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Le Coca Cola… positif au Covid-19

Le jeudi 11 décembre, un député autrichien, Michael Schnedlitz, en pleine séance au Parlement, à Vienne, a amené un verre de Coca-Cola et un test. Après avoir versé une goutte sur la bandelette, il assure que le résultat est positif. “Nous avons un problème : il y a un cas de coronavirus à la chambre”, ironise-t-il, brandissant le résultat devant les élus. Avant de conclure que ces tests, utilisés en Autriche dans une très large campagne de dépistage au Covid-19, étaient en réalité inefficaces. Et auraient permis de gonfler les chiffes des personnes positives.

Le laboratoire Dialab, fabricant le produit, juge au contraire que l’élu a mal réalisé le dépistage.

Et “en même temps”, voici ce que me transmet un élu municipal : l’arrêt immédiat d’utilisation d’un test, qui s’est déclaré non fiable

Voilà qui est rassurant…

La famille Lefèvre en Finale à “la France a un incroyable talent”

La famille Lefèvre a été sélectionnée pour la finale de l’émission de M6 Incroyable Talent. Une famille de six enfants, non recomposée, catholique, et dont la spécialité est principalement le chant sacré. Comme le souligne Riposte laïquele camp de la tolérance l’est soudain beaucoup moins :

« Quelle horreur, la famille catho en finale » hurle de désespoir une jeune femme sur Twitter. Dès leur première prestation, il faut dire que les commentaires avaient fusé. Certains internautes ont pointé du doigt leurs visages « pâles et inexpressifs », d’autres ont évoqué une famille « catho-sarkozyste », « catho-coincée », « ultra-catho », « catho-intégriste » (le qualificatif de « catho » étant celui qui revient le plus souvent). Une famille « bourrée de privilèges » à en lire d’autres. Plusieurs internautes étaient également d’accord pour dire que la musique sacrée n’avait pas sa place dans l’émission mais à la messe : « allez à l’église pour chanter », « on regarde des catho intégristes chanter la messe en latin là ??? »

Cette famille nombreuse blanche et manifestement hétérosexuelle a en outre suscité l’ire d’une poignée de militants LGBTQI+ qui n’ont pas manqué de l’assimiler à La Manif Pour Tous : « la manif pour tous est en finale je rage », « ça pue la manif pour tous ça », « P***** la famille catho était passée. Et ils sont venus sans leurs pancartes un papa et une maman ».

Il y a eu aussi des références à Xavier Dupont de Ligonnès et à la série de films « American Nightmare » plus connue chez nous sous le titre « La Purge » où on voit des Blancs riches et chrétiens massacrer les pauvres et les membres des minorités (le créateur de cet univers fictif est bien entendu un militant anti-Trump acharné).

Je terminerai par le tweet de cet internaute qui écrit « Ils sont chiants les Lefebvre : ils ont un côté cathos de droite qui regardent Cnews et défilent à la manif pour tous. Mais comme ils livrent une prestation de qualité, tu ne peux pas trop les tacler. » C’est certainement ce que pensent Yann Barthès et Guillaume Meurice, eux qui recherchent avant tout des personnes « caricaturales » pour pouvoir d’autant mieux les humilier.

Avoir la peau blanche, être catholique, être hétérosexuel serait-il devenu une tare en France ? Pour ces personnes, sans conteste. Inutile d’être Nostradamus pour prédire que si nous nous laissons faire, nous finirons dans des réserves ou, pire, sous terre. Ne laissons pas ces révolutionnaires « intersectionnels » détruire totalement notre civilisation. Chacune de leurs attaques appelle de notre part une réponse ferme.

Mardi prochain (le 15 décembre), lors de la grande finale de La France a un Incroyable Talent, je vais voter en faveur de la famille Lefèvre afin d’adresser un bras d’honneur à tous ceux qui voudraient voir la France disparaître. Je ne suis personne pour vous donner des consignes, amis lecteurs. J’espère néanmoins que nous serons nombreux à le faire pour crier à la face du monde que les Gaulois, bien que de plus en plus marginalisés, existent encore et ne souhaitent pas disparaître.

Il suffit de voter en direct, lors de la diffusion de l’émission mardi 15 décembre à 21H05 sur M6.

Un référendum contre les Khmers verts

Emmanuel Macron vient d’annoncer un référendum pour décider de l’inscription de la lutte pour le climat dans la Constitution.

Il aurait pu annoncer un référendum sur l’immigration, un vrai sujet d’actualité, pivot de notre avenir.

Cet ajout va potentiellement empêcher tout développement économique et justifier n’importe quel délire khmer vert. Ce référendum sur le “climat” doit être un référendum contre les délires des khmers verts, qui entendent imposer à tous une façon de vivre loin des réalités : multiplication des éoliennes, interdiction du Tour de France, suppression des sapins et des décorations de Noël, 30 km/h généralisé, autoroutes à vélo, fascisme végan…

Instruction en famille : un choix sans lien avec le séparatisme

Communiqué des Juristes pour l’enfance :

Aujourd’hui 14 décembre, l’Assemblée nationale a désigné les membres de la Commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi confortant le respect des principes de la République.

Ce texte comporte des dispositions relatives à l’instruction en famille, dite aussi école à la maison (article 21 du projet de loi)

Le régime actuel de l’instruction en famille (IEF) est un régime déclaratif, les enfants faisant ensuite l’objet d’une enquête de la mairie et d’une inspection par l’académie. 55 000 écoliers, collégiens ou lycéens (soit 0,45% de l’ensemble) seraient scolarisés aujourd’hui à la maison.

Le projet remplace le régime actuel de déclaration par un régime d’autorisation préalable ne pouvant être demandée que dans des cas limitativement énumérés par la loi, et « sans que puissent être invoquées les convictions politiques, philosophiques ou religieuses des personnes qui sont responsables de l’enfant ». Les cas sont les suivants:

« 1° L’état de santé de l’enfant ou son handicap ;

« 2° La pratique d’activités sportives ou artistiques intensives ;

« 3° L’itinérance de la famille en France ou l’éloignement géographique d’un établissement scolaire ;

« 4° L’existence d’une situation particulière propre à l’enfant, sous réserve que les personnes qui en sont responsables justifient de leur capacité à assurer l’instruction en famille dans le respect de l’intérêt supérieur de l’enfant. »

Les trois premiers motifs sont ceux permettant aujourd’hui l’inscription gratuite d’un enfant au CNED.

Le quatrième motif, relatif à l’existence d’une situation particulière propre à l’enfant, est vague et flou, susceptible d’interprétations diverses et subjectives entrainant ruptures d’égalité et insécurité juridique.

Surtout, ces cas limitatifs n’incluent pas l’exercice par les parents de leur liberté éducative de choisir d’instruire leur enfant en famille et d’opter pour des méthodes pédagogiques différentes de celles mises en œuvre par l’éducation nationale.

Cette atteinte sans précédent à la liberté éducative poursuivrait selon le Gouvernement l’objectif annoncé de lutter contre l’islamisme radical et le séparatisme.

Or, la radicalisation des enfants et des jeunes, lorsqu’elle existe, n’est pas effectuée dans le cadre de l’IEF déclarée et limitée aux enfants d’une même famille, mais plutôt dans le cadre d’écoles clandestines, regroupant plusieurs dizaines d’enfants de familles différentes hors de tout cadre légal.

L’atteinte aux libertés fondamentales n’est donc en rien justifiée puisqu’aucun élément factuel ne permet de caractériser un risque de radicalisation lié à l’instruction en famille.

Le choix de l’IEF n’exprime en rien un rejet des valeurs démocratiques ou de la nation française, mais relève de l’exercice d’une liberté et répond à des attentes variées :

  • s’adapter à la personnalité d’un enfant, à son rythme, ses besoins, ses envies, lui offrir une pédagogie alternative, un apprentissage en lien avec la nature hors des murs de l’école, sécuriser un enfant menacé à l’école, etc.
  • ce choix peut être fait pour un enfant ou toute la fratrie, pour une année ou plusieurs : les modalités sont variées et s’adaptent à chaque enfant.

L’instruction en famille a toujours existé et a permis l’éclosion de talents célèbres : de Mozart à Ampère en passant par Blaise Pascal et Agatha Christie. Nos contemporains français instruits en famille auraient-ils été privés d’éducation à la citoyenneté et d’accès à la culture et à l’histoire ? Vincent Cassel, Marguerite Yourcenar, Anne Queffélec, Christine Ockrent, Jean d’Ormesson, Luc Ferry, Michel Polnareff, Pierre-Gille de Gennes etc.

