La mosquée de la chapelle…
Les mosquées poussent comme des champignons. Après la mosquée de Sablé-Sur-Sarthe, encore une mosquée en Sarthe à La Chapelle Saint-Aubin, commune de 2300 habitants.
La pose de la première pierre a eu lieu ce 8 mai.
Chronique du délitement
Et de l’immigration :
- Saône-et-Loire : un “petit délinquant” marocain jugé pour avoir poignardé à mort Valentin
- Bordeaux : un migrant camerounais frappe à la porte d’une résidence étudiante, une jeune femme ouvre la porte, elle est dépouillée et violée
- Des policiers attaqués par des tirs de mortiers d’artifice à Garges-lès-Gonesse (95) : « Tuez-les ! tuez-les ! »
- Double tentative d’assassinat sur un parking de Mérignac : 2 hommes en garde à vue
- Créteil (94) : tentative d’homicide sur des policiers devant le commissariat après une course poursuite, le suspect s’appelle Amine B.
- Seine-Saint-Denis : dix-sept individus, dont quatorze mineurs, interpellés pour une série de vols violents et une séquestration filmée
- Règlements de comptes à Marseille : « une dérive à la mexicaine »
- Marseille : violence intercommunautaire entre Maghrébins et migrants nigériens à la cité Kallisté
- Angoulême (16) : le collégien guinéen qui avait agressé sexuellement une jeune fille avait en réalité 25 ans
Et pendant ce temps, le ministre de la justice Eric Dupond-Moretti et avocat des voyous est en campagne aux élections régionales dans les Hauts-de-France
« parce que je ne veux pas que cette terre file entre les mains du RN ».
« Je ne viens pas ici pour faire de la figuration. Je viens avec des valeurs que je porte depuis toujours. A la différence de M. Bertrand, je ne veux pas chasser sur les terres du Rassemblement national. Je veux chasser le Rassemblement national de cette terre ».
Hommage d’Orléans à Jeanne d’Arc : le documentaire avec la voix de Charlotte d’Ornellas censuré par France 3
En cet anniversaire de la libération d’Orléans, bravez la censure du service public en regardant ce documentaire relatant les temps forts de l’hommage d’Orléans à Jeanne d’Arc, tourné les 29 avril et 1er mai 2021, dans un format adapté en raison du contexte sanitaire.
Interdiction de manifestation religieuse : en Dordogne, Civitas fait une nouvelle fois condamner l’État
D’Alain Escada :
Civitas avait déclaré une manifestation publique avec chapelets et prières pour la France et les libertés fondamentales le lundi 3 mai pour ce samedi 8 mai aux services de la préfecture de la Dordogne. Le préfet de la Dordogne a alors interdit notre manifestation, car elle n’était pas revendicative mais religieuse, en raison du risque attentat et en raison du contexte sanitaire. Le même préfet avait déjà pris un même arrêté la semaine dernière contre l’une de nos manifestations.
Cette affaire rappelait l’interdiction du préfet du Puy de Dôme en novembre dernier.
Nous avons alors déposé un référé-liberté devant le tribunal administratif de Bordeaux pour demander l’annulation de l’interdiction en rappelant notamment la jurisprudence du tribunal administratif de Clermont-Ferrand et demander ainsi le droit d’organiser une manifestation avec chapelets. Le tribunal administratif de Bordeaux nous a donné raison, rappelant l’évidence.
Nous produisons la décision à la fin de ce communiqué.
Si le juge écarte rapidement le motif lié au risque attentat, l’argument du préfet est pour le moins étonnant. Est-ce que le préfet admet qu’il n’est plus possible pour les Français de manifester parce qu’il n’est pas en mesure d’assurer leur sécurité ? La liberté fondamentale de manifestation serait donc suspendue par le seul fait qu’il existe une menace élevée du risque attentat ? Soit c’est un prétexte utilisé par le préfet, soit la situation en France est encore plus dramatique que nous le pensions…
Le juge rappelle également rapidement la jurisprudence du tribunal administratif de Clermont-Ferrand concernant les manifestations religieuses:
« 15. En deuxième lieu, il ne résulte pas des dispositions en vigueur, notamment du décret du 29 octobre 2020 susvisé, qu’une manifestation sur la voie publique puisse être interdite par principe, au seul motif qu’elle pourrait être regardée, par son but ou par sa forme, comme la manifestation extérieure d’un culte. »
Enfin, il déclare que la nécessité d’interdire la tenue de la manifestation pour éviter tout risque sanitaire n’est pas établie.
Il conclut en jugeant que : « Par suite, l’association Civitas est fondée à soutenir que, en interdisant la tenue de la manifestation déclarée le 3 mai 2021, le préfet de la Dordogne a porté une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de manifester. La condition de l’urgence étant satisfaite, il y a lieu de suspendre l’exécution de l’arrêté contesté. » […]
C’est arrivé un 8 mai…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
Célébrations le 8 mai: les Fêtes johanniques à Orléans et la fin de la seconde guerre mondiale.
le 8 mai 535: décès du pape Jean II.
Voir la chronique du 2 janvier
le 8 mai 590 : le pape saint Grégoire le Grand annonce la fin de la peste qui ravage Rome.
le 8 mai 1360 : signature du Traité de Brétigny entre la France et l’Angleterre.
Egalement connu sous le nom de traité de Calais, il est conclu au château de Brétigny, près de Chartres entre Édouard III d’Angleterre et le Dauphin Charles, fils du Roi Jean II de France. La France perd des terres au nord entre Calais et le Ponthieu ainsi que l’Aquitaine. Edouard III ramène la rançon de Jean II le Bon de 4 à 3 millions d’écus et renonce à revendiquer le trône de France. La guerre reprend 9 ans plus tard. (Voir les chroniques des 8 et 26 avril).
le 8 mai 1429 : le siège d’Orléans est levé par les Anglais.
Ils cèdent face à l’armée française commandée par sainte Jeanne d’Arc. Celle-ci, en la fête de Saint Michel, patron de la France, le 8 mai 1429, délivre miraculeusement Orléans. Puis, ce sont les victoires de Meung, Beaugency, Patay, les prises de Troyes et de Châlons-sur-Marne et enfin le sacre du Dauphin à Reims.
Orléans est assiégée depuis le mois d’octobre 1428 par l’Anglais Jehan Talbot. La cité est le dernier point de résistance des Français sur la Loire, à la frontière entre la partie du Royaume tenue par les Anglais et le Royaume de Bourges de Charles VII.
Les grands du Royaume d’abord très critiques ont été subjugués par la facilité avec laquelle elle est parvenue à pénétrer dans la ville pour la ravitailler. Jehan de Brosse, maréchal de Sainte-Sévère, le duc Jehan II d’Alençon, Raoul de Gaucourt, sénéchal du Dauphiné, Étienne de Vignolles plus connu sous le sobriquet de « La Hire », l’Amiral Louis de Culant, Jehan Poton de Xaintrailles et Gilles de Rais, la suivent alors aveuglément et la ville, tenue alors par le Comte Jehan de Dunois dit le « Bâtard d’Orléans » est délivrée.
