L’honnêteté intellectuelle et morale d’Hélie de Saint-Marc, un exemple pour notre époque
Bernard Zeller vient de publier un ouvrage préfacé par le professeur Olivier Dard, dans lequel il présente et annonce le compte rendu intégral du procès du commandant de Saint Marc. Il a accepté de répondre aux questions du Salon beige :
Vous publiez un nouveau livre sur le commandant de Saint-Marc. Qu’apporte de nouveau cet ouvrage, notamment par rapport aux Champs de braise, les Mémoires d’Hélie de Saint Marc ?
Par rapport aux ouvrages d’Hélie de Saint Marc publiés à ce jour, le compte rendu de son procès et, plus spécialement, les dépositions des témoins apportent sur le commandant du 1er R.E.P. les appréciations de ses camarades de déportation comme celles de ses camarades de la Légion et de l’armée et aussi celles, plus inattendues, de grands reporters présents à Alger lors des quatre journées d’avril 1961. La question que pose le défenseur d’Hélie de Saint Marc à nombre de témoins est celle-ci : Pouvez-vous dire au tribunal ce que vous pensez du commandant de Saint Marc ? Et ils disent ce que celui-ci, par modestie, ne pouvait écrire.
De plus, les divers témoins fournissent des détails inédits sur l’investissement de la ville d’Alger dans la nuit du 21 au 22 avril 1961 ainsi que sur les évènements qui suivirent.
Le procès a une puissance dramatique que les récits ou les mémoires n’ont pas. C’est une pièce en plusieurs actes dont on ne connaît le dénouement qu’à la toute dernière minute.
Pourquoi revenir sur le procès de l’ancien commandant du 1er REP, alors qu’il a été réhabilité ?
Je ne sais si l’on peut parler au sens juridique de réhabilitation. Moralement, il est sûr que la Grand’Croix de la Légion d’honneur décernée en 2011 par le président de la République a été une distinction pouvant être assimilée à une réhabilitation. Mais le procès du commandant de Saint Marc est celui d’un homme qui a eu à choisir entre l’obéissance et l’honneur. Ce choix à faire est intemporel. C’est Antigone face à Créon. Nombreux sont ceux qui ne choisissent pas.
A l’heure où un certain nombre d’officiers, et notamment d’officiers généraux, sonnent publiquement le tocsin en raison du délitement de la France, que peut apporter l’exemple du Cdt de Saint-Marc ?
L’exemple d’une totale honnêteté intellectuelle et morale. Quand, à Buchenwald, court le bruit qu’il pourrait être proposé à certains détenus de choisir le statut infiniment plus favorable du S.T.O., Saint Marc réagit vivement malgré son état physique très dégradé : « Il n’en est pas question ! »
L’exemple aussi, bien entendu, du courage. Une vertu peu pratiquée de nos jours. Nous avons besoin aujourd’hui de courage et d’honnêteté. Sans cela, nous ne pouvons rien bâtir de solide.
Saint Marc a réfléchi et a choisi.
Si le pouvoir s’avère incapable de rétablir l’ordre public, faut-il espérer un putsch militaire ?
La fronde des généraux de 1961 n’était pas un putsch ; c’était une révolte. Un putsch est une prise du pouvoir politique par des militaires et cela se termine toujours mal, à court ou à long terme. En France, ce serait la guerre civile et il n’y a pas plus atroce qu’une guerre civile. Ce ne peut être en aucun cas la solution à apporter à une poursuite de la dégradation de la situation que connaît la France. La solution ne peut être que politique, résultant du choix des Français : la France veut-elle vivre ou accepte-t-elle de mourir ?
C’est arrivé un 17 mai…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 17 mai 352 : élection du pape Libère.
Il est le premier à désigner Rome comme le siège apostolique. La Vierge Marie lui apparaît dans un songe dans la nuit du 4 et du 5 août, lui demandant de construire une chapelle. La même nuit, selon l’histoire, il y a une chute de neige miraculeuse sur les sept collines de Rome. Il achève la construction de la basilique Sainte-Marie-Majeure deux années plus tard. Cette basilique majeure de Rome est appelée basilique libérienne. Il combat l’arianisme de l’empereur Constance qui l’exile de 355 à 358 à Beroia en Macédoine. Mais le peuple de Rome prend rapidement parti pour Libère.
Selon la tradition, ce serait Libère qui, en 354, fixe la fête de la naissance du Christ au 25 décembre. Il meurt le 24 septembre 365
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le 17 mai 884 : élection du pape Adrien III.
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le 17 mai 1410: élection de l’antipape Jean XXIII.
En 1408, quelques cardinaux opposés à Grégoire XII convoquent le Concile de Pise, où viennent près de 500 évêques et abbés. Ces derniers déposent Grégoire XII et Benoît XIII et élisent Alexandre V, lequel meurt peu de temps après. L’élection suivante nomme le cardinal de Cossa qui prend le nom de Jean XXIII.
Il convoque le Concile de Constance qui le dépose le 29 mai 1415 et le fait arrêter. Libéré en juin 1419, se soumet aussitôt à Martin V.
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le 17 mai 1642 : Paul Chomedey de Maisonneuve débarque sur l’île de Montréal et fonde Ville-Marie, Montréal.
Paul Chomedey de Maisonneuve fonde Ville-Marie qui est aujourd’hui Montréal. Choisi pour fonder une colonie sur l’Île de Montréal, Paul Chomedey de Maisonneuve, arrive en Nouvelle-France en 1641 et commence à travailler à la construction d’une fortification et d’autres édifices de Ville-Marie le 17 mai 1642.
La ville de Montréal tient son nom de l’Île de Montréal, ainsi nommée en raison du mont Royal, la montagne au centre de l’Île. En effet, en 1535, l’explorateur Jacques Cartier avait nommé la montagne Mons realis (mont Royal). Elle est située à 1 500 kilomètres à l’intérieur des terres, au confluent du Saint-Laurent et de la rivière des Prairies. Elle deviendra bien plus tard la deuxième ville francophone du monde, après Paris.
La messe de fondation de Ville-Marie a lieu le lendemain, soit le dimanche 18 mai 1642. La première construction bâtie à Montréal est une clôture de palis située où s’élève actuellement la nouvelle douane.
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le 17 mai 1765 : la Compagnie des Indes rétrocède au Roi de France les Iles de France et de Bourbon et le Port de Lorient.
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le 17 mai 1809 : Napoléon publie de Schoenbrünn un décret réunissant à l’Empire le reste des États pontificaux.
Rome est déclarée “ville impériale et libre”.
C’est l’aboutissement d’une succession de crises entre Napoléon et les papes Pie VI et Pie VII, qui seront tous les deux ses prisonniers. L’empereur considère la religion comme un moyen de contrôler la nation et non comme un aspect intrinsèque de la nature de l’homme. Pour lui, le rôle du politique n’est pas de chercher le Bien commun et de créer les conditions de vie facilitant le Salut de chacun ; c’est à la religion de se mettre au service de l’Etat.
Alors qu’un Concordat a été signé entre la France et l’Eglise Catholique le 15 aout 1801, la promulgation unilatérale des « 77 articles organiques », le 18 avril 1802, tend à faire de l’Église de France une Église nationale, indépendante de Rome et soumise au pouvoir civil ; ce que le Saint Père ne peut accepter. Ces articles stipulent que le ministre des cultes doit donner son accord à la publication des bulles et des conciles papaux. La réunion des synodes diocésains, la création de séminaires sont également soumises à son aval. Enfin, le clergé devient un corps de fonctionnaires, les prêtres étant salariés par l’État.
C’est pour tenter d’obtenir l’abrogation des « 77 articles organiques », que Pie VII accepte, contre l’avis de la Curie romaine, de venir sacrer Napoléon Bonaparte empereur des Français à Notre-Dame de Paris le 2 décembre 1804. Il n’obtient rien en retour.
Les relations se détériorent encore lorsque le pape refuse de prononcer le divorce entre Jérôme Bonaparte et Elizabeth Patterson en 1805. Après Austerlitz, l’Empereur fait de son frère Joseph Bonaparte le nouveau monarque de la région, avec le titre de « Roi de Rome ». De plus, il inclut les États pontificaux dans son alliance continentale dirigée contre l’Angleterre : « Votre Sainteté est souveraine de Rome, mais j’en suis l’Empereur; tous mes ennemis doivent être les siens », écrit-il au pape le 13 février 1806 (cf. la chronique du jour). Mais le Souverain Pontife refuse d’adhérer au blocus continental.
Rome est occupée militairement le 2 février 1808; les États pontificaux sont annexés à l’Empire le 17 mai 1809; Pie VII répond, le 10 juin 1809, par une bulle d’excommunication Quum memoranda où il fustige les « voleurs du patrimoine de Pierre, usurpateurs, fauteurs, conseillants, exécutants », ce qui lui attire de nouvelles rigueurs. Dans la nuit du 5 au 6 juillet l’empereur capture le pape et le fait prisonnier en France…
Voici ce décret :
« Napoléon,
Empereur des Français, Roi d’Italie, Protecteur de la Confédération du Rhin, etc.
« Considérant que lorsque Charlemagne, empereur des Français et notre auguste prédécesseur, fit donation de plusieurs comtés aux évéques de Rome, il ne les leur donna qu’à titre de fiefs et pour le bien de ses États, et que par cette donation Rome ne cessa pas de faire partie de son Empire ;
« Que, depuis, ce mélange d’un pouvoir spirituel avec une autorité temporelle a été, comme il l’est encore, une source de discussions, et a porté trop souvent les pontifes à employer l’influence de l’un pour soutenir les prétentions de l’autre ; qu’ainsi les intérêts spirituels et les affaires du ciel, qui sont immuables, se sont trouvés mêlés aux affaires terrestres, qui par leur nature changent selon les circonstances et la politique des temps ;
« Que tout ce que nous avons proposé pour concilier la sûreté de nos armées, la tranquillité et le bien-être de nos peuples, la dignité et l’intégrité de notre Empire avec les
prétentions temporelles des papes^ n’a pu se réaliser, « Nous avons décrété et décrétons ce qui suit :
« Article i. — Les États du pape sont réunis à l’Empire français.
« Art. 2. — La ville de Rome, si célèbre par les grands souvenirs dont elle est remplie, et premier siège de la Chrétienté, est déclarée ville impériale et libre. Le gouvernement et l’administration de la dite ville seront organisés par un statut spécial.
« Art. 3. — Les restes des monuments élevés par les Romains seront entretenus et conservés aux frais de notre trésor.
« Art. 4. — La dette publique est constituée dette impériale.
« Art. 5. — Les terres et domaines du pape seront augmentés jusqu’à concurrence d’un revenu net, annuel, de deux millions.
« Art. 6. — Les terres et domaines du pape ainsi que ses palais seront exempts de toute imposition, juridiction et visite, et ils jouiront d’immunités particulières.
« Art. 7. — Le premier juin de la présente année, une consulte extraordinaire prendra en notre nom, possession des États du pape, et fera les dispositions nécessaires pour que le régime constitutionnel soit organisé et puisse être mis en vigueur le 1er janvier 1810.
« Donné en notre camp impérial de Vienne, le 27 mai 1809.
Napoléon. »
Cité par Charles Van Duerm dans Rome et la Franc-maçonnerie pages 85 et 86 aux éditions Desclée de Brouwer
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le 17 mai 1824 : le Pape Léon XII rend le Collège romain à la Compagnie de Jésus, par le Bref « Cum multa in Urbe ».
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le 17 mai 1871: la Commune de Paris décrète l’égalité des enfants légitimes ou naturels, des épouses et des concubines pour la perception des pensions.
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le 17 mai 1917 : le général Pétain remplace le général Nivelle comme commandant en chef français.
Le gouvernement est mis au courant des premiers actes de désobéissances de la troupe. Cf. chronique du 16 avril.
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le 17 mai 1925 : canonisation de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus.
Déclarée sainte patronne des missions et « Patronne Secondaire de la France », avec sainte Jeanne d’Arc. Saint Jean-Paul II la proclamera en 1997 Docteur de l’Église. Voir les chroniques du 2 janvier, du 30 septembre et du 19 octobre.
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le 17 mai 1940 : Rommel donne l’ordre de faire abattre le colonel Savare, Chef de Corps du 254e RI.
Ce dernier a refusé de se rendre après plusieurs sommations et continué le combat. Ce même jour Gamelin, généralissime des armées françaises, annonce au ministre de la guerre Daladier que les Allemands ont percé. Ce dernier prescrit la contre attaque. Gamelin avoue qu’il n’a plus de réserve ! Stupéfait Daladier lui répond : « Non ! Ce que vous dites n’est pas possible ! Vous vous trompez, il faut attaquer aussitôt ! »
Cité par l’ouvrage collectif Weygand témoignages et documents inédits, éditions Résiac, page 211.
