Les passeports vaccinaux ne protègent personne
Jeanne Smits a traduit une mise en garde du Dr Mike Yeadon, ancien vice-président et directeur scientifique de Pfizer; Et comme elle l’écrit, cela ne relève pas du fantasme : En Alaska, un village interdit à ses habitants de faire leurs courses en personne si elles n’ont pas été vaccinées. Extrait de la mise en garde :
[…] Mais le passeport vaccinal est utile à nos maîtres. Il s’agira de la première base de données au format commun, utilisable de Bolton à Bogota, contenant votre identifiant numérique unique et un indicateur d’état de santé modifiable (initialement relatif au statut vaccinal).
Celui qui contrôle cette base de données et tout algorithme régissant ce qu’elle autorise ou refuse, possède un contrôle absolument totalitaire sur tous les aspects de votre vie.
Imaginez un avenir dans lequel un passeport vaccinal valide serait nécessaire pour entrer dans un terrain de sport ou un musée. Passeport vaccinal invalide : pas d’entrée. [C’est déjà ce qu’a annoncé Emmanuel Macron pour cet été, NDMJ]
Imaginez maintenant que les règles soient durcies (et elles le seront). Désormais, vous ne pourrez plus entrer dans les grands centres commerciaux ou dans des hôtels sans un passe valide.
Ira-t-on plus loin ? Bien sûr, pourquoi pas. L’algorithme sera modifié et vous ne pourrez plus entrer dans les grands supermarchés ou prendre les transports publics.
[…]
Ce n’est pas de la spéculation. On nous dit que ce système est sur le point d’arriver. Vous serez contraint de vous faire vacciner ou vous serez rapidement marginalisé.
Une fois que vous serez vaccinés, les libertés limitées qu’ils vous accordent peuvent être retirées à tout moment.
Ne vous faites pas d’illusions en imaginant que « personne ne pourrait être aussi méchant ». Je vous renvoie à de nombreux exemples au cours du siècle dernier. Il y a beaucoup de gens mauvais et la seule différence ici est l’ÉCHELLE et la nature irréversible du mal. […]
Le mépris envers les généraux et les militaires est palpable depuis de nombreuses années dans une partie de la classe politique
Extrait d’un article du général (2S) François Chauvancy publié sur Theatrum Belli, à propos de la tribune qui donne de l’urticaire à l’exécutif :
[…] Qu’y-a-t-il donc dans ce texte adressé « aux gouvernants» , donc à ceux qui sont en place aujourd’hui, qui justifierait une telle virulence et désormais une attitude répressive contre les quelques lampistes d’active ? Faut-il condamner cette position collective citoyenne d’experts finalement agissant comme des lanceurs d’alerte et exprimant une inquiétude largement partagée par la majorité des citoyens : émeutes dans les banlieues, attaques contre les forces de sécurité (gendarmerie, police, pompiers…), terrorisme islamique mais surtout des lois qui existent et ne sont pas appliquées avec l’exemplarité attendue pour la sécurité de tous… Si demander que les lois soient appliquées représente un signe d’extrémisme de droite, cela pose question.
Le politique voudrait donc que ces citoyens français investis hier ou aujourd’hui d’une parcelle d’autorité au service de l’État se taisent alors qu’ils voient par exemple soir après soir dans les journaux télévisés la société française se déliter ? Le personnel militaire d’active et en retraite appartient à une institution dont la caractéristique est de garantir en dernier recours le fonctionnement optimal de l’État, d’un État qui protège et qui permet à une société dans son ensemble de vivre dans la paix. Est-ce une atteinte à la neutralité politique des Armées ?
UN RAPPEL SUR LA LIBERTÉ D’EXPRESSION DANS LES ARMÉES
Je rappellerai l’article L4121-2 du code de la défense issu du statut général du militaire voté par nos élus en 2005.
« Les opinions ou croyances, notamment philosophiques, religieuses ou politiques, sont libres. Elles ne peuvent cependant être exprimées qu’en dehors du service et avec la réserve exigée par l’état militaire. Cette règle s’applique à tous les moyens d’expression. (…) Indépendamment des dispositions du code pénal relatives à la violation du secret de la défense nationale et du secret professionnel, « les militaires doivent faire preuve de discrétion pour tous les faits, informations ou documents dont ils ont connaissance dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions. En dehors des cas expressément prévus par la loi, les militaires ne peuvent être déliés de cette obligation que par décision expresse de l’autorité dont ils dépendent. »
Or, à la lumière de ce texte, en quoi la Tribune dite « des généraux » laisse-t-elle apparaître une quelconque faute des signataires justifiant une sanction surtout à une époque où tout un chacun ou presque peut déposer un recours jusqu’à la Cour européenne des droits de l’Homme…
La « grande muette », terme redevenue d’actualité, n’existe plus depuis longtemps mais les politiques ne le savent pas encore. Tout a été fait pour que les militaires puissent s’exprimer depuis leur professionnalisation mais aussi pour préserver les valeurs républicaines au sein des armées afin d’éviter les dérives extrémistes de droite, une grande obsession des politiques qui dissimule les vraies menaces. Les officiers sont incités à écrire et à publier depuis bien longtemps.
Pour ma part, avec quelques camarades et à mes différents grades, commandant, lieutenant-colonel puis colonel, j’ai subi au cours de ma carrière ces attaques contre les écrits d’officiers qui évoquaient simplement des réflexions différentes de celle des « sachants » y compris sur les questions de sûreté intérieure sinon sur les rapports entre les politiques et les militaires. Je pensais révolu aujourd’hui cette restriction de la liberté d’expression qui ne vise jamais la remise en cause de l’État, encore moins de la République. Paradoxe, la haute hiérarchie militaire et l’École de guerre, étape incontournable pour devenir colonel, sinon général après un concours sélectif, ne cessent de proclamer depuis une quinzaine d’années que les officiers d’active doivent s’exprimer.
UNE SITUATION D’EXCEPTION, SINON DISCRIMINATOIRE POUR LES MILITAIRES AYANT REJOINT LA VIE CIVILE ?
Derrière l’argument qu’on a été officier « un jour », faut-il faire taire à vie ceux qui ont quitté le service actif, c’est-à-dire qui sont redevenus citoyens civils ? Si oui pour quelles compensations face à cette restriction des libertés individuelles auxquelles chaque citoyen peut normalement prétendre en démocratie ? Ne serait-ce pas une discrimination de plus dans une société qui ne cesse de les combattre ? Deux poids, deux mesures ?
Un régime d’exception reste de fait en vigueur pour les militaires ayant quitté le service actif. D’aucuns évoqueront pour les généraux (2S) les rares avantages qui disparaissent de toute façon à 67 ans. Et à part cela ? Les généraux « Terre, Air, Mer, Gendarmerie » sont poussés à la retraite avant 60 ans et donc contraints à trouver un nouvel emploi dans le civil alors que leur expérience aurait pu être profitable dans nos administrations, à la différence de ces hauts cadres installés dans les rouages du pouvoir jusqu’à un âge bien plus avancé ? En activité, les généraux sont-ils associés réellement à la gouvernance de l’État, bien souvent plutôt en poste d’« adjoint » d’un civil dans les grandes directions ? Non. Cette exclusion conduit donc à la normalisation du comportement des militaires dès qu’ils ont quitté l’institution. En effet, pourquoi s’imposer des contraintes sans compensation réelle comme d’ailleurs cela fonctionne dans la société civile en général ? Au nom d’un statut dont on comprend mal alors l’intérêt à la retraite ?
Ce manque de respect, sinon ce mépris notamment envers les généraux et les militaires, est palpable depuis de nombreuses années dans une partie de la classe politique sauf en temps de crise bien entendu. Ce déclassement du positionnement social de l’officier général voulu par le politique a conduit au délitement progressif de cette adhésion au « système ». D’ailleurs qui communique pour les armées sauf pour les opérations ? La confiscation de la parole s’accroît depuis 1998. Désormais un porte-parole civil auprès de la ministre des Armées s’ajoute depuis 2021 au service officiel de communication du ministère des armées dont c’était la mission, certes aussi dirigé par un personnel civil depuis 1998. Une armée respectée, protégée, associée raisonnablement à la gouvernance, traverse le temps politique, assure la permanence de nos institutions et reste neutre pour être légitime lorsqu’elle s’exprime.
En outre, au sein des armées, hier et aujourd’hui pour une partie des plus anciens « vieille école », se taire parce que l’on a été un « grand » serviteur de l’État justifiait, justifie une soumission au nom d’un loyalisme total à l’État. Hier, cela se concevait sans difficulté. Aujourd’hui, ce déclassement notamment des officiers généraux a affaibli un lien érigé jusqu’à présent comme un dogme anachronique qui s’effrite donc au grand désarroi des politiques.
En revanche, constatons qu’année par année le sondage annuel CEVIPOF place toujours les armées parmi les deux institutions les plus respectées par les Français. Les élus et les policiers appellent à l’aide à chaque difficulté les militaires spécialistes de la gestion de crise et des organisations en situation intérieure dégradée sauf bien sûr en temps de pandémie, comme nous avons pu le constater jusqu’il y a peu.
Reste la question des sanctions demandées par la ministre des Armées au général Lecointre, chef d’état-major des armées. Pour les officiers d’active, il sera intéressant de lire le motif d’une telle mesure déjà tellement difficile à obtenir d’un fonctionnaire en temps normal lorsqu’il a commis une faute avérée. Un militaire n’ayant commis aucune faute objective serait donc plus facile à sanctionner au moins publiquement. N’oublions pas cependant les sanctions internes discrètes qui existeront de toute façon : mutation, affectation à des postes marginaux, notations, avancement…
Quant aux généraux (2S), attendons de voir. Compte tenu des prises de position d’un certain nombre d’entre eux qui s’expriment déjà mais pas dans le cadre de la « Lettre aux gouvernants », toute mesure disciplinaire pourrait s’avérer délicate. Caisse de résonance potentielle, quel serait alors leur poids sur le débat public ? Interdire le port de l’uniforme ? Cela sera au détriment des cérémonies patriotiques, seules réelles occasions de porter son uniforme pour la plus grande satisfaction des élus et au profit du lien entre l’Armée et la Nation sur un territoire militairement désertifié. D’aucuns verraient bien aussi l’interdiction de toute référence à son grade militaire en cas de prise de position. Sans doute applicable alors à tout « ancien » président de la République, Premier ministre, député, présidents d’associations les plus diverses ? « Avoir été » donne la légitimité de s’exprimer et d’avoir une position, n’en déplaise à certains.
POUR CONCLURE
Je ne pense pas que le pouvoir politique sortira indemne de cette crise. L’affaire du général de Villiers en juillet 2017 avait déjà profondément heurté les armées et l’opinion publique qui semble aussi partager en grande partie la Tribune des généraux. […]
Tribune de généraux : l’exécutif a pris le parti de surjouer l’inquiétude pour masquer l’inaptitude
Dans Valeurs Actuelles, le Père Danziec revient sur la tribune des militaires pour insister sur les deux remparts qui protègent la paix : la force et l’ordre :
Du fond de leur trépas de paroliers, la plume de Francis Blanche comme celle du père de Jean-Loup Dabadie doit les démanger. L’un et l’autre avaient offert aux Frères Jacques de quoi détendre allègrement nos grands-parents sur l’institution militaire. Du “Général à vendre” au “Général Castagnettas”, le quatuor moustachu s’amusait des képis étoilés et l’armée, au son de leurs voix, en prenait gentiment pour son grade. La chose semble désormais révolue. Les généraux, ces derniers jours, sont devenus une thématique grave et sérieuse. Après la tribune de plusieurs généraux publiée sur le site de Valeurs Actuelles, l’exécutif, jusqu’à son Premier ministre, a pris le parti de l’indignation : surjouer l’inquiétude pour masquer l’inaptitude. La partition évoquée par François Hollande, le face-à-face prédit par Gérard Collomb font suite à un lent renoncement où se mélangent politique de l’autruche et choix de la facilité. Plus commode en effet d’attendre d’anciens généraux qu’ils rentrent dans le rang que d’exiger des jeunes de banlieues qu’ils mettent leur petit doigt sur la couture.