Pour épargner des vies et le sang des soldats Sainte Jeanne d’Arc a écrit avant la bataille cette lettre au roi d’Angleterre :
« Roi d’Angleterre et vous, duc de Bedford qui vous dîtes régent de France, faites raison au Roi du Ciel de son sang royal. Rendez au Roi, par la Pucelle qui est envoyée par Dieu, le Roi du Ciel, les clés de toutes les bonnes villes que vous avez prises et violées en France. Elle est venue par Dieu réclamer le sang royal. Elle est toute prête à faire la paix si vous lui voulez faire raison en quittant la France ! Vous ne tiendrez pas le Royaume de Dieu le Roi du Ciel. Mais le tiendra le Roi Charles, vrai héritier car Dieu, le Roi du Ciel le veut. »
Et comme les Anglais ne répondent pas, elle marche sur Orléans. Avant la bataille, elle entend la messe et communie chasse les prostituées de l’armée et demande à la troupe de se mettre en paix avec Dieu. Son écuyer, Simon Beaudcroix déclare au procès de réhabilitation :
“Je me rappelle fort bien que Jeanne recommanda à tous les hommes de l’armée de se confesser, de mettre leur conscience en ordre; de prier que Dieu leur vienne en aide et qu’avec son aide ils obtiennent la victoire.”
Jeanne d’Arc à Orléans par Jules Eugène Lenepveu, peint entre 1886–1890
« Au milieu de la division intérieure qui déchire un même peuple séparé en Armagnacs et Bourguignons, au cœur de la guerre civile qui fait du pays une proie plus facile et déjà largement convoitée par l’étranger, une jeune paysanne se présente et , entre sa seizième et sa dix-neuvième année, en moins de trois ans, elle rend à une nation son âme, son unité. »*
* Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l’Escalade, page 176).
le 8 mai 1684 : décès de Henry Du Mont.
Henry de Thiers, dit Henri Du Mont, meurt le 8 mai 1684 à Paris. D’origine flamande, il est organiste de l’église Saint-Paul, puis de la basilique Notre-Dame à l’âge de 19 ans, avant d’être claveciniste pour le Duc d’Anjou. La même année il publie son recueil de motets intitulé Cantica sacra, recueil majeur dans l’histoire de la musique française. Il devient Maître de la Chapelle Royale en 1663, et prend sa retraite en 1683. Durant sa carrière, il compose des œuvres essentiellement religieuses de musique baroque, en particulier près de deux cent petits motets à deux et quatre voix en cinq recueils qui restent l’archétype du motet français. Ses motets utilisent la basse continue, une technique encore rare à cette époque.
Ses cinq messes, dites Messes Royales, ont survécu jusqu’au milieu du XXe siècle (avant Vatican II), néanmoins, dans certains lieux de culte catholiques ou pendant les grandes fêtes religieuses, on peut encore entendre l’une ou l’autre des messes royales de Du Mont.
le 8 mai 1721 : élection du pape Innocent XIII.
Michel Angelo Conti est élu pape sous le nom d’InnocentXIII. Durant son pontificat, il subit l’invasion du duché de Parme et de Plaisance par Charles VI du Saint-Empire ; soutient Jacques François Stuart pour l’accession au trône d’Angleterre ; et lutte ardemment contre les Jansénistes en France
le 8 mai 1738 : vente de la vicomté de Turenne, paradis fiscal, à Louis XV.
La vicomté de Turenne est un bon exemple pour expliquer comment fonctionnait la France avant la révolution. Aujourd’hui, le jacobinisme républicain uniformisateur, le centralisme administratif et technocratique ont, sous prétexte de simplification et d’unité nationale, détruit des pans entiers de l’histoire de France, de la culture française. Si les Bourbons ont été les premiers à centraliser ce fut toujours fait dans le respect de l’histoire et des particularités de chaque province. Les Rois de France parlaient de « Nos peuples de France ». La vicomté de Turenne permet ainsi de comprendre ce qu’était la France avant que ne passe le rabot révolutionnaire. S’étendant de Sarlat à Neuvic, comptant 1200 hameaux, 105 paroisses du Limousin et du Quercy et pas moins de sept villes fortifiées : Argentat, Beaulieu, Collonges, Martel, Meyssac, Saint-Céré et Turenne, la vicomté de Turenne compte 150.000 habitants au début du XVIII° siècle.
Fonctionnant pendant huit siècles, comme un état quasi-souverain la vicomté bénéficiait de nombreux privilèges.
Les vicomtes soutenaient que l’hommage qu’ils rendaient au Roi n’était pas un hommage lige. Jusqu’au XIII° siècle, ils battent monnaie, acceptée en Limousin, Périgord et Quercy. Ils peuvent concéder des fiefs nobles à des roturiers ; ils possèdent des droits de souveraineté et d’amortissement sur les francs-fiefs ; perçoivent des droits de timbres ; créent des foires, des consulats ; … Ces droits sont confirmés par des documents officiels de Philippe le Hardi en 1168, Jean le Bon en 1350, puis Charles V, Charles VII, Louis XI, Louis XIII. Les vassaux des vicomtes sont exemptés de la taille royale et du logement des gens de guerre. Cette situation attire dans la région de nombreuses familles riches et entreprenantes.
L’anachronisme féodal de la Vicomté disparaît finalement en 1738 lorsque Charles Godefroy de La Tour d’Auvergne, duc de Bouillon, Vicomte de Turenne, vend tous ses droits au Roi pour payer ses immenses dettes, ses Etats lui ayant stupidement refusé un secours. Le Roi Louis XV lui paie la somme de 4.200.000 livres.
le 8 mai 1769 : bataille de Ponte Novo.
Début de la bataille, voir la chronique du 9 mai.
le 8 mai 1672: décès de M. de Tréville, Lieutenant Capitaine de la compagnie des Mousquetaires.
En 1616, à l’âge de dix-sept ans, il renonce au négoce pour les armes et part pour Paris, où il s’y engage comme cadet-gentilhomme dans les Gardes-françaises. Il prend part au siège de la Rochelle, de 1627 à 1628, où il est blessé. Tréville, qui a toute la confiance du Roi Louis XIII, devient en 1634 Capitaine Lieutenant de la compagnie des Mousquetaires. Eloigné par Richelieu, suite à l’affaire Cinq-Mars, le Roi le rappelle à la mort du ministre et lui rend le commandement de la compagnie des mousquetaires. Quelques mois plus tard, le 14 mai 1643, Louis XIII meurt à son tour. Mazarin, ne pouvant le renvoyer, dissout la compagnie des Mousquetaires, en 1646.
le 8 Mai 1779 : Louis XVI abolit par ordonnance, le servage, le droit de suite et affranchit tous les « mains mortables »
Les serfs des domaines royaux, ainsi que les hommes de corps, les « mortaillables » et les « taillables » n’existent donc plus. Déjà c’est le Roi Louis XVI qui promulgue, dès 1776, un édit condamnant fermement la possession d’esclaves sur le territoire français. Trois ans après avoir aboli l’esclavage (chronique du 4 février)
le 8 mai 1794 : exécution des 28 fermiers généraux à Paris, dont Antoine Lavoisier.
Antoine Laurent de Lavoisier naît et meurt à Paris. Il est généralement considéré comme le créateur de la chimie moderne. Il énonce la première version de la loi de conservation de la matière. Il identifie et nomme l’oxygène en 1778. Il participe à la réforme de la nomenclature chimique, découvre le rôle de l’oxygène dans le phénomène de la combustion ; démontre le rôle de l’oxygène dans la respiration animale et végétale mais aussi dans la formation de la rouille.
Alors que beaucoup se lèvent pour dénoncer la perte pour la France que constituerait sa mort, Fouquiet Tinville rétorque :
« La république n’a pas besoin de savants ! »
le 8 mai 1920 : la fête de sainte Jeanne d’Arc devient la fête nationale en France.
Canonisée en 1920, la même année que sainte Marguerite Marie Alacoque, la fête de Sainte Jeanne d’Arc est retenue, sur proposition de Maurice Barrès, comme fête nationale. La loi retient le second dimanche de mai.
le 8 mai 1945 : capitulation sans condition de l’Allemagne.
