« il est donc légitime d’exprimer respectueusement son désaccord »
Message de Mgr Marc Aillet :
L’hypermédiatisation d’une parole prononcée par le Pape François sur la reconnaissance légale d’une « convivencia civil » – formule espagnole qu’il faudrait traduire plutôt par « cohabitation civile » que par « union civile » – pour les personnes de même sexe, a causé bien du trouble chez nombre de fidèles catholiques, prêtres et laïcs. Interpellé ces derniers jours sur la teneur de ce propos, il me semble opportun, comme évêque, d’apporter quelques éclaircissements.
Comme fils de l’Eglise et membre du Collège des évêques, placé sous l’autorité du Pape, il va sans dire que je renouvelle ici ma communion affective et effective au Successeur de Pierre, selon le serment de fidélité au Siège apostolique que j’ai prononcé, il y a douze ans, quand j’ai reçu la charge de l’épiscopat : « Avec une foi inébranlable, je crois tout ce qui est contenu ou transmis dans la parole de Dieu, et à tout ce qui est proposé par l’Eglise pour être cru comme divinement révélé, que ce soit par un jugement solennel ou par le magistère ordinaire et universel. J’embrasse aussi fermement et retiens pour vrai tout ce qui concerne la doctrine de la foi ou la morale et est proposé par cette même doctrine de façon définitive. Tout particulièrement avec un respect religieux de la volonté et de l’intellect, j’adhère aux doctrines énoncées par le Pontife romain ou par le Collège des évêques lorsqu’ils exercent le magistère authentique, même s’ils n’entendent pas les proclamer par un jugement définitif » (Code de Droit Canonique c. 833).
On comprendra ici qu’il y a divers degrés d’autorité de l’enseignement de l’Eglise qui entraînent différentes formes d’adhésion de la part des fidèles. Je dois adhérer dans l’obéissance de la foi à tout enseignement en matière de foi et de morale énoncé par le Pontife romain de manière solennelle, ex cathedra, c’est-à-dire lorsqu’il agit explicitement en tant que Pasteur et Docteur suprême de tous les fidèles : on dit qu’il jouit alors de l’Infaillibilité. Cette même infaillibilité réside dans le corps des évêques quand il exerce son magistère suprême en union avec le Successeur de Pierre. Les évêques jouissent encore de cette même infaillibilité, « lorsque, même dispersés à travers le monde, mais gardant entre eux et avec le successeur de Pierre le lien de la communion, ils s’accordent pour enseigner authentiquement qu’une doctrine concernant la foi et les mœurs s’impose de manière absolue » (Lumen Gentium n. 25) : c’est ce que l’on désigne sous le nom de Magistère ordinaire et universel. Les autres doctrines énoncées par le Pape et le collège des évêques, sans avoir pour autant de caractère définitif, pourvu qu’ils entendent exercer leur Magistère authentique, requièrent le respect religieux des fidèles.
Il ne s’agit pas ici d’un exercice du Magistère authentique du Pontife romain
Il convient d’abord de préciser que c’est dans le cadre d’un documentaire, au hasard d’une interview, que le Pape François a prononcé cette parole, relayée aujourd’hui par tous les médias. Or il semble s’agir d’un montage qui concentre en une seule phrase plusieurs passages séparés de l’interview. Et si le Pape a effectivement pu prononcer la parole ci-dessus, il n’a jamais légitimé pour autant le « mariage homosexuel », ni donné un statut aux familles homoparentales ; tout au plus demande-t-il aux parents de ne pas rejeter un enfant homosexuel qui a toujours besoin de sa famille.
Parce que ce propos semble prendre acte de l’évolution des mœurs et correspondre à une revendication de la société occidentale, les médias, ignorant les degrés d’autorité des interventions pontificales, rappelés dans le serment cité plus haut, croient pouvoir y discerner une révolution dans l’enseignement du Magistère. Pour autant, une telle parole n’a évidemment pas de caractère magistériel, ni dans la forme – il n’y exerce pas son Magistère authentique – ni dans le fond – et pour cause, puisque c’est en contradiction avec le Magistère ordinaire et universel. Le Pape François n’a d’ailleurs jamais prétendu imposer à l’assentiment des fidèles des propos de circonstance, ni leur donner le poids de son autorité de Successeur de Pierre, à qui le Christ a précisément confié la mission de confirmer ses frères dans la foi.
Tout en demeurant fidèle au Siège apostolique et en conservant a priori une attitude de bienveillance filiale par rapport à l’enseignement du Pape, et puisque le Magistère ordinaire et universel de l’Eglise n’est pas formellement engagé, il est donc légitime d’exprimer respectueusement son désaccord, pour autant que l’on puisse donner à l’expression « convivencia civil » le sens d’une reconnaissance des actes homosexuels.
Rigueur morale et miséricorde
Sans nul doute, le Pape a voulu exprimer ici l’attitude du Pasteur qui accueille tout homme, comme aimé de Dieu, quels que soient son histoire et ses comportements. Comme une Mère, l’Eglise exprime sa sollicitude pastorale pour tous et se refuse à juger les personnes, s’interdisant de réduire un homme ou une femme à ses actes. Pour autant, fidèle à l’enseignement du Père transmis par le Christ et le Magistère de l’Eglise, en matière de foi et de morale – « qui vous écoute, m’écoute » (Lc 10, 16), dit Jésus à ses apôtres –, elle ne peut jamais appeler bien ce qui est mal. Elle a reçu mission de rappeler les grandes orientations de la Loi inscrite dans la nature de l’homme, par création et par grâce, non pour juger et condamner les personnes, mais pour leur indiquer un chemin de croissance vers un Bonheur qui consiste à conformer progressivement leur vie au dessein de Dieu, tel qu’il nous l’a révélé.
Comme l’écrit le Pape Saint Grégoire le Grand (+ 604), dans sa Règle Pastorale, à l’intention des évêques : « Il faudra donc veiller à ce que la tendresse montre aux siens, dans le pasteur, une mère, et la rigueur morale, un père ; il faut, avec tout le tact possible, s’arranger pour que la sévérité ne soit pas rigide, ni molle la tendresse. Comme nous l’avons dit dans les Morales, la rigueur de la règle (disciplina) et la miséricorde perdent beaucoup à être observées l’une sans l’autre (…) Le Bon Samaritain (cf. Lc 10, 33s) applique sur les blessures le mordant du vin et le réconfort de l’huile » (II, 6).
