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“Défendez votre liberté !”

Message de Noël de Monseigneur Marc Aillet :

A l’approche de Noël, c’est un monde épuisé qui s’offre à nos yeux. Epuisé en particulier par la gestion inédite d’une épidémie dont nous voyons se multiplier les conséquences désastreuses, d’ordre psychologique et spirituel, économique et social, directement liées aux mesures de confinement et aux nombreuses restrictions des libertés qui en découlent.

Le climat d’anxiété qui pèse sur beaucoup, entretenu par un discours officiel volontiers alarmiste et culpabilisateur, révèle l’état actuel de l’humanité. Dépouillée de ces fausses sécurités qui lui donnaient une confiance excessive dans les progrès de la science et de la technique, elle apparaît plus que jamais fragilisée, dans une situation comparable à celle décrite par le livre de la Genèse, au soir de la chute, où Adam, entendant la voix du Seigneur Dieu dans le jardin, « Adam, où es-tu ? », répondit : « J’ai eu peur, parce que je suis nu, et je me suis caché » (Gn 3, 9-10).

Et en effet, l’homme tend plus que jamais à se séparer de Dieu, son Créateur et Père : « A ce moment de notre histoire, comme l’écrivait Benoît XVI, le vrai problème est que Dieu disparaît de l’horizon des hommes, et tandis que s’éteint la lumière provenant de lui, l’humanité manque d’orientation et ses effets destructeurs se multiplient en son sein ». Les atteintes, pour raison sanitaire, « manifestement et gravement illégales » à la liberté de culte, dénoncées par le Conseil d’Etat, et le projet de loi pour renforcer les principes républicains, en vue de combattre le séparatisme islamiste, pourraient bien contribuer à restreindre un peu plus la liberté religieuse.

En outre, l’homme est de plus en plus amputé de ses liens les plus naturels avec ses semblables. A l’éclatement de la famille, aux violences faites à l’enfant à naître, aux entorses à la filiation et aux multiples fractures qui déchirent le tissu social, s’ajoutent de nombreuses entraves à la liberté de réunion et de rassemblement, que viennent renforcer les mesures de distanciation physique et les gestes-barrières, conduisant à décourager les réunions familiales et amicales et à condamner un nombre croissant de personnes à l’isolement, voire à la solitude extrême. Quand les corps intermédiaires disparaissent, à commencer par la famille, première communauté naturelle et cellule de base de toute société humaine, l’individu se retrouve seul et démuni face à l’Etat, qui affiche une prétention exorbitante à régir la vie des citoyens dans les moindres détails … jusqu’à limiter le nombre des convives pour le repas de Noël en famille ! Le principe de subsidiarité semble avoir volé en éclats et le principe de solidarité paraît quelque peu dénaturé : on prétend par exemple sauver des vies et des médecins ont été empêchés de soigner leurs patients !

Le consentement des citoyens, qui se soumettent à des injonctions disproportionnées, ne laisse pas d’inquiéter. Comme s’ils étaient entraînés, par l’individualisme ambiant, érigé en modèle exclusif de vie sociale, à privilégier l’inclination naturelle à la conservation de leur être propre, dont la santé est en effet un facteur essentiel. Mais au détriment des autres inclinations qui révèlent les finalités plus hautes de la personne humaine : l’inclination à l’amitié, au-delà de l’utile, qui appelle des relations fondées dans la gratuité du don ; et l’inclination à la connaissance de la Vérité, en particulier sur Dieu, qui manifeste l’ouverture foncière de l’homme à la Transcendance, garantie de sa liberté.

C’est alors que cette hymne adressée au Christ Rédempteur, au temps de l’Avent, prend tout son sens : « Tu as sauvé un monde épuisé, donnant aux pécheurs le remède ». C’est dans ce contexte de crise que nous accueillerons la naissance de Jésus à Noël. Dieu lui-même vient à notre secours et, comme dit le psalmiste : « Mieux vaut s’appuyer sur le Seigneur que de compter sur les hommes ; mieux vaut s’appuyer sur le Seigneur que de compter sur les puissants » (Ps 117, 8-9).

Dieu s’est fait petit enfant, pour ne pas nous effrayer. Depuis la crèche de Bethléem, il semble nous dire, comme aux heures les plus difficiles de l’histoire de son Peuple : « je suis Dieu, il n’en est pas d’autre » (Is 45, 21); et : « Confiance, c’est moi : n’ayez pas peur ! » (Mc 6, 50). Ne vous laissez pas gagner par la peur qui paralyse et empêche de prendre du recul pour évaluer la gravité de l’épidémie et de la hauteur pour discerner les vraies finalités de l’existence humaine. N’ayez pas peur de venir à Jésus ! Lui seul a les paroles de la vie éternelle. Avec lui, qui est toujours avec nous, nous ne craignons aucun mal : il ouvre devant nous, au cœur de nos plus lourdes épreuves, un chemin de lumière et de vie, d’espérance et d’amour.

Il est notre Sauveur et notre libérateur. Comme nous y exhortait de manière étonnamment prophétique le Pape saint Jean Paul II à Lourdes, le 15 août 2004 : « Soyez des femmes et des hommes libres ! Mais rappelez-vous : la liberté humaine est une liberté marquée par le péché. Elle a besoin elle aussi d’être libérée. Christ en est le libérateur, lui qui “nous a libérés pour que nous soyons vraiment libres” (Ga 5, 1). Défendez votre liberté ! ». Demandez humblement à Jésus de vous libérer intérieurement de ce qui vous rend esclaves de vos penchants mauvais et de vos idoles. Et par tous les moyens légaux, unissez-vous pour défendre courageusement vos libertés fondamentales si menacées aujourd’hui.

Résistez à la dispersion et à l’esprit de division : renforcez vos relations familiales, reconstituez vos liens de proximité et de solidarité pour agir de concert, « ne désertez pas vos assemblées, comme certains en ont pris l’habitude, mais encouragez-vous, d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour du Seigneur » (He 10, 25).

Venons à la crèche et supplions l’Enfant-Dieu de nous venir en aide. Prions avec confiance la Vierge Marie de nous porter secours.

Saint et joyeux Noël !

+ Marc Aillet, Evêque de Bayonne, Lescar et Oloron

Récit d’une conversion

Michèle Reboul enseigna la philosophie avant de devenir journaliste, notamment au Figaro. Sociétaire des Écrivains catholiques, elle a fait paraître un livre d’entretiens avec Jean Guitton, Le temps d’une vie (Retz-Centurion), et L’Invisible Infini (F.X. de Guibert). Elle vient de publier un ouvrage autobiographique, Une Âme en quête de la Vérité, dans lequel elle retrace notamment sa conversion.

Fille d’un officier de marine héros de la Résistance entré dans les Forces navales françaises libres (elle eut aussi un oncle à Vichy et un autre résistant de l’intérieur), Michèle Reboul retrace son parcours, ses amitiés, la perte de sa foi, son retour au christianisme, sa vie spirituelle et sa défense de la messe traditionnelle. Elle perdit en effet la foi en voyant en Égypte, en 1952, les têtes décapitées des religieuses de son école. Habitée par l’amour de la Vérité, elle entreprend sa quête à travers les philosophies qu’elle enseigne et dans les religions, étudiant le soufisme auprès d’Henry Corbin et le bouddhisme à travers la Soka Gakaï ou la Méditation Transcendantale.

Elle eut pour élève Christophe Lebreton, qui devint moine trappiste et martyr de Tibhirine, elle rencontra les pères Maurice Zundel, Michel-Louis Guérard des Lauriers, Jean Carmignac. Elle évoque sa rencontre décevante avec Marthe Robin. Collaboratrice de Jean Guitton, elle s’opposa à lui sur la crise de l’Eglise. Michèle Reboul retrouva la foi catholique à la fin des années 70 et fut choqué par l’état de délabrement de l’Eglise, n’ayant pas suivi les réformes conciliaires. Elle rencontra plusieurs fois Mgr Lefebvre et livre un témoignage tout à fait intéressant. Elle évoque aussi ses multiples rencontres comme journaliste, avec le cardinal Siri, Louis Pauwels, Jean Madiran, le prince de Galles…

Islam : la stratégie de conquête du CCIF

Valeurs actuelles a eu accès aux archives en ligne des trois dernières années de travail du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), dissout début décembre en conseil des ministres à la suite de l’assassinat de Samuel Paty.

Ces archives rassemblent des dépôts de plaintes, des lettres d’avocats, des réclamations juridiques, des enregistrements sonores, des courriels de licenciement, des extraits de règlements internes, des décisions de justice, des vidéos et des courriers du CCIF ou du Défenseur de droits, avec lequel le CCIF a étroitement collaboré. L’ensemble de ces pièces donne une idée assez précise du travail juridique mené par l’association afin de peser dans les nombreux litiges issus de l’implantation de la culture islamique.

Premier article de VA, consacré aux tenues islamiques (voile, burkini…). L’objectif du CCIF semble assez clair : imposer, par le droit, le mode de vie islamique aux Français. Au centre de ce mode de vie, le port du voile islamique, dans l’entreprise, l’école, à l’université, dans l’administration, les bases de loisirs, salles de sport, prétoires…

VA dévoilera prochainement les autres thèmes traités par le CCIF : radicalisation, éducation, liberté d’expression, etc.

Jean-Marc Potdevin, du Kilimandjaro au Vendée Globe

D’Antoine Bordier :

C’était il y a 15 ans. Avec ses copains de Kelkoo, la start-up revendue à Yahoo en 2004 pour plusieurs centaines de millions de dollars, Jean-Marc Potdevin décidé de gravir le fameux Kilimandjaro. A 5 895 mètres d’altitude, la mort l’attend. Par « miracle », il en réchappe. 15 ans plus tard, sa start-up inclusive, LinkedOut est sur le départ du Vendée Globe. Reportage sur le « rescapé » des sommets qui tutoie les profondeurs.

