Il faut contrôler l’école publique : aucun des auteurs d’attentats terroristes en France ne venait des écoles indépendantes
Communiqué de Lionel Devis, président de la Fondation pour l’Ecole :
La Fondation pour l’école prend acte des mesures annoncées ce matin par le Président Emmanuel Macron dans le cadre de la lutte contre l’islamisme radical.
S’agissant des écoles indépendantes (hors contrat), elle rappelle que les dispositions votées en 2018 dans le cadre de la Loi Gatel ont déjà considérablement renforcé et sécurisé le contrôle des écoles indépendantes au moment de leur création et pendant leur fonctionnement, mais aussi sur les questions de leur financement et du parcours de leurs enseignants évoquées ce matin.
Elle rappelle également qu’avant l’annonce de nouvelles mesures, une application plus stricte des importants dispositifs de contrôle existants, vis-à-vis des établissements comme vis-à-vis des parents, aurait d’abord été souhaitable.
La Fondation pour l’école rappelle que les écoles indépendantes, qui sont des structures reconnues par l’État, ont toujours fait preuve de la plus grande coopération en se soumettant à la multiplicité des contrôles et des inspections qui leur est imposée, plus fréquentes que dans les établissements publics.
C’est pourquoi, dans un souci d’égalité de traitement des établissements, et dans le cadre d’une responsabilité partagée de tous les acteurs éducatifs dans la lutte contre l’islamisme radical, la Fondation pour l’école appelle aujourd’hui à la mise en place de procédures de contrôles identiques à l’ensemble des établissements du territoire, le Président Emmanuel Macron ayant reconnu avec lucidité que le séparatisme islamiste prenait notamment sa source au sein de l’école publique et privée sous contrat. Il est en effet établi qu’aucun des auteurs d’attentats terroristes en France ne venait des écoles indépendantes.La Fondation pour l’école rappelle à ce propos qu’elle avait, dès 2018, demandé au Ministère de l’Education nationale la possibilité pour les écoles indépendantes d’avoir recours au « référent Justice » lors du recrutement de leurs personnels, ce référent ayant accès à l’ensemble de leur casier judiciaire dont la fiche S. Cette demande est restée jusqu’à présent sans réponse.
Sur la question de l’Instruction En Famille
Si la Fondation pour l’école comprend parfaitement la nécessité de lutter contre l’islamisme radical, elle manifeste sa très forte inquiétude devant la suppression annoncée de l’instruction en famille (IEF) hors raisons médicales.
Dans l’attente du texte de loi à venir, la Fondation rappelle que la liberté d’enseignement est un droit constitutionnel majeur, reconnu partout dans le monde ainsi que par la plupart des conventions internationales.
Elle appelle donc à la plus grande prudence sur ce sujet ayant trait aux libertés individuelles les plus élémentaires et suggère plutôt un renforcement éventuel des contrôles de l’IEF plutôt que son interdiction pure et simple.
La réponse éducative sous toutes ses formes
La Fondation pour l’école rappelle que les écoles indépendantes viennent enrichir l’offre éducative dans son ensemble, et sont reconnues pour leur capacité à traiter des problématiques éducatives particulières, qu’il s’agisse d’enjeux territoriaux comme pédagogiques (écoles dans les banlieues, les territoires ruraux, écoles à pédagogies différentes comme Montessori, Freinet ou La Garanderie).
C’est pourquoi elle avait proposé, en 2017, la création d’une nouvelle catégorie d’établissements scolaires dits « conventionnés », suivant des critères objectifs et ciblés, qui auraient pu permettre de répondre favorablement aux besoins éducatifs évoqués ce matin par le Président Emmanuel Macron.
Ces établissements devaient être situés dans une zone d’éducation prioritaire ou une zone de revitalisation rurale, porter une pédagogie innovante et adaptée à un public spécifique, poursuivre un but non lucratif et avoir une gestion désintéressée.A la fois autonomes et soutenus par l’Etat, ces établissements auraient vu leurs résultats académiques et pédagogies évalués par une commission interministérielle et rendus publics chaque année. Cette proposition n’a, à date, pas trouvé d’écho favorable.
Dans cette attente la Fondation pour l’école, reconnue depuis 2008 d’utilité publique, continue sa mission de soutien aux écoles indépendantes qui répondent à sa Charte, charte qui garantit leur strict respect des valeurs républicaines.
Le serpent de mer de la formation des imams
La presse le dit : “avec la formation des imams, Macron met le CFCM sous pression”.
Fichtre !
Déjà, en 2003, alors que Chirac était Président :
Pour son islam, la France veut ses propres imams. Leur formation, dossier prioritaire du Conseil du culte réuni pour la première fois samedi.
Puis en 2007, avec Sarkozy comme Président :
J’y vois aussi le fait que vous avez entendu mon message de l’année dernière, dans ces mêmes lieux, je vous indiquais que la formation des imams me semblait être une des priorités de l’islam de France. Vous pouvez le constater, l’islam de France avance.
En 2015, avec Hollande comme Président, et cette idée formidable : former les imams de France en dehors de la France, en l’occurrence au Maroc.
François Hollande signe un accord pour la formation des imams au Maroc. Cette formation combinée à un diplôme universitaire français serait une bonne solution pour éviter la radicalisation des imams français.
Et en 2020 avec Macron.
Ils doivent bien rigoler au CFCM…
La population arménienne du Haut-Karabakh est menacée d’un génocide
Communiqué de Mgr Pascal Gollnisch, Directeur Général de l’Œuvre d’Orient :
Depuis trente ans la ligne de cessez-le-feu entre le Haut-Karabakh (Artsakh) et les forces azerbaïdjanaises était stabilisée, après des combats ayant fait trente mille morts. Nul ne pense sérieusement que l’Arménie ou le Haut-Karabakh a voulu agresser l’Azerbaïdjan. C’est donc bien ce dernier qui a pris l’initiative de ce conflit, dont il menaçait l’Arménie il y a peu de temps.
La Turquie, membre de l’OTAN, déjà présente en Syrie, Irak, Libye, Chypre, Méditerranée orientale, après avoir imposé le culte musulman dans les églises Sainte-Sophie et Saint-Sauveur-in-Chora, menace l’Europe sur la question des réfugiés, prend une attitude extrêmement agressive et semble envoyer des combattants djihadistes, ce qui donne à ce conflit une nouvelle dimension anti-chrétienne dans cette région.
Il faut bien sûr l’arrêt des combats et demander le retour à des négociations. Mais cela ne dessine pas une solution.
Clairement, la population arménienne du Haut-Karabakh est menacée d’un génocide. Des pogroms anti-arméniens ont fait des centaines de victimes en Azerbaïdjan à la fin du vingtième siècle.
Le Haut-Karabagh, peuplé à 95% d’Arméniens au début du vingtième siècle a été intégré de force à l’Azerbaïdjan par les autorités soviétiques, en présence de Staline, par le bureau central du parti bolchevique du Caucase.
Trois décisions doivent être prises :
- L’arrêt des combats,
- Le retour sur la ligne de cessez-le-feu,
- La mise en place d’un référendum d’auto-détermination, sous contrôle international, comme certains l’ont fait pour le Kosovo en Serbie.
D’ici là, nous assurons les victimes de notre proximité et de notre amitié.
Nous espérons que la Turquie puisse recouvrer une attitude digne de sa puissance et de son histoire.
Sans honte, un journaliste de Libération a publié ce matin un article intitulé « Face à l’Azerbaïdjan, l’extrême droite française défend l’Arménie » :
« Un soutien opportuniste qui vise à matérialiser son discours antimusulmans et faire d’Erdogan l’épouvantail d’un islam présenté comme conquérant et menaçant l’Occident chrétien. »
Ayant constaté la stupidité du propos, l’article a été retiré. Mais avec un communiqué signé “Gollnisch”, pas sûr que le pseudo-journaliste de Libé s’y retrouve…
Faudra-t-il se séparer de la République islamique de France ?
La loi contre les séparatismes a bon dos : en plus de lutter contre la liberté scolaire, Emmanuel Macron a plaidé pour « enseigner davantage la langue arabe à l’école ». L’État doit
« s’engager et soutenir ce qui doit, dans notre pays, permettre de faire émerger une meilleure compréhension de l’islam ».
Il a annoncé la création d’un « institut scientifique d’islamologie ».
“Nous soutiendrons à hauteur de 10 millions d’euros les initiatives qui seront prises par la Fondation pour l’islam de France en matière de culture, d’histoire et de sciences“. “Je pense en particulier au développement des d’études islamiques de haut niveau à l’université. J’ai décidé que nous allons créer un institut scientifique d’islamologie. Nous créerons des postes supplémentaires dans l’enseignement supérieur pour continuer le travail en matière de recherche sur la civilisation musulmane, mais aussi sur le bassin méditerranéen et l’Afrique.” […]
“Le quatrième axe de la stratégie que nous entendons conduire consiste à bâtir enfin un islam en France qui puisse être un islam des Lumières”. “Je ne pense pas qu’il faille une forme d’islam gallican. Mais il nous faut aider cette religion dans notre pays à se structurer pour être un partenaire de la République pour ce qui est des affaires que nous avons en partage.”
L’hallaïcité a encore frappé.
Sous prétexte de lutte contre le “séparatisme”, Emmanuel Macron annonce interdire l’école à la maison
Après avoir dénoncé l’islamisme, avec cette curieuse phrase :
« Wahhabisme, salafisme, Frères musulmans » étaient pacifiques à l’origine mais ont « dégénéré »
Emmanuel Macron a annoncé la présentation le 9 décembre d’un projet de loi « visant à renforcer la laïcité », « 115 ans après l’adoption de la loi de 1905 ». L’obligation de neutralité va être étendue aux salariés des entreprises délégataires de service public. (Le président a cité l’exemple de Roissy-CDG).
Les motifs de dissolution des associations en conseil des ministres vont être étendus, par exemple aux motifs « d’un atteinte à la dignité des personnes » ou « pression psychologiques ou physiques ».
Emmanuel Macron annonce l’interdiction de l’école à domicile dès la rentrée 2021, sauf pour motif de santé.
Il ne s’agit pas seulement de pouvoir instruire ses enfants à la maison. L’option d’instruire ses enfants à domicile est le fondement de toute liberté scolaire.
