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L’allongement du délai légal pour avorter sera examiné le 20 janvier au Sénat

La proposition de loi, qui allonge le délai légal d’accès à l’avortement de 12 à 14 semaines de grossesse, a été votée le 9 octobre en première lecture par les députés.

Elle sera examinée au Sénat dans le cadre d’une “niche” parlementaire du groupe PS, le 20 janvier. Le texte doit encore être inscrit formellement à l’ordre du jour du Sénat en conférence des présidents. La prochaine réunion est prévue mercredi.

Interrogé par le gouvernement, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) a rendu un avis positif à cet allongement du délai légal !

[…] En 2019, le nombre d’IVG en France était de 232 244, soit une grossesse sur quatre environ. Ce ratio est similaire à celui d’autres pays comme le Royaume-Uni ou la Suède, mais supérieur à celui de l’Allemagne ou des Pays-Bas. La moitié des IVG réalisées cette même année concernait des grossesses de moins de 6 semaines. 12000 femmes, soit 5,3% des IVG, ont eu recours à l’IVG durant les deux dernières semaines du délai légal (11 et 12ème semaine de grossesse).

Certaines femmes ayant dépassé la limite autorisée pour les IVG en France sont conduites à se rendre principalement dans trois pays (Pays-Bas, Royaume-Uni et Espagne) où les législations autorisent le recours à l’IVG au-delà de la douzième semaine de grossesse.

Jusqu’à très récemment, on ne disposait pas de données fiables sur le nombre de femmes ayant dépassé le seuil légal de l’IVG en France. Dans son travail préparatoire, le CCNE a abouti à estimer ce nombre à 1500-2000 femmes en 2018, nombre inférieur aux chiffres non référencés, mais pourtant régulièrement mentionnés dans de nombreux rapports. En ce qui concerne les raisons amenant les femmes à ce dépassement de seuil, une étude publiée en 20201 concernant 47 femmes de plus de 18 ans ayant eu recours à une IVG dans l’un des trois pays, souligne que 70% d’entre elles ont fait le diagnostic de grossesse après 14 semaines d’aménorrhée notamment en raison de de cycles menstruels irréguliers,, d’absence de signes cliniques de grossesse et parfois de persistance des menstruations.

Appliquer et faire respecter les lois en vigueur

Le choix des femmes de ne pas poursuivre leur grossesse doit être respecté et accompagné par les professionnels de santé dans le respect de la loi mise en place en France en 1975 (Loi Veil). Mais la pratique d’une IVG ne pouvant être considérée comme un acte médical ordinaire, le CCNE considère que la clause de conscience spécifique en souligne la singularité et est donc favorable à son maintien pour les médecins et les sages-femmes. Le CCNE estime néanmoins que le non-respect de la loi par les structures de soins ou les professionnels de santé, en particulier les délits d’entrave à l’IVG, doivent être sanctionnés. Le constat d’un nombre élevé d’IVG dans notre pays doit être mis en rapport avec un déficit d’information en particulier en milieu scolaire. Un rapport du CESE publié en 2019 constatant qu’un quart des établissements scolaires n’avait mis aucune action éducative sur la sexualité et les méthodes contraceptives allait jusqu’à évoquer « un déficit alarmant en matière d’éducation ».

[…]

Une IVG, comme toute intervention chirurgicale, comporte des risques. Les données publiées dans la littérature sur les risques concernant les IVG réalisées jusqu’à 22 semaines de grossesse montrent que, plus le terme est avancé, plus le pourcentage de complications obstétricales augmente, mais les complications graves demeurent très rares. Il n’existe que peu, voire pas de différence de risque pour la femme avortant entre 12 et 14 semaines de grossesse. Toutefois, si les IVG étaient réalisées dans cette période, elles nécessiteraient d’être pratiquées par des médecins correctement formés et qui accepteraient de le faire. De ce point de vue, une enquête réalisée par le Collège national des gynécologues et obstétriciens français en octobre 2020 auprès de 783 gynécologues obstétriciens indique que 37,3% d’entre eux les réaliseraient si la loi les y autorisait. Il est à noter que de nombreux médecins généralistes pratiquent également des IVG.

En fondant sa réflexion sur les principes d’autonomie, de bienfaisance, d’équité et de non malfaisance à l’égard des femmes, le CCNE considère qu’il n’y a pas d’objection éthique à allonger le délai d’accès à l’IVG de deux semaines, passant ainsi de 12 à 14 semaines de grossesse.

Devant les défis colossaux à relever pour défendre les plus petits, la Marche Pour la Vie se tiendra le 17 janvier 2021.

Zemmour : le joueur qui s’est senti insulté le jour du match est un militant islamiste. Il a sauté sur l’occasion

A noter que le replay de cette émission est absent du site de Cnews…

La crèche vivante de Toulouse organise un concert de carillon

Organisée par l’Association Vivre Noël Autrement, pour sa 8e année consécutive, la crèche vivante dans sa version habituelle aurait dû se tenir dans les rues du centre-ville de Toulouse à l’approche de Noël.

A la place, la Crèche vivante de Toulouse organise un concert de carillon depuis Saint-Sernin samedi 12 décembre Place Saint-Sernin de 16h00 à 16h30

Un carillonneur se produira pendant une demi-heure dans le clocher de Saint-Sernin afin de faire résonner les airs de Noël dans les rues de Toulouse. Cet évènement permettra aux promeneurs, commerçants et toulousains en quête de courses de s’offrir une petite halte musicale, adaptée aux conditions sanitaires en vigueur. Une vidéo différée sera proposée sur la page Facebook de l’association.

A défaut de pouvoir proposer un spectacle en chair et en os, les chérubins ont pris la pause afin d’offrir aux passants une crèche en image. Une banderole rappelant le sens historique et traditionnelle de Noël sera affichée à Saint-Sernin le temps des festivités de Noël. De plus une autre banderole sera exposée le samedi après-midi place Saint-Georges.

L’unité Covid-19 de l’hôpital de Vire (14) ferme ses portes, faute de patients… mais la fin du confinement voit arriver des règles plus strictes

Jean Castex a annoncé hier soir une étrange fin du confinement :

“Le 15 décembre, nous passerons à une nouvelle étape, mais les règles seront plus strictes”.

L’objectif sanitaire fixé pour le 15 décembre ne serait pas atteint. Et le Premier ministre annonce déjà une 3e vague :

“Dès lors que nous ne serons pas à 5000 contaminations journaliers, dès lors que les chiffres ne baissent plus, il est de notre devoir d’adapter les mesures que nous avions prévues. Nous devons éviter une troisième vague”.

  • Les salles de spectacle restent fermées 3 semaines supplémentaires.
  • Le protocole et la jauge des personnes accueillies seront inchangés dans les lieux de culte.
  • Un couvre-feu de 20h à 6h sera instauré dès le 15 décembre. Les voyous du 31 décembre le respecteront-ils ?… “Plus de 100 000 policiers et gendarmes seront mobilisés”, a précisé Gérald Darmanin
  • L’attestation de déplacement ne sera plus nécessaire, sauf aux horaires de couvre-feu. Les motifs de dérogation au couvre-feu sont les suivants : “motifs professionnels ; motifs familiaux impérieux ; raisons médicales ; personnes en situation de handicap et leur accompagnant ; assurer les besoins des animaux de compagnie.
  • Le couvre-feu est instauré pour le Réveillon du 31 décembre à partir de 20h, mais pas pour le 24 décembre.

La situation sera réévaluée le 7 janvier.

Pourquoi ces règles drastiques, alors que le nombre de malade est en forte baisse ? 34 patients sont hospitalisés dans les différentes unités Covid du Groupement hospitalier territorial (GHT) des collines de Normandie, qui comprend les hôpitaux de Flers, Vire (Calvados) et le Chic des Andaines. Du côté de Vire (Calvados), l’unité Covid-19 a fermé ses portes, faute de patients hospitalisés. Le 20 novembre, 12 patients y étaient hospitalisés. Il y a cinq jours, seule une personne y était suivie. Et c’est pour cela que la France est bloquée.

Voici l’intervention du Pr Raoult du 8 décembre :

 

Hold-Up : Les Producteurs contre attaquent

Après la réception médiatique du film Hold-Up, Pierre Barnérias (Réalisateur) et Christophe Cossé (Co-Producteur) contre attaquent.

Projet de loi confortant les principes républicains : menace sur la liberté de culte

Le Conseil National des Evangéliques de France a formulé quelques remarques sur le projet de loi confortant les principes républicains, présenté hier en Conseil des ministres. Outre la menace sur la liberté scolaire, que nous avons longuement évoqué, ce projet s’en prend à la liberté de culte :

Adossée à la liberté d’association, la liberté de culte permet actuellement aux individus d’exercer le culte en France, librement à titre individuel en vertu de la liberté de réunion ou en formant des associations selon les lois de 1905 (associations cultuelles) et 1907 (via des associations de loi 1901) ainsi que selon le code civil local en Alsace Moselle.

Le projet de loi entend, par son titre II, garantir le libre exercice des cultes. L’objectif ne nous semble pas atteint, mais plutôt empêché par les nouvelles dispositions envisagées.

Seules deux propositions du projet de loi vont dans le sens de la garantie de la liberté de culte : le retrait du droit de préemption urbain sur les édifices cultuels (art.35) et la possibilité, pour les associations cultuelles de détenir des immeubles de rapport obtenus à titre gratuit (art.31 ). Les autres dispositions du titre II constituent une modification substantielle du régime de l’exercice du culte qui risque de provoquer l’effet contraire du but recherché.

Selon notre expérience et pratique des associations cultuelles ou de la loi de 1901, des contraintes trop lourdes, jugées inacceptables ou entravant la liberté de culte par les fidèles et responsables associatifs, risque de conduire vers une réorganisation des cultes sous une forme non administrée, en association de fait ou en vertu de la liberté de réunions des individus. 

En effet, le titre II prévoit :

d’une part, un dispositif renforcé de contrôle de l’exercice du culte en France par l’État puisque tout exercice associatif devra être déclaré en préfecture, les associations cultuelles devront faire constater leur cultualité en préfecture et ce, pour une durée de 5 ans

et d’autre part, une possible entrave à l’exercice du culte par des obstacles administratifs : la déclaration supplémentaire des dons ouvrant droit à reçus fiscaux, la comptabilité analytique, le recours aux commissaires aux comptes sans seuil de nomination, la déclaration des fonds perçus de l’étranger dès 10 000 euros. 

Cela présenterait un “coût d’entrée” pour l’exercice du culte. S’il devient trop élevé pour des petites et moyennes structures, gérées en général par des bénévoles et financées sur fonds privés des membres eux-mêmes, les acteurs de terrain se réorganiseront autrement.

Nous proposons d’une part, de sortir de ces obligations les associations qui exercent le culte à titre uniquement exceptionnel, et d’autre part que la soumission aux obligations de certification comptable soit proportionnée aux ressources des associations, en correspondance avec des seuils déjà existants (seuil de nomination d’un commissaire aux comptes par exemple).

