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L’Église, sans une continuité doctrinale et disciplinaire, ne risque-t-elle pas de devenir une simple association, porteuse de l’idéologie religieuse du moment ?

L’Homme Nouveau réagit au motu proprio de François. Odon de Cacqueray demande si cela signe la réouverture de la guerre liturgique :

Deux affirmations de la conclusion susciteront certainement beaucoup de commentaires : « Les indications sur la marche à suivre dans les diocèses sont principalement dictées par deux principes : d’une part, pourvoir au bien de ceux qui sont enracinés dans la forme de célébration précédente et ont besoin de temps pour revenir au Rite romain promulgué par les saints Paul VI et Jean-Paul II ». Les limitations ne seraient donc qu’une marche en attendant la suppression définitive du rite ancien. Paul VI et Jean-Paul II auraient non réformé un rite romain pré-existant mais créé un nouveau rite romain en remplacement de l’ancien. Une affirmation qui vient conforter tous ceux qui rejetaient le missel dit de Paul VI parce qu’instituant un nouveau rite.  L’autre principe est directement lié à la grande consultation faite auprès de tous les évêques du monde à propos de l’application de Summorum Pontificum. Les évêques doivent « interrompre l’érection de nouvelles paroisses personnelles, liées plus au désir et à la volonté de certains prêtres qu’au besoin réel du « saint peuple de Dieu fidèle ». » Diane Montagna, journaliste américaine à Rome, accréditée par le Saint-Siège nous apprend que seuls 30% des évêques ont répondu au questionnaire et 50% des réponses avaient une position neutre ou favorable au motu proprio de Benoit XVI. Avec 30% de réponses le pape a donc pu constater que les paroisses personnelles qui donnaient une stabilité à des prêtres, et donc des fidèles, ne répondaient pas à un besoin réel du peuple de Dieu ? 

Philippe Maxence pose plusieurs questions, qui touchent tout le monde :

1°) L’Église estime-t-elle que la foi véhiculée par la forme extraordinaire n’est pas la même que celle véhiculée par la forme ordinaire ? Si c’est le cas, et dans la mesure où la forme ordinaire ne date que de 1969, n’est-ce pas reconnaître implicitement que celle-ci rompt avec la tradition de l’Église et que partant, le concile dont elle est issue, est réellement une rupture, contrairement à ce qu’avait essayé de souligner le pape Benoît XVI dans son discours de décembre 2005 sur les deux herméneutiques (rupture et continuité) ?

2°) Les fidèles du rang doivent-ils comprendre que la fonction papale n’exprime dans son exercice disciplinaire que les opinions du moment du Souverain Pontife en place, lequel peut contredire son ou ses prédécesseurs, tout en s’attendant à son tour à être contredit éventuellement par ses successeurs ? L’Église, sans une continuité doctrinale et disciplinaire, ne risque-t-elle pas alors de devenir une simple association, porteuse de l’idéologie religieuse du moment ?

3°) Quel sens revêtent les termes de charité et de miséricorde quand on prend des décisions aussi violentes, sans même un mot d’égard à l’endroit des fidèles visés, dont beaucoup sont fervents (quoique tous pécheurs) et pourvoyeurs de vocations ?

4°) Comment comprendre que les fidèles, attachés à un rite utilisé pendant des siècles par l’Église et qui a participé à la formation des saints, doivent s’attendre à reprendre les chemins des catacombes, des garages, des salles profanes pour entendre la messe, alors même que tant d’églises des pays occidentaux sont vides et à l’abandon ?

5°) Quelle est la justice pratiquée dans l’Église à partir du moment où des fidèles qui tentent, malgré leurs péchés, d’être fidèle à l’enseignement de l’Église, sont durement touchés alors que l’Église d’Allemagne (par exemple) tombe pour une grande partie dans l’hérésie, que des prêtres nient certains éléments de la foi ou ne respectent pas les normes de la célébration de la forme ordinaire et ne sont pas sanctionnés ?

Ajoutons une dernière question d’un autre ordre :

Ce motu proprio ne signe-t-il pas l’enterrement de l’œuvre de Benoît XVI (et dans une certaine mesure de Jean-Paul II) alors que le pape Benoît est toujours vivant, et avec lui, la fin de la paix liturgique en raison d’une politique du rétroviseur qui voit l’avenir de l’Église avec les lunettes des années 1970 ?

Le catholique Joe Biden pourra-t-il encore communier à la messe ?

Eglise universelle : Les évêques américains interdisent la communion aux politiciens pro-mort

Lors de leur assemblée plénière de juin, les évêques américains ont voté une mesure-phare rendant impossible l’accès à la communion des catholiques faisant la promotion de l’avortement. Responsable de la communication de la “Marche pour la Vie”, Vivien Hoch, analyse cette déclaration qui vise les deux principales personnalités politiques catholiques américaines : le président Joe Biden et la présidente de la Chambre des représentants : Nancy Pelosi.

Eglise en France : La moutarde monte au nez des catholiques dijonnais

Présente depuis 23 ans à Dijon, la Fraternité Saint Pierre s’est vue notifier par l’archevêque, Mgr Minnerath, que son apostolat prendrait fin au 1er septembre prochain. La communauté de 250 à 300 fidèles ne comprend pas cette décision motivée, officiellement, par le refus des prêtres de la Fraternité Saint Pierre de concélébrer avec l’évêque. Fidèle de cette communauté, François-Xavier Chevignard fait le point sur cet imbroglio clérical, pour le moins inopportun en ce temps de déficit de prêtres.

Eglise en Marche : 50ème anniversaire du MJCF

Les 2 – 3 et 4 juillet ont été célébrés les 50 ans de la fondation du MJCF (Mouvement de la Jeunesse Catholique de France). Son président François Voyau rappelle les circonstances de la fondation de ce mouvement d’apostolat de jeunes par d’autres jeunes à l’origine de multiples conversions, vocations sacerdotales et religieuses et familles chrétiennes. Il dresse un bilan de ces Assises et présente les activités à venir, en particulier les camps d’été.

Mobilisation massive contre l’obligation vaccinale

Sur Réinformation.tv, Jeanne Smits appelle à mettre la pression sur les députés :

Si les parlementaires – et en particulier les élus à l’Assemblée nationale qui auront la haute main – adoptent le texte d’instauration de la tyrannie voulue par Emmanuel Macron, il faut qu’ils sachent qu’ils seront politiquement morts. Tout député qui votera la soumission des Français à un régime de facto de « vaccination » obligatoire pour pouvoir vivre normalement, travailler, recevoir un salaire, se déplacer, aller au café ou au restaurant visiter ses anciens, aller faire ses courses (dans un « grand » centre commercial, en attendant l’interdiction pure et simple de commercer), doit savoir que son acte proprement terroriste sera répertorié et retenu contre lui. Face à la tyrannie vaccinale, un seul mot d’ordre : aujourd’hui, il fait mettre une pression monumentale sur les députés et les sénateurs. C’est l’heure de la résistance.

Ils auront des comptes à rendre et demain, lorsque cette folie sera derrière nous, ce n’est pas un « pass sanitaire » qui leur permettra de poursuivre leur carrière politique, car de carrière politique, ils n’en auront plus.

Résistance à la tyrannie : un droit et encore plus, un devoir !

On ne se contentera pas de leur abstention, et encore moins de leur absence, si jamais ils n’ont pas envie de perturber leurs vacances par une session extraordinaire du Parlement, annoncée à compter du 21 juillet. […]

C’est maintenant, aujourd’hui, qu’il faut écrire et faire écrire à son député et lui envoyer des courriers électroniques, téléphoner à sa permanence, lui rappeler que son vote sera public, que nul ne l’oubliera et que nous nous chargerons de le rappeler. Peu importe sa couleur politique. Peu importe la nôtre. […]

C’est arrivé un 19 juillet…

A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 19 juillet : saints du jour français ou en France.
    • St Ambroise Autpert, moine  († 784)

Ambroise Autpert, né en Provence, dans une bonne famille, – selon son biographe Tardif Jean – vécut à la cour du Roi franc Pépin le Bref où, en plus de sa charge d’officier, il exerça également d’une certaine façon celle de précepteur du futur empereur Charlemagne.

Probablement à la suite du Pape Etienne II, qui en 753-54 s’était rendu à la cour franque, Autpert vint en Italie et eut l’occasion de visiter la célèbre abbaye bénédictine Saint-Vincent, à la source du Volturne, dans le duché de Bénévent. Fondée au début de ce siècle par les trois frères du Bénévent Paldone, Tatone et Tasone, l’abbaye était connue comme une oasis de culture classique et chrétienne.

Peu après sa visite, Ambroise Autpert décida d’embrasser la vie religieuse et il entra dans ce monastère, où il put se former de façon adaptée, en particulier dans le domaine de la théologie et de la spiritualité, selon la tradition des Pères.

Autour de l’année 761, il fut ordonné prêtre et, le 4 octobre 777, il fut élu abbé avec le soutien des moines francs, tandis que les moines lombards s’opposaient à lui, soutenant le lombard Potone. La tension à caractère nationaliste ne se calma pas pendant les mois qui suivirent, de sorte que l’année suivante, en 778, Autpert décida de donner sa démission et de se retirer avec quelques moines francs à Spolète, où il pouvait compter sur la protection de Charlemagne. Mais malgré cela, la divergence dans le monastère Saint-Vincent ne fut pas aplanie et quelques années plus tard, quand à la mort de l’abbé qui avait succédé à Aupert fut précisément nommé Potone (782), le conflit reprit avec vigueur et l’on arriva à la dénonciation du nouvel abbé auprès de Charlemagne. Celui-ci renvoya les adversaires devant le tribunal du Pape, qui les convoqua à Rome. Il appela également Autpert comme témoin, mais celui-ci mourut de manière inattendue pendant le voyage, peut-être assassiné, le 30 janvier 784.

  • Bse Stilla, vierge consacrée  († XIIe s.)

Au monastère de Marienburg en Franconie, au XIIe siècle, la bienheureuse Stilla, vierge consacrée, qui fut inhumée dans l’église qu’elle avait fondée.

  • le 19 juillet 64 : un feu éclate près du “Circus Maximus” et ravage Rome.

Il dure une semaine. Les Chrétiens sont accusés et persécutés. Néron dans sa folie a choisi ce moyen pour reconstruire la ville. Voir la chronique du 25 juillet.

  • le 19 juillet 514 : le pape saint Symmaque meurt à Rome.
  • le 19 juillet 1450 : mort de François Ier de Bretagne, dit «le Bien-Aimé», duc de Bretagne, de 1442 à 1450.
  • le 19 juillet 1545 : le navire amiral de la Navy coule au cours d’un combat contre la Royale.

Le navire de guerre Mary Rose, vaisseau amiral de la flotte anglaise, coule dans la rade de Portsmouth sous les yeux du roi Henri VIII, lors d’un combat avec les Français.

  • le 19 juillet 1629 : première Capitulation de la ville de Québec.

Après avoir brillamment résisté à un premier assaut des frères Kirke, au cours de l’hiver 1628, alors qu’il était en large infériorité numérique, Champlain doit de nouveau affronter ces « Français reniés » que sont les deux frères Kirke, huguenots vendus à l’Angleterre et qui luttent à mort contre leur propre patrie la France. Sans vivres et sans renfort, Champlain capitule. Mais ce n’est que le 22 juillet, que les Anglais entrent dans le fort.

Fait prisonnier Champlain est emmené en Angleterre, où il apprend, en octobre, que la guerre entre la France et l’Angleterre s’est terminée en juillet 1629, soit trois mois après le moment de la reddition de Québec. La prise de la colonie est donc illégale et l’Angleterre doit la rendre à la France. En 1632, par le traité de St-Germain en Laye, Québec et toutes les terres d’Acadie occupées de la Nouvelle-France par les Anglais sont donc rendus à la France et Champlain revient à Québec en 1632.” Dès le traité signé les Français montent des expéditions de ravitaillement et de transport pour recouvrer Québec.

  • le 19 juillet 1744 : bataille de Pierrelongue.

Remportée par les Français du Bailli de Givri, lieutenant-général, sur une crête près de Bellino, dans les Alpes, cette bataille les oppose aux troupes piémontaises et sardes.

  • le 19 juillet 1793 : d’Elbée généralissime.

