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Apprendre à t’aimer

Le Salon beige avait annoncé la diffusion en septembre du téléfilm “Apprendre à t’aimer”, sur la naissance d’un enfant trisomique.

Il raconte l’histoire de Franck, un père dont les rêves vont être bousculés par la naissance de sa fille porteuse de trisomie 21.

Malgré la concurrence du match de l’équipe de France, le téléfilm de M6 remporté un succès d’audience : 3.79 millions de Français l’ont regardé.

Saje le distribue en DVD. Le DVD propose en bonus le débat de très haut niveau qui avait été proposé à l’antenne à l’issue du film, avec un panel de témoins et d’experts de grande qualité.

Pour recevoir le DVD chez soi, c’est ici.

Vous pouvez aussi le voir en VOD en cliquant ici.

On parle de liberté d’expression ; moins de liberté scolaire. Mais distinguer ces deux combats n’a aucun sens

D’Axelle Girard sur Educ’France :

Chaque semaine apporte son lot de combats en matière de liberté scolaire, a fortiori dans une période où sont attaquées frontalement l’instruction en famille et les écoles vraiment libres.

On parle de liberté d’expression ; moins de liberté scolaire. Mais distinguer ces deux combats n’a aucun sens. Défendre la liberté d’enseignement, c’est défendre la liberté d’expression. Et vice-versa. D’abord parce toutes les libertés découlent d’une lutte intrinsèquement démocratique, et qu’à ce titre, les libertés se valent au moins sur un plan à la fois historique et politique.

N’est-il pas aberrant de prétendre défendre la liberté d’expression en s’attaquant à une autre liberté, tout aussi vitale pour la conservation d’un régime démocratique et d’une vie sociale normale ? Abroger la liberté d’instruire ses enfants dans la famille est-il pertinent au nom de la lutte contre l’islamisme ? La bonne application de la loi et du règlement suffirait à détecter plus efficacement les signaux faibles qui existent, mais qui par définition et de facto ne sont pas majoritaires.

Entendons-nous, entendons-les bien. L’interdiction de l’instruction en famille utilisée comme moyen de lutte contre les dérives fondamentalistes n’est ni logique, ni efficace. Pire. Une telle interdiction reviendrait à faire une concession problématique à tous ceux qui veulent s’attaquer aux libertés d’une nation démocratique. Elle aboutirait en effet à céder un pan supplémentaire de notre liberté. Ce qui n’est ni défendable ni admissible.

Les contempteurs de la liberté scolaire s’en défendent. Ils parlent désormais de “limitation” de l’IEF… D’une simple réévaluation du champ de la liberté d’enseignement, si bien organisée dans notre pays que le Président prétend l’amputer d’une composante majeure, alors même que les rares chiffres disponibles sur l’école à la maison montrent qu’une écrasante majorité de familles la pratiquent pour des raisons légitimes…

Que recherche Jean-Michel Blanquer ? Et quelle serait la puissance, même symbolique, d’une mesure bientôt dépouillée de sa substantifique moelle et promise au destin d’une apparence de loi, dont le libellé symbolique ne constituerait qu’un modeste et temporaire satisfecit ?

Il est temps de rappeler aussi qu’une interdiction du recours spontané, mais dûment justifié à l’instruction en famille donnerait lieu à la production de kyrielles de certificats de complaisance pour soustraire des enfants à la vie sociale.

Une triple faute, historique, politique et même sécuritaire.

Quelle sinistre vision de la jeunesse, que celle de notre Président qui ne voit en celle-ci qu’un avatar de l’Homo festivus

De Marie d’Armagnac sur Boulevard Voltaire :

[…] « C’est dur d’avoir 20 ans en 2020 parce que ce sont eux qui vivent un sacrifice terrible. Quand on est jeune, on fait la fête, on a des amis, je ne culpabiliserai personne », disait Emmanuel Macron, le 14 octobre 2020.

Quelle sinistre vision de la jeunesse, que celle de notre Président qui ne voit en celle-ci qu’un avatar de l’Homo festivus. Le Président du nouveau monde et de la start-up nation « ne dispose d’aucune clé pour saisir une situation si étrangère » : il plaque sur « les jeunes » une grille de lecture complètement has been. Il a sorti l’idéologie libertaire soixante-huitarde de la naphtaline : pour lui, il faut enfermer notre jeunesse à la maison, puisqu’elle ne sait que « faire la fête ». Et pour cette raison, par un sophisme que je n’ai pas encore réussi à élucider, nos jeunes seraient donc des assassins en puissance.

Tout ça pour masquer la terrible impréparation gouvernementale et la capacité de réanimation hospitalière rigoureusement semblable à celle du mois de mars.

On prive donc notre jeunesse de ces moments si précieux indispensables à la vie étudiante et, partant, à la construction de leurs personnalités : plus de sorties, plus de voyages, plus de rencontres, plus de conférences, plus de musées, plus de contacts humains autres que le cercle strictement familial – comme pour des nouveau-nés -, plus de visites chez le bouquiniste, le libraire. Car comme l’écrit joliment Sylvain Tesson :

« Lire fait douter. Les barbus de tout poil ne doutent de rien parce qu’ils ne lisent qu’un seul livre. Une librairie contient des milliers de grilles de lecture du monde. Dans le même espace, saint Augustin côtoie les anarchistes russes. »

Plus de messes non plus. En ces temps où le sacré, la transcendance sont les biens immatériels les plus précieux à l’homme, et essentiels pour maintenir, vaille que vaille, la petite flamme de l’Espérance, on prive notre jeunesse de la rencontre personnelle avec le Christ. Ce n’est pas un hasard si la pétition lancée en ligne pour le rétablissement de la liberté de culte l’a été par un groupe d’étudiants.

Ainsi, un gouvernement qui, à la suite de ses prédécesseurs, a fait rentrer des millions d’« autres » sur notre sol, provoquant un choc de civilisations inédit dans l’Histoire, prive aujourd’hui les « nôtres » d’une partie de leur histoire.

L’odeur douçâtre et écœurante du confort ouaté qui leur est imposé remplace l’excitante et violente saveur de la vie.

Lettre d’un moine bénédictin à un orthodoxe (pour un authentique oecuménisme)

Voici le dernier livre paru chez Life éditions : « Lettre d’un moine bénédictin à un orthodoxe », écrit par Dom Jean, osb.

Rédigé d’un trait de feu dans le silence et la solitude d’une cellule monastique, il illumine l’intelligence et réchauffe le cœur. Il veut être une contemplation de l’œuvre de Dieu, que les divisions venant des hommes ne peuvent atteindre en elle-même ni ne doivent faire oublier nous dit son auteur.

L’objectif de l’ouvrage est de proposer une rencontre fraternelle en vérité sur la base de la foi commune du premier millénaire, celle d’avant le grand schisme de 1054. Le 21ème siècle et ses lourds enjeux n’est pas non plus ignoré des confidences du moine. Ce livre s’adresse donc bien entendu aux orthodoxes, quels que soit les patriarcats auxquels ils se rattachent, mais aussi aux catholiques, car il n’est pas inintéressant pour eux de refaire le point sur la foi du premier millénaire.

Un livre qui fera date. Pour se le procurer.

Le cardinal Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, a salué cette publication :

COVID : La crispation n’est pas signe de bonne santé morale

Selon le père Danziec dans Valeurs Actuelles :

« Vous voulez des morts ? Vous voulez cela ? » Dès que l’on exprime une certaine distance quant à la gestion du gouvernement dans sa lutte contre la Covid-19, les récriminations culpabilisantes fusent. S’interroger sur des mesures barrières qui peuvent paraître exagérées, ou non adaptées, ce serait vouloir des morts ! Les grands prêtres des temps anciens peuvent se rassurer, du fond de leur trépas ils ont trouvé dans l’hémicycle, sur les bancs réservés aux ministres, leurs successeurs.

#TousAntiCovid. Mais de quelle façon, « tous » ?

Depuis plusieurs semaines déjà en effet, une sorte de dogmatisme froid domine les réflexes de la majorité parlementaire. Fébrilité devant une situation qui dépasse les décideurs ? Ou bien facilité argumentaire chez ceux qui détiennent le pouvoir ? Dans l’un ou l’autre cas, en matière de catéchisme sanitaire, le compte n’y est pas. Prédicateurs, pédagogues, apôtres ou hommes de conviction, tous le savent : l’incertitude ou l’arrogance constitue un grand danger pour qui s’aventure sur le terrain délicat du “message à faire passer”. Contre la diffusion du virus, l’application mobile elle-même, promue par le gouvernement, montre l’idéologie qu’elle charrie à travers son évolution lexicale. Sorte de point Godwin, la rhétorique sanitaire se révèle aussi sommaire qu’implacable : qui n’est pas pour le gouvernement se désigne être pour le virus.

Initialement appelée StopCovid, la récente mise à jour du programme a modifié son nom. Ainsi, depuis le 22 octobre, l’application s’intitule TousAntiCovid. Tous ? Certes ! Qui pourrait se déclarer raisonnablement en faveur d’une maladie ? Mais de quelle façon, “tous” ? L’injonction à être unanimement anti-Covid selon les orientations du ministère de la Santé porte en elle quelque chose de dérangeant. On croirait lire une mauvaise caricature de l’Evangile lorsque le Christ avertit : « Qui n’est pas avec moi est contre moi » (Luc 11, 23), comme si la lutte du monde postmoderne contre un virus mutant relevait d’un ordre eschatologique. Hors des orientations sanitaires gouvernementales, point de salut ?

Le coup de sang d’Olivier Véran mardi soir dernier à l’Assemblée nationale est à cet égard tout à fait évocateur. Alors que la majorité voulait étendre l’état d’urgence à la mi-février, les députés LaRem se sont retrouvés en minorité au moment du vote. L’opposition, en ramenant la fin de l’état d’urgence sanitaire au 14 décembre, s’est alors attirée les foudres du ministre de la Santé. « Vous êtes en train de débattre alors que nos soignants se battent pour sauver des vies » et d’ajouter comme pour enfoncer le clou : « C’est ça, la réalité de nos hôpitaux ; si vous ne voulez pas l’entendre, sortez d’ici ! »

La dictature sanitaire et son expression. L’obligation de croire, de suivre, d’admettre. En tant que prêtre, j’aurais pu avertir M. Véran, étant bien placé pour le savoir : les fidèles n’apprécient pas les dogmes. Ils aiment les miracles, la vie des saints et les trésors spirituels qui s’y dessinent. Ils n’embrassent pas les articles du Credo parce qu’ils sauraient les défendre intellectuellement un à un. Mais parce qu’ils en ont vu les charmes se déployer avantageusement chez d’autres, ils sont prêts à changer de vie. A son retour d’Ars, un pèlerin dira, à propos du saint curé : « J’ai vu Dieu dans un homme. » Tout est là. On est disposé à se convertir, et accomplir des efforts, non par force ou contrainte mais par liberté et amour.

Dictature sanitaire : entre peur et infantilisation

La Foi insiste à temps et à contretemps sur la nécessité d’une bonne santé spirituelle ? Pour autant, elle n’empêche pas les croyants de pécher en les saucissonnant sur le banc des églises. La sagesse fait en effet savoir aux hommes que le mal, comme la mort, fait tout simplement partie de l’existence. Lorsque des parents transmettent la vie, ils exposent par la force des choses leur nouveau-né à s’épanouir ici-bas mais aussi à disparaître un jour de cette terre. Ils le protègent, évidemment. Mais l’étouffer, l’empêcher de respirer pour éviter tout drame reviendrait à l’empêcher de vivre. Que l’Etat ambitionne d’enrayer les contaminations liées au Covid se comprend. C’est même son devoir. Mais jusqu’où ? Et à quel prix ? L’intrusion intense et brutale du politique dans le domaine sanitaire lui donne-t-il le droit de prendre tous les moyens ? Est-il vraiment raisonnable de croire possible que des décisions administratives peuvent, à elles-seules, maîtriser ce qui nous attend pourtant tous un jour ou l’autre : la mort ?

