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Adeste Fideles

Adeste, fideles, læti triumphantes.
Venite, venite in Bethlehem.
Natum videte Regem angelorum.
Venite, adoremus (ter)
Dominum.

En grege relicto humiles ad cunas,
Vocati pastores approperant,
Et nos ovanti gradu festinemus.
Venite, adoremus (ter)
Dominum.

Velatum sub carne videbimus,
Deum infantem pannis involutum.
Venite, adoremus (ter)
Dominum.

Piis foveamus amplexibus ;
Sic nos amantem quis non redamaret ?
Venite, adoremus (ter)
Dominum.

Traduction de Don Gaspar Lefebvre (Missel Vespéral Romain) :

Accourez, fidèles, joyeux, triomphants :
Venez, venez à Bethléem.
Voyez le roi des Anges qui vient de naître.
Venez, adorons,
Venez adorons le Seigneur.

Dociles à la voix céleste,
les bergers quittent leur troupeau
et s’empressent de visiter son humble berceau
Et nous aussi, hâtons-nous d’y porter nos pas.
Venez, etc.
Nous verrons celui qui est la splendeur éternelle du Père,
caché sous le voile d’une chair mortelle;
Nous verrons un Dieu enfant enveloppé de langes
Venez, etc.

Embrassons pieusement ce Dieu devenu pauvre pour nous
et couché sur la paille;
Quand il nous aime ainsi,
Comment ne pas l’aimer à notre tour ?
Venez, etc.

Le Salon beige vous souhaite une sainte fête de Noël

Comme toute la presse… :

De la rue du Bac à Fatima, en passant par l’Ile-Bouchard et Lourdes

D’Antoine Bordier :

Le mois de décembre est le mois de l’Immaculée Conception, de Saint Joseph, et de l’Enfant-Dieu qui naît à Bethléem. L’Immaculée Conception, celle qui « retenait tout dans son cœur ». Celle qui est le modèle de la mère et de l’épouse parfaite. Celle qui dit Oui, et, qui prononce le Fiat à l’Annonciation. Celle qui chante le Magnificat à la Visitation. Celle qui donne naissance à l’Emmanuel. Fidèle jusqu’au bout de la croix. Avant de refermer l’année 2020, partons en pèlerinage virtuel sur ces hauts-lieux d’apparition mariale. Pour cela, direction rue du Bac, là où en 1830 la Vierge Marie est apparue à sainte Catherine Labouré. Puis, plein sud, arrêtons-nous à l’Ile-Bouchard. Le 8 décembre 1947, Marie sauve la France de troubles révolutionnaires, et, du communisme. Ensuite, reposons-nous dans la grotte de Lourdes, où Marie déclare en 1858, son Immaculée Conception. Enfin, terminus à Fatima, au Portugal, où le 13 octobre 1917, la dernière apparition mariale se termine par la danse du soleil, et, un changement climatique instantané.

Nous sommes le 14 août 2020. C’est jour d’affluence, au numéro 140 de la rue du Bac, dans le 6è arrondissement de Paris. La rue est fermée pour l’occasion et rendue aux piétons. Les centaines de pèlerins masqués attendent la Vierge Marie entrée en procession la veille dans la Chapelle de la Médaille Miraculeuse, pour un temps d’adoration, de louanges et de prières avec l’archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit. C’est le M de Marie qui réunit ces pèlerins d’un jour. Un pèlerinage qui est parti le 1er juin 2020 de deux lieux différents : Lourdes et La Salette. L’objectif, inédit, est de relier ces lieux d’apparition mariale, avec ceux de Pontmain, de la rue du Bac et de Pellevoisin. Il s’agit de former un M géographique sur la carte de France. Objectif réussi lorsque les deux routes se rejoignent à Pellevoisin les 12 et 13 septembre 2020. Pendant ces 100 jours, plusieurs milliers de pèlerins de toute la France se sont joint, chapelet à la main, chapeau sur la tête, aux calèches qui traçaient le M. Ce 14 août, Mgr Michel Aupetit sort de la Chapelle de la Médaille Miraculeuse en compagnie de la Vierge pèlerine. Avec Mgr Chauvet et d’autres prêtres, il se dirige vers la cathédrale Notre-Dame de Paris. Là, dans un instant solennel et religieux, sur l’esplanade de la cathédrale, l’archevêque de Paris, après la prière du chapelet, relit le Vœu de Louis XIII. L’histoire de France est intimement liée aux apparitions mariales, comme si la Vierge Marie protégeait elle-même notre vieux pays judéo-chrétien.

Les apparitions de la Rue du Bac

Le 18 et le 19è siècle sont marqués par de graves crises. La Vierge Marie va, une nouvelle fois intervenir. Nous sommes le 18 juillet 1830. Ce soir-là, la jeune Catherine Labouré, novice à la Compagnie des Filles de la Charité, dort. Elle se réveille soudain, pensant que quelqu’un l’appelle. Il est 23h30. Elle se lève et voit au pied de son lit un enfant, qui lui dit : « La Sainte Vierge vous attend ». Elle s’habille et le suit. Dans le chœur de la chapelle, elle s’arrête, et, comme elle le raconte : « J’entendis comme le froufrou d’une robe de soie ». Son petit guide lui dit : « Voici la Sainte Vierge ! » Catherine se précipite aux pieds de Marie, assise dans un fauteuil : « Là, il s’est passé un moment, le plus doux de ma vie. Il me serait impossible de dire ce que j’éprouvais. La Sainte Vierge m’a dit comment je devais me conduire envers mon confesseur, et, plusieurs autres choses. » Marie lui dit : « Venez au pied de cet autel. Là, les grâces seront répanduessur toutes les personnes qui les demanderont avec confiance et ferveur. » La mission de Catherine est lancée. Le 27 novembre, la Vierge Marie apparaît de nouveau, en lui présentant sous la forme de deux tableaux la future médaille miraculeuse. La prière : « O Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous » y est inscrite. A ce jour, la médaille a été diffusée à des milliards d’exemplaire dans le monde entier. Des conversions, des guérisons et des miracles y sont associés. En 1830, la France est touchée et sauvée d’une pandémie de « coronavirus ». L’histoire semble se répéter aujourd’hui. Après la rue du Bac, notre pèlerinage virtuel continue. Direction la région Centre à quelques kilomètres au sud de Tours.

« Je donnerai du bonheur dans les familles »

Nous sommes le 8 décembre 1947. De graves troubles économiques, sociaux et politiques secouent la France. Comme l’expliquent le recteur du sanctuaire de l’Ile-Bouchard, le père Philippe Marot, et, Jean-Romain Frisch, un habitant qui a écrit une vingtaine d’ouvrages, dont quelques-uns sur les apparitions. Jean-Romain Frisch tient à rappeler que « la France, en décembre 1947, est en situation de basculer vers une guerre civile. C’est la grève générale depuis avril. L’armée se tient prête à intervenir pour rétablir l’ordre, car une centaine de sabotages ont paralysé le pays. Pire, des grévistes ont pris d’assaut les arsenaux. En septembre, les cadres du parti communiste français sont en Pologne où se tient une réunion au cours de laquelle, une feuille de route dictée par Moscou est adoptée. Il s’agit de prendre le pouvoir partout en Europe, en France et en Italie, notamment. » Le père Philippe Marot (à droite sur la photo), installé en 2017 au sanctuaire, ajoute que « le 8, la Vierge Marie apparaît dans ce contexte de guerre civile, à quatre enfants, dans l’église paroissiale : Jacqueline Aubry (12 ans), Jeanne, sa sœur (7 ans), Laura Croizon (8 ans) et Nicole Robin (10 ans). Elle leur dit : ‶ Dites aux petits enfants de prier pour la France, car elle en a grand besoin ″. Il est important de noter, également, que la Vierge apparaît dans ce petit village où sont présentes des sœurs de la Congrégation des Servantes des pauvres, fondée par Jeanne Delanoue, béatifiée un mois avant par le Pape Pie XII. » Marie sous le vocable de Notre-Dame de la prière, en présence de l’archange Gabriel, fait mémoire de son Annonciation. Ses apparitions durent jusqu’au 14 décembre. Le 9 au soir, après de graves dérapages et des morts à Marseille et à Valence, le calme revient en France. Le 12, la reprise du travail est effective. La France est sauvée. La veille, le 11, Marie est apparue pour dire : « Je donnerai du bonheur dans les familles ». Pendant ces 7 jours, elle a appris aux enfants à prier le chapelet.

« Je suis l’Immaculée Conception »

Le chapelet ? Bernadette, le prie quotidiennement, lorsqu’elle se rend de chez elle, un ancien cachot, à la grotte de Massabielle. Nous sommes le 25 mars 1858. C’est la 16è fois que Marie apparaît à Bernadette. Il y aura, en tout, 18 apparitions. La petite Soubirous lui demande comment elle s’appelle. La dame lui répond : « “Que soy era l’immaculada Concepciou” (je suis l’Immaculée Conception). Bernadette n’a pas compris, elle ne sait pas ce que cela veut dire. Elle repart de la grotte en répétant la phrase afin de la dire au curé du village de Lourdes. L’abbé Peyramale l’écoute attentivement. Son étonnement est total. Désormais, il en est convaincu, Bernadette ne peut pas avoir inventé une telle histoire, un tel nom. Elle est bien la voyante de la Vierge Marie. Et, le dogme de l’Immaculée Conception est trop récent pour qu’il soit arrivé et enseigné jusqu’ici. Analphabète, Bernadette est, aussi, ignorante. Comme à la rue du Bac, Marie a choisi de confier son message à une innocente, une pauvre des pauvres. Le 19è siècle est un siècle tourmenté pour la France. Il n’est pas anodin, non plus, que Marie apparaisse ici à Lourdes. Le nom de Lourdes viendrait d’un Sarrasin, qui aurait conquis la petite ville et l’aurait défendu contre Charlemagne. Après la défaite de ce-dernier, devant les remparts, c’est l’évêque du Puy-en-Velay, Mgr Turpin, qui proposa à Mirat, le Sarrasin, de garder la ville à condition de rendre les armes à la Vierge Noire du Puy.

Il accepta, et, en posant les armes devant la vierge noire du Puy-en-Velay, il décida de prendre le nom de Louerda (la rose en arabe), en l’honneur de la Vierge aux roses. Dans la grotte, Marie fait jaillir une source d’eau miraculeuse. Depuis 1858, 69 des 7200 guérisons enregistrées sur les registres du sanctuaire ont été reconnues comme miraculeuses. La dernière miraculée s’appelle Sœur Bernadette Moriau.

Fatima et le miracle du soleil

Il faut 10 jours à pieds, ou 9h00 en voiture pour aller de Lourdes à Fatima, distants de 1033 km. A Toulon où il vit, Joseph de Belfont feuillette son ouvrage, Mystères et vérités cachées du troisième secret de Fatima. Ancien marin, profondément catholique, il a sillonné l’histoire des apparitions de Fatima, comme les mers, et, en connaît les moindres recoins. Tel un explorateur, il s’est plongé dans ce lieu qui se trouve à une heure en voiture au nord de Lisbonne. Les voyants que sont Francesco, Jacinta et Lucia l’émerveillent encore. Pour lui, « les apparitions de la Vierge Marie à Fatima, les secrets qu’elle a confié aux enfants, ne peuvent pas se résumer à la fin des temps. Il ne s’agit pas de la fin du monde. Il s’agit plutôt de la fin d’un temps. Marie nous dit : ‶ A la fin, mon Cœur Immaculé triomphera. ″ Elle nous parle de la conversion de la Russie, et, d’un temps de persécution. On le voit bien nous y sommes revenus à ce temps de persécution, au Proche-Orient, en Asie, et, maintenant en Europe avec ces atteintes à la liberté de culte. A Fatima, Marie montre l’Enfer à des enfants qui ont 7, 9 et 10 ans. C’est un moment d’horreur absolu où les enfants voient les âmes des pécheurs brûler. Heureusement, la présence de Marie leur voile l’intensité de ce moment. Dès 1915-1916, alors que la Première Guerre fait rage, l’Ange du Portugal apparaît aux enfants et les prépare à la venue de la Vierge Marie. Déjà, il leur parle de sacrifices. Marie apparaîtra les 13 de chaque mois, de mai à octobre 1917. Sauf en août où elle leur apparaît le 19, car ils avaient été arrêtés et empêchés de se rendre au lieu d’apparition. Elle leur livrera un secret que l’on appelle communément « les 3 secrets ». Lors de sa dernière apparition, le 13 octobre, elle y fait le miracle du soleil. Ce fameux 3è secret de Fatima a fait couler beaucoup d’encre. Le 3è secret ayant été plus ou moins révélé. Certains on dit qu’il s’agissait de l’attentat du Pape Jean-Paul II, le 13 mai 1981.

