La dévotion pour la Vierge Marie : 3 exemples de saints
Lors de la crucifixion du Christ (Jn 19,26.27), Jésus dit à Jean : « Voici ta mère » et à Marie : « Femme, voici ton fils » plaçant ainsi Marie comme Mère de l’Eglise et nous faisant entrer par la même occasion dans la famille de Dieu. Le Seigneur a donc donné à tous les hommes la Vierge Marie pour Mère spirituelle afin qu’elle intercède pour nous.
Nombreux sont les saints qui ont eu une dévotion toute particulière pour la Vierge Marie. En voici 3 exemples :
Sainte Mère Térésa :
Durant toute sa vie, Mère Térésa nous a encouragés à confier nos intentions de prières à la Vierge Marie et à nous efforcer à imiter ses vertus. Elle ne se rendait jamais dans un bidonville avant de mettre sa mission entre les mains de sa Mère du Ciel.
Un jour, un homme dit à Mère Térésa : « Je vous aime, votre travail, tout ce que je vois, mais il y a une chose que je ne comprends pas : La Vierge ? Vous êtes entièrement dévoué à elle. » Elle lui répondit :
« Sans Marie, il n’y a pas Jésus – Sans mère, il n’y a pas d’enfant ».
Saint Padre Pio :
Dès son enfance, le Padre Pio se réfugiait à l’église de Pietrelcina pour rendre grâce et prier la Vierge Marie. Il avait constamment sur lui une photo d’elle.
Il disait se sentir plus proche du Seigneur en se tournant vers elle. Toute la vie et l’apostolat du Padre Pio se passa sous le regard maternel de la Vierge Bénie et le pouvoir de son intercession.
« Aimez la Vierge Marie et aidez les autres à l’aimer ! »
Saint Curé d’Ars :
Chaque samedi, le Curé d’Ars célébrait la messe dans sa chapelle en l’honneur de la Vierge Marie. Ces jours-là, les paroissiens étaient nombreux à assister à l’office. Le curé d’Ars distribuait autour de lui de nombreuses images de la Vierge pour faire grandir la dévotion personnelle pour notre Mère spirituelle.
«La Sainte Vierge est ma plus vieille affection. Je l’ai aimée avant de la connaître »
Comme ces trois saints, essayons nous aussi d’enrichir notre relation à la Vierge Marie. En ce mois de mai, accordons à notre Mère du Ciel un moment dans nos journée pour lui adresser une prière et lui demander sa protection maternelle.
C’est arrivé un 1er mai…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Rappelons-nous:
- le 1er mai : fête de Saint Marcouf.
Marculphe ou Marcouf, est né à Bayeux de parents nobles et riches. Prêtre à trente ans, il évangélise le Cotentin, insistant sur la nécessité de croire et « d’adorer en esprit et en vérité ». Il exhorte avec force au mépris des richesses et des faux honneurs. Il part évangéliser aussi la Bretagne pour y établir la vraie foi et fonder des monastères. Plein de douceur, il guérit aveugles, sourds, muets, boiteux, paralytiques. Un ange en songe lui demande d’aller voir le Roi Childebert pour obtenir la concession de Nanteuil, actuel Saint Marcouf, afin d’y installer un monastère où l’on prierait pour le Roi, la nation des Francs et la Sainte Eglise.
Marcouf, pour remercier le Roi du don de la terre de Nanteuil, entreprend les pénitences les plus austères afin d’obtenir de Dieu la grâce, pour les Rois de France, de guérir les écrouelles.
Après leur sacre, les Rois viennent ainsi à Corbeny prier devant les reliques de Saint Marcouf, déposées en ce lieu après les invasions normandes. Ils entendent une messe, commencent une neuvaine, passent devant les malades, les bénissant du signe de la croix en disant : « le Roi te touche, Dieu te guérit. » Jeanne d’Arc y accompagne Charles VII. Cet usage est maintenu jusqu’à Charles X. Pour le sacre de Louis XV, Louis XVI, Charles X, les reliques du saint sont portées à Reims et placées à côté de l’Evangile. « Le privilège des Rois de France de guérir les écrouelles est une grâces donnée gratuitement » affirme Benoît XIV.
« Autant la France a eu des monarques sacrés, autant saint Marcouf a vu des couronnes prosternées à ses pieds pour y honorer le glorieux protecteur de leur sceptre. »Dom Oudard Bourgeois, prieur de Corbeny, au XIIème siècle
Il meurt à Nanteuil, le 1er mai 558, assisté de saint Lô. Après sa mort, les miracles sont nombreux et durent jusqu’à nos jours.
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le 1er mai 1209 : assemblée de Sens.
Le Roi de France Philippe II Auguste et le légat du pape convoquent une assemblée des grands du Royaume, près de Sens, pour décider d’une croisade contre les Albigeois.
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le 1er mai 1045 : élection de Jean Gratien, qui devient pape sous le nom de Grégoire VI.
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le 1er mai 1245 : naissance du Roi Philippe III de France, dit Philippe le Hardi.
Philippe III de France « le Hardi », né le 1er mai 1245 à Poissy, mort le 5 octobre 1285 à Perpignan, est Roi de France de 1270 à 1285.
Il est le deuxième fils de Louis IX et de Marguerite de Provence. Son père, saint Louis se charge de lui prodiguer ses propres conseils, rédigeant en particulier ses Enseignements, qui inculquent avant tout la notion de justice comme premier devoir de Roi. Il est sacré à Reims le 30 août 1271.
Par des héritages, annexions, achats, unions, et guerres, Philippe III agrandit le domaine royal et y affermit son autorité : le comté de Toulouse, le Poitou et une partie de l’Auvergne en 1271-1272, les comté du Perche et comté d’Alençon héritage de son frère Pierre décédé en 1283, les comtés de Nemours et de Chartres en 1274 et 1284, puis les villes, telles Harfleur ou Montmorillon.
Par le traité d’Amiens de 1279, il est cependant contraint de céder l’Agenais, la Saintonge et le Ponthieu au roi d’Angleterre Édouard Ier. Il cède au pape Grégoire X le comtat Venaissin en 1274.
Voir les chroniques du 5 octobre et des 15, 25 et 30 août.
- 1er mai 1495 : le miracle de la liquéfaction du sang de Saint Janvier se produit comme chaque année à la même date à Naples.
Charles VIII, qui est présent dans la ville, voit là le signe de la bienveillance divine. Cf. la chronique du 7 avril.
- le 1er mai 1498 : la dépouille du Roi Charles VIII est transportée à l’abbaye St-Denis.
Le cercueil est descendu dans la fosse; le grand chambellan abaisse la bannière et dit:
“Le Roi est mort” ; le grand écuyer répète ces paroles en pointant son épée vers le corps, puis la relève et s’exclame : “Vive le Roi !”.
- le 1er mai 1509 : Louis XII de France arrive à Milan.
- le 1er mai 1522 : l’Angleterre déclare la guerre à la France et à l’Écosse.
- le 1er mai 1555 : décès du pape Marcel II, après 21 jours de pontificat.
Marcel II, Marcello Cervini, est le 222ème pape de l’Église catholique. Il décède après 21 jours de pontificat. Marcello Cervini, né le 6 mai 1501 à Montefano, est un religieux italien du XVIe siècle. Il est le dernier pape à choisir comme nom de règne son prénom de baptême. Au Concile de Trente, en 1545, il joue un rôle important comme légat pontifical
- le 1er mai 1572 : décès du pape saint Pie V.
Antonio Michele Ghislieri est élu pape le 7 janvier 1566. Dès son élection, il s’emploie à réduire le luxe et la dissipation à la cour pontificale. Il étend à toute l’Eglise Latine l’usage du rite romain, appelé depuis rite tridentin, car il fait suite au Concile de Trente) par la bulle Quo Primum, en 1570. Par cette décision il ne crée pas un nouveau rite, mais rend obligatoire la célébration des sacrements selon le rite en usage à Rome depuis fort longtemps. Il fait rédiger le Catéchisme romain issu du Concile de Trente, un bréviaire et un missel latin, qui font autorité jusqu’aux réformes liturgiques de Vatican II en 1965. Il réaffirme la primauté du pape face au pouvoir civil par la bulle In Cœna Domini. Il est canonisé par Clément XI le 4 août 1712.
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le 1er mai 1633 : naissance de Vauban, architecte et ministre militaire de Louis XIV.
Sébastien Le Prestre, marquis de Vauban est ingénieur, architecte militaire, urbaniste, ingénieur hydraulicien, essayiste français, expert en poliorcétique, ministre.
Il donne au Royaume de France « une ceinture de fer ». Il est nommé maréchal de France par Louis XIV. Ce glacis qui rend la France inviolée durant tout le règne de Louis XIV et jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, à l’exception de la citadelle de Lille qui est prise une fois. En effet la puissance de l’artillerie, rend les citadelles moins efficaces. Douze ouvrages de Vauban, regroupés au sein du Réseau des sites majeurs de Vauban ont été classés au Patrimoine mondial de l’UNESCO le 8 juillet 2008. Voir la chronique du 30 mars.
le 1er mai 1635 : création de la chapelle de la Sorbonne.
Le cardinal de Richelieu, qui est aussi proviseur de la Sorbonne, pose la première pierre de la chapelle de la Sorbonne, en présence de l’architecte Lemercier. La chapelle sera son futur tombeau.
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le 1er mai 1733 : mort du sculpteur français Nicolas Coustou.
Nicolas Coustou dit Coustou l’Aîné (1658-1733) est un sculpteur français. Ayant suivi des études à l’Académie royale de peinture et de sculpture, il y obtient le prix Colbert. A compter de 1683, il poursuit pour trois ans des études à l’Académie de France à Rome. Il participe aux grands chantiers de Louis XIV. Parmi ses œuvres on trouve : “la Seine et la Marne“, “Berger Chasseur“, “Louis XV en Jupiter“…
- le 1er mai 1756 : traité de Versailles.
La France, désormais en conflit avec l’Angleterre se tourne vers l’Autriche et signe le traité de Versailles.
- le 1er mai 1776 : fondation des Illuminati.
Le père québécois Regimbal, célèbre pour ses études sur les méfaits de la musique Rock, dus aux affiliations de nombreux chanteurs à Satan, est cité sur les Illuminati par Mgr Corrado Balducci dans son livre Adorateurs du diable et Rock satanique. (Ed. Téqui, page 132).
«Selon le P Regimbal il s’agit d’un « Ordre mystique, fondé par plusieurs apostats, dont le chanoine Rocca, Adam Weishaupt et Benjamin Franklin. Cet organisme, voué à Satan, se propose la mainmise mondiale sur tous les pouvoirs économiques, politiques, militaires, religieux et autres, dans le but de fonder un seul et unique gouvernement mondial. »
François Marie Algoud ajoute dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et de mœurs, pages 67-68 :
«L’ordre des Illuminés est une société secrète qui prétendait se placer au-dessus de la franc-maçonnerie ; tout « illuminé » était franc maçon, mais tout franc maçon n’était pas « illuminé ». Cet ordre fut interdit en Bavière, en raison des intrigues dangereuses pour l’Etat, en 1785, mais il fut ressuscité au XIX siècle. Il avait son centre à Dresde. »
- le 1er mai 1788 : un Edit royal réforme la procédure criminelle.
