Le nouvel ordre macronien : « Boulot-métro-dodo » !
Bernard Antony, président de l’Agrif communique :
Monsieur Macron nous avait dit l’hiver dernier avec des accents churchilliens : « Nous sommes en guerre ».
Que le coronavirus soit, après d’autres et avec bien d’autres, une belle saleté épidémique à affronter, tout le monde en convient.
Mais toujours dans le registre de son imaginaire martial voilà que le chef de l’Etat vient d’ordonner pour nos grandes agglomérations un confinement nocturne en reprenant pour le désigner le nom de « couvre-feu ».
Mesure de temps de guerre en effet.
Nous allons rentrer bientôt dans le mois de Brumaire. Macron, dont il n’est pas besoin d’être psychiatre pour constater l’importance de son mimétisme bonapartien, rêve-t-il d’un nouveau coup d’Etat du 18 Brumaire ? Assurément, il doit rêver de semblable chose.
Dès ce samedi, le soir, après 21h, Paris et les autres métropoles du pays entreront, sauf dans certains quartiers, dans le silence de la nuit. Chez Macron on devine le sentiment de sa toute puissance. A vingt millions de Français, il a ordonné : dodo ! Toute puissance sur la vie et la mort des cafés et restaurants, ces lieux habituels de la sociabilité française.
En laissant la liberté d’ouverture jusqu’à 22h, et de circulation jusqu’à 23h, il aurait assuré la survie de milliers d’établissements. Cela n’aurait rien changé du côté du corona qui, lui, se moque bien de circuler le jour ou la nuit; ce corona qui n’a été combattu d’ailleurs jusqu’ici qu’avec autant d’erreurs et d’impréparations renouvelées.
Mais en méditant sur Paris éteinte et endormie, du haut de sa terrasse élyséenne, Macron comme jadis Néron contemplant l’incendie de Rome, ressentira la jouissance de la plénitude de son bon plaisir.
Aucun de nos rois n’eut pareil pouvoir. Ce n’est plus le temps des valeurs du travail, de la famille et de la patrie qui, selon le grand rabbin Jacob Kaplan, avaient été celles des rois d’Israël.
Désormais, de par la volonté du très progressiste Macron, la devise de la République va être « Boulot, métro, dodo ». Cela n’est-il pas beau ?
Comme le maître de Santiago dans la pièce éponyme de Montherlant, s’adressant à sa fille pour la convier à sa méditation nocturne sur l’Espagne, Macron pourra dire à son épouse : « Vois tu Brigitte, de par mon fait, tout un peuple dort ».
Le lendemain, dans les métros, les bureaux, les ateliers et les hôpitaux, les citoyens jouiront des heures de temps de travail que leur aura laissé le Big Brother Macron.
Amy Coney Barrett : une audition sans faute
De Christian Daisug dans Présent :
Amy Coney Barrett, 48 ans, que le président Donald Trump a choisie pour occuper l’un des neuf sièges à la Cour suprême après une vacance pour décès, aura enduré durant quatre jours le feu roulant des questions de la commission judiciaire du Sénat. Ces douze républicains et dix démocrates constituent la première étape sur la voie de la confirmation ; la seconde étant le vote des cent sénateurs qui aura lieu à la fin de ce mois. En principe, Barrett et tous ceux qui l’accompagnent et la soutiennent dans ce choix présidentiel n’ont aucune raison de s’inquiéter. Les républicains sont majoritaires à la chambre haute et, comme chacun de ses membres s’est déjà prononcé sur cette question, il semble peu probable qu’une surprise de dernière minute vienne brouiller le jeu. L’intérêt de ces auditions est ailleurs.
Il vient d’abord des démocrates. Ils paraissent résignés, désemparés, répétant leurs slogans éculés de « droits reproductifs des femmes » face à cette mère de sept enfants, si calme, si évidemment compétente et sûre d’elle-même. On a senti chez certains de ses ennemis jurés – surtout les hommes – un soupçon de nostalgie respectueuse vis-à-vis de cette étrange créature en jupe qui a su si admirablement harmoniser sa vie de famille et sa carrière. Contraste saisissant avec la confirmation il y a deux ans du juge Brett Kavanaugh, choisi lui aussi par Trump. On avait alors assisté à un véritable lynchage. A la suite de rumeurs non confirmées de harcèlement sexuel, une haine féroce s’acharna contre lui. Cette fois-ci, c’est différent. A part quelques commentaires fielleux de militantes « pro-choix », la courtoisie domine, faute d’une véritable stratégie. A peine si la venimeuse Kamala Harris, candidate à la vice-présidence, tenta de piéger Barrett sur le plan d’assurance santé appelé Obamacare afin d’atteindre Trump par ricochet. En vain.
L’autre intérêt de ces auditions est évidemment Barrett elle-même. Fragile en apparence mais éloquente et d’une patience à toute épreuve, détendue le plus souvent, elle n’a cessé de répéter que, même si elle a son opinion sur de nombreux dossiers, son rôle de juge lui interdit de prendre position. Une grande énergie affleure sous son calme. Ses convictions personnelles n’influenceront nullement ses décisions, a-t-elle expliqué ; en tant que juge, elle ne fait pas les lois. Ce qui frappe et ce qui fait sa force, c’est la tranquille assurance – presque du détachement – avec laquelle cette femme sous les feux implacables de l’actualité a su présenter son rôle d’arbitre et écouter, sans interrompre, des vues radicalement opposées à ses principes. Une vraie pro. Et un modèle de vrai féminisme : « J’avais décidé de poursuivre une carrière, d’avoir une grande famille multiraciale et une foi solide », a déclaré cette catholique pro-vie. « C’était mon choix. Je n’ai jamais essayé de l’imposer aux autres. » Même logique dans un tout autre domaine. Une logique qui devrait, celle-là, s’imposer à tous les juges. « Les tribunaux, a-t-elle lancé, ne doivent pas se substituer aux chambres législatives élues par le peuple et responsables devant lui. »
Christus Vincit dans Le Club des hommes en noir
Le Club des Hommes en Noir attaque sa troisième saison. Cette émission fondée en 2012, sur une radio bien connue, par Philippe Maxence, a un concept simple : l’actualité de l’Église décryptée par des prêtres et un laïc, sans langue de buis ! Vous pouviez les entendre, grâce au studio vidéo de L’Homme Nouveau vous pouvez maintenant les voir ! Les nouveaux épisodes sont disponibles chaque vendredi.
Cette semaine, le Club des Hommes en Noir composé de l’abbé Celier, des pères Thomas sj et Viot, de Jean-Pierre Maugendre et animé par Philippe Maxence aborde le dernier livre de Mgr Athanasius Schneider, Christus Vincit (éditions Contretemps, 400p., 25 €).
« La condition de vie des animaux n’est pas un sujet accessoire ». Celle des enfants à naître, oui
Dans Valeurs Actuelles, le père Danziec évoque le décalage entre le respect des animaux et l’assassinat des enfants non nés :
L’Histoire s’en souviendra. Non pas de la tenue léopard que portait Aurore Bergé le jeudi 8 octobre dernier à l’Assemblée Nationale, alors qu’elle défendait la bientraitance animale. En revanche, lorsqu’il s’agira d’écrire le récit de la décivilisation, la postérité ne manquera de souligner un fait autrement plus significatif. Le jour même du vote du passage de 12 à 14 semaines d’aménorrhée du délai légal d’avortement et de la suppression de la clause de conscience des médecins par les députés, l’hémicycle étudiait ensuite, un projet de loi sur la condition de vie des animaux. Tout un symbole qui devrait nous laisser interdits. Ainsi, à l’heure où la vie naissante des petits d’homme était une fois encore outragée, la vie des animaux trouvait des avocats inspirés. Mesure-t-on vraiment la pente descendue ? Désormais, nul besoin de caricaturer les folles dérives du relativisme progressiste : les faits, et rien que les faits, nous les présentent tels quels sous les yeux.
Bienvenue dans l’horreur de la décivilisation
Le professeur Israël Nisand, chef du service de gynécologie-obstrétique du CHU de Strasbourg et président du Collège National des Gynécologues et Obstréticiens de France (CNGOF), expliquait lui-même dans les pages du Monde qu’à 14 semaines, un avortement consiste à détruire le cerveau de l’enfant et découper son corps.
« Concrètement, à 12 semaines, un foetus mesure 85 millimètres, de la tête aux fesses. A 14, il mesure 120 millimètres et a la tête ossifiée. Ce qui veut dire qu’il faut couper le foetus en morceaux et écraser sa tête pour le sortir du ventre. On peut donc comprendre que ce soit assez difficile à réaliser pour beaucoup de professionnels. »
Ces détails crus, qui font froid dans le dos, ont semble-t-il moins d’effet sur l’affect des députés en comparaison de l’élevage des visons. Pire encore, la majorité d’entre eux les récuse. La présidente déléguée du groupe La République en Marche à l’Assemblée Nationale a ainsi fustigé ces entraves à l’IVG qui, selon ses dires, continuent dans notre pays. « Nous avons vécu des délais qui étaient trop longs, nous avons vécu des médecins qui nous ont obligés à écouter des battements de coeur. » Evacuer la réalité en refusant de la voir – ou ici en refusant de l’écouter -, c’est en effet tellement plus simple ! Quant à la pression à avorter, nombreux sont les parents qui, bien au contraire, sont convoqués en urgence absolue et à qui l’on prédit un divorce ou de graves embarras si l’enfant (supposé) malade est gardé.