Il conviendrait, pour maintenir la proportionnalité des mesures, d’établir soit des effets de seuil de ressources (ex: seuil de recettes lucratives ou en rapport avec le seuil de recours au CAC) soit une forme d’exemption pour des associations présentant des risques faibles en matière de sécurité publique ou au travers du recours à une liste d’états déjà sur “liste noire” dans le cadre du blanchiment d’argent ou du risque terroriste (TRACFIN). Une autre voie serait de limiter ce contrôle aux opérations les plus sensibles, par exemple le  financement des lieux de culte.

S’agissant des dispositions renforçant la police des cultes, nous nous étonnons que le projet de loi établisse un “droit spécial” concernant les cultes. Cela concerne les possibilités de fermeture administrative et la liberté d’expression. D’ailleurs les dispositions générales s’appliquent aujourd’hui déjà aux cultes, qu’il s’agisse des articles 212-1 et 227-1 du Code de la sécurité intérieure ou de la loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881.

Les pouvoirs du représentant de l’État seraient étendus, notamment par une mesure de fermeture des lieux de culte (art.47), ce qui affecte l’exercice des libertés fondamentales. Nous souhaitons rappeler la vigilance nécessaire concernant la légalité de la décision administrative et des voies de recours. Nous recommandons que le représentant de l’Etat saisisse le juge, dans le respect de la séparation des pouvoirs, avant de prendre une décision de fermeture temporaire d’un lieu de culte.

S’agissant d’apprécier des limites de la liberté d’expression (art.42), nous rappelons la nécessité de la sécurité juridique des administrés.

Nous notons que plusieurs dispositions étendent les responsabilités des associations cultuelles ou de leurs dirigeants au-delà du lieu de culte dans des contours flous (“abords des lieux de culte”, “locaux dépendant”) ou en dehors de leur possible contrôle. Des précisions sont là-aussi indispensables afin d’apporter cette même sécurité juridique aux administrés

Par ailleurs, afin de garantir le libre exercice des cultes, il nous semble primordial de mettre en valeur le principe de libre organisation des cultes, corrolaire de la liberté de pensée, de conscience et de religion, pour éviter des plaintes non justifiées en matière de discrimination, en particulier, dans le cadre du fonctionnement et des services rendus par les cultes (choix des ministres du culte et des diacres, services religieux rendus aux fidèles). Concernant l’enseignement de la doctrine religieuse, nous rappelons que l’Etat ne peut s’en faire le juge ou le censeur en vertu du principe de laïcité, qui se fonde sur la liberté de pensée, la séparation de l’État et des cultes et le pluralisme de convictions . 

Mgr Jean-Luc Garin, nommé évêque de Saint-Claude

Le pape François a nommé Monseigneur Jean-Luc Garin évêque de Saint-Claude suite à la vacance du siège due à la nomination de Monseigneur Vincent Jordy comme archevêque de Tours. Monseigneur Jean-Luc Garin était jusqu’à présent doyen des Rives-de-la-Deûle et curé de la paroisse de la Trinité à Lambersart. Il a été supérieur du Séminaire de Lille.

M. Macron sur BRUT : avec un ami pareil, la France n’a même plus besoin d’ennemis

L’acmé. Le point d’orgue : après plus de trois ans d’exercices oratoires divers et multipliés, adresses aux Français, allocutions, présentations, hommages, commémorations, pensez donc : 2h20 du Président Macron qui dialogue dans un live exceptionnel avec la communauté Brut (surtout dans un contexte de lutte contre le communautarisme) ! M.Macron l’a dit, il ne considère pas la jeunesse comme une cible électorale. Nous voilà rassurés. Surtout quand il ajoute : « Les jeunesses françaises sont plus exigeantes que les autres en terme d’authenticité ». Ceux qui pensent que ça pourrait être racoleur ont mauvais esprit.

D’abord, un mot sur le partage de ce temps : 45 minutes sur les violences policières ; puis 30 minutes sur la laïcité, la place des immigrés et qu’est-ce qu’être Français ; 25 minutes sur le Covid (et la réouverture des facultés), 20 minutes sur l’environnement. Pour terminer par 20 minutes sur du divers (place des femmes dans la société, les sans-abri, le sort des Ouïghours). Du positif ? De la hauteur ? De la vision ?

D’autant plus que M.Macron apporte à son auditoire une vue tout à fait désespérante du monde (54’) :

« Cette génération qui est née avec le terrorisme des tours, qui s’est pris une des plus grandes crises économiques et financières en 2007-2008, après a pris le terrorisme ; qui est la génération qui a eu à connaître la conscience du drame climatique et qui maintenant vit à la fois le terrorisme qui revient dans notre pays, la plus grande pandémie qu’on a vue ces dernières décennies. Il y a quand même de quoi se poser des questions personnelles et géopolitiques ».

A cela, il faut rajouter la violence, qu’il cite souvent, les précarités diverses y compris la schiappienne précarité menstruelle. Reconnaissons qu’il évite quand même de parler du formidable déséquilibre économique et social qu’il a soigneusement créé et entretenu par sa gestion de la crise sanitaire.

Pendant ces 2h20, nous avons retrouvé tous les incontournables tant de la rhétorique que de la pensée macroniennes mais en encore plus développés. C’est ce qui fait l’intérêt de l’entretien. Comme c’était long, pour permettre un répérage à ceux qui parfois pourraient douter des dires présidentiels, nous avons indiqué des nombres figurant sous la forme suivante (23’) pour retrouver le moment de l’entretien présidentiel auquel les propos rapportés ont été prononcés. De plus, nous avons entrecoupés les larges extraits de quelques commentaires et illustrations.

Les incontournables de la rhétorique macronienne :

  • Les « Moi, je pense que » sont bien sûr nombreux. On ne les a pas comptés. Et reprendre 2h20 de discours macronien pour arriver à ce décompte était au-dessus de forces humaines moyennes…
  • Les Celles-zé-ceux et toutes-celles-zé-tous-ceux (là, on a compté : environ 25), les policières zé policiers (une petite dizaine), les femmes zé les hommes, chacune-né-chacun, certaines-zé-certains et un exceptionnel  je respecte les chinoises-zé-les chinois», qui rendent l’audition d’un développement macronien à peu près aussi agréable que la lecture en écriture inclusive d’un tweet d’Audrey Pulvar, adjointe à la mairie de Paris en charge de… l’agriculture..

  • Des emballements dans l’expression orale qui embarrassent : est-ce simplement une maladresse d’oser dire « le jeune homme qui a été assassiné» (49’) en parlant du tchétchène abattu après avoir décapité M.Paty ? En tout cas, cela permettrait de commencer à comprendre ce qui s’est passé en Tchétchénie pour l’enterrement de ce jeune homme :

  • Que signifie « ce sont des histoires en fait avec plein d’harmoniques» en parlant des destins des immigrés arrivés en France ?
  • Dire « Je veux remettre de l’enseignement de l’arabe» signifie-t-il qu’il y en a eu beaucoup et qu’on l’a supprimé ?
  • Que signifie, là-aussi, l’expression « La France est un pays-monde en quelque sorte» ?
  • Est-il bien sérieux de proposer : « Si on fait des contrôles [de police] en proposant qu’il y ait des citoyens témoins qui soient là, membres d’association, on peut recréer la confiance» ?
  • A propos de l’article 24 de la proposition de loi de sécurité globale et des accusations de diminuer les libertés en France (44’), est-il raisonnable (« On n’est pas la Hongrie, la Turquie ou autres ») de mettre ces deux pays dans le même sac ? Au risque de s’attirer le tweet ci-dessous, provenant d’une organisation sans doute plus proche du gouvernement hongrois que de Georges Soros :

  • Que signifie enfin : « Très sincèrement, en France, est-ce que les libertés sont réduites ? … On a décidé de les réduire pour faire face à l’épidémie. Ca oui, malheureusement pour nous tous et je suis le premier à le regretter. Mais c’est ce qui nous a permis de tenir et de l’agacer [sic. C’est ce qu’on a compris] cette épidémie» ?
  • Un dernier point sur le phrasé macronien : même pour de l’oral, il est relâché, et le mettre par écrit implique de temps en temps d’accepter une syntaxe très approximative.

Les incontournables de l’analyse macronnienne : Tellement nombreux. Essayons d’aller dans un mode crescendo, du quasi-anecdotique au fondamental par rapport à ce qui nous importe, la France.

L’usage des plateformes internet. L’alpha et l’omega de toute politique macronienne pour laquelle il n’y a pas de problème qui ne soit soluble dans un Numéro Vert. Dans l’entretien, cet usage est cité à propos des aides pour les jeunes (« D’abord un conseil : il y a une plateforme qui a été créée, Un jeune, une solution, qui est vraiment très bien faite et très simple »), à propos des violences faites aux femmes (« on a la plateforme 3919 ») et l’annonce (sur laquelle on revient plus loin) de la mise à disposition à partir de janvier 2021 d’une « plateforme nationale avec un numéro d’appel » [sans doute un exploit technologique] pour permettre la dénonciation des contrôles d’identité jugés discriminatoires.

La mobilisation d’un pognon de dingue : sur l’écologie : « on a mis beaucoup d’argent » ; rappel des deux milliards d’euros dépensés par an sur l’hébergement d’urgence ; rappel du programme « un jeune, une solution » doté de 6,5 milliards d’euros. L’argent comme s’il en pleuvait.

L’islam, ce n’est pas un problème (1h06’). C’est ce que dit M.Macron [en réponse à la question : « Il y a une question qui remonte beaucoup, c’est la critique de l’islam » (et la journaliste d’évoquer alors l’affaire Mila et les menaces de mort)] :

« La France n’a pas de problème avec l’islam, elle a même une relation de longue date ; nous sommes un des premiers pays à avoir traduit le coran. Nous sommes un pays qui a toujours eu un dialogue avec des théologiens de la religion  [M.Macron en profite pour mettre sur le même plan deux situations pourtant sans commune mesure].  Nous avons aujourd’hui en France une situation, qui est une situation là aussi de violence permanente, qui donne le fait qu’une jeune fille va dans une émission grand public chanter avec le voile, elle est conspuée, elle doit partir, Mennel ; et que, quand vous avez une jeune fille qui est critiquée sur les réseaux sociaux, elle est harcelée, elle ne peut plus aller dans une école, Mila [Le point principal à savoir les menaces de mort est discrètement laissé de côté par M.Macron]. Ca vous montre notre forte violence dans la société et le moins bon usage des réseaux sociaux et de la violence qui s’est installée autour de la religion et en particulier de l’islam [Et ça, c’est fort, parce que ce n’est pas l’islam qui a installé la violence, c’est la violence qui s’est installée en particulier autour de l’islam, qui devient presque victime]. Mila est la victime de quoi ? De gens qui considèrent qu’en France on n’avait pas le droit de critiquer une religion ».

« Des gens » ? Lesquels ?