L’interrogatoire “sur la sellette” est aboli, les jugements des cours souveraines doivent être motivés, la question préalable est supprimée.
- le 1er mai 1802 : création de l’école spéciale militaire de Saint-Cyr.
Elle est destinée par Napoléon Bonaparte à l’enseignement des arts de la guerre, en remplacement des écoles Royales Militaires de Saint Germain, supprimées par la révolution. Louvois les avait pourtant réformées, et les officiers qui en sortaient étaient de très grande qualité.
- le 1er mai 1802 : loi sur l’Instruction publique votée.
Préparée par Fourcroy et Chaptal, la loi sur l’instruction publique du 11 floréal décrète la création de quarante-cinq lycées, qui remplaceront les Écoles Centrales sans rétablissement des collèges. Les communes conservent la responsabilité de l’enseignement primaire et secondaire.
- le 1er mai 1878 : inauguration de l’Exposition Universelle, à Paris.
Elle dure du 1er mai au 10 novembre 1878. C’est la troisième organisée à Paris. A cette occasion est construit le palais du Trocadéro, démoli en 1936. L’exposition attire plus de seize millions de visiteurs.
- le 1er mai 1917 : seconde lettre de Claire Ferchaud au président Poincaré écrite au nom du Christ.
Monsieur le Président,
Envoyée par le bon Dieu, j’ai l’honneur de faire sa petite commissionnaire près du Chef de l’État qui, malgré les appels réitérés de la grâce divine, ferme les oreilles à cette voix qui se fait entendre dans le fond de son âme.
Monsieur le Président, quand j’ai eu l’honneur d’être introduite à votre bureau, nous avons discuté sur le devoir que la France a envers Dieu, en accomplissant les désirs de son Cœur, en gravant sur les trois couleurs nationales l’emblème religieux que vous connaissez. Vous m’aviez promis de proposer à la Chambre ce que, de la part du Ciel, j’étais venue vous faire connaître. Avez-vous accompli votre promesse que je vous fis répéter par trois fois ? J’en doute beaucoup ; même n’auriez-vous pas ri de cette proposition après mon départ ? Dieu a été témoin de l’entrevue ; Il a entendu vos réponses à ses demandes que j’ai eu l’honneur de vous faire connaître. Serez-vous franc devant Dieu et devant la simplicité d’une humble fille qui n’a en vue que le salut de sa chère France. Vous avez peur des moqueries qui accompagneront vos déclarations ; vous avez peur des hommes qui ne sont que des lâches et des poltrons, et vous n’avez pas peur de Dieu qui a son éternité pour punir.
Monsieur le Président, croyez que ce n’est pas pour rire que le bon Dieu se met en peine de s’abaisser jusqu’à sa pauvre créature si ingrate et de lui commander de revenir à la pratique du devoir, si elle ne veut pas attirer sur elle les châtiments de la colère divine.
Nous sommes à une heure très grave. Vous êtes, Monsieur le Président, à la tête de cette nation française si aimée du Christ et si coupable dans ses lois, la France qui est appelée la Fille aînée de l’Église et qui est la seule qui n’est pas représentée devant le Souverain Pontife.
La France, royaume de prédilection, l’aimez-vous véritablement ? Vous êtes Français, l’êtes-vous par le cœur ? Ah ! Pauvre France qui baigne dans le sang de ses enfants et dont le cœur va être étouffé par d’ignobles mains criminelles qui prétendent la ruiner par d’infâmes trahisons. La Franc-maçonnerie veut la perte de la religion catholique ; elle veut sa perte à tout point de vue. Mais, du haut du Ciel, le Sacré-Cœur veille sur son royaume ; Il prend en pitié l’innocence de tant de généreuses victimes qui ont versé leur sang pour la Patrie. Puisse-t-elle être enfin délivrée des ennemis, de l’envahisseur teuton et aussi des B… de l’intérieur, qui pervertissent notre cher pays.
Monsieur le Président, je ne dois pas accomplir à demi la mission que Dieu me confie. Son Cœur est profondément triste. Le jour du 16 mars 1917, Il me dit : « La France me tue ; mais malheur à ceux qui ne se convertiront pas ! ». Puis sa voix devenue plus grave, Il parle fort et Jésus dit : « Le peuple de France est à deux doigts de sa perte. Le traître vit au cœur de la France. C’est la Franc-maçonnerie qui, pour obtenir la perte éternelle de ce pays, d’accord avec l’Allemagne, a engendré cette guerre. Les trahisons se poursuivent, et si quelqu’un pouvait pénétrer à l’intérieur de plusieurs cabines, il y découvrirait les pièges ». Dieu ajoute : « Sans moi, la France serait perdue ; mais mon amour qui veut la vie de cette France, arrête le fil électrique qui communique à l’ennemi le secret de la France. La Franc-maçonnerie sera vaincue, de terribles châtiments fondront sur elle. Mais je demande au brave petit soldat de France, jusqu’aux généraux qui sont aux armées, de déployer le drapeau du Sacré-Cœur, malgré la défense formelle qu’on fera autour d’eux ; et que tous, généraux, officiers et simples soldats, aillent de l’avant ! Je leur promets la victoire ! La secte franc-maçonnique, le gouvernement actuel seront châtiés ; on découvrira tous leurs engins ; plusieurs seront mis à mort ».
Et là, Notre-Seigneur me fit voir la France régénérée dans la foi, et Il dit : « Oh ! La France, comme elle sera belle un jour ! Non, Satan aura beau faire, jamais la France ne lui appartiendra ! »
À vous, Monsieur le Président, de tomber à genoux et de demander pardon à Dieu, toujours plein d’amour et de miséricorde.
Que la France soit enfin délivrée par le règne du Sacré-Cœur, malgré la rage de Satan et de ses suppôts.
« Vive le Christ qui aime les Francs ! »
J’ai l’honneur de vous saluer avec respect.
Claire de Jésus Crucifié
La seconde lettre comme la première et comme la visite n’a pas de succès. Seul le généralissime Foch consacre les armées aux Sacré-Cœur en présence tout son état-major le 9 juillet 1918 (voir la chronique du jour) dans l’église du village de Bombon, en Seine et Marne. Il commence ce jour là une neuvaine, qui se termine le 18 juillet suivant (voir la chronique du jour), date du début de l’offensive d’où sort la victoire finale.
Voir les chroniques du 16 et 29 janvier.
- le 1er mai 1898 : chute de Sikasso (Soudan), assiégée par l’armée française.
- le 1er mai 1947 : le 1er mai devient de droit un jour férié en France.
Selon l’article L. 222-6 du code du travail français; mais c’est le 29 avril 1948 qu’est officialisé le 1er mai comme fête du Travail. Saint Joseph est aussi vénéré ce jour en tant que Saint patron des travailleurs.
Le 24 avril 1941, le maréchal Pétain instaure officiellement par la loi Belin le 1er mai comme « la fête du Travail et de la Concorde sociale », appliquant ainsi la devise Travail, Famille, Patrie : par son refus à la fois du capitalisme et du socialisme, le régime pétainiste recherche une troisième voie fondée sur le corporatisme, débaptisant « la fête des travailleurs » qui faisait trop référence à la lutte des classes. Cette fête disparaît à la Libération.
En avril 1947, sur proposition du député socialiste Daniel Mayer et avec le soutien du ministre communiste du Travail Ambroise Croizat, le 1er mai est ré institué jour chômé et payé dans le code du travail, sans être une fête nationale. Ce n’est que le 29 avril 1948 qu’est officialisée la dénomination « fête du Travail » pour le 1er mai.
- le 1er mai 1986 : Tchernobyl.
Dans le plus grand secret, le nuage radioactif de Tchernobyl passe sur la France. Officiellement, il s’est arrêté aux frontières.
- le 1er mai 1987 : béatification d’Edith Stein.
Devant 75.000 fidèles, dont le chancelier Helmut Kohl, le pape Jean-Paul II concélèbre, à Cologne, la messe de béatification d’Edith Stein, Thérèse-Bénédicte de la Croix, une carmélite d’origine juive, morte martyre à Auschwitz en 1942. Le pape Jean-Paul II la canonise le 11 octobre 1998.
- le 1er mai 1991 : publication de la troisième encyclique sociale de Jean-Paul II, Centesimus annus.
Elle conclut à la défaite du communisme, tout en refusant d’y voir la victoire du capitalisme.
- le 1er mai 1993 : suicide de Pierre Bérégovoy à Nevers, ville dont il est Maire.
L’ex-Premier ministre (1992-1993) se donne la mort d’une balle dans la tête, avec l’arme de service de son garde du corps, qui selon son témoignage, trainait dans la boite à gants de la voiture de fonction ! Les rumeurs de malversations financières et la défaite du parti socialiste aux dernières élections ont été avancées pour expliquer ce geste. Les morts bizarres et jamais expliquées se multiplient autour du locataire de l’Elysée.
- le 1er mai 1999 : entrée en vigueur du Traité d’Amsterdam.
Quel pan de souveraineté est tombé ? La liberté des peuples rien de moins ; avec le passage de l’unanimité à la majorité qualifiée un peuple peut se voir imposer des règles dont il ne veut pas et qui sont contraires à ses traditions et à son histoire. A cela s’ajoute la création du poste de Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et d’un nouveau service diplomatique européen.
- le 1er mai 2004 : message du pape Jean Paul II pour le cinq centième anniversaire de la naissance du pape Saint Pie V.
Saint Pie V naît le 7 janvier 1504 et meurt le 1er mai 1572.
« Conscient de la mission reçue du Christ Bon Pasteur, il se consacra à paître le troupeau qui lui avait été confié, en invitant à avoir recours chaque jour à la prière, en privilégiant la dévotion à Marie, qu’il contribua à accroître de façon significative en donnant une forte impulsion à la pratique du Rosaire. Lui-même le récitait entièrement chaque jour, bien qu’il fût occupé par de nombreux et importants devoirs.
Vénéré frère, que le zèle apostolique, la tension constante vers la sainteté, l’amour pour la Vierge, qui caractérisèrent l’existence de saint Pie V, soient pour tous un encouragement à vivre avec un engagement accru leur vocation chrétienne. De façon particulière, je voudrais inviter à l’imiter dans la dévotion mariale filiale, en redécouvrant la prière simple et profonde du Rosaire qui, comme j’ai voulu le rappeler dans la Lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae, aide à contempler le mystère du Christ: « Dans la sobriété de ses éléments, il concentre en lui la profondeur de tout le message évangélique dont il est presque un résumé […] Avec lui, le peuple chrétien se met à l’école de Marie, pour se laisser introduire dans la contemplation de la beauté du visage du Christ et dans l’expérience de la profondeur de son amour » (n. 1).
Grâce à la récitation fervente du Rosaire, on peut obtenir des grâces extraordinaires par l’intercession de la céleste Mère du Seigneur. Saint Pie V en était bien convaincu, lui qui, après la victoire de Lépante, voulut instituer une fête consacrée à la Madone du Rosaire.