Au-delà de la polémique de circonstance dans le triste jeu politique actuel, feindre de lire dans ce texte la menace d’un coup d’état, voire la répétition d’un putsch 60 ans après le revirement du général de Gaulle quant à l’Algérie française, relève non pas seulement d’une malhonnêteté intellectuelle mais plus encore d’une dramatique tentative d’évitement. A l’heure où l’on égorge une policière à Rambouillet, lorsque l’on tient entre ses mains les manettes du pouvoir, n’y a-t-il pas malheur à surjouer l’inquiétude pour masquer ses propres inaptitudes alors que la nécessité consisterait à prendre ses responsabilités ?
La tribune des généraux tiendrait donc de la tentative de putsch ? Vraiment ? Sachant que le coeur projetable de l’Armée de terre ne remplirait même pas la totalité des tribunes du stade de France, on peine à croire la chose possible. Et si le texte concerné appelait véritablement à l’insurrection, ne s’agirait-il pas davantage d’un « puputsch », pour reprendre la gémination utilisée en son temps par Jean-Marie Le Pen dans le but de disqualifier les sécessionnistes mégrétistes ?
Plus que des fantasmes, il appartient de revenir au réel. Le patrimoine civilisationnel chrétien – à travers ses moeurs, sa philosophie, son droit – a toujours invité à tenir en haute estime tout ce qui regarde la gestion de la cité. Saint Augustin définira la paix comme « la tranquillité de l’ordre ». Dans le concert des passions humaines, la protection des plus faibles, la justice entre les hommes et la garantie d’une relative tranquillité dans les relations sociales nécessitent à cet égard l’exercice de certaines vertus. Parmi elles, les pères de l’Eglise ont, dès les premiers siècles du christianisme, mis en exergue deux principales : l’ordre et la force. Or, à regarder de plus près la jolie expression de « forces de l’ordre », on mesure la pente descendue. En effet, en 2021, de quelles forces et de quel ordre parlons-nous vraiment ?
Pour ce qui est des « forces » en présence, le général de Villiers lui-même démissionna, nous le savons, avec fracas de son poste de Chef d’Etat-Major des Armées pour fustiger les coupes budgétaires infligées au ministère de la Défense. « L’Armée française se trouve aujourd’hui en véritable surchauffe car elle doit mener à bien tant de missions avec des moyens limités », écrira-t-il. Il n’y a qu’à demander aux élèves officiers de Saint-Cyr qui se trouvent obligés de faire leurs courses chez Décathlon pour pallier les insuffisances du paquetage fourni par l’école de Coëtquidan… Indépendamment de la question des moyens, la force, en tant que vertu, se situe aux antipodes de la brutalité ou de la violence gratuite. Le fort est autant celui qui réprime la crainte que celui qui maitrise l’audace. Dans l’enseignement de l’Eglise, la force est même considérée comme un don du Saint-Esprit : celui qui conduit à entreprendre et endurer, sans appréhension excessive ni découragement mondain. Le monde moderne favorise-t-il l’exercice d’une telle vertu ? L’état de la société oblige à constater combien le courage et l’abnégation ont été, petit à petit mais résolument, évacués de la mentalité contemporaine.
Face à des forces qui s’étiolent, de quel ordre devient-il question ? Depuis 50 ans, la décontraction morale de Mai 68 a creusé son sillon. De la disparition des estrades professorales dans les salles de classe à l’abandon du vouvoiement, le délitement généralisé de l’autorité appelle à un véritable examen de conscience. Xavier Bertrand, récemment, rappelait avec à propos, au sujet d’une éventuelle légalisation du cannabis, qu’il est bon que la jeunesse grandisse avec des interdits. Certes. Mais les interdits, pour être ajustés et justifiés, ne peuvent manquer de se référer à une morale supérieure, transcendante. Celle qui encourage à la générosité et qui chante les louanges de l’oubli de soi. Celle qui façonne des saints et qui produit des martyrs. Cette morale, qu’on appelle aussi le décalogue, forme un corpus vénérable et exigeant en mesure de faire éclore un ordre juste. Les héritiers de la modernité voudraient la paix sans les contraintes. La discipline sans l’usage de la force. Le fameux « en même temps » si séduisant dans le discours et si chimérique dans la réalité. Les dévots du progrès se réclament de valeurs humanistes et universelles. Ils invoquent l’Ordre Républicain (dont on peine à distinguer les contours) ? Mais ils confrontent la jeunesse à la déconstruction de l’Histoire plutôt qu’à la chaleur d’un roman national. Ils prétendent favoriser le bonheur – le bien-être – de leurs congénères ? Mais ils laissent croître les adolescents, par facilité ou capitulation, dans l’indigence de la pornographie ou de la téléréalité (les 20 bougies de l’émission Loft Story soufflées tout récemment ne semblent pas donner lieu à un rigoureux état des lieux…).
« Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu’ils en chérissent les causes » enseignait Bossuet au Dauphin de la couronne. Pour un retour de l’honneur dans l’exercice du gouvernement, l’heure n’est pas aux tire-au-flanc ni aux déserteurs. Pour qu’un peu d’ordre réapparaisse, on ne saurait cependant se cantonner à souhaiter seulement que la force soit avec ceux qui en ont la charge. Il appartient, chacun à sa place, de travailler à un réarmement moral et spirituel digne de ce nom. Autant dire une bataille de civilisation.
Quelle fût la place de l’Eglise dans la colonisation ?
Cette semaine, le Club des Hommes en Noir composé du Père Jean-François Thomas, du Père Viot, de l’abbé Celier et de Jean-Pierre Maugendre, sous la direction de Philippe Maxence revient sur la colonisation. Quelle place l’Eglise dernière a-t-elle joué dans cette période ? La colonisation fût-elle vecteur du christianisme ?
Saint Joseph artisan, à l’écoute de nos problématiques professionnelles
Saint Joseph est le saint patron des travailleurs et des artisans. Le pape Pie XII a instauré la fête de saint Joseph artisan, le 1er mai, jour de la fête du travail. Elle est distincte de la fête de saint Joseph en mars : ce patronage – les travailleurs – valait bien une fête en soi ! Saint Joseph était charpentier ; son travail lui a permis d’élever le Fils de Dieu, matériellement mais aussi spirituellement, en transmettant à Jésus l’art du travail qui construit. En effet, notre métier nous façonne. Et la manière dont chacun fait son métier façonne le monde.
Malheureusement, notre société et le monde du travail – par les injonctions de performance, de rentabilité, de compétition qu’ils promeuvent – font souvent du monde professionnel un vrai chemin de croix. Nous pouvons prier saint Joseph artisan (notamment à travers une neuvaine spécifique) pour que ce chemin de croix devienne chemin de sainteté.
- Confions à saint Joseph tous ceux laissés au bord du chemin ; les personnes licenciées, au chômage, celles qui n’arrivent pas à trouver leur place dans le monde du travail. Prions pour que chacune d’elles sache qu’elle n’est pas oubliée du Seigneur, que Dieu a un projet pour elle et qu’il lui a donné des talents à mettre au profit du Royaume.
- Confions à saint Joseph tous ceux fatigués, abîmés (physiquement, moralement, psychologiquement) par leur travail. Prions pour que le Christ les aide à traverser leurs souffrances, à trouver un sens à leur travail, à voir comment servir Dieu à travers leurs tâches.
Confions à saint Joseph tous les travailleurs qui chaque jour font tourner le monde. Prions afin que l’Esprit-Saint les accompagne et les guide afin qu’ils rayonnent de la grâce de Dieu et que leur vie professionnelle soit source d’épanouissement et de service
C’est arrivé un 30 avril…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 30 avril : saints du jour français ou en France.
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St Eutrope, évêque de Saintes et martyr († IIIe s.)
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À Saintes, au IIIe siècle, saint Eutrope, premier évêque de la cité, qui aurait été dirigé vers
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St Augule, évêque à Viviers († VII s.)
À Viviers, au VIIe siècle, saint Augule, évêque, qui aurait établi dans la ville le premier hôpital et émancipé beaucoup d’esclaves
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St Adjutor, pénitent en Normandie († v. 1131)
À Vernon en Normandie, vers 1131, saint Adjuteur. Fait prisonnier à la croisade sous les murs de Jérusalem, il subit des sévices à cause de sa foi; revenu dans son pays, il mena une vie pénitente, reclus dans une cellule.
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Ste Marie de l’Incarnation, veuve, ursuline († 1672
Marie de l’Incarnation (dans le siècle Marie Guyart), quatrième enfant de Jeanne Michelet et du boulanger Florent Guyart, naît à Tours, en France, le 28 octobre 1599. Dès l’âge de sept ans, elle voit, dans un songe, Jésus qui vient vers elle et lui demande :
« Voulez-vous être à moi? » Avec toute sa spontanéité d’enfant, elle répond « OUI! ». Un « Oui » libre et ardent qui ne s’est jamais démenti.
À dix-sept ans, ses parents, selon la coutume du temps, la donnent en mariage à Claude Martin, marchand en soieries. Son mari meurt deux ans plus tard la laissant avec le soin d’un enfant de six mois, le petit Claude (qui deviendra plus tard prêtre bénédictin), et tous les embarras d’un commerce en faillite. Avec courage, elle fait face à cette nouvelle situation.
En 1621, elle avait accepté de travailler au commerce de son beau-frère qui gérait une entreprise importante de transport. On voit Marie, dans les rues de Tours, en train de négocier, de s’occuper des employés ou de prendre soin de soixante chevaux. Parfois, il est minuit et elle est encore sur les quais à faire charger et décharger la marchandise.
En 1627, lors d’une expérience profonde de la Trinité, Jésus la prend pour son épouse et l’unit à lui de façon inexprimable. Elle vit ces expériences au milieu d’une vie très occupée.
En 1631, à la suite des appels répétés du Seigneur, elle entre chez les Ursulines, à Tours, où elle prend le nom de Marie de l’Incarnation. Là, Dieu continue à la préparer à la vocation missionnaire qu’il a choisie pour elle.
En 1634, dans un nouveau songe, elle voit « un lieu très difficile », qu’elle reconnaîtra à son arrivée à Québec, et perçoit que la Vierge Marie et son fils Jésus semblent l’appeler à une mission qu’elle ne connaît pas encore.
Elle entre en contact avec quelques Jésuites, missionnaires de la Nouvelle-France. Finalement, le 25 janvier 1639, elle quitte son monastère de Tours, en route pour Québec. Elle est accompagnée de madame de la Peltrie, une veuve qui est prête à la suivre et à l’aider financièrement dans son projet de fonder une école pour les jeunes filles amérindiennes et françaises. De 1639 à 1672, elle vit dans son monastère à Québec, au cœur de la nouvelle Église canadienne. Pour se protéger du froid, les sœurs dorment dans des coffres, sortes de cercueils doublés de serge. L’activité qu’elle déploie au service de la Mission est tout simplement prodigieuse. En plus d’accueillir les jeunes filles pour leur enseigner les fondements de la religion chrétienne, elle reçoit au parloir un grand nombre de visiteurs amérindiens et français.
En outre, elle se met à l’étude des langues du pays et compose des dictionnaires, des catéchismes et des histoires saintes dans au moins trois langues amérindiennes.
C’est à elle que revient tout le soin du matériel : la construction du monastère et la reconstruction après l’incendie de 1650, le souci d’assurer la nourriture et les vêtements pour les religieuses et les jeunes pensionnaires.
Le soir à la chandelle, elle écrit des milliers de lettres à son fils, à ses amis et aux bienfaiteurs de France.
En 1654, elle répond aux demandes insistantes de son fils Claude, devenu bénédictin, en lui envoyant la Relation de sa vie.
Au dire de Bossuet, Marie de l’Incarnation est la « Thérèse du nouveau monde et de son temps ». Elle est appelée, à juste titre « mère de l’Église canadienne ». Elle meurt à Québec le 30 avril 1672.
Par le décret d’héroïcité des vertus, promulgué le 19 juillet 1911, Saint Pie X (Giuseppe Melchiorre Sarto, 1903-1914) justifia et confirma la réputation de sainteté dont elle jouissait déjà à sa mort.
Marie de l’Incarnation a été béatifiée le 22 juin 1980, à Rome par saint Jean-Paul II.
Canonisée par le Pape François le 03 avril 2014 (canonisation équipollente). La canonisation équipollente signifie que le Pape étend d’autorité à toute l’Église le culte, à travers l’inscription de sa fête, avec messe et office, dans le Calendrier de l’Église universelle.
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le 30 avril 311 : édit de Sardique, ou édit de Tolérance.
L’empereur romain Galère autorise le culte chrétien par cet édit publié le jour de sa mort et après avoir passé sa vie à persécuter les Chrétiens.