Après une poignée de main chaleureuse, Jean-Marc Potdevin vous met tout de suite dans le bain. Son sourire généreux et ses yeux bleus rieurs sont une invitation à l’échange et au partage. Avec sa barbe de trois jours et ses cheveux poivre et sel, le décor est campé : c’est bien un geek aventurier des sommets et des profondeurs qui est là. Son origine ? Le nord de la France, comme il l’explique :

« Je suis un Ch’ti, né à Roubaix, en 1965, dans une famille catholique, j’ai 3 petites sœurs. Après le collège et le lycée à Tourcoing, j’ai fait toutes mes études supérieures à la catho de Lille. J’ai fait l’ISEN, l’Institut supérieur de l’électronique et du numérique ».

Jean-Marc est vraiment un « geek ».  Déjà, dans les années 82-87, il entend parler d’internet.

« Oui, internet venait d’être inventé. J’étais passionné par l’intelligence artificielle. On en parlait déjà et on faisait plein de projets. »

Diplômé, Jean-Marc s’installe avec sa femme, Bénédicte. Puis, direction le Texas, Austin plus exactement. Ils s’expatrient pour une aventure professionnelle au sein du Groupe Schlumberger.

La réussite au rythme d’une start-up 

« J’ai passé deux ans là-bas. Nous avons eu notre premier enfant. En 1993, je rentre en France et je travaille, toujours au sein de Schlumberger, sur le projet de la future carte vitale de l’assurance maladie. »

En mars 2000, Jean-Marc reçoit deux propositions professionnelles : son employeur, lui propose de devenir Directeur Général de l’une de ses filiales. Puis, il rencontre les fondateurs de Kelkoo, jeune start-up, un comparateur de prix.  Ils lui demandent de les rejoindre comme CTO, directeur technique. Le pari est très risqué, car cette jeune entreprise ne fait pas encore de chiffre d’affaires. Jean-Marc décide cependant de les rejoindre :

« Il y avait un salaire, mais uniquement pour deux mois. Mon beau-père m’a dit : ‶Tu es fou. Tu as un prêt immobilier sur ta maison, tu as 4 enfants, tu brûles ta vie, tu as une belle carrière chez Schlumberger. ″ »

Au bout d’un an, Kelkoo réalise, déjà, plusieurs millions d’euros de revenus. Et, son équipe est passée de 15 à 180 salariés. En 2003, la société est présente dans une dizaine de pays. Tous les mois plus de 30 millions de visiteurs uniques se rendent sur sa plateforme.

« On travaillait 7 jours sur 7. On a levé plus de 60 millions d’euros…Mais aujourd’hui, je me rends compte que c’était démesuré, que je vivais une forme d’idolâtrie. Idolâtrie du succès, du travail. La réussite de la vie, ce n’est pas la réussite du business. C’est malsain, parce que je n’ai pas fait la part des choses. La vie ce n’est pas uniquement l’engagement professionnel. Le travail c’est une très belle chose. Mais là c’était démesuré, il y avait beaucoup d’orgueil de ma part. »

Le « miraculé » du Kilimandjaro

Au printemps 2004, l’équipe des fondateurs de Kelkoo, accepte de se faire racheter par Yahoo. Jean-Marc en devient le Vice-Président Europe.

« La vente de Kelkoo est fêtée avec toute l’équipe des fondateurs, un an plus tard. En mars 2005, nous décidons de gravir les pentes du Kilimandjaro, qui se situe entre le Kenya et la Tanzanie. On prend la voie qui part de la Tanzanie. 3 à 4 jours plus tard, à 4 000 m d’altitude, la nuit il fait -15°. Je réalise que mes poumons se remplissent d’eau. Je fais un œdème pulmonaire. Normalement, j’aurai dû redescendre. Mais je ne pouvais pas, car nous étions en pleine nuit. Impossible de dormir. Je passe ma nuit blanche à méditer sur ma propre mort. Ma vie défile, je ne peux appeler ni ma femme, ni mes enfants. Et, je n’ai rien fait de ma vie. Je n’avais pas peur. Je ne priais pas. Je n’étais pas en panique, mais je méditais sur ma mort. »

Le lendemain matin, Jean-Marc n’est pas au meilleur de sa forme, mais il est vivant. Son guide lui conseille de continuer à monter. Arrivé au sommet son œdème refait surface.

« Je suis allé directement à l’hôpital. J’aurais dû mourir en gravissant le sommet car mon ventricule avait triplé de volume. Mon cœur aurait dû lâcher. Je suis un rescapé. »

Après le Kilimandjaro, il fait une longue pause.  En 2008, il décide de tout plaquer et de faire le Chemin de Saint Jacques. Sur le chemin, il croise de nombreux pèlerins et touristes. Il y vit une conversion personnelle. Son histoire incroyable, il la raconte dans son premier livre : « Les mots ne peuvent dire ce que j’ai vu », paru en 2012 aux éditions de l’Emmanuel.

« Humains dans la rue »

C’est le titre de son deuxième ouvrage paru en 2018. Jean-Marc Potdevin, aujourd’hui, la cinquantaine est plus vivant que jamais. Avec Bénédicte, ils ont eu quatre filles. C’est une famille unie et heureuse qui a failli vivre le pire en 2005. Depuis, Jean-Marc a changé de vie. Il ne met plus l’argent, les honneurs et la réussite en premier. Son regard s’est tourné vers les autres. En 2012, alors qu’il collabore comme Directeur des Opérations au sein de Viadéo, le réseau social pour les professionnels, il croise tous les jours des personnes « assises, allongées à même le trottoir ». Un matin, il s’arrête et discute. Un autre jour, il aide « Robert » à se soigner et à aller chez le dentiste, « car il s’était fait taper dessus. On lui avait cassé toutes les dents ». Son histoire le bouleverse. Il y réfléchit, même la nuit. Il se pose, finalement, cette question : « pourquoi ne pas créer un réseau social pour créer des liens avec les personnes les plus fragiles ?». Il en parle autour de lui. Avec Bénédicte, un ami, Romain Allain-Dupré, et d’autres fondateurs, l’idée du réseau est lancée, sous la forme d’une association avec une plateforme digitale. Le 14 novembre 2014 né le réseau ENTOURAGE.

Le 17 octobre 2018 sort en librairie son nouveau livre co-écrit avec Anne Lorient et Lauriane Clément : Humains dans la rue, histoires d’amitiés avec ou sans abri, paru aux Editions Premières Parties pour la journée mondiale du refus de la misère. Après avoir réussi dans la vie, Jean-Marc Potdevin semble vouloir réussir sa vie en s’occupant des pauvres.

« Ce qui donne du sens à ma vie, ce n’est plus mon travail. C’est de me mettre au service de mes amis de la rue. » 

Le digital au service des personnes SDF

Entourage, le réseau social qui fait sortir de la solitude les hommes et les femmes de la rue, avant de leur redonner une complète dignité, est d’abord une histoire d’amitié. C’est la rencontre de deux hommes : Jean-Marc Potdevin et Romain Allain-Dupré. Ce-dernier est un consultant international de haut-vol. Son hobby ?  Organiser des maraudes auprès des personnes SDF. C’est comme cela que les deux hommes se sont rencontrés : Romain a invité Jean-Marc à témoigner de son histoire et de son livre devant un parterre de jeunes, en 2012. Romain explique que

« l’idée du projet Entourage – auquel nous n’avions pas encore trouvé de nom – était conditionnée au fait que nous le bâtissions autour de la rencontre, dans toutes ses dimensions. Aujourd’hui, Entourage est avant tout une plateforme digitale de la rencontre. Ses fonctionnalités sont autant de tremplins pour oser et cultiver cette rencontre. Je le vois, encore, comme un moyen de donner l’opportunité aux personnes exclues de faire tomber les remparts relationnels de notre société. Lors de nos maraudes, nous mettons en premier la rencontre, puis, nous essayons de répondre aux besoins essentiels. »

Aujourd’hui, l’association est entourée de plus de 150 000 utilisateurs, et 20 000 d’entre-eux sont considérés comme des « actifs ». En 2019, Jean-Marc décide de renforcer l’attractivité de l’association qui commence à être une référence et à se diffuser dans toutes les villes de France.

