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C’est arrivé un 29 janvier…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 29 janvier 904 : élection du pape Serge III.
  • le 29 janvier 1119 : décès du pape Gélase II.
  • le 29 janvier 1482 : dans un bref, Sixte IV condamne les excès de l’Inquisition espagnole.
    • le 29 janvier 1630 : première rencontre entre Richelieu et Mazarin.

Mazarin, envoyé par Urbain VIII, rencontre le cardinal Richelieu à Lyon, pour demander que la France accorde une suspension d’armes. Cette négociation a lieu dans le cadre de la guerre de succession de Mantoue, qui est un conflit périphérique de la guerre de Trente Ans, opposant la France au Saint Empire romain germanique.

  • le 29 janvier 1635 : le Roi Louis XIII signe les lettres patentes créant l’Académie française.

Elle se compose de 40 membres, élus et surnommés les “immortels”. La mission de l’Académie, conserver et perfectionner la langue française, est précisée par ces lettres patentes du Roi Louis XIII, qui l’officialisent. Voir la chronique 10 juillet.

  • le 29 janvier 1682 : Temim (Moulay Ismaël) et Louis XIV signent un traité d’amitié franco-marocain à St-Germain-en-Laye.

     

  • le 29 janvier 1697 : Fénelon publie son “Explication des maximes des saints“.

     

  • le 29 janvier 1743 : mort du cardinal de Fleury, premier à avoir pris conscience du danger des loges et à avoir alerté le Pape et le Roi.

Le cardinal de Fleury mérite qu’on se penche sur sa vie. Ce qu’il a apporté à la France est immense. Outre le fait qu’il fut précepteur de Louis XV enfant, puis son premier ministre, il dirige le pays avec sagesse et surtout est le premier à identifier la nature du danger maçonnique. Sa clairvoyance touchant la Maçonnerie fait de lui la bête noire des loges et de l’histoire officielle mensongère.

Le Cardinal acquiert, suite à une minutieuse enquête, la conviction que la Maçonnerie est un danger mortel pour le Royaume et la Foi catholique en France. Il rejoint par là les magistrats hollandais qui viennent de l’interdire chez eux. Aussi donne-t-il des ordres sévères contre les Loges, qui déjà se multiplient dans le Royaume. C’est en 1738, qu’il informe le Pape Clément XII. Ce dernier rédige aussitôt la première des Encycliques qui condamne ce que certains appelleront « l’église de Satan ». Cette Bulle souligne dans la Maçonnerie son double objectif visant à détruire en même temps l’Église de Dieu et les sociétés politiques fondées sur le Christianisme.

André Hercule de Fleury, est né à Lodève le 22 juin 1653 et mort à Issy-les-Moulineaux le 29 janvier 1743.Il a été le principal ministre du jeune Roi Louis XV, de 1726 à 1743. Issu de la petite noblesse languedocienne, il est le fils de Jean de Fleury, seigneur de Dio, receveur des tailles au diocèse de Lodève et de Diane de La Treilhe. Il est ordonné prêtre à Paris en 1674, fait des études de théologie et devient, par protection du cardinal de Bonzi, aumônier de la reine Marie-Thérèse en 1677 puis, après sa mort, aumônier du Roi en 1683. Il est alors âgé de 30 ans.

Nommé évêque de Fréjus, en 1699, il se rend dans son diocèse, conformément aux décrets du Concile de Trente et s’occupe avec soin de ses ouailles.

Il renonce à son évêché en 1715 pour devenir abbé commendataire de l’abbaye de Tournus. C’est alors que le Roi Louis XIV, peu de temps avant de mourir, écrit dans son testament, qu’il confie à l’ancien évêque de Fréjus, l’éducation de son arrière-petit-fils et successeur. Mais la régence revient au duc d’Orléans, petit-fils de France. Celui-ci, qui connaissait et appréciait Fleury, le maintient dans ses fonctions.

Le 1er avril 1716, il est nommé par le Régent du Royaume, le duc d’Orléans, précepteur du jeune Louis XV, conformément au deuxième codicille du testament de Louis XIV. Un an plus tard, il est élu à l’Académie française ; puis nommé en 1721, abbé commendataire de Saint-Étienne de Caen et membre de l’Académie de sciences. En 1725, il devient membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres et reçoit le titre de proviseur de la Sorbonne et de supérieur de la maison de Navarre. Surtout, lors du sacre en octobre 1722, il tient le rôle d’un pair ecclésiastique.

Louis XV a successivement comme principaux ministres l’irréligieux cardinal Dubois, l’ex-régent qui tous deux décèdent rapidement. N’ayant pas encore 15 ans, le Roi a déjà vécu la mort de ses parents, de son arrière-grand-père, et, par deux fois de son ministre. Il se tourne vers sa famille et nomme premier ministre un autre de ses grands oncles, le duc de Bourbon. Jaloux de l’influence de Fleury celui-ci cherche à le faire disgracier ; mais c’est lui qui est finalement exilé sur ses terres de Chantilly ; le cardinal de Fleury est « appelé aux affaires » à l’âge de 73 ans en 1726, par le jeune Roi, dont il a l’affection et la confiance.

« M. de Fréjus », comme on l’appelle, devient donc premier ministre. En septembre de la même année, sur la demande du Roi, il est nommé cardinal. Contrairement aux habitudes de l’époque, le cardinal n’en profite pas pour s’enrichir ou favoriser ses proches. Il dépense ses revenus commendataires en aumônes et se contente de ses appointements de ministre.

Le cardinal de Fleury gouverne avec prudence et sagesse, consolidant le budget de l’État, stabilisant la monnaie, reprenant la politique de Colbert ; il réorganise l’économie d’un pays mise à mal par les expériences monétaires du Régent et de Law. Il crée ainsi les conditions du développement scientifique, économique et industriel extraordinaire que va connaître le pays jusqu’à la révolution. Il est indispensable pour connaître l’état du pays avant cette révolution de relire l’excellente synthèse de Rénée Casin, de l’académie française : Les catholiques et la révolution française, dont les premiers chapitres dressent un tableau synthétique de l’état de la France de l’époque, c’est dans tous les domaines la première puissance mondiale.

Sur le plan religieux, il pacifie dans la mesure du possible le problème janséniste avec l’aide de l’archevêque d’Embrun, Pierre Guérin de Tencin, mais se heurte à une opposition parlementaire grandissante orchestrée par les loges maçonniques. A partir de l’année 1737, il mène une politique antimaçonnique et fait fermer des loges.

Sa politique extérieure est marquée par une recherche de la paix et de la stabilité européenne. Entraîné par le Roi dans la guerre de Succession de Pologne, il la conclut rapidement par le traité de Vienne de 1738, qui apporte à terme le Duché de Lorraine et le Duché de Bar à la France. En revanche, il se laisse entraîner par la puissance de l’opinion dans la guerre de Succession d’Autriche dont il ne verra pas la fin…

Son acharnement à éviter les ambitieux et les intrigants et à exercer seul le pouvoir, jusqu’à sa mort en 1743, lui vaut le surnom de « Son Éternité ». Alors pourquoi les loges ont –elles réussi à infiltrer la société française ? Car l’Eglise de France est alors traversée par les tendances gallicanes et l’hérésie janséniste qui arrêtent aux frontières de France la parole du Pape et font ignorer le bien fondé des angoisses que lui cause le péril maçonnique. La Maçonnerie profite de ces déplorables dispositions de l’esprit public. Cette dernière diffuse des brochures faites avec un art consommé pour attirer dans ses pièges les hommes de bonne foi ; elle y prêche la fameuse tolérance, masque menteur de l’intolérance la plus fanatique. La Maçonnerie, apprend peu à peu aux Français à détester le Catholicisme, parce qu’intolérant, dit-elle. En 1743, le cardinal de Fleury meurt. Ceux qui le remplacent sont de plus en plus sous l’influence de la secte et ils vont distiller le poison dans tous les rouages de l’Etat. Apres la mort du cardinal de Fleury, la Royauté française est soumise chaque jour davantage à l’influence de la Maçonnerie, qui va s’imposer à elle, en une cinquantaine d’années avec l’assassinat de Louis XVI et de Marie- Antoinette.

  • le 29 janvier 1801 : la France et l’Espagne lancent un ultimatum au Portugal, le sommant de rompre avec l’Angleterre.
  • le 29 janvier 1809 : Talleyrand prend contact avec Metternich.

Ce dernier est ambassadeur d’Autriche à Paris. Talleyrand lui fait comprendre qu’il est prêt à vendre des informations sur les projets de Napoléon. Voir la chronique de la veille.

  • le 29 janvier 1814 : Napoléon est vainqueur de Blücher à Brienne.
  • le 29 janvier 1916 : un Zeppelin allemand bombarde Paris.

Un ballon dirigeable allemand lâche 17 bombes sur l’Est de Paris. Vingt-six personnes sont tuées dans les quartiers de Belleville et de Ménilmontant. Cette attaque aérienne sera la dernière du genre que feront les allemands. Les avions remplaceront bientôt les zeppelins.

  • le 29 janvier 1972 : décès de sœur Claire de Jésus Crucifié.

Claire Ferchaud est née le 5 mai 1896. Elle meurt à au couvent des Rinfilières à Loublande, où elle a vécu après ses visions lors de la première guerre mondiale. A la demande du Christ elle rencontre, début 1917, le président Poincaré pour lui demander de se convertir et de combattre la Maçonnerie, de faire imposer le Sacré-Cœur sur le drapeau tricolore et de faire porter cet emblème par toutes les unités du front.

Le Christ veut être officiellement reconnu par la France. Poincaré ne fait rien !

Elle écrit alors à de nombreux généraux. Seul le généralissime Foch l’écoute. Il consacre toutes les armées aux Sacré-Cœur le 9 juillet 1918 (voir la chronique du jour) dans l’église du village de Bombon, en Seine et Marne, en présence de tout son état-major, avec lequel il commence une neuvaine, qui se termine le 18 juillet suivant (voir la chronique du jour). Ce jour-là commence l’offensive d’où sort la victoire finale.

Notons qu’une circulaire du ministère contresignée par Philippe Pétain interdit et sanctionne le porte du Sacré-Cœur sur les étendards et les uniformes.

Les faits de Loublande ne sont pas reconnus par l’Eglise. Voir les chroniques du 16 janvier et du 1er mai.