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le 30 avril 1341 : décès de Jean III de Bretagne, dit «Jean III le Bon».
Jean III est duc de Bretagne de 1312 à 1341. Le duc meurt sans aucun héritier direct. Ayant refusé d’arranger sa succession, il provoque une guerre de succession, surnommée « guerre des deux Jeanne ». En effet, Jeanne de Penthièvre et Jeanne de Flandre se disputent l’héritage pour leurs maris respectifs, Charles de Blois et Jean de Montfort. Finalement, la maison de Montfort emporte le duché de Bretagne. Voir les chroniques du 27 mars sur le combat des Trente, du 12 avril.
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le 30 avril 1524 : combats de Rovasenda, en Lombardie, mort de Bayard.
L’armée française est chassée de Lombardie ; le chevalier Bayard est mortellement blessé au cours des combats par un coup d’escopette le 29 avril. Pierre du Terrail Chevalier de Bayard, ayant refusé d’être transporté par ses compagnons d’armes expire dans le camp des troupes de Charles Quint qui lui vouent néanmoins un immense respect. Il dit à ses compagnons avant de les laisser le quitter : « Je n’ai jamais tourné le dos devant l’ennemi, je ne veux pas commencer à la fin de ma vie »
Charles de Bourbon, Connétable de France, traître à son pays et son Roi a ses derniers mots avec lui:
«Ah! Monsieur de Bayard, que j’ai grand-pitié de vous voir en cet état, vous qui fûtes si vertueux chevalier!
Monsieur, il n’est besoin de pitié pour moi, car je meurs en homme de Bien; mais j’ai pitié de vous, car vous servez contre votre prince et votre patrie! ».
Pierre du Terrail Chevalier de Bayard, né en 1476 à Pontcharra en Savoie, est certainement le plus grand des capitaines d’armes de François Ier avec Trivulce, Gaston de Foix-Nemours, Louis III de La Trémoille et Jacques de Chabannes de La Palice. Il participe à trois Guerres d’Italie, et s’illustre partout : à Fornoue, Ravenne, Bologne, Marignan, Brescia et Vérone. Mais son exploit le plus célèbre reste la défense du Pont du Garigliano contre les forces de Gonzalve de Cordoue et deux cents chevaliers ennemis. Voir la chronique du 28 décembre.
De 1515 à 1522, il assure aussi avec conscience et compétence la charge de Gouverneur du Dauphiné et agit de manière non négligeable contre une épidémie de peste.
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le 30 avril 1555 : décès du pape Marcel II.
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le 30 avril 1573 : la tour de la cathédrale de Beauvais, s’effondre le jour de l’Ascension.
Cette tour, qui a été achevée en 1569, s’écroule miraculeusement après que le clergé et les paroissiens en procession, soient sortis de l’édifice.
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le 30 avril 1619 : réconciliation entre le Roi Louis XIII et sa mère, Marie de Médicis, par le traité d’Angoulême.
Un accord de réconciliation est signé à Angoulême entre le fils et sa mère Marie de Médicis, par l’entremise de Richelieu. La reine-mère reçoit le gouvernement de l’Anjou, mais renonce définitivement à s’occuper des affaires du Royaume. Elle ne tient pas parole et cherche bientôt à nouveau, avec quelques grands du Royaume, à reprendre le pouvoir.
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le 30 avril 1623 : naissance de François de Laval, premier évêque de la Nouvelle France.
Il a été déclaré saint par le pape François le 3 avril 2014, lequel a utilisé le rare processus de canonisation équipollente.
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le 30 avril 1651 : naissance de Jean-Baptiste de la Salle, pédagogue et grand réformateur de l’éducation en France.
Voir la chronique du 7 avril.
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le 30 avril 1655 : mort d’Eustache Le Sueur.
Né le 19 novembre 1616 à Paris, Eustache Le Sueur y meurt le 30 avril 1655. Fils d’un sculpteur sur bois, il est le fondateur de la peinture classique à la française. Elève de Simon Vouet, il devient l’un des premiers enseignants de l’Académie royale de peinture et de sculpture. On lui doit la “Vie de Saint-Bruno” en 22 tableaux au cloître de la Chartreuse de Paris.
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le 30 avril 1663 : Louis XIV fonde le Conseil de Québec.
Louis XIV fonde le Conseil de Québec, qui devient la première constitution politique de la Nouvelle-France. Ce conseil est formé du gouverneur de Québec, Charles Huault de Montmagny, du supérieur des Jésuites et du gouverneur de Montréal. La mission de ce conseil est de gérer la traite des fourrures, d’assurer l’ordre et de la justice.
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le 30 avril 1774 : agonie de Louis XV.
A Paris les salles de spectacles ferment leurs portes et l’archevêque ordonne des prières dans toutes les églises pour la santé du Roi. Les courtisans accourent à Versailles pour se faire voir du Dauphin Louis-Auguste.
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le 30 avril 1803 : Napoléon Bonaparte vend la Louisiane aux États-Unis pour 80 millions de francs.
Les Etats-Unis achètent à la France pour 80 millions de francs ou 15 millions de dollars les territoires de la Louisiane, repris à l’Espagne en 1800. Napoléon Bonaparte compte avec cet argent financer la guerre contre l’Angleterre. La Constitution le lui interdit, mais il n’en a cure. Ce traité est toutefois secret et effectif qu’au 29 décembre 1803. (Voir la chronique). Le 10 avril 1803, deux jours avant l’arrivée de Monröe, il confie à Decrès:
“Je connais tout le prix de la Louisiane et pourtant je vais la céder aux États-Unis.” (Voir la chronique du jour)
Monröe est venue acheter la ville de La Nouvelle-Orléans, c’est-à-dire le débouché du Mississippi sur la mer. Il ne veut rien de plus et il a été autorisé par Jefferson et le Congrès à monter jusqu’à dix millions de dollars pour cette transaction. Il en propose 2 millions.
Napoléon lui répond:
“Je ne veux pas vous céder seulement La Nouvelle-Orléans, mais toute la Louisiane. Votre prix sera le mien.”
- le 30 avril 1827 : incident diplomatique entre la France et le Dey d’Alger.
Le consul de France, Deval, est outragé par le Dey qui le soufflette avec son éventail. Ce motif va justifier la conquête de l’Algérie.
- le 30 avril 1834 : publication par le père Félicité Robert La Mennais des « Paroles d’un croyant »
Le pape condamne ce livre « peu considérable par son volume, mais immense par sa perversité ». Félicité Robert La Mennais, à la différence de son frère, Jean-Marie de La Mennais, prêtre lui aussi, va adhérer à la république et devenir hérétique. Il suit à peu près le même chemin que Victor Hugo, tombant dans une religion humaniste où Dieu n’est plus qu’un faire-valoir. Son frère, Jean-Marie de La Mennais est le fondateur de la congrégation des Filles de la Providence de Saint-Brieuc en 1818, et de la congrégation des Frères de l’instruction chrétienne de Ploërmel en 1819. Si ce dernier meurt en odeur de sainteté, Félicité Robert meurt comme un apostat.
- le 30 avril 1849 : les troupes du général Oudinot arrivent à Rome.
Voir la chronique du 24 avril ; 5000 des 7000 Français ayant débarqué le 24 attaquent Rome. Ils sont reçus à coups de canon et de fusils par 10.000 républicains italiens. L’assaut est un échec, mais le général Oudinot ne s’avoue pas vaincu. Réorganisant ses troupes avec les renforts venus de France il prépare la conquête de la ville pour début juin (voir les chroniques du 4 juin et du 2 juillet)
- le 30 avril 1863 : bataille de Camerone, au Mexique.
Ce combat se déroule pendant l’Expédition du Mexique où la France de Napoléon III soutient l’Empereur du Mexique Maximilien contre les insurgés de Benito Juarez. Un détachement de la Légion étrangère commandé par le capitaine Jean Danjou, qui est tué pendant la bataille, livre un combat acharné pendant neuf heures contre deux mille Mexicains. Alors que l’Armée Française assiège la cité de Puebla, une colonne de ravitaillement part de Vera Cruz afin d’approvisionner les Français. Danjou commande une petite unité, de 62 hommes, chargée d’assurer la protection du convoi.
Ayant repéré 2 000 Mexicains, dont 800 cavaliers, le capitaine Danjou décide de se replier dans une hacienda du nom Camarón de Tejeda, pour y former le carré. Pendant près de quatre heures, Légionnaires et Mexicains s’affrontent. Les Mexicains somment une première fois les Français de se rendre, mais Danjou répond :
« Nous avons des cartouches et ne nous rendrons pas ».
Il est tué d’une balle peu de temps après. Les Mexicains montent de nouveau à l’assaut ; mettent le feu à l’hacienda, mais les légionnaires résistent.
A 17h00, le détachement est réduit à cinq légionnaires. A 19h00, le Lieutenant Maudet décide de charger à la baïonnette. Un dernier homme est tué et le lieutenant blessé. Le Caporal Maine décide alors de cesser le combat. Il demande au Capitaine Ramon Laisné (mexicain d’origine française) :
«Nous nous rendrons si vous nous faites la promesse la plus formelle de relever et de soigner notre sous-lieutenant et tous nos camarades atteints, comme lui, de blessures ; si vous nous promettez de nous laisser notre fourniment et nos armes. Enfin, nous nous rendrons, si vous vous engagez à dire à qui voudra l’entendre que, jusqu’au bout, nous avons fait notre devoir. »
Laisné répond :
«On ne refuse rien à des hommes comme vous. Mais parlez-moi en français. Mes hommes pourraient croire que vous êtes des Espagnols du parti conservateur, et ils vous massacreraient.»
Lorsque les quatre hommes sont présentés au Colonel mexicain Milan, celui-ci s’écrie : « Mais ce ne sont pas des hommes, ce sont des démons ».
Par leur sacrifice, ces légionnaires ont permis au convoi d’arriver sans encombre à Puebla. La ville va tomber dans peu de temps. (Voir la chronique du 29 mars)
e capitaine Danjou
En souvenir de ce fait d’armes, ce jour est devenu la fête annuelle de la Légion étrangère, formation militaire française créée par Louis-Philippe en 1831.
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le 30 avril 1881 : la flotte française s’empare de Bizerte.
Des forces françaises, parties d’Algérie, pénètrent en Tunisie.
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le 30 avril 1883 : décès d’Édouard Manet, peintre français.
Son œuvre a marqué la transition vers l’impressionnisme et l’art moderne.”Le Déjeuner sur l’herbe”, “Le Fifre”, “L’Exécution de Maximilien” font partie de ses tableaux les plus célèbres.
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le 30 avril 2001 : Jean Paul II publie le motu proprio Sacramentorum sanctitatis tutela
Ce document oblige les évêques à signaler les abus sexuels à la Congrégation pour la doctrine de la foi.
L’avocat Juan Branco visé par une enquête pour viol. On attend l’enquête de Mediapart
Le jeune avocat, proche de la France Insoumise, nie les accusations.
Mais je ne doute pas que Mediapart rédige une enquête fouillée en révélant un baiser volé à 17 ans, un regard soutenu dans un ascenseur…, et que Libération, L’Obs, et toute la presse s’emparent de l’affaire pour en faire leurs choux gras. Comme avec Eric Zemmour…
Philippe de Villiers : “On nous prépare le goulag numérique, l’épadhisation de la vie avec un tiers accompagnant, un auxiliaire de vie digitale”.
Dans l’entretien accordé à TVLibertés, Philippe de Villiers critique la personnalité d’Emmanuel Macron. Celui qui évoquait un lien amical avec le président de la République considère aujourd’hui que ce dernier “n’a pas le goût de la France. Ce pays est trop vieux pour lui !”. La rupture date du 3 mars 2019. Il s’en explique ouvertement et évoque la nécessité absolue de battre l’actuel locataire de l’Elysée.
Philippe de Villiers décrit aussi dans son nouveau livre à succès “Le jour d’après”, un monde qui passe du politique au bio politique. Il cible ceux qui, comme le patron du Forum de Davos, Klaus Schwab, veulent mettre à profit les crises sanitaires pour nous faire basculer dans une société distanciée, désagrégée, contrôlée par le numérique et imposant le capitalisme de surveillance :
“On nous prépare le goulag numérique, l’épadhisation de la vie avec un tiers accompagnant, un auxiliaire de vie digitale”.
Cependant, même si “notre société coule à pic et est en perdition”, Philippe de Villiers réfute avec force tout esprit de défaitisme. Il appelle à un travail de re-francisation de notre pays et à une véritable insurrection des consciences.