Ce que nous enseigne le Magistère ordinaire et universel de l’Eglise
Le Catéchisme de l’Eglise Catholique (1992)
C’est pourquoi, quand le Successeur de Pierre donne à son enseignement le caractère du Magistère authentique, il ne peut pas contredire le Magistère ordinaire et universel de l’Eglise, rappelé par ses prédécesseurs de manière constante et tel qu’il est exprimé aujourd’hui dans le Catéchisme de l’Eglise Catholique. Or à propos de l’homosexualité, on peut y lire : « L’homosexualité désigne les relations entre des hommes ou des femmes qui éprouvent une attirance sexuelle, exclusive ou prédominante, envers des personnes du même sexe. Elle revêt des formes très variables à travers les siècles et les cultures. Sa genèse psychique reste largement inexpliquée. S’appuyant sur la Sainte Écriture, qui les présente comme des dépravations graves (cf. Gn 19, 1-29 ; Rm 1, 24-27 ; 1 Co 6, 10 ; 1 Tm 1, 10), la Tradition a toujours déclaré que ” les actes d’homosexualité sont intrinsèquement désordonnés ” (CDF, décl. ” Persona humana ” 8). Ils sont contraires à la loi naturelle. Ils ferment l’acte sexuel au don de la vie. Ils ne procèdent pas d’une complémentarité affective et sexuelle véritable. Ils ne sauraient recevoir d’approbation en aucun cas » (n. 2357).
Pour autant, le Catéchisme poursuit en s’interdisant de juger les personnes et en invitant au contraire à les accueillir avec respect et bienveillance : « Un nombre non négligeable d’hommes et de femmes présente des tendances homosexuelles foncières. Cette propension, objectivement désordonnée, constitue pour la plupart d’entre eux une épreuve. Ils doivent être accueillis avec respect, compassion et délicatesse. On évitera à leur égard toute marque de discrimination injuste. Ces personnes sont appelées à réaliser la volonté de Dieu dans leur vie, et si elles sont chrétiennes, à unir au sacrifice de la croix du Seigneur les difficultés qu’elles peuvent rencontrer du fait de leur condition(n. 2358).
C’est dans ce sens que le Pape François s’était exprimé dans l’avion qui le ramenait de Rio de Janeiro, en juillet 2013 : « Si une personne est gay et cherche le Seigneur, fait preuve de bonne volonté, qui suis-je pour la juger ? Le catéchisme de l’Église catholique l’explique de manière très belle ».
L’identité d’un homme ou d’une femme ne tient pas à son orientation sexuelle, mais à sa dignité d’« image de Dieu », et en ce sens toujours aimé de Dieu et infiniment respectable. Si l’Eglise ne porte pas de jugement sur les personnes – « Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas et vous ne serez pas condamnés » (Lc 6, 37) – elle n’en pose pas moins un jugement sur la qualité morale des actes, sans enfermer jamais la personne dans ses actes, confiante dans la capacité de progrès de toute personne humaine, en vertu de sa liberté fondamentale qui ne peut jamais lui être déniée, sans la réduire complètement aux tendances qu’elle n’a effectivement pas choisies.
Note de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (2003)
Dans une note de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, du 3 juin 2003, signée par le Cardinal Joseph Ratzinger et approuvée par le Pape saint Jean Paul II, on peut lire en conclusion d’un argumentaire très fouillé du point de vue biblique, théologique, anthropologique et juridique : « L’Église enseigne que le respect envers les personnes homosexuelles ne peut en aucune façon conduire à l’approbation du comportement homosexuel ou à la reconnaissance juridique des unions homosexuelles. Le bien commun exige que les lois reconnaissent, favorisent et protègent l’union matrimoniale comme base de la famille, cellule primordiale de la société. Reconnaître légalement les unions homosexuelles ou les assimiler au mariage, signifierait non seulement approuver un comportement déviant, et par conséquent en faire un modèle dans la société actuelle, mais aussi masquer des valeurs fondamentales qui appartiennent au patrimoine commun de l’humanité. L’Église ne peut pas ne pas défendre de telles valeurs pour le bien des hommes et de toute la société » (Considérations à propos des projets de reconnaissance juridique des unions entre personnes homosexuelles, n. 11).
Exhortation apostolique post-synodale Amoris Laetitia (2015)
Fidèle à l’enseignement de l’Eglise, le Pape François écrit dans son exhortation apostolique Amoris Laetitia : « L’Église fait sienne l’attitude du Seigneur Jésus qui, dans un amour sans limite, s’est offert pour chaque personne sans exceptions. Avec les Père synodaux, j’ai pris en considération la situation des familles qui vivent l’expérience d’avoir en leur sein des personnes manifestant une tendance homosexuelle, une expérience loin d’être facile tant pour les parents que pour les enfants. C’est pourquoi, nous désirons d’abord et avant tout réaffirmer que chaque personne, indépendamment de sa tendance sexuelle, doit être respectée dans sa dignité et accueillie avec respect, avec le soin d’éviter ‘‘toute marque de discrimination injuste » et particulièrement toute forme d’agression et de violence. Il s’agit, au contraire, d’assurer un accompagnement respectueux des familles, afin que leurs membres qui manifestent une tendance homosexuelle puissent bénéficier de l’aide nécessaire pour comprendre et réaliser pleinement la volonté de Dieu dans leur vie » (n. 250). Et en citant explicitement en référence la note de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, il précise : « Au cours des débats sur la dignité et la mission de la famille, les Pères synodaux ont fait remarquer qu’en ce qui concerne le « projet d’assimiler au mariage les unions entre personnes homosexuelles, il n’y a aucun fondement pour assimiler ou établir des analogies, même lointaines, entre les unions homosexuelles et le dessein de Dieu sur le mariage et la famille ». Il est inacceptable que « les Églises locales subissent des pressions en ce domaine et que les organismes internationaux conditionnent les aides financières aux pays pauvres à l’introduction de lois qui instituent le “mariage” entre des personnes de même sexe » (n. 251).