Ceux qui nous gouvernent devraient prendre garde. Dans leur combat contre la Covid, le climat de peur qu’ils distillent, joint à l’infantilisation des rapports humains qu’ils promeuvent, nuit gravement à la santé morale d’une nation. Ce n’est pas la haine du mal qui fédère les énergies mais l’amour du vrai, du beau et du bien. Le prêtre ne le sait que trop bien. A la tête de sa paroisse, s’il est bien évidemment amené à prêcher contre le péché, user de ce seul registre ne saurait cependant nourrir les âmes qui lui sont confiées. Un baptisé ne s’efforce pas de vivre chrétiennement pour éviter l’enfer mais pour rejoindre le Ciel ! Cela se réalise non sans efforts contre sa nature blessée, mais ce sont la coupe, la médaille, le podium qui motivent ses renoncements et sa conversion, non la peur de la défaite !

Rosaires pour la vie

Communiqué de SOS TOUT PETITS :

En raison de la pandémie et des restrictions de circulation

Pour le respect de la Vie des tout-petits
que sont les êtres humains dès la conception,
et en réparation,
nous sommes invités à dire le Rosaire,
chacun restant là où il se trouve :

– le 14 novembre à 14 h.30
– le 5 décembre à 14 h.30

et nous ferons de même pour le
Chapelet le 21 novembre à 10h.45 ( il était prévu à Bougival)
(les mystères douloureux )

Nous nous opposons à la loi dite “de bioéthique »
qui est un scandale indigne d’une nation civilisée.

L’espèce humaine n’est pas un matériau
à la merci de dirigeants dévoyés.

La messe n’est pas un luxe mais une nécessité

Action récente menée devant la cathédrale de Toulon pour défendre la liberté de culte et soutenir nos pasteurs.

Unplanned en e-cinéma : plus de 20 séances programmées d’ici fin novembre

Le film UNPLANNED a déjà été vu par plus de 5 000 personnes. Ce film raconte l’histoire vraie de Abby Johnson pour qui la seule chose qui importe, c’est d’aider les femmes. Touchée par la souffrance de beaucoup d’entre elles, elle est convaincue des bienfaits du droit à l’avortement. Elle s’engage comme bénévole au planning familial américain puis devient l’une de ses plus jeunes et brillantes directrices de clinique. Jusqu’au jour où ce qu’elle voit va tout bouleverser.

A la faveur de ce nouveau confinement, Saje Distribution augmente le nombre de séances en e-cinéma : séances les mardis, jeudis et le week-end (2 séances par jour), toujours suivies d’un temps de réflexion avec Isabelle Nicolas, conseillère conjugale et familiale.

Déconseillé au moins de 16 ans, sauf s’ils sont accompagnés d’un adulte.

Plus d’informations ici.

Covid au Parlement. Ambiance, ambiance, ou la fête à Véran (séance du 3/11 à l’Assemblée nationale)

Le parlement est au régime covid depuis plusieurs semaines, à haute dose. On espère qu’il y aura moins d’effets secondaires qu’une prescription de remdesivir subventionnée par le ministère de la Santé et l’Union européenne pour administration aux malades en phase terminale.

Cela fait cinq textes d’état d’urgence sanitaire dont le Parlement a à débattre depuis le début de l’année :

  1. vote d’un état d’urgence sanitaire,
  2. prolongation de l’état d’urgence sanitaire,
  3. vote d’un texte pour accompagner la sortie de l’état d’urgence sanitaire,
  4. discussion entamée pour prolonger les mesures dérogatoires accompagnant la sortie de l’état d’urgence sanitaire mais qui a été prématurément interrompue, après que le Président de la République eut pris
  5. un décret en conseil des ministres instaurant de nouveau l’état d’urgence sanitaire dans notre pays qui est donc notre cinquième texte.

A cela s’ajoute un débat suivi de vote pour approuver le plan de confinement du gouvernement (le 29 octobre, à l’Assemblée nationale puis au Sénat) et les nombreuses questions d’actualité au gouvernement concernant la gestion de la crise sanitaire.

Comme le raconte M.Philippe Bas, rapporteur de la commission des lois du Sénat le 29 octobre :

« À l’évidence, nous avons du mal à suivre les événements. Il y a quinze jours, nous discutions d’un projet de loi de prorogation du régime de sortie de l’état d’urgence sanitaire. L’examen de ce texte a été interrompu, car le Gouvernement, face à l’épidémie galopante, a rétabli l’état d’urgence sanitaire. Il a assorti sa décision de couvre-feux territorialisés qui n’ont cessé de s’étendre. Il a ensuite estimé qu’il était de nouveau dépassé par la dynamique des contaminations et a donc décidé le rétablissement d’un confinement différent de celui de mars dernier. De la prorogation avortée de la sortie de l’état d’urgence sanitaire à ce nouveau confinement, nous avons vu les pouvoirs publics condamnés à surenchérir dans les restrictions aux libertés. Rarement, on aura vu un assaillant faire reculer à ce point les limites de l’action publique ».

Tous ces débats ont connu une sorte de paroxysme le 3/11 à l’Assemblée nationale, en séance de nuit (propice à l’expression de quelque fatigue), symbolisé par un énervement encore plus prononcé qu’à l’habitude d’un ministre de la Santé invitant les députés à « sortir d’ici », ce qui pourrait assimiler M.Véran à un quelconque squatter poussant dehors les occupants légitimes.

Dans tous ces débats, et avant d’arriver à une transcription plus détaillée du débat du 3 novembre, quelques points précis ont émergé :

  • Après la pénurie, la frénésie de tests. Le 24 octobre, M.Véran indique « Nous avons augmenté le nombre de tests : désormais, il en est réalisé 1 700 000 par semaine». Et le 3 novembre, nouveau record (pour quoi faire ????) : « Deux millions de tests PCR sont effectués chaque semaine ». Dans la série « chéri, fais-moi peur », la confusion entre contaminés et malades. On sait qu’entre 40 000 et 50 000 personnes sont testées positives chaque jour en ce moment. Elles sont donc contaminées ; et encore, cela dépend de la fréquence de cycles utilisée par l’appareil d’analyse, qui n’est pas uniformisée au niveau national (Plus il faut de cycles pour rendre l’ARN perceptible -cette valeur est généralement comprise entre 10 et 45- moins il y a de virus dans l’échantillon prélevé). Reprenant un célèbre tweet de M.Véran (qui, opportunément n’apparaît plus sur son compte Twitter actuellement) et affirmant : 1 malade toutes les deux secondes. Or, il y a 86400 secondes par jour. C’est donc bien le nombre de contaminés. D’après Santé publique France, 37% des cas qui s’avèrent positifs ne présentent pas de symptômes. Ils sont donc porteurs mais pas malades

  • Mme Bénédicte Pételle, député LaRem, le 3 novembre : « Un malade est déclaré toutes les deux secondes, une hospitalisation a lieu toutes les trente secondes, un décès toutes les quatre minutes ». Elle a bien appris sa leçon.
  • L’effet d’intimidation par l’émotion, histoire d’entretenir la peur: Mme Avia (député LaRem), le 24 octobre :

« Mes chers collègues, hier, 298 de nos concitoyens sont décédés. Nous n’avons pas encore les informations de Santé publique France pour ce jour, mais on peut penser que, depuis le début de nos débats ce matin, à neuf heures, plusieurs centaines d’autres de nos concitoyens sont décédés. Ils ne sont pas morts d’un d’un « petit virus », comme j’ai pu l’entendre, mais d’un virus terrible, qui se propage encore trop vite dans notre pays, et qui tue. »

Jean Castex, le 3 novembre :

« Comme vous le savez toutes et tous, hier encore, plus de 400 personnes sont décédées de la maladie covid-19. Des dizaines de milliers de nos concitoyens, tous âges confondus, sont malades, avec des conséquences parfois très graves et des séquelles non moins lourdes ».

Le 3 novembre encore, M.Rémy Rebeyrotte, autre député LaRem :

« 426 décès du covid dans les dernières vingt-quatre heures… Près de 500 depuis vendredi dans les EHPAD. De tels chiffres ne méritent-ils pas à la fois du recueillement et une attention particulière à la nécessité du confinement ? Il faut être à la hauteur de la situation. Et la situation est grave : grave pour nos soignants, pour nos proches, pour nos parents, pour nos grands-parents, pour toutes les personnes de santé fragile et qui ont aujourd’hui une seule peur, celle d’être confrontées à ce virus, à la maladie et à la mort ! »

A quoi, d’ailleurs, M.Jean-Christophe Lagarde (député UDI) répond :

« Notre collègue Rebeyrotte aime les chiffres, alors en voici d’autres. L’Allemagne compte 80 millions d’habitants ; la France, 70 millions.  L’Allemagne est à 10 000 cas de covid-19 par jour ; nous étions à 50 000 cas il y a quelques jours.Lorsqu’on constate que la France compte 4,5 fois plus de morts, d’hospitalisations et de cas que l’Allemagne, nous avons le droit de nous interroger !… Le Président de la République a dit que la situation était la même dans toute l’Europe. Y a-t-il un confinement général en Allemagne, dans tous les États allemands ? La réponse est non ! ».

Quelques bonnes questions sont posées,  malheureusement restées sans réponse, comme le 29 octobre lors du débat au Sénat par M.Philippe Bonnecarrère (majorité sénatoriale) :

« Toute décision s’analyse à l’aune d’un bilan avantages-inconvénients, qui n’a pas été fait, au regard des effets de long terme du reconfinement. Aucun pays ne sort indemne d’une paupérisation, le « quoi qu’il en coûte » illimité n’existe pas. Où sont les études d’impact du reconfinement ? [Normalement, tout projet de loi doit être accompagné par une étude d’impact] Pas dans le projet de loi prorogeant l’état d’urgence sanitaire. Quel est le bilan coût-avantages des différents scénarios ? Êtes-vous certain que nous n’aurions pas réussi à freiner l’épidémie autrement ? ».

Mais le point de discussion majeur lors de la discussion du projet sur le nouvel état d’urgence sanitaire concerne sa durée. Dans son article 1er, le Gouvernement y sollicite une prorogation de ce régime pour trois mois, c’est-à-dire jusqu’au 16 février 2021 puis automatiquement prolongé par application du régime transitoire de sortie de l’état d’urgence jusqu’au 1er avril 2021. Soit un total de 6 mois, refusé par les oppositions. Retenons que la durée initiale du premier état d’urgence sanitaire n’avait été que de deux mois. Le Parlement l’avait ensuite prolongée de deux autres mois.

C’est lors de cette discussion sur l’article 1er et la fin prévue de l’état d’urgence que Mme Josiane Corneloup (député LR) soutient l’amendement no 155 :

« En substituant, au premier alinéa de l’article 1er, la date du 14 décembre 2020 à celle du 31 janvier 2021, le présent amendement vise à faire en sorte que le Gouvernement et le Parlement fassent un nouveau point de situation avant les vacances de Noël, pour décider ensemble des mesures à prendre ».

Et nous voilà embarqué dans de la tambouille parlementaire sauce Vème république. En effet, le groupe LaRem s’aperçoit qu’il est moins nombreux que les députés des oppositions pour voter sur cet amendement et cherche à gagner du temps par des demandes de suspension de séance, le temps de rassembler les troupes.

L’opposition rétorque par des rappels au règlement, comme M.Antoine Savignat (LR) :

« Ce rappel au règlement concerne la tenue de nos séances et aussi le respect de l’ordre du jour au titre de l’article 48, madame la présidente. Nous savons tous que cette séance devait commencer à vingt et une heures précises, puisque c’est l’horaire imposé dorénavant par les circonstances, selon un ordre du jour et pour l’examen d’un texte voulus par le Gouvernement. Nous, députés du groupe Les Républicains, étions bien présents à vingt et une heures alors que les députés de la majorité, eux, n’étaient pas là ! Nous avons en leur absence examiné huit amendements, tous non seulement défendus mais aussi soutenus par leurs auteurs (Applaudissements sur les bancs du groupe LR et sur plusieurs bancs des députés non inscrits) et, au moment de procéder au vote, la majorité a demandé une suspension parce que tous ces messieurs-dames avaient mieux à faire qu’à être là au moment du vote ! (Mêmes mouvements.) Nous sommes en train de débattre de ce que sera l’avenir des Français pour les six prochains mois, en train d’expliquer que le Parlement ne pourra pas siéger pendant ce temps pour contrôler le respect des libertés fondamentales, et je veux que les Français s’en souviennent et qu’ils le notent, car c’est une honte, un scandale ! » ;

puis Mme Emmanuelle Ménard (non-inscrit) :

« C’est un rappel au règlement sur la base de l’article 48, madame la présidente. Chaque fois que la majorité risque d’être mise en minorité dans cet hémicycle, on a droit au même cinéma, à la même arrogance que de la part de votre gouvernement ! Vous voulez avec ce texte les pleins pouvoirs, mais vous ne l’assumez pas ! La moindre des choses, le minimum de respect, serait de finir son dîner à l’heure pour reprendre les débats à l’heure ! Ce soir, on est en plein débat sur les commerces de proximité, qui sont en train de mourir ! (Mme Martine Wonner applaudit.) Et on nous taxe nous, députés de l’opposition, d’irresponsables ! Je prends à témoin les Français : qui est irresponsable ? Les députés de la majorité, qui préfèrent prolonger leur dîner, ou les députés de l’opposition, qui sont à l’heure pour poursuivre les débats dans cet hémicycle ? (Vifs applaudissements sur les bancs du groupe LR et sur plusieurs bancs des députés non inscrits.)

