Blogs avec images

Hommage à Daniel Hamiche sur TV Libertés

Le 20 décembre, Terre de missions reçoit Guillaume d’Alançon, directeur de l’Institut pour la Famille en Europe, qui vient d’éditer un petit livre d’un moine bénédictin à un moine orthodoxe. C’est l’occasion de parler de ce qui a progressé dans les relations oecuméniques au cours des dernières décennies et de ce qui bloque encore.

Puis Guillaume de Thieulloy rend hommage à Daniel Hamiche. Journaliste catholique récemment disparu, Daniel Hamiche animait notamment la rédaction de l’Observatoire de la christianophobie et avait participé au lancement de Terre de missions.

Enfin Gregor Puppinck, directeur du Centre européen pour le droit et la justice, présente son nouveau livre sur l’objection de conscience.

En Quête d’esprit : Pourquoi une Terre sainte ?

Aymeric Pourbaix reçoit la père Olivier-Thomas Venard, frère dominicain et professeur à Jerusalem, ainsi que les journalistes Bernard Lecomte ​et Véronique Jacquier :

Universalisme chrétien : un prêtre répond à Zemmour et Onfray

Un prêtre du diocèse de Valence réagit au dernier débat entre Eric Zemmour et Michel Onfray :

La souffrance des victimes de l’avortement

La Fondation polonaise “Pour le Droit à la Vie” met en ligne des courtes vidéos sur la réalité de l’avortement. Certaines sont sous-titrées en français, comme celle-ci sur la souffrance des enfants victimes d’avortement. Il faut préciser que certaines images et certaines descriptions sont difficilement soutenables – mais c’est, hélas, l’effroyable réalité de ce “crime abominable” que dénonçait Vatican II:

 

Les grilles de la liberté ou le Carmel dévoilé

Ces temps derniers, le Salon Beige a publié « A la lueur de la bougie, pistes pour discerner sa voie ». Aussi, nous allons vous proposer durant ce mois un voyage dans différents monastères. Ce voyage durera quelques instants, à chacun de le vivre en ouvrant son cœur, comme une invitation à approfondir notre lien avec le Christ, et pour certains, à tenter l’aventure monastique… Une neuvaine pourra aider.

Le chant d’un oiseau, un pas léger, un murmure. On pourrait dire que le visiteur qui pénètre dans la chapelle du carmel fait irruption dans une conversation… céleste. Tout est silence, et le moindre bruit résonne à l’infini. On dirait bien que le monastère est désert ; les sens font l’expérience de l’absence.

Hormis aux heures des offices, on pourrait se demander si une âme vit dans les bâtiments. Ah si ! Un semblant de vie, minérale celle-ci : l’eau sommeille dans le bénitier ; un autre, davantage visible la nuit, une flamme de bougie sur l’autel. Serions-nous à Gethsémani ? tandis que le sommeil avait gagné les corps engourdis des proches de Jésus, à l’agonie…

Dans sa contemplation des mystères du salut, Pascal écrit :

« Jésus sera en agonie jusqu’à la fin du monde. Il ne faut pas dormir pendant ce temps‑là »

C’est ce qu’essaient de faire les carmélites, ces moniales dont la vie rapproche l’Ancien et le Nouveau Testament. Étonnante destinée d’un ordre monastique qui a pour fondateur le prophète Elie !

Blaise Pascal continue :

« Jésus au milieu de ce délaissement universel et de ses amis choisis pour veiller avec lui, les trouvant dormant, s’en fâche à cause du péril où ils exposent non lui, mais eux‑mêmes, et les avertit de leur propre salut et de leur bien avec une tendresse cordiale pour eux pendant leur ingratitude, et les avertit que l’esprit est prompt et la chair infirme. »

A une heure de faiblesse religieuse, nous sommes en Espagne au XVIème siècle, un trait de lumière traverse l’Ordre du Carmel. Deux plutôt, car Thérèse d’Avila n’est pas seule, Saint Jean de la Croix la soutient par sa prière, sa souffrance. Dans le cachot sombre où il réside, mis de côté -c’est peu de le dire- par ses frères carmes, il connaît à la fois l’incandescence de la souffrance et le triomphe de la lumière. La brutalité de sa mise au tombeau vif lui fait rencontrer le Christ qui ne dort pas. Lui non plus ne dort pas, d’ailleurs, qui souffre et offre pour ses frères, pour l’Eglise. Veilleur avant l’aube, il accueille le calice, le saisit avec le Christ, un avec Lui.

La grande Thérèse (d’Avila) en est sûre, Dieu fait tout et c’est lui qui nous sauve alors même que nous croyons être utile à quelque chose. Il veut seulement notre volonté et que nous accueillions dans l’amitié filiale sa présence qui fait en nous toute chose nouvelle, par l’inhabitation de la Sainte Trinité ; mystère d’oraison et de silence. Pour apprendre à entrer dans l’oraison.

« Jésus, pendant que ses disciples dormaient, a opéré leur salut » finit par conclure Pascal… « Je devais me désoler de dormir pendant mes oraisons et mes actions de grâce ; eh bien, je ne me désole pas… Je pense que les petits enfants plaisent autant à leurs parents lorsqu’ils dorment que lorsqu’ils sont éveillés… » ajoute la petite Thérèse (de Lisieux). Elle accueille les paroles du Verbe Divin : « Ces paroles que je te donne aujourd’hui resteront dans ton cœur. Tu les rediras à tes fils, tu les répéteras sans cesse, à la maison ou en voyage, que tu sois couché ou que tu sois levé. » (Dt 6, 4-7)

Sans doute dormait-elle de temps à autre parce que l’ascèse de sa vie intimidait sa nature, elle qui par amour avait tout donné, si jeune, elle avait 15 ans. Oui Thérèse nous rejoint, elle nous tutoie comme elle tutoie le Christ, tellement l’amour étreint son âme. A nous qui tutoyons allègrement notre Dieu, sommes-nous si intimes avec Lui pour oser pareille familiarité ? Espérons que oui.

