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Tribune censurée : “L’espoir de faire disparaître ce virus en réduisant à néant la vie sociale est une illusion.”

Le JDD devait publier une tribune signées par près de  300 scientifiques, universitaires et professionnels de santé critiquant la dérive de la politique sanitaire du gouvernement français. Ils estiment qu’elle conduit à des interprétations erronées des données statistiques et à des mesures disproportionnées. Parmi les signataires, on aurait dû trouver le sociologue Laurent Mucchielli, les professeurs Jean-François Toussaint et Laurent Toubiana.

Voici leurs explications:

Cette tribune devait initialement paraître dans le Journal du Dimanche (JDD) ce 27 septembre 2020. Acceptée le samedi matin par le journaliste en charge de la rubrique “Tribune/Opinions”, elle devait paraître intégralement sur le site Internet du journal et faire l’objet d’un article dans la version papier du lendemain. Le journaliste nous disait s’en féliciter car cela allait permettre un débat contradictoire avec d’autres opinions très alarmistes exprimées ce jour dans ce journal. A 16h, ce journaliste nous a pourtant prévenu que sa rédaction en chef interdisait la publication. Certitude de détenir soi-même la vérité ? Couardise ? Volonté de ne pas déplaire au gouvernement ? Nous ignorons les raisons de cette censure que personne n’a jugé utile (ou tout simplement courtois) de nous expliquer.

Voici la tribune censurée : :

Tandis que le gouvernement prépare une nouvelle loi (la quatrième en 6 mois !) prolongeant le « régime d’exception » qui a remplacé « l’état d’urgence » sanitaire, le ministère de la Santé a encore annoncé mercredi 23 septembre des mesures restrictives des libertés individuelles et collectives qu’il prétend fondées scientifiquement sur l’analyse de l’épidémie de coronavirus. Cette prétention est contestable. Nous pensons au contraire que la peur et l’aveuglement gouvernent la réflexion, qu’ils conduisent à des interprétations erronées des données statistiques et à des décisions administratives disproportionnées, souvent inutiles voire contre-productives.

Que savons-nous de cette épidémie et de son évolution ?

Le SARS-CoV-2 menace essentiellement les personnes dont le système immunitaire est fragilisé par le grand âge, la sédentarité, l’obésité, des comorbidités cardio-respiratoires et des maladies sous-jacentes de ces systèmes. Il en découle que la priorité sanitaire est de protéger ces personnes fragiles : le respect des gestes barrières et le lavage des mains en sont deux des clés.

Le SARS-CoV-2 circule dans le monde depuis environ un an. Il continuera à circuler, comme l’ensemble des autres virus qui vivent en nous et autour de nous, et auxquels nos organismes se sont progressivement adaptés. L’espoir de faire disparaître ce virus en réduisant à néant la vie sociale est une illusion. D’autres pays, en Asie comme en Europe, n’ont pas eu recours à ces pratiques médiévales et ne s’en sortent pas plus mal que nous.

Quant à l’évolution, l’idée d’une « deuxième vague » reproduisant le pic de mars-avril 2020 n’est pas un constat empirique. C’est une théorie catastrophiste issue de modélisations fondées sur des hypothèses non vérifiées, annoncée dès le mois de mars et ressortie des cartons à chaque étape de l’épidémie : en avril lors du soi-disant « relâchement » des Français, en mai avant le déconfinement, en juin pour la Fête de la musique, en été pour les « clusters » de Mayenne ou les matchs de foot, et à nouveau cet automne face à une augmentation des cas certes significative, mais lente et grevée d’incertitudes diagnostiques. Au final, cette prétendue « deuxième vague » est une aberration épidémiologique et l’on ne voit rien venir qui puisse être sérieusement comparé à ce que nous avons vécu au printemps dernier.

On ne compte plus les mêmes choses

Nous voyons enfin que, pour des raisons difficiles à cerner (panique, pression politique ou médiatique… ?), les autorités sanitaires françaises ne parviennent pas à stabiliser une communication honnête sur les chiffres de l’épidémie. Elles ont surtout abandonné l’indicateur fondamental, la mortalité, pour ne retenir que celui de la positivité de tests pourtant incapables de distinguer les sujets malades des personnes guéries. Cette politique du chiffre appliquée aux tests conduit à une nouvelle aberration consistant à s’étonner du fait qu’on trouve davantage aujourd’hui ce qu’on ne cherchait pas hier. Elle conduit par ailleurs à des classements des départements ou des régions en zones plus ou moins « dangereuses » à qui l’on donne de jolies couleurs qui cachent la fragilité et l’arbitraire du comptage : untel se retrouvera en « zone rouge » alors qu’il y a moins de dix patients en réanimation, un autre verra tous ses restaurants fermés sans que l’on ait la preuve que ce sont des lieux de contamination majeurs. Tout cela n’est guère cohérent.

Les autorités sanitaires ne s’interrogent pas non plus sur la surmortalité à venir des autres grandes causes de décès (cancers, maladies cardio-vasculaires) dont la prise en charge est délaissée, ni sur le fait qu’une partie des sujets classifiés parmi les personnes « décédées de la Covid » sont en réalité mortes en raison d’une autre pathologie mais classifiées Covid parce qu’elles étaient également porteuses du virus. Or des études récentes montrent que ce groupe pourrait constituer jusqu’à 30% des décès au Royaume Uni ces dernières semaines. Cette façon de compter de plus en plus comme « morts du Covid » des personnes en réalité atteintes avant tout d’autres maladies est probablement l’explication principale du fait que, comme cela est écrit en toutes lettres sur le site de l’INSEE : « depuis le 1ᵉʳ mai, on ne constate plus en France d’excédent de mortalité par rapport à 2019 ».

Il découle de tout ceci qu’il n’y a pas de sens à paralyser tout ou partie de la vie de la société en suivant des raisonnements qui sont parfois erronés dans leurs prémisses mêmes. Il est urgent d’arrêter l’escalade, d’accepter de remettre à plat nos connaissances scientifiques et médicales, pour redéfinir démocratiquement une stratégie sanitaire actuellement en pleine dérive autoritariste.

 

Equateur : Veto sur le projet de loi dépénalisant l’avortement

En Equateur, le président Lenin Moreno a présenté son veto face à un projet de loi approuvé en août par le Parlement visant à dépénaliser l’avortement « dans toutes les situations d’urgence médicale ». Le texte prévoyait également d’interdire toute clause de conscience pour les médecins et établissement de santé, les contraignant à pratiquer des avortements.

« J’ai opposé mon veto au code de la santé biologique pour des raisons techniques et parce qu’il ne répond pas aux besoins actuels de la population », a publié le président équatorien sur Twitter. Toutefois, il ne s’opposera pas à un autre projet si celui-ci « répond aux exigences sanitaires ».

Actuellement, l’avortement est autorisé dans ce pays « lorsque la mère est en danger, avec vérification médicale, ou si la grossesse est le résultat du viol d’une personne handicapée mentale ». Dans les autres cas l’avortement est puni d’une peine allant de 6 mois à deux ans de prison.

La trisomie 21 en débat à la CEDH

La Cour européenne des droits de l’homme a accepté de se prononcer sur le fond de l’affaire introduite par la Fondation Jérôme Lejeune. L’affaire concerne la recommandation du CSA de ne pas diffuser de spots « susceptibles de porter à controverse » sur les plages publicitaires. L’ECLJ revient sur le sujet sur RCF :

La Fondation Jérôme Lejeune, assistée par l’ECLJ, a de déposé en 2017 une requête auprès de la cour européenne des droits de l’homme (CEDH) contre la décision du conseil d’État qui avait approuvé la censure en 2014 du clip Dear Future Mom par le conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA).