 Au final, l’amendement n°155 est adopté. Inacceptable bien sûr pour le gouvernement.

D’où l’arrivée précipitée d’un ministre de haut rang, M.Véran. Parce qu’il faut que vous sachiez que M.Véran participe chichement à tous ces débats parlementaires. Ceux-ci ne semblent pas franchement l’intéresser : soit il n’est pas là, soit il s’en extrait le plus vite possible. Il se fait alors représenter par ses seconds couteaux : Mme Bourguignon, ministre déléguée chargée de l’autonomie, qui essaie de faire son boulot sagement ;  ou M.Taquet secrétaire d’Etat chargé de la protection de l’enfance, très courtois et ça change beaucoup de M.Véran, ou encore le petit Attal, porte-parole du gouvernement, qui a voulu jouer au grand lors de la réponse à une question le 27 octobre de Julien Ravier :

« Monsieur le Premier ministre, qu’avez-vous fait pour préparer notre système de santé à cette deuxième vague ? Quelle nouvelle mesure d’urgence allez-vous prendre pour rattraper enfin le temps perdu ? quand allez vous réagir ? »

« Vos propos, monsieur le député, sont  irresponsables. Oui, il est irresponsable, dans le moment que nous vivons, d’attiser les craintes, les doutes et les inquiétudes ».

La présence rare de M.Véran ne l’a, jusqu’ici, pas empêché d’apporter néanmoins sa patte au débat. Comme le 24 octobre, lorsqu’il dit que la Suède [qui n’a jamais confiné ni encore moins reconfiné] prend des mesures analogues à la France, ou lorsqu’il affirme :

« Chacun l’a compris : depuis des mois, nous informons les Français, nous leur apportons une information claire, loyale, appropriée – ce sont les termes qu’on utilise en médecine – et nous nous assurons qu’ils puissent la comprendre ». 

Revenons au décor de cette séance de nuit. Le ministre est arrivé. Extraits copieux du compte-rendu de séance :

Mme la présidente. La parole est à M. Raphaël Schellenberger, pour soutenir l’amendement identique no 57.

Raphaël Schellenberger (LR).

Je salue l’arrivée du ministre des solidarités et de la santé au banc du Gouvernement. Nous l’avons beaucoup attendu en première lecture, mais il nous honore de sa présence en nouvelle lecture !

Pierre-Henri Dumont (LR).

Ma question est très simple. Elle s’adresse aux trois ministres qui nous font l’honneur de leur présence ce soir – ils sont déjà plus nombreux que ne l’étaient les députés de La République en marche à l’ouverture de la séance…

[en plus d’Olivier Véran et de Mme Bourguignon, il y a aussi ce soir-là M.Alain, Griset, ministre délégué aux PME]

Philippe Gosselin (LR).

Je suis heureux de la présence de trois ministres ; cela fait des semaines que nous n’en avons pas eu autant, et nous avons ainsi affaire à une sorte de trinité – un triumvirat, peut-être ! C’est un honneur et un plaisir de vous avoir, mais, au-delà de l’accueil particulier qui vous est réservé ce soir, il faut que vous entendiez, madame et messieurs les ministres, la colère qui monte et qui gronde, pas seulement dans les campagnes mais partout en France. Pour que des décisions soient comprises et appliquées, il faut qu’elles soient lisibles et intelligibles. Or ce que vous proposez aux commerces de centre-ville et aux grandes surfaces pose vraiment problème. Vos propositions et vos méthodes sont illisibles, brouillonnes et incompréhensibles. Je m’adresse à vous, monsieur le ministre délégué chargé des PME – petites et moyennes entreprises –, car votre carrière plaide pour vous. Vous avez si longtemps, monsieur Griset, défendu avec talent et avec honneur les PME, à l’assemblée permanente des chambres des métiers et de l’artisanat ! (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LaREM.) Combien de couleuvres et de chapeaux avez-vous avalé, ces dernières heures, et combien êtes-vous en train d’en digérer ?

Xavier Breton.

Les dizaines de milliers de commerçants qui nous regardent en ce moment, monsieur le ministre, vous voient pianoter sur un smartphone pendant que des arguments différents sont énoncés, en fonction des territoires dans lesquels nous vivons. Eh oui, l’indifférence que vous manifestez est complètement scandaleuse ! Vous êtes indifférent à ce qui se passe !

Enfin, le ministre parle :

« En application de l’article 96 du règlement de l’Assemblée nationale, le Gouvernement demandera la réserve des votes sur les amendements et les articles de ce texte ». (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LaRem – Exclamations sur les bancs du groupe LR.).

Mme la présidente. La réserve est de droit.

[Cela signifie qu’il n’y aura plus de vote, malgré la continuation du débat, jusqu’à un vote final groupé sur un texte présenté par le gouvernement (deuxième délibération), qui lui donnera l’occasion de réintroduire la date de fin de l’état d’urgence initial (ce qui a été voté lors de la séance du 4 novembre)]. Les esprits s’échauffent néanmoins dans la suite de la discussion.

Olivier Véranministre.

Mesdames et messieurs les députés, je n’étais pas avec vous au début de la séance, veuillez m’en excuser.

Je me suis rendu avec le Premier ministre dans les services des urgences et de réanimation du centre hospitalier sud-francilien, à Corbeil-Essonnes. Sur le trajet, les chiffres du jour sont tombés, avec la précision d’un métronome, dont le rythme va s’accélérer dans les jours à venir, hélas, au cours des vingt-quatre dernières heures, il y a eu 3 300 patients hospitalisés dans l’ensemble des hôpitaux français, 469 personnes admises en réanimation et 430 décès.

Aujourd’hui, un seuil a été franchi pour la région Île-de-France, raison pour laquelle nous avons fait ce déplacement : le cap des 1 000 patients hospitalisés en réanimation dans les hôpitaux franciliens a été dépassé.

Pendant près de dix minutes, les soignants nous ont expliqué qu’il fallait une spécialisation pour être capable de retourner un malade, de la position ventrale à la position dorsale, lorsqu’il est intubé et qu’il a des pousse-seringue pour l’aider à respirer parce qu’il est atteint d’un syndrome de détresse respiratoire aiguë.

André Chassaigne. Vous mentez comme vous respirez !

M.Véran :

Ces soignants, mesdames et messieurs, nous ont aussi indiqué que des étudiants étaient venus en renfort. Ils nous ont parlé de leur capacité à faire face, malgré la fatigue, malgré la détresse qui est la leur dans cette période, alors qu’ils enchaînent jours et nuits de travail. Je suis entré dans deux chambres dans le service de réanimation de cet hôpital de Corbeil-Essonnes. Dans la première, il y avait un jeune homme, de vingt-huit ans,…

Jacques Cattin. Il va nous faire pleurer !

Olivier Véran,

…oui, de vingt-huit ans, dans le coma, intubé, ventilé, avec pas loin de dix pousse-seringue pour l’alimenter et lui fournir les médicaments essentiels pour le maintenir en vie. Dans la deuxième chambre, il y avait un homme en surpoids âgé de trente-cinq ans. (Exclamations sur les bancs du groupe LR.)

C’est ça la réalité, mesdames et messieurs les députés. Si vous ne voulez pas l’entendre, sortez d’ici ! La voilà, la réalité de nos hôpitaux ! (Très vives exclamations sur les bancs des groupes LR, FI et GDR.) Vous êtes en train de débattre, alors que nos soignants se battent pour sauver des vies de cette manière-là dans nos hôpitaux ! (Les députés des groupes LaREM et Dem se lèvent et applaudissent longuement.)

Éric Diard (LR). N’utilisez pas les malades, monsieur le ministre ! C’est de l’instrumentalisation, c’est indigne !

Hubert Wulfranc (GDR). Six mois d’immobilisme !

Mme la présidente. Veuillez poursuivre, monsieur le ministre.

Olivier Véran.

Mesdames, messieurs les députés, quand j’ai quitté l’hôpital où je m’étais rendu avec le Premier ministre et que je suis rentré au ministère, le débat parlementaire était diffusé sur un écran de télévision. Lorsque j’ai vu les députés debout en train d’applaudir, j’ai demandé aux membres de mon cabinet : « Pourquoi applaudissent-ils  ? Avons-nous vaincu l’épidémie ? Rendent-ils hommage aux soignants ? ». Et l’on m’a expliqué que les députés de l’opposition applaudissaient l’adoption d’un amendement fixant la fin de l’état d’urgence sanitaire à mi-décembre et la fin du confinement à la fin du mois de novembre, quoi qu’il arrive dans notre pays.

Pierre Cordier (LR). Il y a six mois, vous nous disiez de ne pas porter de masque !

Olivier Véran.

Le décalage était total et c’est pour cela que j’ai décidé de venir dans cet hémicycle ce soir.(Les députés des groupes LaREM et DEM se lèvent et applaudissent longuement. – Vives protestations sur les bancs des groupes LR et FI.) Un jour, j’applaudirai debout dans l’hémicycle : ce sera le jour où nous aurons vaincu la deuxième vague, le jour où nous aurons sauvé des vies, le jour où nous aurons libéré les hôpitaux et où nous pourrons avoir, pour la France, un regard confiant vers l’avenir. Ce jour-là, je serai debout à applaudir, pas avant !(Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LaREM. – Exclamations sur les bancs du groupe FI.)

Rappels au règlement

Mme la présidente. La parole est à Mme Mathilde Panot, pour un rappel au règlement.

Mme Mathilde Panot (LFI).

Il se fonde sur l’article 48. Monsieur le ministre, le chantage que vous êtes en train de nous faire est insupportable ! (Applaudissements sur les bancs des groupes FI et LR. Mme Agnès Thill  applaudit également.) Tout le monde, ici, a conscience de la gravité de la situation, mais il est insupportable de vous entendre dire qu’il n’y a pas de solution alternative, comme l’affirmait Mme Thatcher en son temps. Oui, nous sommes une opposition qui s’exprime dans l’hémicycle ; oui, nous avons le droit de critiquer vos décisions, et nous continuerons de le faire. C’est ainsi que fonctionne la démocratie, que cela vous plaise ou non ! Non, le covid-19 ne vous donne pas le droit de piétiner notre démocratie !

Si vous êtes venu ce soir dans l’hémicycle, ce n’est pas parce que vous avez vu à la télévision une scène qui vous a horriblement choqué – à savoir un vote, l’expression d’un choix démocratique des députés. Ce soir, vous avez fait une première suspension parce que vous n’aviez pas le nombre de députés suffisant pour être en majorité. (Protestations sur les bancs du groupe LaREM.) Puis vous avez fait une deuxième suspension parce que vous avez perdu un vote. Une troisième suspension a suivi parce que vous aviez encore perdu un vote. La réalité – vous n’aimez pas l’entendre –, c’est que vous détestez la démocratie.

Il est beaucoup plus facile de se présenter devant un conseil de défense protégé par le secret défense, que d’accepter que le Parlement délibère et fasse des choix qui ne vous conviennent pas ! (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe FI.)

Mme la présidente. La parole est à M. Philippe Gosselin, pour un rappel au règlement.

Philippe Gosselin (LR).