Pour justifier le nouveau régime, l’exposé des motifs du projet de loi allègue que « notre arsenal juridique est insuffisant ». En ce qui concerne le sujet de l’instruction en famille, cet argument n’est pas exact. Les moyens du contrôle du respect par les familles des règles garantissant l’instruction des enfants existent et sont suffisants. Il suffit de les mettre correctement en œuvre, peut-être en les réorganisant pour s’adapter par exemple à l’augmentation du choix de l’IEF constatée depuis la rentrée qui a suivi le confinement du printemps 2020.

Ce qui est certain, c’est que la menace de la radicalisation ne saurait servir de prétexte à supprimer cette liberté.  

Les pervers

Marlène Schiappa a déclaré, à propos du projet de loi “confortant les valeurs républicaines”, que le gouvernement ne souhaite pas interdire “les plans à trois” (alors que la polygamie est interdite).

“On ne va pas interdire les plans à trois, l’infidélité, le polyamour, les trouples…”.

De son côté, le Fond des Nations Unies pour les populations (FNUAP) a publié un document de référence pour s’assurer que les étudiants reçoivent bien, où qu’ils se trouvent, l’éducation sexuelle controversée de l’ONU. Ce nouveau document “complète et fait référence au document de référence sur “l’éducation sexuelle inclusive” (CSE) publié en 2018 par l’UNESCO. Alors que “l’éducation sexuelle inclusive” a été rejetée par l’Assemblée Générale et a provoqué un mouvement d’opposition dans les communautés locales et les pays, le FNUAP a fait en sorte que les enfants y aient de toutes les manières accès. Selon le FNUAP “l’éducation sexuelle inclusive” doit être distillée par les ordinateurs ou les téléphones, ou en face à face comme par les centres de jeunesse, les camps d’été, les organisations religieuses, et les camps de réfugiés.

Le guide comprend de vastes paragraphes sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre, et a basé ses recommandations sur des entretiens avec des membres d’organisations transgenres. Le guide doit également diffuser “l’éducation sexuelle inclusive” aux enfants prostitués.

Le guide encourage les animateurs à utiliser “une pédagogie critique” semblable à celle de l’intellectuel marxiste brésilien Paulo Freire et guide les étudiants vers

“la mise en doute et en question des dynamiques et de la main-mise des pouvoirs dominants”.

Il n’y a pas une seule transgression nouvelle qui, pour circonvenir les hésitants, n’invoque l’avortement

Alors que le Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE) vient de livrer une opinion sur l’avortement, Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Lejeune, réagit pour Gènéthique.

A la demande du gouvernement, le CCNE vient de se prononcer concernant l’extension du délai légal pour avorter, estimant qu’il n’a pas d’objection éthique à allonger ce délai. Comment réagissez-vous à cette annonce ?

Aucun problème éthique pour le comité d’éthique étatique. Cette opinion favorable à l’allongement de l’avortement à 14 semaines ne décevra que ceux qui pensent encore que le CCNE est chargé d’exprimer un point de vue moral sur des questions de sociétés. Il n’y a pas lieu d’en être surpris, ni même affligé. Le comité d’éthique, créé pour soumettre la morale naturelle aux exigences de la modernité, est rigoureusement fidèle à sa mission. Le CCNE a généralement soutenu toutes les transgressions auxquelles il doit accoutumer l’opinion publique. En l’espèce, les gynécologues-obstétriciens sont majoritairement opposés à l’allongement du délai d’accès à l’avortement. Qu’à cela ne tienne, le comité d’éthique prend le prétexte des quelques femmes qui avorteraient hors délai à l’étranger pour ouvrir la possibilité légale à toutes les autres d’avorter encore plus tard, au nom de l’égalité d’accès, fût-ce au pire. Le CCNE est un outil politique, pas une autorité morale.

Cet avis s’inscrit dans un ensemble législatif : multiplication des propositions de loi sur l’avortement, cavalier budgétaire dans le PLFSS, amendement dans la proposition de loi qui vise à améliorer le système de santé par la confiance et la simplification. Pourquoi tant de précipitation dans une période où la France traverse une crise sanitaire ?

Les gens ne comprennent pas que la légalisation de l’avortement est moins une question de morale personnelle qu’une arme politique absolue. Un Etat qui préfère qu’une mère supprime son enfant avec la complicité de la médecine, parce qu’il a peur de passer pour l’adversaire des femmes en soutenant la maternité, est prêt à tout trahir. L’avortement produit un effet cliquet, crante les progrès sociétaux et condamne à la marche en avant les yeux fermés. Il n’y a pas une seule transgression nouvelle qui, pour circonvenir les hésitants, n’invoque l’avortement. Puisque nous avons été capables de légaliser l’avortement, nous pouvons bien accepter la PMA pour toutes, le remplacement des animaux de laboratoire par des embryons humains, l’eugénisme et les chimères, bref toutes les folies de la marchandisation du vivant qui font la fortune des transhumanistes et de leurs bretteurs d’estrade. L’avortement est un dogme qui ouvre toutes les portes. Ne pas y adhérer, c’est renoncer aux mandats électifs, aux médias, aux hautes responsabilités dans beaucoup de professions. L’avortement est un critère de sélection pour appartenir au camp du bien, un brevet de soumission au progressisme et un instrument d’asservissement des consciences depuis près d’un demi-siècle.

Le nombre d’avortements est en progression croissante depuis 3 ans. Comment l’expliquez-vous ? Quelles mesures seraient à prendre pour endiguer cette recrudescence ?

Personne ne risque plus sa vie, sa réputation, sa carrière et ses émoluments à réfuter ce nouvel ordre immoral parce que s’y opposer peut conduire en prison. Si toutefois l’on voulait diminuer le recours à l’avortement, il faudrait d’abord arrêter de souhaiter un retour à « l’esprit de la loi Veil ». La loi Veil n’est pas la solution, mais le problème. Elle est, par construction, une loi évolutive et féconde qui contient le scénario de tout ce qu’elle ne cesse d’engendrer. La malice de l’avortement ne réside pas dans l’excès d’une pratique qui passerait de 12 à 14 semaines. L’enfant ne meurt pas moins à 12 qu’à 14 semaines. La loi Veil, dans sa logique, est appelée à disparaître dès lors que l’avortement sera considéré comme une pratique bienfaisante, ce qui est en bonne voie. Pourtant, avec ou sans loi, il conviendrait de rappeler que l’homicide ne saurait être le geste d’un médecin. Enfin, il est nécessaire de sortir l’avortement de la sphère exclusive des femmes. La chaîne des mensonges indispensables qui le permet (depuis la négation de l’humanité de l’embryon et l’éviction du père jusqu’au déni des conséquences) est telle qu’elle n’impacte pas que les femmes mais la société dans son ensemble. Avec l’avortement, l’Etat de droit est inversé, ce n’est plus tuer mais refuser de le faire qui est criminel. Si cela était dit et compris, se fixer une diminution du taux de recours à l’IVG deviendrait une évidence.

Le travail législatif doit désormais se poursuivre“, a réagi le ministre délégué chargé de l’Egalité entre les femmes et les hommes, Mme Elisabeth Moreno. Les députés LREM ont indiqué leur intention d’inscrire “dès que possible” à l’ordre du jour de l’Assemblée cette proposition de loi de l’ancien groupe EDS, que les sénateurs examineront le 20 janvier dans le cadre de la “niche” réservée au groupe Socialiste.

Le général Pierre de Villiers déclare qu’il ne sera pas candidat en 2022

Il va donc falloir que tous ceux qui ne jurent, à tort selon nous (voir ici ), que sur le général Pierre de Villiers pour représenter une alternative de droite au duel Macron-Le Pen en 2022 trouvent une autre solution.

Voici un extrait de l’interview qu’il vient d’accorder à Atlantico :

Jean-Sébastien Ferjou : Justement, on en revient à la question qui fâche, ou en tout cas qui vous agace : celle de la personne ayant vocation à assumer les responsabilités à la tête de l’Etat (…) : êtes-vous un pur fantasme de journalistes ou avez-vous ressenti lors de vos déplacements à travers la France une véritable attente dans le pays ?

Général Pierre de Villiers : (…)  Je n’ai pas écrit ce troisième livre dans le cadre d’une démarche devant me mener à une quelconque candidature présidentielle. Ce n’est ni mon objectif, ni ma vocation.

Alors, on me dit qu’en politique, souvent, lorsqu’on dit ça c’est pour masquer ses intentions réelles. Mais je ne suis pas un homme politique. Je suis un officier français : quand je dis quelque chose, je le fais.

Sauf à ce que le général Pierre de Villiers ait la même notion de parole d’officier que le général De Gaulle lorsqu’il s’était exclamé “Je vous ai compris” en 1958, pour mieux trahir les Français d’Algérie par la suite, le débat est clos. La parole du général Pierre de Villiers aura davantage de poids et de crédibilité si elle ne s’inscrit pas dans une démarche politicienne.