Pour mémoire :

L’expérience terrifiante du « séparatisme » dès l’école

A force de donner à l’école des missions qu’elle n’a pas à gérer (l’égalité, l’écologie, …), on arrive à un décalage :

A la baisse du niveau des élèves, comme à l’aggravation des inégalités, la gauche n’a jamais eu qu’une seule et même explication : le manque de moyens consacrés à l’école publique ! Doublé du reproche de concéder quelques moyens à  l’école privée sous contrat, moyens qui seraient injustement volés à l’Education nationale. Comme si l’école de la République n’était que l’école publique ! Mais aujourd’hui le vrai problème est ailleurs, comme le révèle l’expérience  terrifiante du « séparatisme » dès l’école.

[…] Mais occulter la question de l’enseignement de notre histoire, de la définition de notre identité française, en un mot, faire silence et protéger ceux qui veulent faire sécession nous prépare résolument aux lendemains qui déchantent.

Le programme de Mitterrand écrit par le Grand Orient

Débat entre Eric Zemmour et Alain Bauer le 25 septembre :

Génocide vendéen : qu’apporterait une reconnaissance officielle ?

Après avoir qualifié les faits dans un premier ouvrage, le juriste et diplomate Jacques Villemain poursuit, dans un nouveau livre, son analyse concernant les massacres qui se sont déroulés en Vendée militaire durant les premières années de la République française et pose la question de la pertinence d’une reconnaissance officielle aujourd’hui.

Un génocide a-t-il été commis sur ce territoire, englobant une partie du Maine-et-Loire, de la Loire-Atlantique, des Deux-Sèvres et de la Vendée que l’on appelle la Vendée militaire, entre 1793 et 1794 par la toute jeune République française ?

Le débat perdure même si le juriste et diplomate Jacques Villemain, fort de son expérience auprès de la cour pénale internationale de la Haye, y apporté sa contribution, non négligeable, dans un premier livre « Vendée 1793-1794 : Crime de guerre ? Crime contre l’humanité ? Génocide ? Une étude juridique » paru en 2017 aux éditions du Cerf.

Selon lui les trois types de crimes y ont été commis mais après avoir qualifié les faits, Jacques Villemain a voulu aller plus loin dans un récent ouvrage intitulé « Génocide en Vendée – 1793-1794 ».

Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi a-t-on tant de mal en France à regarder ces faits en face ? Pourquoi serait-il bon de mettre derrière nous cette tragédie en reconnaissant enfin la nature de ces crimes, et comment le faire dans des conditions qui honorent notre attachement aux droits de l’homme et notre unité nationale ? C’est à toutes ces questions que Jacques Villemain répond dans ce nouveau livre mais aussi sur RCF Anjou.

Joe Biden et les démocrates ne protègent pas les vies des Noirs les plus vulnérables…

Extrait du discours de Donald Trump à Atlanta :

« Joe Biden et les démocrates disent que “Les vies des Noirs comptent”, mais ils ne protègent pas les vies des Noirs les plus vulnérables de toutes, les enfants à naître. »

« Le Planning familial que les démocrates soutiennent est une organisation qui fut fondée sur le racisme et qui continue de cibler la communauté noire. »

(Les femmes noires ont les plus hauts taux d’avortement (25,1 avortements pour 1000 femmes de 15 à 44 ans, 401 avortements pour 1000 naissances) et l’avortement est la première cause de mortalité (237.000) toutes autres causes confondues (235.100).)

« Les républicains croient que toute vie humaine est sacrée. Jamais auparavant il n’y a eu de choix plus clair entre deux partis, deux visions, deux philosophies, deux programmes pour l’avenir. Vous savez quoi ? Il n’y a jamais eu de différence comme celle-là. »

Liban : Emmanuel Macron s’égare et dérape

De Bernard Antony :

Emmanuel Macron vient de proférer des propos sur la situation du Liban manifestant le très grave double déni de réalité qu’il commet à propos de ce pays indépendant de la France depuis 1920.

D’abord, le voilà d’évidence saisi par une vaniteuse confusion dans le rôle qu’il peut y jouer en tant que chef de l’État français.

Il commet un premier déni de réalité sur sa personne, sa fonction, son rôle car il n’est pas mandaté pour parler en patron du Liban et pouvoir en admonester toute la classe politique comme il le fit chez nous à l’égard du général de Villiers. Manifestement, il ne comprend pas que le Liban n’étant pas sa chose, il est tenu à une certaine réserve dans l’expression de ses jugements de maître d’école comminatoire.

Son deuxième lourd déni de réalité porte sur le Liban dont il parle comme d’une entité unie, ce qui n’est pas plus vrai aujourd’hui que pendant la guerre de 1975 à 1990 opposant les patriotes libanais aux différentes milices et groupes terroristes islamistes et palestiniens et à l’armée d’occupation syrienne.

Or, sous la présidence du général Aoun, le Liban est de plus en plus passé sous le contrôle du Hezbollah, parti totalitaire chiite sous direction iranienne et puissante organisation militaire alliée du régime syrien. Disposant de ministères essentiels dans les gouvernements successifs, le Hezbollah, qui contrôle globalement le sud et l’est du pays, constitue le principal obstacle à une durable entente interlibanaise.

Le seul avenir possible pour un Liban en paix ne passe pas par le maintien de la fiction gouvernementale unitaire actuelle nonobstant l’insurmontable division communautariste.

Elle ne passe pas essentiellement par un illusoire changement comportemental immédiat de l’ensemble des politiciens libanais.

Elle ne peut résulter que d’un accord des différentes composantes politico-religieuses pour un projet de réforme confédérale du pays, une cantonalisation qui pourrait s’inspirer du modèle suisse. C’est ce que pourrait subtilement inspirer un chef de l’État français réaliste et adroit.

Mais on le voit bien, ce n’est pas pour l’heure ce que l’on peut attendre du très orgueilleux et très jacobin Emmanuel Macron de surcroît bien peu connaisseur des paramètres religieux et culturels, modelant l’histoire du Liban.

Macron, qui a proféré l’énormité que l’on sait sur la colonisation « crime contre l’humanité », s’exprime hélas comme un très mauvais colonialiste façon dirigeants radicaux de la III° République.

Crise sanitaire : un ministre reconnait qu’il s’agit de discipliner les Français !

Roxana Maracineanu, ministre déléguée aux Sports, s’est-elle rendue compte de la portée de ses propos ?

France Inter voudrait avoir le monopole du média engagé politiquement !

C’est un comble ! Les propres journalistes de France Inter ne se rendent même plus compte que France Inter est une radio de gauche (ou “progressiste”). Ils voudraient censurer les médias qui essayent d’être vraiment pluralistes…

Interview surréaliste :

Avortement et satanisme

Terrible témoignage diffusé par le Huffington :

J’ai la quarantaine, je suis avocate et mère de famille, j’habite un quartier tranquille, je vis dans une maison avec un jardin et un garage rempli de trottinettes et de ballons de foot. J’emmène souvent mes enfants manger des glaces et je passe mes week-ends à faire de la randonnée dans un parc national. Je ne suis pas le genre de personne qui aurait l’idée de devenir sataniste en temps normal. Mais la période actuelle n’est pas normale.

Comme tant d’autres Américaines, lorsque j’ai appris le décès de la juge Ruth Bader Ginsburg, ma première réaction n’a pas été le chagrin mais la peur. Je crains le risque grandissant d’une théocratie ou d’une dictature aux Etats-Unis, et que les garde-fous censés empêcher cette évolution ne soient à jamais affaiblis.

