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Le « progressiste » Macron et ses « bouleutes »

De Bernard Antony :

Alors que, ce jour, avant de déjeuner, je terminais ces lignes, on me fait part de la nouvelle de la coronarisation virale d’Emmanuel Macron. Comme il est encore jeune et entouré de bons médecins, ce sera certainement bénin. Assurément moins grave, selon ses critères, que la colonisation, certes virile, de l’Algérie qu’il a jadis, au mépris de la vérité, qualifié de « crime contre l’humanité ». Sans inquiétude pour sa santé, je ne vois donc pas la nécessité de modifier ce que j’ai écrit.

De même que le divin Néron se piquait de culture grecque, notre Micro-Néron, grand gourou de la pensée progressiste, a réalisé le tour de force – ou plutôt le tour de farce – d’avoir réintroduit en ce début du XXIe siècle, une pratique de la Boulé de l’antique Athènes. Rappelons brièvement que la Boulé désignait, à l’origine, dans les cités grecques, le conseil exécutif des bouleutes élu par l’assemblée des citoyens. Et puis, dans l’Athènes de la décadence démocratique s’instaura la pratique de désigner les bouleutes par tirage au sort. Pratique aux antipodes du principe de compétence et qui soulevait aussi bien la commisération du grand Aristote que l’ironie cinglante d’un Aristophane.

Mais quoi de mieux pour des hommes au pouvoir que de faire émettre des opinions par des incompétents et de les instrumentaliser pour leurs visées politiciennes ? C’est la manœuvre que Micro-Néron s’efforce de réaliser sans vergogne.

Il a fallu, en effet, avoir simultanément beaucoup de culot et un grand mépris de la démocratie pour faire tirer au sort les cent cinquante participants de la Convention citoyenne sur le climat. Comme si la désignation par le hasard de cet échantillon de citoyens appelés à se prononcer sur la politique climatique de la France n’était pas totalement aux antipodes de l’idéologie « progressiste » scientifique, positiviste, saint-simonienne dont se targue habituellement le prince de l’incompétence qui préside, hélas, aux destinées de notre vieux pays.

La plupart des malheureux « cent cinquante » sont désormais fiers comme Artaban. Par les techniques habituelles de manipulation des lois de la dynamique des groupes, les écolos macronisés leur ont fait avaler ce qu’ils voulaient leur faire avaler et ils sont désormais bien persuadés qu’ils ont apporté des idées novatrices à la citoyenneté climatique. Beaucoup déjà rêvent de récompenses républicaines finalement bien méritées…

Cependant Micro-Néron qui a concocté avec ses véritables conseillers les plus chers l’idée de son référendum « attrape-gogos électeurs », rêve, derrière ses grands yeux d’allumé, d’un grand succès plébiscitaire que prolongerait une réélection triomphale. Pas question pour lui de revivre le cauchemar de sa première élection, talonné qu’il était par Marine Le Pen. Or, en 2022, outre celle-ci qui, peut-être, pourrait lui causer encore quelques frayeurs, ne voilà-t-il pas que pourrait surgir aussi quelque redoutable candidat inattendu susceptible de devancer Marine et lui-même ?

Belle surprise ce mardi 15 novembre que la victoire, certes bien méritée, de la si sympathique famille Lefèvre remportant la victoire à la finale de « La France a un incroyable talent ». Arrivée première sur treize candidats pour cette finale, et avec plus d’un tiers des suffrages ! Assurément, nous en sommes persuadés, à la présidentielle, un candidat à l’image de cette famille ou en incarnant les valeurs ferait un beau 33 % dès le premier tour.

Contre cette famille se sont déchaînés les réseaux antisociaux, les barbaries de la haine, du racisme antifrançais, antichrétien, antihumain. Provocation intolérable que son existence même ! Alors, un grand coup de chapeau à toute la famille mais aussi à la productrice de l’émission Ashley Bensimhon qui a déclaré :

« Quand on les a vus pour la première fois, on a tous pensé à « La mélodie du bonheur », le jury était un peu moqueur. Mais vous savez, je suis juive, religion ou pas, j’ai adoré : ce que cette famille a donné est bien au-dessus de tout cela. Depuis le début, les Lefèvre dégagent une harmonie, une conviction et une joie de chanter ensemble que le public a immédiatement appréciés. Qui plus est, à la fin de cette année si dure ! Ce travail en famille, leur bienveillance ont exercé comme une magie… Ils nous ont apporté du bonheur. »

Arrestation d’un gang de voleurs de prêtres

Mercredi 16 décembre au matin, 14 membres supposés d’un gang d’escrocs ont été arrêtés au Havre et placés en garde à vue, selon une information d’Europe 1. Leur spécificité ? Ils s’en prenaient uniquement à des prêtres, souvent très âgés, en faisant appel à leur charité. L’un des escrocs se faisait passer pour un ancien paroissien et demandait un soutien financier, prétextant être devenu veuf ou s’être subitement trouvé dans le besoin. Pour prouver sa bonne foi, il fournissait parfois le numéro d’un complice, qui se prétendait être un gendarme. Au total, les escrocs ont arnaqué 26 prêtres et les ont volés de 150 000 euros.

Remboursement de l’avortement : l’administration américaine sanctionne la Californie

L’administration Trump a annoncé mercredi 16 décembre des sanctions financières à l’égard de la Californie, à hauteur de 200 millions de dollars, parce que cet État démocrate oblige les assurances santé à couvrir le coût des interruptions volontaires de grossesse, ce qui est contraire à la loi fédérale.

Jusqu’au bout, Donald Trump met en oeuvre la politique pro-vie pour laquelle il a été élu. La Californie a adopté en 2014 une législation contraignant les employeurs et les assurances privées à inclure dans leur couverture santé le remboursement des avortements. Le gouvernement Trump avait estimé en début d’année que cette disposition allait à l’encontre de la loi fédérale sur la liberté de conscience qui interdit toute discrimination contre les assureurs qui refusent de couvrir les avortements.

Le ministère de la Santé a annoncé que, faute de s’être mises en conformité, les autorités californiennes allaient être privées de 200 millions de dollars, retenus sur le financement fédéral destiné à la couverture santé des plus pauvres au titre du premier trimestre 2021. Roger Severino, directeur du bureau des droits civiques de ce ministère, a souligné :

«Les entités qui reçoivent des fonds (du ministère de la Santé) devraient y réfléchir à deux fois avant d’enfreindre la loi fédérale». «Quoi qu’on pense de la légalité de l’avortement, personne ne devrait être puni pour refuser de payer ou de contribuer pour le retrait d’une vie humaine».

Le ministère de la Santé précise que 200 millions de dollars seront retenus chaque trimestre sur les fonds destinés à la Californie tant que la législation n’aura pas été amendée.

Ll’actuel procureur général de Californie, Xavier Becerra, a été choisi par Joe Biden pour devenir son ministre de la Santé…

La crèche, ce “petit chef-d’œuvre de beauté”

Dans sa Lettre Apostolique du 1er décembre 2019 Admirabile Signum, sur la signification et la valeur de la crèche, le pape François écrivait :

C’est vraiment un exercice d’imagination créative, qui utilise les matériaux les plus variés pour créer de petits chefs-d’œuvre de beauté.

[…]

Saint François, par la simplicité de ce signe, a réalisé une grande œuvre d’évangélisation. Son enseignement a pénétré le cœur des chrétiens et reste jusqu’à nos jours une manière authentique de proposer de nouveau la beauté de notre foi avec simplicité. Par ailleurs, l’endroit même où la première crèche a été réalisée exprime et suscite ces sentiments.