Il se fonde sur l’article 48. C’est avec consternation que nous constatons à quel point le débat dérape. (Protestations sur les bancs du groupe LaREM.)

Il est important de rappeler pourquoi et comment nous en sommes arrivés là. À vingt et une heures, à la reprise des travaux, la majorité n’était pas présente.

Si vous aviez été à vos places, à occuper vos fonctions, jamais le débat n’aurait pu déraper. Vous ne pouvez vous en prendre qu’à vous-mêmes !

Quant à vous, monsieur le ministre, faites-vous bien conseiller sur ce qui se passe dans l’hémicycle en votre absence. Nous n’avons pas applaudi à tout rompre parce que nous avions adopté un amendement, au motif que les Français seraient pris en otages ; c’est vous-même qui nous prenez en otages ! Vous jouez un jeu dangereux, méfiez-vous de l’effet boomerang ! En Normandie, nous avons un proverbe. (« Ah ! » sur plusieurs bancs du groupe LaREM.) « Quand tu craches en l’air, méfie-toi, ça te retombe sur la bouche ».

Un député LaREM. Ce sont des menaces, c’est un faux proverbe !

Philippe Gosselin.

Traduisez-le autrement si vous le voulez ! J’en terminerai avec les aspects démocratiques. Vous ne voulez pas que le Parlement se réunisse au sujet de l’état d’urgence d’ici au 1eravril. Vous voulez un long couloir, un long printemps qui succédera à un long hiver, sans que le Parlement puisse s’exprimer. Ce soir déjà, en demandant la réserve de vote, vous nous privez de notre expression, celle de la représentation nationale. (Protestations sur plusieurs bancs du groupe LaREM.)Ce n’est pas ainsi que la concorde et l’unité nationales dont nous avons besoin se feront !

Au mois de mars, nous avons voté la première loi d’urgence à vos côtés.

Nous étions au rendez-vous, et il ne tient qu’à vous que nous soyons aujourd’hui au rendez-vous de l’histoire, à vos côtés. (Applaudissements sur les bancs du groupe LR.)

Mme la présidente. La parole est à Mme Valérie Rabault, pour un rappel au règlement.

Mme Valérie Rabault (PS).

Il se fonde également sur l’article 48. Monsieur le ministre, vous nous avez tous mis en accusation, alors que beaucoup d’entre nous ont voté, jeudi dernier, la déclaration du Premier ministre concernant le reconfinement. Vous nous racontez des épisodes tragiques auxquels vous avez assisté à l’hôpital. Pensez-vous sérieusement que nous ne nous rendons pas dans les hôpitaux, nous aussi, même si nous n’avons pas votre expérience ?

sans paraphraser, vous n’avez pas le monopole du désir d’assurer la santé et la sécurité sanitaire des Français, monsieur le ministre ! (Applaudissements sur les bancs des groupes SOC et LR.)
Si vous assumiez une prise de décision démocratique, vous nous diriez clairement sur quels critères reposent vos décisions et à quel moment vous les activez.

Je peux vous montrer la photo, prise aujourd’hui même, d’une cantine bondée où tous les jeunes déjeunent côte à côte, sans distanciation sociale. Dans ce reconfinement, vous faites deux poids, deux mesures. Vous demandez à douze millions de jeunes de se rendre dans leur école, leur collège ou leur lycée, alors que vous empêchez les petits commerçants de poursuivre leur activité. Comment expliquez-vous des décisions aussi divergentes ? Voilà ce qui ne fonctionne pas dans votre système : vos décisions sont anxiogènes parce qu’elles sont à géométrie variable, et que personne n’y comprend plus rien.

Certains articles du décret du 29 octobre sont de la bouillie, tant ils sont compliqués et illisibles. Pour réussir l’unité nationale, il faut une cohésion. Vous devez être capable de susciter l’adhésion à vos décisions. Or, c’est impossible, tant elles sont à géométrie variable ! (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC et sur plusieurs bancs du groupe LR.)

Mme la présidenteLa parole est à M. André Chassaigne, pour un nouveau rappel au règlement, après quoi j’ouvrirai la discussion.

André Chassaigne (PC).

Il se fonde sur l’article 48. J’ai été blessé par la façon dont le ministre des solidarités et de la santé s’est adressé aux parlementaires. (Applaudissements sur les bancs des groupes GDR, LR et LT.)Monsieur le ministre, chacun d’entre nous a son vécu, et vous n’êtes pas là pour tenir des propos humiliants. Je fais partie de ceux qui ont voté favorablement la semaine dernière. Je l’ai fait avec ma conscience. Ma décision n’a pas été facile, mais je ne la regrette pas. Dans le présent débat, je réfléchis avec une certaine humilité, car j’ai conscience qu’il n’y a pas solution miracle. Je ne sais même pas encore sur quel bouton j’appuierai lors du vote ; je suis dans l’expectative.

Sachez qu’hier, j’ai passé une partie de la journée à appeler des hôpitaux à Lyon et à Paris. Je n’utiliserai pas les mots qu’ont employés les gens qui m’ont répondu, mais la vérité des hôpitaux n’est pas celle que vous dites, monsieur le ministre – et vous le savez pertinemment. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LT.)D’autres ici le savent, mais applaudissent quand même, et d’autres encore applaudissent parce qu’ils ne le savent pas ! (Protestations sur divers bancs.) Laissez-moi vous rapporter les témoignages que j’ai reçus – n’étant pas un spécialiste, je pourrai commettre des erreurs dans l’emploi de certains termes, vous m’en excuserez.

Premier exemple : dans un service qui avait douze lits de réanimation polyvalente et huit lits d’unités de soins intensifs en cardiologie, six de ces huit lits ont été supprimés et on a ensuite fait apparaître une augmentation artificielle du nombre de lits. Le service a tenu le coup pendant la première vague, mais avec la deuxième vague, ça commence à péter.

Deuxième exemple : un service qui comptait soixante-dix infirmiers et aides soignants a enregistré quinze départs liés à la fatigue, à l’usure et au manque de reconnaissance – y compris à la suite du Ségur de la santé. Sur les douze nouveaux diplômés qui sont arrivés, trois sont repartis. On me dit qu’il est possible de former des gens en six mois, mais en réalité, l’immense majorité a été formée en deux jours. (Vives protestations sur les bancs du groupe LaREM.)  Les plus chanceux ont eu quinze jours de formation. Vous pouvez hocher la tête, mais c’est la réalité !

Mme la présidente. Je ne peux pas vous accorder un deuxième rappel au règlement, monsieur le président Lagarde – d’autant que les rappels au règlement qui viennent d’être faits n’en étaient pas toujours. Je vous donnerai toutefois la parole, puisque vous êtes le premier inscrit dans la discussion.

Article premier (suite)

Jean-Christophe Lagarde.

Je suis abasourdi par ce que je viens d’entendre et de voir, monsieur le ministre. Depuis dix-huit ans, je n’ai jamais entendu ni vu chose pareille ! Si vous étiez le ministre allemand de la santé, avec 10 000 morts du covid-19 et 10 000 cas par jour, vous pourriez donner des leçons à l’Assemblée nationale ou au Bundestag. En revanche, vous ne nous en donnerez pas avec 35 000 morts et 50 000 cas par jour ! Ce n’est pas nous qui sommes responsables de cette situation : nous vous avons voté les pleins pouvoirs à chaque fois ! (Applaudissements sur les bancs du groupe UDI-I et sur quelques bancs du groupe LR. Mmes Danièle Obono et Agnès Thill applaudissent également.)

Quand un ministre s’énerve, comme vous l’avez fait, c’est parce qu’il se sent en échec. J’avais été admiratif de votre entrée en fonction dans un contexte difficile, mais je le suis beaucoup moins ce soir. (Protestations et claquements de pupitre sur plusieurs bancs du groupe LaREM.) Vous devriez vous souvenir que vous avez été un député de la République. Vous venez de reprocher à l’Assemblée nationale – parce que votre majorité n’était pas présente – d’avoir limité la durée de l’état d’urgence sans débat au Parlement. Il est pourtant légitime que l’Assemblée nationale débatte. Un jour, si vous êtes à nouveau député, vous vous en souviendrez !

Vous avez reproché à l’Assemblée nationale de déstructurer la loi. Mais pourquoi sommes-nous là, si ce n’est pour voter des amendements ? Sinon, supprimez le Parlement ! (Applaudissements sur les bancs du groupe UDI-I. – Exclamations sur les bancs du groupe LaREM.) 

Mme la présidente. La parole est à M. Christian Jacob.

Christian Jacob.

Monsieur le ministre, vos propos ont été indignes, et vous-même avez été indigne. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LR. – Protestations sur les bancs des groupes LaREM et Dem.) Pouvez-vous m’expliquer, les yeux dans les yeux, qu’il n’y a pas plus de concentration de population et de risques de transmission du virus dans les transports en commun ou dans les grandes surfaces que chez un coiffeur ou chez un cordonnier ?

C’est de la démagogie ! Vous avez été indigne des fonctions que vous exercez. Et je n’oublie pas que vous avez menti, monsieur le ministre. N’avez-vous pas expliqué, lorsque les masques manquaient du fait de votre incurie, qu’ils étaient inutiles et peut-être contre-productifs ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LR. – Mme Danièle Obono marque son approbation.) N’avez-vous pas expliqué, lorsqu’il n’y avait pas de tests, que les tests massifs étaient complètement inutiles ? C’est ce que vous avez dit, à ce moment-là. (Applaudissements sur les bancs du groupe LR.)

N’avez-vous pas dit, lors du premier confinement, qu’il fallait passer de 5 000 à 14 500 lits de réanimation ? Aujourd’hui, 5 800 lits sont ouverts, et le Président de la République nous explique que la création de lits n’est pas une solution. (Applaudissements sur les bancs du groupe LR. – Exclamations sur les bancs des groupes LaREM et Dem.)  …

Mme la présidente. Merci, mon cher collègue. La parole est à M. Christophe Castaner(« Ah ! » sur les bancs du groupe LR.)

Christophe Castaner.

De quoi parlons-nous depuis trois jours ? Des commerces de proximité. J’ai été maire d’un bourg-centre pendant dix-sept ans et personne ici ne peut s’arroger le droit de parler au nom du petit commerce : il n’y a ici que des députés de la nation, qui sont les défenseurs du commerce de proximité.

Raphaël Schellenberger. Où étiez-vous en début de séance ?

Christophe Castaner.

N’éructez pas, monsieur le député ! Ce dont nous parlons ce soir, c’est du rythme du métronome de la maladie qui progresse dans notre pays – 3 300 hospitalisations ces vingt-quatre dernières heures. Ce métronome, hélas, se transforme en glas – le glas des morts que compte notre pays. (Exclamations sur les bancs du groupe LR.). Nous devons tout faire, à chaque instant, chaque jour, chaque heure, chaque minute, pour lutter contre le virus. Et ce n’est pas en faisant de la démagogie que l’on combat le virus, mais en ayant du courage politique. (Protestations sur les bancs du groupe LR.) C’est à ce courage politique que je vous invite. (Applaudissements sur les bancs des groupes LaREM et Dem.)

Mme la présidente. La parole est à Mme Frédérique Dumas.

Mme Frédérique Dumas (Libertés et territoires).

Monsieur le ministre, vous avez dit en arrivant que vous aviez honte ce soir. Nous aussi, nous avons honte – honte de vos mensonges. (Protestations sur les bancs du groupe LaREM.) Premier mensonge : vous avez affirmé que nous avions applaudi après avoir adopté un amendement mettant fin aux lois d’urgence sanitaire. Ce n’est pas du tout ce que nous avons fait. Nous avons adopté un amendement qui vous oblige à revenir devant les parlementaires pour rendre des comptes. (Applaudissements sur les bancs des groupes LR et UDI-I.) C’est la démocratie. Vous avez également menti au sujet des vaccins contre la grippe. Vous savez très bien qu’il y a aujourd’hui une pénurie dans les EHPAD, auxquels a annoncé que les vaccins ne seraient pas livrés le 15 novembre et qu’ils le seraient peut-être en décembre, et encore… Vous devrez aussi nous rendre des comptes sur ces vaccins contre la grippe. Par ailleurs, vous dites que nous avons abîmé votre texte. Ainsi, la démocratie abîme votre texte. Le débat de jeudi était une parodie de démocratie : après une série de questions-réponses, nous avons procédé à un vote non contraignant. C’est aujourd’hui qu’a lieu le véritable vote, et vous nous dites que nous avons abîmé votre texte.