Quand Mme Ginsburg est morte, j’ai su qu’il fallait une réaction d’une ampleur inédite. Notre démocratie est devenue si fragile que la perte de l’un des derniers bastions du sens commun et de la décence au sein du gouvernement, moins de deux mois avant une élection cruciale, a mis nos droits civiques et génésiques en péril. Je me suis donc tournée vers le Satanisme. […]

Les sacrifices humains sont le propre du culte à Satan. Face à ces démons, il n’y a que le jeûne et la prière qui soient vraiment efficaces.

L’abstention domine 6 élections législatives

L’abstention a oscillé entre 81 et 84%. LREM avait été éliminé dès le premier tour dans les circonscriptions où il se présentait.

  • A Colmar et Neuf-Brisach (Haut-Rhin), le candidat LR Yves Hemedinger, qui était arrivé assez largement en tête au premier tour, s’est facilement imposé face à l’écologiste Frédéric Hilbert (63,67% contre 36,33%).
  • Dans la troisième circonscription du Maine-et-Loire, la candidate LR Anne-Laure Blin l’emporte avec 61,1% face à la candidate (EELV) d’union de la gauche Daphné Raveneau.
  • Dans la neuvième circonscription du Val-de-Marne, la candidate PS Isabelle Santiago l’emporte avec environ 58% des suffrages, face à Sandra Regol, numéro 2 d’EELV.
  • Dans la 5e circonscription de Seine-Maritime, le candidat socialiste Gérard Leseul a été élu au second tour en rassemblant 71,61% des voix face au RN Jean-Cyril Montier (28,39%).
  • Dans la deuxième circonscription de la Réunion, Karine Lebon, à la tête d’une liste d’union de la gauche, l’a largement emporté (71,96%) sur son adversaire soutenue par la droite, Audrey Fontaine (28,04%).
  • Dans les Yvelines, le candidat LR, Philippe Benassaya a repris la circonscription avec 67,7% des suffrages, devant la candidate Génération.s, Sandrine Grandgambe (32,2%).

Comment la Turquie infiltre le Liban

D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

Dans le monde moderne envahi d’anglicismes (merci à Radio Courtoisie d’être une sentinelle implacable), il y a le soft power et le hard power pour qualifier certains comportements dans le cadre des relations internationales.

Les nouvelles routes de la soie chinoises par exemple constituent une manière pacifique d’étendre sa puissance (soft power). L’invasion de l’Irak par les États-Unis relève bien sûr de la deuxième attitude (hard power).

Toutes les grandes puissances savent alterner les deux stratégies. Notre bon sultan Erdogan par exemple : guerrier en Libye ou en Syrie, mais pacifique au Liban.

Depuis plusieurs années, la communauté sunnite est ainsi l’objet de toutes les attentions de la part de la Turquie. Un hôpital financé par Ankara doit bientôt être inauguré dans le sud du pays, à Saïda nous apprend par exemple le grand quotidien libanais L’Orient-Le Jour.

Les Turkmènes sont également courtisés. Cette communauté est importante en Syrie et plusieurs milices islamistes présentes dans la province d’Idleb et sous contrôle turc sont composées de Turkmènes. Moins implantés au Liban, ils y comptent toutefois quelques dizaines de milliers de membres et Erdogan leur a proposé de leur accorder la nationalité turque sur simple demande. Près de dix mille d’entre eux ont fait la démarche.

Au fil du temps, l’influence turque se développe et devient agressive. Ainsi, plusieurs rassemblements arméniens (nombreux au Liban) ont fait l’objet de contre-manifestations, drapeaux turcs en tête. Un comble pour ces Arméniens dont beaucoup descendent de rescapés du génocide qui avaient trouvé refuge au pays du cèdre lors du mandat français. Des slogans très menaçants ont été entendus par les médias libanais.

On peut d’ailleurs noter en passant qu’un phénomène similaire s’est passé en France cet été : à Décines, près de Lyon, des manifestants turcs ont perturbé et menacé un grand rassemblement arménien…

La Turquie investit aussi pour l’avenir en offrant notamment des bourses pour des étudiants sunnites.

Politiquement, elle reste encore relativement prudente. Ainsi, le parti libanais affilié aux Frères musulmans (la confrérie islamiste préférée d’Erdogan), Jamaa islamiya, n’est pas officiellement soutenu par Ankara qui préfère développer un réseau plus large. La Turquie a par exemple proposé son aide après l’explosion du 4 août qui a ravagé Beyrouth et Erdogan a vivement critiqué Emmanuel Macron lors de ses déplacements dans la capitale libanaise, l’accusant de vouloir restaurer l’influence coloniale de la France. Quelle ironie quand on se souvient que pendant des siècles toute cette région a subi un joug ottoman qui n’était guère suave…

Erdogan tisse sa toile et entretient des relations personnelles avec plusieurs hommes politiques importants. L’ancien premier ministre sunnite, Saad Hariri, a ainsi été témoin du mariage de la fille d’Erdogan.

L’enjeu est de taille. La Turquie a conquis la Tripolitaine en Libye, occupe la province d’Idleb en Syrie, a des bases militaires et navales au Qatar, en Somalie et tente de spolier le gaz au large de Chypre… Et cela ne fait que commencer. C’est l’occasion pour la France de s’affirmer à nouveau comme la protectrice du Liban.

La Communauté Saint-Martin s’implante en Allemagne

Dimanche 27 septembre, M. le doyen Daniel Schilling, curé de Ratingen (archidiocèse de Cologne) a officiellement installé 3 prêtres de la communauté Saint-Martin dans la paroisse et au sanctuaire marial de Neviges. La messe d’installation a été célébrée en présence de l’évêque auxiliaire de Cologne, Mgr Dominikus Schwaderlapp, du chanoine Bosbach, vice-vicaire général du diocèse, et de don Paul Préaux, modérateur général de la Communauté.

Don Thomas Diradourian – de nationalité française-, don Ignace Duchatel – de nationalité belge – et don Phil Dieckhoff – de nationalité allemande – ont pris en charge cette mission et y développeront la vie paroissiale et les pèlerinages dans le sanctuaire.

C’est la première fois dans son histoire que la Communauté Saint-Martin implante une mission en Allemagne. Déjà présente à Gênes (Italie) et à Cuba, don Paul explique :

« La question de rejoindre tout homme passe aussi par l’ouverture à l’international. La question s’est posée à nous pour plusieurs raisons successives : d’abord l’ordination de frères d’origine allemande et autrichienne, puis les appels d’évêques étrangers à venir s’implanter dans leur diocèse, ensuite un nombre croissant de séminaristes venant d’autres pays que la France. Enfin le souhait de plusieurs membres de la communauté de partir évangéliser d’autres pays. Le cardinal Woelki nous a demandé une contribution à l’évangélisation et à la mission pour tant d’hommes et de femmes qui sont en recherche. Nous sommes heureux de cette mission et reconnaissants pour la confiance que le diocèse met dans notre Communauté.”

En France, la Communauté Saint-Martin a reçu 4 nouvelles missions dans lesquelles elle s’installe lors de cette rentrée:

  • à Montbrison (diocèse de Saint-Etienne) le 30 août en présence de Mgr Sylvain Bataille.
  • à Olivet (diocèse d’Orléans le 6 septembre en présence de Mgr Jacques Blaquart.
  • à Agen (diocèse d’Agen), le 20 septembre en présence de Mgr Hubert Herbreteau.
  • à Oullins (diocèse de Lyon), les 3 prêtres de la Communauté seront installés le 11 octobre prochain.

Le groupe LR reste majoritaire au Sénat

Près de la moitié des sièges du Sénat était à pourvoir hier.

