement massif des récalcitrants. Il y a encore deux ans, le secret médical était considéré comme sacré, sa violation était criminalisée. Et maintenant, on devrait justifier de son état de santé à un inconnu pour avoir le droit de prendre un café en terrasse ? Il y a une dérive évidente, avec une radicalisation de ceux qui détiennent les instruments de pouvoir (…)

Le sujet n’est pas d’être “pour” ou “contre” le vaccin. On peut parfaitement être vacciné et opposé au pass vaccinal. De même, il est fréquent de ne pas être vacciné contre la COVID sans pour autant être un “antivaxx” primaire. Ma fille a fait ses 11 vaccins obligatoires et pourtant je suis résolument opposée à l’obligation vaccinale contre la COVID et au pass sanitaire. Il me semble que le doute devrait encore être permis au pays de Descartes ! Accessoirement, il y a eu de nombreux scandales sanitaires retentissants en France (le sang contaminé ou encore le Distilbène, le Mediator, la Dépakine, les implants mammaires PIP, etc.) qui rendent compréhensibles les précautions d’une partie de la population.

Par ailleurs, rappelons que l’obligation vaccinale, avec un produit en phase expérimentale, est illégale. Les vaccins actuels sont encore en phase III des essais cliniques jusqu’en 2022 voire 2023 pour certains. Cette obligation se heurte au libre consentement de la personne et ce droit est protégé au niveau national dans le code de la santé publique et au niveau européen par une directive du 4 avril 2001. C’est d’ailleurs pour cela que le gouvernement met en place une obligation indirecte déguisée. (…)

Quand on est prêt à mettre au ban de la société des enfants dès 12 ans parce qu’ils ne sont pas vaccinés contre une maladie totalement inoffensive pour eux, oui je pense que l’on peut parler de basculement. Quand on importe les méthodes de l’Arabie Saoudite et du Pakistan, seuls pays au monde à avoir osé rendre la vie impossible aux non vaccinés pour mieux les contraindre, quand on singe la Chine qui prévoit d’interdire l’accès à l’hôpital ou à l’université aux non-vaccinés, oui il y a basculement.

Il y a quelque chose d’irréel à voir la France se mettre dans le sillon de ces régimes autoritaires avec une telle facilité, sans aucun débat ou presque, et par la volonté d’un seul homme… car si certains pays européens, comme l’Italie, ont pu mettre en place la vaccination obligatoire pour les soignants, aucun n’est allé jusqu’à empêcher toute vie sociale aux non-vaccinés à travers une politique de restriction générale qui s’appliquerait à l’ensemble de la population.

Il n’y a plus aucune proportionnalité entre la menace que représente le virus et la réponse qui y est apportée. Surtout il n’y a plus aucun équilibre entre la liberté et la sécurité, équilibre qui constitue pourtant l’ADN de nos démocraties. J’insiste : quelle logique y-t-il à vacciner sous la contrainte ceux qui ne craignent quasiment rien pour protéger… ceux qui sont déjà vaccinés ? (…)

Le mensonge est la marque de fabrique de ce gouvernement, auquel j’ajouterai la culpabilisation et l’intimidation. Rarement le peuple français aura à ce point été méprisé et pris pour des idiots. Il y a quelques semaines seulement, plusieurs membres de la majorité assuraient publiquement qu’il n’y aurait jamais ni pass sanitaire, ni obligation vaccinale. Macron lui-même maintenait cette position en décembre dernier. Comment ne pas comprendre la profonde crise de confiance de nos concitoyens envers la politique? (…)

Il y a manifestement une grande confusion entre contaminations, cas graves et mortalité. Le fait que le virus circule et que des personnes soient positives lors des tests ne signifie pas nécessairement que celles-ci soient « malades » avec des symptômes, encore moins qu’elles iront en réanimation et encore moins qu’elles en mourront. La moyenne d’âge des personnes décédées du COVID est de 81 ans et l’âge médian de 84. Nous connaissons aujourd’hui parfaitement les comorbidités, notamment l’obésité, qui font de telle ou telle personne un cas potentiellement à risque (…)

Ces gens n’ont que « liberté, égalité, fraternité » à la bouche mais que restera-t-il de la liberté quand tous les Français, y compris vaccinés, ne pourront plus boire un verre, acheter du pain ou aller au cinéma sans montrer leur pass et leur pièce d’identité ? Que restera-t-il de l’égalité quand des millions de Français, enfants compris, seront mis au ban de la société dans une France à deux vitesses ? Que restera-t-il de la fraternité quand demain il sera possible de refuser de soigner un patient à l’hôpital au prétexte qu’il n’est pas vacciné ? Quelle est la prochaine étape de cette logique folle ? Réserver les bureaux de vote aux français vaccinés pour les élections présidentielles ? Une chose est certaine, si nous ne sommes pas en dictature, en tout cas il est clair que nous ne sommes plus en démocratie représentative…

Le Mississippi a demandé à la Cour suprême américaine d’abroger le droit fédéral à l’avortement

Lu dans Le Monde :

Le Mississippi a demandé à la Cour suprême américaine d’abroger le droit fédéral à l’avortement aux Etats-Unis, dans un document judiciaire déposé jeudi 22 juillet.

La Cour suprême a déjà accepté en mai d’examiner une loi de l’Etat interdisant la plupart des avortements à partir de la quinzième semaine de grossesse, même en cas de viol ou d’inceste.

Dans le cadre de cette procédure, sur laquelle la plus haute cour américaine doit se pencher à l’automne pour une décision mi-2022, la procureure générale du Mississippi, Lynn Fitch, a estimé jeudi que les arrêts établissant le droit à l’avortement étaient « scandaleusement erronés ».

« Cette cour devrait annuler Roe et Casey », les deux décisions respectivement prises en 1973 et en 1992, a écrit la procureure, jugeant que « la conclusion que l’avortement est un droit constitutionnel n’a[vait] aucun fondement ».

L’ère de l’herméneutique de la continuité est drastiquement révolue, balayée d’un revers de manche

Lettre du Supérieur général de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, suite à la publication du motu proprio « Traditionis custodes » :

Chers membres et amis de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X,

Le motu proprio Traditionis custodes et la lettre qui l’accompagne ont provoqué un remous profond dans la sphère dite traditionnaliste. On peut noter, en bonne logique, que l’ère de l’herméneutique de la continuité, avec ses équivoques, ses illusions et ses efforts impossibles, est drastiquement révolue, balayée d’un revers de manche. Ces mesures assez claires et nettes ne touchent pas directement la Fraternité Saint-Pie X, mais elles doivent être pour nous l’occasion d’une réflexion profonde. Pour ce faire, il est nécessaire de prendre de la hauteur et de nous poser une question à la fois ancienne et nouvelle : Pourquoi la messe tridentine est-elle encore la pomme de la discorde après cinquante ans ?

Tout d’abord, nous devons nous rappeler que la sainte messe est la continuation, dans le temps, de la lutte la plus acharnée qui ait jamais existé : la bataille entre le royaume de Dieu et le royaume de Satan, cette guerre qui a atteint son point culminant au Calvaire, par le triomphe de Notre-Seigneur. C’est pour cette lutte et cette victoire qu’Il s’est incarné. Puisque la victoire de Notre-Seigneur a eu lieu par la croix et par son sang, il est compréhensible que sa perpétuation se fasse, elle aussi, au travers de luttes et de contradictions. Tout chrétien est appelé à ce combat : Notre-Seigneur nous le rappelle lorsqu’il dit être venu « apporter le glaive sur la terre » (Mt 10,34). Il n’y a rien d’étonnant à ce que la messe de toujours, qui exprime parfaitement la victoire définitive de Notre-Seigneur sur le péché par son sacrifice expiatoire, soit elle-même un signe de contradiction.