En tout cas, qu’on se le dise, il est un lieu où l’âme en silence tutoie l’Epoux Divin, c’est dans la paix de la cellule d’une carmélite. Mystère d’épousailles, trait de lumière qui pénètre le cœur et l’aimante vers l’amour, dirait sainte Thérèse d’Avila.

A 15 ans, Notre-Dame accueillait en elle l’embryon Jésus; un bel âge pour la maturité spirituelle. Et vous, jeune fille, qui aspirez au bonheur profond, à la relation idéale et parfaite, avez-vous songé au Carmel ? Savez-vous qu’entre ses murs resserrés, derrière les grilles entrelacées comme une tresse virginale, des âmes sont forgées par le feu du divin amour ?

Oui, les grilles du Carmel ne retiennent que ce qui freine la joie. C’était l’expérience de saint Louis Martin lorsqu’il rendait visite à sa reine Thérèse. C’était l’expérience de sainte Elisabeth de la Trinité qui osait dire : « J’ai trouvé mon Ciel sur la terre puisque le Ciel c’est Dieu, et Dieu c’est mon âme. »

PS : Voici quelques contacts de Carmels pour les aventurières, celles qui seraient prêtes à aller au bout du monde pour trouver l’amour de leur vie ou tout simplement faire une retraite :

Carmel d’Alençon : https://carmel-alencon.fr/

Carmel Notre-Dame de la Rencontre à Simacourbe – 05 59 62 90 21

Carmel de Cognac : 05 45 82 09 60

Carmel d’Ars : 04 74 00 71 24

Carmel de Saint Sever : 05 58 76 00 15

Carmel de Figeac : 06 14 32 05 51

Carmel de Lourdes : 05 62 94 26 67

Carmel de Créteil : 69 av Ceinture 94000 Créteil

Et pour les très grandes aventurières :

Carmel de la Theotokos et de l’Unité
Rue Saint-Joseph
Harissa
Liban
Tél.      + 961 – 9 – 263889
Fax      + 961 – 9 – 260792
Courriel   [email protected]

Carmel de la Theotokos et de Saint Joseph
Kfarmasshoun – Jbeil
Liban
Tél. et fax        + 961 – 9 – 738202.
Courriel           [email protected]

Invitation de la sainte famille pour Noel

Que nous puissions ou non nous réunir avec nos proches cette année, nous ne passerons pas Noël seul. Si nous décidons de le passer dans l’étable de Bethléem, il y aura de la place pour tout le monde !

Nous sommes tous invités par la sainte famille à vivre ce moment de joie et de paix avec eux.

Le réveillon du 24 décembre : retrouvons-nous dans le silence rempli d’espérance de la crèche. Partageons l’attente joyeuse et fébrile qui devance la naissance de l’enfant avec Marie et Joseph. Accompagnons-les par nos prières et demandons leur de prier pour nous, dans nos attentes et pour tout ce que nous portons en nous, avec un Je vous salue Joseph, ou en commençant une neuvaine à la sainte Famille.

Le jour de Noël : Nous sommes invités à la grande fête qui réunit le Ciel et la Terre ! Fêtons la naissance du Christ et ressentons la joie du monde en vivant ce temps fraternel en communion de prière et d’esprit !

  • Ce sont les anges qui sont venus nous annoncer cette naissance et ils viennent nous rejoindre là où nous sommes. Avec les anges, ce jour-là, prions et chantons le Gloria. Et envoyons chacun de nos anges former un chœur céleste à la gloire du Sauveur.
  • Remplissons nos hottes de bénédictions et distribuons les comme autant de cadeaux à ceux qui sont prêts de nous – et à ceux qui sont loin -, pour le monde et pour tous les hommes !

Joyeux Noël à Bethléem et à bientôt autour de l’enfant Jésus !

Eric Zemmour face à Michel Onfray sur le génie français

Débat de très grande qualité, agréable à regarder :

Crèches et calvaires dans l’espace public

Voici l’émission de l’ECLJ sur RCF à propos des crèches et calvaires dans l’espace public et de la loi de 1905.

Deux sujets sont abordés :

L’émission traite également des solutions à explorer pour maintenir les calvaires et les crèches dans l’espace public.

L’héritage pro-vie du président Donald Trump

Nicolas Bauer estime que l’héritage pro-life de la présidence Trump sera difficilement détricotable par l’administration Biden :

[…] Le 22 octobre 2020, 35 États des Nations-unies ont signé la Déclaration de consensus de Genève sur la promotion de la santé de la femme et le renforcement de la famille. Ces États de toutes les régions du monde ont été réunis à l’initiative des États-Unis, en marge de l’Assemblée mondiale de la santé à Genève (OMS). En s’appuyant sur le droit international, cette Déclaration rappelle que le droit à la vie est inhérent à la personne humaine, que l’enfant a besoin d’une protection spéciale avant sa naissance et que

« l’avortement ne devrait, en aucun cas, être promu comme méthode de planification familiale ».

La liste des signataires de ce texte s’allonge régulièrement depuis octobre et représente 20% de la population mondiale. Elle comporte trois pays du Conseil de l’Europe (Pologne, Hongrie et Géorgie), de nombreux États africains, des États arabes du Golfe, le Brésil, le Paraguay, la Biélorussie, l’Indonésie ou encore Nauru (Océanie). Cette alliance d’États très variés est exceptionnelle sur le plan géopolitique. Certains États signataires sont en effet fortement divisés entre eux sur d’autres sujets. C’est le cas par exemple des États-Unis et du Pakistan, du Soudan et du Soudan du Sud, ou encore de l’Arabie Saoudite et du Qatar. L’alliance actuelle de ces 35 États est prometteuse. Elle pourrait se renforcer et peser durablement aux Nations-unies. Joe Biden, qui compte s’opposer à cette Déclaration, ne pourra pas enrayer cette dynamique pro-vie à lui seul.

Au niveau fédéral, les nominations de juges pro-life par Donald Trump auront probablement la plus grande portée pro-vie à long terme. D’après l’avocat Jordan Sekulow,

« les juges qui sont nommés à vie dans les juridictions fédérales représentent l’un des héritages les plus durables de toute administration ».

