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Fin de la censure du blog « Messa in Latino »

Le blog Messa in latino, supprimé par censure de la plateforme Blogger, propriété de Google, le 11 juillet, a été rétabli le 23, grâce à ses avocats. Le blog indique :

« Par un simple e-mail non signé (si ce n’est par un générique « L’équipe Blogger »), nous avons été informés le 11 juillet dernier que le blog avait été supprimé pour violation présumée de la « politique en matière de discours haineux ». Depuis lors, Blogger (c’est-à-dire Google, dont blogger.com est une émanation) n’a pas répondu à nos demandes d’éclaircissements. Tout comme le blog a été censuré sans trop d’explications, il est réapparu en ligne aujourd’hui, toujours sans que personne ne se donne la peine de fournir d’explications ».

Donc, aucune motivation ? Selon vous, quelles auraient pu être ces motivations ?

« Les raisons sont inconnues. Nous pouvons seulement supposer, sur la base du fait que dans les semaines précédentes, certains posts avaient été supprimés (puis rétablis), toujours pour violation présumée de la politique en matière de discours haineux, qu’en réalité, un lecteur malveillant (nous connaissons quelqu’un qui s’en est vanté) nous a pris pour cible, en « signalant » à plusieurs reprises nos contenus. Il ne semble pas y avoir de système permettant d’empêcher une même personne, dotée d’un minimum de compétences informatiques (comme savoir supprimer les cookies), de répéter indéfiniment ce comportement. L’IA de Google, qui est manifestement très stupide et rudimentaire, a dû réagir à la quantité de signalements en supprimant tout ; cela se produit probablement automatiquement lorsqu’un certain nombre ou une certaine fréquence de signalements pour contenu inapproprié est dépassé. Ce qui est très préoccupant, si l’on considère que la liberté d’expression, à condition de ne pas commettre d’infraction, devrait toujours être garantie, comme le stipule l’article 21 de la Constitution.

Avant la réouverture, aviez-vous pris des mesures ?

« Nos initiatives étaient judiciaires, avec un recours d’urgence déposé le 17 juillet auprès du tribunal d’Imperia, nous ne savons pas si cela a un rapport avec la réouverture ».

Incendie criminel dans l’église Notre-Dame des Champs à Paris

Après un premier incendie mercredi, d’origine accidentelle selon le maire, l’église Notre-Dame des Champs, boulevard du Montparnasse à Paris, a de nouveau été touchée par un incendie jeudi peu avant 17 heures.

Cette fois-ci, le feu aurait été allumé volontairement au niveau de la statue de la chapelle Saint-Joseph avant de se propager à des panneaux en bois et à une toile récemment rénovée.

Les sapeurs-pompiers ont rapidement maîtrisé l’incendie. Des techniciens du laboratoire central de la préfecture de police ont été mobilisés pour tenter de retrouver de l’ADN.

Le Père Camille Millour a indiqué avoir déposé une plainte au commissariat du 6e arrondissement, conjointement avec la Ville de Paris.

« Pour les raisons de l’enquête et de remise en état de l’édifice, notre église restera fermée pour une durée indéterminée ».

Par conséquent, les messes seront célébrées à la maison paroissiale (92 bis bd du Montparnasse) jusqu’à nouvel ordre.

Le premier incendie serait dû à l’embrasement d’un circuit électrique défaillant de l’orgue de chœur.

Réaction du maire :

 

Présentation officielle du 72e miracle de Lourdes

L’Église a reconnu une nouvelle guérison miraculeuse, la 72e, il y a trois mois, le 16 avril. Une Italienne de 67 ans, Antonia Lofiégo, née Raco, revient, ce vendredi 25 juillet à Lourdes pour la  présentation officielle du miracle. Elle a été guérie en 2009, lors de son pèlerinage à Lourdes d’une sclérose latérale primitive (PLS). Elle confie au Figaro :

«Après cette reconnaissance du miracle, je vis mon retour à Lourdes avec beaucoup de sérénité, notamment parce que j’ai déjà vécu une grande émotion lorsque je suis revenue en 2010. J’étais debout ! J’étais au bras de mon mari pour ouvrir le dossier au bureau des constatations médicales et me rendre à la grotte pour remercier la Sainte Vierge. En marchant dans le sanctuaire, j’avais l’impression de voler.»

Depuis 2009, elle est retournée à Lourdes chaque année, incognito, pour accompagner bénévolement des malades, « pour les écouter, pour partager leurs souffrances» et les « aider à supporter cette épreuve qui nous est offerte, avec courage et espoir». Pour elle, «le Seigneur Jésus est toujours à nos côtés et ne nous abandonne jamais grâce à son grand amour pour nous».

C’est dans la cathédrale de son diocèse que le miracle a officiellement été proclamé par Mgr Vincenzo Carmine Orofino, le 16 avril. Il a reconnu et déclaré

« formellement le caractère prodigieux miraculeux de la guérison de Mme Raco et la valeur sans équivoque du signe divin de cette guérison».

À l’été 2009, lors du pèlerinage à Lourdes, cette personne, «après un bain dans les piscines», avait ressenti une amélioration de sa santé. Mme Raco avait alors réussi « à se mouvoir de façon autonome». Elle avait aussi constaté, a rapporté l’évêque, que «les effets de cette malheureuse maladie avaient immédiatement et définitivement disparu».

Médicalement, Antonia Raco avait commencé, en 2004, par connaître de « fortes crises de céphalées, accompagnées de crampes et d’asthénie généralisée et des difficultés ambulatoires». L’année suivante, son état s’est aggravé, affectant sa déambulation. En 2006, le diagnostic était posé : sclérose latérale primitive. Deux ans plus tard s’installait «une réduction de sa capacité vitale expiratoire forcée (FVC), avec hyposthénie et tétraparésie prédominant à gauche». Antonia est d’abord restée discrète sur l’amélioration ressentie lors de son passage aux piscines de Lourdes, en 2009. Une fois rentrée en Basilicate, elle a consulté ses médecins qui ont confirmé la disparition des symptômes. En mars 2010, elle vient alors déposer ce qui n’est alors qu’une «guérison supposée» au Bureau des constatations médicales de Lourdes. Cinq sessions d’analyses médicales collégiales se succèdent sur plusieurs années. Diverses expertises indépendantes sont réalisées par les spécialistes internationaux de cette maladie, dont une en 2013 par le département de neurologie de l’université de Milan. Le Pr Vincenzo Silani confirme le diagnostic.

Le Bureau des constatations médicales établit en 2017 la «constatation de la guérison» et transmet, deuxième étape, le dossier au Comité médical international de Lourdes, le Cmil. Cette structure intègre essentiellement des professeurs d’universités médicales. Surpris, le Cmil ne confirme alors, ni ne rejette, la constatation de «guérison». Pour une raison simple : il y a incertitude sur le diagnostic de la sclérose latérale primitive dans la littérature médicale. Comment affirmer une guérison si le diagnostic lui-même de la maladie n’est pas certain ? En 2020, la publication d’un consensus sur le diagnostic de cette maladie et sa validation, en 2024, par la communauté scientifique internationale, permet au Cmil de confirmer cette guérison en novembre 2024.

Troisième et dernière étape, le dossier est transmis à l’Église. L’évêque de Tarbes et Lourdes a alors fait part du résultat à l’évêque de Tursi Lagonegro qui, en 2025, nomme une commission théologique et médicale. Avant d’annoncer la guérison miraculeuse, le 16 avril 2025, et sa valeur de «signe divin». Le processus de reconnaissance du 72e miracle de Lourdes n’aura pris que seize années, ce qui est relativement rapide. Le 71e, reconnu le 8 décembre 2024, concernait un Anglais qui avait été guéri subitement à Lourdes en 1923.

Le dernier miracle est le premier cas de guérison d’une maladie dégénérative du premier neurone moteur (sclérose latérale primitive). Le Pr Vincenzo Silani, de l’université de Milan, coauteur du consensus international sur les critères de diagnostic de cette maladie, publié dans la littérature médicale internationale en 2020 et validé en 2024, déclare au Figaro :

« Je suis spécialiste des maladies du motoneurone, dont la sclérose latérale primitive est l’une des manifestations, caractérisée par la dégénérescence sélective de la voie cortico-spinale ou faisceau pyramidal. Les causes de cette dégénérescence sont inconnues et le processus, une fois enclenché, devient inexorable, bien que lent : il n’existe à ce jour aucun traitement efficace. En tout cas, je n’ai jamais constaté d’arrêt ou de guérison clinique de cette pathologie. Si cela se produisait, il faudrait se poser la question du diagnostic correct. Mais, après avoir consulté des spécialistes mondiaux de la PLS, je peux affirmer que la guérison clinique complète de la PLS est pratiquement impossible pour le patient.»

« L’homme de science doit toujours apprendre et reconnaître la réalité, même lorsqu’elle semble humainement incompréhensible : le doute était de mise mais, après avoir cherché toutes les réponses possibles, je me suis résigné à l’idée de ne pas pouvoir donner aujourd’hui une explication scientifique acceptable. J’ajoute que la Commission médicale de Lourdes a traité ce cas avec beaucoup d’expérience, de conscience, mais aussi de clairvoyance.»

Médecin au sanctuaire de Lourdes depuis 2009, Alessandro de Franciscis a pour rôle de procéder à une première évaluation des déclarations de guérison, avant de soumettre les cas au Bureau des constatations. Il conclut :

«Je ne saurais expliquer en détail la richesse de l’expérience que la Providence divine et l’Immaculée Conception m’ont permis de vivre depuis le 1er avril 2009, avec toute l’équipe du bureau médical et le réseau de l’Association médicale internationale de Lourdes. Sans eux, je n’aurai rien pu faire. Qu’ai-je appris ? Je dirais que, parfois, face à des histoires de guérison, je ne peux que lever les mains et dire : “Je ne sais pas expliquer”… Je me sens, en somme, comme penché à une fenêtre qui donne sur le mystère.»

465 744 immigrés clandestins bénéficient de l’Aide médicale d’État : c’est “Nicolas qui paie”

Selon un rapport d’information déposé le  Sénat, le nombre d’interpellations de clandestins sur le sol français est en forte hausse : 147 154 en 2024, soit plus de 400 par jour et une augmentation de 18,9 % par rapport à l’an passé.