Mais pourquoi cette messe est-elle devenue un signe de contradiction à l’intérieur même de l’Église ? La réponse est simple, et de plus en plus claire. Après cinquante ans, les éléments de réponse sont évidents pour tous les chrétiens de bonne volonté : la messe tridentine exprime et véhicule une conception de la vie chrétienne et, par conséquent, une conception de l’Église qui est absolument incompatible avec l’ecclésiologie issue du concile Vatican II. Le problème n’est pas simplement liturgique, esthétique, ou purement formel. Le problème est à la fois doctrinal, moral, spirituel, ecclésiologique et liturgique. En un mot, c’est un problème qui touche tous les aspects de la vie de l’Église, sans exception : c’est une question de foi.

D’un côté se trouve la messe de toujours, étendard d’une Église qui défie le monde et qui est certaine de la victoire, car sa bataille n’est autre que la continuation de celle que Notre-Seigneur a menée pour détruire le péché et le royaume de Satan. C’est par la messe, et à travers la messe, que Notre-Seigneur enrôle les âmes chrétiennes dans son propre combat, en les faisant participer à la fois à sa croix et à sa victoire. De tout cela découle une conception foncièrement militante de la vie chrétienne. Deux notes la caractérisent : l’esprit de sacrifice et une espérance inébranlable.

De l’autre côté se dresse la messe de Paul VI, expression authentique d’une Église qui se veut en harmonie avec le monde, qui prête l’oreille aux instances du monde ; une Église qui, en définitive, n’a plus à combattre contre le monde parce qu’elle n’a plus rien à lui reprocher ; une Église qui n’a plus rien à enseigner car elle est à l’écoute des puissances de ce monde ; une Église qui n’a plus besoin du sacrifice de Notre-Seigneur car, ayant perdu la notion du péché, elle n’a donc plus rien à expier ; une Église qui n’a plus pour mission de restaurer la royauté universelle de Notre-Seigneur, puisqu’elle veut apporter sa contribution à l’élaboration d’un monde meilleur, plus libre, plus égalitaire, plus éco-responsable ; et tout cela avec des moyens purement humains. À cette mission humaniste que se sont donné les hommes d’Église doit forcément correspondre une liturgie également humaniste et désacralisée.

La bataille de ces cinquante dernières années, qui vient de connaître, le 16 juillet dernier, un moment certainement significatif, n’est pas la guerre entre deux rites : elle est bel et bien la guerre entre deux conceptions différentes et opposées de l’Église et de la vie chrétienne, absolument irréductibles et incompatibles l’une avec l’autre. Paraphrasant saint Augustin, on pourrait dire que deux messes édifient deux cités : la messe de toujours a édifié la cité chrétienne, la nouvelle messe cherche à édifier la cité humaniste et laïque.

Si le Bon Dieu permet tout cela, il le fait certainement pour un bien plus grand. Tout d’abord pour nous-mêmes, qui avons la chance imméritée de connaître la messe tridentine et d’en bénéficier ; nous possédons un trésor dont nous ne mesurons pas toujours toute la valeur, et que nous gardons peut-être trop par habitude. Quand quelque chose de précieux est attaqué ou méprisé, on en mesure mieux toute la valeur. Puisse ce « choc » provoqué par la dureté des textes officiels du 16 juillet dernier, servir pour que notre attachement à la messe tridentine soit renouvelé, approfondi, redécouvert ; cette messe, notre messe, doit être réellement pour nous comme la perle de l’Évangile pour laquelle on renonce à tout, pour laquelle on est prêt à tout vendre. Celui qui n’est pas prêt à verser son sang pour cette messe n’est pas digne de la célébrer. Celui qui n’est pas prêt à renoncer à tout pour la garder n’est pas digne d’y assister.

Voilà ce que doit être notre première réaction devant les événements qui viennent de secouer l’Église. Que notre réaction à nous, prêtres et fidèles catholiques, dépasse largement, par sa profondeur et son épaisseur, les commentaires de toute sorte, inquiets et parfois sans espoir.

Le Bon Dieu a certainement en vue un autre objectif en permettant cette nouvelle attaque contre la messe tridentine. Personne ne peut mettre en doute que pendant ces dernières années, de nombreux prêtres et de nombreux fidèles ont découvert cette messe, et qu’à travers elle ils ont approché un nouvel horizon spirituel et moral, qui leur a ouvert le chemin de la sanctification de leurs âmes. Les dernières mesures qui viennent d’être prises contre la messe vont obliger ces âmes à tirer toutes les conséquences de ce qu’elles ont découvert : il s’agit maintenant pour elles de choisir – avec les éléments de discernement qui sont à leur disposition – ce qui s’impose à toute conscience catholique bien éclairée. Beaucoup d’âmes vont se trouver devant un choix important touchant la foi, car – répétons-le – la Messe est l’expression suprême d’un univers doctrinal et moral. Il s’agit donc de choisir la foi catholique dans son intégralité et par elle Notre Seigneur Jésus-Christ, sa croix, son sacrifice, sa royauté. Il s’agit de choisir son Sang, d’imiter le Crucifié et de le suivre jusqu’au bout par une fidélité entière, radicale, conséquente.

La Fraternité Saint-Pie X a le devoir d’aider toutes ces âmes qui se trouvent actuellement dans la consternation et le désarroi. Tout d’abord, nous avons le devoir de leur offrir, par les faits, la certitude que la Messe tridentine ne pourra jamais disparaître de la face de la terre : il s’agit d’un signe d’espérance extrêmement nécessaire.

De plus, il faut que chacun de nous, prêtre ou fidèle, leur tende une main secourable, car celui qui n’a pas le désir de partager les biens dont il bénéficie est en réalité indigne de ces biens. C’est ainsi seulement que nous aimerons véritablement les âmes et l’Église. Car chaque âme que nous gagnerons à la croix de Notre-Seigneur, et à l’amour immense qu’il a manifesté par son Sacrifice, sera une âme véritablement gagnée à son Église, à la charité qui l’anime et qui doit être la nôtre, surtout en ce moment.

C’est à la Mère des douleurs que nous confions ces intentions, c’est à elle que nous adressons nos prières, puisque personne mieux qu’elle n’a pénétré le mystère du sacrifice de Notre-Seigneur et de sa victoire sur la Croix. Personne mieux qu’elle n’a été aussi intimement associé à sa souffrance et à son triomphe. C’est entre ses mains que Notre-Seigneur a placé l’Église entière, c’est donc bien à elle qu’a été confié ce que l’Église a de plus précieux : le testament de Notre-Seigneur, le saint sacrifice de la Messe.

Menzingen, le 22 juillet 2021,
En la fête de sainte Marie-Madeleine,
Don Davide Pagliarani, Supérieur général

La Ligue des Droits de l’Homme et “le domaine si précieux de la protection de la vie”

La Ligue des Droits de l’Homme ne s’inquiète pas des centaines de milliers d’avortements en France, ni de la manipulation des embryons humains, mais elle s’oppose au passe sanitaire, découvrant un gouvernement devenu autoritaire :

La Ligue des droits de l’Homme (LDH) déplore que dans le domaine si précieux de la protection de la vie, le gouvernement ait adopté la voie d’un autoritarisme qui est devenue sa marque de fabrique.