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le 17 mai 1944 : bataille de Monte-Cassino.
Les tirailleurs marocains, dont beaucoup de Pieds-noirs, du général Juin réussissent à percer la ligne Gustav et à contourner la défense allemande. Cette manœuvre permet aux Polonais de prendre le Monte-Cassino le 19 mai, la route de Rome s’ouvre aux alliés. Ces derniers ont perdu 54 000 hommes dans la bataille. C’est un des principaux faits de gloire des soldats français pendant la Seconde Guerre mondiale.
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le 17 mai 1990 : l’OMS retire l’homosexualité de la liste des maladies mentales.
Arménie : la population en danger face à de nouvelles intrusions de l’Azerbaïdjan
Communiqué de SOS Chrétiens d’Orient :
SOS Chrétiens d’Orient alerte sur la situation des habitants de la région du Syunik, en Arménie, suite à de nouvelles intrusions de l’armée azerbaïdjanaise depuis mercredi 12 mai. Malgré la sommation des autorités arméniennes et russes de se retirer, les troupes azerbaïdjanaises sont toujours présentes, et des renforts ont été positionnés dans le Nakhitchevan.
Alors que les habitants de la région du Syunik, province du sud-est de l’Arménie frontalière avec les territoires d’Artsakh récemment annexés par l’Azerbaïdjan, font face à des intrusions en toute impunité de l’armée voisine, il y a tout lieu de s’inquiéter que cette population soit une fois de plus abandonnée à son sort. En effet, le monde entier a les yeux rivés sur la reprise des hostilités en Israël et les autorités arméniennes sont monopolisées par les élections présidentielles qui s’annoncent dans un climat tendu.
Les équipes locales de SOS Chrétiens d’Orient sont particulièrement inquiètes pour la ville de Goris et les régions alentours, suite à l’occupation du lac Sev dans la nuit du 12 mai par 300 soldats azerbaïdjanais qui se sont infiltrés en toute illégalité sur le territoire arménien en franchissant la frontière avec l’Artsakh voisin, passés sous leur contrôle depuis la fin de la dernière guerre (septembre-novembre 2020), et au positionnement en parallèle de 15 000 soldats dans l’enclave azerbaïdjanaise du Nakitchevan, au sud du Syunik.
De fausses cartes topographiques sont utilisées par les soldats azéris qui prétendent établir un tracé réel en annexant des territoires arméniens, notamment une patie de la région de Syunik. Ces données sont contraires à celles établies par les cartes soviétiques qui furent utilisées pour le tracé des frontières.
A l’aune de ces derniers événements et de ces revendications territoriales controversées, qui sont autant de provocations émises par l’Azerbaïdjan pour tester l’impunité dont ils semblent bénéficier jusque là, SOS Chrétiens d’Orient craint une résurgence du conflit et signale que si rien n’est fait pour secourir la population en danger, c’est encore une guerre impitoyable et meurtrière qui se profile pour l’Arménie, particulièrement démunie face à la double menace turco-azerbaïdjanaise. L’association salue la réaction du Président Emmanuel Macron qui a vivement condamné ces événements et demandé le retrait immédiat des troupes azerbaïdjanaises.
Le curé de Tréguier contourne l’interdiction de la procession du pardon de saint Yves
La préfecture avait interdit la traditionnelle procession des reliques de saint Yves, pour des prétextes pseudo-sanitaires. Malgré l’arrêté préfectoral, l’abbé Guillaume Caous, curé de la paroisse Saint-Tugdual, a conduit, entouré de cinq prêtres, les reliques de Saint-Yves jusqu’à l’église de Minihy-Tréguier, sa ville natale. Il a été suivi sous les applaudissements, par plusieurs personnes qui l’ont accompagné, aux rythmes des cantiques et prières.
L’évêque de Saint-Brieuc et Tréguier, Mgr Denis Moutel, n’avait pas caché sa déception regrettant que cet arrêté ait été pris si tardivement
alors que toutes les règles sanitaires avaient été respectées en amont.
Bioéthique, retour en commission spéciale le 1er juin et examen en hémicycle courant juin
Communiqué des Juristes pour l’enfance :
Comme vous le savez le gouvernement a annoncé à la veille du pont de l’Ascension le retour du PJL bioéthique, d’abord en Commission Spéciale, le 1er juin, puis pour un examen en hémicycle courant juin.
De nombreuses questions se posent, techniquement et législativement, tout comme sur le fond.
Par exemple :
Qu’est-ce qu’une commission spéciale ?
Pour mémoire, tous les textes en discussion au Parlement passent dans des commissions qui préparent le travail en vue de l’examen en hémicycle. Pour certains textes, ce n’est pas une commission permanente mais une commission spéciale qui est constituée, ici commission spéciale bioéthique.
Comment va fonctionner ce retour du projet de loi ?
Puisque la Commission Mixte Paritaire n’a pas été conclusive, une nouvelle lecture à l’Assemblée nationale puis au Sénat va donc avoir lieu, mais après ? Que se passera-t-il en cas de désaccord persistant ? Si le projet de loi est adopté, il peut encore être examiné par le Conseil Constitutionnel, qui doit vérifier si la loi est conforme à la Constitution et qui validera ou non le texte.
Pourquoi ce projet et surtout cette façon brutale et masquée de revenir à la charge sont-ils indécents ?
Ce projet ne doit-il pas être reporté, notamment pour être entièrement revu à la lumière des enseignements de la crise, dont nous sommes loin d’être sortis ? En effet, la bataille juridique et éthique qui se déroule depuis plus de 18 mois autour de ce projet révèle l’absence de consensus dans la population et une divergence profonde et persistante entre les chambres du Parlement (cf. nombre de participants à la consultation nationale sur la bioéthique, nombre d’allers-retours Assemblée/Sénat, nombre d’amendements, nombre d’heures de débats, nombres de réunion de la commission spéciale, manifestations, pétitions, nombre de pages des différents rapports, …)
Ce calendrier et ce projet doivent-ils alors être respectés ?
- Aberrant en pleine pandémie mondiale : elle n’est pas du tout terminée, bien au contraire ;
- Indécent pour les familles, les malades, les soignants ;
- Alarmant alors que des millions d’actifs sont dans une situation parfois dramatique ;
- Stupéfiant alors que des pans entiers de l’économie méritent plus encore d’attention de la part de nos gouvernants et de nos législateurs…
Pourquoi vouloir à tout prix bouleverser des lois qui concernent tout le monde ?
Si les députés ne renoncent pas à l’effacement de la lignée paternelle des enfants issus de PMA, il n’est pas indispensable pour autant de bouleverser la filiation de tous : or l’Assemblée persiste à vouloir transformer la filiation pour tous, ce qu’a refusé le Sénat à chaque examen de la loi en privilégiant le moyen de l’adoption pour relier l’enfant à la seconde femme.
Les échéances électorales à venir (régionale, présidentielle, législative) vont être décapantes pour LREM, mais aussi mauvaises pour les écologistes, la Gauche, LR ou RN s’ils n’agissent pas fermement et fortement, parce que les Français s’agacent que l’on ne s’occupe pas des vrais problèmes : transports en commun, fracture numérique, soutien structurel à l’économie, protection raisonnée de la nature, école, respect de la fonction publique (police, enseignants), apaisement des conflits sociaux et communautaires, mondialisation, retraites, dette publique….
Les AFC, avec les associations partenaires de Marchons Enfants, nous invite à signer la pétition sur le site de l’Assemblée nationale pour demander à définir le sens du terme « parents » dans la filiation d’un enfant.
Les parents d’un enfant, c’est son père et sa mère : c’est évident, mais c’est encore mieux en le disant ! Signez la pétition sur le site de l’Assemblée nationale pour l’inscrire dans la loi.
Le projet de loi « bioéthique », en cours d’examen au Parlement, vise à inventer des « parents » en inscrivant deux mères sur l’acte de naissance d’enfants nés de PMA et en effaçant sciemment leur père. Il est donc urgent de défendre l’enfant, la paternité et la maternité.
Si plus de 100.000 personnes signent la pétition pour expliciter dans la loi qui sont les parents d’un enfant, les députés devront revoir leur projet.
Parce que les enfants nés de PMA naissent d’un père et d’une mère qu’ils ont besoin et droit de connaître, dans la mesure du possible, comme tous les enfants du monde, merci d’avance de signer la pétition.
Et “en même temps”, les pères d’enfants nés à partir du 1er juillet pourront bénéficier de 28 jours de congé contre 14 précédemment.
La Cour suprême entendra une affaire d’avortement dans le Mississippi pouvant remettre en cause l’arrêt Roe v. Wade
La Cour suprême des Etats-Unis a accepté lundi d’entendre une affaire d’interdiction de l’avortement dans le Mississippi, qui pourrait être une occasion de revenir sur l’arrêt Roe v. Wade libéralisant l’avortement.
L’affaire concerne une loi sur l’avortement du Mississippi adoptée en 2018 qui interdit l’avortement après 15 semaines avec des exceptions limitées. La loi a été bloquée par la 5ème Cour d’appel. En vertu de la jurisprudence de la Cour suprême, les États ne peuvent pas interdire les avortements qui se produisent avant la viabilité fœtale, généralement vers 22 semaines. Le Mississippi demande aux juges de réexaminer cette norme. L’État a fait valoir que la règle de viabilité empêchait les États de défendre adéquatement la santé maternelle et la vie potentielle. Lynn Fitch, le procureur général du Mississippi, a écrit dans un mémoire déposé auprès des juges :
«Il est plus que temps pour la Cour de revoir la sagesse de la règle de la ligne brillante de viabilité».
La clinique d’avortement du Mississippi qui a contesté la loi a exhorté le tribunal suprême à ne pas prendre l’affaire.
Une décision devrait être rendue d’ici juin 2022.
Overdose LGBT
Lu dans VA :
Homophobie, transphobie, biphobie et drapeau arc-en-ciel. Depuis hier, impossible de passer à côté. Ce lundi 17 mai marque la Journée mondiale contre l’homophobie. La célébration, progressivement installée dans les mœurs occidentales ces vingt dernières années, est censée « sensibiliser et prévenir », selon l’association SOS Homophobie. Avec une méthode simple et efficace : l’omniprésence. Les festivités n’ont pas attendu le lancement officiel de la campagne. Dimanche, lors de l’avant-dernière journée de Ligue 1, tous les joueurs ont porté leurs numéros aux couleurs du mouvement LGBT. Avant chaque match, ils posaient, tout sourire, devant une banderole au slogan risible :« Homos ou hétéros, on porte tous le même maillot. » Le football est devenu en l’espace de quelques années un terrain privilégié de la propagande LGBT : l’année dernière, la ministre des Sports, Roxana Maracineanu, annonçait son intention de voir des matchs s’arrêter en cas de chant jugé homophobe dans les stades. Évidemment, le monde médiatique n’est pas en reste : le Monde s’intéresse, ce lundi, à la famille, cet « espace de violences » pour les jeunes LGBT depuis le début de la pandémie. France 3 fait l’éloge des influenceurs et de leurs engagements qui seraient une « source d’inspiration pour les LGBT+ ». Sur les réseaux sociaux, une carte du monde un peu particulière fait un tabac : elle classe les pays en fonction de leur législation par rapport à « l’orientation sexuelle ». Les militants LGBT qui la partagent vous invitent à bien choisir votre prochaine destination de vacances. On aura tout vu.
Overdose jusqu’au RN :
En cette journée internationale contre l’homophobie, je salue les militants de ces causes justes qui participent à l’égalité dans notre pays.
Je pense également aux victimes des lâches agressions homophobes. #Homophobie pic.twitter.com/2TeHrrptqo
— David Rachline (@david_rachline) May 17, 2021
En cette journée mondiale contre l’#homophobie je veux rappeler à la liberté de chacun de vivre sa vie privée en toute sécurité, en toute quiétude et en toute liberté. pic.twitter.com/zz7l8ZMYBC
— Sébastien Chenu (@sebchenu) May 17, 2021
En Espagne, Francisco José Contreras, député du parti Vox, a été privé de son compte Twitter pendant 12 heures :
“Le tweet haineux (que j’ai été obligé de supprimer) était un tweet qui disait : ′′Un homme ne peut pas tomber enceinte. Un homme n’a pas d’utérus ou d’ovaires””, a écrit Contreras. “Vous pouvez voir que c’est déjà de la biologie fasciste. La prochaine fois, j’essaierai 2 + 2 = 4.”