Par ailleurs, 465 744 migrants en situation irrégulière bénéficient de l’Aide médicale d’État (AME). Le Samu social de Paris a indiqué que l’étude de l’IRDES (Institut de Recherche et Documentation en Economie de la Santé), concordante avec ses observations, montre que près de 50 % des personnes éligibles à l’AME n’y ont pas recours.

Mais ce sujet n’est pas à l’ordre du jour du budget 2026 de François Bayrou…

“Je plaide pour l’union des électeurs de droite, pas pour “l’union des droites” en laquelle je ne crois absolument pas”

Voici quelques extraits de l’entretien donné par Bruno Retailleau dans Valeurs Actuelles, et qui agite la sphère médiatique au coeur de l’été :

​Vous avez été élu président des Républicains après une victoire écrasante. Pourtant, l’organigramme comporte de vieux chevaux de retour. La rupture dans le pays ne commence-t-elle pas dans son propre parti ?

Demain, il faudra rassembler les Français. Cela commence par rassembler sa propre famille politique. La faiblesse de la droite, c’est vrai, venait de sa cacophonie. Depuis le ralliement d’Éric Ciotti à Marine Le Pen, il y a un an, le parti s’est mis totalement à l’arrêt. J’ai trouvé un parti en catalepsie. J’ai composé une équipe dirigeante resserrée, profondément renouvelée. Il faut encore tout remodeler ; ce travail prendra quelques mois, jusqu’à la rentrée.

Jean-François Copé, qui plaide pour une alliance avec le centre, Florence Portelli, qui dénonce votre plan sur l’énergie… Cela ressemble un peu à de la cacophonie, non ?​

Je vous rassure : il n’y aura qu’une seule ligne, assumée. Si certains cadres venaient à entretenir la polyphonie pour pousser un petit cri existentiel et jouer leur propre partition, ils n’auront alors plus leur place dans l’équipe dirigeante.​ […]​

Laurent Wauquiez dit vouloir rassembler la droite « de Gérald Darmanin à Sarah Knafo ». Reprenez-vous ce désir à votre compte ?​

On ne rassemble pas par le haut mais par le bas. Je plaide pour l’union des électeurs de droite, pas pour “l’union des droites” en laquelle je ne crois absolument pas. La politique des petits accords partisans, je n’y crois pas. En revanche, pour l’emporter en 2027, nous devrons nécessairement réussir à convaincre tous les patriotes sincères, partis vers le Rassemblement national  ou Emmanuel Macron à travers un projet de rupture.

Vous assumez vous inspirer de Nicolas Sarkozy en tant que ministre de l’Intérieur. Et en tant que chef de la droite ?​

La campagne de 2007 restera comme la plus belle campagne menée par la droite depuis une trentaine d’années. C’était une politique de rupture assumée, sans considération de catégories sociales ou d’étiquettes politiques. Il s’est adressé directement au peuple français. Et il l’a séduit.​

Comment expliquez-vous l’échec qui a suivi ?

La conquête du pouvoir est une chose. L’exercice du pouvoir en est une autre. Pendant la campagne de François Fillon, nous avions préparé l’action que nous mènerions en cas de victoire, semaine après semaine. Un mandat se joue dans les six à huit premiers mois. Il faut être prêt dès l’arrivée au pouvoir. Sans se disperser, avec une demi-douzaine de priorités. En agissant sur les trois leviers qu’offre la Constitution : la loi ordinaire et les règlements, les ordonnances et le référendum. […]​

Pourtant, Marine Le Pen se montre sévère à l’égard de votre bilan. Comment jugez-vous l’offensive du RN à votre encontre ?

Comme on dit chez moi, en Vendée : “Il vaut mieux faire envie que pitié.” Je suis devenu à la fois l’obsession de La France insoumise [LFI]et du Rassemblement national. C’est une bonne nouvelle. Si mon action trouve un écho dans une partie de l’électorat RN, c’est parce que les Français comprennent qu’on n’efface pas un demi-siècle de laxisme avec des postures politiciennes, en claquant des doigts, en changeant constamment de programme et en postant des photos sur TikTok, comme le font Jordan Bardella et Marine Le Pen. On peut me reprocher beaucoup de choses, mais certainement pas une absence de constance et de cohérence.​

Pourquoi, selon vous, Marine Le Pen refuse-t-elle de se dire de droite, alors même qu’une majorité de son électorat se reconnaît dans cette étiquette ?

Parce qu’elle ne l’est pas, tout simplement. Marine Le Pen possède un hémisphère de gauche. Son programme économique est socialiste. Son groupe parlementaire s’est opposé à la réforme que je portais pour instaurer une contrepartie d’activité au RSA. Et le RN persiste dans son opposition à la réforme des retraites, malgré l’état de notre système par répartition. Avec LFI, il forme le cartel du déni. Il refuse de voir la réalité en face. […]

Si les élections municipales donnaient lieu à des seconds tours RN/LFI, pour qui appelleriez-vous à voter ?​

Pour éviter cela, j’appelle déjà à voter pour nos candidats de la droite ! Mais LFI est pour moi la première et la pire menace politique. Nous devons, d’une manière générale, assumer un cordon sanitaire contre La France insoumise. Grenoble, Nantes, Lyon, Strasbourg, Tours… dans toutes ces municipalités emportées par l’alliance des gauches, il faut que la droite soit au cœur d’un bataillon de choc le plus élargi possible. Nous ne pourrons pas gagner seuls. […]

C’est un peu contradictoire… “Nous ne pourrons pas gagner seuls” c’est croire en l’union des droites.

Etats généraux de la bioéthique : le CCNE s’empare du thème de la baisse de la natalité et de la fertilité

C’est un avis du CCNE (Comité consultatif national d’éthique) qui date du mois d’avril, mais il annonce la tenue au premier semestre 2026 d’un thème des Etats généraux de la bioéthique :

Face à la diminution du taux de naissance et à l’augmentation des situations d’infertilité, le Comité Consultatif National d’Éthique pour les sciences de la vie et de la santé (C.C.N.E.) publie ce jour son Avis n°149. Cet avis, entrepris à la suite d’une saisine par le Ministre délégué chargé de la santé et de la prévention, examine les déterminants multiples de ces phénomènes ainsi que leurs implications sociétales et éthiques.

L’Insee et les instituts de recherche spécialisés constatent un recul significatif du nombre de naissances en France : de 888 000 naissances en 1973 à 663 000 en 20241, avec un indicateur conjoncturel de fécondité désormais établi à 1,62 enfant par femme, bien en dessous du seuil de renouvellement des générations (2.05). Cette tendance s’inscrit dans un mouvement plus large observé dans de nombreux pays industrialisés. En France, cette dynamique est atténuée par des politiques familiales historiquement soutenues et un solde migratoire positif contribuant au renouvellement démographique.

Les causes de cette baisse des naissances sont multiples et leur évaluation reste complexe en raison du manque de données précises. Les données scientifiques mettent en évidence plusieurs facteurs contributifs, parmi lesquels l’impact de l’âge maternel, les modifications environnementales, l’exposition aux perturbateurs endocriniens, la progression de certaines pathologies métaboliques, et la mise en évidence de facteurs génétiques. À ces facteurs s’ajoute une diminution de la fécondité liée à des dimensions socio-économiques, culturelles et sociétales, ainsi qu’un questionnement grandissant sur la parentalité voire un réel non-désir d’enfant.

« Les études épidémiologiques convergent : la fertilité humaine est un indicateur biologique sensible aux transformations de notre environnement et de nos modes de vie. Il est essentiel d’intensifier les recherches pour mieux comprendre les mécanismes et adapter les stratégies de prévention et de prise en charge » – Joëlle Belaïsch-Allart, médecin gynécologue obstétricienne, rapporteure de l’Avis 149 et membre du C.C.N.E.

L’avis met en exergue deux dynamiques distinctes. D’une part et majoritairement, l’évolution socio-économique et culturelle, qui retarde les projets parentaux en raison de la précarité des jeunes générations, de la transformation du rôle des femmes dans la société et des contraintes professionnelles. D’autre part, on observe une progression de l’infertilité aggravée par des facteurs environnementaux, biologiques et médicaux. Ces phénomènes sont accentués par un accès inégal aux techniques d’assistance médicale à la procréation (A.M.P.).

Le Comité insiste sur la nécessité d’aborder cette problématique sous l’angle du respect de l’autonomie individuelle tout en renforçant la solidarité collective.

« Le vieillissement accéléré de la population et la chute de la natalité questionnent notre modèle de société et exigent une réponse immédiate et adaptée » – Jean-François Delfraissy, Président du C.C.N.E.

Dans son Avis n°149, le Comité a fait le choix d’ouvrir sa réflexion sur la natalité en s’interrogeant sur la place de l’enfant dans la société actuelle, considérant qu’il n’est pas possible de questionner les différents enjeux relatifs à la procréation sans accorder prioritairement son attention à l’intérêt supérieur de l’enfant à venir. De même, le C.C.N.E. rappelle que si le choix d’avoir un enfant relève de la liberté de chacun, il est impératif que la société accompagne ceux qui rencontrent des difficultés à concrétiser ce projet. Par cet Avis le Comité souligne l’importance pour notre société de pouvoir conjuguer solidarité collective et respect de l’autonomie individuelle. Ainsi, et pour répondre à ces défis, il appelle à une action forte et coordonnée, articulée autour de plusieurs axes :

    • Sensibilisation et éducation : renforcer l’information sur la fertilité et ses déterminants, notamment l’impact de l’âge sur la procréation.
    • Réinvention des politiques publiques : faciliter la parentalité en repensant les dispositifs de soutien aux familles, notamment en matière de logement et de modes de garde.
    • Amélioration de l’accès aux soins : garantir une prise en charge équitable et renforcée des parcours d’A.M.P.
    • Engagement en faveur de la recherche : intensifier les études sociologiques afin d’analyser plus finement les déterminants de la baisse de la natalité, intensifier les études sur les différents type d’infertilité et la recherche en sciences humaines et sociales.

Le C.C.N.E. insiste sur la nécessité d’un débat éclairé, fondé sur les avancées scientifiques et respectueux des choix individuels. Il rappelle que la compréhension des dynamiques de la natalité et de la fertilité doit s’appuyer sur des travaux de recherche interdisciplinaires et sur une concertation large impliquant l’ensemble des acteurs concernés.

L’Avis complet est disponible sur le site du C.C.N.E.