La plénitude du pouvoir du Pontife romain n’est pas un «pouvoir absolu» qui inclurait le pouvoir d’éradiquer une discipline liturgique

En la fête de sainte Marie-Madeleine, le cardinal Burke a diffusé le texte suivant (traduction via le FC ou lire la traduction réalisée par Jeanne Smits) :

”De nombreux fidèles – laïcs, ordonnés et consacrés – m’ont exprimé la profonde détresse que leur a apporté le Motu Proprio «Traditionis Custodes». Ceux qui sont attachés à l’Usus Antiquior (usage plus ancien), ce que le Pape Benoît XVI a appelé la Forme Extraordinaire du Rite Romain, sont profondément découragés par la sévérité de la discipline imposée par le Motu Proprio et offensés par le langage qu’il emploie pour les décrire, leurs attitudes et leur conduite. En tant que membre des fidèles, qui a également un lien intense avec l’Usus Antiquior, je partage pleinement leurs sentiments de profonde tristesse.

En tant qu’Évêque de l’Église et Cardinal, en communion avec le Pontife romain et avec une responsabilité particulière pour l’assister dans sa pastorale et la gouvernance de l’Église universelle, je fais les observations suivantes:

1. À titre préliminaire, il faut se demander pourquoi le texte latin ou officiel du Motu Proprio n’a pas encore été publié. Autant que je sache, le Saint-Siège a promulgué le texte en versions italienne et anglaise, et, par la suite, en traductions allemande et espagnole. Puisque la version anglaise est appelée une traduction, il faut supposer que le texte original est en italien. Si tel est le cas, il existe des traductions de textes significatifs dans la version anglaise qui ne sont pas cohérentes avec la version italienne. Dans l’article 1, l’adjectif italien important, “unica“, est traduit en anglais par “unique“, au lieu de “seulement“. À l’article 4, le verbe italien important, ”devono”, est traduit en anglais par ”devrait”, au lieu de ”doit”.

2. Tout d’abord, il importe d’établir, dans cette observation et les suivantes (nos 3 et 4), l’essentiel de ce que contient le Motu Proprio. Il ressort de la sévérité du document que le pape François a publié le Motu Proprio pour s’attaquer à ce qu’il perçoit comme un mal grave menaçant l’unité de l’Église, à savoir l’Usus Antiquior. Selon le Saint-Père, ceux qui pratiquent selon cet usage font un choix qui rejette ”l’Église et ses institutions au nom de ce qu’on appelle la «vraie Église», un choix qui «contredit la communion et nourrit la tendance à la division… contre laquelle l’apôtre Paul a si vigoureusement réagi.”

3. Clairement, le Pape François considère le mal si grand qu’il a pris des mesures immédiates, n’en informant pas les évêques à l’avance et ne prévoyant même pas l’habituelle vacatio legis, une période de temps entre la promulgation d’une loi et son entrée en vigueur. La vacatio legis donne aux fidèles, et surtout aux évêques, le temps d’étudier la nouvelle législation concernant le culte de Dieu, l’aspect le plus important de leur vie dans l’Église, en vue de sa mise en œuvre. La législation, en effet, contient de nombreux éléments qui nécessitent une étude quant à son application.

4. De plus, la législation impose des restrictions à l’Usus Antiquior, qui signalent son élimination définitive, par exemple, l’interdiction d’utiliser une église paroissiale pour le culte selon l’Usus Antiquior et l’établissement de certains jours pour un tel culte. Dans sa lettre aux évêques du monde, le pape François indique deux principes qui doivent guider les évêques dans la mise en œuvre du Motu Proprio. Le premier principe est de «pourvoir au bien de ceux qui sont enracinés dans la forme de célébration précédente et qui ont besoin de revenir en temps voulu au rite romain promulgué par les saints Paul VI et Jean-Paul II». Le deuxième principe est «d’interrompre l’érection de nouvelles paroisses personnelles davantage liées au désir et aux souhaits des prêtres individuels qu’aux besoins réels du ‘saint Peuple de Dieu’».

5. Apparemment, la législation vise à corriger une aberration principalement attribuable au «désir et aux souhaits» de certains prêtres. À cet égard, je dois observer, surtout à la lumière de mon service d’Évêque diocésain, que ce ne sont pas les prêtres qui, en raison de leurs désirs, ont exhorté les fidèles à demander la Forme extraordinaire. En fait, je serai toujours profondément reconnaissant aux nombreux prêtres qui, malgré leurs engagements déjà lourds, ont généreusement servi les fidèles qui ont légitimement demandé l’Usus Antiquior. Les deux principes ne peuvent que communiquer aux fidèles dévots, qui ont une profonde appréciation et attachement à la rencontre avec le Christ à travers la Forme Extraordinaire du Rite Romain, qu’ils souffrent d’une aberration qui peut être tolérée pendant un certain temps mais doit finalement être éradiquée.

6. D’où vient l’action sévère et révolutionnaire du Saint-Père? Le Motu Proprio et la Lettre indiquent deux sources: d’une part, «les vœux exprimés par l’épiscopat» à travers «une consultation détaillée des évêques» menée par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi en 2020, et, d’autre part, «l’avis de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Concernant les réponses à la «consultation détaillée» ou au «questionnaire» envoyé aux évêques, le pape François écrit aux évêques : «Les réponses révèlent une situation qui me préoccupe et m’attriste, et me persuade de la nécessité d’intervenir».

7. Concernant les sources, faut-il supposer que la situation qui préoccupe et attriste le Pontife romain existe généralement dans l’Église ou seulement en certains endroits? Compte tenu de l’importance accordée à la «consultation détaillée» ou au «questionnaire» et de la gravité de la matière qu’elle traitait, il semblerait essentiel que les résultats de la consultation soient rendus publics, accompagnés de l’indication de son caractère scientifique. De la même manière, si la Congrégation pour la Doctrine de la Foi était d’avis qu’une telle mesure révolutionnaire doit être prise, elle aurait apparemment préparé une Instruction ou un document similaire pour y répondre.

8. La Congrégation bénéficie de l’expertise et de la longue expérience de certains fonctionnaires – d’abord au sein de la Commission pontificale Ecclesia Dei et ensuite dans la Quatrième Section de la Congrégation – qui ont été chargés de traiter les questions concernant l’Usus Antiquior. Il faut se demander si «l’opinion de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi» reflétait la consultation de ceux qui avaient la plus grande connaissance des fidèles dévoués à l’Usus Antiquior?

9. Concernant le mal grave perçu que constitue l’Usus Antiquior, j’ai une vaste expérience sur de nombreuses années et dans de nombreux endroits différents avec les fidèles qui adorent régulièrement Dieu selon l’Usus Antiquior. En toute honnêteté, je dois dire que ces fidèles ne rejettent en aucun cas «l’Église et ses institutions au nom de ce qu’on appelle la ‘vraie Église’». Je ne les ai pas non plus trouvés en dehors de la communion avec l’Église ou en division au sein de l’Église. Au contraire, ils aiment le Pontife romain, leurs évêques et leurs prêtres, et, quand d’autres ont fait le choix du schisme, ils ont voulu rester toujours en pleine communion avec l’Église, fidèles au Pontife romain, souvent au prix de grande souffrance. Ils ne s’attribuent en aucun cas une idéologie schismatique ou sédévacantiste.

