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L’engouement des pèlerinages

Aymeric Pourbaix reçoit l’abbé Philippe de Maistre, curé de Saint-André de l’Europe à Paris, Martin Steffens, Stanislas Perronet, co-organisateur de la Marche de Saint Joseph, ainsi que Véronique Jacquier

Les mythiques bières de l’abbaye de Westvleteren

Connaissez-vous l’abbaye Saint-Sixte de Westvleteren en Belgique et ses fameuses bières ? Si ce n’est pas le cas, foncez-y ! Selon de nombreux classements internationaux, on y trouverait la meilleure bière du monde. En plus, l’abbaye se trouve à quelques kilomètres de la ville de Poperinge, en Flandre occidentale, localité connue pour sa production de houblon… Allez, rapide tour d’horizon avec Divine Box !

Rapide contexte historique de l’abbaye

L’histoire monastique de Wetvleteren commence en 1814 dès que Jan-Baptist Victoor s’installe en tant qu’ermite dans les bois de Westvleteren. Quelques années plus tard, en 1831, les moines de l’abbaye du Mont des Cats viennent rejoindre l’ermite et c’est ainsi qu’est fondé le monastère Saint-Sixte. C’est le premier monastère de tradition cistercienne en Belgique ! Plus tard, l’abbaye sera à l’origine de nombreuses fondations d’abbayes, comme l’abbaye de Scourmont en 1850, où l’on fabrique les délicieuses bières de Chimay. La communauté de Westvleteren grandit très vite, et ils sont même cinquante moines sur place en 1871, lors de l’érection du monastère en abbaye. Et aujourd’hui, l’abbaye de Westvleteren perdure sereinement, dans un cadre bucolique entouré de champs, en suivant toujours la règle de saint Benoît “ora et labora”. Petit détail : l’architecture y est volontairement très sobre, conformément à l’idéal trappiste, avec l’extérieur des bâtiments en noir, et l’intérieur en blanc. Un peu comme leur tenue monastique !

Une brasserie qui a presque 200 ans !

Dès 1838 donc, on a alors des traces de la première brasserie sur place, non pas pour la vente mais pour la propre consommation des moines ! Puis vers 1860, dans une série de grands travaux, les moines construisent une deuxième brasserie. Ce n’est qu’à partir de 1878 que la production augmenta grâce au bon chiffre d’affaires de la taverne  “In de Vrede” collée à l’abbaye, où l’on peut encore aller déguster une bonne trappiste ou des spécialités comme la glace à la bière !

Les bières de Westvleteren sont vraiment “trappistes”

La bière Westvleteren est une bière trappiste comme la bière Orval par exemple, plus connue des amateurs. Petit rappel sur les 3 critères à avoir pour être une bière trappiste officielle :

  • être brassée au sein d’une abbaye de l’ordre cistercien de la stricte observance,
  • par les moines ou au moins sous leur supervision,
  • et enfin, les bénéfices doivent être utilisés pour le monastère et le surplus donné à des œuvres caritatives ou sociales

Tout est en ordre à Westvleteren !

Les moines de Westvleteren, dans la brasserie de leur monastère – ©Abbaye de Westvleteren

La meilleure bière du monde ?

Au sein de l’abbaye de Westvleteren les moines produisent trois bières : la 6 (blonde), la 8 (brune), et la 12 (brune). C’est cette dernière, la 12, qui est réputée comme la meilleure bière du monde ! En effet, en 2005 et en 2013, la bière Westvleteren 12 reçoit le titre de meilleure bière du monde par le site américain spécialisé RateBeer. Depuis, des files interminables de voitures stationnent devant l’abbaye, en quête d’une caisse de 24 bières que les moines accepteront bien de distribuer ce jour ! Et quand on les interroge à ce sujet, les moines rigolent en avouant qu’ils n’ont aucune idée si leur bière est la meilleure, mais qu’en tout cas ils la font avec amour et dans la prière, et qu’ils regardent ce classement chaque année par amusement pour en voir l’issue !

Pour autant, les trappistes de Saint-Sixte désirent préserver leur vie de prière, malgré le succès et la célébrité de leur Westvleteren 12. Deux exemples marquants :

  • les moines ne comptent plus les interviews des médias qu’ils refusent humblement. D’abord ils n’en ont pas besoin, vu leur succès et leur notoriété. Et ensuite, ces interviews sont parfois intrusives et exigeantes, et les moines préfèrent se consacrer sur leur vocation à la prière et au silence, plutôt que d’accepter de nombreuses sollicitations extérieures
  • ensuite, la production, elle, reste constante (environ 4800 hectolitres par an, ce qui est très faible). Le désir d’une production limitée à subvenir raisonnablement aux besoins de la communauté suffit. Comme le disent si bien les moines de Westvleteren : « Nous ne sommes pas des brasseurs. Nous sommes des moines. Nous brassons pour pouvoir se permettre d’être moines, et non pas l’inverse ».

Une petite anecdote

Comme vous l’avez compris, les moines de Westvleteren n’ont même pas besoin de lever le doigt pour vendre leurs bières. Alors le “packaging” est au plus minimaliste : les bières n’ont même pas d’étiquette, et les quelques informations obligatoires sont finement alignées sur la capsule !

Si vous voulez acheter les bières de l’abbaye de Westvleteren, le mieux est d’aller sur place (Donkerstraat 12, 8640 Vleteren, Belgique), c’est la seule possibilité d’en avoir. Sinon vous pouvez aussi cliquer ici pour acheter en ligne des bières d’abbayes.

Les 3 bières Westvleteren (6,8 et 12) © Trappist Westvleteren

Addendum – un lecteur nous précise :

il faut les acheter en ligne sur le site de l’abbaye et on va alors soit les retirer sur place, soit se les faire envoyer sauf durant les mois de juin, juillet et août. (toute les modalités se trouvent sur le site de l’abbaye)

C’est arrivé un 11 juillet…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 11 juillet : fête de saint Benoit, patron de l’Europe chrétienne.

La catéchèse papale du 9 avril 2008 est consacrée à la figure de saint Benoît de Nursie : “le père du monachisme occidental, dont la vie et les œuvres imprimèrent un mouvement fondamental à la civilisation et à la culture occidentale. La source principale pour approcher la vie de Benoît est le second livre des Dialogues de saint Grégoire le grand, qui présente le moine comme un astre brillant indiquant comment sortir “de la nuit ténébreuse de l’histoire”, d’une crise des valeurs et des institutions découlant de la fin de l’empire romain. Son œuvre et la règle bénédictine ont exercé une influence fondamentale pendant des siècles dans le développement de la civilisation et de la culture en occident, bien au-delà de son pays et de son temps. Après la fin de l’unité politique il favorisa la naissance d’une nouvelle Europe, spirituelle et culturelle, unie par la foi chrétienne commune aux peuples du continent”.

En 1964, Paul VI fait de Benoît le saint patron de l’Europe.

  • le 11 juillet 755 : Capitulaire de Ver, sur la taille des monnaies.

Pépin III réaffirme le monopole royal de la frappe de la monnaie en émettant un denier d’argent avec son monogramme. Pompidou a fait exactement l’inverse avec la Banque de France en 1973. La France depuis n’a plus de souveraineté monétaire.

  • le 11 juillet 1216 : élection du pape Adrien V.
  • le 11 juillet 1302 : bataille de Courtrai dite « bataille des Éperons d’or ».

En 1296, le comte Guy de Dampierre, comte de Flandre depuis le Roi Saint Louis, se fait confisquer les principales villes de Flandre par Philippe le Bel, qui ensuite nomme Jacques de Châtillon gouverneur. Une révolte fiscale éclate à Bruges et dans la nuit du 17 au 18 mai 1302, une centaine de soldats français sont égorgés dans leur sommeil, ce sont les « Matines de Bruges », voir la chronique du 18 mai. Toutes les villes se regroupent autour des révoltés ; les Français sont chassés.

Philippe le Bel rassemble son ost, qu’il confie à Robert d’Artois. Le 8 juillet les deux armées se font face.L’infanterie flamande a aménagé le terrain, très marécageux. La lourde cavalerie française, sans appui des arbalétriers, charge et s’embourbe. Les Flamands ne font pas de prisonniers ; des centaines de chevaliers sont égorgés. La déroute est totale et Guy de Dampierre revient à la tête de son comté. Deux ans plus tard, le 18 août 1304, le Roi prend sa revanche sur les Flamands à Mons en Pévèle.

Sur le champ de bataille abandonné par l’arrière-garde française, les Flamands ramassent par milliers les éperons d’or des chevaliers français. Plus de 4 000 de ces trophées sont suspendus aux voûtes de l’église Notre Dame de Courtrai. C’est ainsi que la bataille de Courtrai est devenue la bataille des Eperons d’or. Les “Eperons d’or” demeurent chez l’ennemi pendant quatre-vingts ans. Ils ne sont repris par l’armée française qu’en 1382, à la suite de la victoire de West Rozebeke et installés à Dijon. (Voir la chronique du 27 novembre).

  • le 11 juillet 1573 : l’édit de Boulogne met fin au siège de La Rochelle.

Au lendemain du siège de la Rochelle, protestants et catholiques concluent une paix avec l’édit de Boulogne. Celui-ci met fin à la quatrième guerre de Religion et permet aux protestants d’obtenir la liberté de culte dans trois villes, La Rochelle, Nîmes et Montauban.

  • le 11 juillet 1708 : bataille d’Audenarde.

Durant la guerre de Succession d’Espagne, la France affronte la Grande-Bretagne, les Provinces-Unies et le Saint-Empire romain germanique à la bataille d’Audenarde. Les troupes françaises sont vaincues, elles perdent 15 000 hommes, contre 3 000 du côté des alliés.

  • le 11 juillet 1789 : Louis XVI renvoie Necker.