Suite à la victoire de Chatillon, (voir la chronique de la veille), le conseil de guerre réuni à Châtillon élit d’Elbée au poste de généralissime. Celui-ci fait aussitôt adopter son plan d’action. Les armées Vendéennes sont regroupées en un seul corps composé de quatre divisions : celle du Haut-Poitou sous les ordres de Lescure, celle d’Anjou sous les ordres de Bonchamps, celle du centre sous les ordres de Royrand et celle du Bas-Poitou sous les ordres de Donnissan. Stofflet devient major général, alors que Charette a une fois de plus été mis de côté.

Le 14 août D’Elbée décide de prendre Luçon, aux mains du général Tuncq. La ville a déjà tenu en échec deux fois la Grande Armée Catholique, il fait pour l’occasion appel à Charette et à ses 6000 maraîchins. Les Vendéens se concentrent à Sainte-Hermine, où l’ambiance est tendue entre le chef maraîchin et les généraux de la grande armée. Encore une fois, comme à Nantes, l’attaque des trois colonnes Vendéennes n’est pas synchronisée. La Rochejaquelein arrive trop tard alors que la débandade a déjà commencé; il ne peut rien faire. Charrette trop avancé est obligé de se replier, mais il garde le contrôle de ses hommes, dont le feu nourri freine les Bleus protégeant ainsi la déroute des Vendéens. Voir les chroniques des 30 juin et 18 juillet.

  • le 19 juillet 1799 (selon le calendrier julien en vigueur en Russie, c’est à dire au 1er août 1799 pour la France) : naissance de la comtesse de Ségur, Sophie Rostopchine, écrivain français.

Après la disgrâce de son père par le tsar, Sophie Rostopchine et sa famille s’installent à Paris. Marié au comte d’Eugène de Ségur en 1819, elle ne commence à écrire qu’à l’âge de 58 ans. Ses livres sont destinés aux enfants et à leur éducation. En 1866, elle entre dans le Tiers-Ordre franciscain. Elle meurt parmi ses enfants en 1875.

  • le 19 juillet 1870 : la France déclare la guerre à la Prusse.
  • le 19 juillet 1900 : la première ligne de métro parisien, entre Vincennes et la porte Maillot, est inaugurée.
  • le 19 juillet 1903 : fin du premier tour de France.

Commencée le 1er juillet, c’est la plus grande course cycliste jamais organisée en France qui arrive à Paris. La victoire revient à un français Maurice Garin, surnommé “Le ramoneur”. Sur les 60 concurrents présents au départ, seuls 20 arrivent jusqu’à Paris.

  • le 19 juillet 1941 : droit de vote des femmes.

Le gouvernement du maréchal Pétain prévoit d’inscrire dans la constitution le droit de vote des femmes. Les articles 99 et 166, du premier projet de Constitution qu’approuve le maréchal, spécifient : « Tous les Français et Françaises âgés de 22 ans, non naturalisés, possèdent le droit de vote dans les conditions fixées par la loi. La loi organise le vote familial. […] Les électeurs des deux sexes élisent dans le cadre de la commune le Conseil municipal, de manière à assurer, en même temps que la représentation de la population, celle de la famille, de la profession et des élites locales ».

  • le 19 juillet 1949 : la Convention franco-laotienne.

Elle consacre l’indépendance du Laos, qui devient un Etat associé au sein de l’Union Française (avec le Cambodge et le Vietnam), et est signée à Paris.

  • le 19 juillet 1961 : début de violents affrontements autour de la base française de Bizerte.
  • le 19 juillet 2007 : l’ancien maire de Paris Chirac est entendu par les juges comme témoin assisté dans l’affaire des emplois fictifs du RPR.

«Je crois qu’il n’y a pas plus grande souffrance pour un enfant que d’entendre son père lui dire: “Je préférerais que tu n’existes pas”»

Dans Le Figaro, Jean-Marie Guénois évoque la clameur qui monte des fidèles catholiques, blessés par le texte du pape. Avec quelques témoignages de prêtres et de fidèles :

À Besançon, l’abbé Jean-Baptiste Moreau ajoute: «Je crois qu’il n’y a pas plus grande souffrance pour un enfant que d’entendre son père lui dire: “Je préférerais que tu n’existes pas”»

[…] «Pourquoi le pape nous déclare la guerre?» se demande Jean-François, laïc père de famille de neuf enfants établi à Reims, venu sur le tard à la messe traditionnelle: «J’éprouve une sainte colère devant une attaque frontale contre une partie de l’Église en plein développement alors que la plupart des églises sont vides, que les séminaires sont fermés, que le nombre de prêtres est toujours en baisse! Nos églises sont remplies, les jeunes foyers y sont légion. À Reims, je fais partie des plus anciens de l’église… à 48 ans!» déclare-t-il .

À Bordeaux, Éric Bonnouvrier, laïc, est visiblement écœuré, car il connaissait «une cohabitation amicale et fructueuse» entre les deux rites dans la même paroisse. «Ma patience et mon travail pour arriver à une situation pacifiée n’auraient servi à rien, puisque demain, on pourra me demander de quitter l’église où je vais tous les dimanches à la messe, avec 100 km aller-retour! En 40 ans, ma communauté “tradi” de Bordeaux a engendré environ 25 vocations, toutes sensibilités confondues.» Comment? «Parce que nombre de chrétiens ont redécouvert le chemin de l’Église et de l’église grâce à la messe dite de “saint Pie V” où ils y ont trouvé ce qui leur manquait: un sens du sacré, une verticalité les élevant vers Dieu, une doctrine clairement exposée», explique-t-il. Et de lancer, comme un cri du cœur: «Est-ce comme cela que sont remerciés les catholiques qui n’ont pas voulu suivre Mgr Lefebvre dans son acte de consécration d’évêques? Est-ce que la Fraternité saint Pie X aurait eu raison de ne pas obéir à Rome et veut-on que nous les rejoignions? Le pape veut-il relancer la guerre liturgique à un moment où la paix et la concorde régnaient dans de très nombreux diocèses?»

[…]

«Ce qui nous rend triste, ce n’est pas de subir l’opprobre. Ce qui nous rend infiniment triste, c’est le pathétique de la situation: nous ne voulons qu’offrir nos mains pour travailler, à notre place et avec le charisme qui est le nôtre, au service de l’Église. Et le chef visible de l’Église souhaite marquer nos mains au fer rouge, sans guère de manières. C’est consternant», témoigne anonymement un prêtre du centre de la France. Et de confier: «Cela va bientôt faire dix ans que je suis prêtre que j’essaie de travailler à l’unité, en créant des ponts avec mes confrères des diocèses, où je concélèbre aux messes diocésaines, où je suis présent à toutes les réunions diocésaines. Après tout cela, que reste-t-il? Le Saint-Père actuel m’invite à une pieuse mort. Je voulais construire des ponts, créer du lien, il m’invite finalement à me retirer sur une île avec mes ouailles, en exil, dans une réserve d’Indiens dont il ne feint même plus d’avoir pitié. Donner sa vie au Christ en répondant à son appel et avoir le sentiment d’être rejeté ainsi par son vicaire m’est très pénible.»

FSSPX : De Summorum pontificum à Traditionis custodes, ou de la réserve au zoo

Voici le texte, non signé, publié sur le site d’actualités de la FSSPX à propos du dernier Motu Proprio :

Ce nouveau motu proprio réalise une élimination. Il vient illustrer la précarité du magistère actuel et indique la date de péremption de Summorum pontificum de Benoît XVI, qui n’aura pas même fêté ses quinze ans.

Tout, ou à peu près tout ce que contenait Summorum pontificum est dispersé, abandonné ou détruit. Le but est d’ailleurs clairement établi dans la lettre qui accompagne cette liquidation.Le pape y énumère deux principes « sur la manière de procéder dans les diocèses » : « d’une part, pourvoir au bien de ceux qui sont enracinés dans la forme précédente de célébration et qui ont besoin de temps pour revenir au rite romain promulgué par les saints Paul VI et Jean-Paul II ». Et d’autre part : « arrêter l’érection de nouvelles paroisses personnelles, liées davantage au désir et à la volonté des prêtres individuels qu’aux besoins du “peuple saint et fidèle de Dieu” ».

Une extinction programmée

Alors que François se fait le défenseur des espèces animales ou végétales en voie de disparition, il décide et promulgue l’extinction de ceux qui sont attachés au rite immémorial de la sainte messe. Cette espèce n’a plus le droit de vivre : elle doit disparaître. Et tous les moyens seront employés pour parvenir à ce résultat.

Et d’abord une réduction stricte de liberté. Jusqu’ici, les espaces réservés à l’ancien rite comportaient une certaine latitude de mouvement, un peu comme des réserves. Aujourd’hui, nous sommes passés au régime du zoo : des cages, étroitement limitées et délimitées. Leur nombre est strictement surveillé, et une fois installées, il sera interdit d’en fournir d’autres.

Les gardiens – ou devrait-on dire les geôliers ? – ne sont autres que les évêques eux-mêmes.

Tout cela est précisé à l’article 3, alinéa 2 : « L’évêque (…) indiquera un ou plusieurs lieux où les fidèles adhérant à ces groupes pourront se réunir pour la célébration eucharistique (mais pas dans les églises paroissiales et sans ériger de nouvelles paroisses personnelles). »

Le règlement intérieur de ces geôles est sévèrement contrôlé (article 3, alinéa 3) : « L’évêque (…) établira les jours où, à l’endroit indiqué, sont autorisées les célébrations eucharistiques avec l’usage du Missel romain promulgué par saint Jean XXIII en 1962. »

Ce contrôle s’étend aux moindres détails (ibidem) : « Dans ces célébrations, les lectures seront proclamées dans la langue vernaculaire, en utilisant les traductions de l’Ecriture Sainte à usage liturgique, approuvées par les Conférences épiscopales respectives. » Pas question d’utiliser la traduction d’un Dom Lefebvre ou d’un lectionnaire du passé.

L’euthanasie est envisagée pour les spécimens jugés inaptes aux soins palliatifs (article 3, alinéa 5) : « L’évêque (…) procédera, dans les paroisses personnelles érigées canoniquement au profit de ces fidèles, à une évaluation appropriée de leur utilité réelle pour la croissance spirituelle, et décidera s’il faut les maintenir ou non. »

La réserve est d’ailleurs supprimée dans son ensemble, puisque la commission Ecclesia Dei disparaît (article 6) : « Les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique, érigés à l’époque par la Commission pontificale Ecclesia Dei, passent sous la compétence de la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique. »

Interdit aux migrants

Alors que le pape ne cesse de s’occuper de tous types de migrants, les prisons qu’il installe ont des frontières murées, infranchissables du dehors.

Pour être sûr de ne pas voir se constituer des réserves sauvages, le pape interdit toute extension de la prison (article 3, alinéa 6) : « L’évêque (…) veillera à ne pas autoriser la constitution de nouveaux groupes. »

Cette mesure s’apparente aussi à une stérilisation : ces sauvages du passé doivent disparaître, il leur est interdit de se reproduire et de pérenniser leur espèce.

Cette stérilisation concerne également les prêtres qui seront ordonnés dans le futur (article 4) : « Les prêtres ordonnés après la publication de ce Motu proprio, qui ont l’intention de célébrer avec le Missale Romanum de 1962, doivent en faire la demande formelle à l’évêque diocésain qui consultera le Siège Apostolique avant d’accorder l’autorisation. »

Quant aux prêtres bénéficiant déjà d’une autorisation, il leur faudra désormais un renouvellement de leur passe « célébratoire », qui s’apparente à un visa temporaire (article 5) : « Les prêtres qui célèbrent déjà selon le Missale Romanum de 1962 demanderont à l’évêque diocésain l’autorisation de continuer à faire usage de la faculté. »

Ainsi, s’il s’agit de brider, de réduire voire de détruire les groupes, les évêques ont carte blanche, mais s’il faut autoriser, le pape ne leur fait pas confiance : il faut passer par Rome.

Alors que des dizaines de prêtres, souvent soutenus par leurs évêques, ont nargué la Congrégation pour la doctrine de la foi en « bénissant » des couples homosexuels, sans aucune réaction romaine, si ce n’est une approbation voilée de François à travers son message au P. Martin, les futurs prêtres seront étroitement surveillés s’ils songent à célébrer selon la messe de saint Pie V.