Pour moi, le secret de Fatima ne s’est pas encore totalement réalisé. Mais, nous y sommes. Nous devons apprendre ou réapprendre à lire les signes des temps. Fatima est en quelque sorte une annonciation, un peu apocalyptique, il est vrai, des temps que nous sommes en train de vivre. A Fatima, Marie nous demande, aussi, instamment de nous convertir, de consacrer la Russie à son Cœur Immaculé, de réciter le rosaire en famille, de pratiquer la dévotion aux 5 premiers samedis du mois. Elle demande aux enfants, qui ont déjà commencé dès 1915, de faire des sacrifices pour obtenir la conversion des pécheurs. » Fatima se termine avec le miracle du soleil « qui danse, et, qui sèche en un instant les vêtements boueux et trempés des 70 000 témoins présents à Cova da Iria, le lieu d’apparition ». C’est un miracle d’actualité, à l’heure du réchauffement climatique et qui rappelle l’Apocalypse.

Le livre de l’Apocalypse

Pour bien comprendre ce périple éclair entre la rue du Bac et Fatima, il faut relire le livre de l’Apocalypse de saint Jean, les chapitres 12 et 13. Au chapitre 12, il est écrit : « Un grand signe apparut dans le ciel : une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles. Elle est enceinte, elle crie, dans les douleurs et la torture d’un enfantement. Un autre signe apparut dans le ciel : un grand dragon, rouge feu, avec sept têtes et dix cornes, et, sur chacune des sept têtes, un diadème. Sa queue, entraînant le tiers des étoiles du ciel, les précipita sur la terre. Le Dragon vint se poster devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer l’enfant dès sa naissance. Or, elle mit au monde un fils, un enfant mâle, celui qui sera le berger de toutes les nations, les conduisant avec un sceptre de fer. L’enfant fut enlevé jusqu’auprès de Dieu et de son Trône, et la Femme s’enfuit au désert, où Dieu lui a préparé une place, pour qu’elle y soit nourrie pendant mille deux cent soixante jours. Il y eut alors un combat dans le ciel : Michel, avec ses anges, dut combattre le Dragon. Le Dragon, lui aussi, combattait avec ses anges, mais il ne fut pas le plus fort ; pour eux désormais, nulle place dans le ciel. »

« A la fin mon Cœur Immaculé triomphera »

Ce pèlerinage éclair-virtuel prend fin à Fatima. Tous ces lieux d’apparition ont un point commun : Marie parle du chapelet, de conversion, de troubles, de sacrifices. Elle donne sa Médaille Miraculeuse, sauve la France du désastre communiste, souhaite donner du bonheur aux familles, déclare son Immaculée Conception, et, annonce sa victoire finale. Joseph de Belfont, en est persuadé : « nous allons vers des temps de plus en plus tourmentés. L’Eglise ne doit plus se taire. Seule la Vierge Marie nous sauvera des tourments à venir. ‶ A la fin, mon Cœur Immaculé triomphera. ″ ». Pour l’heure, en ces temps de pandémies, en ces temps de déchristianisation, en ces temps où les familles et la vie sont attaqués, manipulés, nos regards se portent vers la crèche. A Bethléem, Joseph et Marie ont bien du mal à trouver une chambre pour la naissance du Fils de Dieu. Finalement, c’est, en s’écartant de la ville, qu’il trouve cette pauvre étable. Et, là, dans la nuit étoilée, naît, ce 25 décembre, l’Emmanuel. Il vient nous sauver. Il est « le chemin, la vérité, et, la vie. »

Texte et photos réalisés par Antoine BORDIER

Florian Boucansaud, un amoureux foot de Dieu

D’Antoine Bordier :

Il est tard lorsque Florian Boucansaud nous ouvre les portes de son foyer, à Paray-le-Monial. Là, dans l’humidité de la campagne de Saône et Loire, au cœur même du Charolais, l’ancien footballeur professionnel s’est installé depuis 2010 avec toute sa famille. Il a troqué son poste de défenseur central de Caen, pour celui d’évangélisateur. A 20 ans, il est sélectionné en équipe de France. A 28 ans, sa carrière s’écroule. A 32 ans, il rencontre le Christ. Reportage sur un chercheur de bonheur, un serviteur du Seigneur.

Son numéro de maillot ? Le 13. Il ne le savait pas, mais il portait, déjà, le numéro de Marie. C’est, aussi, le nombre de Dieu, en tout cas de ses treize attributs, que Moïse découvre lorsqu’il monte à la rencontre du Seigneur sur le mont Sinaï. La Vierge Marie, considérée parfois comme le 13è apôtre, est apparue le 13 de chaque mois à Fatima, en 1917. Un clin Dieu de circonstance pour cet homme, qui fêtera ses 40 ans en février 2021. Hier, il jonglait avec les ballons sur les pelouses vertes des stades emblématiques du Parc des Princes, du Vélodrome ou de Gerland. Aujourd’hui, il jongle avec les offices de la Messe, les grains du chapelet, et, les temps d’adoration. Cet inculte, cet ignorant de Dieu s’enfermait pendant une dizaine de jours dans les salles du casino de l’hôtel Bellagio, où ont tourné Brad Pitt, et, George Clooney, à Las Vegas, « sin city », la ville du péché. Avec ses copains de vestiaire, il joue au poker, en mode nuits blanches. En 2019, pendant 9 mois, il commence à écrire « Es-tu prêt ? Il revient ». Dans ce premier livre, paru en octobre 2020, il raconte son histoire, sa conversion, et, sa mission à couper le souffle d’évangélisateur 2.0. A l’instar du bienheureux Carlo Acutis, que l’on dénomme communément : « le geek de Dieu », Florian a échangé sa vie de footballeur pour celle d’évangélisateur sur internet. Chaque jour, il reçoit des témoignages poignants. Après avoir touché les supporters, et, défendu son équipe avec le ballon, il touche maintenant les cœurs d’athées, de convertis, et, de croyants, de musulmans, avec la foi. Dans la continuité de son livre, il a lancé son site internet : www.estupret-ilrevient.com. Avec son épouse, Sandra, il anime quotidiennement sa chaîne YouTube sur Maria Valtorta, La Parole qui donne la Vie éternelle.

« Es-tu prêt ? Il revient »

C’était aux alentours du 13 octobre 2019, lors du mois du Rosaire. Il reçoit une lettre « providentielle. Celle d’un frère carme, ermite de Roquebrune, qui écrit des icônes, explique Florian. Il m’avait remercié pour mes témoignages sur des sujets que l’on n’ose pas trop traiter dans l’Eglise, comme les prophéties, les apparitions de la Vierge Marie, et, les révélations privées. Quelques minutes avant de prendre connaissance de cette lettre, je venais de demander au Seigneur qu’Il me fasse comprendre sa Volonté. Devrais-je écrire mon livre ?

La dernière phrase de sa lettre était assez claire : ‶Soyez ce fidèle témoin que Jésus attend de vous. ″ » Florian, raconte sa vie, en ce dimanche de Gaudete, dimanche de la Joie. Il parle de son enfance, de son père, inspecteur de police à la Criminelle. Sandra ajoute : « c’était au temps du gang des Postiches, qui défrayait la chronique judiciaire ». Florian parle, aussi, de sa maman, « qui a été guérie miraculeusement de sa maladie dépressive ». Il est né le 15 février 1981 à Noisy-le-Sec, en région parisienne. Avec son père, bénévole dans le milieu, il débute sa passion dans le foot à l’âge de 5 ans. A 7 ans, il découvre Gerland et se met à rêver avec son album « Panini », dans lequel il collectionne les portraits de footballeurs. « C’est mon papa qui, sans le vouloir, m’a transmis le virus du ballon rond. » Florian vit une grande partie de son enfance à Paray-le-Monial, où il met les pieds pour la première fois en 1990. Après les régions parisienne et lyonnaise, il arrive dans le Charolais à l’âge de 10 ans. A 13-14 ans, il est remarqué par le FC Gueugnon, qui est le club professionnel de la région.

Le foot et la gloire

« J’ai signé mon premier contrat à l’âge de 17 ans, en 1998. Après l’avoir rêvé, j’ai découvert le milieu professionnel. J’étais doué, j’avais été approché, remarqué. Puis, on a commencé à parler d’argent. J’étais dans l’anti-chambre du monde professionnel qu’affectionne tant les médias et les sponsors. » Florian est défenseur au FC Gueugnon : « je ne marquais pas de but, je les empêchais. » De 15 à 18 ans, il évolue, donc, dans ce club de Ligue 2. Ses parents le suivent de près. Il enchaîne les contrats, tout en suivant sa scolarité. Il enchaîne, aussi, les blessures. « En 1997, 1998 et 1999, j’ai été blessé à plusieurs reprises, aux chevilles, et, j’ai eu le genou abîmé. » En 1998, avec l’arrivée d’un nouvel entraîneur, il réalise sa meilleure saison chez les moins de 17 ans nationaux. « Michel Royer était un très bon entraîneur. Il était à l’écoute de nos besoins, et, mettait en valeur nos talents. Il nous donnait beaucoup de confiance en nous ». En 2001, il rentre, véritablement, dans l’univers des professionnels. Toujours avec le FC Gueugnon, il signe son premier contrat de quatre ans de joueur professionnel. Il gagne à l’époque environ 3 000 euros nets par mois. « J’avais une vraie fierté raconte-t-il. J’ai vraiment eu des moments de bonheur. Mais, j’avais, aussi, des doutes. Quand on regarde la façade du football, elle est magnifique. Elle attire le regard. Mais, à l’intérieur, la vie peut, parfois, être dure psychologiquement. » Florian raconte les coulisses du football professionnel, et, des compétitions internes. « C’est la performance, l’ultra-performance qui dicte tout. Cette école de passion où l’on recherche la gloire, peut, aussi, devenir une école de souffrance. » A 24 ans, il rejoint le club de Nice. Il a rajouté un zéro à son salaire mensuel. Il roule en Porsche, et, place son argent dans l’immobilier. Il paraît heureux.

Le mariage et Dieu

En 2004, il rencontre Sandra, une belle brune alsacienne qui vit à Colmar. Il a 23 ans, elle en a 24. Ils entrent en relation sur Meetic, le premier réseau de rencontres sur internet. Puis, ils se voient à Strasbourg. Et, Sandra qui a un tempérament à la fois chaleureux, décidé, doux et sérieux, accepte de venir vivre avec lui.

