A quoi sert le Carême ? Le Club des Hommes en Noir
Le Carême : 40 jours de parcours diététique ou cheminement spirituel ? Mais à quoi servent ces 40 jours ? Philippe Maxence reçoit le Père Viot, l’abbé Benoît et Jeanne Smits pour en parler.
Assassinat de Pau : le Soudanais était entré illégalement en France quand Manuel Valls était Premier ministre
Manuel Valls, qui était Premier ministre lorsque que cet immigré a pénétré illégalement en France en 2015, a enfin réagi. Mais pas pour faire son mea culpa, ni pour dire que la protection des frontières n’était pas sa priorité pas plus que pour Gérald Darmanin :
J’ ai procédé en 2013 à la dissolution de l’Oeuvre française et des Jeunesses nationalistes. Je soutiens sans réserve la procédure engagée par @GDarmanin de dissolution de Génération Identitaire. Il faut être intransigeant avec ceux qui répandent la haine et la violence. https://t.co/69a6Ih6auW
— Manuel Valls (@manuelvalls) February 20, 2021
C’est un déchaînement de violence qui s’est produit, vendredi 19 février vers 11 heures, dans un centre d’accueil de la ville de Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques. “Un migrant soudanais de 38 ans est accusé de lui avoir porté une dizaine de coups de couteau“, (…) Ce migrant, entré en France en 2015, a d’abord eu l’autorisation de rester sur le territoire par la justice administrative. En 2017, il est sous le coup de deux condamnations pour des faits de violence, pour lesquelles il se voit dans l’obligation de quitter le territoire
C’est arrivé un 20 février…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
-
le 20 février 197 : fin de la Bataille de Lugdunum, actuelle ville de Lyon.
Clodius Albinus s’enfuit et se donne la mort. Pour punir la ville de Lyon d’avoir pris son parti, Septimius met la ville à sac et massacre sa famille et des Chrétiens.
-
le 20 février 1563 : Poltrot de Méré, l’assassin de François de Guise, réfugié dans une ferme, est arrêté.
-
le 20 février 1720 : Paix de La Haye.
Cette paix met un terme à la guerre de la Quadruple-Alliance, commencée en 1717, entre l’Espagne de Philippe V, et l’Angleterre alliée à la France, à l’Autriche ainsi qu’aux Provinces Unies. Cette paix est aussi connue sous le nom de Traité de Den Haag. Les résultats de la guerre de succession d’Espagne sont confirmés.
-
le 20 février 1799 : capitulation du fort d’El-Arich en Égypte devant les troupes de Bonaparte.
-
le 20 février 1798 : l’armée révolutionnaire française fait prisonnier le Pape Pie VI.
Les Etats pontificaux sont mis à sac par les Français. La haine du Directoire envers la religion catholique se déchaine. Pie VI est traîné inhumainement de Rome à Sienne, puis à la chartreuse de Florence, déplacé à Parme, à Turin, et à Briançon, il arrive moribond à Valence, dans le Dauphiné. Il y meurt le quarantième jour de son emprisonnement, le 29 août 1799, à l’âge de quatre-vingt deux ans. Voir la chronique du jour
-
le 20 février 1806 : un décret restitue le Panthéon au culte catholique qui reprend son nom d’église Sainte-Geneviève.
-
le 20 février 1806 : Napoléon ordonne que la basilique de St-Denis serve à la sépulture de sa Maison.
Mais dès son simulacre de sacre Napoléon montre qu’il ne peut pas remplacer nos Rois car il ne reconnaît pas que « tout pouvoir vient de Dieu »
-
le 20 février 1808 : Napoléon nomme Murat commandant en chef de l’armée d’Espagne et “lieutenant-général de l’empereur” en Espagne.
D’alliés il réussit par son incompétence à faire des Espagnols d’irréductibles adversaires. Les massacres qu’il ordonne le « dos de mayo » ont fait de ce jour, un jour d’unité nationale aux dépens des Français.
-
Samedi 20 février 1858 : cinquième apparition de Notre Dame à Lourdes.
La Sainte Vierge lui a apprend une prière personnelle. A la fin de la vision, une grande tristesse envahit Bernadette.
-
le 20 février 1878 : élection de Léon XIII.
Vincenzo Gioacchino Pecci, né le 2 mars 1810, devient pape sous le nom de Léon XIII. Il succède à Pie IX et règne jusqu’au 20 juillet 1903. De santé fragile, on ne se doutait pas qu’il allait régner 25 ans. Tenté de quitter Rome, où se déroulaient souvent des manifestations hostiles à l’Église, le cardinal Rampolla le convainc de rester au Vatican et de s’y considérer comme prisonnier. Léon XIII est le premier pape à être filmé, à sa demande. C’est un humaniste raffiné, et ses poèmes latins sont très remarquables. C’est le quatrième plus long pontificat de l’histoire, après saint Pierre, le bienheureux Pie IX et Jean-Paul II.
Léon XIII est essentiellement connu grâce à son encyclique Rerum Novarum, publiée en 1891, première encyclique sociale.
Au grand dam des monarchistes, il est l’initiateur du ralliement des catholiques français à la IIIe République, marqué par l’encyclique Au milieu des sollicitudes et le toast, prononcé à sa demande, à Alger, par le cardinal Lavigerie le 12 novembre 1890. Ce geste scandalise nombre de catholiques.
En avril 1884 il est l’auteur de l’encyclique Humanum Genus, une violente attaque contre la franc-maçonnerie qui récapitule les nombreuses condamnations de celle-ci par ses prédécesseurs, et se trouve être généralement considérée comme le manifeste contre-moderniste de l’Église.
-
le 20 février 1888 : naissance de Georges Bernanos, écrivain français.
Georges Bernanos naît le 20 février 1888, à Paris, et passe sa jeunesse en Artois, dont il décrira les paysages pour planter le décor de ses différents romans. Blessé lors de la première guerre mondiale, son talent n’est reconnu qu’en 1926 avec l’ouvrage Sous le soleil de Satan. Le Grand prix du roman de l’Académie française récompense Le Journal d’un curé de campagne, en 1936. Lorsque la guerre éclate en Europe, il multiplie les articles dans la presse brésilienne et devient l’un des plus grands animateurs spirituels de la Résistance française. Explorant sans cesse le combat spirituel du Bien et du Mal, il décède à l’âge de 60 ans, le 5 juillet 1948.
Et voici quelques citations cueillies au grès des lectures :
« Quand la jeunesse se refroidit, le reste du monde claque des dents. »
tirés de Les Grands Cimetières sous la lune
Lors d’un questionnaire en 1921, il répond à la question : « De quel site avez-vous gardé le souvenir Le plus agréable ? Bernanos répond :
« Tout dépend du compagnon féminin. »
-
le 20 février 1907 : décès d’Henri Moissan, chimiste français.
Pharmacien français, il est connu pour avoir isolé le premier le fluor. Ses travaux vont trouver de nombreuses d’applications dans l’industrie. Il reçoit le prix Nobel de chimie de 1906.
-
le 20 février 1920 : décès de Jacinta Marto, à neuf ans.
Jacinta Marto, l’une des trois enfants auxquels la Vierge Marie est apparue en 1917 à Fatima, succombe à une pleurésie. Elle a été béatifiée par le pape Jean-Paul II, le 13 mai 2000. Jacinthe avait deux ans de moins que son frère François. C’était une petite fille gaie et vive, au grand cœur, mais capricieuse par moment ; à tel point que Lucie disait d’elle :
« Ma cousine était susceptible, parce que la moindre contrariété suffisait pour la faire bouder dans un coin à attacher le bourricot ! Il fallait alors la laisser choisir le jeu et le partenaire avec qui elle voulait jouer ».
Cependant, c’était une petite fille aimable et attirante. Une de ses qualités particulières était l’amour de la vérité.
-
le 20 février 1934 : l’armée française engage des opérations contre les Berbères du Haut Atlas, au Maroc.
-
le 20 février 1961 : De gaulle négocie secrètement avec le FLN.
Pompidou est envoyé secrètement par de Gaulle à Lucerne pour rencontrer des mandataires du gouvernement provisoire algérien.
Les Eveilleurs reçoivent Franck Ferrand
Les Éveilleurs interrogent Franck Ferrand, animateur de radio et de télévision, auteur de plus d’une dizaine d’essais historiques, et d’un sixième roman paru il y a quelques semaines seulement, “l’année de Jeanne”.
Conteur d’histoire talentueux, homme de culture et de réflexion, Franck Ferrand intervient, plus rarement, sur les ondes pour commenter l’actualité française, dévoilant une pensée qui s’inscrit à contre-courant des canons de l’époque.
Dans cet entretien, Franck Ferrand revient sur son enfance, ses racines, l’origine de sa passion pour l’histoire, les raisons de son amour pour la France, et décrypte pour les Éveilleurs l’actualité la plus récente, à la lumière de son dernier ouvrage qui met en scène une nouvelle Jeanne d’Arc qui surgirait quelques mois après la fin de la pandémie de Covid19.
Seconde procédure d’impeachment : empêcher Donald Trump de se représenter à une élection
Pour mieux comprendre ce qui s’est joué dans la procédure d’impeachment de Donald Trump, une note du CAP de l’ISSEP, rédigée par Anthony Lacoudre, fait le point :
L’impeachment de trop
Le 13 janvier 2021, alors qu’il ne restait plus que six jours avant la fin du mandat de Donald Trump en tant que président des Etats-Unis, la Chambre des Représentants votait le second impeachment de Donald Trump, un peu plus d’an après avoir voté le premier le 18 décembre 2019. Trump devenait alors le troisième président de l’histoire des Etats-Unis à faire l’objet de cette procédure particulière de mise en accusation par la chambre basse du Parlement et le premier président à être mis en accusation à deux reprises.
Le premier impeachment et l’acquittement du 5 février 2020
La première fois, il était reproché au Président de s’être entretenu au téléphone avec le nouveau président de l’Ukraine lors d’un appel téléphonique intervenu au mois d’août 2019, au sujet de potentiels agissements frauduleux en Ukraine de Joe Biden et de son fils Hunter.
Pour les Démocrates, Donald Trump avait franchi une ligne jaune : comment osait-il chercher à obtenir auprès d’un chef d’Etat étranger des informations concernant son opposant potentiel à la prochaine élection présidentielle ? A l’époque, on soulignera qu’il n’était pas du tout évident que Joe Biden emporte les primaires démocrates.