A travers la récitation du Rosaire, j’ai confié à Marie, Reine du saint Rosaire, en ce début du troisième millénaire, le bien précieux de la paix et le renforcement de l’institution familiale. Je renouvelle ce geste confiant par l’intercession du grand dévot de Marie que fut saint Pie V. »
Rocher Mistral, le nouveau parc qui promeut l’identité provençale
Le plus vieux château de Provence, dans les Bouches-du-Rhône, entre le Luberon, la Camargue et les Alpilles, à une demi-heure d’Aix-en-Provence, Marseille, Avignon ou bien Arles, va bientôt renaître, grâce à Vianney d’Alançon, pour en faire l’écrin des traditions régionales. Vianney d’Alançon a déjà racheté en 2016 la forteresse de Saint-Vidal en Auvergne pour en faire, avec plus de 300 bénévoles enracinés dans le territoire, un site touristique.
“Si on a entre 20 et 30 ans, le risque est plus élevé de se faire vacciner par AstraZeneca que de ne pas se faire vacciner.”
AstraZeneca : “Si on a entre 20 et 30 ans, le risque est plus élevé de se faire vacciner par AstraZeneca que de ne pas se faire vacciner.”
Le médecin @axelkahn dans #CCeSoir pic.twitter.com/jKkVwsYiit— C ce soir (@Ccesoir) April 28, 2021
Chronique du délitement
Les manifestations du 1er mai ont été émaillées de violences à l’encontre des forces de l’ordre, des pompiers…
🇫🇷 FLASH | La situation est extrêmement tendue à #Lyon à la #manifestation. Un policier a été très violemment pris à parti par un manifestant.
(@lfb_jules) #1erMai2021 pic.twitter.com/4ay5XzZr4z
— Conflits France (@ConflitsFrance) May 1, 2021
Lors delà #manifestation du #1Mai des pompiers sont agressés alors qu’ils interviennent sur un incendie. pic.twitter.com/Frca15tCce
— OSS117 (@MikeDelta59) May 1, 2021
🔺DIRECT INFO🔻Encore beaucoup de tension en tête de cortège #1erMai2021 #1erMai #Paris pic.twitter.com/OLwKspdypx
— HORS-ZONE PRESS (@HZ_Press) May 1, 2021
PARIS – Tensions en cours : tirs de feux d’artifice et projectiles sur les forces de l’ordre après une charge. #1erMai2021 pic.twitter.com/m4rYRfxY3F
— Clément Lanot (@ClementLanot) May 1, 2021
1er mai à Nantes, surréaliste pic.twitter.com/G7vWSpLbwh
— Kevin Blondin (@Kevinantitroll1) May 1, 2021
Arras (62) : un homme se fait casser le tibia dans son hall d’immeuble après avoir demandé à des “jeunes” qui fumaient un joint de quitter les lieux
Nord : Mohamed A. et Bilal B. jugés aux assises pour avoir lynché, brûlé et laissé pour mort Fabien Lherbier, père de 3 enfants, à cause d’un “mauvais regard”. Traumatisé crânien, Fabien ne se souvient plus de sa femme ni de ses enfants.« Quand j’ai appris leur sentence, j’ai fondu en larmes. Eux riaient dans le box »
Nouvelle nuit d’émeutes à Trappes (78) : des policiers ciblés par un cocktail Molotov, les pompiers attaqués au mortier en pleine intervention
Les Voirons (74) : un berger grièvement blessé après avoir été tabassé sur son alpage par 8 “jeunes” en quad à qui il demandait de partir
Émeutes à Romans-sur-Isère (26) : pompiers et policiers caillassés et attaqués au mortier. Dans la Drôme, les interventions de la police sont “limitées” à cause du Ramadan
Valence (26) : fusillade sur un parking :
Scènes de guerre à Valence dans la Drôme. pic.twitter.com/GjapPlyKAJ
— Damien Rieu (@DamienRieu) May 1, 2021
Le général Piquemal écrit au général Lecointre
Le général Lecointre, avait évoqué dans la presse son intention d’écrire au général Piquemal “pour lui dire qu’il est indigne, salit l’armée, la fragilise en en faisant un objet de polémique“. L’ancien commandant de la Légion étrangère, le général (er) Piquemal, a anticipé et choisit le 30 avril, anniversaire de la bataille de Camerone, pour écrire au chef d’état-major des armées :
Le vendredi 30 avril 2021
Mon général,
Vous êtes le Chef d’Etat Major des Armées et à ce titre votre premier devoir est de défendre et soutenir les militaires d’active ou retraités. Manifestement vous préférez la chasse aux sorcières.
Par votre discipline intellectuelle servile et sans faille, votre carriérisme consternant, votre soumission lamentable au pouvoir politique, vous faites le contraire et êtes prêt par complaisance et bassesse à couper la tête à tous vos pairs et vos Anciens. Lamentable !
Vous le savez, le devoir d’un chef digne de ce nom est de protéger ses subordonnés, ses frères d’armes, ses Anciens au lieu de les livrer en pâture à la vindicte d’un pouvoir politique aux abois.
Sans doute avez-vous peur de déplaire à la ministre des Armées que vous servez avec un zèle sans égal et un comportement de carpette !
Etant au sommet de la hiérarchie militaire qu’attendez vous donc ? Les étoiles de Maréchal de France ?
Il est bien loin le temps des Juin, De Lattre, Leclerc, Bigeard adorés de leurs hommes et parlant d’égal à égal avec le pouvoir politique. Au lieu de cela, votre autorité morale ne sert qu’à mettre le genou en terre et le petit doigt sur la couture du pantalon. Vous reste-t-il donc encore un peu de fierté ?
Comme beaucoup de Français et de militaires, j’ai pour vous un immense dédain.
Oui, j’ai été radié des cadres par décret du Président de la République du 23 aout 2016 suite à l’avis du Conseil Supérieur de l’Armée de Terre (CSAT) réuni disciplinairement (6 officiers généraux d’active ayant, à la majorité des voix, demandé ma radiation des cadres) mais je ne regrette rien. Face au non-respect de l’état de droit à Calais, j’ai été un lanceur d’alerte qui a permis la modification de la situation de la jungle par l’Etat.
Vous avez osé écrire dans le Figaro, me concernant : “Je vais lui envoyer une lettre pour lui dire qu’il est indigne, salit l’armée, la fragilise en en faisant un objet de polémique nationale“.
Mon général ne vous fatiguez pas, ne perdez pas de temps à écrire, je n’ouvrirai même pas votre torchon. Celui qui salit l’armée, c’est vous, uniquement vous, ne vous méprenez pas. Les Français qui le savent ont choisi leur camp et ne s’y trompent pas.
Oui, je préfère être dans ma peau que dans la vôtre. Sachez-le, l’opinion et le jugement de vos pairs et de vos subordonnées ne sont pas flatteurs et c’est un euphémisme ! Je peux me regarder dans une glace, je crains pour vous que ce ne soit pas votre cas.
Vous préférez “couper des têtes”, sanctionner des pairs, courber l’échine et servir avec un zèle sans égal le pouvoir politique. Non, le jour de votre départ sachez que vous ne serez pas regretté.
Pour terminer, je vous rappellerai deux citations qui illustrent parfaitement votre comportement !
“Quand la prudence est partout, le courage n’est nulle part”. Cardinal Mercier
“En France, on laisse en repos ceux qui mettent le feu et on persécute ceux qui sonnent le tocsin”. Nicolas de Chamfort
Avec votre soumission et votre assujettissement au pouvoir politique, votre comportement est plus celui d’un technocrate que d’un militaire. Le vrai déshonneur d’un général est bien le vôtre.
Avec mon profond mépris.
Général de corps d’armée (ER) Christian Piquemal
L’autel et le trône, ces deux pouvoirs d’institution divine, sont appelés à marcher de pair, étant seuls capables par leur union de maintenir l’ordre
Elizabeth Montfort, ancien député au Parlement européen (de 1999 à 2004), est responsable pour la France de la Ligue de prière du bienheureux Charles d’Autriche pour la paix des peuples et secrétaire générale de l’Association pour la béatification de l’impératrice et reine Zita, vient de publier l’itinéraire spirituel du couple Charles et Zita de Habsbourg. Leur vie exemplaire est un exemple magnifique pour tous les couples en quête d’un chemin vers Dieu.
Commencée comme un conte de fées par un mariage d’amour, la vie de Charles et Zita de Habsbourg, derniers souverains d’Autriche et de Hongrie, devient tragédie : guerre, calomnies, trahisons, solitude, exil, mort prématurée de Charles, long veuvage de Zita… Pourtant, chez eux, aucune amertume, aucune critique. Bien au contraire, le pardon nourrit leur coeur.
Quel est donc le secret de leur vie d’époux pour garder cette attitude humainement si difficile, voire impossible ? Ce livre dévoile ce mystère en parcourant leur vie de foi, de courage et d’abandon à la divine providence. Une vie d’oblation pour leurs peuples dont le sommet est l’offrande ultime de sa vie pour Charles. Offrande à laquelle s’associe pleinement, mais douloureusement, Zita.
Une vie résumée par deux paroles de Charles, l’une le jour de leur mariage :
« Maintenant, nous devons nous aider mutuellement à aller au ciel »
L’autre à l’instant de sa mort :
« Je t’aime infiniment. Dans le coeur de Jésus, nous nous retrouverons ».
Toujours soucieux du bien de ses peuples, Charles, alors en exil, écrit au pape :
Mais l’autel et le trône, ces deux pouvoirs d’institution divine, ne sont-ils pas appelés à marcher de pair, étant seuls capables par leur union de rétablir l’ordre et, surtout, de le maintenir ?
Alliance entre LR et Debout la France en Bourgogne-Franche-Comté
Gilles Platret, maire de Chalon-sur-Saône et candidat investi par Les Républicains pour les élections régionales en Bourgogne-Franche-Comté, assume d’avoir choisi parmi ses têtes de liste dans les 8 départements Pascal Lepetit, ancien membre du Front National qui a rejoint Debout la France en 2018, qui fera campagne dans la Nièvre. Il justifie son choix par la volonté de réunir le plus de forces possibles pour créer les conditions de l’alternance après 20 ans de règne de la gauche. Lilian Noirot et Antoine Chudzik, anciens membres du FN, pourraient également rejoindre ses équipes.
“Nous souhaitons tourner une page et écrire un nouveau chapitre. Et à ce titre, il faut rassembler. J’ai été investi par le parti des Républicains, j’ai vocation à travailler avec le centre, mais également avec Debout la France”.
En réaction à l’investiture de Pascal Lepetit, la présidente de la fédération LR de la Nièvre a démissionné, comme le secrétaire départemental, le trésorier, une déléguée de circonscription, trois conseillers nationaux et plusieurs militants. Emmanuelle Coint, co-tête de liste en Côte-d’Or a également annoncé son désistement.
Gilles Platret indique :
“S’il y a quelques individualités qui ne se sentent pas bien, ce n’est pas grave. Le spectre politique est large, ils ont le choix d’aller voir ailleurs. Mais nous, nous traçons un chemin clair. On l’aime ou on ne l’aime pas, mais je ne changerai pas parce qu’il y a quelques critiques de ligne politique”.
Je suis en négociation avec l’UDI et elle est au courant de tout depuis le départ. J’ai bon espoir que nous puissions valider un certain nombre de candidats. Il y a des gens de valeur. Je souhaite les avoir sur ma liste”.
“Vous trouverez sur ma liste des élus qui seront de toutes les tendances. Des gens qui auront un seul objectif, que les crédit européens redescendent en Bourgogne et en Franche-Comté et croyez-moi, on a une sacrée marge de progression par rapport au passé”.