Fabien Di Filippo (LR).

Permettez-moi de regretter le déroulement du débat : nos attentes étaient fortes quant à l’expression démocratique qui devait avoir lieu ici ce soir sur l’équité que méritent les petits commerçants.
Ce soir, nous avons une secrétaire d’État mutique, un ministre délégué qui peine à lire certaines de ses fiches (Vives exclamations sur les bancs du groupe LaREM)pour nous prouver un point de vue qu’il ne semble guère approuver et un troisième ministre qui perd son sang-froid alors qu’il est censé être la personne clé de la gestion de la crise en France ! C’est dramatique.

…./…

La séance a été levée à zéro heure quinze. Le débat s’est achevé le 4 novembre par le retour au texte voulu par le gouvernement. Pendant ce débat, de nombreux amendements ont été proposés pour donner la possibilité d’assister aux liturgies, tous refusés par le gouvernement comme bien décrit dans Le Salon beige.

Combien de morts pour arriver enfin à ce constat ?

Fraudes électorales aux Etats-Unis

Malgré les dénégations et la censure subie par Donald Trump lui-même (sur Twitter comme à la télévision qui a coupé son intervention !), il semble bien qu’une fraude électorale massive ait eu lieu lors de l’élection américaine.

Le Comité Trump France avance une liste impressionnantes de cas de fraude électorale.

Un ambassadeur français avance ingénument que la fraude n’existerait pas :

Il faut lui rafraîchir la mémoire :

Mieux : il semble que l’équipe de Donald Trump ait anticipé la fraude et a piégé l’équipe démocrate.

A lire aussi l’article de Politique Matin et celui du Figaro.

Pour mémoire, en 2000, les médias étaient moins suspicieux quant aux accusations de fraude :

Le ministère de l’Education nationale assume enseigner l’idéologie du genre

Question du député LR Xavier Breton au ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur le contenu des manuels de SVT et de sciences économiques et sociales (SES) prévus pour la classe de seconde à la rentrée 2019 :

Ces manuels diffusent largement le postulat de la théorie du genre et des études de genre, qui n’a rien de scientifique, selon lequel les différences comportementales et sociales entre les hommes et les femmes ne seraient que le résultat d’une construction de la société, sans aucune influence du corps sexué, qui ne dirait rien de ce que l’on est et de ce que l’on est appelé à devenir. Les manuels de SES parlent de la socialisation de genre, qui serait imposée aux garçons et aux filles par les « stéréotypes de genre », par exemple par les jouets, et qui influencerait les comportements et métiers choisis, soi-disant au détriment des femmes. Ils nient toute influence de la nature biologique masculine ou féminine sur les comportements et aspirations profondes. Quant aux manuels de SVT, ils vont encore plus loin dans l’idéologie et ne respectent pas les préconisations du programme, lequel fonde à juste titre l’identité sexuée sur le sexe chromosomique et biologique. Ils affirment que cette identité « c’est le fait de se sentir homme ou femme » (Nathan), « est le fait de se sentir un homme, une femme, ni l’un ni l’autre ou les deux » (Hatier), « n’est pas innée » (Magnard), que « l’identité sexuée se construit sur une longue période », en intégrant « de multiples facteurs biologiques, sociologiques et psychologiques » (Bordas), ou encore que « l’identité sexuée ou sexuelle est une construction personnelle, qui évolue au cours de la vie » (Hachette), que « l’identité sexuelle c’est la perception de ce qu’est une femme ou un homme dans une société à un moment donné » (Belin). Dire à des adolescents que leur identité sexuée se construit et correspond à ce qu’ils ressentent être est un mensonge extrêmement nocif à un âge où ils ont souvent des difficultés à s’estimer, à s’accepter, et où ils ont besoin de comprendre qui ils sont. Bien entendu la culture (éducation, savoirs) est nécessaire pour notre développement : le culturel permet de développer le potentiel naturel qui est en chacun et donc permet à chacun de s’accomplir. Mais ce que l’on reçoit par la culture ne peut définir qui l’on est. Par ailleurs, des témoignages de personnes ayant changé de sexe sont parfois fournis, comme si c’était tout à fait normal, alors qu’on sait qu’un tel changement n’a rien d’anodin. Le collège des pédiatres américains a alerté en ce sens : « Le collège américain des pédiatres exhorte les éducateurs et les législateurs à rejeter toutes les politiques qui incitent les enfants à considérer comme normales la prise de produits chimiques et l’usurpation de l’identité sexuelle par chirurgie ». L’éducation nationale est responsable de vérifier le contenu afin de s’assurer notamment qu’ils ne divulguent aucune idéologie, pour le bien des enfants et pour respecter l’action éducative des familles (code de l’éducation L. 111-2) d’une part, et pour respecter « le principe de neutralité du service public de l’éducation nationale » d’autre part, comme l’a rappelé le Conseil d’État dans une décision du 15 octobre 2014. Aussi, il demande de lui indiquer les mesures qu’il prendra pour alerter les professeurs sur les contenus idéologiques présents dans les manuels de SES et de SVT de seconde, et de lui confirmer qu’il invitera les éditeurs à revoir leur édition dans les meilleurs délais afin de supprimer toute information fondée sur le postulat non démontré de la seule construction de l’identité sexuelle, ainsi que toute information sur les changements de sexe et les différents comportements sexuels, qui n’ont rien à faire dans des manuels de SVT.

Texte de la réponse, reçue le 3 novembre :

Il n’existe pas de système de labellisation des manuels scolaires ou d’agrément qui leur soit accordé par le ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse. Chaque éditeur privé est libre de ses choix dans la conception des manuels et ouvrages scolaires qu’il propose à la vente ; il en est par conséquent aussi responsable au titre de la liberté éditoriale. Le ministère n’intervient pas dans les choix opérés par les éditeurs scolaires, qui exercent leur responsabilité éditoriale de manière indépendante. Les enseignants sont eux-mêmes libres et responsables du choix des manuels qui sont utilisés en classe au titre de la liberté pédagogique ; ils doivent donc veiller à choisir des ouvrages conformes aux programmes scolaires. Les corps d’inspection, quant à eux, s’assurent que les enseignants respectent les programmes scolaires et prennent les mesures appropriées le cas échéant en cas de manquement constaté. Dans notre école, qui est celle du respect d’autrui, quelle que soit son orientation sexuelle ou son identité de genre, il est impératif que les élèves acquièrent des connaissances scientifiquement établies sur ces sujets. C’est pourquoi le programme de seconde de sciences de la vie et de la Terre aborde l’identité sexuelle dans la thématique « corps humain et santé », dans la partie « cerveau, plaisir, sexualité ». Les élèves sont amenés à différencier, à partir de la confrontation de données biologiques et de représentations sociales, d’une part ce qui relève de l’identité sexuelle, des rôles en tant qu’individus sexués et de leurs stéréotypes dans la société, qui relèvent de l’espace social ; d’autre part ce qui relève de l’orientation sexuelle, qui relève de l’intimité des personnes. Dans le programme de sciences économiques et sociales de la classe de seconde, et notamment dans la partie « sociologie et science politique », les élèves sont amenés à s’interroger sur la question : « Comment devenons-nous des acteurs sociaux ? ». Ils travaillent ainsi sur les processus de socialisation et apprennent à illustrer le caractère différencié de ces processus de socialisation en fonction du milieu social et du genre. Par ailleurs le questionnement sur l’égalité femmes/hommes et les stéréotypes de genre figure, à de nombreuses reprises, dans les programmes scolaires dès le cycle 2. Enfin le programme d’enseignement moral et civique prévoit, à partir du cycle 4, d’aborder la question de la transphobie, ce qui implique d’expliquer ce qu’est l’identité de genre.

La soumission au lobby LGBT d’une association catholique devant la Cour Suprême des Etats-Unis

La Cour suprême a entendu mercredi un différend qui oppose une association catholique de Philadelphie au lobby LGBT. Les neuf juges examinent la question de savoir si Philadelphie pouvait imposer une exigence de non-discrimination à une organisation religieuse qui s’oppose au mariage homosexuel.

Philadelphie a mis fin à son partenariat de placement familial avec une organisation catholique de services sociaux. La ville a rompu ses liens après avoir appris que le groupe catholique refusait de placer des enfants en famille d’accueil dans des foyers homosexuels. La ville considère que cela viole l’ordonnance de Philadelphie sur la non-discrimination.

Le groupe, Catholic Social Services, représenté par le Fonds à but non lucratif Becket pour la liberté religieuse, a intenté une action en justice devant un tribunal fédéral. L’organisation allègue que la ville a injustement ciblé les entrepreneurs religieux dont l’objection sincère à la dénaturation du mariage est protégée par le premier amendement.

Le juge Samuel Alito a accusé les responsables de la ville de cibler l’Eglise catholique pour ses opinions religieuses.

«Si nous sommes honnêtes sur ce qui se passe réellement ici, il ne s’agit pas de garantir que les couples de même sexe à Philadelphie aient la possibilité d’être des parents adoptifs». “C’est le fait que la ville ne peut pas supporter le message que les services sociaux catholiques et l’archidiocèse envoient en continuant à adhérer à la vision traditionnelle du mariage.”

L’affaire est le premier test sur la question sociale pour la nouvelle majorité conservatrice. On ne sait pas quand le tribunal se prononcera. Ce qui est certain c’est que quel que soit le résultat de l’élection présidentielle, cela ne modifiera pas la décision de la Cour, où siège pour la première fois Amy Coney Barrett.

Etats-Unis : La seule chose dont on est sûr, c’est que les grands perdants sont la classe médiatique et tous les observateurs autoproclamés

En voyage aux États-Unis pour suivre la fin de campagne du président Donald Trump et l’annonce des résultats finaux, le sénateur RN Stéphane Ravier déclare dans l’Incorrect :

La seule chose dont on est sûr, c’est qu’il y a un grand perdant comme en 2016 et à chaque fois : c’est la classe médiatique et tous les observateurs autoproclamés. Ils ont perdu une fois de plus puisqu’ils nous avaient annoncé une victoire écrasante de Joe Biden. Il n’y a pas eu de vague du tout. Ou du moins, il y a une vague qui risque de tout emporter : la vague de la fraude. Il y a quand même plus que des soupçons ici et là de fraudes massives au bénéfice de Sleepy Joe. Ses équipes, elles, ne dorment pas, et tout porte à croire qu’elles sont bien à la manœuvre pour faire basculer le vote en sa faveur.

Vous avez assisté au meeting de Trump à Scranton [photo]. Quel y était le climat dans les rangs de ses militants ?

Climat d’enthousiasme ! Moi, je suis un Français sudiste et donc très sensible aux basses températures. Il faisait très froid, mais il y a avait pourtant sur le tarmac, un lundi à 14h, près de huit mille personnes ! Et Trump avait déjà fait quatre meetings en Pennsylvanie. C’était au peuple américain – il n’y avait certes pas Lady Gaga mais on s’en est passé – et ses travailleurs, à l’Amérique réelle que Donald Trump s’est adressé avec la personnalité très directe qui est la sienne. Il y avait un véritable enthousiasme populaire pour un candidat qui s’adresse au peuple, qui le comprend et lui parle de son quotidien. Il a rappelé le bilan et la ligne Trump : protéger les Américains sur le plan économique, social et sécuritaire. […]

Un cardinal camerounais kidnappé [Addendum : libéré]

Le cardinal Tumi, âgé de 90 ans, fut successivement évêque de Yagoua, archevêque coadjuteur puis archevêque de Garoua, archevêque de Douala. Il est archevêque émérite de Douala depuis 2009.

L’information de l’enlèvement du cardinal a été confirmée par le préfet du département. Le roi de Kumbo, le Fon of Nso, autorité morale traditionnelle, a été également enlevé. Il y a quelques jours un groupe armé avait également kidnappé des enseignants d’une école primaire de Kumbo qui ont été relâchés ce jeudi 5 octobre. Elie Smith, proche collaborateur du cardinal, a pu joindre les ravisseurs par téléphone.