  • le 29 janvier 1991 : démission de JP Chevènement.

Pour marquer son désaccord avec la guerre du Golfe, le ministre français de la défense Jean-Pierre Chevènement démissionne. Il est remplacé par Pierre Joxe. Il le refera en prononçant son célèbre :

“Un ministre ça ferme sa gueule ou ça démissionne”.

  • le 29 janvier 1996 : Jacques Chirac annonce l’arrêt définitif des essais nucléaires français.
  • Le 29 janvier 2001 : le Parlement français reconnaît le génocide arménien.

Ce qui est une bonne chose, mais la république est incapable de reconnaître ses propres fautes et étouffe toujours le génocide vendéen.

Samuel Gontier, journaliste de canapé pour des articles poubelle

Le journal Télérama, ancien titre de la presse catholique de gauche (voire d’extrême-gauche), aujourd’hui propriété du groupe Le Monde, vient de s’en prendre assez violemment à La Fondation Lejeune et à CNews, qui a consacré une belle émission d’En Quête d’esprit sur le professeur déclaré récemment Vénérable par Rome.

Selon Télérama, la fondation Lejeune, est une “mafia catho intégriste soutenue par l’Etat” ! Jean-Marie Le Méné est décrit comme finançant « la croisade pro-vie de parents de Vincent Lambert » et l’article se réjouit de la future loi sur le séparatisme, qui permettra de « mettre à bas cette mafia catho intégriste soutenue par l’Etat au mépris de la loi 1905 ». Cet aveu est intéressant : le danger n’est pas l’islam, mais bien les écoles libres et les associations catholiques…

Eugénie Bastié a souligné que « Télérama est lui aussi directement subventionné par l’Etat », mais il semble qu’il n’y ait pas d’inquiétude de ce côté là…

L’auteur de ce papier de délation se définit lui-même comme un “journaliste de canapé“. Il n’y a pas à dire : bien-pensance et paresse n’ont jamais aussi bien fait bon ménage.

L’OJIM, qui avait dressé son portrait, souligne :

Le journaliste s’est spécialisé dans la traque des idées de droite, et surtout d’extrême droite, dont il arrive à trouver des relents absolument partout. Après avoir fait scandale en traitant le dessinateur Riss, survivant des attentats de Charlie Hebdo, d’islamophobe, il a réussi à tomber le coup d’une plainte conjointe pour diffamation de BFMTV et de son directeur général Marc-Olivier Fogiel suite à un tweet dans lequel il expliquait que la ligne éditoriale de la chaîne était devenue islamophobe, xénophobe et raciste.

Menace sur France Soir

Pour paraphraser Orwell, en France, tous les journaux sont libres, mais il y en a qui le sont plus que d’autres…

Le ministre Roselyne Bachelot veut s’en prendre à France Soir, qui dérange la bonne gestion de la crise Covid…

Thomas Schmitz, nouveau président d’Ichtus

Communiqué d’ICHTUS :

Après plus de dix années de présidence, Bruno de Saint-Chamas a souhaité laisser la main à une nouvelle génération et a demandé à ne pas être renouvelé comme président d’Ichtus lors de l’assemblée générale qui s’est tenue samedi 23 janvier 2021.

Sur la proposition de Bruno de Saint Chamas, les administrateurs ont élu à l’unanimité monsieur Thomas Schmitz comme président d’Ichtus. Neveu de Jean-Marie Schmitz – ancien président d’Ichtus – Thomas Schmitz, 38 ans, est actuellement directeur des investissements d’une société de gestion parisienne.

Diplômé d’une école de commerce et doté d’une solide formation en philosophie et théologie, Thomas Schmitz a également organisé pendant 4 ans les sessions de formation de La Rose blanche, qui rassemblent chaque été 80 jeunes professionnels dans une ambiance studieuse, amicale et détendue, pour se former aux questions théologiques, philosophiques, politiques, économiques, sociales et culturelles qui traversent nos sociétés.

Après la nomination, l’an dernier, de Benoît Dumoulin comme directeur, celle de Thomas Schmitz comme président vient compléter le dispositif et permet de renforcer l’équipe dirigeante, aux côtés de Guillaume de Prémare qui continue d’assumer ses missions de délégué général et rédacteur en chef de la revue Permanences, et de Frantz Toussaint qui est trésorier.

Toute l’équipe d’Ichtus se réjouit de cette nomination et rend hommage à Bruno de Saint Chamas pour la travail accompli.

M.Nadhir, jeune imam français, condamne l’exécution pour apostasie. Mais seulement si elle est « injuste »

Le projet de loi en discussion à la commission des lois de l’Assemblée nationale confortant le respect des principes de la République s’est accompagné d’une décision de demander à des acteurs du culte musulman la rédaction d’une charte de l’imam appelée Charte des principes du Conseil national des imams. Après plusieurs rounds de discussion, elle a été solennellement présentée à M.Macron le 18 janvier.

Mohamed Nadhir Al Khanoussi est un jeune imam français, d’origine tunisienne. Il a récemment mis en ligne une présentation d’une vingtaine de minutes pour expliquer sa vigoureuse opposition à cette charte et à sa signature. Parlant un français parfait (et l’arabe aussi sans doute, qu’il aime utiliser pour entrecouper sa présentation), articulé, direct, il est apparemment connu pour user avec adresse des différents moyens et plateformes audiovisuels pour propager ses prises de parole. Son site s’intitule Di nul Qayyima, ce qui signifierait « la religion de droiture ». En 2020, le site Résistance républicaine avait consacré un article à « un petit nouveau très actif auprès des jeune, à surveiller de près ».

En tout cas, sa dernière intervention est relayée par d’autres sites musulmans, comme dômes et minarets ou islam&info.

La première caractéristique de son intervention est un positionnement définitivement séparatiste. C’est la communauté (citée plus de vingt fois) qui compte, la communauté musulmane.. La France n’est citée que deux fois dont une fois à propos du titre complet de « la charte des imams de France ». Sinon, la France n’existe pas dans son discours. Ce qui existe, c’est parfois le territoire, parfois l’expression en islam. Et l’imam exhorte à conserver l’unité de la communauté musulmane et fait reproche à la charte de viser à sa division :

« Le contenu n’est absolument pas bon ; ce contenu est au contraire une manière de dévoyer l’islam de ses principes ; une manière de fracturer, de segmenter la communauté musulmane en la rabaissant tout d’abord, en la culpabilisant et mettant ses parties dos à dos ».

La deuxième caractéristique est, pour cette communauté, un positionnement victimaire incessant. Les mots répétitifs de Mohamed Nahir sont : Colonialisme (5 fois), Paternalisme (3 fois), Oppression (7 fois), Aliénation (2 fois), Culpabilisation (2 fois),  Infantilisation (2 fois), Tyrannie (1 fois), Totalitarisme (2 fois). Echantillons de son intervention :

  • « Cette charte s’inscrit dans une propagande à l’égard de l’islam et d’une injustice évidente et claire à l’égard des musulmans. Elle répond à une injonction étatique, donc elle répond à un ordre étatique par lequel les instances musulmanes ont été sommées, elle vient répondre à cette injonction condescendante qui est paternaliste voire même colonialiste qui a été formulée à ces instances qui ont été sommées de fournir cette charte sur fond de culpabilisation pour nous désolidariser des crimes qui ont été commis sur le territoire et ailleurs. C’est ce ton là qui est donné à la communauté».

  • [cette charte est] « formulée de façon paternaliste, voire colonialiste, sur fond de culpabilisation. C’est ce ton qui est donné à la communauté et qui est infantilisée. Comme pour brider les musulmans à la manière des bêtes de somme à qui on dicterait leur conduite parce qu’on sait mieux les mener là où il faut».

  • « Pourquoi la charte ne mentionne pas toutes les injustices dont la communauté musulmane a fait l’objet pendant ces longues années, toutes ces mesures d’exception qui ont visé à faire d’elle une communauté de citoyens de seconde zone, toute cette coercition extrêmement virulente, ce droit d’exception avec lequel on ferme des organismes, des mosquées, des associations au nez et à la barbe de la justice la plus logique et la plus saine».

Vous voyez, la dialectique est bien rodée même si un peu lourdingue. Et quand l’imam fait de l’humour, c’est – nous le pensons – involontairement :

« Il ne s’agit pas d’une charte qui vise à améliorer ou à réformer dans le bon sens du terme ou qui viserait tout simplement à énumérer un certain nombre de valeurs. Il faut savoir que cela, l’islam ne s’oppose absolument pas à toute notion d’amélioration, c’est-à-dire à adopter tout simplement l’islam encore mieux, pour se rapprocher encore des valeurs islamiques et de tout ce qui nous rapproche de (le reste se perdant dans une phrase en arabe). L’islam ne s’oppose pas à la réforme individuelle, à la réforme spirituelle et il n’y a absolument pas de mal à fixer une charte qui viserait simplement à nous rappeler les principes de l’islam et à nous rapprocher de cela ».

Donc, la charte, on veut bien à condition que ça nous rapproche encore du coran

La troisième caractéristique de son discours est une réaffirmation forte, vigoureuse de sa foi, de son dogme, de ses valeurs, de ses « croyances » et de son patrimoine musulmans. Citation :

« En islam, le musulman a ses principes, il a ses valeurs, il a sa croyance, il a son dogme, il a ce qui le nourrit et qui nourrit sa foi et qui fait de lui un musulman et un croyant fiers, parce qu’il est illuminé de la révélation, il adhère à tous ses principes avec fierté, avec sérénité, avec fermeté, en étant intransigeant vis-à-vis de sa croyance et de sa pratique car il a la croyance ferme et sincère que sa religion est sa raison de vivre. Là où il est important d’insister, c’est que, en islam, nous avons notre patrimoine, nous avons les doctes, les érudits, qui composent notre patrimoine. Nous avons ce patrimoine, nous avons déjà notre croyance, nous avons nos valeurs et ces valeurs-là ce sont celles qui font de nous des musulmans. Il est inacceptable ‘avoir à renier ces valeurs sous prétexte d’un totalitarisme qui ne les toléreraient pas ».

Une profession de foi solide ne peut pas être en soi répréhensible. Il est sûr que la foi peut parfois percuter ce qui est demandé par un pouvoir politique quel qu’il soit. Le Salon beige s’interrogeait d’ailleurs pour savoir si les catholiques pourraient signer la charte proposée pour ce qui concerne la hiérarchie des principes républicains.