Tous les deux ne sont pas pratiquants. Florian, qui est baptisé, rejette même Dieu, et, l’Eglise, en raison de la souffrance et du mal qu’il voit autour de lui. Il partage cela avec Sandra. « J’avais, aussi, besoin de Sandra, pour partager les maux de mon âme. Sandra avait la certitude intime que Dieu existait. Elle a été marquée par la mort de son frère aîné, à l’âge de 5 ans, frappé par un cancer des os. Depuis, elle avait acquis la certitude de la Vie après la mort. Elle m’éveillait à la beauté de la création et de Dieu. » Ils se marient civilement, et, leur première fils Gabin naît en 2006. Entre-temps, sur le terrain, Florian est approché par le club de Troyes. Ils y vivent jusqu’en 2007. Sa dernière année à Troyes est douloureuse pour lui : il ne joue plus du tout. Il n’est plus en forme, il doute. Il signe, cependant, avec Caen. Il retrouve la forme à l’été 2008, après un excellent match disputé contre Bordeaux. Mais il se blesse sérieusement à une cuisse le match suivant. Puis, en mars 2009, une erreur de sa part provoque la défaite de son équipe à l’occasion du match Caen-Lille. Quelques jours plus tard, il vit une sorte de burn-out. Il est à bout. Il crie vers le Ciel : « J’étais au volant de ma Porsche, je rentrais chez moi et je pensais à mon avenir. J’ai appelé au secours sans savoir à qui je parlais. Je voulais être heureux, peu importe si pour cela le foot devait s’arrêter. »

Paray-le-Monial et sa conversion

Florian est en train de vivre « une descente aux enfers ». Plus aucun club ne le sollicite. Il arrête le football. Sur-endetté, il pointe désormais aux Assédics, avec un zéro en moins. Les huissiers frappent à sa porte. Avec Sandra, ils doivent tout vendre : leurs voitures, leurs bijoux, leurs biens immobiliers. Criblé de dettes, il décide de remettre les crampons et de signer avec le club de Montceau-les-Mines, en 2010. Il est capitaine de l’équipe jusqu’en 2017. Il retourne vivre à Paray-le-Monial. Ruiné, une nouvelle vie l’attend : celle de Dieu, celle de sa conversion. Sorti de sa bulle, il devient particulièrement sensible à la noirceur du monde. Il désespère même face à un avenir qu’il pressent douloureux. Mais, il cherche à comprendre. Il espère qu’un sauveur surgira du monde politique. Il ne supporte pas la pensée unique imposée sur les grands sujets sociétaux (comme l’avortement, le mariage pour tous, et, la PMA). Florian est en marche vers Dieu. En regardant une vidéo sur YouTube, il découvre la dimension spirituelle de l’homme. « C’est une interview de Pierre Hillard qui m’a ouvert à la transcendance. Il évoquait Satan comme origine du mal. Je n’en avais jamais entendu parler. Il disait aussi que nous devions sauver notre âme. » Le lendemain, il en discute avec son épouse : « Chérie, je crois que Dieu existe et je commence peut-être à comprendre pourquoi il y a tout ce mal sur la terre. » Quelques jours plus tard, il se rend pour la première fois dans la Basilique de Paray-le-Monial, et, assiste à la Messe. Il y va comme un « spectateur ». Il n’est pas encore un supporter. Mais, il chemine, et, avance vite. Sandra est témoin de sa conversion : « Oui, je l’ai vu, il était en train de changer fondamentalement. Puis, il a acheté une Bible. Il l’a dévorée. Et, il m’a dit : ‶ Les écailles de mes yeux tombent. Dieu existe ″. » Dans sa 33è année, Florian vit une conversion. Son chemin est passé par Las Vegas, où il a brûlé quelques milliers d’euros. A Paray-le-Monial, il a vécu à 300 mètres du lieu des apparitions sans y mettre les pieds. Sa vie bascule.

Le Sacré-Cœur et la naissance d’un témoin

Il fait encore nuit, ce dimanche 13 décembre. Il est 6h40, Florian referme derrière-lui la porte de sa petite maison, sans faire de bruit. Cette maison, qu’il loue et qu’il devra bientôt quitter. Il n’est pas inquiet : « Depuis ma descente aux enfers, et, ma conversion en 2013, j’ai une grande confiance en Dieu, et, en la Providence ». Les énormes cloches de la Basilique retentissent. On se croirait à proximité d’une abbaye bénédictine tant leur tintement est grave et mélodieux à la fois. C’est un appel à la prière. A l’intérieur de la Basilique du Sacré-Cœur, qui a été construite avant les apparitions, au Moyen-Age, une cinquantaine de fidèles attendent l’arrivée du prêtre, qui célèbre habituellement la Messe de 7h00. Des enfants traversent la nef, ils s’arrêtent devant l’autel, et, font une génuflexion en direction du Saint-Sacrement. Ils se rendent en hâte à la sacristie pour revêtir leur aube blanche et servir la Messe. Ici, à Paray-le-Monial, dans la Cité du Sacré Cœur de Jésus, qui est apparu à sainte Marguerite-Marie le 27 décembre 1673, la foi est familiale. C’est là que Florian et Sandra se sont dit « oui » devant Dieu. C’est là où leur petit dernier, Savio, a été baptisé en 2017. Florian a chaussé de nouveaux crampons : ceux de la foi. Son terrain de jeu est désormais l’Evangile. Sa dépression de 2009 s’est transformée, 3 ans plus tard, en conversion, puis, en confirmation, et, enfin en témoignage. « Dès 2014, dans plusieurs villes de France, on me demandait de témoigner. On me proposait même d’écrire un livre. Mais, là je disais non, j’attendais, je discernais, je patientais, je priais. Avec le sentiment que Dieu était en train d’écrire une nouvelle histoire. »

Des mystiques et la Covid-19

Dans sa chambre, un mur d’images de saints, une croix, des icônes donnent à cet endroit intime, une allure de chapelle. La prière familiale y est pratiquée. Amoureux foot de Dieu, cette passion anime de plus en plus le couple, et, toute la famille, du plus petit au plus grand. Gabin dit au-revoir à ses parents. Il est en tenue de scout d’Europe et se rend à la Messe de 10h00. Le petit Savio s’est emparé de la croix. Et, à trois ans, il chante « Jésus-Christ, Jésus-Christ ». Après l’écriture de son livre « Es-tu prêt ? Il revient », en auto-édition, Florian a lancé son site internet www.estupret-ilrevient.com. Il anime maintenant sa chaîne YouTube. Avec Sandra ils prêtent leurs voix aux textes écrits par la mystique Maria Valtorta qu’affectionnait tant saint Jean-Paul II. Dans son livre, il se penche sur des apparitions, celle de Fatima, entre-autre, et sur ces mystiques, comme Luisa Piccarreta, qui ont bénéficié de révélations privées du Christ. La vie de Florian est devenue comme une « opus Dei », une œuvre de Dieu. En 2015, il se lance dans la lecture des 15 000 pages qu’aurait dicté le Christ à Maria Valtorta, au siècle dernier. Ce feu qui l’anime, il ne peut pas le garder pour lui tout seul. A l’heure de la pandémie, qui fait des ravages, il a une certitude et un questionnement : « L’instrumentalisation qui est faite de la Covid-19 est, pour moi, un grand signe des temps. Comment ne pas constater que nos libertés sont attaquées, et, qu’il semble que nous nous dirigeons à grands pas vers une société totalitaire ? ».

Face aux signes des temps, des raisons d’espérer

Florian serait, donc, devenu le porte-parole, le porte-voix de ces mystiques, de la Vierge et du Sacré-Cœur. En 2014 et 2019, il se rend à Medjugorje, là où apparaît encore la Vierge Marie. Il a rencontré l’une des voyantes. Depuis, Florian est en mission. Face aux signes des temps, grâce à son livre, son site internet, sa chaîne YouTube, et ses témoignages, il touche de nombreuses personnes. Dernièrement, il a reçu un témoignage touchant d’une musulmane qui est en train de lire son livre. Face à cette crise, ses raisons d’espérer se sont multipliées : « Redressez-vous, relevez la tête, car votre libération est proche, dit-il, en reprenant une phrase biblique. Oui, courage, car le Ciel et la Joie éternelle sont au bout du chemin. Il faut mettre le Bon Dieu à la première place, et, se convertir. C’est d’ailleurs ce qu’Il attend. Il faut avoir une confiance totale, et ne pas avoir peur. Courage, Il vient ! »

A l’approche de Noël, Florian, ira vivre cette belle fête de famille chez ses parents. Lui, qui, récemment, a été atteint dans son cœur, par une nouvelle épreuve. Il y a quelques jours, son grand-père, Louis, qui ne pouvait plus voir ses proches, s’est donné la mort à l’âge de 95 ans. Face à ces drames, face aux épreuves, sa foi tient bon, et, sa mission semble se confirmer. L’ancien footballeur a pour nouveau terrain de jeu, celui des âmes. Il doit les défendre, les attirer vers le Bon Dieu. Malgré ses blessures, l’ancien défenseur avance à grandes enjambées en voulant entraîner vers le Ciel le plus grand nombre de ses abonnés et de ses lecteurs.

Dossier réalisé par Antoine BORDIER

Garder le cap dans la tempête boursière

Un entretien passionnant d’Eric Doutrebente, président de la Financière Tiepolo, sur les remous économiques actuels. Avec deux mots d’ordre essentiels (que nos gouvernants feraient bien de méditer): garder le cap et voir à long terme.

 

Offrez le parcours “Les Mardis d’Ichtus”

Une bonne idée de cadeau de Noël : offrez le parcours “Les Mardis d’Ichtus” à vos proches, familles, et amis.

9 conférences dont 5 déjà passées et 4 à venir : possibilité de s’inscrire en ligne sur http://ichtus.fr Les conférences se dérouleront au 49 rue des Renaudes, dans le strict respect des consignes sanitaires. Elles sont suivies de travaux en atelier (petits groupes de 6 à 8 personnes). Possibilité de suivre les formations à distance pour ceux qui n’habitent pas en région parisienne et d’écouter en replay les vidéos.

Des intervenants de renom : Pierre Manent, Alain Finkielkraut, Fabrice Hadjadj, Mathieu Bock-Côté, Olivier Rey, Grégor Puppinck, Martin Steffens, Dom Jean-Rémi Lanavère, Guillaume de Prémare et Tugdual Derville.

Plus d’informations ici et .

L’histoire des bénédictines de Bouzy-la-Forêt

Le monastère de Bouzy-la-Forêt, installé dans le Loiret à quelques kilomètres des frères bénédictins de Saint-Benoît-sur-Loire, accueille une communauté de sœurs bénédictines de la congrégation de Subiaco. Les sœurs sont notamment connues pour leur production d’Eau d’Émeraude depuis près de 400 ans, une lotion aux bienfaits variés et aux innombrables utilisations… Divine Box vous résume l’histoire de cette communauté et vous dévoile (un peu) du secret de leur Eau d’Emeraude en 5 minutes… C’est parti !

Histoire : d’Orléans à Bouzy-la-Forêt

La petite histoire de la communauté bénédictine de Bouzy-la-Forêt débute au XVIIe siècle. A l’époque, les soeurs appartiennent à la congrégation des bénédictines du Calvaire, fondée à Poitiers par Madame d’Orléans, cousine d’Henri IV, en 1617.

Dès sa création, la congrégation des bénédictines du Calvaire cartonne ! Un premier monastère est ainsi fondé en 1638 à Orléans. Mais il est ensuite dissout à la Révolution car les sœurs en sont chassées (pas étonnant à cette période, où on observe une traque du monde religieux !). Fort heureusement, la vie monastique redémarre ensuite grâce à un petit groupe de moniales qui s’installe derrière la cathédrale d’Orléans.

Les sœurs vont déménager ensuite à plusieurs reprises. Et notamment pendant la Seconde Guerre mondiale, car leurs bâtiments ont été endommagés par le conflit… Elles s’installent alors à Saint-Jean-de-Braye avant de décider de s’installer finalement au monastère de Bouzy-la-Forêt, dans le Loiret, au début des années 2000. Nous y sommes !

Madame d’Orléans, fondatrice de la congrégation des bénédictines du Calvaire – Crédit Photo : Bénédictines de Notre-Dame du Calvaire

Et la communauté aujourd’hui ?

Aujourd’hui, la communauté bénédictine du monastère Notre-Dame de Bouzy-la-Forêt compte 13 moniales, et a tout juste fêté ses 20 ans (elles sont arrivées en 2000). Les sœurs donc suivent la règle de saint Benoît : « Ora et Labora » (« prie et travaille »). Leurs journées commencent dès 6h30 avec le premier des sept offices quotidiens et se poursuit dans le travail. Ainsi le travail manuel est une part importante de la vie de la communauté, notamment avec la production d’Eau d’Émeraude dont seules deux sœurs connaissent tous les secrets de fabrication de cette lotion… continuez l’article, on vous en parle un peu !

L’Eau d’Émeraude est une lotion alcoolique dont la recette est connue seulement au monastère de Bouzy-la-Forêt – Divine Box

L’Eau d’Émeraude : sa renommée mystérieuse, et son utilité !

Le secret de l’Eau d’Émeraude commence au début du XVIIe siècle, peu de temps après la fondation de la congrégation des bénédictines du Calvaire. Ce secret aurait été offert par un apothicaire à une future religieuse qui travaillait à ses côtés en lui assurant qu’ « avec cela, tes soeurs ne manqueront jamais de pain ».

À sa manière, il souhaitait d’une part, remercier la communauté pour leur aide quelques années plus tôt et d’autre part, que son produit miracle ne disparaisse pas avec lui. Et il a été bien inspiré car depuis quatre siècles, les sœurs se transmettent de générations en générations la recette de l’Eau d’Émeraude dont le succès ne faiblit pas !

D’ailleurs, la première personne connue à avoir vanté les mérites de l’Eau d’Émeraude n’est autre que la marquise de Sévigné. Elle dit dans une lettre à sa fille : « Je mets de l’Eau d’Émeraude si agréable… sur ma jambe… elle console et perfectionne tout » 
(lettres du 20 Juin et du 1er Juillet 1685). C’est notamment comme ça que le produit est devenu célèbre ! Dingue, non ?