L’intégralité des députés démocrates (majoritaires) de la Chambre des Représentants avait alors voté en faveur de la mise en accusation de Donald Trump alors que l’ensemble des députés républicains votait contre.
Puis, en février 2020, le Sénat acquittait le Président, estimant que les charges d’abus de pouvoir et d’obstruction au Congrès étaient infondées. Seul le sénateur républicain Mitt Romney rejoignait le camp de la gauche en votant contre Trump, coupable selon lui d’abus de pouvoir.
Le second impeachment pour incitation à l’insurrection
Cette fois-ci, il était reproché au Président, à l’occasion de son discours prononcé devant la Maison Blanche (Save America speech), d’avoir incité à l’insurrection lors de la manifestation du 6 janvier 2021 à Washington DC, encourageant la foule à envahir le Capitole.
On se souvient des images choquantes des manifestants forçant les barrages de police et pénétrant dans les locaux du Capitole, interrompant les débats sur le vote des grands électeurs et sur la fraude électorale des élections présidentielles, qui avaient commencé une demi-heure auparavant dans le cadre de la session jointe du Congrès.
Une procédure de mise en accusation bâclée
A la différence de la procédure conduite en 2019, où l’enquête de la Chambre des Représentants avait duré plusieurs mois, aucune enquête n’a été diligentée cette fois-ci. Aucune preuve n’a été produite par l’accusation, personne n’a été appelé à témoigner, la procédure ayant été bâclée, sans que la Maison Blanche ne puisse même présenter ses observations. Cette absence d’enquête était d’autant plus surprenante que l’accusation était grave. En réalité, les Démocrates n’avaient pas le choix, ils se devaient d’adopter cette mise en accusation avant le départ de Donald Trump prévu le 20 janvier 2021.
Après seulement deux heures de débats à la Chambre dans l’après-midi du 13 janvier 2021, 232 députés ont voté en faveur de la mise en accusation, correspondant à l’intégralité des députés démocrates rejoints par dix députés républicains (dont Liz Cheney, la fille de l’ancien vice-président de George Bush Jr). 197 députés républicains votaient contre, 96 % des députés républicains s’opposant donc à cette procédure d’impeachment qu’ils jugeaient totalement infondée, inutile voire néfaste. Le sénateur Lindsey Graham précisait alors : « Aujourd’hui, le Président a été mis en accusation sans aucune preuve. C’est devenu la norme. Faites attention. C’est une attaque contre la présidence à perpétuité ».
De nombreuses questions sans réponses
La Chambre des Représentants ayant décidé de ne pas mener d’enquête, des questions importantes restaient sans réponse.
Par exemple, Donald Trump avait-il réellement eu l’intention de provoquer une insurrection en organisant cette manifestation ? D’ailleurs, quels bénéfices aurait-il pu en tirer ? Une manifestation pacifique n’aurait-elle pas été plus avantageuse pour lui dans l’espoir d’influencer le vote des membres du Congrès qui étaient en train de débattre des fraudes électorales ? Du reste, était-ce vraiment une insurrection armée comme le prétend la gauche ? La plupart des personnes qui ont écouté le discours ne sont pas allées au Capitole, et la plupart de ceux qui s’y sont rendus ne sont pas entrés dans le Capitole ; la plupart de ceux qui y sont entrés n’ont commis aucun crime une fois dans le Capitole, aucune destruction dans les salles et les bureaux, aucune attaque de personne. Les images montrent plutôt des personnes prenant des photos sur place. Qui plus est, seule la police a tiré des coups de feu. Parmi les cinq morts déplorés, trois manifestants ont été piétinés par la foule ou ont subi des crises cardiaques (en dehors du Capitole) et un policier est mort d’une crise cardiaque le lendemain de l’invasion (apparemment sans lien avec l’incident). Et la police a abattu de sang-froid d’une balle dans la gorge une ancienne militaire de 35 ans, qui n’était pas armée, alors qu’elle venait de pénétrer dans l’enceinte du Capitole. On ne sait pas d’ailleurs si une enquête contre le policier en question est en cours.
Les manifestants étaient-ils tous des supporters de Donald Trump, voire des terroristes blancs racistes (white supremacists) comme l’affirment les Démocrates ? Des agitateurs d’extrême-gauche n’avaient-ils pas infiltré les manifestants ? La police avait-elle bien anticipé les possibles débordements ? Pourquoi la maire de Washington DC a-t-elle décliné l’aide de l’armée (National Guard) que lui a pourtant proposée Donald Trump lui-même ? Et pourquoi le chef de la police du Capitole – qui a témoigné sur le fait que ses demandes de renforts sont restées lettres mortes – a-t-il démissionné depuis lors ? Les heurts avec la police du Capitole n’ont-ils pas débuté avant même que Donald Trump ne finisse son discours et alors même que le discours se tenait à plus de deux kilomètres de distance du Capitole ? L’attaque du Capitole n’a-t-elle pas été planifiée plusieurs jours avant le 6 janvier – comme l’a déclaré le FBI – auquel cas il est difficile de l’associer au contenu du discours de Donald Trump ? Et si Donald Trump avait vraiment voulu fomenter une insurrection, ne s’y serait-il pas pris autrement ? On aurait vraisemblablement vu des tanks placés autour du Capitole…
Donald Trump accusé de contester le résultat des élections
En réalité, ce qui était reproché au Président sortant par la Chambre des Représentants, c’était surtout de contester les résultats de l’élection présidentielle du 3 novembre 2020, de ne pas accepter l’élection de Joe Biden, le candidat le plus populaire de tous les temps. On rappellera qu’aucun candidat dans l’histoire du pays, y compris Barack Obama, n’a jamais reçu autant de voix que lui (81 millions de voix, contre 70 millions pour Barack Obama en 2008 et 66 millions de voix pour Hillary Clinton en 2016).
Donald Trump, en effet, s’est attardé sur les soupçons de fraude électorale commise à grande échelle dans plusieurs Etats, plus particulièrement en Arizona, en Géorgie, dans le Michigan, en Pennsylvanie ou encore dans le Wisconsin, ce qui a fortement déplu au camp adverse. « Remettre en cause la légitimité des élections les plus sûres de toute l’histoire de notre pays est extrêmement dangereux pour la démocratie et constitue un acte de sédition », ont répété en chœur les responsables démocrates.
Des Démocrates qui n’ont eu de cesse de contester le résultat des élections de 2016
Cet argument est surprenant venant de ceux-là mêmes qui n’ont cessé depuis quatre ans de contester la légitimité de l’élection de Donald Trump. Nancy Pelosi, la redoutable présidente de la Chambre des Représentants, a toujours clamé haut et fort que l’élection de 2016 avait été truquée (« hijacked election« ) et ce, sans produire aucune preuve. Hillary Clinton a constamment rappelé au cours de ces quatre dernières années que son élection lui a été volée et que Trump était un agent russe.
En raison de ces soupçons, le Sénat et la Chambre des Représentants ont mené des enquêtes pendant trois ans. Un procureur spécial a même été nommé pour enquêter sur la légitimité des élections de 2016, en la personne de l’ancien directeur du FBI, Robert Mueller. Tous ont conclu à l’absence de collusion entre Donald Trump et la Russie pour remporter l’élection de 2016. Les députés républicains opposés à l’impeachment du mois de janvier 2021 n’ont pas manqué de soulever l’incohérence ; Lauren Boebert (Colorado) soulignant que « la sédition, ce n’était ni la manifestation ni la contestation des résultats. La sédition, c’était les élections truquées ».
Le Sénat est-il compétent pour ce procès ?
La prochaine étape consistait pour le Sénat à ouvrir la phase du procès en destitution à proprement parler. Le leader des sénateurs démocrates, Charles Schumer, insista pour qu’un procès « express » se tienne immédiatement après la mise en accusation du 13 janvier afin d’obtenir un verdict de la part du Sénat avant le 20 janvier, c’est-à-dire alors que Donald Trump était toujours en fonction.
Toutefois, Mitch McConnell, le président républicain du Sénat, a habilement opposé une fin de non-recevoir à cette requête, en renvoyant le procès à une date postérieure à l’inauguration de Joe Biden (précisons que le Sénat n’était même pas en session entre le 14 et le 19 janvier 2021). « Il n’y avait simplement aucune possibilité qu’un procès juste et sérieux puisse aboutir en une semaine » déclara-t-il.
Autrement dit, le procès au Sénat allait se tenir alors même Donald Trump ne serait plus le président des Etats-Unis. Dans ces conditions, de nombreux experts en droit constitutionnel firent remarquer que ce procès ne serait pas valide, le Sénat étant incompétent pour décider de la destitution d’un président qui n’est plus en fonction et qui, par définition, ne peut donc pas être destitué. « Ce procès est stupide », réagissait le sénateur Marco Rubio. Le sénateur Lindsey Graham renchérissait quant à lui : « je pense que le procès au Sénat contre un président qui n’est plus en fonction viole la constitution ».
Objectif : empêcher Donald Trump de se représenter à une élection
Mais à quoi donc pouvait servir la destitution d’un président qui n’est déjà plus en fonction ? Tout simplement à empêcher Donald Trump de se représenter à n’importe quel mandat électif, qu’il s’agisse des élections législatives de 2022 ou de l’élection présidentielle en novembre 2024. Pour les Démocrates, il fallait à tout prix empêcher Donald Trump de se présenter par exemple dans une circonscription législative en Floride en 2022 et de devenir président de la Chambre des Représentants (speaker of the house), dans l’hypothèse où les Républicains regagneraient la majorité à la chambre basse.
En effet, la constitution prévoit que les seules sanctions que peut imposer le Sénat à l’issue du procès sont la destitution des fonctions (removal from office) et l’interdiction d’occuper de nouvelles fonctions publiques. On soulignera que ce n’est pas l’un ou l’autre, au choix des sénateurs, puisque ce n’est que si le Sénat a voté pour la destitution qu’il peut ensuite voter pour l’inéligibilité à vie.