10. La Lettre accompagnant le Motu Proprio déclare que l’Usus Antiquior a été autorisée par le Pape Saint Jean-Paul II et plus tard réglementée par le Pape Benoît XVI avec «le désir de favoriser la guérison du schisme avec le mouvement de Mgr Lefebvre. Le mouvement en question est la Fraternité Saint-Pie X. Alors que les deux Pontifes Romains désiraient la guérison du schisme en question, comme le devraient tous les bons catholiques, ils désiraient aussi maintenir en continuité l’Usus Antiquior pour ceux qui restaient dans la pleine communion avec l’Église et ne sont pas devenus schismatiques. Le Pape Saint Jean-Paul II a fait preuve de charité pastorale, de diverses manières importantes, envers les fidèles catholiques attachés à l’Usus Antiquior, par exemple, en accordant l’indult pour l’Usus Antiquior mais aussi en créant la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre, une société de vie apostolique pour les prêtres attachés à l’Usus Antiquior. Dans le livre Dernières conversations(Last Testament in his own words), le Pape Benoît XVI a répondu à l’affirmation: «La réautorisation de la messe tridentine est souvent interprétée principalement comme une concession à la Fraternité Saint-Pie X», avec ces mots clairs et forts: «C’est juste absolument faux ! Il était important pour moi que l’Église soit une avec elle-même intérieurement, avec son propre passé ; que ce qui était auparavant sacré pour elle ne l’est plus d’une manière ou d’une autre maintenant» (p. 201-202). En fait, beaucoup de ceux qui désirent actuellement adorer selon l’Usus Antiquior n’ont aucune expérience et peut-être aucune connaissance de l’histoire et de la situation actuelle de la Société Sacerdotale de Saint Pie X. Ils sont simplement attirés par la sainteté de l’Usus Antiquior.

11. Oui, il y a des individus et même certains groupes qui épousent des positions radicales, comme c’est le cas dans d’autres secteurs de la vie de l’Église, mais ils ne sont en aucun cas caractéristiques du nombre toujours plus grand de fidèles qui désirent adorer Dieu selon l’Usus Antiquior. La sainte liturgie n’est pas une question de soi-disant «politique ecclésiale», mais la rencontre la plus complète et la plus parfaite avec le Christ pour nous dans ce monde. Les fidèles en question, parmi lesquels de nombreux jeunes adultes et jeunes mariés avec enfants, rencontrent le Christ, à travers l’Usus Antiquior, qui les rapproche toujours plus de lui par la réforme de leur vie et la coopération avec la grâce divine qui découle de son glorieux Cœur transpercé dans leurs cœurs. Ils n’ont pas besoin de porter de jugement sur ceux qui adorent Dieu selon l’Usus Recentior (l’usage le plus récent, et que le pape Benoît XVI a appelé la forme ordinaire du rite romain), promulgué pour la première fois par le pape saint Paul VI. Comme un prêtre, membre d’un institut de vie consacrée qui sert ces fidèles, m’a fait remarquer: Je me confesse régulièrement à un prêtre, selon l’Usus Recentior, et participe, à des occasions spéciales, à la Sainte Messe selon l’Usus Recentior. Il conclut: Pourquoi quelqu’un m’accuserait-il de ne pas en accepter la validité?

12. S’il existe des situations d’attitude ou de pratique contraires à la saine doctrine et à la discipline de l’Église, la justice exige qu’elles soient traitées individuellement par les pasteurs de l’Église, le Pontife romain et les Évêques en communion avec lui. La justice est la condition minimale et irremplaçable de la charité. La charité pastorale ne peut être servie si les exigences de la justice ne sont pas observées.

13. Un esprit schismatique ou un schisme réel sont toujours gravement mauvais, mais il n’y a rien dans l’Usus Antiquior qui favorise le schisme. Pour ceux d’entre nous qui avons connu l’Usus Antiquior dans le passé, comme moi, il s’agit d’un acte d’adoration marqué par une bonté, une vérité et une beauté séculaires. Je connaissais son attrait dès mon enfance et je m’y suis en effet beaucoup attaché. Ayant eu le privilège d’assister le prêtre en tant que servant de messe dès l’âge de dix ans, je peux témoigner que l’Usus Antiquior a été une inspiration majeure de ma vocation sacerdotale. Pour ceux qui viennent à l’Usus Antiquior pour la première fois, sa riche beauté – spécialement dans le fait qu’elle manifeste l’action du Christ renouvelant sacramentellement son Sacrifice sur le Calvaire à travers le prêtre qui agit en sa personne – les a rapprochés du Christ. Je connais beaucoup de fidèles pour qui l’expérience du Culte Divin selon l’Usus Antiquior a fortement inspiré leur conversion à la Foi ou leur recherche de la pleine communion avec l’Église catholique. Aussi, de nombreux prêtres qui sont revenus à la célébration de l’Usus Antiquior ou qui l’ont apprise pour la première fois m’ont dit à quel point elle a enrichi leur spiritualité sacerdotale. Sans parler des saints tout au long des siècles chrétiens pour lesquels l’Usus Antiquior a nourri une pratique héroïque des vertus. Certains ont donné leur vie pour défendre l’offrande de cette forme même de culte divin.

14. Pour moi et pour d’autres qui ont reçu tant de grâces puissantes en participant à la Sainte Liturgie selon l’Usus Antiquior, il est inconcevable qu’elle puisse maintenant être qualifiée de quelque chose de nuisible à l’unité de l’Église et à sa vie même. A cet égard, il est difficile de comprendre le sens de l’article 1 du Motu Proprio : ”Les livres liturgiques promulgués par saint Paul VI et saint Jean-Paul II, conformément aux décrets du Concile Vatican II, sont la seule (unica, dans la version italienne qui est apparemment le texte original) expression de la lex orandi du rite romain.” L’Usus Antiquior est une forme vivante du Rite Romain et n’a jamais cessé de l’être. Dès la promulgation du Missel du Pape Paul VI, en reconnaissance de la grande différence entre l’Usus Recentior et l’Usus Antiquior, la célébration continue des sacrements selon l’Usus Antiquior était autorisée pour certains couvents et monastères ainsi que pour certains individus et groupes. Le Pape Benoît XVI, dans sa Lettre aux évêques du monde, accompagnant le Motu Proprio «Summorum Pontificum», a précisé que le Missel romain en usage avant le Missel du Pape Paul VI, ”n’a jamais été juridiquement abrogé et, par conséquent, en principe , a toujours été autorisé.”

15. Mais le Pontife romain peut-il abroger juridiquement l’Usus Antiquior? La plénitude du pouvoir (plenitudo potestatis) du Pontife romain est le pouvoir nécessaire pour défendre et promouvoir la doctrine et la discipline de l’Église. Ce n’est pas un «pouvoir absolu» qui inclurait le pouvoir de changer la doctrine ou d’éradiquer une discipline liturgique qui est vivante dans l’Église depuis l’époque du Pape Grégoire le Grand et même avant. L’interprétation correcte de l’article 1 ne peut pas être le déni que l’Usus Antiquior est une expression toujours vitale de «la lex orandi du rite romain». Notre-Seigneur qui a fait le merveilleux don de l’Usus Antiquior ne permettra pas qu’il soit éradiqué de la vie de l’Église.