Les écoles hors contrat feront l’objet d’un encadrement encore renforcé (…) sur le parcours des personnels, le contenu pédagogique des enseignements, l’origine des financements
Encore une fois, l’islam est invoqué pour restreindre nos libertés. Or la liberté scolaire est une liberté fondamentale, un principe non négociable, car les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants.
Macron veut la formation des imams en France.
« Nous allons détacher le lien de l’islam consulaire. »
Les mosquées vont être incitées à passer du statut d’association loi 1901 au statut d’association loi 1905 (statut spécifique pour les associations cultuelles). Si elles refusent, elles seront soumises aux mêmes contraintes et contrôles que les associations loi 1905, sans les avantages fiscaux. Emmanuel Macron a demandé au CFCM de « labelliser des formations d’imams en France », de prendre en charge « la certification des imams », et d’écrire une charte « dont le non respect entraînera la révocation des imams ».
Kidnapping à l’hôpital
Voici un témoignage reçu d’un lecteur, que je diffuse afin que les parents de jeunes enfants soient vigilants. Le but de ce message n’est pas de nuire aux personnes ni aux organisations citées (j’ai retiré les noms des personnes), qui probablement n’agissent que par crainte d’une loi actuellement déficiente :
Début septembre, un soir, nous recevons le frère de ma femme, son épouse et leurs trois enfants à dîner chez nous.
Après le repas sur la terrasse, nos enfants et mes neveux se lèvent pour jouer dans le jardin. Pendant que nous desservons, vers 21h, nous voyons mon neveu de 8 ans, la bouche en sang, venir vers nous. Les enfants nous expliquent que, ayant trouvé une petite boîte à gâteaux en fer vide dans le jardin, ils s’en sont servi comme d’une balle et se la lançaient les uns aux autres. J’avais en effet demandé aux enfants de ranger le jardin avant de recevoir leurs cousins, et aucun ballon n’était disponible… Une de mes filles (9 ans) a lancé la boîte métallique et, la pénombre et l’agitation des enfants aidant, mon neveu l’a reçue sur le visage.
Il a la lèvre supérieure entaillée, ainsi que deux autres égratignures aux arcades sourcilières. J’en déduis que la boîte métallique l’a probablement atteint par la face ouverte de la boîte, ce qui explique qu’elle a causé trois impacts à la fois.
C’est un courageux garçon, il ne pleure pas, mais les parents sont affolés, et je vais avec eux aux urgences du CHP de l’Europe du Port-Marly – Vivalto. Compte tenu du contexte sanitaire actuel, la personne de l’accueil des urgences nous demande de laisser la Maman seule avec son fils. Vers minuit, ils sont reçus en consultation par un médecin urgentiste. Il recoud mon neveu à vif (!), sans l’anesthésier et sans calmant. Il demande à la maman de lui tenir les mains, et comme il crie de douleur, elle tâche de le rassurer de son mieux en lui parlant sa langue maternelle. A ce moment, le Dr. lui dit sèchement : « Tu parles quelle langue ? hein ? Tu parles quelle langue ? ». Ma belle-sœur est stupéfaite. Le médecin continue à recoudre mon neveu à vif, devant la Maman ébahie.
Puis le médecin s’en va, en demandant à ma belle-sœur de rester. Lorsqu’il revient un moment après, il est accompagné de quatre policiers. Il a en effet a jugé qu’une boîte à biscuits métallique n’a pas pu causer ces trois blessures, et a donc déclaré avoir affaire à un cas de maltraitance sur enfant mineur.
Il faut noter que ce médecin n’a pas pris le soin de vérifier les faits : il n’a même pas interrogé mon neveu, ni même contacté d’autres personnes de la famille, et n’a à aucun moment informé ma belle-sœur qu’il allait contacter la police.
Je passe ensuite sur le détail des événements qui ont suivi. L’enquête policière a été bâclée parce que les policiers se sont basés exclusivement sur les déclarations du médecin. Deux policiers sont pourtant entrés chez nous vers 2h30 du matin pour vérifier si nous confirmions les faits, mais cela n’a pas été pris en compte parce que la magistrate du TGI avait déjà pris la décision de placer mon neveu dans un foyer de la DDASS, sans même prendre la peine de vérifier les faits, ni avoir vu l’enfant ni sa famille. Mon neveu a été embarqué à 4h du matin dans une voiture de police, puis placé dans un foyer de la DDASS à Mantes-la-Jolie.
Pendant 40 heures, il fut impossible pour quiconque de voir mon neveu, ni même savoir s’il allait bien ni où il se trouvait. On répondait seulement aux parents qu’au mieux, en cas d’erreur de procédure, leur fils leur serait rendu dans quelques semaines, puis qu’une enquête sociale serait diligentée auprès d’eux. Ma belle-sœur nous écrivait : « C’est le pire cauchemar de nos vies ».
Grâce à l’intervention en urgence d’un avocat renommé, la magistrate a reconnu l’ensemble des erreurs à tous les niveaux (urgences, police, tribunal), et a demandé la libération de mon neveu après 40h. Lorsque ses parents sont venus le chercher à la DDASS de Mantes-la-Jolie, les surveillants leur ont dit que des erreurs de ce genre sont assez fréquentes, mais c’est la première fois qu’ils voyaient une libération aussi rapide. La détention des enfants, même en cas d’erreur, dure généralement de plusieurs semaines à plusieurs mois. Et souvent les enfants sont placés dans un foyer d’accueil.
Mon beau-frère et ma belle-sœur demandèrent un rendez-vous avec la directrice du CHP de l’Europe du Port-Marly – Vivalto. Ils furent reçus 13 jours après, en présence de quatre personnes, dont le Dr. et un autre médecin du CHP censé être médiateur. Leur attitude fut hautaine et désagréable, et ils déclarèrent que si c’était à refaire demain, ils referaient la même chose (c’est-à-dire l’enlèvement d’un enfant à des parents innocents, sans prendre le soin de vérifier les faits).
En effet, une loi récente donne une impunité totale aux médecins, et ils préfèrent envoyer trop d’enfants à la DDASS que pas assez, ne craignant qu’une seule chose : avoir omis de signaler un vrai cas de maltraitance.
A ce jour, ma belle-sœur est encore traumatisée, et ils vont quand même devoir subir une enquête sociale (c’est la procédure).
Je comprends et j’approuve bien sûr la loi qui vise à signaler et à protéger des enfants en situation de réelle maltraitance. Et je comprends qu’un médecin puisse faire une erreur, malheureusement. Mais il faut que les parents sachent que depuis peu, si leur enfant se blesse, ils doivent craindre que leur enfant parte pour une longue période à la DDASS.
Depuis cette mésaventure, on nous a donné de nombreux témoignages d’erreurs similaires, où les parents ont attendu jusqu’à six mois, sans rien savoir sur leur enfant, avant de se le faire restituer. Le choc pour les familles est proche de celui d’un kidnapping.
Peut-être la loi pourrait-elle être amendée, afin d’éviter des situations aussi dramatiques ?
Je vous remercie donc de bien vouloir diffuser ce témoignage largement, car face au mur légal, seules la vigilance et la médiatisation pourront peut-être protéger les familles.
Trois associations portent plainte contre le Salon Désir d’enfant
Vendredi 2 octobre 2020, la Confédération Nationale des AFC, l’association Les Juristes pour l’Enfance et l’association La Manif pour tous ont porté plainte auprès du Procureur de la République de Paris contre les agissements des organisateurs du Salon Désir d’enfant, qui s’est tenu les 5 et 6 septembre 2020, à l’Espace Champerret à Paris, promouvant la GPA.
Les faits ont été constatés par un huissier. Les qualifications visées sont :
- Le délit d’entremise en vue de la GPA, réprimé par le Code pénal, caractérisé par les opérations nécessaires à la mise en relation avec une mère porteuse, réalisées sur le sol français auprès de ressortissants français, par des sociétés étrangères.
- La réduction en esclavage, réprimée par le Code pénal, puisque les sociétés mettent des femmes à la disposition de leurs clients pour subir des traitements en vue de porter un enfant, mener la grossesse et leur remettre l’enfant.
- Le délit d’entremise pour l’obtention d’embryons humains contre un paiement, réprimé par le Code de la Santé Publique, puisque la prestation consistant à proposer, contre paiement, l’implantation dans le corps d’une visiteuse du Salon, d’un embryon constitué à partir de l’ovocyte d’une donneuse et d’un spermatozoïde d’un donneur, constitue bien une obtention contre paiement d’embryon humain.
- Le délit d’entremise pour favoriser l’obtention de gamètes contre un paiement, réprimé par le Code Pénal, puisque nombre des entreprises présentes sur le salon ont proposé ouvertement aux visiteurs français d’acheter des gamètes.
- Le délit de pratique commerciale trompeuse, réprimé par le Code de la Consommation, car les opérations de promotion mises en œuvre sur les stands ou via les « conférences » organisées dans le salon Désir d’enfant ont bien pour objet de présenter la GPA et le commerce des embryons et gamètes comme la vente de produits ou la fourniture d’un service licite, alors qu’ils ne le sont pas.
En portant ainsi plainte, les trois associations La Manif pour tous, la Confédération Nationale des AFC et l’association Les Juristes pour l’Enfance attendent une réponse très ferme de la justice face à cette insidieuse promotion de la GPA en France où elle est interdite.
Elles attendent aussi que les autorités françaises s’engagent fermement, concrètement et explicitement contre le franchissement de cette ligne rouge éthique, au moment où l’extension de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules est débattue au Parlement et où les promoteurs des transgressions bioéthiques ne prennent même plus la peine d’avancer masqués.
France inter somme le CSA de contrôler les éditorialistes de droite
Sonia Devillers, qui officie sur France inter, a interrogé le 28 septembre Roch-Olivier Maistre, patron du conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). Enfin, elle ne l’a pas vraiment interrogé… Elle l’a sommé de surveiller le temps de parole des éditorialistes classés à droite en dehors des périodes électorales.