[…]

C’est précisément cette rencontre entre Dieu et ses enfants, grâce à Jésus, qui donne vie à notre religion, qui constitue sa beauté unique et qui transparaît de manière particulière à la crèche.

En voilà l’application concrète :

Vous pouvez rappeler le contenu de cette lettre apostolique à Sua Eccellenza Reverendissima Mons. Fernando Vergez Alzaga, Segretario Generale Governatorato S.C.V.

[email protected]

Le maire de Valence supprime les aides sociales aux familles des délinquants 

Après les violences urbaines des vacances de la Toussaint, le maire de Valence a décidé de taper au portefeuille afin d’encourager les familles de jeunes voyous à prendre leurs responsabilités.

Le lundi 14 décembre, le conseil municipal de la ville de Valence (Drôme), a voté une mesure destinée à supprimer les aides accordées aux familles dont l’un des membres a fait l’objet d’une condamnation pour trouble à l’ordre public ou d’un rappel à l’ordre. Les familles ayant refusé un accompagnement parental sont également concernées.

« Je ne supporte plus que des enfants qui gâchent la vie de tous les habitants des quartiers puissent bénéficier d’aides de la collectivité et que leurs parents puissent continuer de bénéficier d’aides, alors qu’ils empêchent de vivre la quasi-totalité des habitants. On va taper là où ça fait mal ».

« Les aides qui sont menacées sont celles qui sont versées par le Centre communal d’action sociale (CCAS) et celles qui sont versées par la ville. Le CCAS, ce sont les aides alimentaires, les aides à l’énergie, toutes les aides facultatives que les communes peuvent mettre en place. Et les aides de la ville, ce sont le chèque culture, le chèque sport, le contrat municipal étudiant ».

En France, les citoyens ont le droit symboliquement de montrer que les frontières sont nécessaires

Damien Rieu réagit sur Boulevard Voltaire à la relaxe totale dont il vient de bénéficier en appel pour l’affaire du col de l’Échelle :

Vous avez été relaxé dans le procès en appel concernant votre action et celle de Génération Identitaire au col de l’échelle. Quelle est votre réaction à l’issue de ce délibéré ?

Je viens de l’apprendre par mon avocat et c’est un grand soulagement. C’est pour ma part, 8 ans de procédure judiciaire entre les poursuites concernant l’affaire de la mosquée de Poitiers et concernant la frontière. Cette page se tourne et c’est une grosse victoire. Cette affaire est vraiment ubuesque et politisée. J’avais bon espoir puisque le procès c’était bien passé et que le dossier était vide. C’est une surprise méritée.

Il n’y avait strictement rien à vous reprocher dans le cadre de cette opération. Vous avez symboliquement gardé les frontières entre la France et l’Italie. Recommenceriez-vous ?

Aujourd’hui, je travaille autrement et mon engagement politique est différent. Je suis passé à d’autres projets. La jeunesse doit prendre la suite. Effectivement, sur le fond, rien ne s’oppose à ce que cela se refasse. Cette opération était totalement pacifique. En France, nos citoyens ont le droit symboliquement de dénoncer que les frontières sont nécessaires.

Pour vous, il faudrait garder les frontières intactes malgré l’accord Schengen ?

Il faut absolument que l’État remette la main sur les frontières. Des milliers de migrants arrivent. Je rappelle que le dernier terroriste qui a tué trois personnes était un migrant tunisien qui passait par cette frontière des Alpes. Pour préserver la France et toute l’Europe, il faut effectivement que les frontières soient rétablies. […]

Totalitarisme

Le vaccin ne sera pas obligatoire selon Emmanuel Macron, et, “en même temps”, ceux qui ne seront pas vaccinés pourraient être privés de toute vie sociale :

Les évêques espagnols : “La vie est un don, l’euthanasie un échec”

Les évêques espagnols ont lancé une journée de prière et de jeûne pour prier que le Seigneur inspire de bonnes lois et arrête la culture de mort. En effet, le congrès espagnol est sur le point d’approuver la loi sur l’euthanasie, en douce pendant ce temps de pandémie afin qu’il n’y ait aucune manifestation ni dialogue public…

Voici le communiqué de la conférence épiscopale espagnole: “La vie est un don, l’euthanasie un échec” (traduction rapide) :

  1. Le Congrès des députés est sur le point d’achever l’approbation de la loi organique réglementant l’euthanasie. Le traitement a été effectué de manière suspecte accélérée, en période de pandémie et en état d’alerte, sans écoute ni dialogue public. Le fait est d’autant plus grave qu’il établit une rupture morale; un changement dans les buts de l’État: de la défense de la vie à la responsabilité de la mort infligée; et aussi du corps médical, «appelé autant que possible à guérir ou du moins à soulager, en tout cas à consoler, et à ne jamais causer intentionnellement la mort». C’est une proposition qui correspond à la vision anthropologique et culturelle des systèmes de pouvoir dominants dans le monde.
  2. La Congrégation pour la Doctrine de la Foi, avec l’approbation expresse du Pape François, a publié la Lettre Samaritanus bonus sur le soin des personnes dans les phases critiques et terminales de la vie. Ce texte éclaire la réflexion et le jugement moral sur ce type de législation. Aussi la Conférence épiscopale espagnole, avec le document Semeurs d’espoir. Accueillir, protéger et accompagner dans la phase finale de cette vie, offre quelques lignes directrices clarifiantes en la matière.
  3. Nous demandons la promotion des soins palliatifs, qui aident à vivre la maladie grave sans douleur et l’accompagnement intégral, donc aussi spirituel, des malades et de leurs familles. Cette prise en charge complète soulage la douleur, réconforte et offre l’espoir qui vient de la foi et donne un sens à toute vie humaine, même dans la souffrance et la vulnérabilité.
  4. La pandémie a révélé la fragilité de la vie et suscité une demande de soins, en même temps que l’indignation face à l’exclusion des soins aux personnes âgées. On a pris conscience que mettre fin à la vie ne peut être la solution pour s’attaquer à un problème humain. Nous avons apprécié le travail des agents de santé et la valeur de notre santé publique, exigeant même son amélioration et une plus grande attention budgétaire. La mort causée ne peut pas être un raccourci qui nous permet d’économiser des ressources humaines et financières en soins palliatifs et en soutien global. Au contraire, face à la mort comme solution, il est nécessaire d’investir dans les soins et la proximité dont nous avons tous besoin dans la dernière étape de cette vie. C’est la vraie compassion.
  5. L’expérience des quelques pays où elle a été légalisée nous apprend que l’euthanasie incite à la mort des plus faibles. En accordant ce droit supposé, la personne, qui est vécue comme un fardeau pour la famille et un poids social, se sent conditionnée à demander la mort lorsqu’une loi la presse dans cette direction. Le manque de soins palliatifs est également une expression de l’inégalité sociale. Beaucoup de gens meurent sans pouvoir bénéficier de ces soins et seuls ceux qui peuvent les payer comptent sur eux.
  6. Avec le Pape nous disons: «L’euthanasie et le suicide assisté sont une défaite pour tous. La réponse à laquelle nous sommes appelés est de ne jamais abandonner ceux qui souffrent, de ne jamais abandonner, mais de se soucier et d’aimer pour donner de l’espoir. Nous vous invitons à répondre à cet appel par la prière, la sollicitude et le témoignage public qui favorisent un engagement personnel et institutionnel en faveur de la vie, des soins et une vraie bonne mort en compagnie et dans l’espérance.
  7. Nous demandons à ceux qui ont la responsabilité de prendre ces décisions sérieuses d’agir en conscience, selon la vérité et la justice.
  8. Pour cette raison, nous convoquons les catholiques espagnols à une journée de jeûne et de prière le mercredi 16 décembre prochain pour demander au Seigneur d’inspirer des lois qui respectent et favorisent le soin de la vie humaine. Nous invitons autant de personnes et d’institutions souhaitant se joindre à cette initiative. Nous accueillons sainte Marie, Mère de la vie et de la santé des malades et l’intercession de saint Joseph, patronne de la bonne mort, en son année jubilaire.