Le baron de Necker, directeur général des finances, est limogé par le Roi de France, qui le juge trop libéral. Il est aussitôt remplacé par Breteuil. Le duc d’Orléans en profite pour fomenter des émeutes dans la capitale, où Necker est apprécié.

  • le 11 juillet 1857 : soumission de la Grande Kabylie.

En juillet, la campagne du Djurdjura en Kabylie et la reddition de Lalla Fathma N’Soummer, chef de la résistance kabyle mettent fin à la résistance kabyle.

  • le 11 juillet 1937 : la Basilique de Lisieux est inaugurée par le Cardinal Pacelli, futur Pie XII et légat du pape Pie XI.

  • le 11 juillet 1846 : naissance de Léon Bloy, écrivain français.
  • le 11 juillet 1975 : l’Assemblée nationale adopte un projet de loi qui autorise le divorce “par consentement mutuel”.

Aujourd’hui les conséquences sont indéniables : hausse des divorces, de l’union libre, baisse des mariages, de la natalité, hausse de la délinquance et des suicides de jeunes…

Voir les chroniques du 17 janvier, 1 aout et 19 octobre.

  • le 11 juillet 2006 : la Cour de justice des Communautés européennes juge Edith Cresson coupable de favoritisme lorsqu’elle était commissaire européen dans les années 1990.

Mais la cour la dispense de sanction pécuniaire.

Le meilleur des mondes de la soumission sanitaire

Effrayant :

 

Seine-et Marne : un immigré clandestin sénégalais poignarde à mort un vendeur de 18 ans et en blesse gravement un autre

L’immigration tue. Comment faut-il le dire ?

Encore ce fichu réchauffement climatique

 

 

Comment les grandes fondations influencent les droits de l’homme

Gaétan Cliquennois est chargé de recherche au CNRS et a rédigé un ouvrage important pour expliquer l’évolution des droits de l’homme : “La justice européenne des droits de l’homme et la privatisation : L’influence croissante des fonds privés étrangers”.

Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ, le reçoit dans cette double émission spéciale pour expliquer cette influence économique sur un domaine que l’on penserait épargné. En deux parties d’une quinzaine de minutes chacune :

 

Dominique Reynié : “le christianisme est en voie d’extinction là où il est né, en Orient”

Professeur des universités à Science Po, directeur général de la Fondation pour l’innovation politique, Dominique Reynié a dirigé l’ouvrage collectif Le XXIe siècle du christianisme. Il a répondu à un entretien avec Aleteia :

le christianisme est en voie d’extinction là où il est né, en Orient, à cause des persécutions dont il est l’objet. Peut-être exagère-t-on, en revanche, le déclin du christianisme en Europe. La situation de la France, où il est en mauvaise posture, n’est pas celle de tout le continent. Dans l’ensemble, le christianisme conserve une vigueur importante dans les pays européens. Celle-ci peut être retrouvée là où elle a été perdue, y compris en France, à travers le protestantisme évangélique notamment. J’explique le paradoxe entre le dynamisme du christianisme à l’échelle mondiale et sa faible vitalité en Europe par le lien entre l’engagement religieux et ce que les sociologues appellent le « risque sociotropique », c’est-à-dire les dangers auxquels les individus sont exposés dans certaines société (misère, malnutrition ou faim, pandémies mortelles). Autrement dit, dans une société qui ne permet qu’une existence difficile, on observe une plus grande intensité religieuse. L’Europe est la partie du monde qui depuis maintenant soixante-dix ans a réussi à organiser des sociétés à la fois modérées, où la violence politique a largement reculé par rapport au passé récent, où la régulation des conflits est pacifique et où ont été mis en place des États-providence. Historiquement exceptionnelle, cette réussite européenne a logiquement contribué au déclin du religieux. […]

Le christianisme est effectivement aujourd’hui la religion la plus persécutée : en Afrique subsaharienne, en Orient, en Chine, en Inde… Il est particulièrement ciblé car il est porteur en effet de la séparation du politique et du religieux. Elle donnerait aux sociétés civiles une plus grande capacité de contrôle sur leurs États, ce dont beaucoup de pouvoirs en place ne veulent évidemment pas.

Doit-on en conclure à l’accroissement, à terme, du nombre de démocraties dans le monde et moins de démocratie en France où le christianisme décline ?

La réponse à votre question dépendra d’une grande bataille, qui a déjà commencé. Au moins deux modèles s’opposent à la fois au christianisme et à l’ordre démocratique. L’un, l’islamisme, s’oppose à la séparation du politique du religieux, ou, pour le dire autrement, du pouvoir et de la société civile. La religion y est obligatoire, il est interdit d’en changer ou d’y renoncer. C’est le cadre d’une théocratie. L’autre modèle, le communisme chinois, n’admet pas l’autonomie des religions et cherche en conséquence à les contrôler au plus près, jusqu’à programmer la destruction des musulmans Ouïghours. Le chef d’État de la République populaire de Chine, Xi Jinping, ne reconnait pas non plus de notion de « société civile », c’est-à-dire une instance autonome critique du pouvoir en place. Il existe un troisième modèle. Il menace plus spécifiquement la démocratie que le christianisme, mais il est moins élaboré dans mon esprit : le web, le monde numérisé laisse craindre une sorte de théologie politique numérique. Les « réseaux sociaux », Amazon ou Netflix sont des entreprises privées qui sont très sensibles aux mouvements planétaires, notamment quand la religion des uns ou des autres est jugée blasphémée par quelques-uns. Par exemple, le risque existe qu’Amazon, Facebook ou Google soit un jour sensible à une pétition regroupant des millions de personnes amenant ces entreprises à prendre position en faveur d’une religion. Le pouvoir des entreprises pourrait alors donner le jour à une théocratie privée et mettre en péril nos libertés tout en menaçant la nature des religions, et singulièrement celle du christianisme.

L’épuration des officiers militaires : une tradition républicaine

A l’heure où des militaires prennent la plume pour alerter les Français sur les dangers qui nous menacent, provoquant l’ire du personnel politique, André Bourachot, général de corps d’armée et Henri Ortholan, docteur en Histoire, publient un ouvrage sur les trois épurations subies par l’Armée française, entre 1940 et 1966. La première du fait du gouvernement de Vichy, obligée par l’occupant à réduire les forces armées à la portion congrue, la deuxième, beaucoup plus violente, de 1943 jusqu’aux années qui ont suivi la Libération, la dernière de la fin de la guerre d’Algérie jusqu’à la veille des événements de mai 68. On ne connaît généralement de ces trois épurations que celle qui a suivi la Libération, celle qui a concerné les « collabos » et tous ceux, essentiellement des civils, qui se sont compromis avec l’occupant… ou qui gênaient les résistants de la dernière heure, en l’occurrence souvent des communistes qui cherchaient à faire oublier le pacte germano-soviétique.

Ces trois épurations ont touché essentiellement le monde des officiers. Il s’agit, pour la première, sous le régime de Vichy, de mesures d’exclusion pour des motifs d’abord idéologiques. Pour la seconde, elle a voulu sanctionner, entre autres raisons, un choix : fallait-il suivre Pétain ou de Gaulle ? La dernière, qui a pour contexte la guerre d’Algérie, trouve ses causes dans le putsch des généraux de 1961 et a pris le caractère d’une sanction étendue à toute l’armée. L’épuration de Vichy a touché peu d’officiers. En revanche, celles qui se sont déroulées sous la férule du général de Gaulle ont concerné dix à douze mille officiers. Plusieurs milliers d’entre eux ont été conduits à quitter l’armée, d’autres ont dû changer d’arme, certains ont connu la prison. Il n’y a qu’en France que l’on rencontre un tel acharnement de la part du pouvoir sur ses militaires

Dans leur prologue, les auteurs rappellent que ces épurations sont presque une tradition républicaine. En 1904, déjà, l’affaire des fiches montre la paranoïa d’un pouvoir politique craignant ses officiers :

[A]vec le concours du Grand Orient, le ministre de la Guerre, le général André, se lance dans une opération de fichage du corps des officiers pour orienter ses décisions d’avancement et de mutations en fonction des convictions des intéressés. Il s’agit bien, là encore, d’une épuration en bonne et due forme. Heureusement, l’affaire finit par être découverte, ce qui provoque la chute du Gouvernement.

Elle provoque aussi une chute des candidatures au concours de l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr, au détriment bien entendu du niveau de recrutement. A quoi bon en effet se mettre au service d’un pays dont le gouvernement se soucie beaucoup plus des convictions personnelles des officiers que de préparer l’armée à la guerre. Certes, il y avait le contexte “républicain” qui expliquait de tels procédés, mais il ne les justifiait pas.

Ces démons du pouvoir français, dont on ne retrouve guère d’exemples ailleurs en Europe, s’expliquent certainement par la succession des régimes politiques qui ont présidé aux destinées du pays depuis la Révolution. L’instauration du régime de Vichy s’inscrit en quelque sorte dans la continuité de ces soubresauts institutionnels permanents.

Il a donc fallu que l’institution militaire, et l’officier tout particulièrement, fasse preuve d’un degré élevée de légalisme et d’un sens tout aussi élevé du service du pays pour ne pas succomber à la tentation de se lancer à son tour dans une succession de coups d’Etat militaires. La France n’est pas l’Amérique latine.

Alors, bientôt une nouvelle épuration, pour les récalcitrants au vaccin contre le Covid ou aux soutiens des tribunes publiques. Interrogés sur Breizh-info, les auteurs déclarent :

Votre livre aborde le devoir de réserve, mais aussi d’obéissance, propre notamment à l’engagement dans l’armée. Un soldat, est encore plus un officier, perd-il sa liberté de penser et d’agir en intégrant l’armée française ?