Nous avons eu besoin d’une grande fraternelle parlementaire souhaitant arracher l’homme à l’obscurantisme multiséculaire et le faire descendre du ciel à la terre
Face à un tel spectacle, le docteur Pierre Simon peut se réjouir dans son éternité, lui qui fut à la fois le principal inspirateur des lois sur la contraception et l’avortement en même temps que Grand Maître de la Grande Loge de France. Cette marche au pas de la majorité présidentielle, c’est en effet un peu sa victoire. Dans un livre publié en 1976, intitulé de De la vie avant toutes choses, il a raconté comment il avait agi auprès des députés, en 1974, pour leur faire adopter la loi Veil.
« Depuis 40 ans, le combat que nous menons a été le même : contraception, libéralisation des comportements sexuels, avortement, homosexualité et euthanasie. Pour cela, nous avons pu nous inspirer des méthodes américaines et la presse féminine était à nos côtés. Nous avons eu aussi besoin d’une grande fraternelle parlementaire souhaitant arracher l’homme à l’obscurantisme multiséculaire et le faire descendre du ciel à la terre. »
Il faut toujours se méfier de ceux qui veulent désenchanter le monde. 40 ans après, les dégâts de l’atterrissage sont palpables. Le refus de repères et le relativisme conduisent la raison à la folie. Juste avant d’être élu pape, le cardinal Ratzinger prévenait déjà :
« Le relativisme, c’est-à-dire se laisser entraîner à tout vent de doctrine, apparaît comme l’unique attitude à la hauteur de l’époque actuelle. On est en train de mettre sur pieds une dictature du relativisme qui ne reconnaît rien comme définitif et qui donne comme mesure ultime uniquement son propre ego et ses désirs. »
Cette pensée unique tisse sa toile jusque dans la conception même du droit tel qu’il est enseigné depuis une cinquantaine d’années. Les travaux du juriste autrichien, Hans Kelsen (1881-1973) continuent d’en nourrir les bases théoriques et philosophiques. Pour Kelsen, « les normes juridiques ne sont ni vraies ni fausses ; elles sont valables ou non valables ». La norme devient ainsi cause première et finalité au lieu de demeurer cause seconde et moyen. A l’occasion de la triste affaire d’Outreau, le juge Burgaud avait ainsi invoqué, pour sa défense, n’être qu’un “technicien du droit”. On ne pouvait rien lui reprocher puisqu’il n’avait fait que respecter… les normes et les procédures.
La leçon de vie du Professeur Lejeune
Or si, pour Aurore Bergé, « la condition de vie des animaux n’est pas un sujet accessoire », qui dira la réalité, autrement plus choquante, des enfants à naître dont le petit coeur bat et à qui l’on écrase la tête ? Qui dira les risques et les conséquences souvent traumatiques d’un avortement ? Qui dira qu’après une IVG, le risque d’accouchement prématuré se trouve multiplié par deux ? Non, la norme a changé de philosophie. Désormais l’urgence est de « mettre fin, enfin, à la détention de la faune sauvage dans les cirques itinérants », « d’aller plus loin sur les animaux de compagnie, sur la manière avec laquelle ils peuvent être commercialisés », un animal, « ce n’est pas un jouet », « on ne peut pas avoir d’achat compulsif en la matière ». Intéressant lorsque l’on ne peut ignorer que la PMA appelle, dans la logique progressiste, la libéralisation de la GPA… Ainsi, la possession d’un animal domestique mériterait d’être dûment encadrée, cela ne relèverait pas d’un droit. Inversement, celui d’avoir un enfant, en dépit des lois de la nature, le serait de façon absolue ? Comme les folies relativistes sont pleines d’ironie !
Pour mieux jouir de ses richesses, nos élus gagneraient à méditer sur la vie et s’émerveiller du miracle de son origine. En faire l’économie signe l’aveu sinon d’une irresponsabilité, au moins d’un manque de jugement. « Au commencement il y a un message, ce message est dans la vie, ce message est la vie. » : c’est ainsi que le bien-aimé professeur Jérôme Lejeune débute sa fabuleuse histoire de Tom Pouce. En quelques trente lignes, il décrit, sous la forme d’une comptine, les balbutiements de la conception. Dans ce texte, fort, intense, ciselé, profond en même temps que délicieux, nous est livrée une magistrale leçon de vie. On y retrouve toute la précision du scientifique, la sagesse du professeur, la douceur engageante du personnage et la finesse d’un ami de Dieu. Avouons que le cocktail est avantageux. Le généticien saisit ce qu’il observe à travers les lunettes de son microscope et refuse de se mentir à lui-même. Il s’engage. Il insiste.
« Chacun de nous a été un Tom Pouce dans le ventre de sa mère, écrit-il, et les femmes ont toujours su qu’il y avait une sorte de contrée souterraine, une sorte d’abri voûté avec une lueur rougeâtre et un bruit rythmé dans lequel de tout petits humains menaient une vie étrange et merveilleuse. Telle est notre histoire. »
Le professeur Jérôme Lejeune savait qu’il décrivait l’évidence. Les pédagogues comme les avocats ne l’ignorent pas, c’est elle qui est la plus redoutable à défendre. En 2020, la vie naissante aussi.
Covid : il y a bien une deuxième vague, celle des bouffées délirantes
Tout serait à commenter dans ces 45 minutes d’audience télévisuelle préemptées par le Président de la République hier 14 octobre, à propos de la situation sanitaire. Nous ne relevons que quelques points qui donnent à penser que, effectivement, il y a bien une deuxième vague, mais de bouffées délirantes (expression déjà employée par le Professeur Raoult pour essayer de comprendre une situation de folie gouvernementale et technocratique).
Quand l’un des journalistes chargé d’interroger le chef de l’Etat commence l’entretien en disant :
« je précise que nous venons à peine d’enlever nos masques, à l’instant, et que nous sommes chacun à deux mètres l’un de l’autre ce qui nous permet de ne pas prendre de risque de contamination »,
il y a certainement bouffée délirante.
Quand le chef de l’Etat, pour décrire la situation sanitaire du pays, affirme « nous sommes dans ce qu’on a souvent appelé cette deuxième vague », il y a certainement bouffée délirante (voir schéma ci-dessous de la courbe des décès) ; ou alors il n’est jamais allé à la plage (on croyait pourtant qu’il avait une maison au Touquet).

Quand le chef de l’Etat, pour « dire exactement ce que nous savons [du virus] » commence par « on sait qu’il tue », il y a certainement bouffée délirante. Tout le monde s’accorde en effet à définir le taux de létalité (pourcentage de malades qui décèdent de la maladie) de ce virus comme faible : de l’ordre de 0,2%, comparable à une grippe forte. Et cette bouffée délirante inquiète quand même un peu parce que quelle sera la réaction de M.Macron face à un réel danger ?
Quand le chef de l’Etat se préoccupe d’écouvillon et d’aération des pièces des logis, il y a certainement bouffée délirante. Et celle-ci inquiète aussi parce que nous ne sommes pas sûrs d’avoir besoin d’un clone du Professeur Salomon à la tête de l’Etat.
Quand le chef de l’Etat prodigue des primes et considère que l’Etat peut continuer à prendre en charge des richesses non produites ou à distribuer des primes, l’ensemble financé donc par la dette, il y a certainement bouffée délirante. Et cette bouffée délirante inquiète quand même beaucoup parce qu’il y va pour partie de l’avenir de nos enfants.
Pour une (rare ?) fois, BHL a raison, qui estime que ce virus rend fou.
Un article du New York Post censuré par Facebook et Twitter
Le New York Post (NYP) est certes un tabloïd, mais un tabloïd “intelligent”, très intégré dans l’intelligentsia de centre-droit. Étouffer son article sur une compromission anodine de Biden est scandaleux, mais est aussi une erreur de Facebook et Twitter, qui en disent long sur leur parti-pris.
Le NYP a donc publié hier en une l’histoire d’un « laptop » abandonné : un MacBook Pro déposé en avril 2019 dans une boutique de réparation d’ordinateurs du Delaware, fief du clan Biden. La machine est endommagée, de l’eau est entrée dans ses circuits, mais le réparateur parvient à sauver le disque dur et les données stockées. Le contenu est intact… sauf que personne ne vient le réclamer ni payer, malgré les appels répétés du magasin.
Intrigué, le réparateur examine la machine et constate qu’il est décoré d’un autocollant pour la Fondation Beau Biden, le fils que Joe a perdu en mai 2015 d’un cancer du cerveau. S’ensuivent huit mois au cours desquels l’ordinateur aurait été mis dans un coin de la boutique en espérant que son propriétaire se manifeste. C’est finalement le FBI qui frappe à la porte du magasin en décembre et se saisit du portable. Sauf que le propriétaire a copié le contenu du disque dur et découvert des documents compromettants. Il fait le lien entre cet ordinateur et Hunter Biden, le fils de Joe Biden, qui, malgré lui, a entraîné son père dans l’affaire ukrainienne.
L’affaire relance la question sur l’imprudence de Joe Biden. Pourquoi avoir laissé son fils occuper un poste controversé alors qu’il était vice-président américain ? Depuis le début de l’affaire, le président est convaincu que l’influence de Joe Biden et Barack Obama a aidé Hunter dans ses affaires – très lucratives – en Ukraine. Il a même tellement voulu tirer profit de cette affaire qu’il a fait l’objet d’une procédure de destitution, non aboutie, après que des entretiens téléphoniques entre lui et le président ukrainien laissaient entendre qu’il conditionnait l’aide à Kiev au déclenchement d’une enquête sur Joe Biden et son fils.