Projet de loi “confortant les principes républicains” : grave atteinte à la liberté d’instruction

Communiqué des AFC de Melun :

Le projet de loi “confortant les principes républicains” a été présenté le 9 décembre en Conseil des ministres. Parmi les diverses mesures, visant notamment à lutter contre “l’islamisme radical”, figure la modification des modalités de l’instruction en famille et des modalités de fermeture administrative des écoles hors contrat.

L’AFC de Melun rappelle que les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants et doivent rester à ce titre libres de choisir l’instruction qu’ils veulent pour leurs enfants, y compris l’enseignement hors contrat ou l’instruction en famille.

Le projet de loi porte tout d’abord de graves atteintes au droit à l’instruction en famille par :

  • Le passage d’un régime de déclaration – autorisation par défaut – à un régime d’autorisation où l’instruction à domicile est interdite par défaut sauf autorisation.
  • La diminution des possibilités d’instruction en famille puisque les parents qui souhaitent faire ce choix devraient justifier d’un des motifs prévus par le projet de loi.

Dans le cadre d’une privation de liberté, c’est bien à celui qui entend restreindre la liberté d’éducation d’avancer un motif grave et non aux parents qui choisissent d’instruire leurs enfants à domicile d’avoir à se justifier pour ce faire (ce qui ne veut pas dire sans aucun contrôle). Tous les parents qui choisissent l’instruction en famille pour d’autres motifs que ceux décidés par le gouvernement seraient-ils des séparatistes ou des islamistes radicaux ?

Sous prétexte de lutter contre l’islam radical, le texte met tout le monde dans le même panier, et il est à craindre que les premiers impactés seront ceux qui par défaut respectent la loi, qui se soumettaient déjà aux inspections et ont fait de nombreuses fois la preuve de leur bonne volonté. Le gouvernement pense-t-il vraiment que ceux qui refusaient déjà de se soumettre aux inspections et contrôles viendront spontanément faire leur déclaration d’école à la maison à la préfecture ou viendraient, repentants, mettre leurs enfants à l’école ?

Le texte de loi prévoit également, en plus d’un alourdissement de la charge administrative des écoles hors contrat, de nouvelles mesures permettant la fermeture plus rapide d’une école, sur simple décision préfectorale et non plus sur décision du juge, laissant la porte ouverte à un arbitraire dont il sera difficile de vérifier qu’il va bien toujours uniquement à l’encontre des séparatismes. Encore une fois, au lieu de donner à la justice les moyens de faire appliquer la loi plus rapidement, le gouvernement préfère rajouter une loi qui lui permettra, par le flou du texte, de mieux réduire au silence les voix dissonantes.

De nombreux moyens sont mis à disposition par la loi pour lutter contre la déscolarisation liée au séparatisme islamiste, qui échouent à le faire de manière efficace. L’AFC de Melun préconise un diagnostic précis des dysfonctionnements actuels qui permettra de trouver des solutions sans porter atteinte aux libertés des honnêtes citoyens.

L’AFC de Melun soutient les manifestants qui se sont réunis à Melun, place St Jean, le dimanche 6 décembre pour protester contre l’interdiction de l’école à domicile, restera vigilante sur les évolutions du texte notamment lors de son parcours législatif et n’hésitera pas à appeler à manifester si ces graves atteintes à la liberté fondamentale d’éducation et d’instruction étaient maintenues et devaient se concrétiser.

Alexandre Del Valle : « les mêmes instances qui exigent plus de mosquées en France interdisent les conversions des Algériens, des Marocains au christianisme »

Eric Brunet a présenté une émission, sur LCI, concernant les persécutions subies par les chrétiens actuellement, avec notamment Michel Onfray, de retour du Haut Karabakh :

 

La mairie de Paris à l’amende pour avoir discriminé les hommes

Bienvenus dans la République des cinglés : Anne Hidalgo est sanctionnée par le ministère de la Fonction publique pour non-respect de la parité. À la tête des différents services de la mairie, il y a onze femmes et seulement cinq hommes.

La parité n’est pas respectée par les féministes. Le maire a considéré que cette décision était « absurde, injuste, irresponsable [et] dangereuse » :

« Oui, pour promouvoir et arriver un jour à la parité, il faut accélérer le tempo et faire en sorte que dans les nominations il y ait plus de femmes que d’hommes ».

La municipalité devra verser 90 000 euros d’amende pour avoir dérogé au décret du 30 avril 2012, en application d’une loi du 13 juillet 1983 qui soumet les grandes villes à des quotas d’au moins 40 % de personnes de chaque sexe dans les nominations.

Des mesures pro-familles deviennent des mesures anti-LGBT : la novlangue du Monde

Les amendements constitutionnels annoncés le 10 novembre ont été adoptés hier : il est désormais inscrit dans la Constitution hongroise que

« la base des relations de la famille est le mariage »,

« la mère est une femme, le père est un homme »,

La Hongrie « protège le droit des enfants à l’identité sexuelle qui est celle de leur naissance », et à une éducation

« basée sur les valeurs découlant de l’identité constitutionnelle de la Hongrie et de la culture chrétienne ».

Le Parlement a adopté une loi qui autorise seulement les couples mariés à adopter des enfants (sauf dérogation exceptionnelle accordée par le gouvernement pour des célibataires).

Pour Le Monde, ces mesures de bon sens, deviennent des “mesures anti-LGBT”, preuve s’il y en a encore besoin, que les militants LGBT ne cherchent pas d’abord leur bien être, mais bien à détruire la famille.

Le projet de loi bioéthique revient au Sénat le 19 janvier

Communiqué de La Manif Pour Tous :

Alors que la France est plus que jamais en état d’urgence sanitaire, avec un système hospitalier sous tension, que des secteurs entiers de l’économie sont au bord du gouffre, qu’une crise sociale menace de se déclencher et que le gouvernement règlemente les sorties et la vie des Français jusque dans les détails privés, Emmanuel Macron impose l’examen en 2nde lecture au Sénat du projet de loi « bioéthique » à partir du 2 février, avec un examen en Commission spéciale bioéthique le 19 janvier.

Devant cette précipitation irresponsable et même provocatrice, qui ne manquera pas de mettre l’Exécutif en difficulté vis-à-vis des Français, La Manif Pour Tous peine à croire à ce calendrier tant il est invraisemblable.