Résultats à retrouver ici.

Le groupe LR, fort de 144 membres dans le Sénat sortant, passe à 150 sièges. Son allié de l’Union centriste perd un siège et se retrouve à 50 élus.

Le PS perd 5 élus et en compte 66. Les Radicaux de gauche perdent 11 sénateurs et ne se retrouvent plus que 13.

Les écologistes franchissent la barre des 10 sièges nécessaires à la constitution d’un groupe au Sénat avec 12 élus.

Malgré des élections municipales catastrophiques, LREM parvient à se maintenir au Sénat avec 22 sièges (moins 1). Le groupe AGIR (ex LREM et UDI) perd 3 sièges et conserve son groupe avec 10 élus.

Le PCF perd également un seul siège et se retrouve à 15 élus.

Les sénateurs non-inscrits dans un groupe parlementaire sont au nombre de 10.

Côté Rassemblement national, Stéphane Ravier, sénateur sortant, a réussi à sauver son siège, malgré la perte du 7e secteur de Marseille lors des élections municipales. Echec en revanche dans le Var, où le siège conquis en 2014 par David Rachline (démissionnaire en 2017 en raison du cumul des mandats) est perdu.

En Haute-Corse, un militant nationaliste corse, Paul Toussaint Parigi, a été élu au Palais du Luxembourg.

En Quête d’Esprit sur la vérité, la foi, la conversion

Avec le cardinal Gerhard Müller, préfet émérite de la Congrégation pour la doctrine de la Foi, Fabrice Hadjadj, Mehdi-Emmanuel Djaadi :

Donald Trump nomme Amy Coney Barrett juge à la Cour Suprême

Il l’a donc fait : le président des Etats-Unis a choisi Amy Coney Barrett, professeur à la faculté de droit de l’université Notre-Dame (Indiana), mère de 7 enfants (dont 2 adoptés), déjà nommée par Trump juge à la 7e cour d’appel fédérale (Chicago) en 2017, catholique et pro-vie.

En 2017, le choix de Trump avait été ratifié par le Sénat des États-Unis par 55 voix contre 43, alors que le Sénat ne comptait alors que 51 membres Républicains (ils sont 53 actuellement) : preuve que plusieurs sénateurs Démocrates avaient alors voté pour elle.

Il reste au Sénat de confirmer la nomination de cette brillante magistrate de 48 ans. Dans son discours à la Maison Blanche, Donald Trump a salué Mme Barrett :

« C’est une femme qui a connu des réussites sans pareille, à l’intelligence hors pair, aux compétences remarquables ».

Jeanne Smits souligne qu’elle sera la seule femme ayant des enfants à exercer la fonction de juge à la Cour suprême. Sonia Sotomayor, nommée par le président Barack Obama, est divorcée et n’a jamais eu d’enfants, tandis qu’Elena Kagan, également nommée par Obama, ne s’est jamais mariée.

Un pèlerinage pour la vie – Terres de Mission

“Terre de mission” reçoit l’abbé Hervé Benoît, curé dans le diocèse de Bourges. Ce dernier organise le 4 octobre un pèlerinage pour la vie autour du sanctuaire Notre-Dame des Enfants. C’est l’occasion de réfléchir à une vision chrétienne de la Création (où la nature n’est ni un produit jetable, ni une idole), selon l’écologie intégrale promue par le pape François. Puis, Guillaume de Thieulloy propose ses traditionnels conseils de lecture.

Veillées pour la vie le 28 novembre

N’oubliez-pas de demander à votre curé de d’organiser une veillée pour la Vie, le 28 novembre 2020 et au début de l’Avent, en union avec les 350 Veillées pour la Vie attendues en 2020 !
Chers amis !

Le site des Veillées pour la Vie est en ligne sur : www.veilleespourlavie.life

Vous y retrouverez le kit d’organisation et toute l’actualité de la culture de vie dans notre société… Celle-ci n’est malheureusement pas bonne actuellement… Le projet de loi bioéthique ouvre la porte au renouveau de l’eugénisme en France : embryons chimères, avortement jusqu’au terme des 9 mois de grossesse pour “détresses psychosociales”, GPA, etc.

Plus que jamais, nous sommes appelé à devenir “lumière de ce monde et sel de la terre”, par notre prière, notre formation personnelle, nos engagements en faveurs de la renaissance de la culture de vie…

Le 1er acte, c’est d’organiser votre veillée dans votre paroisse ! Parlez-en dès aujourd’hui à votre curé car c’est en septembre et en octobre que les agenda des paroisses sont décidés. Ensuite, proposez lui votre aide : un curé seul, sans l’aide de ses paroissiens, est un curé en survie…

Aidons-les à annoncer le Christ, le pain de Vie !

Le sénateur LR Sébastien Meurant favorable à la peine de mort

Il était l’invité de Bistro Libertés hier :

Charlie Hebdo valide la thèse du grand remplacement

Après les attentats de janvier 2015 commis par les frères Kouachi (nés en France de parents algériens, qui ont tué en criant Allahu akbar et en disant : « Vous allez payer car vous avez insulté le prophète », et qui ont intimé à une rescapée de « lire le coran » ; mais aucun rapport avec l’islam) et Amedy Coulibaly (né en France dans une famille malienne, qui s’est « marié » religieusement mais pas civilement –mais rien à voir avec l’islam- avec Hayat Boumeddiene, née en France dans une famille algérienne, et qui a en particulier fait un pèlerinage à La Mecque en 2014 – mais rien à voir avec l’islam), après l’attaque au couteau de ce 25 septembre dans la rue où était installé Charlie Hebdo en 2015 par un pakistanais sans doute né au Pakistan dans une famille pakistanaise et paisible quoique le ministre de l’intérieur ait parlé d’un attentat terroriste islamiste, Charlie Hebdo a publié un communiqué dans lequel on relève notamment :

« Cet épisode tragique démontre une fois de plus que le fanatisme, l’intolérance, dont l’enquête nous révélera les origines, sont toujours aussi présents dans la société française ».

Il est évident que si, pour Charlie Hebdo, les frères Kouachi plus M.Coulibay plus Mme Boumeddiene plus le Pakistanais d’hier représentent la société française, c’est que le grand remplacement est encore plus avancé que certains n’osent le dire.

Deuxième vague d’ordinations dans le diocèse de Fréjus-Toulon

D’Antoine Bordier, pour Le Salon beige :

Alors que l’on parle d’une seconde vague pour la Covid-19, dans le diocèse de Fréjus-Toulon la dernière vague des ordinations a eu lieu le samedi 19 septembre. En tout, Mgr Dominique Rey, qui fêtait, aussi, ses vingt années d’ordination épiscopale, aura ordonné 9 nouveaux prêtres et 7 nouveaux diacres. Zoom sur cette seconde vague.

Les séminaristes de La Castille s’activent pour terminer les préparatifs, et, faire que la Messe des ordinations de 9h30, qui aura lieu sous la grande tente blanche, soit une réussite. La tente peut contenir 500 personnes, au lieu des 2000 habituels. 500, ni plus ni moins, en fonction des mesures restrictives liées au Covid-19. Les futurs ordonnés tout de blanc vêtu, avec leur étole de diacre, pour les futurs prêtres, sont recueillis et joyeux. Aux pieds des grands platanes, qui bordent l’allée centrale du château de La Castille, ils ressemblent à des anges.