La question est alors : quelle foi ? Par rapport à ses croyances, Mohamed Nahir reproche sur le fond deux choses au texte de la charte :

Il récuse en premier la notion d’un islam politique :

« Cette charte va s’inscrire dans l’alimentation de ce climat nauséabond et va contribuer en définitive à cette oppression, surtout lorsqu’elle utilise dans ses termes la sémantique même  de l’oppression comme lorsqu’elle parle d’islam politique alors que jusqu’à maintenant on n’a pas réussi à définir exactement ce dont il s’agissait de l’aveu même de ceux qui ont placé ces termes ».

Or, que dit la charte ?

« Article 6 – Rejet de toutes les formes d’ingérence et de l’instrumentalisation de l’Islam à des fins politiques. La présente « charte des principes », a pour objectif, clairement énoncé, de lutter contre toute forme d’instrumentalisation de l’islam à des fins politiques et/ou idéologique. Les signataires s’engagent donc à refuser de s’inscrire dans une quelconque démarche faisant la promotion de ce qui est connu sous l’appellation « islam politique » ».

Et la Charte donne une définition de l’islam politique :

« Par « islam politique », la présente charte désigne les courants politiques et/ou idéologiques appelés communément salafisme (wahhabisme), le Tabligh ainsi que ceux liés à la pensée des Frères musulmans et des courants nationalistes qui s’y rattachent ».

Il est vrai que, conceptuellement, le contenu de cette expression n’est pas réellement défini, malgré le danger qu’elle représente. Et la désignation de courants musulmans heurte bien évidemment l’idée de communauté unie prônée par l’imam.

Le deuxième reproche sur le fond fait par Mohamed Nadhir concerne l’apostasie (11’20’’ de l’enregistrement) :

« La charte ne garantit pas une croyance apaisée. Au contraire, étant basée sur fond de culpabilisation, elle participe à cette machine, à cette industrie de la peur, qui vise à faire peur au musulman de ce qui fait de lui un musulman. Elle dénonce dans l’absolu des concepts qui sont pourtant des concepts islamiques comme le concept de l’apostasie, qui est le fait de renier la foi, qui est un concept islamique qui a été mentionné dans les livres et dans la juridiction et qui évidemment a ses règles et ses principes qui le régissent. Qui évidemment ne doit pas mener à ce qu’un individu fasse couler le sang injustement mais qui n’en reste pas moins un sujet vu, étudié, développé dans nos livre et dans nos références théologiques ».

Nous noterons tout d’abord que nous nous sommes déjà curieusement habitués à l’idée d’une religion dans laquelle la non-observance d’un de ses commandements peut ipso facto entraîner la prononciation d’une peine de mort, exécutable par tout fidèle de cette religion (de paix et de tolérance, bien sûr).

Relevons maintenant le mot-clé injustement ? Il signifie donc qu’on accepte l’idée qu’un individu (= un musulman) pourrait faire couler le sang (= tuer l’apostat) si la sentence est juste. Que peut signifier une sentence juste (et on sait que l’islam est abondamment pourvoyeur de sentences diverses et donc souvent mortelles) ? Une sentence conforme  à ce que Mohamed Nadhir appelle « les livres et la juridiction ».

Les livres ? Le coran, d’abord, bien sûr. Les commentateurs s’accordent souvent pour dire que le coran lui-même –on aurait tendance à dire « pour une fois »- n’appelle pas directement au meurtre de l’apostat.  Pourtant, on peut citer le verset 106 de la sourate 16 qui commence par indiquer :

« Quiconque a renié Allah après avoir cru –sauf celui qui y a été contraint alors que son cœur demeure plein de la sérénité de la foi- mais ceux qui ouvrent délibérément leur cœur à la mécréance, ceux-là ont sur eux une colère d’Allah et ils ont un châtiment terrible ».

Ce châtiment pourrait être n’être que divin. Sauf que le verset 89 de la sourate 4 indique [en supposant que mécroire signifie arrêter de croire, ou changer de croyance] :

« Ils aimeraient vous voir mécréants comme ils ont mécru : alors vous seriez tous égaux ! Ne prenez donc pas d’alliés parmi eux, jusqu’à ce qu’ils émigrent dans le sentier d’Allah. Mais s’ils tournent le dos, saisissez-les alors, et tuez-les où que vous les trouviez ».

Ah, toujours cette douceur coranique extrême… promise de la même façon aux corrupteurs (ceux qui ne croient pas en Allah, catégorie dans laquelle ranger sans doute l’apostat).

Les livres ? Les hadiths aussi bien sûr (commentaires de Mahomet recueillis par ses adeptes et second fondement dogmatique de l’islam). Là, c’est encore plus clair. L’imam Al-Bukhari a écrit un recueil qui est

« considéré par les musulmans sunnites comme le livre le plus fiable après le coran et comme l’une des trois sources de hadiths les plus authentiques, avant même les deux autres. C’est une source majeure, sinon la source principale de l’eschatologie et de la jurisprudence islamique ».

Or que dit l’aimable Al-Bukhâri :

« J’ai entendu le prophète dire : « aux derniers jours du monde, des jeunes apparaîtront qui auront des pensées et des idées folles. Ils feront de bons discours, mais ils sortiront de l’islam comme une flèche sort de son jeu ; leur foi ne dépassera pas leur gorge. Aussi, où que vous les trouviez, tuez-les, car au jour de la Résurrection il y aura une récompense pour ceux qui les auront tués ».

Ainsi, un jeune imam français, influant auprès des jeunes musulmans en France dont il contribue habilement à développer le sentiment communautariste victimaire, peut en outre considérer qu’un meurtre pour apostasie pourrait être juste si aligné avec les textes, la jurisprudence et la juridiction (les doctes) !

Aspect inquiétant supplémentaire : un article détaillé de Libération, daté du 19 décembre 2016, s’attachait à décrire l’école de l’imamat récemment ouvert (mars 2015) à l’Institut Mohammed VI de Rabat, pour « former une nouvelle génération de représentants musulmans, dont une promotion de Français. Le pays investit dans la réforme religieuse pour ériger un modèle alternatif au salafisme », ajoutant encore :

« l’islam marocain est en train de s’imposer comme l’une des principales alternatives au wahhabisme (mouvement politico-religieux saoudien). Pour l’Occident, il représente un islam «soft», bienvenu pour contrer la progression du salafisme. En France, par exemple, il est attendu pour occuper un certain vide doctrinal, longtemps comblé par des forums en ligne ou des prédicateurs autoproclamés ».

Or, au long de cet article, on découvre

« à la cantine de l’institut, Mohamed Nadhir, 21 ans, [qui] finit d’éplucher sa pomme. L’heure de la prière approche, ce Français d’origine tunisienne est le dernier à rester dans le bâtiment vide. … Il fait partie des 50 étudiants sélectionnés par l’Union des mosquées de France. A son retour, se destine-t-il à être imam ? «Peut-être un peu plus», dit-il en rougissant. Formateur d’imams, comme pour la plupart des diplômés marocains ? «Oui, peut-être. En France, il y a de grosses lacunes. .. la jeunesse musulmane aspire désormais à autre chose. Elle désire des imams sérieux, qui ont une formation théologique. La France ne veut pas voir que la communauté a évolué, qu’elle demande à pratiquer sa religion dignement ».

On comprend donc que cet imam qui considère le meurtre d’un apostat comme pouvant être juste (puisqu’il le condamne en cas d’acte injuste, et non pas comme un acte par essence impossible) fait partie d’une promotion de ces imams formés au Maroc dont on nous vante l’équanimité et la modération. Imaginons un peu ce que peuvent penser et dire ceux qui prônent un islam dit radical !

Et dans sa vidéo, cet imam ne reconnaît aucune légitimité aux instances musulmanes qui ont signé la charte :

« sans même parler des positions extrêmement ambiguës de ce conseil qui l’a rédigée, qui est très souvent aux abonnés absents lorsqu’il s’agit de défendre la communauté musulmane face aux oppressions qu’elle subit et face à la tyrannie de laquelle elle est victime mais qui parte contre n’hésite pas à sauter à pied joints dans la propagande d’extrême droite en reprenant les clichés qu’elle diffuse. Qui invite à se soumettre aux valeurs de l’état sans les remettre en cause, alors même qu’il est organe d’oppression. Qui demande aux imams de se taire sans jamais reprocher ce qui doit être reproché ou récuser ce qui doit être récusé. Censure claire et nette et atteinte pure à la liberté d’expression que l’on affirme défendre ».

Alors, une petite question à M.Darmanin, celui qui a dit le 18 septembre 2020 à la mosquée de Paris

« Au regard de l’histoire, s’il y a une religion qui a moins de difficulté à travailler avec la République, c’est l’islam… un dialogue plus facile, une discussion plus spontanée qu’avec les autres cultes »

Que comptez-vous faire avec les imams qui refusent de signer la charte ? et avec les imams qui considèrent qu’une exécution pour apostasie pourrait être juste ? Dissoudre Génération Identitaire ?

Le projet Monasphère a besoin de votre avis

Le projet Monasphère, lancé par trois catholiques français, vise à répondre à l’aspiration des chrétiens à repenser leurs modes de vie, à renouer avec la ruralité et à se rapprocher de lieux spirituels (notamment d’abbayes). L’idée serait de mettre en relation des monastères et des familles chrétiennes, dans une logique de service de l’Église et du bien commun. Pour mieux cerner ces aspirations, ces entrepreneurs vous demandent de remplir ce questionnaire (à ne diffuser qu’à vos proches).

Le Vendée Globe nous change du “wokisme”

Le Père Danziec explique dans Valeurs Actuelles pourquoi l’édition 2021 du Vendée Globe peut raviver la flamme de ceux qui désespèrent de la nature humaine.

[…] Plus fondamentalement, comme les aventures des saints qui ont nourri le merveilleux chrétien, l’aventure au grand large de tous ces marins ranime en nous la soif de vastes horizons. Au milieu des torrents de médiocrité, entre “célébrités” de téléréalité indigente ou artistes en mal de revendications diversitaires, cette race d’aventuriers nous bouleverse parce qu’elle honore la nature humaine. Elle nous émeut parce que nous nous prenons à rêver à avoir le même courage, la même audace. Elle nous touche parce qu’elle nous prouve que le dépassement, malgré ses exigences, est possible. Le vieux loup de mer Loïck Peyron confiait récemment lors d’un entretien à Valeurs actuelles : « Quand un chauffeur de Taxi nous reconnaît, il ne nous dit pas “bravo”, il nous dit “merci”. » Du wokisme à l’ensauvagement, de Camélia Jordana à Youriy, le Vendée Globe propose une formidable évasion à un monde en plein naufrage. Et rien que pour cela, en effet, aucun merci ne saurait être de trop.