La droite hors les murs aura beaucoup de mal à trouver un candidat miracle d’ici 2022 et elle devrait plutôt travailler à infléchir à droite le discours de Marine Le Pen, qui portera également une lourde responsabilité, si elle s’entête à ignorer la droite conservatrice, catholique et identitaire…

Tiens, revoilà la fachosphère!

Le quotidien ex maoïste (mais toujours soumis à la nomenklatura) Libération vient de m’offrir les honneurs discutables d’un article (Il faut croire que, quand les ventes vont mal dans la große presse, un petit papier sur le Salon beige s’impose). Ledit article est intitulé tout en nuance: “Lafont et Thieulloy: collaborateurs de sénateurs LR  et piliers de la fachosphère” (Lafont étant l’ami Samuel Lafont, énergique militant de l’UNI et de la MPT, aujourd’hui animateur de Damoclès, aux côtés duquel j’avoue que je me réjouis de figurer dans cette “rafle”).

Je ne reviens pas sur l’inexistence de la fachosphère. J’ai déjà dit et redit (voir, par exemple, ici ou ) que ce que les médias dominants appellent la “fachosphère” est un agglomérat imaginaire de gens et de sites qui ne se connaissent pas et qui ne partagent pas les mêmes convictions. A lire l’article, on m’imagine en magnat des médias au centre de sa toile dictant ses articles pour toutes sortes de sites différents. Cela n’a évidemment rien à voir avec la réalité. Je rêverais d’avoir une audience plus large, de pouvoir imposer tel sujet au 20 heures d’un seul coup de fil, mais je n’ai pas d’autre audience que celle des médias dont je suis responsable (et évidemment celle que mes “attachés de presse” de Libération m’accordent en supplément!). Par ailleurs, j’ai aussi dit et redit que je n’étais pas fasciste, ce qui est, selon moi, une idéologie moderne et même révolutionnaire, tandis que je suis catholique social (et donc contre-révolutionnaire). Je ne sais pas en quelle langue il faut le dire pour être compris de Libération, mais enfin, c’est ainsi.

Je redis ici ce que j’avais dit naguère à l’intention de l’inénarrable Henri Tincq:

Pour qu’il y ait une « fachosphère », il faudrait deux choses qui, toutes deux, manquent : une coordination entre les différents sites de cette « sphère ». Cette coordination n’existe pas à ma connaissance. En tout cas, je n’y ai jamais participé, ni n’y ai été invité. Et il faudrait aussi des fascistes, c’est-à-dire des gens qui soient à la fois socialistes et nationalistes. Or, il en existe peut-être en France, mais ils ne sont certainement pas au Salon beige. Pour ma part, je suis catholique social, disciple de La Tour du Pin, d’Henri V et de Léon XIII, en matière socio-politique. Cela peut être aussi obscurantiste et paléo-conservateur que voudra M. Tincq (curieusement, d’ailleurs, il nous taxe de « néo-conservateurs », alors que je suis bien pire que cela : pas du tout « néo », mais définitivement « archéo-conservateur », si tant est que ces épithètes aient la moindre signification !!!), mais c’est en tout cas fort éloigné du socialisme et presqu’autant du nationalisme, idéologie révolutionnaire qui n’a pas grand-chose à voir avec l’amour de la patrie charnelle (même si je sais que plusieurs penseurs, Maurras notamment, ont tenté d’unir les deux). Bref, il y a autant de « fachosphère » que de beurre en broche ! Mais, tant qu’à faire de se faire peur, autant imaginer un vaste complot fasciste, n’est-ce pas ?

On le constate une nouvelle fois, l’amalgame, sévèrement défendu dans d’autres cas, est parfaitement autorisé – et même encouragé – quand il nous concerne.

Le pompon en la matière est ce paragraphe d’anthologie:

Plus sulfureux encore, repéré par les activistes Sleeping Giants et confirmé par Libération : l’analyse du code source des sites édités par GT éditions, par exemple Réponses catholiques, met en évidence l’utilisation d’un identifiant de monétisation publicitaire via la régie de Google, AdSense, que l’on retrouve sur le blog authentiquement nazifiant de Philippe Delbauvre, un ancien du groupuscule nationaliste-révolutionnaire Vox NR, grenouillant désormais à Synthèse nationale.

Ce paragraphe est écrit avec les pieds. Mais je devine trois interprétations possibles:

  1. Soit les scribouillards de Libération ont retrouvé les vieux réflexes maoïstes de délation et désignent le Salon beige à la vindicte des Sleeping Giants (vous savez, ces activistes d’extrême gauche qui font pression sur les annonceurs pour que les sites dissidents ne reçoivent plus de  publicité). Si c’est le cas, ils perdent leur temps. Nous sommes déjà dans le collimateur de ces activistes – et nous sommes prêts à leur résister (d’autant plus facilement que nous ne dépendons financièrement que de nos lecteurs).
  2. Soit il s’agit de créer une logique d’amalgame, avec ce genre de sophismes bien connus: Thieulloy a un compte AdSense, un blogue nazi aussi (je précise que je ne sais rien de ce M. Philippe Delbauvre et que l’accusation de nazisme sous la plume d’un journaliste de Libération est à prendre avec circonspection), donc Thieulloy est nazi. Alors précisons que ce n’est pas franchement original d’avoir un compte AdSense: tous les médias dominants en ont. C’est simplement le moyen de recevoir de la publicité de Google. Avec ce genre d’amalgame, je peux faire d’à peu près toutes les personnes ayant une existence publique sur le web des nazis (ou, selon les besoins de la cause, des maoïstes, des pervers ou ce que vous voudrez).
  3. La dernière possibilité est non idéologique: les magnifiques “enquêteurs” de Libération (qui ont, pour l’essentiel, copié-collé ce que certains de leurs confères avaient déjà écrit sur moi, mais en réussissant le tour de force de se tromper à plusieurs reprises dans ces copier-coller!) ont bel et bien été regarder le code source du site de ce M. Delbauvre et y ont trouvé le code de notre compte… parmi des dizaines ou des centaines d’autres. Car, effectivement, on trouve bien les codes AdSense des sites que je dirige, mais au milieu d’articles repris desdits sites. Si vous copiez un article de Libération sur votre site, vous copiez aussi, dans le cas général, les liens vers les publicités de Libération. Cela implique-t-il que Libération entretient une collusion cachée avec le nazisme? Pas sûr que nos plumitifs soient aussi favorables à l’amalgame en ce cas… En tout cas, l’hypothèse la plus favorable est donc que ces “journalistes” n’ont pas voulu nous dénoncer à la kommandantur du “progressisme”, ni proposer un amalgame malhonnête, mais alors cela signifie qu’ils ignorent tout du fonctionnement d’internet! (Ce qui, en soi, n’est pas répréhensible, mais rend naturellement un article sur internet légèrement sujet à caution.)

De façon générale, ce que je trouve extravagant dans ce genre d’articles, c’est qu’on joue à se faire peur avec un complot de “la droite ultra” (là, le complotisme est aussi encouragé que l’amalgame!). Mais tout est public et archi-connu. Non seulement tout a déjà été dit dans d’autres articles de la même farine, mais je n’ai jamais caché mes activités. Je ne les crie pas non plus sur les toits car je ne suis pas porté au narcissisme à la mode. Mais des “révélations” comme le fait que je travaille à temps partiel au sénat avec Sébastien Meurant, vous parlez d’un scoop! C’est sur sa page wikipedia et sur la mienne. Autant dire que c’est ultra-confidentiel! Quant à savoir que je ne suis pas franchement un militant du trafic de chair humaine, je ne sais pas combien d’articles j’ai écrits sur le sujet.

En matière de scoop, j’aime beaucoup ceci:

Son employeur a, par exemple, été pudiquement caviardé de la déclaration d’intérêts de son sénateur

De fait, mon employeur n’apparaît pas dans ladite déclaration. Sans doute parce que j’ai quelque chose à cacher, suggèrent nos braves gens? Euh, non, si j’avais quelque chose à cacher, mon nom non plus n’apparaîtrait pas. Je suis naïf mais pas au point de croire qu’un journaliste n’est pas capable de faire une simple recherche sur Google. L’explication est plus simple: il se trouve que je suis mon propre employeur pour mes activités d’édition. Et, avant l’idée de génie du gouvernement que le monde entier nous envie, d’une auto-attestation pour aller se balader, on trouvait un peu ridicule d’écrire: “Nom: Guillaume de Thieulloy – Employeur: Guillaume de Thieulloy”. Il faut croire que le culte de la personnalité a laissé des traces chez nos ex (?) maoïstes. Pour moi, qui suis idéologiquement nettement plus proche d’Henri V, même si ma personne est encore moins importante que celle de ce dernier, je dirais volontiers: “Ma personne n’est rien, mon principe est tout.” Je ne vois absolument pas l’intérêt de parler de ma petite personne. Ce n’est pas de la fausse humilité. C’est simplement que cela détourne de ce qui est vraiment important: les idées que je défends, à savoir le catholicisme social, qui seul peut répondre à la crise gravissime dans laquelle les post-modernes enfoncent notre malheureuse patrie. Si mes estimables sycophantes voulaient vraiment faire un scoop, ils expliqueraient ce qu’est cette pensée plusieurs fois séculaire et en quoi elle est la meilleure solution à la crise sociale, politique et morale que nous subissons. Et là, je peux leur prédire que les lecteurs seraient un peu plus intéressés que par de pseudo-révélations sur un pseudo-complot de la tout aussi pseudo ultra-droite!