A ce scandale politique ukrainien, une affaire qui ne fait que rebondir aux Etats-Unis, s’ajoute un autre scandale : celui de la censure de cet article par Facebook et Twitter. Twitter et Facebook ont lancé des accusations selon lesquelles l’article utilisait du “matériel piraté”.
Le compte Twitter principal du New York Post a été verrouillé à partir de 14h20 mercredi.


“Conformément à notre politique en matière de matériel piraté, ainsi qu’à notre méthode de blocage des URL, nous prenons des mesures pour bloquer tout lien ou image du matériel en question sur Twitter”, a déclaré un porte-parole de Twitter.
Si Twitter m’a bien censuré (captures ci-dessus), en revanche, j’ai réussi à poster l’article sur Facebook.
Le sénateur américain Josh Hawley a envoyé une lettre au PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, mercredi, demandant des réponses sur les raisons pour lesquelles la plateforme a “censuré” les reportages du Post.
“La nature apparemment sélective de cette intervention publique suggère une partialité de la part de Facebook”. “Et vos efforts pour supprimer la distribution de contenu révélant une activité potentiellement contraire à l’éthique par un candidat à la présidence soulève un certain nombre de questions supplémentaires, auxquelles j’attends des réponses immédiates”.
Hawley a ensuite envoyé une lettre similaire au PDG de Twitter, Jack Dorsey, fustigeant la société pour ce qu’il a qualifié d’”intervention inhabituelle qui n’est pas universellement appliquée à tous les contenus“.
Le sénateur a demandé à savoir comment Twitter avait déterminé que l’histoire du Post violait sa politique sur les contenus piratés et pourquoi la société avait pris “l’action sans précédent” de verrouiller le compte de l’organisation de presse.
“Je vous demande de répondre immédiatement à ces questions et de fournir les justifications nécessaires afin que vos utilisateurs puissent avoir la certitude que vous ne cherchez pas à influencer le résultat de l’élection présidentielle avec vos décisions de retrait de contenu”.
Gérald Darmanin à la grande mosquée de Paris : quelques accommodements républicains avec le séparatisme musulman
Le Salon beige a déjà fait état d’une réunion de M. Darmanin, ministre chargé des cultes, à la grande mosquée de Paris, le 18 septembre, lors de laquelle M.Darmanin avait expliqué :
« Au regard de l’histoire, s’il y a une religion qui a moins de difficulté à travailler avec la République, c’est l’islam… un dialogue plus facile, une discussion plus spontanée qu’avec les autres cultes »
L’audition de l’enregistrement de son intervention révèle quelques points complémentaires qui donnent une saveur très particulière tant au discours de M. Macron sur le séparatisme islamiste qu’à la préparation en cours du projet de loi sur le renforcement de la laïcité. Et dont M.Darmanin est le grand maître d’œuvre.
On y retrouve, comme chaque fois, la volonté de créer une connivence avec ses interlocuteurs musulmans en parlant de son grand-père Moussa dans une formule à l’emporte-pièce audacieuse (« Je n’oublie pas que mon grand-père était français avant les niçois » – NDLR : Nice a été rattachée à la France en… 1860) et aussi en tenant une sorte de balance entre toutes les religions (« Ce qui m’intéresse, c’est comment combattre les maladies infantiles ou les dérives sectaires de chacune des religions. L’islam est concerné bien sûr, on va pas faire semblant de pouvoir dire que tout va bien. Mais cette dérive sectaire, elle existe pour d’autres religions ») pour mieux exonérer l’islam de toute responsabilité spécifique. Dérive sectaire : ou la délicatesse extrême de l’euphémisation.
M. Darmanin rappelle bien sûr à ses interlocuteurs quelques caractéristiques du modèle français et en particulier la liberté de croire et celle de ne pas croire. Néanmoins, il se garde bien de citer le droit à la conversion religieuse ou à l’athéisme. Rappelons cet épisode étonnant, en 1999, lors de négociations entre Jean-Pierre Chevènement, alors ministre de l’Intérieur, et les représentants de sensibilités musulmanes pour l’établissement d’un texte sur les Principes et fondements juridiques régissant les rapports entre les pouvoirs publics et le culte musulman en France. Le « droit de toute personne à changer de religion ou de conviction », incorporé dans le texte ministériel initial, est finalement retiré.
L’interdiction de l’apostasie par l’islam est donc a priori soigneusement occultée par M. Darmanin. On a créé la connivence : on ne va pas évoquer un sujet qui fâche.
Le passage du discours de M.Macron sur le séparatisme islamiste et consacré à l’apprentissage de l’arabe a suscité de nombreuses réactions très négatives. Or, dans la présentation de M. Darmanin, on sent poindre un renoncement complémentaire. C’est au moment où il parle des négociations avec les pays musulmans étrangers pour mettre fin aux enseignements de langues assurés par des professeurs étrangers venus de ces pays. Il évoque la difficulté qu’a eu M. Blanquer pour négocier avec la Turquie et parle d’une contrepartie demandée : « qu’il y ait une offre républicaine d’apprentissage des langues, quelles qu’elles soient. Toutes les langues, y compris le turc et l’arabe ». Il n’y aura donc pas seulement plus de professeurs d’arabe, il devrait y avoir aussi plus de professeurs de turc. Toujours en vue d’une meilleure intégration bien sûr…
M. Darmanin évoque aussi l’arrêt du dispositif des imams détachés étrangers et précise réfléchir à « comment on vous aide à former les cadres ; comment on atteint cet objectif ensemble » ; étrangement, à l’Assemblée nationale le 6 octobre, répondant à une question du député Diard, le même Darmanin explique pourtant :
« Comme les catholiques, les juifs, les protestants ou les orthodoxes, les musulmans organisent la religion comme ils le souhaitent. La République n’a pas à s’en mêler ».
C’est sans doute le en même temps macronien.
Enfin, il y a le sujet des carrés musulmans. Ce lieu spécifique dans un cimetière où les musulmans décédés pourraient être regroupés afin que, comme le signale le site obseques-infos.com, « les âmes puissent être réunies ». Et ce site d’ajouter dans son descriptif ce mot chargé de sens quand on parle d’un projet contre le séparatisme : « Pour ériger cette séparation au cœur du cimetière, des petits arbres ou haies peuvent être utilisés ». On ne fait pas plus explicite.
Le droit laisse une certaine autonomie aux maires. Le principe de neutralité des cimetières a été consacré par la loi du 14 novembre 1881 qui interdit dans les cimetières communaux d’établir une séparation à raison de la différence des cultes. Elle interdit les divisions confessionnelles et déclare tous les cimetières « interconfessionnels ». Elle prévoit expressément que tout regroupement par confession sous la forme d’une séparation matérielle du reste du cimetière est interdit.
Cependant, des circulaires ont encouragé les maires à autoriser des regroupements confessionnels de sépultures de défunts de même religion (comme par hasard, au moment de l’autorisation du regroupement familial) : le 28 novembre 1975, le 14 février 1991 et encore la circulaire Alliot-Marie du 19 février 2008. Mais, pour éviter tout contentieux, la circulaire de 1975 exposait que les carrés confessionnels doivent prendre la forme de « regroupements de fait ». La neutralité de l’ensemble du cimetière doit être préservée tant dans son aspect extérieur que par la possibilité laissée aux familles de toutes religions de s’y faire inhumer.
Dernier élément, dans un rapport de 2004, le Conseil d’Etat relève que
« l’institution de carrés confessionnels dans les cimetières n’est pas possible en droit. Toutefois, en pratique, les carrés confessionnels sont admis et même encouragés par les pouvoirs publics afin de répondre aux demandes des familles, de confession musulmane notamment, de voir se créer dans les cimetières des lieux d’inhumation réservés à leurs membres ».
Il n’est pas permis d’indiquer, par une signalétique spécifique, la présence d’un carré confessionnel. Sur 35000 cimetières, le nombre de carrés musulmans est estimé à quelques centaines.
Le service juridique de la grand mosquée de Paris a rédigé une note sur ce sujet.
« L’inhumation des musulmans en droit français » qui donne une interprétation beaucoup plus systématique d’un droit au carré musulman :
« En définitive, dans la mesure où le besoin existe, le maire doit créer des secteurs confessionnels comme des équipements de fait, sans matérialiser ».
On notera à cet égard le formidable titre d’un article de La Croix (alias, Le Croissant) :
« Coronavirus : les musulmans peinent à enterrer leurs morts. La pandémie de Covid-19 empêche les musulmans de France de rapatrier leurs défunts dans leur pays d’origine. Les rares carrés confessionnels arrivent à saturation dans les cimetières français, contraignant certains maires à se positionner dans l’urgence ».
Pensez donc, les morts musulmans ne peuvent plus être enterrés ; quasiment des victimes !
Et M. Darmanin ? Il est également favorable à la séparation des morts, tout en indiquant que, bien évidemment, il n’y aura rien sur ce point dans le texte car cela remettrait en cause une législation trop sensible :
« Vous évoquez les carrés musulmans. Mme Alliot-Marie [quand elle était ministre de l’intérieur] a pris une circulaire un peu hypocrite. Il n’y a pas de carré musulman. On ne regroupe pas les gens selon leur religion dans un cimetière public. Mais vous pouvez organiser des choses pour que les gens soient opérés conformément à leur religion. Les maires sont un peu embêtés. Il n’y aura rien sur ce point dans le texte… Je l’ai mis [le carré musulman] en place à Tourcoing. Je trouve personnellement légitime d’être enterré selon son envie et ses convictions. Il ne s’agit pas de faire des cimetières à part. Il s’agit de respecter dans le cimetière national les options qui sont choisies ».