Après une première reddition signée le 7 mai 1945 à Reims par le colonel-général Alfred Jodl, la Seconde Guerre mondiale prend fin en Europe, le maréchal Keitel signe l’acte politique de la capitulation sans condition. C’est une véritable guerre de 100 ans qui prend fin entre les peuples germaniques et la France.
le 8 mai 1945: répression des émeutes algériennes, un mensonge d’Etat.
Si l’on en croit les journaux, les médias, les livres de pseudo histoire, une « manifestation » se produit à Sétif aux cris de “Istiqlal” (“indépendance”) et de “libérez Messali” (Messali Hadj, leader du Parti Populaire Algérien, arrêté et déporté au Gabon). Un scout brandissant le drapeau algérien aurait été abattu par la police française. Les manifestations se seraient étendues alors à des villes voisines du Constantinois, faisant en quelques jours 103 morts dans la population européenne et près de 10 000 morts par la répression.
Un drame algérien d’Eugène Vallet, aux éditions : Les grandes éditions françaises montrent une toute autre vérité des émeutes de mai 1945.
Les faits ont été déformés sur le massacre de Sétif. La manifestation est en fait une émeute qui déferle sur la ville en assassinant de façon atroce tous les Européens rencontrés. Les forces de l’ordre qui arrivent n’ont d’autre solution que d’ouvrir le feu. Et Sétif n’est que l’arbre qui cache la forêt car les trois départements s’embrasent en même temps et non pas après Sétif. Partout des Européens sont assassinés. Il y a bien un plan de révolte, une préméditation de l’action qui est prouvée par la quantité d’armes des « manifestants », par leurs tentatives de couper les routes et d’isoler les grandes villes.
L’insurrection ayant échoué, les indépendantistes, relayés par les médias français anticolonialistes vont inverser l’origine de la violence ; faisant passer les assassins pour des victimes. Depuis, la propagande du gouvernement algérien, largement reprise par les médias et l’éducation nationale française parle de chiffres de morts extravagants ; ces chiffres oscillent entre 15.000 et 45.000 morts algériens. Comme si les documents officiels de 1945 ne permettent pas de présenter la vérité. 0n lit partout que, “selon les autorités françaises”, ces événements auraient provoqué la mort de soit 15 000 Algériens, soit 45 000, selon les autorités algériennes… Les émeutes et la répression se sont déroulées du 8 au 22 mai 1945, donc durant quinze jours : l’armée, la police, la gendarmerie françaises, les milices armées ont-elles pu faire entre 1000 et 3000 tués par jour, c’est-à-dire dix ou vingt fois plus par jour que durant la guerre d’Algérie elle-même ?
Il est possible aujourd’hui de consulter le service historique des armées qui a publié l’essentiel des pièces il y a déjà vingt ans ; de lire Roger Vétillard qui a repris dans son étude de 2008 toute ces preuves ; ou encore de relire l’historien Jean-Louis Planche.
Relisons Eugène Vallet :
« Les Français ont eu à faire face à deux foyers actifs d’insurrection, couvrant près de 6.000 kilomètres carrés, en deux régions à population très dense, où l’émeute — les constatations faites l’ont démontré — n’avait même pas l’excuse de la misère. Presque simultanément, se sont produits sur tout le territoire, entre Bône et Saïda, c’est-à-dire sur 900 kilomètres de distance, des remous démontrant la préparation d’une action offensive qui n’était, du reste, un secret pour personne. »*
* (Un drame algérien d’Eugène Vallet, Ed : Les grandes éditions françaises, page 8)
« Les drapeaux doivent être retirés. Devant l’hôtel de France à Sétif, un policier tente de s’en emparer. C’est le signal de la bagarre, des coups de feu éclatent ; les manifestants se répandent dans la ville, assaillant à coups de feu, de couteau ou de bâton, les Européens rencontrés. On entend : “Tuons les Européens”… » […] « Le mouvement insurrectionnel, n’a pas été l’œuvre de faméliques mais de fanatiques et de racistes. Le mouvement n’avait pas pour but initial la guerre sainte, mais cet argument fut employé par les meneurs pour décider la masse et la fanatiser…» Écrit alors le général Henry Martin, qui commande le 19e corps d’armée à Alger, dans son rapport.
Relevées en 1945, les pertes côté européen sont, selon les sources, de 102 à 113 victimes, avec le double de blessés. S’y ajoutent les quelques 800 musulmans francophiles assassinés par les émeutiers. Côté musulman, le commandement militaire dénombre alors 2 628 tués; l’Humanité cite à l’époque le chiffre de 6 000 sans aucune preuve ! C’est la radio du Caire qui, la première, parlera de 45 000 victimes, bilan qui sera par la suite officialisé par le régime algérien. Plus on s’éloigne des événements, plus le chiffre gonfle : en 8 mai 2003, le quotidien officiel du parti gouvernemental, El Moudjahid, cite sans vergogne le chiffre de 100 000 !
Quand on sait que le gouverneur général de l’Algérie, Yves Chataigneau, un gaulliste, surnommé par les pieds-noirs « Mohammed » en raison de ses sympathies musulmanes, agit sous les ordres du ministre de l’Intérieur, le socialiste Adrien Tixier ; et que le ministre de l’Air, responsable des ordres donnés à l’armée de l’air, est le communiste Charles Tillon…peut-on dire que la répression est si terrible ? La plus part des condamnations des coupables sont ensuite cassées par Paris. D’où la conclusion d’Eugène Vallet :
«On affirme que sur 120 condamnations environ, prononcées à ce titre, 25 à peine ont été suivies d’exécution. Enfin est arrivée l’amnistie générale, qui couvre à peu près tous les coupables et leur permet de revenir, libérés et insolents, parmi leurs victimes et leurs complices. Et comme si de tels défis au bon sens et à l’équité n’étaient pas suffisants, on intensifie à plaisir les campagnes de calomnies contre les martyrs de l’hécatombe des 8 et 9 mai 1945. La presse et la T.S.F. propagent les mensonges les plus odieux sur des faits dont l’Administration a empêché la libre divulgation.
[…] Le scandale, ce n’est pas le massacre des Français isolés et surpris, sans défense, des femmes martyrisées et des petits enfants lacérés de coups de couteaux. Le scandale, c’est la répression trop brutale de l’émeute. Nos soldats ont été des bourreaux…Ce renversement, au moins audacieux, des rôles, a évidemment pour but de tromper l’opinion publique dans la Métropole. Mais il crée une situation intolérable en Algérie, où tout le monde est fixé, même la masse indigène, qui est étonnée, aujourd’hui encore, que le châtiment n’ait pas été plus exemplaire. »**
** Un drame algérien d’Eugène Vallet, Ed : Les grandes éditions françaises, pages 263 et 264.
[…] « On chasse les Français d’Algérie. C’est là un fait qui ne peut être nié et qui met en cause les destins mêmes de la France en Afrique du Nord. Il est profondément attristant d’enregistrer cette constatation qui sera, demain, une réalité poignante. Le mouvement est commencé. Il s’accentue rapidement. L’Administration s’en est aperçue, puisqu’elle a essayé de freiner les départs, en refusant d’approuver, pendant un temps, les ventes de propriétés françaises aux indigènes. Mais elle continue à favoriser ceux qui, malgré tout, voulaient rester. J’attribuais les mesures qui précipitent la catastrophe.