Cet avis de 76 pages évoque l’avortement, à propos de l’information à donner sur la fertilité :

Une information spécifique doit être délivrée, de façon précoce, à l’égard des jeunes (lycéens, étudiants…), avec bienveillance et sans moralisation. Les formations à l’éducation sexuelle sont en effet insuffisantes : elles évoquent les enjeux relatifs à la contraception, les IVG, les maladies sexuellement transmissibles (MST), mais très rarement la santé reproductive.

La contraception est citée à plusieurs reprises comme l’une des causes du recul de la fécondité :

La transformation du rôle de la femme dans la société, le recul de l’âge de la maternité et l’augmentation du non-désir d’enfant : l’émancipation des femmes, rendue possible par des progrès sociaux comme l’accès à l’éducation, à la contraception et la participation croissante au marché du travail depuis les années 1970 a conduit à une diminution de l’importance accordée au mariage et à la maternité.

Par ailleurs, la diffusion de la contraception moderne et la légalisation de l’interruption volontaire de grossesse ont contribué à ce report de l’âge de la maternité, en réduisant la fréquence des grossesses et des naissances non désirées, notamment aux âges jeunes

La France ne peut pas cumuler “en même temps” une politique de mort et une politique pro-vie…

Les finances des diocèses français révèlent une situation préoccupante

Editorial d’Olivier Frèrejacques dans Liberté politique, qui consacre son dernier numéro à l’Eglise en France, entre faillite et renouveau :

De nombreux diocèses français enregistrent une baisse des revenus issus du Denier de l’Église. Les raisons de ce phénomène sont multiples et identifiables, mais la hiérarchie catholique semble ne pas prendre pleinement la mesure de ce qui pourrait accélérer le déclin de la pratique religieuse.

En 2023, les finances des diocèses français révèlent une situation préoccupante, marquée par une diminution inquiétante du Denier de l’Église, qui constitue leur principale ressource (50 % des 603 millions d’euros de dons collectés en 2023). Le Denier stricto sensu s’élève à 210 millions d’euros, en recul de 1,2 % par rapport à 2022 (212,5 millions) et de 59 millions depuis 2020.
Notre enquête exclusive, publiée dans le dernier numéro de Liberté Politique, révèle que sur 38 diocèses étudiés, 26 enregistrent une baisse notable. Paris, Marseille, Lyon et Toulouse sont particulièrement touchés, avec une diminution atteignant jusqu’à 8,55 % à Toulouse depuis 2019. L’opacité des comptes, à une époque où la transparence est pourtant érigée en valeur cardinale, complique une approche sereine de ce problème.

Agir avant qu’il ne soit trop tard

Loin d’être une fatalité, la situation critique de nombreux diocèses doit inciter la hiérarchie catholique à revoir sa gouvernance et la gestion des affaires matérielles. Pour ce faire, il serait pertinent, d’une part, de s’inspirer des diocèses qui parviennent à maintenir leurs finances, comme ceux d’Île-de-France (hors Paris), et, d’autre part, de confier la gestion financière à des personnes compétentes, tant sur le plan comptable que dans la levée de fonds.

Plutôt que de vouloir sans cesse faire entrer des laïcs dans le cœur de nos églises, il serait probablement judicieux de confier nos finances à des laïcs catholiques compétents. L’Église de France, confrontée au vieillissement de ses fidèles, dispose de jeunes retraités qualifiés et d’entrepreneurs chrétiens prêts à s’engager.

Bien que légitimement préoccupée par la gestion des scandales qui l’ont ébranlée, l’institution ne doit pas négliger ses finances. Les prêtres et religieux en France vivent souvent modestement et ont besoin de moyens pour subvenir à leurs besoins essentiels : se loger, se nourrir, s’habiller. Les prêtres, en particulier, requièrent ces ressources pour dispenser les sacrements, une mission non négociable. Les évêques doivent désormais prendre pleinement conscience du danger qui menace l’institution.

Pour découvrir cette enquête exclusive, commandez le dernier numéro de Liberté Politique (n°104).

La messe du 400e anniversaire des apparitions de sainte Anne retransmise sur CNews

La messe célébrée par le cardinal Robert Sarah le 26 juillet à 10h30 à Sainte-Anne-d’Auray sera retransmise en direct sur CNews.

Le comité olympique américain exclut les transgenres des épreuves féminines

En février, Donald Trump a signé un décret intitulé « Tenir les hommes à l’écart du sport féminin ». Pour s’y conformer, le comité olympique et paralympique américain a exclu les hommes qui se prennent pour des femmes des épreuves féminines des Jeux.

Cette mise à jour de la politique du comité olympique américain (USOPC) est entrée en vigueur le 21 juillet.

« L’USOPC s’engage à protéger les opportunités offertes aux athlètes ». « L’USOPC continuera de collaborer avec divers acteurs responsables (…) afin de garantir aux femmes un environnement de compétition juste et sécurisé, en conformité avec le décret exécutif 14201 ».

Ce décret de Trump menace de priver de fonds fédéraux toute école ou institution permettant aux transgenres de jouer dans des équipes féminines, estimant que cela violerait le Titre IX, qui garantit l’égalité d’accès des femmes au sport.

« Je n’aime pas les adolescents »

Le chef de l’Etat a tenu ce propos dans le « Guardian ». Interrogé par l’écrivain Emmanuel Carrère, qui l’accompagnait lors de ses visites officielles au Groenland et au Canada, Emmanuel Macron a lâché cette phrase :

« Je n’ai jamais été un adolescent. Je n’aime pas les adolescents. Je ne les comprends pas. Ma femme les comprend. »

Sa femme les comprend tellement qu’elle s’est même mariée avec un adolescent de sa classe…

Extrait du récit de la journaliste :

Mais ce qui m’a le plus frappé, c’est ce qu’il a dit avec une force soudaine à propos des adolescents et des jeunes – je ne me souviens pas comment nous en sommes arrivés là : « Je n’ai jamais été adolescent. Je n’aime pas les adolescents. Je ne les comprends pas [il est rare que Macron dise qu’il ne comprend pas quelque chose]. Ma femme les comprend. » Je me suis dit : il était adolescent quand ils se sont rencontrés, et peut-être que si elle n’avait pas compris les adolescents, il ne serait pas dans son avion de relations publiques aujourd’hui, avec sa petite chouette de Minerve imprimée sur son t-shirt noir de bodybuilder. Et puis, le mot de la fin avant d’aller dormir – même lui – pour deux ou trois heures. Apparemment, c’était quelque chose que sa grand-mère avait l’habitude de dire, et ceux qui l’entourent le connaissent par cœur et l’attendent avec un mélange de gaieté complice et d’inquiétude modérée, car sous sa gentillesse se cache une menace : « OK, tout le monde au lit. Passez la nuit que vous méritez. »

I-Média : Carrefour City, loi Duplomb, ARCOM, Macron

Pour ce dernier numéro avant les vacances, Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin font un tour d’horizon de l’actualité médiatique française.

Les pastilles de l’info :

  • 6ème arrondissement de Paris : Le “Carrefour City” ou le Carrefour Cité ? C’est la révolte des élites contre une supérette via une pétition signée par Alain Finkielkraut, Denis Olivennes et des centaines de riverains du quartier, mobilisés contre un Carrefour City. Hypocrisie, mépris de classe ou conservatisme identitaire rationnel ?
  • Loi Duplomb : Le retour des pesticides interdits (acétamipride) sous la pression des lobbys agro-industriels
    Une pétition en ligne sur le site de l’Assemblée nationale contre la loi Duplomb (déjà votée) commence à faire beaucoup de bruit. Certains médias se sont distingués en faisant le service après vente du gouvernement, quand certains politiques se sont positionnés de façons plus ou moins subtiles…
  • X (ex Twitter) VS la justice française : La chasse aux algorithmes !
    Les autorités exigent l’accès aux données privées de X. Une tentative de censure déguisée en enquête, pilotée par des “experts” militants anti-X comme David Chavalarias du CNRS, qui dirige la campagne “Escape X”, anciennement connue sous le nom de “HelloQuitteX”.
  • Pour la fête nationale, l’ARCOM impose la diversité dans les médias !
    Au lieu de promouvoir ce qui rassemble les Français, l’ARCOM a lancé “Nous sommes la France”, une campagne chargée de représenter la diversité de la société française et de lutter contre les “discriminations”, du 14 au 21 juillet. Retour sur la vidéo de France Info qui a braqué le projecteur sur les minorités.
  • Obsèques d’Ardisson : des artistes, des politiques et le petit milieu médiatique
    Cicéron disait que “La vie des morts consiste à survivre dans l’esprit des vivants”. Pour Thierry Ardisson, les vivants qui se sont rendus à son dernier hommage avaient tout du panier de crabes : la caste artistico-politico-médiatique !

Portrait piquant : Denis Olivennes, l’homme de média de Daniel Kretinsky, milliardaire tchèque

50 ans des Europa Scouts

À Ouzouer-sur-Loire, 900 membres de 12 à 17 ans des Europa Scouts, fêtent le cinquantenaire de ce mouvement scout. En six ans, les effectifs ont augmenté de 40% pour atteindre 2.000 adhérents.

Voici l’homélie prononcée par l’abbé Thibault Desjars de Keranrouë, conseiller religieux national des Europa Scouts, lors de la messe solennelle célébrée pendant le camp national, à l’occasion des 50 ans de l’existence des Europa Scouts, le mercredi 23 juillet 2025 à Ouzouer-sur-Loire :

Chères guides, chers scouts,

En 1975, Perrig Geraud-Keraod, l’un des fondateurs des Scouts d’Europe, donnait vie aux Europa Scouts tel que nous en bénéficions aujourd’hui. 1975-2025 : 50 ans d’existence. Je ne peux pas ici rappeler toute l’histoire du mouvement. Mais nous avons un devoir de mémoire pour ceux qui nous ont précédés, ceux grâce auxquels nous pouvons nous aussi, aujourd’hui, porter l’uniforme et rester fidèles à notre promesse. Dans cette messe, rendons grâce à Dieu et prions-le pour le repos de l’âme des fondateurs du scoutisme, de Baden Powell à Perrig, présidents, chefs, cheftaines, scouts et guides, conseillers religieux.

Combien sont-ils, les anciens Europa Scouts, dans les cimetières de France, qui vont entrer dans la gloire éternelle aujourd’hui même, parce que nous, les scouts et guides de 2025, prions et intercédons auprès de Dieu pour nos anciens ? C’est ça aussi, honorer son pays, honorer sa culture, aider son prochain en toute circonstance, et vivre la fraternité scoute.