Strasbourg : Le financement public d’une nouvelle mosquée est-il légal ?
Le financement public de la construction de la mosquée Eyyub Sultan de Strasbourg pour plus de 2,5 millions d’euros a fait grand bruit. Le Conseil municipal de Strasbourg avait accepté le 22 mars de participer à ce projet porté par la Confédération islamique Millî Görüs Est, une association de la communauté turque. Finalement, cette dernière a retiré sa demande de financement public. Pourquoi ? Quels sont les problèmes en droit ? Est-ce que le droit local a été respecté ?
Maître Nicolas Fady, avocat inscrit au barreau de Strasbourg et représentant dans cette affaire du groupe Les Républicains au Conseil municipal de Strasbourg, donne ses explications sur RCF.
Les passeports vaccinaux ne protègent personne
Jeanne Smits a traduit une mise en garde du Dr Mike Yeadon, ancien vice-président et directeur scientifique de Pfizer; Et comme elle l’écrit, cela ne relève pas du fantasme : En Alaska, un village interdit à ses habitants de faire leurs courses en personne si elles n’ont pas été vaccinées. Extrait de la mise en garde :
[…] Mais le passeport vaccinal est utile à nos maîtres. Il s’agira de la première base de données au format commun, utilisable de Bolton à Bogota, contenant votre identifiant numérique unique et un indicateur d’état de santé modifiable (initialement relatif au statut vaccinal).
Celui qui contrôle cette base de données et tout algorithme régissant ce qu’elle autorise ou refuse, possède un contrôle absolument totalitaire sur tous les aspects de votre vie.
Imaginez un avenir dans lequel un passeport vaccinal valide serait nécessaire pour entrer dans un terrain de sport ou un musée. Passeport vaccinal invalide : pas d’entrée. [C’est déjà ce qu’a annoncé Emmanuel Macron pour cet été, NDMJ]
Imaginez maintenant que les règles soient durcies (et elles le seront). Désormais, vous ne pourrez plus entrer dans les grands centres commerciaux ou dans des hôtels sans un passe valide.
Ira-t-on plus loin ? Bien sûr, pourquoi pas. L’algorithme sera modifié et vous ne pourrez plus entrer dans les grands supermarchés ou prendre les transports publics.
[…]
Ce n’est pas de la spéculation. On nous dit que ce système est sur le point d’arriver. Vous serez contraint de vous faire vacciner ou vous serez rapidement marginalisé.
Une fois que vous serez vaccinés, les libertés limitées qu’ils vous accordent peuvent être retirées à tout moment.
Ne vous faites pas d’illusions en imaginant que « personne ne pourrait être aussi méchant ». Je vous renvoie à de nombreux exemples au cours du siècle dernier. Il y a beaucoup de gens mauvais et la seule différence ici est l’ÉCHELLE et la nature irréversible du mal. […]
Le mépris envers les généraux et les militaires est palpable depuis de nombreuses années dans une partie de la classe politique
Extrait d’un article du général (2S) François Chauvancy publié sur Theatrum Belli, à propos de la tribune qui donne de l’urticaire à l’exécutif :
[…] Qu’y-a-t-il donc dans ce texte adressé « aux gouvernants» , donc à ceux qui sont en place aujourd’hui, qui justifierait une telle virulence et désormais une attitude répressive contre les quelques lampistes d’active ? Faut-il condamner cette position collective citoyenne d’experts finalement agissant comme des lanceurs d’alerte et exprimant une inquiétude largement partagée par la majorité des citoyens : émeutes dans les banlieues, attaques contre les forces de sécurité (gendarmerie, police, pompiers…), terrorisme islamique mais surtout des lois qui existent et ne sont pas appliquées avec l’exemplarité attendue pour la sécurité de tous… Si demander que les lois soient appliquées représente un signe d’extrémisme de droite, cela pose question.
Le politique voudrait donc que ces citoyens français investis hier ou aujourd’hui d’une parcelle d’autorité au service de l’État se taisent alors qu’ils voient par exemple soir après soir dans les journaux télévisés la société française se déliter ? Le personnel militaire d’active et en retraite appartient à une institution dont la caractéristique est de garantir en dernier recours le fonctionnement optimal de l’État, d’un État qui protège et qui permet à une société dans son ensemble de vivre dans la paix. Est-ce une atteinte à la neutralité politique des Armées ?
UN RAPPEL SUR LA LIBERTÉ D’EXPRESSION DANS LES ARMÉES
Je rappellerai l’article L4121-2 du code de la défense issu du statut général du militaire voté par nos élus en 2005.
« Les opinions ou croyances, notamment philosophiques, religieuses ou politiques, sont libres. Elles ne peuvent cependant être exprimées qu’en dehors du service et avec la réserve exigée par l’état militaire. Cette règle s’applique à tous les moyens d’expression. (…) Indépendamment des dispositions du code pénal relatives à la violation du secret de la défense nationale et du secret professionnel, « les militaires doivent faire preuve de discrétion pour tous les faits, informations ou documents dont ils ont connaissance dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions. En dehors des cas expressément prévus par la loi, les militaires ne peuvent être déliés de cette obligation que par décision expresse de l’autorité dont ils dépendent. »
Or, à la lumière de ce texte, en quoi la Tribune dite « des généraux » laisse-t-elle apparaître une quelconque faute des signataires justifiant une sanction surtout à une époque où tout un chacun ou presque peut déposer un recours jusqu’à la Cour européenne des droits de l’Homme…
La « grande muette », terme redevenue d’actualité, n’existe plus depuis longtemps mais les politiques ne le savent pas encore. Tout a été fait pour que les militaires puissent s’exprimer depuis leur professionnalisation mais aussi pour préserver les valeurs républicaines au sein des armées afin d’éviter les dérives extrémistes de droite, une grande obsession des politiques qui dissimule les vraies menaces. Les officiers sont incités à écrire et à publier depuis bien longtemps.
Pour ma part, avec quelques camarades et à mes différents grades, commandant, lieutenant-colonel puis colonel, j’ai subi au cours de ma carrière ces attaques contre les écrits d’officiers qui évoquaient simplement des réflexions différentes de celle des « sachants » y compris sur les questions de sûreté intérieure sinon sur les rapports entre les politiques et les militaires. Je pensais révolu aujourd’hui cette restriction de la liberté d’expression qui ne vise jamais la remise en cause de l’État, encore moins de la République. Paradoxe, la haute hiérarchie militaire et l’École de guerre, étape incontournable pour devenir colonel, sinon général après un concours sélectif, ne cessent de proclamer depuis une quinzaine d’années que les officiers d’active doivent s’exprimer.
UNE SITUATION D’EXCEPTION, SINON DISCRIMINATOIRE POUR LES MILITAIRES AYANT REJOINT LA VIE CIVILE ?
Derrière l’argument qu’on a été officier « un jour », faut-il faire taire à vie ceux qui ont quitté le service actif, c’est-à-dire qui sont redevenus citoyens civils ? Si oui pour quelles compensations face à cette restriction des libertés individuelles auxquelles chaque citoyen peut normalement prétendre en démocratie ? Ne serait-ce pas une discrimination de plus dans une société qui ne cesse de les combattre ? Deux poids, deux mesures ?
Un régime d’exception reste de fait en vigueur pour les militaires ayant quitté le service actif. D’aucuns évoqueront pour les généraux (2S) les rares avantages qui disparaissent de toute façon à 67 ans. Et à part cela ? Les généraux « Terre, Air, Mer, Gendarmerie » sont poussés à la retraite avant 60 ans et donc contraints à trouver un nouvel emploi dans le civil alors que leur expérience aurait pu être profitable dans nos administrations, à la différence de ces hauts cadres installés dans les rouages du pouvoir jusqu’à un âge bien plus avancé ? En activité, les généraux sont-ils associés réellement à la gouvernance de l’État, bien souvent plutôt en poste d’« adjoint » d’un civil dans les grandes directions ? Non. Cette exclusion conduit donc à la normalisation du comportement des militaires dès qu’ils ont quitté l’institution. En effet, pourquoi s’imposer des contraintes sans compensation réelle comme d’ailleurs cela fonctionne dans la société civile en général ? Au nom d’un statut dont on comprend mal alors l’intérêt à la retraite ?
Ce manque de respect, sinon ce mépris notamment envers les généraux et les militaires, est palpable depuis de nombreuses années dans une partie de la classe politique sauf en temps de crise bien entendu. Ce déclassement du positionnement social de l’officier général voulu par le politique a conduit au délitement progressif de cette adhésion au « système ». D’ailleurs qui communique pour les armées sauf pour les opérations ? La confiscation de la parole s’accroît depuis 1998. Désormais un porte-parole civil auprès de la ministre des Armées s’ajoute depuis 2021 au service officiel de communication du ministère des armées dont c’était la mission, certes aussi dirigé par un personnel civil depuis 1998. Une armée respectée, protégée, associée raisonnablement à la gouvernance, traverse le temps politique, assure la permanence de nos institutions et reste neutre pour être légitime lorsqu’elle s’exprime.
En outre, au sein des armées, hier et aujourd’hui pour une partie des plus anciens « vieille école », se taire parce que l’on a été un « grand » serviteur de l’État justifiait, justifie une soumission au nom d’un loyalisme total à l’État. Hier, cela se concevait sans difficulté. Aujourd’hui, ce déclassement notamment des officiers généraux a affaibli un lien érigé jusqu’à présent comme un dogme anachronique qui s’effrite donc au grand désarroi des politiques.
En revanche, constatons qu’année par année le sondage annuel CEVIPOF place toujours les armées parmi les deux institutions les plus respectées par les Français. Les élus et les policiers appellent à l’aide à chaque difficulté les militaires spécialistes de la gestion de crise et des organisations en situation intérieure dégradée sauf bien sûr en temps de pandémie, comme nous avons pu le constater jusqu’il y a peu.
Reste la question des sanctions demandées par la ministre des Armées au général Lecointre, chef d’état-major des armées. Pour les officiers d’active, il sera intéressant de lire le motif d’une telle mesure déjà tellement difficile à obtenir d’un fonctionnaire en temps normal lorsqu’il a commis une faute avérée. Un militaire n’ayant commis aucune faute objective serait donc plus facile à sanctionner au moins publiquement. N’oublions pas cependant les sanctions internes discrètes qui existeront de toute façon : mutation, affectation à des postes marginaux, notations, avancement…
Quant aux généraux (2S), attendons de voir. Compte tenu des prises de position d’un certain nombre d’entre eux qui s’expriment déjà mais pas dans le cadre de la « Lettre aux gouvernants », toute mesure disciplinaire pourrait s’avérer délicate. Caisse de résonance potentielle, quel serait alors leur poids sur le débat public ? Interdire le port de l’uniforme ? Cela sera au détriment des cérémonies patriotiques, seules réelles occasions de porter son uniforme pour la plus grande satisfaction des élus et au profit du lien entre l’Armée et la Nation sur un territoire militairement désertifié. D’aucuns verraient bien aussi l’interdiction de toute référence à son grade militaire en cas de prise de position. Sans doute applicable alors à tout « ancien » président de la République, Premier ministre, député, présidents d’associations les plus diverses ? « Avoir été » donne la légitimité de s’exprimer et d’avoir une position, n’en déplaise à certains.