Plus de 18 000 militaires signataires de la lettre ouverte
Effet Streisand : la dénonciation par tous ceux qui occupent un strapontin politique de la lettre ouverte a provoqué un afflux de nouvelles signatures. Le site Place d’armes, qui héberge cette lettre ouverte (depuis le 14 avril, et non le 21 avril comme certains l’ont affirmé, y voyant un anniversaire du putsch de 1961 !) communique :
Dans notre lettre ouverte, nous indiquions notamment être disposés à soutenir les politiques. Or, une partie de ceux-ci et le gouvernement nous ont raillés, méprisés, insultés et aujourd’hui l’État s’acharne sur nous en voulant faire condamner certains de nos camarades.
Nous avons heureusement un allié, le peuple de France, comme le sondage Harris Interactive pour LCI le montre. Pour l’instant nous ne communiquerons que par le site place-armes.fr pour indiquer ce que nous comptons faire.
De plus nous allons ouvrir un espace annexe où tous les civils qui souhaitent nous soutenir pourront s’exprimer et apporter leurs soutiens.
Comme disait Guy Béart : “Ils ont dit la vérité il faut les exécuter.”
Notre combat continue. Vive la France.
De son côté, le général Emmanuel de Richoufftz assume :
France 3 censure un film sur les fêtes johanniques d’Orléans…à cause de la voix off de Charlotte d’Ornellas
C’est désormais officiel : le service public discrimine et censure en fonction du journal dans lequel vous travaillez. Il ne leur est même pas venue à l’esprit que Charlotte d’Ornellas n’agissait pas dans le cadre de ses fonctions de journaliste de Valeurs actuelles mais plutôt par ses qualités intellectuelles. Il leur a également sans doute échappé que Charlotte d’Ornellas avait été désignée en 2002 à l’âge de 16 ans pour figurer Jeanne d’Arc lors des fêtes johanniques d’Orléans :
La présence au générique de Charlotte d’Ornellas, ex-Jeanne d’Arc mais surtout journaliste du très droitier magazine Valeurs actuelles, et le temps d’antenne offert à Serge Grouard ont été jugés incompatibles avec une diffusion prévue le 8 mai sur la chaîne publique.
Pas de spectateurs dans les rues, pour cause de Covid, mais un magazine de 52 minutes diffusé le 8 mai sur France 3 Centre-Val de Loire afin de permettre aux Orléanais de rester connectés aux fêtes johanniques derrière leur télévision. C’était l’une des nouveautés annoncées par la ville d’Orléans au moment de présenter le dispositif de festivités réduites à leur strict minimum, en raison de la pandémie. Ce programme retraçant les temps forts des cérémonies 2021, financé entièrement par la ville à hauteur de 25.000 euros et mis en image par une société de production privée, devait être fourni clé en main à la chaîne publique.
Un montage inédit qui ne verra finalement pas le jour. Dans un courriel envoyé mardi 27 avril, la direction de France 3 a fait savoir à la mairie d’Orléans qu’elle renonçait à cette diffusion, comme l’indiquait, dès mercredi matin, notre confrère Mourad Guichard.
“J’aurais aimé que la ville utilise le conditionnel au moment de la présentation du programme, tient à préciser Jean-Jacques Basier, directeur régional de France 3 Centre-Val de Loire. Nous avions fait une lettre d’intention, c’est vrai, mais il ne s’agissait pas d’un contrat. Il était prévu que si ce magazine ne nous convenait pas, nous ne le diffuserions pas. Quand j’ai appris, lundi, que la voix off de ce programme serait faite par une journaliste de Valeurs actuelles, les bras m’en sont tombés. Pour un programme diffusé sur une chaîne publique, c’est quand même très compliqué.”
Délitement : une nouvelle décision de justice choque les policiers
2 hommes accusés d’avoir frappé et sérieusement blessé trois policiers à Combs-la-Ville (Seine-et-Marne) dans la nuit de lundi à mardi, ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire, en attendant leur procès qui se déroulera en juin prochain. Cette décision du tribunal de Melun a fait bondir les syndicats de policiers.
- Une policière âgée de 40 ans souffre d’une fracture de la malléole et ne peut plus poser le pied par terre. 45 jours d’Incapacité totale de travail (ITT) lui ont été attribués.
- Son collègue, âgé de 24 ans, porte une attelle à une jambe et a une entorse à un genou. Il s’est vu attribuer 15 jours d’ITT.
- Le troisième policier qui a été frappé au visage, s’est vu prescrire 7 jours d’ITT.
Le procureur de la République avait requis le placement en détention provisoire des prévenus, qui ont déjà été condamnés à six et huit mois de prison avec sursis en 2018 pour des violences en réunion. Le tribunal a décidé de remettre en liberté les deux frères jumeaux, qui ont été placés sous contrôle judiciaire, jusqu’à leur procès qui se tiendra le 1er juin. Le syndicat Alliance police nationale de Seine-et-Marne dénonce le
« Laxisme de la justice, quel signal pour les forces de l’ordre ! ».
Julien Constant, secrétaire départemental de l’Unité SGP Police FO du département, estime que cette décision va
« générer de l’angoisse pour les collègues, entre les menaces de mort qu’ils ont reçues et le jugement programmé dans plus de trente jours ».
Encore un exemple du délitement de notre pays, dénoncé par la lettre ouverte des militaires.
Le général Lecointre aurait-il fait partie en 2008 du groupe d’officiers qui avait publié une tribune pour étriller le livre blanc sur La Défense ?
D’un lecteur bien renseigné :
Dans les couloirs sans âme de Balard, au 5e étage qui regroupe les chefs d’état-major des trois armées autour du général Lecointre, un bruit court, insistant, mais pour l’heure encore assourdi par la moquette bon marché : le général Lecointre aurait fait partie en juin 2008 du groupe d’officiers des trois armées qui avait fait paraître dans Le Figaro une tribune collective sous le nom mystérieux de “groupe Surcouf” pour commenter et étriller le livre blanc sur la défense et la sécurité nationale présenté par Nicolas Sarkozy, le président de la République d’alors.
L’affaire avait fait grand bruit à l’époque. C’est que des officiers d’active (généraux et colonels promis aux plus hautes fonctions) se permettaient de juger et critiquer le document officiel, commandé par le président de la République lui-même, et fixant le cap des années à venir en matière de politique de défense. Assurément, il s’agissait d’une transgression grave du devoir de réserve. Grave mais pas forcément illégitime, comme semblait alors raisonnablement en juger le général Georgelin, chef d’état-major des armées (aujourd’hui président de l’Établissement public chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris) quand il déclarait au micro d’Europe1 qu’il ne voulait pas « d’une chasse aux sorcières dans les armées. » Autre temps, autres mœurs…
Or, de grands médias affirmaient à l’époque que des membres de ce mystérieux groupe Surcouf avaient été identifiés par les services de renseignement intérieur. Jean Guisnel (journaliste spécialisé en questions de défense), comme le Canard Enchaîné, révélaient que des ordinateurs de stagiaires du Centre des Hautes Etudes Militaires (CHEM) avaient été saisis. Parmi les stagiaires figuraient le colonel Lecointre…
Mais depuis, de l’eau a passé sous les ponts. Le général Lecointre que l’on nous a vendu comme un redoutable guerrier lors de sa prise de fonction (à la démission du général de Villiers) se révèle à l’usage un bien falot serviteur. Souvenons-nous d’ailleurs en ces jours de cette citation de décembre 2019 rapportée par Franck Cognard de Radio France au sujet de l’opération Barkhane :
« Nous sommes ici pour assurer notre sécurité pour les 30 ans qui viennent », « car si nous laissons le chaos s’installer, les États sahéliens vont s’effondrer sur eux-mêmes, laisser la place à l’Etat islamique, ce qui provoquera une pression migratoire sur l’Europe, avec tous les risques populistes que cela entraînera ».
Ce qui inquiète le général Lecointre, qui prétend ne pas faire de politique, c’est donc le populisme…
Et le chef d’état-major des armées, en fidèle serviteur du macronisme, espérant probablement quelque sinécure pour son prochain départ des armées (on évoque une ambassade), continue de donner des gages au pouvoir. Son interview dans le Parisien du 29 avril est un incroyable exemple de soumission.
« L’armée est républicaine » y prétend le général Lecointre. Non mon général ! absolument pas ! elle n’est pas républicaine, elle est française !
Près d’une centaine de détenus condamnés pour terrorisme vont sortir de prison
Le ministre de la Justice veut tenter de les réinsérer…
Dupond-Moretti veut gaspiller vos impôts pour « réinsérer » des terroristes. pic.twitter.com/nsvfnDQEX0
— Samuel Lafont (@Samuel_Lafont) April 29, 2021
Le Premier ministre Jean Castex, entouré des ministres de l’Intérieur et de la Justice, a dévoilé mercredi 28 avril les contours d’un nouveau projet de loi sur la lutte antiterroriste. Fort de 19 articles, le texte ne traite pas de l’immigration. Jean Castex a déclaré :
“Certains auteurs de faits terroristes étaient arrivés depuis peu sur notre territoire, parfois en situation irrégulière”. “Mais le sujet qui est le nôtre aujourd’hui, c’est comment améliorer notre politique de lutte contre le terrorisme. Il ne faut pas la confondre avec la politique migratoire. Confondre les deux atténueraient l’une et l’autre.“
Et pourtant, Gérald Darmanin avoue :
“Nous sommes passés d’une menace exogène à une menace endogène, plus difficile à suivre”.
Comment peut-on lutter contre le terrorisme en refusant “en même temps” de lutter contre l’immigration, alors qu’une fois régularisés, les individus sont plus difficiles à suivre ?
Alors le projet détaille les mesurettes destinées à rassurer les Français :
- “visites domiciliaires“, autrefois appelées “perquisitions administratives”, qui permettront aux services de police, après autorisation d’un juge judiciaire, de pénétrer dans le logement d’une personne soupçonnée de présenter une menace terroriste. Le projet de loi propose que ces visites soient autorisées pour des “menaces graves”, une formulation destinée à faciliter le recours à cette mesure. Pas certain que cette mesure se limite aux islamistes…
- les détenus condamnés pour terrorisme à des peines d’au moins cinq ans de prison ou “en cas de récidive à trois ans d’emprisonnement” feront l’objet de mesures de suivi à leur sortie de prison, “pour une durée d’un an, cinq fois renouvelable“. Le juge d’application des peines pourra (ou pas) “imposer une prise en charge sanitaire, sociale, éducative, psychologique“.
- Outre la fermeture administrative de lieux de culte accusés d’être liés à des faits de nature terroriste, le projet de loi offre la possibilité de fermer des locaux dépendants de ces établissements.
- Le projet de loi propose d’interdire à une personne sous surveillance administrative et tenue de résider dans un périmètre géographique déterminé de paraître au sein de ce périmètre dans un lieu “dans lequel se tient un événement soumis, par son ampleur ou sa nature, à un risque terroriste particulier”…
- Le texte propose de pérenniser la technique de l’algorithme, introduite à titre expérimental dans la loi renseignement de 2015 et qui permet le traitement automatisé des données de connexion pour détecter les menaces. Souriez vous êtes fliqués.
- Le texte élargit la possibilité d’obtenir le concours des opérateurs de communications électroniques et porte à deux mois la durée d’autorisation de la technique de recueil de données informatiques. Il autorise aussi la conservation de renseignements à des fins de recherche et facilite l’interception des correspondances échangées par voie satellitaire.
À quelques jours, Darmanin a dissous Génération Identitaire et accordé un permis de séjour à l’égorgeur de Rambouillet
Voilà typiquement le type de mesure dénoncée dans la tribune signée par une dizaine de milliers de militaires. Quatre mois avant l’attentat de Rambouillet, le 28 décembre 2020, la préfecture des Yvelines a attribué à Jamel Gorchene, l’assassin, une carte de séjour. Avant d’accorder un tel titre, les services préfectoraux vérifient que la personne ne constitue pas une « menace à l’ordre public ».
Or, depuis l’automne, le terroriste montrait sur son compte Facebook public « une adhésion à une idéologie légitimant la violence contre ceux ayant offensé le Prophète ».