Vous aurez apprécié : « il ne s’agit pas de faire des cimetières à part ». Le carré musulman, le sublime du petit accommodement républicain.
Au demeurant, M. Darmanin ne s’attend à aucune difficulté particulière avec les musulmans :
« Je crois qu’en plus, les gènes du monde musulman, la capacité de discussion et de reconnaissance, c’est que ça sera plus facile qu’avec d’autres religions dans l’histoire du pays ».
La capacité de discussion comme gène du monde musulman, il fallait oser. Il a osé.
Peut-être devrait-il réfléchir plus avant sur les conséquences contenues dans une des phrases introductives de sa propre présentation :
« Le modèle français est comme l’islam, il est universaliste ».
Quel modèle va alors l’emporter ?
Le Vatican a préféré pour l’instant ne pas reprendre les discussions doctrinales avec la FSSPX
Le supérieur de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, Don Davide Pagliarani, a été interrogé dans Dici. Extrait :
Le paragraphe IV des Statuts prévoit : « Dès que la Fraternité aura des maisons dans différents diocèses, elle prendra les mesures nécessaires pour obtenir le statut d’institut de droit pontifical ». Cela conduit à la question suivante : comment peut-on remplir ce souhait de notre vénéré fondateur dans la crise actuelle de l’Église ?
Les statuts de la FSSPX ont été approuvés en 1970 au niveau diocésain. Il était tout à fait normal que notre fondateur ait déjà en vue une approbation à un niveau supérieur, puisque la Fraternité était destinée à s’étendre dans le monde entier.
Mais chacun sait que, malgré tous ses efforts en ce sens, Mgr Lefebvre, au lieu de connaître une approbation de droit pontifical, a subi en 1975 une suppression pure et simple de la FSSPX. Depuis cette date, les Supérieurs de la Fraternité, à commencer par Mgr Lefebvre lui-même, ont à tour de rôle envisagé des solutions, mais ces dernières se sont systématiquement heurtées, de la part du Saint-Siège, à des exigences doctrinales tout simplement inacceptables. Celles-ci auraient certes permis sa reconnaissance canonique, mais elles auraient en même temps détruit sa valeur morale. Ainsi, pour prendre l’exemple le plus récent, lorsque la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, en 2017, a voulu exiger de la FSSPX qu’elle accepte les enseignements du concile Vatican II, et reconnaisse la légitimité de la nouvelle Messe : si la FSSPX avait accepté les conditions imposées à ce moment-là, elle aurait tout simplement nié ce qu’elle est, en reniant ce à quoi elle est attachée de toutes les fibres de son être.
Il me semble donc que, à l’instar de ce qui fut toujours la conduite de notre fondateur, il convient de suivre la Providence et non pas de la précéder.
Les contacts avec le Vatican vont-ils donc continuer à stagner ?
Cela ne dépend pas de la FSSPX, ni de son Supérieur général. Le Vatican lui-même a préféré pour l’instant ne pas reprendre les discussions doctrinales, que la FSSPX proposait dans le but de mieux exposer sa position, et de montrer son attachement à la foi catholique et au Siège de Pierre.
Ce qui est étonnant, c’est que le Vatican nous demande en même temps de régulariser d’abord notre situation canonique : cela crée une situation inextricable et intrinsèquement contradictoire, puisque la possibilité d’une reconnaissance canonique de la FSSPX est elle-même constamment soumise à des exigences de nature doctrinale ; lesquelles, encore et toujours, demeurent pour nous absolument inacceptables.
J’ajouterais que, quels que soient les avis personnels à ce sujet, il est important de veiller à ne pas se préoccuper d’une manière quasi-obsessionnelle de ces questions très délicates, comme cela a pu parfois se produire. Il faut nous rappeler que, de même que la Providence nous a guidés et assistés depuis notre fondation, de même, à son heure, elle ne manquera pas de nous donner les signes suffisants et proportionnés qui nous permettront de prendre les décisions que réclameront les circonstances. Ces signes seront tels que leur évidence sera facilement perceptible par la Fraternité, et que la volonté de la Providence apparaîtra ainsi clairement.
Pendant cette année 2020, la crise liée à la Covid-19 a affecté aussi l’Église et a conditionné ses activités. Comment voyez-vous cela ?
Il est intéressant de noter qu’avec la crise due à la Covid, la hiérarchie ecclésiastique a manqué une occasion en or de pousser les âmes vers la véritable conversion et la pénitence, ce qui est toujours beaucoup plus facile lorsque les hommes redécouvrent, en quelque sorte, leur nature mortelle. De plus, cela aurait été l’occasion de rappeler à l’humanité, prise de panique et désespérée, que Notre Seigneur est « la Résurrection et la Vie ».
Au lieu de cela, la hiérarchie a préféré interpréter l’épidémie d’une façon écologique, en parfaite cohérence avec les principes chers au pape François. En pratique, la Covid ne serait autre chose que le signe de la rébellion de la Terre contre une humanité qui aurait abusé d’elle par l’exploitation démesurée de ses ressources, la pollution des eaux, la destruction des forêts, etc. Cela est lamentable et incompatible avec une analyse où subsisterait un minimum de foi et de conscience de ce qu’est le péché, qui se mesure par rapport à la majesté offensée de Dieu, et non par rapport à la pollution de la Terre.
Dans son message pour la Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création (Jubilé de la Terre), le 1er septembre 2020, le pape lui-même nous enseigne à quelle conclusion morale la pandémie doit nous conduire : « La pandémie actuelle nous a amenés, en quelque sorte, à redécouvrir des styles de vie plus simples et durables. […] Il a été possible de constater comment la terre réussit à se reprendre, si nous lui permettons de se reposer : l’air est devenu plus sain, les eaux plus transparentes, les espèces animales sont revenues dans de nombreux endroits d’où elles avaient disparu. La pandémie nous a conduits à un carrefour. Nous devons profiter de ce moment décisif pour mettre fin à des activités et à des finalités superflues et destructrices, et cultiver des valeurs, des liens et des projets génératifs… » Bref, la crise de la Covid nous pousse de nouveau à la « conversion écologique », pierre angulaire de l’encyclique Laudato si’. Comme si la sainteté pouvait se résumer dans le respect de la planète. […]
L’école est au service de la famille
Alors qu’Emmanuel Macron vient de faire savoir qu’il entend interdire par principe l’école à la maison, Jeanne Smits a traduit une conférence du cardinal Burke, donnée la semaine dernière dans le cadre d’un colloque virtuel organisé par la coalition pro-famille “Voice of the Family”. Extrait :
La famille est le premier lieu d’éducation : c’est cette vérité qui définit essentiellement la mission de l’école. L’école est au service de la famille et, par conséquent, elle travaille en étroite collaboration avec elle pour amener les enfants à une maturité toujours plus grande, à la plénitude de la vie dans le Christ. Concernant le mariage et la famille chrétiens, et la mission de l’éducation, Saint Jean Paul II, dans son Exhortation apostolique post-synodale sur la famille de 1981, Familiaris Consortio, a déclaré que « la famille chrétienne, en effet, est la première communauté appelée à annoncer l’Evangile à la personne humaine en développement et à conduire cette dernière, par une éducation et une catéchèse progressives, à sa pleine maturité humaine et chrétienne ». L’éducation chrétienne dans la famille et à l’école introduit les enfants et les jeunes, de manière toujours plus profonde, dans la Tradition, dans le grand don de notre vie dans le Christ au sein de l’Église, qui nous ont été transmis fidèlement, suivant une ligne ininterrompue, par les Apôtres et leurs successeurs.
Agnès Thill : ses convictions … et contradictions
A l’occasion de sa venue à Angers, l’ex-député marcheuse, opposée à l’extension de la PMA, est revenue sur son itinéraire personnel, intellectuel, spirituel et politique sur RCF Anjou.
Assassinat de Victorine : un homme, présenté par les médias comme un “père de famille”, en garde à vue
Un homme de 25 ans a été interpellé et a avoué le meurtre de Victorine Dartois, 18 ans, dont le corps sans vie avait été retrouvé dans une commune de l’Isère, fin septembre.
Mercredi matin, il a été transporté par les enquêteurs sur les lieux de la disparition de la jeune femme, près du stade de Villefontaine, pendant près d’1h30, le temps de vérifier certains éléments de ses déclarations. Cet homme est un chauffeur-livreur de 25 ans, jeune père de famille, père d’un garçon de moins d’un an. Il vivait avec sa femme, non loin de chez Victorine, à 800 mètres à vol d’oiseau.
Une voisine de l’appartement où vit le suspect, témoigne :
“C’est quelqu’un de très tranquille, très gentil, qui me disait bonjour quand il me voyait. Jamais de regard ou de geste déplacé”. “Il aurait pu s’en prendre à moi, à ma fille, à ma cousine… Franchement, c’est traumatisant. “
Sic. Cet homme était déjà connu des services de police pour des affaires de stupéfiants, vol et outrage. Et ce sont les hommes du GIGN qui ont procédé à son interpellation hier. Il est décrit comme un « petit délinquant local » par une source proche de l’enquête.
Les enquêteurs disposaient d’un ADN partiel retrouvé sur les vêtements de Victorine. Ludovic Bertin a avoué avoir participé au meurtre de Victorine Dartois. Le rapport d’autopsie a évoqué « une mort par noyade avec intervention d’un tiers en raison de multiples ecchymoses internes retrouvées sur le corps de la victime ».