Le sénateur Meurant porte plainte contre Twitter et gagne

Le sénateur (LR) du Val-d’Oise Sébastien Meurant a porté plainte, jeudi, contre Twitter, s’estimant victime d’une discrimination en raison de ses opinions politiques (article 225-1 du code pénal).

Lors de l’élection de Miss France, une candidate avait été victime d’un déferlement sur les réseaux sociaux. Le 22 décembre 2020, alors qu’il circule en voiture dans sa circonscription, Sébastien Meurant prend en photo une femme intégralement voilée. Il la poste sur son compte Twitter avec le texte suivant:

«Au lendemain d’insultes antisémites contre #AprilBenayoum dans une petite ville tranquille du Val-d’Oise l’islamisme conquérant se ballade (sic) en violant nos lois impunément… Insupportable!»

Twitter lui adresse une invitation à supprimer le tweet qui « a enfreint les règles » du réseau social. Comme il refuse, le message est supprimé et son auteur est puni de douze heures de limitation de « certaines des fonctionnalités » de son compte. C’est pourquoi il a porté plainte.

Twitter a rétabli le compte dès connaissance de la plainte.

Commander un bébé par PMA ou GPA, oui. Acheter un animal en animalerie, non.

L’Assemblée nationale a voté mercredi l’interdiction de la vente des chats et chiens dans les animaleries en 2024, la réservant aux refuges et éleveurs. Les députés ont également encadré la vente en ligne d’animaux de compagnie.

Pour les animaleries, cette interdiction est motivée par le « sevrage trop précoce des chiots et des chats » vendus dans ces lieux, un « approvisionnement par des “usines à chiots et chatons” » trop souvent, et encore « une mauvaise socialisation de ces animaux ». Il s’agit aussi de freiner les achats compulsifs dans ces commerces.

Et “en même temps”, les députés ont voté la fabrication à la demande de petits d’homme en laboratoire, à faciliter le recours à des mères porteuses, à autoriser la création d’embryons humains génétiquement modifiés, de chimères (embryons homme-animal) et légaliser l’avortement jusqu’à 9 mois.

Les animaux seraient-ils mieux protégés que les humains ?

Les enfants à naître ne sont pas considérés comme humains pour avoir le droit à la vie, mais ils sont traités comme humains pour leurs organes…

Jeanne Smits a publié les réflexions d’une mère catholique, à propos des vaccins fabriqués à partir de cellules dérivées de fœtus humains avortés. Extrait :

[…] Pourtant, comme si le nombre et la brutalité barbare des avortements n’étaient pas assez horribles, nous récoltons maintenant des organes de bébés avortés à des fins de recherche médicale dans l’histoire d’horreur de l’infanticide moderne. Les médecins avorteurs ont admis qu’ils modifient parfois les procédures chirurgicales afin de garantir que certains organes restent intactes et utilisables par les chercheurs. Imaginons le même petit garçon : il ressent une douleur atroce lorsque l’avorteur coupe et retire très rapidement son rein, pour qu’il puisse être expédié du jour au lendemain pour le garder frais.

Considérons cette contradiction de fait : les enfants à naître ne sont pas considérés comme suffisamment humains pour avoir le droit légal à la vie, mais ils sont traités comme suffisamment humains pour avoir leurs organes prélevés à des fins de recherche médicale. Les crimes mêmes que nous perpétrons contre ces petits êtres sont la preuve patente de leur humanité, et de notre propre inhumanité. Sachant très bien à quel point ces crimes sont odieux, à la fois en cruauté et en ampleur, comment pourrions-nous accepter de bénéficier de leur sacrifice en acceptant un vaccin ayant employé des cellules de ces bébés avortés tout au long du processus de production? Que nous dit la voix de notre conscience ? Comment justifier même la coopération la plus lointaine ? […]

I-Média – Gérald Darmanin : Scandale, dissolution et diversion

Programme de l’émission :

  • La censure incroyable contre Boulevard Voltaire sur Twitter.
  • la volonté de Gérald Darmanin de dissoudre Génération Identitaire après une action contre l’immigration illégale dans les Pyrénées. Cette hystérie cache plusieurs choses, dont un scandale sexuel !
  • Revue de presse
  • Affaire Yuriy, cet adolescent d’origine ukrainienne tabassé et laissé pour mort le 15 janvier dernier. Entre occultation et volonté de salir, les médias ont été étrangement plus virulents que dans certaines autres affaires similaires…

Joe Biden rétablit le financement obligatoire de la culture de mort

Joe Biden l’a officialisé cet après-midi, en signant un décret obligeant les Américains à financer l’entreprise d’avortement International Planned Parenthood et en envoyant des fonds aux contribuables pour promouvoir son programme mondial d’avortement.

Donald Trump avait annulé ces décrets en arrivant à la Maison Blanche.

Biden publie également un mémorandum présidentiel pour protéger et élargir l’accès à des soins de santé reproductive (avortement). À l’instar des mémorandums émis par les présidents Clinton et Obama, il abroge la politique de Mexico, initiée par Reagan, qui interdisait aux organisations internationales à but non lucratif qui fournissent des conseils ou des références en matière d’avortement de recevoir un financement américain.

Des groupes pro-vie de premier plan ont déjà critiqué Biden, affirmant qu’il trahissait sa soi-disant foi catholique. Les Américains ne soutiennent pas la nouvelle ordonnance de Biden les obligeant à financer le programme mondial d’avortement d’International Planned Parenthood. Un nouveau sondage publié hier a révélé que la plupart des Américains s’opposaient au financement des avortements par les contribuables. Quelque 77% des personnes interrogées «s’opposent» ou «s’opposent fermement» à l’utilisation de l’argent des contribuables pour soutenir l’avortement international – c’est une augmentation par rapport aux 75% qui ont répondu de la même manière chacune des deux dernières années. Une majorité d’Américains (58%) s’oppose à l’utilisation de l’argent des contribuables pour financer des avortements aux États-Unis. Seulement 19% des Américains «soutiennent» ou «soutiennent fortement» le financement des avortements en dehors des États-Unis, tandis que 4% sont incertains. Même parmi ceux qui s’identifient comme «pro-choix» dans le sondage actuel, plus de six sur 10 (64%) disent qu’ils sont opposés à l’utilisation de l’argent des contribuables pour soutenir l’avortement.

À l’échelle nationale, Planned Parenthood est une entreprise d’un milliard de dollars qui fait plus de 340 000 avortements par an. International Planned Parenthood, que l’ordre de Biden obligera les Américains à financer, opère dans 164 pays. Selon son dernier rapport annuel, en 2019, l’IPPF a tué près de 1,4 million de bébés lors d’avortements.

Le grand déballage post-soixante-huitard continue

Après le scandale Duhamel, puis celui de Gérard Louvin, c’est au tour de l’association LGBT Aides d’être prise dans la tourmente.

StreetPress a recueilli le témoignage de 15 salariés qui subissent ou ont subi des agressions sexuelles, évoquant ainsi une “culture du viol”.

Aides c’est cette association créée en 1984, pour lutter contre le Sida, mais surtout pour banaliser et normaliser les relations homosexuelles. Mais tout ceci n’a pas de rapport…

Cette association homosexualiste hyper-médiatisée et protégée politiquement avait conquis une part de sa notoriété en traitant Jean-Paul II d’assassin, puis en lançant une campagne hystérique contre Benoît XVI, au nom de la promotion du préservatif. Elle a régulièrement diffusé des messages à caractère pornographique.

Les temps d’épreuve sont toujours des moments de clarification

Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique, dresse un premier bilan de la pandémie. Contrairement aux apparences, les mesures sanitaires ont fait tomber certains masques… Extrait :

[…] Les tragiques événements que nous vivons ont permis de mieux prendre conscience du brutal changement de paradigme et de civilisation qui est en train de s’opérer sous nos yeux. Dans une société chrétienne chacun, clerc ou laïc, s’efforce d’accompagner les plus faibles pour les soins du corps comme pour ceux de l’âme. La scène du baiser au lépreux est bien connue comme l’inlassable dévouement de Saint Charles Borromée à Milan en 1576 ou celui de Mgr de Belsunce à Marseille en 1720.  En chrétienté des processions publiques sont organisées, les malades sont accompagnés, les sacrements leur sont administrés, etc. Dans une société apostate et matérialiste il faut se méfier des plus faibles, condamnés à mourir seuls et abandonnés au fond de leurs EPHAD, privés de vivre leurs derniers instants entourés de leur famille et empêchés de recevoir ce que l’on appelait autrefois « les secours de la religion ». L’homme moderne n’a plus besoin d’aucun secours, il se suffit à lui-même ! Une lueur d’espoir, cependant, éclaire notre nuit. Certains évêques, que nous ne nommerons pas pour ne pas les livrer à la vindicte de leurs frères dans l’épiscopat, se sont clairement positionnés dans la continuité de la grande Tradition de l’Eglise. Quand les chrétiens des premiers siècles lançaient à leurs persécuteurs : « Sine dominico non possumus. Sans la messe du dimanche nous ne pouvons pas vivre ». Rappelant ainsi à la puissance publique que l’obéissance ne lui est dû que tant qu’elle concourt au bien commun. Les temps d’épreuve sont toujours des moments de clarification. La vérité des hommes apparaît alors plus clairement. Or, nous le savons, la vérité nous libérera. L’heure d’une recomposition, au sein de l’Eglise elle-même, entre les fidèles de la religion du Dieu qui s’est fait homme et ceux de la religion de l’homme qui se fait Dieu approche inexorablement. Ainsi, cette année 2020, qui fut une année de clarification, fut donc, malgré les apparences, une année de grâces. Deo gratias !