Evidemment, il est plus facile de masquer son manque d’autorité en terrorisant des fidèles qui ne résisteront pas, que de réduire le schisme allemand. A croire qu’il n’y avait rien de plus urgent que de frapper cette partie du troupeau…

Vaccination contre le lefebvrisme

La grande peur de la contamination par le virus lefebvriste est exorcisée par le vaccin Vat. II  – du laboratoire Moderno – obligatoire (article 3, alinéa 1) : « L’évêque (…) veillera à ce que de tels groupes n’excluent pas la validité et la légitimité de la réforme liturgique, des dispositions du Concile Vatican II et du Magistère des Souverains Pontifes. »

Et tout ce qui pourrait être source d’infection potentielle est éliminé sans pitié (article 8) : « Les normes, instructions, concessions et coutumes antérieures, qui ne sont pas conformes aux dispositions du présent Motu Proprio, sont abrogées. »

Emporté par son élan, le pape en arrive presque à dire que c’est l’ancienne messe qui est un dangereux virus dont il faut se protéger. Ainsi, à l’article 1 est-il précisé : « Les livres liturgiques promulgués par les saints Pontifes Paul VI et Jean Paul II, conformément aux décrets du Concile Vatican II, sont la seule expression de la lex orandi du Rite Romain. »

Si le Novus ordo est la seule expression de la lex orandi, comment qualifier la messe tridentine ? Est-elle en état d’apesanteur liturgique ou canonique ? N’a-t-elle-même pas droit à la place qu’occupent encore le rite dominicain, le rite ambrosien ou le rite lyonnais dans l’Eglise latine ?

C’est ce qui semble ressortir de ce que dit le pape dans la lettre qui accompagne le motu proprio. Sans sembler se douter du paralogisme qu’il commet, il écrit : « Je suis conforté dans cette décision par le fait qu’après le Concile de Trente, saint Pie V a également abrogé tous les rites qui ne pouvaient se prévaloir d’une antiquité avérée, établissant un seul Missale Romanum pour toute l’Eglise latine. Pendant quatre siècles, ce Missale Romanum promulgué par saint Pie V a donc été la principale expression de la lex orandi du Rite romain, remplissant une fonction unificatrice dans l’Eglise. »

La conclusion logique qui découle de cette comparaison est que ce rite doit être maintenu. D’autant que la bulle Quo primum de saint Pie V le protège contre toute attaque.

Ce qu’a d’ailleurs confirmé la commission de cardinaux réunis par Jean-Paul II, qui ont affirmé à la quasi-unanimité (8 sur 9) qu’un évêque ne pouvait empêcher un prêtre de la célébrer, après avoir constaté à l’unanimité qu’elle n’avait jamais été interdite.

Et ce que le pape Benoît XVI a accepté et entériné dans Summorum pontificum.

Mais pour François, les rites anciens maintenus par saint Pie V, y compris la messe dite tridentine, n’ont aucune valeur unificatrice, semble-t-il. Le nouveau rite et lui seul, avec ses cinquante ans d’existence, ses variations infinies et ses abus innombrables, est capable de donner une unité liturgique à l’Eglise. Le contresens est flagrant.

Revenant à son idée d’élimination de l’espèce, le pape peut écrire aux évêques : « Avant tout, il vous appartient d’œuvrer pour le retour à une forme unitaire de célébration, en vérifiant au cas par cas la réalité des groupes qui célèbrent avec ce Missale Romanum. »

Une loi manifestement opposée au bien commun

L’impression générale qui se dégage de ces documents – motu proprio et lettre du pape l’accompagnant – donne le sentiment d’un sectarisme doublé d’un abus de pouvoir avéré.

La messe traditionnelle appartenant à la partie la plus intime du bien commun de l’Eglise, la brider, la rejeter dans des ghettos et finalement programmer sa disparition, ne peut avoir aucune légitimité. Cette loi n’est pas une loi de l’Eglise parce que, comme dit saint Thomas, il n’y a pas de loi valable contre le bien commun.

Il y a de plus, dans les tenants et aboutissants, une teinte évidente de la hargne que manifestent certains enragés de la réforme liturgique contre la messe traditionnelle. La faillite de cette réforme est soulignée, comme dans un clair-obscur, par la réussite de la Tradition et de la messe tridentine.

C’est pourquoi ils ne peuvent la supporter. S’imaginant sans doute que sa disparition totale fera revenir les fidèles dans les églises vidées du sacré. Tragique méprise. Le magnifique essor de cette célébration digne de Dieu ne fait que souligner leur indigence : elle n’est pas la cause de la désertification produite par le nouveau rite.

Il reste que ce motu proprio, qui finira tôt ou tard dans les oubliettes de l’histoire de l’Eglise, n’est pas une bonne nouvelle en soi : il marque un coup d’arrêt dans la réappropriation de sa Tradition par l’Eglise, et il retardera d’autant la fin de la crise qui dure déjà depuis plus de soixante ans.

Quant à la Fraternité Saint-Pie X, elle y trouve une nouvelle raison de fidélité à son fondateur, Mgr Marcel Lefebvre, et d’admiration de sa clairvoyance, de sa prudence et de sa foi.

Tandis que la messe traditionnelle est en voie d’élimination et que les promesses faites aux sociétés Ecclesia Dei sont si bien tenues, elle trouve dans la liberté que lui a léguée l’évêque de fer, la possibilité de continuer à combattre pour la foi et le règne du Christ-Roi.

Michel Onfray : “François préfère les églises vides avec ses thèses que pleines avec celles de Benoît XVI”

Michel Onfray, bien qu’athée, a publié une tribune dans Le Figaro pour défendre la célébration de la messe traditionnelle :

Je suis athée, on le sait, mais la vie de l’Église catholique m’intéresse parce qu’elle donne le pouls de notre civilisation judéo-chrétienne bien mal en point. Car si Dieu n’est pas de mon monde, mon monde est celui qu’a rendu possible le Dieu des chrétiens. Quoi qu’en disent ceux qui pensent que la France commence avec la Déclaration des droits de l’homme, ce qui est aussi stupide que de croire que la Russie est née en octobre 1917, le christianisme a façonné une civilisation qui est la mienne et dont j’estime que je peux l’aimer et la défendre sans battre ma coulpe, sans avoir à demander pardon pour ses fautes, sans attendre une rédemption après confession, contrition et agenouillement. C’est fou comme ceux qui répugnent au christianisme en disant qu’il n’a pas eu lieu s’en trouvent imprégnés comme de rhum le baba que l’on sait!

Benoît XVI fut un pape philosophe formé à l’herméneutique et à la phénoménologie allemande. Il a également lu les auteurs catholiques français dans le texte. Son Jésus de Nazareth (2012) s’inscrit dans l’histoire de l’idéalisme allemand, notamment de l’hégélianisme qu’on dit de droite pour le distinguer de celui qui, dit de gauche, conduit au jeune Marx.

Le pape François n’est pas de ce niveau théologique, loin s’en faut. Mais il ne manque pas de la rouerie jésuitique qui fait que, venant de la Compagnie de Jésus, il choisit pour nom de souverain pontife celui qui se trouve le plus à l’opposé des intrigues et des antichambres du pouvoir où les jésuites aiment à se trouver, à savoir celui de François d’Assise. Jorge Mario Bergoglio, chimiste de formation, vient du péronisme ; Joseph Ratzinger, théologien de formation, de l’antinazisme.

À mes yeux, l’acte majeur du pape Benoît XVI a été le discours de Ratisbonne où, le 12 septembre 2006, dans l’université allemande où il a été professeur, il a fait son travail de pape en estimant que le christianisme et l’islam entretiennent par les textes une relation antinomique, notamment sur l’articulation entre foi et raison, mais également sur la question de la violence en général et sur celle du djihad en particulier. Je dis par les textes car c’était ici son souci, il présentait en effet l’exégèse personnelle d’un dialogue situé au début du XV siècle entre l’empereur Byzantin Manuel II Paléologue et un érudit persan. L’invitation à réfléchir sur cette question fut prise pour une insulte planétaire faite à l’islam…

L’acte majeur du pape François est, toujours selon moi, de s’être fait photographier devant un crucifix sur lequel Jésus porte le gilet de sauvetage orange des migrants. C’est ici l’icône triomphante de Vatican II qui congédie tout sacré et toute transcendance au profit d’une moraline tartinée de façon planétaire comme une gourmandise de scout.

C’est selon cette logique qu’il faut comprendre la décision du pape François d’abroger, disons-le dans un terme profane, la décision prise par Benoit XVI de permettre la messe en latin, dite messe Tridentine, pour ceux qui le souhaitent. Dans Summorum pontificum, Benoît XVI libéralisait la messe dite de Pie V. Dans Traditionis custodes, François efface cette libéralité. Benoît XVI voulait dépasser le schisme avec les traditionalistes, François va le restaurer en prétextant bien sûr, jésuite un jour, jésuite toujours, qu’il entend de cette façon réunir ce qu’il sépare. Les vocations chutent avec Vatican II. Mais les religieux qui conservent le rite latin ne connaissent pas la désaffection,mieux, ils remplissent les séminaires. Le pape François préfère les églises vides avec ses thèses que pleines avec celles de Benoît XVI.

Séparer n’est-ce pas la fonction dévolue… au diable? L’étymologie témoigne. Si j’avais la foi catholique, je ne pourrais m’empêcher de penser à l’Épître de Jean qui dit: «Tout esprit qui divise Jésus-Christ n’est point de Dieu ; et c’est là l’Antéchrist, dont vous avez entendu dire qu’il doit venir ; et il est déjà maintenant dans le monde.» (I.4:3).

Ce qui se joue dans cette affaire, c’est la suite de Vatican II, autrement dit l’abolition du sacré et de la transcendance. La laïcisation du rite réduit à une liturgie dont La vie est un long fleuve tranquille a montré toute la puissance avec son curé cool qui joue de la guitare et chante bêtassement «Jésus, Jé-é-é-é-sus, reviens». On peut préférer le chant grégorien sans être pour autant un nostalgique de Vichy…

Or le génie du christianisme, les différents conciles sur la possibilité ou non de figurer le christ témoignent, a été de rendre possible une civilisation de l’allégorie, de la symbolique, de la métaphore. Le génie juif se trouve dans l’herméneutique, celui du christianisme dans l’explication des paraboles. Les juifs inventent l’herméneutique pour les plus savants, les rabbins lecteurs de la kabbale ;les chrétiens élaborent l’herméneutique populaire, pour les fidèles à qui l’on raconte des histoires à déchiffrer avec l’histoire sainte. Notre civilisation de l’image, de la raison explicative, de la philosophie séparée de la théologie, procède de ce monde-là.

La messe en latin est le patrimoine du temps généalogique de notre civilisation. Elle hérite historiquement et spirituellement d’un long lignage sacré de rituels, de célébrations, de prières, le tout cristallisé dans une forme qui offre un spectacle total – un Gesamtkunstwerk, pour utiliser un mot qui relève de l’esthétique romantique allemande.

Pour ceux qui croient en Dieu, la messe en latin est à la messe du Long fleuve tranquille celle que semble affectionner le pape François, ce qu’est la basilique romaine contemporaine de saint Augustin à une salle polyvalente dans une barre d’immeubles à Aubervilliers: on y chercherait en vain le sacré et la transcendance. Quelle spiritualité dans ces cas-là?

Disons-le de façon énigmatique, le pape François fait bien ce pour quoi il est là où il se trouve… Ajoutons d’une façon tout aussi énigmatique, mais pas tant que ça, qu’on se demande pourquoi nous vivons dans une époque avec deux papes.