10 QUESTIONS À EMMANUEL MACRON

  • Monsieur le Président de la République, quel sera l’emploi du temps d’Olivier Véran en janvier et février ? Va-t-il gérer la crise sanitaire ou le projet de loi PMA/GPA qui le concerne en premier chef ? Les Français sont impatients de connaître la réponse à l’heure où l’auto-confinement est recommandé tant la crise est grave !
  • Monsieur le Président de la République, quel sera l’emploi du temps d’Eric Dupont Moretti en janvier et février ? Va-t-il s’occuper de la sécurité des Français et de la justice ou du projet de loi PMA/GPA et de ses conséquences immenses en matière de filiation ?
  • Monsieur le Président de la République, quelles sont vos recommandations : réduire les interactions sociales et les sorties au maximum, télétravailler et continuer à ne pas recevoir d’amis autour d’un repas pour cause de couvre-feu ou organiser de nouvelles manifestations massives contre le projet de loi PMA/GPA qui fragilise la famille, révolutionne la filiation et divise profondément la société ? Les manifestations déjà organisées ont rassemblé des centaines de milliers de manifestants. Même le médiatique cabinet soi-disant indépendant Occurrence estime que la plus importante manifestation depuis le début de votre quinquennat était contre ce projet de loi.
  • Monsieur le Président de la République, quels sont vos conseils pour que tous les Français qui le souhaitent puissent exprimer publiquement et librement leur opposition au projet de loi Macron sur la PMA/GPA, alors même que notre vie démocratique est dégradée (rassemblements interdits, parlement en mode dégradé et donc difficulté pour rencontrer les parlementaires) ?
  • Monsieur le Président de la République, quelle est votre priorité : soutenir financièrement le système hospitalier et développer la capacité de nos services de réanimation ou rembourser la PMA sans père, c’est-à-dire une PMA sans motif médical, ce qui revient à détourner la médecine de sa finalité ?
  • Monsieur le Président de la République, le projet de loi sur la PMA/GPA est annoncé en urgence dès le mois de janvier au Sénat mais le référendum sur le climat et l’environnement ne pourra pas, lui, avoir lieu avant la fin de la crise sanitaire : quelle signification tirer du renvoi de toutes les réformes non urgentissimes sauf celle-ci ?
  • Monsieur le Président de la République, à l’heure où une 3e vague semble malheureusement difficile à éviter et que vous appelez à l’unité, pourquoi diviser les Français avec la PMA/GPA, un projet de loi qui fracture la société, au lieu de rassembler ?
  • Monsieur le Président de la République, en quoi le projet de loi PMA/GPA est-il une priorité aujourd’hui, compte tenu du contexte sanitaire et de la crise économique et sociale, et de la menace terroriste ?
  • Monsieur le Président de la République, quand répondrez-vous à l’inquiétude de l’engrenage de la PMA sans père vers la GPA et la marchandisation de l’humain ? Quand prévoirez-vous des garanties législatives qui permettraient de croire que l’un n’entraînera pas l’autre ?
  • Monsieur le Président de la République, Pourquoi refusez-vous de nous recevoir et n’assumez-vous pas ce projet de loi PMA/GPA en ne vous exprimant jamais publiquement à ce sujet ?

Ces 10 questions sont adressées par courrier écrit dès aujourd’hui au Président de la République. Face à ce qui n’est rien de moins qu’une provocation vis-à-vis des Français, La Manif Pour Tous prépare dès à présent une série d’actions pour la rentrée de janvier.

La victoire de la famille Lefèvre : l’incroyable talent d’une diversité à l’endroit

Le père Danziec avait les yeux rivé sur M6 hier soir (on ignore combien de fois il a voté…), mais il se réjouit dans Valeurs Actuelles :

En plein débat sur le mariage pour tous, la rédactrice en chef de Boulevard Voltaire, Gabrielle Cluzel, fut bien inspirée de titrer un ouvrage percutant : « Méfiez-vous de la France bien élevée ». Hier soir, cette “France bien élevée” a justement frappé à travers la famille Lefèvre. Sur M6, cette dernière a joliment gagné la saison 2020 de La France a un incroyable talent en proposant à chacune des étapes sélectives de l’émission du chant polyphonique sacré, habilement revisité pour l’occasion. Cette famille cochait pourtant toutes les cases de ce que la télévision moque ou tourne en dérision. Une famille nombreuse de six enfants. Résidante à Versailles. Catholique pratiquante. Des garçons aux têtes de scout. Une mère de famille, coupe au carré, arborant sa médaille de baptême autour du cou. On les imagine tous sans peine se rendant au Puy du Fou à l’occasion ou effectuant le pèlerinage de Chartres tous les ans. Malgré tout cela, et tous les sarcasmes qu’un tel CV peut susciter, il n’en reste pas moins que c’est la famille Lefèvre que les téléspectateurs ont plébiscitée. Comment cela se fait-il ?

La mélodie du bonheur version 2020

La question se pose d’autant plus que du talent, il en a été proposé à la pelle durant toute la soirée et le passage des 13 candidats. Des danseurs de rue aux figures incroyables. Des magiciens rivalisant tant dans leurs prouesses que dans le macabre de leurs mises en scène. Des chanteuses pianistes aux voix sublimes. Trois frères acrobates en symbiose, beaux comme des dieux grecs, rendant un hommage touchant à leur père. Mais la vraie diversité se trouvait ailleurs. La finale de La France a un incroyable talent n’a fait que rendre témoignage de ce que l’on observe depuis longtemps dans le paysage audiovisuel français : les minorités ne se trouvent pas là où l’on croit. Encore moins où on nous les montre. La singularité de la famille Lefèvre prend sa source en ce qu’elle est différente de ce que les écrans proposent continuellement, de Touche pas à mon poste à Quotidien. Une famille croyante et décomplexée. Des enfants qui se prénomment Blanche, Colombe ou Gaël. La famille Lefèvre, avec son air de famille von Trapp version 2020 rappelle qu’à l’heure des Beatles et des années yéyés, La Mélodie du bonheur avait reçu, en 1966, l’oscar du meilleur film, du meilleur réalisateur, du meilleur son et de la meilleure adaptation musicale. La consécration avait été totale… et inattendue.

Le soir de la finale, le programme des Lefèvre n’avait en vérité rien d’alambiqué ou d’artificiellement sophistiqué. Il avait même le parfum d’une simplicité familiale. Celle de la crèche de Bethléem. Empêchée de se rendre sur scène du fait d’un cas positif au Covid chez un des enfants, la famille Lefèvre a en effet été contrainte de chanter depuis son salon en visio. Tous s’étaient mis sur leur 31 pour interpréter un cantique de Noël à plusieurs voix. Marianne Jammes, au moment de les féliciter, n’a pu s’empêcher de leur adresser quelques piques ironiques sur leur intérieur et sur leur tenue : « C’est ravissant chez vous, mais ce n’est pas très moderne… »« Je vous adore endimanchés comme ça chez vous… ». Sous prétexte d’une tapisserie et d’un tableau fixé au mur, un autre membre du jury soufflera, sarcastique : « Merci de faire cela en direct du Louvre », ignorant sans doute que la pauvreté domestique se vit généralement davantage dans ces familles nombreuses des Yvelines où l’enfant de 10 ans tient plus communément dans ses mains un roman de la collection Signe de piste que le dernier smartphone à la mode…

A dire vrai, au-delà du chant, une nouvelle fois remarquablement exécuté, les téléspectateurs ont été touchés par un tout plus large et qui déborde des partitions musicales, bien qu’il relève du même principe : ce tout, c’est l’harmonie. L’harmonie d’une famille heureuse et unie. Harmonie d’une joie simple et sereine. Harmonie d’une gentillesse et d’une bonne éducation qui se lit sur le visage de chacun de ses membres et ce, en dépit des idées reçues du jury dont la famille Lefèvre aura fait les frais du début de leur aventure jusqu’à la fin.