Droitisation des plateaux de chaînes d’info en continu ? Le CSA n’a pas les outils pour mesurer. pic.twitter.com/YNYHfe99b9
— Sonia Devillers (@Sonia_Devillers) September 28, 2020
Diversité à la télévision : le CSA est-il favorable aux quotas ? pic.twitter.com/3lyP1xAwFx
— Sonia Devillers (@Sonia_Devillers) September 28, 2020
Ce dernier s’est timidement exécuté :
« Ce sont des éditorialistes non engagés dans une formation politique, mais c’est un sujet sur lequel nous allons ouvrir une réflexion ».
Sonia Devillers a poursuivi sa pression idéologique :
« Oui il y a urgence. »
France inter, connue pour sa propagande de gauche et d’extrême gauche, qui refuse d’inviter notamment Eric Zemmour ou Ivan Rioufol, ne supporte pas que des journalistes de droite s’expriment, notamment sur CNews.
L’idée que les plateaux télé et les studios de radio seraient envahis par les personnalités de droite relève du fantasme.
Vénération du corps du futur bienheureux Carlo Acutis
La tombe du vénérable italien Carlo Acutis, mort d’une leucémie à 15 ans en odeur de sainteté en 2006, a été ouverte. Son corps avait été déjà exhumé le 23 juin 2018. Le corps du jeune Italien n’a pas été retrouvé « intact » mais « intègre », c’est à dire muni de tous ses organes, a expliqué l’évêque d’Assise. S’il est passé par une phase normale de décomposition, il a été réassemblé avec « art et amour » pour être présenté aux fidèles. Carlo ayant subi une hémorragie du cerveau à la fin de sa vie, une reconstruction de son visage a en effet été nécessaire. D’une certaine manière, son visage « juvénile » est de nouveau visible, a expliqué le prélat. Quant à son cœur, que l’on peut désormais considérer comme une relique, il se trouve désormais dans la Basilique Saint François d’Assise, auprès du saint qu’il admirait.
Sa béatification aura lieu le 10 octobre 2020, à Assise.
Sa mère est venue témoigner de la sainteté de son fils. Elle sera présente à la célébration de la béatification de son fils.
On parle beaucoup de ses miracles dans la région italienne d’Ombrie, où son corps gît dans la ville d’Assise.

Pour que vive le Beaujolais
L’émission de la paroisse de La Trinité en Beaujolais, depuis le château de Montmelas, parte à la découverte des trésors cachés du Beaujolais.
Après une escapade chez monsieur Froger, luthier à St Étienne la Varenne et au domaine de Grain de Sénevé à Marchampt, voguez sur la route des vins du haut Beaujolais vers Paris avec Robert Bridet de Jullié … pour mieux revenir… Au Geopark du Beaujolais avec Mme Chantale Pegaz !
Guillaume Bernard sur la PMA : «Tôt ou tard, un Nuremberg de la bioéthique arrivera »
A 10 jours de la journée de mobilisation du collectif « Marchons enfants » contre « la PMA sans père », l’universitaire Guillaume Bernard, historien du droit et des idées politiques et opposant à cette loi de bioéthique, explicite les enjeux sociétaux de ce texte sur RCF :
Plus que jamais : ni Charia ni Charlie ! Et non au culte du blasphème
De Bernard Antony :
Voilà que l’on célèbre ce jour dans nos médias le cinquantième anniversaire du misérable périodique nauséabond Charlie Hebdo.
L’abominable attentat qui frappa sa rédaction nous imposerait-il de le qualifier autrement alors que depuis, cet insane torchon a notamment publié en couverture, le 13 mars 2019 la plus ignoble et la plus obscène défiguration du visage du Christ. Ce que, bien sûr, l’Agrif poursuit devant la justice.
Nous, nous n’avions pas attendu cet attentat, ni ceux de l’hyper casher, du Bataclan, de Montauban, de Toulouse et de Carcassone, et tant d’autres encore de par le monde, sans oublier l’effroyable destruction des « twin towers » à New York pour savoir ce que l’islam jihâdiste a perpétré d’atrocités et d’exterminations au long des siècles.
Pensons particulièrement aujourd’hui au génocide des Arméniens et autres populations chrétiennes qui avait été planifié par les dirigeants Jeunes-Turcs et débuta le 24 avril 1915 perpétré méthodiquement au long des trois années suivantes (voir notre livre « le génocide arménien ») dans des délires de cruauté.
Les chrétiens ont pu hélas eux aussi dans leur histoire commettre des crimes et massacres. Mais dans la plus radicale infidélité aux enseignements du Christ.
Le Christ ne fut ni un dictateur, ni un chef de guerre. Mahomet, le prophète de l’islam en fut un, impitoyable et souvent cruel et même tortionnaire de surcroît. Il n’est pour le vérifier que de lire les hâdiths (voir aussi notre livre « l’islam ou la soumission du prophète ») c’est-à-dire les récits de sa vie d’où a été tirée la Charia ( la loi islamique) avec ses châtiments de lapidations, de décapitations, d’amputations toujours appliqués en bien des pays islamiques.
A cela, Charlie, où l’on s’en était pris sans risque, avec cent fois plus d’abjection, au christianisme, opposa les caricatures de Mahomet que l’on sait. A un mahométan qui s’en plaignait, l’avocat de Charlie, Richard Malka avait rétorqué : «qu’est ce que vous diriez si l’on vous traitait comme les chrétiens qui ont du en avaler cent fois plus que vous ? »
Les chrétiens en effet ne répliquaient avec l’Agrif que par l’action judiciaire arguant du fait que l’abjecte dérision de « Charlie » est aussi propagatrice de haine ; ou exprimant encore leur commisération pour les misérables producteurs de ce périodique.
Les terroristes islamiques ont hélas répondu à leur manière à Malka.
Hélas aussi pour les chrétiens d’Asie ou d’Afrique assimilés par des masses islamiques incultes et fanatiques aux blasphémateurs du prophète. Les caricatures de Mahomet n’ont pas entrainé en effet que le massacre de ceux de Charlie mais aussi de très nombreux chrétiens, lynchés, torturés, égorgés. Mais ceux-là, on ne les évoque pas dans nos médias !
Mais voilà que ce 1er octobre sur France-Inter, dans la « matinale » animée par le camarade anarcho-gaucho Nicolas Demorand a été prônée l’exigence de l’enseignement de l’histoire de Charlie à l’école; autrement dit, la porte ouverte à l’initiation au blasphème désormais valeur fondatrice de la République macronarde.
L’école « laïque et obligatoire » deviendra t-elle aussi celle du blasphème obligatoire ? Peut-être même avec examens de blasphème ?
Tandis qu’ils veulent accroître l’avortement, le nombre des naissances diminue
L’INSEE a publié les chiffres des naissances en 2019 :
- Avec 753 000 naissances enregistrées en 2019, outre-mer compris, ce sont 6 000 naissances de moins qu’en 2018.
- En 2019, 59,7 % des naissances ont eu lieu hors mariage
- Le nombre de mariages a tendance à diminuer – passant de 286 000 en 2009 à 227 000 en 2019 – et le nombre de pacs, lui, augmente progressivement.
- sur les 714 029 naissances en France métropolitaine, 75 % sont issues de deux parents ayant la nationalité française, contre 85 % en 1999.
- La part des naissances issues d’un couple à la nationalité mixte passe de 8 % en 1999 à 15 % en 2019 et de 7 % à 10 % pour les parents étant tous deux de nationalité étrangère, sur les mêmes années de référence.
- Le nombre d’enfant par femme continue de baisser pour s’établir à 1,87 en 2019. Un chiffre qui éloigne la France du seuil de remplacement des générations, établi à 2,05 enfants par femme.
Quelques graphiques de l’INSEE :

Une ville du Texas se déclare «ville sanctuaire» pour les enfants à naître
La ville de New Home (351 habitants) est devenue la 15e ville du pays à interdire l’avortement en adoptant une ordonnance exécutoire interdisant l’avortement dans les limites de la ville. Le vote pour interdire l’avortement a eu lieu le mardi 29 septembre et après plus d’une heure de discussion, il a été unanime. À la suite du vote, aucun enfant à naître ne pourra être assassiné par avortement dans la ville de New Home, au Texas.
Le New Home Ordinance stipule:
«Il est illégal pour quiconque de se procurer ou de pratiquer un avortement de tout type et à tout stade de la grossesse dans la ville de New Home, Texas.» «Il est illégal pour quiconque d’aider ou d’encourager sciemment un avortement qui a lieu dans la ville de New Home, au Texas.»
Cette initiative visant à interdire l’avortement a été menée par le pasteur LJ Wright et sa femme, Tiffani Wright. En novembre dernier, le couple a perdu de manière inattendue son enfant à naître, âgé de 39 semaines, après qu’une visite chez leur médecin a révélé que leur fille n’avait pas de rythme cardiaque. La perte de leur fille, la nouvelle du retour de Planned Parenthood pour pratiquer des avortements dans la ville voisine de Lubbock et le défi lancé par le sénateur Charles Perry à la ville de Lubbock de passer l’ordonnance des villes sanctuaires pour les enfants à naître ont amené le pasteur Wright à réfléchir à la manière dont il pourrait se battre pour la vie des enfants à naître.
L’ordonnance prévoit des amendes contre l’avorteur et toute personne qui aide et encourage l’avorteur pour un avortement se déroulant dans les limites de la ville.
La ville de New Home suit les villes de Waskom, Naples, Joaquin, Tenaha, Gilmer, Westbrook, Rusk, Colorado City, Gary, Big Spring, Wells, Whiteface et East Mountain, Texas, qui ont toutes adopté des ordonnances similaires.
De plus en plus de villes du Texas envisagent d’interdire l’avortement dans les limites de leur ville dans les semaines à venir.
Barbara Pompili s’oppose personnellement à la construction d’une église
Alors que les mosquées se construisent par dizaines avec la bienveillance coupable du gouvernement, Barbara Pompili, ministre de la transition écologique, vient d’ordonner à la préfecture de l’Ardèche de prendre un arrêté pour suspendre la construction d’une église au profit de la communauté catholique du village de Saint-Pierre de Colombier [Source].
Il doit probablement s’agir d’une des seules ou même de la seule église en construction en France.