En effet, tous les juges fédéraux sont nommés par le Président des États-Unis, avec l’approbation du Sénat. Cette nomination à vie (hors destitution ou démission) permet d’influencer l’interprétation de la Constitution sur des décennies.

Environ 250 juges fédéraux ont été nommés pendant le dernier mandat présidentiel, en particulier un quart des juges des cours de district (première instance) et environ 30% des juges des cours d’appel fédérales. Ces cours tranchent la grande majorité des litiges. Ainsi, après avoir été censurée par une cour de district, une loi du Tennessee interdisant l’avortement eugénique a été validée en appel. C’est un panel de trois juges, dont l’un nommé par Donald Trump, qui a donné raison à l’État du Tennessee fin novembre 2020.

Grâce à ces nominations, les défenseurs des enfants à naître peuvent au moins limiter la portée de l’arrêt Roe v. Wade, qui garantit depuis 1973 l’accès à l’avortement au nom du droit à la vie privée. Ils espèrent aussi obtenir de la Cour suprême des États-Unis une décision revenant définitivement sur cette jurisprudence. C’est aujourd’hui réaliste, car trois des neufs juges de la Cour suprême nommés par le président Trump affichent chacun de fortes convictions pro-vie : Neil Gorsuch (2017), Brett Kavanaugh (2018) et Amy Coney Barrett (2020).

Dans la misère de la crèche, le Christ enseigne que l’évangélisation consiste à mettre sa peau au bout de ses idées

Voici la chronique du père Danziec sur Noël, dans Valeurs Actuelles :

Le bonheur m’a souvent dilaté. Seule la souffrance m’a fait grandir. Si l’on en croit Gustave Thibon, les catholiques sortiront de 2020 plus grands qu’ils ne l’auront jamais été ces dernières années. En guise de troubles, de tourments et d’afflictions, il faut le dire, peu aura été épargné ces derniers mois à ceux qui se réclament du Christ.

À commencer par les troubles intérieurs de l’Église qui ne sont un secret pour personne. Luttes intestines entre ceux qui voient la défense des vérités authentiques du catéchisme comme le meilleur service à rendre à un monde déboussolé et ceux qui souhaitent, à l’inverse, mettre le corpus doctrinal (et moral) de l’Église à la page. Comme un symbole, l’ouvrage du cardinal Sarah et du pape émérite Benoît XVI, Des profondeurs de nos coeurs, défendant avec ténacité le célibat sacerdotal, a mis sous les yeux des croyants du monde entier que le combat de la foi se déclinait parfois plus vivement à Rome qu’en terre d’Orient, où les chrétiens sont pourtant persécutés.

Au-delà de ces troubles internes, qui peuvent paraître à certains des querelles d’initiés, les catholiques ont ensuite vécu de plein fouet les tourments d’un confinement inédit. À la pénibilité d’un cloisonnement contraint et aux inquiétudes liées à une crise sanitaire semblant annoncer une crise économique sans précédent, douleurs partagées par tous, devait s’ajouter la blessure d’être sevrés de l’essentiel : la messe, la semaine sainte, Pâques. Ce sacrifice inexprimable, parce qu’il touche l’intime, se trouvait accentué en ce qu’il était devenu inaudible et incompris par la masse. Et un sujet de division entre catholiques eux-mêmes. Terrible aveu d’un pays qui a cessé d’être chrétien, jusqu’à séculariser une partie des croyants.

Après les troubles et les tourments, l’affliction provoquée par l’attentat islamiste à Nice parachevait les souffrances d’une année à oublier. La décapitation et les égorgements de fidèles priant dans une basilique renvoyaient les catholiques à la réalité funeste du “dénislamisme” qui frappe ceux qui nous gouvernent et contamine, hélas, aussi des membres du clergé, au point de les empêcher d’offrir la clairvoyance que l’on serait en droit d’attendre d’eux.

Et si Noël 2020 rappelait finalement aux croyants cette vérité souvent oubliée, et pourtant si fondatrice : « Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et me suive » (Marc 8, 34) ? Dans la misère de la crèche et la solitude de Bethléem, le Christ enseigne à l’humanité que l’évangélisation ne consiste pas à s’installer dans des chaussons mais à mettre sa peau au bout de ses idées. Surtout, l’Enfant Jésus nous rassure. Uni aux hommes dans le dénuement et la détresse, il semble leur murmurer : « Courage petit troupeau. […] Vous avez des tribulations dans le monde, mais prenez confiance, j’ai vaincu le monde. » (Luc 12, 32 et Jean 16, 33.) Déjà la chaleur des bergers, l’adoration des Mages et la farandole des santons préviennent les hommes de foi d’une vérité merveilleuse : l’espérance obtient tout. L’espérance a un visage. Et ce visage, c’est celui du Divin Enfant. Pour cette raison, au-delà de toutes nos inquiétudes, un Noël ne peut qu’être joyeux. Alors : joyeux Noël à tous !

Le mensuel La Nef fête ses 30 ans

La Nef, avec son numéro de décembre paru en début de mois, vient de fêter son 30e anniversaire. Ce n’est pas tous les jours qu’une publication fête un tel anniversaire !

Pour cette occasion, le PDF de ce numéro anniversaire est offert. Pour l’obtenir, il suffit de cliquer ICI et de le télécharger (attention, ce lien ne sera plus actif fin décembre).

Vous y trouverez les éditoriaux de Christophe Geffroy et Jacques de Guillebon sur ce trentième anniversaire, ainsi que les articles de Philippe Maxence, Mgr Marc Aillet et Mgr Dominique Rey sur le même sujet.

Du côté de l’actualité, Stéphane Courtois revient sur le centenaire du PCF, de quoi rafraichir la mémoire d’Audrey Pulvar :

Rod Dreher et Paul-Marie Coûteaux évoquent les Etats-Unis. Mgr Matthieu Rougé est interrogé sur son dernier ouvrage.

Le dossier du mois est consacré à la morale, avec les articles d’Yves Chiron, Christophe Geffroy, du Père Luc-Thomas Somme, de l’abbé Denis le Pivain et Denis Sureau.