La vraie priorité du gouvernement Macron
Alors que le président va s’exprimer publiquement pour annoncer de nouvelles mesures pour lutter contre la pandémie, tandis que, asphyxiées, des sociétés mettent la clé sous la porte, tandis que des commissariats sont pris d’assaut, des policiers et des pompiers pris pour cibles, tandis que la violence endémique se propage dans tout le pays, quelque 150 mesures ont été présentées ce mercredi pour renforcer les droits des personnes LGBT. Ce plan touche à tous les domaines : famille, école, université, travail, santé, sport, etc. Tous les six mois, un point d’étape sera effectué en comité de suivi, à partir de mars 2021.
Élisabeth Moreno, ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, a déclaré :
“Les personnes LGBT sont totalement invisibilisées, ce sont des citoyens qui ont des droits mais qui peinent à faire reconnaître ces droits”.
Et elle compte s’attaquer à l’adoption, privant des orphelins d’une famille équilibrée :
“Depuis 2013, les personnes homosexuelles peuvent adopter mais peu de couples y ont accès. Nous allons travailler avec le conseil des familles pour comprendre où sont les barrières.”
Le plan prévoit également de créer des observatoires de la haine anti-LGBT. Il s’agit aussi de développer un réseau de référents, dans les commissariats, gendarmeries et pôles anti-discrimination des parquets. Un guide va aussi être rédigé “pour mieux accueillir les élèves trans(genres) dans les écoles.” Elle a été précédée par la propagande de l’émission Quotidien sur TMC le 6 octobre avec le témoignage surréaliste d’un enfant de 8 ans, qui aurait choisi de devenir une fille.
Le ministre rappelle que le risque de suicide est quatre fois plus élevé par rapport à l’ensemble de la population, et sept fois plus chez les personnes transgenres. Sans se demander si ce mal-être n’est pas tout bonnement issu du refus de son identité.
L’Eglise enseigne que
Les personnes homosexuelles sont appelées à la chasteté. Par les vertus de maîtrise, éducatrices de la liberté intérieure, quelquefois par le soutien d’une amitié désintéressée, par la prière et la grâce sacramentelle, elles peuvent et doivent se rapprocher, graduellement et résolument, de la perfection chrétienne.
Mathieu Kassovitz évoque et valide la réalité du Grand remplacement
Lu ici :
Dans 50 ans, il n’y aura plus de racistes, juste des poches de blancs séparatistes. On va tous se mélanger; le métissage est inévitable. Et au bout d’un moment, cela ne fera même plus partie de la conscience commune de juger quelqu’un pour la couleur de sa peau, parce que tu sauras même plus de quelle couleur est sa peau.
Cette déclaration ressemble étrangement à ce que décrivait Jean Raspail dans ce magnifique texte, la Patrie trahie par la République où il écrit :
“(…) Assurément, il subsistera ce qu’on appelle en ethnologie des isolats, de puissantes minorités, peut-être une quinzaine de millions de Français et pas nécessairement tous de race blanche qui parleront encore notre langue dans son intégrité à peu près sauvée et s’obstineront à rester imprégnés de notre culture et de notre histoire telles qu’elles nous ont été transmises de génération en génération (…) Ensuite la France ne sera plus peuplée, toutes origines confondues, que par des bernard-l’ermite qui vivront dans des coquilles abandonnées par les représentants d’une espèce à jamais disparue qui s’appelait l’espèce française”
Unplanned, histoire d’une conversion
Entretien de Nicolas Bauer sur le film “Unplanned” par Radio Maria France :
La gendarmerie du Vaucluse fait de la propagande LGBT au lieu d’assurer la sécurité
L’ambiance actuelle nous pousserait davantage à défendre nos policiers et gendarmes face aux agressions inadmissibles dont ils font l’objet actuellement de la part des racailles. Mais comment ne pas être choqué par cette propagande LGBT venant de la gendarmerie du Vaucluse au nom de la “lutte contre les discriminations”? Les militaires de la gendarmerie, comme ils aiment le répéter, ne sont-ils pas soumis au devoir de réserve ?
N’ont-ils pas quelques trafiquants de drogue ou islamistes à pister dans le Vaucluse plutôt que de se ridiculiser en participant à une propagande qui les dépassent ?
Après avoir gazé (sur ordre) sans état d’âme les familles lors des grandes “Manif pour tous” et avoir réprimé (toujours sur ordre) avec une violence inouïe les premiers gilets jaunes en 2019, est-ce vraiment le moment de faire ce genre de provocation ? Si demain, les casernes de gendarmerie du Vaucluse sont attaquées, comme l’a été le commissariat de Champigny-sur-Marne, ce ne sera probablement ni par Ludovine de La Rochère, ni par Michel Onfray !
Honte à la gendarmerie du Vaucluse mais c’est doute ainsi que l’on obtient un avancement aujourd’hui…

Jean-Marie le Pen : “le danger n’est pas celui d’une partition, il est celui d’une conquête”
De Jean-Marie Le Pen, interrogé dans Présent :
Votre réaction au discours sur le « séparatisme », mot depuis devenu caduc ?
Ce choix sémantique était stupide. Il ne correspond à aucune réalité géopolitique, si ce n’est qu’il voulait sans doute aggraver la perception du danger latent. Mais le danger n’est pas celui d’une partition, il est celui d’une conquête. Les gens qui sont là sont plus jeunes, ils font davantage d’enfants, ils sont plus disponibles aussi car ce sont généralement des oisifs, entretenus par des trafics divers – certains par le travail. Ils n’ont donc pas l’intention de s’en tenir à leurs quartiers. Quant au discours lui-même, il ne suffit pas d’annoncer des mesures pour qu’elles entrent en application et portent des fruits. C’est un travail de Romain que de mettre en route une politique de ce style. Il faut être possédé par la foi, or ce n’est pas la vertu principale de nos gouvernants. Ce discours se perdra dans les sables… du Sahara.
Les « mineurs isolés » ou « non accompagnés » ont beaucoup fait parler d’eux.
Cette histoire de « mineurs isolés » est une arnaque. A la base, il y a un trafic. Les bateaux pneumatiques qui transportent les migrants sont des bateaux professionnels, bien équipés, qui ne mettent pas en danger la vie des passagers. Ils lancent des appels à l’aide pour que ces « migrants » soient transférés sur des navires qui auront la possibilité d’entrer dans les ports européens. Un mineur de 16 ans, de nos jours, est organisé. Sauf si l’on considère que les Arabes sont des demeurés, ce qui n’est pas le cas : ils sont plutôt maluches. Je me souviens des cireurs de pompes tapant sur leurs petites boîtes, c’étaient des malins. Ceux qui mettent leurs enfants de 14 ou 16 ans dans ces bateaux savent qu’à l’arrivée ils seront pris en charge par les services sociaux de la République. La première des mesures à prendre serait la suspension de toutes les aides accordées aux mineurs. Ceux qui viendront quand même resteront sur le trottoir, jusqu’au moment où on les refoulera. Ce qui n’est pas évident, car il faut l’accord du pays dont ils viennent. Or beaucoup de pays sont soulagés d’exporter ces bouches inutiles. Dans un dîner avec des ministres marocains, j’avais suggéré que le Maroc reprenne ses migrants : « Jamais de la vie, m’avaient-ils répondu. Vous avez la racaille chez vous, gardez-la ! »
Les chiffrés clés sont ceux de la démographie mondiale. En cinquante ans, elle est passée de 2 à 8 milliards, multipliant par 4 tous les problèmes, dont certains étaient déjà dramatiques. D’où des situations conflictuelles internes graves, des débordements sur les pays voisins les plus faibles, l’arrivée vers l’Eldorado que serait l’Europe – l’Eldorado de la Méduse. Puisqu’il est difficile de renvoyer les gens chez eux, politique qui exige une diplomatie rigoureuse (ce qui n’est pas toujours le cas de la nôtre) et des accords avec les pays concernés, dissuadons-les de venir. Qu’ils sachent que, s’ils viennent sans autorisation, ils crèveront de faim. Rien aux immigrants illégaux. Pas une seule mesure, fût-ce humanitaire.
[…] « Tu as dit la vérité, saute sur ton cheval et cravache. » C’est un proverbe afghan. En France la liberté d’expression est strictement réservée à la gauche et à l’extrême gauche. On le sait depuis la Révolution : il n’y a pas de liberté pour les ennemis de la liberté. Il suffit de qualifier l’adversaire d’ennemi de la liberté pour qu’il n’ait plus celle de s’exprimer. C’est une situation que j’ai rencontrée à de nombreuses reprises au cours de ma vie politique. La seule manière de faire est d’imposer son discours, de prendre des risques qui sont souvent matérialisés par des procès, des condamnations, des amendes. Je viens de recevoir ma citation à comparaître pour mon histoire de « fournée ». Cela date de 2014 ! Les seules administrations qui ne sont pas touchées par le Covid sont l’administration pénale et l’administration fiscale, toujours prêtes à vous tomber sur le dos.
[…]
Jean-Frédéric Poisson : Contre Macron, l’alternative conservatrice
Ancien député, Jean-Frédéric Poisson est président de Via, la voie du Peuple (ex-PCD). Après un constat alarmant sur l’état de la France, il propose non pas un échantillon programmatique, mais une refonte totale du système institutionnel. Dans son dernier livre, « La Voix du Peuple », Jean-Frédéric Poisson livre sa vision de l’Etat, entre Gaullisme et subsidiarité, et l’annonce clairement, il est candidat à l’élection présidentielle de 2022, contre Emmanuel Macron.