“L’avortement originel et la vaccination finale sont liés par une « chaîne du mal » à laquelle on ne doit absolument pas participer”
Le site internet « Le Glaive de la Colombe » réunit des chroniqueurs catholiques, laïcs, clercs et consacrés, souhaitant partager librement leurs réflexions, humeurs et intuitions, en vérité et simplicité. Son administrateur, qui signe sous le pseudonyme de « L’Abbé », est un prêtre catholique diocésain. Il a été interrogé par Le Media en 4-4-2. Extrait :
[…] Je vous propose d’évoquer les fameux « vaccins ». Dans une note publiée le 21 décembre, le Vatican explique qu’il est « moralement acceptable d’utiliser des vaccins contre le Covid-19 pour lesquels des lignées cellulaires provenant de fœtus avortés ont été utilisées dans le processus de recherche et de production ». Est-ce votre avis ?
N’étant ni théologien, ni moraliste et encore moins médecin, je me garderai ici d’une position définitive, mais, en l’occurrence, il semble s’agir moins de « vaccins » que d’expérimentations précipitées par des intérêts mercantiles et menaçant gravement notre capital génétique. Si nous étions face une maladie mortelle, dépourvus de traitement alternatif, la thérapie génique, pourvu qu’il s’agisse vraiment de thérapie, s’envisagerait peut-être mais ce n’est justement pas le cas. On peut donc légitimement considérer comme déraisonnable de recourir à des moyens si aléatoires pour un risque si minime. Quant au recours à des cellules de fœtus avortés, la récente contribution de Don Pietro Leone à ce sujet, publiée par Rorate Caeli et traduite par Jeanne Smits me semble pertinente : l’avortement originel et la vaccination finale sont liés par une « chaîne du mal » à laquelle on ne doit absolument pas participer et que l’on doit même combattre comme une des ces « structures de péché » dénoncées par Jean-Paul II. Malheureusement, ce combat s’étend bien au-delà des « vaccins »puisque l’industrie cosmétique et la chirurgie plastique notamment n’ont pas hésité à recourir aux mêmes « produits ».
Le virus qui circule le plus actuellement n’est sans doute pas le Covid mais celui de la peur. Il suffit d’allumer une chaîne d’info en continue pour être effrayé soit par cette « crise sanitaire », soit par l’impact des médias sur la santé mentale des Français. Quel rôle joue la foi et la croyance dans le fait de se persuader qu’on va tomber malade, ou au contraire que ce virus n’est pas si grave et qu’il n’y a aucune raison qu’il nous affecte ?
A l’image du choléra dans Le Hussard sur le Toit, la peur du Covid tue probablement davantage que le Covid lui-même. Dès le début de l’épidémie, le Pr Raoult déclarait redouter moins le virus que les mesures sanitaires inadéquates que l’administration ne manquerait pas de prendre. Nous n’avons pas été déçus du résultat d’autant plus pitoyable que le climat anxiogène savamment entretenu contribue à diminuer les défenses immunitaires comme la faculté de raisonnement des esclaves du système médiatique. « Tout homme bien portant est un malade qui s’ignore » ; mais comme on n’enseigne plus Jules Romains, on se laisse mener par le premier Knock venu. Voilà pour la croyance. Quant à la foi, fondée sur la résurrection du Christ, promesse de la nôtre (« Si le Christ n’est pas ressuscité…vaine est votre foi », 1Corinthiens, XV, 14), elle devrait inciter les catholiques à ne pas craindre la maladie et même la mort, qui, vue surnaturellement, marque le moment béni du face à face avec Dieu. Qu’avons-nous finalement à faire de mourir plus tôt ou plus tard, puisque cette séparation du corps et l’âme, aussi douloureuse soit-elle, n’est que temporaire ? Ceci ne signifie pas s’exposer à la mort inconsidérément mais vivre chaque jour comme une grâce, dans l’abandon et la confiance en un Père tout-puissant et provident. Malheureusement, la prédication traditionnelle des fins dernières n’est plus guère entendue : il ne faut donc pas s’étonner que bien des catholiques en oublient le Ciel et l’excellence de leur filiation divine pour se conformer aux illusions mondaines d’aujourd’hui.
Quel(s) conseil(s) pouvez-vous donner à ceux qui nous liront et qui vivent mal moralement cette épreuve ?
Ce n’est pas au Média en 4-4-2 que j’apprendrai que la colère, ce surcroît d’énergie propre à la défense contre un mal présent, s’enracine dans l’amour : « Mme Marcel » défendant sa progéniture contre l’oppression sanitaire en est une excellente illustration. En fait, l’adversité nous donne l’occasion d’apprendre ou de réapprendre à aimer, à aimer ce qui mérite d’être défendu. « Il y a du bon en ce monde et il faut se battre pour cela », nous enseigne Sam Gamegie le Brave, qui tire sa force de l’amour de sa terre et de ses proches. Le Seigneur des Anneaux nous offre d’ailleurs une analogie assez juste de ce que l’on nous fait subir : s’étant laissé empoisonner le corps et l’esprit, le roi du Rohan est reclus, manipulé et rendu insensible aux malheurs de sa famille comme de son peuple. Théoden ne sortira de cette apathie morbide qu’au rappel providentiel de ce qu’il est, de sa gloire et de sa force. A son exemple, chassons de chez nous les intrigants à la solde de puissances apatrides, chérissons nos femmes et nos enfants, renouons des alliances véridiques car « voici venue l’heure de tirer l’épée ensemble ». Le Média en 4-4-2 y contribue comme chacun peut le faire, avec les moyens et les talents dont il dispose. Pour le reste, ce qui ne dépend pas de nous ou est hors de notre portée, abandonnons-nous à la Providence qui, dans l’histoire de l’humanité et particulièrement de la France, a si souvent pris le visage de la Sainte Vierge. « Belle comme la lune, resplendissante comme le Soleil, terrible comme une armée en bataille » (Cantique des Cantiques, VI, 9), Son amour maternel nourrit une détermination absolue contre tout ce qui porterait atteinte au bonheur de Ses enfants. […]
Le Conseil d’État vigilant pour garantir la liberté de l’obscénité blasphématoire
Bernard Antony communique :
« Jésus est pédé… » : la suite des paroles, qui n’est qu’une misérable continuité d’abjection blasphématoire, nous ne la citerons pas.
Le Conseil d’État a estimé que cette chanson du dénommé Frédéric Fromet contenant certes des « termes souvent obscènes et grossiers » et « malgré leur caractère outrancier », ne pouvait être considérée comme « excédant la liberté d’expression » puisque « s’inscrivant dans le cadre d’une séquence à vocation explicitement satirique ».
Autrement dit, selon nos plus hauts magistrats protecteurs des lois de la République, on peut y aller dans la grossièreté, le blasphème, l’obscène, la dérision, l’injure antichrétienne (celle qui ne fait courir aucun risque…) du moment qu’il s’agit d’une expression « à vocation explicitement satirique ». Ainsi l’intention satirique permet tout, excuse tout.
Rappelons donc, satiriquement, qu’il s’agissait en fait de « chanson » d’une vomissure exécratoire diffusée en 2020 dans l’émission de France-Inter intitulée « Par Jupiter » et présentée par la toujours gloussante gallinacée Charline Vanhoenacker, greluche si souvent en folie et quelquefois exhibant ses seins, déjà tristes, en pâmoison devant quelque salacerie de son goût au niveau (ou plutôt au caniveau) de celui des plus archaïques et grasseyants « rads-socs » franmacouillards des loges les plus obscurantistes et passéistes du Grand-Orient, « frangins » bouffeurs de lard le vendredi saint, en débiles agapes.
Il est à noter encore que le CSA, qui peut infliger d’énormes amendes à une chaîne de télévision pour diffusion de propos critiques de la politique d’immigration, n’avait pas jugé bon de sanctionner France-Inter.
Preuve, encore une fois, que le principe de la liberté d’expression souffre en notre République d’énormes exceptions, encadré qu’il est par le respect obligatoire du nouvel ordre moral de l’idéologie de l’antiracisme, ce racisme en sens contraire.
C’est ainsi que les citoyens français sont aujourd’hui souvent menacés, trop souvent frappés par certains magistrats idéologisés dans le sens d’une systématique inversion des valeurs et interprétation subjective et tendancieuse de la loi.
L’AGRIF n’accepte pas cet état de fait et entend œuvrer pour que la liberté d’expression ne soit pas dévaluée en liberté d’exécration, en liberté d’excrémentation contre les valeurs les plus sacrées pour les chrétiens.
Liberté d’expression : création de l’Association de Soutien aux Lanceurs d’Alerte
Comme elle l’avait annoncé sur Le Salon beige, Thaïs d’Escufon, porte-parole du mouvement Génération identitaire, crée l’Association de Soutien aux Lanceurs d’Alerte (ASLA) pour la liberté d’expression sur Internet, menacée par les GAFAM (Google Amazon Facebook Apple Microsoft) et des gouvernements :
Dictature des idéologues du gender : une étudiante sanctionnée pour avoir rappelé ce qu’est une femme
Une étudiante en droit de l’université Abertay de Dundee au Royaume-Uni fait l’objet de mesures disciplinaires pour avoir dit que les femmes ont des vagins et ne sont pas aussi fortes physiquement que les hommes. Ces mesures disciplinaires ont été prises à l’encontre de Lisa Keogh, 29 ans, pour des commentaires jugés “offensants” et “discriminatoires”. L’étudiante a été dénoncée par des camarades de classe, après avoir déclaré que les femmes étaient nées avec des organes génitaux féminins et que “la différence de force physique entre les hommes et les femmes est un fait”.
L’étudiante craint qu’une sanction l’empêche de devenir avocate spécialisée dans les droits de l’homme. Accusée d’avoir dit que les femmes étaient le “sexe faible” et que ses camarades de classe étaient des “féministes détestant les hommes” lorsqu’un étudiant a suggéré que tous les hommes étaient des violeurs et représentaient un danger pour les femmes, elle a expliqué :
“Je n’ai pas nié avoir dit ces choses et j’ai dit à l’université exactement pourquoi je l’ai fait”. “Je n’avais pas l’intention d’être offensante, mais j’ai pris part à un débat et j’ai exposé mes opinions sincères. J’ai été maltraitée et traitée de tous les noms par les autres étudiants, qui m’ont dit que j’étais une “fille blanche cis typique”. Vous devez être capable d’échanger librement des opinions différentes, sinon ce n’est pas un débat”.
“Je n’étais pas méchante, transphobe ou offensante. Je ne faisais qu’énoncer un fait biologique de base. Je travaillais auparavant comme mécanicien et lorsque j’étais dans l’atelier, il y avait des choses lourdes que je ne pouvais tout simplement pas soulever, mais des collègues masculins le pouvaient.”
Aujourd’hui, sous couvert de la journée de lutte contre “l’homophobie” une intense propagande LGBT a cours dans les médias. Cette propagande fait l’impasse sur le terrorisme intellectuel mené par le lobby LGBT…
Les Républicains ont un tel problème d’identité, qu’une majorité de Français estime ce parti inutile
Un sondage Ipsos/Sopra Steria réalisé pour France Info et Le Parisien et Aujourd’hui en France met en cause l’avenir du parti Les Républicains. Le psychodrame soulevé au sein de LR par l’alliance de Renaud Muselier avec LREM en région Paca, qui fait suite aux ralliements successifs de bon nombre d’élus LR depuis 2017, à commencer par Edouard Philippe mais aussi François Fillon appelant à voter Emmanuel Macron, quelques secondes après avoir été éliminé du premier tour, pose la question de l’utilité même de LR dans le système politique. Selon 64% des personnes sondées, le vieux parti gaulliste, au vu des idées de ses dirigeants, pourrait tout aussi bien rallier LREM ou le RN.
Un sympathisant LR sur trois (34 %) juge que son parti pourrait se fondre à sa gauche ou à sa droite ! La recomposition politique entamée en 2017 est encore à l’œuvre…
Ce que souligne ce sondage, c’est que cet affaiblissement des Républicains vient du brouillage de leur image et de leurs idées.
Selon Dominique Reynié, cette recomposition politique en France est une droitisation, constante depuis au moins 1988.
En 2022, la surprise ne viendrait plus de la présence mais de l’absence de Marine Le Pen au second tour.
Remis en liberté pour défaut d’interprète
Qu’en pense Eric Dupont-Moretti ?
Au tribunal de Perpignan, en l’absence d’interprète, personne n’a pu comprendre et communiquer avec un suspect néerlandais, rapporte L’Indépendant. L’homme, qui revenait d’Espagne, avait été contrôlé le 5 mai à un péage autoroutier avec 14 kilogrammes de cannabis cachés sous un siège de sa voiture. Il a été libéré.