Ses messages, visibles par tous, en témoignent. À partir d’avril 2020, il ne publie plus que des prières et des versets coraniques, tout en suivant de près les prêches radicaux du cheikh Ali al-Qaradaghi, un Qatari de 72 ans proche des Frères musulmans. Quelques jours après la décapitation de Samuel Paty, il écrit sur Facebook :
« Ô les musulmans, maintenant nous allons répondre aux insultes de la France et de Macron contre notre prophète Mahomet »
L’égorgeur de Rambouillet a fréquenté en Tunisie les rassemblements du groupe Ansar al-Charia et du parti islamiste Al Karama, allié d’Ennahda au Parlement tunisien. Ces deux groupes ont défendu les insurgés jihadistes qui terrifièrent la Tunisie après la Révolution du Jasmin. Connu pour sa bienveillance envers Daech et sa haine de la France, un des députés d’Al-Karama, Rached Khiari, a justifié, dans un post, l’assassinat de Samuel Paty…
45 minutes avant l’assassinat de Stéphanie devant le commissariat, Jamel G. était à la mosquée de Rambouillet, située à 2km, pour la prière de 13h à 13h45.
Le 28 décembre, cet immigré clandestin a donc obtenu un titre de séjour. En janvier 2021, Gérald Darmanin a annoncé son intention de dissoudre l’association Génération Identitaire. Le conseil des ministres du 3 mars a prononcé la dissolution du groupe.
Vers la vaccination obligatoire
Annonçant son plan de déconfinement, Emmanuel Macron prévoit plusieurs mesures de contrôle, parmi lesquelles le fameux pass sanitaire :
Comment le pass sanitaire fonctionnera-t-il ? N’y a-t-il pas de risque d’une société sanitaire à deux vitesses avec les vaccinés et les autres ?
Je tiens beaucoup à l’unité de la nation. Sur le plan sanitaire, chaque innovation a été accessible à tous. Les tests sont gratuits en France. Très peu de pays sont dans ce cas. Nous n’avons laissé personne au bord de la route. La république et l’Etat providence ont été au rendez-vous. Le « quoi qu’il en coûte », c’est aussi ça. Le pass sanitaire ne sera jamais un droit d’accès qui différencie les Français. Il ne saurait être obligatoire pour accéder aux lieux de la vie de tous les jours comme les restaurants, théâtres et cinémas, ou pour aller chez des amis. Par contre, dans des lieux où se brassent les foules, comme les stades, festivals, foires ou expositions, il serait absurde de ne pas l’utiliser. Comme il en va de nos libertés publiques, le Parlement se saisira de la question. Le débat doit être ouvert. Ce pass, qui sera papier ou numérique, via l’application TousAntiCovid, permettra de montrer qu’on est vacciné ou testé négatif dans les deux jours qui précèdent. C’est juste et ça ne fracturera pas le pays. Ce sera un outil supplémentaire pour assurer la protection des Français.
Nous savons comment cela commence, mais on ne sait jamais comment cela se termine : une fois obligatoire pour fréquenter certains lieux, ce pass sanitaire deviendra petit à petit, au nom de notre santé, obligatoire pour d’autres lieux (restaurants, écoles ?…), jusqu’à devenir systématique (j’allais écrire gratuit, laïc et obligatoire).
Le président ne ferme pas la porte à d’autres confinements :
Mais est-ce que je peux vous dire, les yeux dans les yeux, qu’on ne sera plus jamais débordé par ce virus ? C’est impossible. Il semble que les vaccins dont nous disposons sont efficaces face aux variants, mais vous voyez bien que nous en découvrons de nouvelles formes chaque semaine. […]
Ils [ces confinements] s’appliqueront dans une métropole ou un département en fonction de trois critères : le taux d’incidence qui dépasserait à nouveau 400 infections pour 100 000 habitants, une augmentation très brutale de ce taux et une menace de saturation des services de réanimation. Si cela se produit, le gouvernement, en concertation avec les préfets et les collectivités locales, bloquera les réouvertures. […]
Voyez-vous la fin de la crise sanitaire en 2021 ?
Je ne sais pas. S’il n’y a pas de nouveaux variants non maîtrisés, oui. Là où je suis plus optimiste, c’est que nos meilleurs scientifiques et industriels disent que nous serions en capacité, en 80 à 100 jours, de fournir un vaccin permettant d’y répondre. Mais peut-être aurons-nous à vivre avec le virus pendant des années et à nous refaire vacciner chaque année.
La gauche française toujours complice des terroristes des Brigades Rouges
D’anciens membres de groupes d’extrême gauche condamnés pour terrorisme en Italie et réfugiés en France depuis François Mitterrand pourraient être extradés. Dans Libération, des gauchistes appellent Emmanuel Macron à s’y opposer.
Sur Cnews, Eric Zemmour a analysé l’affaire des Brigades rouges :
« Une passion française pour la geste révolutionnaire. Il y a une gauche intellectuelle qui pense que l’intention prime tout »
Messes interdites en Irlande : la police expulse des fidèles d’une église
L’Irlande, maintenant avec le plus long confinement du monde, continue de souffrir des restrictions tyranniques d’un gouvernement inflexible.
La police a expulsé les quelques fidèles de l’église Corpus Christi (FSSPX) de Connaught Gardens à Athlone, au centre de l’Irlande, le dimanche 25 avril. Aucune amende n’a été infligée à la vingtaine de personnes présentes :
Les Yvelines : Terroir du jihadisme ?
Ancien maire de Rambouillet, ancien député de la circonscription et candidat à l’élection présidentielle, Jean-Frédéric Poisson est interrogé sur Boulevard Voltaire sur l’attentat de Rambouillet :
Attentat de Rambouillet : mea culpa, il ne s’agissait pas d’un islamiste… mais d’un bon républicain
Finalement nous avons perdu un héros des valeurs républicaines : il a égorgé comme les grands ancêtres de la Révolution et il consommait du porno comme le divin marquis ! Qu’il soit Tunisien, musulman et qu’il ait fait plusieurs références au jihad ne change rien à l’affaire. Cet homme n’était pas un adepte de la religion de paix et d’amour, mais de la religion des droits de l’Homme et du citoyen !
Allez, comme disait ledit marquis, Français, encore un effort pour être vraiment républicains !
I-Média – Attentat de Rambouillet : minimisation et islamo-gauchisme
L’image de la semaine
Un journaliste candidat du Rassemblement national, c’est peu banal ! L’annonce de Philippe Ballard, journaliste chez LCI, a été vécue comme un petit coup de tonnerre dans le milieu médiatique.
Attentat islamiste de Rambouillet : minimisation et islamo-gauchisme
Le vendredi 23 avril dernier, un migrant djihadiste a égorgé une policière à Rambouillet. Un drame qui met en lumière de manière limpide la soumission hallucinante de la caste politico-médiatique.
Revue de presse
Tribune des militaires : émoi général !
Une lettre ouverte signée par plusieurs milliers de militaires en activité ou à la retraite appelle les gouvernants à sauver la France des dangers qui la menacent en les prévenant que l’absence de réaction entraînera une guerre civile. Les médias ont immédiatement crié à l’appel au putsch.
250 personnes venues prier pour la France le 25 avril à Bordeaux
Dimanche 25 avril, devant la cathédrale Saint-André de Bordeaux, 250 personnes ont répondu à l’appel du Collectif« Notre-Dame de Pontmain » afin de prier pour la France et de réaffirmer les droits de Dieu sur notre patrie.
Un discours a d’abord rappelé les interventions si maternelles de la Reine de France au cours de notre Histoire : 1871, à Pontmain contre la Prusse ; 1914, sur la Marne contre l’Allemagne ; 1946 à l’Ile Bouchard, pour nous protéger du communisme.
Puis ont été évoqués les dangers actuels qui viennent de l’intérieur : loi sur l’avortement à 14 semaines, loi sur l’euthanasie, loi sur les séparatismes, et tant d’autres qui bafouent l’autorité de Dieu à qui, pourtant, est dû tout honneur et toute gloire !
Puis, à genoux, les personnes présentes ont égrené les Ave Maria pendant que le service d’ordre veillait à la sécurité et que des médailles miraculeuses étaient distribuées aux passants.
Enfin, après la bénédiction donnée par l’abbé Michel Frament, Prieur de Bruges (FSSPX), le collectif a fait savoir sa résolution de continuer le combat afin de défendre les droits de Dieu et d’affirmer avec courage notre fidélité en celui qui doit régner sur toute institution : Notre-Seigneur Jésus-Christ !
Puisse cette action en susciter beaucoup d’autres à travers tout notre pays ! Que les chefs de famille et les jeunes se souviennent du rôle de tout catholique dans la société ! Il n’est plus temps de se lamenter, il est temps d’agir !
Chritus vincit, Christus regnat, Christus imperat !

C’est arrivé un 29 avril…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.
Alors rappelons-nous :
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le 29 avril 1380 : décès de sainte Catherine de Sienne.
Née le 25 mars 1347 à Sienne en Toscane, Catarina Benincasa meurt à Rome à l’âge de 33 ans. A l’âge de quinze ans, Sainte Catherine de Sienne revêt l’habit des sœurs de la Pénitence de Saint Dominique, les Mantellate. Elles ont la permission d’entendre les Offices dans les églises des Frères Prêcheurs, et suivent une règle qui n’était pas vraiment religieuse puisque ces sœurs ne prononcent pas de vœux.
En 1368, après le décès de son père et de son mariage mystique avec le Christ, elle sauve ses frères pendant un coup d’état à Sienne et commence à convertir autour d’elle. A partir de 1375 commence une période de sa vie où elle prend, de manière publique, la défense des intérêts du Pape ; elle manifeste son souci de l’unité et de l’indépendance de l’Eglise, et pousse le pape à quitter Avignon pour Rome.
En 1378, après le décès de Grégoire XI, et l’élection d’Urbain VI, éclate le Grand Schisme d’Occident et l’élection de l’antipape Clément VII (Robert de Genève), malgré les appels à la patience et les mises en garde de sainte Catherine de Sienne. La même année, sainte Catherine de Sienne commence la rédaction de ses Dialogues, qui auraient été composés en cinq jours d’extase, du 9 au 14 octobre. Sainte Catherine de Sienne vient s’établir définitivement à Rome ; elle y meurt à l’âge de 33 ans. Appartenant au tiers-ordre dominicain, sainte Catherine de Sienne est canonisée en 1461 par le pape Pie II. Elle est patronne de l’Italie et déclarée docteur de l’Eglise par le pape Paul VI, le 4 octobre 1970 en même temps que Sainte Thérèse d’Avila.
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le 29 avril 1429 : Jeanne d’Arc met fin au Siège d’Orléans et approvisionne la ville.
Jeanne d’Arc ayant convaincu Charles VII d’être envoyée par Dieu pour libérer Orléans et le faire sacrer à Reims, ce dernier lui confie une petite troupe. La ville assiégée depuis octobre 1428 résiste aux Anglais par fidélité au Roi de France. Aucun des grands capitaines qui accompagnent Jeanne d’Arc ne pensent la libération possible.
Pourtant dès le premier jour, sa troupe pénètre dans la ville où un défilé est immédiatement organisé par Dunois pour revigorer les défenseurs.
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le 29 avril 1498 : le cercueil de Charles VIII arrive à Paris et est déposé dans l’église Notre-Dame-des-Champs.
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le 29 avril 1507 : Louis XII de France reprend Gênes.
La ville s’est mise sous la protection de la France, mais en 1506, des émeutes entraînent la mort de Français et le massacre de la garnison française. Louis XII passe aussitôt les Alpes à la tête d’une armée de 50 000 hommes, inflige aux Génois une complète déroute et entre dans Gênes. Il fait brûler en sa présence tous les privilèges de la ville ; fait décapiter les meneurs ; annexe la Corse ; les condamne à une amende de cent mille écus d’or, et fait bâtir une citadelle, qu’il appelle « la Bride de Gênes » (pour brider la ville). Toutefois, avant de quitter la ville il lui rend ses libertés et ses lois propres.
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le 29 avril 1545 : par lettres patentes, François Ier ordonne la reconstruction de la ville de Vitry-en-Perthois,
Détruite l’année précédente par Charles Quint, la nouvelle ville prend le nom de Vitry-le-François. Il en confie le chantier à l’architecte et ingénieur militaire italien Girolamo Marini, originaire de Bologne.
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le 29 avril 1624 : le cardinal de Richelieu devient ministre de Louis XIII et entre au Conseil du Roi.