M.Macron est ensuite (49’) interrogé sur le projet de loi en préparation sur les principes républicains, avec la constatation de départ de jeunes éduqués à l’école publique et qui sont embarqués dans le djihadisme et la question associée : « Qu’est-ce qu’on a raté ? »

Réponse :

« Le jeune homme qui a été assassiné, qui a commis cet acte terroriste à l’égard de Samuel Paty, était certes d’origine étrangère, mais il était sur le sol français depuis qu’il était tout petit… Le mal est en nous. Et donc quelque chose s’est installée dans nos civilisations, dans nos sociétés qui fait que certains de nos jeunes ou moins jeunes sont attirés par quelque chose qui va les séparer du commun [et ce quelque chose, c’est quoi ? Pas l’islam, mais : ] Cette idéologie islamiste, et pas islamique, islamiste, c’est-à-dire ceux qui utilisent la religion qu’est l’islam, font une idéologie qui consiste à dire : les valeurs de la république ne sont plus les miennes » (52’)

L’islam est tellement peu un problème qu’à un moment, M.Macron se laisse aller à dire à propos des résultats de la convention citoyenne sur le climat : « je ne vais pas dire parce que ces 150 citoyens ont écrit un truc, c’est la bible ou le coran ou que sais-je. Dans la période si tendue qu’on connaît, je préfère pas prendre même ces comparaisons ». Vous croyez qu’il craint vraiment les réactions de catholiques même traditionalistes (vous savez, ceux quand même capables de faire la différence entre le nombre 30 et le pourcentage 30%) ? Alors, d’où vient cette violence (évoquée à de nombreuses reprises dans l’entretien) ?

On comprend que la violence vient de ces Français (mais lesquels ? De souche ?) violents, racistes, discriminateurs, pas bienveillants du tout et manquant de reconnaissance. Et les policiers forcément leur ressemblent (21’).

Bien évidemment, on ne vous mentira pas, à aucun moment M.Macron ne parle ainsi : de ces Français qui se sentent appartenir à l’histoire de France, ceux qui aiment la culture et la civilisation françaises ceux qui sont de pensée française, d’esprit français. Les Français de souche quoi, avec même –pour parler comme E.Zemmour- les Français de branche. En réalité, on a même l’impression que ces Français sont invisibles pour le Président de la république, inexistants, sauf sous forme d’insuffisances et de défauts :

« Il y a de la violence dans la société. Il y a du racisme dans la société aujourd’hui en France, c’est un fait ».

M.Macron tente cependant une analyse :

« La société est devenue plus violente et la police est embarquée dans ce cycle de violence. Pourquoi il y a de la violence dans les quartiers ? A cause du trafic, des stups ».

Et de rappeler son plan stup  « pour essayer d’aller à la racine, pour calmer [sic !] les choses… Ensuite, on a de la violence urbaine qui s’est installée… On a vu partout en Europe cette violence monter ». C’est comme pour la gestion du covid : si c’est partout en Europe, c’est qu’on n’y est pour rien en France.

Mais M.Macron quitte vite la drogue pour revenir à ces Français qui eux ne sont pas immigrés mais sont si discriminateurs :

« Quand j’écoute les jeunes ou moins jeunes, en tout cas, celles et ceux qui ont une bonne raison d’être discriminé parce qu’ils sont maghrébins, maghrébines ou d’origine maghrébine, parce qu’ils sont noirs, leur couleur de peau, leur allure, leur quartier, tout fait que tout est prédisposé, ils se sentent discriminés. Et ça commence comme ça… C’est vrai qu’aujourd’hui, quand on a une couleur de peau qui n’est pas blanche, on est beaucoup plus contrôlé, et encore plus d’ailleurs quand on est souvent un gars. Parce qu’on est identifié comme étant un facteur de risque, de problème ».

Comme le remarque M.Zemmour (Face à l’info, CNEWS, le 7/12) :

Et encore M.Bilger de faire remarquer :

« Le président de la République a dénoncé les contrôles au faciès. Il devra expliquer cependant comment, dans certaines cités sensibles où la police est généralement très mal accueillie, contrôler des Blancs quand il n’y en a pratiquement pas un seul ou inventer une couleur de délinquance qui répondrait à son humanisme ? »

Ces Français qui n’ont pas le talent d’être immigrés, en plus ne sont pas accueillants (54’) :

« Moi je pense que notre société, en particulier notre pays qui a ce rapport très particulier à l’Afrique et à l’histoire, n’a pas pensé son passé [pas accueillants et donc stupides pour compléter le tableau… Chacun sait bien que l’histoire n’est pas une passion française. En Algérie, c’est sans doute mieux]. Ce n’est pas non plus une culture de l’excuse. C’est une culture de la vérité. Nous avons des millions de nos jeunes et moins jeunes qui sont issus, soit en première génération, en deuxième ou troisième , du continent africain. Et je pense qu’on n’a pas su leur parler. Leurs parents sont souvent venus d’ailleurs pour des raisons économiques, pour aider à reconstruire la France, pour faire les métiers les plus ingrats qu’on ne voulait plus faire. On ne les a pas d’ailleurs toujours très bien reconnus et traités, pas formidablement intégrés. On les a souvent mis dans les mêmes quartiers ».

Du coup :

« Ceux qui ont cette idéologie [islamiste] prospèrent sur quoi ? Eh bien, sur nos échecs, et nos échecs, c’est le ressentiment qui est né d’une partie de la population pour des raisons culturelles, historiques, c’est-à-dire l’échec de l’intégration à la française, qui est une construction imaginaire qui est au fond « qu’est-ce que c’est qu’être français ?… On a laissé penser à beaucoup de nos jeunes ou moins jeunes qu’au fond ils n’étaient pas une part de France…  C’est ces discriminations à l’embauche, au logement, elles nourrissent ce ressentiment. Et un moment, tout ça, rien de tous ces facteurs ne justifie ni ne permet d’excuser ce terrorisme. Mais il permet de l’expliquer pour partie et de le déconstruire » (52’).

Alors comment s’étonner après des violences policières et des contrôles au faciès ? Parce qu’il faut vous dire, les trois animateurs de l’émission n’ont eu de cesse de faire prononcer à M.Macron l’expression :

« Vous n’avez pas dit, vous n’avez pas utilisé le terme de violences policières ».

Alors M.Macron de répondre :

« Je n’ai aucun problème pour dire qu’il y a des violences policières, mais je n’aime pas donner crédit à un concept. Il y a de la violence dans la société. Il y a du racisme dans la société aujourd’hui en France, c’est un fait. Et donc, comme on a une police qui est à l’image de la société, on a des membres de la police qui ont des comportements violents qu’il faut pouvoir traquer et sanctionner et qui ont des attitudes racistes qui ne sont pas acceptables. Mais est-ce que pour autant, c’est l’institution qui est concernée ? Je réponds non. Je fais ce distingo entre des individus et on doit corriger ça, et  être intraitable, et une institution et un ensemble… On veut installer l’idée qu’il y a une violence consubstantielle à la police. Je suis contre ça, d’abord parce que ce n’est pas vrai. C’est une manipulation. Je n’ai pas de problème à le redire. Mais je veux le déconstruire. Il y a des violences de policiers, c’est tout à fait vrai ».

Et plus loin : « je n’ai pas de pudeur de gazelle sur le sujet. Je suis prêt à parler de violences policières » (26’)

C’est là que resurgit la fameuse plateforme internet. En effet, pour empêcher la violence policière, M.Macron copie M.Darmanin en citant la nécessité de revoir formation et encadrement sur le terrain des forces de l’ordre. Mais il ajoute :

« troisième chose, mettre de la transparence. C’est la généralisation de la caméra. On a besoin aussi d’avoir davantage de médiateurs qui vont aider à la désescalade, qui vont parler, un entre-deux ».

Et enfin le clou face à la discrimination :

« Le seul moyen de bouger, c’est de faire ce qu’on a su faire sur d’autres violences ou d’autres sujets sensibles, c’est de mettre en place une plateforme commune pour que les gens puissent dénoncer de manière très simple et nationale (23’). Et donc, ce qu’on va mettre en place à partir de janvier prochain, c’est deux choses : D’abord, un grand sondage. SOS Racisme l’avait proposé il y a quelques mois. On a trop tardé à le faire. Un grand sondage à partir de janvier, sur une plateforme internet, où les gens pourront aller dire en quoi ils sont discriminés et où ; contrôle au faciès, logement, emploi, le quotidien de la vie. La deuxième chose, sur les contrôles, on va mettre en place une plateforme nationale avec un numéro d’appel, la possibilité de signaler et ce sera géré par l’Etat, le défenseur des droits et les associations compétentes en la matière, en particulier la LICRA. C’est une plateforme de signalement…. On va le mettre en place début janvier. Ca va prendre du temps, comme tous les grands changements sociaux »…

C’est ce que Mme Schiappa, qui a quitté la précarité menstruelle pour la citoyenneté, appelle dans une réponse à un député le 8 décembre « manifester son soutien à l’institution qu’est la police républicaine », accusant même le député l’ayant questionnée de « jeter de l’huile sur le feu et d’attiser les divisions et les haines ».

Etre immigré ou d’origine immigrée  (d’Afrique s’entend), c’est une chance pour la France. Et d’abord, ces personnes parlent souvent arabe et c’est une richesse. M.Macron le dit et le répète :

« On a énormément de jeunes dont les familles parlent arabe, parfois les deux parents, dont la culture familiale est en langue arabe, et qui à l’école ont le français. Ils vont quand même continuer à perfectionner leur langue maternelle, familiale, ben du coup à l’extérieur, parce que la république leur offre peu d’enseignement en arabe. On est en train d’améliorer les choses, les chiffres s’améliorent ».

Petit rappel de l’article 2 de la Constitution française :

Retour à M.Macron :

« Il y a des associations qui de temps en temps vont leur expliquer un projet séparatiste et utilisent l’enseignement de l’arabe pour les détourner de la république. Et moi, je crois à ce que j’appellerai une politique de reconnaissance (58’). Quand vous connaissez l’arabe, ou que votre famille parle arabe en France, c’est une chance pour la France ».

Suscitant la réaction de M.René Chiche, professeur de philosophie et vice-président d’un syndicat de professeurs :

M.Macron continue sur sa lancée :

« Ca a quelque chose à apporter à notre pays, dans la vie de tous les jours, pour connaître la littérature, pour l’enseigner à d’autres, pour pouvoir voyager, pour pouvoir commercer, pour rendre le pays plus fort. En quelque sorte, on a refoulé les langues étrangères de celles et ceux qui étaient issus d’autres pays, qui appartenaient à des diasporas. C’est vraiment un processus de refoulement. Je veux remettre de l’enseignement de l’arabe qui est une des langues parlées par ces jeunes dans leur famille, dans la république pour éviter que ce soit détourné par d’autres mais aussi pour reconnaître cette part ».

Il passe ensuite au sujet d’un travail de réconciliation des mémoires :

« il faut avoir une histoire partagée, sinon ces mémoires ne se parlent plus. Et moi je pense, c’est d’expliquer à toute cette jeunesse qui se chercher de dire d’abord : « la république vous reconnaît. Vous êtes des enfants de la république et vous êtes une chance pour elle. Et donc votre histoire individuelle est une partie de notre histoire collective »».