LinkedOut et le Vendée Globe 

Il lance une nouvelle application : LinkedOut. Comme il l’explique :

« Mettre en réseau et en relation les personnes démunies avec d’autres personnes, avec les associations de quartier, c’est bien. Mais ce n’est pas suffisant. Il manquait quelque chose. Pour que ces personnes retrouvent leur dignité, il faut qu’elles se sentent utiles. C’est la raison d’être de LinkedOut, ce réseau social professionnel pour les personnes qui n’ont plus de réseau. C’est très inclusif. Ces personnes ne vivent avec aucune perspective d’emploi. LinkedOut vise à remettre près de 100 personnes en grande précarité à l’emploi. »

En 2020, Jean-Marc reçoit un coup de téléphone de l’un de ses partenaires, Alexandre Fayeulle, le dirigeant d’Advens. Ce-dernier lui propose de nommer le voilier qu’il finance pour le prochain Vendée Globe avec le nom de LinkedOut. Jean-Marc est aux anges. Il accepte. Et, toute son équipe se met à l’œuvre pour organiser l’évènement autour du départ. « C’était inimaginable une telle proposition, raconte Jean-Marc. Pour le lancement du Vendée Globe, le 8 novembre, nous avions invité une centaine de personnes. Le Secrétaire d’Etat devait même venir. » Entre-temps, un vent contraire a soufflé : celui de la pandémie et du reconfinement. Le skipper de LinkedOut, Thomas Ruyant est parti le 8 novembre, comme convenu. Mais il n’y avait personne sur le quai. Après l’Everest du Kilimandjaro, Jean-Marc participe à l’Everest des mers. Mais il garde les pieds sur terre. C’est Thomas Ruyant qui est à la manœuvre. Le 21 novembre, LinkedOut passe en tête de la course. Ce premier décembre, il est de nouveau second. Le skipper témoigne sobrement : « C’est un peu sauvage ! ». Il reste 33 000 km à parcourir (plus de 17 000 nm). Il n’est qu’à 400 km du premier, Charlie Dalin. Ils sont en train de passer le Cap de Bonne-Espérance. Jean-Marc n’en revient toujours pas qu’il soit passé premier. Tout reste à jouer. « Ce serait dingue qu’il termine premier, non ? ». La course est terrible, Kevin Escoffier vient d’être sauvé in extremis par Jean le Cam. Ce qui est certain, c’est que l’ivresse des profondeurs est bien là.

Texte et photos réalisés par Antoine Bordier

Projet de loi instituant un régime pérenne de gestion des urgences sanitaires : le gouvernement nous enfume

Interrogé hier soir sur ce projet de loi liberticide, Olivier Véran a essayé d’expliquer quelque chose, mais je n’ai pas tout compris, si ce n’est qu’il nous prend pour des jambons :

Concrètement, ce texte a été présenté en Conseil des ministres, lundi, par le premier ministre, Jean Castex. Il a été déposé quelques heures plus tard, en procédure accélérée, à l’Assemblée nationale. L’objectif du texte, selon le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, est de « nous préparer à la fin de l’état d’urgence sanitaire, le 1er avril 2021 » et d’« établir un cadre juridique durable face aux crises sanitaires ».

Olivier Véran, ministre de la Santé, a annoncé reporter le texte de plusieurs mois. Mais il figure bien à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale, à la séance du 19 janvier :

La saga des trois Cathelineau

« Du don jusqu’au pardon – La saga des trois Cathelineau ». C’est le titre de l’ouvrage de Philippe de Cathelineau. Un nom qui résonne encore dans certaines mémoires angevines et vendéennes.

  • Jacques Cathelineau, le colporteur-voiturier, devenu le 1er généralissime de l’armée catholique et royale en 1793.
  • Son fils Jacques-Joseph, assassiné en 1832 lors du soulèvement de la duchesse de Berry
  • et le général Henri de Cathelineau qui combattit aux cotés des Zouaves pontificaux et prit part à la guerre franco-prusienne de 1870. Une guerre dont nous commémorerons en cette année 2021, les 150 ans.

Philippe de Cathelineau a été interrogé sur RCF :

Délit d’opinion : le collaborateur du maire d’Evreux est viré au bout de 4 jours

Le maire LR d’Evreux Guy Lefrand avait besoin d’un nouveau collaborateur de cabinet. Formé à l’Institut Catholique Enseignement Supérieur, proche du sénateur LR Bruno Retailleau, ancien chef de cabinet de Brigitte Barèges (maire de Montauban), Antoine Vermeulen a commencé le vendredi 17 décembre.

Proche de Sens Commun, de la Manif pour tous, membre des Homen vendéens, militant pro-vie, le nouveau collaborateur du maire d’Évreux a été rapidement licencié. Le maire Guy Lefrand, pris à partie par les terroristes intellectuels du PS et LREM, a réagi dans un très bref communiqué :

« Suite à la découverte de publications antérieures à sa prise de fonction et ne correspondant pas aux valeurs de notre collectivité, il a été immédiatement mis fin au contrat d’Antoine Vermeulen ».

Emmanuel Camoin, conseiller régional RN et ex-conseiller municipal, a écrit sa « surprise » d’apprendre la mise à l’écart d’Antoine Vermeulen « sous le prétexte extraordinaire qu’il aurait des idées proches de celles du Rassemblement national (…) Son délit d’opinion n’est pas politiquement correct. » Emmanuel Camoin reproche à Guy Lefrand d’accepter « de se soumettre et nous ne saurons jamais si M. Vermeulen était compétent ou pas. »

Un jour à l’église, un autre à promouvoir l’euthanasie

Marine Brenier, député LR dans la cinquième circonscription des Alpes-Maritimes, commissaire aux affaires sociales à l’Assemblée nationale et membre de la Commission nationale d’investiture des Républicains, était le 19 décembre à l’église de Saint Martin Vésubie pour la sainte Barbe :

La même va déposer début janvier une proposition de loi pour légaliser l’euthanasie. Son projet prévoit :

L’aide active à mourir telle que définie dans le présent article signifie la prescription à une personne par un médecin, à la demande expresse de celle-ci, d’un produit létal et l’assistance à l’administration de ce produit par un médecin, dans un établissement de santé public ouprivé, à domicile accompagné d’une équipe de soignants spécialisés, ou dans un établissement d’une association agréée par la loi.

Toute personne majeure et capable, telle que définie par les articles 1145 et 1150 du Code Civil, en phase avancée ou terminale, même en l’absence de diagnostic de décès à brève échéance, qui se trouve dans une situation d’affection accidentelle ou pathologique avérée, grave, incurable et/ou à tendance invalidante et incurable, lui infligeant une souffrance physique ou psychique qu’elle juge insupportable ou la plaçant dans un état de forte dépendance qu’elle estime incompatible avec sa dignité, peut demander à bénéficier, dans les conditions prévues à cet article et aux suivants, d’une aide active à mourir.

Et l’ADMD se félicite :

Dans ce cadre, elle organise, conjointement avec les associations française et belge de l’ADMD, un voyage parlementaire de deux jours, les jeudi 14 et vendredi 15 janvier 2021, en Belgique, afin d’échanger avec des médecins, professeurs, avocats et parties prenantes, qui travaillent sur la fin de vie en Belgique. L’euthanasie y a été légalisée en 2002. Euthanasies d’enfants de 9 et 11 ans.

Pologne: une très bonne nouvelle dans l’ordre de la libération médiatique

De Bernard Antony :

Un coup de maître à Varsovie pour le patriotisme polonais et la liberté réelle de la Pologne: le groupe « Polska Press » qui était jusque là dépendant de l’immense « holding » de médias allemands « Verlagsgruppe » va enfin devenir réellement polonais. C’est en effet « Orlen », la très grande et prospère entreprise pétrolière dont l’état polonais est le principal propriétaire, qui a eu les moyens de l’acquérir. Orlen développe ses activités sur toute l’Europe centrale et orientale. Son patron, Daniel Obajtek est un fidèle de Jaroslaw Kaczynski, le leader du parti polonais au pouvoir P.I.S. (en français : « Droit et Justice »).

Jusqu’à aujourd’hui l’influence du capitalisme allemand pesait par trop sur l’information et la vie culturelle des Polonais, avec les mêmes lourdes influences que l’on connaît en France du lobby totalitaire LGBT et pro IVG.

Seule, « Radio-Maria » (Radio mais aussi télévision, groupe de presse, et université des métiers de la communication) y opposait une puissante réplique catholique et patriote. C’est avec beaucoup de joie, que nous y avons été reçus par deux fois pour de longues émissions par son fondateur, le père Rydzyk, qui fut si encouragé par Jean-Paul II.

La Pologne a connu les abominations conjointes des deux occupations génocidaires, nazie et soviétique et puis la longue nuit de cette dernière jusqu’à la victoire de son peuple sur le régime communiste à la fin du XXème siècle.  Elle résiste depuis au néo-totalitarisme de l’idéologie eurocratique, mondialiste, et de toutes les transgressions-inversions de l’ordre naturel.

Avec la Hongrie, elle constitue le roc de défense des libertés humaines et des valeurs chrétiennes autour duquel s’agrègent de plus en plus les autres pays de l’Europe centrale et orientale attachés à leur identité nationale et culturelle.

Aujourd’hui, avec 20 des 24 quotidiens régionaux, 120 hebdomadaires et 500 titres internet passant sous direction polonaise, la Pologne retrouve sa souveraineté médiatique.

Joyeux Noël et longue vie à cette Europe de la foi, du courage et de la liberté !

La famille Lefèvre revient avec Dormi Jesu

Pour continuer dans la lancée de la finale de l’émission La France a un incroyable talent, la famille Lefèvre interprète ce magnifique Noël venu tout droit de Norvège ! Une berceuse pour l’enfant Jésus, enregistrée au printemps 2020. Également appelé Hymne du berceau de la Vierge, “Dormi, Jesu” est une pièce méditative inspirée de la musique chorale d’Europe de l’Est. Images tournées à l’Eglise ND de Versailles en avril 2020 :

Le consensus selon Emmanuel Macron, défenseur du pays légal contre le pays réel

Dans un entretien fleuve publié dans L’Express, Emmanuel Macron abord un certain nombre de sujets comme l’identité, la crise sanitaire, le complotisme… Il est notamment interrogé sur la crise de la démocratie. Réponse :

Si crise de la démocratie il y a, c’est une crise de l’efficacité. Nous passons trop de temps à expliquer ce qui est impossible plutôt qu’à régler les problèmes concrets. Surtout, en quelque sorte, l’Etat “légal” l’a emporté. Ce qui compterait au fond serait de changer les textes, les lois, plus que de changer la vie des Français.