Une famille qui, au-delà du chant, offre du rêve pour ce qu’elle est : une famille classique

L’occasion est offerte de le redire. N’en déplaise aux féministes grincheuses, l’immense majorité des petites filles rêvent d’être traitée comme une princesse et de se trouver en confiance sur la margelle d’une fontaine, un soir de bal, en face d’un homme, d’un prince, qui lui propose autre chose que le coup d’un soir. N’en déplaise aux promoteurs d’une adolescence avachie et paresseuse, centrée sur elle-même, son confort, son canapé et ses pantoufles, l’immense majorité des petits garçons portent au fond de leurs tripes les aspirations d’un Surcouf ou d’un navigateur du Vendée Globe à la Jean Le Cam, le goût de l’aventure et la noblesse du don de soi. Et n’en déplaise aux destructeurs de la famille traditionnelle, tous les parents en ayant des enfants rêvent de bâtir un foyer stable et protecteur de façon à ce que tous s’y épanouissent. La victoire des Lefèvre, c’est la victoire d’une diversité à l’endroit. La victoire des familles chrétiennes et nombreuses. La victoire d’une France bien élevée, qui travaille honnêtement et qui aime ses racines jusqu’à son patrimoine musical sacré. Devant la finale de La France a un incroyable talent, de nombreuses familles éclatées ou fragilisées par les aléas d’une société qui ne sait plus prôner et mettre en valeur les vertus de l’engagement ont été consolées par ce cantique de Noël, tout simple, interprété à l’unisson. Oui, une immense partie de ces familles cabossées s’est plu à s’imaginer être, un peu, cette famille Lefèvre. Et derrière elle, ce sont toutes les familles qui ne font pas de bruit, qui servent le beau, le vrai et le bien qui ont été récompensées. Honneur à elles.

8 ans de persécutions judiciaires, 3ème relaxe

Les Identitaires étaient poursuivis en appel pour avoir mis en place une frontière symbolique entre la France et l’Italie en 2018.

Ils avaient été condamnés à 6 mois de sursis, 80K€ d’amendes 3 ans de privation de droits civiques requis.

La Cour d’appel vient de les relaxer.

Pour Damien Rieu, après 8 années de poursuites judiciaires, c’est sa 3e relaxe.

Création du Prix S. Jean-Paul II pour la famille, l’amour et la vie

En ces temps troublés, et comme annoncé il y a quelque temps, l’Institut pour la famille en Europe a le plaisir de vous informer de la composition du jury du Prix S. Jean-Paul II pour la famille, l’amour et la vie, qui sera remis au début de l’année 2021.
Le Prix sera attribué en trois sections :

  • essai scientifique (philosophie, théologie, bioéthique, médecine,…)
  • témoignage
  • création artistique (film, œuvre musicale, nouveaux médias…)

Voici la composition du jury :

Président : Guillaume d’Alançon, fondateur de l’Institut pour la Famille en Europe

  • Jean-Paul et Hélène Perez, Jean-Paul est médecin général inspecteur (2S), modérateur général de la Communauté du Verbe de Vie. Hélène est médecin et conseillère conjugale, titulaire d’un master de l’Institut Jean-Paul II de Rome et d’un master en bioéthique du Collège des Bernardins.  Membres du Conseil Famille et Société de la Conférence des évêques de France
  • Yves Semen, docteur en Philosophie, président de l’Institut de Théologie du Corps
  • TRP Olivier Sarr, abbé de Keur Moussa (Sénégal), docteur en liturgie
  • Aude Mirkovic, maître de conférence en droit privé et porte-parole de l’association “Juristes pour l’Enfance”
  • Alexandre Dianine Havard, avocat, fondateur de l’Institut de Leadership Vertueux
  • Grégor Puppinck, docteur en droit, directeur du Centre Européen pour le droit et la justice
  • Jean de Tauriers, président de Notre-Dame de Chrétienté
  • Aude Dugast, postulatrice de la cause de canonisation du Professeur Jérôme Lejeune
  • Jokin de Irala, médecin, professeur d’épidémiologie et de santé publique à l’Université de Navarre (Espagne), membre de l’Académie Pontificale pour la Vie
  • Michel Deguy, cardiologue, directeur de la revue médicale Alsoha (Liban)
  • Anne Lecointre, responsable de l’Accueil Louis et Zélie de Lorient, étudiante à l’Institut Karol Wojtyla
  • Raphaëlle Stevenson, ancienne élève de l’Ecole Normale Supérieure et de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint Cyr, animatrice Teenstar, éducatrice à la vie affective relationnelle et sexuelle (Cler)
  • Olivier Dehaudt, président de l’association suisse “Choisir la Vie”
  • Jennifer Carrupt, présidente de la Fondation pour la famille (Suisse)
  • Abbé Michael Gaborieau, prêtre du diocèse de Belley-Ars, doctorant à l’université de Fribourg
  • Olivier Minvielle, écrivain, agrégé d’histoire et directeur d’établissement dans l’enseignement catholique

Restriction de l’instruction en famille : il s’agit bien de la suppression d’une liberté

Tribune parue dans LeFigaroVox le 14 décembre, par Gregor Puppinck :

L’intention première du gouvernement était d’interdire totalement l’instruction à domicile. La Constitution y faisant obstacle, il essaie maintenant de supprimer cette liberté en la réduisant au statut d’exception au principe nouveau de la scolarisation obligatoire, et en la soumettant à un régime d’autorisation préalable. Il s’agit bien de la suppression d’une liberté, car une exception n’est pas une liberté.

Blanquer prétend, à l’appui de son projet, que la Convention européenne des droits de l’homme ne garantit pas le droit des parents de faire « l’école à la maison ». C’est beaucoup trop simpliste. Pour le comprendre, il faut se poser la question ainsi : « Des parents contraints d’arrêter l’instruction en famille en septembre prochain ont-ils une chance de gagner à la CEDH contre la France ? » La réponse est oui, car la nouvelle loi française leur aurait retiré une liberté qui entre dans le champ d’application de la Convention européenne des droits de l’homme. Ces parents auraient de véritables chances de gagner, sauf si l’administration démontre que leurs enfants ne sont pas convenablement instruits ni sociabilisés.

Il est vrai que dans quelques affaires la Cour européenne a validé l’obligation de scolariser des enfants allemands instruits jusqu’alors à domicile. Mais c’est justement la preuve que l’instruction à domicile est couverte par la Convention européenne, sinon la Cour se serait déclarée incompétente. Or, dans les affaires dont elle a été saisie, la Cour a constaté à chaque fois qu’il s’agissait de situations familiales problématiques, refusant les inspections ou caractérisées par des croyances irrationnelles et une tendance associable. La Cour ne s’est jamais prononcée sur le cas d’une famille équilibrée et bien intégrée socialement, comme l’immense majorité des familles françaises concernées par cette pratique. Si ces familles équilibrées sont interdites d’instruction à domicile à la prochaine rentrée scolaire, il est fort probable que nombre d’entre elles se réunissent alors pour saisir la CEDH. Le Gouvernement, pour se justifier, devra prouver que cette atteinte à leur liberté est nécessaire – non seulement en raison de la menace islamiste – mais aussi de la situation particulière de chacune de ces familles.

L’autre argument de M. Blanquer suivant lequel le gouvernement manquerait de moyens pour assurer l’inspection des familles est aussi très faible.

Blanquer invoque l’exemple de l’Allemagne, qui interdit l’instruction à domicile, pour justifier son choix. Mais là encore, c’est mal comprendre les droits de l’homme, car la France et l’Allemagne ne sont pas dans la même situation.