Abbé Alexis Garnier : « Cette forme extraordinaire dans l’Eglise est-elle une richesse et un trésor ou doit-on la considérer comme une parenthèse ? »

KTO a organisé une édition spéciale ce dimanche 18 juillet sur le nouveau Motu Proprio du pape François avec Mgr Olivier Leborgne, évêque d’Arras et vice-président de la Conférence des évêques de France (CEF), Christophe Geffroy, directeur du magazine La Nef et l’abbé Alexis Garnier, prêtre de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre et aumônier général de Notre-Dame de Chrétienté. Animée par Philippine de Saint Pierre :

Lettre au Président de la République suite à son adresse aux Français du 12 juillet

D’Alliance pour la France :

Monsieur le Président,

Dans votre adresse aux Français du 12 juillet 2021, vous avez donné à votre mandat une tournure inattendue qui a littéralement pétrifié une partie de la population et contribué à une colère que, de mémoire, j’ai rarement vue ou ressentie en France. Cette colère, je m’en suis fait l’écho dans mes écrits et je ne vous ai pas épargné. Les Français vous l’ont exprimée dans la rue, ce samedi 17 juillet, avec une force que vous ne pouvez ignorer. Je ne quitterai, dans la présente lettre, ni le ton du respect dû à votre fonction, ni la courtoisie inhérente au savoir vivre français et à la politesse que des siècles ont contribué à forger. Néanmoins, votre allocution du 12 juillet, par la rupture historique qu’elle introduit dans notre citoyenneté, dans notre culture juridique, dans notre mode d’être français, appelle – c’est un devoir – une réponse.

Vous avez annoncé, non une vaccination obligatoire, mais l’obligation de présenter un Pass sanitaire dans de nombreux lieux recevant du public, des lieux de loisirs aux lieux d’approvisionnement alimentaire, ce dernier point constituant un précédent. Ce Pass sanitaire est constitué soit d’un document prouvant l’administration d’une deuxième injection, soit d’un test PCR, soit d’une attestation d’immunité pour ceux qui auraient contracté le Covid-19.

Or, la décision que vous avez prise n’est aucunement motivée par une létalité forte et globale du virus – motif qui serait médicalement tout à fait recevable et pourrait justifier des mesures d’exception. Le motif invoqué est de nature technique et gestionnaire : il s’agit d’éviter, de façon prévisionnelle, l’engorgement des services d’urgence pour un patient atteint du Covid-19 et qui présenterait une détresse respiratoire. Si la préoccupation est tout à fait louable et médicalement nécessaire, on ne peut qu’observer une disproportion flagrante entre les moyens et les fins. Vous acceptez de mettre en balance la restriction de libertés publiques fondamentales et les défauts d’organisation de services. A bien y réfléchir, le fondement de votre décision est non seulement constitutif d’une erreur manifeste d’appréciation – le taux d’occupation des lits en service d’urgence est, au moment où j’écris ces lignes, de 18% –  mais relève surtout d’une disproportion coupable entre l’action publique et les fins poursuivies. Vous me semblez pris dans le cercle vicieux d’une hybris technocratique qui n’envisage la problématique – foncièrement médicale – du Covid-19 que sous l’angle gestionnaire et organisationnel. Ainsi, ce qui frappe et heurte le bon sens de nombreux médecins dans cette crise, est l’occultation manifeste de l’approche médicale (la qualité du diagnostic, la connaissance de la maladie, la stratégie, non de vaccination, mais de traitement) au profit d’une approche technocratique, qui se condamne elle-même à l’échec.

La vertu cardinale d’un chef d’Etat est la prudence et, conséquemment, la juste proportion entre les moyens et les fins. Force est de constater, Monsieur le Président, que vous avez perdu la boussole.  Sur la base d’un diagnostic faux, vous engagez les Français dans la voie d’un traitement politique qui crée, que vous le souhaitiez ou non, une double citoyenneté, un double droit. L’indivisibilité de la République et l’unité du peuple français, que vous devriez pourtant défendre, sont en souffrance. Vous blessez le socle sur lequel repose la Nation. Je me retrouve dans une situation paradoxale et assez savoureuse :  défendre des principes républicains auxquels je ne crois pas et que vous foulez aux pieds dans l’indifférence voire l’approbation aveugle de la plupart de nos concitoyens, y compris et surtout, ceux qui vous ont donné leurs suffrages.

La décision que vous avez prise est disruptive à n’en pas douter. Vous avez fondé les principes de votre mandat sur la méthode agile appliquée à la politique, la disruption permanente, la destruction créatrice, le chaos dont doit émerger un ordre nouveau. Ces principes sont ceux développés par Klaus Schwab dans le Great Reset. Lors de votre intervention, j’ai trouvé frappante la proximité voire l’effet de miroir entre votre allocution et les principes défendus par le Président du Forum Economique Mondial. Je ne puis m’empêcher de trouver, dans les mesures que vous avez dernièrement prises, un alignement sur des modèles étrangers en particulier le modèle chinois et notamment la stratégie du « tester – tracer – isoler » dont certains de vos soutiens ont donné des formulations caricaturales voire grotesques. Or, chaque nation – qui est mieux placé que vous pour le savoir ? – a son génie. La France, ce n’est pas la Chine et son destin ne se décide pas en dehors de ses murs. Le Chef de l’Etat a une mission inaliénable : celle de défendre corps et âme l’indépendance de la France. Les mesures que vous venez de prendre sont une course effrénée pour nous soumettre à un ordre qui n’est pas le nôtre. Cette politique sanitaire montre, avec une terrible évidence, que vous ne croyez plus en la France. Vous la videz de sa substance. Vous en animez, sans conviction, le corps mourant pour le livrer à des vautours qui ne veulent que sa disparition afin d’y substituer une humanité nouvelle, unifiée et standardisée. Vous vous soumettez au contrat social mondialiste, défendu par Klaus Schwab, qui ne veut pas ou plus – c’est frappant dans son livre – la disparition des nations mais leur soumission intégrale à un ordre confédéral animé par les experts, la « science » et une technocratie décisionnelle et, pour tout dire, tyrannique. Monsieur le Président, remettons, je vous en conjure, chacun à sa place. Les experts sont consultés, écoutés, parfois suivis, mais en aucun cas ils ne font la politique de la France. Vous êtes le Président de la République française. Certes, d’une certaine manière ce n’est déjà plus la France mais vous avez entre vos mains le destin d’un pays qui a traversé glorieusement l’histoire. Elle ne serait plus que la main d’un cerveau qui est ailleurs ? Mais quel homme politique – si ce terme politique a encore aujourd’hui un sens – accepterait cet état de fait ? Que cherchez-vous dans cette « séquence » sanitaire ? A être le bon élève de Davos ? A gravir les échelons du tableau d’honneur des soumis ? Ressaisissez-vous et ressaisissez-nous car vous lâchez la France et son peuple !

Monsieur le Président, vous vous êtes adressé, lundi 12 juillet, au peuple français comme on s’adresse à un enfant. J’en ai personnellement ressenti – comme beaucoup de compatriotes – une profonde humiliation. Je sais bien que la méthode employée est celle de la peur, du saisissement initial et collectif pour susciter la réaction souhaitée : c’est la fabrique du consentement qui devient malheureusement constitutif de tout l’agir politique dans les démocraties modernes. Le Demos est pour vous un in-fans qu’il faut intimider, domestiquer. Vous en avez fait, ce lundi, la démonstration la plus détestable de cette grossière méthode coercitive. Vos collaborateurs ont de surcroît fait état d’une satisfaction cynique lors des inscriptions fiévreuses à la vaccination, le lundi 12 juillet et le mardi 13 juillet, suggérant de ce fait que le bâton avait frappé juste. Vous prenez le peuple français pour ce qu’il n’est pas. Il n’est pas le fils de Louis-Philippe, de la IIIème République, de Vincent Auriol, de Jean Monnet ou même de de Gaulle. Il va puiser la force de son génie dans l’Empire Romain, dans les Rois qui ont fait sa fierté et sa grandeur. Il est le peuple qui se lève lorsque sa liberté et son indépendance sont en danger. Il est aussi, quand les circonstances historiques le permettent, le peuple qui conquiert, sûr de sa force et du génie de ses pères. Comment avez-vous osé ainsi parler à ce peuple ? Vous donnez l’impression de rater l’essence du génie français. Vous n’avez pas compris ce qui s’est joué avec les Gilets Jaunes lors des premiers mois, en novembre et décembre 2018. Le peuple français ne peut accepter sa mise à mort programmée par une immigration incontrôlée, par une mondialisation qui liquide tout son patrimoine et sa culture, par des mesures iniques qui le repoussent à la périphérie de sa Patrie alors qu’il est le cœur de cette âme vibrante de la France.

Parce que vous êtes, non seulement le Président de la République, mais parce que vous avez entre vos mains, aujourd’hui, le destin de la France et de son peuple, je vous demande de profundis de suspendre les mesures relatives au Pass sanitaire, de renoncer à une politique qui rabaisse la France aux yeux du monde, car le monde entier voit aujourd’hui l’humiliation du peuple français et la déplore, à n’en pas douter.

En espérant que vous saurez entendre l’inquiétude sincère d’un simple citoyen quant au destin de la France et de son peuple, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma très haute considération.

Dans le Haut Anjou, plus de 60 fidèles pour une messe traditionnelle dans un village de 200 âmes

Reçu d’un lecteur :

A l’église Saint Jacques de Chemire-sur-Sarthe, une petite église du XIIème siècle réputée pour son clocher tors, aux confins du Maine-et-Loire, de la Mayenne et de la Sarthe (entre Sablé-sur-Sarthe, Château-Gontier et le Lion d’Angers), plus de 60 fidèles étaient réunis ce dimanche 18 juillet, dans ce village de 200 âmes pour la célébration de la messe dominicale selon la forme extraordinaire du rite romain.

A l’heure où les églises de Maine-et-Loire sont menacés de destruction comme en témoigne le récent article du Salon beige sur le sujet ; à l’heure où la multiplication des messes selon la forme extraordinaire du rite romain est menacée par le Motu Proprio du Pape François ; à l’heure où la démographie des prêtres du diocèse d’Angers inquiète sur l’avenir de l’Eglise dans l’Ouest, il est heureux de voir que de nombreuses familles de ce secteur témoignent de la vivacité et de la jeunesse des catholiques attachés à la messe traditionnelle dans cette région reculée de l’Ouest de la France.

Cette messe à Chemiré sur Sarthe, la troisième depuis un an, s’est conclue par un déjeuner champêtre dans le parc arboré du village. Elle pourrait permettre à ces fidèles de se constituer en groupe pour demander à l’évêque d’Angers de bénéficier plus régulièrement de la messe traditionnelle dans ce secteur.

Un bel événement qu’il serait souhaitable de voir se répéter et s’amplifier, là-bas et partout en France.

Le pape érige un mur pour empêcher de découvrir la richesse de la messe tridentine

Communiqué de Jean de Tauriers, président de l’association Notre-Dame de Chrétienté :

Notre-Dame de Chrétienté exprime sa grande tristesse devant le motu proprio Traditionis Custodes du Pape François qui ne montre que mépris pour les catholiques dits traditionalistes. Nous prierons tout particulièrement pour le pape émérite Benoît XVI qui, de son vivant, voit balayer son œuvre de réconciliation.

Le pèlerinage traditionnel de chrétienté créé en 1983 avait cru aux promesses de Saint Jean-Paul II et du cardinal Ratzinger en 1988 « Vous avez toute votre place dans l’Eglise, comme vous êtes ». Manifestement, la situation a changé et l’urgence est maintenant de rallumer la guerre liturgique. L’argument invoqué laisse pantois : mettre sous contrôle les jeunes prêtres diocésains attirés par la messe traditionnelle ! L’intention du pape est d’ériger un mur pour empêcher de découvrir la richesse de la spiritualité de la messe tridentine !

Au-delà de la colère que nous arriverons bien à contrôler, dans cette situation pénible nous restons confiants. Le cléricalisme-caporalisme ne fonctionne jamais très bien, le motu proprio sera difficilement applicable dans une Église qui se trouve dans une situation catastrophique et qui a bien d’autres difficultés : ce que le Vatican feint de ne pas voir.

Notre-Dame de Chrétienté continuera de réunir des milliers de pèlerins, peu importe finalement que le temps soit à la persécution … nous l’avons déjà connue, ai-je envie d’ajouter. Nous nous adapterons aux intempéries, covid, motu proprio, … comme toujours, en marchant et priant pour la Sainte Eglise, nos patries et l’espérance de notre salut.

Notre-Dame de la Sainte Espérance, convertissez-nous.

Très Sainte-Vierge, aidez le Pape François dans son pontificat.

Saint Joseph, protégez l’Eglise.