Pour recréer de la confiance, je crois au contraire qu’il faut une action qui ait véritablement une efficacité, un effet des mots aux choses. A ce titre, le deuxième confinement est un exemple d’efficacité car nous avons pris la décision au bon moment. Nous l’avons expliqué, les Françaises et les Français ont agi et, par leur action, ont réussi à casser le cycle du virus. Je suis très prudent et il faut toujours rester humble, mais nous sommes l’un des pays européens qui se porte le mieux face à cette épidémie à ce stade. Et cela grâce à l’action, la cohérence, et à un travail d’explication qui refuse l’espèce d’hyper simplification à la mode.

Mais pour revenir à la crise de la démocratie, il y a d’une part un besoin de mieux associer à la décision par la délibération (c’est ce que nous avons fait avec le grand débat puis la convention citoyenne). Il y a plus encore le besoin d’avoir des démocraties qui protègent et retrouvent de l’efficacité collective par l’engagement et le consensus. J’ai toujours fait ce pari, parce que le peuple français est un peuple extraordinairement politique qui cherche constamment à comprendre, le cours du monde et ce qu’il affecte.

La convention citoyenne, censée répondre aux problèmes des gilets jaunes, matraqués par la milice de Castaner, les fameux Black blocs… Tout le monde a aussi en tête les fameux états généraux de la bioéthique, qui ont vu un rejet majeur de l’extension de la PMA. Comme pour le referendum sur la Constitution européenne, le “pays légal” a piétiné cette délibération pour imposer de force cette réforme dont personne ne veut, hormis un lobby ultra-minoritaire. Aujourd’hui encore, en pleine crise sanitaire, alors que le gouvernement clame qu’il n’y a rien de plus urgent que de résoudre les problèmes liés au coronavirus, le Parlement poursuit l’examen du projet de loi sur la bioéthique. Emmanuel Macron prend le peuple pour un con…sensus.

La crèche de Noël de la Mairie de Melun n’est pas une atteinte à la laïcité

Communiqué des AFC de Melun :

La mairie de Melun a installé une crèche de Noël à l’Hôtel de Ville et comme chaque année certains s’en offusquent, notamment certains élus d’opposition et la Fédération des libres penseurs de Seine-et-Marne qui envisagent un recours en justice.

Loin d’abonder dans leur sens, l’AFC de Melun apporte tout son soutien à la mairie de Melun et remercie l’équipe en place pour cette belle crèche.

Nous rappelons tout d’abord qu’installer une crèche n’est pas un acte de prosélytisme religieux mais, comme le dit M Vogel maire de Melun, que la crèche « est un élément de notre histoire, du patrimoine ». Si les contestataires souhaitent à tout prix retirer toute référence religieuse de l’espace public, à quand le retrait des sapins et du père Noël dont l’image pourrait être vue comme une référence trop explicite à Saint Nicolas ? Qu’ils le veuillent ou non, Noël est une grande fête dans notre pays du fait de notre histoire chrétienne, nous ne pouvons pas garder Noël et effacer tout le reste. A ce moment-là nous ne fêterions plus Noël, tout simplement. Et s’ils souhaitent purement et simplement supprimer Noël, c’est que leur idéologie les intéresse plus que les réalités du terrain et les aspirations des Melunais. Qui peut se sentir blessé par la vue d’une crèche ? Un enfant posé dans une mangeoire et entouré de ses parents, de bergers venus le contempler.

Nous regrettons que par idéologie, des gens cherchent à tout prix à faire disparaître la crèche de Noël, qui véhicule un message de Paix et d’Espérance, pour faire de Noël une fête purement commerciale, au service des acteurs du mondialisme et de la grande distribution.

Condamné pour avoir cité la Bible à l’école primaire, le professeur est blanchi après 4 ans de sanctions

Après 4 ans de combat, la justice administrative donne enfin raison à Mathieu Faucher, ce professeur sanctionné pour avoir fait étudier la Bible à ses élèves.

Nous avions évoqué cette affaire en 2017 :

Un instituteur de Malicornay, dans l’Indre, a été suspendu par l’inspection académique pour avoir abordé avec ses élèves des passages de la Bible.

Cet enseignant, agnostique, avait décidé d’enseigner le « fait religieux » en s’appuyant sur des textes de l’Exode et quelques autres. En août 2019, le tribunal administratif a estimé que cette sanction était « disproportionnée » et a exigé sa réintégration. Cela aurait pu se terminer là. Mais les laïcistes du ministère de l’Education n’ont pas lâché l’affaire. L’Éducation nationale avait demande un nouveau jugement.

Le dossier est donc passé devant la Cour administrative d’appel de Bordeaux, qui a rendu sa décision le 17 décembre. Le professeur a été totalement blanchi :

« M. Faucher n’a aucun moment manifesté une quelconque croyance religieuse dans l’exercice de ses fonctions d’enseignant. » […] « Les textes bibliques ont fait l’objet d’une mise en perspective ainsi que d’une mise en relation avec d’autres textes. Et ils ont servi d’ouverture pour aborder des thèmes en rapport avec le programme d’éducation morale et civique. »

La mutation disciplinaire qui lui a été imposée par l’arrêté du 2 juin 2017 doit être annulée. Le professeur est satisfait de cette victoire :

« Avec une victoire comme ça, je suis plus remonté que jamais. »

Il souhaite mettre son expérience au service de ses collègues.

« La question de l’enseignement laïc du fait religieux. J’ai été sanctionné pour avoir travaillé sur un livre qui est un pilier de notre civilisation, ça interroge. […] J’ai fait de la culture et non pas du catéchisme. Rien que de la culture. Et les élèves en sont demandeurs. »

« L’administration ne tourne pas rond. Il aura fallu quatre ans et que la justice s’en mêle pour que, finalement, on reconnaisse que je n’avais commis aucune faute professionnelle. Cela signifie qu’il y a eu un grave dysfonctionnement dans la hiérarchie. »

La dictature pour cadeau de Noël

François Billot de Lochner décrypte le projet de loi évoqué hier :

Tout doucement, l’air de rien, à quelques jours de Noël, le Premier ministre Jean Castex a déposé en procédure accélérée hier, lundi 21 décembre, un projet de loi tout bonnement hallucinant. Aux sceptiques qui trouvent que nous exagérons, nous rappellerons que les régimes dictatoriaux ont traditionnellement comme arme privilégiée l’utilisation de l’état d’urgence et la suspension des garanties publiques pour pouvoir s’installer durablement, en toute quiétude et avec un semblant de légalité.

De quoi s’agit-il ? Le projet de loi prévoit le droit, pour le gouvernement, de ne plus consulter le Parlement sur les questions d’état d’urgence, ce qui lui octroie la possibilité de le maintenir indéfiniment. Le préambule est très clair : il s’agit de construire un cadre « pérenne », donc de s’installer dans l’exception. Il annonce la création d’un état de crise sanitaire qui pourra se déclencher et se proroger sur simple décret en conseil des ministres, le Parlement devant être simplement « informé ». Par ailleurs, le projet rappelle et conforte l’extension des pouvoirs exceptionnels attribués au gouvernement : « le Premier ministre pourra recourir à des prérogatives de police administrative extérieures au domaine strictement sanitaire ».

Mais le projet ne s’arrête pas là. Il « pérennise » – c’est le mot-fétiche du projet de loi – les restrictions à la liberté d’entreprendre ou à la liberté de circulation et annonce très clairement la couleur : le retour à la vie d’avant n’est ni pour demain, ni même pour après-demain, et il ne sera de toutes façons octroyé qu’aux seuls vaccinés. Les autres se verront parqués dans une catégorie discriminée, les assimilant à des sous-citoyens disposant de droits partiels : « Le Premier ministre peut (…) subordonner les déplacements des personnes, leur accès aux moyens de transports ou à certains lieux, ainsi que l’exercice de certaines activités (…) au suivi d’un traitement préventif, y compris à l’administration d’un vaccin. » Les pires scénarios de ceux que l’on taxait de complotisme il y a encore quelques jours, quelques semaines, se réalisent malheureusement les uns après les autres.

Après l’institutionnalisation du fichage des opinions politiques des Français, que nous avons immédiatement dénoncée, voici que l’espace de nos libertés se réduit encore un peu plus, et bien rares sont les voix autorisées à s’en offusquer. Les opposants au régime sont dénoncés, limogés, attaqués, à l’image du brillant Professeur Perronne, purement et simplement démis de ses fonctions à l’hôpital de Garches par l’AP-HP, mais le monde politique se tient coi.

Notre recours en référé-liberté contre le fichage sera plaidé au Conseil d’Etat demain, mercredi 23 décembre, à 15h, par notre avocat, Maître Frédéric Pichon. Nous pouvons gagner, et nous porterons l’affaire, s’il le faut, jusqu’à la Cour européenne. Avec le nouveau projet de loi de Jean Castex, le combat s’annonce encore plus difficile, car il emprunte la voie parlementaire. La seule opposition institutionnelle peut venir maintenant du Sénat. Il est prétendument aux mains d’une majorité de « droite ». Jouera-t-il la carte du courage et de la détermination à dire non ? Nous l’espérons de tout cœur. C’est le moment où jamais pour l’opposition officielle de montrer qu’elle sert à quelque chose.

Philippe Royer, un patron chrétien face à la pandémie

Article d’Antoine Bordier :

Philippe Royer est le président des Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens (les EDC). A l’origine, en 1926, ce mouvement s’appelait Confédération Française des Professions (CFP) et regroupait des syndicats d’employeurs chrétiens. Il a perdu depuis son caractère syndical. Aujourd’hui, les EDC sont un mouvement œcuménique rassemblant plus de 3 200 patrons et dirigeants. Ce mouvement est souvent consulté par les organisations syndicales. Interview d’un patron, qui parle librement de la crise, de sa foi et de ses raisons d’espérer.