Lors de son arrestation, le ressortissant néerlandais avait expliqué aux douaniers, avec l’aide d’un interprète, avoir acheté son véhicule Mercedes six mois auparavant et que la drogue présente sous un des sièges avait sans doute été oubliée par le vendeur. L’homme avait également dit revenir d’Espagne où il avait voulu revendre son véhicule, mais que la transaction ne s’était pas faite.
Ces explications ont été jugées peu convaincantes et l’homme devait être jugé en comparution immédiate, au tribunal de Perpignan. Problème : aucun interprète n’était présent lors de son procès, ce qui a permis à son avocat, maître Ouayot, d’obtenir la libération.
L’islamisme et le totalitarisme chinois mènent une guerre à la séparation du politique et du religieux
Dominique Reynié, directeur général de la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol) et qui a dirigé l’ouvrage collectif Le XXIe siècle du christianisme (Éditions du Cerf), a été interrogé dans Le Figaro. Extrait :
[…] Le christianisme est, en effet, l’une des sources majeures de l’idée démocratique. Celle-ci participe d’un entrelacs mêlant Jérusalem, Athènes et Rome, judaïsme, philosophie grecque et droit romain. L’idée d’une condition humaine universelle, d’une égale dignité naturelle, de droits humains fondamentaux, de questionnement critique ne serait pas sans le christianisme. De même la séparation de la religion et de l’État. Le christianisme est une religion propice à la sécularisation. Il faut toutefois distinguer le christianisme comme vision de l’humanité et l’Église comme institution.
Quel est alors le rôle de l’Église dans la démocratie?
En dépit de son histoire contrastée, oppressive et libératrice, l’Église est une source trop méconnue et pourtant déterminante de la civilisation électorale que nous connaissons, à côté du pouvoir communal. Pendant dix siècles, le millénaire médiéval, l’Église catholique et romaine est restée la seule institution où l’élection n’a pas disparu. Les notions d’unanimité, de majorité qualifiée, de pluralité et les techniques électorales qui les produisent et nous sont familières n’ont pas été catapultées jusqu’à nous depuis la démocratie antique. C’est ainsi que l’Église a fortement contribué au triomphe du principe fondamental selon lequel l’autorité ne saurait être légitime sans avoir obtenu le consentement des gouvernés.
Le rejet de la culture chrétienne est, dites-vous, une menace pour la démocratie. Le XXIe siècle sera-t-il celui des modèles autoritaires ou théologico-politiques?
Je soutiens, dans mon texte, que nous sommes aujourd’hui confrontés à deux modèles refusant la séparation du politique et du religieux: d’un côté, l’islamisme, qui porte un projet théologico-politique, y compris au cœur du monde occidental supposé sécularisé ; de l’autre côté, le régime chinois, où la religion est placée sous la direction du Parti communiste et soumise à la répression du pouvoir. Ces deux négations de la séparation menacent la religion autant que la démocratie. Cela s’illustre tragiquement par les persécutions dont sont victimes en Chine les Ouïgours et les chrétiens, mais aussi par celles dont souffrent les chrétiens dans le monde musulman.
Je rappelle dans le livre que, selon l’Index mondial de persécution des chrétiens – la source de référence -, le nombre de chrétiens tués en raison de leur foi a augmenté de 60 % entre 2019 et 2020, passant de 2983 à 4761 individus. La quasi-totalité (91 %) des chrétiens assassinés en 2020 l’ont été sur le continent africain. C’est l’une des conséquences du développement des groupes djihadistes en Afrique subsaharienne. L’islamisme et le totalitarisme chinois mènent à la fois une guerre à la séparation du politique et du religieux et une guerre à la démocratie. Si le christianisme est aujourd’hui la religion la plus persécutée dans le monde, c’est parce qu’elle est une religion de la séparation et, en tant que telle, l’une des conditions d’une société démocratique. Christianisme et démocratie ont destin lié. […]
Marion Maréchal : « Si on continue sur cette mécanique enclenchée, les Français de souche seront minoritaires autour de 2050.»
Marion Maréchal est interrogée par le Livre Noir. Dans cet entretien, elle évoque son parcours, ses idées, ses réflexions, son parcours, sa personnalité : son héritage, ses rencontres marquantes, l’ISSEP / Gramsci et le combat culturel, le Great Reset, le rôle des réseaux sociaux, l’avortement et la liberté de la femme, les grands défis de notre époque, l‘écologie, l‘union des droites…
C’est arrivé un 16 mai…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 16 mai 1003 : élection du pape Jean XVII.
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le 16 mai 1364 : bataille de Cocherel.
La bataille de Cocherel se déroule le 16 mai 1364, près d’Évreux. Elle oppose l’armée française aux ordres de Bertrand du Guesclin, et celle de Charles de Navarre commandée par le captal de Buch. Ce dernier fait le Blocus de Paris par l’ouest de la Seine. Il est appuyé par une armée anglo-gasconne de 6000 hommes, dépêchée par Édouard III d’Angleterre. Les Navarrais ont l’avantage du nombre et des positions (en hauteur).
La victoire de Cocherel est très importante pour le Royaume de France, à trois jours du sacre de Charles V le Sage. Elle permet au jeune Roi de marquer les esprits de ses sujets après le règne catastrophique de son père Jean II le Bon. Il va peu à peu reconquérir tous les territoires perdus. Défait, Charles le Mauvais est privé de ses possessions d’Île-de-France. Bertrand Du Guesclin bat Charles le Mauvais et ses alliés anglais ; il reçoit en récompense le comté de Longueville.
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le 16 mai 1476 : le Roi Louis XI nomme Rohan maréchal de France.
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le 16 mai 1605 : Camille Borghèse devient Paul V.
Voir la chronique du 28 janvier, où il est rappelé que Paul V fait appel aux nations européennes pour faire cesser les persécutions des chrétiens en Extrême Orient ; et qu’il fait achever la basilique Saint-Pierre de Rome. C’est sous son pontificat que sont condamnés les travaux de Galilée. Ce que l’on omet trop souvent de dire, c’est que ce dernier, tire des conclusions des travaux de Copernic (chanoine dont les recherches étaient aussi financées par l’Eglise) ; ces conclusions des observations astronomiques sont théologiques et politiques. Il est aussi reproché à Galilée d’utiliser les textes de la bible pour compenser les déficiences de sa démonstration scientifique. Ce ne sont pas les recherches, qui ont été condamnées, mais les erreurs théologiques et les fautes de raisonnements pas assez scientifiques. C’est d’ailleurs ce que rappelle très justement Jean Sévillia dans son livre : Historiquement incorrect.
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le 15 mai 1703 : décès de Charles Perrault, conteur et homme de lettres français.
Membre de l’Académie française, auteur de textes religieux, chef de file des Modernes dans la Querelle des Anciens et des Modernes, Charles Perrault est l’un des grands auteurs du XVIIe siècle. Il est aussi un important collaborateur de Colbert. L’essentiel de son travail consiste en la collecte et la retranscription de contes issus de la tradition orale française. Il est l’un des formalisateurs du genre littéraire écrit du conte merveilleux : Histoires ou Contes du temps passé, ou Les Contes de ma mère l’Oye qui contiennent les huit contes en prose suivants :
- La Belle au bois dormant
- Le Petit Chaperon rouge
- La Barbe bleue
- Le Maître chat ou le Chat botté
- Les Fées
- Cendrillon ou la Petite Pantoufle de verre
- Riquet à la houppe
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Le Petit Poucet
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le 16 mai 1770 : le Dauphin, futur Louis XVI épouse Marie-Antoinette d’Autriche.
Marie-Antoinette est la quinzième et avant-dernière enfant de l’empereur François Ier et de l’Archiduchesse d’Autriche Marie-Thérèse, et leur plus jeune fille. Après la conclusion d’un traité de paix entre la France et l’Autriche, le mariage entre le Dauphin, le futur Louis XVI, et Marie-Antoinette est décidé. Le 17 avril 1770, Marie-Antoinette renonce officiellement à ses droits et quitte Vienne et le 16 mai elle épouse le Dauphin à Versailles. Elle a 14 ans et Louis XVI, 15 ans.
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le 16 mai 1795 : Traité de la Haye.
Le traité de La Haye met fin à la guerre entre la France et les Provinces-Unies. Les deux pays s’allient et la France place 25 000 soldats sur le sol batave afin de protéger le pays en cas d’attaque anglaise ou prussienne. En échange la république batave doit payer 100 millions de florins et céder Maastricht, Venlo et la Flandre zélandaise à la France.
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le 16 mai 1811 : une armée anglo-hispano-portugaise bat l’armée française de Soult à La Albuera.
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le 16 mai 1843 : le duc d’Aumale prend la smala d’Abd El-Kader.
Durant la conquête d’Algérie, le duc d’Aumale s’empare de la smala de l’émir Abd el-Kader. Il s’agit d’une véritable ville itinérante de 30 000 personnes, essentiellement composée de femmes, d’enfants et de serviteurs. Abd el-Kader passe au Maroc continuer la guerre contre les Français, mais il se rend en 1847.
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le 16 mai 1920 : canonisation de Jeanne d’Arc.
Un ambassadeur extraordinaire a été désigné à Paris pour assister officiellement à la cérémonie du 16 mai, Mr. Gabriel Hanotaux, de l’Académie française, ancien ministre des Affaires étrangères. Plus de 20 000 Français avec à leur tête six cardinaux et soixante-neuf évêques de France, seize évêques missionnaires français et plus de six cents prêtres venus de tous les points du territoire, sont présents. Un descendant de Charles VII, S. A. R. Monseigneur le duc de Vendôme et son épouse sont présents; le cardinal Bégin, archevêque de Québec, avec deux archevêques, trois évêques, une vingtaine de prêtres, a traversé l’océan pour se joindre à la France et prier Jeanne d’Arc avec elle. Benoît XV reconnaît Jeanne d’Arc comme Sainte :
« En l’honneur de la sainte et indivisible Trinité, pour l’exaltation de la foi catholique et pour l’accroissement de la religion chrétienne, par l’autorité de Notre-Seigneur Jésus-Christ, des bienheureux apôtres Pierre et Paul et la Nôtre; après une mûre délibération et ayant souvent imploré le secours divin, de l’avis de nos Vénérables Frères les cardinaux de la Sainte Église Romaine, les patriarches, archevêques et évêques présents dans la ville, Nous décrétons et définissons sainte et Nous inscrivons au catalogue des saints la bienheureuse Jeanne d’Arc, statuant que sa mémoire devra être célébrée tous les ans le 30 mai dans l’Église universelle. »
« O Seigneur tout-puissant qui, pour sauver la France, avez jadis parlé à Jeanne et, de votre voix même, lui avez indiqué le chemin à suivre pour faire cesser les maux dont sa patrie était accablée, parlez aussi aujourd’hui, non seulement aux Français qui sont ici réunis, mais encore à ceux qui ne sont ici présents qu’en esprit, disons mieux, à tous ceux qui ont à cœur le bien de la France. Parlez, Seigneur, et que votre parole soit la bénédiction qui soutienne les évêques, qui facilite aux autorités, dont Nous saluons ici les très dignes représentants, la tâche d’assurer la vraie grandeur de la patrie, qui persuade tout Français de la nécessité de suivre la voix de Dieu, afin qu’après avoir imité Jeanne d’Arc ici-bas, il soit donné à tous de participer un jour à la gloire de l’héroïne devant laquelle Nous avons enfin le bonheur de Nous incliner, en lui disant : Sainte Jeanne d’Arc, priez pour nous ! Sainte Jeanne d’Arc, priez pour votre patrie ! »
Le même jour, le pape reçoit au Vatican le général de Castelnau, avec les sénateurs et députés venus de France, ainsi que la famille de Jeanne d’Arc si pleine de gratitude envers Benoît XV. Ce dernier décède avant de pouvoir proclamer Sainte Jeanne d’Arc seconde patronne de la France. C’est Pie XI, son successeur qui le fait le 2 mars 1922. Il proclame l’Immaculée, sous le vocable de son Assomption, première patronne de notre pays, et sainte Jeanne d’Arc, l’illustre Pucelle d’Orléans, seconde patronne de la France.
Le général (2S) André Coustou porte plainte contre la ministresse Agnès Pannier-Runacher
Du général (2S) André Coustou, l’un des signataires de la première tribune des militaires:
La lettre ouverte rédigée par l’ancien capitaine de gendarmerie Jean-Pierre Fabre-Bernadac n’est ni une pétition, ni une tribune de généraux, ni un appel fantasmé à une quelconque rébellion mais seulement et simplement un SOS lancé au regard d’une situation unanimement reconnue grave. Il est d’ailleurs d’autant plus remarquable qu’elle ait été signée par 60 généraux, de nombreux officiers supérieurs et des milliers de militaires de tous grades.