Mes amis, le scoutisme est la plus grande école de vie qui ait jamais été inventée dans nos sociétés, pour cette tranche d’âge magnifique qu’on appelle communément l’adolescence. Même si fondamentalement, l’adolescence n’est pas une tranche d’âge, pas un état fixe et stable. L’adolescence au contraire, c’est un passage, un mouvement. De l’enfance à l’âge adulte. Devant moi rassemblés, je ne vois pas aujourd’hui des adolescents ; mais je vois des jeunes hommes et des jeunes filles, un peu enfants, un peu adultes, en mouvement entre les deux. Vous êtes à la fois attirés par le jeu, le rire, la simplicité, la spontanéité de l’instant présent, comme tous les enfants du monde. Vous aspirez aussi à de grandes réussites, de grands projets, de vastes horizons, sachant déjà par expérience le poids du mal et les lourdeurs du monde, comme les adultes. Vous vivez dans vos corps et dans vos âmes le passage splendide de l’enfance à la maturité.

Certains adultes posent un regard exaspéré, fatigué, désespéré sur vos vies mouvantes et passionnées. D’autres, souvent puissants dans ce monde, voient en vous des victimes potentielles : victimes des modes ; victimes du numérique, des réseaux sociaux, des influenceurs en tous genres ; victimes de la publicité ; victimes du regard des autres, de la violence, et j’en passe.

Quoiqu’excessifs, ces regards d’adultes ne sont jamais complètement faux, vous êtes les premiers à le reconnaitre honnêtement quand on prend le temps d’en parler avec vous posément et avec humour. Mais malgré les tempêtes propres à vos âges, le génie de Baden Powell fut d’oser avoir confiance en vous, chers jeunes, comme Dieu a confiance en vous. Aujourd’hui il vous dit, par la voix de vos chefs, cheftaines et conseillers religieux : tout jeune que tu es, rempli des contradictions et des tiraillements entre l’enfance et l’âge adulte, tu es une belle personne, qui vit dans un beau pays, sous la protection d’un Dieu splendide et miséricordieux, dont la beauté du monde n’est qu’un pâle reflet. Dans le scoutisme, l’adulte dit au plus jeune : je crois en toi parce que Dieu croit en toi. Je crois que tu seras bientôt, si tu le veux aussi, un homme, une femme, accompli. Voilà pourquoi, dès l’âge de 12 ans, tu peux promettre sans trembler, comme nombre d’entre vous l’ont fait cet été au camp : sur mon honneur, avec la grâce de Dieu, je promets de servir Dieu, l’Eglise, ma patrie.

Chers amis, le système des patrouilles imaginé par Baden Powell, protégé et chéri par les Europa Scouts, est une invention de génie. Un jeune de 16 ans, secondé par un plus jeune de 15, responsables ensemble de 5 ou 6 autres encore plus jeunes. Qui oserait faire un tel pari ? A l’époque de Baden Powell, personne. Aujourd’hui, les chefs et cheftaines partout répandus dans le pays. On vous confie des responsabilités adaptées à votre âge. Vous apprenez, par la vie de patrouille, à déployer vos talents, vos compétences, pour les mettre au service de la communauté. Soyez toujours enthousiastes dans vos postes d’action. Ne laissez jamais personne vous dire que vous n’êtes pas compétent. Un scout, une guide, qui travaille avec effort le chant, l’animation, la prière, l’infirmerie, le brelage, le froissartage, la lutte, l’observation, le morse, la liturgie, et que sais-je encore : ce scout et cette guide sont dignes de leur uniforme. Vous expérimentez dans vos patrouilles que vous n’êtes pas égaux en tout. Certains sont plus doués, d’autres moins, c’est ainsi. Les dons de Dieu ne sont pas égaux. Mais au bout du compte, seule importe la charité fraternelle. Le cul-de-pat timide, ce 4ème de patrouille lent à apprendre, ce CP trop chétif pour gagner le combat, ce second qui manque encore de personnalité, celui-là est peut-être le plus saint de votre patrouille ! N’oubliez jamais cela : la sainteté n’est pas proportionnelle à vos talents humains. Évidemment, la sainteté consiste aussi à déployer ses talents, même pour le plus faible, mais dans le seul et unique but de l’amour et du service du prochain. Voilà pourquoi nous plaçons le pouce sur l’auriculaire en saluant fièrement : parce que le plus fort n’est fort, que si et seulement si, il protège le plus faible. Et qui sait ; quand vous serez adultes, peut-être que le plus faible de votre ancienne patrouille, sera devenu le plus fort dans le monde. Il pourra à son tour vous protéger, vous tendre la main, pour continuer ensemble de grandir jusqu’au Ciel. Ainsi vit-on dès maintenant, concrètement et chaque jour dans nos patrouilles et nos camps, le grand dogme de la communion des saints. C’est cela qu’on désigne par la belle expression : la fraternité scoute. Dans vos patrouilles, ne laissez jamais personne derrière ; n’abandonnez, ne rejetez, ne critiquez jamais votre camarade de patrouille. Soutenez ses efforts, corrigez ses défauts. C’est ensemble que vous vaincrez, ensemble que vous perdrez, ensemble que vous vous entraînerez jusqu’à la vie éternelle. Telle est la volonté de Dieu pour vous : soyez les gardiens de vos frères et sœurs.

On entend souvent dire par les temps qui courent, que notre société, notre pays va mal. On entend parler de guerre, de crimes, de changements climatiques, de chômage, de dépression. Tout cela est malheureusement vrai sous beaucoup d’aspects. Mais nous, scouts et guides, ne voulons pas nous attarder à regarder avec un sentiment de fatalité cette triste réalité. Nous voulons plutôt, de toutes nos forces, œuvrer pour un monde meilleur. Un monde meilleur commence dans la patrouille : le confort de votre coin de pat, la chaleur humaine de votre ambiance, les rires, beaucoup de rires ! Le monde est plus beau quand les scouts et les guides l’animent. Un monde meilleur aussi en défendant la nature que Dieu nous donne : en respectant les lois de notre pays, celles qui encadrent le soin de la nature, des plantes, des animaux. Il y a beaucoup de lois intelligentes en France, qui protègent les forêts, les campagnes, l’alimentation, les biens de consommation, et l’usage des 4 éléments fondamentaux que sont le feu, l’eau, l’air et la terre. Nous devons en être fiers, et protéger ces lois en apprenant aux plus jeunes à les respecter en toute circonstance. Un monde meilleur en travaillant de toutes nos forces pour réussir nos études, en visant haut avec ambition. Nous devons aimer les responsabilités, pratiquer de beaux métiers, investir tous les domaines : culture, art, armée,politique, entreprises, associations, familles, Eglise dans les séminaires et les couvents ! Le scout s’engage partout, met ses forces à disposition pour le pays, pour l’Eglise, pour sa famille, pour lui-même, et tout cela pour la gloire de Dieu. A tous les oiseaux de malheur dans ce monde fatigué, nous voulons opposer notre amour de la vie. Tel est le cri qui jaillit de nos cœurs, quand nous hurlons nos cris de patrouille. Ce n’est pas un concours de voix, c’est le jaillissement spontané de la vie, qui fait du bruit, qui occupe le terrain, qui ne se laissera jamais dompter par les forces du mal, les puissances de mort, la tristesse et la morosité. Le scoutisme est une école de joie sainte, parce qu’il cueille la vie à sa racine, et l’élève jusqu’au Ciel.

Chers amis, soyez des missionnaires. Rayonnez par l’uniforme, attirez par votre conduite et votre joie de vivre. Le monde a besoin de vous. La jeunesse de notre pays a besoin de votre témoignage. Dieu veut vous écouter chanter, vous voir jouer, vous consoler dans les larmes, vous réjouir dans la prière du soir sous les étoiles, rire avec vous aux éclats. Tel est Dieu, telle est l’Eglise, telle est la bénédiction du scoutisme. Que St Georges nous aide à construire ensemble un monde fraternel, où chacun respecte son voisin, et tous protègent le bien commun que Dieu nous a confié. Telles sont les grâces que nous demandons aujourd’hui à notre Seigneur Jésus-Christ, par l’intercession de St Georges et de la Vierge Marie. Vive l’Eglise, vive la France, vive le scoutisme, vive les Europa Scouts. Ainsi soit-il.

Handicapée, elle est menottée dans l’avion

Une jeune femme handicapée, âgée de 39 ans, a été violentée et menottée lors d’un vol à bord d’une compagnie aérienne allemande. Après avoir été menottée, elle a été débarquée de l’avion puis emmenée de force au poste de police pour être interrogée durant 6 heures…

Cette incroyable mésaventure qui est arrivée il y a une dizaine de jours à une jeune Française catholique témoigne d’un manque cruel d’humanité dans nos sociétés modernes.

Le Rocher Mistral : “la bêtise et la haine roulent leur meule sur la France à coups de normes, interdits, procédures, intimidations et campagnes mensongères”

Dans Le Point, Franz-Olivier Giesbert dénonce l’acharnement contre le parc provençal du Rocher Mistral. Sur Facebook, Vianney d’Alançon, qui porte ce projet, salue ce soutien :

En quelques lignes magistrales, Franz-Olivier Giesbert résume parfaitement l’opposition que vit le Rocher Mistral depuis 2021. Lui qui a visité le site peut juger sur pièce contrairement à nos détracteurs qui parlent sans entreprendre en France et surtout sans savoir ! Après les attaques odieuses des associations militantes ce sont maintenant les parties politiques comme LFi et les écologistes radicaux qui viennent traîner leurs guêtres pour pourrir le patrimoine français, l’esprit d’aventure et surtout l’entreprenariat dont la France a tant besoin pour redresser l’économie de notre si beau pays !

Franz-Olivier Giesbert écrit :

La semaine dernière, Sophie Taillé-Polian, députée du Val-de-Marne, ex-PS, siégeant au groupe écologiste, est descendue exprès loin de chez elle, dans les Bouches-du-Rhône, pour tenir une conférence de presse contre le parc de loisir le Rocher Mistral. Pensez ! Il y avait péril en la demeure et il fallait réveiller d’urgence la Provence : elle avait tant besoin de l’expertise de cette chevalière blanche qui entend bouter les médias « d’extrême droite » hors du pays.