Heureusement que non ! La liberté de penser reste intacte, mais celle d’agir est limitée par le devoir de réserve qui ne nous paraît pas une institution désuète ; d’ailleurs toutes les armées du monde voient les droits d’expression de leurs militaires encadrés. Avant 1945, l’officier n’avait pas le droit de vote, depuis, il l’a et en fait largement usage. Mieux, quand ils sont en retraite, les officiers peuvent devenir, maires, députés, etc. et ils n’ont pas moins de liberté que leurs homologues civils.

C’est arrivé un 10 juillet…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 10 juillet : saints du jour français ou en France.
    • St Pasquier, évêque de Nantes, évêque au VIIe siècle

À Nantes, au VIIe siècle, saint Pasquier, évêque, qui accueillit saint Hermeland et douze autres moines, qu’il avait sollicités de l’abbé de Fontenelle, et qu’il plaça dans l’île d’Indre sur la Loire, pour qu’ils y établissent un monastère.

  • Bse Marie-Gertrude de Ripert d’Alauzier, martyre († 1794)
  • Bse Sylvie-Agnès de Romillon, martyre († 1794)

À Orange en Provence, l’an 1794, les bienheureuses martyres Marie-Gertrude de Ripert d’Alauzier (sœur Sainte-Sophie), Sylvie-Agnès de Romillon (sœur Agnès de Jésus), vierges ursulines de Bollène, guillotinées sous la Révolution française pour leur fidélité à la vie religieuse.

  • BBx Emmanuel Ruiz et ses compagnons, martyrs († 1860)

À Damas en Syrie, l’an 1860, la passion des bienheureux martyrs Emmanuel Ruiz, prêtre, et ses compagnons, Les bienheureux Carmel Volta, Pierre Soler, Nicolas Alberca, Engelbert Kolland, Nicanor Ascanio, prêtres, François Pinazo et Jean-Jacques Fernandez, religeux franciscains, François, Abd-el-Mooti et Raphaël Massabki, sept franciscains et trois frères de l’Église maronite. Un groupe de Turcs, fanatisés contre les chrétiens, s’étant introduits de nuit dans le couvent franciscain, leur firent subir divers supplices jusqu’à la mo

  • le 10 juillet 511 : fin du concile d’Orléans.

Ce concile est connu sous l’appellation de Premier concile d’Orléans. L’assemblée est convoquée et par le Roi des Francs Clovis Ier et a lieu en sa présence. Il réunit 32 évêques, venus de toutes les régions du Royaume. Il entérine l’alliance entre le Roi des Francs et l’Église et définit le statut de l’Église dans le Royaume franc. On parle de premier “concordat”. Il établit le droit d’asile; il reprend certaines décisions du concile d’Agde de 506, telles que la condamnation de l’arianisme.

  • le 10 juillet 983 : le pape Benoît VII meurt à Rome.
  • le 10 juillet 1547 : duel entre Jarnac et La Châtaigneraie.

Le duel a lieu dans la cour de Saint-Germain-en-Laye, en présence du Roi Henri II. La Châtaigneraie, considéré comme la plus fine lame du Royaume est battu grâce au « Coup de Jarnac ».

  • le 10 juillet 1559 : le Roi Henri II, meurt d’une blessure reçue lors d’un tournoi le 29 juin.

Lors des festivités du mariage de sa fille Elisabeth avec Philippe II, le Roi Henri II joute à Paris contre le comte de Montgomery, qui le blesse mortellement d’un coup de lance dans l’œil droit, le 30 juin. Le Roi décède le 10 juillet suivant.

Voir les chroniques du 31 mars, du 15 mai du 26 juillet.

  • le 10 juillet 1608 : l’archevêque de Besançon déclare authentique le miracle eucharistique de Faverney (Haute-Saône).

Les 26 et 27 mai 1608, lendemain et surlendemain de la Pentecôte, en l’église abbatiale de Faverney, dans le département de la Haute-Saône, les moines ont placé sur un reposoir composé d’une table surmontée d’un gradin en bois disposé devant l’autel, un reliquaire-ostensoir contenant le Saint Sacrement et dans un tube de cristal, un doigt de Sainte Agathe. Des lampes à huile sont maintenues allumées sur la table.

Le lendemain matin on s’aperçoit que le reposoir a pris feu et s’est consumé. Cependant, l’ostensoir privé de son support est resté à la place qu’il occupait dans l’espace. Il restera ainsi suspendu dans l’air pendant trente-trois heures permettant à des centaines de personnes, alertées du prodige de venir constater le fait. C’est au cours de la messe célébrée ensuite que l’on peut voir l’ostensoir quitter sa place et se poser doucement sur l’autel. L’archevêque de Besançon ouvre immédiatement une enquête au cours de laquelle la commission entend 54 témoins, parmi les plus sûrs sur le millier de témoins. Faverney devient un lieu de pèlerinage, qui est à la source des Congrès Eucharistiques.

Bien que publié par l’archevêque de Besançon, Ferdinand de Rye, dès le 10 juillet1608, le miracle n’est officiellement reconnu par le Saint-Siège que le 16mai1864, sur décision du pape Pie IX.

  • le 10 juillet 1637 : enregistrement des lettres patentes portant création de l’Académie française.

Craignant que la nouvelle Académie ne soit une rivale éventuelle, le Parlement a attendu deux ans avant d’enregistrer les lettres patentes de sa création. Voir les chroniques du 2 et 29 janvier, ainsi que du 13 mars.

  • le 10 juillet 1690 : victoire du cap Béveziers pour la flotte française face aux flottes anglaise et hollandaise.

La bataille du cap Béveziers met aux prises les flottes françaises et anglo-hollandaises sur la manche, dans le cadre de la guerre de la ligue d’Augsbourg. Jacques II, bouté hors du trône d’Angleterre par le protestant Guillaume III en 1689, a trouvé refuge en France, auprès de son cousin Louis XIV. La flotte ennemie perd 17 vaisseaux au total, alors que les Français n’ont aucune perte à déplorer; cependant bien que le contrôle de la Manche soit tombé temporairement entre les mains des Français, l’amiral de Tourville échoue à poursuivre la flotte alliée avec suffisamment de détermination. Elle peut ainsi se réfugier dans la Tamise. Cette bataille est considérée comme la plus belle victoire de la marine du Roi-Soleil, alors qu’au même moment, les troupes envoyées en Irlande sont battues à la bataille de la Boyne.

Bataille du cap Béveziers
Gravure de Théodore Gudin

  • le 10 juillet 1778 : la France déclare la guerre à l’Angleterre.

En soutien aux Américains, la France déclare la guerre à l’Angleterre, espérant venger l’odieux Traité de Paris.

  • le 10 juillet 1790 : le pape Pie VI écrit à Louis XVI :

“Si vous approuvez [la CCC], vous entraînez votre nation dans le schisme.” Le Roi n’est informé de ce courrier que le 23 juillet. Il a annoncé la veille qu’il acceptait les décrets.

  • le 10 juillet 1863 : Maximilien d’Autriche se voit offrir la couronne d’empereur du Mexique.

L’assemblée des notables, composée de 250 membres se prononce ce jour sur les questions de gouvernement :

La nation mexicaine adopte la monarchie tempérée et héréditaire, avec à sa tête un prince catholique. Le souverain prendra le titre d’empereur du Mexique. La couronne impériale sera offerte à S.A.I. le prince Ferdinand-Maximilien, archiduc d’Autriche pour lui et ses descendants. Dans le cas où, par des circonstances qu’on ne peut prévoir l’archiduc Ferdinand-Maximilien ne prendrait pas possession du trône qui lui est offert, la nation mexicaine s’en remet à la bienveillance de S.M. Napoléon III, empereur des Français, pour qu’il désigne un autre prince catholique à qui la couronne sera offerte.

  • le 10 juillet 1898 : la colonne Marchand occupe Fachoda, au Soudan.

La colonne française Marchand avec 5120 tirailleurs et 8 officiers atteint Fachoda et renforce les défenses de la place. Les Français devancent les anglais qui vont en faire une cause de rupture des relations entre les deux pays, d’où l’abandon français. Voir les chroniques du 18 septembre, du 11 décembre, du 13 janvier.

  • le 10 juillet 1900 : Inauguration du métro parisien.
  • le 10 juillet 1939 : le pape Pie XII lève la mise à l’index de l’Action française.

Le pape Pie XII lève l’interdit contre l’Action française et la mise à l’index de l’œuvre de Charles Maurras

  • le 10 juillet 1940 : abolition de la Troisième République, début de l’Etat français.

Les représentants de la chambre des députés et du sénat votent les pleins pouvoirs au Président du Conseil Philippe Pétain. La loi comporte un seul article rédigé dans sa forme initiale ainsi:

« L’Assemblée nationale donne tous pouvoirs au gouvernement de la République, sous l’autorité et la signature du MARECHAL PETAIN*, à l’effet de promulguer par un ou plusieurs acte une nouvelle constitution de l’Etat français. Cette constitution devra garantir les droits du Travail, de la Famille et de la Patrie. Elle sera ratifiée par les assemblées créées par elle. »

*En lettres capitales dans le texte.

A la demande des sénateurs anciens combattants la dernière phrase est remplacée par : « Elle sera ratifiée par la nation et appliquée par les assemblées qu’elle aura créées. »

Le vote donne 560 voix pour, 80 contre et 17 abstentions. Une trentaine de parlementaires se sont excusés de ne pouvoir venir. Parmi ces opposants 27, dont Louis Noguères, futur président de la Haute Cour en 1946, ont signé une motion, que l’histoire officielle se garde bien de rappeler et dans laquelle ils reconnaissent « ne rien ignorer de tout ce qui est condamnable dans l’état actuel des choses. » […] ils y «  estiment indispensable d’accorder au maréchal Pétain, qui en ces heures graves incarne si parfaitement les vertus traditionnelles françaises, tous les pouvoirs pour mener à bien cette œuvre de salut public et de paix.» Ils y ajoutent qu’ils « se refusent à voter un projet qui aboutirait inéluctablement à la disparition du régime républicains. » Voir la chronique de la veille.