16. Il faut se rappeler que, d’un point de vue théologique, toute célébration valable d’un sacrement, du fait même qu’il s’agit d’un sacrement, est aussi, au-delà de toute législation ecclésiastique, un acte de culte et, par conséquent, aussi une profession de foi. En ce sens, il n’est pas possible d’exclure le Missel romain, selon l’Usus Antiquior, en tant qu’expression valable de la lex orandi et, par conséquent, de la lex credendi de l’Église. Il s’agit d’une réalité objective de la grâce divine qui ne peut être changée par un simple acte de la volonté même de la plus haute autorité ecclésiastique.

17. Le pape François déclare dans sa lettre aux évêques : «Répondant à vos demandes, je prends la ferme décision d’abroger toutes les normes, instructions, permissions et coutumes qui précèdent le présent Motu proprio, et déclare que les livres liturgiques promulgués par les saints Pontifes Paul VI et Jean-Paul II, conformément aux décrets du Concile Vatican II, constituent l’unique [seule] expression de la lex orandi du Rite romain. L’abrogation totale en question, en justice, exige que chaque norme, instruction, permission et coutume individuelle soit étudiée, pour vérifier qu’elle «contredit la communion et nourrit la tendance à la division… contre laquelle l’apôtre Paul a si vigoureusement réagi».

18. Ici, il faut remarquer que la réforme de la Sainte Liturgie effectuée par le Pape Saint Pie V, conformément aux indications du Concile de Trente, était bien différente de ce qui s’est passé après le Concile Vatican II. Le pape Saint Pie V a essentiellement mis en ordre la forme du rite romain tel qu’il existait déjà depuis des siècles. De même, certaines mises en ordre du rite romain ont été effectués au cours des siècles depuis cette époque par le Pontife romain, mais la forme du rite est restée la même. Ce qui s’est passé après le Concile Vatican II a constitué un changement radical dans la forme du rite romain, avec l’élimination de nombreuses prières, des gestes rituels importants, par exemple, les nombreuses génuflexions et les fréquents baisers de l’autel, et d’autres éléments qui sont riches de l’expression de la réalité transcendante – l’union du ciel avec la terre – qu’est la Sainte Liturgie. Le pape Paul VI déplorait déjà la situation de manière particulièrement dramatique par l’homélie qu’il prononça lors de la fête des saints Pierre et Paul en 1972. Le pape saint Jean-Paul II s’est efforcé tout au long de son pontificat, et en particulier dans ses dernières années, de régler les graves abus liturgiques. Tant les pontifes romains que le Pape Benoît XVI se sont efforcés de conformer la réforme liturgique à l’enseignement actuel du Concile Vatican II, puisque les partisans et les agents de l’abus ont invoqué «l’esprit du Concile Vatican II» pour se justifier.

19. L’article 6 du Motu Proprio transfère la compétence des instituts de vie consacrée et des sociétés de vie apostolique voués à l’Usus Antiquior à la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique. L’observance de l’Usus Antiquior appartient au cœur même du charisme de ces instituts et sociétés. Alors que la Congrégation est compétente pour répondre aux questions concernant le droit canon pour de tels instituts et sociétés, elle n’est pas compétente pour modifier leur charisme et leurs constitutions, afin de hâter l’élimination apparemment souhaitée de l’Usus Antiquior dans l’Église.

Il y a beaucoup d’autres observations à faire, mais celles-ci semblent être les plus importantes. J’espère qu’elles pourront être utiles à tous les fidèles et, en particulier, aux fidèles qui pratiquent selon l’Usus Antiquior, en répondant au Motu Proprio «Traditionis Custodes» et à la Lettre aux évêques qui l’accompagne. La sévérité de ces documents génère naturellement une profonde détresse et même un sentiment de confusion et d’abandon. Je prie pour que les fidèles ne s’abandonnent pas au découragement mais qu’ils persévèrent, avec l’aide de la grâce divine, dans leur amour de l’Église et de ses pasteurs, et dans leur amour de la Sainte Liturgie.

À cet égard, j’exhorte les fidèles à prier avec ferveur pour le Pape François, les évêques et les prêtres. En même temps, conformément au can. 212, §3, ”Selon le savoir, la compétence et le prestige dont ils jouissent, ils ont le droit et même parfois le devoir de donner aux Pasteurs sacrés leur opinion sur ce qui touche le bien de l’Église et de la faire connaître aux autres fidèles, restant sauves l’intégrité de la foi et des mœurs et la révérence due aux pasteurs, et en tenant compte de l’utilité commune et de la dignité des personnes.” Enfin, en remerciement à Notre-Seigneur pour la Sainte Liturgie, le plus grand don de Lui-même à nous dans l’Église, puissent-ils continuer à sauvegarder et à cultiver l’usage plus ancien et toujours nouveau ou forme extraordinaire du rite romain.”

Raymond Leo Cardinal Burke

5 522 personnes sont décédées dans les 28 jours suivant un vaccin contre le Covid-19 en Écosse

Le ministère de la Santé de l’Ecosse a révélé que 5 522 personnes sont décédées dans les vingt-huit jours après avoir reçu un vaccin Covid-19 au cours des 6 derniers mois rien qu’en Écosse. Cette publication fait suite aux dizaines de demandes d’accès à l’information sur le nombre total de décès de toute personne vaccinée. 1 877 décès sont dus au vaccin de Pfizer, 3 643 décès à l’AstraZeneca et 2 décès pour Moderna.

Cela équivaut à une moyenne de 920 décès chaque mois en raison des vaccins Covid-19 rien qu’en Écosse. Alors que le nombre moyen de personnes décédées du Covid-19 en Écosse est de 866 par mois !

Addendum : Evidemment, ces personnes ont très bien pu mourir de toute autre chose que des conséquences de la vaccination. De même que les déclarés morts du Covid ont pu décéder d’une autre cause que le coronavirus…

Appel du collectif « Pompiers Libres » aux sapeurs-pompiers de France

Le collectif « Pompiers Libres » appelle les sapeurs-pompiers de France, militaires professionnels, volontaires, officiers, sous-officiers, hommes du rang, personnels des services de santé et de secours médical, personnels administratifs et techniques, à s’unir afin de défendre nos droits fondamentaux (liberté de choisir, intégrité physique…) de faire entendre nos voix, de faire participer notre corporation à la défense du Bien Commun.

Les sapeurs-pompiers ont accès à la « vaccination » anti-covid depuis plusieurs mois. Malgré les campagnes publicitaires, les pressions psychologiques (culpabilisation, pression des supérieurs hiérarchiques) et sociologiques (interdiction de voyages à l’étranger…) seulement une minorité des sapeurs-pompiers a consenti à recevoir un « vaccin » anti-covid [1].

Face à cela le gouvernement souhaite nous imposer une « vaccination » obligatoire :

  • Avec un « vaccin » expérimental
  • Pour lequel les effets bénéfiques au niveau individuel sont faibles voire nuls pour les sujets jeunes et en bonne santé[2], donc la majorité des pompiers
  • Pour lequel les effets bénéfiques au niveau collectif sont incertains (rebond épidémique dans les pays à population majoritairement vaccinée)
  • Pour lequel les effets secondaires à l’échelle individuelle et collective sont manifestement étouffés (procédure excluant la remontée des effets secondaires déjà connus, empêchant l’évaluation de la fréquence de survenue)
  • En cherchant à nous extorquer notre consentement ou en l’impliquant de fait à chaque vaccination[3]
  • En déresponsabilisant les laboratoires fabricants de « vaccins », en cas de conséquences néfastes.
  • Dans un contexte où les mesures irrationnelles, les changements d’orientation brutaux, le non-respect de la parole donnée, engendrent une absence totale de confiance envers le gouvernement et les dits « comités d’experts ».