L’objectif principal des Démocrates n’était donc pas de destituer l’ex-président (ce qui était impossible) mais de bannir Donald Trump de la scène politique américaine, de l’envoyer en exil politique, le fait de l’avoir réduit au silence ne suffisant pas. La gauche américaine est bien consciente qu’elle a remporté les élections présidentielles de novembre 2020 dans des conditions douteuses, craignant par-dessus tout un retour en fanfare de Donald Trump.
« C’est extraordinaire. Le speaker Nancy Pelosi est responsable de 50 % des impeachments présidentiels de l’histoire des Etats-Unis. Le fait qu’ils « impeachent » l’ex-président alors qu’il n’est plus au pouvoir est la démonstration que les Démocrates sont absolument terrifiés par Donald Trump » (David Flint, professeur de droit constitutionnel émérite).
La procédure débute par un sérieux revers pour la gauche
Techniquement, le procès devant le Sénat a débuté le lundi 25 janvier 2021, lorsque la chambre des représentants a formellement saisi le Sénat de la mise en accusation de l’ex-président. Les neuf députés démocrates de la Chambre des Représentants jouant le rôle de procureurs, appelés « managers de la chambre » (house managers) marchèrent en procession solennelle dans les couloirs du Capitole pour rejoindre les locaux du Sénat, transportant avec eux l’acte de mise en accusation (articles of impeachment).
Or, le même jour, le 25 janvier, il était annoncé que le président de la cour suprême, le chief justice Roberts ne présiderait pas le procès. La constitution prévoit en effet que lorsque l’accusé est le président de la république, le procès est obligatoirement présidé par le juge le plus haut et le plus indépendant de la nation, à savoir le président de la cour suprême, nommé à vie. Ce dernier ne peut d’ailleurs se désister. Bien évidemment, dans ce cas, le juge de la cour suprême ne participe pas au vote des sénateurs, son rôle étant de s’assurer que les deux parties ont bien eu l’occasion de présenter de façon équitable leurs arguments respectifs devant les 100 sénateurs, qui font office de jurés.
Or, l’accusé n’est plus président de la République. Si bien que le chief justice, en dépit des pressions des sénateurs démocrates, a tout simplement refusé de présider le procès. John Roberts déclara à cette occasion que lorsqu’il a pris ses fonctions à la Cour Suprême, il a juré de protéger la Constitution, ridiculisant par-là la procédure intentée contre Donald Trump… « Le Chief Justice ne préside pas. Ce n’est donc pas un procès en impeachment » (Jordan Sekulow, avocat de Donald Trump).
Un procès sans juge
Les Démocrates ont donc trouvé une solution de repli : après avoir hésité avec le vice-président Kamala Harris, il a été décidé finalement qu’il reviendra au sénateur démocrate (!) le plus âgé, Patrick Leahy (Vermont, 80 ans) de diriger le procès (de façon impartiale bien entendu !).
Les débats du procès ne sont donc pas conduits par un juge mais par l’un des jurés qui a voté en faveur du premier impeachment en février 2020 et qui a annoncé publiquement, à plusieurs reprises, qu’il voterait à nouveau en faveur de la condamnation de Donald Trump.
Patrick Leahy – qui est décrit par les sénateurs républicains comme étant une « lefty nasty brute » (une brute méchante de gauche), extrêmement partisan – va donc se retrouver dans la situation étrange où il devra à la fois présider le procès et voter en tant que juré…. « Cette ‘kangaroo court’ (tribunal autoproclamé, NDLR) est un travestissement de la justice, c’est de la vengeance politique, c’est honteux » réagissait alors le sénateur Rand Paul.
Le premier vote : seulement six sénateurs républicains souhaitent que le procès se poursuive
Les débats au Sénat débutèrent le 9 février 2021, pour traiter en premier lieu de la requête en classement sans suite (motion to dismiss) déposée par les avocats de l’ancien président, lesquels dénonçaient un abus de constitution, une procédure d’accusation illégale car menée sans enquête préalable, sans processus de discovery (c’est-à-dire sans recherche de preuves), sans délibération et ce, en violation du droit de leur client à avoir un procès équitable garanti par le V° amendement de la Constitution.
Surtout, les avocats de Donald Trump ont souligné que le Sénat était incompétent pour juger une « private person », c’est-à-dire une personne qui n’est plus en fonction. Le droit est clair à ce sujet, si Donald Trump a commis une infraction pénale alors qu’il était encore président, il relève désormais des tribunaux pénaux réguliers maintenant qu’il n’est plus en fonction, les lois contre l’insurrection ou la sédition existant en droit pénal (du reste, les sanctions prévues applicables par les juges sont autrement plus sévères que la simple interdiction de se représenter à un mandat électif). « Il n’appartient donc pas au Sénat de se substituer à ces tribunaux » plaidèrent les avocats de la défense. En l’occurrence, aucun tribunal n’a été saisi de cette affaire, aucun procureur n’a lancé d’enquête contre Donald Trump à ce sujet, et pour cause, aucune infraction pénale n’ayant été commise par l’intéressé.
Autrement dit, le Sénat avait-il « jurisdiction », selon l’expression juridique anglaise (latine), c’est-à-dire le Sénat pouvait-il dire (diction) le droit (juris) en l’espèce ? 44 sénateurs républicains répondirent par la négative à cette question au soir du premier jour des débats. Seulement six sénateurs républicains sur cinquante auront souhaité que la procédure se poursuive. Il n’en demeure pas moins qu’une majorité des sénateurs (cinquante-six sur cent) a voté pour que le procès ait lieu, la Cour Suprême ne pouvant pas intervenir à ce stade pour constater l’illégalité du procès. Seul l’accusé pourrait éventuellement saisir la Cour Suprême après avoir été condamné, pour contester la compétence du Sénat.
Trump mis en accusation pour délit d’opinion
Les débats sur le fond (merits) débutèrent le 10 février. Les avocats de Donald Trump soulignèrent que le procès était anticonstitutionnel car il revenait à remettre en cause le 1er amendement de la Constitution, qui garantit la liberté d’expression, leur client étant poursuivi en réalité pour délit d’opinion. Aux yeux des Démocrates, Donald Trump n’avait donc pas le droit d’exprimer son mécontentement face à la fraude électorale constatée. Selon eux, il n’avait donc pas le droit d’utiliser le slogan « stop the steal » (arrêter le vol – des élections) ou « fight to get back the country » (se battre pour récupérer le pays).
Or, le libre discours politique est défendu par la Constitution. Peu importe à vrai dire si les soupçons de fraude électorale sont avérés ou non. Le droit américain prévoit en effet qu’un homme politique ne peut pas être sanctionné pour professer des mensonges. « Un mensonge est autant protégé que la vérité », précise le professeur de droit constitutionnel Alan Derschowitz. « Dire qu’il y a eu de la fraude est une opinion et une opinion est protégée », précise-t-il.
« Ce faux impeachment constitue une sérieuse menace contre la liberté d’expression pour les responsables politiques des deux partis. Le Sénat devra faire extrêmement attention au précédent que peut représenter cette affaire », conclut Michael van der Veen, l’un des avocats de Donald Trump.
Les paroles du Président ont-elles incité à la violence ?
Le droit applicable s’agissant de l’infraction d’incitation à la violence ou à l’insurrection est strict. Il a certes été reconnu par la jurisprudence depuis 1950 que le fait de prononcer un discours peut constituer une incitation à la violence. Mais pour obtenir la condamnation de l’auteur du discours, il est impératif de démontrer que des instructions directes ont été données à son auditoire, l’invitant à adopter des comportements illégaux. Cette jurisprudence est cruciale car, à défaut, n’importe quel auteur de discours passionné pourrait être déclaré pénalement responsable des actions illégales d’autrui.
En l’occurrence, aucun des écrits (tweets reçus par 85 millions de followers) ou des paroles (discours) de Donald Trump n’a jamais incité à la violence préalablement ou au cours de cette journée du 6 janvier. Plus précisément, à la fin de son discours du 6 janvier, Donald Trump prit soin de recommander à la foule de marcher vers le Capitole « pacifiquement » et de façon patriotique, en respectant les hommes en uniforme, afin de « faire entendre votre voix », chacune de ces actions étant parfaitement légale. « Il est clair que le discours de Donald Trump ne correspond pas à la définition juridique de l’incitation » conclut l’avocat de la défense devant les sénateurs.
« Dans tous les cas, Trump est coupable »
Les procureurs étant dans l’incapacité de démontrer l’incitation expresse à l’insurrection dans les propos écrits ou oraux de Donald Trump, ils arguèrent que Donald Trump était bien conscient que ses propos pourraient néanmoins être perçus par son auditoire comme une invitation à l’insurrection (concept curieux de code words).
Plus particulièrement, avancèrent les Démocrates, quand le président dit à la foule de se rendre « pacifiquement » au Capitole, en réalité il voulait dire qu’il fallait tout détruire. « Avec ce genre d’argument, on ne peut pas gagner. Si vous dites « soyez violents », vous êtes coupable et si vous dites « soyez pacifiques », vous êtes coupable également », commenta Rudy Giuliani dans les médias.
Des procureurs amateurs aux mains vides
Les travaux des procureurs Démocrates surprirent par leur manque de rigueur et de crédibilité. « La présentation faite par les managers de la chambre était insultante et absurde », déclara le sénateur Lindsey Graham. « Les managers de la chambre ont manipulé les preuves. Devant un tribunal, ils seraient sanctionnés par le juge », déclara à la tribune David Schoen, l’un des avocats de Donald Trump.
« Ils insultent le Sénat en montrant des preuves qui n’auraient pas été admissibles devant un tribunal. C’est une présentation sélective de preuves qui n’aurait pas été acceptée par un juge, ce n’est pas un procès conduit de façon juste et équitable », renchérit le professeur de droit Harry Hutchison. Le professeur faisait référence notamment à la présentation d’articles de presse relatant de fausses informations (que les procureurs ont dû piteusement retirer de leur dossier en cours d’audience), à des modifications de date et du contenu de tweets présentés comme preuves à charge ou à des montages vidéos grossiers réalisés par une société de production d’Hollywood sans aucune valeur probatoire, présentés par les procureurs aux sénateurs.