Les Pouvoirs publics n’ont pas réagi lorsqu’il en était temps encore, lorsqu’ils ont été prévenus de l’imminence du drame qui se préparait. Or, ils avaient été largement alertés par de nombreux rapports officiels de fonctionnaires de tous ordres, y compris les chefs de gendarmerie et par des appels pressants d’élus.
Le drame accompli, l’Autorité, nous l’avons dit a :
couvert d’une protection non déguisée les émeutiers échappés, aux constatations des flagrants délits ;
gracié les coupables arrêtés et condamnés par les tribunaux militaires ;
prononcé, récemment, une amnistie à peu près générale, qui a permis aux perturbateurs de rentrer dans les douars la tête haute, de reformer les groupements d’assaut, genres « Médersas », « Amis du Manifeste » ou Scouts, qui avaient été dissous, et de reprendre leur programme d’hostilité et de menaces de mort contre l’élément français, témoins ces papiers répandus dans les campagnes en avril 1946, ou jetés dans les boîtes aux lettres des villes :
« Français, préparez vos valises ou vos cercueils !… »
Et comme si l’Algérie française était coupable de ne pas succomber sous l’action d’un tel régime, le législateur de France y ajoute la certitude d’une asphyxie totale ; la noyade des Français sur les prochaines listes électorales, par l’inscription de nouveaux contingents d’électeurs indigènes, tels que les titulaires de certificats d’études primaires ! Quelles responsabilités, dans l’Histoire, prennent aujourd’hui nos dirigeants !… » 22 AOUT 1946.***
*** Un drame algérien d’Eugène Vallet, Ed : Les grandes éditions françaises, pages 271 272 et 273.
le 8 mai 2002 : attentat de Karachi.
Un attentat à la voiture piégée commis devant un hôtel de Karachi (Pakistan) coûte la vie à 14 personnes, 11 Français et 3 Pakistanais (plus douze blessés).
Non à la destruction de l’église de la Ferrière-de-Flée
Nos confrères de l’Observatoire de la christianophobie viennent de mettre en ligne une pétition de Barbara Mazières, présidente du Cercle Anjou Conférences et conseillère régionale,contre la destruction de l’église de la Ferrière. Vous pouvez la signer ici.
Nuit de la Mission
Nous relayons bien volontiers ce message de nos amis de Mission Ismérie, à l’occasion de la première nuit de la mission, lundi 10 mai prochain. La nuit de la mission est organisée par Mission Ismérie (consacrée à l’évangélisation des musulmans) et plusieurs autres associations engagées dans l’annonce de l’Evangile (Hozana, Saje, Alpha, L’1visible, L’Emmanuel et Marie de Nazareth).
Chers amis, chers soutiens de la première heure et ceux qui nous ont rejoints depuis,
Vous tous qui suivez de près le développement de Mission Ismérie,
Je vous écris avec une proposition inédite, celle de participer à la 1ère Nuit pour la Mission, organisée par et pour 8 associations missionnaires, sous le parrainage de Mgr de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des Evêques de France. Elle sera diffusée en direct sur internet le 10 mai prochain à 20h30. […]
Une occasion se présente à vous pour nous donner une impulsion publique (même si votre participation peut demeurer discrète) : la Nuit pour la Mission le 10 mai où vous pourrez faire une promesse de don. Le principe est simple : plus nous collecterons, et plus de nouveaux donateurs seront incités à être généreux.
Pour cela, merci d’ores et déjà de vous inscrire et de réserver votre place en cliquant sur ce lien (l’inscription est gratuite).
Au cours de cette soirée, Mission Ismérie présentera un projet qui nous tient particulièrement à cœur : le développement de lieux d’accueil pour les musulmans qui se posent des questions sur la foi chrétienne ! Nous comptons en ouvrir 3 nouveaux lieux cette année, grâce à vous !
Si vous voulez nous soutenir et nous encourager dans cette nouvelle étape : inscrivez-vous à cette soirée du 10 mai prochain à 20h30.
N’hésitez pas à partager largement cette invitation avec vos amis ! En les invitant chez vous ce soir-là par exemple, pour participer ensemble à la soirée.
Je compte sur vous. C’est maintenant qu’il nous faut ensemble changer d’échelle pour la mission auprès des musulmans !
Marc FROMAGER
Directeur Mission Ismérie
Nos églises
Une église est un vaisseau dont le capitaine est le prêtre, tourné vers le levant, vers la lumière, il guide son équipage de fidèles.
Une église est comme une poule. De son long coup elle appelle ses petits à venir reprendre des forces sous ses ailes protectrices.
Une église est une maison construite à l’image de la Sainte Vierge pour contenir le Saint Sacrement, le protéger, l’honorer, l’adorer. Elle est le tabernacle du tabernacle, tout comme Notre Dame est le tabernacle de ses entrailles.
Par amour maternel elle nous appelle de toutes ses forces, de toutes ses cloches à venir chercher le salut éternel sous son blanc manteau, sous ses rassurantes arches de pierres. En pénétrant dans ce sanctuaire, nous pénétrons dans le tabernacle du tabernacle, nous sommes contenus, nous réalisons que nous sommes tous une petite part du corps du Christ, Alléluia !
Pourtant, nos églises brûlent, elles sont vandalisées par ceux qui n’ont pas eu la chance d’en comprendre les grâces. Mais pire encore, elles sont fermées par certains catholiques !? Qui, en tant que catholique, a le toupet de fermer l’accès d’une église aux fidèles ? Qui peut séquestrer le Saint Sacrement, le retenir en otage, qui peut priver Dieu de recevoir et les fidèles d’être reçus par Lui ?
L’humanité est bien fatiguée, elle ne décèle plus le bien du mal, le vrai du faux, le bienséant du ridicule. En un mot et plus que jamais, nos églises doivent être ouvertes ! Elles doivent en ces temps difficiles pouvoir nous armer et nous apaiser spirituellement. Les fermer pour les protéger… la bonne blague ! Qui peut croire à ces balivernes ? Sous couvert de protection tout est enfermé sous clef ou derrière des vitrines. L’admiration de toutes les œuvres de notre belle civilisation chrétienne qui était gratuitement accessible dans nos églises devient payante. Il faut payer pour tout même pour admirer et pendant ce temps les fidèles restent à l’extérieur des églises et les incendiaires courent toujours.
En tant que catholique fermer une église jour et nuit est un acte grave, un acte de trahison à l’égard de Dieu et un acte de mépris à l’égard de son prochain. Ceux qui s’adonnent à ce petit jeu malsain devront un jour rendre des comptes.
Un texte vise à faire de l’avortement un droit fondamental selon l’Union européenne
Le Parlement européen examine une proposition de résolution du député Predrag Fred Matić. Le texte vise à faire de l’avortement un droit fondamental selon l’Union européenne et à faire disparaitre toute restriction à sa pratique, y compris l’objection de conscience du personnel médical.
Agathe Villain (ECLJ) analyse les enjeux de ce débat sur l’avortement, qui aura lieu dès la semaine prochaine au Parlement européen.
L’Eglise est-elle mal à l’aise avec l’argent ?
Cette semaine, le Club des Hommes en Noir composé du Père Jean-François Thomas, de l’abbé Celier, de l’abbé Barthe et de Guillaume de Thieulloy, sous la direction de Philippe Maxence aborde la question de l’Eglise et l’argent.
Pour Que Vive Le Beaujolais : Spécial Beaujeu et festival des Sires de Beaujeu
Dans cette huitième émission de PQVLB de la saison 2020-2021 : Spécial Beaujeu et festival des Sires de Beaujeu depuis le caveau du comptoir beaujolais de la même ville.