Depuis qu’elle est ministre, Barbara Pompili a dû avaler de nombreuses couleuvres au nom du libéralisme et de la reprise économique (5G, insecticides, terrasse chauffées). Elle a essayé de survivre médiatiquement avec des décisions frôlant le ridicule (interdiction des pubs sur le Nutella ou sur les voitures à moteur thermique) ou relevant du “en même temps”‘ macronien (interdiction des bêtes sauvage dans les cirques mais rien sur la corrida ou la chasse car trop risqué). N’ayant pas le courage de démissionner comme l’a fait Nicolas Hulot, peut-être s’est-elle trouvé cette cause pour redorer son blason ?
Quoi de plus facile que de s’en pendre aux chrétiens qui ne seront défendus par personne tout en faisant plaisir à l’extreme gauche locale mais aussi et surtout à son ancienne collègue d’EELV, Michèle Rivasi, député européenne, très engagée contre ce projet mais qui s’est faite ridiculiser localement aux municipales de Valence en 2014. D’ailleurs, cette dernière se serait-elle opposée avec autant de force à l’obtention du permis de construire d’une certaine très belle et très grande villa, dans un écrin de nature sauvage, dans la Drôme ? Faites ce que je dis, pas ce que je fais. Heureusement que les opposants de Saint Pierre de Colombier ne se renseignent pas trop sur leur héroïne…
Quoi de plus facile que de donner un ordre à une préfète qui n’a pas d’autre choix de s’exécuter, quelles que soient ses certitudes (il se dit qu’elle est consciente de commettre une grave injustice), pour satisfaire un électorat communiste et écologiste. Peut-être prépare-t-elle l’après Macron où elle reviendra toute penaude quémander un strapontin chez EELV. La vie de ministre ne dure qu’un temps…
Et derrière des arguments écologistes fallacieux, il y a la haine des chrétiens tournée en obsession. Voici des photos prises sur place :





Derrière des arguments écologistes dévoyés, il y a un dossier solide et légal attesté par un permis de construire légalement obtenu fin 2018 :
Cette décision, qui fait suite, selon plusieurs sources, à une intervention du ministère de la transition écologique, contredit de façon évidente les précédentes déclarations de la préfecture attestant le sérieux de l’instruction de notre dossier. En ce sens, elle est une décision purement politique, et nous la contestons.
À quoi ont servi les rencontres du groupe technique mis en place par la préfecture depuis le mois de juillet ? Les conclusions et le cahier des charges élaboré ne sont pas pris en compte par cette décision (…) Enfin, cette décision va à l’encontre de l’État de droit, et pénalise les personnes qui respectent le droit de la République Française. En ce sens, elle n’est pas de bon augure pour l’Ardèche et pour notre territoire.[Extrait du communiqué de la FMND, porteur du projet]
[Source]
Derrière des arguments écologistes répétés à l’infini se dessine le monde d’après : une alliance entre EELV, les communistes et l’extrême gauche la plus radicale et intolérante qui imposera ses vues dans les campagnes après avoir interdit les sapins de Noël, les voitures, les cirques et le tour de France dans les villes, tout en draguant de manière honteuse l’électorat musulman qui, lui, aura le droit à ses mosquées “cathédrales” dans les grandes villes :
Nous constatons que l’Etat veut à tout prix, y compris en commettant une grave injustice, éviter une nouvelle occupation illégale (ZAD) à l’heure où celles-ci se multiplient en France (Le Carnet, Dijon, Roybon, Entraigues-sur-la-Sorgue, Bure, Lolbsheim…). De nombreux indices connus des services de l’Etat montraient que cette occupation illégale était imminente et dans l’attente d’une reprise des travaux. L’Etat pense acheter ainsi une année de paix sociale.
La gauche écologiste et communiste s’est fortement impliquée sur ce dossier pour des motivations éloignées de la défense de l’environnement : les écologistes régionaux, conduits par Michèle Rivasi, entendent peser de plus en plus sur les dossiers qui concernent les territoires et François Jacquart cherche à s’imposer auprès de l’électorat écolo-communiste en vue des élections régionales (…)
Nous sommes indignés de constater que l’Etat a reculé devant une minorité d’agitateurs radicaux, qui ont utilisé des méthodes malhonnêtes pour atteindre leurs objectifs.
Nous alertons les habitants de Saint Pierre de Colombier et les élus de l’Ardèche de tous bords et attachés au bien commun et à la ruralité, sur le risque de voir le militantisme radical prendre de l’ampleur.
Saint Pierre de Colombier est devenu, dans les faits, un laboratoire sur lequel ces groupes radicaux vont s’appuyer pour imposer leur vision d’une société opposée au développement économique.
Si les élus locaux, les acteurs économiques et la majorité silencieuse favorables au projet ne réagissent pas rapidement, les territoires ruraux risquent de souffrir encore davantage dans les années à venir.. [Extrait du communiqué du collectif défendant le projet]
Pour aider à ce que ce projet se réalise, vous pouvez :
- Aider la Famille Missionnaire de Notre Dame par la prière ou par les dons
- Soutenir et rejoindre le collectif qui œuvre pour la défense des intérêts économiques des 61 entreprises (dont 40 ardèchoises) engagée sur le projet mais aussi pour défendre la majorité silencieuse favorable localement à la construction de cette église.
Augmentation du délai légal de l’avortement : l’acharnement idéologique du gouvernement
Communiqué de Choisir la vie :
Alors que la proposition de loi visant à allonger le délai légal de recours à l’IVG de 12 à 14 semaines, présentée hier en Commission des affaires sociales de l’Assemblée Nationale sera examinée par l’assemblée le 8 octobre prochain, le gouvernement manifeste, une fois encore, son acharnement à nier toujours plus la véritable souffrance des femmes enceintes en difficulté en refusant de se pencher sur une réflexion relative aux alternatives à l’avortement.
De surcroît, cette proposition de loi entend également supprimer la clause de conscience des professionnels de santé de telle sorte que ceux qui oseraient encore offrir aux femmes enceintes, indécises sur la poursuite ou non de leur grossesse, un vrai choix en faveur de la vie ne pourront plus le faire sans risquer de tomber sous le coup du délit d’entrave à l’IVG.
Loin de s’interroger sur le taux record des avortements dépassant les 230 000 par an, le gouvernement continue de nier les causes pour lesquelles les femmes y ont recours ( violences psychologiques de l’entourage, précarité etc…) et les précipite vers une issue lourde de conséquences physiques et psychologiques.
Choisir la Vie dénonce cette nouvelle proposition de loi idéologique et demande aux parlementaires de s’y opposer fermement le 8 octobre prochain et au gouvernement de se pencher, enfin, sur l’offre de véritables alternatives à l’avortement qui permettrait de prévenir le drame que constitue toujours l’avortement pour une femme.
Obsèques de Michael Lonsdale : l’hommage de Mgr Dominique Rey
Texte de l’hommage prononcé par Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon lors de la messe de funérailles de M. Michael Lonsdale ce jeudi 1er octobre en l’église St Roch :
La barbe mangeait le visage, les sourcils broussailleux et la chevelure blanche balayée en arrière, masquaient une pudeur flegmatique, un humour taquin et surtout une bienveillance qui le rendait disponible et attentif à tous, aux grands comme aux passants de la rue.
Mais que cachait cette voix singulière, à la fois si profonde, paisible et douce et dont la diction grave emportait les mots jusqu’aux tréfonds du coeur ?
34 ans d’amitié avec Michaël me convinrent d’une réponse que je n’aurais jamais pu improviser lors de notre première rencontre place Vauban, à son domicile.
Quelques jours avant son décès, à son chevet, face à ce corps endolori, de plus en plus gouverné par les impossibilités et que désertait peu à peu la vie, résonnaient les confidences entendues en amont, fruit de sa conversion :
« Mon idéal est de rencontrer le Christ… La chose la plus chère que je possède dans ma vie, c’est l’amour du Christ… J’aimerais partir en paix. Je voudrais mourir en Dieu. Ce qui fonde ma confiance face à la mort, c’est Jésus. »
Michaël ne se contentait pas d’être un croyant affiché, un chrétien assumé, tant l’expérience de Dieu avait transfiguré sa vie, mais il laissait entrevoir à son contact que la beauté nous est intérieure, que notre propre vie doit devenir une œuvre d’art, sculptée par l’amour, pour réfracter en direction d’autrui une lumière qui nous brûle du dedans.
Son art aussi bien déclamatoire que pictural, ne faisait qu’exprimer une quête spirituelle qui enflammait son être profond. Comédien et plasticien, l’artiste se savait prophète. Prophète d’une transcendance qui passait par sa voix ou par son pinceau, et dont il ne voulait être que l’humble serviteur. Les éternels seconds rôles dans James Bond ou en endossant le personnage de frère Luc dans Des Hommes et des dieux, illustraient cette vertu d’humilité dont il était paré. Laisser Dieu passer devant soi était son leitmotiv.
«Le métier de comédien est un travail de passeur», disait Michaël après l’obtention de son César. Et d’ajouter :
« je dois m’efforcer de transmettre la beauté en faisant entendre les mots d’un Autre ».
La beauté extérieure de l’œuvre se présentait pour lui comme un appât pour nous attirer et nous élever vers une beauté supérieure, une beauté incréée. Cette « beauté qui sauvera le monde », dont parlait Dostoïevski. Il nous a aidés à comprendre que l’art n’est qu’épiphanique. A peine esquissée, la clarté que l’on perçoit renvoie à une source lumineuse qui l’explique. Lui qui avait -selon ses mots- « horreur du copinage entre les comédiens », et se méfiait du show business et du star system, bannissait la vacuité des modes. Si le spectateur s’arrête à l’image, s’il la retient en se fixant sur elle, il en devient l’otage. Il devient idolâtre. La vocation de l’artiste, selon Michaël, est simplement de faire signe et de mettre en mouvement vers un au-delà de l’œuvre. Celle-ci s’efface dans le mystère qu’elle ébauche. Comme l’écrivait la philosophe Simone Weil: «La beauté séduit la chair pour obtenir sa permission de passer jusqu’à l’âme » (La pesanteur et la grâce).
Oui Michaël nous conduit à un art oblatif et qui porte une saveur pascale. L’achèvement de l’œuvre tient à ce que l’excès de lumière qu’elle porte ou des convictions qui l’habitent, appelle une ouverture à ce qui la dépasse.