Certes, la Convention européenne n’oblige pas les États à légaliser l’instruction à domicile ; mais ce constat ne confère pas aux Etats la faculté de supprimer cette liberté lorsqu’ils l’ont déjà reconnue dans leur droit national. Ainsi, lorsqu’un pays comme l’Allemagne interdit l’instruction à domicile depuis 1938 (avant d’adhérer à la CEDH), la Cour européenne estime que ce choix relève de sa marge d’appréciation, à défaut de consensus contraire au sein des Etats membres. En revanche, lorsqu’un pays autorise l’instruction à domicile, comme c’est le cas de la plupart des pays européens, il doit alors garantir cette liberté dans le respect de la Convention. Il en résulte que les éventuelles restrictions portées par l’État à l’exercice de cette liberté doivent respecter toute la Convention, notamment les dispositions relatives à la non-discrimination, à la liberté de conscience et de religion et au respect de la vie privée et familiale ; et ces restrictions sont soumises au contrôle de la Cour européenne. La Cour peut alors censurer toute restriction qui ne poursuivrait pas un but légitime, et qui ne serait pas nécessaire, c’est-à-dire proportionnée à ce but. Or, toute suppression générale d’un droit existant est par principe disproportionnée. En cela, il est possible de parler d’un « effet cliquet » des droits de l’homme, suivant lequel un État ne peut abroger un droit ou une liberté qu’il a librement reconnu dès lors qu’ils entrent dans le champ de la Convention, alors même que celle-ci ne contient pas l’obligation explicite de les reconnaître. Ce même principe est invoqué par exemple contre ceux qui voudraient mettre en cause l’abolition de la peine de mort.

La France et l’Allemagne ne sont donc pas dans la même situation. La France est plus avancée que l’Allemagne dans le respect de la liberté d’enseignement, et il est vain d’invoquer une loi, adoptée qui plus est par le régime nazi, pour justifier un recul de la liberté en France.

Il est utile de comparer la situation dans les autres pays européens. Sur les 47 pays membres du Conseil de l’Europe, 5 seulement interdisent strictement toute instruction en dehors d’établissements scolaires. Il s’agit de l’Allemagne, l’Arménie, Chypre, la Macédoine du Nord et la Turquie. Il y a donc un large consensus en Europe en faveur de cette liberté.

Comme la France actuellement, la majorité relative des pays européens soumet l’instruction en famille à une simple obligation de déclaration et de contrôle régulier des connaissances (Autriche, Belgique, Danemark, Estonie, Finlande, Géorgie, Irlande, Kosovo, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Moldavie, Monténégro, Norvège, Royaume-Uni, Russie, Slovénie et Ukraine). Dans certains pays, la déclaration et les contrôles sont même facultatifs.

D’autres pays imposent des restrictions supplémentaires. Il peut s’agir de l’obligation pour les parents de justifier de leur capacité à enseigner (Islande, Italie, Liechtenstein, Malte, Portugal, République tchèque et Serbie), ou de l’obligation de suivre le programme scolaire gouvernemental à distance (la Biélorussie et la Bulgarie). D’autres pays demandent aux parents de justifier leur choix en invoquant des motifs prévus par la loi. C’est le cas de l’Albanie, la Biélorussie et la Croatie.

D’autres encore soumettent l’instruction en famille à un régime d’autorisation préalable. C’est le régime le plus sévère. Il s’agit de la Grèce, la Hongrie, les Pays-Bas, la Roumanie, la Slovaquie, et la Suède. Le choix du gouvernement français se rattache à cette dernière catégorie, minoritaire et anti-libérale.

Dans la confusion du débat actuel, il est utile de se remémorer l’intention des rédacteurs de la Déclaration universelle puis de la Convention européenne des droits de l’homme. En 1948, ceux-ci faisaient confiance aux familles et se méfiaient de l’État. C’est l’inverse de la situation actuelle. Ils estimaient que les familles sont les bastions de la liberté face au risque constant de dérive totalitaire de l’étatisme. C’est la raison pour laquelle la Déclaration universelle proclame que « Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants. ». Cette priorité est l’expression de l’antériorité et de la supériorité du droit des parents sur ceux de la société. Le rédacteur de cette disposition, le libanais Charles Malik, « a souligné la nécessité d’exclure la possibilité de situations dans lesquelles les dictateurs ont le pouvoir d’empêcher les parents d’éduquer leurs enfants comme ils le souhaitent. Le contrôle de l’éducation ne peut pas être laissé entièrement à la discrétion de l’État ».

On trouve aussi des citations éloquentes des rédacteurs de la Convention dans les travaux préparatoires qui illustrent leur intention de protéger les droits naturels des parents. Ainsi, le français Pierre-Henri Teitgen, qui fut Ministre de la justice puis juge à la CEDH, déclara : il faut « garantir le droit des parents en matière d’éducation et d’enseignement contre la menace de nationalisation, d’étatisation, d’accaparement, de réquisition de la jeunesse par l’État, et ce, qu’ils aient des convictions religieuses ou simplement les convictions philosophiques de l’humanisme traditionnel ». Le député britannique Sir Maxwell Fyfe, qui participa à la conception des procès de Nuremberg, déclara quant à lui que la reconnaissance des droits des parents « a pour objet de parer à ce terrible danger du totalitarisme » qui conduit à rendre « impossible aux parents d’élever leurs enfants dans leurs convictions religieuses et philosophiques ».

C’est par respect pour les droits des parents que la Convention européenne et les textes des Nations Unies garantissent « le droit des parents d’assurer cette éducation et cet enseignement [de leurs enfants] conformément à leurs convictions religieuses et philosophiques ». Or, le projet de loi prévoit exactement l’inverse, à savoir que les parents ne peuvent pas invoquer leurs « convictions politiques, philosophiques ou religieuses » pour justifier leur demande d’instruire leurs enfants à domicile. C’est une contradiction flagrante de la lettre et de l’esprit des droits de l’homme. Cela montre, une fois encore, tout le mépris du gouvernement pour les religions.

Il faut aussi tenir compte de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (de 2000) qui garantit aussi « le droit des parents d’assurer l’éducation et l’enseignement de leurs enfants conformément à leurs convictions religieuses, philosophiques » mais aussi « pédagogiques ». C’est là une ouverture importante qui rappelle que la liberté éducative est aussi au service de la qualité de l’instruction. Le plus souvent, l’instruction à domicile est choisie pour un motif pédagogique. À cet égard, le Gouvernement devrait s’interroger sur les motifs qui poussent de plus en plus de parents à choisir l’enseignement à domicile. Pour Jules Ferry, c’est l’excellence des écoles publiques qui devait inciter les parents à choisir la scolarisation. L’école doit mériter la confiance des parents.

Certes, l’islamisme fait peser sur la France un danger véritablement totalitaire, plus menaçant peut-être que celui de l’étatisme. Il est en cela légitime et nécessaire d’en préserver les enfants. Il convient toutefois de se souvenir des leçons de nos prédécesseurs, et de ne pas sacrifier la liberté des « justes ». Comme le disait le représentant de la Belgique lors de la ratification de l’article garantissant les droits éducatifs des parents, « l’enfant appartient à sa famille avant d’appartenir à l’État ».

Le cardinal Burke invité du Forum catholique

A l’occasion de la parution de son dernier ouvrage, Couples entrez dans la paix profonde, paru il y a quelques semaines, Son Eminence le Cardinal Raymond Burke est heureux de répondre aux questions des liseurs du Forum Catholique. Rendez-vous ici. Les liseurs du Forum sont invités à déposer leurs questions sur ce forum, et uniquement sur cet espace, avant le 23 décembre à minuit.