Jean de Tauriers

Président NDC

Manifestations devant la nonciature pour la messe traditionnelle

Christian Marquant annonce dans Paix Liturgique :

Nous ne pensons pas que la publication du 16 juillet 2021 du motu proprio Traditionis Custodes, qui constitue une véritable déclaration de guerre et de haine à l’endroit du monde traditionnel en supprimant les effets pacifiant de Summorum Pontificum, modifiera la situation des fidèles et des communautés, mais il faut le prendre surtout comme un acte pathétique d’un pontificat finissant qui ignore les réalités du terrain.

Mais malgré cette espérance et cette conviction, si la tentative de mise à mort de la tradition in ecclesia passait aux actes, nous nous retrouverions dans une situation de chaos terrible  qui ne pourrait en aucun cas aboutir à la disparition des catholiques qui désirent vivre leur Foi au rythme de la liturgie et du catéchisme traditionnel. […]

Nous avons organisé aujourd’hui 17 juillet 2021 à 14h30 une première manifestation pacifique, spontanée et symbolique  de 8 personnes devant la nonciature apostolique à Paris au 10 avenue du Président Wilson. Cette réaction devrait-être la première d’une présence hebdomadaire régulière devant l’ambassade du Saint-Siège en France aussi longtemps que ne s’instaurera pas une authentique Paix au sein de l’Eglise.

C’est arrivé un 18 juillet…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 18 juillet : saints du jour français ou en France.
    • St Arnoul, évêque de Metz († 640)

À Metz, en 640, saint Arnoul, évêque, qui fut conseiller de Dagobert, roi d’Austrasie, et, après avoir déposé sa charge, mena dans les Vosges une vie d’ermite.

  • Bx Jean-Baptiste de Bruxelles, prêtre et martyr († 1794)

Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jean-Baptiste de Bruxelles, prêtre de Limoges et martyr. Sous la Révolution française, en raison de son sacerdoce, malgré son âge et ses infirmités, il fut détenu dans des conditions inhumaines sur un bateau négrier, et y mourut du scorbut

  • le 18 juillet 1100 : décès de Godefroy de Bouillon, premier roi chrétien de Jérusalem.

Voir la chronique du 14 juillet.

  • le 18 juillet 1216 : élection du pape Honorius III.
  • le 18 juillet 1270 : débarquement de l’armée royale et de Saint Louis sur les plages de Carthage, début de la huitième croisade.
  • le 18 juillet 1323 : canonisation de saint Thomas d’Aquin par le pape Jean XXII.

Voir la chronique du 7 mars.

  • le 18 juillet 1721 : décès d’Antoine Watteau, peintre français.

Pèlerinage à l’île de Cythère.

Antoine Watteau représente souvent le théâtre dans ses tableaux, que ce soit à travers les rideaux lourds ou les thèmes. Ses tableaux les plus célèbres sont Pierrot, Pèlerinage à l’île de Cythère.

  • le 18 juillet 1809 : Napoléon écrit à Fouché :

“Je suis fâché qu’on ait arrêté le Pape ; c’est une grande folie… Mais enfin, il n’y a point de remède ; ce qui est fait est fait”.

Pourquoi ne pas l’avoir libéré immédiatement alors?

  • le 18 juillet 1830 : apparitions de Notre Dame à Sainte Catherine Labouré en la chapelle Notre-Dame-de-la-Médaille-miraculeuse de la rue du Bac.

De juillet à décembre 1830 sœur Catherine, jeune “novice” des Filles de la Charité, reçoit l’immense faveur de s’entretenir trois fois avec la Vierge Marie. Catherine Labouré raconte que ce jour en la Saint-Vincent, elle est réveillée par un petit enfant qui lui dit :

« Ma sœur, tout le monde dort bien ; venez à la chapelle ; la Sainte Vierge vous attend. »

Croyant rêver, Catherine se lève, s’habille et suit l’enfant « portant des rayons de clarté partout où il passait ». Arrivée à la chapelle, Catherine entend bientôt « comme le froufrou d’une robe de soie ». La Sainte Vierge est là, resplendissante, et lui parle pendant deux heures, lui confiant que Dieu a une difficile mission pour elle.

« Venez au pied de cet autel. Là, les grâces seront répandues sur toutes les personnes qui les demanderont avec confiance et ferveur.»

Cf. les chroniques du 6 juin et du 27 novembre.

  • le 18 juillet 1870 : le Concile de Vatican I définit le dogme de l’infaillibilité pontificale.

Le pape Pie IX

Le 1er concile œcuménique du Vatican se tient du 8 décembre 1869 au 20 octobre 1870. Convoqué par Pie IX, il condamne le modernisme et définit l’infaillibilité pontificale ; mais il est interrompu, quand les troupes italiennes envahissent Rome. Suspendu sine die, il n’est jamais re-convoqué. Le 18 juillet 1870, Pie IX peut malgré tout définir que le double dogme de la primauté universelle de droit divin et l’infaillibilité pontificale étaient des vérités de foi divinement révélées.

  • le 18 juillet 1918 : offensive alliée lors de la seconde bataille de la Marne.

La seconde bataille de la Marne se déroule principalement du 15 au 20 juillet 1918. La plus grande offensive allemande de la Première Guerre mondiale au cours de la deuxième bataille de la Marne est stoppée par une contre-offensive alliée. Mais qui se rappelle que le généralissime Foch, en présence de tout son Etat-major a consacré, le 9 juillet précédent, les armées françaises et alliées au Sacré Cœur de Jésus ! Ce même jour, ils entament une neuvaine qui s’achève justement le 18 juillet, date du début de l’offensive donnant la victoire finale à la France et aux alliés.

Le 7 août tout le territoire est aux mains des alliés. Voir les chroniques du 20, du 26 mars, du 9, du 15 et du 18 juillet.

Mgr Bruno Feillet nommé évêque de Séez

Le pape François a nommé Monseigneur Bruno Feillet, évêque de Séez suite au transfert de Monseigneur Jacques Habert au siège de Bayeux. Monseigneur Bruno Feillet était jusqu’à présent évêque auxiliaire du diocèse de Reims.

Ordonné en 1988 pour l’archidiocèse de Cambrai, Monseigneur Feillet fut aumônier des étudiants de Valenciennes entre 1989 et 1996, vicaire à Aulnoye-lez-Valenciennes de 1989 et 1992, aumônier régional pour la Mission étudiante entre 1992 et 1995 et vicaire de Saint Géry, Valenciennes de 1992 à 1996.

Il fut ensuite prêtre étudiant à Paris et Lyon de 1996 à 1998, professeur de morale familiale et sexuelle entre 1998 et 2006, membre de l’équipe du séminaire interdiocésain de Lille de 1998 à 2006, professeur de philosophie et de théologie morale entre 1998 et 2013, membre du service diocésain de la pastorale familiale de 1998 à 2013, recteur de la basilique Notre-Dame-du-Saint-Cordon, Valenciennes de 2006 à 2009, curé solidaire de Saint-Jean-Baptiste de l’Escaut à Valenciennes entre 2006 et 2009, Curé-doyen de Valenciennes de 2009 à 2013 et responsable de la formation permanente du diocèse de Cambrai de 2010 à 2013.

Nommé évêque auxiliaire de Reims le 28 juin 2013, Monseigneur Feillet a été consacré évêque le 22 septembre 2013.

La messe d’installation de Monseigneur Feillet sera célébrée dimanche 19 septembre à 15h30 en la cathédrale Notre-Dame de Sées.

Le cléricalisme du pape François blesse les catholiques

Depuis la publication hier du motu proprio limitant drastiquement l’usage du missel de 1962, les commentaires se multiplient pour exprimer une incompréhension, un désarroi, un désaccord, une blessure. Il est désormais plus facile pour un prêtre de bénir des homosexuels ou de donner la communion à des divorcés (quand le pape évoque des abus liturgiques à corriger, il fait preuve d’un cynisme méprisant, lui qui a autorisé les femmes acolytes, ce qui était jusque-là un abus liturgique…) que de célébrer la messe tridentine.

Voici par exemple l’incompréhension unanime exprimée sur Radio Notre-Dame, pourtant radio officielle de l’archevêché de Paris :

J’avoue être gourmand de savoir comment réagiront les évêques américains. Nous en avons un premier exemple avec Mgr Huying, évêque de Madison, qui vient d’écrire à ses diocésains pour les rassurer : rien ne changera dans son diocèse.

Ausweis

De Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique :

Ils s’étaient tous engagés, la main sur le cœur et des trémolos dans la voix. Le parlement européen avait voté une motion : Jamais le Pass sanitaire ne serait obligatoire ! « Croix de bois. Croix de fer. Si je mens je vais en enfer ». Cela aurait constitué une atteinte intolérable aux « valeurs fondatrices » de l’Union Européenne, au premier chef la liberté d’aller et venir. Une liberté fondamentale dont bénéficient tous les migrants de la planète mais déjà mise à mal par les critères d’accès pour les voitures aux centres des villes et l’envolée des prix des carburants, dont 60 % est composé de taxes. « Salauds de pauvres ! » selon l’inoubliable formule de Jean Gabin dans le film de Claude Autant-Lara : La traversée de Paris.

Des faits troublants

Au sens strict le Pass sanitaire n’est toujours pas obligatoire, du moins pour l’ermite qui a renoncé à se déplacer en train ou en avion, à toute vie sociale et à aller visiter sa vieille mère mourante à l’hôpital. Ils ont osé ! C’est d’ailleurs à ça qu’on les reconnaît. Le terrain avait été soigneusement et méticuleusement préparé par l’artillerie lourde : les multiples éditoriaux et chroniques des médias ayant pignon sur rue, les objurgations des experts autoproclamés, les enquêtes catastrophistes, le rappel quotidien du nombre de nouveaux contaminés, etc. Du grand art. Les faits, malheureusement, ne peuvent rien contre l’idéologie et, sans doute, les intérêts financiers de big pharma. Citons :

– l’explosion du nombre de contaminations en Israël, pays dont le taux de vaccination est le plus élevé de la planète (60% de la population) 

le manque de recul sur les effets dans le temps de ces vaccins conçus en quelques mois. Dans un roman prémonitoire paru en 1959 Henri Vernes imaginait son héros, Bob Morane, en lutte contre le sultan de Dramaout, Le maître du silence, qui par phobie du bruit avait inoculé à toute sa population un sérum rendant les gens muets mais les conduisant, ensuite, très rapidement à la mort ou du moins à une léthargie profonde. De virus mutant en 2ème  ou 3ème  injection, qui sait où nous allons ?

– la vaccination déjà acquise de 80% de la population à risques, soit les personnes de plus de 60 ans.

– la très faible létalité du virus intégrant en outre le fait que chacun a pu expérimenter autour de lui que les chiffres fournis étaient manifestement faux. Une personne qui tombe de son toit, est hospitalisée et meurt, sera déclarée comme décédée du coronavirus si elle est détectée positive. Il paraît que cela arrange l’hôpital…

les incertitudes et les doutes sur l’origine de certains vaccins et leurs conséquences génétiques.

la réticence d’une part non négligeable des professionnels de santé à se faire vacciner. Si la vaccination est la panacée comment expliquer que les premiers concernés, et a priori les plus compétents, soient aussi réticents ?

Passer en force

Nonobstant ces réserves le gouvernement a décidé de passer en force : « A partir du 15 septembre, les soignants non vaccinés ne pourront plus travailler et ne seront plus payés ». Après les palinodies successives de ce gouvernement sur les masques, les atteintes à la liberté de culte et au respect des morts, l’imbroglio des vaccins, etc. le moins que l’on puisse dire est que la crédibilité de la parole publique est largement entamée. Au cœur du pacte social repose la confiance que les gouvernés accordent à leurs gouvernants. Quand la confiance s’estompe ne reste plus que la coercition puis la violence. Nous en sommes au premier stade, nous risquons de rapidement passer au second. Tout est fait pour qu’aucune voix dissidente ne se fasse entendre. Marine Le Pen, fidèle à sa stratégie d’évitement et de dédiabolisation, reste coite et s’indignera demain que les électeurs dont elle se croit propriétaire ne votent plus pour elle. Quelques voix discordantes rompent néanmoins le consensus : François-Xavier Bellamy, Jean-Frédéric Poisson, Florian Philippot. Méticuleusement Youtube censure toutes les vidéos non « médicalement correctes » dans le silence assourdissant des chantres de la liberté d’expression. Chacun a, aussi, vocation à devenir non pas le gardien de son frère mais le surveillant de son voisin, chaque vacciné ayant mission de devenir auxiliaire de la répression. La Stasi en avait rêvé, Emmanuel Macron l’a fait. Claude Polin a lumineusement démontré comment la collaboration en masse de la population contre les « déviants » est une caractéristique typique des régimes totalitaires. Les médias du système stigmatisent déjà les « mauvais Français », selon la formule célèbre de Jean Gabin, encore dans La traversée de Paris, houspillant un bistrotier abruti qui emploie une Juive. Nous en sommes là ! Chaque civilisation qui ne trouve plus en elle l’énergie de faire face aux défis de la vie désigne naturellement un bouc émissaire, responsable de tous ses maux. Demain les non vaccinés serviront d’exutoires aux passions populaires exacerbées par des dirigeants trop heureux de rejeter la responsabilité de leurs échecs et de leurs impérities sur d’autres. Le gouvernement n’ayant toujours pas trouvé le moyen, en un an et demi de pandémie, de créer un nombre suffisant de lits d’hôpital … si la situation se dégrade, ce sera la faute des « anti vax ».