Les philosophes antiques définissaient la beauté comme « la splendeur de la vérité ». Le peintre Matisse intuitionnait ce lien intime qui unit vérité et beauté lorsqu’il confessait :
« toute ma vie je n’ai eu qu’un souci, non pas faire beau, mais faire vrai. »
Une vérité qui n’est pas conceptuelle ou spéculative, mais que Michaël puisait dans les êtres ou dans les choses qu’il côtoyait, et qui avait pour arrière-fond le visage du Christ. Pour Michael, l’art n’avait pas seulement une fonction décorative ou divertissante, mais il avait pour tâche de rendre l’homme à lui-même à partir de sa source et de sa finalité, c’est-à-dire à partir de Dieu. Une telle perception de l’art refuse tout esthétisme.
Michaël n’était pas d’un côté chrétien et de l’autre artiste. Il était témoin et initiateur du Christ par et dans son art. Son attachement au Christ a été le creuset de sa vie et de sa création. Ses engagements successifs dans le festival Magnificat, la diaconie de la beauté, les groupes de prières et les sessions de Paray-le-Monial, soulignaient toujours son désir brûlant de témoigner de sa foi au travers de son talent.
En ce 1er octobre, l’Eglise célèbre Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. « Ma sainte préférée », avouait Michaël. Coïncidence ou Providence ? Le comédien respecté qui eut la chance de travailler avec Beckett, Duras, Truffaut… ; qui était capable d’entrer et de nous faire entrer dans des personnages si différents les uns des autres en fonctionnant à l’improvisation et à l’instinct…, se retrouvait parfaitement dans des chemins de l’enfance spirituelle que la jeune carmélite avait défrichés à Lisieux.
Cette enfance spirituelle ne ressort point de l’infantilisme puéril, mais procède d’une capacité d’émerveillement qui caractérise l’esprit de celui ou celle qui découvre la nouveauté de la vie… Cet esprit d’enfance offrait à Michaël l’audace d’arraisonner les plateaux de tournage et les planches de la scène tout autant que de gravir les chemins pentus de la foi avec désinvolture, innocence, et une infinie curiosité.
«Quand je me présenterai devant Dieu, c’est l’enfant que je fus qui me précédera. » écrivait Bernanos. « Dominique, je suis un grand enfant » me confiait encore Michaël lors de notre ultime tête-à-tête.
Chers amis, Michaël n’est plus devant nous. Il est en nous, dans notre mémoire et dans notre cœur. Il est surtout en Dieu. Celui qu’il a toujours cherché jusqu’au bout de lui-même, et parfois dans la nuit. Il fut sa passion. Il est désormais sa Paix.
+ Dominique Rey Eglise St Roch
1er octobre 2020
Zemmour : “Tous les mineurs isolés ne sont pas des voleurs et des violeurs”
Depuis hier, tout le politiquement correct tombe sur Eric Zemmour, de la LICRA à SOS Racisme, en passant par le ministre de l’Intérieur, pour des propos qu’il a pourtant nuancé, comme il explique dans l’extrait ci-dessous :
Un peu d’honnêteté intellectuelle ?
« Tous les mineurs isolés ne sont pas des voleurs, des violeurs, des assassins. »
📽️ https://t.co/mdVhoA1QrkSi #LFI ou la gauche en général en est réduite à travestir l’information et les propos de l’opposant, vous ne serez jamais au pouvoir. pic.twitter.com/EzFPYRgmOh
— Julien 🎹 (@FC_Julianus) September 30, 2020
Dominique Sopo, président de SOS Racisme, n’a cure de la vérité et tronque volontairement le propos d’Eric Zemmour. Il y voit l’opportunité de gagner de l’argent sur une condamnation.
Eric #Zemmour sur @CNEWS : “Les jeunes issus de l’immigration (…) sont tous des voleurs, ils sont tous des assassins, ils sont tous des violeurs.”@SOS_Racisme saisit le @csaudiovisuel & dépose plainte contre ce #raciste récidiviste que nous avons fait condamner il y a 5 jours. pic.twitter.com/OycjZCeaPQ
— Dominique Sopo (@d_sopo) September 30, 2020
Le parquet de Paris a aussitôt ouvert une enquête contre Eric Zemmour pour « provocation à la haine raciale » et « injures publiques à caractère raciste ».
Comme l’avouait hier Geoffroy de Lagasnerie sur France Inter, la gauche ne veut pas débattre, elle veut censurer. C’est sa façon de détourner l’attention du dernier attentat commis au hachoir par un immigré musulman pakistanais, qui avait menti sur son âge.
Aucune des bonnes consciences, qui appellent aujourd’hui à condamner Eric Zemmour, n’a dénoncé la politique d’immigration de la France, laquelle a permis l’entrée de cet islamiste, par ailleurs encensé dans son pays par sa famille et son village. Politique d’immigration qui est la cible d’Eric Zemmour dans l’extrait mentionné. Mais les faits, ils s’en moquent.
Comme le révélait Le Parisien, dans certains départements 80% des migrants mineurs isolés sont en réalité majeurs. Et à Paris, les riverains n’en peuvent plus de ces “mineurs”.
[Enquête] C’est un phénomène qui prend de l’ampleur. Le nombre d’interpellations de jeunes migrants délinquants pour des cambriolages et vols est en forte hausse en Ile-de-France
🗣 «En ce moment, en garde à vue, on n’a quasiment plus qu’eux»
> https://t.co/kEmTktTU77 pic.twitter.com/3PfJUgCYRU
— Le Parisien (@le_Parisien) September 29, 2020
Faudra-t-il condamner le Parisien ?
Non à “Cuties”!
Nos amis de l’International Organization for Family ont lancé une pétition contre la diffusion par Netflix du film “Cuties” (littéralement “mignonnes”) qui met en scène de façon pour le moins équivoque des très jeunes filles – c’est-à-dire un film à la lisière de la pédomanie. C’est un énorme débat aux Etats-Unis, mais il serait bon que Netflix sache qu’en Europe aussi, des téléspectateurs sont écoeurés par ce type de film.
Vous pouvez protester ici.
COVID et Marseille : les intox de Monsieur Castex
M. Castex a menti quand il a voulu justifier les interdictions récemment imposées à la métropole marseillaise et concernant les bars et les restaurants.
Nous voulons parler du tweet qu’il a émis le 24 septembre :

Comme on peut le constater, M. Castex veut se faire pédagogique dans ce tweet qu’il illustre d’une courbe. C’est cette courbe qui nous intéresse. Que représente-t-elle ? Eh bien en fait, il faut commencer par réfléchir parce que le schéma entretient étrangement de prime abord une confusion entre son titre « Prévision des hospitalisations » et une ligne rouge horizontale intitulée « capacité de réanimation ». Alors, s’agit-il de toutes les hospitalisations COVID ou bien seulement des hospitalisations en réanimation ? Heureusement, un indice nous aide : il s’agit des chiffres pour le département des Bouches-du-Rhône. Or, la courbe bleue est à l’indice 200 au 22 septembre, alors que les chiffres officiels (on y reviendra) donnés par le gouvernement (de M.Castex, donc) indiquent qu’au 22 septembre, il y a 515 hospitalisations. Jamais M.Castex, dans sa grande entreprise de domestication sanitaire, n’aurait eu la coupable pensée de minorer un chiffre par un facteur 2,5 (515/2,5 = 206) !

Donc, M. Castex explique sa décision en s’appuyant sur de cette courbe prévisionnelle du nombre de malades du COVID en réanimation dans les Bouches-du-Rhône, à partir d’un chiffre de 200 le 22 septembre qui ne peut donc être que le réel. On voit sur son schéma que la croissance est rapide. D’après les dates en abscisse de 7 jours en 7 jours, au 29 septembre le nombre est supposé être d’environ 269, au 6 octobre d’environ 375, de 500 au 13 octobre et de rapidement dépasser les 1200 (« capacité exceptionnelle maximale ») à la fin du mois d’octobre.
Or un site gouvernemental bien fait donne tous les chiffres quotidiens pour la France, par région et par département. Le descriptif de ce site précise qu’il est « développé au sein de la direction interministérielle du numérique » et renvoie pour d’autres informations relatives à l’épidémie à la page d’information du gouvernement (de M.Castex) sur le COVID-19. Ce sont les chiffres de ce site que nous utilisons.

Ce site est bien fait : il commence par présenter les chiffres pour la France. Si vous cliquez sur la région de votre choix sur la carte qui les accompagne, puis cliquez encore sur le nombre donné pour la région, vous obtenez le chiffre pour le département de votre choix.
De plus, les signes < et > placés de part et d’autre du titre de l’ensemble territorial considéré (sur nos extraits, le département des Bouches-du-Rhône) permettent d’avoir accès aux données des jours suivants ou précédents.
Complétons maintenant ce tableau des données hospitalières dans les Bouches-du-Rhône toujours au 22/09 : il montre que le nombre de malades en réanimation était en réalité de 118. M.Castex en annonçait 200 ! Une différence de 70% (82 par rapport à 118). Clairement un mensonge (On ne peut en effet penser que quelqu’un de son envergure, qui plus est ayant été Monsieur Déconfinement, puisse se tromper sur le sujet sensible des statistiques de santé concernant le COVID).

Il y a le point de départ. Il y a ensuite l’évolution de la courbe.
Nous avons suivi l’évolution de ce même chiffre, avec le même outil, pendant une semaine pour se retrouver au 29 septembre. Sur la courbe prévisionnelle de M.Castex : 269 personnes en réanimation au 29/09.
Le chiffre réel est de 122 au 29/09 (après être passé par 113 le 23, 121 le 24, 125 le 25, 128 le 26, 126 le 27, 120 le 28), à comparer avec le 269 anticipé : 120% d’erreur !

Et voilà le schéma du Premier ministre complété par le réel pour la période du 22 au 29 septembre :

On savait déjà que M.Véran, ministre constamment énervé, était incompétent. N’est-ce pas lui qui a fondé sa décision de demande d’une interdiction totale de la prescription d’hydroxychloroquine dans les 24 heures ayant suivi la publication d’une étude dans The Lancet ; publication d’un tel niveau d’incohérence qu’elle a été retirée d’urgence dans les jours qui ont suivi ? Encore le 29 septembre à l’Assemblée Nationale, M.Véran a encore justifié les mesures prises pour la métropole marseillaise par
« des études internationales [qui attesteraient] que les gens ont entre deux et quatre fois plus de risque d’être contaminés au covid-19 quand ils ont fréquenté un bar ou un restaurant la semaine précédente que quand ils ne l’ont pas fait ».