POUR CONCLURE
Je ne pense pas que le pouvoir politique sortira indemne de cette crise. L’affaire du général de Villiers en juillet 2017 avait déjà profondément heurté les armées et l’opinion publique qui semble aussi partager en grande partie la Tribune des généraux. […]
Tribune de généraux : l’exécutif a pris le parti de surjouer l’inquiétude pour masquer l’inaptitude
Dans Valeurs Actuelles, le Père Danziec revient sur la tribune des militaires pour insister sur les deux remparts qui protègent la paix : la force et l’ordre :
Du fond de leur trépas de paroliers, la plume de Francis Blanche comme celle du père de Jean-Loup Dabadie doit les démanger. L’un et l’autre avaient offert aux Frères Jacques de quoi détendre allègrement nos grands-parents sur l’institution militaire. Du “Général à vendre” au “Général Castagnettas”, le quatuor moustachu s’amusait des képis étoilés et l’armée, au son de leurs voix, en prenait gentiment pour son grade. La chose semble désormais révolue. Les généraux, ces derniers jours, sont devenus une thématique grave et sérieuse. Après la tribune de plusieurs généraux publiée sur le site de Valeurs Actuelles, l’exécutif, jusqu’à son Premier ministre, a pris le parti de l’indignation : surjouer l’inquiétude pour masquer l’inaptitude. La partition évoquée par François Hollande, le face-à-face prédit par Gérard Collomb font suite à un lent renoncement où se mélangent politique de l’autruche et choix de la facilité. Plus commode en effet d’attendre d’anciens généraux qu’ils rentrent dans le rang que d’exiger des jeunes de banlieues qu’ils mettent leur petit doigt sur la couture.
Au-delà de la polémique de circonstance dans le triste jeu politique actuel, feindre de lire dans ce texte la menace d’un coup d’état, voire la répétition d’un putsch 60 ans après le revirement du général de Gaulle quant à l’Algérie française, relève non pas seulement d’une malhonnêteté intellectuelle mais plus encore d’une dramatique tentative d’évitement. A l’heure où l’on égorge une policière à Rambouillet, lorsque l’on tient entre ses mains les manettes du pouvoir, n’y a-t-il pas malheur à surjouer l’inquiétude pour masquer ses propres inaptitudes alors que la nécessité consisterait à prendre ses responsabilités ?
La tribune des généraux tiendrait donc de la tentative de putsch ? Vraiment ? Sachant que le coeur projetable de l’Armée de terre ne remplirait même pas la totalité des tribunes du stade de France, on peine à croire la chose possible. Et si le texte concerné appelait véritablement à l’insurrection, ne s’agirait-il pas davantage d’un « puputsch », pour reprendre la gémination utilisée en son temps par Jean-Marie Le Pen dans le but de disqualifier les sécessionnistes mégrétistes ?
Plus que des fantasmes, il appartient de revenir au réel. Le patrimoine civilisationnel chrétien – à travers ses moeurs, sa philosophie, son droit – a toujours invité à tenir en haute estime tout ce qui regarde la gestion de la cité. Saint Augustin définira la paix comme « la tranquillité de l’ordre ». Dans le concert des passions humaines, la protection des plus faibles, la justice entre les hommes et la garantie d’une relative tranquillité dans les relations sociales nécessitent à cet égard l’exercice de certaines vertus. Parmi elles, les pères de l’Eglise ont, dès les premiers siècles du christianisme, mis en exergue deux principales : l’ordre et la force. Or, à regarder de plus près la jolie expression de « forces de l’ordre », on mesure la pente descendue. En effet, en 2021, de quelles forces et de quel ordre parlons-nous vraiment ?
Pour ce qui est des « forces » en présence, le général de Villiers lui-même démissionna, nous le savons, avec fracas de son poste de Chef d’Etat-Major des Armées pour fustiger les coupes budgétaires infligées au ministère de la Défense. « L’Armée française se trouve aujourd’hui en véritable surchauffe car elle doit mener à bien tant de missions avec des moyens limités », écrira-t-il. Il n’y a qu’à demander aux élèves officiers de Saint-Cyr qui se trouvent obligés de faire leurs courses chez Décathlon pour pallier les insuffisances du paquetage fourni par l’école de Coëtquidan… Indépendamment de la question des moyens, la force, en tant que vertu, se situe aux antipodes de la brutalité ou de la violence gratuite. Le fort est autant celui qui réprime la crainte que celui qui maitrise l’audace. Dans l’enseignement de l’Eglise, la force est même considérée comme un don du Saint-Esprit : celui qui conduit à entreprendre et endurer, sans appréhension excessive ni découragement mondain. Le monde moderne favorise-t-il l’exercice d’une telle vertu ? L’état de la société oblige à constater combien le courage et l’abnégation ont été, petit à petit mais résolument, évacués de la mentalité contemporaine.
Face à des forces qui s’étiolent, de quel ordre devient-il question ? Depuis 50 ans, la décontraction morale de Mai 68 a creusé son sillon. De la disparition des estrades professorales dans les salles de classe à l’abandon du vouvoiement, le délitement généralisé de l’autorité appelle à un véritable examen de conscience. Xavier Bertrand, récemment, rappelait avec à propos, au sujet d’une éventuelle légalisation du cannabis, qu’il est bon que la jeunesse grandisse avec des interdits. Certes. Mais les interdits, pour être ajustés et justifiés, ne peuvent manquer de se référer à une morale supérieure, transcendante. Celle qui encourage à la générosité et qui chante les louanges de l’oubli de soi. Celle qui façonne des saints et qui produit des martyrs. Cette morale, qu’on appelle aussi le décalogue, forme un corpus vénérable et exigeant en mesure de faire éclore un ordre juste. Les héritiers de la modernité voudraient la paix sans les contraintes. La discipline sans l’usage de la force. Le fameux « en même temps » si séduisant dans le discours et si chimérique dans la réalité. Les dévots du progrès se réclament de valeurs humanistes et universelles. Ils invoquent l’Ordre Républicain (dont on peine à distinguer les contours) ? Mais ils confrontent la jeunesse à la déconstruction de l’Histoire plutôt qu’à la chaleur d’un roman national. Ils prétendent favoriser le bonheur – le bien-être – de leurs congénères ? Mais ils laissent croître les adolescents, par facilité ou capitulation, dans l’indigence de la pornographie ou de la téléréalité (les 20 bougies de l’émission Loft Story soufflées tout récemment ne semblent pas donner lieu à un rigoureux état des lieux…).
« Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu’ils en chérissent les causes » enseignait Bossuet au Dauphin de la couronne. Pour un retour de l’honneur dans l’exercice du gouvernement, l’heure n’est pas aux tire-au-flanc ni aux déserteurs. Pour qu’un peu d’ordre réapparaisse, on ne saurait cependant se cantonner à souhaiter seulement que la force soit avec ceux qui en ont la charge. Il appartient, chacun à sa place, de travailler à un réarmement moral et spirituel digne de ce nom. Autant dire une bataille de civilisation.
Quelle fût la place de l’Eglise dans la colonisation ?
Cette semaine, le Club des Hommes en Noir composé du Père Jean-François Thomas, du Père Viot, de l’abbé Celier et de Jean-Pierre Maugendre, sous la direction de Philippe Maxence revient sur la colonisation. Quelle place l’Eglise dernière a-t-elle joué dans cette période ? La colonisation fût-elle vecteur du christianisme ?
Saint Joseph artisan, à l’écoute de nos problématiques professionnelles
Saint Joseph est le saint patron des travailleurs et des artisans. Le pape Pie XII a instauré la fête de saint Joseph artisan, le 1er mai, jour de la fête du travail. Elle est distincte de la fête de saint Joseph en mars : ce patronage – les travailleurs – valait bien une fête en soi ! Saint Joseph était charpentier ; son travail lui a permis d’élever le Fils de Dieu, matériellement mais aussi spirituellement, en transmettant à Jésus l’art du travail qui construit. En effet, notre métier nous façonne. Et la manière dont chacun fait son métier façonne le monde.
Malheureusement, notre société et le monde du travail – par les injonctions de performance, de rentabilité, de compétition qu’ils promeuvent – font souvent du monde professionnel un vrai chemin de croix. Nous pouvons prier saint Joseph artisan (notamment à travers une neuvaine spécifique) pour que ce chemin de croix devienne chemin de sainteté.
- Confions à saint Joseph tous ceux laissés au bord du chemin ; les personnes licenciées, au chômage, celles qui n’arrivent pas à trouver leur place dans le monde du travail. Prions pour que chacune d’elles sache qu’elle n’est pas oubliée du Seigneur, que Dieu a un projet pour elle et qu’il lui a donné des talents à mettre au profit du Royaume.
- Confions à saint Joseph tous ceux fatigués, abîmés (physiquement, moralement, psychologiquement) par leur travail. Prions pour que le Christ les aide à traverser leurs souffrances, à trouver un sens à leur travail, à voir comment servir Dieu à travers leurs tâches.
Confions à saint Joseph tous les travailleurs qui chaque jour font tourner le monde. Prions afin que l’Esprit-Saint les accompagne et les guide afin qu’ils rayonnent de la grâce de Dieu et que leur vie professionnelle soit source d’épanouissement et de service
C’est arrivé un 30 avril…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 30 avril : saints du jour français ou en France.
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St Eutrope, évêque de Saintes et martyr († IIIe s.)
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À Saintes, au IIIe siècle, saint Eutrope, premier évêque de la cité, qui aurait été dirigé vers
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St Augule, évêque à Viviers († VII s.)
À Viviers, au VIIe siècle, saint Augule, évêque, qui aurait établi dans la ville le premier hôpital et émancipé beaucoup d’esclaves
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St Adjutor, pénitent en Normandie († v. 1131)
À Vernon en Normandie, vers 1131, saint Adjuteur. Fait prisonnier à la croisade sous les murs de Jérusalem, il subit des sévices à cause de sa foi; revenu dans son pays, il mena une vie pénitente, reclus dans une cellule.
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Ste Marie de l’Incarnation, veuve, ursuline († 1672
Marie de l’Incarnation (dans le siècle Marie Guyart), quatrième enfant de Jeanne Michelet et du boulanger Florent Guyart, naît à Tours, en France, le 28 octobre 1599. Dès l’âge de sept ans, elle voit, dans un songe, Jésus qui vient vers elle et lui demande :
« Voulez-vous être à moi? » Avec toute sa spontanéité d’enfant, elle répond « OUI! ». Un « Oui » libre et ardent qui ne s’est jamais démenti.
À dix-sept ans, ses parents, selon la coutume du temps, la donnent en mariage à Claude Martin, marchand en soieries. Son mari meurt deux ans plus tard la laissant avec le soin d’un enfant de six mois, le petit Claude (qui deviendra plus tard prêtre bénédictin), et tous les embarras d’un commerce en faillite. Avec courage, elle fait face à cette nouvelle situation.
En 1621, elle avait accepté de travailler au commerce de son beau-frère qui gérait une entreprise importante de transport. On voit Marie, dans les rues de Tours, en train de négocier, de s’occuper des employés ou de prendre soin de soixante chevaux. Parfois, il est minuit et elle est encore sur les quais à faire charger et décharger la marchandise.
En 1627, lors d’une expérience profonde de la Trinité, Jésus la prend pour son épouse et l’unit à lui de façon inexprimable. Elle vit ces expériences au milieu d’une vie très occupée.