Né en 1585 à Paris, il est d’abord destiné à la carrière des armes, mais Henri IV le nomme évêque de Luçon, le 18 décembre 1606, après avoir reçu à Rome une dispense du pape pour son jeune âge. Premier évêque de France à mettre en œuvre dans son diocèse les réformes voulues par le concile de Trente, il est appelé par la Régente à Paris, d’abord comme Aumônier royal, puis comme membre du Conseil du Roi. Après un exil, il retrouve le Conseil le 29 avril 1624.
Louis XIII rappelle Richelieu, qui à 39 ans, prend la tête du Conseil du Roi ou Conseil d’en haut. Les 2 hommes vont consolider l’autorité royale dans une France mise à mal par les luttes de factions. Il aide le Roi à détruire l’Etat dans l’Etat que constitue le parti huguenot, parti anti catholique et favorable aux puissances étrangères. La prise de la Rochelle (chronique du 28 octobre) en est l’exemple le plus célèbre. Mais s’il lutte contre les protestants, il lutte aussi contre la Maison d’Autriche et essaie de soumettre la noblesse. 20 ans après leur arrivée à la tête de la France, ils lègueront à Louis XIV et Mazarin un Etat restauré et un pays unifié.
Le cardinal de Richelieu joue aussi un rôle dans la réconciliation de Louis XIII et de sa mère Marie de Médicis, qui avait été exilée (voir la chronique du 10 novembre sur la journée des Dupes). Il fonde l’Académie Française en 1635 (voir la chronique des 2 et 29 janvier et du 13 mars).
Rénée CASIN dans son livre Un Prophète de l’unité, le Cardinal de Richelieu (Ed. Résiac) révèle un homme totalement dévoué à son Dieu, son Roi et sa Patrie, qui gouverne un pays, combat sur les champs de bataille, écrit des traités de théologie. Honnie par ses contemporains, car il fait passer l’intérêt général avant les intérêts particuliers, l’Histoire reconnaît en lui un des plus grands hommes d’Etat de la France. Renée Casin cite ainsi Pierre Gaxotte :
«Il n’y a pas, dans toute notre histoire, de cerveau plus puissant, plus politique, ni plus français. » (Histoire des Français, Ed. Flammarion, page 71)
Ou l’Anglais Hilaire Belloc :
« Génie tel qu’il ne s’en produit qu’un ou deux dans l’histoire d’une nation. » dans Richelieu, Ed. Payot, page 92)
Armand Jean du Plessis, cardinal, duc de Richelieu meurt le 4 février 1642 à Paris, en recevant le saint Viatique il murmure :
« Voici mon Juge ; je le prie de me condamner, si dans mon ministère, je me suis jamais proposé autre chose que le bien de la Religion et celui de l’Etat. »
- le 29 avril 1627 : Armand de Richelieu fonde la Compagnie de la Nouvelle-France.
Le 29 avril 1627 : la Compagnie de Caën est abolie; Richelieu fonde la Compagnie de la Nouvelle-France ou compagnie des Cent-Associés. Le Roi approuve le projet le 6 mai suivant. La mission de la Compagnie est « d’établir l’Empire français en Amérique du Nord ». Elle est dotée d’un capital de 100 000 couronnes. Le territoire qui lui est octroyé comprend la Nouvelle-France, de la Floride à l’Arctique et de l’Atlantique à l’Ouest inconnu, ainsi que d’importants privilèges de traite des fourrures.
Fig.1 Sceau de la Compagnie de la Nouvelle-France ; Fig.2 Contre-sceau de la Compagnie de la Nouvelle-France, dite des Cent-Associés.
Voir la chronique du 24 février.
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le 29 avril 1670 : le cardinal Altieri est élu Pape sous le nom de Clément X.
C’est Clément X, qui, en voyant les résultats des travaux apostoliques des missionnaires français au Canada, décide de donner à l’Église locale une organisation indépendante, et érige un siège épiscopal au Québec. L’évêque dépend directement du Saint-Siège; cette disposition permet plus tard de garantir la permanence de la foi catholique au Québec quand l’Angleterre s’en empare. Le premier évêque est Mgr François de Montmorency-Laval.
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le 29 avril 1758 : première bataille de Gondelour.
Cette bataille qui a lieu dans le cadre de la Guerre de Sept ans. Ce jour se déroule la première des trois batailles navales de Gondelour, au large de la côte Carnatique, au sud de l’Inde, entre les marines française et britannique. Elle a pour but le contrôle de Gondelour, la capitale des comptoirs français en Inde. Les Français battent les Anglais
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le 29 avril 1774 : le Roi Louis XV est porteur de la variole.
On écarte la famille royale pour éviter tout risque de contagion.
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le 29 avril 1903 : expulsion des chartreux de la Grande Chartreuse.
L’armée envoyée par le ministère Combes, en dépit du soutien de milliers d’habitants venus de toute la région, chasse les Chartreux. Le capitaine Colas des Francs, commandant le 2ème bataillon du 140ème de ligne, brise son épée sur le chemin du retour ; et le commandant de Coubertin commandant du 2ème Dragons remet sa démission au ministre de la Guerre, considérant que la noble énergie des officiers français réclame une tâche plus noble et que seule la démission de son chef peut laver l’affront”. Les chartreux ne reviennent qu’en 1940.
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le 29 avril 1926 : la France et les États-Unis signent un accord qui annule 60% de la dette française de la Grande Guerre.
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le 29 avril 1945 : les femmes votent de nouveau en France.
Tandis que la guerre touche à sa fin, les élections municipales donnent l’occasion aux Françaises de voter pour la première fois depuis la révolution (anti) française.
Voir la chronique du 21 avril, qui traite de l’ordonnance du 21 avril 1944, prise par le Gouvernement provisoire du général De Gaulle, à Alger.
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le 29 avril 1981 : François Mitterrand affirme : « L’homosexualité doit cesser d’être un délit ».
Le 11 juin suivant le ministre de l’Intérieur demande à la hiérarchie policière de « renoncer aux fichages des homosexuels, aux discriminations et à plus forte raison aux suspicions anti homosexuelles ». Le lendemain, le ministre de la Santé déclare qu’il n’accepte plus de prendre en compte l’homosexualité dans la liste des maladies mentales établie par l’Organisation mondiale de la santé.
Quand le chef d’état-major des armées déclare que Barkhane contribue à diminuer les “risques populistes” en Europe
Du 11 au 13 décembre 2019, le Chef d’état-major des armées (CEMA) avait opéré une visite aux soldats français engagés dans l’opération Barkhane. les journalistes de France Info le suivaient :
Dans la soirée – et il fera de même le lendemain à Gao – le plus haut gradé français s’adresse à une quarantaine d’officiers. Le coeur de son discours : rappeler le sens de la mission. “Nous sommes ici pour assurer notre sécurité pour les 30 ans qui viennent“, assure t-il,
“car si nous laissons le chaos s’installer, les États sahéliens vont s’effondrer sur eux-mêmes, laisser la place à l’Etat islamique, ce qui provoquera une pression migratoire sur l’Europe, avec tous les risques populistes que cela entraînera“.
Ne fait-il pas de la politique ? Chacun sait ce que signifient “les risques populistes” en langage politique : il s’agit de l’arrivée au pouvoir de partis comme le Rassemblement national en France… Le rôle des armées est-il de protéger les Français de Daesh ou du “risque populiste” ? Finalement, tout s’explique et tout est cohérent.
Un gouvernement patriote devrait se réjouir d’une lettre de soldats manifestant leur angoisse sur les périls
Bernard Antony, président de l’Agrif communique :
- Alors qu’il n’est plus guère de jours où un ou plusieurs crimes ne soient perpétrés par des islamo-jihâdistes ou par des voyous de tous les trafics;
- alors que sans cesse, de jour et de nuit, dans un nombre toujours plus grand de villes et même de bourgades, des bandes de jeunes barbares s’adonnent à des « rodéos » et autres fantasias et tirs de mortiers à des fins de provocation, d’intimidation, de terrorisation des Français de tous âges et le plus souvent de modeste condition ;
- alors que notre système scolaire étatique n’est plus celui d’une réelle éducation et que celle-ci n’est d’ailleurs plus du tout nationale ;
- alors que l’Etat français toujours plus réduit à la réalité d’un « gros animal » administratif avec des institutions de police et de justice sans cesse plus insuffisantes, paralysées ou subverties, assure de moins en moins ses fonctions régaliennes fondamentales de protection des personnes et des biens ;
- alors que l’insécurité s’accroît ainsi partout, renvoyant notre pays à une réalité analogue, par delà les progrès techniques, à l’ensauvagement des temps barbares venus avec les grandes invasions;
- alors que, terrible signe d’une désespérance galopante, l’effondrement de la natalité, encore accentué ces dernières années, marque toujours plus notre triste réalité démographique;
- alors que s’accélère, en de multiples territoires de notre pays, du sud au nord, de l’est à l’ouest, de Marseille à Lille, de Grenoble à Nantes, l’expansion conquérante et non séparatiste de « l’oumma » islamique, et que, dans tous les pays d’islam, les populations encore chrétiennes ou juives ne vont avoir selon l’expression de Bat Ye-or que le choix entre l’extermination du jihad ou la réduction en dhimmitude et que les athées n’auront que celui de la conversion ou de la mort ;
- alors que les forces de l’ordre sont en France de plus en plus ciblées par l’islamo-terrorisme et que l’armée française doit, dans les immensités africaines, affronter, au prix de grands sacrifices et d’héroïsme, les guérillas jihâdistes ;
- alors que se continue méthodiquement, sur tous les plans, le « génocide français » spirituel, intellectuel et moral, et par substitution de populations; tel que défini par le grand magistrat juif polonais Rafaël Lemkin (ayant travaillé d’abord sur le génocide des Arméniens et des Assyro-Chaldéens et autres chrétiens, planifié par les dirigeants Jeunes-Turc, puis sur le génocide des Juifs par les nazis) ;
Hé bien, ce qui a motivé l’indignation sans pareille de nos gouvernants, c’est une lettre de soldats français à la retraite manifestant leur angoisse sur les périls qui menacent notre nation !
L’utilisation désinformatrice macronienne est époustouflante.
On peut certes ne pas en apprécier inconditionnellement la forme un peu solennelle mais c’est une lettre de soldats, émouvante parce que, quoique à la retraite, toujours prêts à donner leur vie… pour la survie de notre patrie plus que menacée, déjà si déchiquetée. Un gouvernement tout simplement patriote devrait se réjouir d’une pareille promesse d’une volonté intacte de service, de dévouement, d’une « réserve » au plein sens du mot.
Il faut être bien cinglé pour oser proférer comme l’inénarrable Jean Castex, que cette lettre a été écrite un 21 avril, pour commémorer la tentative de Putsch à Alger, menée par quatre généraux angoissés devant l’immense tragédie prévisible qui allait s’abattre sur nos compatriotes français d’Algérie de toutes confessions.
Pitoyable Castex n’ayant même pas vérifié que ce texte avait été rédigé bien avant le 21 avril ! Ou bien alors, malhonnête Castex sachant cela mais se livrant à un misérable artifice de désinformation.
Quoiqu’il en soit, on ne perdra pas plus de temps aujourd’hui à nous indigner des propos débiles de ce personnage, idiot utile de la macronocratie avec ses manières de croquemitaine de vieil instit laïcard et solennel.
Le pire, c’est bien évidemment son patron Macron. Celui-là se complaît dans les postures, il se voudrait Bonaparte, Napoléon, de Gaulle…
Alors ne serait-il pas très plausible que ce serait lui qui aurait ordonné à son Castex de faire frémir les Français en leur racontant la grosse vanne du « poupoutch » ?
Les Français sont des « veaux » disait de Gaulle. Faute de pouvoir l’imiter par ailleurs, c’est dans cette conviction que Macron peut le rejoindre !
Diable qu’il aimerait que l’histoire (celle-là à construire !) retienne de lui qu’il faut un très très grand homme triomphant, tel un moderne de Gaulle, d’une terrible tentative de coup d’Etat, de révolution, de prononciamento, déclenchée par des officiers à la retraite et sans troupes mais sans doute dotés d’un incomparable génie subversif.
Cette farce castéto-macronarde nous fait souvenir de l’adage latin : « Jupiter dementat quos vult perdere » (Jupiter rend fou ceux qu’il veut perdre !).
Mais de multiples signes nous avertissent que si Jupiter-Macron a bien rendu fous ceux qui croient encore en lui, le plus tristement fou, c’est tout de même lui !
Puisse la Providence mettre bientôt un terme à son pouvoir funeste !
Liberté d’expression des militaires : hypocrisie, obsolescence ou arbitraire politique ?