L’année 2020 se termine, pouvez-vous nous dire quel est l’impact de la crise sanitaire sur votre activité et sur celle des membres des EDC ?

Philippe Royer : L’impact économique de la crise sanitaire est très différent selon votre secteur d’activité. Certains secteurs comme celui de l’informatique continuent à se développer, d’autres comme l’évènementiel, le tourisme, l’aéronautique, les commerces dits non essentiels sont fortement impactés. Ce qui est très inquiétant, c’est que notre pays est de plus en plus fracturé. Il devient même violent. La situation actuelle pose un vrai débat sur l’impossibilité imposée d’exercer sa liberté d’entreprendre. Et, sa liberté en générale. Bien sûr, que chacun se sent également responsable de sa contribution à la santé publique, mais cela ne peut se faire de manière imposer et sans concertation. Pour ce second confinement, il n’est pas possible d’évoquer l’effet de surprise qui pouvait se comprendre en mars dernier.

Quel est le regard et l’action d’un patron chrétien sur une telle crise ?

Philippe Royer : La première démarche d’un patron chrétien doit être de ne pas sombrer dans le pessimisme « A quoi bon ! » ou le fameux « tout est foutu ! », ces expressions ne devraient pas être de rigueur. Quand la raison peut légitimement conduire au pessimisme et au désespoir, le chrétien a lui un devoir d’espérance, cette petite flamme parfois bien petite tel qu’évoquait Charles Péguy. Pour les chrétiens, l’espérance, c’est de prendre conscience qu’en suivant le Christ, nous trouverons la paix et la consolation dans ces situations dramatiques, qui le sont de plus en plus pour certains. Et, surtout que nous sommes tous appelés au salut et à la vie éternelle. Cela doit nous donner une joie profonde, qui nous permet de faire face aux épreuves. Et, elles semblent s’accumuler en ce moment. Fort de cette paix intérieure, et, de cette espérance, il nous revient de mettre en route notre intelligence et de porter des adaptations et des changements de paradigme. Notre monde peut et doit changer pour s’adapter et trouver les bonnes solutions.  Là encore, au-delà du diagnostic, les Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens sont force de proposition en proposant une économie du bien commun qui réconcilie l’esprit et la liberté d’entreprendre, l’inclusion des plus fragiles et le respect de la planète. Nos 3 200 membres y travaillent au quotidien.

Plus personnellement, dans votre entreprise, quelles sont les mesures que vous avez mises en place pour assurer la bonne continuité de votre activité ? Avez-vous dû licencier ? 

Philippe Royer : Pour le groupe Seenergi que je dirige, l’impact du premier confinement a été réel. Mais c’était supportable, et, nous étions prêts à faire face à un second confinement. Nous avions prouvé que les mesures de prévention sanitaire mises en œuvre avaient été efficaces. Pour la Librairie Corneille Fnac, dont je suis le président, nous avions prouvé, également, cette capacité à prendre les mesures de prévention. Mais là notre destin dépend de mesures administratives. Nous avons dû, malheureusement, procéder à un licenciement économique de 3 personnes. Et, notre pérennité reste suspendue à une réouverture complète et durable. Beaucoup de commerces ressentent avec une grande violence ce manque de respect profond à leur liberté d’entreprendre, d’ouvrir, et, de vendre leurs produits et leurs services. Le rôle du politique est d’orienter ses décisions pour le bien commun. Or, nous sommes interrogatifs, car actuellement, la somme des décisions favorise un grand opérateur mondial du e-commerce (NDLR : Amazon) qui par ailleurs bénéficie d’un taux d’imposition qui fait rêver les commerces de proximité de la France entière.

Quelles sont vos perspectives pour 2021 et 2022 ?

Philippe Royer : Nous sommes entrés dans un cycle d’une dizaine d’années qui va nous amener à constater des chaos et des émergences. Notre rôle de dirigeants sera de faire partie de ceux qui accélèrent les émergences en vérifiant que celles-ci contribuent au bien commun. Entreprendre pour la maison commune, vivre en actes ce texte prophétique de « Laudato Si »  telle est notre feuille de route. Nous sommes clairement pour une économie de marché, mais elle doit être au service d’une raison supérieure. Le progrès est bon, s’il redevient au service des hommes et des femmes. A la croissance ultralibérale dopée à la consommation abusive d’énergies fossiles, il nous faut éviter l’effet de balancier de ceux qui voudraient une décroissance basée sur le fait de ne plus entreprendre. La réponse pour nous est de retrouver notre liberté d’entreprendre au service bu bien commun. De retrouver une croissance économique respectueuse de l’environnement et dont les fruits sont destinés à tous. 

Pendant cette crise de la Covid-19, certaines PME-PMI ont dû déposer le bilan. Le nombre de chômeurs et de pauvres augmentent. Cela vous inspire quoi ? Est-ce que vous êtes optimiste ou pessimiste pour la suite ?

Ce qui me choque, c’est qu’une partie de ce que l’on appelle « nos Elites » n’ont plus de considération et de compassion pour les plus fragiles. Il y aurait ceux qui réussissent et ceux qui ne sont rien. A une période où la France entière salue la mémoire du Général de gaulle, il nous faut retrouver ce sens du peuple et cette capacité à se réconcilier. Notre société doit lâcher son idolâtrie matérialiste pour redevenir plus humaine et plus spirituelle.

Quelle est plus exactement votre actualité ? Est-ce que les EDC sont à l’arrêt ?

Non, pas du tout. L’actualité des EDC est de continuer à accueillir des nouveaux membres qui cherchent une quête de sens, qui veulent faire partie de ces leaders serviteurs du bien commun. De nouveaux membres nous rejoignent, car ils ont compris qu’ils avaient un rôle à jouer, une responsabilité à engager. Nous sommes entrés dans une période clé avec une grande instabilité. Nous serons mobilisés et actif pour proposer un modèle de société respectueux de tous. Nous devons rester vigilants, car quelques milliardaires à la tête de sociétés très influentes et apôtres du transhumanisme rêvent de devenir plus influents que les Etats. Nous pensons par ailleurs, qu’il y a beaucoup trop de commentateurs du monde et qu’il faut agir concrètement auprès des plus fragiles, c’est ce que nous mettons en pratique avec Agir avec les EDC. Il s’agit, concrètement, dans toutes les régions de France, d’intervenir auprès de jeunes et de moins jeunes, auprès de personnes en difficulté, en situation de grande fragilité. Et, malheureusement, vous savez quelles sont de plus en plus nombreuses. Nous les parrainons, nous les soutenons, et, parfois, pour celles qui n’ont plus de travail, avec des associations partenaires, nous les remettons sur le marché de l’emploi.

Depuis, le 28 novembre les commerces qui ne sont pas « essentiels » sont de nouveau ouverts. Les bars, les restaurants et les hôtels restent fermés. Les fêtes de fin d’année approchent. Comment allez-vous les vivre ? Vous croyez au déconfinement ?

Oui, je suis ravi de ce déconfinement progressif, mais qui, malheureusement ne profite pas à tout le monde. Je nourris mon espérance dans la prière. Je suis convaincu que chacun a envie du meilleur et qu’il faut lui révéler ses talents. Aux EDC, il nous revient d’illustrer que nous ne sommes pas des utopistes irréalistes, mais des personnes, qui là où elles vivent, contribuent au bien commun. Un ami retraité me disait récemment qu’il sauvait des vies en restant chez lui. J’en comprends le sens en cette période pandémique, mais à titre personnel j’ai envie de lui répondre dire que depuis mars je passe mon temps à sauver des emplois, en allant au travail et en trouvant avec l’ensemble des salariés des solutions pour maintenir et développer notre économie tout en respectant les gestes barrières. Quant à Noël, j’aspire à le passer simplement en famille avec mes proches. N’oublions pas de s’émerveiller de tous ces bonheurs simples qui nous sont donnés gratuitement.

Texte et photos réalisés par Antoine BORDIER

A Lille, la joie de Noël se chante dans les rues

Avec l’Institut du Christ-Roi  :

Vaste entreprise chinoise d’espionnage en France ?

Entre la société chinoise Huawei et les États-Unis, une guerre fait rage. Depuis le 19 mai 2019 et suite à un décret du président Donald Trump, la Maison-Blanche a placé l’entreprise chinoise sur liste noire. Ainsi, aucune entreprise américaine n’a le droit de collaborer avec Huawei. Les sanctions américaines se sont multipliées, l’administration Trump les justifiant par les forts soupçons de collusion entre Huawei et le gouvernement et l’armée de Chine, les logiciels et le matériel de cette société pouvant être utilisés par Pékin à des fins de cyberespionnage ou de sabotage.

Certains ont (encore) estimé que Donald Trump nageait en plein délire.

Or, une note confidentielle du Secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale [service du Premier ministre] s’inquiète de la hausse des mariages entre des militaires affectés en terre bretonne et de jeunes chinoises venues faire leurs études à de l’Université de Bretagne Occidentale ou à l’École nationale supérieure de techniques avancées [ENSTA]. En outre, quand, sur 30 doctorants d’un laboratoire de recherche d’une grande école d’ingénieurs bretonne, dix sont de Chine et tous issus de l’Institut de technologie de Harbin, administré par une agence gouvernementale qui conçoit et achète tous les systèmes d’armes de l’Armée populaire de libération, il y a de quoi se poser des questions.