Cela appel quatre remarques : De Gaulle a bien menti : l’alternative n’était pas entre l’armistice et la poursuite de la guerre, mais entre la survie et la mort de la France. Puisque mêmes les parlementaires les plus responsables de la guerre écrivent que la paix est l’unique solution pour le pays en 1940. Par ailleurs, la tentative du régime de Pétain, avant la main mise allemande, est bien d’appliquer au pays la citation de Léon XIII, mise en exergue de cette chronique : “A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” dans Rerum Novarum. Ces mêmes responsables, de la catastrophe nationale, refusent cette voie de salut, d’un retour aux origines chrétiennes de la France, car ils rejettent Dieu. Jusqu’à aujourd’hui, la république française et ses « valeurs » sont bien incompatibles avec la foi catholique. En outre, la devise Travail, Famille, Patrie a été donnée au régime de Vichy par les parlementaires de la IIIème république. Enfin la quatrième remarque est tirée de Histoire élémentaire de Vichy de l’amiral Auphan (Nouvelles éditions latines, page 86) « Le président Albert Lebrun devait expliquer lui-même plus tard que la loi du 10 juillet avait créé «  un état de suspension des lois constitutionnelles jusqu’à la nouvelle constitution. » Comme celle-ci ne pouvait entrer en vigueur qu’après l’approbation de la nation et qu’il n’était pas possible de solliciter cette approbation en pleine guerre, et c’est là que sont intervenus les actes constitutionnels. »

Il n’a jamais été question dans l’esprit du Maréchal ni des membres de l’assemblée nationale « d’abolir les droits de l’homme »comme l’écrira ensuite Robert Aron dans son Histoire de Vichy (page 220.). Il s’agissait d’un dispositif législatif d’urgence, permettant à l’Etat de perdurer et aux chefs désignés de restaurer la nation.

  • le 10 juillet 1985 : les services secrets français attaquent le Rainbow Warrior.

Le bateau de l’organisation écologiste Greenpeace coule dans le port d’Auckland en Nouvelle-Zélande : 1 mort.

  • le 10 juillet 1959 : décès de Marcel Van, rédemptoriste indochinois.

Voir la chronique du 14 novembre où est racontée sa vie. Le procès de béatification de Marcel Van, déjà Vénérable, est ouvert le 26 mars 1997 au diocèse de Belley-Ars. Le Christ lui apparaît le 14 novembre 1945, entre autres pour lui donner cette prière et lui dire qu’il apprécierait que les Français la lui récitent.

Seigneur JÉSUS, aie pitié de la FRANCE ! Daigne la serrer sur ton Cœur; montre-lui combien tu l’aimes.

Purifie-la; fortifie-la dans ton ESPRIT SAINT. Que la FRANCE contribue à Te faire aimer de toutes les nations !

O JÉSUS, nous autres Français Te promettons fidélité. Oui, nous nous engageons à travailler d’un cœur ardent à l’extension de ton Règne sur la terre, ne comptant en rien sur nous, mais uniquement sur Toi»

Amen»

  • le 10 juillet 1976 : loi sur la protection des animaux.

Cette loi punit de 6000F et 6 mois d’emprisonnement quiconque détruit un œuf d’aigle. Par contre la loi du 31 décembre 1982 fait rembourser par la sécurité sociale la destruction d’un œuf humain et oblige tout Français à y participer.

Voir la chronique du 31 décembre.

Une statue de la Vierge décapitée à Bayeux

La statue de la vierge qui domine l’hôpital et le musée de la Tapisserie à Bayeux a de nouveau été victime d’un acte de vandalisme. Mardi 6 juillet, la sculpture de pierre de l’allée des Augustines est décapitée, le visage gisant sur le sol.

Décapitée au cours de l’été 2013, elle avait retrouvé sa tête quelques mois plus tard. En 2017, elle avait été aspergée de peinture noire.

Selon l’Elysée, la candidature d’Eric Zemmour pourrait affaiblir à la fois Marine Le Pen et le candidat LR

Lu dans Le Point :

À l’Élysée, on surveille de près l’éventuelle candidature d’Éric Zemmour à la présidentielle. Non pas pour s’en inquiéter, au contraire. Bruno Roger-Petit, le ” conseiller mémoire ” d’Emmanuel Macron, est spécialement chargé de suivre l’évolution de cette candidature qui pourrait affaiblir à la fois Marine Le Pen et le candidat LR. Pour les macronistes, la présence médiatique de Zemmour conforte l’idée d’un nouveau clivage, non plus droite-gauche mais progressistes et européens contre nationalistes et conservateurs. Pour marquer encore plus cette différence, les ministres qui le souhaitent sont invités à participer à l’émission dans laquelle officie Zemmour sur CNews. Clément Beaune, Agnès Pannier-Runacher, Emmanuelle Wargon et Alain Griset ont ainsi donné la réplique ces derniers jours au polémiste, le nouvel ami de la macronie.

Les associations familiales au service de l’Église et du bien commun

Le 9 juillet 2021, le Cardinal Angelo Bagnasco, Président du Conseil des Conférences Épiscopales d’Europe (CCEE), et Vincenzo Bassi, Président de la Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe (FAFCE), ont signé un protocole d’accord entre les deux organisations, visant à formaliser une coopération déjà en place.

« Les pasteurs et les familles sont appelés à œuvrer ensemble – a dit le Cardinal Bagnasco, pour la nouvelle évangélisation de l’Europe : l’unité est ce qui attire les hommes à Dieu, et la signature de ce protocole est un signe d’unité. Face aux défis de la sécularisation et de la dénatalité, il est urgent d’éviter le défaitisme, en nous retroussant les manches pour travailler ensemble. »

Ce protocole d’accord s’insère à plein titre dans la mission du CCEE de favoriser une communication et une coopération plus étroites entre les évêques et les Conférences épiscopales d’Europe, dans le respect de la fonction et des compétences propres à chacun, afin de promouvoir et d’inspirer la nouvelle évangélisation en Europe.

Monsieur Bassi, exprimant sa gratitude au CCEE, note que,

“comme l’a souligné le Pape François aux Etats Généraux de la Natalité le 14 mai dernier, l’Europe est en train de devenir ‘le vieux Continent, non plus en raison de son histoire glorieuse, mais en raison de son âge avancé’. Face à une pandémie de la solitude, nous sommes appelés à être des témoins de la joyeuse responsabilité des familles, et à développer partout des réseaux de familles. C’est pourquoi nous nous mettons au service de l’Église en Europe et de nos communautés, les familles de familles ».

La mission de la FAFCE , pour sa part, est double : si d’une part la Fédération représente les familles au niveau européen, en tant que « protagonistes » de la vie publique avec leur « responsabilité spécifique de transformer la société » (Saint Jean-Paul II, Exhortation Apostolique “Familiaris Consortio”, 1981, n. 44) , elle a également pour tâche d’inspirer la création d’associations familiales et de promouvoir des réseaux de familles, dans un esprit de collaboration avec le Siège Apostolique et l’Église catholique présente dans les différents pays. Et c’est précisément dans cet esprit que se réalise cette coopération avec le CCEE.

Tel que défini par le protocole d’accord, la FAFCE participe aux réunions de la Commission pour la Famille et la Vie du CCEE, présidée par Son Excellence Mons. Leo Cushley, archevêque de Saint-Andrews et d’Edimbourg (Ecosse), afin d’y apporter son expérience et son soutien. Une collaboration démarrée suite à la Rencontre mondiale des familles de Dublin, en août 2018, et poursuivie à l’occasion de la récente réunion en ligne de la Commission, qui a vu la participation de 50 personnes, dont les directeurs et délégués nationaux des 28 Conférences épiscopales de toute l’Europe. Cette coopération, avec cet accord, s’intensifie et s’étend.

La FAFCE apporte également son concours à d’autres organes de l’Eglise catholique en Europe, parmi lesquels la Commission des épiscopats de l’Union européenne (COMECE), également basée à Bruxelles, qui tient une place particulière pour son rôle après des institutions communautaires.

Le protocole a été adopté ad experimentum et fera l’objet d’une évaluation conjointe après trois ans.

Le Conseil des Conférences Épiscopales d’Europe (CCEE) a été institué par la Congrégation des Évêques en 1971 et se compose actuellement de 39 membres, dont 33 Conférences épiscopales, auxquelles s’ajoutent les Archevêque de Luxembourg, de la Principauté de Monaco, l’Archevêque maronite de Chypre et les évêques de Chişinău (Moldavie), de l’éparchie de Moukatchevo (Ukraine) et de l’administration apostolique d’Estonie. Ensemble, ils représentent l’Église catholique dans 45 Pays du continent européen. Depuis 1995, le CCEE est composé des Conférences épiscopales européennes, représentées de droit par leurs Présidents respectifs. Le Secrétariat général est basé à Saint-Gall (Suisse).

La Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe (FAFCE) est composée de 18 associations, ainsi que de 5 membres observateurs et 4 organisations associées, de 17 pays européens. Créée en 1997 sous la forme d’une association de droit local alsacien-mosellan, elle est dotée du statut participatif au Conseil de l’Europe depuis 2001. Toute association souhaitant adhérer à la FAFCE doit pouvoir présenter une attestation des autorités ecclésiastiques afin de déposer une candidature d’adhésion. La FAFCE fait partie du Forum des ONG internationales d’inspiration catholique, est inscrite au registre de transparence des institutions de l’Union européenne et son Secrétariat général est situé à Bruxelles (Belgique).