L’avortement eugénique devant le Tribunal constitutionnel polonais
Analyse de Patryk Regalski pour l’ECLJ :
Le 22 octobre 2020, le Tribunal constitutionnel polonais se penchera sur la question de l’avortement eugénique, c’est-à-dire des avortements autorisés par la loi polonaise lorsque les
« examens prénataux ou d’autres données médicales indiquent une forte probabilité de handicap grave et irréversible du fœtus ou de maladie incurable menaçant sa vie[1] ».
La loi polonaise de 1993 permet en effet l’avortement dans ce cas, ainsi que lorsque la poursuite de la grossesse menace la vie ou la santé physique de la femme enceinte, ou encore lorsque la grossesse est le fruit d’un acte interdit par la loi (viol ou inceste)[2]. Selon les statistiques officielles, plus du tiers des 1000 à 2000 avortements pratiqués chaque année en Pologne visent des enfants porteurs de la trisomie 21, c’est-à-dire des enfants dont le handicap ne menace pas la vie.
L’ECLJ intervient dans cette procédure et va remettre un mémoire au Tribunal constitutionnel polonais au soutien de la protection de la vie humaine et contre l’eugénisme.
119 députés polonais s’opposent à l’avortement eugénique devant le Tribunal constitutionnel
Le 19 novembre 2019, un mois après les dernières élections législatives, 119 députés (sur 460 députés en tout à la Diète) provenant de trois groupes parlementaires différents – PiS, PSL-Kukiz et Konfederacja – ont saisi le Tribunal constitutionnel pour lui demander de se prononcer sur la conformité à la Constitution polonaise de l’avortement eugénique. Ils estiment en effet que cette disposition viole quatre principes constitutionnels : la dignité innée et inaliénable de la personne humaine[3], le droit à la vie[4], l’interdiction de la discrimination en fonction du handicap[5] et le principe selon lequel la République de Pologne est un État de droit démocratique[6].
Cette saisine du 19 novembre 2019 reprend quasiment à l’identique le texte d’une question posée au même Tribunal constitutionnel deux ans plus tôt par un groupe de 107 députés de la Diète. À la suite des élections législatives d’octobre 2019 et du renouvellement du parlement, la question posée par les députés du parlement sortant ne pouvait plus être examinée par le Tribunal constitutionnel. Celui-ci aurait bien entendu pu se pencher sur cette question avant les élections législatives d’octobre 2019 mais il ne l’a pas fait. Pour cette raison, les organisations pro-vie ont accusé le PiS d’utiliser cette saisine du Tribunal constitutionnel dans le but de bloquer les travaux parlementaires sur le projet de loi citoyen « Arrêtez l’avortement » (Zatrzymaj Aborcję) qui vise le même objectif : faire supprimer de la loi de 1993 la clause autorisant les avortements en cas de handicap ou maladie incurable de l’enfant à naître.
Une saisine qui fait concurrence au projet de loi citoyen « Arrêtez l’avortement »
Après avoir été bloquée par la majorité PiS en commission parlementaire en 2018-19 malgré un avis favorable du ministre de la Justice et du président Andrzej Duda qui promettait d’y apposer sa signature, ce projet de loi citoyen, issu d’une initiative qui avait obtenu le nombre record de 830 000 signatures de citoyens (dans un pays de 38 millions d’habitants) avait été à nouveau examiné en avril 2020. La Constitution polonaise oblige en effet la Diète à réexaminer les projets de loi citoyens en première lecture en cas de renouvellement du parlement, tandis que les autres projets de lois encore en cours au moment des élections législatives deviennent caducs.
Un vote du 16 avril 2020 a conduit au renvoi en commission du projet de loi « Arrêtez l’avortement », une procédure qualifiée en Pologne de mise au « congélateur de la Diète ». Voir à ce sujet l’article de Priscille Kulczyk « Pologne : L’initiative citoyenne contre l’avortement eugénique à nouveau en quarantaine ». Auparavant, à l’automne 2016, la majorité parlementaire du PiS avait rejeté en deuxième lecture un autre projet de loi citoyen, « Stop à l’avortement » (Stop Aborcji), qui prévoyait d’interdire tout avortement sauf en cas de grossesse faisant peser un risque sur la vie de la femme enceinte. Entre 2011 et 2015, alors qu’il était dans l’opposition, le PiS avait pourtant soutenu plusieurs initiatives citoyennes allant dans ce sens.
La décision du Tribunal constitutionnel pourrait avoir une grande portée
Si le Tribunal constitutionnel polonais devait juger inconstitutionnel l’avortement eugénique, il serait alors difficile à une future majorité parlementaire de renverser cette décision car l’interdiction de ces avortements aurait un caractère constitutionnel. Pour les autoriser à nouveau, une future majorité parlementaire serait contrainte de modifier la constitution, ce pour quoi il lui faudrait réunir une majorité des deux tiers de la Diète, et de la majorité absolue du Sénat en présence d’au moins la moitié des parlementaires. La Diète étant élue au scrutin proportionnel, une majorité des deux tiers n’est pas chose aisée à obtenir. Inversement, n’importe quelle majorité parlementaire pourrait rétablir la clause supprimée par une loi, même initiée par une initiative citoyenne. Le renvoi de la question au Tribunal constitutionnel pourrait ainsi s’avérer bénéfique.
Cette initiative a reçu de nombreux soutiens. Le Défenseur des droits des enfants, Mikołaj Pawlak (en exercice depuis décembre 2018), est favorable à la suppression de l’avortement eugénique et a exprimé plusieurs fois son soutien au projet de loi citoyen « Arrêtez l’avortement », au parlement et dans les médias. La loi du 6 janvier 2000 sur le Défenseur des droits de l’enfant indique clairement qu’est considéré comme enfant « tout être humain de la conception à l’âge de la majorité[7] ». Cette loi affirme en outre que le Défenseur des droits des enfants se doit d’apporter une aide particulièrement soutenue aux enfants handicapés[8].
En 2018, le Comité des droits des personnes handicapées des Nations unies a déclaré lui-aussi dans un document officiel que « Les lois qui autorisent explicitement l’avortement en raison d’un handicap violent la Convention des droits des personnes handicapées (Art. 4,5 et 8). » Ce Comité explique que ce type d’avortement est souvent basé sur des diagnostics erronés, et que « Même s’ils ne sont pas faux, cette affirmation perpétue le préjugé selon lequel le handicap serait incompatible avec une vie heureuse. »
La jurisprudence du Tribunal constitutionnel polonais en faveur du droit à la vie dès la conception
Cette question de la constitutionnalité des avortements eugéniques[9] est estimée importante par le Tribunal constitutionnel lui-même puisqu’elle sera examinée par le Tribunal au complet, l’audience du 22 octobre devant être présidée par la présidente du Tribunal constitutionnel Julia Przyłębska. Le Tribunal constitutionnel polonais ne s’était encore jamais penché sur la conformité à la constitution de l’avortement eugénique. En revanche, il avait invalidé en 1997 une disposition introduite en 1996 par la majorité parlementaire de gauche, post-communiste, autorisant l’avortement au motif de difficultés socio-économiques de la femme enceinte. Dans sa décision du 28 mai 1997, le Tribunal avait jugé cette clause contraire à la constitution polonaise car « la valeur constitutionnelle du bien juridique protégé que constitue la vie humaine, y compris la vie qui se développe en phase prénatale, ne peut pas faire l’objet d’une différenciation. En effet, il n’existe pas de critères suffisamment précis et justifiés qui permettraient d’opérer une telle différenciation en fonction de la phase de développement de la vie humaine. Dès son apparition, la vie humaine devient donc une valeur protégée par la Constitution. Ceci concerne aussi la phase prénatale. » Le Tribunal constitutionnel polonais avait en outre fait remarquer en 1997, à l’appui de sa décision, que l’extension de la protection constitutionnelle de la vie humaine à la phase prénatale de la vie trouve sa confirmation dans la Convention relative aux droits de l’enfant ratifiée par la Pologne en 1991. Cette convention internationale, citant la Déclaration des droits de l’enfant, réaffirme en effet dans son préambule que « l’enfant, en raison de son manque de maturité physique et intellectuelle, a besoin d’une protection spéciale et de soins spéciaux, notamment d’une protection juridique appropriée, avant comme après la naissance. »
L’avortement eugénique examiné pour la première fois par le Tribunal constitutionnel
En 1997, la saisine du Tribunal constitutionnel par un groupe de sénateurs n’avait concerné que l’avortement pour motif socio-économique. Le Tribunal ne s’était donc pas prononcé sur l’avortement eugénique, ce qu’il fera le 22 octobre. S’il applique son raisonnement de 1997, on peut penser qu’il supprimera la clause permettant l’avortement des enfants dont le handicap ou la maladie sont compatibles avec la vie, par exemple des enfants porteurs de la trisomie 21.
Cette future décision sera d’une grande importance ; elle sera sans doute suivie par une autre décision, cette-fois, de la Cour suprême américaine.