Les années passent et se ressemblent : face à ses ennemis de l’ultragauche qui ne désarment jamais, le Rocher Mistral tient toujours fièrement son cap, avec une prévision de 150 000 visiteurs cette année. C’est une histoire française, un beau rêve qui tourne au cauchemar, que l’on pourrait résumer ainsi : « Comment tout faire pour essayer de détruire une bonne idée. » Elle en dit long sur la bêtise et la haine qui, ces temps-ci, roulent leur meule sur la France à coups de normes, interdits, procédures, intimidations et campagnes mensongères. […]

Depuis l’avènement du Rocher Mistral, c’est comme si le ciel était tombé sur la tête de Vianney d’Alançon. Attaques judiciaires en tout genre, articles incendiaires dans la presse bien-pensante à l’instar du Monde, campagne locale permanente de LFI notamment et de ses alliés escrologistes – pardon, écologistes – dénonçant les atteintes à l’urbanisme, au patrimoine, à l’environnement, etc. Pourquoi cet acharnement contre un parc dédié surtout au folklore provençal ? Alançon est parfois accusé, entre autres crimes, d’être proche des milieux catholiques ou d’avoir eu des relations d’affaires avec Bernard Arnault ou Vincent Bolloré…

Les faux nez de l’ultragauche sont à la manœuvre : Ethicpol, France Nature Environnement ou les Soulèvements de la Terre multiplient les plaintes judiciaires. Ils bénéficient, bien sûr, de la complicité objective de la justice administrative ou pas et de certains fonctionnaires d’administrations plus ou moins courtelinesques comme la direction régionale de l’aménagement (Dreal), la direction régionale des affaires culturelle (Drac), la sous-commission départementale de la Sécurité (SCDS), etc. Sans oublier la mairie de La Barben qui mène une guerre picrocholine contre le Rocher Mistral.

Autant dire que tout ce joli monde se fiche pas mal que le parc ait créé 150 emplois directs et 250 indirects. Par ailleurs, il va de soi que les sept permis de demandes d’aménager déposées par d’Alançon ont été refusés ou abandonnés. Il va de soi aussi que ses plaintes pour intimidations, violations de propriété ou prise illégale d’intérêt contre le maire du village dorment toujours dans les tiroirs des procureurs et des juges d’instruction.

Est-ce donc aux minorités agissantes de faire la loi en France ? Telle est la question. La dernière pétition contre le Rocher Mistral n’a recueilli que 352 signatures, c’est dire la force des opposants. Fort de ses soutiens, d’Alançon garde donc encore le moral. Il jure qu’il ne se rendra pas : « Ce n’est pas possible, comme disait Napoléon, ce n’est pas français ! »

Maire LR de Limoges : “On fait tout pour faire une république islamique”

Maire LR de Limoges depuis 2014, Émile Roger Lombertie répond à Marc Baudriller sur Boulevard Voltaire, suite aux émeutes que sa ville a connues :

Quand on est en bande organisée et qu’on tire sur les autres cela s’appelle la guerilla. Savez vous à quoi cela m’a fait penser ? On a appelé cela « les évènements », en Algérie (les troubles qui mèneront à la guerre d’Algérie). Aujourd’hui, ce que disait De Gaulle, l’huile et le vinaigre et Colombey-les-deux-mosquées, on y est ! Il y a un grand danger : quand on ne fait pas ce qu’il faut pour faire respecter la République française, on fait tout pour faire une république islamique. Je n’en dirai pas plus pour le moment…

Cette révolte très grave était-elle prévisible ?

J’ai été psychiatre avant d’être élu, j’étais responsable de la psychiatrie du département et coordinateur de la psychiatrie régionale avec la psychiatrie nationale : j’avais un intérêt pour cela et je connaissais un peu les quartiers. Il y a plus de vingt ans, je disais à un élu socialiste concernant le Val de l’Aurence, quartier de Limoges : « Est ce que vous vous rendez compte de la dérive dans laquelle vous laissez ces quartiers ? Priez pour qu’on ne soit pas obligés d’y mettre un jour la Légion étrangère, un genoux à terre et ouvrant le feu pour ramener l’ordre ». Vingt ans… J’ai un côté un peu prométhéen, je réfléchis très vite et j’ai deux ou trois coups d’avance bien souvent, cela m’arrive aussi de me faire prendre de vitesse par l’intelligence ou la réaction des autres, mais là, j’avais vu juste parce que je voyais ces quartiers se dégrader et se déliter à tous les niveaux. […]

Mais cela dépasse Limoges, c’est partout en France, ils se passent le mot. J’ai eu Robert Ménard au téléphone. A Béziers, c’est exactement le même phénomène, la même stratégie. Certains me disent : il faut tirer dans le tas. Non, le jour où on aura un mort par tir de police qui aura cherché à se défendre, on aura une explosion pire qu’en 2023 [année des émeutes liées à la mort de Nahel, NDLR]. […]

Barack Obama accusé d’avoir fabriqué des renseignements suggérant que la Russie avait tenté d’influencer l’élection de 2016

Tulsi Gabbard (photo), la directrice du renseignement national américain, a demandé samedi 19 juillet des poursuites judiciaires contre Barack Obama et d’anciens hauts responsables de la sécurité nationale américaine. Elle les accuse d’avoir organisé « un coup d’État » contre Donald Trump en « fabriquant des renseignements » suggérant que la Russie avait tenté d’influencer l’élection de 2016.

« Il existe des preuves irréfutables montrant comment le président Barack Obama et son équipe de sécurité nationale ont ordonné la création d’une évaluation de la communauté du renseignement dont ils SAVAIENT qu’elle était fausse. »

Des preuves révèlent que l’administration Obama a fabriqué des renseignements politisés pour discréditer Donald Trump avant sa prise de fonction !  

De nouvelles preuves publiées par Tulsi Gabbard confirment que l’administration Obama a fabriqué des renseignements politisés, qui ont ensuite été utilisés comme justification pour des calomnies sans fondement contre Donald Trump, dans le but de tenter de délégitimer sa victoire avant même qu’il ne prenne ses fonctions.”

« Les implications de cela sont profondes et concernent l’intégrité de notre république démocratique. Il s’agit d’un Président sortant qui prend des mesures pour fabriquer des renseignements… et lancer ce qui serait un coup d’État de plusieurs années contre le Président entrant. »

« L’intention exprimée et ce qui a suivi ne peuvent être décrits que comme un coup d’État de plusieurs années et une conspiration traîtresse contre le peuple américain, notre République, ainsi qu’une tentative de porter préjudice a l’administration de Donald Trump »

Des documents transmis au DOJ et au FBI incriminent directement le président Obama dans la fabrication de renseignements :

 « Nous avons transmis et continuerons de transmettre tous ces documents au ministère de la Justice et au FBI… Les preuves que nous avons trouvées et que nous avons rendues publiques indiquent directement que le président Obama a dirigé la fabrication de cette évaluation du renseignement. »

«J’ai senti que tout ce qui était mort en moi revenait à la vie.»

Témoignage dans la revue canadienne Le Verbe, avec Sayeh Golchin , enfant unique d’un père alcoolique absent et d’une mère monoparentale peu disponible, devenue travailleuse du sexe avant de se convertir :

[…] À la même époque, la jeune femme décide de partir en voyage au Mexique, où elle atteint «le pire rock bottom» de sa vie. «Je n’avais vraiment plus rien: pas de chez-moi, plus d’argent et pas de billet de retour. J’étais en dépression et je n’avais plus rien à quoi me raccrocher», témoigne-t-elle. Et c’est là, au fond du désespoir, que Sayeh rencontre Dieu. Ne sachant plus quoi faire, elle pousse un cri du cœur vers le ciel sans savoir à qui elle s’adresse: «Dieu, si tu existes, prend le contrôle de ma vie!» Elle rend les armes, elle lâche prise, elle s’abandonne.

Le lendemain, au réveil, c’est une paix intérieure indescriptible qui l’habite.

«Des méditations de dix heures, des moments de silence pendant des jours, j’en avais faits et je n’avais jamais rien ressenti de pareil, s’exclame la femme qui précise avoir vécu plusieurs expériences spirituelles avant celle-ci. Ce n’était pas humain, c’est comme une lumière qui est entrée en moi. J’ai senti que tout ce qui était mort en moi revenait à la vie.»

Après cette expérience mystique, Sayeh revient à Montréal et se rend dans une église pour la première fois de sa vie. C’est le dimanche de Pâques — jour de la résurrection du Christ — précise-t-elle, un sourire aux lèvres.

«Ce qui m’a le plus frappée, c’est que je ne me sentais pas différente des autres personnes présentes dans l’église, s’étonne encore Sayeh. J’ai senti que j’étais acceptée malgré qui j’avais été auparavant, que moi aussi je pouvais être une enfant de Dieu».

Sayeh découvre, ce jour-là, «la nation de Dieu», comme elle aime l’appeler, sa «vraie famille». Celle qui était autrefois une athée anticléricale demande le baptême peu de temps après. Depuis, son seul but est de se «rapprocher un peu plus de Dieu, tous les jours».

«Je ne veux pas être confortable dans ma foi et jamais je ne veux m’entendre dire: “Aujourd’hui, je n’ai pas besoin de Dieu” ou “J’ai réussi à accomplir ça toute seule”», clame Sayeh, qui a soif d’en apprendre plus sur sa foi et l’enseignement du Christ.

En rigolant, elle finit par dire: «Je veux juste crier sur tous les toits: “Oubliez tout ce qu’on vous a appris, toutes vos questions peuvent être répondues par le Seigneur, qui est allé à la croix pour vous!”»

Le nombre de décès cumulés sur 12 mois dépasse le nombre de naissances

Pour la première fois depuis 1945, le nombre de décès cumulés sur 12 mois dépasse le nombre de naissances. En mai 2025 on comptait 651 000 décès cumulés sur 12 mois glissants, et 650 000 naissances, donc un solde démographique négatif (-1000).

Une réunion sur le sujet s’est tenue la semaine dernière à l’Elysée avec le chef de l’Etat ainsi que les ministres Aurore Bergé et Catherine Vautrin. Ce sujet inquiète l’exécutif au moins autant que celui des comptes publics. L’Insee prévoyait ce retournement pour 2035, donc nous sommes en avance…

Ce phénomène d’effondrement des naissances (près de -20% par rapport à 2010) que rien ne semble pouvoir enrayer est certainement la conséquence d’une société individualiste, matérialiste, biberonnée à la contraception dès le plus jeune âge et à l’avortement gratuit et presque obligatoire.