Mais qu’est-ce donc que l’Eau d’Émeraude et qui peut l’utiliser ? En fait, l’Eau d’Émeraude est une lotion alcoolique (50% vol) distillée par les soeurs de Bouzy-la-Foret à partir de miel et de plantes aromatiques (sauge, menthe poivrée et romarin) aux vertus antiseptiques, cicatrisantes et toniques. Cette eau est adaptée à tout type de peau, et conviendra donc à toute la famille. Elle permet notamment de :

– soulager les problèmes de peau des adolescents et l’irritation d’après rasage des papas,

– apaiser les rhumatismes des personnes âgées,

– calmer les échauffements des muscles et des tendons des sportifs,

– cicatriser les petits bobos et piqûres du quotidien des enfants

Pour aller plus loin, vous pouvez :

L’eau d’Émeraude est produite artisanalement depuis quatre siècles par les sœurs de Bouzy-la-Forêt – Divine Box

Un luthier au chevet de l’Arménie

Article réalisé par Antoine Bordier :

Il y a plus d’un mois, le 10 novembre, un cessez-le-feu tripartite, avec la Russie, était signé par le Premier ministre de l’Arménie, et, le Président de la République d’Azerbaïdjan. Conséquences : l’Arménie a dû restituer une partie de ses régions ancestrales du Haut-Karabakh, objet du conflit armé qui a fait plusieurs milliers de morts de part et d’autre. Côté Arménien, c’est une tragédie, une défaite. Côté Azerbaïdjanais, c’est une victoire. En France, la diaspora installée depuis le génocide de 1915, a soutenu ses frères d’armes. A Bourg-en-Bresse, un luthier d’origine arménienne pose son regard libre et blessé sur ces évènements tragiques.

Mickaël Ourghanlian, pouvez-vous vous présenter ? Avez-vous encore de la famille en Arménie ?

Mickaël : J’ai 38 ans, je suis marié avec Géraldine, et, nous avons cinq enfants. Je suis luthier de profession. Nous vivons à Bourg-en-Bresse, qui est connue pour son très beau monastère royal de Brou. Après avoir eu un parcours dans l’ébénisterie, à Paris, je suis devenu luthier, car je voulais lier la noblesse du bois à celle de la musique. Je fabrique et restaure des violons, des altos, des violoncelles et des contrebasses. Et, je suis aussi un musicien. J’ai commencé à l’âge de 3 ans par la flûte à bec. Puis, vers l’âge de 15 ans, je me suis orienté vers le violon. Au sujet de l’Arménie, et, pour répondre à votre question, à ma connaissance, je n’y ai plus de parents. Ils ont tous fui au moment du génocide. Ou ils ont été massacrés.

Quels sont les plus anciens souvenirs que vous avez encore de ce génocide, et, de cet exode forcé qui vous a mené en France ?

Nous avons une histoire un peu particulière avec notre pays d’origine du côté de papa. Très jeune, mon arrière-grand-père, qui s’appelait Sarkis, est arrivé à Marseille en bateau. Il était tout seul. Il avait tout perdu. Il faut l’imaginer traverser toute l’Arménie. Il a fait sa vie en France, et, ne voulait plus parler de son histoire, de ses origines. Non seulement, il n’a jamais parlé de ce qu’il avait vécu là-bas, mais il a même interdit que l’on évoque le sujet en famille. Nous n’avons jamais pu échanger sur l’Arménie dans la famille. Il a été traumatisé, et, il est resté blessé à vie. Je me souviens d’une anecdote. Un grand oncle a voulu se mettre à l’arménien. Mon arrière-grand-père était encore de ce monde, et, il l’a rejeté de la famille à cause de cela ! Mon arrière-grand-père avait 14 ans quand il a été témoin du massacre de toute sa famille sous ses yeux. C’est un survivant. Il n’a pas sombré, et, il a réussi à traverser l’Arménie, pays rude, à pieds, pour trouver un bateau. Il a eu le choix entre les Etats-Unis ou la France. Il a choisi la France.

La tragédie récente était prévisible. L’armée Azerbaïdjanaise ne cachait pas ses intentions belliqueuses. L’Arménie a-t-elle été surprise par cette invasion ? Et, vous, aviez-vous des informations sur ce prochain conflit ?

Je ne crois pas que cette invasion ait été une grande surprise. Je pense en revanche que l’implication russe était vraiment souhaitée et envisagée dans le cœur des Arméniens, qui n’ont pas bien compris pourquoi le « grand frère » les laissait tomber. De même, on a vu des scènes de violences lors du cessez le feu, parce que beaucoup n’ont pas compris pourquoi le gouvernement arménien baissait si facilement les bras. Les arméniens du Haut-Karabakh ont été trahis. Quant à moi, n’ayant pour seules racines arméniennes que mon nom, je n’étais pas vraiment au courant de ce qui pouvait se passer là-bas. Forcément, je ne suis pas resté insensible. Et, je continue à suivre ce qui se passe. Aujourd’hui l’Arménie est en ébullition. Les manifestations sont nombreuses contre le gouvernement.

Ce 10 novembre, lorsque le cessez-le-feu est prononcé, vous vous dites quoi ? Vous vous dites quoi, après avoir vu en direct des arméniens mettre le feu à leur maison, à leur terre ancestrale ?

Le sentiment à l’annonce de ce drame a été assez étrange pour moi. Je suis Français. De langue, mais aussi de cœur. Si je ne portais pas ce nom, rien ne me rapprocherait de l’Arménie. Et, en même temps, j’ai vraiment senti au fond de moi comme une blessure qui s’ouvrait. C’est terrible d’être spectateur d’une tragédie et de ne rien pouvoir faire. Des milliers de familles ont dû abandonner leurs terres ancestrales. Cette tragédie est une nouvelle blessure pour l’Arménie. Les Arméniens ont toujours été un peuple durement éprouvé, et, une fois de plus les voilà au cœur de la tourmente.

Des commentateurs avisés ont reproché au gouvernement français de ne pas être intervenu. L’Arménie attendait autre chose que de l’aide humanitaire, envoyée une fois la défaite annoncée. Et, vous, en tant que croyant, en tant que chrétien, qu’attendiez-vous ?

En tant que croyant, on ne peut qu’être déçu, pour ne pas dire plus, par le peu d’intérêt porté par nos gouvernants à nos frères martyrs en Arménie, mais, aussi, dans les différents pays du Proche-Orient. Ces derniers jours, il y a eu une polémique avec un grand média, France Inter, le service public donc, qui a refusé une publicité financée par l’Oeuvre d’Orient en raison de la mention du mot « chrétien ». Cela m’a révolté. Nous ne sommes clairement pas à la hauteur ! La persécution semble frapper tout doucement à notre porte.

Dans le Haut-Karabakh, les églises vont être transformées en mosquées, après avoir été vandalisées. Les cimetières sont profanés. Pendant ce temps-là, l’Europe de l’ouest, et, le reste du monde, sont en crise sanitaire. En France, la liberté de culte est de retour après avoir été interdite. Comment vivez-vous tout cela au quotidien ?

Oui, les profanations des églises et des cimetières sont scandaleuses. D’autant plus que l’Europe et la France regardent sans trop rien dire. Ici, pendant le confinement, nous avons eu la chance d’avoir des paroisses qui ont tout mis en œuvre pour que nous puissions vivre au mieux notre foi, au plus proche de la « normalité ». Cependant, cela est difficile malgré tout ! Et de savoir nos amis, nos familles, complètement privés de toute nourriture spirituelle est terrible ! De même, un nombre bien trop important de catholiques n’ont pas retrouvé le chemin des églises après le déconfinement, et, c’est une vraie douleur. C’est un vrai sujet pour l’avenir. Cela nous a, cependant, permis de toucher un petit peu du doigt à quel point nous étions privilégiés, ici en France. Nous avons tant de possibilités d’approcher les sacrements, alors que dans certains pays on risque sa vie pour sa foi quotidiennement. Mon regard se tourne naturellement vers le Haut-Karabakh et les lieux de cultes chrétiens.

Concluons notre échange en parlant des fêtes de fin d’année et de vos raisons d’espérer. Comment allez-vous fêter Noël ? Est-ce que vous allez avoir une pensée particulière pour ces Arméniens qui ont tout perdu ? Enfin, pensez-vous aller un jour en Arménie ?

Noël sera, en effet, un moment où nous pourrons nous retrouver en famille, et, c’est une grande joie après tant de temps sans pouvoir nous voir. Nous devrions fêter Noël chez mes parents, et aller à la Messe le 24 au soir. Ce sera bien entendu, aussi, un moyen de nous unir par la prière à nos frères arméniens qui ont tout perdu, et, qui vont passer des fêtes particulièrement dures cette année. J’espère bien pouvoir aller, pour la première fois, très prochainement en Arménie ! Je n’ai jamais eu l’occasion d’y séjourner. Mais ce pays m’attire beaucoup ! D’autant plus qu’il y a de très bons luthiers là-bas !

Article réalisé par Antoine BORDIER

L’obligation vaccinale est-elle contraire au consentement du patient aux soins ?

Le début de la vaccination contre le coronavirus suscite beaucoup d’espoir, en même temps qu’une certaine prudence. Le Président de la République a annoncé une campagne de vaccination pour 2021 tout en promettant de ne pas rendre le vaccin obligatoire. Est-ce une promesse tenable ? L’obligation est-elle contraire au consentement du patient aux soins ?

Réponse juridique avec Grégor Puppinck :

Le « texte » Castex : non ce n’était pas un canular mais une révélation supplémentaire de la très grave psycho-pathologie affectant le pouvoir

De Bernard Antony :

Beaucoup n’en croyaient pas leurs yeux ou leurs oreilles à la lecture ou à l’écoute du texte Castex, de ce dernier mardi, d’auto-attribution de tous les pouvoirs sur la plus élémentaire, la plus fondamentale des libertés, celle de se déplacer.

Yves Daoudal a excellemment résumé la psychologie gouvernementale par la populaire expression : « Ils ne se sentent plus pisser ». Oui, ils sont emportés par la frénétique jouissance à la perspective de pouvoir intimer à quiconque le refus de circuler selon que la personne dispose ou non d’un certificat de vaccination ou d’un test de dépistage !

Les psychiatres peuvent analyser cela en termes de « paranoïa », de « perversion narcissique ». Les non initiés se contenteront de parler d’enivrement du pouvoir, de délire autoritaire.

À noter que ce que l’on désignait jadis comme « pouvoir absolu », celui de nos rois, n’était pas du tout un pouvoir illimité, très limité qu’il était en effet par les libertés reconnues, les us et coutumes, les chartes, les franchises, et tout simplement les contraintes de l’époque.

Aujourd’hui, MicroNéron dispose d’infiniment plus de pouvoir que les monarques du passé. Comme Big Brother dans « 1984 », il a tous les moyens modernes pour surveiller tout le monde à tout moment. Et voilà que ce mardi, sous le prétexte de la surveillance sanitaire générale (SSG), son premier ministre jacobin, véritable caricature de conventionnel de 1793, annonçait vouloir se faire voter une loi lui permettant de discriminer radicalement les citoyens.

De même que jadis dans les camps de travail et de la mort d’Ho-Chi-Minh où les Boudarels hurlaient « Si toi pas travailler, toi pas manger », dans la France de Castex les SS (Surveillants Sanitaires) clameront : « Si toi pas vacciné, toi pas circuler ».

Point n’est besoin d’être grand observateur pour remarquer que le Grand vizir de Matignon a profité du séjour à la Lanterne de son Calife un peu fatigué pour se concocter le meilleur texte possible de discipline sanitaire.

Mais avec un brin de plus de réflexion, chacun pourra peut-être penser que, au-delà, ce grand futé de Castex a voulu mettre sur pied un entraînement général à son pouvoir. Un coup d’État sanitaire ainsi mené à son profit ? Hélas pour lui, ça n’a pas marché.

Cette fois, malgré le soutien du triste patron de l’UDI, ce Lagarde toujours à la pointe du collaborationnisme totalitaire, ça a beaucoup renaclé chez les parlementaires.

Car ces derniers ont perçu l’amplification de l’exaspération qui monte de partout devant les projets de schlague vaccinatoire alors que les Français ne veulent pas se vouer à n’importe quel vaccin.

Ne nous laissons pas voler la joie de Noël

Message de Mgr Ginoux, évêque de Montauban :

“Défendez votre liberté !”

Message de Noël de Monseigneur Marc Aillet :

A l’approche de Noël, c’est un monde épuisé qui s’offre à nos yeux. Epuisé en particulier par la gestion inédite d’une épidémie dont nous voyons se multiplier les conséquences désastreuses, d’ordre psychologique et spirituel, économique et social, directement liées aux mesures de confinement et aux nombreuses restrictions des libertés qui en découlent.