Si cette lettre avait été rédigée par un des 27000 signataires à ce jour, nul doute que les mots n’eussent pas été les mêmes. Il n’empêche qu’ils ont signé, sans obligation et en toute responsabilité.
Ensuite, une lecture non partisane exclut toute ambiguïté. En effet, le terme « mission » indique bien que l’engagement des militaires d’active dans des conditions que prévoit notre constitution s’effectuerait sous les ordres du chef des armées qu’est le président de la république.
Aussi, les réactions diverses de la part de personnalités politiques et de médias que le bon goût et la fidélité au texte n’étouffent pas laissent froid.
En revanche, on peut déplorer les réactions de plusieurs membres du gouvernement dont la précipitation n’a d’égale que l’approximation, révélant ainsi que la « lettre » avait visé juste. Pourquoi un tel affolement ? Peut-être parce que ceux qui réagissent ainsi savent bien qu’ils ne sont pas étrangers aux causes, non de la lettre, mais de ce qui a motivé la lettre.
Le Premier ministre évoque, avec un sourire narquois « une affaire insignifiante ». Alors, pourquoi tout ce tapage contre-productif au sein de son gouvernement ?
Madame Florence Parly, ministre des armées, dénonce « des irresponsables qui ne représentent qu’eux-mêmes ». Cela fait quand même à ce jour beaucoup d’irresponsables : 27000 signataires dont 60 généraux, plus des militaires d’active qui soutiennent leurs anciens et des dizaines de milliers de civils qui soutiennent les deux déclarations maintenant. Mais, effectivement, chaque signataire n’engage que lui-même.
Le dimanche 2 mai à 9h, sur une radio d’information continue subventionnée par nos impôts, madame Marlène Schiappa, bras droit du ministre de l’Intérieur, évoquait la « tribune de 10 généraux en retraite », alors qu’au même moment, la lettre ouverte écrite par un capitaine avait déjà recueilli plus de 22000 signatures. Une telle énormité ne mérite aucun commentaire.
Et puis, en mal de publicité peut-être, madame Agnès Pannier-Runacher citait « un quarteron de généraux en charentaises ». Un bon mot qui aurait fait sourire les auditeurs des Grosses têtes dont vient sa collègue madame Roseline Bachelot qui peut ainsi lui donner l’adresse pour sa future reconversion. Si tout cela est méprisant, c’est aussi méprisable.
En revanche, ces personnalités politiques en postes de responsabilité ont trop l’habitude de considérer l’armée comme une grande muette disciplinée qu’on fait taire par ce sacro-saint devoir de réserve. Mais elles n’ont pas compris que, si les militaires ont l’obligation de sonner le tocsin, c’est parce qu’ils ont accepté de donner leur vie pour la France qu’ils voient si malmenée.
Aussi est-il inacceptable que quelqu’un qui n’a jamais pris le moindre risque pour sa propre personne se permette, ce qui est extrêmement grave, d’accuser les signataires de cette lettre d’une fallacieuse accusation de complot à l’égard du gouvernement. Ne pas comprendre ce SOS est un déni de réalité. Qu’un membre du gouvernement se conduise comme un quelconque opposant politique dont les extravagantes déclarations lui permettent d’exister est insupportable.
C’est pourquoi, les militaires n’étant pas ce qu’elle croit, le signataire de ces quelques lignes porte plainte pour diffamation à l’encontre de la ministresse Agnès Pannier-Runacher.
Trop, c’est trop!
Général (2S) André Coustou
L’Ascension et les fins dernières
Aymeric Pourbaix reçoit Don Paul Denizot, membre de la communauté Saint-Martin et recteur du sanctuaire Notre-Dame de Montligeon, Frédéric Guillaud, philosophe, ainsi que
Véronique Jacquier, pour évoquer l’Ascension.
Don Paul Denizot :
« La fête de l’Ascension est importante dans le calendrier chrétien car elle fait partie du mystère pascal dans lequel le Christ donne sa vie pour nous, ressuscite, et introduit par son Ascension l’humanité à Dieu. »
Frédéric Guillaud :
« L’enfer c’est un état de l’âme qui se recroqueville sur elle-même, refuse de reconnaître sa faute, sa dépendance à l’égard de Dieu et refuse d’être pardonnée. »
Saint Vincent de Paul: le visage de la charité
Aymeric Pourbaix et ses invités Véronique Jacquier et le Père Jean-François Thomas nous font (re)découvrir les grandes figures qui ont façonné la civilisation judéo-chrétienne. Aujourd’hui, saint Vincent de Paul :
Résistance spirituelle au nazisme – Terres de Mission
“Terres de mission” reçoit Emmanuel Rougier. Ce dernier a édité les souvenirs de sa grand-tante Madeleine Faucaunneau du Fresne, belle figure de la résistance spirituelle au nazisme. Durant l’Occupation, elle contribua à sauver des juifs – notamment son amie l’avocate Yvonne Netter. Elle fut arrêtée par les Allemands et internée, portant l’étoile blanche sur laquelle était inscrit “amie des juifs”.
Puis, le RP Jean-François Thomas, jésuite et auteur de récentes “Méditations sur le rosaire”, parle de cette prière du rosaire et de la dévotion à la Vierge Marie dans l’histoire et à notre époque.
Enfin, Guillaume de Thieulloy propose quelques livres, CD et DVD pour ces temps de confinement.
Redécouvrir le saint sacrifice de la messe
Prêtre de l’Institut du Bon Pasteur et fondateur du Centre Saint-Paul, l’abbé Guillaume de Tanoüarn, docteur en philosophie, vient de publier quelques Méditations sur la messe, 73 pour être précis, reprises de son Metablog. La messe est une initiation à l’amour par le sacrifice. Méditant sur la forme extraordinaire, l’abbé de Tanoüarn aborde l’offertoire, qui a été au coeur des polémiques suite à la réforme liturgique du pape Paul VI :
Avec cet offertoire, nous entrons dans le coeur de la liturgie latine, mais nous y entrons, semble-t-il, sur un malentendu à propos de la nature de cette prière. Pourquoi ce malentendu : c’est une longue histoire…
Disons d’abord que cet offertoire est fait de prières plus récentes que le vénérable canon, dont les prières centrales sont traçables jusqu’au IV ème siècle (le De sacramentis de saint Ambroise) et, pour certains remonteraient au début du IIème siècle. L’offertoire, lui, est “récent” ; dans le langage de l’Eglise, cela signifie qu’il renvoie à des “séries d’oraison”, remontant au IXème ou au Xème, avec une maturation de plusieurs siècles jusqu’au coeur du Moyen âge.
Les experts, dans les années 60, au moment où est né le “nouveau” rite, ont semblé découvrir le caractère tardif de cette prière. Ils se sont montrés défavorablement impressionnés par cette “nouveauté médiévale” et ont cherché à revenir à l’antique, c’est-à-dire à la “secrète”, prière qui aujourd’hui conclut l’offertoire. Voilà ce qui est vraiment antique, remontant pour le moins au pape saint Grégoire le Grand (mort en 610). Voilà qui exprime la présentation des dons : ça on sait ce que c’est. On sait avec quelle solennité, dans certaines liturgies anciennes, cette présentation des dons est opérée au cours d’une procession que marque le chant de l’offertoire. La nouvelle liturgie entend retrouver cet esprit de la présentation des dons : dans les meilleures paroisses, on porte les paniers de quêtes en triomphe jusqu’au choeur…
Le choix liturgique de l’Eglise romaine avait été tout autre. Pour elle, l’offertoire ne renvoie pas à une artificielle présentation des dons (ce que l’on appelle aujourd’hui le pain, fruit de la terre et du travail des hommes, le vin fruit de la vigne et du même travail des hommes), mais à une offrande de soi-même, dans la perspective du renouvellement du sacrifice du Christ : c’est à nouveau à la première personne du singulier (ce que nous avons appelé déjà : “le sujet partagé” le “moi distributif”) que le prêtre, à voix basse – accompagné à sa manière par chaque fidèle, qui peut lire les oraisons ou trouver tel autre mode personnel de prière, ne serait-ce que ce silence liturgique sur lequel nous allons revenir – dit son propre sacrifice intérieur et la manière dont il l’offre à Dieu pour ses innombrables péchés : “Recevez Père saint, Dieu Tout puissant et éternel, cette hostie immaculée que moi votre indigne serviteur, je vous noffre à vous mon Dieu, vivant et vrai pour mes innombrables péchés et offenses et négligences…”.
Moi et Vous : quelle beauté, cette relation à Dieu sur un pied d’égalité, j’oserais dire comme le Christ parlant à son Père dans la prière sacerdotale (Jean XVII) ! Certains érudits parlent d’une anticipation sacrificielle ; le mot me semble mal choisi. Rien n’est “anticipé” dans ce dialogue, entre moi (le prêtre c’est-à-dire ici aussi le baptisé) et Vous mon Dieu vivant et vrai. Avant d’offrir le sacrifice du Seigneur selon son commandement explicite (“vous ferez cela en mémoire de moi”) le prêtre s’offre lui-même et se purifie par le rite du lavabo. Il va prendre dans ses mains indignes le corps et le sang du Seigneur. De façon absolument opportune et non anticipée, il se purifie au préalable, en offranr son propre sacrifice, comme tous ceux qui offrent le sacrifice d’eux-mêmes avec lui, avant qu’ils ne communient au sacrifice du Seigneur…
C’est le grand changement opéré dans la liturgie post-conciliaire par des experts qui avaient une vision archaïsante et historiciste de la liturgie. Au lieu d’accueillir la tradition vivante de leur Eglise romaine, et ces magnifiques oraisons sacrificielles, ils ne les ont pas comprises, ils ont en ce point sciemment rompu avec cette tradition vivante et ils ont été chercher d’autres liturgies, plus anciennes, en l’occurrence antérieures au christianisme, et théologiquement forcément moins expressives, que la liturgie romaine traditionnelle, quitte à créer de toutes pièces les paroles du Nouvel offertoire, reconstitution purement moderne d’un rite de bénédiction, la berakoth juive.
Pour faire bonne mesure dans la disqualification de l’ancien offertoire, beaucoup de savants auto-proclamés, répétant des augures comme le Père Josef Andreas Jungmann, ont accusé ce texte de faire double-emploi. L’offertoire pour eux est un doublon de la consécration. Pourquoi ? Parce qu’il est sacrificiel comme elle. Dans les années 60, des revues liturgiques comme La Maison Dieu utilisent à longueur de temps ces expressions, absurdes, comme nous venons de le voir, mais qui légitimaient la grande aspiration à la réforme, c’est-à-dire à tout changer. Je me souviens du moment où j’ai redécouvert la messe traditionnelle, et où, lisant le Père Roguet et son best seller (à l’époque) sur la messe, dans lequel je découvrais ce mauvais procès fait à l’offertoire traditionnel, je me disais simplement en moi même : mais justement je les aime beaucoup moi ces prières qui font doublon… – Pourquoi ? -Parce qu’elles ne font pas doublon justement. […]
Voici un autre extrait, sur la communion du prêtre :
Mgr Wintzer déclarait récemment : “Le prêtre n’est pas un homme sacré. L’évêque non plus. Nous sommes des personnes qui ont été appelées pour un service, pour une mission” (RCF 8 mars 2019 cité par Cyril Farret d’Astié, Essai sur les 50 ans du missel de Paul VI p. 176).
C’est vrai ; Mgr Wintzer a en partie raison sur le service, mais il a tort sur le sacré. Le prêtre doit obéissance à l’Eglise car par sa fonction vis-à-vis des sacrements, il construit l’Eglise. Il est ministre au service de ceux qui ont besoin de ses services. Son rôle n’a rien d’original ou de personnel, il doit s’effacer pour donner les sacrements ou les laisser donner par un autre prêtre. Mais c’est bien lui qui les donne, c’est lui qui a pouvoir de consacrer le pain et le vin et de pardonner les péchés au nom du Seigneur, c’est lui qui baptise de façon ordinaire (lui ou le diacre), c’est lui qui bénit les mariages en en validant les deux ministres (lui ou le diacre), c’est lui qui donne le sacrement des malades comme le stipule l’épitre de saint Jacques en son chapitre 5, et quel rôle d’accompagner les fidèles jusqu’à la mort ! Mais ces rôles du prêtre, ces différentes fonctions, il ne les remplit que parce qu’au nom du Seigneur, il accomplit son sacrifice “pour la rémission des péchés”. Avant même d’appartenir à une structure, si sainte soit-elle, le prêtre est ainsi vraiment l’homme de la messe, come l’avait bien compris Mgr Lefebvre : c’est l’homme qui vit ce qu’il célèbre : Imitamini quod tractatis ! Imitez ce que vous faites a-t-il entendu le jour de son ordination. Vivez ce sacrifice que vous portez dans vos mains. Communiez y, ou pour parler comme l’Ecole française de spiritualité : soyez en état de communion. Qu’à tout instant on puisse dire : sa générosité est celle du Christ. Elle nous fait penser au Christ.