La localité de Rosnay, dans l’Indre, accueille l’un des quatre Centres de transmissions [CTM] utilisés par la Marine nationale pour communiquer avec ses sous-marins. Et ses émetteurs à très basses fréquences, qui font partie des plus puissants au monde, semblent intéresser la Chine, comme l’avait souligné le député Sereine Mauborgne, lors d’une audition de l’amiral Bernard-Antoine Morio de l’Isle, alors commandant des Forces sous-marines et de la Force océanique stratégique. Certaines implantations à proximité du CTM peuvent être considérées localement comme troublantes, avec la présence d’une université chinoise dans la base militaire jouxtant l’aéroport de Châteauroux, qui devait alors être rejointe par un centre d’entraînement pour les Jeux olympiques. Et Mme Mauborgne avait également cité l’achats de terrains agricoles à proximité, voire en bordure du site de la Marine.

Alors que les autorités françaises l’ont subtilement écarté des réseaux 5G en décourageant les opérateurs télécoms à utiliser ses matériels, l’équipementier chinois Huaweï, accusé d’avoir des liens avec le renseignement chinois, nourrit de grandes ambitions en France. Le 17 décembre, et après avoir inauguré son 6e centre de recherche en octobre dernier, dans le 7e arrondissement de Paris, l’industriel a fait part de son intention d’implanter une usine dédiée aux solutions technologiques de réseaux mobiles à Brumath [Bas-Rhin]. Selon l’industriel chinois, Brumath a été retenu à la faveur de critères clés pour un tel projet industriel : l’emplacement, la superficie et l’extensibilité, le parc industriel et ses infrastructures, l’environnement alentour et la disponibilité foncière.

Sauf que Brumath fait partie de la Communauté d’agglomération de Haguenau, où le 2e Régiment de Hussards, spécialiste du renseignement d’origine humaine a ses quartiers, de même que le 54e Régiment de Transmissions, dont la mission est de collecter du renseignement d’origine électromagnétique et de mener des actions de guerre électronique, ainsi que le 28e Groupe géographique qui recueille et exploite l’information géographique. Et, à une quarantaine de kilomètres de là, à Mutzig, on trouve le 44e Régiment de Transmissions, également spécialiste de la guerre électronique et du renseignement électromagnétique, ainsi qu’un site de la DGSE. Et Brumath n’est qu’à une petite vingtaine de minutes de Strasbourg, où est installé le Commandement du renseignement de l’armée de Terre et le Centre de formation interarmées au renseignement de la Direction du renseignement militaire.

Il a donc fallu que Huawei choisisse l’un des secteurs qui concentre le plus d’unités militaires – qui plus est sensibles – au kilomètre-carré…

Covid : le Conseil national de l’Ordre des médecins veut faire taire les médecins dissidents

Tandis que l’Union européenne a donné son feu vert au vaccin contre le Covid-19 Pfizer-BioNTech, ouvrant la voie au lancement dimanche des vaccinations dans les 27 Etats membres (mais le PDG de Pfizer, Albert Bourla, a déclaré qu’il ne se fera pas vacciner en priorité), le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom) a porté plainte contre six médecins, dont Didier Raoult et le professeur Christian Perronne.

Didier Raoult est visé pour avoir étrillé la gestion de la crise par les autorités et les conflits d’intérêts dans la recherche internationale sur le traitement du Covid-19. Ses propos avaient poussé le conseil départemental de l’Ordre des médecins des Bouches-du-Rhône à saisir la juridiction disciplinaire, et le Cnom a choisi de s’y associer.

Concernant le professeur Perronne, l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) avait annoncé jeudi avoir mis fin à ses fonctions, pour avoir notamment affirmé que les malades du Covid-19 représentaient une aubaine financière pour les médecins et également pour des propos autour de l’hydroxychloroquine. Le médecin était jusqu’ici chef de service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches dans les Hauts-de-Seine.

Les plaintes du Cnom visent également le Pr Henri Joyeux, cancérologue à la retraite, le Dr Nicole Delépine, ancienne oncologue pédiatrique à Garches, le Dr Nicolas Zeller, médecin généraliste, et le Dr Rezeau-Frantz, également généraliste.

Nous préparent-ils une élection volée comme Joe Biden ?

Un projet de loi organique relatif à l’élection du Président de la République a été déposée hier à l’Assemblée nationale, en procédure accélérée. Qu’est-ce qui en justifie l’urgence ?

Le 5° de l’article 2 prévoit un système de vote par correspondance pour les personnes détenues. Ce dispositif, déjà mis en place pour les élections européennes de 2019, prévoit que l’ensemble des votes est centralisé dans un bureau de vote national qui procèdera au dépouillement et à la proclamation des résultats. On découvre dans ce projet de loi que

La liste des électeurs admis à voter par correspondance n’est pas communicable.

Il prévoit également que les procurations établies pour l’élection présidentielle seront « déterritorialisées », c’est‑à‑dire que le mandant pourra confier sa procuration à un mandataire qui n’est pas inscrit sur les listes électorales de la même commune.

Voyez-vous venir la fraude à l’américaine ?

Covid : le vaccin n’est pas obligatoire… mais gare à ceux qui ne seront pas vaccinés

Le Premier ministre Jean Castex vient de déposer un nouveau projet de loi liberticide (encore un !) instituant un régime pérenne de gestion des urgences sanitaires.

L’épidémie a permis l’élaboration en extrême urgence, en mars 2020, d’un cadre législatif liberticide. Le législateur avait prévu sa caducité au 1er avril 2021. Les trois lois de prorogation votées depuis n’ont pas remis en cause cette échéance. Par conséquent, ce nouveau projet de loi permet de donner au gouvernement le droit, en train de devenir permanent, de réduire nos libertés. Ce projet de loi institue ainsi un dispositif pérenne dotant les pouvoirs publics d’un champ d’action exceptionnel.

Les informations sur une nouvelle mutation du virus prépare actuellement les esprits à un 3e confinement. Et l’obligation de se faire vacciner pointe son nez, le jour même où l’Agence européenne des médicaments autorise la commercialisation du vaccin Pfizer-BioNTech. Jean Castex a annoncé que la vaccination débutera dans les 27 pays de l’UE les 27, 28 et 29 décembre.

On lit ainsi dans les motifs de ce projet de loi :

En sus des facultés associées à l’état de crise sanitaire, qui sont mobilisables sous l’état d’urgence sanitaire, le Premier ministre pourra recourir à des prérogatives de police administrative extérieures au domaine strictement sanitaire, comme le prévoit la loi actuelle : réglementation de la circulation des personnes, interdiction de la sortie du domicile, réglementation de l’ouverture des établissements recevant du public, limitation des rassemblements dans les lieux publics ainsi que toute autre mesure limitant la liberté d’entreprendre. La pérennisation de ce cadre législatif est l’occasion de confirmer l’exclusion de toute possibilité de réglementation des locaux à usage d’habitation et, d’autre part, de prévoir la possibilité de conditionner l’accès à certains lieux et l’exercice de certaines activités à la réalisation d’un dépistage ou à la prise d’un traitement préventif ou curatif, comme c’est le cas aujourd’hui par exemple pour les tests obligatoires avant un déplacement par transport aérien ou maritime.

On y lit au point 39 :

Le Premier ministre peut, le cas échéant dans le cadre des mesures prévues aux 1° à 5°, subordonner les déplacements des personnes, leur accès aux moyens de transports ou à certains lieux, ainsi que l’exercice de certaines activités à la présentation des résultats d’un test de dépistage établissant que la personne n’est pas affectée ou contaminée, au suivi d’un traitement préventif, y compris à l’administration d’un vaccin, ou d’un traitement curatif. Le décret mentionné au deuxième alinéa du présent article précise l’étendue de cette obligation ainsi que ses modalités d’application s’agissant notamment des catégories de personnes concernées.

Délit de faciès : fichez-nous la paix avec la dialectique de la racisation obsessionnelle

De Bernard Antony :

Ce matin, sur France-Inter, une énième émission, post propos macroniens, sur les « délits de faciès » qui entraîneraient de trop nombreux et abusifs contrôles policiers. Du racisme donc.

Certes, on peut comprendre l’irritation de braves gens, arabes ou noirs, qui seraient contrôlés en raison de leur apparence physique. Soit !

Mais cela dit, est-il vraiment possible pour la police de faire autrement ? Faudrait-il contrôler beaucoup plus de blancs ou de jaunes, sans utilité, pour la seule exigence d’une égalité statistique avec les contrôlés arabes ou noirs ?

Bien évidemment, certes, que la majorité des noirs ou des arabes ne sont pas des délinquants. Mais tout de même, comment la police peut-elle agir autrement eu égard à la réalité que l’immense majorité des terroristes sont des islamistes ?

Ne suffit-il pas de regarder les photos et les noms des tueurs du Bataclan, de Charlie-Hebdo, du supermarché Casher, de Nice, et de Toulouse, et de Carcassonne, et des égorgeurs et des décapiteurs ?

Il y a bien sûr des exceptions et des terroristes jihadistes peuvent être des « blancs ».

Quant aux délinquants et criminels des « territoires perdus de la République », violeurs, dealers, incendiaires de voitures, qu’y faire si, pour l’heure, le plus grand nombre appartient à des ethnies à forte composante islamique et s’il y a les passerelles que l’on sait entre la délinquance et l’islamisme ?

Je n’ai pas entendu ce matin évoquer la question de l’attitude des policiers à l’égard des « jaunes ». Il semblerait que le nombre d’interpellés pour délits de faciès y soit infime. Macron ne s’est pas avisé de faire ce constat.