Une dictature qui n’est pas que sanitaire

Cette dictature sanitaire, qui vient, procède d’un mouvement plus général d’accaparement par l’Etat des responsabilités des familles et des citoyens. La scolarisation obligatoire à partir de trois ans, la limitation drastique des possibilités de faire l’école à la maison, l’inspection systématique, quasiment annuelle, des écoles catholiques hors contrat, dont chacun sait qu’elles forment autant de viviers de djihadistes, sont des éléments clés de ce totalitarisme mou, ce moulag, qui s’étend chaque jour. Méthodiquement se met en place un processus de mort sociale et financière pour les résistants à la « société diversitaire » : médecins opposés à l’avortement, pharmaciens refusant de commercialiser la pilule du lendemain, responsables de ressources humaines pas convaincus de la nécessité de devoir évaluer et choisir leur personnel selon des critères d’orientation sexuelle ou ethniques, universitaires rétifs aux études décoloniales et intersectionnelles, enseignants refusant de « déconstruire », selon les directives du Président de la République, l’histoire de France, etc. Et maintenant vaccino sceptiques. La société moderne qui fut un temps définie comme une conspiration universelle contre toute forme de vie intérieure est aujourd’hui, aussi, une atteinte permanente à l’ordre naturel. Nous voici, sur la terre de nos Pères, chaque jour plus étrangers aux mots d’ordre et aux pratiques usuellement et communément admises. Différents dans un monde qui prétend cultiver la différence mais refuse la liberté à ceux qu’il estime être les ennemis de la liberté.

Résistants au Nouvel Ordre mondial. Dissidents d’une société fragmentée en communautés qui sont aujourd’hui côte à côte et seront demain face à face, notre responsabilité est celle de la fidélité. Etre les petites lucioles qui rappellent, dans l’obscurité de la nuit, que la lumière existe. Préparer dans le silence des œuvres humbles, qui sont celles de Dieu, les petites pierres qu’au jour voulu par la Providence, David utilisera pour terrasser Goliath. Alors sur l’injustice des hommes nous verrons s’élever la justice de Dieu. Cette conviction nourrit notre espérance et nous donnera, soyons-en certains, la force de résister aux persécutions à venir. Nous ne saurions conclure sans nous interroger sur la promotion au grade de Chevalier de la Légion d’Honneur de Mgr Eric de Moulins-Beaufort, Président de la Conférence des évêques de France, quinze jours après le vote des lois de bioéthique légalisant la PMA sans père, l’autorisation de créer des embryons transgéniques et des embryons-chimères animal-homme, etc. Mgr Von Galen, en 1941, le “lion de Munster” aurait-il accepté une reconnaissance analogue, en Allemagne, de la part du chancelier du Reich ?

La commission européenne est un sphincter secrétant des interdictions

La Commission européenne, dirigée par Sofa (surnom acquis depuis un passage chez M.Erdogan), a encore eu une diarrhée normalisatrice :

Des taxes, des normes : comment, vraiment, a-t-on pu créer une telle entité (la « grosse Commission », comme joliment dit dans le numéro d’été 2021 de Causeur) aux fonctions sphinctériennes aussi développées ? Il y a là matière… à réflexion.

« Promesse », un film catholique en tournage à Toulon

Lu sur le site du diocèse de Fréjus-Toulon :

À partir du 2 août, le Diocèse de Fréjus-Toulon aura la chance d’accueillir à Toulon le tournage de Promesse, un film catholique franco-américain, dont une partie de l’histoire se situe en Provence. L’occasion de rencontrer son réalisateur, Daniel Rabourdin, et de revenir sur son engagement dans la foi et ses projets.

Un pied en Europe et un pied aux États-Unis, Daniel Rabourdin a quitté la France à 24 ans pour suivre une formation en audiovisuel outre Atlantique. Après une première expérience sur une télévision catholique à Bruxelles, il est recruté par le Père Fessio, fondateur de la maison d’édition américaine Ignatus Press qui l’oriente vers la chaîne de télévision EWTN, créée par Mère Angelica. Pendant 18 ans, Daniel Rabourdin y œuvre pour l’Église catholique, en produisant des émissions et des docu-films.

C’est sa rencontre avec Monseigneur Dominique Rey, il y a 12 ans, qui va le faire revenir à ses sources françaises. Pendant plusieurs années, l’évêque insiste auprès de la chaîne pour que des programmes similaires soient faits en France. Daniel Rabourdin est alors chargé de cette mission et il réalise des docu-films dans le Var.

Réalisateur indépendant, l’abandon total à Dieu

Rapidement, le réalisateur se rend compte qu’il a une mission à mener et qu’elle n’est pas toujours compatible avec les impératifs des agences de production. Il vend sa maison et tous ses biens pour réaliser des films indépendants. Il y a 5 ans sort ainsi La rébellion cachée, retraçant les événements de la guerre de Vendée.

« Je voulais être constructif et offrir un mode de vie pour la jeunesse, car je vois beaucoup d’adolescents désoeuvrés, qui vaquent et s’ennuient. Il s’agit de réveiller leur flamme intérieure. Alors que La rébellion cachée était un bouclier pour susciter une prise de conscience, Promesse est un glaive pour répandre la Bonne Nouvelle. Il s’agit d’allumer une lumière pour lutter contre le mal », nous explique-t-il.

Avec Promesse, Daniel Rabourdin espère toucher 14 millions d’âmes.

Promesse, en tournage à Toulon

Si la première partie du film a été tournée en Louisiane, c’est à Toulon que la suite se déroulera, pour retracer l’histoire d’un jeune homme défendant la foi de sa mère d’un père acadien peu porté à la spiritualité. Le tournage débutera le 2 août, et Monseigneur Dominique Rey viendra, pour l’occasion, bénir toute l’équipe.

Par ailleurs, la production recherche encore des figurants de 35 à 50 ans pour jouer des personnages de type citadin bourgeois et décontracté, ainsi que deux acteurs de 13 à 16 ans pour jouer des jeunes qui, sans avoir des silhouettes athlétiques, aspirent au scoutisme.

Les personnes intéressées peuvent contacter la production sur [email protected]

Un motu proprio revanchard, clérical et belliqueux

De Cyril Farret d’Astiès suite aux restrictions concernant le missel de 1962 :

Très Saint Père,

Non possumus non loqui.

Par un motu proprio revanchard, clérical et belliqueux, vous avez choisi d’effacer ce que vos prédécesseurs avaient autorisé. Pas plus que nos grands anciens en 1969 nous n’adopterons pour autant la nouvelle messe dont nous ne contestons pourtant ni la validité ni la légitimité.

Les fruits reçus à l’ombre du vieux et cher missel sont trop nombreux, trop éclatants, trop évidents pour nous faire hésiter une seule seconde.

Bien sûr, c’est une immense tristesse de souffrir par l’Église mais nous offrons bien volontiers cette nouvelle épreuve. L’époque est profuse en épines de tous genres. Nous voulons offrir cette croix pour notre propre conversion et pour que prenne fin l’effroyable crise que traverse l’Église sainte mais qui n’est pas sans pécheurs. Nous voulons l’offrir pour ces prêtres diocésains et ces fidèles sur qui vous jetez spécialement l’interdit avec un sens de la miséricorde bien déroutant.

Et comme nous n’avons pas d’autres armes que celles que nous ont léguées Notre Seigneur lui-même, Notre Dame et tous les saints, et que ces armes sont incomparablement plus puissantes que votre motu proprio, nous irons à genoux au pied de l’autel répondre à nos prêtres :

—      Introïbo ad altare Dei
—      Ad Deum qui laetificat juventutem meam

Votre pontificat passera Très Saint Père, sic transit gloria mundi ! La Tradition ne passera pas plus que la Révélation.

Et puisque vous réclamez nos prières Très Saint Père, nous vous les promettons en fils blessés mais inconditionnels.

Cyril Farret d’Astiès

C’est arrivé un 17 juillet…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 17 juillet : saints du jour français ou en France.
    • St Théodose, évêque d’Auxerre († VIe s.)

À Auxerre, au VIe siècle, saint Théodose, évêque

  • BBses Thérèse de St-Augustin et 15 compagnes, martyres, Carmélites de Compiègne († 1794)

En 1790, il y avait 21 sœurs au Carmel de Compiègne dont la plus âgée avait 75 ans et la plus jeune, 26 ans. Chassées de leur Carmel en 1792, elles s’installèrent dans 3 maisons voisines.

Lors d’une perquisition des révolutionnaires, ceux-ci trouvèrent des images du Sacré-Cœur (emblème vendéen et royaliste) ainsi que des lettres destinées à des prêtres réfractaires. Arrêtées, elles furent escortées jusqu’à Paris et là, jugées sommairement et guillotinées, sur la Place du Trône (aujourd’hui, Place de la Nation), le 16 juillet 1794.

En montant sur l’échafaud, elles chantaient le « Veni Creator Spiritus» et la mère supérieure donna la bénédiction à chacune avant d’être elle-même guillotinée. Seule une sœur en réchappa, absente le jour de l’arrestation, et publia un récit en 1836, basé sur de nombreux témoignages.

Noms, dates et lieux de naissances des seize Martyres :

 1 –  Mère Thérèse de St. Augustin : Madeleine-Claudine Lidoine, 1752, Paris, St Sulpice
2 –  Sœur Saint Louis : Marie-Anne-Françoise Brideau, 1751, Belfort
3 –  Sœur de Jésus Crucifié : Marie-Amie Piedcourt,1715, Paris, St. Innocents
4 –  Sœur Charlotte de la Résurrection : Anne-Marie-Madeleine-Françoise Thouret, 1715, Mouy (Oise)
5 –  Sœur Euphrasie de l’Immaculée Conception : Marie-Claude-Cyprienne Brard, 1736, Bourth (Eure)
6 –  Mère Henriette de Jésus : Marie-Françoise de Croissy, 1745, Paris, St. Roch
7 –  Soeur Thérèse du Cœur de Marie : Marie-Anne Hanisset, 1742, Reims
8 –  Sœur Thérèse de St. Ignace : Marie-Gabrielle Trézel, 1743, Compiègne, St. Jacques
9 –  Sœur Julie-Louise de Jésus : Rose Crétien de Neuville, 1741, Évreux (Eure)
10 – Sœur Marie-Henriette de la Providence : Anne Pelras, 1760 Cajarc (Lot)
11 – Sœur Constance de Jésus : Marie-Geneviêve Meunier, 1765, St. Denis
12 – Sœur Marie du Saint-Ésprit : Angélique Roussel, 1742, Fresne-Mazancourt (Somme)
13 – Sœur Ste Marthe : Marie Dufour, 1741, Bannes (Sarthe)
14 – Sœur St. François-Xavier : Elisabeth-Juliue Verolot, 1764, Lignières (Aube)
15 – Sœur Catherine : Marie-Anne Soiron, 1742, Compiègne, St. Jacques
16 – Sœur Thérèse : Marie-Thérêse Soiron, 1748, Compiègne, St. Jacques

Le seize Martyres de Compiègne furent béatifiées le 13 mai 1906 par saint Pie X.

  • le 17 juillet : saintes catholiques du jour, les Carmélites de Compiègne.