Quelques mois plus tôt, au mois de juin, la première vague des ordinations comprenait deux prêtres et deux diacres. Ils étaient les précurseurs. Les prochains viennent des 4 continents : Afrique, Amérique, Asie, Europe. Un vent international souffle sur le Var, sur ce diocèse atypique, qui, depuis les années de Mgr Joseph Madec, et, les vingt années, qui viennent de s’écouler, de Mgr Rey, a inversé la tendance baissière des vocations sacerdotales. Ici, l’Eglise universelle est une réalité humaine, qui aurait vocation à se répandre sur toute la France. Leur point commun à tous ces futurs ordonnés : ils ont été formés au séminaire de La Castille de l’Immaculée Conception, pour le plus grand nombre. Un séminariste, Mario, a été formé au séminaire missionnaire Redemptoris Mater, qui se situe à La Seyne-sur-Mer. Devant la grande tente blanche, Françoise vient d’arriver. C’est une habituée de ces ordinations depuis une quarantaine d’années. Elle a connu Mgr Madec :

« Je suis heureuse de pouvoir assister à ces ordinations. Je me rappelle celles du temps de Mgr Madec. C’était, déjà, une grande joie. Lorsqu’il a ouvert le séminaire de La Castille, tout le monde disait qu’il était fou. Je peux dire qu’il a eu raison. Et, avec Mgr Rey, il y a eu une continuité et un développement très important. Notre diocèse a besoin de prêtres, comme les autres. Il y a urgence. »

« Le prêtre, comme le Christ, célèbre le dernier repas »

Il est 9h30, les servants d’autel avancent suivis par les futurs ordonnés, et, la centaine de prêtres, qui ont fait le déplacement. La célébration est lancée avec le chant d’ouverture, qui résume à lui seul l’enjeu : « Prêtres du Seigneur, messagers de la Bonne Nouvelle, vous bâtissez l’Eglise du Christ… ».

Alexis (d’Anyama, en Côte d’Ivoire), Jacques (de Solesmes), Mario (de Ciudad del Este, au Paraguay), Gabriele (de Palerme, en Italie), Jesus David (de Valera, au Venezuela), Simon (de la Martinique), Jorge Luis (d’Hobo en Colombie), Leonardo (de Natal, au Brésil), Pierre-Edouard (d’Arcachon), Joachim (d’Ho-Chi-Minh, au Vietnam), Juan Alfredo (de La Romana, en République Dominicaine), Felipe (de Sao Paulo, au Brésil), prennent place devant l’autel. Dans son homélie, Mgr Rey parlera beaucoup de cet « autel ». Avant d’officier les rites des ordinations, il a, semble-t-il, voulu marquer le coup, en répétant plusieurs fois ce mot. Comme si la vie du nouveau prêtre y était greffée.

« L’autel dans la vie de l’Ancien et du Nouveau Testament, dans la vie de l’Eglise, signifie la présence de Dieu. La Bible s’achève par un repas : celui de la Cène. Ils sont 12 autour du Christ, comme vous aujourd’hui. L’autel, c’est le dernier repas, c’est le lieu du partage, du service. Le prêtre, comme le Christ, célèbre le denier repas. C’est, aussi, un appel à toute la communauté ecclésiale, afin qu’elle y prenne place. Que la communauté devienne une vraie famille, un seul et même corps. L’Eucharistie qui est célébrée par le prêtre sur l’autel permet cette communion. L’Eucharistie est le sacrement de cette communion. L’autel, n’est pas simplement une table-sacrée. C’est le lieu du sacrifice, du Vendredi Saint. Avec le Christ qui s’offre, le prêtre est là pour épouser toute la croix. Il reçoit, vit et transmet ce sacrifice aux hommes. La croix est pour nous une souffrance. Mais, c’est, aussi, un lieu d’engendrement. Le tombeau où est enfermé le Christ, par Sa Résurrection, devient le berceau de la vie éternelle. Il n’y en a pas d’autre. L’autel, la croix, le tombeau sont des lieux d’espérance. Par Sa Miséricorde, par votre ordination, le Christ vous envoie pour sanctifier le monde. »

Premières bénédictions

Mgr Rey appelle tous les ordinands. Ceux-ci s’avancent et s’allongent face contre terre au pied de l’autel. Puis, un par un, en commençant par les diacres, il monte les quelques marches, et, s’agenouillent devant l’autel. Sous la grande tente, un silence divin règne. L’évêque leur impose, alors, les mains. Les diacres reçoivent l’évangéliaire. Puis, c’est au tour des futurs prêtres de s’avancer. Leurs mains sont ointes du Saint-Chrême, et, ils reçoivent le calice et le ciboire du saint sacrifice. Le rite d’ordination, c’est aussi la vêture des vêtements diaconaux et sacerdotaux. La cérémonie se termine vers midi. Dehors, sur la grande prairie, aux pieds des grands platanes qui la délimite, les nouveaux prêtres bénissent un par un, et, pour la première fois, des fidèles, qui font la queue, comme le veut la tradition. La joie se lie sur leur masque. Le vent de midi apporte sa fraîcheur sur La Castille, alors que le soleil perce à travers les nuages. L’année prochaine, ils seront au moins sept à devenir « comme le Christ ».

Textes et photos réalisés par Antoine BORDIER

Manif à Lyon le 10 octobre

Manifestons le 10 octobre prochain à Lyon contre le Projet de Loi de bioéthique porté par Emmanuel Macron et son Gouvernement.

Nous ne voulons pas de la PMA sans père, de la Gestation Pour Autrui, des chimères homme-animal, des expérimentations à tout-va, et de tout le business de la procréation !

Ce projet n’est pas encore une loi !

Nous pouvons changer le cours de l’histoire en manifestant partout en France le 10 octobre prochain.

Avec “Marchons Enfants”, deux manifestations auront lieu dans le département du Rhône :

  • Samedi 10 octobre à Lyon ; RDV à 14h45 place Bellecour ;
  • Samedi 10 octobre au matin à Villefranche sur Saône.

Avortement : Un combat sans fin face à une horreur sans limite

De l’ECLJ :

L’avortement est au cœur de l’actualité internationale. De nombreuses initiatives, lois et décisions dans les pays en sont la preuve et illustrent des divergences radicales  entre des approches que l’ECLJ s’efforce de soutenir ou de combattre, en Europe et dans le monde.

En France, la situation est objectivement devenue dramatique. Les chiffres du nombre d’avortements par an viennent d’être publiés : 232 200 avortements ont été officiellement enregistrés pour 2019, soit le plus haut niveau depuis 30 ans. Le journal Libération le reconnaît à présent : « [l]es données montrent une corrélation nette entre niveau de vie et recours à l’interruption volontaire de grossesse », ce que l’ECLJ explique depuis des années dans ses recherches.

Oui, en France l’avortement concerne aujourd’hui principalement des femmes déjà dans la vie active qui avortent pour des motifs socio-économiques.

Cependant le Gouvernement français n’a pas la moindre intention de chercher à prévenir le recours à l’avortement. Encore en avril, Olivier Véran s’inquiétait de la réduction du recours à l’IVG en raison du confinement. Le projet de loi bioéthique qui a clôturé la session de l’Assemblée nationale a une nouvelle fois servi à supprimer plusieurs « barrières » et « garde-fous » que les députés avaient érigés il y a à peine 10 ou 15 ans.

Outre les problématiques liées à la recherche sur l’embryon et les carences de contrôle que nous avions abordées dans cette interview vidéo, c’est une des dernières lois protégeant la vie que certains députés ont tenté de détruire. Ils ont adopté un amendement autorisant l’avortement jusqu’à la veille de la naissance pour le motif de détresse « psychosociale ».

Le projet de loi adopté en deuxième lecture prévoit d’autoriser l’interruption volontaire de grossesse à « toute époque » si deux médecins membres d’une équipe pluridisciplinaire attestent que la poursuite de la grossesse met en péril grave la santé de la femme, « ce péril pouvant résulter d’une détresse psychosociale ».