Les sapeurs-pompiers français ne peuvent accepter :

  • De recevoir par obligation un traitement médicamenteux préventif, invasif et expérimental, sans que le rapport bénéfice/risque ne soit clairement établi et dont l’autorisation de mise sur le marché n’est que temporaire (l’obligation de recevoir un traitement expérimental est contre le droit national et international)
  • De signer par obligation un document de consentement libre et éclairé (signature exigée par certains employeurs à chaque vaccination covid)
  • D’être infantilisés et accusés comme leurs collègues soignants de « mépriser l’intérêt général » alors que des études sérieuses montrent que la politique « vaccinale » actuelle pourrait tendre au contraire à entretenir l’épidémie et que par ailleurs il existe d’autres voies de sortie de crise

Nous appelons les sapeurs-pompiers de France à ne pas céder à un tel chantage :

  • Les lois protègent encore notre liberté
  • Nul ne peut nuire à notre intégrité physique mise au service de la population

Il est temps d’agir ! Nous vous proposons :

  • De prendre connaissance des textes législatifs dont nous pouvons nous prévaloir afin que notre liberté soit respectée (prochainement accessibles sur notre site internet)
  • De vous informer réellement sur le rapport bénéfice/risque (voir les articles et liens prochainement sur notre site)
  • Comme l’ont suggéré certains syndicats, de saisir vos députés et sénateurs afin qu’ils portent nos voix devant les institutions (voir exemple de lettre sur notre page facebook et notre site)
  • De refuser de signer par obligation un document de consentement
  • D’exiger une information apte à éclairer le consentement (voir exemple de questionnaire à soumettre au médecin prescripteur et à l’employeur, prochainement sur notre site)

Rejoignez le collectif ! Diffusons cet appel !

Vous n’êtes pas seul ! Agissons !

Collectif « Pompiers Libres »

Mail : [email protected]

Page facebook : https://www.facebook.com/groups/404232717698800

[1] Faut-il encore noter que selon le témoignage de beaucoup, ce consentement a été recueilli non par le souci de se protéger d’une maladie mais bien pour échapper aux mesures coercitives décrétées à l’encontre des citoyens français.

[2] Source : dictionnaire médical Vidal

[3] Dans tout enregistrement de l’acte vaccinal sur le site AMELI le médecin déclare avoir recueilli le consentement du patient

Il faudra aussi un passe sanitaire pour aller voter

Le passe sanitaire ne sera pas exigé pour les parlementaires à l’Assemblée car ce serait une entrave à l’exercice de la démocratie.

En revanche le passe sanitaire sera exigé pour aller voter. Le gouvernement a refusé d’exclure les bureaux de vote du dispositif passe sanitaire.

Les députés ont voté en première lecture ce texte par 117 voix pour et 86 contre. Celui-ci se trouve désormais entre les mains des sénateurs qui doivent l’examiner à partir de vendredi. L’exécutif souhaite entériner le texte avant la fin de la semaine.

Forte augmentation du pourcentage d’employés d’hôpitaux pourtant vaccinés qui sont testés positifs au coronavirus

Aux Pays-Bas :

Le nombre d’employés complètement vaccinés qui sont testés positifs au coronavirus a en effet augmenté fortement aux Pays-Bas. Au LUMC (Leiden University Medical Center) 85% de tous les employés confirmés positifs ont été entièrement vaccinés. Au Radboud UMC (Nimègue), 34 cas ont été récemment déclarés.

“L’idée qu’on avait au départ, qu’on ne transmet plus le virus après la vaccination, ne semble pas vraie pour le variant delta. Nous voyons même des personnes qui ont déjà eu une infection, ont été vaccinées deux fois et sont à nouveau testées positives”, souligne ainsi le virologue clinicien Matthijs Welkers (Amsterdam UMC), auprès du quotidien néerlandais.

Et le Times of Israël du 21 juillet: « l’efficacité du vaccin contre l’infection passée de 90% à 64% »

Puis le Times of Israël du 22 juillet : « l’efficacité du vaccin contre l’infection maintenant seulement de 39% »

Le lobby pharmaceutique se frotte les mains.

I-Média – Passe sanitaire : face à la révolte, les manipulations des médias

Sommaire :

00:00 Introduction

04:15 Passe sanitaire : face à la révolte, les manipulations des médias
Une mobilisation très importante a eu lieu samedi dernier contre le passe sanitaire imposé aux Français par Emmanuel Macron. Les médias ont tout fait pour minimiser et diaboliser ce mouvement populaire.

18:30 Revue de presse

26:17 Inondations en Allemagne : réchauffement climatique ou médiatique ?
De dramatiques inondations ont eu lieu en Allemagne, faisant près de 170 morts. Immédiatement, les journalistes et les politiciens ont accusé le réchauffement climatique. Le climat, un coupable idéal ?

Christophe Castaner : “personne n’est obligé d’aller au restaurant”

Réaction du député Patrick Hetzel :

“Cela prouve que le groupe majoritaire est complètement hors-sol.”

Patrick Hetzel a également défendu des amendements visant à limiter le passe sanitaire, à défaut de pouvoir l’empêcher :

Encore un mensonge : quand Olivier Véran était contre le passe sanitaire

Et Macron :

C’est arrivé un 23 juillet…

A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 23 juillet : saints du jour français ou en France.
    • St Jean Cassien : Prêtre et fondateur de l’abbaye Saint Victor à Marseille

Johannes Cassianus, appelé communément Jean Cassien, dit « le Romain » ou « le Roumain », est né entre 360 et 365 en Scythie (actuelle Roumanie) et mort entre 433 et 435 à Marseille. C’est un moine et homme d’Église méditerranéen qui a marqué profondément les débuts de l’Église en Provence au Ve siècle. Il est le fondateur de l’abbaye de Saint-Victor de Marseille.

Il a laissé une œuvre doctrinale importante, dont les Institutions cénobitiques (De Institutis coenobiorum et de octo principalium vitiorum remediis, écrit vers 420) et les Conférences (Conlationes ou Collationes), ouvrages consacrés à la vie monastique, qui ont profondément influencé le monachisme occidental du Ve siècle à nos jours, notamment en raison de leur reprise dans la règle de saint Benoît, mais aussi parce qu’ils s’appuyaient sur l’expérience que fit Cassien du grand monachisme oriental, celui des déserts de Palestine et d’Égypte. Cassien établit un pont entre le monachisme d’Orient et celui d’Occident.

Son nom original est Cassien. Le prénom Jean aurait été ajouté en hommage à saint Jean Chrysostome, dont il a été un fidèle. Suivant un extrait du De Viris Illustribus de l’historien du Ve siècle Gennadius de Marseille qui évoque « … Cassianus, natione Scytha… », il serait né en Scythie, en Dobroudja, dans une zone actuellement partagée entre la Roumanie et la Bulgarie. Cette origine roumaine est retenue par l’Église catholique.