En revanche, on sait combien les paisibles habitants originaires d’Extrême-Orient de certains quartiers doivent se prémunir des rezzous racistes de délinquants parmi les populations voisines appartenant à l’oumma.

La proportion d’individus de race jaune en prison est faible. Les cultures confucéennes ou bouddhistes seraient-elles moins inspiratrices de délinquance et de violence que d’autres ?

Aussi est-il notoire que les « brebis galeuses » parmi les policiers y trouveraient moins souvent matière à « délit de faciès ».

La vérité, c’est que l’obsessionnelle racialisation de la plupart des débats de société dans les medias est devenue insupportable.

Qu’ils nous fichent donc la paix, ces antiracistes pour lesquels la race n’existe pas mais qui nous la mettent à toutes les sauces. Triste idéologie rassie que la leur !

Selon des chiffres officiels, en 2019, 63% des mis en cause pour des violences sexuelles et 93% des auteurs de vols simples dans les transports en commun en Ile de France sont de nationalités étrangères.

La liberté éducative face au droit européen et international

L’ECLJ publie une nouvelle étude sur : « Liberté éducative et droits de l’homme ».

Cette étude présente l’origine et l’interprétation du « droit des parents d’assurer l’éducation et l’enseignement de leurs enfants conformément à leurs convictions » garanti en droit européen et international. La lecture des discussions des rédacteurs de la Déclaration universelle et de la Convention européenne des droits de l’homme est particulièrement éclairante quant à leur intention initiale. Elle révèle comment les « pères fondateurs » de ces grands textes, au sortir de la guerre, ont voulu protéger les familles de l’emprise idéologique des États. Pour eux, le respect des « libertés familiales » est la condition à toute société juste et proprement libérale, et la meilleure protection contre la dérive totalitaire du pouvoir politique.

La seconde partie de cette étude porte sur l’interprétation et la portée qui ont été données à ce droit par la Cour européenne des droits de l’homme, s’agissant en particulier de l’instruction en famille. Elle montre comment le « pluralisme éducatif » est « essentiel pour la préservation d’une société démocratique » et pour le respect des libertés familiales. Cette étude démontre aussi « l’effet cliquet » de la CEDH, suivant lequel un État ne peut abroger un droit ou une liberté qu’il a librement reconnus dès lors qu’ils entrent dans le champ de la Convention, alors même que celle-ci ne contient pas l’obligation explicite de les reconnaître. Il en résulte que si la France n’était certes pas obligée de légaliser l’instruction à domicile, une fois cette liberté accordée le Gouvernement ne peut plus l’abroger de façon générale et absolue, ou arbitraire.

Enfin, une annexe présente une sélection de citations édifiantes des rédacteurs du « droit des parents » ; les références pertinentes de droit international ; ainsi que le droit en vigueur au sein des États membres du Conseil de l’Europe.

Il ressort de cette étude que la suppression de la liberté de l’instruction à domicile serait une régression grave de la liberté, contraire à l’intention de la plupart des rédacteurs de la Déclaration universelle et de la Convention européenne des droits de l’homme. Elle serait aussi contraire au choix opéré par la majorité des États européens.

L’étau se resserre autour de notre liberté de parole

Anne-Sophie Chazaud vient de publier Liberté d’inexpression, nouvelles formes de la censure contemporaine. Elle démonte la domination des outils de la censure, alors que la liberté d’expression voit son champ se réduire à vitesse grand “V” : livres de François Hollande déchirés en public, pétition pour demander le départ d’un journaliste, blocage d’université pour empêcher une intellectuelle de débattre, loi sur les fake news… Quelques décennies à peine après l’« interdiction d’interdire » de mai 68, la liberté d’expression est devenue la cible d’attaques très préoccupantes en France.

Anne-Sophie Chazaud montre que cette fragilisation tient à de nombreux facteurs qui, le plus souvent, loin de s’opposer, se complètent. Libéralisation et privatisation du marché de la censure, catéchisme bien-pensant devenu dominant, pudibonderie post-moderne selon le paradigme anglo-saxon de l’ « offense » victimaire, pression islamiste au besoin terroriste, intolérance du dogme néo-progressiste, rigidification de l’Histoire, groupes de pression identitaires ou sexuels, etc.

Elle décrypte ainsi la généalogie de la censure :

Il semble en l’occurrence que trois principaux phénomènes se soient conjugués pour former une redoutable machine infernale. La spécificité française est lourde tout d’abord d’un rapport volontiers liberticide à l’expression pour des raisons idéologiques qui trouvent leur fondement historique et leur légitimation tutélaire dans la célèbre formule révolutionnaire de Saint-Just : “Pas de liberté pour les ennemis de la liberté.” L’on assiste par ailleurs à une incontestable privatisation de la censure, sorte d’externalisation de l’inquisition par l’Etat aux bons soins des nouvelles ligues de vertu et de l’action militante. Enfin, le contexte actuel induit une instrumentalisation de la justice à des fins de jihad judiciaire sur fond d’activisme islamiste. Ces différents facteurs associés pèsent lourdement sur un climat tendu particulièrement délétère pour quiconque est attaché à la liberté.

Le trésor c’est la Tradition

Dans son traditionnel discours à la Curie romaine, le pape François est longuement revenu sur la crise que nous vivons actuellement, notamment la crise sanitaire. Extrait :

[…] Enfin, je voudrais vous exhorter à ne pas confondre la crise avec le conflit. La crise a généralement une issue positive alors que le conflit crée toujours une contradiction, une compétition, un antagonisme apparemment sans solution entre amis à aimer et ennemis à combattre, avec la victoire qui en découle d’une des parties. La logique du conflit cherche toujours les “coupables” à stigmatiser et à mépriser et les “justes” à justifier pour introduire la conscience – très souvent magique – que telle ou telle situation ne nous appartient pas. Cette perte de sens d’une appartenance commune favorise le développement où l’affirmation de certaines attitudes à caractère élitiste et de “groupes clos” qui promeuvent des logiques limitatives et partielles, qui appauvrissent l’universalité de notre mission. « Quand nous nous arrêtons à une situation de conflit, nous perdons le sens de l’unité profonde de la réalité » (Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 226).

Lire l’Eglise selon les catégories du conflit – droite et gauche, progressistes et traditionalistes – fragmente, polarise, pervertit et trahit sa véritable nature : elle est un corps toujours en crise justement parce qu’il est vivant, mais elle ne doit jamais devenir un corps en conflit avec des vainqueurs et des vaincus. Car, de cette manière, elle répandra la crainte, elle deviendra plus rigide, moins synodale et imposera une logique uniforme et uniformisante, bien loin de la richesse et de la diversité que l’Esprit a donné à son Eglise. La nouveauté introduite par la crise voulue par l’Esprit n’est jamais une nouveauté en opposition à ce qui est ancien, mais une nouveauté qui germe de l’ancien et le rend toujours fécond. Jésus utilise une expression qui exprime de manière simple et claire ce passage : « Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jn 12, 24). L’acte de mourir de la semence est un acte ambivalent parce qu’il marque en même temps la fin de quelque chose et le début de quelque chose d’autre. Nous appelons le même moment mort-pourrir et naissance-germer car ils sont une même chose : nous voyons sous nos yeux une fin et, en même temps, dans cette fin se manifeste un nouveau commencement.

En ce sens, toutes les résistances que nous mettons à entrer dans la crise, en refusant de nous laisser conduire par l’Esprit durant le temps d’épreuve, nous condamnent à rester seuls et stériles. En nous défendant de la crise, nous faisons obstacle à l’œuvre de la grâce de Dieu qui veut se manifester en nous et à travers nous. Par conséquent, si un certain réalisme nous montre notre histoire récente seulement comme la somme de tentatives pas toujours réussis, de scandales, de chutes, de péchés, de contradictions, de court-circuits dans le témoignage, nous ne devons pas nous effrayer. Et nous ne devons pas non plus nier l’évidence de tout ce qui en nous et dans nos communautés est affecté par la mort et a besoin de conversion. Tout le mal, le contradictoire, le faible et le fragile qui se manifestent ouvertement nous rappellent avec encore plus de force la nécessité de mourir à une manière d’être, de réfléchir et d’agir qui ne reflète pas l’Evangile. C’est seulement en mourant à une certaine mentalité que nous réussirons à faire place à la nouveauté que l’Esprit suscite constamment dans le cœur de l’Eglise.

Derrière toute crise se trouve toujours une juste exigence de mise à jour. Mais si nous voulons vraiment une mise à jour, nous devons avoir le courage d’une disponibilité tous azimuts. Nous devons cesser de penser à la réforme de l’Eglise comme une pièce sur un vieux vêtement, ou à la simple rédaction d’une nouvelle Constitution Apostolique. Il ne s’agit pas de “rapiécer un vêtement” car l’Eglise n’est pas un simple “vêtement” du Christ, mais elle est son corps qui embrasse toute l’histoire (cf. 1 Co 12, 27). Nous ne sommes pas appelés à changer ou à réformer le Corps du Christ – « Jésus Christ, hier et aujourd’hui, est le même, il l’est pour l’éternité » (He 13, 8) – mais nous sommes appelés à revêtir d’un vêtement nouveau ce même corps pour qu’il apparaisse clairement que la grâce que nous possédons ne vient pas de nous mais de Dieu. En effet, « ce trésor, nous le portons comme dans des vases d’argile ; ainsi, on voit bien que cette puissance extraordinaire appartient à Dieu et ne vient pas de nous » (2 Co 4, 7). L’Eglise est toujours un vase d’argile, précieux en raison de ce qu’il contient et non en raison de ce qu’il montre parfois de lui-même. Ces temps-ci, il semble évident que l’argile dont nous sommes faits est ébréchée, fissurée, brisée. Nous devons nous efforcer à ce que notre fragilité ne devienne pas un obstacle à l’annonce de l’Evangile, mais le lieu où se manifeste le grand amour dont Dieu, riche en miséricorde, nous a aimés et nous aime (cf. Ep 2, 4).