Ainsi, le procureur démocrate Eric Swalwell fit l’erreur de mentionner comme preuve de la sédition de Donald Trump une conversation téléphonique qu’aurait eue Donald Trump avec le sénateur Mike Lee le 6 janvier au cours de laquelle le président aurait fait pression sur le sénateur pour qu’il conteste les votes des grands électeurs. Pas de chance pour le procureur, le sénateur en question faisait partie des jurés présents. Ce dernier interrompit la présentation du procureur, clamant que cette histoire n’était qu’un mensonge grossier inventé par les médias. Le procureur dut reconnaître qu’il s’était basé sur un article de presse, lui-même fondé sur une source anonyme… Cet incident révéla la légèreté des procureurs ; depuis quand en effet les articles de journaux constituent-ils des sources de preuves ? « C’est comme si vous aviez cherché vos preuves sur Google » rétorqua l’avocat de la défense.
Pas de chance non plus avec le tweet (retwitté par Donald Trump) de Jennifer Lynn Lawrence (organisatrice de la manifestation du 6 janvier) que les procureurs ont modifié avant de le présenter aux jurés comme preuve de conspiration, transformant le mot « calvaire » (calvary en anglais ») en « cavalerie » (cavalry en anglais) pour faire croire que des milices paramilitaires se préparaient à envahir le Capitole. La modification n’a pas échappé aux avocats de la défense, dénonçant une manœuvre grotesque. Rudy Giuliani résuma bien la situation en déclarant : « je pense que l’argument des Démocrates est de jouer sur l’émotion et d’espérer que les sénateurs sont stupides ».
Donald Trump n’a ni planifié ni incité l’invasion du Capitole
Les procureurs n’auront donc pas réussi à démontrer l’incitation, se contentant de constater que l’ex-président avait menti sur le vol des élections (ce qui n’est d’ailleurs pas démontré non plus, le sujet de la fraude électorale restant encore ouvert à ce stade, notamment devant les tribunaux) et que le Capitole fut le théâtre de violences inacceptables mais sans pouvoir établir de lien de causalité.
Certes, l’invasion du Capitole constitue une infraction pénale. Les personnes ayant pénétré dans l’enceinte de l’immeuble ont bel et bien été arrêtées (plus de 200 d’entre elles à ce jour). Elles sont en attente de leur procès et seront vraisemblablement condamnées à de lourdes peines de prison. Mais les procureurs n’auront pas démontré aux sénateurs que Donald Trump avait planifié ou organisé cette invasion du Capitole ou qu’il avait ordonné à la foule de commettre ces infractions.
Des Démocrates qui excusent et soutiennent les émeutiers
L’accusation d’incitation à l’insurrection à l’encontre de Donald Trump est d’autant plus surprenante provenant de la gauche américaine, qui a ouvertement soutenu les manifestants de l’année dernière, les Démocrates à la chambre des représentants ayant par exemple refusé d’adopter une résolution condamnant les émeutes raciales de l’été 2020.
Pour illustrer le propos, les avocats de Donald Trump montrèrent aux jurés d’innombrables vidéos de personnages politiques démocrates incitant à la violence dans le contexte des émeutes, à commencer par Nancy Pelosi (qui, on s’en souvient, a déchiré ostensiblement devant les caméras le discours de l’Union du président en février dernier), ayant déclaré : « je ne comprends pas pourquoi il n’y a pas plus d’émeutes partout dans le pays, peut-être y en aura-t-il ». On rappellera que les émeutiers du printemps et de l’été derniers ont tué 25 Américains, dont plusieurs officiers de police. Mais pour le député Jerry Nadler, « la violence d’Antifa est un mythe ». Des médias classés à gauche en rajoutent, Chris Cuomo, le propre frère du gouverneur démocrate de New York, journaliste vedette de CNN, déclarant : « qui a dit que les manifestations devaient être pacifiques ? »
Le sénateur démocrate de New York Chuck Schumer a, quant à lui, annoncé à la télévision : « je suis fier de New York et je suis fier des émeutes ». Ou encore Kamala Harris, louant les émeutiers qui venaient de détruire un commissariat de police à Minneapolis au nom de « la justice sociale », déclarait en juin 2020 : « C’est un mouvement, je vous le dis. Faites attention, parce qu’ils ne vont pas arrêter. Ils ne vont pas arrêter jusqu’au jour de l’élection en novembre et ils ne s’arrêteront pas après l’élection. Et ils ne devraient pas s’arrêter… ». Cela ressemble à s’y méprendre à de l’incitation à l’insurrection. Imaginons un instant si ces paroles avaient été celles du président Trump lors de son discours du 6 janvier… Kamala Harris ne s’est d’ailleurs pas contentée de seules paroles puisqu’elle fut très active dans la levée de fonds pour permettre aux émeutiers de BLM et d’Antifa arrêtés par la police de payer leur caution afin de sortir de prison… Sans parler des innombrables caciques de gauche (maires, gouverneurs, députés sénateurs ainsi que Joe Biden et Kamala Harris eux-mêmes) qui ont appelé à diminuer drastiquement le financement de la police (defund the police).
Des démocrates qui incitent constamment à la violence contre les « déplorables »
Depuis l’élection de Donald Trump en 2016, la gauche américaine n’a fait preuve d’aucune retenue à l’égard des élus et des électeurs républicains (qualifiés de « basket of deplorables » – un « ramassis de gens lamentables » – par Hillary Clinton elle-même), relayés en cette entreprise par les médias. Par exemple, Don Lemon, journaliste vedette de CNN, recommandait récemment de « déprogrammer » les électeurs de Trump. Ainsi, le sénateur démocrate Chuck Schumer n’a pas hésité à menacer directement deux juges républicains de la Cour Suprême en hurlant, dans un micro lors d’une manifestation tenue devant la cour suprême : « Vous Gorsuch, vous Kavanaugh, vous allez payer pour ce que vous avez fait (ndlr à propos du droit à l’avortement). Vous n’avez pas idée de ce qui va vous frapper si vous poursuivez avec ces terribles décisions ».
La députée de gauche Maxim Waters a, quant à elle, été filmée en train d’haranguer une foule de partisans, les incitant à violenter les membres du gouvernement de Trump rencontrés dans l’espace public.
Sans oublier Joe Biden lui-même qui a déclaré fièrement à plusieurs reprises devant les caméras, en parlant de Donald Trump : « Si nous étions au collège, je le prendrais derrière la salle de gym et le tabasserais tant que je pourrai ».
Force est de constater que ces menaces à répétition contre les électeurs de Donald Trump finissent par avoir un impact très concret sur la population, à tel point qu’il est devenu impossible à un supporter de Donald Trump de s’afficher en public – en tout cas dans les villes démocrates des Etats-Unis – sous peine de subir immédiatement divers types de violence. On se souvient par exemple des scènes étonnantes de haine contre Rand Paul à la sortie de la Maison Blanche au soir de la convention républicaine en août dernier. « Ils hurlaient qu’ils allaient nous tuer. On ne peut plus aller dehors maintenant, c’est devenu trop dangereux pour nous » témoigna-t-il. « Un tel niveau de haine contre les républicains a des répercussions. Ce sont les Démocrates qui poussent les Américains à la guerre civile », remarque Mike Huckabee (ancien gouverneur de l’Arkansa).
Un procès sans témoin
Les procureurs sentant que leur affaire prenait une mauvaise tournure, tentèrent un coup de bluff au matin du dernier jour des débats en demandant aux sénateurs de les autoriser à appeler des témoins. Les sénateurs ayant voté à 55 contre 45 pour autoriser l’appel à témoins, les procureurs ont alors proposé d’auditionner Jaime Herrera Beutler, députée républicaine de la Chambre des Représentants (qui a voté en faveur de la mise en accusation de Donald Trump) car elle aurait entendu un appel téléphonique intervenu le 6 janvier dernier entre Donald Trump et un autre député républicain, Kevin McCarthy, au cours duquel le président lui aurait dit que la foule du 6 janvier était énervée en raison de la fraude électorale.
En réponse, la défense de Donald Trump menaça d’appeler à témoin une centaine de personnes (principalement parmi les personnes arrêtées, pour comprendre quelles furent leurs motivations réelles dans l’attaque du Capitole) ainsi que des personnages politiques comme Nancy Pelosi ou Kamala Harris. Il s’agissait par exemple d’interroger Nancy Pelosi, en tant que maire du Capitole, responsable ultime de la sécurité du Capitole, pour savoir si elle avait reçu des informations l’alertant avant le 6 janvier de possibles violences contre le Capitole préparées par les manifestants.
Ceci mit immédiatement fin aux velléités des Démocrates d’appeler des témoins, ouvrant la porte au vote final des sénateurs sur la culpabilité ou l’innocence de l’accusé.
Une majorité renforcée des 2/3 des sénateurs nécessaire
La Constitution prévoit qu’une majorité renforcée des deux tiers des 100 sénateurs en faveur de la destitution du président était nécessaire. Les cinquante sénateurs démocrates devaient donc être rejoints par au moins 17 des cinquante sénateurs républicains. Il faut reconnaître que la situation des sénateurs républicains n’était pas facile. Un vote en faveur de l’acquittement serait nécessairement exploité par la gauche lors des prochaines élections sénatoriales alors qu’un vote en faveur de la condamnation serait synonyme de répudiation par l’électorat dur de droite.
Donald Trump à nouveau acquitté
Finalement, au soir du 13 février 2021, l’ex-président fut acquitté, seulement 57 sénateurs votant en faveur de sa condamnation alors que 43 sénateurs votaient en faveur de son acquittement. La majorité des deux tiers n’était pas atteinte, dix voix manquant pour une condamnation. Donald Trump devint alors le premier président dans l’histoire des Etats-Unis à faire l’objet deux fois d’un impeachment et à être acquitté deux fois (en un an !).
Parmi les sept sénateurs républicains qui ont rejoint le camp démocrate, on compte deux sénateurs en fin de carrière qui ne se représenteront pas (Burr et Toomey, qui, paradoxalement, avaient reconnu au préalable par vote que le procès violait la Constitution) ainsi que l’éternel ennemi de Donald Trump, Mitt Romney, malheureux prétendant à la Maison Blanche en 2012 contre Barack Obama, qui avait déjà voté en faveur de la condamnation de Donald Trump en février 2020. Il n’est pas évident dans ces conditions que Romney soit réélu au Sénat lorsqu’il se représentera en 2024 dans l’Utah.