L’Association médicale mondiale remet en cause l’objection de conscience

De l’ECLJ :

L’Association Médical Mondiale (AMM), fondée en 1947, se définit comme la « plateforme de création d’un consensus sur l’éthique médicale ». Son rôle est déterminant et son travail de longue date dans ce domaine lui permet d’être désignée « comme [la] voix internationale de la médecine ». Elle participe à une actualisation de la pratique médicale, influençant largement l’évolution des différentes politiques et législations nationales.

L’association est notamment à l’origine du Code international d’Ethique médicale[1], présentant les différents devoirs incombant à la profession médicale. En avril 2021, un projet de révision de ce Code a été présenté ; dans ce dernier, la modification d’un paragraphe est particulièrement alarmante. Il tente d’affirmer que « les médecins ont l’obligation éthique de minimiser les perturbations des soins aux patients. L’objection de conscience ne doit être envisagée que si le patient individuel n’est pas discriminé ou désavantagé, si la santé du patient n’est pas mise en danger et si la continuité des soins est assurée sans délai par une orientation efficace et opportune vers un autre médecin qualifié[2] ». L’intégration de cette « obligation d’orientation » s’inscrit dans la mouvance actuelle qui souhaite légitimer certaines pratiques non-thérapeutiques, comme l’avortement, dans le domaine de l’éthique médicale. Plus grave encore, elle vise à encourager la réalisation de ces actes dont l’accès se trouve légitimement entravé par un nombre de plus en plus important d’objecteurs de conscience. Il s’agit d’une tentative grave de renverser la balance légitime qui fait primer la liberté de conscience des médecins sur la pratique d’actes qui sont seulement tolérés par la loi.

L’ECLJ est intervenu auprès de l’AMM (lire ici notre Memorandum) au soutien du droit fondamental à l’objection de conscience, face à l’intégration d’actes immoraux tels que l’avortement et l’euthanasie dans le domaine de l’éthique médicale.

Le droit à l’objection de conscience est un droit fondamental et est une garantie accordée aux professions médicales, notamment face à la dépénalisation de pratiques considérées comme immorales et se trouvant hors du champ thérapeutique de la médecine (contraception, avortement, euthanasie). D’ailleurs, l’AMM réaffirme régulièrement ce principe ; en 2019, au sujet de l’euthanasie, elle a déclaré qu’« aucun médecin ne saurait être forcé à participer à une euthanasie ou à aider une personne à mettre fin à ses jours, pas plus qu’il ne devrait être tenu d’orienter un patient à cette fin[3] ». C’est le caractère moralement problématique de l’euthanasie qui justifie que les médecins soient protégés contre toute obligation d’y participer[4], d’une quelconque manière. Les conséquences de l’orientation d’un patient vers un autre médecin ne doivent pas être sous-estimé car le médecin engage sa conscience de la même manière que s’il pratiquait l’acte lui-même ; en effet, il agit positivement et se rend directement complice de la réalisation finale de l’acte.

Une confusion évidente apparaît avec le projet de révision du Code. Il semble que les conséquences dramatiques d’actes comme l’avortement soient minimisées, voire ignorées, afin de les faire entrer de force dans la catégorie des actes médicaux. Ainsi, la clause de conscience médicale n’aurait plus lieu d’être ou au maximum, devrait être fortement limitée. Pourtant, cela conduirait à un double standard, bien que, comme dans le cas de l’euthanasie, les conséquences sont les mêmes : une mort provoquée et une atteinte grave à la vie et à la dignité humaine.

Dans un second temps, c’est une vision biaisée de la médecine qui est promue et qui consisterait simplement en la satisfaction de demandes personnelles ; méconnaissant totalement la liberté thérapeutique des médecins et l’importance de leur expertise médicale leur permettant de définir, seul et sans pression ou influence extérieure, le traitement le plus approprié à chaque patient.

En outre, il faut souligner que le droit international ne reconnait en aucun cas un « droit à l’avortement » mais plutôt un droit fondamental à la vie[5] et en ce sens, les États ont pris l’engagement de prévenir le recours à l’avortement[6].

Face à cette menace, l’ECLJ a souhaité rappeler à l’AMM que la liberté des médecins doit à tout prix être protégée car l’utilisation grandissante de cette clause de conscience prouve au contraire que ce sont ces actes qui posent problème. L’ECLJ rappelle que si une loi nationale vient à tolérer la pratique exceptionnelle de certains actes, c’est à l’État seul qu’il revient de garantir que ces services soient effectivement accessibles, sans faire peser une obligation déraisonnable sur les médecins. Si un État ne parvient pas à faire appliquer sa loi sans déroger à un droit fondamental, c’est la loi en question qui doit être revue et non pas le droit en lui-même.

Des chances pour la France

Voici la couleur des moralistes qui nous vantent les bienfaits du vivre-ensemble dans les pages de L’Obs, Libération et Mediapart (dans l’ordre) :

Même sur CNews il y a plus de diversité…

Primaire LR : Jean-Frédéric Poisson ne veut pas soutenir un projet qui n’a rien à voir avec le sien

Le président de “VIA-La Voie du Peuple” Jean-Frédéric Poisson, officiellement candidat à la présidentielle en juillet 2020, n’a pas l’intention de concourir à une primaire LR. Il explique dans Capital :

“Je veux solliciter directement le suffrage des Français”.

En 2016, il avait participé à la primaire de la droite et recueilli 1,5% des suffrages au premier tour.

“Le contexte est différent. Le principe de la primaire engage les participants à soutenir le gagnant, et je n’ai pas l’intention d’adhérer à des projets politiques qui n’ont rien à voir avec celui que je porte”.

« Tu prends un couteau, tu vas dans une église, tu fais un carnage, même tu tranches deux trois têtes, et c’est fini. » 

Cinq ans après l’assassinat du père Jacques Hamel, égorgé par des islamistes dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray le 26 juillet 2016 alors qu’il célébrait la messe, La Vie dévoile des informations retraçant le parcours des assassins, qui n’avaient rien de « loups solitaires ». Le dossier pointe surtout l’aveuglement de la justice et les négligences des services de police.

Les deux assassins, âgés de 19 ans, Adel Kermiche et d’Abdel-Malik Petitjean, auraient agi sous la houlette de Rachid Kassim qui leur donnait ses ordres depuis la Syrie. Un homme repéré par la Direction générale de la sécurité intérieure, chargé de traquer les musulmans radicalisés sur le territoire français. Il a échangé de nombreux messages avec les assassins du père Hamel. Rachid Kassim, né d’un père yéménite et d’une mère algérienne, est parti rejoindre Daech en 2015. Il aurait été tué par la frappe d’un drone américain, le 27 juillet 2017, près de Mossoul. Plusieurs messages entre les terroristes montrent que plusieurs pistes avaient été avancées : boite de nuit, synagogue… avant de se fixer sur une église. Adel Kermiche écrit à un contact le 19 juillet 2016, une semaine avant l’attentat :

« Tu prends un couteau, tu vas dans une église, tu fais un carnage, même tu tranches deux trois têtes, et c’est fini. »

Cet attentat aurait pu être évité. L’un des deux meurtriers a été remis en liberté en mars 2016, quatre mois avant le crime. Placé en détention provisoire pour avoir commis plusieurs tentatives pour rejoindre le djihad en Syrie, Adel Kermiche est relâché au motif qu’il assure avoir « pris conscience de ses erreurs » ! Il jouait une stratégie de dissimulation pour préparer son crime. Adel Kermiche n’aurait pas dû se trouver en liberté sans faire l’objet d’une surveillance. Le service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) indique le 26 juillet 2016… le jour même où Kermiche a égorgé le père Hamel, disposer « de signes laissant penser que M. Kermiche était toujours un musulman pratiquant » sans « être certain de son maintien dans un processus de radicalisation. Son discours sur la religion ne démontrait pas une idéologie extrémiste ». Son contrôle judiciaire l’autorisait à sortir entre 8 heures et midi. Il a perpétré l’attentat à 9 h 30.

Sa mère s’est rendue à trois reprises auprès du commissariat et des services de la préfecture pour les alerter de la dérive et du risque de passage à l’acte de son fils, sans que la moindre suite n’y soit donnée. Adel Kermiche avait continué à se montrer très actif dans la djihadosphère et à entretenir des relations nombreuses avec des individus radicalisés, notamment sur les réseaux sociaux.

En Afghanistan, les islamistes se rapprochent de la victoire

D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

S’il y a un point sur lequel Donald Trump et Joe Biden sont d’accord, c’est bien sur le fait d’abandonner leur allié afghan et de laisser le champ libre aux talibans. Ce nom exotique ne doit pas faire illusion : les talibans sont des islamistes purs et durs et une chape de plomb va probablement s’abattre à nouveau sur ce malheureux pays. Le nom d’« ultras-conservateurs » revient trop souvent dans la presse française pour qualifier les talibans : cela relève de la désinformation pure et simple.

Le processus d’abandon, engagé sous Donald Trump, qui fit libérer de nombreux prisonniers talibans sans aucune contrepartie, s’est accéléré avec Biden, qui a fixé au 11 septembre le départ du dernier soldat américain.

La grande base de Bagram a déjà été évacuée et il n’y a plus guère que l’aéroport de Kaboul à être encore sous protection américaine. Cela devrait cesser d’ici peu. Après, l’armée afghane sera seule face aux islamistes. Ces derniers ont déjà lancé plusieurs offensives dans le nord, montrant par là leur totale détermination à reprendre le contrôle du pays qu’ils avaient perdu après le 11 septembre 2001 et l’invasion américaine organisée en représailles des attentats.

Plusieurs districts ont ainsi été facilement reconquis aux dépens de l’armée afghane qui a souvent fui sans combattre. Ce n’est pas nécessairement par lâcheté ou compromission, les choses sont plus complexes. Car l’armement dont disposent les soldats est souvent pitoyable, avec des munitions inadaptées ou insuffisantes, la stratégie militaire est sommaire et la corruption endémique. Certains se sont battus courageusement mais ordre leur a été donné d’évacuer des postes ruraux intenables pour tenter la défense des grandes villes.