Pour l’ouverture de son lycée à Meyzieu, Sainte-Marie Lyon innove dans son financement

Fondé en 1893, Sainte-Marie Lyon est un établissement scolaire catholique sous contrat. Il accueille 4 800 élèves, allant de la maternelle au bac+3, répartis entre quatre sites sur les communes de Lyon et La Verpillière (Isère) et prochainement Meyzieu (septembre 2021). L’établissement, qui emploie 300 enseignants et 250 collaborateurs, accueille tous les élèves et dispense un enseignement d’excellence, largement reconnu au travers de ses résultats au baccalauréat et aux concours d’entrée aux grandes écoles.

Sainte-Marie Lyon va ouvrir en septembre 2021 un nouveau lycée à Meyzieu. Le lycée accueillera 15 classes pour 500 lycéens dans un bâtiment de 5500m2. Le budget global (construction + équipements) est de 16M€. Sainte-Marie Lyon apporte 2M€ en fonds propres et emprunte 8M € pour cette opération. Le diocèse de Lyon et la Région Auvergne-Rhône-Alpes soutiennent l’établissement à hauteur 2 millions d’euros chacun. Enfin, il est nécessaire de collecter 2M€ par du mécénat privé pour mener à bien le projet.

Ainsi, Sainte Marie Lyon compte sur le financement participatif grâce aux dons et propose une offre innovante de prêt éthique et social à des investisseurs soucieux d’œuvrer pour le bien commun, sans négliger leur patrimoine.

Un prêt solidaire pour soutenir l’association familiale Sainte-Marie Lyon qui s’engage à des remboursements tous les 6 mois avec un taux d’intérêt annuel de 0,75% (sur 5 ans). Un bon moyen d’allier rendement et sens pour une épargne féconde.

Pour donner : https://www.sainte-marie-lyon.fr/faire-un-don-a-sainte-marie-lyon/
Pour prêter : https://www.credofunding.fr/fr/sainte-marie-meyzieu-5ans

Sainte-Marie Lyon répond à un appel de la Région Auvergne-Rhône-Alpes

L’école répond ainsi à un appel de la Région Auvergne Rhône-Alpes comme à celui des familles de l’Est lyonnais souvent démunies à cause de l’absence de lycée dans ce secteur. Plus de 300 familles ont déjà fait une demande d’inscription aujourd’hui, ce qui prouve si cela était nécessaire, l’attente impatiente des familles de voir ce lycée ouvrir. L’ouverture de ce lycée permettra d’offrir aux familles un nouveau lieu où transmettre le goût du travail et l’importance de la culture générale, un lieu de développement pour les jeunes dans toutes leurs dimensions, dans un cadre permettant une belle mixité sociale et dans une optique de complémentarité entre l’offre publique et privée.

Par ailleurs, le désengorgement des axes routiers résultant de la proximité de ce lycée avec le lieu de vie des familles et les normes HQE respectées lors de la construction permettent d’avoir un impact écologique fort.

Cette nouvelle implantation contribuera aussi au rayonnement et à l’attractivité du territoire et plus généralement à la dynamique d’aménagement du territoire en termes économique, culturel, social et d’urbanisme.

Mis à l’écart, le Pr Christian Perronne estime que la France d’aujourd’hui est digne de la Russie de Staline

Le Pr Fourtillan, interné en hôpital psychiatrique, vient d’être libéré : le juge des libertés de la détention a considéré que cet homme n’avait pas sa place à l’hôpital psychiatrique.

De son côté, le Pr Perronne a été démis de ses fonctions. Interrogé sur France Soir, il déclare que la France d’aujourd’hui est digne de la Russie de Staline :

Des pissenlits dans la Constitution, par référendum ?

Jean-Frédéric Poisson, dont le recours en référé-liberté contre les décrets autorisant le fichage sur les opinion vient d’être déclaré recevable et sera plaidé le 22 décembre, évoque aujourd’hui le référendum sur la Constitution :

Famille Lefèvre : la victoire en chantant

De Constance Prazel sur Liberté Politique :

Depuis mardi, la France jusque là engourdie par le coronavirus est en émoi : la famille Lefèvre a remporté la finale de l’émission « La France a un incroyable talent ». Dans le paysage sinistré de la culture dans notre beau pays, l’événement est de taille : une famille bien sous tous rapports, traditionnelle, avec un père et une mère dignes d’être inscrits dans la constitution hongroise, et six charmants petits et grands, catholique par surcroît, s’est distinguée à la télévision et a vu ses mérites célébrés sur une chaîne nationale à une heure de grande écoute, grâce à une émouvante performance familiale de chant choral.

Depuis la proclamation des résultats, dans la presse et sur les réseaux sociaux, c’est un déchaînement de toute part. De la part des familles cathos, qui s’émerveillent de ce que l’une des leurs soit passée entre les mailles du filet du système. De la part d’un ensemble non négligeable de gens aigris et fielleux, qui vitupèrent contre un choix qu’ils jugent médiocre et ringard, et qui s’indignent, précisément, de ce que le système ait laissé filer un tel poisson.

Beaucoup d’enseignements sont à tirer de cet épisode.

Dans l’ensemble, la programmation de l’émission cochait toutes les cases du politiquement correct : de l’anglais, beaucoup d’anglais, ce qu’il faut de noms issus de la diversité, de volonté de « casser les codes », pour être branché et à la pointe des combats du moment, entre les « Wesombe », les « Messoudi Brothers » ou la « Lemonade Dance Company » dansant « contre le racisme ». Mais il faut croire que tout cela ne fait pas rêver, et ne parvient pas à toucher les cœurs, à la différence de la voix pure des enfants Lefèvre, qui a permis de remporter cette belle victoire. Bien sûr, nous pouvons nous réjouir de la mobilisation en force du réseau catho et assimilé, qui a amplement voté pour les soutenir et les encourager. Il n’en reste pas moins qu’ils ont su, de façon inattendue,  authentiquement toucher le cœur des jurés pourtant peu enclins à jouer une carte comme la leur, à l’image de la jazzwoman Marianne James.