Quelles études ? Le Salon beige a publié une critique d’une étude américaine sans doute utilisée par M.Véran [y en a-t-il eu d’autres ? Pas sûr, on aimerait les connaître] et qui montre que les conclusions en sont très incertaines. Au moins n’était-elle pas publiée par The Lancet…
On sait maintenant aussi que M.Castex est un menteur.
(N.B. : une actualisation de la courbe des malades réellement en réanimation dans les Bouches-du-Rhône sera fournie pour la prochaine période du 29 septembre au 6 octobre).
Explosion de la pauvreté en France
Pendant les deux mois du confinement, 1 270 000 personnes ont sollicité l’aide du Secours populaire dans ses permanences d’accueil – contre 3,3 millions sur toute l’année 2019. Parmi ces demandeurs, 45 % étaient jusque-là inconnus de l’association. Henriette Steinberg, secrétaire générale de l’association, déclare :
« Un chiffre absolument énorme ». « Mais j’ai bien peur que ce soit encore en train d’augmenter ». « Nous n’avons jamais vécu une situation pareille depuis la Seconde Guerre mondiale, et il y a urgence ». « Beaucoup n’avaient jamais demandé d’aide à personne. Et là, non seulement ils n’ont plus de quoi se nourrir, mais ils ne peuvent plus payer leur loyer ni l’électricité. »
Dans les rues de Paris, les files d’attente pour les distributions alimentaires continuent de s’allonger, face à l’afflux de nouvelles personnes venant s’ajouter aux précaires, dont la situation a empiré. Familles monoparentales, personnes âgées, étudiants, mais aussi intérimaires, ou travailleurs indépendants : personne ne semble plus à l’abri de la précarité.
« Ce qui nous inquiète particulièrement, c’est la fermeture de petites entreprises, comme celles du bâtiment ou de la restauration, qui représentent beaucoup d’emplois et qui sont obligées de licencier ». « Vous n’avez qu’à regarder le nombre de rideaux baissés qui n’ont pas rouvert après le déconfinement. Ces anciens salariés, que personne n’aide aujourd’hui, ce sont eux les nouveaux visages de la pauvreté. Des gens qui vivaient modestement et discrètement mais qui subvenaient à leurs besoins et qui aujourd’hui n’ont plus de quoi manger ».
La forte hausse du chômage déjà enregistrée en 2020 risque de continuer, avec 800 000 suppressions d’emplois attendues cette année selon la Banque de France.
L’étude du Secours Populaire est accessible ici.

Chute du niveau des écoliers en mathématiques, sauf dans les écoles sous contrat
Selon une étude de la direction des statistiques du ministère de l’éducation nationale (Depp) Cedre (cycle des évaluations disciplinaires réalisées sur échantillon), publié le 30 septembre, le niveau des écoliers de CM2 a fortement baissé entre 2014 et 2019 en mathématiques alors que leurs performances étaient restées stables entre 2008 et 2014. La Depp a sélectionné 200 écoles, tant publiques que privées, soit un échantillon de 6000 élèves de CM2.
L’évaluation portait en partie sur les programmes publiés en 2015 et mis en application à la rentrée scolaire de 2016, à l’époque de François Hollande et du ministre de l’éducation, Najat Vallaud-Belkacem. Les trois champs mathématiques du programme ont fait l’objet d’une investigation: nombres et calculs, grandeurs et mesures et espace et géométrie. Alors qu’entre 2008 et 2014, le score moyen était resté stable, il baisse de 17 points en 2019 pour atteindre 232 points. Les groupes les plus faibles (< 1 et 1 et 2) voient leurs effectifs augmenter : ils comprennent 54,4 % des élèves en 2019 contre 42,4 % en 2014. À l’inverse, la proportion d’élèves dans les groupes les plus performants (groupes 4 et 5) diminue : 20,2 % en 2019 contre 29 % en 2014. Enfin, les 25,4 % des élèves appartiennent au groupe intermédiaire (groupe 3), contre 28,6 % en 2014.

Cette baisse ne concerne pas les élèves appartenant aux écoles les plus favorisées. Elle n’affecte pas par exemple les élèves des écoles du secteur privé sous contrat. En revanche, la baisse est importante et significative dans les écoles du secteur public: moins 17 points dans les écoles publiques hors éducation prioritaire (score moyen de 233 en 2019) et moins 26 points dans les écoles publiques relevant de l’éducation prioritaire (score moyen de 202 en 2019).
L’étude s’est également penchée sur 300 collèges, s’attardant sur les performances des élèves de troisième. La baisse du score moyen constatée en 2014 se poursuit en 2019 avec une baisse de 6 points du même ordre que celle déjà constatée cinq ans plus tôt entre 2008 et 2014.
Tandis que les comptes de la Sécu plongent, l’Etat consacre plus d’argent à l’immigration
Le budget 2021 du gouvernement prévoit une hausse de près de 100 millions d’euros pour l’Aide médicale d’État (AME), qui permet aux immigrés clandestins d’accéder aux soins.
Dans le projet de loi de finances (PLF) présenté lundi, la contribution de l’État à l’AME de droit commun atteint 990 millions d’euros, soit 80% des crédits de la mission santé et 97 millions de plus que l’enveloppe allouée pour 2020 (893 Millions d’euros). La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, s’est indignée :
«En pleine crise sanitaire, l’État entend faire passer une augmentation de presque 100 millions de l’AME, réservée aux étrangers en situation irrégulière. On approche ainsi du milliard consacré à cette aide. Imaginez, si ça partait dans une réforme de l’hôpital public…».
Selon les dernières données officielles disponibles, quelque 318.000 immigrés clandestins sont éligibles à l’AME. Le PLF indique par ailleurs
«Malgré une fermeture temporaire des frontières induite par la crise sanitaire en 2020, la hausse continue des dépenses constatée ces dernières années justifie la poursuite en 2021 des mesures engagées depuis le début du quinquennat».
Dans le même temps, le Covid-19 a plongé les comptes de la Sécurité sociale dans le rouge, avec un déficit de 44,7 milliards d’euros en 2020, un record, loin des 5,4 milliards prévus avant l’arrivée du coronavirus. Plus de 27 milliards d’euros de déficit sont également prévus en 2021.
Le chômage partiel (l’État prend en charge les salaires et l’employeur ne paie plus les cotisations sociales) aggrave aussi le déficit des retraites, l’une des branches de la Sécurité sociale. Il est de 7,9 milliards d’euros pour le régime des retraites.
Si le gouvernement promet de ne pas augmenter les impôts, les passages aux urgences ne nécessitant pas d’hospitalisation feront l’objet à partir de l’an prochain d’un “forfait” payant à montant fixe. Cette participation nommée Forfait Patient Urgences (FPU) serait due par tous les assurés à chaque passage aux urgences non suivi d’une hospitalisation, telle que le prévoit le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS).
Michael Lonsdale, le petit prince des arts a rejoint les étoiles
D’Antoine Bordier pour Le Salon beige :
Il s’en est allé, sur la pointe des pieds. Comme s’il s’attendait au clap de fin, il a terminé ses jours entouré de ses fidèles amis. Chez lui, il marchait à petits-pas, lents et hésitants. Il tombait parfois. Dans les dernières semaines de son existence vécue au ralenti, depuis son hospitalisation de juillet dernier, il avait dû adopter un fauteuil roulant. Il sortait peu de son vieil appartement de la place Vauban, situé près des Invalides à Paris. Depuis deux ans, Michael Lonsdale, le pèlerin russe, le comédien césarisé en 2011, se faisait plus rare. Ses voisins s’appelaient Simone Veil, et Antoine de Saint-Exupéry. Ils se sont éteints avant lui. Projecteur sur une star mystique du cinéma, qui aimait tendrement les autres, et, qui avait su garder un cœur d’enfant. Son étoile brille désormais dans le Ciel.
Sa poignée de main était devenue fragile, il avait du mal à parler. Mais sa voix rocailleuse et douce, sifflotante parfois, alors qu’il tapote de la main l’accoudoir de son vieux fauteuil, restera légendaire. La dernière interview, le dernier enregistrement que j’ai réalisé de lui, date du 10 septembre 2020. Depuis le 21 septembre, il est devenu précieux, comme une relique. Il dure une minute et quarante-neuf secondes. C’est ma plus courte interview, jamais réalisée. Je préparais un reportage sur Mgr Dominique Rey, qui fêtait les 20 ans de son ordination épiscopale. Ils étaient, d’ailleurs, les meilleurs amis du monde. Ils se sont rencontrés, il y a plus de 30 ans, dans le cadre du lancement du festival Magnificat à Paray-le-Monial. Puis, ils se sont perdus de vue. Par la suite, ils se sont retrouvés chez lui, lors des groupes de prières qui réunissaient des artistes, dans les années 90. Depuis, une amitié véritable, libre et solide, sincère et pure s’est construite entre les deux hommes.
Ce jour-là, le 10 septembre, Michael n’est pas en forme, il est vrai. Je m’occupe de lui, et, je l’aide à avaler son repas frugal. Je le revois 6 jours plus tard. Il va mieux. Nous sommes une demi-douzaine, avec Mgr Rey, à passer trois heures avec lui. Michael écoute beaucoup, et, parle un petit peu. Il semble aller mieux, et, revivre. Il accepte de sortir pour déjeuner au Vauban, qui était devenu sa cantine. Le temps est idéal pour lui. Il sort en portant son nouveau chapeau gris, qu’il porte même à l’intérieur. Il ressemble à une légende. Ses cheveux coiffés en arrière, comme il a l’habitude de le faire lui-même avec son peigne rouge, sa jolie barbe blanche soignée, et, ses sourcils aux ailes de colombe, lui donnent un air de patriarche. 5 jours plus tard, le lundi 21 septembre, vers midi, Michael s’éteint chez lui, alors qu’il vient de se réveiller tout doucement.