Le Pape est le premier gardien de la doctrine de l’Eglise
Je rappelle donc que le Pape François, dans cette interview, ne pouvait pas prétendre donner un contenu magistériel à l’opinion qu’il a ainsi émise. Il faut donc en relativiser la portée et ne pas se scandaliser que les médias s’en soient emparé, au risque de mettre de la confusion et de la division au sein du peuple chrétien et au-delà.
C’est donc pour le moins un malentendu, quand les médias croient y discerner une expression de l’autorité suprême de l’Eglise. Il est utile de rappeler, contrairement à ce que j’ai entendu d’un journaliste sur France Info, que ce n’est pas le Pape qui fait la doctrine de l’Eglise, il est seulement le premier à avoir mission de veiller sur la foi catholique reçue des apôtres. Et s’il peut se faire qu’il soit amené à proclamer ex cathedra un nouvel enseignement à proposer à la foi des fidèles, ce ne peut être que dans des conditions très précises et en cohérence avec la Parole de Dieu écrite et transmise fidèlement par le Magistère bimillénaire de l’Eglise.
Comme le Pape Benoît XVI l’exprimait de manière si lumineuse dans l’homélie qu’il prononça pour prendre possession de sa cathèdre d’évêque de Rome, à St Jean du Latran, le 9 mai 2005 : « L’autorité d’enseigner, dans l’Eglise, comporte un engagement au service de l’obéissance à la foi. Le Pape n’est pas un souverain absolu, dont la pensée et la volonté font loi. Au contraire : le ministère du Pape est la garantie de l’obéissance envers le Christ et envers Sa Parole. Il ne doit pas proclamer ses propres idées, mais se soumettre constamment, ainsi que l’Eglise, à l’obéissance envers la Parole de Dieu, face à toutes les tentatives d’adaptation et d’appauvrissement, ainsi que face à tout opportunisme (…) Ainsi son pouvoir ne se trouve pas «au-dessus», mais il est au service de la Parole de Dieu, et c’est sur lui que repose la responsabilité de faire en sorte que cette Parole continue à rester présente dans sa grandeur et à retentir dans sa pureté, de façon à ce qu’elle ne soit pas détruite par les changements incessants des modes ».
Conclusion
Ne nous laissons donc pas intimider par l’insistance et la frénésie avec lesquelles les médias ont diffusé cette parole isolée du Pape François, dont le contexte a été si légèrement traité. On aimerait qu’ils diffusent avec la même insistance d’autres paroles du même Pontife romain qui heurtent de plein fouet la mentalité du monde, par exemple quand il condamne sans concession le drame de l’avortement et dont les occurrences sont si répétitives dans son enseignement.
On voit donc, pour conclure, que dans le traitement de cette information, les médias font preuve, au mieux, d’une ignorance sur les degrés d’autorité de la parole pontificale, au pire d’un acquiescement servile aux idéologies à la mode, sans doute sous la pression de lobbies extrêmement organisés et agressifs, qui prétendent imposer à l’Eglise un changement de sa doctrine constante.
L’hypermédiatisation d’une petite phrase, faisant caisse de résonnance, ne saurait en aucun cas donner un quelconque poids d’autorité à la parole du Pape.
Le collège Notre-Dame de l’Aurore, près de Toulouse, a besoin de soutien
Le petit collège de confession catholique, NOTRE DAME DE L’AURORE et qui se situe à 25km de Toulouse a besoin d’un GRAND SOUTIEN dès maintenant et surtout dans le contexte actuel.
En effet, créé en 2018, Notre Dame de l’Aurore entame son année charnière et les finances restent très fragiles.
Résolument ancré dans la campagne, la vision du collège est toute missionnaire puisque son objectif premier est d’élever l’âme, nourrir les esprits et développer les talents de chaque enfant. il apporte aux élèves un environnement paisible, propice à la concentration. Mais surtout, il permet à des familles éloignées des grandes villes comme Toulouse, de pouvoir aussi bénéficier d’un projet missionnaire où élever l’âme et accompagner la croissance de toute la personne sont transmis d’un même élan.
En partenariat avec CREDOFUNDING une campagne de dons de 40 jours a été lancée.

Terres de Missions : Transmettre la foi aux nouvelles générations
Le 25 octobre, Terre de missions reçoit Denis Sureau. Ce dernier, qui préside depuis plusieurs années aux destinées de l’association Transmettre, vient de diriger la publication d’un ouvrage collectif : J’élève mon enfant avec le Christ, sur la transmission de la foi aux nouvelles générations. Puis Guillaume de Thieulloy évoque quelques lectures.
En Quête d’esprit : la place de Dieu dans une société laïcisée
Aymeric Pourbaix et ses invités Monseigneur Michel Aupetit, archevêque de Paris, Agnès Thill, député de l’Oise et Véronique Jacquier, journaliste, abordent la place de Dieu dans une société laïcisée :
Création de 13 nouveaux cardinaux
Après l’angélus qu’il présidait place Saint-Pierre ce 25 octobre, le pape a donné la liste des nouveaux cardinaux qui seront élevés à la pourpre lors du Consistoire du 28 novembre prochain :
- Mgr Mario Grech, secrétaire général du Synode
- Mgr Marcello Semeraro, préfet de la Congrégation pour les causes des saints
- Mgr Antoine Kambanda, archevêque de Kigali au Rwanda
- Mgr Wilton Gregory, archevêque de Washington aux Etats-Unis
- Mgr Jose Fuerte Advincula, archevêque de Capiz aux Philippines
- Mgr Celestino Aos Braco, archevêque de Santiago du Chili
- Mgr Cornelius Sim, vicaire apostolique de Brunei
- Mgr Augusto Paolo Lojudice, archevêque de Sienne
- Frère Mauro Gambetti, gardien du Sacré Couvent d’Assise
Les quatre cardinaux non-électeurs sont :
- Mgr Felipe Arizmendi Esquivel, archevêque de émérite de San Cristóbal de las Casas au Mexique
- Mgr Silvano Tomasi, ancien observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations unies à Genève
- Le p. Raniero Cantalamessa, prédicateur de la Maison pontificale
- Le p. Enrico Feroci, curé du Sanctuaire du Divin Amour, ancien directeur de la Caritas de Rome.