La hargne dont font preuve les détracteurs des lauréats fait apparaître, en creux, le degré d’appauvrissement culturel auquel nous sommes parvenus. Ces critiques acerbes estiment que chanter comme cela n’est pas du talent. Ils peuvent oser ces jugements à l’emporte-pièce sans peur d’être contredits, car aujourd’hui plus personne ne sait ce que c’est que la culture des arts classiques et ce qu’elle représente de travail, de rigueur, d’exigence, d’intériorité. Elle a été remplacée par la culture du spectaculaire et de l’épate, à mille lieux des exercices ingrats, lents et patients de ceux qui exercent leur voix pour le chant lyrique. Chapeau bas aux Lefèvre d’avoir incarné cela, même si la performance de la finale fut réalisée dans des conditions difficiles, et qu’ils ont pu offrir en d’autres circonstances de meilleures prestations.

Néanmoins, il ne nous paraît pas suffisant de nous arrêter à cette victoire d’un soir, et il faut prendre garde de s’arrêter en si bon chemin. La famille Lefèvre a touché les cœurs par son caractère unique – trop unique, y compris et surtout dans nos milieux. L’idée n’est pas de former partout des chorales familiales, mais combien se soucient, chez les cathos, chez les conservateurs, de transmettre en profondeur à leurs enfants le goût du beau, et de leur donner les moyens de l’excellence ? Trop souvent, en la matière, on se limite à un honnête vernis sociologique (un peu de piano, c’est mignon quand on est petit), mais qui sautera joyeusement à l’adolescence, sous les coups de boutoir du jean, du rock de bas étage et de l’obsession d’être dans le vent. Combien estiment comme essentiel le fait de se battre pour proposer et incarner un modèle culturel alternatif, par rapport à la culture de gauche qui nous assaille et nous submerge ?

Selon nous, deux conclusions s’imposent et nous indiquent la voie à suivre. Premièrement, il faut (re)prendre conscience de la capacité de mobilisation des réseaux cathos / pro-famille survenue à cette occasion et en tirer profit. Ce plébiscite médiatique ne doit pas rester isolé : il nous prouve que nous avons les moyens, pour peu que nous le voulions, d’exercer une pression déterminée contre le rouleau compresseur médiatique, culturel, social qui veut nous faire croire que nous sommes minoritaires et en voie de disparition y compris sur le plan culturel. Deuxièmement, la victoire des Lefèvre vient apporter la preuve que la culture « de droite » a un potentiel fabuleux pour toucher les cœurs, quand elle s’assume comme telle et non quand elle se met à la remorque d’une modernité qui ne veut pas d’elle. La beauté classique n’est pas une affaire de mode, elle est un chemin d’éternité pour peu qu’on la serve pleinement. La beauté sauvera le monde… pas les crèches en matériaux recyclés, ni les chants liturgiques à la mélodie pauvrette et aux harmonies inexistantes, ni le rock de soirée. A nous tous de nous mettre à son service !

Nicolas Dupont-Aignan, ministre de la Défense d’Alain Juppé ?

On connaissait Nicolas Dupont-Aignan probable président de la république ou potentiel premier ministre de Marine Le Pen. On apprend ces derniers jours de la bouche du vice-président de Debout La France, qu’il aurait discuté avec Alain Juppé en 2016, quand ce dernier était donné comme vainqueur de la primaire de la droite et du centre, pour devenir son ministre de la défense en échange d’un soutien électoral :

Philippe Torre, avocat et vice-président de DLF jusqu’au 3 décembre, a une autre vision des choses : « Nicolas est sincère dans ses idées. Le problème, c’est qu’il a aussi sa gamelle : sa circonscription de l’Essonne et sa ville d’Yerres, qui votent largement Macron. » Torre soupçonne donc Dupont-Aignan d’avoir tourné le dos à Marine Le Pen pour préserver son électorat local.

Et pour pimenter un peu la situation, il compte porter lors du bureau national de jeudi une accusation censée, selon lui, prouver la duplicité du candidat : « J’ai appris qu’en juin 2016, pendant la primaire de la droite, Nicolas Dupont-Aignan était allé se vendre à Alain Juppé lorsque tous les médias le donnaient gagnant, en lui proposant son ralliement contre un poste de ministre de la Défense. Thierry Solère a servi de messager, il me l’a confirmé. Je respecte la personne et la stature d’Alain Juppé, mais il est le fossoyeur du mouvement conservateur et populaire créé par le général de Gaulle, qu’il a transformé en parti européiste et mondialiste. »

Il faut dire que cela ne tourne pas très rond au sein de DLF actuellement, on apprend que les positions au sein de DLF pour les régionales sont très variées entre autonomie, accords avec le RN ou alliance avec LR :

Le malaise couvait depuis plusieurs mois chez DLF, où la course en solitaire du double candidat à la présidentielle en exaspérait plus d’un. Les esprits se sont échauffés à l’approche des élections régionales, prévues en juin. « À part quelques groupies, tout le monde au bureau national veut sortir de l’isolement. Personne n’entend présenter à nouveau des listes autonomes aux régionales. Ça n’a plus de sens », assure Jean-Philippe Tanguy. L’ex-numéro deux ne supportait plus les zigzags de son mentor. Après avoir rallié Marine Le Pen entre les deux tours de la présidentielle en 2017, Dupont-Aignan avait finalement tourné le dos à un accord pour les législatives. Et en 2019, après avoir mis sur pied une alliance pour les européennes avec Jean-Frédéric Poisson, du Parti chrétien-démocrate, la députée Emmanuelle Ménard (épouse de Robert), ou encore le Centre national des indépendants et paysans (CNIP), il avait tout envoyé valser pour se présenter à la tête d’une liste autonome, qui a obtenu un piteux 3,5 %.

Les démissionnaires ne voulaient pas rééditer l’expérience aux régionales. Les cadres partis derrière Jean-Philippe Tanguy préfèrent des alliances avec Marine Le Pen (…) Signe du tiraillement chez DLF, d’autres lieutenants de Nicolas Dupont-Aignan lorgnent, eux, du côté de LR. Ou en tout cas vers les présidents de région jugés les plus compatibles, c’est-à-dire les plus à droite. C’est le cas en Auvergne-Rhône-Alpes, la région de Laurent Wauquiez, et en Pays de la Loire, présidée par Christelle Morançais, mais toujours supervisée par Bruno Retailleau

Nous avons vraiment la droite la plus bête et la plus égocentrique du monde.