La stratégie russe dans le Haut-Karabakh

D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

Les armes se sont provisoirement tues dans le Haut-Karabakh. Après une offensive éclair déclenchée par l’Azerbaïdjan, le 27 septembre, un cessez-le-feu a été signé, le 9 novembre, sous l’égide de la Russie. C’est une lourde défaite pour l’Arménie et le Haut-Karabagh, cette région enclavée en Azerbaïdjan qui avait proclamé son indépendance en 1991. Elle perd une part importante de son territoire, dont la ville emblématique de Chouchi, qui abrite un patrimoine chrétien important. Que va devenir ce territoire ? À cela s’ajoute la perte des zones tampons, historiquement azéries, qui entouraient une partie du Haut-Karabagh, en particulier la zone située entre cette république et l’Arménie elle-même.

Les raisons de cette rapide défaite, malgré une résistance héroïque, sont bien connues : supériorité dans les airs grâce à l’aviation turque et, surtout, aux drones d’origines turque et israélienne, renfort de plusieurs milliers d’islamistes syriens envoyés par Erdoğan et supériorité numérique de l’infanterie azérie dont le pays est soixante-dix fois plus peuplé que le Haut-Karabagh.

La Russie n’est pas intervenue jusqu’au 9 novembre, où elle a ordonné un cessez-le-feu. Plusieurs tentatives avaient été faites auparavant, mais rejetées par Aliev, le sympathique président azéri qui a traité les Arméniens de « chiens ». Jusqu’à cette date et la prise de Chouchi, Aliev considérait que son effort de guerre n’était pas encore rentabilisé. Après cette date, c’est tout le Haut-Karabagh qui risquait de tomber. C’est donc à un moment stratégique que Moscou a cessé de suggérer pour ordonner. Et Aliev a obtempéré.

L’intervention de la Russie fut salutaire mais beaucoup se sont étonnés et ont regretté qu’elle fût si tardive. En réalité, il faut bien comprendre que Moscou n’a jamais considéré que ce conflit relevait d’une guerre de religion, et qu’en tant que nation chrétienne, la Russie devait défendre ses frères arméniens.

Le prisme est autre : l’Arménie et l’Azerbaïdjan appartiennent à l’espace post-soviétique et relèvent de son influence amicale. À cet égard, il n’est pas question, pour la Russie, d’attaquer l’Azerbaïdjan avec qui elle entretient des relations cordiales, qu’elle tient à conserver. Moscou a eu, comme toujours, une attitude prudente et pragmatique : elle n’a pas laissé tomber son allié arménien car le cessez-le-feu du 9 novembre a empêché la chute inéluctable du Haut-Karabagh, mais elle ne s’est pas coupée de son partenaire azéri. Une attitude plus brutale vis-à-vis de Bakou aurait définitivement jeté Aliev dans les bras d’Erdoğan, ce qui est trop dangereux pour la Russie.

Le vrai problème, c’est la Turquie. La Transcaucasie, cet ensemble qui englobe l’Arménie, la Géorgie et l’Azerbaïdjan, est la porte du Caucase. Et il y a, le long de la mer Caspienne, en face de Bakou, le Turkménistan et le Kazakhstan, puis, un peu plus à l’est, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan et le Kirghizistan. On estime ainsi qu’il y a là plus de 100 millions de musulmans sunnites de langue turkmène. C’est cela, l’objectif d’Erdoğan : étendre son influence sur cette zone.

Moscou surveille tout cela de très près, bien sûr, et fait preuve d’une grande prudence pour ne pas risquer un embrasement qui déstabiliserait ses marches du Sud.

C’est bien triste pour nos amis arméniens, mais ce sont les enjeux implacables de la géopolitique.

Les personnes à risque ne meurent pas assez vite

En pleine crise COVID, la majorité parlementaire, qui vient de dissoudre la commission d’enquête sur la crise COVID, ne trouve rien de mieux à faire que …. de proposer la légalisation de l’euthanasie.

Une proposition de loi a été déposée le 26 janvier à l’Assemblée par le sinistre Jean-Louis Touraine, qui explique dans l’exposé des motifs :

On meurt mal en France. Ne laissons pas cet adage, trop souvent entendu, se pérenniser sans apporter les corrections urgentes nécessaires.

Couic ! Pour ce qui est de couper le sifflet, nous pouvons faire confiance à la République (et à ses fameuses valeurs) !

Les arguments exposés sont toujours les mêmes (de l’avortement à la vente de drogue) : certains pays voisins pratiquent l’euthanasie, certains médecins assassineraient déjà leurs patients, beaucoup de patients souhaitent se donner la mort… Il faut donc régulariser cet état de fait.

Ce texte prévoit donc l’assistance médicalisée active à mourir. Une bonne piqûre…

Bien entendu, comme pour l’avortement, la personne “fait un choix libre et éclairé, qu’elle peut révoquer à tout moment”… Nous savons ce que sont les pressions de l’entourage.

C’est arrivé un 28 janvier…

« Pour comprendre l’Histoire, comme pour comprendre un paysage, il faut choisir le point de vue; et il n’en est de meilleur que le sommet. » (Paul Claudel)

« Chaque Nation, comme chaque individu, a reçu une mission qu’elle doit accomplir. Celle de la France est d’exécuter la Geste de Dieu, “Gesta Dei per Francos”. » (Joseph de Maistre)

Enfin Otto de Habsbourg-Lorraine affirme pour toute personne :

« Celui qui ne sait pas d’où il vient ne peut savoir où il va car il ne sait pas où il est. En ce sens, le passé est la rampe de lancement vers l’avenir »

Alors rappelons-nous :

  • le 28 janvier 814 : mort de l’empereur Charlemagne, à 71 ans.

Charlemagne, appelé par Ste Jeanne d’arc, Saint Charlemagne, a favorisé le développement de la foi catholique, suscité une renaissance culturelle et multiplié les ateliers d’art dans les monastères, où l’on s’est employé à recopier les textes anciens et sacrés. Son fils Louis d’Aquitaine, appelé Louis le Pieux ou le Débonnaire, hérite du trône. Il reçoit du vivant de son père, le titre d’empereur d’Occident, fin 813 à Aix la Chapelle.

Le corps de Charlemagne est solennellement enterré dans la cathédrale qu¹il a fait bâtir, et trois cent cinquante et un ans après, il est levé de terre par les soins de Frédéric 1er, surnommé Barberousse, et son chef est transféré à Osnabruck.

Un grand nombre d’Eglises, surtout en Allemagne, associent au culte rendu à sainte Agnès martyre la mémoire imposante du pieux Empereur Charlemagne. Frédéric Barberousse fait rendre un décret de canonisation de Charlemagne par l’antipape Pascal III en 1165. Rome, par la suite, l’a respecté

Dans les églises de France, les nombreuses églises qui honorent, depuis près de sept siècles, la mémoire du grand empereur Charlemagne, se contentent, par respect pour le Martyrologe romain, où son nom ne se lit pas, de le fêter sous le titre de Bienheureux.

Avant l’époque de la Réforme, le nom du bienheureux Charlemagne se trouvait ainsi sur le calendrier d’un grand nombre d’églises de France; les Bréviaires de Reims et de Rouen sont les seuls qui l’aient conservé aujourd’hui. Plus de trente églises en Allemagne célèbrent encore aujourd’hui la fête du grand empereur; sa chère église d’Aix-la-Chapelle garde son corps et l’expose à la vénération des peuples Il est conservé dans une châsse en vermeil. Un de ses bras est dans un reliquaire à part. Dans le trésor de cette église se trouve aussi son cor de chasse, et dans une galerie, le siège de pierre sur lequel il était assis dans son tombeau. C’est sur ce siège que les empereurs d’Allemagne étaient installés, le jour de leur couronnement.

L’Université de Paris, qui le considère comme son fondateur, le choisit pour patron en 1661.

“Par dessus tout, nous voulons et ordonnons que nos trois fils pourvoient convenablement à la défense de l’Eglise de Saint Pierre et, suivant en cela l’exemple qu’ils reçurent de notre aïeul Charles et de notre père le Roi Pépin, d’heureuse mémoire, et de nous-mêmes, qu’ils la protègent contre ses ennemis avec l’aide de Dieu et la maintiennent en possession de tous ses droits, autant qu’il dépendra d’eux. De même pour les églises qu’ils auront dans leurs propres royaumes, qu’ils respectent leurs honneurs et privilèges, et qu’ils laissent les pasteurs libres d’administrer leur patrimoine. “

A la fin du XIIe siècle, l’oriflamme Montjoie rouge de Saint-Denis et l’épée du sacre (Joyeuse) sont liés au souvenir de Charlemagne et, progressivement, tous les insignes remis au Roi lors de cette cérémonie sont dits ” de Charlemagne “.

Sainte Jeanne d’Arc évoque plus d’une fois saint Louis et saint Charles le Grand. Le Roi Louis XI décide en 1475, que l’empereur sera fêté le 28 janvier, anniversaire de sa mort à Aix en 814. Jusqu’à la révolution régime, le nouveau Roi envoie à la cathédrale Sainte-Marie d’Aix un drap d’or ayant servi aux obsèques de son prédécesseur à Saint-Denis; il était destiné à recouvrir le reliquaire des restes.

Enfin c’est sur la demande de Charlemagne que le Pape Léon III ajoute au Credo le ” filioque ” affirmant que le Saint-Esprit procède à la fois du Père et du Fils et que dans la cathédrale d’Aix-la-Chapelle où le grand Empereur est enterré, il est exposé à la date de sa fête à la vénération des fidèles.

  • le 28 janvier 893 : couronnement de Charles III le Simple.
  • le 28 janvier 1393 : bal des ardents, au cours d’une fête, le Roi Charles VI manque de périr brûlé.

Alors que le Roi Charles VI participe au mariage d’une des dames d’honneur de la reine Isabeau de Bavière à l’hôtel Saint-Pol à Paris, son frère le Duc d’Orléans entre dans la salle de bal accompagné de cinq porteurs de torches. L’un deux s’approche trop près de l’un des seigneurs du Roi. Son déguisement, de « sauvages », enduit de poix recouverte de plumes et de poils d’étoupe, s’embrase ainsi que celui du Roi et de quatre compagnons. La fête tourne au drame car si le Roi est sauvé, cinq seigneurs périssent.

Le Roi est sauvé par l’intervention de sa tante Jeanne de Boulogne, duchesse de Berry, qui l’enveloppe immédiatement de sa robe et de ses jupons pour étouffer les flammes.

Les autres compagnons brûlent pendant une demi-heure sous les yeux impuissants du Roi qui ne s’en remet pas. Ils meurent l’un après l’autre après trois jours d’une terrible agonie.