En Mai, à la suite des mercenaires de la vallée des larmes, découvrez cette association qui transformera le centre de la ville en cité médiévale !
Puis retrouvons l’église Saint Nicolas de Beaujeu en pleine restauration… Savez-vous que sans Beaujeu, vous ne connaitriez pas Belleville-en-Beaujolais et Villefranche-sur-Saône telles qu’il sont actuellement ? Découvrez-le grâce à l’histoire d’Humbert III, seigneur du lieu.
Qui a fait le Beaujolais ? Les Seigneurs de Beaujeu ! C’est ce que vous expliquera monsieur Sylvain Sotton, maire de cette ville !
Petit intermède sourire avec un petit plagiat de l’émission de Lorànt Deutsch « à toute berzingue »… qui s’appelle maintenant : « A fond les manettes ! »
Enfin, le directeur artistique du premier festival de musique médiévale de Beaujeu, Cyril Brun, vous présentera en exclusivité la programmation.
Donald Trump tente de contourner la censure
Pour lutter contre la censure, à la fois sur Twitter et sur Facebook d’où il a été banni, Donald Trump a lancé mardi 4 mai son propre site web, afin d’adresser des messages directement à son public, sans avoir à passer par d’autres plateformes :
Ce que Facebook, Twitter et Google ont fait est une honte totale et une honte pour notre pays. La liberté d’expression a été enlevée au président des États-Unis parce que les fous radicaux de gauche ont peur de la vérité, mais la vérité sortira de toute façon, plus grande et plus forte que jamais. Le peuple de notre pays ne le supportera pas! Ces sociétés de médias sociaux corrompues doivent payer un prix politique et ne doivent plus jamais être autorisées à détruire et décimer notre processus électoral.

La peur de Donald Trump reste entière, à tel point que Twitter suspend des comptes qui relaient la parole de Donald Trump ! Le réseau social a confirmé, jeudi 6 mai, être intervenu contre ces profils.
Donald Trump comptait près de 89 millions d’abonnés sur Twitter, 35 millions sur Facebook et 24 millions sur Instagram avant d’être banni.
Le conseiller de Donald Trump, Jason Miller, a expliqué sur son compte Twitter qu’il ne faut pas confondre le nouveau site, où l’on peut trouver les informations officielles de Trump et ses communiqués de presse, avec le réseau social alternatif promis, en cours de création.
Je n’en avais pas autant, mais j’ai été censuré aussi.
Eric Zemmour face à Jacques Attali : le mandat de Mitterrand c’est l’abolition de toutes les lois qui devaient contenir la vague migratoire
Les deux hommes ont dressé le bilan de François Mitterrand, notamment sur l’immigration, la sécurité et la Justice.
La famille a le vent en poupe
Ifamnews recense ces bonnes nouvelles :
- Le Parlement Européen a adopté une résolution visant à lutter contre les abus sexuels en ligne.
- La police allemande, à la tête d’une coordination mondiale des forces de police, a pris des premières mesures importantes en arrêtant les organisateurs du plus grand réseau pédophile du monde.
- La présidence slovène du Conseil de l’Union Européenne a programmé une conférence des ministres du travail et de la cohésion sociale pour discuter de la solidarité intergénérationnelle et du vieillissement de la population sur le vieux continent.
- Malgré les pressions exercées par Londres pour imposer une libéralisation totale de l’avortement, la distribution de pilules abortives a été suspendue en Irlande du Nord. Les chrétiens anglicans et évangéliques appartenant au parti de la majorité relative de la région, le Parti Unioniste Démocratique, ont mis en cause le leader et Premier Ministre Arlene Foster pour son incapacité à défendre leurs valeurs et leurs revendications.
- La police britannique a décidé de mettre la prestigieuse British Psychological Society sous enquête pour avoir continué à promouvoir les médicaments bloquant la puberté dans le cadre de la chirurgie de transition sexuelle.
- Une coalition d’églises et d’écoles a décidé de poursuivre l’État de Virginie en justice, en raison d’une loi imposant l’embauche d’employés LGBT+ dans les églises et les établissements scolaires.
- Aux Etats-Unis, le Sénateur Républicain Josh Hawley a proposé l’introduction d’un “bonus marriage” pour les couples mariés ayant de jeunes enfants.
- Plusieurs conférences et sommets impliquant le monde politique et la galaxie pro-famille et pro-vie sont célébrés ces jours-ci aux Etats-Unis.
- En Italie, les ” États généraux de la naissance ” s’ouvriront le 14 mai à Rome, avec un prologue du Pape.
Chapeau bas à tous ceux qui ont réussi à transformer le Coronavirus en « crise sanitaire mondiale »
Cadeau de “déconfinement” : Lettre de Carole & Louis Fouché :
De moins en moins d’églises en France, de plus en plus de mosquées
Bernard Antony, président de Chrétienté-Solidarité, président de l’AGRIF, communique :
Nous lisons notamment ce jour sur le Salon Beige que, selon Édouard de Lamaze, président de l’observatoire du patrimoine religieux, le rythme de destruction des édifices catholiques en France est le même que celui de la construction de mosquées.
Cela donne deux inaugurations de mosquées chaque mois et deux destructions ou fermetures d’églises !
Le temps n’est plus loin où il va y avoir en France plus de mosquées que d’églises. Cela manifeste la désastreuse continuité de cheminement de notre pays dans la voie de ce que j’ai désigné dans la revue Itinéraires (n° 247) dès novembre 1980 comme « le génocide français ».
Le grand magistrat juif polonais, Raphaël Lemkin, fut le créateur du néologisme « génocide » après avoir travaillé sur les exterminations des Arméniens et autres peuples chrétiens d’Orient par les Jeunes-Turcs et sur celles des juifs par les nazis, néologisme adopté par le tribunal de Nuremberg en 1945. Lemkin élabora la définition de la mise en œuvre génocidaire comme celle de « tout plan méthodiquement coordonné pour détruire la vie et la culture d’un peuple et menacer son unité biologique et spirituelle ».
La croissante diminution par abandons, ventes, cessions ou destructions de nombre des édifices catholiques en France, et symétriquement l’augmentation de celui des mosquées, cela relève évidemment du génocide dans l’ordre culturel et spirituel. En cet ordre aussi s’effectue un grand remplacement !
Il est hélas indéniable que cet état de fait ne se serait pas développé sans l’indifférence et, pire encore, la collaboration d’une partie de l’Église de France ; celle même qui fait très souvent un si mauvais accueil à nos frères convertis de l’islam.
La lettre que le père Kalka aurait pu envoyer au général Lecointre
Le Père Kalka fut aumônier du 1er régiment de chasseurs parachutistes, mais aussi ancien curé de Mazères dans le Gers. D’origine polonaise, il est marqué dans son adolescence par le joug soviétique. À l’âge de 16 ans, saisi par la foi, il trouvera son chemin. Après son bac, ce sera le séminaire et l’ordination en 1975. En 1978, il arrive en France pour continuer ses études. Ne parlant que quelques mots de français, Richard Kalka travaille la langue de Molière pour, par la suite, intégrer la Sorbonne et ressortir quelques années plus tard avec un doctorat en philosophie. Il devient aumônier militaire en 1985 et est amené à accompagner et soutenir par sa présence pendant près de trente ans les soldats, plus particulièrement les parachutistes et les légionnaires, aux quatre coins du monde : au Tchad, au Cambodge, dans le Golfe, au Rwanda, à Sarajevo, au Kosovo, en République centrafricaine, au Burundi, au Gabon ou encore en Afghanistan. Son engagement lui a valu d’être titulaire de nombreuses décorations parmi lesquelles le grade de chevalier de la Légion d’honneur, la Croix de guerre des théâtres d’opérations extérieurs avec une citation, la Croix de la valeur militaire avec une citation et depuis le 8 mai il est élevé au grade de commandeur de l’ordre national du Mérite, dont la médaille lui est remise par le général de division Frédéric Thuet. Ce père hors normes qui aime dire «je ne crois pas en Dieu, je vis avec» a également publié deux livres : «Dieu désarmé, journal d’un curé de campagne» et «Père Jego, un prêtre, un para, une légende».