Guillaume de Thieulloy

Directeur du Salon beige

Le Président du Kosovo enfin devant la justice internationale

D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

L’agression de l’OTAN contre la Serbie en 1999 est probablement le pire crime de cette organisation. Déclenchée à l’initiative des Etats-Unis avec le soutien enthousiaste de la France, de l’Allemagne et de la Grande-Bretagne, l’intervention a donné lieu à 78 jours de bombardements qui ont tué des milliers de civils et très peu de militaires ! Ceux qui ont suivi en direct cette glorieuse expédition se rappellent du sinistre comptage quotidien des sorties aériennes relaté par Jamie Shea, porte-parole de l’OTAN, concluant invariablement son propos par son cynique « il y a aussi eu des dégâts collatéraux. »

Il s’en est suivi l’expulsion de l’armée serbe de son propre territoire, la province du Kosovo. Majoritairement peuplée d’Albanais, rebaptisés kosovars pour les besoins de la cause, elle vécut pendant près de dix ans avec un statut autonome sous la protection de l’armée américaine qui y a construit une de ses plus grandes bases au monde. Bien évidemment le Kosovo proclama ensuite son indépendance, en 2008, contrairement à tout ce qui avait été dit à l’époque, mais on a l’habitude. Passons sur l’exode de milliers de Serbes contraints de fuir leur propre pays.

Pour justifier l’attaque, une formidable campagne de désinformation la précéda. On n’inventa pas encore le concept d’armes de destruction massive mais on organisa des massacres imaginaires savamment mis en scène, les expressions de génocide ou d’épuration ethnique étant bien sûr allègrement utilisés. Le clou de l’histoire fut l’invention d’un vaste plan de déportation des « Kosovars » révélé par Joschka Fisher, le ministre écologiste allemand des Affaires étrangères. Ce plan, baptisé « Fer à cheval », était un faux mais il justifia l’intervention. Un excellent article du Monde diplomatique d’avril 2019 détaille tout cela sous le titre : « Le plus grand bobard de la fin du XXe siècle ». On ne saurait mieux dire.

Nos braves guerriers de l’OTAN ont ainsi inauguré l’intervention humanitaire, idée commode qui peut être utilisée aussi souvent que nécessaire. Mais il est bien dommage qu’ils ne se soient pas intéressés à un autre volet humanitaire, celui du sort de prisonniers serbes, civils et militaires mais toujours jeunes, qui ont disparu à jamais.

Très vite une rumeur de trafics d’organes apparut. Derrière, l’ombre de l’UCK, ce mouvement paramilitaires albanais, dirigé par . Ses exactions furent régulièrement dénoncées par Belgrade, mais comment croire un Serbe ?

Heureusement de sérieuses enquêtes furent effectuées, notamment par le journaliste Pierre Péan (Kosovo, une guerre « juste » pour un Etat mafieux) ou le diplomate Dick Marty, missionné par le Conseil de l’Europe (Une certaine idée de la justice). Elles ne laissent la place à aucun doute sur la réalité du trafic d’organes. Interrogé à ce sujet, Bernard Kouchner, nommé en 1999 représentant spécial de l’ONU au Kosovo, éclata d’un rire sonore devant les caméras. La scène est encore visible sur Internet.

Tout cela n’a pas empêché Thaçi de devenir président du Kosovo en 2016 et d’en être le vrai patron depuis 1999, sous tutelle américaine.

Cette fois, l’étau s’est resserré et ses anciens amis l’ont lâché. Car c’est sous la pression des alliés occidentaux du Kosovo que le Tribunal spécial de La Haye a ordonné l’arrestation de Thaçi et de trois anciens dirigeants de l’UCK. Ils ne doivent pas seulement répondre du crime de trafic d’organes mais aussi de tortures, de persécutions, de détentions arbitraires, de traitements cruels et de disparitions forcées. C’est vraiment une bonne idée d’avoir été aider ces braves gens…

Thaçi a bien sûr démissionné début novembre après son inculpation et s’est rendu à la justice. Il dort aujourd’hui en prison à La Haye, comme Milosevic vingt avant. Il méditera sur la fiabilité de son allié américain mais se consolera en se disant que le boulot a été fait.

Un état-civil prénatal

Entretien avec Matthieu Chauvin, président de La Vie est en nous:
Vous lancez un état-civil associatif pour donner un nom aux enfants qui sont décédés très tôt au cours de la grossesse. C’est un concurrent de l’état-civil français ?
Un palliatif plutôt. Aujourd’hui en France, il est impossible d’inscrire à l’état-civil un enfant décédé avant la 12ème semaine de grossesse. Il y a un refus d’accepter son existence. Cela peut-être vécu très douloureusement par la mère ou les deux parents. Pour combler ce vide juridique et aider à apaiser la douleur des parents, l’association La Vie est en nous a décidée de créer un État-Civil Prénatal Volontaire.
Comment cela fonctionne-t-il ?
Lorsque le site sera fonctionnel, la mère ou le père déclarera le décès de son enfant. Nous lui enverrons par courrier une attestation de sa déclaration avec un feuillet mobile à glisser dans le Livret de Famille. Ensuite, l’association archivera régulièrement ces déclarations pour qu’elles soient conservées chez un notaire sans limite de date.
A qui cela s’adresse-t-il ?
À tous ceux qui ont perdu un enfant lors d’une fausse couche spontanée ou provoquée (IVG) et qui n’ont pas pu inscrire cet enfant à l’état-civil français. Nous voulons rendre un service aux personnes qui en éprouvent le besoin en les aidant à faire le travail de deuil et de réconciliation avec leur enfant … même longtemps après.
Est-ce fréquent ?
Oui, cela concerne presque tout le monde. On en parle peu, les fausse couches précoces et les avortements sont très très nombreux.
Cela veut-il dire que les personnes qui déclareront le décès d’un enfant verront leur nom sur internet ?
Surtout pas! Les déclarations sont confidentielles et ne peuvent être consultées que par les déclarants… sur le modèle de l’état-civil officiel. Pour plus de sécurité, la base ne restera pas sur internet.
Où faut-il le faire ?
L’enregistrement se fera sur internet. Pour le moment, nous lançons une collecte de 10000€ pour créer ce site internet qui doit être très bien sécurisé.
La collecte a commencé il y a quelques jours et se poursuit jusqu’au 3 janvier, fête du Saint Nom de Jésus. Je compte sur les lecteurs du Salon Beige pour faire un don sur Credofunding. Il y a une interview video des membres du bureau. Chaque don ouvre droit à un reçu fiscal ; voici le lien :
Comme toujours, il faut donner et passer l’info. Merci !

Immigration, les réalités dévoilées par Patrick Stefanini

Damien Rieu a diffusé sur Twitter le meilleur du livre “Immigration, ces réalités qu’on nous cache” de Patrick Stefanini :

Stefanini raconte qu’il a donné l’ordre d’expulsions de 101 Maliens en 86 en tant que chef de cab du ministre à la Sécurité Pandraud. Il a participé à l’informatisation des dossiers des étrangers (AGDREF). En 88 il devient sous directeur des étrangers au Ministère. Il participa aussi aux négociations Schengen et Dublin.

Il commence par expliquer que la moitié des étrangers voient leurs droits gérés par des accords bilatéraux entre France et pays d’origine. Il déplore que la France ne tienne pas un registre de sa population étrangère ou de statistiques ethniques contrairement à d’autres pays européens. Deux instruments sont donc utilisés :

  • la statistique annuelle de délivrance des titres de séjour qui ne compte ni mineurs, ni demandeurs d’asile. (x1,83 en 20 ans). « Dans le même temps le nombre de demandeurs d’asile est passé de 39775 en 2000 à 132 826 en 2019, soit une multiplication par 3,33 en 20 ans. »
  • Le recensement de l’INSEE sur le nombre d’immigrés. Un immigré est une personne étrangère née à l’étranger et résidant en France. Le % d’immigrés en France est passé de 3,8 en 1920 à 7,5% en 1975.