Quarante-trois sénateurs républicains (que Nancy Pelosi s’empressa d’insulter, les qualifiant de « sénateurs lâches ») ont donc constaté que Donald Trump ne pouvait pas être condamné car :
- Le Sénat était incompétent si bien que le procès était inconstitutionnel ;
- L’accusé n’avait pas eu le droit à un procès équitable ;
- Une condamnation violerait le droit d’expression protégé par la constitution ;
- Le Président n’avait commis aucune infraction.
Ces sénateurs n’auront donc pas été sensibles à l’argument final des procureurs selon lequel, dans le cadre d’un procès en destitution au Sénat, c’est la responsabilité orale de l’accusée qui est jugée et non sa responsabilité juridique et qu’ainsi « le droit et ce que prévoit la Constitution ne s’appliquent pas… ».
Donald Trump résumait bien la situation dans son message de remerciement suite à son acquittement :
« C’est un triste commentaire sur notre époque qu’un parti politique américain se voit accorder un laissez-passer gratuit pour dénigrer l’Etat de droit, diffamer les forces de l’ordre, excuser les émeutiers et transformer la justice en un outil de vengeance politique en persécutant, annulant et supprimant toutes les personnes et points de vue avec lesquels ils ne sont pas d’accord »
Vers un impeachment de Joe Biden et de Kamala Harris en 2022 ?
Les Démocrates ont donc établi un précédent historique en 2019 et en 2020 : il est désormais possible d’intenter un procès en destitution contre le président pour n’importe quel motif. Les Républicains, qui ont bien reçu le message, n’auront pas attendu longtemps pour réagir. Dès le lendemain de l’inauguration de Joe Biden, Marjorie Taylor Green, députée républicaine à la Chambre des Représentants déposa un projet de résolution prononçant l’impeachment de Joe Biden pour abus de pouvoir, faisant référence au trafic d’influence en Ukraine lorsqu’il était le vice-président de Barack Obama, en charge des relations avec l’Ukraine.
Bien évidemment, cette procédure ne pourra pas aboutir tant que la droite est minoritaire à la chambre. Mais un changement de majorité pourrait intervenir par exemple aux prochaines élections législatives de mi-mandat de novembre 2022. On imagine déjà la scène, Donald Trump, nouveau speaker of the house, responsable de la conduite de la procédure de destitution de Joe Biden, présenté pour l’occasion comme un criminel ayant volé l’élection… Qui plus est, il est désormais établi que la Chambre n’est même plus obligée de respecter les droits de la défense (et peut même recourir à des articles de presse comme preuves à charge…).
Qui plus est, les Républicains pourraient également intenter une procédure de destitution contre la vice-présidente de Kamala Harris pour incitation à l’insurrection, comme le précisa le sénateur Lindsey Graham le lendemain du verdict :
« Je pense que ce procès en destitution était anticonstitutionnel. Je condamne les événements du 6 janvier mais les procédés utilisés pour destituer le Président étaient un affront à la règle de droit. Nous avons ouvert la boîte de Pandore pour de futurs présidents. Si l’on utilise ce modèle, je ne sais pas comment Kamala Harris ne sera pas destituée si les Républicains reprennent la Chambre, car elle a fait sortir de prison des émeutiers et l’un d’entre eux est retourné manifester dans la rue et a fracassé la tête d’une personne ».
Vers un Impeachment de Barack Obama ?
Les Démocrates ont également montré avec ces deux précédents qu’il est désormais possible de conduire une procédure en destitution contre des anciens élus, c’est-à-dire contre des personnages politiques qui ne sont plus en fonction. A ce titre, les Républicains ne cachent pas qu’ils songent d’ores et déjà à intenter une action en destitution contre les anciens présidents démocrates, à commencer par Barack Obama, au titre de l’ensemble des scandales ayant marqué ses deux mandats. C’est ce qu’a proposé le sénateur républicain John Cornyn, le 23 janvier 2021, si son parti remporte la majorité à la fois à la Chambre des Représentants et au Sénat en 2022.
Le cardinal Sarah démissionne
Le pape François a accepté la démission du cardinal Robert Sarah, préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements depuis 2014.
Né le 15 juin 1945, archevêque de Conakry de 1979 à 2001, il avait été créé cardinal par Benoît XVI en 2010.
Le cardinal Angelo Comastri, né le 17 septembre 1943, président de la Fabrique de Saint-Pierre, vicaire général pour la Cité du Vatican et archiprêtre de la basilique Saint-Pierre, a également remis sa démission. Il est remplacé par le cardinal Mauro Gambetti, né le 27 octobre 1965, membre de l’ordre des Frères mineurs conventuels depuis 1992, nommé cardinal en novembre 2020.
Le monastère de Sarrance (64) a besoin de dons pour sa restauration
Le Frère Pierre Moulia, prêtre Prémontré et responsable de la communauté de Sarrance, prêtre depuis le 23 décembre 1966, est devenu en 1980 membre de l’ordre des Prémontrés. En 2010, l’évêque de Bayonne lui demande de s’installer au monastère de Sarrance, monastère Prémontré jusqu’à la révolution française. L’association « Saint Norbert en Aspe » (appelée aujourd’hui « Les Amis du Monastère de Sarrance ») dont il est le président, est fondée dans le but de racheter le monastère, où il vit désormais avec d’autres frères, prêtres et laïcs.
Le lieu demeure extrêmement vétuste et sa restauration est une nécessité pressante : en particulier, les toitures de l’église et du monastère ainsi qu’une partie des charpentes. Ce projet est mené en union avec la Commune de Sarrance qui a la charge de l’Eglise.
Depuis 2018, le site est classé à l’inventaire des Monuments Historiques par les Bâtiments de France : les travaux seront donc menés suivant un cahier de charge rigoureux et réalisés par des artisans spécialisés dans ce domaine. Selon la dernière estimation, la rénovation des toitures coûterait 1 600 000 € environ. D’importantes subventions devraient être accordées mais, en tout état de cause, il faut trouver 20%, soit 320 000 €. Une fois cette somme récoltée, le dossier d’appel d’offres pourra être introduit et les travaux planifiés.
La délinquance naissante à l’école
Les « débats courts » sont une série d’émissions sur des sujets d’éducation touchant l’actualité, produites par le Cours des frères Montgolfier et présentées par son directeur, Albéric de Serrant.
Des invités viennent témoigner de leur expérience en tant qu’éducateurs, sous forme de débats conduits par Albéric de Serrant qui complète les propos échangés et livre son analyse personnelle.
Une nouvelle émission est mise en ligne toutes les deux semaines sur la chaîne YouTube d’Alberic de Serrant le vendredi à 18h15.
L’émission de cette semaine concerne la délinquance naissante à l’école, avec Yann de Cacqueray, Chef d’Etablissement du collège-lycée Saint-Michel de Saint-Mandé, Ouzdam Madzou, éducateur spécialisé à la Fondation d’Auteuil, Benoit Maisonneuve, fondateur de La Croix des Vents à Sées.
La Chine prévoit de nommer des évêques sans l’accord de Rome
Le nouveau directoire chinois publié par l’Administration d’État pour les affaires religieuses met toutes les religions sous le contrôle du Parti communiste. À l’article 52 du directoire, on trouve même que la réincarnation d’un lama bouddhiste doit être autorisée par le Parti communiste chinois…
L’article 16 est une gifle à l’égard du Saint-Siège. Il concerne la nomination des évêques catholiques et exclu le Vatican du processus.
Le 22 septembre 2018, le Saint-Siège et la Chine ont signé un accord provisoire et secret sur la nomination des évêques, renouvelé pour deux années supplémentaires le 22 octobre 2020. Dans son discours du 8 février de cette année au corps diplomatique, le pape François a défini cet accord comme « essentiellement pastoral », émettant le souhait
« que le chemin entrepris se poursuive, dans un esprit de respect et de confiance réciproque, pour contribuer davantage à la résolution des questions d’intérêt commun ».
Le directoire place les modalités de nomination des évêques entièrement dans les mains des autorités de Pékin, à travers l’Association patriotique des catholiques chinois et le collège épiscopal fantoche qu’est la Conférence des évêques catholiques chinois, non reconnue par Rome. La procédure se déroule en 4 temps :
- « élection démocratique » du nouvel évêque de la part de la « communauté catholique » du lieu,
- « approbation » de la nomination de la part de la pseudo-conférence épiscopale,
- « consécration » de la part d’un évêque aligné
- enregistrement officiel du nouvel élu dans la base de données qui le contrôlera jusqu’à la tombe.
Et le pape n’aura pas son mot à dire.
Voici ce que prévoit l’article 16 du directoire :
« Les évêques catholiques sont approuvés et consacrés par la Conférence des évêques catholiques chinois. L’Association patriotique des catholiques chinois et la Conférence des évêques catholiques chinois rempliront, dans les vingt jours après la consécration de l’évêque, le formulaire pour la classification d’un évêque catholique et le remettront pour enregistrement à l’Administration d’État pour les affaires religieuses, en fournissant les documents suivants :
- Une copie de la composition de ménage de l’évêque et une copie de sa carte d’identité.
- Une déclaration émise par la communauté catholique de la province, de la région autonome ou de la municipalité sous l’autorité directe du gouvernement central sur l’élection démocratique de l’évêque.
- Une lettre d’approbation de la Conférence des évêques catholiques chinois.
- Le certificat de la consécration de l’évêque signé par l’évêque consécrateur.
Le formulaire d’enregistrement des évêques catholiques sera exclusivement celui fourni par l’Administration d’État pour les affaires religieuses. »
Ce directoire entrera en vigueur le 1er mai.
Le prosélytisme est-il contraire aux droits de l’homme ?
En Grèce, un chrétien, M. Damavolitis, a été condamné pour délit de « prosélytisme ». Cette incrimination vague mène à des condamnations injustes et excessives.
La CEDH a déjà constaté à plusieurs reprises des violations de la liberté de religion du fait de cette loi. Avec l’affaire pendante Damavolitis c. Grèce, la CEDH sera amenée à se prononcer sur la loi elle-même.
L’ECLJ intervient à la Cour dans cette affaire et fait le point sur RCF.
Jean Messiha demande une protection policière, la police ouvre une enquête contre lui pour un tweet…
La priorité de Gérald Darmanin est évidente : abattre ceux qui s’opposent à l’immigration invasion.