 

Précisions sur l’appel du carmel d’Alençon

Nous avons relayé voici quelques jours un appel du carmel d’Alençon, mais il n’était pas très clair: contrairement à ce que nous avions compris, le déménagement avait déjà eu lieu, et l’appel portait sur la construction d’une nouvelle chapelle. Les carmélites nous demandent de publier ce tract de présentation qui précise mieux le projet (pour l’ouvrir, cliquez sur le lien):

 

chapellecarmel

Manifestation provie à Lyon, pour dénoncer la suppression de la clause de conscience des médecins

Comme annoncé, des Lyonnais ont manifesté pour le respect de la vie hier soir :

L’audace du gouvernement quand il s’agit de nous infliger des “gestes frontières” contraste avec le laxisme pratiqué à l’égard des islamistes

Philippe de Villiers a été longuement interrogé dans Valeurs Actuelles. Extraits :

[…] L’impéritie de nos gouvernants, censés mener, sous les ordres de M. Macron, deux guerres à la fois, tourne au flagrant délit d’incompétence… Cette impéritie affleure dans le traitement différentiel des deux virus, le coronavirus et le virus islamiste. Le premier relève de la sécurité sanitaire : pour protéger la population de cet ennemi viral, au nom du « nous sommes en guerre » , on a choisi de nous assigner à résidence, d’inventer la fameuse frontière domestique. On a fait dans le raffinement des mesures liberticides, jusqu’à verbaliser les simples promeneurs, on a mis à plat l’économie, déchiré les tissus conjonctifs de la France industrieuse. Chacun aura compris que la protection sanitaire était jugée plus importante que toutes nos libertés.

Face à l’autre virus – le virus islamiste -, qui relève d’une véritable agression invasive, on a refusé de prendre des mesures qui relèvent du domaine de la guerre, au motif qu’elles pourraient être jugées liberticides, au sens des maniaques du juridisme, c’est-à-dire qu’elles pourraient être exposées à la censure juridictionnelle. Ainsi se retient-on de toucher au regroupement familial, aux 500 mosquées islamistes, etc. On récuse la chaîne fatale, qui est pourtant une évidence à portée d’un gosse de 10 ans : l’immigration est le terreau de l’islam, qui est le terreau de l’islamisme, qui est le terreau du terrorisme. Et on n’ose pas se donner les moyens de garantir la sécurité physique des Français. L’audace du gouvernement quand il s’agit de nous bâillonner dans la rue et de nous infliger des “gestes frontières” dans notre quotidien contraste avec le laxisme pratiqué à l’égard des islamistes. On ne protège pas nos frontières extérieures, on sanctuarise le droit d’asile… La France est devenue un caravansérail, pis, le carrefour planétaire des assassins de la civilisation.

[…]

Nous sommes gouvernés par une bande d’amateurs : le titre de Die Zeit est le mot juste : nous vivons en Absurdistan. L’Absurdistan, ce n’est pas seulement la bureaucratie sanitaire, c’est également le fait de prendre un marteau-pilon pour écraser une mouche. Au bon sens, nos autorités ont préféré l’absurde. Absurde, la tentation saint-simonienne de l’hygiénisme d’État qui met les savants au pouvoir – les politiques font désormais de la médecine et les médecins de la politique, depuis que M. Macron a remis les pleins pouvoirs, le 11 mars dernier, au maréchal Delfraissy, qui a fait don de ses erreurs à la France… Absurde, le primat de la survie sur la vie. Absurde, le confinement généralisé des bien-portants. On dit parfois que le confinement est d’inspiration médiévale, c’est faux. Au Moyen Âge, on confinait les mal-portants par la quarantaine et le lazaret, aujourd’hui on confine les bien-portants. Absurde, l’infantilisation de la parole publique, qui configure la famille à Noël, décrète les parts de gâteau, la vente des sapins et invite Papi et Mamie à manger à la cuisine. Absurde, la traque inouïe des attestations orwelliennes quand on veut sortir de chez soi. Absurde, la dialectique des “essentiels” et des “non essentiels” – ce sommet anthropologique d’une angoissante préfiguration de la société posthumaniste où les uns ont le droit de vivre et pas les autres.

RN : face au jacobinisme, des élus créent une structure localiste

Hervé Juvin, essayiste et député européen du RN, et Andréa Kotarac, transfuge de La France insoumise qui a conduit la liste RN pour la métropole de Lyon, annoncent au Figaro créer leur propre structure : le Parti localiste. Hervé Juvin explique :

« Le localisme, est un projet politique visant à redonner du pouvoir au plus près des territoires. Il permet de répondre à une préoccupation démocratique, en redonnant aux gens le pouvoir de voter sur ce qui les concerne. Il permet de répondre à une préoccupation économique, en s’opposant au saccage des indépendants, des restaurateurs, des entreprises familiales sur l’autel des grandes chaînes. Comme à une préoccupation écologique, en nous réconciliant avec le plaisir des paysages, des goûts et des odeurs et en mettant un terme à l’écologie punitive chère à la technostructure. »

« Une grande partie du Rassemblement national reste très attachée à une vision régalienne, très jacobine des choses. L’autorité et l’unité nationale ne passent, pour elle, que par une centralisation autoritaire. Nous pensons à peu près exactement l’inverse. »

Prévenue de l’initiative, Marine Le Pen ne s’y est pas opposée.

Andréa Kotarac, futur secrétaire général du mouvement, souligne :

« Avoir un mouvement localiste, c’est avoir une forme de liberté de dire, de réfléchir, de compléter ce que peut dire le RN. Cela permet également à des gens qui souhaitent nous rejoindre de le faire sans devoir automatiquement s’estampiller Rassemblement national. »

Un argument connu, depuis la Droite populaire fondée par les ex-LR Thierry Mariani et Jean-Paul Garraud, jusque’à la récente plateforme lancée par des dissidents de Debout la France. Outre l’ancien président du Comité économique et social européen (Cese), Henri Malosse, les fondateurs du parti localiste promettent de rendre publique d’autres noms, au mois de janvier.