Pendant le temps de la crise, Jésus nous met en garde contre certaines tentatives pour en sortir qui sont au départ destinées à échouer, comme celui qui « déchire un morceau à un vêtement neuf pour le coudre sur un vieux vêtement ». Le résultat est prévisible : le neuf sera déchiré parce que « le morceau qui vient du neuf ne s’accordera pas avec le vieux ». De la même manière, « personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, le vin nouveau fera éclater les outres, il se répandra et les outres seront perdues. Mais on doit mettre le vin nouveau dans des outres neuves » (Lc 5, 36-38). L’attitude juste, en revanche, est celle du « scribe devenu disciple du royaume des Cieux [qui] est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien » (Mt 13, 52). Le trésor c’est la Tradition qui, comme le rappelait Benoît XVI, « est le fleuve vivant qui nous relie aux origines, le fleuve vivant dans lequel les origines sont toujours présentes. Le grand fleuve qui nous conduit au port de l’éternité » (Catéchèse, 26 avril 2006). Ce qui est “ancien” est constitué de la vérité et de la grâce que nous possédons déjà. Ce qui est “neuf”, ce sont les différents aspects de la vérité que nous comprenons peu à peu. Aucune manière historique de vivre l’Evangile n’en épuise la compréhension. Si nous nous laissons guider par l’Esprit, nous nous approcherons chaque jour davantage de la « vérité tout entière » (Jn16, 13). Au contraire, sans la grâce de l’Esprit Saint, on peut bien commencer à penser l’Eglise sous forme synodale mais qui, au lieu de faire référence à la communion en arrive à se concevoir comme une assemblée démocratique quelconque faite de majorités et de minorités. Seule la présence de l’Esprit Saint fait la différence. […]

La gouvernance par numéro vert

Avant, lorsque le gouvernement avait un souci, il créait une commission pour mieux l’enterrer. Aujourd’hui, il crée des numéros verts… Dernier en date, pour signaler les dealers : le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, demande à ses services de concevoir une plate-forme sur Internet qui permettra aux citoyens d’aider les forces de l’ordre à chasser les dealers.

 

Souvenez-vous : “Fermer les frontières n’est pas efficace, les virus n’ont pas de passeport”

En février dernier, face à avancé du virus, la France estimait qu’il ne fallait pas fermer les frontières. L’épidémiologiste Antoine Flahault justifiant sur une radio d’Etat :

Les travaux réalisés, plutôt pour le virus du sida, montraient que, dans les années 80, fermer les frontières, ce que voulaient ou préconisaient certains Etats, voire certains partis politiques, n’était pas efficace. Nous avons traité cette question d’une façon très scientifique, sans a priori, sans préjugé, et fermer les frontières n’est pas efficace. Ou pour que cela soit un petit peu efficace, cela nécessiterait une mise en oeuvre très compliquée à réaliser parce que les virus n’ont pas de passeport et peuvent passer les frontières.

Nous sommes au mois de décembre, et Jean Castex vient d’annoncer la fermeture de la frontière avec la Grande-Bretagne, en raison de la résurgence du virus :

Et contre le virus de l’immigration, peut-on faire pareil ?

Marion Maréchal : “Le combat identitaire va être le grand levier de la recomposition politique”

Marion Maréchal a été longuement interrogée sur Atlantico. Extrait :

[…] S’il y a eu une recomposition de la vie politique depuis 2017, elle ne me paraît pas définitive. Jusque récemment, deux grands partis structuraient la vie politique française, le PS et le RPR. Dans ces deux partis, toutes les strates sociales étaient représentées. Au PS comme au RPR, vous aviez des ouvriers, des classes moyennes, des classes populaires, une partie de l’élite, une partie de la haute administration.

Cela contraignait ces partis à avoir une vision relativement globale de la société, à porter un projet qui puisse être équilibré pour tous et englober tout le monde. Avec la mort de ces partis, nous avons connu une recomposition totale des motifs de vote. Ce qui fait que les grands partis qui dominent aujourd’hui avec LREM et le Rassemblement National sont des partis qui sont construits sur une mécanique sociale. Une forme de lutte des classes s’est réinstaurée qui je trouve est absolument dramatique car la lutte des classes c’est la mort de la Nation. On ne mobilise plus les gens sur une vision commune de la société et de la Nation mais par rapport à leurs intérêts de classe, classe supérieure ou classe populaire. Et le drame, c’est que, sur ce constat Jérôme Sainte-Marie a raison, nous avons d’une part un bloc élitaire porté par Emmanuel Macron et regroupant une partie de la haute administration, une partie de la haute finance, des retraités et des cadres et de l’autre un bloc dit populaire que porte en partie le Rassemblement National mais qui est très disloqué puisque le bloc populaire est beaucoup plus hétérogène sur le plan idéologique, sur le plan social, sur le plan territorial. Tandis que le bloc élitaire est plus homogène socialement et son vote est moins éparpillé. Par ailleurs le bloc populaire s’abstient bien davantage que le bloc dit élitaire. Cette configuration se fait donc au bénéfice d’Emmanuel Macron qui se garantit un socle d’environ 25 % renforcé par des alliances quant le RN isolé tourne autour de 25-30 % sans réussir à réunir l’ensemble du bloc populaire ( objectif qui me semble utopique) ni à pénétrer le bloc élitaire.

Le problème, c’est que les partis en question au lieu d’essayer de casser cette structuration par classes sociales de la vie politique l’ont alimentée. Certains ont joué la campagne contre la ville, la métropole contre la France périphérique, les bourgeois contre les pauvres. C’est ce que fait Emmanuel Macron en jouant le progressisme contre le populisme qui n’est que la traduction dans sa bouche de la fracture entre les élites et le peuple.

Nous sommes dans une phase antinomique qui donne l’impression que nous ne pouvons pas réconcilier les gagnants et les perdants de la mondialisation.

Je pense pourtant que ces blocs peuvent être remis en cause aujourd’hui. Pourquoi ? Parce que je suis absolument convaincue qu’une partie des CSP+, des cadres supérieurs, une partie des retraités, une partie de la haute administration peuvent se retrouver dans un discours national et identitaire. Le combat identitaire va être à mon avis le grand levier de la recomposition politique de ces prochaines années. Sur la question économique, je pense que l’on peut tout à fait défendre une forme de libéralisme entrepreneurial dans un cadre national préservé des excès de la compétition internationale. C’est là où à mon avis il y a un point d’équilibre à trouver qui peut rassembler une partie des électeurs de droite ayant voté Macron avec ceux de la droite populaire. Moins d’Etat à l’intérieur des frontières, plus d’Etat à l’extérieur, c’est la vision qui peut réunir des droites divisées.

Une fracture peut-être plus difficile à dépasser est celle qui s’est installée entre la France du public et la France du privé. Car il n’y aura pas de redressement de la France sans que nous soyons capables de rendre nos entreprises plus compétitives. La réponse est à la fois macroéconique et microéconomique. Comment baisser les charges qui pèsent sur les entreprises si nous continuons à entretenir voire à développer une bureaucratie, notamment une fonction territoriale obèse ? Comment continuer avec un Etat social qui par le poids qu’il a atteint (environ 700 milliards d’euros par an) est en train de rogner à la fois l’Etat régalien et l’Etat stratège en annihilant toutes nos marges de manœuvre budgétaires ?. Nous ne pourrons pas échapper à ces choix. Soit nous voulons un Etat nounou -avec toute l’administration qui va avec- et qui distribue des chèques à tout va, notamment aux populations issues de l’immigration et dans ce cas-là, il ne faudra pas se plaindre d’avoir moins de stratèges et moins d’Etat régalien. Soit on réduit l’Etat social notamment par les marges de manœuvre que nous pourrions regagner sur la question migratoire et de la fraude sociale. Et dans ce cas-là, nous nous donnons les moyens de reconstruire le régalien et l’Etat stratège. Mais il faut être lucide et ne pas faire de démagogie, cela veut dire remettre en cause une partie de l’administration publique et du périmètre du statut de la fonction publique. Si vous ne réduisez pas en partie les dépenses publiques vous ne pouvez pas espérer un peu libérer les énergies du privé.

La vraie fracture politique, celle autour de laquelle va finir par se réorganiser la vie politique française, c’est celle-ci. Nous devons définir un nouvel équilibre entre la France publique qui est évidemment nécessaire et la France privée, celle des forces vives de la Nation et de la création de richesses. Curieusement, c’est une tentation très française que de d’oublier que c’est le privé qui fait la création de richesse et qui permet de financer le public.

Hommage à Daniel Hamiche sur TV Libertés

Le 20 décembre, Terre de missions reçoit Guillaume d’Alançon, directeur de l’Institut pour la Famille en Europe, qui vient d’éditer un petit livre d’un moine bénédictin à un moine orthodoxe. C’est l’occasion de parler de ce qui a progressé dans les relations oecuméniques au cours des dernières décennies et de ce qui bloque encore.

Puis Guillaume de Thieulloy rend hommage à Daniel Hamiche. Journaliste catholique récemment disparu, Daniel Hamiche animait notamment la rédaction de l’Observatoire de la christianophobie et avait participé au lancement de Terre de missions.

Enfin Gregor Puppinck, directeur du Centre européen pour le droit et la justice, présente son nouveau livre sur l’objection de conscience.

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