La France entre ainsi dans un régime du vieillissement, caractérisé par une natalité faible et une espérance de vie élevée. La probabilité que la tendance s’inverse est quasi nulle. La dénatalité c’est moins de bras et moins de cerveaux pour faire tourner l’économie. Sur dix ans on a déjà 500 000 écoliers en moins et 5000 écoles qui ont fermé. Et la baisse du taux d’activité globale implique une baisse des cotisations. Le système par répartition ne va pas pouvoir être maintenu.

A quand la promotion de la famille, cellule de base de la société ?

“Il ne peut y avoir d’avenir fondé sur la captivité, le déplacement des Palestiniens ou la vengeance”

Déclaration de Sa Béatitude Théophilos III, Patriarche grec-orthodoxe de Jérusalem, prononcée lors de l’ouverture de la conférence de presse sur la visite pastorale à Gaza, en compagnie du cardinal Pierbattista Pizzaballa, patriarche latin de Jérusalem :

Chers frères et sœurs en Christ,

Chers membres de la presse,

Que la paix soit avec vous tous, au nom de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, Celui qui « marchait parmi les malades et les affligés » et qui nous a enseigné que « tout ce que vous avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Matthieu 25, 40).

Nous sommes réunis aujourd’hui, le cœur lourd de tristesse, mais fermes dans notre foi, pour accomplir notre mission pastorale à Gaza, une terre meurtrie par des souffrances prolongées et transpercée par les cris de son peuple. Avec Sa Béatitude le cardinal Pierbattista Pizzaballa et en compagnie d’un clergé dévoué, nous sommes entrés en tant que serviteurs du Corps souffrant du Christ, marchant parmi les blessés, les endeuillés, les déplacés et les fidèles dont la dignité reste intacte malgré leur agonie.

Là, nous avons rencontré un peuple écrasé par le poids de la guerre, mais portant en lui l’image de Dieu. Parmi les murs brisés de l’église de la Sainte Famille et les cœurs blessés de ses fidèles, nous avons été témoins à la fois d’un profond chagrin et d’une espérance inébranlable. Nous nous sommes agenouillés en prière aux côtés des affligés et avons posé nos mains sur ceux qui aspiraient au réconfort, guidés par les paroles de saint Paul : « Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi du Christ » (Galates 6, 2).

La mission de l’Église en temps de dévastation est enracinée dans le ministère de la présence, de l’accompagnement de ceux qui pleurent, de la défense du caractère sacré de la vie et du témoignage de la lumière que nulle obscurité ne peut éteindre.

À la communauté internationale, nous disons : le silence face à la souffrance est une trahison de la conscience. Aux enfants de Gaza, nous affirmons : l’Église reste à vos côtés. Et à tous ceux qui exercent le pouvoir, nous faisons écho au commandement du Seigneur : « Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu » (Matthieu 5, 9).

Comme il est écrit : « N’aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité » (1 Jean 3, 18). Que ce moment soit un appel à la conscience, et que la miséricorde de Dieu guide chaque main qui cherche à réparer ce qui a été déchiré.

Merci.

Déclaration liminaire de Sa Béatitude le cardinal Pierbattista Pizzaballa, Patriarche de Jérusalem pour les Latins, lors de la conférence de presse conjointe :

« Nous sommes affligés, mais toujours joyeux ; pauvres, mais enrichissant beaucoup ; n’ayant rien, mais possédant tout. »

(2 Corinthiens 6,10)

Chers frères et sœurs,

Le patriarche Théophile III et moi-même sommes revenus de Gaza le cœur brisé. Mais nous sommes également encouragés par le témoignage de nombreuses personnes que nous avons rencontrées.

Nous sommes entrés dans un lieu dévasté, mais aussi empreint d’une merveilleuse humanité. Nous avons marché dans la poussière des ruines, devant des bâtiments effondrés et des tentes partout : dans les cours, les ruelles, les rues et sur la plage — des tentes qui sont devenues le foyer de ceux qui ont tout perdu. Nous nous sommes tenus parmi des familles qui ont perdu le compte des jours d’exil parce qu’elles ne voient aucun horizon pour un retour. Les enfants parlaient et jouaient sans sourciller, déjà habitués au bruit des bombardements.

Et pourtant, au milieu de tout cela, nous avons rencontré quelque chose de plus profond que la destruction : la dignité de l’esprit humain qui refuse de s’éteindre. Nous avons rencontré des mères préparant à manger pour les autres, des infirmières soignant les blessures avec douceur, et des personnes de toutes confessions continuant à prier le Dieu qui voit et n’oublie jamais.

Le Christ n’est pas absent de Gaza. Il est là, crucifié dans les blessés, enseveli sous les décombres, mais présent dans chaque acte de miséricorde, chaque bougie dans l’obscurité, chaque main tendue vers ceux qui souffrent.

Nous ne sommes pas venus en tant que politiciens ou diplomates, mais en tant que pasteurs. L’Église, toute la communauté chrétienne, ne les abandonnera jamais.

Il est important de souligner et de répéter que notre mission ne s’adresse pas à un groupe spécifique, mais à tous. Nos hôpitaux, nos refuges, nos écoles, nos paroisses – Saint-Porphyre, la Sainte Famille, l’hôpital arabe Al-Ahli, Caritas – sont des lieux de rencontre et de partage pour tous : chrétiens, musulmans, croyants, sceptiques, réfugiés, enfants.

L’aide humanitaire n’est pas seulement nécessaire, elle est une question de vie ou de mort. La refuser n’est pas un retard, mais une condamnation. Chaque heure sans nourriture, sans eau, sans médicaments et sans abri cause un préjudice profond.

Nous l’avons vu : des hommes qui attendent sous le soleil pendant des heures dans l’espoir d’un simple repas. C’est une humiliation difficile à supporter quand on la voit de ses propres yeux. Elle est moralement inacceptable et injustifiable.

Nous soutenons donc le travail de tous les acteurs humanitaires — locaux et internationaux, chrétiens et musulmans, religieux et laïques — qui risquent tout pour apporter la vie dans cette mer de dévastation humaine.

Et aujourd’hui, nous élevons nos voix pour lancer un appel aux dirigeants de cette région et du monde entier : il ne peut y avoir d’avenir fondé sur la captivité, le déplacement des Palestiniens ou la vengeance. Il doit y avoir un moyen de restaurer la vie, la dignité et toute l’humanité perdue. Nous faisons nôtres les paroles du pape Léon XIV prononcées dimanche dernier lors de l’Angélus :

« Je renouvelle mon appel à la communauté internationale pour qu’elle respecte le droit humanitaire et son obligation de protéger les civils, ainsi que l’interdiction des punitions collectives, de l’usage indiscriminé de la force et du déplacement forcé de la population. »

Il est temps de mettre fin à cette absurdité, de mettre fin à la guerre et de faire du bien commun des peuples la priorité absolue.

Nous prions et appelons à la libération de toutes les personnes privées de liberté, au retour des disparus et des otages, et à la guérison des familles qui souffrent depuis longtemps de tous les côtés.

Lorsque cette guerre sera terminée, nous aurons un long chemin à parcourir pour entamer le processus de guérison et de réconciliation entre le peuple palestinien et le peuple israélien, après les trop nombreuses blessures que cette guerre a causées dans la vie d’un trop grand nombre : une réconciliation authentique, douloureuse et courageuse. Sans oublier, mais en pardonnant. Sans effacer les blessures, mais en les transformant en sagesse. Seule une telle voie peut rendre la paix possible, non seulement sur le plan politique, mais aussi sur le plan humain.

En tant que bergers de l’Église en Terre Sainte, nous renouvelons notre engagement en faveur d’une paix juste, d’une dignité inconditionnelle et d’un amour qui transcende toutes les frontières.

Ne faisons pas de la paix un slogan, alors que la guerre reste le pain quotidien des pauvres.

Union des droites : LR envisage de soutenir Robert Ménard à l’élection municipale de Béziers

Encore un pas vers l’union des droites que les électeurs attendent.

Sans étiquette aujourd’hui après avoir été élu avec le soutien du RN en 2014, Robert Ménard sera invité des universités d’été des Républicains début septembre.

Alors que Les Républicains considèrent qu’ils abordent les municipales de mars 2026 «en position de force», la droite s’est fixé l’objectif de rester «le premier parti en nombre d’élus locaux».

Cela passe d’abord et avant tout, selon Bruno Retailleau, par le fait d’empêcher l’arrivée ou le maintien de «la gauche mélenchonisée». Cela passe aussi par le fait de soutenir, en contrepartie, ceux qui seraient en mesure de tenir le fameux «cordon sanitaire» anti-La France Insoumise.

Une commission nationale d’investiture doit se tenir le lundi 28 juillet prochain pour lancer officiellement la campagne municipale des Républicains, en désignant de premiers candidats. Béziers ne devrait pas figurer dans cette première liste.

Le président de la République salue la mémoire du cardinal Vingt-Trois

Lors des décès, l’Elysée a pris pour habitude d’évoquer une “disparition”, comme si le président de la future légalisation de l’euthanasie avait peur de la mort :

Une fois n’est pas coutume, pour le cardinal Vingt-Trois, il s’agit bien d’un décès :

Voici le communiqué :

Les cloches de Notre-Dame ont sonné le glas pour la mort du cardinal André Vingt-Trois, qui consacra sa vie à celle des autres. Homme de foi, d’espérance et de charité, il œuvra en faveur des plus démunis et des plus isolés, et fut un apôtre du dialogue interreligieux.

Né à Paris, en 1942, d’une famille modeste d’origine franc-comtoise, catholique mais non pratiquante, il grandit dans les ruelles du cinquième arrondissement. À l’ombre de l’église Saint-Étienne-du-Mont, le lycéen d’Henri IV discerna un appel à la prêtrise, pour « aller au grand large », préoccupation qui ne le quitta jamais.

Vicaire à Sainte-Jeanne-de-Chantal, il y noua une profonde amitié avec Jean-Marie Lustiger, jeune curé d’alors. Quand ce dernier devint archevêque de Paris, il le suivit comme vicaire général, et l’épaula dans ses nombreux projets pastoraux : la fondation de l’École cathédrale, le redécoupage des secteurs paroissiaux, l’ouverture du séminaire diocésain, la création de Radio-Notre-Dame.