Le climat d’anxiété qui pèse sur beaucoup, entretenu par un discours officiel volontiers alarmiste et culpabilisateur, révèle l’état actuel de l’humanité. Dépouillée de ces fausses sécurités qui lui donnaient une confiance excessive dans les progrès de la science et de la technique, elle apparaît plus que jamais fragilisée, dans une situation comparable à celle décrite par le livre de la Genèse, au soir de la chute, où Adam, entendant la voix du Seigneur Dieu dans le jardin, « Adam, où es-tu ? », répondit : « J’ai eu peur, parce que je suis nu, et je me suis caché » (Gn 3, 9-10).

Et en effet, l’homme tend plus que jamais à se séparer de Dieu, son Créateur et Père : « A ce moment de notre histoire, comme l’écrivait Benoît XVI, le vrai problème est que Dieu disparaît de l’horizon des hommes, et tandis que s’éteint la lumière provenant de lui, l’humanité manque d’orientation et ses effets destructeurs se multiplient en son sein ». Les atteintes, pour raison sanitaire, « manifestement et gravement illégales » à la liberté de culte, dénoncées par le Conseil d’Etat, et le projet de loi pour renforcer les principes républicains, en vue de combattre le séparatisme islamiste, pourraient bien contribuer à restreindre un peu plus la liberté religieuse.

En outre, l’homme est de plus en plus amputé de ses liens les plus naturels avec ses semblables. A l’éclatement de la famille, aux violences faites à l’enfant à naître, aux entorses à la filiation et aux multiples fractures qui déchirent le tissu social, s’ajoutent de nombreuses entraves à la liberté de réunion et de rassemblement, que viennent renforcer les mesures de distanciation physique et les gestes-barrières, conduisant à décourager les réunions familiales et amicales et à condamner un nombre croissant de personnes à l’isolement, voire à la solitude extrême. Quand les corps intermédiaires disparaissent, à commencer par la famille, première communauté naturelle et cellule de base de toute société humaine, l’individu se retrouve seul et démuni face à l’Etat, qui affiche une prétention exorbitante à régir la vie des citoyens dans les moindres détails … jusqu’à limiter le nombre des convives pour le repas de Noël en famille ! Le principe de subsidiarité semble avoir volé en éclats et le principe de solidarité paraît quelque peu dénaturé : on prétend par exemple sauver des vies et des médecins ont été empêchés de soigner leurs patients !

Le consentement des citoyens, qui se soumettent à des injonctions disproportionnées, ne laisse pas d’inquiéter. Comme s’ils étaient entraînés, par l’individualisme ambiant, érigé en modèle exclusif de vie sociale, à privilégier l’inclination naturelle à la conservation de leur être propre, dont la santé est en effet un facteur essentiel. Mais au détriment des autres inclinations qui révèlent les finalités plus hautes de la personne humaine : l’inclination à l’amitié, au-delà de l’utile, qui appelle des relations fondées dans la gratuité du don ; et l’inclination à la connaissance de la Vérité, en particulier sur Dieu, qui manifeste l’ouverture foncière de l’homme à la Transcendance, garantie de sa liberté.

C’est alors que cette hymne adressée au Christ Rédempteur, au temps de l’Avent, prend tout son sens : « Tu as sauvé un monde épuisé, donnant aux pécheurs le remède ». C’est dans ce contexte de crise que nous accueillerons la naissance de Jésus à Noël. Dieu lui-même vient à notre secours et, comme dit le psalmiste : « Mieux vaut s’appuyer sur le Seigneur que de compter sur les hommes ; mieux vaut s’appuyer sur le Seigneur que de compter sur les puissants » (Ps 117, 8-9).

Dieu s’est fait petit enfant, pour ne pas nous effrayer. Depuis la crèche de Bethléem, il semble nous dire, comme aux heures les plus difficiles de l’histoire de son Peuple : « je suis Dieu, il n’en est pas d’autre » (Is 45, 21); et : « Confiance, c’est moi : n’ayez pas peur ! » (Mc 6, 50). Ne vous laissez pas gagner par la peur qui paralyse et empêche de prendre du recul pour évaluer la gravité de l’épidémie et de la hauteur pour discerner les vraies finalités de l’existence humaine. N’ayez pas peur de venir à Jésus ! Lui seul a les paroles de la vie éternelle. Avec lui, qui est toujours avec nous, nous ne craignons aucun mal : il ouvre devant nous, au cœur de nos plus lourdes épreuves, un chemin de lumière et de vie, d’espérance et d’amour.

Il est notre Sauveur et notre libérateur. Comme nous y exhortait de manière étonnamment prophétique le Pape saint Jean Paul II à Lourdes, le 15 août 2004 : « Soyez des femmes et des hommes libres ! Mais rappelez-vous : la liberté humaine est une liberté marquée par le péché. Elle a besoin elle aussi d’être libérée. Christ en est le libérateur, lui qui “nous a libérés pour que nous soyons vraiment libres” (Ga 5, 1). Défendez votre liberté ! ». Demandez humblement à Jésus de vous libérer intérieurement de ce qui vous rend esclaves de vos penchants mauvais et de vos idoles. Et par tous les moyens légaux, unissez-vous pour défendre courageusement vos libertés fondamentales si menacées aujourd’hui.

Résistez à la dispersion et à l’esprit de division : renforcez vos relations familiales, reconstituez vos liens de proximité et de solidarité pour agir de concert, « ne désertez pas vos assemblées, comme certains en ont pris l’habitude, mais encouragez-vous, d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour du Seigneur » (He 10, 25).

Venons à la crèche et supplions l’Enfant-Dieu de nous venir en aide. Prions avec confiance la Vierge Marie de nous porter secours.

Saint et joyeux Noël !

+ Marc Aillet, Evêque de Bayonne, Lescar et Oloron

Récit d’une conversion

Michèle Reboul enseigna la philosophie avant de devenir journaliste, notamment au Figaro. Sociétaire des Écrivains catholiques, elle a fait paraître un livre d’entretiens avec Jean Guitton, Le temps d’une vie (Retz-Centurion), et L’Invisible Infini (F.X. de Guibert). Elle vient de publier un ouvrage autobiographique, Une Âme en quête de la Vérité, dans lequel elle retrace notamment sa conversion.

Fille d’un officier de marine héros de la Résistance entré dans les Forces navales françaises libres (elle eut aussi un oncle à Vichy et un autre résistant de l’intérieur), Michèle Reboul retrace son parcours, ses amitiés, la perte de sa foi, son retour au christianisme, sa vie spirituelle et sa défense de la messe traditionnelle. Elle perdit en effet la foi en voyant en Égypte, en 1952, les têtes décapitées des religieuses de son école. Habitée par l’amour de la Vérité, elle entreprend sa quête à travers les philosophies qu’elle enseigne et dans les religions, étudiant le soufisme auprès d’Henry Corbin et le bouddhisme à travers la Soka Gakaï ou la Méditation Transcendantale.

Elle eut pour élève Christophe Lebreton, qui devint moine trappiste et martyr de Tibhirine, elle rencontra les pères Maurice Zundel, Michel-Louis Guérard des Lauriers, Jean Carmignac. Elle évoque sa rencontre décevante avec Marthe Robin. Collaboratrice de Jean Guitton, elle s’opposa à lui sur la crise de l’Eglise. Michèle Reboul retrouva la foi catholique à la fin des années 70 et fut choqué par l’état de délabrement de l’Eglise, n’ayant pas suivi les réformes conciliaires. Elle rencontra plusieurs fois Mgr Lefebvre et livre un témoignage tout à fait intéressant. Elle évoque aussi ses multiples rencontres comme journaliste, avec le cardinal Siri, Louis Pauwels, Jean Madiran, le prince de Galles…

Islam : la stratégie de conquête du CCIF

Valeurs actuelles a eu accès aux archives en ligne des trois dernières années de travail du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), dissout début décembre en conseil des ministres à la suite de l’assassinat de Samuel Paty.

Ces archives rassemblent des dépôts de plaintes, des lettres d’avocats, des réclamations juridiques, des enregistrements sonores, des courriels de licenciement, des extraits de règlements internes, des décisions de justice, des vidéos et des courriers du CCIF ou du Défenseur de droits, avec lequel le CCIF a étroitement collaboré. L’ensemble de ces pièces donne une idée assez précise du travail juridique mené par l’association afin de peser dans les nombreux litiges issus de l’implantation de la culture islamique.

Premier article de VA, consacré aux tenues islamiques (voile, burkini…). L’objectif du CCIF semble assez clair : imposer, par le droit, le mode de vie islamique aux Français. Au centre de ce mode de vie, le port du voile islamique, dans l’entreprise, l’école, à l’université, dans l’administration, les bases de loisirs, salles de sport, prétoires…

VA dévoilera prochainement les autres thèmes traités par le CCIF : radicalisation, éducation, liberté d’expression, etc.

Jean-Marc Potdevin, du Kilimandjaro au Vendée Globe

D’Antoine Bordier :

C’était il y a 15 ans. Avec ses copains de Kelkoo, la start-up revendue à Yahoo en 2004 pour plusieurs centaines de millions de dollars, Jean-Marc Potdevin décidé de gravir le fameux Kilimandjaro. A 5 895 mètres d’altitude, la mort l’attend. Par « miracle », il en réchappe. 15 ans plus tard, sa start-up inclusive, LinkedOut est sur le départ du Vendée Globe. Reportage sur le « rescapé » des sommets qui tutoie les profondeurs.

Après une poignée de main chaleureuse, Jean-Marc Potdevin vous met tout de suite dans le bain. Son sourire généreux et ses yeux bleus rieurs sont une invitation à l’échange et au partage. Avec sa barbe de trois jours et ses cheveux poivre et sel, le décor est campé : c’est bien un geek aventurier des sommets et des profondeurs qui est là. Son origine ? Le nord de la France, comme il l’explique :

« Je suis un Ch’ti, né à Roubaix, en 1965, dans une famille catholique, j’ai 3 petites sœurs. Après le collège et le lycée à Tourcoing, j’ai fait toutes mes études supérieures à la catho de Lille. J’ai fait l’ISEN, l’Institut supérieur de l’électronique et du numérique ».

Jean-Marc est vraiment un « geek ».  Déjà, dans les années 82-87, il entend parler d’internet.

« Oui, internet venait d’être inventé. J’étais passionné par l’intelligence artificielle. On en parlait déjà et on faisait plein de projets. »

Diplômé, Jean-Marc s’installe avec sa femme, Bénédicte. Puis, direction le Texas, Austin plus exactement. Ils s’expatrient pour une aventure professionnelle au sein du Groupe Schlumberger.

La réussite au rythme d’une start-up 

« J’ai passé deux ans là-bas. Nous avons eu notre premier enfant. En 1993, je rentre en France et je travaille, toujours au sein de Schlumberger, sur le projet de la future carte vitale de l’assurance maladie. »

En mars 2000, Jean-Marc reçoit deux propositions professionnelles : son employeur, lui propose de devenir Directeur Général de l’une de ses filiales. Puis, il rencontre les fondateurs de Kelkoo, jeune start-up, un comparateur de prix.  Ils lui demandent de les rejoindre comme CTO, directeur technique. Le pari est très risqué, car cette jeune entreprise ne fait pas encore de chiffre d’affaires. Jean-Marc décide cependant de les rejoindre :

« Il y avait un salaire, mais uniquement pour deux mois. Mon beau-père m’a dit : ‶Tu es fou. Tu as un prêt immobilier sur ta maison, tu as 4 enfants, tu brûles ta vie, tu as une belle carrière chez Schlumberger. ″ »

Au bout d’un an, Kelkoo réalise, déjà, plusieurs millions d’euros de revenus. Et, son équipe est passée de 15 à 180 salariés. En 2003, la société est présente dans une dizaine de pays. Tous les mois plus de 30 millions de visiteurs uniques se rendent sur sa plateforme.

« On travaillait 7 jours sur 7. On a levé plus de 60 millions d’euros…Mais aujourd’hui, je me rends compte que c’était démesuré, que je vivais une forme d’idolâtrie. Idolâtrie du succès, du travail. La réussite de la vie, ce n’est pas la réussite du business. C’est malsain, parce que je n’ai pas fait la part des choses. La vie ce n’est pas uniquement l’engagement professionnel. Le travail c’est une très belle chose. Mais là c’était démesuré, il y avait beaucoup d’orgueil de ma part. »

Le « miraculé » du Kilimandjaro

Au printemps 2004, l’équipe des fondateurs de Kelkoo, accepte de se faire racheter par Yahoo. Jean-Marc en devient le Vice-Président Europe.