Les trois, mon général ! C’est ce que nous pourrions répondre au général d’armée Lecointre, chef d’état-major des armées, qui vient de s’exprimer au sujet de la tribune signée par plus de 15 000 militaires à la retraite, dont une trentaine de généraux (2S).
Nous ne saurons jamais si le général Lecointre a reçu l’ordre de s’exprimer ainsi dans les médias ou s’il s’agit de sa propre initiative. La deuxième hypothèse risque de ne pas être très appréciée par les militaires d’active quand on sait que, selon ce sondage, 58% des Français approuvent cette tribune et que plus de 70% estiment qu’il existe bel et bien un délitement de la société française. Chacun se souvient de la magnifique haie d’honneur dont avait bénéficié son prédécesseur, le général Pierre de Villiers, lors de son départ de Balard.
En général, les militaires d’active n’aiment que l’on agresse injustement les leurs, qu’ils soient d’active ou en retraite. Et encore moins, lorsque cela se fait sur ordre des politiques pour de basses raisons politiciennes… Chacun aura compris que les sorties médiatiques coordonnées des différents ministres (“quarteron de généraux en charentaises”, “bruit de bottes”, “putsch” etc…) ne sert qu’à donner des signaux à l’électorat de gauche pour 2022 en vue d’un front républicain qui fait de moins en moins recette.
Qu’un chef d’état major des armées tombe dans ce piège médiatique est plutôt désolant, surtout qu’il en rajoute inutilement et dit des choses manifestement fausses :
” (…) Pour l’essentiel, ce sont des gens qui ont quitté l’armée il y a 20 ou 30 ans, que ma génération d’officiers n’a pas connus. [Et pourtant, il y a 18 militaires d’active qui ont signé. Et il suffit de regarder les états de service de certains généraux pour comprendre que certains de leurs subordonnés peuvent encore servir dans les armées aujourd’hui. Quand au général Lecointre, il a atteint l’âge de la retraite et va même être prolongé jusqu’en 2022 et fait donc parti des plus ancien militaires d’active en service. Il en a donc forcément connu, NDPC]
Il ne reflète en rien l’état d’esprit des armées aujourd’hui. L’armée est républicaine [sic], elle n’est pas politisée, combat tous les jours pour son pays. Elle est à l’image de la société française. Contrairement aux fantasmes que certains entretiennent, elle est très diverse socialement. C’est le billet de gens à la retraite, qui ont une vision décalée de la réalité de nos engagements : je leur dénie le droit de porter un jugement sur ce que nous sommes ! [La tribune traite de l’état de la société et ne porte aucun jugement sur l’armée française, NDPC](…)
C’est une tentative de manipulation de l’armée inacceptable. Si ces gens veulent s’exprimer, qu’ils le fassent en leur nom, sans mettre en avant leur qualité d’ancien militaire ou leur grade. Quand on est général en 2e section, on s’engage statutairement à respecter le devoir de réserve. [On ne se souvient pas de la même réaction de sa part lorsque le général (2S) Pierre de Villiers a évoqué sa crainte de guerre civile en France (voir ci-dessous), NDPC]
Je souhaite que leur mise à la retraite d’office soit décidée. C’est une procédure exceptionnelle, que nous lançons immédiatement à la demande de la ministre des Armées. Ces officiers généraux vont passer chacun devant un conseil supérieur militaire. Au terme de cette procédure, c’est le président de la République qui signe un décret de radiation”
Tout d’abord, il y a probablement une obsolescence des lois qui encadrent le statut des généraux en deuxième section. En effet, la notion de deuxième section remonte à 1839, sous le règne de Louis-Philippe, afin de permettre le rappel en temps de guerre des généraux à la retraite. Ce statut constitue une exception en Europe. En 2004, la commission Denoix de Saint-Marc avait en vain proposé de limiter à 68 ans ce statut. Qui peut croire aujourd’hui que l’on va rappeler en première section un général à la retraite âgé de 75 ou 85 ans ?
Ce statut n’est plus justifié militairement et n’offre pas de droits supplémentaires exorbitants à ces grands serviteurs de l’Etat. Le seul intérêt est politique car il permet de leur imposer cette fameuse obligation de devoir de réserve jusqu’à la fin de leur vie, les transformant ainsi en sous-citoyen. Voici la conclusion d’une association d’anciens militaires qui voulait réformer ce statut :
Les officiers généraux en 2ème section doivent pouvoir retrouver à terme l’intégralité de leurs droits civils et politique comme tout citoyen. Rien ne justifie aujourd’hui le maintien d’un officier général sous tutelle du gouvernement jusqu’à sa mort. Cette situation anachronique en Europe a pour conséquence l’appauvrissement de la pensée militaire et la médiocrité du débat touchant la défense. C’est pourquoi l’ADEFDROMIL préconise le maintien des généraux en 2ème section jusqu’à l’âge de 68 ans, âge auquel précisément les très hauts fonctionnaires sont mis à la retraite.
Et il y a en réalité un énorme flou artistique autour du devoir de réserve. La jurisprudence est difficile à comprendre. Voici un extrait du constat établi par le général (2S) Bouquin :
Lorsque qu’un officier général quitte le service actif et rejoint le G2S, une des premières questions qu’il peut chercher à résoudre est celle de la nouvelle liberté qui sera la sienne en matière d’expression… Force est de reconnaître que les investigations peuvent s’avérer décevantes :
Il n’y a pas de règles spécialement applicables aux officiers généraux, ni a fortiori à ceux en deuxième section ; Les textes, qui sont communs à toutes les catégories de personnels militaires, sont finalement peu explicites (ce dont on peut d’une certaine manière se réjouir) ; Ces textes de référence ne sont d’ailleurs pas spécifiques à la fonction militaire, mais sont en général ceux en vigueur pour l’ensemble des fonctionnaires…(…)
Alors, bien sûr, on peut le regretter, ces règles ne permettent pas de déterminer une ligne rouge précise. Elles ont en revanche le mérite de fixer un « cadre prudentiel » pour éclairer les rédacteurs que nous sommes : il est possible de dire certaines choses avec fermeté et conviction, sans craindre de s’exposer, sous réserve de respecter ces règles.
Avec finesse et discernement aussi, car tout est en fait affaire d’appréciation : l’obligation de réserve applicable aux militaires en général et aux officiers généraux en particulier doit être appréhendée sans esprit de système. Et en sachant que les lignes juridiques tracées auront vocation à fluctuer au fil des contentieux.
Lorsque l’on lit la notice des généraux en deuxième section (2S) éditée par le ministère des armées, on constate que le chapitre sur le devoir de réserve est très superficiel et permet effectivement toutes les interprétations les plus contradictoires :
Les opinions ou croyances philosophiques, religieuses ou politiques sont libres. Elles ne peuvent cependant être exprimées qu’en dehors du service avec la réserve exigée par l’état militaire (…) Les interdictions d’adhérer à des associations à caractère politique, syndical ou à des groupements professionnels ne leur sont pas applicables.
Les officiers généraux de la 2e section peuvent librement se porter candidat à toute fonction publique élective. Toutefois, eu égard à leur situation particulière qui les maintient à la disposition du ministre, l’usage veut qu’ils informent le ministre de leur candidature et, le cas échéant, de leur élection.
L’officier général candidat à une élection peut faire état de son grade, en précisant son appartenance à la 2e section, mais il doit respecter un devoir de réserve et demeure lié par l’obligation de discrétion professionnelle pour tout ce qui concerne les faits et les informations dont il a eu connaissance dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions militaires (…)
S’il peut, en tenue civile, assister à des réunions publiques ou privées et y exprimer, en toute liberté quant au fond, ses opinions ou croyances philosophiques, religieuses et politiques, l’officier général est tenu quant à la forme de s’exprimer avec la réserve exigée par l’état militaire. Il lui est notamment interdit de faire des déclarations ou de commettre des actions susceptibles d’engendrer un doute quant au loyalisme envers les institutions dont doit faire preuve celui qui a accepté de servir l’Etat.
Le devoir de réserve concerne la façon dont sont exprimées les opinions personnelles ; il interdit en particulier :
– la violence des propos en public, dans les médias,
– le manque de respect envers les pouvoirs publics et les institutions (propos injurieux),
– les manquements publics à la solidarité qui doit lier le militaire à l’armée,
– l’utilisation abusive du grade dans les documents à des fins publicitaires ou commerciales ; dans les autres écrits, les officiers généraux doivent faire état de leur appartenance à la 2e section.Indépendamment de ce devoir de réserve, l’officier général demeure naturellement lié par l’obligation de discrétion professionnelle qui lui interdit :
– la divulgation des faits et informations dont il a eu connaissance à l’occasion de l’exercice de ses fonctions,
– tout détournement ou toute communication contraire aux règlements de pièces ou de documents de service à des tiers.
Une lecture attentive met en évidence que les généraux (2S) signataires de la tribune n’ont pas enfreint les directives. Il y a donc une grande hypocrisie qui permet un arbitraire politique scandaleux.
Les exemples d’hypocrisie sont nombreux. Nous en avions relevé plusieurs dans ce post et le Salon beige vient de ressortir une interview du général Lecointre de 2018 où il regrettait le manque de liberté d’expression et invitait même les militaires d’active à s’exprimer “sans se cantonner aux aspects « techniques » de leur métier”.
Aujourd’hui, le général (2S) Pierre de Villiers peut aborder des sujets politiques et même évoquer sa crainte d’une guerre civile dans une interview de décembre 2020 sans être rappelé à l’ordre. Y-a-t-il deux catégories de généraux 2S ?
Récupérer des jeunes de 20 ans qui haïssent la France, qui sont proches des caïds, ou des salafistes, ça ne peut être ni simple, ni rapide. La tâche est gigantesque. Mais avons-nous d’autres choix ? La politique, cela devrait être l’art d’inscrire son action dans le long terme (…) Ce que les Français attendent, ce sont des actions concrètes (…) J’ajoute que les Français ne comprennent pas qu’on leur interdise de sortir sans attestation dûment signée… mais qu’on ne puisse pas expulser un imam qui crache sur la France ! C’est du simple bon sens, pas de la démagogie, de constater qu’il y a des incohérences. C’est tout juste si on ne nous demande pas la taille de nos chaussures mais on ne peut pas expulser un fiché S !
Le climat social était déjà très dégradé avant la pandémie. Ne nous berçons pas d’illusions sur le confinement, qui est comme un couvercle sur la marmite : le climat actuel est au mieux morose, au pire éruptif, en tout cas très instable. Partout, la pauvreté et la colère augmentent. Et six crises se superposent : sanitaire, sécuritaire, économique, financière, géostratégique et évidemment politique, celle que j’appelle la crise d’autorité (…)
Cela peut basculer lentement, ou très rapidement s’il y a une étincelle comme en 1789 ou en 1914. La France est une vieille démocratie, un pays mûr, mais elle a historiquement du mal à se réformer. C’est souvent par explosions, par ruptures. On est dans une drôle de période, qui n’est en fait pas drôle du tout, comme l’était la « drôle de guerre ». La France est en paix depuis 75 ans. Nous les militaires, n’avons pas envie de la guerre. On sait ce que c’est. Ma crainte, c’est la guerre civile. Quand on décapite un prof devant un collège ou qu’on assassine trois personnes venues prier dans une église…
Le ton est différent de la tribune incriminée mais le constat est globalement le même.
Aujourd’hui, un militaire d’active peut cumuler un mandat de conseiller municipal dans les petites villes avec son emploi de militaire. Un militaire d’active peut également se présenter à des élections plus importantes et se retrouver en détachement le temps du mandat puis reprendre sa place dans les armées à l’issue (voir les premiers exemples en 2014).
En 2017, l’année où n’importe quel candidat étiqueté LREM avait une forte probabilité de l’emporter sans trop d’efforts, LREM a réussi à débaucher une femme, capitaine de l’armée de terre, Laëtitia Saint-Paul, qui est ainsi devenue le premier militaire d’active élue au parlement depuis 2018 :
Membre de La République en marche, elle est élue députée en 2017 dans la quatrième circonscription de Maine-et-Loire et devient ainsi le premier militaire en activité élu député depuis 1918. Membre de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, elle y officie comme coordinatrice (whip) pour le groupe LREM, jusqu’en septembre 2019. Depuis , elle est vice-présidente de l’Assemblée nationale.