Ainsi le prêtre, communiant au Christ, n’est pas un simple instrument. La conception instrumentale du sacerdoce, en vogue dans les années 50, est insuffisante. Il est l’homme qui vit le sacrifice du Christ, en communiant chaque fois qu’il le célèbre à ce sacrifice auquel il s’identifie. Ainsi peut-on dire qu’il n’est pas seulement instrument, mais aussi continuateur de Jésus Christ, achevant son sacrifice (“ce qui manque à la passion du Christ” dit saint Paul), en l’accomplissant jusque dans sa personne. C’est en ce sens que l’on peut comprendre le célibat du prêtre du point de vue spirituel. Le prêtre ne prie pas seulement avec des mots, il prie avec sa vie offerte en union et continuation de l’offrande du Christ. Le célibat est une participation, une communion au sacrifice du Christ. En ce sens chaque prêtre ajoute quelque chose à Jésus Christ, dans la manière particulière (unique) qu’il a de le vivre ou de communier à son mystère.
Vous me direz : ce que j’écris là est valable pour tout laïc : c’est vrai. Mais pour le prêtre cela vient de son office. Non pas d’une grâce particulière qui peut toucher effectivement n’importe quelle âme, mais cela vient de ce qu’il est et de ce qu’il ne peut pas perdre : le caractère ineffaçable par lequel il est uni, par lequel il communie fraternellement au Christ. Il n’a pas besoin de se poser des questions ; comme prêtre, communiant au Christ ex officio, il est dans sa lumière et ne peut en sortir que par effraction.
On peut aussi penser que c’est pour cela que, dans la tradition catholique, seul le prêtre communie sous les deux espèces du corps et du sang du Christ. Il est seul le communiant par excellence, alter Christus, sa communion au Christ est non seulement son être même (comme on peut le dire de n’importe quel bon chrétien), mais sa fonction sacrificielle (officium dit Cajétan), fonction qui le définit pour le temps et pour l’éternité.
150 ans de la Commune, l’approche du Club des Hommes en Noir
Cette semaine, le Club des Hommes en Noir, composé du Père Jean-François Thomas, de l’abbé Celier, de l’abbé Barthe et de Guillaume de Thieulloy, sous la direction de Philippe Maxence aborde la question de la Commune.
Chartreuse verte ou jaune ? Quelles différences et comment choisir ?
La Chartreuse Verte et la Chartreuse Jaune sont deux liqueurs préparées par les moines du Monastère de la Grande Chartreuse, depuis des siècles, dans le secret… Mais pour ceux qui veulent les découvrir et y goûter, il est parfois dur de choisir, et les questions sont nombreuses ! Alors à défaut de prendre les deux, voici quelques infos pour y voir plus clair : Divine Box vous explique tout, c’est parti !
Le jeu des 6 différences !
Découvrons ensemble ce qui distingue la Chartreuse Verte de la Chartreuse Jaune. Certaines éléments sont historiques (pour briller en société), d’autres sont gustatifs et vous aideront à choisir ce qui vous convient le mieux !
- La date de création. Même si les deux recettes sont issues du parchemin de la recette originale de l’élixir végétal de la Grande Chartreuse (1737), la Verte et la Jaune n’ont pas été élaborées en même temps. En effet, la Verte a été fabriquée pour la première fois en 1764, alors que la Chartreuse Jaune a été créée en 1838.
- Les ingrédients. En fait, la Chartreuse Verte et la Chartreuse Jaune sont fabriquées avec les mêmes plantes, mais dans des proportions différentes ! Hélas, c’est tout ce qu’on peut savoir sur la composition de ces fameuses liqueurs, car les moines gardent très secrètement leur recette. Cliquez ici pour en savoir plus sur le secret des recettes des pères Chartreux
- La couleur. Evidemment ! La Verte a même donné son nom à une couleur : le « vert chartreuse » ! Dingue non ? Ce vert exceptionnel serait dû à la chlorophylle présente dans la composition des plantes. La Jaune, elle, tiendrait sa couleur naturelle du safran présent dans sa composition (mais bien sûr, tout ça n’est qu’une supposition, puisqu’on ne connaît pas la recette !)
- Le degré d’alcool. La Verte est plus forte, et titre à 55% vol, alors que la Jaune est plus légère et titre à 40% vol. Des liqueurs puissantes, donc, à consommer avec sagesse
- Les arômes. La Chartreuse Verte est très herbacée et dégage des notes de menthe, de poivre, d’anis, de citron et de gingembre, tandis que la Chartreuse Jaune a un goût plus doux, moelleux et sucré, et révèle des parfums de fleurs, miel et épices. De quoi vous aider à choisir selon vos goûts !
- La réputation. Aujourd’hui, c’est la Chartreuse Verte qui connaît le plus de succès (elle représente 70% de la production de la distillerie !), donc si vous voulez “assurer”, préférez la Verte. Mais il n’en a pas toujours été ainsi : à sa création au XIXe siècle, la Chartreuse Jaune avait plus de succès que la Chartreuse Verte. Elle se trouvait sur toutes les plus grandes tables d’Europe, y compris celle du tsar de Russie ! Donc si vous voulez “étonner” un peu, tentez donc la Jaune !

Seuls deux moines connaissent la recette originale des chartreuses, qu’ils fabriquent dans ces caves ! – © Monastère de la Grande Chartreuse
Et si vous n’arrivez pas à choisir ?
Dans ce cas là, prenez les deux, tiens !
Plus sérieusement :
- les deux peuvent se combiner en cocktails ensemble : 1) une “Episcopale” avec ⅓ de Verte et ⅔ de Jaune, ou bien 2) une “Cardinale” avec ⅔ de Verte et ⅓ de Jaune
- la Verte et la Jaune peuvent se combiner dans des cocktails. Le plus fameux est le “Chartreusito” (équivalent du Mojito, mais avec de la Chartreuse), mais il en existe plein d’autres ! Cliquez ici pour découvrir des cocktails avec de la Chartreuse
Où acheter ces chartreuses ?
Pour vous procurer les produits des Pères Chartreux, le mieux est bien sûr de leur rendre visite sur place ! Non loin de Grenoble, voici leur adresse : Monastère de la Grande Chartreuse, 428 Couvent de Grande Chartreuse, 38380 Saint-Pierre-de-Chartreuse.
Mais si vous ne pouvez pas vous y rendre ou que la situation vous en empêche, vous pouvez également acheter en ligne la Chartreuse Verte, ou bien la Chartreuse Jaune sur le site de nos amis de chez Divine Box.
C’est arrivé un 15 mai…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 15 mai 884 : décès du pape Marin 1 er.
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le 15 mai 1364 : les restes mortels de Jean II le Bon ont été ramenés de Londres.
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le 15 mai 1506 : début des Etats Généraux.
Ils durent du 15 au 21 mai 1506 à Tours, et proclament Louis XII « Père du Peuple ». Ce titre lui est donné parce qu’il a diminué la taille, impôt payé par les roturiers. A la demande du Roi, ils annulent toutes les clauses du traité de Blois, concernant le mariage projeté de sa fille Claude de France avec Charles de Luxembourg, le futur Charles Quint. Le Roi peut alors fiancer Claude, héritière du duché de Bretagne, à François d’Angoulême, héritier présomptif du royaume, et futur François 1er, contre la volonté de la duchesse en titre et contre l’esprit de leur contrat de mariage. Cette union des deux héritiers sera une étape décisive de l’union de la Bretagne à la France.
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le 15 mai 1561 : le Roi Henri II libère la ville de Boulogne des Anglais.
Dans son livre La Vierge Marie dans l’histoire de France page 125, le marquis de la Franquerie raconte comment Henri VIII d’Angleterre, ayant pris Boulogne par traîtrise, du temps de François 1er, se voit reprendre la ville par Henri II, le 15 mai 1550.
Les Anglais avaient pillés la ville en particulier la Basilique de Notre Dame, lieu de pèlerinage des Rois de France où se trouvait une statue miraculeuse de la Vierge. La garnison anglaise, où avait été emportée et profanée la statue hors de France, a été décimée par la peste.
Le Roi réalise son vœu, fait deux ans auparavant, et dépose, à la libération de la ville, une statue de Notre Dame en argent massif pour remplacer la statue volée. Ses dons et ceux de Catherine de Médicis permettent de restaurer le temple et de reconstituer le trésor de la Basilique.
Le Roi Henri II de France réussit même à récupérer la statue de la Ste Vierge des mains du roi anglais ; il obtient du pape que Boulogne devienne un évêché et que le sanctuaire soit élevé au rang de cathédrale. Grace au Roi les pèlerinages à Notre Dame de Boulogne reprennent.
Tout ce qui reste de la statue miraculeuse de Notre-Dame de Boulogne, détruite par la fureur des révolutionnaires
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le 15 mai 1561 : sacre du Roi Louis Charles IX à Reims.
Voir les chroniques des 05 et 30 mai, du 27 juin et du 24 août.
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le 15 mai 1610 : le Roi Louis XIII vient au Parlement de Paris.
Devant les dignitaires du royaume et les princes du sang par un “lit de justice” il officialise la Régence de Marie de Médicis, sa mère.
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le 15 mai 1681 : le Canal Royal du Languedoc est inauguré, avec bénédiction des bateaux.
Le canal du Midi est un canal français qui relie la Garonne à la mer Méditerranée. Commencé en 1667, le Canal du Midi est inauguré en 1681. Il est le fruit d’hommes exceptionnels : le Roi Louis XIV, le Ministre Colbert, l’inventeur et percepteur Pierre Paul Riquet, le Commissaire Général des Fortifications Vauban.
C’est le commerce du blé qui en motive la construction du canal. Par un édit royal d’octobre 1666, Colbert autorise les travaux ; le chantier dure de 1666 à 1681. Le canal du Midi est l’un des plus anciens canaux d’Europe encore en fonctionnement.
D’abord nommé « canal royal en Languedoc », les révolutionnaires le rebaptisent en « canal du Midi » en 1789. Il est considéré par ses contemporains comme le plus grand chantier du XVIIe siècle. Avec le canal latéral à la Garonne, il est aussi dénommé « canal des Deux-Mers » car il fournit une voie navigable de l’océan Atlantique à la mer Méditerranée. Il a été prolongé par le canal du Rhône à Sète.
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le 15 mai 1702 : l’Angleterre déclare la guerre à la France.
L’Angleterre déclare la guerre à la France, ce qui déclenche la guerre de Succession d’Espagne, qui durera jusqu’en 1713.
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le 15 mai 1756 : début de la guerre de Sept Ans.
Le début de la guerre est généralement daté du 29 août 1756, jour de l’attaque de la Saxe par Frédéric II. Cependant, l’affrontement débute plus tôt dans les colonies d’Amérique du Nord. Pour l’Angleterre de William Pitt, alors Premier ministre, la victoire passe par la conquête de la Nouvelle-France et plus particulièrement du Canada. Il y dépense des sommes colossales. Cette conquête va coûter deux milliards de livres Tournois (françaises) à l’Angleterre. Benjamin Franklin a estimé qu’il eût été moins cher d’acheter la Nouvelle-France que de la conquérir.
La Guerre de Sept ans voit s’affronter la France, l’Autriche, la Russie, la Saxe, la Suède et l’Espagne, contre la Grande-Bretagne, la Prusse et le Hanovre. Se déroulant sur toute la planète, elle préfigure la première guerre mondiale. Elle marque la naissance de l’Empire britannique et la fin du premier empire colonial français.
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le 15 mai 1768 : la République de Gênes cède ses droits sur la Corse à Louis XV, par le Traité de Versailles.
Depuis près de trente ans, les indépendantistes luttent ouvertement contre Gênes, qui ne parvient à se maintenir que grâce à l’aide française. La France obtient par ce traité l’administration de la Corse pour dix ans, moyennant le remboursement des frais par Gènes. Cette dernière, incapable de payer l’intervention militaire française en Corse, abandonne l’île à la France. Dès 1769, la France entreprend une campagne victorieuse contre les indépendantistes corses (chronique du 9 mai).
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le 15 mai 1779 : Bonaparte rentre à l’Ecole royale militaire de Brienne, sur recommandation de De Marbeuf, gouverneur de la Corse.
L’Ecole Royale de Brienne a été fondée à partir de cadres et d’élèves venus du Prytanée Royal Militaire en 1776.
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le 15 mai 1871 : le pape Pie IX rejette la loi des Garanties par l’encyclique Ubi nos.
Voir la chronique du 13 mai.
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le 15 mai 1891 : le pape Léon XIII publie de l’encyclique « Rerum Novarum ».