L’immigration professionnelle est stoppée en 1974 par VGE et remplacée par… l’immigration familiale.

Il démonte ensuite le fameux « le nombre de ressortissants étrangers est stable » : la naturalisation massive les efface logiquement des statistiques donc ça ne veut rien dire.

  • 1960-66 : 180.000 titres de séjours accordés/an essentiellement à des Européens alors qu’on était en pleine croissance.
  • Depuis 2011 : 260.000 titres de séjours / an accordés à des extra-européens.

Si on compte 1ère et 2ème génération la France a 21% d’immigrés. 

Il explique qu’il faut multiplier par 3 le nombre de bénéficiaire de l’AME pour avoir le nombre de clandestins. Ça ferait donc 900.000 clandestins en France.

Il rappelle justement que le concept de « grand remplacement » vient des projections de l’ONU qui s’interrogent sur la notion de « replacement migration » (maintenir la population active malgré le vieillissement grâce à l’immigration).

Bref si on résume cette 1ère partie, la vague migratoire depuis 2000 c’est :

  • +80% de titres de séjour
  • demandeurs d’asile x3
  • +30% d’immigrés
  • clandestins x3

Sur 282.000 mariages en 2015 :

  • 27% concernaient un Français et un étranger (unions mixtes)
  • dont 54% célébrés à l’étranger.

10% des titres de séjours accordés par les préfets aux étrangers sont donnés sans motifs ou justification, sous la pression des réseaux associatifs.

Demandes d’asile :

  • 1973 : 1620
  • 2000 : 38000
  • 2019 : 102000
Nombre de statuts de réfugiés accordés :
  • 2000 : 5200
  • 2019 : 36000

L’immigration « choisie » de #Sarkozy en 2007 s’est ajoutée au reste. Résultat :

  • +30% d’étudiants étrangers (hors UE)
  • +82% de travailleurs étrangers (hors UE)

“Dès 2007, R.Putman, professeur à Harvard indiquait que plus le % d’immigrés est élevé plus la confiance entre immigrés et autochtones et entre autochtones est faible”

Le nombre de SDF a augmenté de 50% depuis 2001.53% des SDF sont étrangers. Résultat :

  • centres d’accueils débordés, nombre de morts dans la rue augmente de 10% / an.
  • “l’hébergement d’urgence serait suffisant sans les étrangers”
  • Du coup en 2020 l’hébergement d’urgence est le seul poste budgétaire à avoir bénéficié d’une hausse de 5% : 2 milliards supplémentaires !
  • Et dans le même temps on réduit les APL… les Français les plus modestes paient encore pour les clandestins !

Liberté scolaire : le gouvernement s’inspire de Berlin-Est

Le “séparatisme” contre lequel le gouvernement veut lutter, c’est celui des parents qui veulent préserver leurs enfants du désastre scolaire français. Alors le gouvernement réagit comme en RDA: quand le communisme ne marche pas, il faut construire un mur pour obliger les gens à y rester. Alors que l’école de la République s’effondre, il faut interdire aux enfants d’aller ailleurs. Derrière l’alibi de l’islamisme, ils reprochent aux parents qui font l’école à la maison, de vouloir “éduquer leurs enfants à l’abri d’une certaine partie de la société” (selon le haut fonctionnaire de l’Education Nationale Edouard Geffray).

L’éclat de Noël

Voici un clip de Noël réalisé par un jeune chanteur catholique, chef de choeur de plusieurs chorales :

Pour votre sécurité, vous serez fichés

Jean-Frédéric Poisson, président de VIA, et François Billot de Lochner, président de Liberté Politique, signent une tribune de défense de nos libertés, dans Valeurs Actuelles :

Toujours plus d’atteintes aux libertés fondamentales des Français. Après la liberté de culte, la liberté de circuler, la liberté d’informer et la liberté éducative, le gouvernement tente à présent sa chance du côté de la liberté d’opinion. C’est à croire qu’il s’est fixé pour programme de n’en laisser aucune intacte.

Le journal officiel du 4 décembre faisait en effet état de la publication de trois décrets élargissant les prérogatives des forces de l’ordre, notamment en matière de fichage. Celles-ci pourront non seulement collecter des données sur les activités politiques des personnes dont elles pensent qu’elles constituent une menace, mais aussi sur leurs opinions politiques, philosophiques et religieuses. Douze ans après l’échec d’une tentative similaire avec le projet de fichier de police informatisé EDVIGE, le gouvernement réitère une dérive dont il avait déjà été dit à l’époque qu’elle contrevenait au droit Français.

Bien sûr, c’est au prétexte de garantir notre sécurité que sont prises ces nouvelles dispositions. Mais, comme nous y sommes désormais habitués, l’exécutif profite de l’occasion qui lui est donnée, ou qu’il s’est donné à lui-même, pour élargir son pouvoir de contrôle sur la population. D’ailleurs, la CNIL a demandé à ce que le projet soit précisé avant son entrée en application ce qui n’a provoqué aucune réaction de la part du gouvernement. La CNIL, dans sa délibération n°2020-064 du 25 juin 2020, souligne à ce propos l’étendu disproportionnée des possibilités de fichage permises par ces décrets. Elle insiste notamment sur le fait que le traitement des données envisagé « vise à prévenir des atteintes de natures très diverses qui peuvent porter sur des agissements ou des individus n’étant pas nécessairement susceptibles de porter atteinte à la sûreté de l’Etat ». Dans le même avis, elle insiste encore sur le fait que le traitement prévu « n’intéresse que pour partie, et de manière résiduelle, la sûreté de l’Etat ». Flou artistique d’autant plus grave que le fichage peut également s’étendre aux proches des personnes concernées.

Comment ne pas s’inquiéter de l’usage politique qui pourrait être fait par l’Exécutif d’un tel pourvoir ? Une fois de plus, la Macronie entre dans le domaine si sensible des libertés fondamentales comme un éléphant dans un magasin de porcelaine.

La sécurité des Français ne peut pas servir de prétexte à toutes les dérives sécuritaires du monde orwelien que nous promettent Emmanuel Macron et les siens. Cela est d’autant moins acceptable quand ces dérives sont manifestement contraires au droit des libertés fondamentales. C’est pourquoi nous ne laisserons pas faire et entamerons, dans les prochains jours, les procédures nécessaires auprès des autorités pertinentes.

Terres de Mission : Quelle pastorale cinquante ans après Vatican II ?

Eglise universelle : Haut-Karabah, l’Arménie encore frappée

Le 9 novembre a été signé, sous l’égide de la Russie, un cessez-le-feu au Haut-Karabagh, suspendant les combats entre Arméniens et Azéris. Laurent Leylékian, analyste politique spécialiste du Caucase et de l’Asie mineure, revient sur les origines de ce conflit, rappelle les étapes du chemin de croix de l’Arménie au XXème siècle et repositionne ce conflit dans les enjeux géostratégiques de la région.

Eglise en France : Quelle pastorale cinquante ans après Vatican II ?

Prêtre de l’Institut du Bon pasteur, l’abbé Mathieu Raffray a été l’organisateur d’un colloque dont les interventions ont été réunies sous le titre : »Quelle pastorale cinquante ans après Vatican II ? Eléments pour une critique constructive ». Les intervenants rassemblés proposent des pistes susceptibles d’aider l’Eglise à sortir de la crise et des divisions qui altèrent sa mission de salut auprès d’un monde moderne livré aux fossoyeurs de l’âme.

Eglise en Marche : Nouvelle maquette pour la Renaissance catholique

Arnaud Martin est le concepteur de la nouvelle maquette de la revue « La Renaissance catholique », publiée par l’association du même nom. Il présente cette publication dont l’objectif est d’informer les lecteurs des activités de l’association et d’éclairer l’actualité politique et religieuse à la lumière de la foi catholique dans la fidélité à notre tradition nationale.

 

« L’Arménie, terre chrétienne martyr », sur En Quête d’Esprit

Avec Corinne Zarzavatdjian (comédienne), Jean-Christophe Buisson (directeur adjoint du Figaro Magazine) et Philippe Sukiasyan, ainsi que Véronique Jacquier :

Education nationale : les islamo-gauchistes dénoncent, les responsables se soumettent

Quelques semaines seulement après l’assassinat horrible de Samuel Paty, cette nouvelle affaire est un véritable scandale qui montre que, lorsque les islamo-gauchistes dénoncent un professeur pour des propos soi-disant racistes, les responsables de l’université se soumettent. N’oublions pas que l’Education nationale envisageait de sanctionner Samuel Paty, dénoncé par certains de ses collègues… Ils n’ont rien appris de cet assassinat.