En 1631, à la suite des appels répétés du Seigneur, elle entre chez les Ursulines, à Tours, où elle prend le nom de Marie de l’Incarnation. Là, Dieu continue à la préparer à la vocation missionnaire qu’il a choisie pour elle.
En 1634, dans un nouveau songe, elle voit « un lieu très difficile », qu’elle reconnaîtra à son arrivée à Québec, et perçoit que la Vierge Marie et son fils Jésus semblent l’appeler à une mission qu’elle ne connaît pas encore.
Elle entre en contact avec quelques Jésuites, missionnaires de la Nouvelle-France. Finalement, le 25 janvier 1639, elle quitte son monastère de Tours, en route pour Québec. Elle est accompagnée de madame de la Peltrie, une veuve qui est prête à la suivre et à l’aider financièrement dans son projet de fonder une école pour les jeunes filles amérindiennes et françaises. De 1639 à 1672, elle vit dans son monastère à Québec, au cœur de la nouvelle Église canadienne. Pour se protéger du froid, les sœurs dorment dans des coffres, sortes de cercueils doublés de serge. L’activité qu’elle déploie au service de la Mission est tout simplement prodigieuse. En plus d’accueillir les jeunes filles pour leur enseigner les fondements de la religion chrétienne, elle reçoit au parloir un grand nombre de visiteurs amérindiens et français.
En outre, elle se met à l’étude des langues du pays et compose des dictionnaires, des catéchismes et des histoires saintes dans au moins trois langues amérindiennes.
C’est à elle que revient tout le soin du matériel : la construction du monastère et la reconstruction après l’incendie de 1650, le souci d’assurer la nourriture et les vêtements pour les religieuses et les jeunes pensionnaires.
Le soir à la chandelle, elle écrit des milliers de lettres à son fils, à ses amis et aux bienfaiteurs de France.
En 1654, elle répond aux demandes insistantes de son fils Claude, devenu bénédictin, en lui envoyant la Relation de sa vie.
Au dire de Bossuet, Marie de l’Incarnation est la « Thérèse du nouveau monde et de son temps ». Elle est appelée, à juste titre « mère de l’Église canadienne ». Elle meurt à Québec le 30 avril 1672.
Par le décret d’héroïcité des vertus, promulgué le 19 juillet 1911, Saint Pie X (Giuseppe Melchiorre Sarto, 1903-1914) justifia et confirma la réputation de sainteté dont elle jouissait déjà à sa mort.
Marie de l’Incarnation a été béatifiée le 22 juin 1980, à Rome par saint Jean-Paul II.
Canonisée par le Pape François le 03 avril 2014 (canonisation équipollente). La canonisation équipollente signifie que le Pape étend d’autorité à toute l’Église le culte, à travers l’inscription de sa fête, avec messe et office, dans le Calendrier de l’Église universelle.
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le 30 avril 311 : édit de Sardique, ou édit de Tolérance.
L’empereur romain Galère autorise le culte chrétien par cet édit publié le jour de sa mort et après avoir passé sa vie à persécuter les Chrétiens.
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le 30 avril 1341 : décès de Jean III de Bretagne, dit «Jean III le Bon».
Jean III est duc de Bretagne de 1312 à 1341. Le duc meurt sans aucun héritier direct. Ayant refusé d’arranger sa succession, il provoque une guerre de succession, surnommée « guerre des deux Jeanne ». En effet, Jeanne de Penthièvre et Jeanne de Flandre se disputent l’héritage pour leurs maris respectifs, Charles de Blois et Jean de Montfort. Finalement, la maison de Montfort emporte le duché de Bretagne. Voir les chroniques du 27 mars sur le combat des Trente, du 12 avril.
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le 30 avril 1524 : combats de Rovasenda, en Lombardie, mort de Bayard.
L’armée française est chassée de Lombardie ; le chevalier Bayard est mortellement blessé au cours des combats par un coup d’escopette le 29 avril. Pierre du Terrail Chevalier de Bayard, ayant refusé d’être transporté par ses compagnons d’armes expire dans le camp des troupes de Charles Quint qui lui vouent néanmoins un immense respect. Il dit à ses compagnons avant de les laisser le quitter : « Je n’ai jamais tourné le dos devant l’ennemi, je ne veux pas commencer à la fin de ma vie »
Charles de Bourbon, Connétable de France, traître à son pays et son Roi a ses derniers mots avec lui:
«Ah! Monsieur de Bayard, que j’ai grand-pitié de vous voir en cet état, vous qui fûtes si vertueux chevalier!
Monsieur, il n’est besoin de pitié pour moi, car je meurs en homme de Bien; mais j’ai pitié de vous, car vous servez contre votre prince et votre patrie! ».
Pierre du Terrail Chevalier de Bayard, né en 1476 à Pontcharra en Savoie, est certainement le plus grand des capitaines d’armes de François Ier avec Trivulce, Gaston de Foix-Nemours, Louis III de La Trémoille et Jacques de Chabannes de La Palice. Il participe à trois Guerres d’Italie, et s’illustre partout : à Fornoue, Ravenne, Bologne, Marignan, Brescia et Vérone. Mais son exploit le plus célèbre reste la défense du Pont du Garigliano contre les forces de Gonzalve de Cordoue et deux cents chevaliers ennemis. Voir la chronique du 28 décembre.
De 1515 à 1522, il assure aussi avec conscience et compétence la charge de Gouverneur du Dauphiné et agit de manière non négligeable contre une épidémie de peste.
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le 30 avril 1555 : décès du pape Marcel II.
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le 30 avril 1573 : la tour de la cathédrale de Beauvais, s’effondre le jour de l’Ascension.
Cette tour, qui a été achevée en 1569, s’écroule miraculeusement après que le clergé et les paroissiens en procession, soient sortis de l’édifice.
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le 30 avril 1619 : réconciliation entre le Roi Louis XIII et sa mère, Marie de Médicis, par le traité d’Angoulême.
Un accord de réconciliation est signé à Angoulême entre le fils et sa mère Marie de Médicis, par l’entremise de Richelieu. La reine-mère reçoit le gouvernement de l’Anjou, mais renonce définitivement à s’occuper des affaires du Royaume. Elle ne tient pas parole et cherche bientôt à nouveau, avec quelques grands du Royaume, à reprendre le pouvoir.
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le 30 avril 1623 : naissance de François de Laval, premier évêque de la Nouvelle France.
Il a été déclaré saint par le pape François le 3 avril 2014, lequel a utilisé le rare processus de canonisation équipollente.
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le 30 avril 1651 : naissance de Jean-Baptiste de la Salle, pédagogue et grand réformateur de l’éducation en France.
Voir la chronique du 7 avril.
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le 30 avril 1655 : mort d’Eustache Le Sueur.
Né le 19 novembre 1616 à Paris, Eustache Le Sueur y meurt le 30 avril 1655. Fils d’un sculpteur sur bois, il est le fondateur de la peinture classique à la française. Elève de Simon Vouet, il devient l’un des premiers enseignants de l’Académie royale de peinture et de sculpture. On lui doit la “Vie de Saint-Bruno” en 22 tableaux au cloître de la Chartreuse de Paris.
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le 30 avril 1663 : Louis XIV fonde le Conseil de Québec.
Louis XIV fonde le Conseil de Québec, qui devient la première constitution politique de la Nouvelle-France. Ce conseil est formé du gouverneur de Québec, Charles Huault de Montmagny, du supérieur des Jésuites et du gouverneur de Montréal. La mission de ce conseil est de gérer la traite des fourrures, d’assurer l’ordre et de la justice.
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le 30 avril 1774 : agonie de Louis XV.
A Paris les salles de spectacles ferment leurs portes et l’archevêque ordonne des prières dans toutes les églises pour la santé du Roi. Les courtisans accourent à Versailles pour se faire voir du Dauphin Louis-Auguste.
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le 30 avril 1803 : Napoléon Bonaparte vend la Louisiane aux États-Unis pour 80 millions de francs.
Les Etats-Unis achètent à la France pour 80 millions de francs ou 15 millions de dollars les territoires de la Louisiane, repris à l’Espagne en 1800. Napoléon Bonaparte compte avec cet argent financer la guerre contre l’Angleterre. La Constitution le lui interdit, mais il n’en a cure. Ce traité est toutefois secret et effectif qu’au 29 décembre 1803. (Voir la chronique). Le 10 avril 1803, deux jours avant l’arrivée de Monröe, il confie à Decrès:
“Je connais tout le prix de la Louisiane et pourtant je vais la céder aux États-Unis.” (Voir la chronique du jour)
Monröe est venue acheter la ville de La Nouvelle-Orléans, c’est-à-dire le débouché du Mississippi sur la mer. Il ne veut rien de plus et il a été autorisé par Jefferson et le Congrès à monter jusqu’à dix millions de dollars pour cette transaction. Il en propose 2 millions.
Napoléon lui répond:
“Je ne veux pas vous céder seulement La Nouvelle-Orléans, mais toute la Louisiane. Votre prix sera le mien.”
- le 30 avril 1827 : incident diplomatique entre la France et le Dey d’Alger.
Le consul de France, Deval, est outragé par le Dey qui le soufflette avec son éventail. Ce motif va justifier la conquête de l’Algérie.
- le 30 avril 1834 : publication par le père Félicité Robert La Mennais des « Paroles d’un croyant »
Le pape condamne ce livre « peu considérable par son volume, mais immense par sa perversité ». Félicité Robert La Mennais, à la différence de son frère, Jean-Marie de La Mennais, prêtre lui aussi, va adhérer à la république et devenir hérétique. Il suit à peu près le même chemin que Victor Hugo, tombant dans une religion humaniste où Dieu n’est plus qu’un faire-valoir. Son frère, Jean-Marie de La Mennais est le fondateur de la congrégation des Filles de la Providence de Saint-Brieuc en 1818, et de la congrégation des Frères de l’instruction chrétienne de Ploërmel en 1819. Si ce dernier meurt en odeur de sainteté, Félicité Robert meurt comme un apostat.
- le 30 avril 1849 : les troupes du général Oudinot arrivent à Rome.
Voir la chronique du 24 avril ; 5000 des 7000 Français ayant débarqué le 24 attaquent Rome. Ils sont reçus à coups de canon et de fusils par 10.000 républicains italiens. L’assaut est un échec, mais le général Oudinot ne s’avoue pas vaincu. Réorganisant ses troupes avec les renforts venus de France il prépare la conquête de la ville pour début juin (voir les chroniques du 4 juin et du 2 juillet)
- le 30 avril 1863 : bataille de Camerone, au Mexique.
Ce combat se déroule pendant l’Expédition du Mexique où la France de Napoléon III soutient l’Empereur du Mexique Maximilien contre les insurgés de Benito Juarez. Un détachement de la Légion étrangère commandé par le capitaine Jean Danjou, qui est tué pendant la bataille, livre un combat acharné pendant neuf heures contre deux mille Mexicains. Alors que l’Armée Française assiège la cité de Puebla, une colonne de ravitaillement part de Vera Cruz afin d’approvisionner les Français. Danjou commande une petite unité, de 62 hommes, chargée d’assurer la protection du convoi.