Le Carmel de Lourdes, son histoire et ses biscuits
Situé dans les Hautes-Pyrénées, le Carmel de Lourdes compte aujourd’hui une vingtaine de soeurs. Il appartient à l’Ordre de la Bienheureuse Vierge Marie du Mont Carmel, réformé par Thérèse d’Avila au XVIe siècle ! La vie des soeurs est faite de moments fraternels, de prière, et de travail. Allez c’est parti, Divine Box vous raconte tout : son histoire et son artisanat !
L’Ordre du Carmel
Tout d’abord, “Carmel” vient de la montagne de Terre Sainte, le mont Carmel, réputé pour sa beauté ! Et depuis le VIIIe siècle avant Jésus-Christ, des nombreux moines ermites y ont vécu, cachés, au service de Dieu. Plus tard, au XIIe siècle, l’Ordre de la Bienheureuse Vierge Marie du Mont Carmel est créé, puis réformé au XVIe siècle par sainte Thérèse d’Avila, une carmélite espagnole. C’est cet ordre réformé que nous connaissons aujourd’hui. En effet, il y a environ 15000 carmes et carmélites dans le monde entier !
Et Lourdes dans tout ça ?
Mais revenons à l’Histoire du Carmel de Lourdes. Hop, nous voilà en Corrèze au XIXe siècle. De fait, à cette époque, l’Ordre du Carmel est très dynamique, et notamment à Tulle ! Les vocations se faisant de plus en plus nombreuses dans ce Carmel, les soeurs décident de fonder le Carmel du Puy-en-Velay en 1860. Quatorze ans plus tard, en 1874 donc, rebelote ! Les soeurs du Carmel de Tulle achètent le terrain situé juste en face de la grotte de Lourdes, de l’autre côté du Gave. Après deux ans de travaux, quelques soeurs de Tulle peuvent s’y installer. Vous l’aurez compris, c’est la naissance du Carmel de Lourdes !
Petites anecdotes surprenantes
Pour la petite anecdote, Mère Thérèse de Jésus rachète le terrain et arrive avec un groupe de soeurs le 16 juillet 1876. Les aficionados parmi vous auront fait le parallèle avec le 16 juillet 1858, date de la 18e et dernière apparition de Marie à Bernadette ! Et ce même 16 juillet, c’est la fête de Notre-Dame du Mont Carmel ! Clou du spectacle : le jardin du Carmel de Lourdes se trouve exactement à l’endroit où Bernadette a vu la Vierge ce 16 juillet, apparition qui n’était donc pas à la grotte !
Les carmélites vivent à l’écart du Monde dans le silence et la prière ©Carmel de Lourdes
Et aujourd’hui ?
Aujourd’hui, la communauté compte 26 soeurs. Cinq vivent un petit peu en dehors et assurent l’accueil, les courses etc… Tandis que les autres sont vraiment retirées du monde, dans le silence et le recueillement, alors chuuut… Entre la prière en communauté, le travail manuel individuel et les moments fraternels, leur vocation propre est de prier pour les nombreux pèlerins de passage à la grotte de Lourdes ! Bref, un style de vie qui tient en 2 mots : « simple et joyeux » !
Comme dans toute vie monastique, le travail manuel tient une place importante au Carmel. Et ça tombe bien car les sœurs ont de l’or dans les doigts ! En effet, non seulement ce sont des fées en musiques, mais elle fabriquent et vendent des produits monastiques qu’elles distribuent quasi exclusivement dans leur petit magasin. Des chocolats, cakes ou biscuits pour les gloutons, des étoles brodées et écharpes pour les frileux, des statuettes de Notre- Dame de Lourdes en porcelaine pour les plus pieux etc… Elles sont fortes ces carmélites !
Biscuits à la fleur d’oranger du Carmel de Lourdes ©Divine Box
Et pour goûter les délicieux biscuits du Carmel de Lourdes ?
Le mieux bien sûr est d’aller directement à Lourdes pour aller faire un petit coucou aux soeurs ! Voici leur adresse : Carmel de Lourdes, 17 Route de Pau, 65100 Lourdes. Vous trouverez leurs produits à l’entrée bien évidemment !
Sinon, vous pouvez acheter en ligne les biscuits du Carmel de Lourdes, ou bien cliquer ici pour en savoir plus sur le Carmel de Lourdes.
5 chemins de prière pour aller à la rencontre de Dieu
Prier, c’est entrer en relation avec Dieu. Il existe bien des façons de prier : en récitant une prière, en méditant la Parole de Dieu, en conversant librement avec le Seigneur ou tout simplement en se laissant aimer par lui. Voici 5 belles façons de rentrer dans le mystère de la présence de Dieu. Essayez-les toutes !
- L’oraison de recueillement. Il s’agit d’une prière personnelle silencieuse qui demande de se rendre totalement présent à Dieu, en faisant taire toutes nos pensées. Nous pouvons alors accueillir la présence du Seigneur en nous. Pour sainte Thérèse d’Avila, qui développa cette pratique dans les Carmels, c’est en chaque homme que Dieu fait sa demeure. La prière devient un voyage intérieur. “Fais taire en moi ce qui n’est pas toi, ce qui n’est pas ta présence toute pure, toute solitaire, toute paisible.” disait saint Jean de la Croix.
- La lecture sainte ou lectio divina. Cette lecture priante de la Parole de Dieu est une façon de rentrer en conversation avec le Seigneur. La prière s’appuie sur un passage de la Bible et se déroule en quatre étapes :
- La lecture lente (lectio) dans laquelle Dieu nous parle,
- La méditation du passage (meditatio) pour bien l’entendre,
- La prière (oratio) pour lui répondre,
- Et l’adoration (contemplatio) pour entrer en communion avec lui.
- L’adoration eucharistique. Il s’agit d’un temps contemplatif devant le saint sacrement exposé sur l’autel dans un ostensoir. C’est une prière du coeur, un rendez-vous amoureux avec le Christ réellement présent dans l’hostie consacrée. Nous pouvons lui parler, le regarder ou tout simplement nous complaire en sa présence et le laisser nous aimer. Dans chaque paroisse, il existe des temps dédiés à l’adoration. Dans certaines même se déroule l’adoration perpétuelle ; le saint sacrement y est constamment exposé et les fidèles se relaient pour une adoration continuelle.