« La vente de Kelkoo est fêtée avec toute l’équipe des fondateurs, un an plus tard. En mars 2005, nous décidons de gravir les pentes du Kilimandjaro, qui se situe entre le Kenya et la Tanzanie. On prend la voie qui part de la Tanzanie. 3 à 4 jours plus tard, à 4 000 m d’altitude, la nuit il fait -15°. Je réalise que mes poumons se remplissent d’eau. Je fais un œdème pulmonaire. Normalement, j’aurai dû redescendre. Mais je ne pouvais pas, car nous étions en pleine nuit. Impossible de dormir. Je passe ma nuit blanche à méditer sur ma propre mort. Ma vie défile, je ne peux appeler ni ma femme, ni mes enfants. Et, je n’ai rien fait de ma vie. Je n’avais pas peur. Je ne priais pas. Je n’étais pas en panique, mais je méditais sur ma mort. »

Le lendemain matin, Jean-Marc n’est pas au meilleur de sa forme, mais il est vivant. Son guide lui conseille de continuer à monter. Arrivé au sommet son œdème refait surface.

« Je suis allé directement à l’hôpital. J’aurais dû mourir en gravissant le sommet car mon ventricule avait triplé de volume. Mon cœur aurait dû lâcher. Je suis un rescapé. »

Après le Kilimandjaro, il fait une longue pause.  En 2008, il décide de tout plaquer et de faire le Chemin de Saint Jacques. Sur le chemin, il croise de nombreux pèlerins et touristes. Il y vit une conversion personnelle. Son histoire incroyable, il la raconte dans son premier livre : « Les mots ne peuvent dire ce que j’ai vu », paru en 2012 aux éditions de l’Emmanuel.

« Humains dans la rue »

C’est le titre de son deuxième ouvrage paru en 2018. Jean-Marc Potdevin, aujourd’hui, la cinquantaine est plus vivant que jamais. Avec Bénédicte, ils ont eu quatre filles. C’est une famille unie et heureuse qui a failli vivre le pire en 2005. Depuis, Jean-Marc a changé de vie. Il ne met plus l’argent, les honneurs et la réussite en premier. Son regard s’est tourné vers les autres. En 2012, alors qu’il collabore comme Directeur des Opérations au sein de Viadéo, le réseau social pour les professionnels, il croise tous les jours des personnes « assises, allongées à même le trottoir ». Un matin, il s’arrête et discute. Un autre jour, il aide « Robert » à se soigner et à aller chez le dentiste, « car il s’était fait taper dessus. On lui avait cassé toutes les dents ». Son histoire le bouleverse. Il y réfléchit, même la nuit. Il se pose, finalement, cette question : « pourquoi ne pas créer un réseau social pour créer des liens avec les personnes les plus fragiles ?». Il en parle autour de lui. Avec Bénédicte, un ami, Romain Allain-Dupré, et d’autres fondateurs, l’idée du réseau est lancée, sous la forme d’une association avec une plateforme digitale. Le 14 novembre 2014 né le réseau ENTOURAGE.

Le 17 octobre 2018 sort en librairie son nouveau livre co-écrit avec Anne Lorient et Lauriane Clément : Humains dans la rue, histoires d’amitiés avec ou sans abri, paru aux Editions Premières Parties pour la journée mondiale du refus de la misère. Après avoir réussi dans la vie, Jean-Marc Potdevin semble vouloir réussir sa vie en s’occupant des pauvres.

« Ce qui donne du sens à ma vie, ce n’est plus mon travail. C’est de me mettre au service de mes amis de la rue. » 

Le digital au service des personnes SDF

Entourage, le réseau social qui fait sortir de la solitude les hommes et les femmes de la rue, avant de leur redonner une complète dignité, est d’abord une histoire d’amitié. C’est la rencontre de deux hommes : Jean-Marc Potdevin et Romain Allain-Dupré. Ce-dernier est un consultant international de haut-vol. Son hobby ?  Organiser des maraudes auprès des personnes SDF. C’est comme cela que les deux hommes se sont rencontrés : Romain a invité Jean-Marc à témoigner de son histoire et de son livre devant un parterre de jeunes, en 2012. Romain explique que

« l’idée du projet Entourage – auquel nous n’avions pas encore trouvé de nom – était conditionnée au fait que nous le bâtissions autour de la rencontre, dans toutes ses dimensions. Aujourd’hui, Entourage est avant tout une plateforme digitale de la rencontre. Ses fonctionnalités sont autant de tremplins pour oser et cultiver cette rencontre. Je le vois, encore, comme un moyen de donner l’opportunité aux personnes exclues de faire tomber les remparts relationnels de notre société. Lors de nos maraudes, nous mettons en premier la rencontre, puis, nous essayons de répondre aux besoins essentiels. »

Aujourd’hui, l’association est entourée de plus de 150 000 utilisateurs, et 20 000 d’entre-eux sont considérés comme des « actifs ». En 2019, Jean-Marc décide de renforcer l’attractivité de l’association qui commence à être une référence et à se diffuser dans toutes les villes de France.

LinkedOut et le Vendée Globe 

Il lance une nouvelle application : LinkedOut. Comme il l’explique :

« Mettre en réseau et en relation les personnes démunies avec d’autres personnes, avec les associations de quartier, c’est bien. Mais ce n’est pas suffisant. Il manquait quelque chose. Pour que ces personnes retrouvent leur dignité, il faut qu’elles se sentent utiles. C’est la raison d’être de LinkedOut, ce réseau social professionnel pour les personnes qui n’ont plus de réseau. C’est très inclusif. Ces personnes ne vivent avec aucune perspective d’emploi. LinkedOut vise à remettre près de 100 personnes en grande précarité à l’emploi. »

En 2020, Jean-Marc reçoit un coup de téléphone de l’un de ses partenaires, Alexandre Fayeulle, le dirigeant d’Advens. Ce-dernier lui propose de nommer le voilier qu’il finance pour le prochain Vendée Globe avec le nom de LinkedOut. Jean-Marc est aux anges. Il accepte. Et, toute son équipe se met à l’œuvre pour organiser l’évènement autour du départ. « C’était inimaginable une telle proposition, raconte Jean-Marc. Pour le lancement du Vendée Globe, le 8 novembre, nous avions invité une centaine de personnes. Le Secrétaire d’Etat devait même venir. » Entre-temps, un vent contraire a soufflé : celui de la pandémie et du reconfinement. Le skipper de LinkedOut, Thomas Ruyant est parti le 8 novembre, comme convenu. Mais il n’y avait personne sur le quai. Après l’Everest du Kilimandjaro, Jean-Marc participe à l’Everest des mers. Mais il garde les pieds sur terre. C’est Thomas Ruyant qui est à la manœuvre. Le 21 novembre, LinkedOut passe en tête de la course. Ce premier décembre, il est de nouveau second. Le skipper témoigne sobrement : « C’est un peu sauvage ! ». Il reste 33 000 km à parcourir (plus de 17 000 nm). Il n’est qu’à 400 km du premier, Charlie Dalin. Ils sont en train de passer le Cap de Bonne-Espérance. Jean-Marc n’en revient toujours pas qu’il soit passé premier. Tout reste à jouer. « Ce serait dingue qu’il termine premier, non ? ». La course est terrible, Kevin Escoffier vient d’être sauvé in extremis par Jean le Cam. Ce qui est certain, c’est que l’ivresse des profondeurs est bien là.

Texte et photos réalisés par Antoine Bordier

Projet de loi instituant un régime pérenne de gestion des urgences sanitaires : le gouvernement nous enfume

Interrogé hier soir sur ce projet de loi liberticide, Olivier Véran a essayé d’expliquer quelque chose, mais je n’ai pas tout compris, si ce n’est qu’il nous prend pour des jambons :

Concrètement, ce texte a été présenté en Conseil des ministres, lundi, par le premier ministre, Jean Castex. Il a été déposé quelques heures plus tard, en procédure accélérée, à l’Assemblée nationale. L’objectif du texte, selon le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, est de « nous préparer à la fin de l’état d’urgence sanitaire, le 1er avril 2021 » et d’« établir un cadre juridique durable face aux crises sanitaires ».

Olivier Véran, ministre de la Santé, a annoncé reporter le texte de plusieurs mois. Mais il figure bien à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale, à la séance du 19 janvier :

La saga des trois Cathelineau

« Du don jusqu’au pardon – La saga des trois Cathelineau ». C’est le titre de l’ouvrage de Philippe de Cathelineau. Un nom qui résonne encore dans certaines mémoires angevines et vendéennes.

  • Jacques Cathelineau, le colporteur-voiturier, devenu le 1er généralissime de l’armée catholique et royale en 1793.
  • Son fils Jacques-Joseph, assassiné en 1832 lors du soulèvement de la duchesse de Berry
  • et le général Henri de Cathelineau qui combattit aux cotés des Zouaves pontificaux et prit part à la guerre franco-prusienne de 1870. Une guerre dont nous commémorerons en cette année 2021, les 150 ans.

Philippe de Cathelineau a été interrogé sur RCF :

Délit d’opinion : le collaborateur du maire d’Evreux est viré au bout de 4 jours

Le maire LR d’Evreux Guy Lefrand avait besoin d’un nouveau collaborateur de cabinet. Formé à l’Institut Catholique Enseignement Supérieur, proche du sénateur LR Bruno Retailleau, ancien chef de cabinet de Brigitte Barèges (maire de Montauban), Antoine Vermeulen a commencé le vendredi 17 décembre.

Proche de Sens Commun, de la Manif pour tous, membre des Homen vendéens, militant pro-vie, le nouveau collaborateur du maire d’Évreux a été rapidement licencié. Le maire Guy Lefrand, pris à partie par les terroristes intellectuels du PS et LREM, a réagi dans un très bref communiqué :

« Suite à la découverte de publications antérieures à sa prise de fonction et ne correspondant pas aux valeurs de notre collectivité, il a été immédiatement mis fin au contrat d’Antoine Vermeulen ».

Emmanuel Camoin, conseiller régional RN et ex-conseiller municipal, a écrit sa « surprise » d’apprendre la mise à l’écart d’Antoine Vermeulen « sous le prétexte extraordinaire qu’il aurait des idées proches de celles du Rassemblement national (…) Son délit d’opinion n’est pas politiquement correct. » Emmanuel Camoin reproche à Guy Lefrand d’accepter « de se soumettre et nous ne saurons jamais si M. Vermeulen était compétent ou pas. »

Un jour à l’église, un autre à promouvoir l’euthanasie

Marine Brenier, député LR dans la cinquième circonscription des Alpes-Maritimes, commissaire aux affaires sociales à l’Assemblée nationale et membre de la Commission nationale d’investiture des Républicains, était le 19 décembre à l’église de Saint Martin Vésubie pour la sainte Barbe :

La même va déposer début janvier une proposition de loi pour légaliser l’euthanasie. Son projet prévoit :

L’aide active à mourir telle que définie dans le présent article signifie la prescription à une personne par un médecin, à la demande expresse de celle-ci, d’un produit létal et l’assistance à l’administration de ce produit par un médecin, dans un établissement de santé public ouprivé, à domicile accompagné d’une équipe de soignants spécialisés, ou dans un établissement d’une association agréée par la loi.

Toute personne majeure et capable, telle que définie par les articles 1145 et 1150 du Code Civil, en phase avancée ou terminale, même en l’absence de diagnostic de décès à brève échéance, qui se trouve dans une situation d’affection accidentelle ou pathologique avérée, grave, incurable et/ou à tendance invalidante et incurable, lui infligeant une souffrance physique ou psychique qu’elle juge insupportable ou la plaçant dans un état de forte dépendance qu’elle estime incompatible avec sa dignité, peut demander à bénéficier, dans les conditions prévues à cet article et aux suivants, d’une aide active à mourir.

Et l’ADMD se félicite :

Dans ce cadre, elle organise, conjointement avec les associations française et belge de l’ADMD, un voyage parlementaire de deux jours, les jeudi 14 et vendredi 15 janvier 2021, en Belgique, afin d’échanger avec des médecins, professeurs, avocats et parties prenantes, qui travaillent sur la fin de vie en Belgique. L’euthanasie y a été légalisée en 2002. Euthanasies d’enfants de 9 et 11 ans.