J’ai été convoqué par la police.
Pourquoi ?
Pour un tweet qui a déplu au préfet des Yvelines.
La racaille qui voulait tuer des flics à #Poissy court toujours.
Le système antinational a ses priorités.
Histoire surréaliste que je vous raconte en vidéo.
Ici👇🏼https://t.co/WepHiWapxh https://t.co/pNm5MkDPPJ— Jean MESSIHA (@JeanMessiha) February 19, 2021
Depuis plusieurs mois, je reçois des menaces de morts à l’encontre de mes enfants et moi même.
C’est la plateforme Pharos qui m’a alerté sur ce phénomène d’ampleur.J’ai demandé par courrier de l’aide au Ministre @GDarmanin au mois de décembre.
Aucune réponse à ce jour. pic.twitter.com/iqvjrPY9R5
— Jean MESSIHA (@JeanMessiha) February 16, 2021
Marine Le Pen n’aime pas les manifestations [Add.]
Après avoir boudé les grandes manifestations contre la dénaturation du mariage, Marine Le Pen demande aux cadres du RN de ne pas se rendre à la manifestation de soutien à Génération identitaire :
Le soutien du RN à Génération identitaire s’arrêtera donc à un simple communiqué. Menacé de dissolution par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, le mouvement a annoncé la tenue d’une manifestation, samedi 20 février à Paris, par le biais de sa porte-parole Thaïs d’Escufon. Un rassemblement auquel ne participera pas le parti de Marine Le Pen, comme l’a révélé le journaliste du Figaro Charles Sapin sur Twitter. D’après lui, la direction du RN a en effet demandé à ses cadres de ne pas s’y rendre. « Notre présence n’est pas vraiment utile. Les manifestations, c’est pas notre truc. D’autant qu’on s’est déjà exprimé sur le sujet », a plaidé un cadre du parti.
Certes, il y a un risque de voir des nervis d’extrême gauche essayer de perturber ce rassemblement mais céder devant cette menace revient à laisser la rue aux adversaires et ennemis de la France. Au RN, la dédiabolisation passe donc également par la fin des manifestations de rue, qui faisaient la force du FN à une époque. Jean-Marie Le Pen appelle quant à lui à manifester, tout comme d’autres personnalités de droite :
La manifestation légitime de soutien à #GenerationIdentitaire demain samedi à Paris doit être significative de l’esprit de résistance face aux menées anti-françaises.
— Jean-Marie Le Pen (@lepenjm) February 19, 2021
Venez TOUS à Paris ce samedi ! Denfert Rochereau 14h ! Souveraineté et liberté ! Contre le #RegimeMacron https://t.co/BwRsZFG6Ox via @YouTube
— Jean-Yves Le Gallou (@jylgallou) February 19, 2021
Reculade face à d’éventuelles interventions de lagauche. Si qq cris d’assocs ”antiracistes” font peur au #RN avant 2022, on peut douter de sa détermination face à la gauche si @MLP_officiel était élue. Cela rappelle les renoncements successifs de la droite classique #LR
— Pascal Gannat (@PGannat) February 19, 2021
Lorsque Gérald Darmanin et Eric Dupont-Moretti décideront de dissoudre le RN, il ne faudra pas demander à venir manifester…
Addendum : Jean-Marie Le Pen a fait savoir qu’il désapprouvait fortement la décision d’interdiction prise par sa fille pour le RN
Gérald Darmanin résume l’invasion migratoire de la France en deux minutes
Mais se rend-il seulement compte que ce qu’il dit à propos de cet immigré clandestin soudanais coupable d’un assassinat horrible donne entièrement raison à Génération identitaire dont la dernière action ne se situait pas très loin dans les Pyrénées ?
Gérald Darmanin sur le migrant auteur de l’agression mortelle à Pau : “Il devait quitter le territoire national” pic.twitter.com/mBZSRa4ZFI
— CNEWS (@CNEWS) February 19, 2021
C’est arrivé un 19 février…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
-
le 19 février 197 : début de la bataille de Lugdunum, actuelle ville de Lyon, qui avait embrassé la cause de Clodius Albinus.
Lyon, la capitale des Gaules, voit s’affronter deux armées romaines : Septime Sévère, chef de l’armée du Danube, affronte le gouverneur de Bretagne, Clodius Albinus pour la conquête du pouvoir à Rome. Septime Sévère l’emporte et va devenir empereur. Pour punir la ville, il la dévaste et extermine 18 000 chrétiens.
-
le 19 février 356 : l’empereur romain Constance II impose la fermeture des temples païens.
-
le 19 février 607 : Boniface III est consacré pape à Rome.
-
le 19 février 1122 : l’abbé Adam meurt et Suger est élu abbé de St-Denis, sans demander l’avis du Roi Louis VI.
Le Roi lui confie le Royaume à son départ en croisade. A son retour il lui confère le titre de « père du peuple ».
-
le 19 février 1493 : Florence fait alliance avec la France en vue d’un partage de Milan.
-
le 19 février 1783 : le second Pitt, William, aussi appelé Pitt le jeune, est nommé Premier ministre.
Pour lui l’Angleterre est entrée depuis l’indépendance des Etats-Unis dans « une guerre d’extermination » contre la France affirme-t-il dans son discours aux Communes. Pour que la première vive les Bourbons doivent disparaître de France.
-
le 19 février 1790 : le marquis de Favras est exécuté par pendaison.
Il paie de sa vie une tentative visant à libérer le Roi Louis XVI et sa famille de Paris. C’est en recrutant des soldats qu’il est dénoncé.
-
le 19 février 1793: l’île Bourbon devient La Réunion.
Française depuis 1649, l’île Bourbon est rebaptisée par la Convention, ‘île de la Réunion. L’île de l’Océan Indien retrouve son nom d’origine lors de l’occupation anglaise de 1810 à 1815. La IIème république lui réimpose le nom d’île de la Réunion.
-
le 19 février 1795 : la France et la Toscane signent un traité de paix.
Le grand-duc Ferdinand III avait adhéré à la première coalition.
-
le 19 février 1796 : les planches à assignats sont brûlées en place Vendôme.
-
le 19 février 1797 : traité de Tolentino.
Le Traité de Tolentino voit Pie VI céder Avignon, la Romagne, Bologne, Ferrare et le Comtat Venaissin à la France, tandis que l’armée de Bonaparte marche sur Vienne, en passant par le Tyrol. Il doit verser 30 millions de livres à la France, en plus des versements décidés lors de l’armistice de Bologne. Tout cela pour éviter une occupation militaire de Rome. Ce traité ne conteste pas (pas encore) le pouvoir temporel du pape.
-
le 19 février 1800 : Bonaparte, premier Consul, s’installe aux Tuileries.
-
le 19 février 1858 : quatrième apparition de Notre Dame à sainte Bernadette.
Saint Bernadette vient à la Grotte avec un cierge bénit et allumé. C’est de ce geste qu’est née la coutume de porter des cierges et de les allumer devant la Grotte.
-
le 19 février 1858 : Napoléon III et la liberté.
Napoléon III durcit son régime par l’adoption d’une loi de sûreté générale qui permet d’interner ou de déporter toute personne ayant déjà subi des condamnations politiques. Cette loi concerne environ deux mille Français et quelques centaines déportés en Algérie. Elle est votée suite à l’attentat du 14 janvier.
-
19 février 1876 : guérison d’Estelle à qui la sainte Vierge est apparue à Pellevoisin
Cf. chroniques du 15 février, et des 9 et 15 septembre.
-
le 19 février 1915 : préparation de l’offensive des Dardanelles.
Les forts des Dardanelles sont bombardés par les flottes française et britannique. Il s’agit de forcer le détroit des Dardanelles et le Bosphore pour créer un autre front au sud-est de l’Allemagne. C’est tellement mal fait que cela coûte très cher en vies humaines. Le but des Anglais est surtout de protéger l’empire de la progression des Ottomans vers l’Egypte.
-
le 19 février 1921 : Lyautey est fait maréchal de France.
-
le 19 février 1925: première assemblée de la Fédération nationale catholique.
Voir les chroniques du 26 octobre, du 04 novembre et du 24 décembre sur le général de Castelnau.
-
le 19 février 1942 : ouverture du procès de Riom
Le gouvernement de Vichy assigne en justice les anciens dirigeants politiques et militaires français: Edouard Daladier, Guy La Chambre, Maurice Gamelin, Léon Blum et Robert Jacomet. Le procès se déroule à Riom dans le Puy-de-Dôme. Ils sont accusés d’être responsables de la défaite de 1940. Plus de 400 témoins sont appelés à comparaître. Les juges ont pour instruction de juger les coupables sur la période allant de 1936 à 1940. Ce procès sera suspendu par Hitler !
-
le 19 février 1984 : au cours d’une cérémonie solennelle sur la place Saint-Pierre, le pape Jean-Paul II béatifie 99 martyrs catholiques de la Révolution française.
Au cours d’une cérémonie solennelle sur la place Saint-Pierre, le pape Jean-Paul II béatifie 99 martyrs catholiques de la Révolution française.
Les martyrs des massacres d’Avrillé et d’Angers sont 99. Il y a parmi eux 83 femmes, dont 3 religieuses, et 17 hommes dont 12 prêtres qui sont guillotinés pour avoir refusé de prêter serment à la constitution civile du clergé.
Il faut ajouter Noël Pinot, guillotiné à Angers le 21 février 1794 ; les 4 filles de la Charité des Ursulines guillotinées à Cambrai les 27 juin, 17 et 23 octobre 1794 ; les 32 Sacramentines et Ursulines martyres d’Orange, mises à mort entre le 4 et le 26 juillet 1794, les 16 Carmélites de Compiègne exécutées à Paris le 17 juillet 1794, qui furent les premières béatifiées.
Sans parler des massacres de septembre 1792, qui firent entre 1100 et 400 victimes, dont 187 prêtres et religieux… Et des 14 martyrs de Laval, prêtres, pour la plupart âgés et impotents, qui refusèrent de prêter serment à la CCC et qui moururent, le 21 janvier 1794 sur l’échafaud dressé place de La Trémoille… Et des martyrs des pontons de Rochefort, 598 victimes, dont 102 proposés à la béatification, sans compter les morts de Blaye, de Bordeaux, et de Brouage, sans compter ceux de Nantes… (*)
(*) 1600 Jeunes Saints, Jeunes Témoins de François Marie Algoud (aux Ed de Chiré, pages 55-56 ; 67 à 72 ; 430 à 433 et 442 à 444.)