  • le 28 janvier 1443 : mort de Robert Le Maçon, chancelier de France et compagnon de Sainte Jeanne d’Arc.
  • le 28 janvier 1561 : l’édit d’Orléans suspend les persécutions contre les protestants.
  • le 28 janvier 1621 : décès du pape Paul V.

Camillo Borghèse, né à Rome le 17 septembre 1550 est élu pape le 16 mai 1605 sous le nom de Paul V. À la mort de Léon XI, il est élu pape. Son règne est marqué par une application stricte du droit. Ainsi, il renvoie les évêques dans leurs diocèses, en application des décrets du concile de Trente. Tout en étant favorable aux recherches astronomiques, c’est sous son pontificat que sont condamnés les travaux de Galilée, car ce que l’on omet trop souvent de dire, c’est que ce dernier, tire des travaux et des observations astronomiques de Copernic, chanoine dont les recherches étaient aussi financées par l’Eglise, des conclusions théologiques et politiques. Il est aussi reproché à Galilée d’utiliser les textes de la bible pour compenser les déficiences de sa démonstration scientifique. Ce ne sont pas les recherches, qui sont condamnées, mais les erreurs théologiques et les fautes de raisonnements pas assez scientifiques. C’est d’ailleurs ce que rappelle très justement Jean Sévillia dans son livre : Historiquement incorrect.

Le Pape Paul V est aussi célèbre pour avoir achevé la Basilique Saint-Pierre de Rome.

  • le 28 janvier 1701 : naissance de Charles Marie de La Condamine

Explorateur, géographe et scientifique, Charles Marie de La Condamine naît le 28 janvier à Paris. En 1731, il visite les rives de la Méditerranée avec Duguay Trouin. En 1735, il fait partie d’une expédition scientifique au Pérou et descend l’Amazone. Durant ce périple, il collecte de nombreux objets et découvre le caoutchouc et le curare. Il intègre l’Académie française en 1760.

  • le 28 janvier 1794 : mort au combat d’Henri du Vergier, comte de la Rochejaquelein.

Henri du Vergier, comte de La Rochejaquelein par Pierre-Narcisse Guérin

Henri du Vergier, comte de La Rochejaquelein, nait le 30 août 1772, à la Durbelière, en Poitou et est tué le 28 janvier 1794, à Nuaillé. Il est l’un des chefs de la Grande Armée Royale Catholique.

Il fait ses études à l’école militaire de Sorèze. Quand la révolution française commence, il a seize ans, et ne suit pas sa famille dans l’émigration. Il a l’honneur de servir le Trône dans la Garde Suisse de la maison du Roi Louis XVI où il est appelé en 1791. Lors de l’assaut du Palais des Tuileries par les révolutionnaires, il combat pour défendre le Roi, en tant que Deuxième Lieutenant de la Garde, le 10 août 1792.

En mars 1793, il accepte de participer au soulèvement de la Vendée et devient un des chefs de l’armée vendéenne. La Rochejaquelein prononce alors cette courte harangue :

« Si mon père était parmi nous, il vous inspirerait plus de confiance, car à peine me connaissez-vous. J’ai d’ailleurs contre moi et ma grande jeunesse et mon inexpérience; mais je brûle déjà de me rendre digne de vous commander. Allons chercher l’ennemi: si j’avance, suivez-moi, si je recule, tuez-moi, si je meurs, vengez-moi. »

La prise de Saumur, sous ses ordres, est l’exploit le plus étonnant des Vendéens. En cinq jours de combats, ils font plus de 12 000 prisonniers, prennent de nombreuses pièces de canon, des munitions considérables et le chef républicain de la Loire.

Henri de La Rochejaquelein au combat de Cholet, 17 octobre 1793, peinture de Paul-Émile Boutigny, Musée d’histoire de Cholet

  • le 28 janvier 1809 : disgrâce de Talleyrand.

Ayant intrigué contre l’empereur avec Fouché, Talleyrand tombe en disgrâce. Sa fonction de grand Chambellan lui ayant été retirée, il va se mettre, le lendemain, au service de Metternich, ambassadeur d’Autriche en France, contre de l’argent ! Napoléon lui déclare, lors d’un conseil des ministres aux Tuileries :

“Vous êtes un voleur, un lâche, un homme sans foi (…) vous avez trompé, trahi (…) Vous mériteriez que je vous brisasse comme un verre (…)”.

Suite à cette déclaration, Talleyrand soupire en sortant de la pièce : “C’est grand dommage qu’un si grand homme soit si mal élevé”.

  • le 28 janvier 1871 : Paris capitule devant l’armée prussienne après un siège de 5 mois.

Après 5 mois d’un siège qui a affamé les Parisiens et suite à l’échec de Trochu, Paris capitule. Prussiens et Français ont déjà signé un armistice, puis un traité de paix préliminaire à Versailles, le 26 janvier. Une des clauses de l’armistice oblige le gouvernement à organiser des élections pour désigner les membres d’une Assemblée nationale. Les votes aboutissent à la victoire d’une majorité de monarchistes, favorables à la paix, contre les républicains.

  • le 28 janvier 1887 : début de la construction de la tour Eiffel.
  • le 28 janvier 1905 : à Beni-Abbès, Lyautey rencontre l’explorateur Charles de Foucauld.

Charles de Foucauld qui a démissionné de l’armée est alors partisan de l’intervention française au Maroc.

  • le 28 janvier 1910 : crue exceptionnelle de la Seine.

Cette crue est la plus importante du XXe siècle. Le niveau d’eau à la station Austerlitz a atteint 8,62 m, environ huit mètres de plus que le niveau normal. Deux cent mille personnes sont frappées, 473 hectares inondés, et 15 % des immeubles parisiens inondés. Les dégâts matériels sont importants, mais les pertes humaines heureusement rares.

  • le 28 janvier 1921 : inauguration, sous l’arc de triomphe à Paris, du tombeau du Soldat inconnu.

Le cercueil a été déposé sous l’arc de triomphe pour le 11 novembre 1920, et mis en terre seulement le 28 janvier.

  • le 28 janvier 1945 : condamnation de Charles Maurras.

La cour de justice de Lyon déclare Maurras coupable de « haute trahison et d’intelligence avec l’ennemi » et le condamne à la réclusion criminelle à perpétuité et à la dégradation nationale, lui l’ennemi le plus farouche le plus continu des Allemands !

Pendant son procès Charles Maurras ne se défend pas mais attaque « l’avocat de la femme sans tête », la république :

« Venez donc, faux informateurs, faux transcripteurs ou manipulateurs de textes les plus clairs ; venez, mauvais interprètes d’intentions ; venez messagers, serviteurs et instruments des factions et des factieux, venez faux témoins !… A mon âge la vie est peu. L’honneur ? Je défie qu’on souille le mien. Ni la plus étonnante des arrestations, ni plus de quatre mois de prison assez resserrée, ni quelques minutes de menottes bien symboliques, ni le rapport charentonnesque d’une information sans aveu, ni l’inculpation qui voudrait être infamante, mais qui retombe sur ses auteurs, rien ne peut résister au paisible rayon de lumière que je viens de projeter sur vous.

C’est l’hallali contre le plus grand penseur contre révolutionnaire, défenseur de la Foi, de la Patrie. Il faut rappeler qu’en 1911, le pape saint Pie X a reçu en audience privée la mère de Charles Maurras et lui a dit :

«  Je bénis son œuvre. Elle aboutira. »

  • le 28 janvier 1946 : les communistes font leur entrée au gouvernement de la France à l’intérieur d’un cabinet de coalition.
  • le 28 janvier 1993 : l’ambassadeur de France au Zaïre, Philippe Bernard, est tué à Kinshasa au cours d’une mutinerie de militaires qui fait une cinquantaine de morts.
  • le 28 janvier 1998 : vente record d’un dessin de Michel ange.

Un dessin de Michel-Ange, Le Christ et la Samaritaine, est adjugé pour une somme record atteignant 11 millions de dollars au cours d’une vente aux enchères chez Sotheby’s, à New York. L’œuvre daterait du début des années 1550 d’après les experts.

  • le 28 janvier 2002 : Jean-Paul II demande aux avocats catholiques de refuser de plaider les divorces.
  • le 28 janvier 2009 : le pape Benoît XVI dit sa “solidarité pleine et indiscutable avec nos frères destinataires de la Première Alliance“, et souhaite que “la Shoah soit pour tous un avertissement contre l’oubli, la négation ou le réductionnisme”.

Quand les Démocrates ne peuvent pas bourrer les urnes, ils changent les règles

La “journaliste” Laurence Haim estime que la majorité pour condamner Donald Trump n’étant pas atteinte au Congrès, il faut changer les règles… Difficile en effet à ce niveau de tricher sur les votes …

Par ailleurs, les Démocrates n’ayant pas la majorité libertaire à la Cour Suprême, ils réfléchissent actuellement à une réforme de cette institution, qui pourrait passer par la création de nouveaux sièges de juges… :

Donald Trump, Vladimir Poutine, Viktor Orban oseraient manipuler ainsi les institutions, nos grands médias crieraient à la dictature… Mais là il s’agit du camp du bien.

Zemmour : « Ces jeunes gens de Génération Identitaire ont fait un coup médiatique, ils n’ont commis de violence à l’encontre de quiconque »

Dans son premier éditorial revient sur les relations entre la France et la Russie. Charles de Gaulle avait pactisé avec Staline durant la Seconde Guerre Mondiale.

Dans son deuxième éditorial, Eric Zemmour défend l’association Génération Identitaire.

Contre les bandes violentes, Gérald Darmanin est bien silencieux

Pendant que Gérald Darmanin tente de jouer les gros bras contre une association qui n’a agressé personnes, Valeurs Actuelles nous informe sur la violence endémique :

Si l’on en croit les chiffres de la préfecture de Paris, au 1er janvier 2021, il y aurait 46 bandes constituées et actives réparties sur l’ensemble de l’agglomération parisienne, réparties par zone géographique. La Seine-Saint-Denis en compte 14, loin devant la Seine-et-Marne et les Hauts-de-Seine, qui en comptent 8. La première place est occupée par Paris intramuros et ses 15 « bandes actives » définies par le plan préfectoral de lutte anti-bandes de 2010 comme étant « un groupe composé au minimum de trois personnes dont la structure peut varier », avec « au moins un noyau stable de membres qui se regroupent pour des raisons qui peuvent être sociales, culturelles ou délictuelles et revendiquent un territoire, commettent des incivilités ou/et des actes délictueux et créent une atmosphère de crainte, d’insécurité et d’intimidation ».