Remarque là encore pleine de bon sens de M.Messiha :  


M.Macron enchaîne :

« Au fond, quand on parle d’identité française, cette identité, c’est la grande histoire qu’on connaît tous, mais c’est aussi des tas d’histoires tressées que toute cette jeunesse porte par son aventure familiale. Et donc il faut savoir reconnaître ces mémoires, les partager. Et donc la reconnaitre dans nos programmes d’histoire beaucoup mieux qu’on le fait ; la reconnaître dans nos musées, la reconnaître aussi avec tout le débat sur les statues ».

Autre commentaire pertinent d’E.Zemmour :

« Il y a une histoire de France et devenir Français, c’est s’approprier cette histoire de France. Les enfants de l’immigration italienne ne nous ont pas bassinés parce que François 1er les avait envahis, parce que Louis XII les avait envahis, parce que Bonaparte les avait envahis. Ils n’ont pas demandé une reconnaissance. Les enfants de l’immigration italienne se sont appropriés l’histoire de France, ont estimé que Bonaparte était leur grand homme, que François 1er était leur grand roi. C’est ça, devenir Français. Ce n’est pas imposer sa propre histoire aux Français. Ca, ça s’appelle une colonisation »

M.Macron poursuit :

« Il y a toute une part de notre histoire collective qui n’est pas présentée. Il y a toute une part de notre histoire qui parle à une jeunesse qui est noire, qui est d’ailleurs, noire venant d’Afrique ou noire ultra-marine, maghrébine ; ils ont leurs héros. On ne les a pas reconnus, on ne leur a pas donné une place ».

La part d’Afrique que la France a en elle, on aura reconnu une obsession macronienne qui l’amènerait presque à parler comme un vulgaire quatrième arbitre de match de football en compétition UEFA :

« Ce que je voudrais, c’est que justement les historiens mais aussi notre jeunesse et toutes celles et ceux qui se retrouvent dans ces histoires un peu fragmentées, fracturées, mais qui pour moi sont une richesse parce que ce sont des histoires en fait avec plein d’harmoniques, qu’ils puissent les choisir » (1h02’)…. Moi, j’aimerais qu’il y ait une sorte d’appel à la contribution collective et qu’on essaie d’identifier 300 à 500 noms et que d’ici au mois de mars, on les ait ; que ce soit nourri par toute la jeunesse et ceux qui ont une conscience civique. Et qu’au mois de mars, on puisse avoir une espèce de catalogue des 300 ou 500 noms de ces héros et qu’on puisse décider ensuite d’en faire des rues, des statues. C’est comme ça que les choses changent ».

Dernière interruption de M.Zemmour :

 

Et au final, qu’est-ce qu’être Français ? Ben, c’est un projet (1h09’) :

« On tourne autour d’une question : qu’est-ce que c’est qu’être français aujourd’hui ? D’abord, c’est participer à un projet et à une citoyenneté. On n’est pas un pays où il y a le droit du sang, et être français, ce n’est pas une couleur et ce n’est pas une religion. Premier point. C’est une histoire qui a été nourrie par la religion catholique, l’apport du protestantisme ensuite, l’apport du judaïsme et plus récemment l’apport de l’islam [on a certainement le droit d’être impressionné par le calibre intellectuel des fulgurances macroniennes]. Et donc qui a connu différentes religions mais qui s’est construit comme un projet ; et être français, c’est d’abord être un citoyen, adhérer à des valeurs, liberté, égalité, fraternité, laïcité. Être français, c’est ensuite habiter une langue  savoir la manier, la comprendre, l’enrichir. Parce que la France s’est faite par deux choses, la langue et l’état. Être français, c’est du coup adhérer à ces valeurs pleinement et en même temps habiter cette langue et cet état, et donc appartenir à une histoire qui est enrichie de toutes vos histoires, venant de tous les continents, parce que la France est un pays-monde en quelque sorte ».

Vous aurez remarqué que, tout d’un coup, être Français, c’est aussi savoir habiter une langue. Mais alors, on y revient, pourquoi vouloir habiter l’arabe ?   

Enfin, M.Macron de conclure :

« Cette génération est la génération de l’exigence, de l’inquiétude légitime. On a cette inquiétude sur l’emploi et sur sa vie sentimentale. Et en plus sur sa vulnérabilité. Comment transformer son besoin de sens en engagement ? …  que cette génération engagée soit une génération du faire. Et je veux être un allié sur les sujets qui sont les vôtres. Pour chacune et chacun arriver à bâtir ce que c’est qu’être français. C’est notre plus grand défi ».

M.Macron veut être un allié. Contre qui ? Et aurait-il oublié qu’il était le Président de la République ?

On aura remarqué pour conclure que les immigrés ont fait l’effort de se fondre dans la communauté nationale, ont accepté sa culture et son mode de vie et réussissent même dans des conditions sociales parfois fragiles à rester bien élevés, comme on disait autrefois (ce qui n’exclut pas l’ambition bien au contraire), ne sont guère évoqués par M.Macron. Ils pourraient aussi bien se sentir humiliés de voir un Président cultiver la victimisation, entretenir le ressentiment, rejeter quasi exclusivement les actes les pires sur le dos des Français et au final apprendre que leur choix aura été de s’intégrer à une communauté nationale de racistes, violents, méchants et discriminateurs.

On aura remarqué la pauvreté intrinsèque des analyses de M.Macron. Le dynamisme musulman mondial, apportant fréquemment soutien idéologique et financement, n’entre jamais en ligne ce compte. Ni la violence intrinsèque de l’islam. Ni la question du nombre, celui des immigrés à intégrer et qui pèse sur des structures censées aider à l’intégration à commencer par l’éducation nationale.  Il y a juste à deux moments : « La pression migratoire continue. On a un vrai sujet de ce côté-là ». Mais ce vrai sujet ne semble pas intéresser. Et « Le droit d’asile est détourné par des réseaux, des trafiquants. Ca, on doit le stopper sinon on sera toujours débordé ». On sait que ce n’est qu’un vœu pieux.

Rien dans l’entretien sur le rôle structurant de la famille, pour un auditoire pourtant encore jeune et sans doute dépendant pour beaucoup de sa structure familiale.

Rien bien sûr, au pays des « moi, je pense que », sur une quelconque expression d’une volonté ou d’un assentiment populaire (c’est-à-dire du peuple).

Il se trouve que, presqu’au même moment, M.Macron a prononcé  le 11 novembre un hommage de la nation à Maurice Genevoix et à « Ceux de 14 » et le 26 novembre un discours à l’occasion de l’hommage national à Daniel Cordier. Les mots qui reviennent le plus fréquemment dans ces deux discours en hommage à des hommes qu’on peut qualifier de grands Français, sont : Amour, Combat, Patrie, Destin, Courage, Terre. Et aussi Devoir, Sacrifice, Dépassement, Idéal, Honneur, Mission. Tous ces mots qui justement manquent si cruellement dans ses propos à destination de la jeunesse.

Alors pourquoi M.Macron semble-t-il considérer que son auditoire BRUT n’est pas capable d’entendre les mots significatifs de la grandeur française ?

Mal Traités – Covid-19 : comment les malades ont été privés de remèdes efficaces

Source

L’inspection générale de l’administration enquête sur la Fondation Pierre Bergé

Le Canard enchaîné révèle que le ministère de l’Intérieur a diligenté l’inspection générale de l’administration (IGA) pour contrôler la fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent Paris. Cette procédure serait liée au fait qu’une fondation de droit français n’est pas censée faire de bénéfices.

Madison Cox, président de la Fondation et héritier de Pierre Bergé (ils se sont “mariés” en mars 2017 et Pierre Bergé est décédé en septembre de la même année), serait rémunéré en tant que paysagiste et percevrait un pourcentage sur le chiffre d’affaires des activités marocaines d’un montant de 1 million d’euros par an. Ancien membre du conseil d’administration de la fondation, Alain Minc a dénoncé cette situation après avoir préféré quitter ses fonctions. « Près de 50% du chiffre d’affaires échappe à une analyse précise », aurait déclaré le conseiller politique dans une lettre relayée par l’hebdomadaire. Alors qu’Alain Minc a condamné l’opacité des documents transmis par la fondation, un porte-parole de Madison Cox indique que le gouvernement a eu connaissances de toutes les pièces requises.

Vers la création d’un ministère de la politique démographique et familiale en Russie ?

Le premier vice-premier ministre de la fédération de Russie a nommé les grands dangers qui menaçaient la Russie : la pauvreté, ainsi que les problèmes démographiques et sanitaires.

Après avoir connu un renouveau démographique, qui a vu l’arrêt de la baisse naturelle de population et une hausse des naissance (passées de 1,2 millions en 2000 à 1,9 millions en 2016), la Russie connaît un cycle de réduction de population, écho inévitable du creux démographique des années 90.

Pour cette raison sans doute, Oksana Pushkina, vice-présidente du comité de la Douma d’État sur la famille, les femmes et les enfants, a proposé cette semaine de créer un ministère de la politique démographique et familiale en Russie devant permettre une meilleure compréhension des processus qui se déroulent dans la société russe. L’objectif de ce ministère devra être « d’assurer la sécurité démographique » notamment en collectant et analysant toutes les données démographiques, sans lesquelles l’élaboration d’une politique familiale est impossible comme par exemple la fécondité et la mortalité, l’état du système de santé, les mariages et divorces, le nombre de partenariats homosexuels, et analyser la capacité de produire une nouvelle génération, mais et lui fournir une éducation décente.

Les charlots de la république vaccinale

De Bernard Antony :

Américains, russes ou chinois, en attendant Sanofi aussi, les grands labos pharmaceutiques se disputent le marché du corona-vaccin à coup de statistiques d’efficacité garantie. Et les uns d’affirmer : « le mien est efficace à 80 % », les autres : « le mien à 85 % », un troisième de surenchérir : « le mien à 87 % ». Qui dit mieux ? À qui ira cette vente à la surenchère ?

Il n’est évidemment pas besoin d’être très versé en vaccinothérapie pour savoir que l’on se fout vraiment du monde ! Comme si avec des vaccins frais éclos et testés sur des populations limitées, et évidemment diversement contaminées, on pouvait si vite annoncer des pourcentages précis de réussite. Comme s’il pouvait s’agir d’autre chose que de « fourchettes » d’estimation.

Et voilà que l’on nous fait le gag d’annoncer la prochaine vaccination de l’exemplaire couple royal du Royaume-Uni : celle du duc d’Édimbourg âgé de 95 ans, celle d’Élisabeth, 88 ans. S’ils vivent encore plus vieux de quelques mois ou années, on finira par nous faire croire que le vaccin est un élixir de jouvence.