Paramicalement. Mon Général,
Nous nous sommes croisés la dernière fois en juin 2019, au colloque consacré au 25ème anniversaire de l’opération Turquoise. Je ne suis pas très connu dans l’armée française, mais l’armée de terre me connaît, surtout les parachutistes. La plupart des soldats savent qui je suis : celui qui, depuis 1985, les a accompagnés sur tous les théâtres d’opération. Je dis bien « tous », jusqu’à l’Afghanistan, la dernière mission de mon parcours. J’ai toujours répondu « présent » pour être en tant que prêtre, ami et frère d’armes dans n’importe quelles conditions à côté de ceux qui avaient besoin de moi. Dans « la boue, la sueur et la bagarre », comme ils disaient. Et ils étaient nombreux, très nombreux. Il suffit de leur poser la question ; encore faut-il pouvoir le faire, car pour les questionner il faut être près d’eux, à leur côté. Ce qui n’est plus ton cas depuis fort longtemps, même si tu peux t’encenser d’un fait d’armes à Sarajevo, grâce au courage des soldats-marsouins de ta section.
Comme tu sais, mais tu préfères l’ignorer, nous étions deux ou trois fois sur les mêmes théâtres d’opération. Aujourd’hui, nous sommes aussi ensemble au combat, mais ce combat est d’une autre nature. Tout chef, lorsqu’il doit prendre des décisions importantes, est seul. J’ai connu, à plusieurs reprises, cette solitude des chefs. Dans certains cas, ils m’ont demandé de prier pour eux. Comme aujourd’hui, je prie pour toi. Mais il y a deux catégories de chef et deux sortes de solitude. Le premier est pendu au câble du téléphone et attend les directives venant d’en haut. Quelles que soient ces directives, il les accepte sans broncher, car il ne pense qu’à son avancement. Le second se met devant Dieu et sa conscience, et décide. Oui, je sais, ce n’est pas évident de prendre ce genre de décision, c’est même très dur d’assumer ainsi cette volonté qui pourrait être, et en général, elle est celle du Ciel. Elle vient toujours du Ciel, d’ailleurs, dès qu’il est question de vérité, de courage et d’honneur.
En voulant aujourd’hui punir et sanctionner les soldats – je les appelle « soldats », quel que soit leur grade parce qu’ils ont eu le courage d’aller au feu – tu revêts l’uniforme du premier, celui qui ne pense qu’à lui et son avancement. Es-tu fier ? Quel avancement, puisque tu es au sommet de la carrière militaire ! Je te plains sincèrement. Tu devras un jour en répondre devant Dieu, si tu es croyant. En attendant, tu pourras t’enorgueillir d’avoir cassé tes anciens qui n’avaient pour bouclier, face au pouvoir politique indigne, que leur honneur mué en un cri d’alarme. Et surtout tu pourras te complimenter d’avoir puni sous les feux de la rampe des soldats plus jeunes parce qu’ils avaient osé s’associer à ce cri de désespoir, à la vérité qu’il traduit. Tu pourras te vanter d’avoir en même temps jeté l’opprobre sur les Anciens et sanctionné des Jeunes, à cause de leur courage.
Amitiés à tous !
Padre Richard KALKA
P.S. Je pense que certains destinataires de ce texte seront en total désaccord avec moi.
Nouvelle loi pro-vie au Texas
Au Texas, le Parlement a adopté une nouvelle loi sur l’avortement, dans deux versions légèrement différentes entre le Sénat et l’Assemblée. Les divergences devront être aplanies avant que le gouverneur ne donne son accord.
Le texte interdit les avortements dès que l’activité cardiaque de l’embryon est détectable, c’est-à-dire à environ six semaines de grossesse. La loi actuelle autorise les avortement jusqu’à 20 semaines, et jusqu’au terme en cas de danger pour la vie de la mère ou malformation fœtale grave.
Le texte prévoit également que toute personne autre qu’un représentant de l’Etat puisse poursuivre en justice un prestataire d’avortement ou toute personne impliquée dans un avortement de quelque manière que ce soit. De même, toute personne fournissant des fonds pour un avortement peut être poursuivie. Le représentant Shelby Slawson, à l’origine de ce texte, a déclaré :
« Une fois les battements du cœur détectés, la vie est protégée ». « Pendant trop longtemps, l’avortement a signifié la fin d’un cœur qui bat ».
296 barbares
296 députés (la majorité absolue de l’Assemblée) ont écrit au Premier ministre pour lui demander d’inscrire à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale la proposition de loi sur l’euthanasie.
Le 8 avril, seul l’article 1 avait été adopté. La suite avait été abandonnée, faute de temps, suite aux milliers d’amendements déposés par quelques vaillants élus.
Malgré la crise sanitaire, les personnes âgées ne meurent pas assez vite…
C’est arrivé un 7 mai…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
le 7 mai 558 : le dôme de la basilique Sainte-Sophie de Constantinople s’écroule.
Justinien Ier ordonne immédiatement de le reconstruire.
le 7 mai 1274 : le second Concile de Lyon commence.
Le pape Grégoire X a trois motifs qui l’ont amené à convoquer ce grand concile :
le premier est d’envoyer des secours aux chrétiens de la terre sainte ;
le second, de réunir l’Église grecque à l’Église romaine,
le troisième, de réformer les mœurs et la discipline, et de fixer un terme pour les élections de papes, dont le délai était toujours trop important. Il vient d’en être l’exemple.
le 7 mai 1463 : grand incendie de Toulouse.
Le feu prend dans la ville médiévale, il détruit les trois quarts de la ville et ruine plusieurs églises, couvents et autres édifices publics, propagé par un vent violent à travers les rues étroites, aux d’habitations en partie construites en bois. Le Roi Louis XI alors dans le sud de la France, arrive rapidement sur les lieux et demeure trois semaines dans la ville.
le 7 mai 1794 : la Convention adopte une nouvelle religion, le Culte de la Raison et de l’Être suprême.
A l’initiative de Robespierre et de la maçonnerie, et afin de déchristianiser la France et d’y asseoir l’idéal républicain sur des références religieuses et morales, la Convention crée par décret le culte de l’Etre suprême, l’ange déchu. La Raison n’est rien d’autre que le rejet de Dieu par l’homme qui se fait dieu. (Relire le discours de Jaurès dans la chronique du 11 février).
le 7 mai 1795 : Fouquier-Tinville est guillotiné.
Cet accusateur public a signé plus de 16 000 condamnations à mort en 9 mois.
le 7 mai 1932 : Paul Doumer, président de la République française est assassiné.
Le président français Paul Doumer est assassiné par un homme d’origine russe, Paul Gorgulov, qui voulait condamner la passivité de la France dans le conflit contre les bolcheviks.
le 7 mai 1945 : les Allemands signent la reddition sans conditions à Reims.
Le général allemand Alfred Jodl signe à Reims, une reddition inconditionnelle qui termine la participation allemande à la Seconde Guerre mondiale. Le document prend effet le lendemain.
le 7 mai 1954 : à Dien Bien Phu, Eliane tombe.