Pourquoi pas. Mais tout de même, on se demande ce qu’ont organisé les Américains après vingt ans d’occupation et mille milliards de dollars dépensés. Ce chiffre, devenu symbolique aux États-Unis, exaspère les membres du Congrès dont beaucoup militent pour cesser toute aide financière à l’Afghanistan. C’est le syndrome de la guerre du Vietnam qui se renouvelle : les Américains, non contents d’avoir abandonné leur allié, ont ensuite cessé toute aide, militaire ou financière, précipitant sa défaite. Car en face, l’Union soviétique était toujours là pour ravitailler son allié. Saïgon est tombé deux ans après le départ américain, une longue nuit meurtrière a commencé pour les malheureux vietnamiens et elle n’est toujours pas achevée.

Les islamistes ont remplacé les communistes, mais l’histoire est la même. Car derrière les talibans, il y a toujours le Pakistan, très actif dans son soutien aux talibans. Les États-Unis, désireux de pas se fâcher avec ce pays pour des raisons géopolitiques qui se défendent, a tout de même choisi de ne pas choisir, laissant les services secrets pakistanais organiser patiemment la reconquête du pays par le biais des talibans, sans cesse bombardés par l’aviation américaine. Au royaume de l’absurde, l’opération afghane tiendra une bonne place dans la stratégie américaine.

L’inquiétude commence à croître dans les grandes villes et des règlements de comptes se sont déjà produits. Une probable grande vague d’émigration aura lieu en cas de succès taliban, et certaines ambassades fermeront courageusement leurs portes.

Qu’est-ce qui pourrait empêcher la victoire islamiste annoncée ? Un sursaut de l’armée afghane, puisque aucune aide ne viendra de l’extérieur. Mais on l’a compris, il ne saurait être que provisoire car le temps joue en faveur des islamistes. Cela rappelle les propos d’un chef taliban tenus à un général américain et restés célèbres : « Vous avez une montre mais nous, nous avons le temps. »

Décidément, la politique extérieure américaine depuis trente ans n’est qu’un champ de ruines.

Soutenez la production “Marie, Porte du ciel : Eternam III” ! Le nouveau film de Sabrina et Steven J. Gunnel sur le mystère de la Vie Éternelle

Steven Gunnell prépare un film sur Marie porte du ciel, dans lequel, le pèlerinage de Chrétienté sera mis à l’honneur, à travers des entretiens d’Hervé Rolland (vice-président de Notre-Dame de Chrétienté), de l’Abbé Martial Merlin et de l’Abbé Laguérie. Steven Gunnell était un des chanteurs du groupe Alliage, un des “boys band français”. Il a connu une totale conversion et a décidé de dédier son art au service de sa foi. Ses créations, en collaboration avec sa femme Sabrina, ont parcouru le monde entier, de Fais-moi vivre (2017), Eternam (2019) en passant par Le Sanctuaire retrouvé ( 2019) et Gaspard, soldat de l’amour ( 2018).

A la question ” qu’est-ce qui vous a sauvé du désespoir ? ” à la suite de la dissolution de son groupe, il répond

“Un conseil de ma mère: «Quand tu étais petit, tu avais la foi. Retrouve-la». Certaines vertus sauvent: j’ai obéi. J’ai poussé la porte d’une petite église, à Piccadilly Circus. Juste une croix au mur, le tabernacle, quelques bougies. J’ai senti soudain un immense relâchement de tout mon être, un repos indescriptible. Je n’ai rien vu, rien entendu, mais j’ai su. Qu’il y avait quelque chose, ou plutôt quelqu’un de plus grand, de plus vrai que tout ce en quoi j’avais cru avant. Dieu a refait mon âme, il a rendu toute chose nouvelle, comme dans l’Apocalypse. Je n’avais aucune éducation religieuse, je ne connaissais rien à tout ça, mais j’y suis retourné, plusieurs jours de suite.

J’ai commencé à lire la Bible, et je me suis rendu compte que la plus grande part de ce qui avait pu me toucher dans les livres de pseudo spiritualité, ils l’avaient pris dans la Bible. Le Livre de la Sagesse m’a bouleversé, moi qui en avais tellement manqué. L’enfant qui a délaissé ses parents oublie même qu’un jour il a eu des parents. Moi, avec Dieu, c’était pareil. J’avais oublié qu’il m’aimait. Quelques mois plus tard, de retour à Nice, j’atterris à l’église Sainte-Rita, la patronne des causes désespérées. J’ai appris plus tard que, depuis un an, ma mère venait y prier tous les jours pour moi. L’évangile lu à la messe ce jour-là, me touche au cœur: le fils prodigue, qui retourne chez son père après avoir dilapidé l’héritage et que le père accueille les bras ouverts. C’est ce père qui m’a poussé à me réconcilier avec moi-même et avec mon passé”

Les productions de Steven Gunnell sont totalement financées par la générosité de donateurs. A ce jour, pour que son film sorte, il ne dispose que de 50% du budget nécessaire.

Vous découvrirez ici le moyen de contribuer à cette grande production sur la Sainte Vierge.

Sortie du film : 8 décembre 2021

« Chez France Inter, ils vont quasiment se mettre en grève parce que de nouveaux journalistes vont arriver… C’est une secte…»

Hier dans son émission L’Heure des Pros 2, Pascal Praud a abordé le sujet Zemmour, qui affole la presse, puis s’en est pris au sectarisme de France Inter :

« Eric Zemmour affole la presse… Et une chaîne concurrente (BFMTV) en parle matin, midi et soir… »

« Yvan Rioufol a écrit des bouquins mais n’a jamais été invité sur FranceInter, Éric Zemmour n’a jamais été invité sur France Inter… Et ils ont un jour insulté Charlotte D’Ornellas, sans aucune sanction… »

La rédaction de France Inter n’aime pas la diversité (d’opinion)

Les gauchistes aiment cultiver l’entre-soi. La directrice de France Inter, Laurence Bloch, a annoncé l’arrivée dans la matinale de France Inter de Natacha Polony (directrice de la rédaction de Marianne), Cécile Duflot (ancien ministre écologiste du logement aujourd’hui président de l’ONG Oxfam), Alexandre Devecchio (rédacteur en chef adjoint au Figaro), Etienne Gernelle (directeur du Point), et une personnalité qui reste à déterminer. La Société des journalistes de la station a contesté cette ouverture :

« En tant que journalistes, à l’approche des échéances de 2022, nous considérons qu’offrir aux auditeurs “une boîte à outils pour leur permettre de se forger une opinion” [les mots utilisés par la directrice de France Inter] devrait passer par de la pédagogie, du reportage (…) et non par un panel d’opinions dans lesquelles il faudrait ensuite piocher, en choisissant le plus convaincant plutôt que le mieux informé ».

Un membre de la rédaction souligne :

« Peu de gens comprennent et valident ce choix. Les gens sont un peu hallucinés du casting et trouvent regrettable que ces éditos remplacent la chronique Environnement. »

Productrice historique de Radio France, Kathleen Evin, a appris fin avril qu’elle était invitée à prendre sa retraite. A 72 ans, elle s’accroche :

« J’ai passé trente-trois ans à France Inter dans l’absence totale de critiques de mon travail, décrit la présentatrice de L’Humeur vagabonde. Je n’en ai reçu qu’une seule, très violente, à l’automne, après que j’ai invité Sophie Divry, autrice de Cinq mains coupées, qui parlait des violences policières lors des manifestations des “ gilets jaunes ” . On m’a alors reproché d’avoir mis en cause les plus hautes autorités de l’Etat. Je ne peux pas croire qu’il y ait un lien entre cet accroc et l’interruption de mon contrat… »

 

C’est arrivé un 9 juillet…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 9 juillet 1429 : victoire de jeanne d’arc à Troyes.

Jeanne d’Arc fait ouvrir les portes de Troyes à Charles VII, qu’elle va faire sacrer à Reims. Alors que Reims se rapproche, le Dauphin et ses conseillers doutent encore de Sainte Jeanne d’Arc. Elle a bien du mal à convaincre le futur Roi de maintenir le siège quelques jours pour faire tomber la ville. Ayant prêté serment d’allégeance au roi d’Angleterre il y a peu, la cité refuse en effet de donner ses clés. Elle cède pourtant à la simple vue de la «pucelle» organisant le siège. Le lendemain l’armée royale entre dans la ville sans avoir combattu.

  • le 9 juillet 1472 : dégagement du siège de Beauvais.

Le 14 juin 1472, partant d’Arras à la tête de 80 000 hommes, Charles le Téméraire Duc de Bourgogne franchit la Somme et ravage toute la région, puis marche sur Beauvais, l’une des villes les plus riches de France, qu’il sait sans garnison. Les récits des massacres autour de la ville poussent cette dernière à refuser de parlementer.

Les premiers assauts, fin juin, en particulier le 27, ayant échoué, les Bourguignons mettent le siège et préparent minutieusement leur attaque. Les habitants de Beauvais, aidés par des femmes dont la célèbre Jehanne Laisné, dite« Jehanne Hachette », repoussent les troupes bourguignonnes.

Les reliques d’Angadrême, patronne de Beauvais, sont montrées sur les remparts de Beauvais lors de l’assaut. La sainte a aidé à la victoire. La date du 27 juin, retenue pour la fête d’Angadrême, rappelle la procession instituée par Louis XI en reconnaissance de la protection de sainte Angadrême. Afin de récompenser les femmes de Beauvais pour leur vaillance, Louis XI accorde à celles-ci le droit et privilège de porter des habits d’hommes.

  • le 9 juillet 1535 : décès d’Antoine Duprat, cardinal, chancelier de France.