Pourquoi, d’ailleurs, ne pas l’appeler : « God save the Queen » ? Nul doute alors que, même hors du Royaume-Uni, et par exemple chez nous, cela favoriserait une grande émulation dans l’appétit vaccinal collectif. Le bon peuple en a quelquefois tellement assez d’entendre sur les chaînes, à tout moment et à tous propos, les sempiternelles et si creuses invocations des valeurs de la République.

Aussi, pour la plupart, sans nul doute, le fait d’apprendre en quelque sorte le couronnement du vaccin par Élisabeth II et son époux, équivaudrait à une sorte de brevet de gloire, celle d’être royalement vacciné.

C’est qu’il en faut des encouragements pour aller se faire piquer lorsque le professeur d’immunologie Alain Fischer lui-même déclare :

« Premièrement, pour l’instant nous ne disposons que de communiqués de presse de la part des industriels, nous attendons avec impatience des publications scientifiques. Deuxièmement par définition le recul à ce jour sur l’évaluation de la sécurité et de l’efficacité de ces vaccins ne dépasse pas deux à trois mois. Troisièmement les données ne sont pas encore complètes non plus pour savoir jusqu’à quel point ces vaccins sont efficaces sur les personnes les plus à risque. Et enfin dernier point qui est critique, la solution prendra du temps, c’est de savoir si le vaccin d’une part protège l’individu vacciné contre l’infection, mais aussi protège contre la transmission. »

Et voilà qu’outre le scepticisme sur l’efficacité affiché en France par de grands épidémiologistes, tombe la nouvelle de la mise sur le marché aux États-Unis, d’un médicament (et non d’un vaccin), le molnupiravir qui serait rapidement efficace. Si c’était vrai, ce serait une catastrophe financière pour les labos commençant à peine à se répartir la manne vaccinale.

Fort heureusement, pour mettre bon ordre à tout cela, nous avons en France une belle équipe de grands serviteurs du sérail soudés autour du divin Micro-Néron : notamment Jean Castex, le si subtil Grand Vizir excellemment flanqué de son ministre de la Santé, Olivier Véran (qui si rarement varie…), et le chef des scribes des hôpitaux et des morgues enfin revenu, le merveilleux boute-en-train Jérôme Salomon.

Neumz: l’intégrale du chant grégorien disponible dans votre poche

Nous avions évoqué en juillet le nouveau site Neumz, qui propose le chant grégorien complet présenté en enregistrements, notation et traductions synchronisés.

Aujourd’hui, c’est l’application qui voit le jour. Pour célébrer cette saison de Noël singulière, l’équipe de Neumz publie son calendrier numérique de l’Avent à partir du 29 novembre, marquant le lancement officiel des applications mobiles Neumz pour iOS et Android. Jour après jour, les utilisateurs pourront profiter de la liturgie complète menant à Noël, chantée par les religieuses de Jouques à travers les nouvelles applications, ainsi que découvrir une vidéo quotidienne spéciale en ligne. Les vidéos comprendront des messages de Dom Jacques-Marie Guilmard, moine de l’abbaye Saint- Pierre de Solesmes, et de l’équipe elle-même, mettant en avant les plus beaux chants de cette saison et partageant leur valeur spirituelle, historique et musicale : une série de 27 vidéos virales diffusant « la contagion de l’espoir ». Ceux qui souhaitent offrir un abonnement comme cadeau de Noël auront droit à une réduction spéciale pendant l’Avent.

Neumz est le plus grand projet d’enregistrement jamais entrepris : avec de nombreux enregistrements, synchronisés avec des partitions en note carrée, des textes latins et des traductions dans la langue de l’utilisateur, l’intégrale du chant grégorien est maintenant disponible dans votre poche ! Tous les utilisateurs de l’application pourront profiter de la liturgie à l’approche de Noël depuis leurs téléphones et tablettes, bientôt avec la possibilité d’avoir des notifications personnalisables pour les fêtes importantes et les heures de l’Office divin. Pour les non-abonnés, après Noël, l’application restera toujours gratuite à télécharger et à utiliser, mais en « mode radio » limité. Les abonnés se verront proposer une gamme plus large de fonctions, dont la lecture à la demande, des fonctionnalités de recherche et l’écoute hors ligne.

Neumz est une collaboration de longue date entre les sœurs bénédictines de l’Abbaye Notre-Dame de Fidélité de Jouques et Odradek Records, supervisée par une équipe d’experts en chant. Trois ans d’enregistrements (2019-2021) archivent chaque service de chaque jour, dont l’ensemble de l’Office divin et la messe quotidienne : l’équivalent de plus de 7000 CD. Les deux tiers des frais d’abonnement vont au soutien des religieuses et de leur fondation au Bénin. L’application Neumz est mise à jour chaque jour avec de nouveaux chants jusqu’à ce qu’elle inclue l’intégralité de la liturgie de trois ans du Novo Ordo, avec la liturgie 2019 offerte en premier.

Des chants comme l’hymne « Christe Redemptor omnium » élèvent l’esprit, comme l’écrit Dom Jacques-Marie Guilmard de l’Abbaye Saint-Pierre de Solesmes :

« Le Seigneur est né avant la Création, alors quelle peur aurions- nous face aux menaces qui surgissent de tous côtés ? Certainement, dans notre monde si bouleversé et dépourvu de toute stabilité, nous devons garder ouverts les yeux de notre foi, de notre charité et de notre espérance que vous, Christ, êtes le « Rédempteur de toutes choses ».

La liberté d’instruction est un droit non négociable

Communiqué des AFC :

Le projet de loi ” confortant les principes républicains ” a été présenté aujourd’hui 9 décembre en conseil des Ministres. Il prévoit diverses mesures, notamment pour lutter contre ” l’islamisme radical “. Il prévoit également de modifier les modalités actuelles de l’instruction en famille.

Les Associations Familiales Catholiques réaffirment leur attachement à la liberté d’éducation des parents qui inclut la possibilité de pratiquer l’instruction à domicile.

Elles émettent de fortes réserves sur plusieurs points du projet gouvernemental :

  • La liberté d’éducation n’est plus un droit dès lors que l’on passe d’un régime de déclaration à un régime d’autorisation.
  • L’obligation scolaire à partir de 3 ans est excessive à un âge où la vie en collectivité n’est pas indispensable. Les pays voisins qui interdisent l’école à domicile ne rendent l’école obligatoire qu’à partir de 6 ans.
  • Les possibilités ouvertes à l’instruction en famille restent très limitées et ne permettent pas aux parents qui le souhaitent de le faire sans justification dûment établie.

Les AFC demandent qu’une évaluation précise de la réalité du fonctionnement de l’instruction à domicile soit effectuée, à partir, par exemple des contrôles effectués ces dernières années, avant de prendre une mesure qui reste attentatoire à un principe fondamental reconnu* par les lois de la République et dont la grande majorité des familles concernées ne seraient que des victimes collatérales.

Elles seront particulièrement vigilantes à ce sujet lors du parcours législatif de ce texte de loi.

*principe de valeur constitutionnelle dégagé par le Conseil constitutionnel et par le Conseil d’État.

Curieuse communication

Merci à la direction de l’ICES qui a rapidement fait retirer une vidéo produite par le service communication de l’établissement – et qui a été fortement critiquée sur les réseaux sociaux:

Cette vidéo, qui se voulait drôle, et qui était en réalité consternante, présentait l’ICES comme un “lieu de drague” et semblait surtout servir à gommer totalement le caractère catholique de cet institut fondé par Philippe de Villiers. Il faut donc se réjouir de son retrait.

La face cachée de l’industrie éolienne

À l’occasion de ce nouvel entretien vidéo, Les Eveilleurs ont souhaité se pencher sur la face cachée de l’industrie éolienne, dont la promotion est en réalité beaucoup plus dictée par des intérêts financiers que par des raisons écologiques.

C’est ce que démontre, chiffres à l’appui, Fabien Bouglé, Conseiller municipal de Versailles, Expert en marché de l’art international, engagé depuis de nombreuses années dans le combat anti-éolien en France, notamment en tant que porte-parole du réseau national ULYSSE qui réunit de nombreuses associations s’opposant en France à des projets de construction de centrales éoliennes.

Deuil National… en mémoire des 10 millions d’enfants avortés : à quand une politique de la vie ?

Nicolas Tardy-Joubert, nouveau Président de la Marche pour la Vie, publie une tribune dans Valeurs Actuelles, à l’occasion de la journée de deuil concernant l’ancien président (le jour même de la sacro-sainte laïcité…) :

Une journée de deuil national a été décrétée ce 9 décembre 2020 pour commémorer le décès de Valéry Giscard d’Estaing. Il s’était présenté à la Présidentielle en 1974 face à Mitterrand. Candidat dynamique, X, ENA, ancien ministre de l’Economie, il avait un parcours exceptionnel. Il mettait en avant sa sympathique famille sur les affiches de campagne. Il promettait une France moderne, une Europe réconciliée, des jours meilleurs après le choc pétrolier de 1973. La France est vite tombée sous le charme. Face à une gauche politiquement menaçante, la droite, toute la droite, comme un seul homme l’a élu au deuxième tour. Giscard à la barre. Il nous faisait sourire avec son accordéon, ses petits déjeuners avec les éboueurs de l’Elysée, ses visites quand il débarquait à l’heure du dîner chez les gens les plus simples pour écouter la France d’en bas. A 94 ans, VGE est mort et nous nous associons à la peine de sa famille.

Comme président de la République, il voulait imposer une certaine modernité, et dans son programme sociétal, il y avait la majorité à 18 ans, le divorce par consentement mutuel, et la légalisation de l’avortement.

La loi portée par VGE pour l’IVG dès la fin de 1974 se voulait compassionnelle, pour éviter les avortements clandestins, leurs complications, et une issue parfois fatale pour les femmes qui y recouraient. Sollicité pour présenter ce projet de loi, son Garde des Sceaux, Jean Lecanuet, centriste et démocrate-chrétien, avait refusé pour des motifs éthiques de le présenter à l’Assemblée Nationale. VGE a donc demandé à Simone Veil, ministre de la Santé, de le défendre. Il y eut des débats houleux à l’Assemblée. L’avortement devait rester l’exception. « Aucune femme n’y a recours de gaieté de cœur », disait Simone Veil. Cette loi qui voulait « sauver des vies » a ouvert une boite de Pandore. Ceci nous a collectivement entrainés dans une course folle, puisque dix millions d’avortements ont été enregistrés dans notre pays depuis 1975.

Le professeur de médecine Jérôme Lejeune, découvreur de la trisomie 21, s’était aussi courageusement opposé à cette loi. Comme chrétien, la défense de la vie dès la conception était pour lui un absolu. Comme scientifique il expliquait que, dès la rencontre des gamètes mâle et femelle, rien ne peut plus arrêter la vie, sauf un accident. Il a porté ce combat pour la défense du plus faible, pour celui qui est dans le sein de sa mère, qui vit et grandit, mais que l’on n’entend pas. Pour lui soigner, ce n’était pas éliminer le malade. Or la loi Veil porte en elle une disposition qui permet de faire un avortement jusqu’à la veille de la naissance dans le cadre d’une « interruption médicale de grossesse » pour un enfant handicapé. Aujourd’hui, alors qu’ils sont parfaitement viables, 96% des enfants trisomiques sont éliminés.