Seize martyres sont guillotinées place du Trône à Paris, le 17 juillet 1794 en haine de la foi catholique. Elles sont conduites par leur supérieure, mère Thérèse de Saint-Augustin, quittent la prison et prennent le chemin de la guillotine en chantant des cantiques tout au long du parcours, le Miserere, le Salve Regina, le Te Deum, prononcent le renouvellement de leurs vœux et chantent le Veni Creator.

Les chants des religieuses, durant leur parcours jusqu’à la guillotine et en gravissant l’échafaud, impressionnent fortement la foule qui assiste en silence à leur exécution.

Leurs corps et leurs têtes sont jetés de nuit dans l’une des deux fosses communes du cimetière de Picpus. Les dépouilles se trouvent encore dans le jardin des religieuses.

  • le 17 juillet 561 : élection du pape Jean III.
  • le 17 juillet 855 : mort du pape Léon IV.
  • le 17 juillet 1048 : Damase II est nommé pape.

Damase II (Poppon de Brixen) est pape pendant 23 jours, du 17 juillet au 9 août 1048. Il meurt à Palestrina en Italie, probablement de la malaria. Il est élevé au trône pontifical par l’empereur Henri III du Saint-Empire, sans avoir été élu.

  • le 17 juillet  1429 : sacre de Charles VII en la cathédrale de Reims.

Après la triple donation du Royaume de France faite devant notaire, le 21 juin 1429 (voir la chronique du jour), qui fait de Jésus Christ le Roi de France, et de Charles VII le lieutenant de Dieu en France (étymologiquement le Tenant lieu de…), il reste un acte indispensable à réaliser : le sacre. C’est le moment où la personne du Roi devient Sacrée, où il reçoit les grâces de son nouvel état. Par le sacre, le Roi renouvelle en sa personne le pacte de Reims de la Noel 496.

L’évêque prononce les paroles : « Je te sacre Roi de France au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. »

Sainte Jeanne d’Arc se jette alors aux pieds du Roi et s’écrie :

« Gentil Prince, maintenant est exécuté le plaisir de Dieu, qui voulait que vous vinssiez à Reims pour y recevoir votre digne Sacre, montrant que vous êtes le vrai Roi et celui auquel le Royaume doit appartenir ! »

Pour Geneviève Esquier, dans Ceux qui croyaient au Ciel de (Ed. de l’Escalade) page 180 : Désormais la vocation spirituelle et temporelle de la nation des Francs renaît officiellement.

Sacre à Reims de Charles VII, par Lenepveu, Panthéon de Paris.

Voir les chroniques du 22 février, du 21 juin sur la triple Donation du Royaume de France et du 22 juillet.

  • le 17 juillet  1429 : lettre de la Pucelle au Duc de Bourgogne.

Le 17 juillet 1429, Charles VII est sacré Roi de France à Reims, selon la volonté de Dieu. Le jour même, Jeanne écrit au duc de bourgogne pour lui demander de faire la paix :

† Jhesus Maria.

  « Hault et redoubté prince, duc de Bourgoingne, Jehanne la Pucelle vous requiert de par le Roy du ciel, mon droicturier et souverain seigneur, que le roy de France et vous, faciez bonne paix ferme, qui dure longuement. Pardonnez l’un à l’autre de bon cuer, entièrement, ainsi que doivent faire loyaulxchrestians; et s’il vous plaist à guerroier, si alez sur les Sarrazins. Prince de Bourgoingne, je vous prie, supplie et requiers tant humblement que requerir vous puis, que ne guerroiez plus ou saint royaume de France, et faictes retraire incontinent et briefmentvoz gens qui sont en aucunes places et forteresses dudit saint royaume; et de la part du gentil roy de France, il est prest de faire paix à vous, sauve son honneur, s’il ne tient en vous. Et vous faiz à savoir de par le Roy du ciel, mon droicturier et souverain seigneur, pour vostre bien et pour vostre honneur et sur voz vie, que vous n’y gaignerez point bataille à rencontre des loyaulx François, et que tous ceulx qui guerroient oudit saint royaume de France, guerroient contre le royJhesus, roy du ciel et de tout le monde, mon droicturier et souverain seigneur. Et vous prie et requiers à jointes mains, que ne faictes nulle bataille ne neguerroiez contre nous, vous, voz gens ou subgiez ; et croiezseurement que, quelque nombre de gens que amenez contre nous, qu’ilz n’y gaigneront mie, et sera grant pitié de la grant bataille et du sang qui y sera respendu de ceulx qui y vendront contre nous, Et a trois sepmaines que je vous avoyeescript et envoié bonnes lettres par unghérault, que feussiez au sacre du roy qui, aujourd’hui dimenche XVIIe jour de ce présent mois de juillet, ce (se) fait en la cité de Reims : dont je n’ay eu point de response, ne n’ouy oncques puis nouvelles dudit hérault. A Dieu vous commens et soit garde de vous, s’il lui plaist; et prie Dieu qu’il y mecte bonne pais. Escript audit lieu de Reims, ledit XVIIe jour de juillet. »

  Sur l’adresse : « Au duc de Bourgoingne. » (Procès, t. V, p. 126). L’original est encore aux archives de Lille.

Jeanne repart vers la Charité-sur-Loire, Melun, Soisson et Compiègne. Sa mission est terminée, elle a sauvé la France, lui a rendu son Roi, elle a consacré la mission divine de la France, elle a sauvé la chrétienté en empêchant le protestantisme anglais, qui doit sévir au siècle suivant, de détruire l’Eglise, elle a proclamé la royauté universelle du Christ. A la mission de Jeanne, il ne manque encore qu’une chose : l’auréole du martyre.

Le parti anglais réplique la même année en faisant sacrer, à Notre Dame de Paris, le jeune Henri VI de Lancastre de sept ans, roi de France et d’Angleterre.

  • le 17 juillet 1453 : victoire de Castillon, fin de la guerre de 100 ans.

L’armée française de Charles VII remporte une victoire décisive sur les Anglais dans le village de Castillon, en Gironde. Cette bataille marque la fin de la Guerre de Cent Ans, car toute l’Aquitaine revient à la couronne de France. La reconquête de la région aquitaine est complète quand le Roi de France s’empare de Bordeaux, le 19 octobre. Les Anglais sont alors définitivement boutés hors du Royaume. John Talbot, connu pour avoir repris la ville de Bordeaux en 1452, alors qu’un traité avait été signé entre les deux pays, meurt au cours des combats.

Après Castillon, les Anglais ne conservent que le port de Calais. Si cette victoire marque bel et bien la fin de la puissance anglaise en France, il faut attendre le Traité de Picquigny signé entre Louis XI et Édouard IV pour régler politiquement le vieux conflit.

  • le 17 juillet 1765 : instauration de la fête du Sacré-Cœur dans tous les diocèses de France.

La reine Marie Leckzinska suggère, en 1751, l’adoration perpétuelle du Sacré-Coeur dans le Saint Sacrement. Elle obtient du pape Clément XIII, la fête du Sacré-Coeur dans tous les diocèses de France le 17 juillet 1765. Une lettre de la Mère Marie-Hélène Coing, supérieure de la visitation de Paray-le-Monial, adressée le 17 mars 1744 relance le message de 1689. Louis XV reste sourd au message, mais son fils le Dauphin Louis fait dédier, dans l’église du Château de Versailles, en 1773, une chapelle au Cœur de Jésus dans la tradition eudiste à laquelle la famille royale participe.

  • le 17 juillet 1791 : massacre du Champ de Mars.

Les émeutiers se rassemblent au Champ-de-Mars, afin de faire signer une nouvelle pétition pour priver le Roi de ses pouvoirs. Aussitôt, l’Assemblée réagit et, sous le commandement de La Fayette, la Garde nationale ouvre le feu. Environ cinquante personnes sont tuées.

  • le 17 juillet 1918 : le tsar Nicolas II, sa famille et 4 fidèles sont assassinés.

La famille impériale russe, le tsar Nicolas II, la tsarine Alexandra, les grandes-duchesses Olga, Tatiana, Maria et Anastasia, le tsarévitch Alexis et plusieurs domestiques demeurés à leur service, sont assassinés à Ekaterineburg.

Bien que cela ne concerne pas l’histoire de France, cet assassinat a été commis en haine de la foi et de toute autorité. C’est dans le même esprit que la famille royale de France a été assassinée en 1793.

Pour Que Vive Le Beaujolais de juillet

Avec Natacha Polony, voici la dernière émission avant la trêve estivale ! Une fois encore, soyons fiers du terroir beaujolais, forts de sa culture !

  • Faisons un petit détour au delà de la Saône, et découvrons le premier concours d’attelage de Francheleins.
  • Voyageons dans le temps, au XVIII siècle, pour découvrir une exposition à la maison du Patrimoine de Villefranche-sur-Saône sur des femmes d’exception qui ont contribué à faire le Beaujolais tel que nous connaissons aujourd’hui.
  • Promenons-nous à Beaujeu au milieu du premier festival de musique médiévale des Sires de Beaujeu, autour duquel des médiévales ont émergées. L’Ensemble Sollazzo de renommée internationale en fut le clou !!!
  • Enfin, depuis le château de Bellevue, nous avons pu nous entretenir avec Natacha Polony au sujet du Beaujolais… N’oublions jamais, le Beaujolais reste et doit rester “Fort ! Fort !”

Le pape François abroge Summorum Pontificum

Dans une lettre apostolique en forme de Motu Proprio, publiée aujourd’hui sous le nom Traditionis custodes, le pape abroge le texte d’apaisement de Benoît XVI. Niant le droit légitime des fidèles et des prêtres, le pape remet toutes les décisions dans les mains des seuls évêques, sous la vigilance du Siège apostolique.

Il appartient à l’évêque diocésain, en tant que modérateur, promoteur et gardien de toute la vie liturgique de l’Église particulière qui lui est confiée, de régler les célébrations liturgiques de son diocèse. Par conséquent, il est de sa compétence exclusive d’autoriser l’utilisation du Missel romain de 1962 dans son diocèse, selon les directives du Siège Apostolique.

Le pape écrit que les fidèles adhérents de ces groupes ne peuvent pas se réunir pour la messe dans les églises paroissiales ! Faudra-t-il retourner dans les rues ? Le pape demande aussi aux évêques de

se garder d’autoriser la constitution de nouveaux groupements.

Le pape demande aussi explicitement de cesser l’érection de nouvelles paroisses personnelles.

C’est un retour au régime d’autorisation au compte-goutte en place avant 1988, la mise à l’écart des personnes attachées au missel de 1962, avec le risque de ranimer la guerre liturgique.

Quant aux prêtres diocésains qui souhaitent utiliser le missel de 1962 (et qui sont de plus en plus nombreux à le faire)… :

Les prêtres ordonnés après la publication du présent Motu Proprio, qui souhaitent célébrer à l’aide du Missale Romanum de 1962, doivent en faire la demande formelle à l’Évêque diocésain qui consultera le Siège Apostolique avant d’accorder cette autorisation.

Les prêtres qui célèbrent déjà selon le Missale Romanum de 1962 doivent demander à l’Évêque diocésain l’autorisation de continuer à jouir de cette faculté.

Le pape invoque, dans une lettre adressée aux évêques, la nécessité de l’unité de l’Eglise

Pour défendre l’unité du Corps du Christ, je suis contraint de révoquer la faculté accordée par mes prédécesseurs. L’usage déformé qui a été fait de cette faculté est contraire aux intentions qui ont conduit à accorder la liberté de célébrer la Messe avec le Missale Romanum de 1962.

Répondant à vos demandes, je prends la ferme décision d’abroger toutes les normes, instructions, permissions et coutumes qui précèdent le présent Motu proprio, et déclare que les livres liturgiques promulgués par les saints Pontifes Paul VI et Jean-Paul II, conformément à la décrets du Concile Vatican II, constituent l’unique expression de la lex orandi du Rite romain.

La publication de ce texte, au nom de l’unité, est pour le moins troublante, à l’heure même où l’épiscopat allemand s’enfonce dans le schisme et l’hérésie. Pour les Allemands, pas de motu proprio pour réparer une unité qui se délite. Troublante également à l’heure où l’on parle de synodalité et de la place des laïcs au sein de l’Eglise. Les laïcs attachés au missel de 1962 sont les grands oubliés de ce texte.