Pologne: une très bonne nouvelle dans l’ordre de la libération médiatique

De Bernard Antony :

Un coup de maître à Varsovie pour le patriotisme polonais et la liberté réelle de la Pologne: le groupe « Polska Press » qui était jusque là dépendant de l’immense « holding » de médias allemands « Verlagsgruppe » va enfin devenir réellement polonais. C’est en effet « Orlen », la très grande et prospère entreprise pétrolière dont l’état polonais est le principal propriétaire, qui a eu les moyens de l’acquérir. Orlen développe ses activités sur toute l’Europe centrale et orientale. Son patron, Daniel Obajtek est un fidèle de Jaroslaw Kaczynski, le leader du parti polonais au pouvoir P.I.S. (en français : « Droit et Justice »).

Jusqu’à aujourd’hui l’influence du capitalisme allemand pesait par trop sur l’information et la vie culturelle des Polonais, avec les mêmes lourdes influences que l’on connaît en France du lobby totalitaire LGBT et pro IVG.

Seule, « Radio-Maria » (Radio mais aussi télévision, groupe de presse, et université des métiers de la communication) y opposait une puissante réplique catholique et patriote. C’est avec beaucoup de joie, que nous y avons été reçus par deux fois pour de longues émissions par son fondateur, le père Rydzyk, qui fut si encouragé par Jean-Paul II.

La Pologne a connu les abominations conjointes des deux occupations génocidaires, nazie et soviétique et puis la longue nuit de cette dernière jusqu’à la victoire de son peuple sur le régime communiste à la fin du XXème siècle.  Elle résiste depuis au néo-totalitarisme de l’idéologie eurocratique, mondialiste, et de toutes les transgressions-inversions de l’ordre naturel.

Avec la Hongrie, elle constitue le roc de défense des libertés humaines et des valeurs chrétiennes autour duquel s’agrègent de plus en plus les autres pays de l’Europe centrale et orientale attachés à leur identité nationale et culturelle.

Aujourd’hui, avec 20 des 24 quotidiens régionaux, 120 hebdomadaires et 500 titres internet passant sous direction polonaise, la Pologne retrouve sa souveraineté médiatique.

Joyeux Noël et longue vie à cette Europe de la foi, du courage et de la liberté !

La famille Lefèvre revient avec Dormi Jesu

Pour continuer dans la lancée de la finale de l’émission La France a un incroyable talent, la famille Lefèvre interprète ce magnifique Noël venu tout droit de Norvège ! Une berceuse pour l’enfant Jésus, enregistrée au printemps 2020. Également appelé Hymne du berceau de la Vierge, “Dormi, Jesu” est une pièce méditative inspirée de la musique chorale d’Europe de l’Est. Images tournées à l’Eglise ND de Versailles en avril 2020 :

Le consensus selon Emmanuel Macron, défenseur du pays légal contre le pays réel

Dans un entretien fleuve publié dans L’Express, Emmanuel Macron abord un certain nombre de sujets comme l’identité, la crise sanitaire, le complotisme… Il est notamment interrogé sur la crise de la démocratie. Réponse :

Si crise de la démocratie il y a, c’est une crise de l’efficacité. Nous passons trop de temps à expliquer ce qui est impossible plutôt qu’à régler les problèmes concrets. Surtout, en quelque sorte, l’Etat “légal” l’a emporté. Ce qui compterait au fond serait de changer les textes, les lois, plus que de changer la vie des Français.

Pour recréer de la confiance, je crois au contraire qu’il faut une action qui ait véritablement une efficacité, un effet des mots aux choses. A ce titre, le deuxième confinement est un exemple d’efficacité car nous avons pris la décision au bon moment. Nous l’avons expliqué, les Françaises et les Français ont agi et, par leur action, ont réussi à casser le cycle du virus. Je suis très prudent et il faut toujours rester humble, mais nous sommes l’un des pays européens qui se porte le mieux face à cette épidémie à ce stade. Et cela grâce à l’action, la cohérence, et à un travail d’explication qui refuse l’espèce d’hyper simplification à la mode.

Mais pour revenir à la crise de la démocratie, il y a d’une part un besoin de mieux associer à la décision par la délibération (c’est ce que nous avons fait avec le grand débat puis la convention citoyenne). Il y a plus encore le besoin d’avoir des démocraties qui protègent et retrouvent de l’efficacité collective par l’engagement et le consensus. J’ai toujours fait ce pari, parce que le peuple français est un peuple extraordinairement politique qui cherche constamment à comprendre, le cours du monde et ce qu’il affecte.

La convention citoyenne, censée répondre aux problèmes des gilets jaunes, matraqués par la milice de Castaner, les fameux Black blocs… Tout le monde a aussi en tête les fameux états généraux de la bioéthique, qui ont vu un rejet majeur de l’extension de la PMA. Comme pour le referendum sur la Constitution européenne, le “pays légal” a piétiné cette délibération pour imposer de force cette réforme dont personne ne veut, hormis un lobby ultra-minoritaire. Aujourd’hui encore, en pleine crise sanitaire, alors que le gouvernement clame qu’il n’y a rien de plus urgent que de résoudre les problèmes liés au coronavirus, le Parlement poursuit l’examen du projet de loi sur la bioéthique. Emmanuel Macron prend le peuple pour un con…sensus.

La crèche de Noël de la Mairie de Melun n’est pas une atteinte à la laïcité

Communiqué des AFC de Melun :

La mairie de Melun a installé une crèche de Noël à l’Hôtel de Ville et comme chaque année certains s’en offusquent, notamment certains élus d’opposition et la Fédération des libres penseurs de Seine-et-Marne qui envisagent un recours en justice.

Loin d’abonder dans leur sens, l’AFC de Melun apporte tout son soutien à la mairie de Melun et remercie l’équipe en place pour cette belle crèche.

Nous rappelons tout d’abord qu’installer une crèche n’est pas un acte de prosélytisme religieux mais, comme le dit M Vogel maire de Melun, que la crèche « est un élément de notre histoire, du patrimoine ». Si les contestataires souhaitent à tout prix retirer toute référence religieuse de l’espace public, à quand le retrait des sapins et du père Noël dont l’image pourrait être vue comme une référence trop explicite à Saint Nicolas ? Qu’ils le veuillent ou non, Noël est une grande fête dans notre pays du fait de notre histoire chrétienne, nous ne pouvons pas garder Noël et effacer tout le reste. A ce moment-là nous ne fêterions plus Noël, tout simplement. Et s’ils souhaitent purement et simplement supprimer Noël, c’est que leur idéologie les intéresse plus que les réalités du terrain et les aspirations des Melunais. Qui peut se sentir blessé par la vue d’une crèche ? Un enfant posé dans une mangeoire et entouré de ses parents, de bergers venus le contempler.

Nous regrettons que par idéologie, des gens cherchent à tout prix à faire disparaître la crèche de Noël, qui véhicule un message de Paix et d’Espérance, pour faire de Noël une fête purement commerciale, au service des acteurs du mondialisme et de la grande distribution.

Condamné pour avoir cité la Bible à l’école primaire, le professeur est blanchi après 4 ans de sanctions

Après 4 ans de combat, la justice administrative donne enfin raison à Mathieu Faucher, ce professeur sanctionné pour avoir fait étudier la Bible à ses élèves.

Nous avions évoqué cette affaire en 2017 :

Un instituteur de Malicornay, dans l’Indre, a été suspendu par l’inspection académique pour avoir abordé avec ses élèves des passages de la Bible.

Cet enseignant, agnostique, avait décidé d’enseigner le « fait religieux » en s’appuyant sur des textes de l’Exode et quelques autres. En août 2019, le tribunal administratif a estimé que cette sanction était « disproportionnée » et a exigé sa réintégration. Cela aurait pu se terminer là. Mais les laïcistes du ministère de l’Education n’ont pas lâché l’affaire. L’Éducation nationale avait demande un nouveau jugement.

Le dossier est donc passé devant la Cour administrative d’appel de Bordeaux, qui a rendu sa décision le 17 décembre. Le professeur a été totalement blanchi :

« M. Faucher n’a aucun moment manifesté une quelconque croyance religieuse dans l’exercice de ses fonctions d’enseignant. » […] « Les textes bibliques ont fait l’objet d’une mise en perspective ainsi que d’une mise en relation avec d’autres textes. Et ils ont servi d’ouverture pour aborder des thèmes en rapport avec le programme d’éducation morale et civique. »

La mutation disciplinaire qui lui a été imposée par l’arrêté du 2 juin 2017 doit être annulée. Le professeur est satisfait de cette victoire :

« Avec une victoire comme ça, je suis plus remonté que jamais. »

Il souhaite mettre son expérience au service de ses collègues.

« La question de l’enseignement laïc du fait religieux. J’ai été sanctionné pour avoir travaillé sur un livre qui est un pilier de notre civilisation, ça interroge. […] J’ai fait de la culture et non pas du catéchisme. Rien que de la culture. Et les élèves en sont demandeurs. »

« L’administration ne tourne pas rond. Il aura fallu quatre ans et que la justice s’en mêle pour que, finalement, on reconnaisse que je n’avais commis aucune faute professionnelle. Cela signifie qu’il y a eu un grave dysfonctionnement dans la hiérarchie. »

La dictature pour cadeau de Noël

François Billot de Lochner décrypte le projet de loi évoqué hier :

Tout doucement, l’air de rien, à quelques jours de Noël, le Premier ministre Jean Castex a déposé en procédure accélérée hier, lundi 21 décembre, un projet de loi tout bonnement hallucinant. Aux sceptiques qui trouvent que nous exagérons, nous rappellerons que les régimes dictatoriaux ont traditionnellement comme arme privilégiée l’utilisation de l’état d’urgence et la suspension des garanties publiques pour pouvoir s’installer durablement, en toute quiétude et avec un semblant de légalité.

De quoi s’agit-il ? Le projet de loi prévoit le droit, pour le gouvernement, de ne plus consulter le Parlement sur les questions d’état d’urgence, ce qui lui octroie la possibilité de le maintenir indéfiniment. Le préambule est très clair : il s’agit de construire un cadre « pérenne », donc de s’installer dans l’exception. Il annonce la création d’un état de crise sanitaire qui pourra se déclencher et se proroger sur simple décret en conseil des ministres, le Parlement devant être simplement « informé ». Par ailleurs, le projet rappelle et conforte l’extension des pouvoirs exceptionnels attribués au gouvernement : « le Premier ministre pourra recourir à des prérogatives de police administrative extérieures au domaine strictement sanitaire ».

Mais le projet ne s’arrête pas là. Il « pérennise » – c’est le mot-fétiche du projet de loi – les restrictions à la liberté d’entreprendre ou à la liberté de circulation et annonce très clairement la couleur : le retour à la vie d’avant n’est ni pour demain, ni même pour après-demain, et il ne sera de toutes façons octroyé qu’aux seuls vaccinés. Les autres se verront parqués dans une catégorie discriminée, les assimilant à des sous-citoyens disposant de droits partiels : « Le Premier ministre peut (…) subordonner les déplacements des personnes, leur accès aux moyens de transports ou à certains lieux, ainsi que l’exercice de certaines activités (…) au suivi d’un traitement préventif, y compris à l’administration d’un vaccin. » Les pires scénarios de ceux que l’on taxait de complotisme il y a encore quelques jours, quelques semaines, se réalisent malheureusement les uns après les autres.

Après l’institutionnalisation du fichage des opinions politiques des Français, que nous avons immédiatement dénoncée, voici que l’espace de nos libertés se réduit encore un peu plus, et bien rares sont les voix autorisées à s’en offusquer. Les opposants au régime sont dénoncés, limogés, attaqués, à l’image du brillant Professeur Perronne, purement et simplement démis de ses fonctions à l’hôpital de Garches par l’AP-HP, mais le monde politique se tient coi.

Notre recours en référé-liberté contre le fichage sera plaidé au Conseil d’Etat demain, mercredi 23 décembre, à 15h, par notre avocat, Maître Frédéric Pichon. Nous pouvons gagner, et nous porterons l’affaire, s’il le faut, jusqu’à la Cour européenne. Avec le nouveau projet de loi de Jean Castex, le combat s’annonce encore plus difficile, car il emprunte la voie parlementaire. La seule opposition institutionnelle peut venir maintenant du Sénat. Il est prétendument aux mains d’une majorité de « droite ». Jouera-t-il la carte du courage et de la détermination à dire non ? Nous l’espérons de tout cœur. C’est le moment où jamais pour l’opposition officielle de montrer qu’elle sert à quelque chose.