Le pire est que, trois médias au moins, ont déjà jeté en pâture aux islamistes le nom de ce professeur. Mediapart et la Ligue des Droits de l’Homme sont les principaux délateurs dans cette affaire. Ceux qui ont lu Soumission de Houellebecq, ne seront pas étonnés car on y retrouve exactement les mêmes ingrédients.

Voici la façon dont France 3 relate les faits :

Une enquête va être ouverte après une plainte de la Ligue des droits de l’Homme qui dénonce des propos “antisémites et islamophobes” d’une professeure de droit de l’université d’Aix-Marseille, a appris l’AFP jeudi 10 décembre auprès du parquet d’Aix-en-Provence. L’enquête sera ouverte pour “injures publiques en raison d’appartenance à des religions”, a précisé le parquet.

Le 8 décembre, Médiapart a révélé un bref extrait du cours enregistré sur Zoom le 27 octobre. La professeure de droit affirme devant ses étudiants que “si on naît d’un père musulman, on est musulman à vie. Une sorte de religion sexuellement transmissible, je n’ai jamais compris. On dirait du judaïsme, c’est pareil, c’est par la mère. Une sorte de MST, de RST, de religion sexuellement transmissible”.

La Ligue des Droits de l’Homme a porté plainte. ​​​​​​”On a été informés par des étudiants. Sur l’enregistrement, on a été assez ahuris par ses propos qui sont une injure en raison de la religion”, a déclaré à l’AFP Michel Tubiana, président d’honneur de la LDH (…)

Médiapart rapporte qu’au début de ce cours consacré la Théorie générale des conflit de loi, la professeure a déclaré : “L’un des plus grands problèmes qu’on a avec l’islam, et ce n’est pas le seul malheureusement, c’est que l’islam ne reconnaît pas la liberté de conscience. C’est quand même absolument terrifiant”. Elle a poursuivi en se référant à l’assassinat de Samuel Paty. “La décapitation d’un professeur d’histoire-géographie qui a dit et fait ce qu’il avait le droit et le devoir de faire, vient de là. On n’a aucune liberté de conscience en islam ! Donc, si on naît d’un père musulman, on est musulman à vie. Une sorte de religion sexuellement transmissible, je n’ai jamais compris. On dirait du judaïsme, c’est pareil, c’est par la mère. Une sorte de MST, de RST, de religion sexuellement transmissible” (…)

Elle a expliqué à Médiapart que ses propos questionnaient la liberté de conscience absente en islam selon elle. Elle précise que l’extrait de deux minutes est tiré d’une intervention d’une quinzaine de minutes portant sur un arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme portant sur un litige autour de la question du droit musulman et de l’héritage.

“Je n’ai pas comparé ça à une maladie, se défend-elle auprès du site d’investigation. J’ai parlé de religion sexuellement transmissible, pas de maladie : si on considère qu’on ne peut pas abjurer l’islam quand on est né dans une famille musulmane, [qu’]on est musulman par le père et qu’on ne peut pas abjurer, cela fait de l’islam une religion sexuellement transmissible, ce qui n’est pas concevable. Il n’y a pas de religion transmissible par le sang, c’est une question de volonté libre et quelle que soit la religion”. 

La professeure se retranche derrière l’émotion suscitée par l’assassinat de Samuel Paty pour justifier le choix de l’expression “RST”. “Je l’ai employée vraiment sous le coup de la colère. Parce que ce cours est un cours qui date du 27 octobre, soit à peine dix jours après l’assassinat de Samuel Paty. Je ne sais pas si vous avez conscience de la déflagration que cet assassinat extrêmement violent a entraînée parmi le corps enseignant, peut-être parce que je suis fille d’un professeur d’histoire-géo…”

Elle affirme aussi qu’à la suite de ce cours elle n’a reçu aucun commentaire de ses étudiants sur la plateforme de l’université, où la vidéo est restée en ligne avant d’être supprimée.

Lâchage complet de la hiérarchie :

Informé par les réseaux sociaux, le doyen de la faculté de droit, Jean-Philippe Agresti, a indiqué à Médiapart qu’il avait contacté la professeure. “Je lui fais un rappel à l’ordre très ferme. Je l’informe que tout va remonter à la présidence de l’université. Elle recontextualise, me dit que c’est un dérapage verbal. On s’en tient là”, raconte-il.

La direction de l’université explique que l’affaire a été traitée en interne pour des raisons de sécurité après l’assassinat de Samuel Paty. Le prédisent d’AMU, Eric Berton “condamne ses propos qui ne correspondent pas aux valeurs de l’universit锓Si les propos sont avérés, ils seront fermement condamnés”, a-t-il assuré.

Pour la CGT FERC Sup de l’université, “ces propos s’apparentent à du racisme pur et simple et n’ont rien à voir avec une liberté d’opinion ou pédagogique. Ils sont proprement injurieux et dans le contexte actuel, ils ne font que jeter de l’huile sur le feu”.

Après la dénonciation des islamo-gauchistes, le lâchage par la hiérarchie de l’université, il fallait le petit coup de poignard dans le dos du “journaliste” de France 3 qui ajoute de manière insidieuse ce petit paragraphe qui n’apporte rien au sujet mais, dans ce cas, l’amalgame est autorisé :

En mars 2013, l’enseignante de droit a fait partie de 170 professeurs signataires d’une lettre ouverte adressée aux sénateurs contre l’adoption de la loi sur le mariage pour tous.

Ces gens sont des minables et des complices de l’islamisme.

« Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist » : que penser de cette prophétie de Notre-Dame de La Salette ?

En octobre, l’abbé Gleize (FSSPX) a publié un article sur cette prophétie transmise par Notre-Dame à Mélanie lors de son apparition à La Salette en 1846. Il estime que cette phrase, utilisée notamment par les sédévantistes pour confirmer leurs idées, n’est pas authentique. Un prêtre diocésain, bien informé de ce sujet et contestant l’article de l’abbé Gleize, me demande de publier les lignes ci-dessous :

Toutes ses réflexions sur la différence entre révélation publique et révélation privée, et sur l’autorité à accorder à ces dernières, est irréprochable; c’est du classique. Mais ensuite, sur l’histoire du secret, il a été puiser à toutes les mauvaises sources, c’est à dire chez tous ceux qui avaient intérêt à calomnier et persécuter la pieuse voyante (parmi eux un gros contingent d’évêques français n’hésitant pas à répandre le mensonge !…), et à faire passer le secret que Marie lui avait demandé de publier pour un faux. Deux petits exemples suffiront pour illustrer mon propos :

Il cite l’affaire Caterini, prélat, membre du Sacré-Palais, qui aurait écrit que “Rome condamnait le Secret publié par Mélanie” (avec l’imprimatur de Mgr Zola, évêque de Lecce, et père spirituel de Mélanie, et, soit dit en passant, qui a depuis été béatifié !). Par la suite, le dit Caterini a fini par avouer que s’il n’avait dit cela, ce n’était que sous la pression des évêques français, mais que c’était faux…

Deuxième exemple, la phrase, sur laquelle tourne tout l’article de cet abbé de la Fraternité St Pie X : “Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist.” Évidemment, que le pape perde un jour la foi est impossible, cela voudrait dire que Jésus nous aurait menti, que ses promesses étaient fausses, même si cela fait les choux gras de tous les sédévacantistes… Alors, notre abbé de la Fraternité préfère prouver, comme beaucoup d’autres l’ont fait avant lui, que le secret publié par Mélanie est un faux qu’elle a inventé ; il lui suffit pour cela d’aller piocher dans toute la littérature pondue d’après cet a-priori. Mais, manque de chance pour lui, d’autres travaux très sérieux ont été publiés sur le sujet, réhabilitant, et la voyante, et son secret (et mettant à jour la perfidie, ou la sottise des calomniateurs), ne serait-ce que l’excellent Découverte du Secret de la Salette du Père Michel Corteville, en collaboration avec  le Père René Laurentin, le grand spécialiste des apparitions mariales. C’est une thèse en doctorat présentée à Rome, donc un travail très documenté ; l’ouvrage bénéficie de l’imprimatur, est de 2002 et donc beaucoup plus récent que les sources frelatées sur lesquelles l’abbé de la Fraternité a fondé son article.

Mais pour en revenir à la fameuse phrase : “Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist”, un avocat marseillais (qui a écrit de très beaux livres sur la Ste Vierge), Amédée Nicolas, se rendit auprès de Léon XIII pour lui présenter son commentaire du Secret de Mélanie (donc du vivant de la voyante). Léon XIII le félicita et lui recommanda de publier ce travail d’une grande clarté, pour que les fidèles comprennent le Secret. Et Mélanie elle-même affirma que ce commentaire était exact (car il ne faut pas oublier qu’au fur et à mesure qu’elle entendait les paroles de Marie, elle avait en même temps la vision des événements décrits par ces mêmes paroles). Voici donc l’interprétation donnée par Amédée Nicolas sur les paroles mises en cause :  A l’arrivée de l’Antéchrist, cet homme de  péché(comme l’appelle St Paul) qui viendra s’installer à Rome, le Pape (qui est la règle de la foi) sera obligé de s’enfuir ailleurs, et donc “Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist“.