Comme nous le soulignions dans cette tribune conjointe parue dans le FigaroVox : cette notion est beaucoup trop vague et subjective pour attester sérieusement de sa force ou de sa réalité. De plus, si une femme est en détresse psychologique ou sociale, ce sont précisément deux domaines où la société peut lui apporter des aides plus pertinentes que l’avortement : suivi psychologique, aides sociales, aides au logement… Permettre l’avortement « à toute époque », c’est-à-dire jusqu’au terme, en réponse à une détresse psychosociale est un infanticide. Cette loi a été déposée au Sénat pour la deuxième lecture, et on peut (encore) espérer que les sénateurs reviennent sur cet amendement.

À l’inverse, le Parlement slovaque se prononcera d’ici la fin du mois sur une proposition de loi pour véritablement aider les femmes et protéger la vie. En l’état, la proposition prévoit d’augmenter les aides sociales aux femmes enceintes, de prolonger leurs délais de réflexion et de s’assurer d’un meilleur contrôle en cas d’avortement pour des raisons médicales. En réponse à l’ingérence de la Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe qui demande aux députés de voter contre cette proposition, l’ECLJ leur a écrit pour leur confirmer que rien en droit international ne s’oppose à une telle législation. […]

Autre illustration de ce combat international : la Pologne. Ce pays est aujourd’hui sous le coup d’une procédure de sanction pour violation de l’État de droit par l’Union européenne et poursuivi à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) par une femme qui lui reproche ne pas l’avoir autorisée à avorter après 24 semaines de grossesse.

L’affaire à la CEDH concerne une grossesse au cours de laquelle des malformations graves furent détectées chez l’enfant à naître. Elles se confirmèrent à la naissance et l’enfant mourut quelques semaines après sa naissance des suites de ces déficiences. La mère a décidé de poursuivre en justice la clinique polonaise pour l’avoir “obligée à mettre au monde un enfant handicapé, à le voir souffrir et mourir, et l’avoir empêché d’avorter avant.” L’ECLJ a été autorisé à intervenir dans cette affaire et a remis cette semaine ses observations écrites à la Cour.

Au sujet de la procédure de sanction, en raison de la lutte du Gouvernement polonais pour la défense de la vie et  de la famille, nous vous invitons à lire sur notre site l’article de notre contributeur Patrik Regalski qui analyse les dernières décisions du Parlement européen.

Enfin, en Amérique aussi l’avortement est au cœur de l’actualité. Suite au décès de la juge de la Cour Suprême des États-Unis Ruth Bader Ginsburg, le Président Donald Trump proposera, selon ses dires, samedi 26 septembre une nouvelle juge. Le Sénat pourra ensuite auditionner et confirmer ou non le choix du Président. Si cette nomination suscite une telle effervescence, c’est qu’une juge conservatrice supplémentaire pourrait permettre à la Cour Suprême de faire évoluer les législations des États sur l’avortement dans un sens plus protecteur de la vie prénatale.

À l’inverse, au Salvador, des associations pro-avortement agissent pour la légalisation de l’infanticide post-natal. En effet, la Cour interaméricaine des droits de l’homme a été saisie d’un recours de femmes condamnées et incarcérées pour homicide volontaire sur leurs nouveau-nés. Les faits de chaque affaire jugée, corroborés par des preuves scientifiques ainsi que par des témoignages, sont délibérément déformés pour dissimuler ou minimiser les morts des nouveau-nés des mains de leurs mères. Les homicides des nouveau-nés sont qualifiés par le Centre pour les droits reproductifs d’« avortement », de « fausse couche » ou d’« urgence obstétricale ».

Lire notre article complet sur cette procédure sur notre site (certains détails sont susceptibles de choquer). L’ECLJ interviendra en tierce partie dans cette affaire et vous présentera très prochainement une initiative pour la protection des enfants à naître.

Le jour d’un attentat commis par un immigré, Eric Zemmour est condamné pour ses propos sur l’immigration

Le jour même où un immigré pakistanais tente de tuer plusieurs personnes dans les anciens locaux de Charlie Hebdo, le tribunal de Paris a condamné Eric Zemmour à une amende de 10 000 euros pour injure et provocation à la haine pour les propos qu’il avait tenus, le 28 septembre 2019, en ouverture de la « Convention de la droite ».

Son avocat annonce faire appel de cette décision.

Pour mémoire, voici un extrait de ce discours interdit :

« La fraude que préparent les démocrates va se terminer devant la Cour suprême, et c’est pourquoi il est très important que nous ayons neuf juges »

Adrien Jaulmes, dans Le Figaro, évoque le refus de Donald Trump de s’engager à ce que la transition postélectorale se déroule « pacifiquement » quel que soit le résultat de la présidentielle. Le président américain a répondu :

« Eh bien, il va falloir voir ce qui se passe ». « Vous le savez, je me suis beaucoup plaint des bulletins de vote. Et les bulletins de vote sont un désastre… ».

Le vote par correspondance pourrait permettre des fraudes massives au profit des démocrates.

« Débarrassez-vous de ces bulletins de vote, et vous aurez un transfert très – très pacifique – il n’y aura pas de transfert, franchement, il y aura une continuité… Les bulletins de vote sont hors de contrôle… Les démocrates le savent mieux que qui que soit ». « La fraude que préparent les démocrates va se terminer devant la Cour suprême, et c’est pourquoi il est très important que nous ayons neuf juges ».

Vainqueur en 2016 au collège électoral, mais arrivé derrière Hillary Clinton en termes de suffrages exprimés, Trump avait accusé les démocrates d’avoir obtenu ce résultat grâce au vote frauduleux de millions d’étrangers en situation irrégulière.

Les règles d’organisation, notamment du vote par correspondance, sont fixées par chaque État… Avec la crise sanitaire, le climat politique particulièrement délétère, le risque d’émeutes violentes, le scénario selon lequel le résultat du scrutin ne serait pas connu le mardi 3 novembre au soir n’a rien d’une politique-fiction. Le précédent de l’an 2000 est dans toutes les mémoires. Un résultat extrêmement serré en Floride entre les deux candidats, Al Gore et George W. Bush, avait à l’époque conduit à retarder la proclamation du vainqueur pendant plusieurs semaines, avant que la Cour suprême ne décide d’arrêter le recompte des bulletins de vote, accordant la victoire au candidat républicain. Gore avait accepté la décision et reconnu sa défaite.

Selon certaines estimations, un tiers des électeurs pourraient voter par correspondance. Or la proportion est beaucoup plus importante dans le camp démocrate. Dans le Wisconsin, un récent sondage estime que 55 % des électeurs démocrates s’apprêtent à voter par correspondance contre 15 % parmi les républicains.

Depuis le printemps, Trump accuse les démocrates de préparer la « plus grande fraude électorale de l’histoire » en favorisant le vote par correspondance. Outre les problèmes de vérification des listes électorales, un risque de confusion vient de la date limite du vote par correspondance, qui varie selon les États. Dans la plupart, les bulletins doivent être reçus avant le jour du vote, le 3 novembre. Mais certains autorisent leur comptabilisation après le jour du scrutin. Dans les États les plus contestés, parfois remportés en 2016 à quelques dizaines de milliers de voix près, ce système augmente le risque de ne pas avoir de résultat le soir du vote.