En 1988, il fut ordonné évêque auxiliaire de la capitale. Les Parisiens se prirent d’affection pour leur nouveau prélat, qu’ils apercevaient à vélo, sillonnant son évêché un béret sur la tête, souriant et plein d’humour. Archevêque de Tours en 1999, puis archevêque de Paris en 2005, il n’eut de cesse d’arpenter ses paroisses, à la rencontre du clergé et de ceux qui lui étaient confiés. En 2007, il fut créé cardinal par le pape Benoît XVI, et élu président de la Conférence des évêques de France, poste qui faisait de lui un interlocuteur central de la laïcité républicaine.

Son esprit de finesse et de diplomatie lui valut d’être appelé par Rome pour porter plusieurs sujets de société, et notamment défendre la conception chrétienne de la famille. Nommé membre du Conseil pontifical de la Famille par le pape Jean-Paul II, il fut choisi comme vice-président du synode des évêques sur la famille par le pape François. Convaincu de la vocation de chaque homme  à la sainteté, il œuvrait à les aider dans leur vocation propre d’époux, parent et enfant. Homme de prière, toujours un chapelet dans la poche, il fuyait les mondanités et se rendait souvent à l’abbaye bénédictine de Fontgombault, ou à Marnoz, dans le Jura, sur la tombe de ses parents.

Face à l’épreuve de la maladie, il rendit sa charge en 2017, et se retira dans la prière.

Le président de la République et son épouse saluent la mémoire d’un homme d’apaisement, tout dévoué aux autres et à son ministère. Ils présentent leurs condoléances aux catholiques de France, et à tous ceux qui l’aimaient.

Mgr Giraud désapprouve le choix de Mgr de Kerimel

Mgr Hervé Giraud, évêque de Viviers, a mis publiquement en cause la décision de son confrère de Toulouse de nommer l’abbé Spina, condamné en 2006 pour viol, chancelier du diocèse de Toulouse. Mgr Giraud déclare dans La Vie :

Lʼarchevêque de Toulouse parlait de « principe de miséricorde » mais je me suis dit que nous nʼavions vraiment pas la même notion de la miséricorde. Qui doit faire miséricorde ? Je ne pense pas quʼun évêque puisse faire miséricorde sans prendre en compte les personnes victimes. Certes, ce nʼest pas simple car il faut bien veiller aussi à lʼavenir du prêtre mais il y a bien dʼautres manières de lui ouvrir un chemin de vie

L’évêque de Viviers met aussi en cause la collégialité :

La collégialité entre évêques ne suffit pas. Elle peut paralyser. Elle peut aussi montrer une détermination commune pour la prévention des abus et violences sexuelles. Mais en amont de la collégialité, il y a, pour un évêque diocésain, le souci de tout le peuple de Dieu. Je dois dʼabord avoir une sollicitude pour toute lʼÉglise et donc être solidaire du peuple qui mʼest confié

Sur France Inter, il ajoute :

« Il ne s’agit pas d’abord d’affronter un confrère, je ne connais pas les circonstances qui ont amené à cette décision, mais j’ai eu des réactions vraiment de gauche et de droite pour faire très court, de conservateurs et de progressistes et je voyais que tout le monde était indigné par cela.

Je voyais que cette opinion publique, il fallait qu’elle s’exprime par une voix un peu plus épiscopale, et qu’on avait tellement travaillé à se mettre à l’écoute des victimes pendant des années, on arrivait à trouver une attitude juste vis à vis d’elles, à se mettre de leur point de vue, vraiment il ne faut pas pas qu’on revienne en arrière.

Bien sûr, il ne faut pas de double peine pour ce prêtre, mais il y a d’autres manières de lui confier un avenir et pas forcément en donnant une mission qui demande une intégrité assez forte. Il y a encore beaucoup à faire, il y a beaucoup de prévention à faire, il ne faut pas qu’un événement comme celui ci empêche cette attente qu’il y a du côté des victimes ».

Cybermenaces russes contre la France

Deux récentes publications officielles – le panorama de la cybermenace 2024 de l’ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information) et celui de VIGINUM (service de vigilance et de protection contre les ingérences numériques étrangères) – montrent l’ampleur et la régularité des actions hostiles menées depuis Moscou contre la France.

Selon le rapport de l’ANSSI, les tentatives de compromission par hameçonnage ciblé, vols d’identifiants ou implantations de malwares (logiciels malveillants) ont nettement augmenté. Des groupes liés à l’appareil d’État russe – comme APT28 (Fancy Bear) – ciblent spécifiquement des ministères, des opérateurs d’importance vitale (OIV) et des entreprises stratégiques françaises.

VIGINUM alerte sur la prolifération de campagnes de désinformation amplifiées par de faux comptes automatisés ou des médias relais comme Sputnik Afrique. Objectif : affaiblir la confiance dans les institutions françaises, brouiller les faits et polariser le débat public.

Selon la Direction du renseignement et de la sécurité de la Défense (DRSD), des communautés d’influence pro-russes tentent de déstabiliser les industriels français de l’armement : campagnes de discrédit sur les réseaux sociaux, espionnage ciblé, voire actes de sabotage. En 2024, plusieurs cas d’intrusion physique ont été recensés, comme l’attaque aux cocktails Molotov contre une PME, suivie de survols de drones suspects. Le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, reconnaît une hausse de 25 % des actes malveillants contre la BITD (Base industrielle de Technologie et de Défense) en deux ans.

Libération découvre les violences dans les villes moyennes

Libération, août 2020 :

“Peut-on dire qu’il y a de plus en plus de violences en France depuis trente ans ?”

Libération, juillet 2025 :

De Limoges à Nîmes ou Béziers les scènes de violences urbaines se sont multipliées dès vendredi 18 juillet et se sont poursuivies tout le week-end. Agressions de policiers et de pompiers, voitures incendiées, cocktails molotov, les trois villes moyennes ont été confrontées à des affrontements d’une rare intensité. Le week-end précédent déjà, Auch et Vendôme avaient dû faire face à des épisodes similaires. En première ligne face à ces troubles, les maires s’alarment. […] Dans les trois villes, les tensions ont été extrêmement fortes entre des bandes et les forces de l’ordre ce week-end. […] Une semaine plus tôt, une course-poursuite avait déclenché des violences à Auch, dans le quartier du Garros. Pompiers et policiers avaient notamment été la cible de jets de pierres et d’incendies. A Vendôme, des forces de l’ordre avaient dû être déployées pour ramener le calme dans le quartier des Rottes alors que deux bandes rivales d’environ 80 jeunes au total s’affrontaient dans les rues.

L’Eglise orthodoxe de Géorgie refuse l’Union européenne LGBTXYZ

La Géorgie avait déposé une demande de candidature d’adhésion à l’Union européenne le 3 mars 2022, le même jour que la Moldavie et trois jours après l’Ukraine. Le statut de candidat officiel à l’adhésion lui a été accordé le 14 décembre 2023. Les négociations d’adhésion ont ensuite été suspendues fin 2024, et pour 4 ans. Néanmoins, l’UE se préoccupe de la politique interne de Géorgie et lui a demandé d’abroger sa loi anti-LGBT d’octobre 2024 qui interdit les mariages entre personnes de même sexe, l’adoption par des couples de même sexe, les « soins » d’affirmation le genre, la propagande publique LGBT, ainsi que de leur représentation dans les médias, et les événements de la « Fierté ».

Réponse de l’Eglise orthodoxe géorgienne :

Récemment, le contenu des recommandations adressées par l’Union européenne à la Géorgie a suscité de vives inquiétudes au sein de la société géorgienne et de l’Église orthodoxe. Ces inquiétudes portent en particulier sur la partie qui appelle à l’abolition de la législation visant à protéger le caractère sacré de la famille et à restreindre la propagande dite LGBT auprès des mineurs.

Cette approche est en totale contradiction avec les principes et les déclarations diffusés depuis des années par les représentants des pays de l’UE et les diplomates de haut rang lors de nombreuses réunions avec les hauts dignitaires de l’Église orthodoxe géorgienne. Ceux-ci ont toujours clairement expliqué que l’intégration de la Géorgie dans les structures européennes n’était pas liée à la promotion de modes de vie non traditionnels.

Lors de réunions avec le catholicos-patriarche de toute la Géorgie, Ilia II (dont il existe des comptes rendus), il a toujours été explicitement déclaré que la volonté du peuple géorgien est de protéger les valeurs chrétiennes et traditionnelles de la famille. Il a également été déclaré qu’il n’y aurait pas d’exigences catégoriques ni d’imposition d’obligations contraires à nos traditions sur la voie de l’adhésion du pays aux structures européennes.

Sa Sainteté et Béatitude Ilia II a souligné à plusieurs reprises que le choix européen peut se réaliser à condition que des enseignements contraires à Dieu, tels que la propagande en faveur de modes de vie non traditionnels, ne soient pas imposés. Dans ce contexte, l’inclusion dans les recommandations européennes actuelles de dispositions qui impliquent directement ou indirectement l’abolition des lois protégeant les mineurs contre la propagande LGBT est très décevante. Cela est en totale contradiction non seulement avec les enseignements de Dieu et les fondements du christianisme, mais aussi avec les promesses verbales et écrites faites à plusieurs reprises dans le passé lors des relations avec les pays partenaires.

Il convient de noter qu’à l’époque, les lois sur les valeurs familiales et la protection des jeunes contre la propagande des modes de vie non traditionnels avaient été pleinement acceptées par la communauté religieuse, et l’Église avait exprimé sa gratitude aux autorités. Même aujourd’hui, dans les conditions actuelles, la communauté religieuse estime que ces lois sont tout à fait adéquates pour renforcer un mode de vie sain dans la société.

Malheureusement, les dernières recommandations de l’UE présentent désormais ouvertement une position contradictoire entre, d’une part, le soutien aux traditions familiales et la protection des adolescents contre la propagande LGBT et, d’autre part, l’aspiration du pays à rejoindre l’Europe. Cela suscite une grande déception parmi une partie importante de la population géorgienne.

Un individu a crié « Allah akbar » dans la cathédrale de La Major, à Marseille

Un individu proférant des menaces a été interpellé à l’intérieur de la cathédrale de La Major, à Marseille, samedi 19 juillet. Il a été placé en garde à vue.

Dans la matinée du samedi 19 juillet, cet individu a escaladé plusieurs sépultures, a crié « Allah akbar » et proféré des menaces de mort au gardien de la cathédrale. Peu après, l’homme, Yacine B., né en 2001, a été interpellé à l’intérieur du lieu de culte.