VGE et Simone Veil n’avaient probablement pas anticipé l’ampleur du désastre. Aujourd’hui, nous le constatons et que faisons-nous ? La réponse politique qui nous est imposée est qu’il faut toujours plus de droit à avorter, toute opposition devant être muselée. Les femmes ne sont pas suffisamment accompagnées pour l’accueil de la vie, mais trop souvent conditionnées. Le slogan « mon corps, mon choix » fait florès. Le délai de réflexion a été supprimé par l’Assemblée Nationale. Il n’existe pas, hélas, de politique de dissuasion de l’avortement. Il y a eu 232 000 avortements en France en 2019; un enfant sur quatre est porté disparu, des femmes sont meurtries.

Quand les femmes découvrent qu’elles attendent un enfant, c’est heureusement et le plus souvent la joie. Cela reste toujours une surprise ; c’est parfois un défi et peut créer de l’angoisse. Que faisons-nous alors pour aider économiquement les parents et toutes celles qui sont confrontées à ces difficultés ? La politique familiale est rabotée systématiquement, les aides financières bien trop basses, notamment pour les familles modestes.

Nous savons que des politiques bien orientées permettraient de réduire la peine. L’Allemagne, pays plus peuplé que la France, enregistre 100 000 avortements par an. Nos politiques toujours à la recherche de performance devraient s’intéresser aux méthodes qui fonctionnent ailleurs, et qui permettent d’accueillir dignement la vie. Notre objectif à court terme devrait être de réduire le nombre de morts de moitié. Au pays des droits de l’Homme, nous avons un devoir d’humanité et nous ne pouvons rester inactifs.

En cette journée de commémoration, nous voulons remettre au premier plan tous les membres de l’espèce humaine qui disparaissent dans un cri silencieux, et l’impérieux besoin d’avoir une grande politique nationale d’accueil de la vie.

La Marche pour la vie aura lieu le dimanche 17 janvier 2021. Toutes les informations sur https://enmarchepourlavie.fr/

Que va devenir l’abbaye de Pontigny ?

La Région Bourgogne Franche-Comté a acquis le domaine de Pontigny (ancienne abbaye cistercienne, dans l’Yonne, où les moines ont été expulsés en 1790) en 2003 et cherche à le vendre depuis juin 2019, car les coûts d’entretien des bâtiments (environ 200 000 € par an) sont jugés excessifs. Un appel d’offres a été lancé durant l’été 2019 ; aucune offre de reprise n’a été faite. Deux offres spontanées – Fondation Schneider et Fraternité Saint Pierre – ont été retenues et sont en attente du choix du Conseil Régional.

L’abbatiale attenante, qui resterait propriété de la Commune, est aujourd’hui la cathédrale de la Mission de France ; son usage demandera un accord avec l’affectataire du lieu.

La Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre, fondée en 1988, présente dans 18 pays, compte 504 membres (moyenne d’âge de 38 ans) dont 174 séminaristes. La FSSP dispose déjà de deux maisons de formation dans le monde. La FSSP a décidé d’implanter un nouveau séminaire en France pour ses séminaristes francophones, son séminaire européen actuel étant plein. L’abbaye de Pontigny remplit adéquatement son cahier des charges, compte-tenu de l’usage possible de l’abbatiale attenante. L’installation à demeure de 60 nouveaux résidents (prêtres et séminaristes) va contribuer à revitaliser la commune de Pontigny (800 habitants) sans compter les nouveaux résidents (à demeure ou en résidence secondaire) et visiteurs que tout centre spirituel attire.

La Fraternité s’est engagée à participer au financement de la restauration de l’orgue de l’abbatiale à hauteur de 120.000 €. Par ailleurs, les séminaristes organistes pourront apporter leur talent pour donner des cours d’orgue et des concerts spirituels, et pour soutenir les activités des associations Amis de Pontigny et Orgue de Pontigny pour les saisons culturelles à l’Abbaye. Un festival  est à envisager pendant les congés d’été.

En plus du séminaire proprement dit, la FSSP souhaite réhabiliter le parc afin qu’il soit accessible au public, en partenariat avec des associations locales et une société de réinsertion. Aujourd’hui, l’abbatiale est visitée par 40 000 personnes/an alors qu’il n’y a que peu de communication et un développement touristique faible. La FSSP veut donc développer une offre culturelle et touristique plus importante pour accroitre le rayonnement du lieu, qui profitera à l’économie locale.

Ce serait

  • un projet en parfaite harmonie avec la vocation initiale de l’abbaye de Pontigny et avec les bâtiments actuels
  • un projet économiquement viable, favorisant un fort rayonnement culturel et générateur de retombées économiques certaines pour les acteurs locaux
  • un projet vivant et ouvert, viable dans la durée car non lié à des individualités mais à une jeune communauté religieuse en croissance.

La Fondation Schneider, fondée par François Schneider, 83 ans, ancien industriel et homme d’affaires, souhaite faire de l’Abbaye de Pontigny un lieu privé haut-de-gamme qui appelle à la méditation, à la réflexion, au recueillement, au dépaysement, au calme, loin de la vie quotidienne : une destination de patrimoine, une destination artistique et une destination d’écotourisme. En résumé : un centre d’art contemporain, un musée sur ce qu’était l’abbaye autrefois (une abbaye…), un centre de conférence sur l’état de la planète Terre, un hôtel restaurant de luxe (opéré par un partenaire à trouver), la production et la vente de produits biologiques et l’utilisation comme salle d’exposition et de musée de l’église abbatiale. La Fondation ne s’engage toutefois pas à un achat ferme : elle demande à la Région de consentir à la signature d’une promesse de vente d’une durée d’un an, le temps de contractualiser avec les opérateurs nécessaires à l’exploitation commerciale du Domaine.

Le maire de Saint-Florentin, suppléant du député UDI André Villiers, apporte son soutien au projet de la FSSP, soulignant dans un courrier à la présidente de région :

La presse souligne que l’offre de la Fraternité Saint-Pierre est supérieure au prix de vente initial (2,1 millions d’euros contre 1,8 million d’euros).

La cession de ce domaine patrimonial et spirituel sera à l’ordre du jour de l’assemblée plénière de la Région les 10 et 11 décembre. Il semble que certains élus utilisent toute leur influence pour empêcher le retour de ce domaine dans le giron de l’Eglise.

Des administrés ont mis en ligne une pétition pour demander aux élus du conseil régional de Bourgogne Franche-Comté de voter pour le projet de la FSSP. Sachant que ces élus régionaux remettent leur mandat en jeu en 2021

Ethnos contre Soros

D’un lecteur :

Parce que toutes les nations (ἔθνη/ethne) ont été séduites par tes enchantements (φαρμακείᾳ/pharmakeia), Apocalypse 18.23

  1. Soros, nouveau Nemrod

Pour décrire Georges Soros, je dirai qu’il cherche à déconstruire toutes les structures de l’ordre créationnel, ordre voulu par Dieu dans sa création, en particulier la famille et les nations.

L’immigration massive qu’il a soutenue en Europe est un travestissement du devoir d’hospitalité dont parle la Bible.Dans un article précédent, il nous était rappelé la richesse du vocabulaire biblique pour distinguer les étrangers que nous pouvons accueillir de ceux qu’il nous faut rejeter : le ger (גֵּר), le toshabh (תּוֹשָׁב), le nekhar (נֵכָר), le zar (זָר).

Dans le schéma Création-Chute-Rédemption que nous dévoile la Bible, il nous faut rappeler que les nations ont leur place dans la Nouvelle Création. Elles ne sont pas abolies, mais guéries :

  • « Les nations ἔθνη marcheront à sa lumière » (Apocalypse 21.24) ;
  • « On y apportera la gloire et l’honneur des nations ἐθνῶν » (Apocalypse 21.26)
  • « Au milieu de la place de la ville et sur les deux bords du fleuve, il y avait un arbre de vie, produisant douze fois des fruits, rendant son fruit chaque mois, et dont les feuilles servaient à la guérison des nations ἐθνῶν » (Apocalypse 22.2).

Soros se présente donc en nouveau Nemrod, architecte en chef de la Babel du 21ème siècle, société anti-biblique, bio-dictature.

Examinons le mécanisme de basculement de l’Etat-Nation vers cette grande Babylone.

  1. Biopouvoir et destruction des nations

Le penseur et juriste Sidney Touati a écrit plusieurs textes et livres très profonds dont la lecture me semble indispensable pour comprendre le basculement que nous vivons dans le bio-pouvoir. Je cite :

« Ce régime étrange, aux tendances totalitaires, inquisitoriales, est le fruit d’un long processus de déliquescence de l’État de droit classique. Dans mon livre « De Voltaire à Badinter » j’analyse comment et pourquoi on est passé du « gouvernement des hommes » à la « gestion des vivants ». Le point d’orgue de ce basculement, de cette immense révolution, est représenté par l’abolition de la peine de mort en 1981…

Michel Foucault à la fin de son livre « Les mots et les choses » avait prophétisé la « mort de l’homme ».

La biocratie est le régime qui prend acte de la « mort de l’homme » et de la sortie de l’espace civilisationnel né de la Bible.

In fine, pour sauver un ou deux criminels de l’échafaud, c’est toute la société que l’on sacrifie.

L’homme de la biocratie est un être abstrait, vide de toutes déterminations, qui n’est ni homme, ni femme, ni noir, ni blanc, ni frère, ni sœur, ni père, ni mère, qui ne possède ni tradition, ni histoire ; qui n’est ni innocent, ni coupable… Il est une sorte de substance indifférenciée. Une simple molécule attachée à la longue chaîne du vivant.

C’est ce régime en son fond totalitaire, que l’on tente de nous imposer sous couvert de lutte contre la grippe COVID-19.

Après la Mort de Dieu annoncée par Nietzsche, voici la Mort de l’homme prophétisée par Michel Foucault, qui marque en réalité la fin de la religion du Père, celle de la Loi et de l’amour.