Poussé par un certains nombre de catholiques, qui luttent contre la gauche républicaine pour adoucir les conditions de vie des ouvriers en France – La Tour du Pin, A. de Mun etc. –le pape dénonce la concentration des richesses entre les mains de quelques-uns, mais aussi la prétention des socialistes à vouloir supprimer la propriété.
- le 15 mai 1931 : le pape Pie XI condamne la mainmise du parti fasciste sur la jeunesse et publie l’encyclique “Quadragesimo Anno” sur les droits des travailleurs.
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le 15 mai 1949 : canonisation de Jeanne de Lestonnac, religieuse française du XVIIe siècle, par le pape Pie XII.
Mère de famille nombreuse devenue très tôt veuve elle se consacre à l’éducation des jeunes filles et fonde une congrégation religieuse féminine de spiritualité ignacienne, la Compagnie de Marie-Notre-Dame, (cf. la chronique du 2 février).
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le 15 mai 1958: allocution du général Salan devant le comité de salut public, au du Gouvernement général d’Alger.
Il la conclut par : “Vive la France, vive l’Algérie française, vive le général De Gaulle !”.
A Paris, De Gaulle déclare par communiqué : “Je me tiens prêt à assumer les pouvoirs de la République”.
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le 15 mai 1961 : Jean XXIII publie l’Encyclique “Mater et magistra” sur la question sociale.
Vos données enregistrées par votre Carte Vitale sont automatiquement collectées
Dans un entretien sur RTL, Elise Lucet révèle la découverte des équipes de Cash Investigation concernant la Carte Vitale, dans un numéro qui sera diffusé le 20 mai sur France 2. Elise Lucet affirme que nos données personnelles seraient transmises à des sociétés par le biais de la Carte Vitale ! C’est en fouillant dans les dossiers de la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) que Linda Bendali, membre de l’équipe, aurait fait cette découverte :
“Elle est tombée sur cette autorisation de la CNIL qui a été donnée à une société privée qui est juste le leader mondial des data de santé dans le monde qui s’appelle IQVIA, et donc IQVIA a eu l’autorisation de passer un partenariat avec les pharmacies ce qui fait qu’à chaque fois que vous présentez votre carte vitale dans une pharmacie, toutes les données de ce que vous achetez médicaments ou parapharmacie, absolument tout, va dans un logiciel”.
IQVIA est une multinationale américaine au service des industries combinées de la technologie de l’information sur la santé et de la recherche clinique. Elle est un fournisseur de services de développement biopharmaceutique et d’externalisation commerciale, principalement axés sur les essais cliniques et les services de laboratoire et d’analyse associés, y compris les services de conseil. IQVIA s’appuie sur les bases de données, sur son expertise et sur ses outils d’analyse pour apporter des services et des solutions de conseil aux acteurs du système de santé. Grâce à l’utilisation de méthodes telles que l’intelligence artificielle, IQVIA cherche à contribuer au développement de la médecine de demain.
Voilà une information qui vient confirmer le dernier ouvrage de Philippe de Villiers, qui estime que les géants du numérique ont profité de la crise sanitaire pour nous numériser, imposer leurs algorithmes et le contrôle total. Et il faudrait avoir confiance dans le pass sanitaire, l’application anti-covid, les QR codes… ?
Démographie aux Etats-Unis : les Etats républicains gagnent des sièges
Les résultats du dernier recensement – réalisé tous les dix ans – publié le mois dernier aux Etats-Unis montrent que le pays compte officiellement un peu plus de 331 millions d’habitants. Le nombre de naissance a chuté en 2020 de 4%.
Cette évolution démographique a des conséquences politiques. Chaque État américain dispose d’un nombre d’élus à la Chambre des représentants proportionnel à sa population. Ainsi quand un État voit sa population baisser, il perd du poids politique. La Californie et l’État de New York, Etats démocrates, ont perdu un élu à la Chambre. Côté républicain, le Texas gagne deux sièges, tandis que La Floride, la Caroline du nord, le Colorado, le Montana et l’Oregon gagnent chacun un siège.
Cette nouvelle donne bouge un peu les lignes pour les élections parlementaires de novembre 2022.
La famille est reconnue comme un élément fondamental dans plus d’une centaine de constitutions nationales
L’Organisation Internationale pour la Famille a fourni la déclaration suivante, cosignée par des organisations du monde entier, aux ambassadeurs des Nations Unies pour commémorer la Journée Internationale des Familles le 15 mai :
La célébration de la Journée Internationale des Familles 2021, alors que la pandémie mondiale continue de faire des ravages nous rappelle l’avertissement de l’ambassadeur Michael Novak concernant une menace potentiellement plus inquiétante : “Tout au long de l’histoire, les nations ont été capables de survivre à de multitude de catastrophes – invasions, famines, tremblements de terre, épidémies, dépressions – mais elles n’ont jamais été capables de survivre à la désintégration de la famille”.
L’ambassadeur Novak a ensuite expliqué pourquoi la désintégration de la famille serait si désastreuse : parce que “les rôles d’un père et d’une mère, et des enfants par rapport à eux, constituent le centre absolument critique de la force sociale.” Ou, comme exprimé dans la déclaration du Vatican Charte des Droits de la Famille, “la famille est fondée sur le mariage, cette union intime de la vie dans la complémentarité entre un homme et une femme” et, en tant que “société naturelle, elle existe avant l’État ou toute autre communauté, et possède des droits inhérents et inaliénables”.
Cette vérité intemporelle sur la famille est aussi ancienne que la race humaine, comme l’atteste le premier chapitre de la Genèse : “Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa ; homme et femme il les créa. Et Dieu les bénit, et Dieu leur dit : Soyez féconds, multipliez, et remplissez la terre.” La bénédiction divine sur l’union conjugale de l’homme et de la femme s’étend au-delà d’eux, car une telle famille, dit le pape François, crée l’environnement optimal “pour la croissance et le développement émotionnel de l’enfant” et aboutit à “un bien unique, naturel, fondamental et beau pour les personnes, les familles, les communautés et les sociétés.”
Il n’est pas étonnant que l’historien Will Durant ait salué Confucius comme le plus grand penseur du monde pour son intuition selon laquelle le monde ne pouvait être mis “en ordre” sans mettre d’abord en ordre la famille. Il n’est pas étonnant que lorsque les sages rédacteurs de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme cherchaient à mettre de l’ordre dans le monde après la guerre la plus dévastatrice de l’histoire, ils ont reconnu le rôle fondateur et indispensable de la famille, seule unité de groupe possédant des droits humains : “La famille est l’élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l’État.” Il n’est pas étonnant que la famille soit également reconnue comme un élément fondamental dans plus d’une centaine de constitutions nationales, dont certaines reprennent le langage de la Déclaration Universelle tandis que d’autres utilisent des descriptions de la famille telles que :
- “la base de la société” (Bahreïn)
- “la base fondamentale de la société” (El Salvador)
- “l’élément fondamental et la base de toute société” (Cap-Vert)
- “le noyau de la société” (Qatar)
- “le noyau fondamental de la société” (Chili, Bolivie, Nicaragua)
- “le noyau de base de l’organisation sociale” (Angola)
- “l’institution de base de la société” (Colombie)
- “la structure de base de la société” (Tunisie)
- “l’unité primaire de la société” (Ouzbékistan)
- “la genèse primaire et fondamentale des valeurs spirituelles et morales de la société et de l’État” (Guatemala)
- “l’unité fondamentale de la société et le principal centre de croissance et d’édification de [the] l’être humain” (Iran)
- “l’élément naturel et fondamental de la société” (Seychelles)
- “le constituant naturel et fondamental de la société” (Moldavie)
- “le groupe d’unité naturell primaire et fondamentale de la société, et une institution morale possédant des droits inaliénables et imprescriptibles, antécédents et supérieurs à toute loi positive” (Irlande)
- “le pilier fondamental de la société” (Afghanistan)
- “la pierre angulaire de la préservation et du progrès de la Nation” (Grèce)
- “le fondement naturel de la société humaine” (Cameroun)
- “le fondement naturel et moral de la communauté humaine” (Niger)
- “le fondement de la société”, basé sur “l’union stable d’un homme et d’une femme” (Paraguay)
- “le fondement de la société”, basé sur “l’institution du mariage entre un homme et une femme” (République Dominicaine)
- “la base de la survie de la nation”, fondée sur “l’institution du mariage comme l’union d’un homme et d’une femme” (Hongrie)
Il n’est pas étonnant non plus que, comme l’a averti l’ambassadeur Novak il y a près de cinquante ans, la désintégration de la famille soit synonyme de désastre. Son avertissement n’a jamais été aussi opportun, car une telle catastrophe nous regarde maintenant en face. “Le mariage et la famille sont en crise”, a déclaré le pape François. “Cette révolution des mœurs et de la morale a souvent brandi le drapeau de la liberté, mais en fait elle a apporté la dévastation spirituelle et matérielle à d’innombrables êtres humains.”
Ou, selon les termes de la sociologue Gabriele Kuby, il s’agit de la “destruction de la liberté au nom de la liberté”, le “bien étant appelé mal et le mal étant appelé bien”, le tout faisant partie d’une “révolution sexuelle mondiale” qui “concerne tout le monde, hommes et femmes, jeunes et vieux, notre existence personnelle et l’avenir de la société” et “atteint chaque foyer et chaque cœur. Il n’y a pas de territoire neutre auquel nous puissions échapper”, car elle “augmente d’un jour à l’autre sa vitesse et la férocité de son attaque contre les libertés démocratiques.” Utilisant “l’art du discours trompeur”, la révolution se présente sous la bannière des “droits” et prétend lutter contre la “discrimination”, tout en lançant en réalité une campagne éclair de discrimination contre les droits de l’unité de groupe naturelle et fondamentale de la société, la famille.
Il s’agit de l’ultime trahison des principes fondateurs des Nations Unies, qui sont elles-mêmes devenues la proie ” d’individus et d’ONG influents qui poussent à l’action “. [la révolution] mise en œuvre au niveau mondial”, comme l’explique Kuby : “En l’espace de quelques décennies, l’ONU est devenue une institution qui utiliserait son pouvoir et ses ressources pour changer l’image de l’humanité telle que déclarée par les Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et de remplacer les valeurs morales universelles par des “valeurs” postmodernes relativistes comme fondement de la culture….. Aujourd’hui, l’ONU et ses puissantes sous-organisations luttent pour la dissolution de l’identité sexuelle des hommes et des femmes [et] l’élimination du mariage et de la famille”.
Quelle que soit l’étiquette – par exemple “santé et droits sexuels et reproductifs”, “orientation sexuelle et identité de genre” ou “éducation sexuelle complète” – toute politique ou programme qui sape la famille et les valeurs qui la soutiennent doit être dénoncé et combattu. Alors que les nations s’efforcent de se vacciner contre un virus dangereux et souvent mortel, nous demandons à tous de se protéger contre un ennemi potentiellement plus dangereux qui cherche à détruire les fondements mêmes de la société. Honorer l’obligation conventionnelle du Pacte International Relatif aux Droits Economiques, Sociaux et Culturels de fournir à la famille “la protection et l’assistance la plus large possible” pourrait bien être la chose la plus importante qu’une nation puisse faire pour elle-même et pour le reste de l’humanité.
En cette période critique où le danger est sans précédent, nous recommandons les mots de deux leaders religieux : “De tous côtés, la famille est attaquée. Beaucoup se demandent si l’institution est toujours nécessaire. Notre réponse est certaine. S’il y a un espoir pour l’avenir des nations, cet espoir réside dans la famille” (Président Russell M. Nelson). “Chaque menace pour la famille est une menace pour la société elle-même…. L’avenir de l’humanité passe par la famille. Protégez donc vos familles ! Voyez en elles le plus grand trésor de votre pays et nourrissez-les toujours” (Pape François).
International Organization for the Family
Centre pour la Famille et les Droits de L’homme
Familles Unies Internationales
Alliance Latino-Américaine pour la Famille
Association des Familles Américaines de New York
Groupe de Pression FamilyPolicy.RU, Russie
Family Policy Institute, Afrique du Sud
Family First, Nouvelle-Zélande
Institut Ruth
CitizenGo, Espagne
Provive, Venezuela
Fondation Novae Terrae, Italie
Fédération pour la Paix Universelle
Eglise de la Ferrière-de-Flée : Mgr Delmas appelle à trouver une solution
Suite aux très nombreuses réactions suscitées par le projet de la mairie de Segré-en-Anjou-Bleu de déconstruire l’église de la Ferrière-de-Flée, Mgr Emmanuel Delmas a souhaité prendre la parole sur RCF vendredi 14 mai afin de clarifier les propos de son dernier communiqué du 10 mai.