Dans l’Iowa, les bulletins doivent être postés avant le 2 novembre, et reçus au plus tard le 9 novembre à midi. En Géorgie, un juge fédéral a ordonné que le délai soit prolongé jusqu’au 6 novembre. En Caroline du Nord, les bulletins doivent être postés avant le jour de l’élection, le 3 novembre, et peuvent être reçus jusqu’au 6 novembre. Dans le Minnesota et le Nevada, le délai va jusqu’au 10 novembre, et s’étend jusqu’au 13 novembre dans l’Ohio.

Les deux partis ont déjà rassemblé des équipes d’avocats en cas de litige.

Johan Ickx : L’aide apportée par le Vatican aux Juifs a été massive

Dans un livre-événement s’appuyant sur des milliers de documents inédits et intitulé Le Bureau. Les Juifs de Pie XII, l’archiviste du Vatican, Johan Ickx, révèle l’ampleur de l’activité du Saint-Siège en faveur des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale. Il a accordé un entretien au Figaro Magazine. Extrait :

[…] La perception positive portée sur Pie XII juste après la guerre a été balayée par la pièce de Hochhuth, Le Vicaire, une création des services secrets soviétiques qui a joué un grand rôle dans le retournement de l’opinion publique dans tout l’Occident. Tous les historiens ont pris l’acte d’accusation de cette invention théâtrale – ami des nazis, Pie XII aurait sciemment détourné le regard et gardé le silence sur la persécution et l’extermination des Juifs – comme point de départ pour construire leur «vérité», mais sans connaître les pièces essentielles et originales que j’expose et développe dans mon livre. Sans compter qu’ils se sont souvent appuyés sur un seul document, étudié à la loupe quand celui-ci semblait aller dans le sens de leur «cause».

Le livre est plein d’éléments nouveaux, mais je voudrais en mentionner trois en particulier. D’abord, la réalité d’une aide constante du Vatican aux Juifs de toute l’Europe – individus ou familles, via l’action d’un desk officer de la secrétairerie d’État, à qui avait été spécifiquement confiée cette mission quotidienne: Mgr Dell’Acqua. Et il est à noter qu’il y a seulement quelques mois, cette personne chargée de sauver les Juifs a subi soudain une campagne de diffamation et a été traité d’antisémite… C’est une diffamation lourde, même post mortem. Cela montre bien combien on continue à «créer» de l’Histoire sur Pie XII. C’est la même technique depuis cinquante ans: délégitimer auprès du grand public les personnages autour de Pie XII pour projeter indirectement une ombre accusatrice sur le pape.

Deuxième élément, très important, qui mérite d’être étudié par les spécialistes: la rupture diplomatique définitive entre l’Église catholique et le gouvernement nazi le 17 mars 1943, après la découverte d’une note du Saint-Siège critiquant la persécution religieuse pratiquée en Allemagne et dans les territoires occupés. Resté secret jusqu’à aujourd’hui, c’est un fait important parce qu’à partir de cette date, le Saint-Siège, qui a été diplomatiquement déclaré en guerre, est mis hors-jeu dans tous les pays occupés par les nazis. À partir de cette date, la «guerre froide» entre le Vatican et le régime nazi a commencé.

Enfin, j’ai trouvé la confirmation du fil rouge qui lie la Seconde à la Première Guerre mondiale: ses figures cardinales (Hitler, Pacelli, certains cardinaux et les Juifs qui ont servi leur patrie pendant la Grande Guerre), certaines réalités (déportations et camps de concentration), la pensée même du futur pape autour du peuple juif (expliqué dans un document officiel du Saint-Siège en 1916 et considéré, par le Comité juif américain à New York comme «encyclique»!), quand il était le ministre des Affaires étrangères du Vatican. Il est surprenant de voir comment tous ces éléments retracent ou trouvent leur genèse dans et pendant la Première Guerre mondiale. […]

On découvre dans votre livre le haut degré de persécutions subies durant la guerre par l’Église catholique. Vous attendiez-vous à cela?

J’étais au courant de cette persécution de l’Église catholique, déjà entamée en Allemagne dans les années 1930, avec notamment des décapitations de prêtres, mais je dois avouer que les dimensions réelles lors de la Seconde Guerre mondiale racontées par les documents des Archives historiques m’ont laissé perplexe. À l’Est en particulier, d’innombrables innocents, hommes, femmes et enfants ont été confrontés à l’horreur des tortures et des massacres, d’abord perpétrés par les Soviétiques puis par les nazis. Il me semble que dans l’historiographie de la Seconde Guerre mondiale il existe encore une lacune à cet égard. Je raconte dans un chapitre le danger constant pour n’importe quel fidèle catholique et l’élimination des classes intellectuelles et savantes dans les territoires occupés, surtout en Pologne. Le réseau d’informateurs, des hommes qui souvent méprisaient la mort, est remarquable. Du début de l’invasion en Pologne les massacres commis par les nazis sur la population sont rapportés soit par l’ambassade de Pologne près du Saint-Siège, soit par des membres du clergé et des catholiques polonais. Ils décrivent une cascade de terreur et de massacres sur la population catholique.

Peut-on mesurer le niveau d’aide apportée par le Vatican aux Juifs, et le rôle précis de Pie XII dans cette aide? A-t-il fait, à vos yeux, tout ce qu’il pouvait faire?

L’aide du Vatican a été massive. Ma réponse peut surprendre le lecteur, mais il faut voir la réalité. Le Saint-Siège a mis en branle un réseau international d’aide et de secours qui a continué à fonctionner là ou d’autres organisations ont cessé d’agir (par impossibilité) 24 heures sur 24. De plus, les nonces et les représentants diplomatiques du pape Pie XII ont cherché, non sans suivre les instructions directes, à trouver toutes les voies possibles pour sauver des Juifs. Le mot-clé dans tout cela est «possible», car celui qui vivait la réalité du nazisme féroce ne «pouvait» presque rien faire. […]

Bioéthique : Mgr Aillet demande aux prêtres et aux laïcs d’accueillir avec attention les sollicitations du collectif Marchons enfants et des AFC

Lettre de Mgr Aillet du 24 septembre aux prêtres, aux diacres et aux responsables de Mouvements, Associations de Fidèles et Services diocésains :

Chers frères et sœurs,

Comme vous le savez, même si les grands médias sont restés très discrets sur le sujet, le projet de loi bioéthique, aggravé par la Commission spéciale de l’Assemblée Nationale, a été adopté le 1er août 2020, par l’Assemblée Nationale en seconde lecture, avec 101 députés présents dans l’hémicycle sur 577. Deux députés courageux de notre département, dont un de la majorité parlementaire, ont voté contre.

J’ai publié deux messages, le 18 juillet et le 15 août, pour commenter cette douloureuse actualité. De nombreux évêques ont réagi à ce « désastre éthique » et le Groupe de travail bioéthique de la Conférence des évêques de France, présidé par Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes, a communiqué le 1er août sa désapprobation. Nous ne pouvons certes pas nous bercer d’illusions, mais l’adoption définitive de ce projet de loi n’est pas acquise : le texte doit encore repasser devant le Sénat et le Conseil Constitutionnel pourrait encore être saisi.

Une Coordination d’associations – dont les Associations familiales Catholiques, la Manif pour Tous, Alliance Vita et l’Association Juristes pour l’enfance –, qui a pour nom : « Marchons Enfants », multiplie les campagnes de sensibilisation du grand public, les démarches auprès des parlementaires, et appelle les citoyens à manifester le samedi 10 octobre prochain dans de nombreuses villes de France, dont Bayonne et Pau.

Des représentants de cette Coordination ont été reçus par le Conseil permanent de la Conférence des Evêques de France et ont demandé aux évêques un encouragement, non moins qu’une parole forte adressée au grand public, en affirmant que les évêques sous-estiment souvent leur impact et leur capacité de mobilisation.