Antoine Duprat, né à Issoire le 17 janvier 1463 et mort à Nantouillet, le 9 juillet 1535, est un cardinal-légat français, chancelier de France et de Bretagne. C’est « l’une des grandes figures de la France monarchique », selon R. Mousnier. Il est très décrié par des historiens comme Michelet, qui ne lui pardonnent pas d’avoir organisé la lutte contre les réformés et tous leurs coupables excès.

Il est surtout le négociateur du concordat de Bologne, signé en 1516 entre le pape Léon X et François Ier ; concordat qui met fin au régime d’élections ecclésiastiques instauré par la pragmatique sanction de Bourges (Cf. la chronique du 7 juillet).

  • le 9 juillet 1590 : Henri IV prend St-Denis.

Alors que depuis le 2 aout 1589, mort du Roi Henri II, Henri de Navarre est Roi de fait mais non sacré, ce dernier tente depuis le mois de mai de s’emparer de Paris. Le 9 juillet la garnison de St Denis tombe. Mais Paris, aux mains de la Ligue Catholique, va résister grâce au renfort d’une armée des Pays-Bas espagnols.

  • le 9 juillet 1657 : intronisation de la Statue de Notre Dame de la Paix, en présence de Louis IV et du nonce apostolique.

La statue de Notre-Dame de Paix est l’héritage de l’illustre Maison de Joyeuse en Vivarais. Elle aurait été commandée par Jean de Joyeuse vers 1530. Un de ses fils l’emmène avec lui à Paris, où il s’installe avec sa femme, Catherine de La Vallette, rue Saint-Honoré, dans un hôtel contigu au monastère des Capucins et y aménage une chapelle pour Notre-Dame.

Devenu veuf, il entre chez les Capucins ; la petite Madone va rester là 63 ans. Le 21 juillet 1651, en pleine guerre de Trente Ans, des enfants s’assemblent devant la Madone des Capucins, chantant à gorge déployée des Salve Regina. Des miracles, se produisent et les Parisiens commencent à invoquer la Madone sous le vocable de « Notre-Dame de Paix ».

Les pèlerins y viennent si nombreux qu’il faut songer à agrandir la chapelle ; ce que fait faire Mademoiselle de Guise, petite-nièce d’Henri de Joyeuse ; la statue est solennellement installée dans le nouveau sanctuaire par le Nonce apostolique, en présence du Roi, de la Cour et d’un concours immense de parisiens, le 9 juillet 1657.

L’année suivante, le Roi Louis XIV est pris de fièvre typhoïde à Calais, et on craint pour sa vie. La Reine Mère demande des prières. Les capucins s’adressent à Notre-Dame de Paix et la guérison se produit, jugée miraculeuse. Anne d’Autriche commande alors à Michel Corneille un grand tableau en ex-voto (il est aujourd’hui dans les collections du château de Versailles). La dévotion populaire redouble surtout le jour de sa fête, fixée au 9 juillet. On implore la Reine de la Paix pour la paix du Royaume, pour la paix du monde, pour la paix des familles, pour la paix des coeurs…

Sauvée lors de la révolution, le 6 mai 1806, la statue de Notre-Dame de Paix arrive  au couvent de Picpus tout près de la « place du trône aujourd’hui « place de la nation ». Le 9 juillet 1906, la statue de Notre-Dame de Paix est officiellement couronnée  au nom du Pape Saint Pie X.

  • le 9 juillet 1686 : la ligue d’Augsbourg.

La ligue d’Augsbourg est une alliance conclue le 9 juillet 1686 par une grande partie de l’Europe contre Louis XIV.

  • le 09 juillet 1789 : l’Assemblée se déclare Assemblée nationale Constituante.
  • le 9 juillet 1794 : fête des Martyres d’Orange.

Les 32 religieuses ont été béatifiées par le pape Pie XI, le 10 mai 1925. Leur fête se célèbre le 9 juillet. Il s’agit d’une partie des 52 religieuses de la région d’Avignon, de divers ordres religieux, accusées « d’avoir voulu détruire la République par le fanatisme et la superstition ».

En réalité, elles ont simplement refusé d’abandonner la vie religieuse, et de prêter les serments révolutionnaires. 32 d’entre elles sont exécutées, 16 Ursulines, 13 Sacramentines, 2 Cisterciennes et 1 Bénédictine, entre le 6 et le 20 juillet ; les vingt dernières sont sauvées par la chute de Robespierre, le 28 juillet 1794, mais ne sont libérées qu’en 1795.Les corps des martyres sont jetés dans des fosses communes, dans le champ Laplane, à Gabet, sur les bords de l’Aygues, et une chapelle y est bâtie en 1832.

  • le 9 au 18 juillet 1860 : massacre de Damas.

Les chrétiens maronites de Damas sont exterminés dans la nuit, par des sunnites, avec la complicité du gouverneur turc de Syrie. Les massacres font entre 4000 et 6000 victimes. Le quartier chrétien est pillé et brûlé. Les survivants prendront la route de l’exil notamment vers Beyrouth et Alexandrie. Ce massacre fait suite à celui des chrétiens perpétrés par les Druzes dans le mont Liban (mars à juillet 1860).

Napoléon III enverra un corps expéditionnaire français commandé par Beaufort pour assurer la protection des chrétiens en route vers le Liban. L’expédition française en Syrie dure du mois d’août 1860 au mois de juin 1861.

  • le 9 juillet 1918 : consécration des armées alliées au Sacré-Cœur.

Le généralissime Foch consacre au Sacré-Cœur toutes les armées alliées placées sous ses ordres. Il le fait en présence des officiers de son état-major.

Une plaque commémorative est apposée dans l’église du village de Bombon, en Seine et Marne, où se trouve l’état-major de Foch. Ce dernier commence avec ses officiers une neuvaine qui se termine le 18 juillet suivant. Ce jour-là commence l’offensive d’où sort la victoire finale. Voir les chroniques du 20, et 26 du mars, du 15 et du 18 juillet.

  • le 9 juillet 1960 : un décret autorise le péage sur les autoroutes françaises.
  • le 9 juillet 1970 : la durée du service militaire français est ramenée à un an.

Un mineur étranger, 4.700 euros par mois, ta grand-mère, 426 euros de pension/mois

Lors des dernières élections régionales espagnoles, le parti Vox avait fait scandale en placardant cette affiche :

« Un MENA, 4.700 euros par mois, ta grand-mère, 426 euros de pension/mois »

Un MENA, c’est un « mineur étranger non accompagné », très souvent majeur.

Le parquet avait ouvert une enquête pour « incitation à la haine » suite à plusieurs plaintes, dont une du gouvernement. Le ministre des Droits sociaux avait dénoncé « une attaque contre les enfants les plus vulnérables de notre pays ».

La justice espagnole a donné raison au parti Vox : l’affiche s’inscrit dans

« le cadre d’une légitime lutte idéologico-partisane dans le contexte d’une campagne électorale, lieu traditionnel d’excès verbaux de la part des acteurs politiques ».

L’affiche peut « aussi s’interpréter comme un message électoral » critiquant le soutien public apporté à ces jeunes « qui, indépendamment de la véracité des chiffres cités, constituent un problème politique et social évident ».

Après Eric Zemmour, son éditrice quitte Albin Michel : « A la Libération, t’aurais été tondue »

Drôle d’ambiance au sein de la maison d’édition : après vingt-cinq ans, Lise Boëll, directrice éditoriale non-fiction et éditrice d’Eric Zemmour, a annoncé sa démission, suite au refus de Gilles Haéri, le président des Éditions Albin Michel, de publier le prochain livre d’Éric Zemmour.

Lise Boëll fut chargée de recruter Eric Zemmour, car Francis Esménard, président d’Albin Michel, et Richard Ducousset, directeur des éditions Albin Michel, souhaitaient récupérer l’auteur après le succès de Mélancolie française (Fayard). En dehors d’Éric Zemmour, Lise Boëll publie le Dr Frédéric Saldmann, Stéphane Bern et l’essayiste Éric Naulleau, qui représenteraient entre 12 et 13 % du chiffre d’affaires des Éditions Albin Michel.

Mais la gauche est sans pitié et Lise Boëll « a été associée aux auteurs qu’elle publie », confie une source au Figaro, ce qui lui vaudra son surnom d’éditrice des réacs”. En octobre 2014, lorsque paraît Le Suicide français, Lise Boëll essuie une fronde menée par le responsable du département Spiritualité, Jean Mouttapa : « Comment peut-il se faire qu’une éditrice, sans aucune compétence historique, engage ainsi toute seule la responsabilité morale de la maison ? », s’indigne ce dernier dans un e-mail qui tourne en interne, déplorant « l’entreprise systématique de réhabilitation du régime de Vichy » du livre de Zemmour. L’éditrice prend un avocat et menace de l’attaquer en diffamation. Au pot de Noël de 2014, le patron, Francis Esménard, 80 ans, petit-fils d’Albin Michel, doit s’excuser publiquement pour faire retomber l’affaire… Qui repart de plus belle en 2016, lorsqu’elle publie Le moment est venu de dire, de Philippe de Villiers. L’éditrice enchaîne les succès de librairie, mais devient une pestiférée : « A la Libération, t’aurais été tondue », lui lançait-on dans les couloirs. Alors qu’elle s’apprêtait à publier, à l’automne 2020, le livre du cardinal Barbarin, Gilles Haéri, alerté par de vives oppositions internes, a stoppé le projet et dénoncé le contrat du religieux.

Éric Zemmour a annoncé porter plainte contre son ancienne maison d’édition pour rupture abusive de contrat, car « il n’y a jamais eu d’accord entre Albin Michel et [s]on client pour rompre le contrat », a déclaré Me Arnaud de Senilhes, l’avocat du chroniqueur.