Ayant repéré 2 000 Mexicains, dont 800 cavaliers, le capitaine Danjou décide de se replier dans une hacienda du nom Camarón de Tejeda, pour y former le carré. Pendant près de quatre heures, Légionnaires et Mexicains s’affrontent. Les Mexicains somment une première fois les Français de se rendre, mais Danjou répond :
« Nous avons des cartouches et ne nous rendrons pas ».
Il est tué d’une balle peu de temps après. Les Mexicains montent de nouveau à l’assaut ; mettent le feu à l’hacienda, mais les légionnaires résistent.
A 17h00, le détachement est réduit à cinq légionnaires. A 19h00, le Lieutenant Maudet décide de charger à la baïonnette. Un dernier homme est tué et le lieutenant blessé. Le Caporal Maine décide alors de cesser le combat. Il demande au Capitaine Ramon Laisné (mexicain d’origine française) :
«Nous nous rendrons si vous nous faites la promesse la plus formelle de relever et de soigner notre sous-lieutenant et tous nos camarades atteints, comme lui, de blessures ; si vous nous promettez de nous laisser notre fourniment et nos armes. Enfin, nous nous rendrons, si vous vous engagez à dire à qui voudra l’entendre que, jusqu’au bout, nous avons fait notre devoir. »
Laisné répond :
«On ne refuse rien à des hommes comme vous. Mais parlez-moi en français. Mes hommes pourraient croire que vous êtes des Espagnols du parti conservateur, et ils vous massacreraient.»
Lorsque les quatre hommes sont présentés au Colonel mexicain Milan, celui-ci s’écrie : « Mais ce ne sont pas des hommes, ce sont des démons ».
Par leur sacrifice, ces légionnaires ont permis au convoi d’arriver sans encombre à Puebla. La ville va tomber dans peu de temps. (Voir la chronique du 29 mars)
e capitaine Danjou
En souvenir de ce fait d’armes, ce jour est devenu la fête annuelle de la Légion étrangère, formation militaire française créée par Louis-Philippe en 1831.
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le 30 avril 1881 : la flotte française s’empare de Bizerte.
Des forces françaises, parties d’Algérie, pénètrent en Tunisie.
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le 30 avril 1883 : décès d’Édouard Manet, peintre français.
Son œuvre a marqué la transition vers l’impressionnisme et l’art moderne.”Le Déjeuner sur l’herbe”, “Le Fifre”, “L’Exécution de Maximilien” font partie de ses tableaux les plus célèbres.
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le 30 avril 2001 : Jean Paul II publie le motu proprio Sacramentorum sanctitatis tutela
Ce document oblige les évêques à signaler les abus sexuels à la Congrégation pour la doctrine de la foi.
L’avocat Juan Branco visé par une enquête pour viol. On attend l’enquête de Mediapart
Le jeune avocat, proche de la France Insoumise, nie les accusations.
Mais je ne doute pas que Mediapart rédige une enquête fouillée en révélant un baiser volé à 17 ans, un regard soutenu dans un ascenseur…, et que Libération, L’Obs, et toute la presse s’emparent de l’affaire pour en faire leurs choux gras. Comme avec Eric Zemmour…
Philippe de Villiers : “On nous prépare le goulag numérique, l’épadhisation de la vie avec un tiers accompagnant, un auxiliaire de vie digitale”.
Dans l’entretien accordé à TVLibertés, Philippe de Villiers critique la personnalité d’Emmanuel Macron. Celui qui évoquait un lien amical avec le président de la République considère aujourd’hui que ce dernier “n’a pas le goût de la France. Ce pays est trop vieux pour lui !”. La rupture date du 3 mars 2019. Il s’en explique ouvertement et évoque la nécessité absolue de battre l’actuel locataire de l’Elysée.
Philippe de Villiers décrit aussi dans son nouveau livre à succès “Le jour d’après”, un monde qui passe du politique au bio politique. Il cible ceux qui, comme le patron du Forum de Davos, Klaus Schwab, veulent mettre à profit les crises sanitaires pour nous faire basculer dans une société distanciée, désagrégée, contrôlée par le numérique et imposant le capitalisme de surveillance :
“On nous prépare le goulag numérique, l’épadhisation de la vie avec un tiers accompagnant, un auxiliaire de vie digitale”.
Cependant, même si “notre société coule à pic et est en perdition”, Philippe de Villiers réfute avec force tout esprit de défaitisme. Il appelle à un travail de re-francisation de notre pays et à une véritable insurrection des consciences.
Plus de 18 000 militaires signataires de la lettre ouverte
Effet Streisand : la dénonciation par tous ceux qui occupent un strapontin politique de la lettre ouverte a provoqué un afflux de nouvelles signatures. Le site Place d’armes, qui héberge cette lettre ouverte (depuis le 14 avril, et non le 21 avril comme certains l’ont affirmé, y voyant un anniversaire du putsch de 1961 !) communique :
Dans notre lettre ouverte, nous indiquions notamment être disposés à soutenir les politiques. Or, une partie de ceux-ci et le gouvernement nous ont raillés, méprisés, insultés et aujourd’hui l’État s’acharne sur nous en voulant faire condamner certains de nos camarades.
Nous avons heureusement un allié, le peuple de France, comme le sondage Harris Interactive pour LCI le montre. Pour l’instant nous ne communiquerons que par le site place-armes.fr pour indiquer ce que nous comptons faire.
De plus nous allons ouvrir un espace annexe où tous les civils qui souhaitent nous soutenir pourront s’exprimer et apporter leurs soutiens.
Comme disait Guy Béart : “Ils ont dit la vérité il faut les exécuter.”
Notre combat continue. Vive la France.
De son côté, le général Emmanuel de Richoufftz assume :
France 3 censure un film sur les fêtes johanniques d’Orléans…à cause de la voix off de Charlotte d’Ornellas
C’est désormais officiel : le service public discrimine et censure en fonction du journal dans lequel vous travaillez. Il ne leur est même pas venue à l’esprit que Charlotte d’Ornellas n’agissait pas dans le cadre de ses fonctions de journaliste de Valeurs actuelles mais plutôt par ses qualités intellectuelles. Il leur a également sans doute échappé que Charlotte d’Ornellas avait été désignée en 2002 à l’âge de 16 ans pour figurer Jeanne d’Arc lors des fêtes johanniques d’Orléans :
La présence au générique de Charlotte d’Ornellas, ex-Jeanne d’Arc mais surtout journaliste du très droitier magazine Valeurs actuelles, et le temps d’antenne offert à Serge Grouard ont été jugés incompatibles avec une diffusion prévue le 8 mai sur la chaîne publique.
Pas de spectateurs dans les rues, pour cause de Covid, mais un magazine de 52 minutes diffusé le 8 mai sur France 3 Centre-Val de Loire afin de permettre aux Orléanais de rester connectés aux fêtes johanniques derrière leur télévision. C’était l’une des nouveautés annoncées par la ville d’Orléans au moment de présenter le dispositif de festivités réduites à leur strict minimum, en raison de la pandémie. Ce programme retraçant les temps forts des cérémonies 2021, financé entièrement par la ville à hauteur de 25.000 euros et mis en image par une société de production privée, devait être fourni clé en main à la chaîne publique.
Un montage inédit qui ne verra finalement pas le jour. Dans un courriel envoyé mardi 27 avril, la direction de France 3 a fait savoir à la mairie d’Orléans qu’elle renonçait à cette diffusion, comme l’indiquait, dès mercredi matin, notre confrère Mourad Guichard.
“J’aurais aimé que la ville utilise le conditionnel au moment de la présentation du programme, tient à préciser Jean-Jacques Basier, directeur régional de France 3 Centre-Val de Loire. Nous avions fait une lettre d’intention, c’est vrai, mais il ne s’agissait pas d’un contrat. Il était prévu que si ce magazine ne nous convenait pas, nous ne le diffuserions pas. Quand j’ai appris, lundi, que la voix off de ce programme serait faite par une journaliste de Valeurs actuelles, les bras m’en sont tombés. Pour un programme diffusé sur une chaîne publique, c’est quand même très compliqué.”
Délitement : une nouvelle décision de justice choque les policiers
2 hommes accusés d’avoir frappé et sérieusement blessé trois policiers à Combs-la-Ville (Seine-et-Marne) dans la nuit de lundi à mardi, ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire, en attendant leur procès qui se déroulera en juin prochain. Cette décision du tribunal de Melun a fait bondir les syndicats de policiers.
- Une policière âgée de 40 ans souffre d’une fracture de la malléole et ne peut plus poser le pied par terre. 45 jours d’Incapacité totale de travail (ITT) lui ont été attribués.
- Son collègue, âgé de 24 ans, porte une attelle à une jambe et a une entorse à un genou. Il s’est vu attribuer 15 jours d’ITT.
- Le troisième policier qui a été frappé au visage, s’est vu prescrire 7 jours d’ITT.
Le procureur de la République avait requis le placement en détention provisoire des prévenus, qui ont déjà été condamnés à six et huit mois de prison avec sursis en 2018 pour des violences en réunion. Le tribunal a décidé de remettre en liberté les deux frères jumeaux, qui ont été placés sous contrôle judiciaire, jusqu’à leur procès qui se tiendra le 1er juin. Le syndicat Alliance police nationale de Seine-et-Marne dénonce le
« Laxisme de la justice, quel signal pour les forces de l’ordre ! ».
Julien Constant, secrétaire départemental de l’Unité SGP Police FO du département, estime que cette décision va
« générer de l’angoisse pour les collègues, entre les menaces de mort qu’ils ont reçues et le jugement programmé dans plus de trente jours ».
Encore un exemple du délitement de notre pays, dénoncé par la lettre ouverte des militaires.
Le général Lecointre aurait-il fait partie en 2008 du groupe d’officiers qui avait publié une tribune pour étriller le livre blanc sur La Défense ?
D’un lecteur bien renseigné :
Dans les couloirs sans âme de Balard, au 5e étage qui regroupe les chefs d’état-major des trois armées autour du général Lecointre, un bruit court, insistant, mais pour l’heure encore assourdi par la moquette bon marché : le général Lecointre aurait fait partie en juin 2008 du groupe d’officiers des trois armées qui avait fait paraître dans Le Figaro une tribune collective sous le nom mystérieux de “groupe Surcouf” pour commenter et étriller le livre blanc sur la défense et la sécurité nationale présenté par Nicolas Sarkozy, le président de la République d’alors.
L’affaire avait fait grand bruit à l’époque. C’est que des officiers d’active (généraux et colonels promis aux plus hautes fonctions) se permettaient de juger et critiquer le document officiel, commandé par le président de la République lui-même, et fixant le cap des années à venir en matière de politique de défense. Assurément, il s’agissait d’une transgression grave du devoir de réserve. Grave mais pas forcément illégitime, comme semblait alors raisonnablement en juger le général Georgelin, chef d’état-major des armées (aujourd’hui président de l’Établissement public chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris) quand il déclarait au micro d’Europe1 qu’il ne voulait pas « d’une chasse aux sorcières dans les armées. » Autre temps, autres mœurs…
Or, de grands médias affirmaient à l’époque que des membres de ce mystérieux groupe Surcouf avaient été identifiés par les services de renseignement intérieur. Jean Guisnel (journaliste spécialisé en questions de défense), comme le Canard Enchaîné, révélaient que des ordinateurs de stagiaires du Centre des Hautes Etudes Militaires (CHEM) avaient été saisis. Parmi les stagiaires figuraient le colonel Lecointre…
Mais depuis, de l’eau a passé sous les ponts. Le général Lecointre que l’on nous a vendu comme un redoutable guerrier lors de sa prise de fonction (à la démission du général de Villiers) se révèle à l’usage un bien falot serviteur. Souvenons-nous d’ailleurs en ces jours de cette citation de décembre 2019 rapportée par Franck Cognard de Radio France au sujet de l’opération Barkhane :
« Nous sommes ici pour assurer notre sécurité pour les 30 ans qui viennent », « car si nous laissons le chaos s’installer, les États sahéliens vont s’effondrer sur eux-mêmes, laisser la place à l’Etat islamique, ce qui provoquera une pression migratoire sur l’Europe, avec tous les risques populistes que cela entraînera ».