Récupération manquée

Les Bleues refusent de porter le brassard en soutien à la communauté LGBT+ lors de l’Euro féminin. Une décision assumée par le collectif français.

Marine Tondelier, Secrétaire nationale des Écologistes, est très déçue :

« Comme tout le monde, je suis déçue par l’élimination des Bleues. Mais je suis encore plus déçue par leur refus de porter le brassard arc-en-ciel contre l’homophobie, pourtant arboré par la majorité des équipes de l’Euro. » « Dans une compétition où participaient tant de joueuses LGBTQ+, tout était réuni pour afficher sa solidarité avec elles et faire mieux que les hommes au Qatar ».

Le capitaine tricolore, Griedge Mbock, avait défendu la décision du collectif en conférence de presse :

« On a un groupe qui représente vraiment toutes les causes possibles : il est multiculturel, multireligieux, avec des orientations sexuelles différentes, ce n’est pas un brassard qui va définir les causes qu’on veut défendre ».

À la place, les sportives avaient choisi d’exhiber un brassard avec le mot « Respect ».

Interrogé sur le sujet, le sélectionneur, Laurent Bonadei, a pris fait et cause pour ses joueuses.

La sinistre farce du sérieux budgétaire

De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :

Les annonces budgétaires du Premier ministre ont fait hurler les oppositions. C’était attendu. Et c’était probablement le but recherché: de toute évidence, le gouvernement « cédera » sur telle mesure emblématique (par exemple les jours fériés travaillés) et donnera ainsi l’impression d’avoir été « à l’écoute » des oppositions, tout en ne changeant rien à l’économie générale de son budget.

Mais il reste incompréhensible que les oppositions – au moins celles de droite – ne dénoncent pas la supercherie qui prétend voir dans ce recueil de mesurettes un budget « violent » ou « brutal ».

Redisons donc quelques évidences.

Tout d’abord, le budget 2026 sera en déficit. Comme les précédents. Cela fait plus de 50 ans que cela dure. Il n’est pourtant pas difficile de voter un budget à l’équilibre: il suffit, comme n’importe quel chef d’entreprise, de partir des recettes et de s’interdire de dépenser plus. Pure question de choix politique. Si les gouvernements successifs ne l’ont pas fait, c’est tout simplement par électoralisme. En attendant, cela a notamment conduit à la perte radicale de toute marge de manœuvre et de toute indépendance pour l’État français.

Ce qui me conduit à une autre réflexion. M. Macron nous annonce, à grand renfort de trompette, qu’il va doubler le budget de la défense. J’applaudirais volontiers s’il nous disait quelles dépenses il va supprimer pour compenser. Comme cette information élémentaire ne nous est jamais donnée, nous pouvons être assurés que ces martiales déclarations ne sont que de la poudre aux yeux. Au passage, redisons, une nouvelle fois, que le déficit budgétaire ne devrait pas être mesuré en pourcentage du PIB mais en pourcentage des recettes fiscales. Le déficit prévu par le budget 2025 (135,6 milliards d’euros – qui seront d’ailleurs, une nouvelle fois, dépassés à la fin de l’année) devrait être comparé aux recettes (un peu plus de 308 milliards) et l’on observerait ainsi que le différentiel entre les recettes et les dépenses dépasse largement les 30 %!

Enfin, il est mensonger de prétendre que l’on fait des économies quand on augmente, en réalité, les impôts. Ainsi supprimer des jours fériés, c’est créer un impôt en nature (la corvée de l’Ancien Régime), pas baisser la dépense publique.

Faire des économies, cela signifie tailler dans les dépenses. Il existe trois postes principaux pour cela:

  • le premier concerne le tentaculaire État-providence (qui représente plus de 800 milliards de dépenses annuelles, dont plusieurs dizaines de milliards de fraude sociale, auxquelles M. Bayrou se garde bien de toucher);
  • le second lui est directement lié et concerne les dépenses liées à l’immigration (qui continue à augmenter, ce qui ruine toute prétention à réaliser des économies);
  • et le troisième concerne la suradministration (j’ai récemment lu que nous avions même plus de fonctionnaires par habitant que la Chine communiste!)

Le ras-le-bol fiscal qui se traduit sur internet par le fameux « C’est Nicolas qui paie » tient précisément à ce poids désormais insupportable qui pèse sur les créateurs de richesses. Si l’on ajoute à cela que la suppression de jours fériés risque d’aggraver le sentiment de dépossession de plus en plus général (puisque cela s’attaque à notre histoire et à notre identité, au moment même où un peuple de substitution devient de plus en plus visible et s’installe chez nous à nos frais, sans jamais être mis à contribution par les plans « d’économies » successifs), l’on comprendra que M. Bayrou danse sur un volcan. Le temps approche où il va falloir payer la note de décennies de démagogie et de clientélisme.

Un appel de David van Hemelryck

Le pilote de la banderole “Destitution”, David van Hemelryck, lance cet appel:

Le ministère de la Vérité

Le ministère de la Vérité, suite * *

Ce dimanche 13 juillet, Emmanuel Macron a agité le spectre de la guerre dans son discours aux armées :

« Notre liberté n’a jamais été si menacée depuis 1945. »

A l’entendre, l’armée russe serait déjà aux portes de l’Europe, et ses ambitions impérialistes viseraient directement notre pays.

Deux jours plus tôt, le Chef d’état major des armées françaises avait affirmé lors d’une conférence de presse :

« La Russie a ouvertement désigné la France comme son premier adversaire en Europe. »

Cette déclaration alarmiste de Thierry Burkhard dont personne ne trouve la moindre trace dans les précédents discours de Vladimir Poutine a cependant bien rendu service à notre président. En plus de justifier d’importants efforts pour se préparer à l’éventualité d’une guerre, elle lui a surtout permis d’annoncer dimanche dernier sur un ton particulièrement solennel toutes les menaces aux quelles notre pays serait soi-disant exposé. A l’image de Big Brother, Emmanuel Macron nous a ainsi inventé un ennemi à haïr avec détermination : Vladimir Poutine ! Ce dernier serait responsable de toutes les difficultés touchant les français, pire il serait derrière chacun de nos problèmes.

Visiblement, nos dirigeants nous rejouent « 1984 » !
Comme dans le célèbre roman de George Orwell, ils tiennent le peuple par la peur d’une guerre invisible tout en canalisant leur haine vers un ennemi imaginaire :

« Julia était beaucoup moins perméable à la propagande du parti que Winston. Il arriva qu’ils parlèrent de la guerre contre l’Eurasia, et elle le surprit en disant avec désinvolture qu’à son avis il n’y avait pas de guerre. Les bombes fusées qui tombaient chaque jour sur Londres étaient probablement lancées par le gouvernement de l’Oceania lui-même juste pour maintenir les gens dans la peur. C’était une idée qui n’était jamais venue à Winston. Julia éveilla encore en lui une sorte d’envie lorsqu’elle lui dit que pendant les « Deux minutes de la haine », le plus difficile pour elle était de se retenir d’éclater de rire. »

Bientôt, notre gouvernement nous imposera certainement de telles « Minutes de la haine » durant lesquelles nous pourrons crier publiquement notre haine de la Russie. Peut-être même ira-t-il jusqu’à faire lâcher des bombes sur Paris en accusant les russes de les envoyer ?

Tout est décrit dans « 1984 », et nos dirigeants semblent déjà utiliser ce récit en guise de mode d’emploi pour mettre en place leur monde totalitaire tellement merveilleux :

« Parsons était un collègue de Winston au ministère de la Vérité. C’était un homme d’une stupidité paralysante, un monceau d’enthousiasmes imbéciles, un de ces esclaves dévots, qui ne remettent rien en question et sur qui, plus que sur la Police de la Pensée, reposait la stabilité du parti. Comme sa femme, il vivait dans la terreur de ses enfants. Il se passait en effet rarement une semaine sans qu’un article du Times ne relatât comment un petit mouchard avait en écoutant aux portes, entendu une remarque compromettante et dénoncé ses propres parents à la Police de la Pensée. »

Certainement notre ministre en charge de la lutte contre les discriminations a dû s’inspirer de ce passage pour créer sa « Coalition d’associations » !
Mercredi 9 juillet, Aurore Bergé a en effet annoncé officiellement le projet de financer le CRIF, la fédération des centres LGBTI+, la Licra, le Planning familial, SOS Homophobie, SOS Racisme et quelques autres associations moins connues pour leur permettre de lutter contre la haine en ligne. Grâce à ces subventions, elles pourront recruter du personnel chargé de signaler à l’Arcom tous propos complotistes, homophobes ou antisémites. Qui mieux que ces associations très orientées politiquement pouvaient remplir le rôle de censeur des principaux opposants au mondialisme ?
Déjà soutenue par une sinistre équipe de « fact-checkers » tels que Rudy Reichstadt, Tristan Mendès France ou encore Julien Pain, notre ministre de la Vérité vient de s’entourer de la pire police de la pensé imaginable. Avec de tels individus à son service, Aurore Bergé signe la mise à mort de toutes formes de liberté d’expression sur les réseaux sociaux. Prochaine étape : utiliser nos propres enfants pour nous dénoncer ?

Tout cela rappelle étrangement d’anciens textes des premiers temps du christianisme, tel ce passage du « Livre des Actes des apôtres » :

« Tandis que Pierre et Jean parlaient au peuple, survinrent des sacrificateurs, le commandant du temple de Jérusalem et des religieux. Ils étaient mécontents de ce que les apôtres enseignent le peuple en annonçant la résurrection des morts en la personne de Jésus. Ils mirent la main sur eux, et ils les jetèrent en prison jusqu’au lendemain. »

D’ici peu, il pourrait devenir dangereux pour un croyant d’exprimer publiquement sa foi. En se référant par exemple au récit de la création d’Adam et Eve, il pourrait se voir reprocher de nier la théorie du genre. Mais surtout en citant certains passages des Épîtres de Paul, il pourrait bien être taxé d’homophobie, ou en rappelant le procès de Jésus et sa crucifixion, être accusé d’antisémitisme !
Sous prétexte de lutter contre la haine en ligne, les temps qui viennent pourraient bientôt ressembler aux début du christianisme : un temps de persécutions !

* * Journal d’un croyant – Année 2023 – Le ministère de la Vérité

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

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