Après le pass sanitaire, voici le pass liturgique… Quelle semaine ! Et quelle humiliation pour Benoît XVI :

Article 1 de Summorum Pontificum

Le Missel romain promulgué par Paul VI est l’expression ordinaire de la lex orandi de l’Église catholique de rite latin. Le Missel romain promulgué par saint Pie V et réédité par le Bienheureux Jean XXIII doit être considéré comme expression extraordinaire de la même lex orandi  de l’Église et être honoré en raison de son usage vénérable et antique. Ces deux expressions de la lex orandi de l’Église n’induisent aucune division de la lex credendi de l’Église ; ce sont en effet deux mises en œuvre de l’unique rite romain.

Article 1 de Traditionis custodes 

Les livres liturgiques promulgués par saint Paul VI et saint Jean-Paul II, conformément aux décrets du Concile Vatican II, sont l’unique expression de la lex orandi du Rite Romain.

Prière en la fête de Notre-Dame du Mont Carmel

Un lecteur nous fait suivre ce message d’appel à la prière que nous relayons bien volontiers:

Chers amis,

De nombreuses personnes en France et à l’étranger exhortent leurs frères et sœurs à prier le Saint Rosaire pendant la journée du vendredi 16 juillet 2021, Fête de Notre Dame du Mont Carmel.

Ce même jour, le chef de l’Etat Emmanuel Macron, visitera Lourdes.

Avec Sainte Bernadette, avec notre bon Saint Joseph, nous supplions Notre Chère Maman du Ciel, la Très Sainte Marie, Vierge et Reine, d’intervenir pour notre pays, afin de maintenir notre peuple dans l’unité, la liberté, le respect et l’amour fraternels.

Ainsi, nous nous engageons à prier le Saint Rosaire en communion avec toute l’Eglise, si possible à ces heures :

9h00 : les Mystères Joyeux
15h00 : les Mystères Douloureux
18h00 : les Mystère Glorieux

Afin que triomphent le Cœur Sacré de Jésus et le Cœur Immaculé de Marie sur notre pays.

Un grand merci à vous du fond du cœur, de relayer, de diffuser et de transmettre cet appel au plus grand nombre possible de personnes,

En profonde communion de prière dans la Trinité Sainte, tout particulièrement ce vendredi.

J’ajouterais personnellement une intention de prière plus spécifique à Emmanuel Macron: le chef de l’Etat visitant le sanctuaire de Lourdes, il me semble que nous pourrions également demander à Notre-Dame de France de l’éclairer sur les abominations que son gouvernement et sa majorité ont votées au titre de la loi dite par antiphrase de bioéthique – et qu’elle l’aide à se repentir à réparer ces abominations en protégeant la vie innocente et la dignité de la personne humaine.

Guillaume de Thieulloy

Démissions

Déjà, la crise sanitaire avait poussé à bout les soignants, et les hôpitaux pourraient bientôt manquer cruellement de personnel. Une récente enquête de la Fédération hospitalière de France menée auprès de 300 établissements recensait plus de 10.000 départs, démissions, retraites, fins de contrat, d’infirmiers et d’aides-soignants.

Bruno Mégarbane, chef du service de réanimation de l’hôpital Lariboisière à Paris, annonce :

“Dans mon service, 40% du personnel infirmier a donné sa démission”

Les hôpitaux franciliens doivent faire face actuellement à plus de 3500 postes vacants.

Mais l’hémorragie se poursuit suite aux annonces de Macron.

Témoignage d’une infirmière qui refuse de se faire vacciner et démissionne :

«Vous vous soignerez tous seuls, vous allez mettre votre sonde urinaire tout seul (…) parce qu’il n’y aura plus d’infirmière, plus d’aide-soignant, plus rien!»

A Montpellier, des soignants évoquent la possibilité de quitter leur emploi. De même en Alsace, où un soignant témoigne :

“Nous avons le droit de disposer de notre corps : si j’ai un cancer, que je ne veux pas de chimiothérapie, je peux refuser la chimiothérapie. J’aimerais que pour le vaccin cela reste aussi mon choix”

RMC relaie le projet de démission d’un aide soignant dans l’Essonne.

Assez de marches blanches, il faut des actes 

Mardi le député LR Jean-Louis Thiériot a interrogé le ministre de la justice, par ailleurs convoqué aujourd’hui par la Cour de Justice de la République pour prise illégale d’intérêts, sur le meurtre du jeune Théo à Claye-Souilly (77) :

Je souhaite que le nom de Théo résonne dans cet hémicycle, pour sa mémoire, pour ses parents. Il avait la vie devant lui, il venait de réussir son baccalauréat, il était la belle jeunesse de France qui choisit de travailler. Il était habité par les promesses de l’aube quand il a croisé la route d’un barbare qui, pour une poignée d’euros, l’a poignardé sans vergogne.

La presse indique que l’auteur des faits serait un étranger en situation régulière jusqu’au 20 juillet, un Sénégalais défavorablement connu des services de police, apparemment mentionné dans le fichier de traitement d’antécédents judiciaires (TAJ). Que sait-on de lui ? Avait-il un casier judiciaire ? Où l’instruction de son dossier de renouvellement de titre de séjour en était-elle ?

Plus largement, que comptez-vous faire pour mettre réellement un terme à l’ensauvagement du monde ? Nul ici ne peut prétendre que, lui aux affaires, il n’y aurait plus d’affaire Théo. Mais une politique pénale doit marcher sur ses deux jambes : l’une policière, l’autre judiciaire. Afin de mettre un terme à ce fléau, à quand une politique de tolérance zéro et des incarcérations dès le premier acte violent si la justice en décide ainsi ? À quand une grande politique immobilière pour construire les 15 000 places de prison promises, dont seules 2 000 ont été créées ?

Monsieur le Premier ministre, assez de marches blanches ! Pour que chaque semaine n’égrène pas le glas du régalien qui se délite, il nous faut des actes : si Théo est mort pour rien, qu’il ne soit pas en plus victime de notre indifférence et de notre inaction.

Réponse d’Éric Dupond-Moretti, garde des sceaux, ministre de la justice :

Vous le dites très justement : aucun pouvoir ne peut prétendre qu’il n’y aura plus de crimes comme celui qui endeuille non seulement votre circonscription mais plus largement, notre pays tout entier. Comme vous, je voudrais d’abord avoir une pensée émue pour cette famille, dont nous avons peine à mesurer le chagrin : un gosse de 18 ans à peine ne peut pas mourir dans ces conditions. Je pense aussi au jeune homme blessé, auquel je présente tous mes vœux de prompt rétablissement.

Cela étant dit, depuis que je suis garde des sceaux, j’ai instauré, sous l’impulsion du Premier ministre, une politique budgétaire comme nous n’en avions jamais connu depuis plus d’un quart de siècle, et qui nous a permis de traiter la délinquance qui était jusqu’alors négligée : c’est la réforme de la justice de proximité. Lorsque je me déplace dans les juridictions, les magistrats de terrain me disent combien ils se félicitent de cette politique. J’ai d’ailleurs publié tout récemment un rapport sur notre action, et je le tiens à votre entière disposition.

Je ne pourrai pas commenter davantage cette affaire : dès lors que le suspect a été interpellé et la justice saisie, il m’est interdit de faire un certain nombre de remarques.

Enfin, je veux rendre hommage ici au membre de l’administration pénitentiaire et au policier qui, bien que n’étant pas en service à ce moment-là, sont courageusement intervenus, aux côtés d’un commerçant, pour que l’auteur des faits soit interpellé. J’ai pris l’initiative d’inviter cet agent de l’administration pénitentiaire demain, aux cérémonies du 14 juillet, et je tiens à lui rendre hommage devant la représentation nationale.

Ces questions, monsieur le député, doivent faire consensus : comme vous l’avez dit à juste titre, malheureusement, personne ne peut espérer la rémission des crimes. Mais nous continuons de lutter : c’est une préoccupation constante, tant pour moi, garde des sceaux, que pour le Premier ministre.

Jackpot pour Big Pharma et 800 millions d’euros d’économies pour l’hôpital public

Intervention du député de La France Insoumise Mathilde Panot :

Il fallait oser ! Oser dire à la télévision, hier soir, à 20 heures, sans crier gare, que dans moins de deux semaines, nous ne pourrions aller nulle part sans être vaccinés ! Le conseil de défense est votre salle de jeux, où vous jonglez avec la vie des Français. Vous prolongez l’état d’urgence sanitaire jusqu’à décembre, vous parlez aux Français comme à des enfants. Cet été, Jacques a dit : pas de vaccin, pas de train. Jacques a dit : pas de vaccin, pas de café. Pas de vaccin, pas de commerces. Cet été, si vous êtes vaccinés, mais pas vos enfants, ils vous attendront devant le restaurant. Après la police du vêtement, Macron invente la police sanitaire ! Cet été, votre pass sanitaire sera contrôlé par des policiers non vaccinés et vous demandez aux patrons de café de s’improviser videurs – mais, rassurez-vous, Macron nous l’avait promis : le vaccin ne sera pas obligatoire. Bienvenue en Absurdie !

Monsieur le Premier ministre, ne nous caricaturez pas : nous croyons à la science. Le vaccin est une des solutions pour lutter contre l’épidémie, mais l’Organisation mondiale de la santé (OMS) elle-même nous dit qu’il faut convaincre plutôt que contraindre. Or avec vous, pour le vaccin comme pour le reste, c’est à la matraque !

Vous avez laissé des soignants travailler en sacs poubelles, vous les avez gazés quand ils réclamaient plus de moyens, et maintenant, vous les stigmatisez pour qu’ils se fassent vacciner. Et le pompon : les pauvres sont les plus exposées au covid, ceux qui en meurent le plus, ceux qui ont le moins d’accès à la vaccination. Alors, en toute logique, vous déremboursez le test PCR.

Monsieur le Premier ministre, tout le monde n’appartient pas à La République en marche. Le virus ne vérifie pas le portefeuille des personnes avant de les contaminer ! 

Les plus pauvres auront, en prime, une mise à mort sociale, avec la réforme de l’assurance chômage et la réforme des retraites. Par contre, jackpot pour Big Pharma , pour qui la fête continue !
Nous vous avions pourtant prévenu : avec 800 millions d’euros d’économies pour l’hôpital public, des fermetures de lits, le manque de personnel soignant, où sont les moyens pour les soignants ? Où sont les purificateurs d’air ? En quoi le fait de briser nos libertés aide-t-il à lutter contre l’épidémie ?

Cinéma : SAJE veut passer de distributeur à producteur

Depuis 7 ans, SAJE distribue en France des films d’inspiration chrétienne, produits le plus souvent aux Etats-Unis, en Italie, en Espagne ou en Pologne.

Hubert de Torcy, président de SAJE Distribution, annonce que, depuis plusieurs mois, les équipes de SAJE travaillent à développer des scénarios en vue de produire leurs propres films. Un film, fruit d’une coproduction franco-espagnole, est déjà en phase de production avec la Fondation INFINITO+1 à qui l’on doit déjà deux docu-fictions parus récemment en DVD chez Saje, Terre de Marie et Le plus beau des cadeaux.

Cette comédie musicale aborde la thématique du divorce :

« En 2019, rien qu’en Espagne, il y’a eu plus de 110 000 ruptures conjugales, ce qui fait une moyenne de 12 divorces par heure ou 1 divorce toutes les 5 minutes. Dans le reste du monde, les statistiques sont identiques. On peut rester spectateurs de cette pandémie de ruptures conjugales ou proposer quelque chose pour aider, pour offrir une espérance basée sur des faits réels de réussites. »

Le film, intitulé « Tengamos la fiesta en pas » (Ne gâchons pas la fête), raconte l’histoire d’un couple au bord de la rupture, qui part en vacances avec ses 3 enfants dans leur maison de famille. Ils ont décidé de divorcer après Noël sans prévenir leurs enfants pour ne pas gâcher la fête. Mais ces derniers découvrent leur projet et décident d’enfermer leurs parents tant qu’ils ne se sont pas réconciliés.

Pour produire ce film INFINITO+1 et SAJE ont rassemblé un budget de 850 000 €. Le tournage a duré 30 jours près de Madrid avec une équipe de professionnels au plus haut niveau. Le tournage est maintenant terminé et c’est le montage et la post-production qui vont démarrer, en vue d’une sortie du film en Espagne à Noël. Il faudra sans doute attendre une année supplémentaire pour le voir sortir en France sur les grands écrans.

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