Alors que tous les moyens militaires n’ont pas été utilisés et que la victoire est encore possible, le pouvoir politique à Paris décide l’abandon de l’Indochine. La France perd l’Indochine par lâcheté politique. Le 7 mai Eliane tombe. Cela fait 60 jours que les troupes françaises combattent dans la cuvette.
Sans munitions, ni médicaments en nombre suffisant, alors que de nombreux groupes de partisans arrivent à marche forcée pour tomber dans le dos des divisions viets, le Général René Cogny, commandant les forces du Tonkin, envoie un message au Colonel Christian de Castries dans lequel il lui demande qu’il n’y ait ni acte de capitulation, ni drapeau blanc.
Seuls, quelques derniers résistants sur Isabelle (Groupe Mobile 6, 3e REI, 1er et 7e RTA) menés par le Lieutenant-colonel André Lalande, se battent encore furieusement. Lalande tentera une sortie en force, qui échouera de peu.
Le 8 mai 1954, le camp retranché de Dien Bien Phu tombe définitivement aux mains du Viet Minh. 2 293 soldats français et supplétifs viets et thaïs blancs ont été tués, 11 721 autres partent en captivité dans les camps du Viet Minh, dont seulement 3 290 sortiront vivants. L’armée Viet Minh y a laissé ses meilleures divisions. Si l’appui américain avait été accepté le sort de la bataille aurait été tout autre.
La France a lâchement abandonné ses soldats. Pourquoi n’a-t-elle pas demandé :
« A Dien Bien Phu vous avez capturé 11721 soldats de l’Union Française, valides ou blessés, vous en avez rendu 3290, il en manque 7801 ! Que sont-ils devenus ? »
Mais jamais cette question n’a été posée.
le 7 mai 1990 : la France est condamnée à payer une amende de deux millions de dollars américains dans l’affaire du Rainbow Warrior.
Monseigneur Rey, évêque de Fréjus-Toulon, célèbrera la messe à Chartres le lundi de Pentecôte
Cette année encore, le pèlerinage Notre-Dame de Chrétienté ne pourra pas avoir lieu dans son format traditionnel. Alors que les activités sportives peuvent rassembler jusqu’à 1 000 personnes, les préfectures ont considérées qu’une marche de Paris à Chartres ne pouvait pas y être assimilée. Par conséquent, la jauge retenue est… de 10 personnes…
Jean de Tauriers, président de l’association, conclut :
Pour cette année encore les pèlerinages de chrétienté seront donc uniquement régionaux, en Province comme en Ile de France. Pour pèleriner rapprochez-vous de vos responsables en région, contactez le secrétariat de NDC, consultez notre site qui donne toutes les informations sur les actualités du pèlerinage de chrétienté.
Pour être informé des pèlerinages dans votre région, inscrivez-vous sur le site de NDC. L’inscription est gratuite. Pour recevoir le livret du pèlerin, une participation est demandée.
Pour l’Ile de France, les pèlerins qui marcheront vers Chartres le feront avec leur organisation sans appui logistique (les bivouacs étant fermés).
Le pèlerinage sera lancé le samedi 22 mai à 7h15 par une messe célébrée à Saint Sulpice par l’Abbé Laurent, curé de l’église Saint Roch.
Une colonne de 10 pèlerins, portant la Sainte-Vierge du pèlerinage, marchera de Paris à Chartres avec des relais à chaque milieu de journée.
La messe de clôture le lundi 24 mai sera célébrée à 15 heures par Monseigneur Rey, évêque de Fréjus-Toulon, avec diffusion en direct sur le site www.nd-chretiente.com. La cathédrale de Chartres pouvant accueillir 750 personnes, les pèlerins admis dans la cathédrale recevront une invitation.
Que s’est-il passé entre le 30 mars et le 6 mai ?
Le 30 mars, le secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes Clément Beaune déclarait à l’Assemblée que lever les brevets sur les vaccins ne servait à rien :
Clément Beaune sur les vaccins anti-Covid: “Si lever les brevets avait une quelconque utilité, nous le ferions immédiatement, mais ça ne sert à rien aujourd’hui” pic.twitter.com/e2CROj6BWx
— BFMTV (@BFMTV) March 30, 2021
Le 6 mai, le même se réjouit que les Etats-Unis acceptent de renoncer aux brevets sur les vaccins :
#Vaccin | Tant mieux, les États-Unis se rallient à ce que la 🇫🇷 et l’🇪🇺 défendent depuis un an : faire du vaccin un bien public mondial !
Au-delà des annonces, il faut du concret, vite : l’enjeu est de produire et livrer des doses aux pays en difficulté. pic.twitter.com/KCVG3QFVur— Clement Beaune (@CBeaune) May 6, 2021
A quand un vaccin contre le virus du “en même temps” ?
I-Média : Zemmour, D’Ornellas, Trump… Censure générale
L’image de la semaine
La célébration du bicentenaire de la mort de Napoléon a provoqué de vifs débats médiatiques.
Zemmour, D’Ornellas, Trump… Censure générale !
Entre le Conseil d’Etat qui confirme la dissolution des Identitaires, la suppression d’une émission de TVLibertés par Dailymotion ou les multiples actes de censure qui visent les voix dissidentes, la liberté d’expression est en danger !
Revue de presse
1er mai : le gros bobard de la CGT
Les traditionnelles manifestations de gauche du 1er mai ont été émaillées par des violences entre “black blocs” et syndicalistes de la CGT. Mais, pour les responsables de ce syndicat, les responsables sont l’extrême droite !
Le RN arrivera au pouvoir par l’immigration
Dans l’Incorrect, Maël Pellan, estime que le Rassemblement National peut accéder au pouvoir en raison du problème majeur qu’est l’immigration :
[…] la mouvance RN arrivera au pouvoir par l’immigration. Car l’immigration est le seul problème dont on sait qu’il ne peut pas s’améliorer. L’économie peut connaître un rebond dans l’après-covid, la pollution diminuer d’année en année, le pouvoir d’achat éventuellement augmenter mais l’immigration est une plaie pleine de pus qui ne fera que s’envenimer avec le temps. Des bateaux entiers arrivent chaque jour et ceux qui sont ici sont en pleine dés-intégration. Sachant de surcroît qu’ils vont faire des petits…
Sans l’immigration, le RN serait un groupuscule. Je ne dis pas qu’il n’y a que le problème de l’immigration en France, je dis juste qu’il n’existe aucun sujet sur lequel le RN a autant de crédit. Même sur les « changements sociétaux », les Français écoeurés par le lgbtisme obligatoire et le féminazisme ne pensent pas spontanément au RN comme formation opposée aux nouvelles dingueries.
Mais si la mouvance RN arrive au pouvoir, elle y arrivera malgré elle. Car visiblement les arrière-cuisines ne sont pas glorieuses.
En tout premier lieu, comment le RN peut-il perdre autant de militants chaque année ? Purges, départs, portes qui claquent, engueulades dans les journaux, scissions, il n’y a qu’au RN que ce genre de choses a une telle ampleur ! Du MNR au Parti de la France en passant par tout ce que la mouvance compte de groupuscules d’ex-RN, c’est à se demander s’il n’y a pas plus de militants en dehors du RN qu’en dedans.