Sur les décombres de la Culture occidentale, commence ou plutôt recommence le règne païen des instincts débridés, des passions, des pulsions. »

Dans un autre article, Sidney Touati décrit cet avènement du bio-pouvoir :

« Le nouveau pouvoir n’administre plus des citoyens, des hommes libres et responsables. Il gère des humains, entendez des êtres vivants. La vie est le plus petit commun dénominateur reliant les hommes. Le nouveau pouvoir vise à contrôler le « vivant ». La Loi n’est plus adaptée aux nouvelles techniques de domination. Michel Foucault avait qualifié cette nouvelle forme de pouvoir de « bio-pouvoir », de « bio-politique ». La bio-technologie, l’intelligence artificielle, l’informatique, le numérique… fournissent les outils de domination-contrôle-surveillance de chaque membre du troupeau humanité, dans l’instant. La Chine nous donne un avant-goût du nouveau bio-totalitarisme. Le temps est aboli. Pour la biopolitique, le règne de la Loi est fini. »

  1. La Biocratie a peur de la peine de mort

Dans une réflexion biblique sur la peine de mort, il nous est rappelé très utilement qu’il existe 4 verbes différents en hébreu pour parler de l’acte de « tuer » :

  • הָרַג(harag) : Tuer dans le sens d’assassiner, de venger. Commettre un meurtre de manière volontaire, préméditée (Gen 4.8 ; Gen 4.23, par exemple).
  • קָטַל (qatal) : Tuer, l’acte lui-même. C’est un terme applicable à Dieu, à un homme, à un fidèle ou un impie (Job 24.14 ; Ps 119.19).
  • רָצַח (ratsach) : C’est le verbe employé dans les deux versions du Décalogue (Ex 20.13 et Deut 5.17). Meurtre personnel volontaire ou le meurtre par vengeance entre également dans ce cadre.
  • מוּת (muwth): Tuer dans le sens de mettre à mort suite à une sentence, un jugement (Lev 24.21), mettre à mort un meurtrier. C’est ce verbe que l’on trouve dans toutes les sentences de la loi du Lévitique, des Nombres et du Deutéronome, et qui établit bibliquement la légitimité de la peine de mort pour un meurtre et son application par un Magistrat (Deut 13.9-11 et 24.16).

La puissance du mal prend, chez certaines personnes, une telle expression de force qu’il est impératif de les mettre à mort par le bras du Magistrat. Il n’y a donc plus rien d’étonnant à ce que ceux qui sont corrompus, dirigeants ou exécutants, soient absolument hostiles à la peine de mort. Qu’ils soient à l’Elysée ou avenue Duquesne, dans les Loges ou à la tête de groupes pharmaceutiques, ils parlent comme le Marquis de Sade (La philosophie dans le boudoir), cherchant à maintenir une police d’assurance pour leur crime :

Le Chevalier (lisant « Français, Encore un effort si vous voulez être républicains ») : C’est une injustice effrayante que d’exiger que des hommes de caractères inégaux se plient à des lois égales

Or quel sera le comble de votre injustice, si vous frappez de la loi celui auquel il est impossible de se plier à la loi ; l’iniquité que vous commettriez en cela, ne serait-elle pas égale à celle dont vous vous rendriez coupable, si vous vouliez forcer un aveugle à discerner les couleurs ?

De ces premiers principes il découle, on le sent, la nécessité de faire des lois douces, et surtout d’anéantir pour jamais l’atrocité de la peine de mort, parce que la loi qui attente à la vie d’un homme, est impraticable, injuste, inadmissible

  1. Vaincre l’esprit de Babylone

Il est un point, si nous sommes lecteurs de la Bible, qui devrait nous interpeller. Dans le combat décrit entre les vrais chrétiens et Babylone, le texte de l’Apocalypse utilise le mot pharmakeia, traduit par enchantement, pour décrire certains péchés :

  • Apocalypse 9.21 : et ils ne se repentirent pas de leurs meurtres, ni de leurs enchantements (pharmakeia), ni de leur impudicité ni de leurs vols.
  • Apocalypse 18.23 : … parce que tes marchands étaient les grands de la terre, parce que toutes les nations ont été séduites par tes enchantements (pharmakeia)

Le grec ne nous dit-il pas quelque chose de plus précis que cette simple traduction d’enchantement ?

Il est temps pour les Français de sortir de Babylone, de rompre avec le socialisme et le sado-Macronisme, de revenir à Dieu de tout leur cœur, de s’humilier devant Lui et de demander pardon pour leurs péchés, de reprendre une lecture sérieuse de la Bible, et de prier de vraies prières comme David :

Psaume 139

19 O Dieu, ne feras-tu pas mourir le méchant ? Hommes de sang, éloignez-vous de moi !

21 Éternel, ne haïrais-je pas ceux qui te haïssent ? N’aurais-je pas horreur de ceux qui s’élèvent contre toi ?

22 Je les hais d’une parfaite haine ; je les tiens pour mes ennemis.

Psaume 7

15 Voici, le méchant est en travail pour enfanter le mal ; il a conçu le crime, mais il n’enfante que mensonge.

16 Il a creusé un trou profond ; mais il tombera dans la fosse qu’il a faite.

17 Sa malice retournera sur sa tête, sa violence retombera sur son front.

18 Je célébrerai l’Éternel à cause de sa justice ; je chanterai le nom de l’Éternel, le Très-Haut.

Réforme de l’adoption : le gouvernement consacre l’idéologie du droit à l’enfant

La proposition de loi LREM visant, notamment, à autoriser l’adoption d’enfants par des couples non mariés a été adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 décembre. Le texte, « soutenu par le gouvernement », a été voté à main levée. La majorité et la France Insoumise se sont prononcées en sa faveur. Les Républicains s’y sont opposés et les socialistes se sont abstenus. La proposition de loi doit à présent être examinée par le Sénat, mais la date n’est pas arrêtée.

L’adoption par des couples non mariés a été dénoncée par les députés LR qui estiment que « le mariage offre « le plus de garanties possible«  ». Pour ces députés, la mesure s’inscrit dans une « idéologie du droit à l’enfant ». Pour Xavier Breton, député LR, la « conception » de la majorité à l’égard de l’adoption est « fondée sur le désir des adultes ».

Une autre disposition a fait l’objet de « vifs échanges, jusqu’à des éclats de voix ». Elle concerne « les couples de femmes ayant eu recours à une procréation médicalement assistée (PMA) à l’étranger et séparées depuis ». L’objet de cette mesure est d’autoriser la femme qui n’a pas accouché à adopter l’enfant, « malgré l’opposition de la mère ».

D’autres dispositions ont été adoptées. L’âge minimal requis pour chaque parent adoptant est abaissé de 28 à 26 ans. La durée de communauté de vie a de son côté été réduite, passant de deux à un an. « Un an de vie commune pour prendre une décision d’adoption, c’est un peu léger », regrette Emmanuelle Ménard.

Par ailleurs, la proposition de loi entend interdire « les adoptions conduisant à une confusion des générations », comme l’adoption d’un enfant par ses grands-parents ou bien par son frère ou sa sœur. Cette disposition a elle aussi « divisé l’hémicycle au-delà des frontières partisanes », malgré la « jurisprudence constante » sur le sujet.

Enfin deux mesures suscitent leur préoccupation :

  • l’une interdit désormais aux parents abandonnant leur enfant de choisir de le confier à une structure privée plutôt qu’à l’ASE
  • l’autre leur enlève la possibilité, quand bien même ils choisissent l’ASE, de consentir à son adoption.

L’ASE obtient ainsi un certain monopole d’Etat.

En France, on recense plus de 14 000 personnes ou couples ayant reçu un agrément pour devenir parents adoptifs.

Le député LR Patrick Hetezl est intervenu en séance :

Petit Bateau fait sa petite propagande LGBT

Voilà une marque qui ne fera plus partie des cadeaux de Noël…

“L’amour n’a pas de goût, pas d’odeur, pas de visage…”

Quelle déshumanisation…

Vous pouvez les contacter ici, ou contacter votre boutique locale en la cherchant ici. Un lecteur me signale que la vendeuse de sa boutique locale n’était pas au courant, a dit être très étonnée, et qu’elle en parlerait à ses collègues et à sa hiérarchie.

Marion Maréchal : On va restreindre drastiquement l’école à la maison ou les écoles privées alors que 100 % des terroristes sortent de l’école publique”

Invité d’Europe 1, mardi soir, Marion Maréchal, qui vient d’officialiser la création du Centre d’Analyse et de Prospective (CAP), s’est exprimée sur l’actualité : violences policières, Covid, le CAP, qui

« est un centre de recherche qui va investir un espace politique sous-investi par les partis, un prescripteur d’idées qui aura la liberté d’analyser les problèmes sur le fond et d’apporter des solutions. »

Sur la restriction de la liberté scolaire, elle souligne :

“On va aujourd’hui restreindre drastiquement l’école à la maison ou les écoles privées alors que l’on sait que 100 % des terroristes sortent de l’école publique. Il n’y a rien dans ce texte sur l’école publique et c’est surprenant après l’assassinat de Samuel Paty. »

Sept prêtres visés par des lettres anonymes “au nom d’Allah”

Sept prêtres du diocèse d’Avignon, des paroisses de Gordes, L’Isle-sur-la-Sorgue, Le Thor, Châteauneuf-de-Gadagne, Aubignan, Saint-Cécile-les-Vignes et Notre-Dame de Lourdes, ont reçu la même lettre, avec inscrit “Allah Akbar”.

Tous ces curés sont Africains.

Tous ces prêtres ont été convoqués à la gendarmerie d’Avignon pour être entendus. Trois plaintes ont été déposées.

Il est absurde de lutter contre l’islam radical en limitant la liberté scolaire!

Plusieurs juristes signent une tribune dans Valeurs actuelles contre l’interdiction de l’instruction à domicile. Extraits:

D’une part, l’accusation de radicalisation religieuse était particulièrement diffamatoire. Le rapport de la Commission d’enquête du Sénat sur la radicalisation islamiste déposé en juillet dernier n’avait pu constater aucun lien entre la scolarisation à domicile et la propagation de l’islamisme radical. Le vade mecum d’octobre 2020 du ministère de l’Education Nationale sur l’instruction à domicile constatait que « Les cas d’enfants exposés à un risque de radicalisation et repérés à l’occasion du contrôle de l’instruction au domicile familial sont exceptionnels. »

D’autre part, une confusion manifeste était opérée entre la déscolarisation et l’instruction à domicile. Dans le cadre juridique actuel, les enfants instruits à domicile ne sont aucunement « hors système » : chacun doit faire l’objet d’une déclaration au maire et au rectorat et est soumis, dès la première année, et tous les deux ans, à une enquête municipale permettant de vérifier si l’instruction est compatible avec son état de santé et les conditions de vie familiale. La loi exige désormais des contrôles annuels pour vérifier l’acquisition du socle commun de connaissance qui inclut « la maîtrise de la langue française », ainsi qu’une « culture humaniste et scientifique permettant le libre exercice de la citoyenneté ». Les connaissances acquises doivent correspondre à celles attendues à la fin de chaque cycle d’enseignement.

Le 30 janvier 2019, lors des débats parlementaires pour l’examen de la loi « pour une école de la confiance », un amendement avait été déposé par le député Monsieur François Pupponi pour soumettre l’instruction à domicile à autorisation préalable par l’inspecteur d’Académie. Cet amendement a été rejeté par le rapporteur, Madame Anne-Christine Langpar précisément pour ce motif : « Instaurer une autorisation préalable irait à l’encontre du principe de liberté du choix d’inscription. Je rappelle que la liberté de l’enseignement est un principe constitutionnel. »

L’instruction à domicile est en effet une pratique consacrée par la loi de Jules Ferry du 28 mars 1882 : en son article 4, cette loi fondatrice de l’école républicaine précise que l’instruction primaire obligatoire « peut être donnée (…) dans les familles, par le père de famille lui-même ou par toute personne qu’il aura choisie ». Dans sa lettre du 27 novembre 1883, Jules Ferry n’hésitait pas à dire aux instituteurs qu’ils étaient « l’auxiliaire et, à certains égards, le suppléant du père de famille ».