- Le chapelet. Il existe de nombreuses prières à réciter à partir d’un chapelet. La plus connue est sans doute la belle prière du Rosaire. Elle permet de revivre les grands temps de la vie du Christ à travers vingt mystères. La répétition de la prière (le Je vous salue Marie dans le Rosaire) sur chaque grain installe un rythme, comme une respiration. La prière peut alors nous accompagner dans nos tâches – travail, marche – et sanctifier nos activités quotidiennes.
- Les psaumes. Ces textes poétiques de l’Ancien testament sont une école de prière à eux seuls. En 150 psaumes, nous passons par toutes les émotions humaines. Ainsi quel que soit notre état d’âme, il existera un psaume pour crier notre détresse ou rendre grâce à Dieu. En exprimant nos demandes à travers ces textes, notre prière individuelle rejoint la prière des hommes à travers les âges. Comme le Christ qui reprit des paroles des psaumes pour dire sa souffrance lors de sa Passion.
Belgique : interdiction des cérémonies religieuses
La Belgique rétablit un confinement qui ne dit pas son nom, sobrement appelé reconfinement partiel :

Addendum :
Cette mesure concerne la région de Bruxelles-Capitale. Des mesures similaires ne semblent pas avoir été prises pour la Wallonie et la Flandres où les cérémonies religieuses ont toujours lieu.
Irlande : les prêtres célébrant publiquement la messe encourent une amende de 2.500 euros ou 6 mois d’emprisonnement
C’est ce que prévoit une nouvelle loi votée dans la nuit de jeudi à vendredi en Irlande.
En France, préparez-vous à vous passer de la messe de minuit à Noël…
#EtatUrgence #COVID19
Agir? Oui !
Jusqu’où? Au #Confinement généralisé?!
Alors que le #Gouvernement le dise!
C’est ma demande au nom des députés @Republicains_An.
Ne pas infantiliser les #Français, ni le #Parlement! https://t.co/yf1G9zp2Ia— Philippe GOSSELIN (@phgosselin) October 24, 2020
Femme amputée des quatre membres après un avortement : le CHU de Bordeaux en correctionnelle
Une affaire sordide qui succède à une affaire sordide :
Le procureur de Bordeaux a demandé le renvoi en correctionnelle du CHU de Bordeaux et de deux médecins, rapporte Sud Ouest. L’établissement et les deux professionnels de santé avaient été mis en examen pour « blessures involontaires » après la quadruple amputation d’une patiente de 36 ans qui venait d’avorter, en 2011. Le parquet bordelais, qui a pris sa décision en mai dernier, s’est appuyé sur des expertises mettant en cause les suspects.
L’un des mis en examen a déposé un recours devant la chambre d’instruction. Seule cette démarche pourrait empêcher une audience en correctionnelle, qui pourrait se tenir dans les mois à venir selon le quotidien.
Donald Trump peut-il encore gagner ?
D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :
Le compte à rebours a commencé, aux États-Unis, et le président sortant est donné largement battu par tous les instituts de sondages : environ dix points, parfois plus, rappelle Le Parisien. L’affaire semble entendue.
La conjoncture récente semble, en effet, calamiteuse pour Donald Trump. De l’affaire George Floyd (cet homme noir tué par un policier blanc) à la crise sanitaire, ayant elle-même engendré une crise économique qui promet d’être majeure, tout concourt à une fin de mandat ressemblant à une défaite programmée. Cerise sur le gâteau : le président a attrapé le virus après l’avoir dédaigné des mois durant.
Son concurrent, le pâle Joe Biden, n’a rien à faire : la victoire lui est promise.
Mais est-ce bien sûr ? Les raisons qui ont donné une victoire envisagée par très peu d’observateurs, et certainement pas par les médias, ont-elles disparu ?
Pour tenter d’y voir clair, au moins partiellement, il faut revenir sur ces quatre ans de mandat et se demander si Trump a vraiment déçu ceux qui l’ont élu. Or, il faut bien constater que les principales promesses de campagne ont été tenues : ralentissement spectaculaire de l’immigration venue d’Amérique centrale, offensive commerciale déterminée contre la Chine, fin du stérile multilatéralisme au profit de négociations bilatérales et coup de frein sur les aventures extérieures coûteuses et destructrices chères aux Bush et à Clinton.
Les promesses non tenues font perdre une élection. Nicolas Sarkozy a perdu contre le très médiocre François Hollande pour cette raison : après avoir affirmé que la lutte contre l’immigration et l’insécurité serait une priorité, rien ne s’est passé et les électeurs ont de la mémoire.
Il n’est même pas certain que sa maladie le handicape, tant sa guérison fut rapide et habilement mise en scène. Quant au nombre de morts lugubrement répété par les médias à peu près quotidiennement, il n’est finalement pas si élevé si on le compare au nombre d’habitants.
Pendant quatre ans, les élites américaines ont pilonné Trump avec une violence confinant à l’hystérie. On retrouve, d’ailleurs, le même type de vocabulaire quand la charge politico-médiatique est lancée contre Poutine ou Bachar el-Assad. Poutine et Bachar sont des tueurs et Trump un fou. Mais à ce niveau de propagande, on assène et on ne convainc guère.
L’impeachment, la collusion avec la Russie, ses affaires financières douteuses et même sa santé mentale mise en doute : rien n’a marché pour abattre Trump. Quant à l’affaire Floyd, elle a engendré de nombreuses manifestations très violentes et il n’est pas sûr qu’elle ait l’effet électoral annoncé.
Certes, Biden est nettement en tête dans les sondages, mais Hillary Clinton l’était aussi. Malgré une propagande médiatique inégalée, Trump garde d’autant plus de chances que son adversaire ne suscite aucun enthousiasme. C’est un vote par défaut et cela ne suffit pas toujours.
Cette élection reste très indécise et un coup de tonnerre ne saurait être exclu.
Samuel Paty : juste pour expliquer que les grandes paroles ne suffisent pas

C’est vrai qu’il n’avait parlé que des élèves, pas des parents, ni des imams…
Dans la rubrique la République ne protège pas, Bernard Clain, maire de Casseneuil dans le Lot-et-Garonne, vient de démissionner. Des musulmans de Casseneuil avaient investi la mairie de pour protester contre des messages postés par cet élu sur un réseau social.