Les élèves des lycées indépendants discriminés au Bac : Référé-suspension au sujet du bac 2021
Communiqué de l’association Créer son école :
Le Ministère de l’Education nationale a fait savoir qu’il n’accorderait pas le bénéfice du contrôle continu aux lycéens hors contrat, en remplacement des épreuves de spécialité du bac prévues pour mars 2021 (qui viennent d’être annulées pour raisons sanitaires). Les lycéens des établissements publics et sous contrat passeront, quant à eux, ces matières en contrôle continu, sans stress, sans révision, et sans exposition au risque de la Covid.
Au contraire, pour les élèves des établissements hors contrat et les candidats libres, le mois de juin sera celui de tous les dangers puisqu’ils devront passer dans des centres d’examen de grandes tailles non seulement ces épreuves de spécialité mais aussi les épreuves de tronc commun (lesquelles porteront sur deux ans au lieu d’une seule année comme c’est les cas pour les autres candidats).
Il est difficile de comprendre ce qui pourrait justifier ce “deux poids-deux mesures”, et conduire, dans les conditions sanitaires actuelles, à discriminer ces élèves ainsi et à les exposer à des risques sanitaires plus importants que leurs camarades, au terme de deux années scolaires chaotiques et éprouvantes.
Dès que le décret sera publié (ce qui est imminent, selon le Ministère), l’association Créer son école déposera un référé suspension.
Anne Coffinier, présidente de Créer son école:
“En 2021, deux bacs de valeurs inégales risquent donc se côtoyer. Le bac hors contrat correspondrait alors au bac à l’ancienne, avec 100% des points obtenus en épreuves de fin d’année. Il serait plus difficile à obtenir que le nouveau bac, en vigueur dans les lycées publics et sous contrat, qui repose majoritairement sur le contrôle continu. Un double standard qui risque de pousser les élèves les plus faibles à trouver refuge dans les lycées publics, et qui pourrait bien faire du bac hors contrat un label recherché demain pour l’entrée dans les études supérieures ou le monde du travail.”
Sainte-Marie de la Garde devient une abbaye
Annonce des abbayes Sainte-Marie de la Garde et Sainte-Madeleine du Barroux
Le samedi 13 février 2021, notre abbé visiteur, Dom Courau (Père Abbé de Triors), a érigé le Monastère Sainte-Marie de la Garde en maison autonome avec le titre d’Abbaye.
L’élection du premier abbé a été présidée par Dom Courau ce jeudi 18 février, en la mémoire de sainte Bernadette, en présence de Dom Louis-Marie (Père Abbé du Barroux).
La Communauté a élu le R. P. MARC GUILLOT qui était Prieur jusqu’à maintenant. La bénédiction abbatiale sera célébrée d’ici 2-3 mois (date à préciser).
Abbaye Sainte-Marie de la Garde – 47270 Saint-Pierre-de-Clairac
Caroline du Sud : avortement impossible si le cœur du fœtus bat
Le gouverneur de l’Etat de Caroline du Sud, Henry McMaster, a signé jeudi un projet de loi interdisant l’avortement si l’échographie détecte un battement de cœur du fœtus. L’Assemblée générale de Caroline du Sud avait adopté le projet de loi mercredi par 79 voix pour et 35 contre.
La loi de Caroline du Sud dispose qu’un médecin doit faire une échographie à une personne qui demande à avorter pour déterminer le cœur du fœtus bat. Si oui, le médecin ne peut pas pratiquer l’avortement sauf urgence médicale, viol, inceste ou anomalie du fœtus. Les prestataires d’avortements qui pratiquent l’intervention en dehors de ces conditions pourraient se voir infliger des amendes et des peines d’emprisonnement.
Le Planned Parenthood et le Center for Reproductive Rights ont demandé à un juge fédéral de bloquer la loi. Le gouverneur, quant à lui, a salué l’interdiction comme une priorité longtemps attendue par l’État.
Euthanasie : le président portugais saisit la Cour Constitutionnelle
Au Portugal, le président a saisi jeudi la Cour constitutionnelle à propos de la loi dépénalisant l’euthanasie, votée par le Parlement fin janvier. Ce texte « emploie des concepts excessivement indéterminés » qui pourrait créer une « situation d’incertitude juridique » estime le président Marcelo Rebelo de Sousa.
La Cour constitutionnelle dispose de 25 jours pour vérifier que le texte est conforme à la loi fondamentale.
Le cas échéant, le président pourra y mettre son veto, qui pourrait lui-même être annulé par un deuxième vote des députés.
Si le texte n’est pas jugé conforme par la Cour, il sera renvoyé au Parlement pour reformulation.
Le militantisme par la terreur du lobby LGBT
Les révélations sur un compte twitter LGBT spécialisé dans le harcèlement ad hominem tombent :
🤬 Le compte @ParisPasRose est tenu par Monsieur L., proche de la Maire de Paris, salarié de la Ville et donc payé par nos impôts : son job est d’harceler, d’intimider et de faire chanter tous ceux qui sont tenter de révéler les dessous de la gestion calamiteuse de @Anne_Hidalgo. https://t.co/FMHLa25PYS
— Le FarNordEst 🤠 (@LeFarNordest) February 18, 2021
Le compte @ParisPasRose est tenu par Philippe LASNIER, responsable com’ à la Ville de Paris, en charge du site https://t.co/oMkqvw6brG, militant PS proche de @Baratti_Elbaz.
Il est à la tête du “cabinet noir” d’@Anne_Hidalgo, celui qui a harcelé @OlivierCiappa et tant d’autres. https://t.co/bHpVbgXrr5
— Le FarNordEst 🤠 (@LeFarNordest) February 18, 2021
Olivier Ciappa avait été poussé au suicide :
Un groupe de militants #LGBT, ligue de soldats de gauche, souvent liés aux radicaux indigénistes et racialistes, pousse au suicide @OlivierCiappa. Nous ne sommes pas OK avec lui / promotion #GPA mais ces méthodes khmers roses sont à vomir. https://t.co/xGJadTLQef
— CCSPVLobbyLGBT (@ccspv) September 30, 2020
Les harceleurs selon @Valeurs : @joeldeumier @RomainBurrel Denis Quinqueton, Yohann Roszéwitch, Philippe Lasnier, Nicolas Rividi ou les élus communistes de #Paris,@IanBrossat @MaximeCochard_ et bien sûr @parispasrose.. Plusieurs plaintes sont en courshttps://t.co/qjTEXiHBwr
— CCSPVLobbyLGBT (@ccspv) September 30, 2020
Ces comptes anonymes sont politiques. Ils détruisent toutes les personnalités opposées aux revendications LGBT, mais aussi toutes les célébrités homosexuelles qui ne sont pas dans leur camp.
Philippe Lasnier est responsable communication à la Mairie de Paris, militant PS et LGBT.

Le militantisme par la terreur et le cyber-harcèlement semble bien développé au sein du lobby LGBT. L’association LGBT Le Refuge vient de le comprendre. Cette fondation, qui héberge des personnes homosexuelles et transgenres, a annoncé le départ de ses dirigeants après la publication d’un audit qui a confirmé la gestion erratique de l’association. Mediapart reprochait à cette direction un fonctionnement quasi sectaire et un management agressif. Ce diagnostic a été confirmé par un audit indépendant publié jeudi 18 février, qui pointe des
« dysfonctionnements structurels (…) imposant une réaction forte et urgente ».
Nicolas Noguier, qui avait créé l’association en 2003, la dirigeait avec son compagnon, Frédéric Gal, directeur général. Ils ont tous les deux démissionné.
Alors qu’ils veulent dissoudre Génération Identitaire, un gérant de centre d’accueil a été poignardé à mort par un immigré
La gauche dira-t-elle que c’est la faute de Génération identitaire, qui a laissé passer ce migrant ?…
En 2015, François Bayrou, maire de Pau, déclarait fièrement à propos des immigrés : “Pau est une des villes qui fait le plus”.
Le chef de service de la structure qui gère le CADA (centre d’accueil pour demandeurs d’asile), est décédé après plusieurs coups de couteau dont un porté à la gorge. Le coup aurait été porté par un réfugié soudanais hébergé sur place depuis plusieurs années. Il a été interpellé juste après les faits en fin de matinée ce vendredi. L’auteur présumé venait d’apprendre que sa demande d’asile lui était refusée. Âgé d’une trentaine d’année, il est déjà connu de la justice pour des faits de violences. Il sortait de prison…
Mais comme dirait le ministre de la Justice, la France n’est pas un coupe-gorge…
Etats-Unis : une élue voilée prête serment sur le Coran
Dans l’Etat du Delaware, une femme élue à la Chambre des représentants a prêté serment, voilée, sur le Coran, le 4 février 2021. La démocrate Madinah Wilson-Anton prête serment d’être fidèle à la Constitution américaine, sur un exemplaire du Coran appartenant à son père, la tête couverte d’un hijab beige, et vêtue d’une abaya de soie verte.
L’islamo-gauchisme : mais oui, ça existe dans la « recherche », et pas que dans la « recherche
De Bernard Antony :
Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur, a eu simultanément la bonne idée de s’inquiéter de la progression de l’islamo-gauchisme universitaire et la mauvaise de ne vouloir l’identifier que dans la « recherche ». Elle a ainsi absurdement demandé au CNRS d’enquêter sur ce phénomène.
En effet, d’une part, ce n’est pas que dans la « recherche » que l’université est gangrénée, de l’autre le CNRS n’est vraiment pas l’institution la plus épargnée par la subversion de sa finalité à des fins révolutionnaires.
C’est l’AGRIF qui, la première, il y a maintenant 14 ans, a mesuré l’importance des propos objectivement racistes sous couvert d’antiracisme de l’égérie du PIR (Parti des Indigènes de la République), Houria Bouteldja, et l’a combattue judiciairement.
Le PIR a été ainsi comme un vecteur central de diffusion des idéologies convergentes « indigénistes », « racialistes » et « décoloniales » se croisant plus ou moins ensuite avec les courants de révolution culturelle venus des campus américains et avec l’impérialisme LGBT.