Les Récits d’un pèlerin russe
Difficile de revenir sur ses, presque, 90 années de vie. Essayons. Alors que je lui servais de chauffeur, en juin 2011, pour sa venue en Seine-et-Marne, dans le cadre du 29è festival d’Art-Sacré, de la Collégiale de Champeaux, près de Melun, il m’a raconté les grandes lignes de sa vie, pendant 4 heures. Je l’avais rencontré la première fois en 1993, alors que j’étais étudiant, lors des représentations des Récits d’un pèlerin russe, dans la crypte de Saint-Sulpice, à Paris. Là, le metteur en scène jouait modestement le pèlerin russe dans la pénombre. Qui cherche à donner un sens à la vie de Michael Edward Lonsdale-Crouch, le trouvera dans ce récit où l’énigmatique, et, la tragédie (son personnage devient pèlerin après la mort de sa jeune femme) rejoignent la vie mystique du pèlerin qui veut voir Dieu. Michael me raconte sa vie, alors que les paysages seine-et-marnais défilent. L’émotion et la concentration sont vives. Nous passons à côté du château de Vaux-le-Vicomte, là où il a tourné une partie de Moonraker, en 1979. Il me parle de sa naissance, du 24 mai 1931. Et me dit :
« je suis un fils adultérin. Mon père, Edward était un officier britannique, et, ma mère, Simone, une intellectuelle française. Ils se sont connus à Paris, où je suis né, le jour de la Pentecôte. Mon père était protestant et ma mère catholique. Mais, ils ne pratiquaient pas. Puis, nous sommes partis pour Jersey. Ensuite, nous quittons l’île pour Londres. Au moment de la guerre, nous partons vivre au Maroc. Là mon père, qui a dû abandonner sa carrière militaire, devient négociant. Un jour, il est accusé de traîtrise, par le gouvernement de Vichy. Il est enfermé à la prison de Casablanca, et, sera libéré deux ans plus tard, par les Américains. Cela m’a marqué, j’en ai souffert. »
Un dessinateur et un peintre avant-tout
Au Maroc, le petit Michael, malgré cette situation, découvre les reliefs de l’Atlas, les jardins, la beauté des paysages, avec leurs couleurs solaires, qui marqueront ses premiers dessins, et, ses premiers coups de pinceaux. Avant d’être un acteur, il est d’abord un dessinateur. Il a démarré sa carrière artistique de façon précoce.
« J’ai commencé à dessiner au Maroc vers l’âge de 10 ans. Je suis tombé amoureux des aquarelles de Cézanne, et, puis, je me suis mis à la peinture ».
Dans son appartement situé au 4è étage, où vivait ses grands-parents, le visiteur découvre ses dizaines de tableaux, quelques dessins, ses livres éparpillés, ses pinceaux, ses tubes de gouache, sa palette. Dans le long couloir, où on a dû mal à se faufiler, Michael marche comme le pèlerin russe, lentement, un peu voûté. Plus tard, en 2018, juste avant la béatification des moines de Tibhirine, où il s’était rendu pour la première fois en avril de la même année, il me montrera la crécelle de frère Luc, devenue depuis une relique. Lorsque j’ai revu Michael la dernière fois, 5 jours avant son envolée vers le Ciel, ce désordre « michaelien » n’existait plus. Tout avait été rangé, comme si l’on avait voulu tourner une page trop vite, la sienne.
Sa conversion et Tania Balachova
Dans les années 50, à 20 ans, Michael vit à la fois une conversion personnelle, et, ses premiers amours au théâtre. Il rencontre une vieille dame aveugle, qui lui parle de Dieu, et, un dominicain, le père Raymond Regamey, qui deviendra son conseiller spirituel. Il se convertit et reçoit le baptême, à 22 ans. Comme il le répétait, encore récemment : « C’était le plus beau jour de ma vie ! ». A cette époque, il suit des cours de théâtre : ceux de Tania Balachova. Une fois, nous avions discuté longuement sur le sujet de la formation des comédiens. Même s’il disait beaucoup de belles choses sur la Comédie Française et les Cours Florent, il regrettait que « les cours de Tania Balachova ne soient pas enseignés ». Il se souvenait très bien d’une anecdote, qui mettait en lumière sa qualité d’enseignement. Lors de l’un de ses cours, il avait été pris de panique.
« Tania m’avait demandé de jouer le rôle du méchant. Très timide, j’avais eu du mal à l’interpréter. Après plusieurs hésitations, elle m’avait poussé, avec une grande habilité, dans mes retranchements, et, je m’étais énervé. Elle avait réussi à me sortir de moi-même. Pour jouer le rôle, j’ai pris une chaise, et, je l’ai cassée devant elle. »
Tania Balachova est certainement celle qui lui a permis de devenir ce qu’il a été pendant 70 ans : un comédien atypique, mystique, unique, et, très talentueux !
Le théâtre, le cinéma et son premier amour
C’est, donc, par le théâtre que Michael monte sur scène. En 1955, il joue dans la pièce de Clifford Odets, Pour le meilleur et pour le pire, au théâtre des Mathurins. C’est là qu’il rencontre Gérard Oury. Ils se retrouveront quelques années plus tard, en 1959, sur le tournage de La Main Chaude. Quand on l’interroge, Michael se souvient qu’il préférait nettement le théâtre au cinéma.
« Ma vie, à cette époque, c’était le dessin, la peinture, et, le théâtre. Le cinéma est venu après. Au Maroc, j’avais vu beaucoup de films américains. Mais, à Paris, ce qui m’intéressait c’était le théâtre. »
Pourtant, il ne faut pas une année pour que ce soit le cinéma qui s’intéresse à lui. En 1956, Michel Boisrond l’appelle pour jouer le rôle de Sinclair dans son film, C’est arrivé à Aden. Au théâtre, il continue et enchaîne les pièces : La Pensée, Le Tableau, Comédie, L’Amante anglaise, Une tempête, etc. Il joue du Beckett, du Duras, du Shakespeare, du Péguy. Il triomphe en toute humilité sur les planches, et, le soir il rentre seul. Michael est un solitaire et vivra célibataire tout au long de sa vie. Son premier, et, son seul amour s’appelle Delphine Seyrig. Il tombe véritablement amoureux lorsqu’il tourne avec elle dans le film India Song, de Marguerite Duras, en 1975. Les deux acteurs sont magnifiques. Lui, joue le rôle du vice-consul, qui tombe amoureux de l’épouse de l’ambassadeur. Leur vie ressemblera au film, comme il le raconte : « C’est mon seul amour, un amour impossible car elle avait, déjà, quelqu’un dans sa vie. » Ce quelqu’un n’est autre que Sami Frey.
Une star internationale est née, Moonraker l’a propulsé
Michael Lonsdale devient une véritable star internationale en 1979. Il tourne avec Roger Moore, le 11è James Bond, Moonraker. Auparavant, Michael a tourné dans des films à succès comme Paris brûle-t-il ?, Hibernatus, Chacal, Stavisky, La Traque, Monsieur Klein. Puis, ce seront Enigma, Le Nom de la rose, Les vestiges du jour, Don Juan, Ronin, Munich, etc. Il a tourné avec les plus grands metteurs en scène et réalisateurs : Jean-Pierre Mocky, Gérard Oury, Yves Robert, François Truffaut, Orson Welles, Steven Spielberg, etc. Les chiffres clés qui pourraient résumer sa carrière sont hallucinants. Au théâtre, d’abord, il a, ainsi, joué dans 80 pièces, entre 1955 et 2019. Il a mis en scène une vingtaine de pièces, entre 1974 et 2019. Au cinéma, entre 1956 et 2020, il a joué dans près de 140 longs-métrages, et, 50 courts-métrages. A la télévision, il a joué dans 70 films. Michael est un acteur infatigable. Il a aussi prêté sa voix inoubliable dans des doublures et des voix-off, pour une centaine d’œuvres, au cinéma, à la radio, à la télévision, et, pour des livres-audio. Enfin, Michael a aussi écrit, co-écrit et participé à la réalisation d’une trentaine d’ouvrages. Ses trois livres qu’il aimait le plus : L’Amour sauvera le monde, Belle et douce Marie, Jésus, j’y crois.
Des hommes et des dieux
1Quel film pourrait le mieux définir, représenter, symboliser Michael Lonsdale ? Ce n’est pas un hasard si Michael n’a reçu que très peu de récompenses. Lui, l’homme du 7è art, aimait l’humilité, l’ombre, la retraite, la froidure d’une abbaye, la chaleur d’une vieille église romane du Var. Il aimait la musique classique, le grégorien. Il n’aimait pas tellement le flamboyant. En 2010, dans le film de Xavier Beauvois, Des hommes et des dieux, qui retrace le martyre des moines de Tibhirine, Michael y interprète un second rôle : celui de frère Luc, le médecin du monastère qui soigne aussi bien la population locale, ses frères moines, que les terroristes en fuite. Il raconte qu’il « aime jouer des rôles différents », et, que ce qu’il préfère c’est « l’improvisation ». Il explique que la scène tournée avec la petite algérienne est « totalement improvisée. Nous étions assis sur un banc, et, ils ont tourné ».
La foi est très importante pour lui. Quand il se convertit en 1950-1952, Michael pense à la prêtrise. On connaît la suite…En avril 2018, Michael se rend pour la première fois, à l’invitation de l’Ambassadeur de France à Alger, de l’Institut Français et des éditions Salvator, à Tibhirine. Il en écrira l’un de ses derniers ouvrages, Pèlerin à Tibhirine. Lors d’une interview sur ce sujet, il disait :
« C’est curieux, mais mon histoire familiale, mon enfance et ma vie d’aujourd’hui sont très liées à Tibhirine. Le film a été tourné au Maroc, où j’ai vécu une grande partie de mon enfance. Tibhirine se situe à une cinquantaine de kilomètres au sud d’Alger où l’arrière-grand-père de ma mère a vécu : il était viticulteur et possédait le château de Draria. Maman est née là-bas, à une dizaine de kilomètres au sud d’Alger… »
Il terminait cet entretien en disant :
« J’ai été très ému de mettre pour la première fois mes pas dans ceux du « toubib », de frère Luc et de ses compagnons…Je me dis, maintenant, qu’une vie réussie, finalement, c’est quand on a le souci des autres… »
« J’aime Dieu, j’aime Sa Lumière »
Aussi bien dans sa vie privée que dans sa vie professionnelle, Michael, non seulement, a eu « le souci des autres », mais il s’est donné aux autres. Dans les années 80, Michael vit une dépression, qui aurait pu être très grave. Il raconte qu’il « a remonté la pente grâce à la Communauté de l’Emmanuel, et, à Dominique Rey. » A ce moment « Dieu m’a sauvé ». En 1986, Michael est invité à participer au lancement du festival artistique Magnificat à Paray-le-Monial. Il a un coup de cœur pour ce lieu :
« j’aime beaucoup cet endroit où s’est révélé le Cœur de Jésus. J’essaye d’y aller chaque année. »
Pudique et mystique, il raconte rarement le rôle qu’a joué dans sa vie sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face.