Le changement de population devient désormais central dans les élections
C’est ce qui ressort d’une note publiée par la Fondation Jean-Jaurès, Jérôme Fourquet et Sylvain Manternach dans Le Figaro, à propos de la dernière élection municipale à Marseille :
Parallèlement à la victoire de Michèle Rubirola, la perte par le Rassemblement national du 7e secteur (13e et 14e arrondissements), conquis en 2014 par Stéphane Ravier, a constitué l’autre événement marquant du second tour à Marseille. La situation du parti frontiste dans la Cité phocéenne est cependant contrastée. On constate une baisse tendancielle du RN dans tous les secteurs du centre de Marseille. Cette érosion est spectaculaire dans les 1er et 2e secteurs où, en vingt-cinq ans, son audience a été divisée par deux. L’augmentation significative du poids de la population issue de l’immigration maghrébine, africaine et comorienne sur les listes électorales y constitue un handicap structurel pour le RN. À ce facteur est venue s’ajouter la « boboïsation » de certains quartiers du centre de la ville, la combinaison de ces deux facteurs aboutissant à un environnement socio-culturellement de plus en plus réfractaire au RN. Cette double logique se retrouve également dans le 8e secteur qui comprend le 15e arrondissement avec de nombreux électeurs issus de l’immigration et le 16e, où c’est plutôt l’embourgeoisement qui y limite les performances du RN. […]
Le processus de gentrification/boboïsation ne concerne pas que les arrondissements du centre. On peut y ajouter le 16e arrondissement, avec le charmant quartier portuaire de l’Estaque. C’est ici que Le Printemps marseillais (PM) a percé, que la droite a subi un violent décrochage. La droite est nettement distancée au premier tour dans ces secteurs 7 et 8 (quartiers nord) où le RN recueille plus de 40 % des suffrages exprimés dans de nombreux bureaux de vote. Composés d’anciens noyaux villageois et de secteurs pavillonnaires, ces bureaux de vote se trouvent relativement proches de certaines cités connues pour le trafic de stupéfiants et les règlements de compte qui y sont liés. Ce sont ces cités qui ont forgé la réputation négative des quartiers nord. Dans ces cités, la population étrangère et issue de l’immigration est parfois majoritaire, ce qui donne corps, aux yeux de nombreux électeurs des quartiers voisins, au concept de « grand remplacement » théorisé par Renaud Camus. Enfin, dans les quartiers de pavillons et copropriétés, qui se trouvent à proximité des cités, la valeur immobilière serait incontestablement plus élevée sans « l’ombre » des cités voisines, ce qui participe d’une frustration certaine pour les propriétaires. Dans son secteur, Stéphane Ravier dépasse ainsi les 45 % au premier tour dans trois bureaux situés dans la partie est du quartier des Olives, à proximité des cités La Rose-Frais Vallon. Au sud du quartier du Merlan, proche des Flamants et de La Busserine, autres cités « chaudes » , le bureau n° 1 457 lui accorde 46,2 % des voix.
[…]
En appliquant une grille d’analyse onomastique (sur les noms propres, NDLR) , nous avons pu évaluer le poids relatif de cette population parmi les inscrits. Ce poids varie d’un quartier à un autre avec toute une partie de la ville où cette présence est résiduelle (moins de 7 % de porteurs de prénoms arabo-musulmans dans le bureau de vote) alors que, dans d’autres quartiers, le taux atteint 35 %, voire 50 % des inscrits. Or, la carte du vote Ghali au premier tour épouse cette géographie dans ses moindres détails avec quelques îlots de vote élevés dans le sud de la ville, précisément là où la proportion d’électeurs issus de l’immigration est très significative. C’est le cas dans les cités Air Bel, Les Néréïdes et Le Bosquet (11e). Plus la proportion de porteurs de prénoms arabo-musulmans est élevée dans un bureau et plus le vote en faveur de la liste Ghali y est important.
La trajectoire du score du Printemps marseillais est moins linéaire. Il est faible dans les bureaux de vote où ces prénoms sont quasiment inexistants et qui votent fortement pour la droite. Le score du PM atteint ses niveaux les plus élevés (entre 27 % et 30 %) dans les bureaux où la proportion de prénoms arabo-musulmans oscille entre 7 % et 35 %. C’est dans ces quartiers (1er, 2e, 3e, 4e, 6e et 16e arrondissements) caractérisés par un certain degré de mixité ethnoculturelle que le discours et le projet du PM ont rencontré le plus d’écho. L’audience décline ensuite là où la population issue de l’immigration devient la plus importante, ces quartiers se caractérisant par une abstention très élevée et un fort vote Ghali.
Parmi les électeurs de ces quartiers qui sont allés voter, une partie significative s’est reconnue en cette candidate d’origine maghrébine, ayant grandi dans les quartiers nord et tenant un discours social tout en étant sensible aux questions de sécurité, enjeu important dans ces quartiers. Cette identification conduisant à un vote affinitaire s’est nouée également au travers du profil de ses colistiers. D’après l’analyse onomastique, 40 % d’entre eux étaient issus de l’immigration, cette proportion étant de 13 % dans les rangs des candidats du PM. Symboliquement, cela a joué quand Samia Ghali ne s’est ralliée que tardivement à Michèle Rubirola. L’élection de cette dernière au poste de maire n’a été possible qu’avec les voix des élus « ghalistes » . Renouant avec une théâtralisation de la politique toute méditerranéenne, Samia Ghali, endossa le costume de tribun de la plèbe pour rappeler à la nouvelle majorité issue des beaux quartiers et du centre-ville que l’alternance n’avait été possible qu’avec le concours des voix du petit peuple de Marseille. »
COVID et Marseille : les intox de Monsieur Castex (mise à jour au 13 octobre)
Les lecteurs du Salon beige savent que M.Castex est un menteur. Dans un tweet sur son compte officiel, en date du 24 septembre, il a fait la prévision d’une croissance catastrophique des lits en réanimation occupés par les malades du Covid dans le département des Bouches-du-Rhône. Ces prévisions partaient d’un état réel au 22 septembre de 200 lits déjà occupés.

Or, à cette date, le chiffre (officiel du gouvernement français donc celui de M.Castex) était de 118 !
La qualité des prévisions de M.Castex était, quant à elle, aussi mauvaise : 269 lits en réanimation Covid prévus au 29 septembre (toujours pour le département 13) pour un réalisé de 122 ; et enfin au 6 octobre, le prévu-Castex était de 375, pour un réel constaté de 135.
Le jalon suivant sur la courbe était positionné au 13 octobre. Au 13 octobre, M.Castex anticipait 500 lits de réanimation occupés par les malades du Covid dans les Bouches-du-Rhône. Le chiffre réel est de : 146.

Voilà un petit tableau de synthèse :

Et puis, pour continuer à essayer de comprendre l’hystérie française, vous connaissez sans doute le Docteur Karine Lacombe, qui intervient beaucoup sur les plateaux télévisés. Elle est chef de service des maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Antoine à Paris. Elle est aussi l’une des figures médicales s’étant le plus directement opposées à l’usage de l’hydroxychloroquine.
Sur son compte Twitter , dès le 5 septembre le Docteur Lacombe a retweeté un tweet (dont l’auteur nous est totalement inconnu) qui alertait sur des
« places en réanimation covid quasi pleines dans quasiment tous les gros hôpitaux de Marseille… »

Vous voulez certainement savoir combien de lits de réanimation étaient occupés par les malades Covid le 5 septembre 2020 ? Dans tout le département des Bouches-du-Rhône : 52…
Par bonheur, le professeur Salomon est toujours directeur général de la Santé et M.O.Véran toujours ministre de la Santé. Ca rassure…
Un site de GPA sera inaccessible sur le territoire français
Communiqué des Juristes pour l’enfance :
A la demande de l’association JURISTES POUR L’ENFANCE, la Cour d’Appel de Versailles condamne aujourd’hui 13 octobre 2020 la société OVH, en sa qualité d’hébergeur, à rendre inaccessible sur le territoire français un site proposant aux Français des prestations de mères porteuses.
Les juges, après avoir examiné le caractère illicite du contenu du site, estiment que l’hébergeur engage sa responsabilité en ne retirant pas promptement ce contenu alors qu’il a été mis en demeure de le faire, conformément aux dispositions de l’article 6 I-2 de la loi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN).
1. le caractère illicite du site est établi par le fait que la prestation proposée par le site est bien une prestation d’entremise « entre une personne ou un couple désireux d’accueillir un enfant et une femme acceptant de porter en elle cet enfant en vue de le leur remettre » (faits réprimés par l’article 227-12 du code pénal) ; le caractère habituel de l’entremise est établi par le nombre de clients revendiqués, le caractère lucratif n’étant pas davantage contestable (« packs qui ont un prix fixe »). La Cour relève en outre que le site est destiné à un public situé en France où la GPA est illicite et l’entremise interdite. Elle en en déduit ainsi que le site est illicite en France.
2. Ensuite, la Cour se prononce sur la responsabilité de la société OVH, hébergeur. Si la loi de 2004 pose un principe d’irresponsabilité de l’hébergeur quant au contenu des sites hébergés, cette irresponsabilité s’efface lorsqu’il a connaissance de l’activité ou de l’information illicite et qu’il n’agit pas pour retirer ces informations ou en rendre l’accès impossible. La connaissance des faits litigieux est présumée acquise par l’hébergeur lorsqu’il reçoit notification de différents éléments énumérés par la loi (LCEN, art. 6.I.5). Le Conseil Constitutionnel a précisé dans sa décision du 10 juin 2004 que la responsabilité de l’hébergeur ne peut être engagée si l’information dénoncée comme illicite ne présente pas manifestement un tel caractère.
En l’espèce, l’association JURISTES POUR L’ENFANCE avait adressé une mise en demeure le 1er février 2016, réitérée par la suite, avec les éléments requis par la loi.
La Cour établit que le caractère « manifestement illicite » du site s’apprécie par rapport à la loi française et non à celle du lieu de résidence de l’éditeur du site, la loi se référant aux contenus et non à leur émission, et qu’il ne peut être que la conséquence d’un manquement délibéré à une disposition de droit positif explicite et dénuée d’ambiguïté.