Les membres de l’ultragauche étant armés de bâtons, de matraques télescopiques ou encore d’antivols de vélo, trois étudiants de la Cocarde sont alors blessés.

Un Polonais condamné à mort par un “juge-Soros” de la CEDH

Le juge Yonko Grozev, ancien membre de l’Open Society de George Soros, a jugé sommairement une affaire d’euthanasie en la rejetant sans fournir d’explication.

Sa décision est sans appel et n’est pas publiée sur le site de la Cour ; le patient polonais va mourir de faim et de soif. Le dossier, n°55987/20, sera prochainement détruit.

Ce patient polonais – dont le nom et l’image ne peuvent être révélés, sur ordre des juridictions britanniques – est hospitalisé en Grande Bretagne, dans un service ayant décidé de l’abandonner à la mort et, selon sa famille, de prélever certains de ses organes car il s’était déclaré donneur potentiel. Sa famille et le gouvernement polonais ont pourtant demandé son rapatriement sur son sol natal, pour l’y soigner dignement. Les évêques polonais avaient déclaré prendre en charge tous les frais. En vain. Les juridictions britanniques ont décidé qu’il devait mourir au Royaume-Uni, et M. Grozev vient de leur donner raison.

L’affaire pose à nouveau la question de la partialité des juges de la Cour européenne des droits de l’homme.

Une cinquantaine de manifestations contre le projet de loi ni bio ni éthique

Voici la carte des manifestations. Veillez à vérifier la date : soit samedi 30 soit dimanche 31 janvier.

Alors qu’Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, vient de laisser entendre qu’un 3e confinement est sérieusement envisagé à la rentrée, l’heure est-elle vraiment à la poursuite de l’examen du projet de loi « bioéthique » ? Ce calendrier a été connu le 15 décembre, alors que les Français avaient évidemment la tête à la mise en place du couvre-feu et à l’organisation de vacances de Noël particulières et atypiques. Comment justifier de l’urgence ou de la priorité à accorder à ce projet de loi qui n’est ni bio, ni éthique ? La gêne de l’Exécutif est évidente : pas un mot du Président de la République sur ce sujet, ni du Premier ministre, ni d’aucun des membres du gouvernement.

Le processus législatif a pour but de construire dans le temps un texte prenant en compte les enrichissements des députés et sénateurs. Mais pour Emmanuel Macron et Jean Castex, la 2nde lecture du texte au Sénat ne mérite même pas un ministre disponible à 100%. Car qui peut imaginer qu’Olivier Véran, en première ligne sur ce projet de loi, pourra assurer un suivi sérieux des amendements et des débats alors même qu’il doit gérer une crise sanitaire qui n’en finit pas ? Pour l’Exécutif, peu importe le texte qui sera voté par les sénateurs parce qu’il compte sur leur majorité à l’Assemblée nationale. Vision inquiétante de la démocratie et du débat parlementaire, et surtout méprisante pour les sénateurs.

Comme ils l’avaient fait en 1ère lecture, les sénateurs devraient réécrire le texte adopté en catimini par les députés au cœur de l’été.

Les sénateurs ont de nouveau rétabli mardi en commission une partie de leur rédaction du projet de loi. La commission spéciale a adopté 43 amendements sur le texte voté par les députés le 1er août 2020. Le texte sera examiné en séance publique en nouvelle lecture à partir du 2 février. La commission a rétabli une grande partie de sa propre version de l’article 1er : les sénateurs souhaitent ainsi maintenir un critère médical d’accès pour les couples hétérosexuels, qui seuls bénéficieraient d’une prise en charge par l’assurance maladie. La commission a interdit de façon absolue la création d’”embryons chimériques” par insertion de cellules souches embryonnaires humaines dans un embryon animal. La commission a supprimé à l’article 20 la notion de “péril pouvant résulter d’une détresse psychosociale” permettant de justifier le recours à une interruption médicale de grossesse (IMG).

Malgré un contexte sanitaire qui met notre système de santé en tension, qui met en péril grave l’économie et qui génère une vie démocratique fortement dégradée, le gouvernement veut avancer sur un projet de loi complexe et clivant, inutile et dangereux. Mais l’impossibilité d’organiser de grandes manifestations nationales n’empêchera pas de le dénoncer dans la rue, comme le 10 octobre dernier où plus de 60 manifestations avaient eu lieu partout en France, rassemblant des dizaines de milliers de personnes.

Et quel que soit leur avis sur le projet de loi, les Français sont invités à dénoncer ce calendrier inacceptable et irresponsable, et ce d’autant plus que les restrictions des libertés fondamentales se multiplient : libertés de déplacement, d’éducation, d’enseignement, de la presse, de culte… Depuis quelques mois, la tendance est inquiétante.

Avancer en douce sur ce texte qui divise laisse inévitablement penser aux Français que l’Exécutif profite du contexte et réduit d’autant plus volontiers les libertés fondamentales. De fait, c’est contre le projet de loi « bioéthique » que les plus importantes manifestations ont eu lieu à Paris depuis le début du quinquennat, selon Occurrence, le célèbre cabinet « indépendant », déclaré « expert » en comptage de manifestants.

Sœur Rosalie-Céleste, décapitée par la Révolution

L’Observatoire socio-politique du diocèse de Fréjus-Toulon évoque la figure de Rosalie du Verdier de la Sorinière (1745 Chemillé-en-Anjou-1794 Angers), connue sous le nom de Sœur Rosalie-Céleste, décapitée en place publique pour avoir aimé le Christ. Extrait :

[…] Des familles, nombreuses, attachées à la terre de leurs aïeux, décident de rester chez elles malgré la menace républicaine.

C’est le cas de la famille du Verdier de la Sorinière. Sœur Rosalie-Céleste rentre au château familial lors de la fermeture du couvent des bénédictines de Notre-Dame du Calvaire en 1792. Avec sa mère déjà veuve, sa belle-sœur et ses deux nièces, Rosalie exerce la charité et l’hospitalité envers les insurgés.

Elle garde l’habit qui la fait reconnaître et condamner par la justice républicaine comme « fanatique » et refuse de l’ôter devant les Conventuels venus inspecter la demeure. Elle refuse de quitter le vêtement religieux à nouveau lors du premier interrogatoire. Idem pendant le second. Elle refuse encore de se dévoiler et d’abjurer au troisième, public celui-là. Les juges espèrent que la vindicte populaire, la bave qui écume aux lèvres de la foule haineuse et revancharde, aura raison de la foi de l’épouse du Seigneur.

Sœur Rosalie-Céleste est donc décapitée le 27 janvier 1794 au même endroit que sa belle-sœur le jour précédent, sur la place publique d’Angers. Les filles de cette dernière sont quant à elles fusillées quinze jours plus tard à Avrillé.

Il serait loisible d’y voir une animosité réservée au prétendu « sang bleu ». Hélas, il ne s’agit que du sang des chrétiens. Les Rochard, paysans travaillant au château de la Sorinière, subissent le même sort républicain. Le patriarche, ses deux brus et cinq de ses petits-enfants sont exterminés par la colonne infernale dix jours après les nobles propriétaires. […]

Allongement du délai d’avortement : une bataille gagnée mais le combat continue

Communiqué de Choisir la vie :

Le 20 janvier dernier, les sénateurs, par 201 voix contre 142, ont rejeté dans son intégralité, la proposition de loi Gaillot qui proposait, entre autres, d’allonger le délai de l’avortement de 12 à 14 semaines de grossesse.

Choisir la Vie, qui avait transmis par courrier personnel, à chacun des 348 sénateurs, une lettre expliquant la réalité médicale que représentait une IVG à 14 semaines ainsi qu’un livret explicatif des enjeux de la loi de bioéthique, ne peut que se réjouir de cette décision.

Il est important de souligner à ce propos l’intervention, lors des débats concernant ce texte, de Madame Florence Lassarade, pédiatre et sénatrice (LR) de Gironde. Cette dernière n’a pas hésité en effet, à souligner le chiffre record des avortements en France (236 000 / an) et la barbarie de cet acte qui consisterait à ce stade à écraser instrumentalement au préalable la tête du fœtus ossifiée, avant de procéder, dans un second temps à l’aspiration.

Choisir la Vie tient à remercier les sénateurs qui ont ainsi voté contre cette proposition de loi, en se montrant sensibles à cette réalité de la souffrance fœtale ainsi qu’à l’atrocité de cet acte médical.

Rien n’est gagné cependant car il reste pour ce texte un nouveau passage à l’Assemblée Nationale.

À l’écoute des femmes, des couples, mais aussi des professionnels de santé concernés et dans le souci de défendre l’enfant à naître, Choisir la vie entend poursuivre dans les prochaines semaines son travail de sensibilisation auprès des parlementaires.

A ce titre, SOS Tout-Petits soutiens les manifestations MARCHONS ENFANTS du 30 et du 31 janvier contre la loi dite de bioéthique :

Nous nous retrouverons pour manifester et prier en réparation :
– samedi 30 janvier à Bougival ( à 10:45 place du Général de Gaulle) pour un Chapelet
– samedi 6 février et samedi 6 mars à Paris pour un Rosaire (à 14:30, RER B Port-Royal, au croisement St Michel-Montparnasse, près de la Maternité Port-Royal)

Nos évêques nous invitent au jeûne et à la prière (particulièrement les vendredis 15, 22 et 29 janvier et 5 février).

Les résistances sont fortes et le Sénat vient de refuser l’allongement du délai d’IVG de 12 à 14 semaines de grossesse (avec l’affreuse perspective de l’écrasement du crâne pour extraire l’être humain). Nous savons que l’Assemblée Nationale pourra passer outre par un dernier vote.

Alors que la France et la plupart des autres pays du monde subissent une crise sanitaire et sociale sans précédent depuis 1945, un pouvoir dévoyé ne trouve rien de mieux que de tourmenter l’opinion publique avec ses lubies idéologiques anti-familiales et mortifères, par la PMA sans père, la remise en cause de la nature même de l’Homme et un accroissement massif des mises à mort d’êtres humains.