Jean Cassien part très jeune avec son ami Germain avec qui il est « un esprit et une âme en deux corps » (Coll., 1, 1), pour se rendre dans un monastère de Bethléem (Inst., 3, 4), dans la Province de Syrie. Ce premier contact avec le monachisme cénobitique, qui dure seulement deux ans (Coll., 19, 2), lui permet de s’enrichir de la tradition du monachisme palestinien, dépourvu de tradition mystique dont il ne gardera pas un grand souvenir.
Vers 390, il obtient la permission de quitter le monastère pour aller avec Germain en Égypte à la rencontre des anachorètes de la Thébaïde. Lorsque les moines adeptes d’Évagre le Pontique, disciple d’Origène, sont dispersés en 400 par l’évêque Théophile d’Alexandrie, Jean-Cassien quitte l’Égypte et retourne brièvement à Bethléem avant de rejoindre Constantinople.

Les moines « origénistes » se rendent à Constantinople, et Jean Cassien reçoit les enseignements de Saint Jean Chrysostome qui l’ordonne diacre et lui donne la charge des trésors de sa cathédrale. Après l’exil de son maître spirituel en 404, il se rend à Rome où il est chargé de solliciter l’intercession du pape Innocent Ier en faveur de l’évêque. Vers 415, il revient de Palestine avec l’ancien évêque d’Aix-en-Provence Lazare.

Il se fixe par la suite en Occident et fonde, en 414 ou 415, deux monastères à Marseille, Saint-Victor pour les hommes et Saint-Sauveur pour les femmes. Selon la tradition, il aurait demandé à l’évêque de Marseille, Proculus, un ami du Lazare rencontré en Palestine, l’autorisation de fonder un monastère près de la grotte où reposaient les reliques de saint Lazare et de saint Victor. Il aurait même fait construire près de cette grotte, deux églises, l’une dédiée à saint Pierre et saint Paul, l’autre à saint Jean-Baptiste. On assure que cinq mille moines y vivaient sous sa discipline.

Il serait mort vers 435 à Marseille. Plus tard, le Bx Urbain V (Guillaume de Grimoald, 1362-1370) et Benoît XIV (Prospero Lorenzo Lambertini, 1740-1758) reconnaîtront sa sainteté.

Œuvres principales de Jean Cassien :

Les Institutions cénobitiques (426) : un traité en douze livres consacré à l’habit des moines, à la règle des oraisons et des psaumes, et aux obstacles de la perfection : gourmandise, impureté, avarice, colère, tristesse, acédie, vaine gloire et orgueil. 

Les Conférences (426) : une collection de vingt-quatre conférences relatant les souvenirs de Cassien en Égypte. 

Un Traité de l’Incarnation. Contre Nestorius (430) en sept livres, écrit à l’instigation du pape Léon Ier.

Benoît de Nursie s’appuie sur les ouvrages de Jean-Cassien pour établir sa règle monastique. Certains passages de la Règle de saint Benoît reprennent presque mot à mot des passages de Cassien, et cette même règle affirme qu’elle doit être prolongée par les Conférences des Pères et les Institutions de Cassien. Jusqu’à maintenant, les moines d’Occident considèrent Cassien comme un des principaux maîtres de la vie monastique, qui ont permis à l’Occident de bénéficier de la riche expérience des premiers moines d’Orient.

Jean Cassien est fêté le 23 juillet à Marseille et dans l’église universelle sauf en Orient où sa commémoration est faite le 29 février. Ses écrits restent très lus, notamment dans les monastères d’Occident. Il figure également au calendrier des saints de l’Église orthodoxe, où il est très estimé pour ses écrits et pour ses positions sur la grâce, dans lesquelles les orthodoxes reconnaissent, bien mieux que chez saint’Augustin d’Hippone, les positions traditionnellement enseignées par les Pères orthodoxes. Ainsi, des moines et des évêques orthodoxes portent souvent son nom.

  • St Valérien : évêque de Cimiez († V. 460)

À Cimiez en Provence, vers 460, saint Valérien, évêque. Retiré du monastère de Lérins pour la charge de l’épiscopat, il proposa au peuple et aux moines les exemples des saints.

  • le 23 juillet 685 : élection du pape Jean V.
  • le 23 juillet 1242 : victoire de Sainte.

A Saintes, près d’Angoulême, l’armée du Roi de France Saint Louis prend le dessus sur une coalition de féodaux, alliée au roi d’Angleterre Henri III, qu’il a déjà défait deux jours plus tôt à Taillebourg. La victoire française est totale. Voir la chronique du 21 juillet.

Voici ce qu’écrit Guillaume de Nangis dans sa Vie de Saint Louis :

« Il y eut une merveilleuse et forte bataille (…), âpre et dure, mais à la fin, les Anglais ne purent soutenir les assauts des Français et se mirent à fuir… La nuit du jour de cette bataille, le Roi d’Angleterre et le Comte de la Marche s’enfuirent avec tout le reste de leurs gens et évacuèrent la cité et le château de Saintes. Le lendemain matin, les citoyens de Saintes vinrent remettre au Roi Louis les clés du château de la cité. »

  • le 23 juillet 1649 : naissance de Gian francesco Albani, futur pape sous le nom de Clément XI.
  • le 23 juillet 1712 : début de la bataille de Denain.

Voir la chronique du 24 juillet.

  • le 23 juillet 1790 : le Roi Louis XVI reçoit la lettre de Pie VI, où ce dernier s’oppose à la CCC.
  • le 23 juillet 1920 : la loi, condamnant la propagande antinataliste punissant plus sévèrement l’avortement, crime passible de la cour d’assises, est votée à une écrasante majorité.
  • le 23 juillet 1944 : le maquis du Vercors est anéanti.
  • le 23 juillet 1945 : ouverture du procès du maréchal Pétain.

Trois mois se sont écoulés depuis son retour en France. Le vieil homme, qui a bientôt 90 ans, est accusé « d’attentat contre la sûreté intérieure de l’État et d’intelligence avec l’ennemi, en vue de favoriser ses entreprises en corrélation avec les siennes. »

L’ancien président du conseil Reynaud sans aucune honte ose l’accuser : «d’avoir fomenté un complot en 1940 pour “trahir la France”. » Lui qui avec tous ces comparses ont désarmé le pays et l’ont livré à l’ennemi, fuyant lâchement devant l’avancée des troupes allemandes !

L’accusé est introduit vers 13 h 30, il porte l’uniforme avec pour seule décoration la médaille militaire. Contrairement aux usages, il n’est pas précédé d’un officier, mais seulement d’un sous-officier de la garde républicaine. La salle pleine à craquer. Les jurés, les témoins, les journalistes, l’assistance entassée sur des bancs et des gradins forment une masse compacte qui d’un seul homme se lève à la vue du Maréchal.

Alors que la parole lui est enfin donnée, Philippe Pétain se lève, «aucun tic du visage, aucun tremblement des mains, son impassibilité garde de l’allure» note l’écrivain Jean Schlumberger, il commence la lecture d’une déclaration rédigée. D’une voix ferme, le vainqueur de Verdun commence par s’en prendre au tribunal et à la légitimité de la Cour :

«C’est le peuple français qui, par ses représentants réunis en Assemblée nationale le 10 juillet 1940, m’a confié le pouvoir, c’est à lui que je suis venu rendre des comptes.

La Haute Cour, telle qu’elle est constituée, ne représente pas le peuple français, et c’est à lui seul que s’adresse le Maréchal de France, chef de l’État »

Je ne ferai pas d’autre déclaration. Je ne répondrai à aucune question.» Mes défenseurs ont reçu de moi la mission de répondre à des accusations qui veulent me salir et n’atteignent que ceux qui les profèrent.