Pour ceux qui brûlent d’impatience d’ancrer davantage leur couple dans une stabilité paisible, ce livre est un beau cadeau. Avec des paroles simples et profondes, le Cardinal Burke ouvre la voie du silence. Oui, le bruit n’apporte pas la sérénité. Le lecteur est invité à méditer sur la richesse de l’humilité, chemin vers la réconciliation. Comment aimer toujours sans oublier que c’est chaque jour que se construit l’amour ? Le Cardinal nous fait grandir à l’école de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et des saints Louis et Zélie Martin. De sa longue expérience de l’accompagnement des couples, il nous offre par ce livre des perles de sagesse.

Un CRS avoue : il y a les bonnes et les mauvaises manifs. Les bonnes : supporters algériens et Blacks Blocs. Les mauvaises : LMPT et Gilets Jaunes

Jean-Frédéric Poisson évoque l’actualité, marquée par les prémices d’une crise sociale et économique majeure

Les Eveilleurs ont reçu Jean-Frédéric Poisson, ancien député, Président du Parti chrétien démocrate rebaptisé récemment VIA / la voie du peuple. Au cours de cet échange, Jean-Frédéric Poisson est revenu sur l’actualité française de cette fin d’année 2020, marquée par les prémices d’une crise sociale et économique majeure dans le contexte de la pandémie de Covid19.

Il a été interrogé sur son projet de redressement pour la France, quelques semaines après l’annonce de sa candidature à l’élection présidentielle de 2022, plus largement présenté dans son dernier livre « la voix du peuple » publié aux éditions du Rocher.

Il ne s’agit pas « de petit business » mais de salut éternel

De Jean de Tauriers, président de Notre-Dame de Chrétienté :

Les situations de crise agissent comme des révélateurs. Les attentats, l’incendie de Notre-Dame, l’interdiction du culte public ont été pour des raisons variées des agressions contre les catholiques. Certes menées dans des contextes différents, elles restent des attaques contre la France catholique.

Les attentats terroristes ne sont pas une guerre contre la République. Non, le terrorisme attaque la France éternelle, la France catholique.

L’incendie de Notre Dame de Paris est l’image de notre Eglise en feu devant la stupeur du monde et les larmes des catholiques.

L’assentiment de la Conférence de l’Eglise de France devant l’interdiction du culte ne démontre-t-il pas la perte du sens de la sainte Messe au cœur de la foi catholique ? La Messe n’est pas un rassemblement, ce n’est pas un moment « pour-faire-église » qu’il serait possible de supprimer. La sainte Messe est le renouvellement non sanglant du sacrifice de la croix. Elle est indispensable au salut des catholiques. Jean-Marie Guénois[1] dans un article récent du Figaro (23 novembre 2020) constate une « division profonde dans l’Eglise » sur ce sujet, conséquence de divergences théologiques majeures sur l’eucharistie. Ecoutons-le : « Une partie des théologiens, prêtres, évêques et certains cardinaux, a épousé les thèses du protestantisme qui considère la présence réelle eucharistique du Christ comme symbolique et non réelle. Donc non absolument sacrée au point de se battre pour elle. » Il s’agit donc bien d’une question de foi sur l’Eucharistie et la sainte Messe comme nous le disons depuis près de quarante années lors de nos pèlerinages. L’incapacité des catholiques aujourd’hui à savoir ce qu’est véritablement la sainte Messe est un des effets catastrophiques de la crise de la transmission, plusieurs générations de catholiques ayant été privées de catéchisme. La hiérarchie catholique est restée longtemps aveugle et sourde (pas tous les évêques, Dieu soit loué). Certains de ses membres semblent coupés des derniers fidèles pratiquants comme le dit Yann Raison du Cleuziou dans un article de La Croix[2] quand il écrit que « le mépris affiché (par la hiérarchie) pour les ultimes pratiquants est suicidaire ».

Bien sûr, nous nous réjouissons que les évêques de France aient fini par présenter un référé-liberté (même deux en l’occurrence) et ainsi montré un peu de caractère. Une prise de conscience a peut-être enfin eu lieu. Il faut encourager nos évêques pour ces actes d’autant plus méritoires qu’ils sont nouveaux et marquent un changement de position face au pouvoir civil. Un des effets heureux de la situation serait que les yeux et les intelligences s’ouvrent devant la gravité de la situation.

Nos évêques semblent être tombés dans le syndrome du colonel Nicholson (joué par Alec Guinness) pour ceux d’entre vous qui connaissent le film « Le pont de la rivière Kwaï ». Ce colonel veut montrer la qualité des soldats et ingénieurs britanniques devant le colonel Saïto et ira jusqu’à construire un pont stratégique en pleine jungle birmane sans comprendre qu’il est prisonnier, que son pays est en guerre contre le Japon et qu’il rend un grand service à son ennemi en construisant ce pont. Comme me le disait un ami, l’analogie avec nos évêques (heureusement pas tous) est assez criante.

Aucune réforme n’aura lieu sans que la vérité soit dite, sans que nous soyons capables de regarder la situation en face et de la décrire. La vérité est simple et compréhensible par tous. Nul besoin d’avoir fait des études de théologie. Une connaissance du catéchisme pour enfants remplacera avec bonheur tout le pseudo-intellectualisme relativiste de certains.

« L’homme ne vit pas seulement de pain » (Matthieu 4,4)

« Quel profit, en effet, peut avoir l’homme à gagner l’univers au détriment de son âme » (Marc 8,36)

« On offre le sacrifice de la messe pour 4 fins : 1° adorer Dieu ; 2° le remercier de ses bienfaits ; 3° implorer le pardon de nos péchés et 4° lui demander ses grâces » (N°461 Catéchisme du Diocèse et de la Province de Paris 1968)

« Le devoir de rendre à Dieu un culte authentique concerne l’homme individuellement et socialement » (article 2105 du Catéchisme de l’Eglise Catholique sur la doctrine du règne social de Notre Seigneur Jésus Christ)

L’homme est âme et corps, l’ordre surnaturel prime l’ordre naturel car le but de notre vie sur terre est de sauver notre âme. Notre fin surnaturelle est plus importante que notre santé physique. Nous ne demandons pas à nos politiciens athées de le croire, nous demandons à nos évêques de nous l’enseigner et de le dire aux autorités civiles.

Comment se fait-il qu’un catholique de base soit obligé de rappeler ces évidences ? L’Eglise doit s’efforcer de sauver les âmes avant de s’engager à suivre scrupuleusement les règles sanitaires. Nous comprenons que l’Eglise s’emploie bien évidemment à respecter des réglementations techniques mais elle ne doit pas oublier « Dieu premier servi » (Sainte Jeanne d’Arc).

Il ne s’agit donc pas « de petit business » mais de salut.

Devant l’ampleur de la crise et l’affaissement de la place de l’Eglise dans notre société française, nous pensons aux erreurs passées où notre hiérarchie a cru habile de se taire. Nous en payons durement le prix aujourd’hui car il y a un lien entre les abandons d’hier et les persécutions d’aujourd’hui. La loi Veil sur la dépénalisation de l’avortement de 1975 ne serait pas passée si la hiérarchie catholique s’y était opposée comme l’a dit Simone Veil[3]. Demain, si nous voulons nous redresser, il faudra accepter de reconnaître les fautes commises. Il sera aussi nécessaire d’unir les forces catholiques en France qui peuvent avoir un poids considérable dans notre pays si elles sont bien dirigées, si elles sont unies et si elles s’engagent. La jeunesse catholique a montré récemment qu’elle avait ce courage dans les manifestations pour la messe. Ces catholiques ont besoin de chefs ayant la force de caractère, le courage physique et intellectuel pour résister à un ordre totalitaire matérialiste. De grandes figures peuvent les inspirer comme les cardinaux Mindszenty, Wyszyński, martyrs du communisme, Saint Thomas Becket ou Saint Thomas More. Nous avons un pays à reconquérir, nous aurons besoin de foi, de force et de sainteté.