Addendum 13h00 :

Il a été relâché par ses ravisseurs avec son chauffeur mais pas une dizaine d’autres personnes kidnappées avec eux près de Kumbo, dans la région du Nord-Ouest.

Le Monde prend ses désirs pour des réalités

Les européistes rêvent que l’Europe suspendent les aides aux pays qui ne sont pas alignés sur leur idéologie libertaire :

Dans le collimateur : la Pologne et la Hongrie.

En réalité il s’agit d’un accord entre le Parlement européen et l’ambassadeur allemand Michael Clauss, censé représenter les 27 parce que l’Allemagne occupe la présidence tournante de l’UE. L’accord historique doit maintenant être adopté par les 27 gouvernements…

Judit Varga, ministre hongroise de la Justice, a aussitôt réagi :

« Le Parlement européen fait de nouveau partie du problème et non de la solution. S’il ne peut pas aider dans la lutte contre la Covid et le redémarrage de l’économie de l’UE, au moins il devrait arrêter son chantage politique et idéologique sur des Etats membres. »

Tout le monde meurt du COVID

Cela commence à se voir, comme une fraude électorale aux Etats-Unis… :

Et plus personne ne décède de la grippe saisonnière :

Coronavirus et liberté de culte : la France est le pays qui a la règlementation la plus restrictive

La liberté de culte est une nouvelle fois réduite en France. Comme en mai, l’ECLJ a été partie prenante dans la rédaction des arguments de requérants, en matière de droit international et de liberté de religion. D’après Me Jean Paillot, le gouvernement pourrait devoir modifier le décret du 29 octobre afin au moins d’autoriser explicitement les déplacements dérogatoires pour se rendre à un lieu de culte, y compris à plus d’un kilomètre de chez soi. Une case sur l’attestation de déplacement dérogatoire sera probablement ajoutée et pourra être cochée dans ce cas. Retrouvez la réaction de Me Paillot à la sortie de l’audience au Conseil d’État :

Me Triomphe dénonce l’insécurité juridique dans laquelle le décret du gouvernement place les croyants, ainsi que sa méconnaissance de la religion. Il montre aussi l’incohérence et l’injustice consistant à interdire les mariages religieux tout en autorisant les mariages civils. Il critique encore le refus du Gouvernement de tenir compte de l’avis du Conseil scientifique du 22 septembre 2020, lorsque celui-ci déclare que « les églises n’étaient pas retrouvés parmi les lieux à risque d’infection » ! Voir la réaction de Me Triomphe à la sortie de l’audience au Conseil d’État :

En préparation de l’audience de ce matin au Conseil d’État, l’ECLJ a préparé un état des lieux de la liberté de culte dans quarante États européens. Il apparaît que la France est le pays qui a la règlementation la plus restrictive. Plusieurs pays ayant un confinement équivalent à celui de la France, comme l’Allemagne et l’Autriche, autorisent la célébration publique du culte avec des règles de distanciation sociale et une obligation du port du masque. Les rares pays interdisant le culte public en Europe sont le Royaume-Uni, l’Irlande et la Belgique, mais ils autorisent tout de même les mariages religieux, contrairement à la France.

Comme vous pouvez le voir sur cette carte, l’immense majorité des pays européens n’interdit pas la célébration publique du culte.

Le Conseil d’État pourrait rendre son ordonnance d’ici la fin de la semaine. Nous pouvons espérer qu’il demande au gouvernement de revenir sur l’interdiction générale et absolue du culte. La santé publique peut en effet être protégée par des limitations plus proportionnées, plus respectueuses de la liberté de culte. Les mesures actuelles nous rappellent que la liberté de culte, reconnue en France comme fondamentale, n’est pas respectée si elle n’est pas défendue et promue !

Comment fonctionnent les élections américaines ?

Alors que les résultats de la présidentielle aux Etats-Unis ne sont pas encore connus et que des cas de fraude semblent avérés (malgré les censures de Twitter), notamment en raison du vote par correspondance, massif en raison du COVID (vote par correspondance interdit en France depuis 1975 en raison… des fraudes avérées), VA propose de découvrir le fonctionnement des élections américaines, sachant que chaque Etat a ses propres règles électorales.

Liberté de culte : la décision du Conseil d’Etat sera rendue vendredi

M. F. Aladjidi a présidé l’audience de ce matin. C’est déjà lui qui avait donné raison aux requérants du mois de mai. De même, c’est de nouveau madame Leglise qui représente l’Etat.

Mgr Valentin, évêque auxiliaire de Versailles, est présent en son nom et pour le collège épiscopal. Il a rappelé les éléments contradictoires donnés par les représentants de l’Etat consultés sur les mariages catholiques.

L’argumentation de Madame Leglise tourne autour de la possibilité pour les prêtres de célébrer les messes et les diffuser en direct ou en retransmission !

Un avocat s’étonne que la limite soit de 6 personnes dans les églises ouvertes, 0 quand la messe est célébrée… alors qu’ils sont plus de 30 dans la salle du Conseil d’Etat !

La discussion s’est aussi penchée sur le motif de l’attestation pour se rendre à l’église : soit l’autorisation d’une heure de promenade dans le rayon d’un kilomètre si c’est possible ou en cochant le « motif familial impérieux ». Les préfets seraient prévenus. Il faut « une distance raisonnable du domicile ». De nombreux fidèles ont été verbalisés en se rendant dans des lieux de culte selon Mgr Valentin. L’instruction des préfets, rappelle Maitre Triomphe, n’est pas publique et visiblement des policiers n’en ont pas été avertis. Il y a un problème de sécurité juridique.

Me Périer a demandé des précisions sur les motifs de déplacement et le nombre de 6 personnes. Que faire s’il y a déjà 6 personnes ? Quelle différence entre 6 visiteurs et 6 fidèles qui assistent à la messe ? Plusieurs avocats soulèvent la difficulté des 6 personnes. Dans une église de la taille de Saint Sulpice 6 personnes c’est absurde. Les 6 doivent-ils sortir le temps de la messe pour revenir juste après ?! Ce seraient les regroupements de 6 personnes qui seraient interdits. Le nombre de personnes présentes (pour le culte et en dehors) serait sous la responsabilité des responsables du lieu de culte.

Me Triomphe demande de quel droit l’Etat juge les obsèques plus importantes que la messe. Il demande si cocher « motif familial impérieux » (suggéré par Mme Leglise) signifie que l’Etat considère le culte comme « impérieux » ?

Surtout, les avocats ont sorti la Note d’alerte du Conseil scientifique du mois septembre, signifiant que les lieux de culte ne sont pas recensés dans les vecteurs de l’épidémie. Le Conseil scientifique proposait de les maintenir ouverts avec les gestes barrières, etc. Il n’y a jamais eu de « cluster » dans les églises, aucune fermeture par un préfet n’a eu lieu ! S’il y a « contamination diffuse » c’est à l’administration d’en apporter la preuve. Me Triomphe cite l’avis du Conseil scientifique du 26 octobre qui rappelle le peu de danger que représente les lieux de culte (avec fidèle). L’avis est en page 28 ici.

Les lieux de culte pourraient rester ouverts, à condition qu’ils respectent les protocoles sanitaires stricts contractualisés.

Me Périer rappelle que, dans les quatre vidéos transmises par le ministère pour prouver le danger de l’exercice du culte, une des vidéos date d’octobre 2019 ! Sur les autres les fidèles respectent masques et distance. Quelle différence entre une messe d’obsèques et une messe de baptême/mariage/etc ? Me Périer rappelle d’ailleurs que l’Etat a décalé l’entrée en vigueur du décret pour le culte, afin de permettre la célébration de la Toussaint, preuve que le danger lors du culte n’est pas si élevé. Quelle est la nécessité sanitaire de la fermeture des lieux du culte ? insiste un autre requérant.

Pour Mme Leglise l’avis du Conseil scientifique est non contraignant pour le ministère, qui ne l’a pas suivi sur d’autres points. Me Triomphe proteste.

Le Conseil d’Etat rendra son ordonnance avant le week-end.

La gauche a répandu partout une atmosphère d’intimidation, qui n’est pas sans rappeler le totalitarisme

Rod Dreher, journaliste et écrivain américain, éditorialiste à The American Conservative, auteur de Comment être chrétien dans un monde qui ne l’est plus: le pari bénédictin, est interrogé dans Le Figaro sur les élections aux Etats-Unis. Extraits :

[…] Il faut encore attendre des données complètes avant de tirer des conclusions définitives, mais ce que je peux au moins dire c’est que le logiciel intellectuel de la plupart des journalistes et des élites, qui prétendent dire quelles doivent être les convictions politiques des personnes de couleur, est complètement obsolète. Les élites américaines sont enfermées dans une bulle épistémologique. Ces gens ne comprennent pas leur pays, ils le craignent et le détestent à la fois. Il est intéressant de voir que pour la seconde élection consécutive, les sondages se sont sérieusement trompés. Pourquoi? Tout simplement parce que les citoyens américains n’osent pas avouer aux sondeurs qu’ils comptent voter pour Trump. Ils craignent de donner des informations compromettantes à des inconnus. Ils ont vu comment la gauche fonctionnait à l’Université, dans les médias et dans les entreprises, et ils savent que s’ils sortent des clous tracés par l’idéologie des «politiques identitaires» de la gauche, ils peuvent en pâtir, et même perdre leur emploi. La gauche a répandu partout dans le pays une atmosphère d’intimidation, qui n’est pas sans rappeler le totalitarisme – tout cela au nom de la pureté et de la «justice sociale». Ces dangereux Robespierre méritent la claque que représente, à bien des égards, cette élection qui est loin de confirmer la «vague bleue» qu’ils espéraient.

Dans quelle mesure le mouvement Black Lives Matter et ses conséquences sur la société américaine ont pesé sur l’élection?

Je crois que ce mouvement a beaucoup compté. D’abord parce qu’il est associé, dans l’esprit de nombreux Américains, aux pillages et aux émeutes qui ont ravagé le pays. Les gens n’osent pas le dire à voix haute, pour ne pas être pris pour des racistes, mais c’est ce que beaucoup pensent en leur for intérieur – et, je crois, ce qu’ils ont exprimé dans les urnes. Ensuite, Black Lives Matter a fait se lever une nouvelle terreur idéologique dans toutes les institutions contrôlées par la gauche, notamment les médias et les facultés. Si vous n’êtes pas d’accord avec leurs propositions, même les plus extrémistes, c’est donc que vous êtes raciste. C’est une sorte de chasse au bouc-émissaire, et les gens n’osent pas se dresser publiquement contre ce mouvement. Mais dans l’intimité de l’isoloir, ils peuvent enfin s’exprimer. Au lendemain de l’élection, j’ai vu sur Twitter certains des partisans les plus engagés de Black Lives Matter dénoncer cette élection comme étant la preuve selon eux que l’Amérique est bel et bien raciste. J’espère que nous serons de plus en plus nombreux à nous opposer à la terreur idéologique qu’ils répandent, et qui est en train de déchirer le pays. […]

Ensuite, et de façon plus inquiétante, comme Hannah Arendt nous en a avertis dans Les Origines du totalitarisme, on reconnaît une société pré-totalitaire à ce que les gens n’y croient plus en l’existence de vérités objectives – une société dans laquelle les gens tiennent des mensonges pour des vérités du moment que cela sert leurs objectifs. Nous vivons certainement dans une telle société aujourd’hui. Mais est-ce seulement vrai de l’Amérique, ou est-ce que cela ne concerne pas l’ensemble de l’Occident, plongé dans la décadence post-moderne?

Enfin, dans un sens plus limité, nous sommes dans une ère de «post-vérité» dans la mesure où nous devenons incapables de dire la vérité de peur de s’attirer les foudres et les châtiments de la classe dominante. En France par exemple, c’est la même chose vis-à-vis de l’islam. Vous savez très bien comment cela fonctionne. À la longue, les gens ordinaires sont las des mensonges officiels, et même si le courage de vivre publiquement dans la vérité leur fait défaut, au moins votent-ils en conscience dans l’isoloir.

Livre choc sur Marthe Robin ? Une analyse du Club des Hommes en Noir

Cette semaine, le Club des Hommes en Noir composé de l’abbé Guillaume de Tanouärn, du père Jean-François Thomas et de Jean Pierre-Maugendre, sous la direction de Philippe Maxence a mené une émission délicate sur le livre de Conrad De Meester : La fraude mystique de Marthe Robin, aux éditions du Cerf.