Du point de vue médical, donner la Sainte Communion directement dans la bouche et à genoux est plus sûr que dans la main
Le quotidien catholique polonais Nasz Dziennik a publié dans son édition du week-end dernier une lettre ouverte, signée par plus de 60 médecins, adressée aux « évêques, prêtres, et frères et sœurs dans la foi de l’Eglise catholique », soulignant qu’en temps d’épidémie la façon traditionnelle de communier est bien plus sûre que la communion dans la main.
« Nous sommes préoccupés par le fait qu’au cours des derniers mois des prêtres ont encouragé (et même ordonné dans certaines paroisses) à recevoir la communion dans la main comme méthode plus hygiénique censée protéger les fidèles du SRAS-CoV-2. Nous ne savons pas sur quelle base, en particulier sur quelle recherche scientifique, une telle thèse a été construite, ou quels postulats médicaux le confirment. Nous pensons, du point de vue médical, que l’on ne peut pas considérer la communion dans la main comme une méthode beaucoup plus sûre que la communion par voie orale. »
Ils soulignent que les mains sont le « point de contact » entre les corps humains et leur environnement. De nombreux experts ont souligné l’existence de plusieurs micro-organismes pouvant inclure des agents pathogènes sur les mains, et ont répertorié à la fois les germes et leurs fâcheux effets sur le corps humain.
« Même si nous répandons du désinfectant sur nos mains avant d’entrer dans l’église, nous devons nous rappeler que pendant la messe, elles touchent des choses ou des endroits que nous n’avons pas désinfectés : bancs, vêtements, lunettes, cheveux et même argent (foyer de nombreux germes) ».
Les médecins ajoutent :
« Du point de vue épidémiologique, nous devons mettre en garde sur le fait que la position debout encourage également la propagation de l’infection car elle rend le prêtre et le communiant plus vulnérables à l’infection mutuelle. » L’un peut en effet infecter l’autre, qui sont sur le même plan, avec des gouttelettes en suspension dans l’air passant d’une bouche ou d’un nez à l’autre, ou même par les yeux. Par conséquent, il est souhaitable que les communiants reçoivent la communion aussi loin que possible du visage du prêtre, autrement dit en étant à genoux.
« Il faut dire, du point de vue médical, que donner la Sainte Communion directement dans la bouche et à genoux est une méthode décidément plus sûre et plus appropriée que de recevoir la Sainte Communion dans la main et debout. Soucieux de la santé des fidèles, nous souhaitons lancer un appel vigoureux à l’épiscopat polonais, aux évêques et à tous les prêtres, pour un retour rapide à l’administration du Corps du Christ sur la langue aux fidèles à genoux.
Les trois premiers signataires du document sont des pathologistes de l’Université de médecine de Białystock : le Dr Marek Baltaziak, le Dr Maria Elżbieta Sobaniec-Łotowska et le Dr Stanisław Sulkowski.
Le mois dernier, 17 médecins allemands avaient rédigé un texte similaire, mais confidentiel, à destination de la conférence des évêques allemands. L’intérêt du texte polonais est qu’il est publié in extenso, dans un quotidien catholique, et dans un pays où les évêques ne sont pas a priori hostiles à la communion sur la langue…
On a vu aussi la photo ci-dessus sur les routes polonaises (avec l’adresse d’un beau site internet “Corps du Christ“) : Arrêtez la Sainte Communion dans la main !
Avortement : expérimentation de 3 ans autorisant les sages-femmes à procéder à un avortement chirurgical
Intervention du député Emmanuelle Ménard ce matin à l’Assemblée nationale portant sur un amendement voté ce matin relatif à l’avortement, lors de la discussion du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2021:
Vous vous fondez sur une proposition que l’Assemblée a certes adoptée en première lecture mais qui n’est pas encore aboutie pour généraliser une expérimentation. Je vous rappelle les arguments que j’ai exposés à l’occasion de l’examen de cette proposition de loi : la mission première des sages-femmes consiste à donner la vie – la naissance. Il est vrai qu’elles peuvent désormais procéder à des IVG médicamenteuses, mais un acte chirurgical est une chose bien différente et doit être pratiqué par un médecin, non par une sage-femme. Il ne s’agit pas des mêmes pratiques !
Encore une fois, la loi autorise déjà les sages-femmes à procéder à une IVG médicamenteuse. Vous allez élargir leur champ d’action sans aucune étude d’impact ni donnée fiable sur les besoins réels des sages-femmes elles-mêmes, mais aussi des femmes qui décident de procéder à une IVG. En effet, la proposition de loi que nous avons examinée reposait sur des chiffres qui ne sont nullement confirmés ; M. le ministre lui-même les a remis en cause dans l’hémicycle. Les auteurs du texte évoquaient de 3 000 à 5 000 femmes contraintes de se rendre à l’étranger chaque année pour pratiquer une IVG parce qu’elles sont hors des délais légaux prévus en France, mais le ministre parlait plutôt de quelques centaines de femmes, 500 environ.
Autrement dit, nous nous fondons sur des données qui n’ont fait l’objet d’aucune expertise ni d’étude d’impact. Je m’oppose à cette disposition.
Explication du député :
Liberté d’expression : « ne pas porter atteinte à la dignité des personnes »… Vraiment ?
Communiqué de l’Agrif :
Nous lisons ce jour dans le Point de cette semaine un intéressant article intitulé : « La liberté d’expression expliquée à nos enfants ».
Il est présenté comme des réponses de Jean-Paul Delahaye de la très laïciste Ligue de l’enseignement à des « questions que tout le monde se pose ».
À l’interrogation, essentielle, « y a-t-il des limites à la liberté d’expression » ? Delahaye répond :
« Nous avons le droit de parler de tout mais pas d’insulter une autre personne… »
Et un peu plus loin :
« Il est, par exemple, interdit de tenir des propos sexistes, racistes, antisémites ou homophobes… Ce ne sont pas des opinions mais des délits sanctionnés par la loi, car ils portent atteinte à la dignité des personnes ».
Notons que M. Delahaye omet d’évoquer les propos de haine antichrétienne ou antifrançaise. Bien sûr, ces derniers tombent dans la qualification de racistes. Néanmoins on lui aurait su gré de les lister à l’égal des paroles antisémites ou homophobes.