J’ai passé ma vie au service de la France. Aujourd’hui, âgé de près 90 ans, jeté en prison, je veux continuer à la servir, en m’adressant à elle une fois encore. Qu’elle se souvienne ! J’ai mené ses armées à la victoire en 1918. Puis, alors que j’avais mérité le repos, je n’ai cessé de me consacrer à elle.

J’ai répondu à tous ses appels, quels que fussent mon âge et ma fatigue. Le jour le plus tragique de son Histoire, c’est encore vers moi qu’elle s’est tournée.

Je ne demandais rien, je ne désirais rien. On m’a supplié de venir : je suis venu. Je devenais ainsi l’héritier d’une catastrophe dont je n’étais pas l’auteur. Les vrais responsables s’abritaient derrière moi pour écarter la colère du peuple.

Lorsque j’ai demandé l’armistice, d’accord avec nos chefs militaires, j’ai rempli un acte nécessaire et sauveur.

Oui, l’armistice a sauvé la France et contribué à la victoire des Alliés en assurant une Méditerranée libre et l’intégrité de l’Empire.

Le pouvoir m’a été confié et légitimement reconnu par tous les pays du monde, du Saint-Siège à l’U.R.S.S. De ce pouvoir, j’ai usé comme d’un bouclier pour protéger le peuple français. Pour lui, je suis allé jusqu’à sacrifier à mon prestige. Je suis demeuré à la tête d’un pays sous l’occupation.

Voudra-t-on comprendre la difficulté de gouverner dans de telles conditions ? Chaque jour, un poignard sur la gorge, j’ai lutté contre les exigences de l’ennemi. L’Histoire dira tout ce que je vous ai évité, quand mes adversaires ne pensent qu’à me reprocher l’inévitable.

L’occupation m’obligeait à ménager l’ennemi, mais je ne le ménageais que pour vous ménager vous-mêmes, en attendant que le territoire soit libéré.

L’occupation m’obligeait aussi, contre mon gré et contre mon cœur, à tenir des propos, à accomplir certains actes dont j’ai souffert plus que vous, mais devant les exigences de l’ennemi, je n’ai rien abandonné d’essentiel à l’existence de la patrie.

Au contraire, pendant quatre années, par mon action, j’ai maintenu la France, j’ai assuré aux Français la vie et le pain, j’ai assuré à nos prisonniers le soutien de la Nation.

Que ceux qui m’accusent et prétendent me juger s’interrogent du fond de leur conscience pour savoir ce que, sans moi, ils seraient peut-être devenus. *

Pendant que le Général De Gaulle, hors de nos frontières, poursuivait la lutte, j’ai préparé les voies de la libération, en conservant une France douloureuse mais vivante.

A quoi, en effet, eût-il servi de libérer des ruines et des cimetières ?

C’est l’ennemi seul qui, par sa présence sur notre sol envahi, a porté atteinte à nos libertés et s’opposait à notre volonté de relèvement.

J’ai réalisé, pourtant, des institutions nouvelles ; la Constitution que j’avais reçu mandat de présenter était prête, mais je ne pouvais la promulguer.

Malgré d’immenses difficultés, aucun pouvoir n’a, plus que le mien, honoré la famille et, pour empêcher la lutte des classes, cherché à garantir les conditions du travail à l’usine et à la terre.

La France libérée peut changer les mots et les vocables. Elle construit, mais elle ne pourra construire utilement que sur les bases que j’ai jetées.

C’est à de tels exemples que se reconnaît, en dépit des haines partisanes, la continuité de la Patrie. Nul n’a le droit de l’interrompre.

Pour ma part, je n’ai pensé qu’à l’union et à la réconciliation des Français. Je vous l’ai dit encore le jour où les Allemands m’emmenaient prisonnier parce qu’ils me reprochaient de n’avoir cessé de les combattre et de ruiner leurs efforts.

Je sais qu’en ce moment, si certains ont oublié, depuis que je n’exerce plus le pouvoir, ce qu’ils ont dit, écrit ou fait.

Des millions de Français pensent à moi, qui m’ont accordé leur confiance et me gardent leur fidélité.

Ce n’est point à ma personne que vont l’une et l’autre, mais pour eux comme pour bien d’autres, à travers le monde, je représente une tradition qui est celle de la civilisation française et chrétienne, face aux excès de toutes les tyrannies.

En me condamnant, ce sont des millions d’hommes que vous condamnerez dans leur espérance et leur foi. Ainsi, vous aggraverez ou vous prolongerez la discorde de la France, alors qu’elle a besoin de se retrouver et de s’aimer pour reprendre la place qu’elle tenait autrefois parmi les nations.

Mais ma vie m’importe peu. J’ai fait à la France le don de ma personne. C’est à cette minute suprême que mon sacrifice ne doit plus être mis en doute.

Si vous deviez me condamner, que ma condamnation soit la dernière et qu’aucun Français ne soit plus jamais détenu pour avoir obéi aux ordres de son chef légitime.

Mais, je vous le dis à la face du monde, vous condamneriez un innocent en croyant parler au nom de la justice et c’est un innocent qui en porterait le poids, car un Maréchal de France ne demande de grâce à personne.

A votre jugement répondront celui de Dieu et celui de la postérité. Ils suffiront à ma conscience et à ma mémoire.

Je m’en remets à la France ! »

Tiré du livre Message d’outre-tombe du Maréchal Pétain : Textes officiels, ignorés ou méconnus, consignes secrètes (Aux Nouvelles Editions Latines. Pages 272, 273, 274,275.) rédigé par Philippe Pétain, Monique Paillard, Jean Paillard.

La confusion des débats et telle, qu’elle ne permet pas de lever le voile sur les vraies responsabilités entre le maréchal et les institutions de la IIIème République. Philippe Pétain est condamné à mort le 15 août, radié de l’Académie française, laquelle n’élit personne jusqu’à sa mort, et démuni de tous ses biens. De Gaulle lui accorde la grâce présidentielle et commue sa peine en détention à perpétuité. Incarcéré sur l’île d’Yeu, il y meurt six ans plus tard. Voir la chronique du 15 août.

  • le 23 juillet 1951 : mort du Maréchal Philippe Pétain, homme d’État.

C’est le plus vieux détenu du monde qui meurt. Il a 96 ans ; 6 ans, jour pour jour après son procès. Le 11 avril 1951, le colonel REMY, chef et créateur du réseau de résistance « Réseau Notre Dame » écrit dans l’hebdomadaire « Carrefour » un article où sous le titre :

« la justice ou l’opprobre »

Il s’élève contre le maintien en forteresse du Maréchal dans des conditions honteuses et inhumaines. Le colonel REMY a, par ailleurs, adhéré à l’Association pour la défense du maréchal Pétain, afin que justice lui soit rendue.

A 9h22, après cinq jours d’agonie, le maréchal Pétain a cessé de vivre; le médecin-capitaine Maître annonce à la Maréchale le décès de son mari en prononçant ces quelques mots : « Madame, le Maréchal de France n’est plus ».

Le Maréchal est revêtu de son uniforme portant une seule décoration, la Médaille Militaire. La dignité de Maréchal de France sera inscrite sur les actes de l’état civil. La Maréchale reçoit, le jour même, plusieurs milliers de messages de condoléances dont ceux de la Maréchale Joffre et du général Juin.

  • le 23 juillet 1963 : la France refuse d’adhérer au Traité de Moscou limitant les essais nucléaires.

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