« Thérèse aussi m’a sauvé. Une année, à Paray-le Monial, j’ai prié, pendant la nuit, aux côtés de la châsse de ses reliques. C’était magnifique. »
Michael Lonsdale nous a quitté le lundi 21 septembre, chez lui, vers midi. Il était passionné par Paul Claudel. Il aimait relire son texte de la Vierge à midi : « Il est midi. Je vois l’église ouverte. Il faut entrer. Mère de Jésus-Christ, je ne viens pas prier. Je n’ai rien à offrir et rien à demander. Je viens seulement, Mère, pour vous regarder. » Après cette lecture, il concluait :
« J’aime Dieu, j’aime Sa Lumière, Sa Splendeur, quelque chose qui touche non seulement notre intelligence, mais aussi notre cœur. Je Le regarde, Il me regarde. Il m’attire vers Lui. »
Il aimait aussi Charles Péguy. Très marial, Michael portait à la fin de sa vie un chapelet autour du cou. Le 1er octobre, à 10h00, ses obsèques sont célébrées, à l’Eglise Saint-Roch, la paroisse parisienne des artistes. Ce 1er octobre, l’Eglise fête aussi la petite Thérèse. Le petit prince mystique des arts a dû recevoir une pluie de roses. Que ton repos soit éternel et lumineux. Ton dernier ouvrage, Mes étoiles : les rencontres qui ont éclairé mon chemin, sonne comme un adieu. A Dieu Michael !

Textes et photos réalisés par Antoine BORDIER
A l’ONU, Ludovine de La Rochère dénonce la GPA : “on n’encadre pas l’esclavage”
Organisme consultatif à l’ONU, La Manif Pour Tous, par la voix de sa présidente Ludovine de La Rochère, a pris position contre l’exploitation reproductive des femmes le 25 septembre 2020 à Genève.
Terrorisme ordinaire
Après Utoya, La France Orange mécanique, La France Big Brother et Guérilla, Laurent Obertone publie un nouvel ouvrage : Éloge de la force : renverser l’Histoire, dans lequel il donne dix clés pour « changer le monde » et permettre à l’individu de s’affranchir de ce contexte d’ultra-violence, de confiscation de la souveraineté par l’État, du musellement de l’individu.
Extrait de son entretien donné à Boulevard Voltaire :
Un attentat a encore frappé près des anciens locaux de Charlie Hebdo. Plusieurs journalistes et techniciens qui travaillent pour l’émission Cash Investigation ont été attaqués au hachoir par un terroriste vraisemblablement pakistanais. L’histoire se répète et l’ensauvagement n’est pas qu’un sentiment…
On peut m’expliquer un tel acte de toutes les manières que l’on veut, mais on ne peut pas me dire que qualifier un tel acte de sauvage est aberrant. C’est de la sauvagerie pure. On s’exclut automatiquement de toute forme de civilisation. Ce type a l’air d’être un solide abruti puisqu’il mène un attentat où Charlie Hebdo n’est plus. Il se trompe de cible et fait n’importe quoi.
À partir du moment où l’imbécile a des idées et des armes, il est dangereux. Malheureusement, ils sont nombreux dans ce pays. Cette violence terroriste fait souvent la une des médias, sauf qu’aujourd’hui, vous avez dû avoir dans le pays des dizaines de coups de couteau, des types ont été massacrés pour un regard ou une cigarette. Ce ne sont pas des actes terroristes, mais c’est une forme de terrorisme ordinaire, une insécurité qui est latente et énorme, dont on ne prend pas la mesure. On est encore en train de se battre sur des termes. Est-ce que sauvage n’est pas trop fort ? Non, parce que c’est le quotidien. Il est vraiment urgent de prendre la mesure de ce quotidien.
Unplanned : l’engagement de défenseurs de la vie à naître, chrétiens, a préparé la conversion d’Abby Johnson
Abby Johnson, après avoir travaillé huit ans au Planning familial américain, a démissionné en 2009 et est devenue une personnalité pro-vie incontournable. Son livre autobiographique a été adapté au cinéma en mars 2019, sous le titre Unplanned (en français : « déplanifié »). La société SAJE Distribution diffuse ce film en France à partir d’octobre 2020. Alors que l’avortement jusqu’à la naissance est actuellement discuté au Parlement, il est utile de voir et promouvoir ce film.
Voici une tribune de Nicolas Bauer, publiée dans La Nef du mois d’octobre :
La carrière, la vie familiale et les idées d’Abby Johnson étaient « planifiées ». Directrice d’une clinique du Planning familial au Texas, elle était aimée de ses collègues et de sa hiérarchie. Le sens de sa vie était d’« aider les femmes », en leur donnant accès à la contraception et à l’avortement. Jusqu’à un jour de septembre 2009, où sa vie bascule. Tout est alors « déplanifié » :
« dix minutes ont ébranlé le fondement de mes valeurs et ont changé le cours de ma vie [1] »…
Une conversion face à un avortement
Un médecin lui montre un avortement guidé par sonde échographique. Cette méthode permet de voir une IVG par aspiration in utero. Abby Johnson découvre alors, concrètement, ce qui est habituellement invisible :
« Le docteur inséra le tube d’aspiration, qui n’était pas encore allumé. Quand il toucha le bébé, le bébé sursauta, il commença à bouger, et à gesticuler ses bras et ses jambes, en essayant de se débattre et de se dégager. La machine s’est allumée […]. J’ai vu cet enfant être démembré dans le ventre de sa mère […], avec cette petite colonne vertébrale, parfaitement formée, tourbillonner dans le ventre de sa mère. Puis je l’ai vu finalement être aspiré et l’écran est devenu noir […]. J’ai réalisé à ce moment-là que le Planning familial m’avait menti ».
Traumatisée, Abby Johnson réalise brutalement que l’opération qu’elle a planifiée pour plus de 22 000 femmes est en réalité le meurtre d’un bébé innocent. En larmes, elle décide de traverser la haute clôture du Planning familial et de se rendre à l’association pro-vie la plus proche. Elle sonne à la porte : « Coalition for Life. Comment puis-je vous aider » ;
« Je suis Abby Johnson. Je veux en sortir, je ne veux plus faire ça [2] ».
Le témoignage fidèle de chrétiens
L’engagement de défenseurs de la vie à naître, chrétiens, a préparé la conversion d’Abby Johnson. Des dizaines sont présents devant sa clinique chaque jour où se pratiquent des avortements. Ils prient et multiplient les gestes d’affection pour elle, et bien sûr pour les femmes enceintes qui viennent avorter. Abby Johnson les observe et se laisse toucher par leur bienveillance et leur humilité.
Le film montre l’importance de ces manifestations, régulières et patientes. D’une part, elles rappellent chaque matin aux employés du Planning familial que leur travail n’est pas banal. D’autre part, lorsque des chrétiens se manifestent devant une clinique, 75% des avortements sont annulés [3]. La force de la prière et de la présence physique a donc des effets concrets. Les directeurs des cliniques américaines le savent.
Un mémorial pour les enfants non nés
Le film donne un bon aperçu du contexte culturel, politique et juridique américain, qui a été un terreau indispensable à la conversion d’Abby Johnson. Aux États-Unis, les manifestations devant les cliniques d’avortements sont organisées par des associations, mais aussi par des paroisses, des églises et des écoles chrétiennes.
Cette liberté de manifester est protégée par le premier amendement de la Constitution des États-Unis et a été confirmée en 2014 par la Cour suprême (McCullen v. Coakley). Les juges constitutionnels avaient alors défendu le droit de manifester à moins de dix mètres des cliniques et d’entrer en relation avec les personnes s’y rendant [4]. Toutefois, d’après l’American Center for Law and Justice (ACLJ), organisation défendant la liberté d’expression à la Cour suprême, des restrictions inconstitutionnelles contre les manifestations pro-vie persistent dans plusieurs États américains [5].
Quatre ans après la démission d’Abby Johnson du Planning familial, les efforts des militants pro-vie ont abouti à la fermeture de son ancienne clinique. Encore mieux, la Coalition for Life s’est installée dans les locaux de cette clinique et l’a transformée en un centre accueillant les femmes enceintes. À l’entrée, un magnifique mémorial a été édifié ; il est dédié à tous les enfants morts avant leur naissance dans ce lieu. Deux grands anges veillent sur eux.
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[1] Abby Johnson, Unplanned: The Dramatic True Story of a Former Planned Parenthood Leader’s Eye-Opening Journey across the Life Line. Colorado Springs: SaltRiver/Focus on the Family, 2010, p. 3
[2] Abby Johnson, Unplanned, précité, p. 146
[3] Ces statistiques internes du Planning familial sont citées dans le film.
[4] Voir : Christophe Foltzenlogel, « Avortement et liberté d’expression », séminaire de l’ECLJ, Bruxelles, 22 juin 2017.
[5] Voir par exemple : Geoffrey Surtees, “ACLJ Asks Supreme Court to Defend Pro-Life Free Speech”, mai 2020.

Nous constatons que l’Etat veut à tout prix, y compris en commettant une grave injustice, éviter une nouvelle occupation illégale (ZAD) à l’heure où celles-ci se multiplient en France (Le Carnet, Dijon, Roybon, Entraigues-sur-la-Sorgue, Bure, Lolbsheim…). De nombreux indices connus des services de l’Etat montraient que cette occupation illégale était imminente et dans l’attente d’une reprise des travaux. L’Etat pense acheter ainsi une année de paix sociale.