Venons-en à « l’atteinte à la dignité des personnes ». Me Malka, l’avocat de Charlie-Hebdo et Philippe Val, le directeur, ont rappelé eux-mêmes en 2007 qu’à l’égard des chrétiens, leur périodique en avait fait pour le moins dix fois plus que contre les musulmans. Oseraient-ils alors sérieusement prétendre que les tombereaux d’obscènes dérisions ainsi déversés n’ont jamais, au grand jamais, visé des personnes, et que nulle haine n’était sous-jacente à cet acharnement ?
Non, la vérité, c’est que plusieurs fois, c’est bien à la dignité des personnes que Charlie a porté atteinte.
Qui oserait prétendre que la défiguration, en couverture de Charlie-Hebdo, du visage du Christ, signée Coco, pauvre Coco, avec la plus obscène composition des parties sexuelles de l’homme, ne relèverait pas pour le moins d’une furieuse christianophobie ? Le tribunal de Paris, saisi par l’AGRIF, aura à en juger.
Serait-il accepté de montrer en classe des caricatures de la république française, son président, son épouse… ?
Le curé de La Trinité en Beaujolais pose la question :

Marlène Schiappa annonce la création d’un comité Théodule
L’espace d’un instant, j’ai cru lire le Gorafi, mais non. Elle annonce dans L’Obs :
On voit se développer des discours d’islamistes sur la toile, de victimisation systématique, sans que personne ne les démente. Pour y répondre, nous créons une unité de contre-discours républicain sur les réseaux sociaux. Elle sera sous l’autorité du Comité interministériel à la prévention de la délinquance et de la radicalisation, désormais dirigée par le Préfet Christian Gravel.
C’est certain, nous allons ainsi gagner la guerre !
Les islamistes ne cherchent pas le séparatisme ; ils veulent soumettre l’ensemble de la société française aux règles de la charia
Extraits d’une tribune de Marion Maréchal dans le Figarovox :
Voici donc la 267e victime de l’islamisme depuis 2012. Après les enfants, les militaires, les policiers égorgés devant leur petit garçon, les journalistes, les adolescentes à Marseille, le chef d’entreprise décapité, le curé dans son église, les innombrables victimes du Bataclan ou de Nice, c’est au tour du professeur.
L’histoire semble se répéter dans l’horreur mais celle-ci se distingue en ce qu’elle met en exergue les multiples complicités, la chaîne humaine qui a désigné la cible à abattre, la fatwa 2.0 avant que l’assassin ne passe à l’acte. On y découvre des élèves, des profs, des associations locales, des imams, de multiples relais anonymes sur le net. Un cas de dénonciation qui ne semble pas isolé dans l’Éducation nationale mais qui, cette fois, a trouvé le bourreau pour la mise à mort.
On parle à leur encontre de «séparatisme» pour éviter de rappeler que le terme «islamisme» découle du mot «islam». Le mot est impropre et révèle l’approximation de l’analyse: le séparatisme désigne le mécanisme politique d’un peuple qui vise l’indépendance. Les islamistes ne cherchent pas l’indépendance d’une partie du territoire ; ils veulent soumettre l’ensemble de la société française aux règles de la charia.
C’est une œuvre de subversion organisée de l’intérieur et souvent alimentée par l’extérieur. Cette influence extérieure trouve prise dans les allégeances multiples des individus ; en l’occurrence, pour une grande partie des musulmans, dans l’attache à leur pays d’origine, à l’Oumma (l’assemblée des croyants), au sunnisme, etc.
Leurs armes: le nombre, la jeunesse, des alliés objectifs islamo-gauchistes qui cultivent la repentance occidentale, l’injonction au vivre-ensemble, les droits de l’Homme dévoyés, un islam en expansion au niveau mondial.
Les nôtres? La laïcité et pas grand-chose de plus. […]
Arrêtons les fausses pudeurs et les vieilles lunes anticléricales: il n’y a pas de problème en France avec le catholicisme, le protestantisme, le judaïsme ou le bouddhisme. Nous avons un problème avec l’islam radical et uniquement lui. Ce n’est pas en renvoyant dos à dos tous les cultes, pour se donner bonne conscience, et en les pénalisant tous au passage, notamment sur la question de l’école privée hors contrat, que nous endiguerons le phénomène.
Il est tout aussi inefficace de s’épuiser à vouloir constituer un islam de France. Comme le dit le politologue Frédéric Saint-Clair:
«le rôle de la République n’est pas de distinguer le bon islam du mauvais islam, ou de faciliter un islam des lumières. C’est aux musulmans de le faire, s’ils le souhaitent. La République, elle, doit définir le cadre politique et culturel de la nation».
Il est donc illusoire de la part de l’État de vouloir faire de la théologie, de chercher à contrôler l’islam en favorisant des courants par rapport à d’autres, de fabriquer des interlocuteurs artificiels puisque l’Islam n’a pas de clergé ou de chercher à faire disparaître la religion de la société et de l’espace public. L’État est laïc, et doit le rester, mais la société ne l’est pas.
Se contenter de brandir la laïcité, c’est, selon moi, une lâcheté qui se fait passer pour de la fermeté. C’est une façon politiquement acceptable de se protéger de la critique du «pas d’amalgame» qui tétanise les esprits, cadenasse le débat et empêche toute réflexion sur le sujet. Que les choses soient dites: si des musulmans modérés se sentent concernés quand on dénonce l’islamisme alors c’est que l’ambiguïté vient de leur côté. Pas du nôtre. Même les complices d’hier (Licra, SOS racisme et compagnie) retournent leur veste en dénonçant aujourd’hui le collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), proche des Frères musulmans. […]
Les 10 ans du mouvement des Veillées pour la Vie
Tous les évêques de France ont été invité à participer aux 10 ans du mouvement des Veillées pour la Vie et à la consécration du mouvement le 12 décembre à Notre Dame de Guadalupe.
Vous aussi, n’hésitez pas à inviter votre curé à organiser une veillée pour la vie dans votre paroisse en utilisant la brochure ci-jointe pour lui proposer votre aide.
Vous trouverez aussi un kit d’organisation sur la première page du site www.veilleespourlavie.life pour vous aider dans l’organisation de ce evênement.