Le droit à l’instruction à domicile est un corollaire obligé non seulement du principe à valeur constitutionnelle de liberté d’enseignement, mais également de l’exigence d’instruction scolaire obligatoire. L’atteinte portée à la liberté d’enseignement serait d’autant plus lourde qu’elle contraindrait les parents à mettre à l’école leurs enfants dès l’âge de 3 ans, ce qu’aucun autre pays de l’Union Européenne n’exige actuellement : dans les quelques pays, comme l’Espagne, l’Allemagne et la Croatie qui, pour des raisons historiques et culturelles, interdisent l’école à la maison, la scolarisation n’est obligatoire qu’à partir de 6 ans.

Nous appelons l’Etat à voir l’instruction à domicile, non pas comme une menace, mais comme un atout pour la cohésion nationale de notre pays et la transmission des savoirs. Les parents qui s’engagent dans cette aventure, par l’enseignement qu’ils assurent avec l’aide des organismes dédiés, participent, tout comme l’école, à la lutte contre la diffusion de l’islamisme radical. Ils sont l’exact contrepoint des parents démissionnaires ou dans le rejet de la culture française, qui favorisent la déscolarisation de leurs enfants. Ces parents courageux préviennent également, par leur action, des situations d’échec et de souffrance scolaire, qui, dans le cas de harcèlements, peuvent provoquer de graves dépressions, voir des suicides, dont l’actualité se fait parfois l’écho.

Jusqu’où la liberté des citoyens français sera-t-elle muselée ?

Le député Xavier Breton dénonce l’atteinte aux libertés

Aujourd’hui :

De son côté, la Fondation pour l’école attend encore des mesures conformes à la Constitution et efficaces contre le séparatisme :

La Fondation pour l’école note avec intérêt le risque d’inconstitutionnalité soulevé par le Conseil d’État quant au projet initial d’interdiction de l’instruction en famille (IEF) ; elle avait alerté les pouvoirs publics et l’opinion sur ce risque le jour-même de l’annonce de cette mesure, le 2 octobre dernier.

Mais cet avis, rendu après plusieurs allers-et-retours entre Conseil d’Etat et ministères, témoigne de l’inconfort manifeste des parties prenantes et ne résout en aucune manière le débat de fond, qu’il s’agisse de l’instruction en famille ou des écoles indépendantes.

En effet, le maintien a minima de l’IEF via un régime dérogatoire :

  • ne résout ni le problème d’inconstitutionnalité : le respect de la liberté d’enseignement qui permet aux parents, premiers éducateurs de leurs enfants, de choisir le mode d’instruction de leurs enfants, n’est plus de facto garanti puisqu’à un régime déclaratif serait substitué un régime d’autorisation préalable, le Conseil d’Etat relevant que « cette suppression n’est pas appuyée par des éléments fiables et documentés » ;
  • ni celui de la surveillance des dérives séparatistes à l’origine de cette mesure, motif dont le Conseil d’Etat se serait lui-même inquiété, indiquant « qu’il n’était pas établi que les motifs des parents pratiquant l’instruction en famille relèveraient d’une volonté de séparatisme social ou d’une contestation des valeurs de la République de manière significative » ;
  • tout en introduisant une dimension arbitraire dans le traitement des familles actuellement en IEF par les rectorats, la levée de l’interdiction de l’instruction à la maison pour « les familles ne présentant aucune dérive radicale » étant confiée à la libre appréciation de chaque académie.

La Fondation pour l’école fait part de sa grande inquiétude de voir une liberté individuelle, pourtant garantie par la Constitution, basculer vers un régime d’autorisation préalable soumis au bon vouloir de l’Etat et de son administration.

Elle rappelle que l’Etat dispose déjà d’un très important arsenal de dispositifs légaux et règlementaires opérationnels, renforcé en 2019, pour suivre et surveiller les enfants scolarisés en famille et pour sanctionner les parents qui, dans le cadre d’une radicalisation ou de dérives sectaires, mettraient leurs enfants ou la société en danger.

La Fondation appelle donc l’Etat à se donner véritablement les moyens de mettre en œuvre plus efficacement ces dispositifs existants :

  • en appliquant de façon ferme et systématique les contrôles et les mesures prévus auprès des familles concernées par le séparatisme (rappelons qu’à ce jour, aucune mesure d’impact n’a été fournie par le ministère)
  • en créant, avec les associations et professionnels de l’IEF, les représentants des cours par correspondance et les services de l’Etat, une instance commune de dialogue et de travail permettant une plus grande efficacité dans l’identification des enfants en danger, et qui représentent, de facto, une infime partie des enfants instruits à domicile.

Concernant les écoles indépendantes, la Fondation prend note des nouvelles mesures qui seront présentées le 9 décembre 2020 au gouvernement, et rappelle une fois encore l’existence d’un lourd arsenal juridique encadrant déjà la création et le contrôle des écoles dites hors contrat, renforcé par la récente Loi Gatel en 2018.

A la lecture de ces nouvelles mesures, la Fondation pour l’école alerte les services de l’Etat sur les 3 points suivants :

Maintien de la continuité pédagogique

Dans le cas où la fermeture d’un établissement demandée par le préfet ferait l’objet d’un recours en référé devant le juge des libertés, la Fondation pour l’école demande que soit apportée la garantie que la décision de fermeture sera automatiquement suspendue jusqu’au rendu de l’ordonnance. Cette suspension permettrait la continuité pédagogique, la pérennité de l’établissement et le maintien des emplois en cas de fermeture abusive.

Prévention des risques de récidive

En l’état du projet de loi, une peine complémentaire est prévue pour les directeurs d’établissement régulièrement déclaré qui ne se conformeraient pas à une mise en demeure. Or, cette peine n’est pas prévue pour les directeurs d’écoles ouvertes illégalement, dénommées également «établissements clandestins» ou «établissements de fait». Cette différence de traitement est choquante en ce qu’elle parait favoriser les directeurs d’écoles ouvertes illégalement. La Fondation pour l’école demande qu’il soit également bien prévu une interdiction de diriger ou d’enseigner pour un directeur d’une école clandestine et fermée par les services de l’Etat.

Accès aux différents fichiers d’auteurs d’infractions graves

Compte tenu de l’obligation nouvelle qui serait faite à tous les établissements indépendants de transmettre à l’administration la liste de tous leurs personnels, la Fondation pour l’école demande qu’il soit donné aux dirigeants de ces établissements la possibilité d’interroger un référent aux fins de vérifier, préalablement aux embauches, si lesdits personnels sont signalés sur les différents fichiers d’auteurs d’infractions graves. Cette mesure, maintes fois réclamée par le passé par la Fondation, permettrait aux directeurs d’établissement indépendant de garantir davantage encore auprès des familles et de l’Administration la qualité de leurs recrutements.

La diplomatie française sous l’emprise de l’idéologie LGBT ?

C’est ce que risquent de penser certains de nos partenaires européens en lisant la drôle d’interview donnée à Têtu par le jeune secrétaire d’État aux Affaires européennes, Clément Beaune, qui non seulement révèle son homosexualité mais déclare qu’il va se rendre en Pologne pour soutenir une association pro-avortement d’opposition :

Je suis gay et je l’assume (…)

En tant que secrétaire d’État aux Affaires européennes, j’ai une responsabilité supplémentaire. Je dois me battre pour diffuser la tolérance (…) J’irai soutenir une des associations qui défendent le droit à l’avortement (…) je n’aimerais pas qu’on dise que je me démène contre les zones ‘sans LGBT’ parce que je suis gay. Ce serait insultant de dire que je mène ce combat pour moi-même (…)

Quand nous avons intégré l’Union, nous avons signé les traités et donné notre accord au respect des droits humains, de l’égalité, de la liberté, de l’État de droit. Ces valeurs ne sont pas respectées par la Pologne aujourd’hui. L’une des réponses doit être financière : c’est l’un des outils les plus efficaces”

Fernand Crombette : le Savant de Dieu

Le Cercle d’étude scientifique et historique (CESHE) publie une bande dessinée de Fernand Crombette (1880-1970), intitulée Le Savant de Dieu, réalisée par Delphine Toulemonde, docteur en histoire, Jean-Charles Crémieux, ingénieur chimiste et président du CESHE, et dessinée par Grégoire Mathieu.

Membre de l’Administration Française, Fernand Crombette fit sa carrière dans l’Administration des Postes. Dans un milieu de plus en plus anticlérical et agnostique, il se montre catholique militant, Tertiaire de St François et membre de l’Archiconfrérie du Sacré Cœur.

Mis d’office à la retraite à 57 ans, il se consacra aux recherches commencées quelques années auparavant mais que, faute de temps, il ne pouvait mener à bien et ce, dans divers domaines. Comme il le disait: «La Foi, loin d’être l’éteignoir de la science, en est la lumière véritable». Il rédige 41 volumes (près de 16.000 pages) et deux atlas d’une centaine de cartes sur des sujets aussi divers que la géographie, la géologie, l’astronomie, l’Histoire antique, l’Exégèse, etc., avec comme particularité, exigée par l’utilisation de nombreux caractères tirés des langues anciennes, que l’ensemble des volumes originaux a été rédigé en calligraphie.

Il découvrit que le Rév. P. Placet, moine prémontré, avait écrit en 1668 un ouvrage intitulé “Où il est prouvé qu’avant le Déluge, il n’y avait point d’îles et que l’Amérique n’était point séparé du reste du monde“. Il connaissait aussi la thèse sur la dérive des continents. Il s’applique à reconstituer ce continent primitif que les géographes appellent aujourd’hui la PANGÉE. L’idée de F. Crombette fut de ne pas s’arrêter aux contours actuels des continents, variable avec le niveau des mers, mais de prendre en compte l’extrême bord du talus continental, à la cote -2000 m, là où le fond marin change brusquement de pente pour aller rejoindre, à -4000 mètres. Fernand Crombette avait repris la thèse cosmogonique de Kant selon laquelle les “eaux d’en-haut”, séparées par Dieu lors de la Création, formaient un anneau aqueux autour de la terre, anneau dont la chute progressive alimenta les 40 jours de grande pluie du Déluge. Ayant ainsi déterminé les hypothèses de son travail, Crombette reconstitue le puzzle du continent primitif, avec les bancs et îles aujourd’hui dispersées sur le fond basaltique des mers, et le chemin exact parcouru par chacune des masses continentales. Et le résultat est un continent unique en forme de fleur à huit pétales dont Jérusalem occupe le centre.

Il rendit son âme au ciel le 13 novembre 1970. Quelques temps plus tard, le 18 mars 1971, naissait le CESHE (Cercle Scientifique et Historique) créé dans le but de faire connaître son œuvre et surtout de l’étudier.

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