Quand France Inter découvre que Trump avait peut-être raison

Raison sur quoi ? Sur le Deep State, le complot… Jean-Marc Flour s’est penché sur l’équipe nommée par Joe Biden :

Mais à y regarder de plus près, il y a des faits troublants. Le plus marquant, c’est que bon nombre de ces futurs ministres travaillaient ces dernières années pour un même cabinet de conseil, West Exec, ou pour un même think thank, le Center for Strategic and International Studies. Deux institutions très liées à l’univers de la Défense. West Exec en particulier, qui se prévaut d’être installé juste à côté de la Maison Blanche, a conseillé plusieurs entreprises spécialisées de fabrication de drones ou d’intelligence artificielle.

Encore plus saisissant : le cas de Lloyd Austin, pressenti pour diriger le Pentagone. Ancien général à la retraite, ce serait le premier afro-américain à diriger l’armée. Sauf qu’il siège au Conseil d’administration de Raytheon, l’un des plus gros industriels américains de l’armement, pourvoyeurs d’armes notamment de l’Arabie Saoudite dans sa guerre au Yémen.

Bien entendu, il est cohérent d’aller chercher les compétences là où elles se trouvent. Mais ça pose deux soucis: un de forme, un de fond.

Le premier souci, de forme, c’est la relative opacité de cette affaire. Ce n’est pas comme au Royaume-Uni où l’opposition forme, en toute transparence un Shadow Cabinet : un cabinet fantôme. On sait ainsi en permanence qui serait aux manettes à quel poste en cas d’alternance. En l’occurrence, si la presse américaine, en particulier le New York Times, n’avait pas enquêté sur le profil de ces conseillers, on n’aurait peut-être jamais réalisé qu’ils travaillaient tous au même endroit.

C’est embêtant sur la scène politique intérieure américaine. Pourquoi ? Parce que ça va alimenter toute la rhétorique de Trump et des conspirationnistes :

  • Sur le thème « On nous cache des choses » : il y a un grand complot, un club qui dirige le monde avec des intentions cachées ;
  • Et sur le thème : c’est le retour au pouvoir des élites de Washington, ce qu’on surnomme là-bas « le blob », ces élites réputées coupées du monde réel, de l’Amérique Profonde, ces élites dont le rejet explique en partie l’échec d’Hillary Clinton il y a 4 ans.

Bref, c’est pain bénit pour le discours des Trumpistes. Il va falloir que cette équipe Biden obtienne des résultats spectaculaires pour désamorcer ce discours.

Ça c’est pour la forme, le soupçon d’opacité. Et puis il y a donc le fond, et là c’est le soupçon de conflit d’intérêts avec ces sociétés privées très impliquées dans le marché de l’armement. Et ça nous concerne puisqu’il y a des conséquences possibles sur la scène internationale.

Comment le futur patron du Pentagone Lloyd Austin pourra-t-il faire abstraction des milliards de dollars de contrats de son ex entreprise Raytheon, via par exemple la guerre au Yémen ? Rappelons aussi que Joe Biden, en son temps, était favorable à l’intervention militaire en Irak. Donc la question logique, c’est : peut-il y avoir un regain d’interventionnisme militaire américain, avec quelques guerres à la clé ? On l’a déjà souligné ici, Trump a beaucoup de défauts, mais ce n’est pas un va-t-en guerre.

Ajoutons que Joe Biden ne s’en cache pas : il souhaite rétablir le leadership américain sur le monde démocratique. Il l’a écrit tel quel au printemps dernier, dans la revue Foreign Affairs. Il promet déjà un Sommet de la démocratie l’an prochain à Washington. Et son futur chef du Conseil de la Sécurité Nationale, Jake Sullivan, estime lui que les Etats-Unis ont, je cite,

« la responsabilité de rendre le monde meilleur »

Ce genre de propos messianique, ça fait toujours un peu frémir.

Totalitarisme LGBT contre un maire

La liberté de conscience était une promesse de Hollande devant les Maires de France en 2012 :

Le président François Hollande a reconnu mardi 20 novembre “la liberté de conscience” aux maires qui refuseraient de célébrer des mariages entre personnes du même sexe si la loi le prévoyant était voté.

Mais Franck Meyer, maire de Sotteville-sous-le-Val, ancien porte-parole de La Manif pour tous et président du Comité protestant évangélique pour la dignité humaine, est poursuivi par des activistes LGBT, parce qu’il assume publiquement son refus de marier des personnes homosexuelles. Les associations Mousse et Stop homophobie, qui doivent recevoir des subventions étatiques, portent plainte.

Le maire raconte que deux hommes, dont un étranger, lui ont demandé de les marier, alors qu’ils n’habitaient pas la commune. Franck Meyer leur a refusé au prétexte que ce mariage donnerait la nationalité française à l’un des deux membres du couple.

« Je suis dans une situation où je m’estime en droit, même si ce droit m’est refusé par le Conseil constitutionnel […]. En pleine conscience, je ne marierai pas deux hommes et deux femmes, donc je suis hors la loi. »

Il raconte avoir reçu un mail d’insultes à cause de ses positions.

Le nouveau projet de loi « Confortant les principes républicains » – anciennement nommé « contre les séparatismes » – permettra aux préfets de faire un recours suspensif contre les élus locaux qui prendraient des décisions « gravement » contraires au principe de neutralité…

La basilique de Châteauneuf-sur-Cher tente de récupérer sa crèche de Noël

Nous avions évoqué fin 2019 la réapparition de la grande crèche de la basilique de Châteauneuf-sur-Cher, mise en vente 75.000 euros sur Internet par ses propriétaires, un couple installé à Nîmes. Un ancien recteur de la basilique l’avait vendue à un antiquaire, sans en référer au légitime propriétaire : la commune. 14 sujets en plâtre peint, pour certains de plus d’un mètre, fabriqués fin XIXe siècle, devaient réintégrer la basilique Notre-Dame-des-Enfants. C’est ce que souhaitent à la fois le curé et le maire.