Les juges relèvent en l’espèce que « le contenu du site était à l’évidence « manifestement illicite » en ce qu’il contrevenait explicitement aux dispositions de droit français – dépourvues d’ambiguïté – prohibant la gestation pour autrui ». « Il incombait donc à la société OVH d’agir promptement ».
La responsabilité de l’hébergeur est donc retenue.
Déjà condamnée en première instance, la société OVH avait fait appel de la décision mais la Cour d’Appel confirme le jugement en toutes ses dispositions.
Cet arrêt, qui a des allures d’arrêt de principe sur cette question, devrait faire jurisprudence.
L’association JURISTES POUR L’ENFANCE se réjouit de cette décision qui ne pourra qu’inciter les hébergeurs à retirer sans délai ou rendre inaccessibles les contenus illicites dès lors qu’ils auront été informés et mis en demeure de les retirer.
Plus que quelques jours pour découvrir “Unplanned”
Chers amis,
Nous vous avons parlé déjà à plusieurs reprises d’Unplanned, courageux film pro-vie qui raconte l’histoire vraie d’Abby Johnson, ancienne dirigeante d’une clinique du Planning familial devenue militante pro-vie après avoir découvert la réalité de l’avortement. Ce film est désormais disponible en français. Mais il ne reste plus beaucoup de séances programmées pour le découvrir:
- Mardi 13 octobre à 20h15
- Mercredi 14 octobre à 20h15
- Jeudi 15 octobre à 20h15
- Dimanche 18 octobre à 17h
- Mardi 20 octobre à 20h15
- Jeudi 22 octobre à 20h15
Pour vous inscrire à l’une de ces séances, vous pouvez cliquer ici.
Guillaume de Thieulloy
851 immigrés clandestins inscrits au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste
Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a déclaré :
“Il reste (…) 231 personnes aujourd’hui qu’il nous faut expulser, qui sont en situation irrégulière et suivies pour soupçon de radicalisation”.
Parmi lesquelles 180 personnes incarcérées. Selon le ministre, à la fin de leur incarcération, consigne a été donnée de les expulser.
Ils font partie des 851 immigrés clandestins actuellement inscrits au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT).
Dans le détail, sur les 22.000 personnes suivies au FSPRT, dont 8.000 fiches sont “actives”, 4.111 sont des ressortissants étrangers et 851 sont en situation irrégulière.
Plainte de l’Agrif pour racisme anti-masculin contre Alice Coffin
Bernard Antony, président de l’Agrif, communique :
Ayant analysé les propos stupéfiants d’Alice Coffin émis sur différents canaux et dans son livre Le génie Lesbien, le bureau de l’Agrif a décidé de déposer plainte pour racisme antihumain contre l’élue (E.E.L.V) au Conseil de Paris.
Madame Alice Coffin a en effet notamment écrit qu’elle considérait les hommes comme des « assaillants ». Dans cette logique, elle s’adresse ainsi aux femmes:
« Il ne suffit pas de nous entraider, il faut, à notre tour, les éliminer ».
On se souvient qu’elle avait, en 2018, déclaré en direct à la chaîne russe RT:
« Ne pas avoir un mari, ça m’expose plutôt à ne pas être violée, à ne pas être tuée, à ne pas être tabassée. Et cela évite que mes enfants le soient aussi. »
Ces assertions que nos collaboratrices commenteront plus longuement par ailleurs avec allégresse, constituent évidemment une incitation, parfaitement raciste au sens de la loi, à la haine des femmes contre l’autre moitié de l’humanité. Car madame Alice Coffin, militante LGBT, élue politique, journaliste, huit ans durant enseignante à l’Institut Catholique de Paris, mesure évidemment le sens et la portée de ses propos.
Certes, elle ne poursuit qu’une pitoyable, très vieille et vaine utopie de dialectisation conflictuelle du couple humain déjà superbement moquée par Aristophane dans « l’Assemblée des femmes ». Mais son intensité de fulmination haineuse contre l’homme, qui n’a évidemment rien à voir avec un authentique féminisme, ajoute encore au large phénomène actuel de racialisation subversive des sociétés.
Ni authentiquement écologiste, ni authentiquement féministe, Alice Coffin développe hélas un réel racisme lesbien contre les hommes.
L’Agrif ne saurait lui laisser libre cours et a chargé ses avocats d’intenter les poursuites qui s’imposent.
Confinement : comment l’Etat a dilapidé notre argent
Délirant avec cet exemple :
Mais en indiquant simplement sur le site internet mis en place par l’Etat pendant le confinement que ses 50 employés allaient se retrouver en situation de grande précarité, Ami K. n’a pas eu longtemps à plaider sa cause. Elle a sans aucune difficulté, et sans avoir à fournir le moindre justificatif, pu obtenir au total 210.000 euros d’aides financières.
Un magistrat confirme :
“Une simple déclaration sur internet suffisait alors, il n’y avait aucun contrôle”.
Et ce n’est pas un cas isolé : ces dernières semaines, les dossiers d’escroqueries au chômage partiel se sont multipliés. D’après de premières investigations, ce sont sans doute plusieurs dizaines de millions d’euros qui ont ainsi été obtenus de façon illégale.
Le nez dedans…
Le Premier ministre Jean Castex à propos de l’attaque du commissariat de Champigny :
Ce sont des quartiers où il y a beaucoup de circulation d’héroïne. Nous mettons de plus en plus notre nez là-dedans.
Faut-il s’étonner ensuite si le gouvernement propose d’interdire la vente de mortiers d’artifice ? Il a seulement abusé de sa dernière la dose.
“L’obligation scolaire dès 3 ans prônée par Emmanuel Macron : pire que la Schulpflicht ?”
De Ludovic Laloux, Professeur des universités en histoire, Université polytechnique Hauts-de-France, sur la Revue Politique et parlementaire :
Le 2 octobre 2020, en tant que président de la République, Emmanuel Macron prononce un discours où, sous prétexte de dénonciation du « séparatisme islamiste », il affirme que « dès la rentrée 2021 l’instruction à l’école sera rendue obligatoire pour tous dès 3 ans, l’instruction à domicile sera strictement limitée, notamment aux impératifs de santé. » Il ajoute que les écoles hors contrat « feront l’objet d’un encadrement encore renforcé ». La raison invoquée ne trompe guère.
Qui s’y risquerait aujourd’hui ?
Or, seulement dix mois après son accession au pouvoir, E. Macron avait tenté un ballon d’essai le 27 mars 2018 en ouverture des Assises de la maternelle, en déclarant : « J’ai décidé de rendre obligatoire l’école maternelle et ainsi d’abaisser de 6 à 3 ans, en France, l’obligation d’instruction dès la rentrée 2019. » Il n’avait alors pas brandi la menace du « séparatisme islamiste » mais, peu après, avait opéré un rétropédalage partiel car la loi publiée le 28 juillet 2019, qualifiée « pour une école de la confiance » peut-être pour endormir les esprits, n’avait instauré « que » l’instruction obligatoire, et non l’école obligatoire, à partir de 3 ans à la rentrée scolaire 2019.
Raison officielle invoquée : « le séparatisme islamiste »
Cependant, après avoir pris la décision de retirer les élèves des écoles de la mi-mars à mai 2020 à cause de la situation sanitaire, le chef de l’État avait dû se rendre compte que ses propos de l’année précédente n’avaient guère suscité d’oppositions. Pourquoi donc ne pas revenir à la charge et, cette fois, pour écarter toute critique éventuelle, arguer du séparatisme islamiste ?
Passant outre la loi du 28 mars 1882 de Jules Ferry dont le caractère obligatoire portait sur l’instruction et non sur l’école, laissant ainsi la liberté d’une instruction à la maison aux parents qui sont les premiers éducateurs de leurs enfants, E. Macron entend donc soustraire dès leur plus jeune âge les enfants aux familles, en prétextant en 2019 une socialisation plus grande et en 2020, au moment où le confinement ou les quarantaines renvoient désormais les enfants chez eux, en mettant en avant un motif religieux ou politico-religieux.
Un précédent fâcheux : le 6 juillet 1938
En ce 2 octobre 2020, E. Macron veut inscrire son œuvre dans l’histoire par rapport à l’enfance : « J’ai pris une décision sans doute l’une des plus radicales depuis les lois de 1882 et celles assurant la mixité scolaire entre garçons et filles en 1969. » Puisqu’il invoque l’histoire, E. Macron sait certainement que non seulement il anéantit le caractère libéral de la loi de J. Ferry par son article 4, en imposant l’obligation scolaire, mais aussi qu’il va au-delà d’une décision prise le 6 juillet 1938 à Berschtesgaden où, plus de cinq ans après son arrivée au pouvoir, le Führer imposait pour le Troisième Reich l’obligation scolaire mais seulement à partir de l’âge de 6 ans, avec la menace d’emprisonner les parents si tel n’était pas le cas. Le fait doit être connu, au moins pour un chef d’État grand admirateur d’Angela Merkel dont l’Allemagne envoie en prison, encore en ces premières décennies du XXIe siècle, des parents allemands qui instruisent leurs enfants à domicile. En effet, la décision du 6 juillet 1938 de l’Allemagne nationale socialiste demeure toujours d’actualité outre-Rhin. Pour Hitler, il s’agissait de soustraire les enfants à leurs parents afin de leur inculquer, suivant l’article premier de la Schulpflicht (obligation scolaire), l’éducation et l’instruction conformes à son programme idéologique.
Pour E. Macron, si la justification de sa politique scolaire change selon les circonstances, quel est donc le véritable but poursuivi ? Il devient légitime et urgent de se poser la question.