Avec un condescendant mépris, Houria Bouteldja, ultra-nationaliste algérienne vivant en France et grâce à la France, a campé sans vergogne son mouvement comme la dernière chance de salut des « Blancs », à la condition que ces derniers, repentants et soumis, le rejoignent sans tarder.
Elle répondait ainsi à Christine Delphy sur le discours des Indigènes de la République :
« Le discours ne vous plaît pas…mais prenez-le quand même !
Ce n’est pas grave, il faut que vous le preniez tel quel ! Ne discutez pas ! Là, on ne cherche plus à vous plaire ; vous le prenez tel quel et on se bat ensemble, sur nos bases à nous ; et si vous ne le prenez pas, demain, la société tout entière devra assumer pleinement le racisme anti-Blanc.
Et ce sera toi, ce seront tes enfants qui subiront ça. Celui qui n’aura rien à se reprocher devra quand même assumer toute son histoire depuis 1830. N’importe quel Blanc, le plus antiraciste des antiracistes, le moins paternaliste des moins paternalistes, le plus sympa des sympas, devra subir comme les autres.
Parce que, lorsqu’il n’y a plus de politique, il n’y a plus de détail, il n’y a plus que la haine. Et qui paiera pour tous ? Ce sera n’importe lequel, n’importe laquelle d’entre vous. C’est pour cela que c’est grave et que c’est dangereux ; si vous voulez sauver vos eaux, c’est maintenant.
Les Indigènes de la République, c’est un projet pour vous ; cette société que vous aimez tant, sauvez-la… maintenant ! Bientôt, il sera trop tard : les Blancs ne pourront plus entrer dans un quartier comme c’est déjà le cas des organisations de gauche. Ils devront faire leurs preuves et seront toujours suspects de paternalisme. Aujourd’hui, il y a encore des gens comme nous qui vous parlons encore. Mais demain, il n’est pas dit que la génération qui suit acceptera la présence des Blancs. »
Ultérieurement, elle déclara : « Aujourd’hui, le PIR rayonne dans toutes les universités ».
« Nique la France » du chercheur Saïd Bouamam
Aux côtés d’Houria Bouteldja s’est illustré l’auteur du livre « Nique la France », le « chercheur » Saïd Bouamama. Sous-titré « Devoir d’insolence », ce bouquin est préfacé par le rappeur « Saïdou » annonçant sa « première bombe artisanale », « en voiles, keffiehs et casquettes à l’envers », sa bombe d’appel aux « anticolonialistes, antisionistes, anticapitalistes »…
En dos de couverture, Bouamama est présenté ainsi : « un sociologue, docteur en socio-économie, militant engagé dans les luttes de l’immigration pour l’égalité réelle des droits en France. Il est directeur de recherche à l’IFAR (Institut de Formation des Agents de Recherche), située à Villeneuve d’Ascq (59) ».
En couverture, Houria Bouteldja tend un doigt d’honneur significatif. Tout au long du texte, sur pleines pages, sont plusieurs dizaines de photos de personnages faisant le même geste. En page centrale, l’un d’eux porte un « tee-shirt » : « Solidarité avec les militants d’Action Directe ».
Le chercheur Bouamama est payé pour ce « travail » de haine antifrançaise par son institut de formation des agents de recherche. Mais on entend ce matin sur France-Inter proférer que l’islamo-gauchisme, ça n’existe pas et surtout pas dans la recherche !
Dom Aubourg, une grande figure monastique, catholique et française
Sœur Ambroise-Dominique Salleron, dominicaine enseignante à Fanjeaux, petite-fille de l’écrivain Louis Salleron, publie la première biographie consacrée au grand moine normand Dom Gaston Aubourg (1887-1967), qui fut l’ami de son grand-père.
Grâce à l’importante correspondance du moine avec plusieurs amis, nous découvrons ce moine exilé de l’abbaye de Solesmes : en 1926, lors de la condamnation de l’Action française par Pie XI, l’abbaye de Solesmes, craignant d’être taxée d’insoumission, l’invite à s’éloigner de l’abbaye. Emportant avec lui son idéal monastique, son culte de la liturgie et du service de l’Église, il devient l’aumônier de la communauté des religieuses de Saint-Vigor-le-Grand, commune jouxtant Bayeux. Il étudie, enseigne, écrit, catéchise, donne des conférences et son rayonnement ne tarde pas à lui ouvrir les portes de l’Institution des Dames de la Vierge Fidèle de Douvres-la-Délivrande qui compte 120 élèves, plus une maison à Bruxelles et « La Maison » de la rue du Montparnasse à Paris.
En 1944, dom Aubourg sauve Bayeux de la destruction, lors du débarquement, en avertissant les Alliés que la ville a été évacuée par l’occupant. Il jouit pendant vingt-trois ans de la confiance et de l’amitié de Mgr François-Marie Picaud, évêque de Bayeux, mais son successeur prend rapidement ombrage de la personnalité et de l’action de Dom Aubourg. Il assiste à la déchristianisation, à l’effondrement des vocations et de la formation du clergé. L’auteur écrit ainsi :
La crise qui secoue l’Eglise lui paraît être en effet à trois niveaux. Le premier n’est que la conséquence, presque le symptôme des deux autres : ce sont les événements – comme l’affaire des prêtres-ouvriers – qui indiquent la démocratisation de l’Eglise, sa socialisation, son marxisme même. La crise s’arrêterait-elle là, elle serait grave déjà, mais non irrémédiable. Seulement, les deux autres étages sont plus graves, car plus fondamentaux. “Les âmes n’ont plus le goût de la Vérité” ; quant aux clercs, à tous les étages de l’administration ecclésiastique, ils ne savent plus penser, ne veulent plus penser, refusent la saine théologie. […]
Dom Aubourg ne condamne pas le peuple qui suit parce qu’il ne peut faire que cela. Il ne condamne pas les simples prêtres de paroisse, pasteurs là où ils sont. Il ne condamne pas même en premier lieu les prêtres-ouvriers, ceux qui ont tenté un essai honnête, sans donner dans le marxisme. En revanche, combien lourde est la responsabilité des évêques, de tous ceux qui savent et mènent le jeu, qu’ils soient prêtres ou non !
A commander ici.
Une école contrainte de fermer en raison de l’insécurité
A Amiens, où Brigitte Macron fut enseignante (tout un symbole), l’école primaire catholique Monseigneur Cuminal, située quartier Etouvie, va fermer définitivement. La direction de l’enseignement catholique de la Somme considère que la sécurité des enfants n’est plus garantie. Mais la République est partout chez elle et il n’y a pas de zone de non-droit…
Certains habitants, dont les logements donnent sur une sorte de grande terrasse située à l’arrière des bâtiments, ont pour habitude de jeter leurs ordures… directement par la fenêtre. Des déchets qui atterrissent parfois dans la cour de l’école. Magali, qui vit dans le quartier depuis plus de vingt ans :
“Ici, certains jettent de tout par la fenêtre : ça peut aller jusqu’à des frigo ou des machines à laver. Je vous assure, c’est grave !”
On trouve des poubelles éventrées, des bouteilles, des couches, des pots de peinture, des jouets, des vêtements. Un des employés de l’entreprise de nettoyage ajoute :
“Un jour, j’ai failli me prendre un micro-ondes sur la tête. A quelques mètres près, je ne serai plus là pour vous parler.”
Sylvie Seillier, directrice diocésaine de l’enseignement catholique, précise que la cour de l’école est devenue une poubelle :
“On trouve souvent des mégots, des bouteilles. Et on a même déjà retrouvé un téléviseur.” “Notre présence ici avait un sens : nous voulions être au service de familles qui ne sont pas les plus favorisées d’Amiens. Mais là, nous n’avions vraiment plus le choix : la sécurité des enfants et du personnel ne peut pas être négligée, c’est notre premier devoir.”
Dans un communiqué, l’Enseignement catholique de la Somme ajoute que :
“des agressions du voisinage, différents trafics à proximité, des intrusions et occupations sauvages de la cour participent à l’insécurité et empêchent l’école de fonctionner normalement.”
Zemmour : “Pourquoi changer un système de vote pour un autre qui peut être soupçonné si ce n’est que pour fausser l’élection présidentielle. Franchement, çà pue !”
Dans Face à l’info, Eric Zemmour évoque d’abord l’affrontement entre la Chine et les Etats-Unis, puis dénonce les grandes surfaces, qui sont à l’origine d’un déficit commercial énorme car elles vont acheter des produits de médiocre qualité dans d’autres pays et elles ont ruiné les agriculteurs et les industriels. L’insécurité aux Etat-Unis est agilement abordé avec le mouvement des Blacks Lives Matter. En fin d’émission, il revient sur le projet gouvernemental de permettre le vote anticipé pour faire baisser l’abstention et juge qu’il y a fraude électorale en vue. C’est l’occasion de rappeler une promesse d’Emmanuel Macron sur la réforme électorale… :
La réforme de la proportionnelle sera menée dès la première année. #RTLMatin
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) May 5, 2017
Par ailleurs, Eric Zemmour débattra avec Agnès Verdier Molinié, dirigeante de l’IFRAP, vendredi à 19h sur CNews.
Avortement de la loi portant l’IVG à 14 semaines
Communiqué de ACPERVIE-sos-maternité :
L’IVG à 14 semaines et la suppression de la clause de conscience des soignants devait passer ce Jeudi 18 Février devant l’Assemblée Nationale. Mais ceux qui avaient promu cette avancée du « droit des femmes », lisez: « des féministes », ont du faire marche arrière devant le « cafouillage parlementaire » qu’ils avaient eux mêmes provoqué en présentant douze textes.
Les Chrétiens Protestants et Evangéliques savent bien que l’avortement est un désastre pour les femmes, livrées aux pressions de leur mari, de leur copain, de leur patron, voire de leur papa ou même du, ou de la Docteur.
Nous appelons les personnes de coeur à soutenir les Services d’Aide aux Femmes Enceintes qui aident, avec de faibles moyens, ces femmes à s’en sortir. Nous travaillons en réseau, et c’est notre solidarité qui, après l’Eternel, fera notre force. (Néhémie 8,10)
Ci-dessous, foetus de 14 semaines taille réelle (14 cm, 100g) Dr François Volff