Conclusion : par peur de donner raison au sédévacantistes, l’abbé est tombé dans le panneau, en allant exhumer des calomnies largement dépassées et en bâtissant dessus tout un article dont les conclusions sont fausses ; alors qu’en allant puiser aux vraies sources, on pouvait tout garder : et le Secret authentique, et la réputation de la voyante, et la foi de l’Eglise.

Addendum : par courriel, l’abbé Gleize me précise qu’il a bien utilisé l’étude du Père Michel Corteville pour rédiger son article, lequel ne fait que reprendre, sur le point décisif de l’authenticité du Grand Secret, diffusé par Mélanie, les conclusions du Père Corteville.

L’Institut d’Argentré a besoin de vous

Situé en Normandie au cœur de la cité épiscopale de Sées, l’Institut d’Argentré Sainte-Anne est un collège-lycée hors contrat accueillant depuis 3 ans 60 jeunes filles de la 6ème à la terminale en formation générale et technologique.

Le palais épiscopal est l’écrin prestigieux de cet établissement catholique. Aumônier des enfants de France sous le règne de Louis XV, Monseigneur du Plessis d’Argentré fit construire ce palais en 1760. La solennité des lieux fait partie du projet éducatif.

La beauté des lieux doit favoriser le meilleur en matière de projet éducatif et scolaire. L’institution a été fondée par des parents catholiques soucieux d’offrir à leurs filles une formation complète : intellectuelle, morale, artistique et spirituelle. Le but est d’exercer et former leur jugement afin d’en faire des jeunes filles libres.

Le parc du palais permet un exercice physique quotidien et des détentes bien méritées. L’exigence et la bienveillance sont les principales qualités développées dans notre établissement.

C’un établissement catholique hors-contrat : les élèves assistent à la messe traditionnelle et prient quotidiennement le chapelet. L’aumônerie est assurée par la Fraternité Saint-Pierre.

Malgré un développement très rapide, l’école ne peut vivre sans aide financière. Les frais de scolarité y sont aussi raisonnables que possible mais ne couvrent pas la totalité des dépenses. Il y a besoin de 400 000 € pour financer une nouvelle salle de sciences, une nouvelle salle d’études et des dortoirs aux normes, tout en respectant la solennité de ce monument historique.

Investissez dans l’avenir et permettez aux “Demoiselles du Palais” d’étudier dans les meilleures conditions possibles.

Les (vraies) abbayes en Provence et leurs (bons) vins

Cap sur la Provence, dans cette région de France où la vigne y est cultivée depuis le plus longtemps ! En effet, ce sont les Grecs qui apportent la vigne en Gaule par les ports méditerranéens comme Massalia (Marseille), Nikaia (Nice) ou encore Antipolis (Antibes), qui leur servent de comptoirs. Aujourd’hui la région rassemble de très grands vins et les appellations prestigieuses comme « Châteauneuf du Pape » près d’Avignon. La Provence compte également de très nombreux monastères dont certains produisent du vin, appelé donc “vin d’abbaye”. Allez hop, on vous emmène faire le tour de quatre abbayes provençales qui réalisent d’excellents vins 100% monastiques !

Premier arrêt desservi : l’abbaye de Jouques dans la vallée de Durance

L’abbaye de Jouques possède de nombreuses vignes – © Abbaye de Jouques

Assez récente, puisque fondée en 1967, l’abbaye de Jouques se situe sur un petit plateau surplombant la vallée de la Durance. Aujourd’hui 45 sœurs bénédictines y suivent la règle de saint Benoît “prie et travaille”. Entre leurs sept offices quotidiens (dont le premier est à cinq heures du matin !), les sœurs travaillent de leurs mains pour assurer leur subsistance : tapenades aux olives noires, vins, petit atelier de reliure etc…

Côté vignoble, les sœurs produisent leur vin monastique sous l’appellation “coteaux-d’Aix-en-Provence”. Plus de huit hectares de vignes sont ainsi entretenus toute l’année et vendangés par les sœurs au moment des récoltes vers septembre.

Pour les soeurs manifestement, tout cela est prétexte à la joie et au rires ! Voici deux beaux exemples :

  • Une parcelle de vignes, très capricieuse et dure à entretenir, s’appelait par exemple “la parcelle Saint-Jérôme”, en référence au saint, connu pour ses grandes colères. Depuis elle a été arrachée, mais l’histoire reste !
  • Plus récemment, les soeurs ont sorti une nouvelle cuvée : un vin rouge baptisé “Louange”. Pourquoi ce nom ? Eh bien sur l’étiquette des premières bouteilles, on pouvait y lire : “Sa louange sera toujours sur ma bouche”…

Qui a dit que les religieuses de l’abbaye de Jouques n’avaient pas d’humour ?

Deuxième arrêt : l’abbaye du Barroux au pied du mont Ventoux.

Un moine du Barroux en train de vérifier ses vignes !  © Abbaye du Barroux

Aussi arrivés en Provence dans les années 70, les moines de l’abbaye du Barroux suivent aussi la règle bénédictines. Les 55 moines sur place prient donc huit fois par jour, avec le premier office, les matines, à 3h30 du matin !

Côté travail, les moines se sont donnés, et notamment sur un grand projet viticole : Via Caritatis. Cette “Voie de la Charité” unifie ainsi le savoir des vignerons à la sagesse des moines, tout en unissant leurs forces pour mieux répartir leurs coûts. Financièrement, tout le monde s’y retrouve mieux, et cela permet de créer de la valeur pour la région. Gagnant gagnant ! Un de leurs efforts est de produire en bio et en effectuant notamment la majeure partie de leur travail à la main !

Alors ensemble, ils bossent sur plusieurs aspects, qui font que leurs vins s’affinent chaque année de manière toujours plus réussie ! En particulier, les moines relèvent trois points :

  • Grâce à la densité élevée de pieds de vignes sur leurs huit hectares de vignoble, les vins des moines sont particulièrement concentrés, c’est-à-dire que les arômes y sont très développés.
  • Le climat provençal est très favorable à des raisins bien mûrs, grâce à son soleil et à sa chaleur, naturellement régulés par le vent méditerranéen (dont la force chasse aussi les parasites qui peuvent abîmer la vigne!)
  • L’héritage historique de sublimes parcelles… Le vignoble cultivé par les moines appartenait au pape au XIVe siècle ! Si si, ce fut un des tout premiers vignobles pontificaux… Il porte donc tout un héritage avec lui !

Bref, leurs vins sont exceptionnels à plus d’un titre, mais surtout… ce n’est que le début !

Troisième arrêt : le monastère de Solan près d’Avignon.

Au monastère de Solan, tout est cultivé en bio ! © Monastère de Solan

Le monastère de Solan est tout récent dans le paysage monastique. Ces religieuses orthodoxes sont arrivées dans la région d’Avignon dans les années 1990 mais leur histoire commence il y a mille ans, sur la presqu’île grecque du mythique Mont Athos ! D’abord installées dans le Vercors, les religieuses s’installent finalement à côté d’Avignon dans un lieu plus grand appelé “Solan” en raison de leur nombre (les bâtiments n’étaient plus adaptés!). Aujourd’hui, dix-sept sœurs orthodoxes habitent le monastère de Solan et y vivent un mode de vie monastique traditionnel, s’inspirant notamment des préceptes de saint Basile (IVe siècle).

À Solan, tous les produits des sœurs sont issus de l’agriculture biologique : « Nous préférons confier notre terre à saint Gilles, notre patron, plutôt qu’aux produits chimiques » plaisante Mère Hypandia. Le vin des moniales n’échappe pas à la règle, il est bio.

Pour ce faire, elles ont mis en place de nombreuses techniques rudement efficaces :

  • Elles enrichissent leurs sols avec notamment du fumier et du marc de raisin composté
  • Elles recouvrent les sols de paille pour les protéger du soleil et stopper les mauvaises herbes
  • Et pour lutter contre les maladies de la vigne comme l’oïdium ou le mildiou, les sœurs utilisent aussi de petites quantités de cuivre et de soufre, qu’elles associent à des extraits de plantes (purins, tisanes…) ou à des petites roches broyées.

Bref, les sœurs de Solan débordent ainsi d’ingéniosité pour respecter la création et produisent ainsi sans mauvais jeux de mots, de “bons” vins ! Cerise sur le gâteau, les sœurs étiquettent leurs cuvées de vin d’abbaye avec les noms de saints : « Sainte Sophie », « Sainte Catherine » ou bien « Saint Simon »… Comme ça, leurs spiritueux sont aussi spirituels !