32 pays signent : il n’existe « aucun droit international à l’avortement »
Encore une bonne nouvelle pour la vie, après celle en Pologne hier :
Les Etats-Unis ont signé hier la Déclaration du Consensus de Genève. Il s’agit d’une déclaration mondiale promouvant la famille et s’opposant à l’avortement comme « droit de l’homme ». Cette initiative a été menée par le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo :
« Sous la direction du président Trump, les États-Unis ont défendu la dignité de la vie humaine partout et toujours. Il l’a fait comme aucun autre président de l’histoire. Nous avons monté une défense sans précédent des enfants à naître à l’étranger ».
« Dans son essence même, la déclaration protège la santé des femmes… et réaffirme l’importance vitale de la famille en tant que fondement de la société ».
La déclaration désavoue l’avortement, qui « ne devrait pas être promu comme une méthode de planification familiale » et ajoute que « l’enfant a besoin d’une protection et de soins spéciaux avant et après la naissance ». Le texte souligne également que « le droit à la vie est inhérent à la personne humaine », tandis qu’il n’existe « aucun droit international à l’avortement ».
Le texte insiste également sur le « rôle de la famille comme base de la société », ajoutant que « les femmes jouent un rôle fondamental dans la famille » et qu’ « un partenariat harmonieux entre les hommes et les femmes est fondamental pour leur bien-être et celui de leurs familles ».
32 pays ont signé cette déclaration, dont la majorité des pays d’Afrique et du Moyen-Orient. En Europe, seules la Pologne, la Hongrie et la Biélorussie font partie des signataires.
ARTSAKH : SOS Chrétiens d’Orient au secours des habitants déplacés en urgence.
Communiqué de SOS Chrétiens d’Orient :
Plus de la moitié des habitants d’Artsakh, soit plus de 75 000 personnes, ont quitté leur domicile pour se réfugier en Arménie, laissant à l’abandon, et souvent sous les gravats, leur maison et tous leurs biens. Ce sont des femmes, des enfants et des personnes âgées. Ils n’ont plus rien et s’entassent aujourd’hui tant bien que mal dans les refuges de fortune qu’ils trouvent sur leur chemin. SOS Chrétiens d’Orient, mobilisée pour leur porter secours, alerte sur la situation de ces familles qui ont tout perdu et sont dans le dénuement le plus total, alors que l’hiver arrive et que le conflit continue.
A Goris, première ville importante d’Arménie en sortant de la région de l’Artsakh, le flux des réfugiés est continu. Ils arrivent, avec un sac, une valise, ou rien du tout. Ils sont hébergés chez l’habitant, dans les hôtels et autres structures existantes, mais ils n’ont plus rien.
Si les hôpitaux d’Arménie et d’Artsakh sont soutenus par bon nombre d’associations médicales, afin de les aider à faire face à l’afflux de blessés militaires et civils, les familles de réfugiés sont abandonnées à leur terrible sort. À la douleur d’être sans nouvelles de leurs maris, frères ou enfants partis au front, s’ajoute celle d’être parfois séparés de leurs enfants, évacués vers Erevan au début du conflit, d’avoir tout perdu et d’être abandonné de la communauté internationale.
Les Arméniens font preuve d’une grande solidarité vis-à-vis des réfugiés, mais les situations sont dramatiques. Il y a cette veuve de la guerre de 1990, qui accueille neuf personnes dans son petit logement sur les hauteurs de Goris. Mais aussi ces quatre frères et sœurs originaires du sud de Stepanakert, qui ont été accueillis dans une ferme près de Goris et qui ne parlent plus, terrorisés par les événements : ils sont sans nouvelle de leur père parti au front, et leur mère a disparu.
Les équipes de SOS Chrétiens d’Orient sont sur place depuis le 1er octobre afin d’effectuer des donations auprès des 800 familles réfugiées à Goris et dans les villages environnants : ils distribuent des vêtements, des produits alimentaires et d’hygiène. L’équipe de volontaires présente sur place se consolide peu à peu, afin de répondre aux besoins, mais ceux-ci sont immenses et SOS Chrétiens d’Orient appelle à une plus grande mobilisation des autorités et des médias.
La dénonciation constante d’actes sexistes, une tendance paranoïaque ? Un cas d’école avec Mme Schiappa
Comparons deux situations tirées de la même longue séance des questions au gouvernement du mardi 20 octobre à l’Assemblée nationale (première séance depuis la décapitation de M. Paty par un musulman radicalisé).
Lors d’une de ses nombreuses interventions, qui démontrent à l’envi un manque total de facilité oratoire, M.Castex est ainsi interrompu :
Jean Castex, Premier ministre. J’ai indiqué il y a quelques instants, alors que vous ne m’écoutiez pas,…
Plusieurs députés du groupe LR. Mais si !
Jean Castex, …l’ensemble des mesures et des dispositions opérationnelles que nous avons déjà prises,…
Maxime Minot. Édouard Philippe reviens !
Y a-t-il, à ce moment-là, eu de la part de M.Castex ou de Mme Schiappa une quelconque réaction à ce dernier commentaire ? Aucune.
Quelques instants après, Mme Schiappa, dont les quelques interventions démontrent à l’envi un manque total de grandeur oratoire, est ainsi interrompue :
Mme Marlène Schiappa
Depuis 2017, c’est la priorité de la majorité et du Gouvernement : sans discontinuer, une action résolue est menée sous l’impulsion du Président de la République Emmanuel Macron…. Nous expulserons les étrangers radicalisés sans trembler et sans nous excuser – car, oui, il est temps d’arrêter de nous excuser de mener ce combat !
Pierre Cordier. Où est Darmanin ?
Y a-t-il, à ce moment-là, eu réaction de Mme Schiappa au commentaire ? Oui, bien sûr. Immédiatement Mme Schiappa a rétorqué : « Quelle remarque sexiste ! »
On rappellera une définition de la paranoïa : trouble du fonctionnement mental qui se manifeste par une méfiance exagérée des autres, une sensation de menace permanente et un sentiment de persécution. On a bien l’impression d’y être.
Complétons alors la définition donnée par ce même site :
« Le traitement repose sur une psychothérapie associée à la prise de neuroleptiques. L’hospitalisation est parfois nécessaire ».
Espérons qu’avec la mise en place du plan blanc pour décharger le service des urgences pour raison de covid, l’hospitalisation de Mme Schiappa puisse attendre encore un peu.