Vouloir faire l’union de la France en étant autant désuni, ça laisse dubitatif. On dirait le zoo trotskyste ! Bien sûr qu’il y a du LR ou du Debout la France à arriver en permanence pour compenser les pertes. Mais combien resteront ? Le RN est-il un parti ou un hall de gare ? […]
Elections régionales : LR poursuit son rapprochement avec LREM
À Bordeaux, l’ex-maire Nicolas Florian bloque les candidatures LR face pour soutenir des candidats Macron-compatibles, pour le plus grand regret des militants.
En Ile-de-France, Valérie Pécresse n’a pas retenu Caroline Carmantrand sur la liste que conduira Philippe Juvin dans les Hauts-de-Seine. Présidente de la commission de la Famille à la région, elle a pu soutenir, financer et accompagner un certain nombre d’associations comme :
- Tombée du nid, qui offre des solutions concrètes aux parents d’enfants handicapés ;
- La maison Marthe et Marie qui offre un toit aux femmes enceintes en difficulté qui veulent garder leur enfant ;
- Marraine et vous, qui permet un soutien aux femmes enceintes et aux jeunes mères en difficulté ;
- le foyer Chaillot-Galliera qui offre un toit et permet une réinsertion aux jeunes filles en difficulté ;
- Cap Mariage qui prépare les couples au mariage civil …
Valérie Pécresse a retenu des candidats plus LREM-compatibles comme Delphine Burkli (qui a quitté LR en juin 2019 pour appeler à soutenir Emmanuel Macron), Catherine Michaud membre du mouvement radical et présidente de GayLib, Yann Wehrling (MODEM)…
En PACA, où le psychodrame a débuté, Renaud Muselier vient d’être humilié. En effet, après le retrait de la liste LaREM annoncé dimanche par le Premier ministre Jean Castex, au profit de celle du président de région sortant Renaud Muselier (Les Républicains), la secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées, Sophie Cluzel, maintient finalement sa candidature.
De son côté, Christian Estrosi, maire LR de Nice, annonce quitter le parti Les Républicains pour créer une nouvelle formation politique de droite et du centre.
Chez LR, le dernier est prié d’éteindre la lumière.
Beaupréau-en-Mauges : l’église St Martin bientôt transformée en médiathèque ?
En conseil municipal, le maire de Beaupréau-en-Mauges a annoncé vouloir déplacer l’école de musique et la médiathèque dans l’église Saint Martin de Beaupréau-en-Mauges. Arrivera- t-on à une désacralisation de cette église ? Franck Aubin, maire de Beaupréau-en-Mauges, répond à RCF :
La déscolarisation, un sujet toujours d’actualité
Trop présente encore en France, la déscolarisation reste le souci majeur de l’Education Nationale. comment cela s’explique ? Pourquoi des jeunes quittent le cursus scolaire ? Que s’est-il passé et quelle décision au cours des décennies précédentes ont déclenchés un tel phénomène ? Émission présentée par Alberic de Serrant avec :
- Bruno Aïssou, Thérapeuthe
- Ousdam, éducateur spécialisé
- Père Pierre Machenaud, Curé d’Eaubonne et vicaire épiscopal du Val d’Oise
- Yann de Cacqueray
Droitisation de la jeunesse en Europe
Auteur d’une enquête sur la droitisation de l’électorat européen, Victor Delage, responsable des études de la Fondapol, est interrogé par Eugénie Bastié dans Le Figaro. Extraits :
De puissants courants de droitisation sont à l’oeuvre partout en Europe. Des majorités de droite sont à la tête de vingt et un gouvernements sur vingt-sept, sans compter le Royaume-Uni. C’est aussi la droite classique et conservatrice qui a le plus de sièges au Parlement européen depuis 1999. Les données de notre étude montrent que la proportion de Français se situant à droite de l’échiquier politique s’est accrue sous le mandat d’Emmanuel Macron, passant de 33 % en 2017 à 38 % en 2021, alors que la proportion des citoyens se situant à gauche est restée stable (25 % en 2017 et 24 % en 2021).
La France n’est pas une exception, puisque l’on fait face au même constat dans les trois autres démocraties étudiées : 44 % des Italiens se situent à droite (31 % à gauche), 40 % des Britanniques (25 % à gauche) et 36 % des Allemands (26 % à gauche). […]
Quel rôle joue particulièrement la question de l’immigration dans cette droitisation de l’électorat ?
Dans les quatre pays de l’étude, l’immigration est sujette à d’importantes résistances, voire à une vive hostilité. La majorité des répondants (60 % des Français, des Allemands et des Italiens, 57 % des Britanniques) considèrent qu’il y a trop d’immigrés dans leur pays. Cette opinion, longtemps mise au ban du débat politique et médiatique, s’est largement répandue dans l’ensemble des électorats. Les sympathisants des partis de gauche sont toujours plus nombreux à vouloir que leur pays se ferme davantage, à l’exception de ceux du Parti démocrate italien.
Les sociétés d’accueil sont d’autant plus préoccupées que ces flux concernent particulièrement des migrants de culture musulmane. En France, alors que l’opinion selon laquelle « l’islam représente une menace pour la République » est largement présente dans le bloc de droite (81 %), la gauche apparaît très clivée sur cette question : 55 % des sympathisants du PS, 48 % de ceux du PCF ou de LFI et 42 % de ceux de EELV partagent cette crainte. […]
On a souvent tendance à faire de l’électorat de droite un électorat vieillissant, tandis que la jeunesse serait plutôt acquise aux idéaux « woke » ou écolos. Que montre votre étude?
Nos données décrivent une réalité bien différente. Dans l’ensemble des pays, 41 % des 18-24 ans et des 25-34 ans se positionnent à droite, soit un niveau comparable à celui des 65 ans et plus (40 %), et même supérieur à celui des 50-64 ans (36 %). À l’inverse, seuls 26 % des 18-24 ans et 22 % des 25-34 ans se placent à gauche, contre 31 % chez les 65 ans et plus et 29 % chez les 55-64 ans. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette inclination à droite de notre jeunesse, notamment la déception liée aux promesses non tenues de la démocratie sociale : sécurité, justice sociale et progrès. Le désir d’un retour de l’ordre et de l’autorité participe également à ce phénomène. Sur le long terme, cette droitisation des jeunes électorats pourrait renforcer l’ancrage des partis libéraux et conservateurs en Europe. […]
Philippe de Villiers répond aux Eveilleurs
L’ensauvagement de la société et le communautarisme partout en progression démontrent par le réel l’échec de la mondialisation heureuse et des politiques d’intégration menées par nos gouvernements depuis 50 ans. Si pour les métiers « de la main et du cœur » selon l’expression de Philippe de Villiers, les petits artisans, les commerces de proximité et le monde de la culture, les conséquences de la crise sanitaire seront désastreuses, pour ceux qui organisent la digitalisation du monde, l’empire de big data, les bénéfices et les profits seront énormes.
C’est « ce jour d’après » le Covid 19 que nous décrit dans son nouveau livre événement Philippe de Villiers. Un monde sinistre et déshumanisé dans lequel les pauvres des pays riches enrichissent les riches des pays pauvres. Un monde digitalisé et globalisé dans lequel les filtres pacificateurs (les frontières, la famille, les nations) disparaissent. Un jour maudit dans lequel il trouve néanmoins encore des raisons d’espérer. Car La France est un acte d’amour et de la volonté. Il faudra tout reconstruire, à commencer par nos petites patries domestiques qui séparent le bon grain de l’ivraie. Il aime à citer Jacques Bainville: “Le peuple français est un composé. C’est mieux qu’une race. C’est une nation.”
Dans cet entretien exceptionnel, Philippe de Villiers livre aux éveilleurs quelques confidences et appelle avec la verve qu’on lui connaît à l’insurrection des consciences.