Quelques mots enfin sur Notre-Dame de Chrétienté qui a connu une année difficile comme vous tous. La dernière Assemblée Générale, « confinée comme il se doit et dans le respect des gestes… », a montré une nouvelle fois la formidable motivation, l’engagement de tous ses membres. Je remercie tous ceux qui se sont dévoués cette année pour que le pèlerinage ait lieu sous des formats nouveaux qui auront réuni plus de 10 000 pèlerins.

Je compte sur vous tous en cette nouvelle année pour organiser un beau et grand pèlerinage de chrétienté avec comme thème « Je suis la Voie, la Vérité, la Vie ». Suivez notre site pour la préparation d’un pèlerinage exceptionnel si Dieu le veut.

Enfin, je demande vos prières pour trois pèlerins très proches de Notre-Dame de chrétienté :

Hervé Pinoteau, historien, royaliste, pèlerin de Chartres de toujours, rappelé à Dieu le 24 novembre. Prions pour ce combattant vigoureux, courageux et valeureux dans des temps difficiles. Prions également pour son épouse, Herrade, décédée quelques jours après son mari et qui l’a soutenu toute sa vie. Prions pour toute sa famille très engagée dans Notre-Dame de chrétienté.

Notre ami, Daniel Hamiche, est décédé le 29 novembre. Il était fidèle du pèlerinage attirant la sympathie par sa grande gentillesse et sa constante bonne humeur. Il ne manquait jamais d’accueillir les chapitres à Chartres et nous ne l’oublierons pas. Homme de conviction et de foi, prions pour le repos de son âme.

Je vous souhaite à tous un joyeux et saint Noël, en espérant que pourrez le passer avec vos proches, en famille, dans la paix du Bon Dieu devant la crèche.

Notre-Dame de Paris, veillez sur nous

Notre-Dame de Chartres, veillez sur nous

Notre-Dame de la Sainte Espérance, convertissez-nous

Cette année, il y a un concours de la crèche de Noël la plus laide

Deux crèches se disputent actuellement la première place, mais c’est serré :

La crèche de l’église Saint-Eustache à Paris, où l’artiste Prosper Legault, fraîchement sorti des Beaux-arts, a imaginé une Nativité à partir d’objets abandonnés. La croix d’une pharmacie devient celle du Christ, l’étoile du berger est une vieille enseigne de cordonnier :

Vous pouvez féliciter cette paroisse créative en lui adressant vos félicitations : [email protected] Téléphone : 01 42 36 31 05.

Néanmoins, il n’est pas certain qu’elle emporte le prix de la crèche la plus laide, puisque cette année, le Vatican a décidé de faire peur aux enfants, avec cette crèche dans le plus pur style “pachamamesque”.

Voici le contact où écrire au Vatican :
Sua Eccellenza Reverendissima Mons. Fernando Vergez Alzaga,
Segretario Generale Governatorato S.C.V.
Secrétaire général du Vatican.
Addendum : il y a aussi l’artiste Patrick Moya (un des créateurs du Queernaval), qui expose sa crèche en l’église Saint Dominique-Saint François de Paule dans le Vieux Nice.

Le Comité des droits de l’enfant s’est refusé à interroger la France sur la privation de père

Marchons Enfants demande si le Comité des Droits de l’enfant de l’ONU ne serait pas frappé de partialité :

Le Comité des droits de l’enfant (organe de l’ONU chargé de veiller au respect des droits de l’enfant dans le monde, sur le fondement de la Convention internationale des droits de l’enfant) vient d’adresser à la France et de publier une Liste de questions préalables à la présentation du 6ème rapport de la France (« LOIPR to submission of the sixth periodic report of France »).

Sur la base de ces questions, la France doit fournir avant le 31 octobre 2021 un rapport sur la situation des droits de l’enfant en France. Le Comité des droits de l’enfant lui adressera ensuite des préconisations.

La publication de la liste de ces questions suscite une déception immense chez nombre d’associations qui avaient répondu à la consultation organisée par le CRC, et notamment au sein des associations partenaires de Marchons Enfants.

Celles-ci avaient en effet alerté le Comité des Droits de l’enfant de l’ONU en juin dernier sur les dangers que représente pour les droits de l’enfant le projet de loi bioéthique, puisque plusieurs dispositions phares de ce texte vont à l’encontre de la CIDE signée et ratifiée par la France en 1990.

Or, si l’on excepte la question de l’anonymat des fournisseurs de gamètes contraire au droit des enfants de connaître leurs origines, le Comité des droits de l’enfant a ignoré les violations dénoncées par les associations partenaires de Marchons Enfants.

Il s’est par exemple refusé à interroger la France sur l’injustice et la discrimination que constitue l’organisation légale de la privation de père par le projet de loi qui veut ouvrir la PMA auxfemmes seules et aux couples de femmes en déniant aux enfants toute possibilité d’action en recherche de paternité.

Il n’a envisagé le thème de l’exploitation reproductive (GPA/maternité de substitution) que sous l’angle des solutions à apporter aux adultes ayant commandé l’enfant pour faire établir légalement leur filiation fictive avec cet enfant.

Il a également écarté les questions posées par l’extension du diagnostic prénatal et du diagnostic préimplantatoire, porteur d’une vision eugéniste et contraire au droit à la vie des enfants porteurs de handicap ou d’anomalie.

Le CRC s’est contenté d’interpeller la France sur des questions « mainstream » en ignorant les violations pourtant réelles des droits des enfants dénoncées par les associations partenaires de Marchons Enfants.

Il a failli à son rôle et on ne peut que le déplorer.

Les associations du collectif Marchons Enfants n’en poursuivent pas moins leur combat pour le respect des droits de l’enfant, avec ou sans le renfort de l’ONU.

Les mardis de la Manif

Mardi 15 décembre, la formation en ligne, prévue de 20h à 20h45 portera sur

« La PMA sans Père et les Français »

avec Ludovine de La Rochère.

Pour s’inscrire c’est ici.

Une fois inscrit, vous recevez un lien personnel (par webinaire), sur lequel il vous suffit de cliquer depuis votre boîte mail : vous n’avez rien à télécharger ou à installer sur votre téléphone ou sur votre ordinateur. Impossible de faire plus simple !

Pour rappel, voici le programme de cette 1e saison de formations hebdomadaires, prévues jusqu’au 23 février 2021, assurées par Ludovine de La Rochère, avec Aude Mirkovic ((Juristes pour l’enfance), Olivia Sarton (Juristes pour l’enfance), Guillaume de Prémare (Ichtus) et animée par Camille Vauthier : 

  • 15 décembre 2020 : La PMA sans Père et les Français
  • 5 janvier 2021 : La procréation sans sexe pour tous : en marche vers l’égalité ?
  • 12 janvier 2021 : La PMA sans Père et la GPA : vraiment rien à voir ?
  • 19 janvier 2021 : Congeler ses gamètes libère la femme ?
  • 26 janvier 2021 : La PMA, le fric et la sécu
  • 2 février 2021 : Bricoler une filiation, dans l’intérêt de l’enfant ?
  • 9 février 2021 : Embryons chimériques et transgéniques, gamètes artificiels : un avenir radieux pour l’humanité ?
  • 16 février 2021 : L’IMG pour « détresse psycho-sociale », la solution à tout ?
  • 23 février 2021 : De nouvelles instances bioéthiques : pour l’éthique ou la transgression ?

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