Philippe Royer, un patron chrétien face à la pandémie

Article d’Antoine Bordier :

Philippe Royer est le président des Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens (les EDC). A l’origine, en 1926, ce mouvement s’appelait Confédération Française des Professions (CFP) et regroupait des syndicats d’employeurs chrétiens. Il a perdu depuis son caractère syndical. Aujourd’hui, les EDC sont un mouvement œcuménique rassemblant plus de 3 200 patrons et dirigeants. Ce mouvement est souvent consulté par les organisations syndicales. Interview d’un patron, qui parle librement de la crise, de sa foi et de ses raisons d’espérer.

L’année 2020 se termine, pouvez-vous nous dire quel est l’impact de la crise sanitaire sur votre activité et sur celle des membres des EDC ?

Philippe Royer : L’impact économique de la crise sanitaire est très différent selon votre secteur d’activité. Certains secteurs comme celui de l’informatique continuent à se développer, d’autres comme l’évènementiel, le tourisme, l’aéronautique, les commerces dits non essentiels sont fortement impactés. Ce qui est très inquiétant, c’est que notre pays est de plus en plus fracturé. Il devient même violent. La situation actuelle pose un vrai débat sur l’impossibilité imposée d’exercer sa liberté d’entreprendre. Et, sa liberté en générale. Bien sûr, que chacun se sent également responsable de sa contribution à la santé publique, mais cela ne peut se faire de manière imposer et sans concertation. Pour ce second confinement, il n’est pas possible d’évoquer l’effet de surprise qui pouvait se comprendre en mars dernier.

Quel est le regard et l’action d’un patron chrétien sur une telle crise ?

Philippe Royer : La première démarche d’un patron chrétien doit être de ne pas sombrer dans le pessimisme « A quoi bon ! » ou le fameux « tout est foutu ! », ces expressions ne devraient pas être de rigueur. Quand la raison peut légitimement conduire au pessimisme et au désespoir, le chrétien a lui un devoir d’espérance, cette petite flamme parfois bien petite tel qu’évoquait Charles Péguy. Pour les chrétiens, l’espérance, c’est de prendre conscience qu’en suivant le Christ, nous trouverons la paix et la consolation dans ces situations dramatiques, qui le sont de plus en plus pour certains. Et, surtout que nous sommes tous appelés au salut et à la vie éternelle. Cela doit nous donner une joie profonde, qui nous permet de faire face aux épreuves. Et, elles semblent s’accumuler en ce moment. Fort de cette paix intérieure, et, de cette espérance, il nous revient de mettre en route notre intelligence et de porter des adaptations et des changements de paradigme. Notre monde peut et doit changer pour s’adapter et trouver les bonnes solutions.  Là encore, au-delà du diagnostic, les Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens sont force de proposition en proposant une économie du bien commun qui réconcilie l’esprit et la liberté d’entreprendre, l’inclusion des plus fragiles et le respect de la planète. Nos 3 200 membres y travaillent au quotidien.

Plus personnellement, dans votre entreprise, quelles sont les mesures que vous avez mises en place pour assurer la bonne continuité de votre activité ? Avez-vous dû licencier ? 

Philippe Royer : Pour le groupe Seenergi que je dirige, l’impact du premier confinement a été réel. Mais c’était supportable, et, nous étions prêts à faire face à un second confinement. Nous avions prouvé que les mesures de prévention sanitaire mises en œuvre avaient été efficaces. Pour la Librairie Corneille Fnac, dont je suis le président, nous avions prouvé, également, cette capacité à prendre les mesures de prévention. Mais là notre destin dépend de mesures administratives. Nous avons dû, malheureusement, procéder à un licenciement économique de 3 personnes. Et, notre pérennité reste suspendue à une réouverture complète et durable. Beaucoup de commerces ressentent avec une grande violence ce manque de respect profond à leur liberté d’entreprendre, d’ouvrir, et, de vendre leurs produits et leurs services. Le rôle du politique est d’orienter ses décisions pour le bien commun. Or, nous sommes interrogatifs, car actuellement, la somme des décisions favorise un grand opérateur mondial du e-commerce (NDLR : Amazon) qui par ailleurs bénéficie d’un taux d’imposition qui fait rêver les commerces de proximité de la France entière.

Quelles sont vos perspectives pour 2021 et 2022 ?

Philippe Royer : Nous sommes entrés dans un cycle d’une dizaine d’années qui va nous amener à constater des chaos et des émergences. Notre rôle de dirigeants sera de faire partie de ceux qui accélèrent les émergences en vérifiant que celles-ci contribuent au bien commun. Entreprendre pour la maison commune, vivre en actes ce texte prophétique de « Laudato Si »  telle est notre feuille de route. Nous sommes clairement pour une économie de marché, mais elle doit être au service d’une raison supérieure. Le progrès est bon, s’il redevient au service des hommes et des femmes. A la croissance ultralibérale dopée à la consommation abusive d’énergies fossiles, il nous faut éviter l’effet de balancier de ceux qui voudraient une décroissance basée sur le fait de ne plus entreprendre. La réponse pour nous est de retrouver notre liberté d’entreprendre au service bu bien commun. De retrouver une croissance économique respectueuse de l’environnement et dont les fruits sont destinés à tous. 

Pendant cette crise de la Covid-19, certaines PME-PMI ont dû déposer le bilan. Le nombre de chômeurs et de pauvres augmentent. Cela vous inspire quoi ? Est-ce que vous êtes optimiste ou pessimiste pour la suite ?

Ce qui me choque, c’est qu’une partie de ce que l’on appelle « nos Elites » n’ont plus de considération et de compassion pour les plus fragiles. Il y aurait ceux qui réussissent et ceux qui ne sont rien. A une période où la France entière salue la mémoire du Général de gaulle, il nous faut retrouver ce sens du peuple et cette capacité à se réconcilier. Notre société doit lâcher son idolâtrie matérialiste pour redevenir plus humaine et plus spirituelle.

Quelle est plus exactement votre actualité ? Est-ce que les EDC sont à l’arrêt ?

Non, pas du tout. L’actualité des EDC est de continuer à accueillir des nouveaux membres qui cherchent une quête de sens, qui veulent faire partie de ces leaders serviteurs du bien commun. De nouveaux membres nous rejoignent, car ils ont compris qu’ils avaient un rôle à jouer, une responsabilité à engager. Nous sommes entrés dans une période clé avec une grande instabilité. Nous serons mobilisés et actif pour proposer un modèle de société respectueux de tous. Nous devons rester vigilants, car quelques milliardaires à la tête de sociétés très influentes et apôtres du transhumanisme rêvent de devenir plus influents que les Etats. Nous pensons par ailleurs, qu’il y a beaucoup trop de commentateurs du monde et qu’il faut agir concrètement auprès des plus fragiles, c’est ce que nous mettons en pratique avec Agir avec les EDC. Il s’agit, concrètement, dans toutes les régions de France, d’intervenir auprès de jeunes et de moins jeunes, auprès de personnes en difficulté, en situation de grande fragilité. Et, malheureusement, vous savez quelles sont de plus en plus nombreuses. Nous les parrainons, nous les soutenons, et, parfois, pour celles qui n’ont plus de travail, avec des associations partenaires, nous les remettons sur le marché de l’emploi.

Depuis, le 28 novembre les commerces qui ne sont pas « essentiels » sont de nouveau ouverts. Les bars, les restaurants et les hôtels restent fermés. Les fêtes de fin d’année approchent. Comment allez-vous les vivre ? Vous croyez au déconfinement ?

Oui, je suis ravi de ce déconfinement progressif, mais qui, malheureusement ne profite pas à tout le monde. Je nourris mon espérance dans la prière. Je suis convaincu que chacun a envie du meilleur et qu’il faut lui révéler ses talents. Aux EDC, il nous revient d’illustrer que nous ne sommes pas des utopistes irréalistes, mais des personnes, qui là où elles vivent, contribuent au bien commun. Un ami retraité me disait récemment qu’il sauvait des vies en restant chez lui. J’en comprends le sens en cette période pandémique, mais à titre personnel j’ai envie de lui répondre dire que depuis mars je passe mon temps à sauver des emplois, en allant au travail et en trouvant avec l’ensemble des salariés des solutions pour maintenir et développer notre économie tout en respectant les gestes barrières. Quant à Noël, j’aspire à le passer simplement en famille avec mes proches. N’oublions pas de s’émerveiller de tous ces bonheurs simples qui nous sont donnés gratuitement.

Texte et photos réalisés par Antoine BORDIER

A Lille, la joie de Noël se chante dans les rues

Avec l’Institut du Christ-Roi  :

Vaste entreprise chinoise d’espionnage en France ?

Entre la société chinoise Huawei et les États-Unis, une guerre fait rage. Depuis le 19 mai 2019 et suite à un décret du président Donald Trump, la Maison-Blanche a placé l’entreprise chinoise sur liste noire. Ainsi, aucune entreprise américaine n’a le droit de collaborer avec Huawei. Les sanctions américaines se sont multipliées, l’administration Trump les justifiant par les forts soupçons de collusion entre Huawei et le gouvernement et l’armée de Chine, les logiciels et le matériel de cette société pouvant être utilisés par Pékin à des fins de cyberespionnage ou de sabotage.

Certains ont (encore) estimé que Donald Trump nageait en plein délire.

Or, une note confidentielle du Secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale [service du Premier ministre] s’inquiète de la hausse des mariages entre des militaires affectés en terre bretonne et de jeunes chinoises venues faire leurs études à de l’Université de Bretagne Occidentale ou à l’École nationale supérieure de techniques avancées [ENSTA]. En outre, quand, sur 30 doctorants d’un laboratoire de recherche d’une grande école d’ingénieurs bretonne, dix sont de Chine et tous issus de l’Institut de technologie de Harbin, administré par une agence gouvernementale qui conçoit et achète tous les systèmes d’armes de l’Armée populaire de libération, il y a de quoi se poser des questions.

La localité de Rosnay, dans l’Indre, accueille l’un des quatre Centres de transmissions [CTM] utilisés par la Marine nationale pour communiquer avec ses sous-marins. Et ses émetteurs à très basses fréquences, qui font partie des plus puissants au monde, semblent intéresser la Chine, comme l’avait souligné le député Sereine Mauborgne, lors d’une audition de l’amiral Bernard-Antoine Morio de l’Isle, alors commandant des Forces sous-marines et de la Force océanique stratégique. Certaines implantations à proximité du CTM peuvent être considérées localement comme troublantes, avec la présence d’une université chinoise dans la base militaire jouxtant l’aéroport de Châteauroux, qui devait alors être rejointe par un centre d’entraînement pour les Jeux olympiques. Et Mme Mauborgne avait également cité l’achats de terrains agricoles à proximité, voire en bordure du site de la Marine.

Alors que les autorités françaises l’ont subtilement écarté des réseaux 5G en décourageant les opérateurs télécoms à utiliser ses matériels, l’équipementier chinois Huaweï, accusé d’avoir des liens avec le renseignement chinois, nourrit de grandes ambitions en France. Le 17 décembre, et après avoir inauguré son 6e centre de recherche en octobre dernier, dans le 7e arrondissement de Paris, l’industriel a fait part de son intention d’implanter une usine dédiée aux solutions technologiques de réseaux mobiles à Brumath [Bas-Rhin]. Selon l’industriel chinois, Brumath a été retenu à la faveur de critères clés pour un tel projet industriel : l’emplacement, la superficie et l’extensibilité, le parc industriel et ses infrastructures, l’environnement alentour et la disponibilité foncière.

Sauf que Brumath fait partie de la Communauté d’agglomération de Haguenau, où le 2e Régiment de Hussards, spécialiste du renseignement d’origine humaine a ses quartiers, de même que le 54e Régiment de Transmissions, dont la mission est de collecter du renseignement d’origine électromagnétique et de mener des actions de guerre électronique, ainsi que le 28e Groupe géographique qui recueille et exploite l’information géographique. Et, à une quarantaine de kilomètres de là, à Mutzig, on trouve le 44e Régiment de Transmissions, également spécialiste de la guerre électronique et du renseignement électromagnétique, ainsi qu’un site de la DGSE. Et Brumath n’est qu’à une petite vingtaine de minutes de Strasbourg, où est installé le Commandement du renseignement de l’armée de Terre et le Centre de formation interarmées au renseignement de la Direction du renseignement militaire.

Il a donc fallu que Huawei choisisse l’un des secteurs qui concentre le plus d’unités militaires – qui plus est sensibles – au kilomètre-carré…

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