C’est dans ce sens que je vous invite à faire bon accueil aux représentants de cette Coordination qui vous contacteront.  Ils vous proposeront de donner une information à vos paroissiens et aux membres de vos Mouvements ou Associations de fidèles, non seulement sur les enjeux du Projet de Loi, mais aussi sur les modalités pratiques des manifestations prévues le 10 octobre à Bayonne et à Pau. Je ne suis pas certain en effet qu’un nombre important de nos fidèles aient une connaissance suffisante du contenu de ce projet de loi, ni tout à fait conscience de ses enjeux et de la gravité des « avancées » ainsi adoptées par l’Assemblée Nationale.  (Voir le site des AFC qui donne beaucoup d’informations utiles, tant sur la manifestation que sur le projet de loi : afc-France.org).

Si l’Eglise ne doit pas s’engager directement dans la gestion des affaires publiques, elle n’en a pas moins la mission prophétique d’éveiller les consciences, en rappelant les principes, parfois non négociables, qui guident la recherche du Bien commun, but principal de la Politique. Elle doit même encourager les fidèles du Christ laïcs à s’engager dans leur mission spécifique, qui est d’animer chrétiennement les réalités temporelles – famille, travail, vie associative, engagement social et politique –, de manière autonome et de leur propre initiative, dès lors que c’est en cohérence avec la foi et l’enseignement de l’Eglise.

Je vous invite donc à encourager les fidèles à prendre leurs responsabilités par rapport à ce projet de loi, qui ne sera pas sans incidences dans la vie de tous les citoyens. Cela peut passer par la décision, que chacun doit prendre librement et en conscience, de manifester. Encore faut-il qu’il soit informé de cette possibilité.

Je vous rappelle que ce projet de loi bioéthique ne s’attaque pas à des réalités contingentes, sujettes à opinions : il comporte une « rupture anthropologique majeure » qui attente à la dignité fondamentale de la personne humaine, à commencer par la plus vulnérable, et offense gravement le dessein du Créateur.

L’Eglise a déjà porté dans le passé un jugement sévère sur la PMA (procréation médicalement assistée) : non seulement elle substitue la technique à la nature, ce qui est incohérent à l’heure de l’engagement écologique, mais elle induit dans la plupart des cas la destruction d’embryons. Aujourd’hui, elle met en garde contre la fabrication légale et intentionnelle d’enfants sans père, induisant un bouleversement de la filiation sans précédent, où la filiation n’est plus liée à la nature – qui exige les gamètes d’un homme et d’une femme – mais à un projet parental. C’est la remise en cause pure et simple de la nature de la génération humaine et la négation de la corporéité, qui est partie intégrante de la personne humaine. Et le fait que cela ne concernera qu’un nombre limité de couples, ne change rien à la Révolution ainsi opérée dans le droit général de la filiation.

Ce projet de loi prévoit en outre d’autoriser largement l’expérimentation sur les embryons humains, jusqu’à fabriquer des embryons-chimères, par l’apport de cellules souches humaines à des embryons animaux !

Enfin, un amendement hors-sujet a été introduit, en extrême fin des discussions, visant à étendre l’Interruption Médicale de Grossesse, déjà possible jusqu’à la fin de la grossesse, aux cas de « détresse psychosociale » : il s’agit ni plus ni moins de détruire un être humain innocent – qui peut nier qu’un fœtus de 9 mois soit un enfant ? – pour résoudre un problème psychosocial. C’est un véritable scandale qui met en lumière le drame de tout avortement ! Comment résoudra-t-on les traumatismes post-avortement qu’un nombre croissant d’experts reconnaissent aujourd’hui ?

Personne n’est dupe non plus sur le frein mis par le gouvernement, pour calmer les esprits, à l’adoption de la GPA, qui ne saurait être longtemps ajournée, ne serait-ce que pour honorer le principe de non-discrimination entre les couples de femmes et les couples d’hommes, et pour ne pas prendre de retard dans une compétition commerciale déjà bien engagée, si l’on en croit la tenue, en toute impunité quoiqu’illégalement, de salons « désir d’enfants » qui en font déjà la promotion en France !

Je pense que vous conviendrez aisément avec moi de la gravité des enjeux et de l’importance qu’il y a à informer les fidèles, comme à les sensibiliser à leur prise de responsabilité, pour faire entendre la voix du bon sens et de la justice sur un projet de loi qui, en fin de compte, n’est ni bio ni éthique, et se contente, une fois encore, de suivre l’évolution des mœurs, au mépris de la loi morale comme des lourdes conséquences qui pèseront sur les générations à venir.

Je répète encore une fois qu’il ne s’agit pas de porter un jugement sur les personnes, dont les souffrances sont respectables. Mais on ne saurait rester muet sur le désordre éthique que ces avancées sociétales apporteront objectivement pour tous. La compassion et l’attention respectueuse que l’on doit aux personnes ne justifient pas que l’on déroge à des principes aussi fondamentaux, parce que seuls à même de garantir les droits fondamentaux de toute personne humaine, sans exception. En l’occurrence, quelle que soit la souffrance de ne pas avoir d’enfant, celui-ci n’est jamais l’objet d’un désir, mais un don qui ne saurait jamais être asservi à la volonté de ses parents.

La prière et le jeûne demeurent les moyens privilégiés pour accompagner notre action et en garantir de la part du Seigneur la fécondité.

En confiant cette lettre à votre discernement, je vous assure de mes sentiments dévoués dans le Christ et Son Eglise, et de ma prière.

+ Marc AILLET

230 000 avortements par an, cela ne suffit pas au député Albane Gaillot, qui en veut encore plus

Alors que les récents chiffres de la DREES montrent un record du nombre d’avortements depuis 1995, avec un avortement pour trois naissances, les fanatiques des sacrifices humains en veulent encore plus, à l’approche de la journée mondiale de l’avortement, le 28 septembre.

Un article à la gloire du Planning familial tente de rassurer les femmes enceintes. Mais c’est assez glaçant :

« J’ai vécu ça comme une torture. J’aurais préféré qu’on soit plus transparent avec moi. C’est vraiment des objets intrusifs. On me disait que j’allais pas ressentir de douleur mais la douleur était vraiment mentale. Je sentais tout ce qui se passait. Y a pas que la douleur à prendre en compte… »

Albane Gaillot, député EELV du Val-de-Marne, a déposé une proposition de loi pour qu’il y ait encore plus d’avortements. Elle s’attaque à la durée légale et à la clause de conscience des médecins. Hier, elle a conduit une délégation de 9 députés à “La Maison des femmes” à Saint-Denis pour parler avortement à l’approche du débat sur sa proposition de loi. Dans la pièce, parmi les portraits affichés, il y avait celui de Mère Térésa, qui avait déclaré en 1979

“Le plus grand destructeur de la paix, aujourd’hui, est le crime commis contre l’innocent enfant à naître”.


Le député Albane Gaillot est en train de faire signer une tribune par les parlementaires, dans laquelle elle écrit :

Tous les jours, nous faisons le constat de l’insuffisance des politiques publiques en matière d’éducation à la sexualité ou encore de la fermeture des nombreux établissements spécialisés dans l’IVG, qui se traduisent – entre autres – par une entrave à la liberté de choix de la méthode de l’IVG pour les femmes.

Tous les jours, les femmes font les frais de la clause de conscience spécifique à l’IVG qui consacre l’avortement comme un acte à part, en permettant à tout médecin de refuser de prendre en charge une patiente, sans avoir à en donner les motifs.

Alors qu’il y a eu plus de 230 000 avortements en France en 2019 !

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