« Ces réactions, je les entends et de plus, je les partage. Personne ne peut rester indifférent à la perspective qu’une église disparaisse ».
« Les églises sont les témoins d’une histoire, le produit du travail de nombreuses personnes. Un héritage reçu dont nous devons faire tout notre possible pour le transmettre aux générations futures ».
Abordant plus spécifiquement l’église de la Ferrière-de-Flée, Mgr Delmas a souhaité revenir sur la phrase de son communiqué du lundi 10 mai en reconnaissant « une formulation pas satisfaisante ». Il déclare aussi qu’« aucune décision définitive n’a été prise de la part du diocèse » à propos de cette église. L’évêque appelle aussi tous les responsables –de la mairie, du diocèse et de la protection du patrimoine-
« à poursuivre le travail commun afin de trouver une solution recevable et respectueuse de tous et si, éventuellement, il n’était pas possible de conserver l’église, je tiens absolument à ce qu’il existe une possibilité pour les habitants du lieu de pouvoir continuer à se rassembler pour prier ».
Pape François : “une société qui n’accueille pas la vie cesse de vivre”. “Nous avons besoin d’une politique qui encourage la naissance”
Le pape François a ouvert, vendredi 14 mai, des États généraux de la natalité organisés par des associations italiennes. Dans son discours, il a déclaré (ici en anglais) :
“[…] Je tiens à remercier tous ceux qui réfléchissent aujourd’hui à la question urgente de la natalité, qui est fondamentale pour inverser la tendance actuelle et relancer l’Italie, en commençant par la vie, en commençant par l’être humain. Et il est bon que vous fassiez cela ensemble, en impliquant les entreprises, les banques, la culture, les médias, le sport et le divertissement. En réalité, il y a beaucoup d’autres personnes ici avec vous: il y a surtout les jeunes qui rêvent. Les données indiquent que la plupart des jeunes veulent avoir des enfants. Mais leurs rêves de vie, bourgeons de renaissance pour le pays, se heurtent à un hiver démographique encore froid et sombre: seule la moitié des jeunes croient pouvoir avoir deux enfants au cours de leur vie.
L’Italie a ainsi eu pendant des années le plus petit nombre de naissances d’Europe, dans ce qui est en train de devenir le vieux continent non plus à cause de sa glorieuse histoire, mais à cause de son âge avancé. Ce pays qui est le nôtre, où chaque année c’est comme si une ville de plus de deux cent mille habitants disparaissait, a atteint en 2020 le plus bas nombre de naissances depuis l’unité nationale: non seulement à cause de Covid, mais à cause d’une tendance continue et progressive à la baisse , un hiver de plus en plus rude.
Pourtant, tout cela ne semble pas encore avoir retenu l’attention générale, qui se concentre sur le présent et l’immédiat. Le président de la République a réitéré l’importance de la natalité, qu’il a définie comme “ le point de référence le plus critique de cette saison ”, affirmant que “ les familles ne sont pas le tissu conjonctif de l’Italie, les familles sont l’Italie ” (Audience avec le Forum de Associations familiales, 11 février 2020). Combien de familles ces derniers mois ont dû faire des heures supplémentaires, partageant leur maison entre le travail et l’école, les parents agissant comme enseignants, informaticiens, ouvriers, psychologues! Et combien de sacrifices sont exigés des grands-parents, véritables bouées de sauvetage des familles! Mais pas seulement cela: ils sont la mémoire qui nous ouvre sur l’avenir.
Pour que l’avenir soit bon, il faut donc prendre soin des familles, en particulier des jeunes familles, qui sont en proie à des inquiétudes qui risquent de paralyser leurs projets de vie. Je pense à l’incertitude du travail, aux peurs causées par les coûts de plus en plus inabordables de l’éducation des enfants: ce sont des peurs qui peuvent engloutir l’avenir, des sables mouvants qui peuvent couler une société. Je pense aussi, avec tristesse, aux femmes au travail qui sont découragées d’avoir des enfants ou qui doivent cacher leur grossesse. Comment est-il possible qu’une femme ait honte du plus beau cadeau que la vie puisse offrir? Pas la femme, mais la société devrait avoir honte, car une société qui n’accueille pas la vie cesse de vivre. Les enfants sont l’espoir qui fait naître un peuple! Enfin, en Italie, il a été décidé de transformer en loi une allocation, définie comme unique et universelle, pour chaque enfant qui naît. J’exprime ma reconnaissance aux autorités et j’espère que cette allocation répondra aux besoins concrets des familles, qui ont fait et font tant de sacrifices, et marquera le début des réformes sociales qui placent les enfants et les familles au centre. Si les familles ne sont pas au centre du présent, il n’y aura pas d’avenir; mais si les familles recommencent, tout recommencera.
Je voudrais maintenant me pencher sur ce nouveau départ et vous proposer trois réflexions qui, je l’espère, seront utiles en vue d’un printemps espéré, qui nous sortira de l’hiver démographique. La première pensée tourne autour du mot cadeau. Chaque don est reçu et la vie est le premier cadeau que chacun de nous a reçu. Personne ne peut se le donner. Tout d’abord, il y avait un cadeau. C’est un «avant» que nous oublions au cours de notre vie, toujours résolus à regarder vers «l’après», vers ce que nous pouvons faire et avoir. Mais avant tout, nous avons reçu un cadeau et nous sommes appelés à le transmettre. Et un enfant est le plus beau cadeau pour tout le monde et vient en premier. A un enfant, à chaque enfant, est attaché ce mot: d’abord. Tout comme un enfant est attendu et aimé avant sa naissance, nous devons donner la priorité aux enfants si nous voulons revoir la lumière après le long hiver. Au lieu de cela, «une baisse de la natalité, qui conduit à un vieillissement de la population, associée à la relégation des personnes âgées à une existence triste et solitaire, est une manière subtile de dire que tout tourne autour de nous, que nos préoccupations individuelles sont la seule chose qui compte »(Lettre encyclique Fratelli tutti, 19). Nous avons oublié la primauté du don – la primauté du don! -, le code source de la vie commune. Cela s’est produit surtout dans les sociétés les plus riches et les plus consuméristes. En effet, on voit que là où il y a plus de choses, il y a souvent plus d’indifférence et moins de solidarité, plus de clôture et moins de générosité. Aidons-nous les uns les autres à ne pas vous perdre vous-mêmes dans les choses de la vie, pour redécouvrir la vie comme le sens de toutes choses.
Aidons-nous les uns les autres, chers amis, à redécouvrir le courage de donner, le courage de choisir la vie. Il y a une phrase de l’Évangile qui peut aider n’importe qui, même ceux qui ne croient pas, à orienter leurs choix. Jésus dit: «Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur» (Mt 6, 21). Où est notre trésor, le trésor de notre société? Chez les enfants ou dans les finances? Qu’est-ce qui nous attire, la famille ou le revenu? Il faut avoir le courage de choisir ce qui vient en premier, car c’est là que le cœur est lié. Le courage de choisir la vie est créatif, car il n’accumule ni ne multiplie ce qui existe déjà, mais ouvre à la nouveauté, aux surprises: toute vie humaine est une vraie nouveauté, qui ne connaît ni avant ni après dans l’histoire. Nous avons tous reçu ce don irremplaçable et les talents que nous avons servent à transmettre, de génération en génération, le premier don de Dieu, le don de la vie.
Cette «transmission» renvoie à la seconde pensée que je voudrais vous proposer. Il tourne autour du mot durabilité, un mot clé pour construire un monde meilleur. Nous parlons souvent de durabilité économique, technologique et environnementale, etc. Mais nous devons également parler de durabilité générationnelle. Nous ne pourrons pas nourrir la production et préserver l’environnement si nous ne prêtons pas attention aux familles et aux enfants. La croissance durable vient d’ici. L’histoire nous l’enseigne. Pendant les phases de reconstruction consécutives aux guerres qui ont dévasté l’Europe et le monde au cours des siècles passés, il n’y a pas eu de redémarrage sans une explosion des naissances, sans la capacité d’insuffler confiance et espoir aux jeunes générations. Nous ne pouvons pas suivre des modèles de croissance à courte vue, comme si quelques ajustements hâtifs étaient la seule chose à faire pour préparer demain. Non, le taux de natalité dramatique et les chiffres effrayants liés à la pandémie exigent un changement et une responsabilité.
Durabilité rime avec responsabilité: c’est le moment de la responsabilité pour faire prospérer la société. Ici, en plus du rôle premier de la famille, l’école est fondamentale. Ce ne peut pas être une fabrique de notions à déverser sur les individus; ce doit être le moment privilégié de la rencontre et de la croissance humaine. A l’école, on ne mûrit pas seulement par les notes, mais par les visages que l’on rencontre. Et pour les jeunes, il est essentiel d’entrer en contact avec des modèles nobles qui façonnent aussi bien les cœurs que les esprits. Dans l’éducation, l’exemple est très important, et ici je pense aussi aux mondes du divertissement et du sport. Il est triste de voir des modèles qui ne se soucient que de bien paraître, d’être jeune et en forme. Les jeunes ne grandissent pas grâce aux feux d’artifice d’apparition, ils mûrissent s’ils sont attirés par ceux qui ont le courage de poursuivre de grands rêves, de se sacrifier pour les autres, de faire du bien au monde dans lequel nous vivons. Et rester jeune ne vient pas de prendre des selfies et de les retoucher, mais de pouvoir un jour regarder dans les yeux de vos enfants. Parfois, cependant, le message passe que l’épanouissement signifie gagner de l’argent et réussir, tandis que les enfants semblent presque être une distraction, qui ne devrait pas nuire à ses aspirations personnelles. Cette mentalité est une gangrène dans la société et rend l’avenir insoutenable.
La durabilité a besoin d’une âme, et cette âme – le troisième mot que je propose – est solidarité. Tout comme nous avons besoin d’une durabilité générationnelle, nous avons besoin d’une solidarité structurelle. La solidarité spontanée et généreuse de nombreuses personnes a permis à de nombreuses familles de se débrouiller dans ces moments difficiles et de faire face à une pauvreté croissante. Cependant, nous ne pouvons pas rester dans le domaine de l’urgence et du temporaire, nous devons stabiliser les structures de soutien familial et encourager la naissance. Nous avons besoin d’une politique, d’une économie, d’une information et d’une culture qui encouragent courageusement la naissance.
D’abord et avant tout, il faut des politiques familiales de grande envergure et clairvoyantes: non fondées sur la recherche d’un consensus immédiat, mais sur la croissance du bien commun à long terme. C’est la différence entre diriger les affaires publiques et être un bon politicien. Il est urgent d’offrir aux jeunes des garanties d’emploi suffisamment stable, la sécurité de leur foyer et des incitations à ne pas quitter le pays. C’est une tâche qui concerne aussi étroitement le monde de l’économie: combien il serait merveilleux de voir une augmentation du nombre d’entreprises et d’entreprises qui, en plus de produire des profits, favorisent la vie, qui prennent soin de ne jamais exploiter des personnes dans des conditions insoutenables. et des heures, qui permettent de distribuer une partie des bénéfices aux travailleurs, en vue de contribuer à un développement inestimable, celui des familles! C’est un défi non seulement pour l’Italie, mais pour de nombreux pays, souvent riches en ressources, mais pauvres en espoir.
La solidarité doit aussi s’exprimer au service précieux de l’information, qui a un tel impact sur la vie et sur la façon dont elle est racontée. Il est en vogue de fournir des informations, mais le critère pour le train ce n’est pas le public, ni la controverse, mais la croissance humaine. Ce qu’il faut, ce sont des «informations au format familial», où les gens parlent des autres avec respect et délicatesse, comme s’ils étaient leurs propres parents. En même temps, il doit mettre en lumière les intérêts et les complots qui portent atteinte au bien commun, les manœuvres qui tournent autour de l’argent, sacrifiant les familles et les individus. Solidarité fait alors appel aux mondes de la culture, du sport et du divertissement pour promouvoir et augmenter la natalité. La culture de l’avenir ne peut être fondée sur l’individu et sur la simple satisfaction de ses droits et de ses besoins. Ce qu’il faut, c’est une culture qui cultive la chimie de l’ensemble, la beauté du don, la valeur du sacrifice.
Chers amis, je voudrais enfin dire le mot le plus simple et le plus sincère: merci. Merci pour les états généraux de naissance, merci à chacun de vous et à tous ceux qui croient en la vie humaine et en l’avenir. Parfois, vous vous sentirez comme si vous criez dans le désert, en vous penchant contre des moulins à vent. Mais continuez, n’abandonnez pas, car il est bon de rêver, de bien rêver et de construire l’avenir. Et sans taux de natalité, il n’y a pas d’avenir. Merci.”