Sauvez-les tous !

De Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique :

Il avait été sublime. Ne ménageant pas sa peine. Consolant les uns. Encourageant les autres. Les exhortant tous. Et puis, il lui avait fallu se rendre à l’évidence : la défaite était consommée. Il n’eut plus alors qu’un objectif : les sauver tous ! Tous ces enfants dont il s’était senti le père pendant tant d’années. Le navire prévu pour son évacuation s’étant approché du rivage il ne put se résoudre à choisir parmi ses enfants, à abandonner à leur triste sort une partie de ses ouailles. Bientôt submergé de chrétiens fuyant la fureur des Mamelouks l’esquif sombra. Pour avoir voulu les sauver tous, il les condamna tous à la noyade ! Ainsi disparut, au large de Saint-Jean-d’Acre, le 18 mai 1291, le patriarche latin de Jérusalem, Nicolas de Hannapes. Par une compassion aussi vive que désordonnée le patriarche ne fit en réalité qu’ajouter du malheur au drame en cours.

Sommes-nous vraiment en guerre ?

Emmanuel Macron semble, inconsciemment, avoir mis ses pas dans ceux de Nicolas de Hannapes. Le ton fut martial : « Ne pas choisir entre les malades », « Rien n’est plus important que la vie humaine », etc. Qui ne souscrirait à de telles déclarations si nous n’étions, on nous l’a assez répété, en temps de guerre ? Période pendant laquelle le médecin sur le champ de bataille choisit parmi les blessés devant être opérés, ceux qui ont des chances de survivre, et ceux pour lesquels la seule aide utile est celle de l’aumônier. Il n’y a pas de guerre sans morts, ni sacrifices, voire sacrifiés. Ainsi Léonidas et ses trois cents Spartiates, au défilé des Thermopyles en 480 av JC, firent-ils le sacrifice de leur vie afin que la Grèce ait le temps de se ressaisir face aux assauts des armées perses de Xerxès 1er. M Macron voudrait mener une guerre sans mort ni choix, douloureux, à faire. Cela est impossible. Face à la guerre virale en cours une nouvelle dictature sanitaire de salut public a été instaurée. Malgré cela, l’expérience précédente, en l’occurrence le confinement du printemps, ne semble pas avoir obtenu des résultats particulièrement probants. Nonobstant ce bilan pour le moins mitigé on prend les mêmes et on recommence avec une nouvelle variante de l’épisode des masques, le Président de la République ayant rappelé : « Nous avons tout le matériel nécessaire ». En outre on ne peut négliger le fait, avec un peu de recul, qu’un certain nombre de mesures prises semblent grosses de dommages collatéraux importants. Ainsi, de diverses sources, commencent à apparaître des chiffres manifestant une augmentation sensible du nombre des suicides. En effet, de nombreuses personnes, n’ont souvent plus, comme vie sociale, que leurs relations avec leurs amis et les activités organisées par leurs communes. L’interdiction des unes et la suppression des autres entraînent une solitude, cette nouvelle pauvreté, aux conséquences parfois fatales. De plus, est-il bien raisonnable de condamner au chômage et à l’assistanat toute une génération pour préserver « quoi qu’il en coûte » toutes les vies ? Non pas que toutes les vies ne se valent pas dans l’absolu mais simplement parce que le bon sens l’a déjà formulé, en cas de catastrophe : sauver « les femmes et les enfants d’abord », car ils sont l’avenir.

Une guerre sur trois fronts

Contrairement à ce qu’ont pu écrire certains analystes, optimistes, Emmanuel Macron ne mène pas une guerre sur deux fronts, situation déjà délicate, mais sur trois. En effet si les fronts de la crise sanitaire et du terrorisme islamiste sont évidents un troisième front n’est pas moins réel. C’est celui ouvert, par les tenants d’une idéologie libérale-libertaire, contre les héritiers, à des degrés divers, d’une conception traditionnelle de la société. Ceux que révulsent la révision des lois de bioéthique, ceux que dégoûtent le mariage homosexuel, ceux que blessent la suspension du culte public, ceux qui voient dans le mariage autre chose que l’optimisation fiscale de deux frottements d’épidermes, ceux qui pensent que l’éducation des enfants et le choix des écoles sont de la responsabilité des parents et non de celle de l’État, ceux qui paient leurs impôts et leurs amendes de stationnement ou d’excès de vitesse, ceux qui sont, a priori pour l’ordre et la police, ceux que scandalisent les caricatures pornographiques et scatologiques de Charlie-Hebdo, etc. etc. Tous ces braves gens que, dans une belle formule, Gabrielle Cluzel a appelés « La France bien élevée » ! Signe qui ne trompe pas, de ce malaise et de cette dissidence en phase de maturation, plusieurs évêques de France dont le président de la Conférence des évêques de France, Mgr de Moulins-Beaufort ont déposé un recours devant le Conseil d’État pour s’opposer à ce qu’ils considèrent comme une grave atteinte à la liberté de culte, soit la suppression des cérémonies religieuses dans les églises. Pour qui connaît la prudence, pour ne pas dire la servilité, d’une grande partie des évêques de France vis-à-vis de la puissance publique, ce geste en dit long sur l’exaspération de leurs ouailles, qui sont, par nature, à la suite de l’enseignement de saint Paul, parmi les citoyens les plus respectueux des autorités publiques. Le drame est que beaucoup de Français n’ont plus confiance dans les dirigeants de leur pays pour prendre les bonnes décisions au service du bien commun. Trop de mensonges ont discrédité la parole publique. Trop d’affirmations péremptoires, immédiatement contredites, ont été proférées. Citons Olivier Véran le 9 mars sur BFM TV : « C’est le confinement qui provoque la circulation du virus ». Chacun appréciera la cohérence entre cette analyse et la situation présente…Trop de collusions avec l’industrie pharmaceutique et la haute finance ont jeté un doute sur le bien-fondé de certaines mesures. Trop de paroles, non suivies d’actions, suite à de précédents attentats islamistes, ont jeté la suspicion sur la volonté réelle de la puissance publique de lutter contre l’hydre islamiste. Trop de marques de mépris, à l’encontre de notre héritage national, de nos Anciens, de notre histoire ont été posées par ceux qui aujourd’hui en appellent à l’union autour d’eux pour que cet appel soit recevable.

Quelle autorité ?

Il est classique de distinguer dans l’autorité deux dimensions : l’auctoritas et la potestas. On peut se soumettre à l’autorité pour deux raisons, généralement conjuguées. Soit parce que l’on a le sentiment que cette autorité prend les bonnes décisions, au bon moment, au service du bien commun, c’est l’auctoritas. Soit par ce que cette autorité dispose des moyens coercitifs en mesure d’imposer sa volonté, c’est la potestas. Au vu de l’appareil policier aujourd’hui déployé, qui d’ailleurs ne sait plus très bien si sa mission est d’empêcher les décapitations ou de veiller au port du masque, chacun aura compris dans quel type de rapport à l’autorité se trouve notre pays. Il est à craindre que tout cela ne soit la marque du délitement accéléré d’un régime dont les ultimes soubresauts risquent d’être dramatiques. Bien plus dramatiques, en tout cas, qu’un naufrage au large de Saint-Jean-d’Acre.

L’utilisation d’Hitler dans la fabrication du politiquement correct

De Bernard Mitjavile :

Quand on se pose des questions sur la direction prise par notre société et les problèmes auxquels elle est confrontée aujourd’hui, on est parfois amené à remonter dans le temps jusqu’à la deuxième guerre mondiale et reconsidérer nos choix politiques et nos aprioris idéologiques.

Cela amène à se poser des questions sur notre conception du bien et du mal dans histoire ou pour reprendre une notion américaine, du camp du bien et de celui du mal.

Visite d’un ami

Ainsi, il y a quelque temps, parlant des responsabilités dans le déclenchement de la deuxième guerre mondiale avec un ami venu passer quelques jours chez moi, un lecteur quotidien du Monde et de La Croix, celui-ci déclara péremptoirement que c’était entièrement la responsabilité d’Adolf Hitler et que de toute façon, il n’y avait rien de bon dans Hitler et le nazisme (le socialisme national si l’on traduit bien l’allemand), et donc l’entière responsabilité de la deuxième guerre mondiale, de sa déclaration à sa conclusion, lui revenait, une opinion qui n’était pas surprenante venant d’un fonctionnaire de l’éducation nationale, le chancelier allemand ayant été présenté comme l’incarnation ultime du mal dans l’histoire à des générations d’élèves.

Or, le mal est plus subtil. Comme nous le dit A Soljenitsyne, la frontière entre le bien et le mal passe par le cœur de chaque homme et diaboliser un personnage historique de l’envergure d’Hitler amène à diminuer les responsabilités des autres leaders nationaux et peuples.

On peut se demander pourquoi Hitler seul a droit à cette image d’abominable chef du camp du mal aussi bien dans la culture populaire, les films d’Hollywood que dans les cours d’histoire. Staline et Mao ont des bilans de victimes civiles comparables ou même bien supérieurs (voir « Le livre noir du communisme »). Ainsi le seul Holdomor (extermination par la faim) en Ukraine ordonné par Staline a fait un nombre de victimes de même ordre que le génocide des juifs mais on n’a jamais entendu parler de l’organisation de voyages scolaires vers l’Ukraine ou vers les cimetières de Katyn ou des anciens camps du Goulag avec le slogan « Plus jamais ça » alors que des voyages ont lieu régulièrement vers Auschwitz, ce qui peut être une bonne chose si les connaissances des élèves en matière de culture générale ou d’histoire étaient suffisantes pour leur permettre d’en tirer le meilleur parti.

En fait, il y a une raison à ce deux poids deux mesures : la domination de l’idéologie communiste après guerre sur les milieux intellectuels et universitaires français comme on peut le voir lors du procès de V. Kravtchenko en 1946, un transfuge russe révélant la réalité du Goulag (voir « L’affaire Kravtchenko » de Nina Berberova), mais continuons le récit de la visite de mon ami retraité de l’éducation nationale.

Comme mon ami possédait une Volkswagen dont il m’avait vanté les mérites, je lui fis bêtement remarquer qu’Hitler avait été à l’origine de cette entreprise, qu’il a créée avec l’ingénieur Porsche, le Führer étant supposé avoir même participé au dessin de la coccinelle, le premier modèle de la firme, avec une vision sociale claire de permettre aux ouvriers allemands de s’acheter une voiture, un peu comme Henry Ford avait fait avec la Ford T aux Etats-Unis.

J’ajoutais qu’entre autres réalisations, forcément mauvaises car venant d’une incarnation du mal sur terre, il avait redressé les finances et l’économie allemande avant la guerre, fait passer l’Allemagne d’avant guerre de 6 millions de chômeurs au plein emploi avec un développement industriel spectaculaire, développé une politique sociale généreuse pour les ouvriers qui a fait que lors du référendum sous contrôle international de la Sarre en 1935, une région ouvrière, plus de 90% de la population avait voté pour être rattachée au Reich plutôt qu’à la France (0,40%), lancé un programme d’autoroutes et bien d’autres choses. Tout cela pour dire que l’aspect socialiste du socialisme national d’Hitler, n’était pas un vain mot.

Hitler et le projet de nouvelle Europe

Bien sûr, il était malséant de demander à un homme de gauche si Staline ou tout autre leader soviétique, représentant auto proclamé de la classe ouvrière par le biais de la dictature du prolétariat, aurait obtenu le même succès dans un référendum non truqué en Ukraine ou ailleurs dans l’empire soviétique. Je continuais avec d’autres initiatives, supposées forcément mauvaises du chancelier allemand : il était en partie à l’origine de la construction européenne avec le projet « Das neue Europa », un programme présenté à Hitler par le Dr Goebbels pour l’après guerre, prévoyant une union européenne fédérale ou une coopération entre nations avec une union douanière progressive et la réalisation d’une monnaie commune sous contrôle allemand (cela sonne de façon familière pour ceux qui ont étudié l’histoire de l’UE).