Quatrième et dernier arrêt : l’abbaye millénaire de Lérins sur l’île Saint-Honorat.

L’abbaye de Lérins est entourée de vignes ! – © Divine Box

L’abbaye de Lérins est l’une des plus anciennes de France, qui plus est toujours en activité ! Son histoire débute avec saint Honorat qui s’installe sur l’île de Lérins en 410 après J.C., pour trouver le calme. Rapidement, d’autres moines le rejoignent et la communauté s’agrandit. Aujourd’hui, après de nombreuses péripéties au long de l’Histoire, 21 moines cisterciens vivent paisiblement selon la règle de saint Benoît “Ora et Labora” (ce qui signifie “Prière et Travail”) à l’abbaye de Lérins. Et les moines ne chôment pas ! Huile d’olive, liqueurs ou vins d’abbaye, leur production est typiquement méditerranéenne. Allons donc un peu plus en détail dans la production de leurs vins monastiques !

Le vignoble de l’abbaye de Lérins se distingue par trois facteurs clefs :

  • Un terroir exceptionnel. L’île est en effet constituée d’un mélange de roches calcaires et de dolomites (une roche marine pleine de magnésium), le tout recouvert d’un limon argileux. Tout est parfait pour l’implantation de la vigne : le calcaire retient les éléments nutritifs, les dolomites conservent la neutralité du sol et le limon argileux est parfait pour le drainage des eaux de pluie. La nature bichonne elle-même les vignes !
  • Un climat avantageux. Le soleil et la chaleur méditerranéenne sont adoucis par des vents marins chargés d’humidité. Bref, le tout pour une vigne forte.
  • Un mode de production respectueux de la nature. Cela s’illustre de différentes manières. Par exemple, les moines, proches de la Création, font tout à la main : ébourgeonnage, vendanges et vinification. Ensuite, les frères cisterciens n’utilisent aucun herbicide ! Il faut dire que le sel apporté par la brise marine se charge de nettoyer le sol, ce qui est donc très pratique…

Ces trois forces font l’excellence des cuvées de Lérins. Elles sont d’ailleurs réputées dans le monde monastique mais aussi et surtout au-delà, jusqu’au Japon ! Les moines sortent ainsi chaque année environ 40000 bouteilles de vin, réparties en 5 vins rouges et 3 vins blancs. Pour couronner le tout, les vins de l’abbaye de Lérins ont été servis plusieurs années de suite au jury du festival de Cannes et même à la table du G20 ! Pas mal non ?

Et pour goûter tous ces bons vins monastiques ?

Pour goûter les vins d’abbayes, vous pouvez vous rendre directement sur place. Voici les adresses des 4 abbayes présentées :

  • Abbaye de Jouques, Chemin du Pey, Autoroute du Val de Durance, 13490 Jouques
  • Abbaye du Barroux, 1201 Chemin desRabassières, 84330 Le Barroux
  • Monastère de Solan, 1942 Route de Cavillargues, 30330 La Bastide-d’Engras
  • Abbaye de Lérins, Île Saint-Honorat, 06400 Cannes

Ou bien sinon, vous pouvez acheter en ligne les produits des abbayes !

Trois belles neuvaines à Marie

Les neuvaines sont ces prières qui se déroulent sur neuf jours. A l’opposé d’une oraison jaculatoire, élan spontané de l’âme à un instant donné, la neuvaine s’inscrit dans le temps :

  • Temps d’attente d’une grâce, reconnaissant et acceptant que le temps de Dieu n’est pas le temps de l’homme.
  • Temps de conversion de notre cœur, laissant l’Esprit le travailler pour mieux recevoir le don de Dieu.

Associée le plus souvent à une intention particulière, notre prière – renouvelée chaque jour durant neuf jours – devient continue ; c’est d’ailleurs le symbole des bougies de neuvaine qui brûlent durant neuf jours.

Les neuvaines sont souvent l’occasion de demander l’intercession d’un saint ou de la Vierge Marie. Il existe de nombreuses neuvaines à la mère du Christ qui, avec douceur, nous accompagne sur ce chemin d’espérance et de foi qu’est la prière et dépose nos demandes et nos souffrances au pied de son Fils.

Par exemple :

  • La neuvaine à Marie qui défait les nœuds Cette belle neuvaine, popularisée grâce au pape François, permet de confier à Marie un nœud de notre vie. Qu’il soit d’ordre émotionnel, matériel, spirituel, Marie saura le dénouer. (Rejoignez la grande neuvaine à Marie qui défait les nœuds qui se déroulera du 8 au 16 janvier 2021 sur Hozana et confiez-lui ce nœud qui vous empêche de goûter à la véritable liberté !).
  • La neuvaine à l’Immaculée Conception ; ce temps de prière est traditionnellement préparatoire à la fête de l’Immaculée Conception du 8 décembre mais rien n’empêche de faire cette neuvaine à tout autre moment de l’année !
  • La neuvaine à Notre Dame de la Médaille Miraculeuse. Cette neuvaine reprend, entre autres, l’invocation que Marie à apprise à Catherine Labourée : « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ». La Vierge Marie, lors de ses apparitions Rue du Bac, lui rappelait qu’elle était prête à déverser des pluies de grâces sur ceux qui le lui demandaient.

Chine : le patron de la presse d’opposition en prison

Le magnat de la seule presse d’opposition de Hong Kong, Jimmy Laï, 73 ans, a été placé jeudi 3 décembre en détention provisoire jusqu’en avril 2021, en attendant son procès pour « fraude ». Le juge a refusé la libération sous caution.

Figure du combat pour la démocratie à Hong Kong, contre le totalitarisme chinois, Jimmy Laï va donc passer plus de quatre mois en détention, alors que se multiplient les poursuites contre les dissidents et les détracteurs de Pékin.

Le patron du tabloïd Apple Daily et du groupe de presse Next Digital, Jimmy Laï est connu pour ses critiques de l’exécutif aligné sur Pékin. En août 2020, des centaines de policiers avaient réalisé une spectaculaire perquisition dans les bâtiments du groupe de presse.

Arrivé seul à Hong Kong en s’évadant de la province voisine du Guangdong lorsqu’il avait 12 ans, Jimmy Laï a travaillé en usine, vendu des fleurs en plastique et grimpé progressivement l’échelle sociale en faisant fortune. Il expliquait à La Croix il y a quelques années :

« De ces années difficiles, je garde l’idée de rendre à Hong Kong ce que j’ai reçu et, depuis l’éveil de ma conscience politique au lendemain du massacre du 4 juin 1989 sur la place Tian-An-Men, je ne cesse de me battre pour que la démocratie s’installe, que la liberté de la presse soit garantie et les libertés individuelles aussi. J’avais déjà beaucoup donné pour les étudiants de Pékin, de l’argent, de la nourriture, des tentes… je les soutenais de toutes mes forces, j’étais très engagé, et puis je me suis dit après : je vais continuer à me battre. »

Converti, il a été baptisé par le cardinal Zen le 7 juillet 1997, au lendemain de la rétrocession de Hong Kong à la Chine.

Sur tout cette affaire, le pape est resté étrangement silencieux. Et lorsque le cardinal Zen est venu le rencontrer à Rome en octobre dernier, le Souverain Pontife a refusé de l’entendre.

Un appel du carmel d’Alençon

Les carmélites d’Alençon doivent déménager pour trouver un lieu plus silencieux.

Elles ont trouvé, à 8 km d’Alençon, un lieu à vendre qui pourrait facilement être transformé en monastère. La vente de leur Carmel pourra financer au moins la plus grande partie des travaux mais il leur manque 300 000 € pour leur permettre de continuer leur vie de Carmélites au service de l’Église.

Voulez-vous les aider ?

-soit directement au MONASTÈRE DU CARMEL : 2 place M. de Lorraine – 61000 ALENÇON (sans reçu fiscal)

-Si vous souhaitez un reçu fiscal, contactez les sœurs.

ELLES COMPTENT BEAUCOUP SUR VOUS ! Elles prient tous les jours pour leurs bienfaiteurs.

Addendum du 18 décembre: cet appel est précisé et clarifié ici.

Témoignages sur la vie monastique

Une belle vidéo qui donne la parole à des moines pour évoquer la vie monastique:

Eric Zemmour face à Marc Trevidic : “Il faut arrêter totalement l’immigration et dire aux musulmans que l’islam n’est pas compatible avec la France”

Magistrat, Marc Trevidic est un ancien juge antiterroriste (de 2006 à 2015). Il est actuellement président de chambre à la cour d’appel de Versailles.

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