Philippe de Villiers vient d’annoncer qu’il quittait lui aussi Albin Michel, par solidarité avec Eric Zemmour. En perdant ses deux principaux auteurs de best-sellers (le premier a vendu 250 000 exemplaires de Le moment est venu de dire, le second a atteint les 470 000 exemplaires avec Le Suicide français ), Albin Michel fait une grosse perte.

Bébés à vendre : le CNRS prépare la suite de la loi ni bio ni éthique

A son tour, le CNRS fait la propagande de la Gestation Pour Autrui. Daniel Borrillo, qui défend la GPA, fait un parallèle avec… l’avortement, comme quoi la culture de mort est un bloc :

En France, une femme a la faculté d’avorter, tout comme celle d’abandonner un enfant en accouchant sous X ou de faire un don d’embryons surnuméraires à un autre couple ou à la science. Pourquoi n’aurait-elle pas le droit de mener à terme une grossesse pour quelqu’un d’autre, pourvu que son consentement libre et éclairé soit garanti ? Il serait donc logique, selon moi, d’inscrire la GPA dans le répertoire des libertés fondamentales, de l’envisager comme une manifestation de la liberté de procréer ou de ne pas procréer.

Par ailleurs, comme pour l’IVG, légaliser la GPA permettrait au législateur d’encadrer la pratique [sic], ce qui limiterait les GPA clandestines et hors-la-loi, donc le risque d’exploitation du faible par le fort, du pauvre par le riche. C’est sans doute pour cela que l’Inde a déjà interdit la GPA pour les étrangers et s’apprête à interdire la GPA commerciale (c’est-à-dire avec rémunération pour la femme qui porte l’enfant).

Il faut distinguer clairement la pratique et l’abus d’une pratique. Ce n’est pas parce qu’il y a des abus dans l’industrie textile à l’étranger qu’il faut interdire cette activité en France. Lorsqu’on a aboli l’esclavage, les plantations ont continué de fonctionner, mais d’une autre façon, avec des personnes qui travaillaient de plein gré et dans le respect de certaines conditions. Selon moi, le seul moyen d’éviter l’exploitation est de mettre fin à l’interdiction qui sécrète des pratiques clandestines.

On le voit : les arguments sont les mêmes. Pseudo-liberté de la femme à disposer de “son corps”, encadrement d’une pratique pour en “limiter” les abus (limitations toujours repoussées), mettre fin aux pratiques clandestines (l’argument gadget qui permettrait de tout légaliser).

I-Média : Après Europe 1, France Inter est-elle sur le point de basculer à droite ?

Image de la semaine

Caroline Fourest, journaliste, écrivain et éditorialiste, a été élevée au grade de Chevalier de l’Ordre National du Mérite par Marlène Schiappa.

Vaccin obligatoire : l’offensive politico-médiatique

Variant Delta, 4ème vague : politiciens et journalistes pèsent de tout leur poids pour imposer la vaccination obligatoire.

Revue de presse

Révolution à France Inter

Après Europe 1, France Inter est-elle sur le point de basculer à droite ? C’est la crainte délirante de certains journalistes.

Dans l’histoire, on se souviendra de Benoît XVI comme du Pape de Summorum Pontificum, le Pape de la paix liturgique

Le cardinal Robert Sarah s’est entretenu dans les colonnes du magazine italien Il Timone, quatorze ans après la publication du motu proprio Summorum Pontificum :

Dans l’histoire, on se souviendra de Benoît XVI, non seulement comme d’un grand théologien mais aussi comme du Pape de Summorum Pontificum, le Pape de la paix liturgique, celui qui aura construit un pont œcuménique avec l’Orient chrétien à travers la liturgie latino-grégorienne. Il restera comme le Pape qui aura eu à cœur la volonté de retrouver les racines chrétiennes et l’unité de l’Europe et se sera opposé au laïcisme vide de sens et à la déstructuration de la culture européenne.

À partir du Motu Proprio Summorum Pontificum, malgré les difficultés et les résistances, l’Église a entamé un chemin de réforme liturgique et spirituelle qui, bien que lente, est irréversible. En dépit des attitudes cléricales intransigeantes d’opposition à la vénérable liturgie latino-grégorienne, attitudes typiques de ce cléricalisme que le Pape François a dénoncé à plusieurs reprises, une nouvelle génération de jeunes a émergé au coeur de l’Église. Cette génération est celle des jeunes familles, qui montrent que cette liturgie a un avenir parce que elle a un passé, une histoire de sainteté et de beauté qui ne peut être effacée ou abolie du jour au lendemain.

L’Église n’est pas un champ de bataille où l’on joue pour gagner en essayant de nuire aux autres et à la sensibilité spirituelle de ses frères et sœurs dans la foi. Comme Benoît XVI l’a dit aux évêques français : « Dans l’Église il y a de la place pour tout le monde », parce que nous savons nous traiter avec respect et vivre ensemble en louant le Seigneur dans son Église et en restant dans l’unique vraie foi. La crise liturgique a conduit à la crise de la foi. De la même manière, le respect des deux formes ordinaire et extraordinaire de la liturgie latine, nous conduira à un élan missionnaire d’évangélisation, et nous pourrons enfin sortir du tunnel de la crise.

Maires pour le Bien Commun

Eric Viaud, présente son association “Maires pour le Bien Commun”, et Hélène Charrier révèle les progrès fulgurants de la restauration de la Chapelle des Moulineaux à Poigny-la-Forêt dans les Yvelines.

L’état de droit, un déni de démocratie ?

Voici le texte de l’intervention prononcée mercredi par le député RN Jérôme Rivière dans l’hémicycle du Parlement européen :

Le Parlement européen votait cette semaine en séance plénière un texte voulant condamner les lois de protection de l’enfance votées démocratiquement par le gouvernement hongrois.

Les politiques en matière familiale, sociétale et en matière d’éducation appartiennent au seul domaine discrétionnaire des Nations, comme le stipule d’ailleurs les traités, et même le texte voté à Strasbourg. En essayant de condamner la Hongrie de Victor Orban, l’Union européenne veut condamner le choix souverain de ce peuple, qui a élu et réélu ses représentants, largement, avec des scores qui font évidemment pâlir de jalousie les technocrates des institutions.

Cette condamnation s’inscrit dans un agenda idéologique soi-disant progressiste.

Les députés européens affirment vouloir défendre les droits de l’homme, mais ils veulent surtout soumettre les populations des Nations européennes à un communautarisme agressif, poussés par des lobbys mercantiles, encourageant la destruction de toutes les structures traditionnelles, de tous les murs porteurs ayant fait la civilisation européenne.

Leur logique, partout où elle s’impose, détruit les rapports sociaux et favorise l’exclusion, parce qu’elle se fonde sur des revendications minoritaires, au service du marché, qu’ils ont l’audace de baptiser droits de l’homme.

Oui, la Hongrie a le droit de promouvoir le modèle de la famille traditionnelle. Oui, la Hongrie a le droit de protéger les enfants de sujets qui ne sont pas de leur âge !

N’en déplaise aux progressistes de tout poil, l’état de droit dont ils se gargarisent, ce devrait être avant tout le respect de la liberté du choix des peuples.

Jérôme Rivière dénonce aussi la soumission à des intérêts privés, notamment ceux de l’Open Society de Soros :

Angleterre et Pays de Galles : avortements records

Lu sur IFamNews :

Les avortements en Angleterre continuent de croître, atteignant un nombre record en 2020. Le rapport annuel présenté ces derniers jours par le gouvernement britannique fournit des données qui font froid dans le dos.

Car malgré le verrouillage, 209 917 femmes en Angleterre et au Pays de Galles ont avorté l’année dernière. Il s’agit du chiffre le plus élevé depuis que le Royaume-Uni a libéralisé l’avortement en 1967. Ce rapport montre également le taux d’avortement le plus élevé, 18,2, calculé pour mille femmes en âge de procréer. Le rapport ne couvre pas l’Écosse et l’Irlande du Nord, mais les chiffres écossais pour 2020 sont similaires à ceux de l’Angleterre. En fait, le taux d’avortement le plus élevé jamais enregistré l’a été là aussi.

Il convient également de préciser que les chiffres ne se réfèrent pas au nombre d’enfants avortés, mais au nombre de femmes ayant subi un avortement et que, par conséquent, étant donné que certaines d’entre elles portaient plus d’un enfant, le nombre de fœtus avortés est encore plus élevé.

Sur le plan démographique, 81 % des femmes qui ont avorté en Angleterre et au Pays de Galles en 2020 sont célibataires, une proportion qui n’a pas changé au cours de la dernière décennie. 51% d’entre elles sont célibataires avec un partenaire.

Par ailleurs, si les avortements continuent de baisser chez les jeunes filles mineures, ils sont en hausse pour toutes les autres tranches d’âge, une tendance que l’on observe dans tous les pays occidentaux et qui s’explique par deux phénomènes : la socialisation en ligne des plus jeunes et la normalisation de l’avortement dans le reste de la population.

Aujourd’hui, les jeunes ont moins de contacts directs, ils se socialisent sur Internet et, par conséquent, il y a moins de grossesses précoces et d’avortements. D’autre part, la légalisation de l’avortement dans une grande partie de l’Occident au cours des cinquante dernières années a conduit à sa normalisation, ce qui explique que l’interruption de grossesse soit perçue par beaucoup comme une simple méthode de contrôle des naissances.

Selon le rapport cité ci-dessus, plus de la moitié des femmes de plus de 30 ans qui ont avorté en 2020 l’avaient déjà fait auparavant. Il y a dix ans, elles étaient 44 %. Les avortements répétés sont donc de plus en plus fréquents.

Cependant, 2020 a été une année exceptionnelle et le rapport du gouvernement britannique pour l’Angleterre et le Pays de Galles donne une idée claire de l’impact du CoViD-19 sur l’interruption volontaire de grossesse.

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