On peut dire que les grandes lignes de ce programme sans la domination allemande ont été mises en œuvre d’une certaine façon dans l’après guerre, entre autres par un « ancien » nazi, Walter Hallstein, haut diplomate qui, après avoir contribué au projet nazi de nouvelle Europe devint après-guerre, président de la première commission européenne, appelée alors Commission Hallstein et un des « pères fondateur de l’Europe » avec entre autres Monnet et Schuman.

Walter Hallstein fut nommé personnellement par Adolf Hitler comme son représentant pendant les négociations de l’Allemagne avec l’Italie fasciste entre le 21 et 25 juin 1938 afin de mettre en place un cadre juridique pour son projet de nouvelle Europe.

Philippe de Villiers nous a rappelé avec une certaine délectation europhobe dans son livre « J’ai tiré sur le fil du mensonge et tout est venu », ces origines de l’UE avec la coopération d’anciens nazis et de la CIA mais le fait que l’UE ait eu de tels parrains n’en fait pas pour autant une organisation foncièrement mauvaise.

On peut aussi attribuer sans exagération à Hitler un rôle significatif dans le lancement de la conquête de l’espace, ce qui n’en fait pas forcément une mauvaise chose pour l’humanité, avec le programme des V2, l’équipe d’ingénieurs à l’origine de ces fusées militaires, dirigée par Werner von Braun, ayant été envoyé plus ou moins de force aux Etats Unis à la fin de la guerre pour travailler au développement de fusées américaines, équipe qui a joué un rôle essentiel jusqu’à la conquête de la lune avec le programme Apollo. Même les Français ont bénéficié de ce savoir faire avec des groupes d’ingénieurs allemands installés avec leurs familles autour de Vernon en Normandie après la guerre pour le développement des premières fusées. Il y a eu aussi après-guerre une coopération dans le domaine nucléaire entre des ingénieurs français et des scientifiques allemands.

Les Français penchent vers un vote antisystème en 2022

Sans peur de choquer mon interlocuteur, je proposais une comparaison entre les réalisations du chancelier allemand avec celles de nos chefs d’Etat. Mais à ses yeux, on ne pouvait seulement oser, sans commettre un blasphème, comparer le bilan du Führer, ce criminel fauteur de guerre d’où venait tout le mal, à celui de nos grands démocrates présidents de la République comme N Sarkozy, l’homme qui allait nettoyer les banlieues de leur racaille au karcher, F Hollande, le grand ennemi de la finance (« Mon ennemi, c’est la finance » discours de campagne), J Chirac et F Mitterrand, ces présidents qui en quelques décennies ont fait explosé la dette de la France, l’insécurité au quotidien, présidé à la désindustrialisation de l’économie et à l’immigration de masse.

Toutefois, le bilan de nos présidents est de moins en moins jugé satisfaisant par l’opinion publique comme le reflète l’indicateur de protestation électorale Fondapol-«Le Figaro» selon lequel en ce mois d’octobre, 79% des électeurs envisagent un vote antisystème en 2022. D’autres études indiquent qu’une majorité de français seraient prêts à voter pour un homme fort ou appellent de leurs vœux un homme providentiel de l’envergure d’un de Gaulle pour faire bouger les lignes tout en restant dans un cadre démocratique.

Racines du racisme

Bien sûr les idéologues nazis ont développé des théories raciales condamnables imprégnées d’un certain darwinisme (la survie des mieux adaptées changée en survie des races supérieures). Mais il faut replacer ces idées dans le contexte de l’époque et noter que les théories sur la suprématie de certaines races n’étaient pas rares dans les années trente, y compris du côté des alliés.

Même dans « L’histoire des peuples anglophones » (A history of the English-Speaking people) de W Churchill, le grand ennemi d’Hitler, la destinée manifeste des peuples anglo-saxons se teinte d’un certain mépris pour ne pas dire racisme vis-à-vis des autres peuples y compris des Français, sans parler de divers penseurs américains à une époque où la ségrégation raciale était largement acceptée par la population blanche et était parfois teintée de religion (par exemple l’idée que Cham, le fils maudit de Noé était à l’origine de la race noire).

Il y a aussi la question du commencement et de la déclaration de la guerre qui dans les décennies d’après guerre et jusqu’à aujourd’hui a été plus ou moins attribuée unilatéralement à Hitler dans les manuels scolaires mais on trouve aujourd’hui bien d’autres études américaines, russes ou d’autres pays avec un jugement plus nuancé sur les origines de la guerre.

Il reste un sujet encore plus sensible, celui du massacre des juifs d’Europe centrale à partir de 1942 alors que la victoire espérée par les nazis de l’Allemagne sur l’Union soviétique semblait s’éloigner avec un nombre de victimes évalué à 6 millions.

Mais ces sujets sont bien trop complexes pour être abordés dans un simple article, aussi je les laisse ici de côté.

En tout cas, peut-être que ces quelques réflexions peuvent aider à comprendre la déclaration de Patrick Timsit le 20 juin 2013 « Hitler était un génie », déclaration qui a quelque peu surpris le plateau de « C à vous » mais, vu que l’on était entre gens de bonne compagnie, personne n’a trop osé réagir autrement que par quelques gloussements ou rires vite étouffés.

Suite à une telle déclaration, un autre que Timsit aurait été poursuivi pour antisémitisme mais venant d’un comique juif, elle est passée comme une lettre à la poste. Personnellement, je n’aurai pas déclaré qu’Hitler était un génie, réservant ce terme à des gens comme W A Mozart, I. Newton ou autres grands créateurs.

Conséquences actuelles de la diabolisation d’Hitler et naissance du politiquement correct

Bien sûr, il ne s’agit certainement pas de ressusciter une nostalgie pour le 3ème Reich ni de faire d’Hitler un modèle, le dictateur allemand ayant commis bien des crimes et erreurs et d’ailleurs fait preuve d’une hostilité ou méfiance systématique et largement injustifiée à l’égard de la France dans ses écrits et discours.

Ne serait-ce que sur le plan militaire, par exemple lors de la bataille de Stalingrad, il poussa les troupes allemandes à se battre sur place jusqu’au bout, ce qui aboutira à leur encerclement et à 91.000 soldats allemands faits prisonniers dont la plupart sont morts dans les camps du Goulag, n’écoutant pas von Paulus et les responsables militaires sur place qui proposaient d’organiser une retraite disciplinée pour éviter l’encerclement. Plus généralement, sa conduite de la guerre a été régulièrement critiquée par des responsables de la Wehrmacht ou de la marine de guerre malgré la censure. De plus en dehors de son antisémitisme, son idéologie raciste, en particulier à l’égard des slaves, ne pouvait pas en faire un unificateur de l’Europe.

Certains diront qu’il s’agit là de vieilles histoires ajoutant qu’il n’est pas besoin de raviver ces plaies douloureuses. Le problème est que si ces plaies douloureuses avaient été bien comprises et refermées, si le passé avait été évalué de façon plus équilibrée tout irait bien.

Or ce n’est pas le cas : la diabolisation d’Hitler, de tout ce qu’il a pu faire ou ne pas faire, a été exploitée par les communistes pour entre autres masquer leurs propres crimes jusqu’à la publication des livres de Soljenitsyne, puis par la gauche et les gauchistes pour lancer une bataille idéologique allant bien au-delà du nazisme mais s’attaquant aux valeurs de base de nos sociétés et leurs racines chrétiennes.

Cette formation d’un ensemble de tabous politiques a fait que pendant des décennies, les idées de JM Le Pen qui avait le tort de dénoncer avant tous les autres politiques, la menace que faisait peser une immigration de masse, venant en particulier de pays musulmans, ont été systématiquement soumises à une « reductio ad Hitlerum » et de ce fait discréditées. En dehors du FN, tout homme politique faisant une remarque de bon sens sur l’immigration ou l’insécurité était accusé de « faire le jeu du FN »

Cela allait de pair avec la diabolisation du maréchal Pétain dans les décennies d’après-guerre considéré comme un affreux collaborateur antisémite, dont il semble que l’on sort grâce aux efforts d’intellectuels comme Eric Zemmour qui a rappelé que Pétain, loin d’avoir persécuté les juifs français, les a protégés ce qui fait que nettement moins de 10% sont morts dans des camps, un taux inférieur à celui de tous les autres pays européens sous occupation allemande. Par la même occasion, la devise de Vichy « Travail, Famille, Patrie » a été particulièrement attaqué, aboutissant à un rejet des valeurs familiales ou patriotiques par des gens prônant révolution sexuelle et différentes formes de mondialisme.

Ainsi, il a suffi que la proposition de préférence nationale du FN soit considérée comme apparentée au racisme et finalement aux « heures les plus sombres de l’histoire » pour qu’elle soit condamnée sans plus de réflexions. Pourtant cette idée est somme toute assez banale et est aujourd’hui comme dans le passé plus ou moins appliquée par toutes les nations qui réservent certains avantages comme certains devoirs à leurs nationaux. Néanmoins, cette proposition allant avec une demande de lutter contre une immigration incontrôlée a été hâtivement jugée comme antichrétienne par des membres élevés du clergé.

On peut dire la même chose de sa critique du regroupement familial, sa demande d’un meilleur contrôle des frontières ou celle d’une expulsion beaucoup plus ferme des immigrés illégaux (près de 90% des personnes dont la demande d’asile a été rejetée restent en France).

La simple évocation d’une infiltration de terroristes dans les flux d’immigrés a été considérée comme raciste alors que l’actualité nous rappelle régulièrement que cette idée était loin d’être dénuée de fondements

Cette diabolisation a amené à faire défiler des centaines de milliers de Français, y compris les enfants des écoles, pour soi-disant sauver la République entre les deux tours de la présidentielle de 2002 quand Le Pen s’est retrouvé face à Chirac dans ce qui ne peut qu’être qualifié d’une opération de manipulation de l’opinion par les grands médias, les leaders politiques et des syndicats de gauche, Le Pen n’ayant jamais eu la volonté ni les moyens d’organiser un coup d’Etat.

Aujourd’hui, une majorité de Français semble comprendre selon différents sondages que l’immigration incontrôlée vers leur pays au cours des décennies passées et le manque de contrôle de nos frontières pose de sérieux problèmes mais le temps perdu dans ce domaine sera difficilement rattrapé.

Aussi, 75 ans après la 2ème guerre mondiale, il n’est pas inutile de reconsidérer le bilan d’Hitler et les diverses responsabilités politiques durant la période de guerre de façon plus nuancée, ce que font d’ailleurs divers historiens aux Etats Unis ou ailleurs pour sortir d’une vision au manichéisme réducteur de cette période du 20ème siècle.

Préparer l’avenir à Chavagnes

Un message du Chavagnes International College, établissement à l’identité fièrement catholique et britannique, situé en Vendée:

Au lendemain du premier confinement, particulièrement pénible pour un pensionnat dont les élèves viennent du monde entier, le Collège International de Chavagnes a décidé de préparer le long terme. Bien sûr, comme dans de nombreux établissements, les leçons seront également dispensées en ligne, pour tous les élèves qui souhaitent suivre les cours depuis chez eux, se retrouvant bloqués à l’étranger ou outre-mer. En outre, le Collège cherche à développer une nouvelle activité en proposant des leçons d’anglais à distance enseignées par des natifs, parfois diplômés d’Oxford et Cambridge, à dix euros de l’heure.

Mais d’entre les diverses nouveautés que prévoit ce site historique d’éducation, désormais dédié à l’éducation d´élite internationale et catholique, se distingue surtout la systématisation pour les élèves de Chavagnes du double bac franco-britannique. Pourquoi se contenter d’un diplôme secondaire, quand on peut en obtenir deux pour un travail équivalent ?

Jusqu’à présent, le Collège formait les élèves au baccalauréat français ou à l’examen équivalent Outre-Manche des A-levels, et parfois aux deux, pour les élèves les plus ambitieux, tel Arthur, qui a passé l’an dernier son baccalauréat scientifique avec la mention très bien.

Ce qui était jusqu’à maintenant l’exception deviendra dès 2021 la nouvelle norme du Collège International de Chavagnes, suite au succès de plusieurs élèves ayant suivi ce programme. Le double bac s’avère un réel défi, mais nécéssaire pour se renouveler et intéresser les familles.

 

Si notre collège vous intéresse, n’hésitez pas à contacter notre président et directeur Ferdi McDermott à [email protected] !

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