UN AVORTEMENT VOLONTAIRE = UN MORT
UNE PMA AVEC FECONDATION IN VITRO = 5 A 10 MORTS EN MOYENNE

Jeter à la face de Dieu un tel défi fait frémir beaucoup de croyants, parmi les Chrétiens, les Juifs, les Musulmans et les Bouddhistes, notamment.

Deux mille ans de Christianisme et de miracles nombreux témoignent de l’existence de Dieu, tout-puissant et bienveillant, notamment lorsqu’Il guérit de façon imprévisible et extraordinaire des malades gravement atteints qui l’implorent. Il est bien téméraire de l’offenser dans les circonstances dramatiques actuelles !

L’athéisme dominant, qui a laborieusement effacé de notre législation le mot « enfant » pour désigner l’être humain avant la naissance, n’a pas fait disparaître la référence suprême, bien au contraire (même si c’est avec le vocabulaire de 1794…).

Une célèbre décision du Conseil Constitutionnel du 16 juillet 1971 reconnaît, au-delà de la Constitution de 1958 proprement dite, un « bloc constitutionnel » qui l’inclut et s’impose aux lois ordinaires. En fait partie la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. Celle-ci est introduite par un long texte qui se termine ainsi :

« En conséquence, l’Assemblée nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Etre suprême, les droits suivants de l’Homme et du Citoyen ».

Il serait temps que les athées qui nous gouvernent s’en souviennent, ainsi que de l’article 2 de cette déclaration.

Article 2 – le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression.

Il est interdit de critiquer la gestion de l’épidémie

La mission d’information de l’Assemblée nationale sur la gestion de l’épidémie de Covid-19 a pris fin mercredi après un vote. Le député LR Éric Ciotti, rapporteur de cette commission, a dénoncé :

«La majorité dissout la mission d’information sur la Covid-19. Par un coup de force institutionnel, En marche choisit de s’asseoir sur le contrôle de l’action de l’exécutif. C’est un véritable scandale !». «Par son attitude servile à l’exécutif, pour supprimer tout pouvoir de contrôle sur la crise sanitaire, la majorité humilie une nouvelle fois l’Assemblée nationale toute entière. En Marche en pleine dérive autoritaire ne tolère plus ni critique ni contre-pouvoir».

Hier un restaurateur niçois a ouvert son restaurant. Il est en garde à vue.

 

“Bioéthique” : Nicolas Sévillia dénonce la barbarie

Nicolas Sévillia, secrétaire général de la fondation Jérôme Lejeune et délégué général de la Marche pour la vie, était invité de Radio Notre-Dame, mercredi 26 janvier. Il revient sur le Pr Jérôme Lejeune, reconnu Vénérable, sur la Fondation Lejeune, ainsi que sur la loi de bioéthique :

Appel à approfondir la vocation de la femme

A l’heure du féminisme, de la confusion des genres, d’une pseudo-égalité qui ne cherche qu’à gommer la complémentarité entre l’homme et la femme, des femmes appellent à retrouver la vocation propre à la femme. Voici leur manifeste, que toute femme peut signer :

À l’occasion de la parution du Motu Proprio Spiritus Domini, nous, femmes catholiques, désirons faire reconnaître et aimer la beauté de notre vocation spécifique.

La question de la présence de la femme dans le sanctuaire, chez certains l’obstination pour le mariage des prêtres ou la prêtrise de la femme sont, pour nous, les symptômes d’une grave crise liturgique enracinée dans une crise anthropologique plus profonde encore sur la complémentarité de l’homme et de la femme. Tout catholique, quels que soient son état de vie ou son attachement liturgique, devrait se sentir concerné par ce profond malaise.

C’est à l’heure où l’on prend conscience du danger du cléricalisme, que paradoxalement on oublie que la femme est divinement écartée de la hiérarchie ecclésiale pour le bien de l’Église tout entière. Jamais jusqu’à aujourd’hui, la vocation de la femme n’a été représentée de façon si caricaturale, si appauvrie.

La tradition de laisser les femmes à l’écart de l’autel est très ancienne, on peut même dire originelle1 ; elle est présente aussi bien en Orient qu’en Occident2. Le christianisme qui a toujours enseigné l’égale dignité de l’homme et de la femme tout en maintenant l’exclusion des femmes du sacerdoce ministériel rappelle à tout être humain, masculin ou féminin, que la mesure de sa vocation est l’union à Dieu. Bien loin de diminuer la femme, l’Église dont la hiérarchie est masculine se présente ainsi comme l’Épouse.

Déjà dans l’Ancienne Alliance, Dieu passe par la femme de façon inespérée comme dans les livres de Judith ou d’Esther, pour délivrer son peuple. Par l’Incarnation, Dieu nous donne son propre Fils par la Vierge Marie. La pure réponse existe chez une créature : en elle, l’Amour de Dieu trouve sa demeure irrévocable. Homme ou femme nous avons une dette envers ce oui féminin. À la suite de cette réponse, la femme a dans le christianisme une liberté de parole et d’action qui lui est propre. Il n’est que justice de faire mémoire de quelques illustres figures telles Catherine de Sienne, ou Jeanne d’Arc mais aussi de reconnaître les discrètes interventions féminines jusque dans nos vies personnelles.

Il est d’usage dans les familles que les femmes plaident pour la paix. Or les concessions liturgiques faites au monde présent3 éloignent l’une de l’autre les deux formes du rite romain.

Les jeunes générations dans notre société sécularisée aspirent à un apaisement des crispations liturgiques et à une collaboration des forces vives pour l’évangélisation.

Par ailleurs la femme est éducatrice. Nous souhaitons que nos enfants trouvent des repères clairs sur leurs vocations d’homme et de femme. Les petites filles ne doivent pas être incitées à un climat de lutte et de revendications. Elles ont à être encouragées à développer et à rendre compte de leurs talents et charismes propres. Elles doivent recevoir le fait d’être femme, pour ce que cela signifie : une grâce insigne !

Quant aux garçons, ils doivent être éduqués à la crainte de Dieu, au don désintéressé de soi, au respect et à l’admiration du corps humain féminin et masculin. On redécouvre aujourd’hui pour l’épanouissement de la personnalité la nécessité de lieux d’expression propres aux uns et aux autres. Garçons et filles doivent par ailleurs percevoir la valeur inconditionnelle de la féminité et de la maternité, confiées à la paternité et à la masculinité. Remettons ces sujets éducatifs cruciaux à saint Joseph et à Notre-Dame.

Femmes catholiques, conscientes de notre privilège marial, nous choisissons de mettre nos énergies et nos talents au service de la complémentarité effective de l’homme et de la femme. Nous considérons que notre vocation spécifique n’est pas un miroir de celle de l’homme, et qu’elle n’a pas besoin d’être anoblie par le service de l’autel.

De même que l’homme contracte une dette vis-à-vis de la maternité spirituelle, nous exprimons notre gratitude envers le service masculin de l’autel.

Nous sommes conscientes que nos pasteurs, pour être fidèles à l’appel évangélique et à la tradition biblique et ecclésiale, ont à subir des pressions et qu’ils auront encore beaucoup à souffrir. Nous les assurons de notre prière et de notre affection fraternelle afin que leur célibat offert et uni à l’Unique Sacrifice soit toujours plus fécond.

1Co 14,34.

Can. 44 de la collection de Laodicée du IVe

Rm 12,2

Bienvenus chez les cinglés

Le Figaro consacre un article aux consultations médicales concernant la «dysphorie de genre». Il paraît que le ministère de l’Éducation nationale est sommé de se positionner.

Les consultations médicales sur l’identité de genre se multiplient en France. La prise en compte des enfants et des adolescents qui réclament une nouvelle identité bouscule l’école. Certains pédopsychiatres remettent en cause le discernement des plus jeunes sur cette transformation.

L’article raconte notamment l’histoire de cette jeune fille qui a voulu devenir un garçon. Les professeurs de l’établissement catholique qui l’accueillait n’ont pas vraiment fait de difficulté…

Avant la rentrée en terminale, rendez-vous a été pris dans l’établissement privé catholique qu’il fréquente depuis la sixième. « Tout s’est fait très simplement. Seul un professeur n’a jamais réussi à m’appeler Jules » , explique le jeune homme. Avant son entrée à la fac, il a officiellement changé son état civil. Depuis deux ans, il a commencé les traitements hormonaux.

Soumis au lobby LGBT, le ministère de Jean-Michel Blanquer réunira fin janvier un groupe de travail sur la transidentité.

Mais l’article rappelle qu’il y a un vrai sujet sur le discernement des enfants, qui veulent changer de sexe :

En Grande-Bretagne, la question du discernement et du consentement éclairé des mineurs sur la voie de la transition a fait grand bruit en décembre. Les juges anglais ont donné un coup d’arrêt aux traitements bloqueurs de puberté pour les enfants. À 13 ans ou moins, il est « hautement improbable qu’un enfant soit compétent pour consentir à l’administration d’inhibiteurs de puberté » , a tranché le tribunal. Quant aux adolescents de moins de 16 ans, ils ne peuvent prendre ce traitement que s’ils en comprennent les conséquences « immédiates et à long terme » . Les juges ont ainsi donné raison à Keira Bell contre la clinique londonienne Tavistock and Portman NHS Trust , spécialisée dans la transition de genre. Cette jeune femme de 23 ans avait commencé à prendre des inhibiteurs de puberté à l’âge de 16 ans. Une première étape complétée plus tard par la prescription de testostérone, puis par une double mastectomie (ablation des seins). À l’époque, Keira voulait devenir un homme. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. La jeune femme fait partie de ceux que l’on appelle désormais les « détransitionneurs » , des personnes qui regrettent leur changement de sexe. À la BBC, elle a décrit son traitement comme une « expérience dévastatrice » .

Désobéissance civile : le microcosme politico-médiatique ne sait répondre que par des insultes contre Jean-Frédéric Poisson

Ayant appelé à la désobéissance civile face aux mesures liberticides du gouvernement qui ne gouverne plus rien, Jean-Frédéric n’est pas contredit dans les médias : il est insulté. Par un sénateur et un journaliste. Cela leur évite de répondre.

Le prétexte de Twitter pour censurer Boulevard Voltaire

Le compte Twitter de Boulevard Voltaire a été suspendu… en raison d’un contenu incitant à la haine. Quel contenu? La liberté guidant le peuple, d’Eugène Delacroix :

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