Ce qui inquiète le général Lecointre, qui prétend ne pas faire de politique, c’est donc le populisme…
Et le chef d’état-major des armées, en fidèle serviteur du macronisme, espérant probablement quelque sinécure pour son prochain départ des armées (on évoque une ambassade), continue de donner des gages au pouvoir. Son interview dans le Parisien du 29 avril est un incroyable exemple de soumission.
« L’armée est républicaine » y prétend le général Lecointre. Non mon général ! absolument pas ! elle n’est pas républicaine, elle est française !
Près d’une centaine de détenus condamnés pour terrorisme vont sortir de prison
Le ministre de la Justice veut tenter de les réinsérer…
Dupond-Moretti veut gaspiller vos impôts pour « réinsérer » des terroristes. pic.twitter.com/nsvfnDQEX0
— Samuel Lafont (@Samuel_Lafont) April 29, 2021
Le Premier ministre Jean Castex, entouré des ministres de l’Intérieur et de la Justice, a dévoilé mercredi 28 avril les contours d’un nouveau projet de loi sur la lutte antiterroriste. Fort de 19 articles, le texte ne traite pas de l’immigration. Jean Castex a déclaré :
“Certains auteurs de faits terroristes étaient arrivés depuis peu sur notre territoire, parfois en situation irrégulière”. “Mais le sujet qui est le nôtre aujourd’hui, c’est comment améliorer notre politique de lutte contre le terrorisme. Il ne faut pas la confondre avec la politique migratoire. Confondre les deux atténueraient l’une et l’autre.“
Et pourtant, Gérald Darmanin avoue :
“Nous sommes passés d’une menace exogène à une menace endogène, plus difficile à suivre”.
Comment peut-on lutter contre le terrorisme en refusant “en même temps” de lutter contre l’immigration, alors qu’une fois régularisés, les individus sont plus difficiles à suivre ?
Alors le projet détaille les mesurettes destinées à rassurer les Français :
- “visites domiciliaires“, autrefois appelées “perquisitions administratives”, qui permettront aux services de police, après autorisation d’un juge judiciaire, de pénétrer dans le logement d’une personne soupçonnée de présenter une menace terroriste. Le projet de loi propose que ces visites soient autorisées pour des “menaces graves”, une formulation destinée à faciliter le recours à cette mesure. Pas certain que cette mesure se limite aux islamistes…
- les détenus condamnés pour terrorisme à des peines d’au moins cinq ans de prison ou “en cas de récidive à trois ans d’emprisonnement” feront l’objet de mesures de suivi à leur sortie de prison, “pour une durée d’un an, cinq fois renouvelable“. Le juge d’application des peines pourra (ou pas) “imposer une prise en charge sanitaire, sociale, éducative, psychologique“.
- Outre la fermeture administrative de lieux de culte accusés d’être liés à des faits de nature terroriste, le projet de loi offre la possibilité de fermer des locaux dépendants de ces établissements.
- Le projet de loi propose d’interdire à une personne sous surveillance administrative et tenue de résider dans un périmètre géographique déterminé de paraître au sein de ce périmètre dans un lieu “dans lequel se tient un événement soumis, par son ampleur ou sa nature, à un risque terroriste particulier”…
- Le texte propose de pérenniser la technique de l’algorithme, introduite à titre expérimental dans la loi renseignement de 2015 et qui permet le traitement automatisé des données de connexion pour détecter les menaces. Souriez vous êtes fliqués.
- Le texte élargit la possibilité d’obtenir le concours des opérateurs de communications électroniques et porte à deux mois la durée d’autorisation de la technique de recueil de données informatiques. Il autorise aussi la conservation de renseignements à des fins de recherche et facilite l’interception des correspondances échangées par voie satellitaire.
À quelques jours, Darmanin a dissous Génération Identitaire et accordé un permis de séjour à l’égorgeur de Rambouillet
Voilà typiquement le type de mesure dénoncée dans la tribune signée par une dizaine de milliers de militaires. Quatre mois avant l’attentat de Rambouillet, le 28 décembre 2020, la préfecture des Yvelines a attribué à Jamel Gorchene, l’assassin, une carte de séjour. Avant d’accorder un tel titre, les services préfectoraux vérifient que la personne ne constitue pas une « menace à l’ordre public ».
Or, depuis l’automne, le terroriste montrait sur son compte Facebook public « une adhésion à une idéologie légitimant la violence contre ceux ayant offensé le Prophète ».
Ses messages, visibles par tous, en témoignent. À partir d’avril 2020, il ne publie plus que des prières et des versets coraniques, tout en suivant de près les prêches radicaux du cheikh Ali al-Qaradaghi, un Qatari de 72 ans proche des Frères musulmans. Quelques jours après la décapitation de Samuel Paty, il écrit sur Facebook :
« Ô les musulmans, maintenant nous allons répondre aux insultes de la France et de Macron contre notre prophète Mahomet »
L’égorgeur de Rambouillet a fréquenté en Tunisie les rassemblements du groupe Ansar al-Charia et du parti islamiste Al Karama, allié d’Ennahda au Parlement tunisien. Ces deux groupes ont défendu les insurgés jihadistes qui terrifièrent la Tunisie après la Révolution du Jasmin. Connu pour sa bienveillance envers Daech et sa haine de la France, un des députés d’Al-Karama, Rached Khiari, a justifié, dans un post, l’assassinat de Samuel Paty…
45 minutes avant l’assassinat de Stéphanie devant le commissariat, Jamel G. était à la mosquée de Rambouillet, située à 2km, pour la prière de 13h à 13h45.
Le 28 décembre, cet immigré clandestin a donc obtenu un titre de séjour. En janvier 2021, Gérald Darmanin a annoncé son intention de dissoudre l’association Génération Identitaire. Le conseil des ministres du 3 mars a prononcé la dissolution du groupe.
Vers la vaccination obligatoire
Annonçant son plan de déconfinement, Emmanuel Macron prévoit plusieurs mesures de contrôle, parmi lesquelles le fameux pass sanitaire :
Comment le pass sanitaire fonctionnera-t-il ? N’y a-t-il pas de risque d’une société sanitaire à deux vitesses avec les vaccinés et les autres ?
Je tiens beaucoup à l’unité de la nation. Sur le plan sanitaire, chaque innovation a été accessible à tous. Les tests sont gratuits en France. Très peu de pays sont dans ce cas. Nous n’avons laissé personne au bord de la route. La république et l’Etat providence ont été au rendez-vous. Le « quoi qu’il en coûte », c’est aussi ça. Le pass sanitaire ne sera jamais un droit d’accès qui différencie les Français. Il ne saurait être obligatoire pour accéder aux lieux de la vie de tous les jours comme les restaurants, théâtres et cinémas, ou pour aller chez des amis. Par contre, dans des lieux où se brassent les foules, comme les stades, festivals, foires ou expositions, il serait absurde de ne pas l’utiliser. Comme il en va de nos libertés publiques, le Parlement se saisira de la question. Le débat doit être ouvert. Ce pass, qui sera papier ou numérique, via l’application TousAntiCovid, permettra de montrer qu’on est vacciné ou testé négatif dans les deux jours qui précèdent. C’est juste et ça ne fracturera pas le pays. Ce sera un outil supplémentaire pour assurer la protection des Français.
Nous savons comment cela commence, mais on ne sait jamais comment cela se termine : une fois obligatoire pour fréquenter certains lieux, ce pass sanitaire deviendra petit à petit, au nom de notre santé, obligatoire pour d’autres lieux (restaurants, écoles ?…), jusqu’à devenir systématique (j’allais écrire gratuit, laïc et obligatoire).
Le président ne ferme pas la porte à d’autres confinements :
Mais est-ce que je peux vous dire, les yeux dans les yeux, qu’on ne sera plus jamais débordé par ce virus ? C’est impossible. Il semble que les vaccins dont nous disposons sont efficaces face aux variants, mais vous voyez bien que nous en découvrons de nouvelles formes chaque semaine. […]
Ils [ces confinements] s’appliqueront dans une métropole ou un département en fonction de trois critères : le taux d’incidence qui dépasserait à nouveau 400 infections pour 100 000 habitants, une augmentation très brutale de ce taux et une menace de saturation des services de réanimation. Si cela se produit, le gouvernement, en concertation avec les préfets et les collectivités locales, bloquera les réouvertures. […]
Voyez-vous la fin de la crise sanitaire en 2021 ?
Je ne sais pas. S’il n’y a pas de nouveaux variants non maîtrisés, oui. Là où je suis plus optimiste, c’est que nos meilleurs scientifiques et industriels disent que nous serions en capacité, en 80 à 100 jours, de fournir un vaccin permettant d’y répondre. Mais peut-être aurons-nous à vivre avec le virus pendant des années et à nous refaire vacciner chaque année.
La gauche française toujours complice des terroristes des Brigades Rouges
D’anciens membres de groupes d’extrême gauche condamnés pour terrorisme en Italie et réfugiés en France depuis François Mitterrand pourraient être extradés. Dans Libération, des gauchistes appellent Emmanuel Macron à s’y opposer.
Sur Cnews, Eric Zemmour a analysé l’affaire des Brigades rouges :
« Une passion française pour la geste révolutionnaire. Il y a une gauche intellectuelle qui pense que l’intention prime tout »
Messes interdites en Irlande : la police expulse des fidèles d’une église
L’Irlande, maintenant avec le plus long confinement du monde, continue de souffrir des restrictions tyranniques d’un gouvernement inflexible.
La police a expulsé les quelques fidèles de l’église Corpus Christi (FSSPX) de Connaught Gardens à Athlone, au centre de l’Irlande, le dimanche 25 avril. Aucune amende n’a été infligée à la vingtaine de personnes présentes :
Les Yvelines : Terroir du jihadisme ?
Ancien maire de Rambouillet, ancien député de la circonscription et candidat à l’élection présidentielle, Jean-Frédéric Poisson est interrogé sur Boulevard Voltaire sur l’attentat de Rambouillet :
Attentat de Rambouillet : mea culpa, il ne s’agissait pas d’un islamiste… mais d’un bon républicain
Finalement nous avons perdu un héros des valeurs républicaines : il a égorgé comme les grands ancêtres de la Révolution et il consommait du porno comme le divin marquis ! Qu’il soit Tunisien, musulman et qu’il ait fait plusieurs références au jihad ne change rien à l’affaire. Cet homme n’était pas un adepte de la religion de paix et d’amour, mais de la religion des droits de l’Homme et du citoyen !
Allez, comme disait ledit marquis, Français, encore un effort pour être vraiment républicains !