Laëtitia Saint-Paul se permet même de publier un livre où elle apparait en treillis sur la couverture, entretenant ainsi la confusion entre son état de militaire et celui de député. Elle dénonce dans les médias un harcèlement sexuel et une misogynie supposés dans l’institution militaire. Et cela ne choque personne au plus haut sommet des armées ? On ne touche pas à une protégée de la macronie qui se voit même confier des responsabilités importantes (vice-présidente de l’assemblée nationale) alors qu’elle n’a que 36 ans et aucune expérience politique. Le magazine Elle explique qu’elle “pense souvent à Simone Veil, debout à cette place en 1974, lors de son discours sur l’IVG. Se savoir son héritière, même petite, même lointaine, la fait rougir de fier“. Tout est donc pardonné…
Elle est bien utile au pouvoir macronien pour tirer dans le dos de ses camarades dans des interview (voir ici) en jouant justement sur cette hypocrisie puisque les journalistes la présente comme militaire et non comme citoyenne. Paradoxalement, elle déclarait, ce qui devrait a posteriori être considéré comme une défense des militaires retraités signataires de la tribune, les propos suivants :
Ça fait très longtemps que je milite pour les droits politiques des militaires alors que l’armée à cette tradition de la Grande Muette. Concrètement, nous n’avons pas le droit d’adhérer à un parti, nous avons le droit d’avoir une couleur politique seulement au moment des élections. Les militaires ont obtenu le droit de vote encore après celui des femmes
Alors hypocrisie ou arbitraire ?
Autre exemple avec le colonel à la retraite Michel Goya qui peut s’exprimer librement aux côtés de Jean-Luc Mélenchon en 2015 à la tribune de la “commission” défense du Parti de Gauche (ancêtre de LFI) en 2015, et presque en même temps, fustiger avec une rare violence ses camarades qui signent une tribune en tant que lanceurs d’alerte en 2021. Et il les fustige avec un vocabulaire que ne renierait ni Jean-Luc Mélenchon, ni Eric Dupond-Moretti.
C’est totalement son droit d’être engagé à gauche, de nier le délitement de la société, de ne pas comprendre le mouvement des gilets jaunes (qu’il réduit au saccage de l’Arc de Triomphe), de sous-estimer le danger des black-blocs ou des indigénistes, de ne pas voir le problème de l’immigration-massive et de l’islamisation mais faire semblant de ne pas comprendre le sens de cette tribune et crier au putsch est d’une hypocrisie infinie. Michel Goya est pourtant un remarquable historien que le Salon beige préfère lorsqu’il s’oppose brillamment à l’engagement de l’armée de terre sur des missions comme Vigipirate et Sentinelle qui démoralisent et désorganisent nos armées. Sur ce sujet précis, les signataires de la tribune sont très probablement sur la même longueur d’onde mais ils voient juste plus loin que lui…
Le général (2S) Bouquin disait donc que “tout est en fait affaire d’appréciation”. Nous en arrivons donc bien à l’arbitraire. S’engager au profit de LREM ou proposer d’organiser des match de foot dans les banlieues pour éviter la guerre civile, c’est autorisé. S’engager au profit du RN ou s’opposer au pacte de Marrakech, c’est interdit !
Tout est politique et il serait bien naïf de croire le contraire. La ministre, Forence Parly, est dans son rôle de politique. En revanche, il est regrettable que le général Lecointre lui prête main forte dans cette opération politicienne en s’exprimant ainsi dans les médias. Appliquer des sanctions la mort dans l’âme aurait été suffisant…
Marine Le Pen “convaincue que les voix des catholiques conservateurs sont essentielles à sa victoire en 2022”
Selon Mediapart, Marine Le Pen part à l’assaut du vote des catholiques conservateurs, “convaincue que les voix des catholiques conservateurs sont essentielles à sa victoire en 2022“.
Mediapart analyse :
Si la présidente du Rassemblement national (RN), qui a beaucoup communiqué ces dernières années sur le thème de la laïcité, multiplie aujourd’hui les signaux à l’égard des catholiques, c’est qu’elle est convaincue qu’ils sont un élément essentiel d’une possible victoire en 2022.
[…]
Dans cette optique, Marine Le Pen a lancé un vibrant appel aux électeurs fillonistes, qui devraient logiquement, selon elle, la rejoindre. Pour séduire à droite, le RN a fait – en partie – sa mue économique: abandon de la sortie de l’euro, orthodoxie budgétaire. Mais reste un noyau qui a longtemps résisté à la progression de l’extrême droite: les catholiques pratiquants. Un électorat certes de moins en moins nombreux, mais très mobilisé à chaque scrutin.
Pourtant, Mediapart reconnaît que
La fille de Jean-Marie Le Pen a toujours eu des relations exécrables avec la branche catholique traditionaliste au sein de sa propre famille politique. «C’est elle qui les a liquidés à l’intérieur du parti, souligne Nicolas Lebourg. Elle et Louis Aliot ont toujours considéré que c’était ce qui ringardisait le parti.»
[…]
Aujourd’hui, alors qu’elle se voit aux portes du pouvoir, elle juge sans doute inutile de continuer à les mépriser.
Jean-Yves Camus vient conclure l’article :
«Le créneau des catho-tradi ne pèse pas tant que ça, mais à la place où elle est, tout est bon à prendre, y compris ce qui peut apparaître marginal».
Quand le chef d’état-major des armées invitait les militaires à s’exprimer
Faudra-t-il traduire le général Lecointre devant un conseil supérieur militaire ?
Dans un entretien au Parisien, le chef d’état-major des armées, déclare que les officiers généraux signataires de la tribune publiée dans Valeurs Actuelles vont passer chacun devant un conseil supérieur militaire.
Pourtant, en 2018, le même général François Lecointre dénonçait le « mutisme militaire » dans lequel les armées s’étaient « enfermées », parfois de manière « confortable » depuis la Seconde Guerre mondiale. Convaincu que « les armées ont disparu du bruit de fond de la société », il a souhaité, lors d’une rencontre à l’École militaire, que les militaires d’active prennent la plume, sans se cantonner aux aspects « techniques » de leur métier.
Dans un ouvrage collectif, « Le Soldat XXe-XXIe siècle », sous la direction de François Lecointre, ce dernier livrait son expérience de capitaine, le général Jean-René Bachelet évoquait « le droit et le devoir de désobéir », le psychiatre Patrick Clervoy examinait « l’entrée en dissidence » durant la guerre d’Algérie…
Emmanuel Macron, agent de corrosion nationale
Nous cherchons depuis longtemps ce qui fait la cohérence profonde de M.Macron comme Président de la République française, son unité en quelque sorte.
Nous avions déjà repéré son goût pour l’exhibitionnisme et un style oscillant entre Super-Gourou et Clo-Clo.
Nous avions repéré l’enflure d’un discours hyperpersonnalisé. Avec ses « je ne céderai rien » à répétition, aussi crédibles que des promesses d’ivrogne, nous avions repéré sa capacité à l’imposture, même quand il parle de séparatisme islamiste, même (ou surtout) quand il croit jouer au chef de guerre dans la gestion sanitaire covidienne. Sauf, reconnaissons-le, quand il pratique le quoi qu’il en coûte en particulier dans le domaine des libertés publiques et des empiètements sur tous les domaines relevant des vies privées.
Nous l’avions entendu dire à la présidente des Associations familiales catholiques que son problème était qu’elle croyait qu’un père est forcément un mâle.
Nous l’avions entendu dire qu’il pensait que la culture française n’existe pas et souligné que sa culture préférée, c’est celle du MOI JE : ce que nous avions appelé le cloaque d’un égo à ciel ouvert, fertile en diarrhées verbales particulièrement au moment de la parution de son entretien avec l’Express en décembre 2020, l’occasion pour lui d’une nouvelle giclée sphinctérienne.
Eh bien, tout récemment, M.Macron a eu un nouvel accès de prurit dysentérique mais dans son variant anglais : il a expliqué dans un media américain qu’il devait y avoir en France un
« dialogue calme et ouvert (a quiet and open dialogue) pour comprendre comment cela s’est passé et d’une certaine manière pour déconstruire notre propre histoire » (« a quiet and open dialogue to understand how it happened and in a certain way to deconstruct our own history »).
Ce point sur la déconstruction de notre propre histoire a été largement commenté. Ce qui l’a moins été, c’est qu’il s’enchaînait dans un raisonnement (à propos de « comprendre comment cela s’est passé »), où le cela provenait de ce qu’il avait affirmé juste avant et qui est au moins tout aussi fétide :
« nous avons assurément cette question de la race, qui est au cœur même de notre société » (« we have definitely this question of race, which is at the- at the very core of our society ») !
Rappelons que M.Macron parle alors de la France !
Il apparaît au final que la cohérence peut-être essentielle de M.Macron comme Président de la République française est d’être un facteur de corrosion nationale.
L’actualité vient confirmer l’alerte de la dizaine de milliers de militaires
Pendant que le gouvernement s’acharne à condamner les militaires qui ont oser publier une tribune décrivant la grave situation de notre pays, un policier s’est fait lyncher à Bagnolet.
Dans un entretien au Parisien, le général François Lecointre, chef d’état-major des armées, déclare souhaiter des mesures sévères à l’encontre des signataires de la tribune publiée par Valeurs actuelles, au risque de faire croître le ressentiment au sein des Armées.
Aujourd’hui, on dénombre 18 personnes en activité – dont quatre officiers – parmi les signataires, sur 210 000 militaires en activité. […] Je souhaite que leur mise à la retraite d’office soit décidée. C’est une procédure exceptionnelle, que nous lançons immédiatement à la demande de la ministre des Armées. Ces officiers généraux vont passer chacun devant un conseil supérieur militaire. Au terme de cette procédure, c’est le président de la République qui signe un décret de radiation. […]
Et quelles sanctions pour les soldats d’active ?
Ils recevront des sanctions disciplinaires militaires. On est en train d’étudier avec les chefs d’état-major des trois armées les cas des dix-huit personnes concernées et le niveau de sanction à appliquer. Mon intention est qu’elles soient plus fortes pour les plus gradés et moins fortes pour les moins gradés. Je considère que plus les responsabilités sont élevées, plus l’obligation de neutralité et d’exemplarité est forte.
Lors de l’interpellation de dealers à Bagnolet (Seine-Saint-Denis) lundi, un policier s’est retrouvé isolé et a été passé à tabac par plusieurs individus qui voulaient le tuer. Il raconte :
“Je chute au sol et je prends plusieurs coups de pieds dans la tête, pendant que je me faisais frapper, j’entendais ‘Tuez-le, c’est un sale chien de flic, tuez-le’. “Je me faisais lyncher au sol. Je continue à recevoir des coups de pied type pénalty pleine tête, je ne suis protégé que par mon casque de moto. […] Ma tête faisait des allers-retours gauche-droite sous la violence des coups et j’entends encore ‘on va te fumer, on va te crever, sale fils de pute, sale keuf’“.
Finalement, un de ses collègues parvient à l’extraire. Le policier souffre de nombreuses plaies au visage, de douleurs aux mains, au genou et d’importantes migraines.
A Valence (26), faute d’escorte, 3 hommes, qui avaient été incarcérés les jours précédents, pour des faits de trafic de stupéfiant ou de violences conjugales, ont été remis en liberté avant leur procès.
A Toulouse, le commissariat de Jolimont a reçu une lettre menaçant d’attentats et qui fait référence aux faits survenus à Rambouillet.
Que disait la tribune des militaires ?
Les périls montent, la violence s’accroît de jour en jour. Qui aurait prédit il y a dix ans qu’un professeur serait un jour décapité à la sortie de son collège ? Or nous, serviteurs de la Nation, qui avons toujours été prêts à mettre notre peau au bout de notre engagement – comme l’exigeait notre état militaire, ne pouvons être devant de tels agissements, des spectateurs passifs.
Aussi ceux qui dirigent notre pays doivent impérativement trouver le courage nécessaire à l’éradication de ces dangers. Pour cela, il suffit souvent d’appliquer sans faiblesse des lois qui existent déjà. N’oubliez pas que, comme nous, une grande majorité de nos concitoyens est excédée par vos louvoiements et vos silences coupables.
Enfin, selon un sondage, une majorité de Français soutient cette tribune. Rien, dans cette tribune, n’appelle au coup d’État ou à la révolte, au contraire. Les généraux sont “disposés à soutenir les politiques qui prendront en considération la sauvegarde de la nation”. Les généraux ne menacent donc pas d’un putsch, mais offrent leurs services au gouvernement. Les médias et les politiques ont choisi de regarder le doigt plutôt que la lune.