Mais, après un an de vaines négociations, le dossier doit passer devant le tribunal judiciaire de Nîmes, en audience des référés, suite à une requête de la municipalité.

Un protocole d’accord en vue de la cession de la crèche était sur le point d’être signé entre les actuels propriétaires et l’archiconfrérie, association catholique rattachée à Notre-Dame-des-Enfants. « Il s’agit d’une compensation financière, avec les deniers de l’archiconfrérie », dit l’abbé Hervé Benoît, curé de la paroisse. Mais le propriétaire négocie :

« Je suis contre cette proposition à 6.000 euros. Il est hors de question que je cède la crèche à ce prix. À l’époque, je l’ai achetée 28.000 francs et je l’ai faite restaurée. L’histoire serait belle, si elle retournait dans ce qui serait son lieu d’origine, mais je ne veux pas jouer le père Noël. »

Me Cédric Fischer, avocat de la municipalité de Châteauneuf-sur-Cher, précise que :

« comme le dit la loi, ce bien mobilier public, dans la basilique avant 1905, est une propriété inaliénable de la commune et doit lui être restitué. »

Les preuves sont là : une facture de 1887, attestant de l’achat aux ateliers de l’Institut catholique de Vaucouleurs ainsi que l’inventaire suite à la spoliation par la loi de 1905 de séparation des Églises et de l’État.

Faute d’accord, le dossier sera étudié le 6 janvier, lors de l’audience des référés.

Il semble que les animaux du Puy du Fou ne sont pas végan…

Le Puy du Fou vient de remporter un nouveau prix :

Cela en énerve certains, comme Hugo Clément, qui vient accuser le célèbre parc de maltraiter les animaux. Sur son blog, le Puy du Fou répond :

Le 30 novembre 2020, le Puy du Fou a été sollicité par le journaliste Axel Roux pour réagir à des accusations lancées par quatre anciens salariés sur une période indéterminée entre les années 2010 et 2020. Il s’agit de témoignages anonymes qui n’ont jamais donné lieu à aucune alerte auprès de la direction du Puy du Fou. La crainte alléguée par Hugo Clément de « représailles » visant à protéger l’anonymat des « témoins » est gravement calomnieuse.

Plaçant le bien-être animal au cœur de ses priorités depuis sa création en 1978 et dans un souci permanent d’excellence dans tous les domaines, le Puy du Fou a pris cette demande très au sérieux et a immédiatement accepté de répondre à la sollicitation du journaliste en fixant un rendez-vous avec Nicolas de Villiers, son Président. Afin de pouvoir répondre en transparence de manière précise et circonstanciée à ses accusations, le Puy du Fou a demandé à connaître les accusations dont il faisait l’objet. Malheureusement, nous avons découvert lors de l’interview que la plupart des accusations nous avaient été volontairement cachées.

Ces attaques calomnieuses viennent jeter un soupçon intolérable sur le travail quotidien de nos soigneurs qui œuvrent avec passion 7 jours sur 7, 365 jours par an, pour prendre soin des 1500 animaux qui vivent au Puy du Fou. Ils ont tenu à réagir.

Retour du projet de loi IVG au Sénat le 20 janvier : même en pleine crise sanitaire, rien n’arrête l’idéologie

Communiqué de la Marche pour la vie :

Alors que la France fait face à l’une des pires crises sanitaires de son histoire, La Marche pour la Vie s’indigne du retour précipité du projet de loi visant à l’extension du délai d’avortement ainsi que la suppression de la clause de conscience du personnel soignant.

Confinement prolongé, hôpitaux engorgés, services de réanimation saturés, personnel médical sous pression, détresse sociale, effondrement économique… « Le pays souffre, et il y a bien plus urgent à faire que débattre de projets de loi idéologiques visant à adopter de nouvelles transgressions éthiques », déclare Nicolas Tardy-Joubert, le nouveau président de la Marche pour la Vie.

Les retours annoncés au Sénat des projets de loi bioéthique le 19 janvier et sur l’IVG le 20 janvier confortent l’urgence pour la Marche pour la Vie d’appeler à la mobilisation le 17 janvier.

Avec ces lois, l’accès à  l’avortement sera encore augmenté, y compris jusqu’à la veille de la naissance, alors que nous enregistrons déjà un triste record avec 232.000 avortements en 2019. La liberté de conscience spécifique est menacée, ce qui est une atteinte grave aux libertés fondamentales.

En France, l’insécurité règne sur la vie humaine naissante et sur la vie humaine vieillissante. Nous avons besoin de politiques de prévention de l’IVG, d’accueil et de protection de la vie.

Ensemble, nous sommes plus que jamais déterminés à défendre la vie des plus fragiles. Le défi est immense mais à nous de changer le cours des choses avec des hommes et des femmes politiques courageux.

Infanticides : intervention de l’ECLJ à la Cour interaméricaine

L’ECLJ intervient habituellement dans des affaires à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), en tant qu’amicus curiae, c’est-à-dire une tierce-partie apportant à la Cour une expertise ou une opinion. Pour la première fois, c’est dans une affaire outre-Atlantique, à la Cour interaméricaine des droits de l’homme, que l’ECLJ est amicus curiae.

La Cour interaméricaine est l’institution judiciaire de l’Organisation des États américains (OEA). Cette Cour, basée à San José au Costa Rica, est l’équivalent de la Cour de Strasbourg, pour les États du continent américain. Elle interprète et fait appliquer la Convention interaméricaine des droits de l’homme dans les États parties à cette Convention, comme le Salvador.

L’affaire Manuela y otros Vs. El Salvador (n° 13.069) a retenu notre attention pour deux raisons majeures. D’une part, elle est un exemple concret de la justification de l’infanticide néonatal, c’est-à-dire de l’homicide d’un nouveau-né. L’ECLJ avait dénoncé cette pratique, sur la base de témoignages, dans les institutions européennes et à l’ONU. D’autre part, les promoteurs de l’avortement, qui militent dans cette affaire pour la dépénalisation de l’infanticide, prétendent s’appuyer sur le droit européen des droits de l’homme. L’ECLJ a voulu dénoncer cette supercherie.

Explications dans cet article

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Paramètres de confidentialité sauvegardés !
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services